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 C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]

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Hisaka Rika
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MessageSujet: C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]   Dim 17 Avr 2016 - 3:12

Des ramens, il y en a pour tous les goûts. Poulet, porc, bœuf, végétarien et j’en passe. Je jurerais qu’ils me font de l’œil alors que je fais la queue à la cafétéria. Midi vingt, pire créneau possible pour acheter à manger. Me voilà réduit à attendre derrière une vingtaine d’étudiants. Temps estimé : Trente bonnes minutes avant de pouvoir passer commande, si personne ne vient s’incruster dans la queue et si aucun indécis sauvage ne se décide à apparaître. Que font la plupart des autres personnes devant moi ? Je jette un rapide coup d’œil à la ligne de têtes noires qui forment mon horizon. Certains jouent sur leur smartphone, d’autres discutent entre eux et puis il y a moi…qui observe les autres en gardant les mains dans les poches en jouant avec quelques pièces du bout des doigts. D’habitude j’anticipe la cohue en allant acheter mon repas en avance, entre les deux cours du matin…mais il semblerait que je me sois endormi sur ma table ce matin, pendant le CM de physique. C’est le début de l’année scolaire, les vrais cours n’ont pas encore commencé, je peux me permettre quelques écarts quand on fait des révisions. L’air ennuyé, je passe une main dans ma chevelure ébène. Il faudra que je songe à aller chez le coiffeur.

Plus j’avance et plus je me dis que je vais plutôt prendre du curry.

Mon estomac se met à grogner, pas très bruyamment fort heureusement. C’est vrai que le curry n’est pas une mauvaise idée, c’est un plat populaire et assez consistant. Un truc qui me permettra de supporter les entraînements du club de basket après les cours. Mh, j’hésite maintenant. Doux, medium ou épicé ? Je plisse les yeux en essayant vainement de lire les prix des plats en avançant dans la queue. Deux personnes en moins, c’est ça, bon vent. Le brouhaha s’amplifie. Autour de moi, les étudiants prennent place aux tables libres, d’autres essaient de trouver un emplacement où tout leur groupe d’amis pourra s’asseoir. Un sourire triomphant se dessine sur mes lèvres. On n’a pas ce problème quand on mange tout seul. Il y a toujours une place à côté d’inconnus, la chaise inoccupée où les gens déposent habituellement leur sac en pensant que tout leur est dû. Méprisable, assurément.

Une promo sur les onigiris ? Et seulement valable aujourd’hui ?

Je dois sauter sur l’opportunité. Voyons, ce n’est pas tous les jours qu’il y a un rabais de 20% sur un article de la cafétéria. Je ne me pose même pas la question « Pourquoi ? » - même s’ils étaient complètement déformés, je les mangerais quand même. Ils pourraient même être en forme d’un dessin animé ridicule, rien ne m’empêchera des les acheter. Hisaka Rika n’a pas d’honneur, voilà ce que diraient beaucoup de gens à mon sujet s’ils pouvaient m’écouter penser. A ce moment là, je hausserais les épaules. Tout le monde ne peut pas compter sur la fortune de ses parents pour se nourrir. Plongé dans mon univers, je n’avais pas remarqué l’ouverture d’une caisse supplémentaire. Ainsi, le moment de passer commande est arrivé beaucoup plus tôt que je ne l’avais prévu. Merde, je n’ai pas préparé ma phrase. Mon sang ne fait qu’un tour, mon regard se veut fuyant malgré ma volonté de regarder la caissière dans les yeux.  Sa posture, son expression faciale. Tout en elle me laisse penser qu’elle essaie de me faire passer un message : elle n’a pas toute sa journée.

« J’aimerais d-des onigiris au saumon…s-s’il-vous-plaît. »

Elle jette un regard en arrière, puis vers sa collègue. Sans la moindre compassion, elle m’annonce la triste nouvelle. Je n’étais pas prêt à entendre ces mots, laissez-moi revenir en arrière, je vous en supplie.

« On n’en a plus. Vous désirez autre chose peut-être ? »

Saleté de karma. Dans l’empressement, je choisis ce qui tombe le plus rapidement sous mes yeux – à savoir le plus à gauche sur la carte. Des sons sortent de ma bouche avant même que je commence à réfléchir si j’ai vraiment envie de manger ça. Mon destin est scellé. Pour ce midi, ça sera des raviolis chinois. Je pourrai dire à ma famille que j’expérimente de nouvelles saveurs, que j’aime l’exotisme…ce genre de choses. Pressé de partir, je dépose l’argent sur le comptoir, récupère mon plateau-repas et tourne les talons. Direction véranda …ou peut-être pas en fait. Aujourd’hui, elle semble un peu trop peuplée à mon goût.

Et un soupir plus tard.

Je finis par trouver une place à côté d’une fille de ma promotion – dont je ne connais pas le nom, mais elle a l’air de connaître le mien – qui m’a gentiment proposé de rejoindre son groupe d’amis. Eux par contre, je crois qu’ils ne me disent vraiment rien du tout. Le repas se déroule sans évènement majeur. Comme chez tous les jeunes adultes de notre catégorie, les sujets comme les nouvelles technologies, la politique, les cours sont au centre des discussions. Je ne cherche pas spécialement à m’intégrer dans leur conversation, je réponds entre deux bouchées quand on me pose une question ou quand je maîtrise bien le sujet. Au moment où j’entame mon dernier ravioli, l’un des garçons du groupe se lève et quitte la table, s’excusant d’avoir oublié de faire quelque chose de très important avant la reprise des cours. Je fixe alors la chaise vide qui suit son départ. Ce n’est pas la place que j’ai eu aujourd’hui.

Le roi des hypocrites.

Ses amis quittent la table un à un. Au final, il ne reste plus que nous deux et un silence apaisant s’installe entre nous. Et c’est sans surprise qu’elle décide de s’en aller à son tour, me disant qu’on se retrouvera rapidement au prochain cours. Je lui adresse alors un simple signe d’au revoir de la main droite, accompagné d’un petit sourire dont je ne connais pas exactement la signification moi-même. Que vais-je faire maintenant ? Il me reste à peu près une heure de pause et ça serait gênant si je la rejoignais tout de suite dans l’amphithéâtre. Bah, je n’ai qu’à rester ici un petit moment encore. L’eau de la bonbonne est gratuite, ce serait dommage de ne pas en profiter. Après avoir déposé mon plateau et remplis mon verre d’eau, je me dis que ce serait une bonne idée de retourner vers la véranda pour voir s’il y a moins de monde à présent. Mes yeux rivés sur les jardins que je perçois au travers des vitres à quelques mètres de moi, je ne vois pas la catastrophe arriver.

Trois. Deux. Un.
« Je suis d-désolé. »

Finalement ce n’est pas une mauvaise chose quand les gens se croient tout permis et posent leur sac sur une chaise vide. Oui, c’est toujours mieux que de le laisser traîner en plein chemin. Voyez-vous, je suis en train de blâmer quelqu’un pour ne pas avoir su regarder devant moi. Oh, ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai réussi à me rattraper et à garder mon équilibre en attrapant le dossier d’une chaise à la volée. Non, ce qui ne va pas, c’est mon verre d’eau. Il était plein, et le voilà vide. Dans le feu de l’action, j’ai vu la scène se dérouler au ralenti, le liquide s’envoler…

« C-ca va ? »

S’envoler. Loin. Pas tant que ça en fait. Non, on n’a pas besoin d’être physicien pour connaître la trajectoire de l’ex-contenu de mon verre. Honteux, je relève les yeux vers la victime. Un jeune homme blond qui a eu le malheur de croiser mon chemin.

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Dernière édition par Hisaka Rika le Jeu 2 Juin 2016 - 1:41, édité 1 fois
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]   Lun 18 Avr 2016 - 17:46

Un frisson, une petite pointe aussi microscopique que gênante qui vous parcourt l'échine durant une simple seconde qui vous parait durée des heures. Je suis sur que la totalité de l’espèce humaine l'a déjà ressentis. C'est ce que je ressens en ce moment même en rentrant dans la cafétéria bondé a cette heure. Suite a ma rencontre avec Natsuki, quelques jours auparavant, je n'ai presque plus d'argent. Impossible pour finir le mois confortablement. Je dois me serrer la ceinture, et je n'ai d'autre choix que de venir a la cafétéria la ou les prix sont plus abordables pour les étudiants.

J'ai peur que mon régime alimentaire en prenne un coup, mais je n'ai pas vraiment le choix, et puis je voulais prendre un peu de graisse, ce n'est peut être pas plus mal. Quand je regarde l’intérieur des assiettes de chaque élève, je me rassure néanmoins. Tout le monde ou presque mange du riz, après tout c'est la nourriture élémentaire au Japon. Beaucoup de filles font, me semble t'il, attention a leurs lignes, au vu des assiettes de légumes cuisinés qu'elles ont toutes. Beaucoup de bento préparé au préalable pour ne pas avoir a acheter quoi que ce soit ici. Ma situation économique n'est probablement pas isolé, il n'y a pas que des riches ici, bien au contraire.

J'approche finalement du comptoir. Il est temps d’arrêter de se prendre la tête, Sato-Sato, un repas ne changera pas ton poids. Enfin si, probablement, mais quelques heures, et il reviendra a la normal. Autant prendre quelque chose qui me fait plaisir. Pourquoi pas des onigiris. Je n'en ai pas mangé depuis longtemps. En pensant a ça, j'ai l'impression d'avoir un mauvais présentement. Je fais une erreur ? Je ne sais pas, mais c'est le deuxieme frisson en moins de dix minutes qui me court le long de la colonne vertébrale. J'ai vraiment l'impression que j'ai raté une étape. Peu importe. Je demande ces onigiris. Il n'en reste plus beaucoup, les fourrés sont tous déjà achetés. Peu importe, je n'ai pas les moyens de prendre un onigiris au saumon de toute façon. J'en prend plusieurs natures, accompagnés d'une salade de légumes de saison. Une bouteille d'eau. Pas de dessert. Trop cher.

Je prend mon plateau d'une main. Encore un frisson. Je vais au devant de graves ennuis, j'en suis sur maintenant. Pourquoi comment, aucune idée, je ne préfère pas savoir. Ça m'arrive souvent, et c'est rarement rassurant. De mon autre main je prend mon téléphone et compose le numéro d'Aslinn. Je veux lui envoyer un message depuis plusieurs jours, mais je reste désespérément bloqué sur cette page blanche.

"Salut Aslinn-chan, ca va ? C'est Satoshi, j'aurais voulu savoir si ca te disais qu'on se vois, histoire de passer un peu de temps ensemble, ca pourrait être sympa, a bientôt !"

C'est facile pourtant, bon dans ma tête ça sonne un peu stupide. Forcément que si je veux la voir, c'est pour être avec elle, pas avec quelqu'un d'autre. Mais pour un premier message c'est pas mal. Je commence a le noter lentement, sans regarder devant moi.

" Bonjour Aslinn, c'est Satoshi Sakutaro, tu sais on s'est rencontré sur le toit, puis au dojo. Voila, j'aurais voulu pourquoi pas qu'un de ces jours on se rencontre pour faire quelque chose. Mais si tu n'es pas d'accord pas de soucis, au revoir, amitié, Satoshi"

Je m’arrête. Comment j'ai pu écrire ça. Ce n'est pas du tout comme je l'avais prévu. Pourquoi je signe alors que je me suis présenté avant, et d'abord, pourquoi je me présente d'une manière aussi timide et réservé ? Bon sang, je suis irrécupérable...

Je commence a éffacer le message en reprenant mon chemin, quand je me prend soudainement quelque chose de non identifié. De non identifié...hum....liquide. Mouillé. Je relève les yeux, et je vois un garçon d'environ le même age que moi, qui m'observe hébété, un verre vide a la main. Je baisse les yeux vers mon pull trempé, puis mon regard se leve vers mon téléphone qui a son écran désormais noir. Mouillé également. J'appuie lentement sur le bouton pour l'allumer, aucune réponse. Je recommence plusieurs fois. Non, pitié non. Pas ça.
Je releve mon regard désormais hagard vers le propriétaire du liquide sauteur, puis le redescend vers mon portable hors service.

Mon téléphone.

Le numéro d'Aslinn si durement acquis.

Je savais bien que j'avais un mauvais pressentiment.

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MessageSujet: Re: C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]   Dim 24 Avr 2016 - 23:18

Un instant de soulagement de ne pas être tombé…pour une éternité d’humiliation et ce pour moi, mais aussi pour lui. A peine fut-il foudroyé par le destin que de nombreuses paires d’yeux se sont rivées vers nous, et un évènement en entraînant un autre, nous voilà pris au piège tels des insectes se débattant sur une toile d’araignée. Et en parlant de web, je crois bien apercevoir quelqu’un brandir son téléphone à quelques tables. De ma position, il m’est difficile de dire s’il est en train de prendre une photo ou s’il l’a juste levé innocemment. Merde, c’est pas bon, je me suis excusé, je lui ai demandé si ça allait et il ne m’a toujours pas répondu. Ce n’est qu’un verre d’eau, ressaisis-toi, tu ne vas pas contacter ton assurance pour ça. Je remarque alors la présence d’un téléphone entre ses mains, ce n’est pas le dernier modèle, mais il doit quand même valoir une petite somme. Je fais un pas en arrière pour instaurer une distance de sécurité. Il lève son regard vers moi, je me sens mal à l’aise. Serait-il une bombe à retardement ou quelque chose du genre ?

« Euh…T-tu veux peut-être que j’aille te chercher du papier p-pour t’essuyer ? »

Qu’est-ce qui ne va pas avec ce type ? Pourquoi est-ce qu’il ne dit rien ? C’est plus inquiétant que s’il avait commencé à m’engueuler au milieu du réfectoire. Mes mains tremblent légèrement, mes jambes ne tardent pas à suivre le mouvement. Sans réfléchir, je pose le verre – porte-malheur – sur la première table qui se présente à moi et me mets à fouiller mes poches. Un mouchoir ? Non, je n’ai qu’un petit morceau de papier, brouillon d’un exercice de mathématiques, sur les équations différentielles plus précisément. Mais qu’importe, ce ne sont pas elles qui vont me venir en aide pour me sortir du pétrin dans lequel je me suis embarqué. Je sens ma gorge se serrer en observant le blond fixer son écran noir, je comprends alors qu’il ne s’agit pas d’un modèle étanche. Merde. Instinct de lâche oblige, je fais encore un pas en arrière en espérant me fondre dans le décor alors qu’autour de moi, les conversations reprennent lentement. Too bad, mon pied heurte une table au passage, recentrant l’attention sur moi. La fuite s’annonce plus difficile que prévue.

Et moi qui pensais flâner pendant une heure avant de retourner en cours. Je peste intérieurement contre toutes les circonstances qui ont pu me mener à cette situation. Si seulement j’avais préparé un bentô, je serais allé le manger sur le toit et rien de tout ça ne serait arrivé. Dans l’espoir de me rattraper auprès de l’étudiant encore abasourdi, je saisis quelques serviettes en papier disposées sur la table puis reviens vers lui. Je crois que je m’emballe un peu beaucoup pour lui tendre quelques bouts de papier. Le bras droit tendu, le regard tourné vers le sol, je réitère mes excuses en marmonnant.

« T-tiens. Et je suis v-vraiment désolé. Je n’ai pas fait exprès. »

Facile à dire, il n’empêche que son téléphone n’a pas l’air d’apprécier mes excuses et continue de bouder. Ecran noir avec si peu d’eau ? Je ne veux pas chipoter, mais il devrait quand même résister un peu plus. Toujours est-il que critiquer la marque ou le modèle ne m’aide pas à me racheter.

« J-je reviens. J’ai une idée pour ton téléphone. »

Les bras le long du corps, l’air crispé, je me dirige vers le comptoir désormais désert. Je fais mine de sourire, mais je crois bien que je suis en train de mourir de l’intérieur. Ô rage, ô désespoir, faites que ça fonctionne. La femme qui m’a servi au guichet quelques minutes plus tôt se retourne vers moi. A-t-elle observé la scène de loin ? Alors qu’elle s’avance vers moi, je me gifle mentalement pour reprendre le contrôle de mon esprit.

« E-est-ce que vous auriez un bol de riz ? Mais pas du riz cuit. Je veux dire, vraiment des grains de riz…pas encore cuits. »

Plus maladroit que ça tu meurs. Elle doit sûrement se demander ce que je compte faire avec ça, mais l’important c’est que je paye non ? D’ailleurs y-a-t-il seulement un tarif pour acheter un sachet de riz cru ? Je lève les yeux vers la carte et…effectivement il y a bien un prix sur cet article. Ca veut dire que des étudiants viennent s’approvisionner en riz à la cafétéria. Ok. Normal. Alors qu’elle me tend un sachet de 150g – ce qui doit être l’équivalent d’une portion – je dépose 150 yens sur le comptoir avant de tourner les talons. Ce n'est pas un bol, mais on fera avec les moyens du bord. En attendant, il ne me reste plus qu'à revenir vers le blond qui n’a pas l’air d’avoir beaucoup bougé depuis mon départ. S'est-il seulement remis du choc ?

« S-sors la batterie et met ton téléphone là-dedans, je lui montre le sachet de riz, normalement les grains devraient absorber l’eau. Il faut se dépêcher avant q-que l’eau n’atteigne le processeur. »

Tu es un idiot, Hisaka, mais au moins tu sais te resservir des trucs et astuces que tu as lu aux toilettes dans les magazines de ta sœur.

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MessageSujet: Re: C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]   Sam 7 Mai 2016 - 0:50

Une multitude d'émotions passent sur mon visage tandis que je vois le garçon courir partout dans la cafétéria. Plus précisément vers le comptoirs, demandant semble t'il quelque chose. J'hésite a évoquer ce que je ressens actuellement. De la frustration, de la colère, et surtout de la peine. Mais ma colère est rapidement contenu par sa phrase, lorsqu'il me montre un bol de riz qu'il tient a la main:

"« S-sors la batterie et met ton téléphone là-dedans, je lui montre le sachet de riz, normalement les grains devraient absorber l’eau. Il faut se dépêcher avant q-que l’eau n’atteigne le processeur. »"

Il bredouille un peu, comme si il était extrêmement honteux. En vérité mon téléphone est une antiquité. Je l'ai depuis le collège, et je ne sais même pas comment je pouvais parvenir a l'allumer encore. Il était sans doute trop vieux pour avoir ces fameuses puces qu'on voit a la télé, qu'ils implantent pour faire griller l'appareil au bout d'un certain temps et pousser le consommateur a en acheter un nouveau. Non, le miens pouvait envoyer des mails, des sms, et faire des appels. Des photos, des jeux ? Ah, comme si cette breloque en était capable. Non, et je n'en ai de toute façon jamais eu vraiment besoin. Mon téléphone tout court, c'est la première fois depuis environ un mois que je l'allumais, mis a part pour prendre le numéro d'Aslinn. Forcément c'est a ce moment la qu'un garçon me renverse de l'eau dessus, me l’achève littéralement. Je prend un air plus doux en faisant:

- Ne t'en fais pas, il était vieux de toute façon.

Je me tourne vers la table que j'avais ciblé pour m'assoir, et ou j'ai posé mon plateau contenant mon repas. Je m'y approche et m'assoit sur la chaise que je venais de tirer. Je lui souris cette fois, histoire de ne pas le faire trop culpabiliser. Je sais très bien comment je me serais si les rôles avaient étaient inversés. Je m'assois en posant le bol de riz froid qu'il m'a donné devant moi. Je le regarde un moment avant de continuer de dire:

- Très vieux, et en plus, c’était un modèle bas de gamme a la base. Du genre a t’exposer dans les mains au moindres problèmes, ne t'en veux pas, vraiment, ca aurait pu arriver a n'importe qui, tu n'as pas fait exprès.

Enfin je crois, je pense, j’espère qu'il n'a pas fait exprès, sinon je vais juste passer pour un idiot. Je crois qu'il est plus vieux que moi, bien que cela ne doit pas se jouer de beaucoup. On a peut être le même age en fait. Je l'a tutoyé sans réfléchir alors que c'est peut être un ainé qui aime se faire respecter. Avec sa façon d'aller chercher de quoi réparer son erreur ? Non, impossible qu'il soit de ce genre la, il a l'air gentil, il me ressemble en fait, j'aurais sans doute tenter un truc comme il est en train de faire. Bon, je n'aurais sans doute pas était chercher un bol de riz froid, parce que je n'avais aucune idée du fait que cela pouvait marcher. Je fais comme il a dit et enlève la batterie avant de plonger mon téléphone a l’intérieur. Du pied, je pousse la chaise d'en face comme pour lui dire qu'il n'a pas besoin de rester debout:

- Tu penses vraiment que ca va marcher ? Pas que j'en doute, mais je n'y connais absolument rien.

J'hoche les épaules pour appuyer mon propos avant de retourner mon regard sur le bol. Il va se passer quoi ? Il va se réveiller d'une faon magique ? Bon, sans la batterie j'en doute, mais le riz est sans doute censé aspirer l'eau. Je crains que vu l'état de base de mon appareil, même en enlevant l’humidité, il ne soit dors et déjà de l'autre coté. C'est triste, mais c'est la vie. Je dois réfléchir a comment en trouver un nouveau pas cher. Je rajoute encore:

- Je préfère que ce soit mon téléphone plutôt que l'un de nous se soit fait mal.

Mal avec de l'eau, je fais surtout référence au moment ou il a faillit tomber, mais il s'est rattrapé de justesse, tant mieux, ca m'aurait d'avantage embêtè qu'il se soit blessè.

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MessageSujet: Re: C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]   Lun 16 Mai 2016 - 2:58

Parmi toutes les réactions possibles et imaginables, quelle était la probabilité qu’il ne s’énerve pas alors que je viens de – possiblement – tuer son téléphone ? Faible, me diriez-vous. Eh bien malgré tout…il me répond calmement que je ne dois pas m’inquiéter. Est-ce une feinte ? Je penche légèrement la tête sur la côté afin de vérifier qu’il ne plaisante pas ou qu’il ne compte pas me frapper juste après m’avoir un peu détendu. Un frisson parcourt mon corps. Imagine juste un instant que tu aies renversé ton verre d’eau sur le cellulaire de Zakuro Fea. En l’espace d’une demi-seconde, je blêmis comme si je venais de voir la mort en personne, puis je me ressaisis en voyant la sourire de l’autre garçon. Il n’a pas l’air très contrarié et semble même essayer de me rassurer. Un rire nerveux s’échappe de ma gorge. Un vieux téléphone hein. On ne peut pas dire que le mien soit plus récent, encore un de ces anciens modèles à clapet auquel on peut accrocher les straps mignons de ses amis…à condition d’avoir des amis adeptes de ce genre de choses. Toutefois, même s’il ne semble pas en colère, je préfère lui demander confirmation, au risque de paraître agaçant.

« T-tu es sûr que ça ne t’énerve vraiment pas ? Je-n’ai-pas-beaucoup-d’argent-aujourd’hui-mais-la-prochaine-fois-je-peux-t’offrir-des-onigirs-enfin-si-tu-veux.  »

Je reprends mon souffle après avoir posé cette question d’une traite. Ce n’est pas mon genre de proposer à quelqu’un de manger avec moi d’habitude, et j’ai bien conscience que des onigiris, ce n’est pas grand-chose en terme de compensation si on les compare avec le prix d’un téléphone. Je jette un œil à la dite antiquité posée dans le bol de riz cru. Même si je le voulais, je crois que je ne trouverais pas ce modèle neuf sur internet. Impossible pour moi de lui offrir le même, il faudra que je mette le prix pour la gamme au dessus. Autour de nous, les bavardages ont repris et la foule semble nous avoir oublié. Je suis soulagé jusqu’au moment où il pousse la chaise en face de lui d’un coup de pied, recentrant l’attention sur notre duo. Je triture nerveusement une mèche de mes cheveux alors qu’il me demande si je pense que ma technique va fonctionner.

« Eh bien euh…Je ne peux pas t’assurer que ça va marcher, mais… »

Inspire, expire. Il n’a pas l’air bien méchant. Et au pire, tu iras travailler à côté des cours pour lui offrir un nouveau téléphone. Ne sachant pas trop comment lui dire que je ne préfère pas affirmer que cette tentative va se solder par un succès, je finis par hausser les épaules en m’installant sur la chaise qu’il ma offerte quelques secondes plus tôt.

« …de ce que j’ai lu jusqu’à présent, ça a sauvé pas mal de téléphones. »

Source : rubrique « Les astuces de Mayaka-chan » du magazine Girl in Tokyo, abandonné par ma sœur depuis qu’elle a quitté le cocon familial. Que faire maintenant que j’ai essayé de remédier au problème que j’ai moi-même causé ? Vais-je attendre avec lui une heure avant de voir si la recette miracle a fonctionné ? Ca serait gênant, surtout si nous finissons par ne plus avoir de conversation…et malheureusement c’est très courant quand deux inconnus partagent la même table. Essaie de regarder son visage Hisaka, tu n’arriveras sûrement pas à le regarder dans les yeux, mais tu peux au moins donner l’illusion que tu le fais. Lentement, j’essaie de faire abstraction de la honte qui m’envahit pour arriver au niveau du nez du jeune blond. Impossible d’aller plus haut. Trop concentré dans mon propre délire, j’en oublie la présence de l’étudiant et manque de sursauter lorsqu’il reprend la parole. Je passe ma main droite derrière ma tête et commence à me gratter le cuir chevelu. A vrai dire, je ne sais pas quoi lui répondre, mais puisqu’il a fait l’effort de relancer la discussion, je suppose que je devrais en faire de même ou au moins essayer de l’approuver. Faisons ça, les gens aiment quand on va dans leur sens.

« J-J’ai l’habitude des hm…blessures. Mais oui, il y a plus dramatique d-dans la vie...haha. »

Et je ne fais même pas allusion aux tentatives de meurtre que j’ai subies depuis mon arrivée sur le campus. Rien qu’avec ma maladresse, je pense avoir manqué plusieurs fois un darwin award, ne serait-ce qu'en essayant de jouer au basket où Nakamura m'a littéralement explosé le nez en début de séance. Bien sûr, si l’on rajoute à cela l’incident de juin dernier qui m’a conduit à l’hôpital, ça fait tout de suite beaucoup moins drôle.

« Au fait. Tu t’appelles comment ? »

Puisque je pense être obligé de le recontacter un jour ou l’autre, histoire d’effacer ma dette, autant connaître son nom. Je laisse échapper un soupir d’entre mes lèvres, d’habitude on commence les conversations comme ça, pas en renversant des verres d’eau sur les gens. J’ai eu de la chance de tomber sur un type plutôt sympa qui n’a pas l’air de mal le prendre. Encore sur les nerfs d’avoir gâché ma journée, mon regard oscille rapidement d’un bout de la table à l’autre, s’arrêtant parfois pour contempler la dépouille du téléphone du jeune homme, priant pour qu’un rétablissement lui soit accordé.

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]   Lun 23 Mai 2016 - 2:16

Alors que je viens de lui présenter la chaise vide, il me demande si je suis sur de ne pas m'énerver. En effet j'en suis sur. Enfin c'est quand même étrange comme question. Si je voulais m'énerver, cela serait déjà fait, hors si c'est pas le cas, il n'a pas besoin de vouloir me pousser a me mettre en colère. Et en plus il me propose des onigiris, quand il aura de l'argent. Je le comprend un peu dans ce cas. En vérité je trouve qu'on se ressemble, meme si la il fait beaucoup plus timide que moi. Il n'a pas l'air de rouler sur l'or et en ça également nous sommes plutôt pareil. Je ne suis pas sur que manger des onigiri va arranger ma tristesse d'avoir perdu mon téléphone. C'est vrai que l'on dit que la nourriture permet de se consoler, mais dans les fait, cela ne me rend pas le moins du monde heureux. Au contraire, on peux dire que j'ai perdu mon appétit, et je regarde mon plateau d'un œil vide en répondant :

- Ne t'en fais vraiment pas, je te dis. Ça me dérange bien sur, mais de toute façon c'est fait, et c'est pas comme si tu l'avais fais exprès...gardes ton argent, vraiment c'est gentil mais tu n'as pas a faire ça.

C'est vrai, il n'a pas du tout fais exprès alors comment devrais je lui en vouloir. Et je ne vais pas lui extorquer de l'argent ou quelque chose comme ça, ce n'est pas vraiment mon genre, a vrai dire je ne sais même pas comment j'arrive a lui parler aussi sereinement tant j'ai l'habitude de balbutier quand je rencontre un inconnu. Il semble que le choc m’aie aidé a garder mon sang froid. Il répond ensuite a ma question qui concerne cette histoire de plonger le téléphone dans du riz. J'ai fais comme il a dit, j'ai enlevé la batterie et j'ai plongé mon portable dans le bol qu'il ma donné. Je baisse mon regard vers le récipient en question d'un air songeur, en doutant réellement de la capacité a ce riz de réparer miraculeusement mon téléphone de sa malencontreuse noyade. Le pauvre, si il avait su le sort qui l'attendait aujourd'hui, il aurait eu son bug habituel, ne voulant pas s'allumer, et ainsi il aurait continué sa petite vie endormit dans ma poche, loin du verre d'eau qui vient littéralement de lui arracher la vie. Il me raconte que d’après ce qu'il sait, cela a sauvé un grand nombre de téléphone. Il ne peux pas m'assurer que cela marche. Cela me conforte dans mon idée, si il m'avait dit que c’était une méthode qui donnait des résultats proche de cent pour cent, j'aurais douté de ce qu'il disait, mais la il doit sans doute dire la vérité. Et puis il ne me semble pas qu'il cherche a s'échapper ou quoi ce soit. D'ailleurs il prend finalement place sur la chaise que je viens de lui tirer. Je répond alors :

- Et bien ca serait quand même incroyable que du riz puisse faire remarcher un téléphone. Enfin je ne sais pas ce qu'il est censé arrivé, le riz aspire l'eau peut être, comme une éponge ?

C'est plus une vraie question qu'une fausse affirmation, il doit bien savoir comment ça marche puisque c'est lui qui m'a proposé cette solution. Enfin quand je le regarde, il n'a pas l'air d’être bien sur de lui. J'ai même l'impression qu'il avance totalement a l'aveugle dans cette conversation. Je m'étonne encore une fois de mes propres réactions. Je suis calme devant ce qui ressemble a un sempai, que j'aurais habituellement vouvoyé instantanément sans me poser de question. Mais la on ne peux pas dire que cela me donne vraiment envie. Ce n'est pas une histoire que je n'ai pas envie de le respecter, disons surtout que je n'ai pas envie de commencer a m’embêter avec ce genre de détails a ce moment de la conversation. Si cela le dérangeait il me l'aurait dit plus tôt.

Il répond ensuite a ce que j'ai dis, que j'étais plutôt content qu'il ne se soit pas fait mal. Et c'est encore une fois sincère, j'aurais mal vécu qu'il se soit blessé juste devant moi. Je veux dire que j'aurais sans doute totalement oublié le fait que mon téléphone était totalement hors service. Mais ce n'est pas le cas après tout il semble n'avoir vraiment rien de cassé. Et il me dit qu'il a l'habitude d'avoir des blessures. C'est peut être un sportif, comme moi. C'est vrai que quand j'y pense, des blessures, égratignures et toute sorte de bobo, c’était mon lot quotidien. On ne peux pas y couper lorsque l'on entraîne son corps. Ou alors ce n'est pas du tout ça, et il est juste extrêmement maladroit. En même temps il vient de glisser sur rien du tout, dans le vide. Enfin si c’était sur quelque chose, je ne l'ai pas vu. Je suis peut etre mauvaise langue, il y avait probablement une bonne raison a sa chute. Je lui souris un peu, sentant enfin la gêne me gagner légèrement. Pas que cela m'arrange, mais au moins c'est une émotion familière. Je ne sais pas vraiment comment faire continuer la conversation, j'ai l'impression d'avoir l'esprit vide. Fort heureusement, il reprend la parole pour me demander mon prénom. Pour le coup, je le remercie intérieurement de couper court a ce blanc extrêmement gênant :

- Excuse moi, j'aurais du me présenter dés le départ. Je suis Satoshi, Sakutaro Satoshi, ravi de faire ta connaissance.

Bon ce n'est pas vraiment vrai, je suis content de le rencontrer en effet, mais pour le coup j'aurais bien aimé qu'il ne me détruise pas mon téléphone par la meme occasion, ce qui me rend un peu mitigé. Je rajoute néanmoins :

- Et toi ?

En écoutant sa réponse, je regarde autour de nous en constatant que tout le monde a reprit ses activités de repas après l’événement qu'il vient d'arriver. Tant mieux, j'aurais un peu rougis si des gens nous regardais encore, je suis sur que certain en parle en riant. Je pose mon regard sur le bol de riz en farfouillant un peu dedans, comme pour changer le riz qui était jusque la collé a mon téléphone. Qui sait, si cette histoire de riz qui absorbe l'eau est vrai, alors autant faire en sorte que ce ne soit pas toujours le même qui est en contact du métal qui compose mon portable.
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MessageSujet: Re: C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]   Dim 29 Mai 2016 - 0:13

« …garde ton argent. »

Toutes mes prières adressées aux divins n’ont peut-être pas été vaines. Kami-sama, je jure solennellement que ce soir j’enfourcherai mon vélo pour me rendre au temple le plus proche. S’il insiste, je ne vais peut-être pas trop forcer non plus, il pourrait changer d’avis en cours de route. En compensation, tout ce que je peux lui offrir actuellement est un petit sourire gêné sur mes lèvres, mes yeux légèrement plissés et mes joues teintées de rose. J’ai beau essayer d’y réfléchir, je ne comprends toujours pas comment est-ce qu’il peut rester aussi calme. Ca lui a pris combien d’année de méditation sur le mont Fuji pour en arriver à ce stade de zen attitude ? Enfin, j’imagine que j’aurais plus ou moins réagi de la même manière en fonction de mon interlocuteur. Petit à petit, un semblant de conversation s’installe entre nous, comme si nous essayions de ne pas aggraver la situation en nous enfermant dans le silence. Après lui avoir expliqué brièvement que cette méthode avait sauvé un certain nombre de cellulaires, il m’interroge sur le processus qui sous-tend ce dit sauvetage. Allez, c’est l’occasion de montrer ta science.

« Le riz absorbe l’humidité pour être exact. Selon le niveau d’infiltration de l’eau, ça prend entre une et huit heures. Q-quelque chose comme ça. »

En plein milieu de mes explications, je me suis rappelé que ça ne fonctionnerait peut-être pas et j’en ai perdu mon assurance. Après m’être installé sur ma chaise – bien que confortable, je n’arrive pas à être à l’aise – nous échangeons encore quelques mots avant d’en arriver à un blanc. Il fallait bien que cela arrive, me dis-je intérieurement. Même si je ne ressens pas le besoin urgent de parler, je vois bien que le blond commence à être gêné par le manque d’échange verbal. Comme c’est de ma faute que l’on soit arrivés là, je suppose que c’est mon devoir de briser ce silence. Je finis par lui demander son nom. Dans ce genre de situation, dévoiler son identité n’est pas aussi évident que ça l’est lorsqu’on rencontre quelqu’un le premier jour de classe. Socialisation forcée, je déteste ça.

Satoshi Sakurato me dit-il en s’excusant de ne pas s’être présenté avant. Un nom bien japonais pour quelqu’un qui a l’air d’être naturellement blond. Je veux dire, ça ne ressemble pas à une décoloration. Je me retiens de rire lorsqu’il ajoute un « ravi de faire ta connaissance » bien trop forcé à mon goût. Merde, bien sûr que tu n’es pas content de m’avoir rencontré dans ces circonstances. Est-ce alors l’éternelle hypocrisie des japonais ou simplement une habitude de langage ? Je décide de ne pas en tenir rigueur et répondre rapidement à sa question que j’avais anticipée.

« Hisaka Rika.»

Autour de nous, les gens se lèvent et quittent peu à peu les lieux. Ceux qui ne sont pas encore sortis de table semblent entretenir des conversations animées. Bon sang, comment font-ils pour ne jamais s’essouffler ? Quelle est la recette miracle pour arriver à transiter d’un sujet à l’autre sans qu’il y ait le moindre silence ? Je décide de remettre cette réflexion à plus tard pour me concentrer sur un autre problème qui me fait face. Lentement, je relève les yeux vers Satoshi.  Je redoute le moment où il ne restera plus que nous, mais je crains encore plus le moment où il sortira son téléphone du bol de riz et testera l’efficacité de ma solution. Vite, changeons de sujet avant que je me mette à faire une crise d’angoisse au milieu de la cafétéria.

« Tu n’avais pas à t’excuser d’ailleurs. »

Bravo, et maintenant ? Sans blague Hisaka, il n'avait pas à s'excuser ! Je suppose qu’il était conscient qu’il n’avait pas à me présenter des excuses, mais qu’il n’a simplement pas voulu me faire porter le chapeau tout seul. Quand des gens sont gentils avec moi, j’en perds presque plus mes moyens qu’avec les autres. Ouais, au moins je sais qu’avec les individus peu fréquentables, je dois toujours être sur ma défensive. Avec lui, je ne sais pas trop comment me comporter.

« C-ca fait longtemps que tu es sur le campus ? Moi ça fait 4 ans et je crois qu’on ne s’est jamais croisé. »

Elle est la belle la jeunesse du numérique incapable de parler correctement en face à face. Pourrait-on couper court à cette conversation et continuer sur un quelconque réseau social ? Commente mon blog, ça me fera des abonnés. Je plaisante. En attendant sa réponse, je relance du mieux que je peux au risque de le perdre en cours de route. Unité 13, ici alpha. Bombardez la cible de questions.

« Hm. T-tu étudies quoi actuellement ? »

Sujet banal niveau 999, mais c’est en général quelque chose qui fonctionne bien avec les gens. Parler de quelque chose qu’ils connaissent, maîtrisent et aiment. J’espère que ça va le stimuler au moins un peu, ma question est assez large pour qu’il se mette à faire la conversation tout seul avant de me retourner l’interrogatoire. Et s’il n’était pas très inspiré par cette question ? Rajoutons-en une couche, sait-on jamais.

« Et au fait, tu es dans quels clubs ? »

En vue de sa carrure, ça ne m’étonnerait pas qu’il ait rejoint les clubs sportifs, tous ceux que je ne fréquente évidemment pas…ou occasionnellement.

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MessageSujet: Re: C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]   Mar 31 Mai 2016 - 17:00

Il semble rassuré que je lui dise de garder son argent. Presque autant que moi, j'aurais étais très gêné de devoir accepter une compensation financière. Ce n'est pas comme si je n'en avais pas besoin, mais c'est le genre de chose que je préfère ne pas recevoir. Je ne peux que me ressentir redevable ensuite, même si dans cette situation cela n'aurait peut être qu'était un juste retour des choses. Son sourire gêné me fait dire qu'encore une fois il a plus ou moins la même réaction que moi sur le sujet, qu'il préfère ne pas parler d'argent. Restons en la. Il rebondit plutôt sur ce que je lui ai demandé précédemment a savoir le fonctionnement de cette méthode qu'il ma donné avec le riz. Comme je l'avais pensé, le riz est censé aspirer le liquide. Ou l'humidité comme il dit. Par contre je reste plutôt circonspect devant le temps que cela est supposé prendre. Une heure d'accord....mais huit heure. Je souris lentement en répondant :

- Et bien, je doute que nous ayons vraiment le temps d'attendre huit heures devant ce bol....autant le jeter et passer a autre chose, ce n'est pas si grave, c'est juste un téléphone...

Et en vérité, je me vois mal rester avec lui plusieurs heures. Pas qu'il m'est antipathique ou quoi que ce soit dans ce genre la, c'est surtout que nous avons l'un et l'autre déjà du mal a tenir la conversation depuis dix minutes. Je ne suis pas sur que cela soit très agréable de rester ainsi plusieurs heures. Non, ca risque de vite devenir un calvaire. Et puis les cours vont reprendre dans une poignée de minutes. Encore moins que ce que je pensais, dans dix minutes je dois retourner écouter le ton monocorde de mon professeur de criminologie....comment une matière aussi intéressante peut elle devenir aussi ennuyante ? Bon, ce n'est pas le point ici. Je me concentre plutôt sur mon interlocuteur. Après que je me sois présenté, je lui ai retourné la question, à laquelle il a répondu sans traîner. Hisaka Rika. Je ne sais toujours pas si c'est un sempai ou non, mais en tout cas il est évident qu'il n'est pas plus jeune que moi. Savoir son nom et prénom ne m'aide pas vraiment a me sortir de cette question hasardeuse. Je vais l'appeler le plus respectueusement possible, sans pour autant le vouvoyer, ça serait bizarre de revenir en arrière maintenant.

- Et bien on peux dire que ce n'est pas une rencontre banale, Rika-san, dis je en bredouillant légèrement et en rougissant de sortir une phrase aussi stupide.

On dirait que ça y est, la confiance en moi qui m'habitait jusque la disparaît, je bredouille, malheur a moi, je ne suis pas capable de garder mon sang froid dans ce genre de situation....il n'a pas l'air mieux que moi d'ailleurs, mais ce n'est pas ce qui est censé me donner de l’aplomb. Ça allait jusque la, mince, je pensais vraiment que je n'allais pas commencer a rougir comme un idiot. Je ne rajoute rien, trop énervé contre moi même intérieurement, sans pour autant que cela apparaisse depuis l’extérieur. Il pourrait croire que c'est contre lui que je suis en colère....ce n'est vraiment pas le cas. Il me coupe dans mes songes en me disant que je n'avais pas besoin de m’excuser. Je fronce les sourcils....quand me suis-je....oh, oui, quand je lui ai dis que j'étais désolé de ne pas m’être présenté plus tôt. A vrai dire c'est une façon de parler dont j'ai l'habitude....je n'avais pas pensé qu'il prendrait ça comme de vrais excuses....je n'avais même pas remarqué que je m'étais excusé en fait. Bon, pas besoin de répondre a ça, sinon je vais m'embourber dans une justification étrange, longue, hasardeuse qui va juste empirer la situation.

Le silence revient. Encore cette situation atroce ou j'ai l'impression que tout le monde autour de nous regardes en attendant que l'un de nous deux fassent le premier pas. C'est quand même énormément compliqués, toutes ces relations humaines. Ca me rend malade en fait de devoir passer du temps a me forcer a parler. Après tout si le silence existe, c'est donc que ce n'est pas grave de ne rester silencieux. Mais c'est tellement gênant de se regarder dans le blanc des yeux sans rien dire. Heureusement, j'ai l'impression qu'il a plus de bagout que moi. Ou de capacité a faire la conversation. Ou alors peut être que, de la même manière qu'il étudie des façons de réparer des téléphones cassés, il trouve des phrases toutes faites...peut être, parce que ce qu'il vient de me demander, savoir si j'étais la depuis longtemps ou non, qu'il était lui la depuis plusieurs années et qu'il ne m'avait jamais vu, ca fait vraiment phrase toute faites. Mais je suis loin de m'en plaindre, je peux reprendre la parole et disperser ce malaise prenant dans le silence.

- En fait je suis la depuis deux mois, je suis arrivé a Keimoo a la rentrée. J'étais au lycée a Sendai avant, et au collège dans un petit village a la campagne. Du coup c'est normal qu'on ne se soit jamais vu, a vrai dire je ne connais presque personne ici.

J'ai intentionnellement donné une plus longue réponse que d'habitude, histoire de ne pas le laisser faire la conversation seul. Je peux au moins faire un effort, et puis il ne reste presque plus de temps à tenir avant la fin de la pause. Il est donc la depuis quatre ans...ce n'est pas comme si encore une fois cela pouvait me donner un indice sur le fait qu'il soit ou non plus vieux que moi. J'allais sans doute devoir finir par lui demander directement....mais il me demande ensuite les clubs que je fais. Hisaka Rika, tu es quelqu'un d'incroyable pour parvenir a faire tenir cette conversation a la force de tes bras. Et de tes connaissances en matière de phrases toutes faites. Je le regarde un instant en me demande ce que lui meme fait comme club. Il n'a pas vraiment l'air d'étre vraiment sportif, alors je suppose qu'il fait des clubs de créations ou d'arts ou...en fait je n'en ai aucune idée, l'habit de fait pas vraiment le moine....

- Et bien, je suis dans le club de kung fu wing chun....une branche du kung fu....et puis aussi dans celui de cérémonie du thé....

J'avais dis le début de la phrase avec entrain, qui était rapidement redescendu en évoquant le club de thé, qui me procurait un ennui profond. Je regarde l'horloge murale, il est vraiment presque l'heure. Je jete un coup d’œil au riz avant de demander en retour histoire d'achever la pause sans nouveau blanc :

- Et toi, tu fais quoi comme club ?

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MessageSujet: Re: C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]   Mer 1 Juin 2016 - 19:25

Satoshi arbore un sourire que je ne peux analyser. Politesse, gêne ou tristesse ? Je n’arrive pas à définir quel sentiment l’anime quand je lui annonce qu’il va sûrement devoir être patient s’il veut avoir l’espoir de remettre son téléphone en marche. Il me dit qu’il préfère passer à autre chose, qu’il ne pense pas que nous puissions rester huit heures devant ce bol à espérer un miracle et qu’il préfère abandonner maintenant. J’ouvre précipitamment la bouche et tente de l’en empêcher avant qu’il ne passe à l’action. Non, je n’ai pas dépensé ces 150 yens pour rien ! Enfin, c’est sûrement beaucoup moins que s’il m’avait demandé de lui rembourser son appareil, mais tant qu’il y a de l’espoir, je ne peux pas abandonner comme ça. D’ordinaire je penserais comme lui. C’est vrai que vu son modèle de téléphone, le schéma coûts-bénéfices est plutôt rapidement monté si l’on se penche uniquement sur la valeur pécuniaire, mais il y a sûrement autre chose. Cette même chose qui lui a fait perdre toute expression quand je lui ai renversé l’eau dessus. La valeur sentimentale qui l’a conduit à me regarder avec un air hagard quand il a constaté le dysfonctionnement de son cellulaire. Moi qui ai perdu mon ancien téléphone l’été passé, je ne peux accepter ça. Peut-être que je me trompe complètement à son sujet, peut-être même qu’il ne ressent pas les choses comme moi, mais je me dois de lui dire le fond de ma pensée.

« A-attend. Sérieusement, ça vaut le coup d’essayer au moins. T-tu peux garder ce bol avec toi-même si tu dois retourner en cours, non ? »

Il est fort probable, par contre, que ses camarades le regardent légèrement de travers s’il pose un bol de riz au coin de sa table. Est-il le genre de personne qui sait faire abstraction du regard des autres ? Je le saurai quand il me répondra. Au pire, il y a toujours le casier à chaussure même si ça reviendrait à laisser l’appareil sans surveillance. Je ne m’en étais pas rendu compte, mais je suis en train de me triturer nerveusement les mains. Maintenant qu’elles sont suffisamment au chaud, je peux sentir la transpiration couler sur mes paumes. Désagréable certes, mais ça me permet de rester concentré sur la conversation sans commencer à paniquer du fait de mon manque de socialisation. De son côté, ça n’a pas l’air d’être mieux. Simple constat, mais je crois bien relever un ton hésitant dans ses paroles. Ce n’est pas une rencontre banale, me dit-il. Je hoche la tête en essayant de ne pas croiser son regard. Hm, cela ne ferait que nous mettre plus mal à l’aise.

Plus irritable qu’un contact visuel non désiré ? Il y a le silence entre deux inconnus plus ou moins forcés de rester ensemble. J’ai une dette envers ce jeune homme qui a su ne pas me blâmer pour ma maladresse. Même s’il refuse, je devrais quand même essayer d’être généreux avec lui la prochaine fois que je le croiserai…si toutefois ce jour arrive. Enfin, même si le campus est grand, je finis toujours par y croiser les mêmes personnes. Coïncidences ? Possible en effet. Pour contrer le manque d’éloquence de Satoshi, je décide de prendre les devants et poser des questions plus banales les unes que les autres. Quitte à l’écouter d’une oreille, au moins nous faisons semblant d’interagir comme des jeunes adultes normaux. Nous fondre dans le décor, c’est l’objectif que je nous ai donné. Au milieu de nos pairs, nous devons agir comme eux si nous ne voulons pas être pointés du doigt.

Deux mois, répond-t-il à ma première question. Avril donc, me dis-je en acquiesçant pour l’inviter à continuer. C’est donc un nouveau à Keimoo. Enfin, j’ai beau être sur le campus depuis près de quatre ans, je ne peux pas dire que je connais bien la ville. En outre, les endroits isolés de l’académie. Ca, je connais. Big up à la salle de musique abandonnée où j’ai passé une partie de mes déjeuners au lycée. Satoshi, quant à lui, a fait son cycle secondaire à Sendai et ne connait pas grand monde d’après ses dires. Je croirais presque me reconnaître dans ses paroles, mais je ne lui fais pas la remarque au risque de passer pour un type bizarre incapable de se faire des amis après quatre ans passés dans le même établissement et presque les mêmes classes. Enfin, il y a bien eu des gens avec qui je me suis lié, même si certaines rencontres me laissent plus un goût amer dans la bouche que de bons souvenirs.

Tel un fonctionnaire de 45 ans à la réunion de famille annuelle, j’ai naturellement poursuivi sur le thème des études. J’ai déduit de sa précédente réponse qu’il était à l’université. La filière suivie, les clubs, sont les premiers éléments qui me viennent à l’esprit lorsqu’on aborde la vie étudiante au japon. Aussitôt pensé, aussitôt formulé. Et cette fois la réponse ne tarde pas à venir. Il semble avoir ignoré ma question sur les études. Bon tant pis, je ne réitèrerai pas au risque de le froisser – peut-être ne veut-il simplement pas aborder ce sujet ? Il me dit cependant qu’il a intégré le club des arts martiaux et qu’il pratique plus particulièrement une branche du kung-fu. D’autre part, il a l’air ravi de se compter parmi les effectifs du club de cérémonie du thé. Je refoule un rictus en repensant à cette activité que j’ai stoppée…il y a tout juste deux mois.

« Pardon, c’est jusque que…j’ai été au club de cérémonie du thé aussi, pendant environ 2 ans. E-et c’était vraiment ennuyant. Donc je te souhaite bonne chance. »

Quand il était encore obligatoire de rejoindre un club tradition puisqu’il manquait des participants. Bah, j’ai fait ma bonne action en faisant vivre le club par ma présence et ma vivacité, mais ils devront faire sans moi à partir de maintenant. Alors que je commençais à dessiner des ronds avec mon doigt, sur la table, il me retourne la question que je viens de lui poser.

« Je viens de quitter le club de littérature pour le club de cuisine. Et je suis encore inscrit au club de basket m-mais je pense poser ma démission bientôt. »

Avec la rentrée, les nouveaux cours et les premières séances d’initiation au club de basket (que j’ai séchées), je n’ai pas encore eu l’occasion de me rendre au gymnase pour annoncer mon départ. A vrai dire je n’ai même pas encore rédigé ma lettre pour expliquer pourquoi je quitte l’équipe titulaire. Bah, ce n’est pas comme s’ils comptaient sur moi de toute façon, ils ont déjà dû trouver quelqu’un d’autre même si ce n’est qu’officieusement. Les matches que j’ai joués ont tous été des désastres sans nom. Rien qu’en n’y repensant, je me moquerais sans doute encore plus de moi si je me voyais sur le terrain en tant que spectateur. Je jette un œil sur ma montre. Plus que huit minutes avant le début de mon premier cours sur la neuro-endocrinologie. Il va falloir que je songe à partir. Qu’en est-il de lui ? N’a-t-il pas à retourner en classe tout de suite ?

« Tu commences les cours à quelle heure ? »

Question assez innocente pour ne pas prendre le sens que je lui donne réellement.

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MessageSujet: Re: C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]   Mer 1 Juin 2016 - 22:40

La conversation allait bon train, c’était plus bon signe, nous allions survivre a tout ça. J'avais eu peur que nous nous quittions au milieu d'un froid glacial crée par le blanc qui se développait entre nous. Mais, gloire a toi mon cher ami, nous avions réussis a créer un semblant de conversation. Tout en parlant de mes clubs, je m'étais rendu compte qu'il m'avait également demandé les études que je faisais. Sato-Sato, triple idiot, comment as tu pu raté une occasion d'avoir d'avantage de conversation avec lui. Ce n'est pas comme ci nous débordions d'inspirations, je n'ai pas le luxe de laisser passer une question. Avant même qu'il puisse ajouter quoi que ce soit, j'ajoute a ce que j'ai déjà dis :

- Oh, désolé, et pour mes études, je suis actuellement en première année de droit, a l'université.

Avec un peu de chance, il va donc déterminer si je suis plus vieux ou plus jeune que lui. Ainsi, dans sa façon de me parler, je pourrais savoir a mon tour a qui j'ai finalement a faire. Histoire que je puisse enfin savoir comment j'aurais du lui parler si il n'y avait pas eu tout cet événement aussi incongru qu'ennuyant. Je repense encore une fois au numéro d'Aslinn...si cela ce trouve, je ne la reverrais jamais, et je ne pourrais pas la rappeler puisque je n'ai plus ses coordonnés...qu'elle poisse. Bon c'est pas sa faute. Et en plus, il vient de me dire d'une façon presque suppliante de ne pas abandonner. Je dois avouer que je ne comprend pas vraiment pourquoi il a l'air de tenir autant a ce que je tente le tout pour le tout avec mon téléphone. Franchement, je me demande même actuellement si c'est vraiment l'eau qui l'a achevé ou si c’était de toute manière le moment ou le destin l'a rappelé a lui. Il me dit d'essayer, d'emmener le bol avec moi. Ce n'est pas une si mauvaise idée après tout, je n'ai rien a perdre a essayer.

- Ce n'est pas comme ci j'allais perdre quelque chose a essayer. Je vais mettre le bol dans mon sac, calé au fond, et je verrais bien ce soir...oh, et aussi...

Je me met a fouiller dans mon sac. Ce bol, il a bien du le payer. Et je refuse de lui devoir quelque chose. Je n'aime pas avoir des dettes. Ce doit être de famille, ma mère a toujours fais en sorte de ne rien devoir a personne. Et puis, même si je ne roule pas sur l'or, je ne suis pas a cent cinquante Yens prêt. Je vais pouvoir faire un effort. Je trouve finalement mon portefeuille et en sort le dernier billet qui se trouvait a l’intérieur et le pose devant lui sur la table. Comme je pense qu'il ne va sans doute pas le prendre, j'ajoute d'une voix aussi sur que possible :

- Prend ça, et si tu refuses, alors tu m’achètes un nouveau téléphone pour te faire pardonner de m'obliger a avoir une dette envers toi. Choisis, comme tu veux.

J’espère intérieurement qu'il ne va pas me prendre aux mots et me proposer de m'acheter le téléphone en question. Autant garder l'argent, ma dette serait moins lourde a porter. Enfin de toute façon je ne vais pas lui laisser le temps de me le rendre. Si il ne le prend pas, je m'en vais dés maintenant. J'écoute aussi quand il m'explique qu'il est restait deux ans dans le club de cérémonie du thé. Malheureux, la je commence a sentir ce lien qui nous unis. Tu as du supporter ça durant deux années entières ? Mon dieu, j'ai déjà du mal a voir le bout du tunnel, ce moment ou je pourrais le quitter définitivement. Il me faudra sans doute en prendre un autre, mais au pire je ferais de la natation ou un autre sport, histoire que cela me soit au moins un peu plus profitable. Il ajoute qu'il était au club littérature avant, bon sang il les cumules c'est pas possible, il le faisait exprès ? Enfin si ça ce trouve il aimait bien, je ne peux pas vraiment dire ça a voix haute, je ne vais pas le vexer...je réagis soudainement :

- Attend, il y a un club de cuisine ? Je ne savais pas.

Bon sang, je n'aurais pas du m’arrêter a la troisième ligne de la liste des clubs non sportifs. J'aurais pris cuisine, la ou je suis le meilleur. Enfin, le moins mauvais, parmi toute ces activités....je me sens bete, si j'avais su je ne serais pas obligé de m'infliger cette torture, semaine après semaine...je soupire. Bon, ou en sommes nous...il me demande alors si je vais bientôt reprendre les cours. Je sursaute. Sept minutes avant le prochain cours. Je n'ai plus le temps de traîner, il est temps d'y aller, ou sinon je vais être en retard :

- Oh, heureusement que tu me l'as dis, je dois y aller.

Je n'ai quasiment pas toucher a ma nourriture, trop occupé a chercher de quoi discuter avec Rika-san. Je me lève maladroitement, puis je prend mon plateau et l’emmène a l'endroit prévu a cet effet, avant de revenir, puis de prendre le bol plein de riz et de le ranger dans mon sac ouvert quelque instant plus tôt pour trouver mon portefeuille. Une fois calé, je range toute les affaires que j'avais sortis jusque la, et je vérifie de ne rien avoir oublié. Puis une fois assuré que tout est bien la, je pousse ma chaise pour la ranger et met mon sac a dos sur une de mes épaules, avançant et m’arrêtant devant mon camarade de repas :

- Merci pour ce repas, en tout cas, c’était très agréable de discuter, et aussi pour l'astuce avec le riz, je te dirais si ça marcher ou non. A bientôt j’espère, bonne après-midi.

Je m'incline plutôt bas avant de me redresser, de lui adresser un sourire puis de partir vers la sortie. J'ai survécu, au miracle. J'ai longtemps cru que cette discussion allait mettre fin a mon existence. Il n’était pas désagréable, mais les têtes a têtes sont si gênant...bon, maintenant, droit international, comme si cette journée n’était pas déjà assez galère....je sors du bâtiment, sous le soleil qui m'attaque instantanément. Je ne serais pas contre un peu d'eau, finalement....

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MessageSujet: Re: C'est de la faute aux onigiris [PV Satoshi] [Terminé]   Jeu 2 Juin 2016 - 1:32

Le club d’art martiaux et celui de cérémonies du thé sont ceux auxquels Satoshi Sakurato est inscrit pour l’année scolaire à venir. Je suis tout d’abord surpris qu’il ait ignoré ma question sur le cursus qu’il suit, mais il se rattrape brillamment en me coupant dans mon élan. Encore une fois, il s’excuse comme je le ferais si j’avais été à sa place. Notre ressemblance me pousse à sourire. Mes yeux se plissent naturellement et mes lèvres s’étirent, la conversation devient tout à coup moins désagréable une fois qu’elle est lancée. Ainsi, le jeune homme est en 1ère année de droit. C’est un universitaire comme je l’avais supposé lorsque nous avons brièvement évoqué le lycée, ces quatre années désormais derrière nous. En tout cas, il est bien courageux d’avoir choisi une filière aussi sélective dans une académie réputée comme Keimoo. Bon sang, je me sens encore plus coupable d’avoir mis son téléphone hors-service. Il n’a pas l’air d’être le fils à papa typique qui se pavane habituellement en ces lieux, et je respecte beaucoup les gens travailleurs…bien qu’on ne puisse pas toujours en dire autant de moi.

« Tu as du courage de te lancer en droit, j’ai entendu que c’était d-difficile. »

Ainsi, le blond est mon kôhai. Je ne sais pas trop comment je dois me sentir par rapport à ça ? Il m’a dit qu’il était nouveau en plus, en tant qu’aîné je devrais lui proposer de lui faire visiter la ville, ce genre de choses. Des idées, des manières de réagir, j’en ai toute une palette, et pourtant je choisis de ne pas me rapprocher de lui. Dans un autre univers, j’aurais peut-être tenté de le prendre sous mon aile, mais actuellement cela me semble plus ridicule qu’autre chose.

« Moi je suis en 2ème année du cursus scientifique, avec une spécialité neurosciences. »

Je ne sais d’ailleurs pas trop pourquoi je me suis embarqué là-dedans, mis à part le fait que je ne voulais pas m’orienter en mathématiques pures et que j’éprouve un certain intérêt pour la biologie. Qui vivra verra, tant que mes résultats ne tombent pas trop bas, je suppose que ce n’est pas une mauvaise chose de continuer dans cette fois. Ce pour quoi j’angoisse, par contre, c’est ce que je ferai après l’université. Ayant du mal à me projeter, je ne m’imagine pas du tout quitter les bancs de l’école, auxquels je suis habitués. Perdu dans mes pensées, j’en oublie presque Satoshi qui s’est finalement résolu à accepter ma solution. J’aurais pu sourire de ma petite victoire, mais le faux dilemme qu’il m’avance n’a rien de réjouissant, au contraire. Après l’avoir regardé fouiller dans son sac à la recherche de je-ne-sais-quoi, je me rends compte que ce qu’il cherchait au final était son portefeuille…pour me donner un billet de 150 yens. Ma gorge s’assèche soudainement.

D’une part, je me demande s’il est devin pour avoir deviné la somme exacte que j’ai dû débourser pour ce bol de riz, d’autre part…comment dire que c’est extrêmement embarrassant ? Je voudrais refuser son offre, lui dire que ce n’est rien et ce genre de choses que les adultes normaux sont capables de produire. Comment appelle-t-on ça déjà ? Ah oui, une mascarade. Toutefois, malgré le fait que j’aie pleine conscience d’être face à faux dilemme, je ne peux pas me résoudre à utiliser une autre voie que celle qu’il me propose. Même en sachant que ce serait plus équitable, je ne veux pas avoir à lui payer un nouveau téléphone, je ne veux pas avoir à faire des sacrifices financiers pour ça. Et c’est donc à contrecœur que j’empoche le billet.

« Je…je t’offrirai à manger la prochaine fois qu’on se verra. Pro-promis ! »

Nous décidons de couper court à ce malheureux incident en l’enterrant par d’autres discussions sur les clubs notamment. Je ressens une petite fierté en tant que senpai, quand je lui apprends qu’il existe un club de cuisine à l’académie. Toutefois, je remarque – avec amusement – la petite moue sur son visage quand je lui apprends que j’ai été au club de cérémonie du thé pendant 2 ans en insistant bien sur le fait que non, je n’ai pas beaucoup aimé participer aux activités du club.

« Il faut être dingue pour y survivre deux ans de suite ouais. »

Mais quand on reçoit un courrier du directeur qui nous menace de choisir un club tradition sous peine de sanction irrévocable, il vaut sans doute mieux obéir surtout quand on est boursier. Remarquant alors que la pause déjeuner va bientôt se terminer, je contourne le problème en lui demandant quand est sa reprise à lui. Satoshi se met en alerte et je suis un peu soulagé que notre conversation se termine ici finalement, même si elle était devenue un peu plus vive au cours des dernières minutes que je n’avais pas vues passer. Le temps que je me lève et remette ma chaise, le blond a déjà débarrassé son plateau et rangé ses affaires. Trop rapide, me dis-je en le regardant avec admiration. Ou peut-être est-ce moi qui suis trop lent. Hm. Mais qu’est-ce qu’il est en train de faire là ? Mon kôhai vient de s’avancer vers moi pour euh…me remercier et me dire qu’il me donnera des nouvelles sur mon astuce. Mais....je ne sais même pas si tu sauras me contacter.

« De rien et euh…si tu veux me contacter, mon a-adresse mail se trouve dans l’annuaire de l’académie. »

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] , pas très compliqué à retenir, mais je ne me voyais pas sortir un bout de papier et un stylo pour lui écrire ça alors que notre premier cours va bientôt commencer. Je le regarde quitter la cafétéria en lui adressant un salut avec ma main libre. Quand il a enfin quitté mon champ de vision, je pousse un long soupir. Cette pause déjeuner fut aussi agréable qu’infernale.

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