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 Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]

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Hisaka Rika
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MessageSujet: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Mar 21 Juin 2016 - 21:52

15h30, mon dernier cours du mardi s’achève dans le calme. L’humeur n’est plus au travail depuis la semaine passée, mais l’ensemble de la promotion ne semble plus avoir assez d’énergie pour s’agiter. Je n’ai plus reparlé à Kaori depuis sa fête d’anniversaire dans le quartier Bougu, à vrai dire je n’attends pas particulièrement qu’elle vienne vers moi en vue de la tournure des événements. Ma vie sociale est retournée à la case départ, il n’y a qu’une relation où j’améliore actuellement mes statistiques. Du grand maladroit qui a renversé de l’eau sur son téléphone à corédacteur de blog en passant par le vendeur de mangas anonymes, cela ne fait que quelques semaines que j’ai fait la connaissance de ce jeune homme aux cheveux blonds. Pourtant, le feeling est bien passé et je dois le retrouver aujourd’hui devant l’entrée principale du campus. Je crois avoir compris qu’il vivait en cité universitaire, enfin…je suppose que ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir louer dans le privé quand on est étudiant.

Le soleil est de sortie aujourd’hui, accompagné de quelques nuages blancs dispersés dans le ciel bleu azur. Je cligne plusieurs fois des yeux en sortant du bâtiment de cours, l’amphithéâtre où j’ai passé ma journée était très peu éclairé et pour cause, les stores étaient fermés. Avoir des supports de cours numériques est une chose, devoir baisser la luminosité de la salle pour que l’on puisse lire sur l’écran en est une autre. Moi qui aime jeter un œil vers l’extérieur lors des journées ensoleillées, j’ai dû ronger mon frein pendant plus d’une heure, dans l’espoir que l’enseignant arrête de projeter des diapositives. Il n’y eut rien de tout ça, hélas.

Dans la cour, j’esquive quelques étudiants qui n’ont pas remarqué ma présence et marche lentement vers le lieu de rendez-vous. Je suis en avance, j’ai fini un peu plus tôt que le sportif donc je serai sûrement le premier au portail. En soi cela ne me dérange pas, je préfère attendre que faire attendre. D’un geste lent, je réajuste la bandoulière de mon sac de cours pour qu’elle ne glisse plus de mon épaule. Ce n’est pas tous les jours faciles d’avoir un corps de lâche. Du haut de mon mètre quatre-vingt, je domine une partie des gens autour de moi, mais en terme de masse, je dois être en dessous de la moyenne. Bah, qui s’en préoccupe, me dis-je en continuant de marcher sur les chemins tracés d’un pas serein. Les mains dans les poches, je sens la chaleur douce et agréable de l’astre solaire me réchauffer le dos. Pendant un instant, je me dis que le reste de ma journée sera forcément bien, que rien ne pourra m’empêcher de profiter de cet après-midi. Reste à savoir si l’avenir me donnera raison.

Au passage, je croise quelques membres du club de basketball que je connais de vue. Eux ne me reconnaissent pas, visiblement, et ce n’est pas pour me déplaire. Quand les responsables du club me noteront absent, personne ne pourra dire que je suis passé à tel endroit à tel moment. L’avantage d’être une tête brune parmi tant d’autres, une sorte de fantôme du campus. Encore que certains spectres ont plus de renommée que moi.

Paré au départ. Je m’arrête devant le portail métallique alors que plusieurs groupes d’étudiants me dépassent pour continuer leur route vers l’allée principale. Il est 15h38 d’après ma montre, Satoshi ne devrait plus tarder. Je me place à l’ombre, adossé contre les grilles de l’entrée à proximité d’un cerisier. Les paupières closes, je prends une grande inspiration en tenant mon sac contre moi. C’est un peu soudain, mais je me demande de quoi nous allons parler. En fait, c’est la première fois que l’on se voit grâce à un rendez-vous programmé dont nous sommes tous les deux conscients, nos deux dernières entrevues étant plutôt…inopinées. Un sourire en coin se dessine sur mes lèvres quand je repense à LA révélation de la journée, Satoshi Sakurato est en fait SatoSato sur un internet. Cette fois je suis bien préparé psychologiquement, je sais à qui j'ai à faire, il ne me reste plus qu'à trouver un sujet de discussion.

J’essaie de me souvenir de notre dernière discussion, des sujets que nous avons abordés pour savoir sur quoi je vais pouvoir le lancer. Bien sûr, nous allons jouer à la salle d’arcade, mais sur le trajet…il faudra bien parler un peu. Rendre les entretiens conviviaux n’a jamais été mon point fort, mais j’imagine que je peux faire un effort. Bon, récapitulatif. J’essaie de me remettre en situation, je me souviens avoir parlé du club de cérémonie du thé, de nos senpais pas très accueillants et du thé infect. C’est à peu près tout ce qu’il y a à dire dessus, il va falloir trouver autre chose. Ses études peut-être ? Je n’y connais rien en droit alors je vais juste le fixer lorsqu’il sera en train de me sortir des termes compliqués, non ce n’est peut-être pas une bonne idée. Ah, le job d’été ! J’ai fait quelques recherches depuis l’épisode de la pâtisserie et j’ai trouvé quelque chose, concernant la plage comme nous en avions parlé. Ce n’est pas un travail de tout repos, mais ils embauchent plusieurs personnes alors je suppose qu’on a nos chances. Bien, je me lancerai là-dessus...si je n'oublie pas, bien évidemment. Et au pire, il y a le blog et les mangas, suis-je bête.

Le temps s’écoule lentement et je dois avouer avoir du mal à cacher mon impatience. En effet, j’ai commencé à me triturer mes doigts sans que je m’en rende compte, il faudrait que je songe à faire quelque chose pour ces sales manies. M’enfin, on verra ça plus tard. Les rayons du soleil illuminent la chevelure dorée d’un garçon à quelques mètres de moi. Je tends le cou et me redresse. Je crois apercevoir la silhouette de l’étudiant en droit un peu plus loin, enfin je ne vois que les cheveux à cette distance, son visage est encore trop flou que je puisse tirer des conclusions. Faites que ce ne soit pas un mirage.

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Ven 24 Juin 2016 - 0:40

Les ténèbres m'entourent, uniquement sabrés par de léger rayon lumineux venant de l’extérieur de la pièce. Ces éclats luminescent semblant faire face a l'obscurité dans un combat féroce ou seul ces deux entités s'entremêlent dans une lutte sans nom. Mes yeux sont lourds, mais je me sens étonnamment bien reposé. Allongé sur mon futon je lance les bras vers le haut dans une volonté de m'étirer intenable.

Je les sens revivre l'un après l'autre, affluant de l'énergie accumulé durant mon temps de sommeil. Je ne me souviens pas de tout, mais il me semble que je me suis couché tard. Et que je n'arriva pas a trouver le sommeil, en proie a une grande émotion. De la tristesse. J'étais, il me semble, comme en état de choc.

Je redresse mon buste lentement, assez pour ne pas subir le contrecoup du changement d'altitude, si il en est. Une led lumineuse s'allumant et s'éteignant dans un rythme parfait capte mon regard au moment d'atteindre la fin de mon mouvement. Oui, l'ordinateur qui se trouve a coté de moi est l'une des causes de mes tourments nocturnes.

Je l'avais empreinté la veille a linn-chan, n'ayant toujours pas, une semaine aprés en avoir discuté avec Hisaka-san, les moyens d'en avoir un a moi. Il me faudra d'avantage de temps, de travail, et d'argent, pour atteindre ce point. J'avais néanmoins envie de découvrir cet anime dont il m'avait parlé, « Zankyo no terror ».

Mais ce n’était pas tout. J'avais également avant, relu la totalité de Barakamon qu'il m'avait vendu, histoire de pouvoir parfaitement répondre a une question qu'il aurait pu me poser au court de la conversation. N'étant pas le moins du monde a l'aise avec l'outil informatique, j'avais mis presque une heure avant de parvenir a me connecter a internet, puis de trouver l'anime que je désirais regarder. Puis j'avais lancé le premier épisode. Ce fut comme un choc sourd dans ma poitrine.

Une façon de m'écraser la tête dans un étau, sous la pression fantastique que cette œuvre infligeait a mon cerveau, a mon corps. J'étais littéralement absorbé dans l'écran, les iris suivant le rythme des images d'une façon presque affamés. J'avais alors fini le premier épisode. Puis le second, puis le suivant, puis le onzième. Il était très tard, facilement trois heures du matin, quand j'avais éteins la lumiere a coté de mon couchage. Mais impossible de trouver le sommeil. J'avais tourné encore et encore jusqu'à ce que je me reveil maintenant. Je l'avais trouvé en fin de compte le sommeil. Sans m'en rendre compte.

Je remarque enfin la luminosité. Quelle heure est il ? Six heures ? Non, il fait bien trop jour pour qu'il soit six heures du matin. Je passe le doigt sur le pavé tactile de l'engin a coté de moi. L'écran sort du mode veille. Quinze heure huit. Ça va. Je vais pouvoir.....quinze heure huit. Un, cinq, deux points, zero, huit.

Je me lève comme un démon sortant de sa boite. Bon sang, je ne me suis pas réveillé. Le rendez-vous ? J'ai raté des cours mais ce n'est pas ça l'important, j'avais prévu de retrouver Hisaka-san a partir de quinze heure trente. Heureusement je n'étais pas encore en retard. Pas encore. Je devais faire vite. Sautant dans les premiers vêtements propres que je trouve dans ma penderie. Enfin, ma penderie. Notre penderie maintenant. Puisque je ne suis plus seul dans la chambre pour l'instant. Je préférais, je me demande si je pourrais demander a l'administration d'en changer. Une fois habillé, je vais dans la salle de bain pour me rafraîchir.

Quel dommage qu'il semble ne plus y avoir d'eau. Je soupire. Et bien sur Koga-san est en cours lui, donc je ne peux pas savoir si cela date de maintenant ou depuis ce matin. Pas le temps d'attendre, j'attrape ma veste que j'enfile comme a mon habitude sans vraiment prendre en compte la température extérieur. En espérant qu'il ne fasse pas trop chaud, puis je sors de la pièce. J'hésite a prévenir le concierge pour le problème dans la chambre mais je n'ai vraiment pas le temps, il est trente passé. Il doit m'attendre.

Je le vois au loin devant l'entrée, dix minutes plus tard. Je le reconnais facilement, et je vois qu'il m'observe. Il m'a vite repéré. Il semble avoir l’œil. Enfin dans tous les cas je m'approche rapidement de lui, puis lui fais face en m'inclinant lentement :

- Bonjour Hisaka-san, désolé d’être en retard j'ai eu....un problème de réveil...Et c'est un peu ta faute en fait...

Je souris en finissant ma phrase, amusé par avance de sa réaction. Je lui dirais ce qu'il en est ensuite, mais je me demande bien ce qu'il va comprendre par la. Je regarde autour de nous, comme pour essayer de dégager la voie que nous allons prendre. Je n'ai absolument aucune idée du chemin qu'il faut empreinte pour rejoindre cette fameuse salle d'arcade, donc j'ajoute ensuite d'une manière neutre, toujours en gardant le sourire afin de prolonger l’atmosphère festive que j’espère mettre en place. Après tout, cette histoire de salle d'arcade m'intrigue autant qu'elle m'excite, j'ai vraiment hâte de voir ça :

- Je te suis, je ne sais pas vraiment ou elle se trouve en fait.

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Ven 24 Juin 2016 - 11:45

Trouver un sujet de conversation pour le trajet à venir n’a pas été mince affaire, mais je pense être prêt pour cette tâche. On se calme, c’est moi le senpai et le guide jusqu’à la salle d’arcade. Ainsi, lorsque j’aperçois une silhouette me rappelant vaguement celle de Satoshi, au loin. La carrure et la chevelure semblent correspondre, je plisse les yeux et l’observe s’approcher de moi pour déterminer s’il s’agit oui ou non de l’étudiant en droit. Ca irait plus vite si j’avançais vers l’individu aux reflets blonds, mais imaginez une seule seconde que ce ne soit pas lui. Moment de solitude à venir. Incompréhension de la part de l’inconnu, mais aussi des gens autour qui me verront rebrousser chemin à reculons. Je vais rester contre mon muret, sagement, et laisser le temps faire le reste. La distance se réduit entre Monsieur X et moi-même, à tel point que je peux l’affirmer. Il s’agit bel et bien de la personne que j’attendais, il est un peu en retard – à moins que ce soit ma montre qui avance – mais je suis bien trop soulagé de constater qu’il ne m’a pas posé de lapin, pour lui faire une remarque à ce sujet.

Ma joie se traduit par un petit sourire en coin, assez timide aux premiers abords. Comment le saluer ? Mince, je n’ai pas réfléchi à ça. Plus que quelques mètres. Devant mon mutisme et mon incapacité à bouger, il prend les devants. Des salutations, d’abord, bien formelles. Je le vois s’incliner légèrement devant moi. Surprise. Je ne m’attendais vraiment pas à ça, ne sommes-nous pas assez proches à ses yeux pour qu’il m’épargne cette cérémonie ? Oh. En fait il est juste désolé, ce n’est pas pour me saluer qu’il s’est courbé. C’est quand même gênant, je connais la légendaire politesse des japonais, mais je crois que je n’arriverais jamais à m’y faire quand c’est moi qui reçois les excuses. En guise de réflexe, je mets mes mains devant moi, les paumes tournées vers lui, pour installer une sorte de barrière entre nous. Enfin, plutôt pour rejeter ses excuses, je n’en veux pas. Il n’a pas à se sentir désolé.

La suite de son discours me surprend d’autant plus. Un problème de réveil, me dit-il d’un air amusé. Je fronce les sourcils, n’est-il pas déjà quinze heures passées ? Je vais finir par me demander si je ne suis pas en train de faire un rêve ridicule. Pincez-moi pour me sortir de là. Il marque une pause avant de reprendre. Ma faute ? Je manque de m’étouffer en avalant ma salive de travers. Qu’ai-je donc fait ? Mes joues s’enflamment.

« M-ma faute ? Tu voulais faire une sieste après les cours ? »

Je n’arrive pas à comprendre comment il peut me dire ça sur un ton aussi léger alors que moi je suis en train de mourir dans ma culpabilité. Et d’ailleurs je ne sais pas non plus pourquoi il a mis une veste par cette chaleur. Avec ma simple chemise sur le dos, je commence déjà à transpirer. Toujours est-il que je ne vois pas en quoi je peux être impliqué dans son problème de réveil. Physiquement, je ne le suis pas en tout cas, je ne suis pas venu dérégler son réveil. Et puis, ne m’avait-il pas dit que l’on finissait les cours à la même heure et qu’il sécherait exceptionnellement son club pour venir avec moi ? Je reste interdit alors que Satoshi, lui, scrute les alentours sans rien dire. Même s’il est très rapide pour s’endormir, il n’aurait pas eu le temps de faire une sieste et de se réveiller en moins de cinq minutes. Enfin, je suppose qu’il m’en dira plus quand nous serons sur le chemin. Mon intuition se confirme lorsque j’entends le blond me dire qu’il me suit car il n’a pas idée de la route à emprunter. Je hoche la tête, puis me déloge du muret sur lequel je m’étais appuyé en l’attendant. Un peu plus de temps et j’aurais fini par m’enraciner à l’ombre, mon corps serait rentré dans le béton. Hm. Je plaisante.

Naturellement, nous commençons par franchir le portail au même titre que d’autres élèves qui se rendent en ville pour diverses raisons. La salle de jeu se trouvant au centre-ville, il va falloir emprunter la rue descendante et finir sur l’axe principal. Je suis assez surpris qu’il ne sache pas où elle se trouve avec toutes les lumières sur l’enseigne. Ne pas y entrer est une chose, ne pas l’avoir vu en est une autre. Enfin, si je me souviens bien, il n’est pas ici depuis très longtemps, et peut-être est-il encore plus casanier que moi ? Les rayons sur soleil m’atteignent à nouveau après une dizaine de mètres à marcher à l’ombre. Je me racle la gorge, j’ai un sujet de conversation, mais je ne sais pas comment l’aborder. Est-ce que l’approche directe est une bonne idée ? Hésitant, je finis par tenter d’introduire la discussion. Ce n’est pas super naturel, de s’attendre à ce que quelqu’un se souvienne de notre échange d’il y a plusieurs jours.

« Oh. Au fait, tu te souviens que nous parlions de travail pour l’été… »

J’attends un petit moment, histoire de voir sa réaction, puis je reprends. De plus en plus, je regrette de ne pas lui avoir simplement laissé l’annonce par message sur internet.

« Il y a une boutique de plage qui embauche, à Hebi. Enfin, ils recherchent des vendeurs qui vont directement au contact des clients. »

En d’autres termes, c’est le pire scénario imaginable pour moi. Vendre des produits en étant assis à la caisse est une chose, devoir faire la promotion des produits à vendre et demander aux gens d’acheter en est une autre. Mais peut-être qu’à deux ça sera plus facile. J’ai de l’espoir dis-donc. Satoshi n’a pas l’air beaucoup plus dégourdi que moi pour parler aux autres, même s’il ne bégaie pas autant que moi, je l’ai entendu bredouiller plusieurs fois en situation de gêne. Enfin, dans mes souvenirs il était seul à la cafétéria quand nous nous sommes rencontrés, et je ne l’ai pas encore entendu parler de ses amis ou son entourage en général. Je jette un coup d’œil en coin au blond, si nous sommes autant similaires, il y a des chances qu’il ne soit pas très ouvert non plus. Ca promet. En réalité, le seul avantage que j'ai avec cet emploi, c'est que ce n'est pas très loin de là où j'habite, je n'aurais pas à me lever tôt ni à me battre avec les horaires des transports en commun.

« M’enfin, c’est juste une idée. Je n’ai pas encore eu le temps de regarder toutes les annonces. »

Puis je repense au jour où j’ai postulé pour être vendeur de jeux vidéo dans une boutique du centre-commercial. La prise d’otage, mes retrouvailles avec le fils d’un collègue à ma mère, les coups de feu. Une boule se forme dans ma gorge. Ce n’était pas le moment pour penser à ça. Je sors pour m’amuser, pas pour ressasser les souvenirs que je tente d’enterrer depuis plus d’un an.

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Dim 26 Juin 2016 - 14:34


SPOILER ZANKYO NO TERROR DANS LE POST


C'est une chose rare que je prenne les devant comme je viens de le faire, mais je ne peux m’empêcher de ricaner devant sa réaction. J'ai l'impression d'observer mon propre reflet dans un miroir invisible. Si il m'avait dit quelque chose comme ça, je pense que j'aurais eu envie de finir six pieds sous terre. Je suis le genre de personne qui n'aime pas embêter les autres, alors quand un interlocuteur me dit que cela ne va pas et que j'en suis la cause, je me sens en dessous de tout. La façon dont le regard d'Hisaka-san a changé est révélateur de la tension que j'ai crée avec de simples mots. Je vais vite la diminuer. Je vais vite continuer afin qu'il comprenne que je plaisante, que au contraire, il ne m'a pas embêter, il m'a fait découvrir quelque chose d'énorme. Le visage tout excité je reprend la parole :

- Une amie, Linn-san, ma prêté son ordinateur, et j'ai pensé a l'anime que tu m'as conseillé...Zankyo no terror. Je l'ai regardé d'une traite cette nuit....et j'ai adoré. Je dois avouer que ce genre d’œuvre existe beaucoup moins en manga papier, c'est pour ça que c'est un anime original je pense. J'ai étais surpris en fait, je ne regarde pas ce genre d'anime alors je ne m'attend pas a ce que les deux héros fassent un attentat dés le premier épisode ! Et l'animation de l'immeuble qui tombe lentement, les vitres qui se brisent, c'est juste fantastique ! Et le suivi psychologique de la fille qui est avec eux ma fait frissonné plus d'une fois, j'ai pensé même a certain passage qu'elle était a deux doigts de se suicider.

Et surtout...le final. Alors que tu penses que ca y est ils vont sortir de ce cercle infernal, la façon dont les forces de l'ordre les descendent....j'étais scotcher, incapable de respirer, je pense même que j'ai eu une petite larme a un moment, c’était trop pour moi....et désolé si je parle beaucoup, et que c'est confus après tout c'est encore trop frais pour que je fasse le point objectivement....mais c'est pour ça que je me suis couché tard et donc que je n'ai pas entendu le réveil...je viens de me réveillé, il y a une vingtaine de minutes. Désolé d'avoir dis que c’était ta faute...au contraire merci de m'avoir fait découvrir cette œuvre, c’était, très enrichissant.


Je m’arrête, en me rendant finalement compte que je viens de parler d'une traite, sans m'arreter, sans même reprendre mon souffle, l’assommant d'informations, relayé uniquement par ma motivation, mon excitation de lui faire part de mon ressentis. Après tout il est ma seule connaissance avec qui je peux en parler, et en y pensant, ca me rend heureux. Je l'ai suivi tout en parlant, nous avons commencé a nous diriger dans la direction qui semble aller vers notre destination. Il n'a pas l'air d'hésiter, c'est une bonne chose, nous n'allons pas nous perdre.

Je réfléchis ensuite a ce qu'il me dit, cette histoire de job. J'avais complètement oublié, je dois avoué, j'ai passé la semaine a lire les mangas achetés en boucle, travailler un devoir a rendre, dormir, et passer du temps avec Aslinn. C’était chargé, surtout la dernière partie. Mais je vais faire en sorte de ne pas dire ça a la jeune fille. On ne sait jamais.

Je dois pâlir un peu lorsqu'il évoque la plage. Tout le reste disparaît, je n'entend pas la boutique, j'ai juste l'impression d’être face a l'eau, dans l'eau. Et je ne suis vraiment pas a l'aise. L'idée d’être quasi nu devant une foule de gens, recouvert jusqu'à la tete de liquide ou la graviter change du tout au tout n'est vraiment pas pour me plaire. Mais par chance, j'entends la suite soudainement, et je parviens a me ressaisir. Vendeur. Je sais faire, je le fais déjà. Et si on est prit avec Hisaka-san ensemble, ça pourrait même etre une expérience plus agréable que prévu. J'hoche la tete en tentant de retrouver mon entrain, bredouillant légèrement néanmoins :

- Oui....ça pourrait être intéressant. En plus ce n'est pas très loin du campus je pourrais y aller rapidement en courant....hum...ou en prenant les transports aussi, enfin ce n'est pas la question, il faut envoyer une lettre ou appeler ? Il fallait appeler pour le travail que je fais en ce moment.

Et je n'aime pas vraiment utiliser le téléphone pour parler a des inconnus, je ne sais jamais vraiment quoi dire, je suis toujours géné. Mais au moins ils ne me voient pas rougir a chaque phrase, ce n'est pas si mal quand on y pense.

Nous avons continué d'avancer vers notre destination, et j'ai encore les pensées tellement prises par mon dernier visionnage que je peine a me concentrer sur un sujet de discussion. En silence, j'entends un bruit qui me fait enfin trouver une idée. Pas forcément la meilleure, mais il fallait que j'en parle de toute façon. Je sors mon porte-feuille de ma poche et le tient devant moi en demandant d'une voix plus basse, timidement :

- Euh, la salle d'arcade c'est très cher ? Parce que je ne roule pas vraiment sur l'or....ça serait dommage de devoir faire demi-tour alors que nous sommes devant.....

Je n'ai pas envie de lui faire perdre son aprés-midi en découvrant au dernier moment que je n'ai même pas les moyens d'entrer a l’intérieur de la salle de jeu.

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Dim 26 Juin 2016 - 18:12

Je dois avouer être un peu anxieux lorsqu’il me dit que c’est un peu de ma faute s’il est en retard. Et le pire c’est qu’il me dit ça avec le sourire. C’est un tantinet mal à l’aise que je lui demande plus d’explications. Puis aussi, pourquoi est-ce que ça ne l’est qu’un peu et pas complètement. Heureusement, il ne me fait pas attendre plus longtemps et la véritable raison de son oubli de réveil éclate rapidement au grand jour. La boule qui avait commencé à se former dans la gorge disparaît instantanément, comme par magie. Zankyo no terror, l’anime. Oui, je m’en souviens maintenant, nous en avions parlé à la pâtisserie quand j’essayais de lui faire visualiser ce à quoi ressemble une salle d’arcade. Soulagement et mieux encore. Mes yeux illuminent lorsqu’il me dit qu’il a adoré, je fais presque abstraction du fait qu’il a gaspillé de précieuses heures de sommeil pour ça. Aussi, il semble tellement fasciné par ce qu’il a découvert qu’il ne peut pas s’empêcher de parler du premier épisode, des détails de l’animation, puis de la fin.

Pendant qu’il me parle de ses impressions générales, nous marchons vers la salle de jeux. Je l’écoute autant que je peux en essayant de rester un minimum concentré sur la route. Il revient ensuite à son retard et s’excuse de la formulation de la phrase. J’aimerais lui dire que ce n’est rien, mais qu’il m’a quand même fait peur pendant une fraction de seconde – j’ai failli perdre un ami potentiel sans rien comprendre. Toutefois je ne me trouve pas en position de l’interrompre car il termine sa tirade par des remerciements. Je manque de m’étouffer avec ma propre salive. Ne dis pas des choses comme ça aussi naturellement ! Je vais rougir. Les mains dans les poches, le regard déviant sur le sol, je n’ose pas le regarder dans les yeux quand je marmonne un petit De rien à peine audible à cause des voitures circulant autour de nous. Je ne me remets de mon embarras que quelques instants après. Entre temps nous avons traversé un passage piéton et avons dépassé plusieurs personnes. Ne pouvant rester sur ce silence, je décide de le relancer sur l’anime.

« Tu as bien aimé la fille, Risa ? Elle avait beau être un des protagonistes, je n’ai pas pu m’empêcher de la détester pour ses décisions. »

Je lance un regard vers le ciel azuré, les nuages défilent lentement au rythme du vent qui les pousse. La couleur du firmament me rappelle celle des animes, et particulièrement le premier épisode de l’anime dont nous parlons actuellement. Quand Risa arrive au lycée et croise ses deux futurs comparses près de la piscine. J’entends encore sa voix me parler des iris de Nine et Twelve. C’était aussi un jour d’été.

« Je dois aussi avouer ne pas avoir très bien compris pourquoi elle est partie de chez sa mère. Elle était envahissante, dans mes souvenirs, mais elle ne faisait rien de mal, si ? »

Cela fait bien deux ans que j’ai regardé cette série animée, les détails ne me reviennent plus très bien à l’esprit, c’est donc pour ça que je demande confirmation à Satoshi. Quelque part, je comprends aussi l’inquiétude de la génitrice de Risa. Sa fille est aussi naïve pour partir avec des terroristes alors qu’elle les connaissait à peine. Ils avaient beau être des héros dans le fond, personne n’était au courant de leurs véritables intentions. Les médias cachaient leurs messages, ils voulaient juste se faire entendre, je pense que je n’en voudrais pas à ma mère de m’inquiéter si j’étais aussi tête en l’air et stupide que cette fille. Je me rappelle alors avoir fréquenté Zakuro de mon plein gré pendant une certaine période de ma vie. Peut-être que je le suis, en fait.

La discussion sur Zankyo no Terror continue, et ce n’est que lorsqu’elle se termine que je décide de parler du job d’été. En vue de la réaction de Satoshi, on dirait qu’il avait bien vite oublié ses bonnes résolutions. Il me demande alors comment postuler à l’offre. Je reste silencieux au départ, tentant vainement de réunir mes souvenirs concernant l’emploi. Au final, mon esprit ne m’aide pas à y voir plus clair. Je hausse les épaules et lui annonce d’un air désolé que je ne m’en rappelle pas.

« Je ne sais plus, désolé. Mais je peux t’envoyer les détails ce soir si tu veux. »

Je n’ai pas internet sur mon téléphone, sinon j’aurais pu vérifier tout de suite. Enfin, au moins j’ai un téléphone, me dis-je en repensant à celui du blond. S’il faut appeler, je suppose que je vais devoir lui prêter mon cellulaire, je lui dois bien ça. En tout cas, il semble assez mitigé concernant ce que je viens de lui proposer, nous verrons bien plus tard ce que cela donnera. En attendant, nous sommes là pour nous détendre. Nous sommes presque arrivés lorsque Satoshi sort son portefeuille de sa poche. Je n’y prête pas attention au départ, pensant qu’il veut simplement vérifier combien il a sur lui, mais quand il me demande si les jeux coûtent cher, je comprends que la situation est un peu plus problématique. Je me mets à réfléchir, et pour cela j’ai besoin de m’arrêter de marcher.

« Pas vraiment non. Après je suppose que ça dépend combien de temps tu joues et à quels jeux. »

Les bornes plus modernes avec les meilleurs équipements peuvent coûter assez cher, de même pour les jeux auxquels tu joues contre une IA. Si tu es très bon – ou très mauvais – tu ne joues pas longtemps et ce n’est pas rentable. Bah. On fera des jeux en 1 VS 1 pour faire durer le plaisir. Et puis au pire….

« Sinon hm…je peux t’avancer, ma mère m’a envoyé un peu d’argent quand je lui ai dit que j’irai à la salle d’arcade. »

Elle était plutôt heureuse de m’entendre dire que j’ai quelqu’un avec qui aller m’amuser, sachant que c’est la première fois depuis le collège, alors elle s’est empressée de m’envoyer une enveloppe de yens. J’ai bien essayé de refuser, mais une fois qu’elle était dans ma boîte-aux-lettres, je ne pouvais pas la renvoyer. Bref, nous arrivons à la dernière intersection avant la salle dont l’enseigne me brûle déjà la rétine. Mes yeux se posent sur la boutique juste à côté. Un konbini. Je me souviens alors avoir entendu Satoshi dire qu’il s’était levé juste 20 minutes avant notre rendez-vous.

« Du coup tu as raté les jours aujourd’hui ? »

Lui dis-je assez spontanément, sans aucune transition. De peur que cela paraisse brutal, je reprends rapidement pour aller à l’essentiel. Ce n’est pas la vraie question que je voulais lui poser. Je saute vraiment du coq à l'âne.

« J’imagine que tu n’as pas mangé non plus. On devrait peut-être passer acheter quelque chose à la supérette ? Ca sera sûrement moins cher que si on commande dans la salle d’arcade. »

Je n’ai pas spécialement faim, mais je suppose que lui si. Et puis nous ne sommes pas pressés, nous avons tout l’après-midi pour jouer et discuter. Autant qu’on le fasse dans de bonnes conditions. Connaissant les surtaxes des consommations dans les salles de jeux – bien que rien n’égalera le chocolat chaud que j’y buvais à Nagoya – et ses faibles revenus, je me dis que c’est sans doute la meilleure solution.

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Sam 2 Juil 2016 - 20:47

Ce n’était peut être pas la meilleure blague a faire finalement. Il a semblait être vraiment sous pression, comme si il s'en était voulu avant même de savoir pourquoi j'avais dis ça. Il est sans doute le genre de personne a culpabiliser facilement. J'ai donc préféré ne pas faire durer la plaisanterie trop longtemps, et lui révéler la signification de mes paroles. Puis j'ai parlé, parlé, et encore parlé de cette véritable œuvre d'art qui m'avait touché, moi et mes émotions, les faisant déborder plusieurs fois durant la nuit, a tel point que j'avais faillis pleurer a la fin. J'avais trouvé tous les personnages intéressant, sans exception. Chacun avait quelque chose dont les autres ne disposaient pas.

L'intelligence, la joie, la tristesse, la haine et la rancœur, en fonction de leurs passés et de leurs présent. C’était très intéressant a regarder. J'ai souvent un œil plus critique que spectateur, mais je n'ai pas pu m’empêcher de le regarder sans penser au contour, juste a la profondeur de l’œuvre. Et ce fut une vrai bouffée d'air frais, il n'y a pas a dire. Il se prête a la critique, me questionnant pour en savoir plus. Il évoque la fille, l'une des trois protagonistes, Risa. Il ne parle pas d'elle en des termes vraiment élogieux, et je ne peux me contenir, décidant de prendre sa défense :

- Et bien je pense qu'elle ne prend pas toujours la décision la plus censé parce qu'elle va mal. Elle ne pense pas rationnellement, elle pense d'abord a ce qu'elle peux faire afin d'avoir la meilleure situation finale. Enfin ce qui lui semble être la meilleure situation, ce qui n'est pas forcément le cas. Quelqu'un de complet sur le plan psychologique comprendra que certaines situations sont inévitables pour obtenir ensuite une situation meilleure, alors qu'elle faisait tout pour obtenir la situation meilleure tout de suite. Enfin je ne sais pas si je suis parfaitement clair, désolé.

Il évoque d'ailleurs le moment ou elle quitte sa maison, avec sa mere, en se demandant pourquoi elle le fait alors qu'elle n'y semble pas malheureuse :

- Je pense qu'il faut encore se mettre du point de vu d'une personne ayant des problèmes émotionnels. Il y a un fort contraste entre sa vie a l'école ou elle est soit seule, soit persécuté sous le couvert de l'amitié, comme la scène de la piscine qu'elle effectue dans l'espoir d'avoir des amis, et la vie chez elle, ou elle se sent étouffé, surprotégé. Elle n'est pas maltraité, loin de la, mais elle cherche un juste milieu, un endroit ou est sa place, qu'elle parvient a trouver avec les héros qui ne l'étouffe pas, mais son sincère avec elle, surtout le plus joyeux des deux, je ne sais plus son nom, je me perd avec tout ces chiffres.

Et donc c'est pour ça que je l'aime bien, parce que pour le spectateur elle prend des décisions stupides, mais pourtant je pense qu'elle est le personnage le plus humain et le plus réaliste de l’œuvre. Avec l’inspecteur je dirais, alors que les autres sont beaucoup plus caricaturaux, enfin ce n'est pas une critique,je pense que c'est une volonté des producteurs. Oh, désolé, je parle beaucoup trop. Excuse moi, Hisaka-san.


Encore une fois, lorsque je débouche sur le thème des manga et de l'animation, je me perd dans un flot de parole inattendu quand on me connaît. Mais si il veux que nous devenions partenaires dans l'écriture de son blog, il va devoir prendre l'habitude. Enfin, pour faire en sorte que cette collaboration perdure, il va falloir commencer par m'acheter un ordinateur. Et pour ce faire, il me faudra ce fameux job d'été, qui est l'actuel sujet de notre conversation. Il ne semble pas avoir plus d'informations que ce qu'il ma déjà dit. Mais comme il me propose de m'envoyer des informations....que je ne pourrais sans doute pas recevoir. Sans ordinateur et sans téléphone, je suis un peu coupé du monde :

- Désolé je ne sais pas vraiment comment les recevoir...je pourrais toujours aller voir sur l'ordinateur de mon amie....faisons comme ça, merci beaucoup.

Je m'incline, comme a mon habitude pour le remercier, et le sujet est clos, permettant d'enchainer enfin sur la vraie raison de nos retrouvailles aujourd'hui. La salle d'arcade. Je l'avais presque oublié depuis une dizaine de minutes, alors que je me perdais en explication pas forcément convaincantes, mais qui on au moins le mérite d’être passionné. C'est plutôt intéressant de savoir combien la sortie va me coûter, même si il n'a pas d'ordre d'idée précis. Je n'avais pas envisager que chaque machine soit payante, j'avais plutôt pensé a un prix global, a l'entrée, mais c'est plutôt une bonne chose, car tu n'es pas obligé de payer pour un tout, et donc pour quelque chose que tu n'utiliseras pas. Il me propose même de me dépanner si je n'ai pas assez d'argent.

- Oh, non, ne t'en fais pas, je ne veux pas te prendre de l'argent, je ne suis meme pas sur de pouvoir te les rembourser en plus, et puis j'ai prévu ce qu'il faut, enfin, je crois.

Oui, j’espère. Surtout qu'il me propose d'aller manger. Je ne suis pas sur d'avoir de quoi m'acheter a manger, puis payer la salle d'arcade. Mais comme il me le demande, je n'ai pas etais en cours, donc je n'ai pas etais au self, je n'ai pas mangé, et je commence a avoir faim. Je fouille dans ma poche en répondant :

- Et bien non du coup, j'ai raté les cours de la journée, mais ce n'est pas très grave, je dois avouer que je n'écoute pas énormément quand j'y suis. Et je suis plutôt d'accord pour acheter quelque chose. C'est vraiment beaucoup plus cher a l’intérieur ? Autant acheter a coté alors. Tu as faim toi ?


Je trouve mon porte-feuille et commence a le fouiller tout en écoutant mon camarade.

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Dim 3 Juil 2016 - 15:44

Quand je lui avais demandé ses impressions sur l’anime, je ne pensais pas qu’il deviendrait aussi volubile. Jusqu’à présent, j’avais toujours vu Satoshi comme un garçon timide, un peu renfermé – comme moi – mais il semblerait que lorsqu’on touche un sujet qui l’intéresse, il ne s’arrête pas de parler. C’est donc bien un étudiant en droit, me dis-je en l’écoutant me parler de Risa. Un peu plus tôt, je lui avais fait part de mon énervement envers ce personnage. Lui semble l’avoir apprécié pour des raisons assez compréhensibles, bien que je ne partage pas cet avis. En fait, le seul point sur lequel j’étais d’accord – et pas des moindres, tout de même – c’est le fait qu’il s’agisse d’un personne humain. De ce fait, j’acquiesce d’un hochement de tête pour lui montrer mon accord. Il me parle ensuite de la mère de la jeune protagoniste, il me semblait bien qu’elle la couvait, mais j’avais oublié les crises de nerfs que lui faisait sa génitrice lorsqu’elle rentrait chez elle. Ainsi, je peux me montrer un peu plus compatissant avec le personnage. Je peux permets de l’interrompre quand il me dit ne plus se souvenir du nom de l’un des deux héros.

« Twelve, celui qui a le plus le sourire, Twelve. »

Il reprend sur sa conclusion, le fait que Risa soit un personnage humain qui fait des erreurs, comme l’inspecteur, avant de terminer sur des excuses sur le fait qu’il parle trop. Je secoue la tête de droite à gauche pour lui faire comprendre que cela ne me fait rien. Au moins quand il parle, il meuble la conversation, je ne sais pas si j’aurais pu trouver quelque chose de plus intéressant à dire s’il s’était contenté de m’annoncer qu’il avait trouvé ça bien, mais sans plus.

« Le personnage avec qui j’ai le plus d’atomes crochus…je dirais que c’est Nine. »

Un jour d’été, Rise avait croisé des yeux noirs froids comme de la glace, ceux de Nine. Je ne m’identifie pas du tout au personnage, mais j’ai toujours eu un penchant pour les kuuderes et les protagonistes caricaturaux. Twelve était un gentil garçon aussi. Tous les deux se complétaient et formaient une équipe quasi-invincible. Leur plan aurait fonctionné à merveille si Risa n’avait pas été là, mais elle est aussi celle qui leur avait pris à avoir des sentiments, à partager des joies simples. Au fond, leur mort est encore plus tragique quand on pense au fait qu’ils auraient pu aspirer à la vie qu’ils avaient souhaitée.

Zankyou no Terror mis de côté, nous sommes repartis sur la discussion du job d’été. Plus que désolé de ne pas savoir comment postuler à l’offre, je lui propose donc de lui envoyer les détails via l’internet…ce à quoi il me répond qu’il ne sait pas comment les recevoir. J’avais oublié qu’il n’avait pas d’ordinateur personnel, merde. Il finit tout de même par me remercier en m’expliquant qu’il se servira du PC de son amie, celui avec lequel il a rushé l’anime la nuit passée. Je suis vraiment le roi des crétins et des gaffeurs, je devrais faire un peu plus attention à ce que je dis.

« D-de rien. »

Ainsi, lui proposer de lui avancer de l’argent au cas où il n’aurait pas assez pour la salle d’arcade me paraît naturel. J’en ai assez de mettre les gens mal à l’aise, surtout après ce que j’ai fait à son téléphone. Il a beau avoir insisté plusieurs fois pour que j’arrête de me sentir coupable à ce sujet, je ne peux pas m’empêcher d’y penser à chaque fois que je lui sors quelque chose d’inconvenable. Il me répond alors qu’il ne veut pas me prendre mon argent. J’ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais il continue en me disant qu’il n’est même pas sûr de pouvoir me rembourser si jamais je devais lui prêter.

« Je…Enfin, si ça devait arriver, ce n’est pas un problème hein. »

Je marque une petite pause, ne sachant pas trop comment conclure. Finalement, j’opte pour la simplicité en espérant ne pas le gêner encore plus. Je ne veux pas qu’il se sente pauvre ou quoique ce soit, mais je veux lui faire savoir qu’il peut compter sur moi s’il en a besoin. Je ne sais pas d’où je tire une si grande confiance en lui, mais je suis sûr qu’il est honnête alors ça ne me dérange vraiment pas.

« Disons que même si je ne roule pas sur l’or, je peux…rendre service à un ami ? »

Ami. Je manque de me mordre la langue après avoir dit ça. Et s’il ne le ressentait pas comme ça ? Je me sentirais bien embarrassé si c’était le cas. Oh non, qu’est-ce que je viens de dire. Vite, changer de sujet, nous ne sommes encore même pas arrivés et je suis déjà en train de tout gâcher. Je regarde aux alentours ce qui pourrait sauver la conversation. Un konbini. Il ne doit pas avoir mangé s’il s’est levé il y a moins de trente minutes. Allez, je lui propose de passer y faire un tour.

Je souris quand il me dit qu’il me dit tout naturellement qu’il n’écoute pas énormément quand il est en amphi. A vrai dire moi non plus, qui fait ça d’ailleurs, mis à part les acharnés du travail ? En tout cas, nous avons l’air de tomber d’accord sur le passage à la supérette, il doit avoir faim après avoir passé des heures sans manger. Il me demande également si c’est vraiment plus cher à l’intérieur de la salle d’arcade. Je hausse les épaules, je n’en sais rien pour être honnête, mais ça me semble logique.

« Je crois qu’ils doivent payer des taxes pour vendre de la nourriture alors ils doivent majorer le prix pour que ce soit rentable pour eux. »

I’m not fun at parties. Je regarde Satoshi fouiller son porte-feuille tout en me demandant si j’ai faim, moi. La réponse est…Je ne sais pas. Disons que si je mangeais maintenant, je dirais que c’est plus de la gourmandise qu’un véritable besoin. Ne pouvant pas me résoudre à lui répondre un truc tout droit sorti d’un magazine de diététique féminine, je choisis de rester vague à ce sujet.

« Hm. J’ai plutôt soif pour ma part. »

Dans tous les cas, je suppose que nous y passerons. L’intersection traversée avec succès, nous arrivons devant le konbini. Je prends l’initiative d’entrer en premier, ouvrant les portes automatiques pour l’étudiant en droit. Je salue le caissier en bredouillant avant d’aller dans le rayon boisson fraîche. Thé glacé ou autre soda ? Mon choix se porte finalement sur une canette de thé vert. 80 Yens, je vais pouvoir prendre des pains au melon au passage. Ils ne sont pas aussi bons qu’en boulangerie, mais ça me fera quelque chose d’abordable à partager avec lui plus tard. Mes courses faites, je commence à chercher Satoshi dans la supérette – qui n’est pas grande, heureusement. Ceci fait, je lui demande s’il a tout ce qu’il lui faut.

« Alors, tu prends quoi ? »

Je l'attends pour aller à la caisse car je n'ai pas envie de faire face au caissier tout seul.

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Ven 8 Juil 2016 - 18:19

J'ai l'impression de me perdre dans mon discourt. J'en dis sans doute trop, et je le perd lui aussi, probablement. Enfin, si j'étais ennuyant, ou si cela l'énervait, il m'aurait sans doute arrêté, ou trouvé un moyen de changer de sujet. Au contraire il parvient a relancer encore en complétant ce que je dis. Twelve. C'est vrai. Je n'ai déjà pas une très bonne mémoire des prénoms des personnages, alors si en plus ce sont des pseudonymes, je suis perdu. C'est d'ailleurs encore un point que j'aurais voulu soulever plus tôt, et que je vais pouvoir évoquer maintenant. Je m’arrête quelques secondes pour bien réfléchir a ce que je vais dire avant de faire :

- Oui, twelve, et nine je crois. Je trouve d'ailleurs que c'est aussi quelque chose d’intéressant ça. Je te parlais de personnages caricaturaux, et le fait de ne pas leurs donner de vrais prénoms, ou plutôt, de ne pas donner celui de naissance, et seulement le pseudonyme qu'ils ont reçu lorsqu'ils sont arrivés aux centres peut aussi donner l'idée de personnages façonnés pour l’œuvre. Qui n'ont pas de vrai défauts que ce que veux bien lui donner le réalisateur, contrairement a Risa par exemple, ou l'inspecteur qui eux, semblent plus humain, comme si eux étaient dépendant dans leurs émotions, pour bien contraster la différence entre l'humain et le cobaye, qui eux, les trois derniers survivants, sont beaucoup plus....je ne sais pas comment dire....eux trois sont la pour faire avancer l'histoire, et les autres sont des grains de sable. Ce n'est pas vraiment bien dit en fait, désolé.

J'incline a demi la tête, autant pour m'excuser de cette explication plutôt bancale que pour moi même, dans ma réflexion. Il me dit qu'il a bien aimé Nine et je ne peux m’empêcher de sourire. Le brun ténébreux, le garçon sérieux du groupe, le génie, le meneur. C'est le genre de personnage rapidement plébiscité par une grosse communauté. Hisaka fait peut être partit de ces gens qui aiment ce genre de personnage. Je ne vais pas commenter, je ne veux pas que mes paroles soient mal prise.

J'ai quand même hâte de pouvoir regarder d'autres œuvres. Internet en regorge, je pourrais passer plusieurs mois non stop sans jamais voir le bout de toute les séries existantes. Il ne me manque qu'un ordinateur, cet objectif actuellement si loin, mais pour lequel j'ai fais un pas en avant grace aux recherches de mon ami. Il me dit que je n'ai pas besoin de le remercier mais au contraire, sans lui je suppose que je n'aurais pas eu le courage de prendre un job d'été. J'avais déjà eu tant de mal a me décider a postuler a la supérette que recommencer aurait était au dessus de mes forces. Mais je ne suis pas tout seul, et c'est largement rassurant pour moi. Je lui souris en faisant :

- De rien ? Tu veux rire ? Tu as tout fait sans que j'ai besoin de lever le petit doigt, tu mérites les remerciements, vraiment !

Je ne le connais pas encore très bien, et je pense que si nos projets aboutissent nous aurons largement le temps de développer une vraie relation d'amitié. Mais j'ai le sentiment qu'il est gentil. Il m'aide, depuis que je l'ai rencontré. Bon, être le possible destructeur de mon téléphone n'est pas forcément ce que l'on peux appeler « de l'aide », mais il était tellement mal a l'aise. Je me souviens d'ailleurs qu'il avait tenté des choses pour le faire marcher a nouveau, sans succès. Puis toute cette histoire de blog, de job d'été, et maintenant d'argent qu'il me propose, je pense qu'il est du genre a aider les gens, avec sincérité. Il n'est pas vraiment obligé de me proposer tout cela après tout, alors je pense que c'est quelqu'un de bien.

Il achève ce qu'il vient de dire par une phrase qui me fait presque sursauter. Un ami. Il me considère donc de la sorte ? J'avais ce sentiment moi même, envers lui. J’espérais même que cela soit vraiment ce qu'il y avait entre nous. Mais l'entendre lui même prononcer ces mots me marque plus que ce que j'aurais imaginé. Je rougis même. Bon sang SatoSato, ce n'est qu'un mot. Mais comme dis plus tôt, je n'avais jamais étais ami avec un garçon de mon age avant, et cela m'emplit de joie.

- C'est gentil, vraiment, mais ne t'en fais pas, ça va aller, je ne vais pas te prendre de l'argent alors que tu prend déjà le temps de venir ici avec moi ! Mais tu as raison, entre amis, il faut s'entraider. Si tu as besoin de quelque chose aussi, n'hésite pas a demander, je te dois bien ça.

J'aurais voulu dire autre chose de moins gênant. De moins....basique. J'ai l'impression de sortir une phrase toute faite d'un catalogue. Ce n'est même pas réellement ce que je voulais lui transmettre. Je tire un peu sur mon tee-shirt. Il fait vraiment chaud aujourd'hui, surtout depuis quelque temps....par chance nous arrivons a l’intérieur du magasin climatisé. Ouf, je revis. Il m'explique qu'il y a des taxes a la salle d'arcade qui fait que tout ce qui est vendu est plus cher que dans un konbini classique.

Il me dit qu'il a soif, et va directement vers le rayon des boissons. Maintenant que je travail dans un endroit de ce genre, j'en connais l'agencement et je sais facilement ou les choses qui m’intéressent se trouve. Je remarque en passant, amusé, que même si ce n'est pas le même endroit, le rangement est identique. Mes yeux se posent sur des détails que je ne remarquaient pas avant. Déformation professionnel je suppose. Je vais au niveau du rayon ou se trouve tout les gâteaux, le dépassant pour atteindre l’arrière ou se trouve les fruits et légumes. Il fait chaud et je sais qu'une seule chose parviendra a me rafraîchir. Deux choses en fait. J'ai l'habitude de manger peu, autant par besoin sportif et diététique, que par manque d'argents. Je remplis un sac de plusieurs belles pommes vertes, avant d'aller a mon tour au niveau des boissons. Je trouve rapidement ce que je cherche, une bouteille d'eau aromatisé a la pomme. Parfait. Pile au moment ou Hisaka me rejoint.

- Oui, c'est bon, j'ai juste assez normalement pour ensuite pouvoir profiter de la salle d'arcade. Je suppose que ça fait beaucoup de pommes, mais ce n'est pas ma faute, j'adore ça....

Je souris avec gêne avant de me diriger a la caisse. Tandis que le caissier passe mes articles, je fouille pour sortir les pièces que j'avais préparé plus tôt. Je paye et récupère mes articles, avant de remercier mon homologue d'une voix plutôt claire. Encore une bonification due a mon travail. J'ai du apprendre a parler distinctement aux clients. Je ne bredouille plus, enfin, moins, qu'avant. Je m'écarte pour laisser la place a mon camarade, observant ses achats, toujours en gardant un sourire sur le visage, peut être un poil trop crispé aux yeux des gens souriant, mais je fais ce que je peux après tout, pour détendre l’atmosphère.

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Sam 16 Juil 2016 - 21:40

En l’écoutant parler de l’anime et analyser les personnages, j’ai l’impression d’avoir bouleversé sa vie en lui suggéré Zankyou no Terror. Ainsi, nous avançons dans la ville en discutant, débattant sur l’histoire et l’œuvre toute entière. Satoshi prend vraiment ça au sérieux. Quand je regarde un anime, je le fais par plaisir, loisir et je ne me pose – en général – pas autant de questions que lui. C’est peut-être parce que c’est le premier qu’il regarde, qu’il a trouvé le temps et le courage de mener un raisonnement aussi profond. Un petit rire s’échappe de ma gorge lorsqu’il met un terme à sa tirade, pas moqueur, loin de là. Je me reprends aussitôt, espérant ne pas l’avoir froissé.

« Désolé, tu as juste l’air tellement passionné que je trouve ça drôle ! »

Je n’avais jamais pensé qu’il puisse y avoir quelqu’un au Japon qui n’a vraiment jamais regardé d’animes, je veux dire…même si on n’a pas d’accès à internet, il y a la télévision ? Mais peut-être qu’ils n’ont que les chaînes locales là où il habite. Enfant de la ville, je n’ai jamais eu à me poser de questions, j’avais toujours la technologie à portée de main. Je relève les yeux vers l’étudiant en droit, lui adressant un sourire pour lui montrer ma bonne foi. Où en était-on déjà ? Ah oui, nous parlions de Nine et Twelve, héros caricaturaux par excellence, puis Risa et l’inspecteur de police, les humains qui ont su se hisser au niveau des deux génies.

« Je suppose que tu parlais de leur pouvoir d’action, en les comparant à des grains de sable. »

Au final, celle qui avait le plus d’autorité légitime, c’était Five. Un personnage détestable en tout point, un antagoniste comme on en retrouve dans la plupart des récits de science-fiction, une personne que le spectateur est heureux – ou du moins soulagé – de voir disparaître de son écran. Le personnage que tout le monde aime détester. Je ne me souviens plus exactement des détails, mais je me rappelle très bien de la scène de la grande roue orchestrée par Five. Qu’en a-t-il pensé, d’ailleurs ? Je n'ose pas poser de question de front, mais je suis sûr qu'évoquer cet instant suscitera une réaction.

« J’ai beaucoup aimé le moment où Twelve va sauver Risa sur la grande roue. C’était très poignant. »

Parenthèse sur les animes close, je reprends sur le job d’été. Après l’avoir possiblement gêné, je tente de faire disparaître la honte de lui avoir rappelé qu’il n’a pas d’ordinateur, sur mon visage. Je suis soulagé d’entendre qu’il ne m’en veut pas et n’a même pas compris pourquoi est-ce que je me suis senti soudainement mal à l’aise. En soi c’est une bonne chose, mais je me sens un peu lâche de penser de la sorte. Eviter les problèmes tant qu’ils ne me font pas réellement face, ça a toujours été ma philosophie de la vie, mais je me rends compte qu’elle peut parfois s’avérer embarrassante quand les malentendus en question sont avec vos proches.

Arrivés au niveau d’une intersection, nous nous arrêtons. Je prends alors conscience qu’il n’a pas eu le temps de déjeuner correctement de la journée et l’invite à passer au konbini même si – de mon côté – je n’ai pas spécialement faim. Encore une fois, j’enchaîne les boulettes. Il faut croire que les conversations sur l’argent ne sont pas mon fort. Pire encore, je laisse entendre que je le considère comme un ami en partant au quart de tour sur le fait que je peux lui prêter de l’argent. Heureusement, il ne me rejette pas et m’approuve. Décidément, ce type est d’une gentillesse sans égale. Si je ne l’avais pas rencontré, je n’aurais jamais cru qu’il existe de telles personnes en ce monde. Je lui réponds avec un sourire courtois, les joues légèrement roses, que je suis d’accord avec sa proposition.

« O-oui ! Faisons de notre mieux pour nous aider entre étudiants ! »

Même s’il y a quelque chose sur quoi j’ai tiqué, je ne lui fais pas la remarque tout de suite. Ca pourra bien attendre la sortie du magasin. Ayant assez d’argent pour deux, je ne regarde pas trop les prix et prends les articles qui me font envie, des choses que je pourrais partager avec le jeune homme sans que ça devienne trop gênant. Les pains au melon sont une bonne affaire, ils ne coûtent pas un bras et son emballés séparément. Imaginez un seul instant que j’achète un onigiri, j’aurais dû prendre le risque de tout faire tomber par terre en coupant en deux à mains nues. Je secoue la tête pour en faire sortir cette sinistre pensée. Non, cette après-midi de détente ne se finira pas en Boy’s Love cliché. Je finis par trouver l’étudiant en droit un peu plus loin, au détour du rayon fruits et légumes. Ca ne m’étonne pas trop venant de sa part étant donné qu’il avait pris une boisson aromatisée à la pomme la dernière fois que nous nous sommes vus. Je lui demande poliment sur quoi s’est porté son choix, mais il ne me répond pas tout de suite. Je ne comprends pas très bien pourquoi il me parle d’argent –- d’où mon air surpris – mais je ne lui en tiens par rigueur. Des pommes, encore et toujours. Je me demande s’il ne s’en lasse pas, mais apparemment il adore ça.

« Oh. Je vois, je n’aime pas trop les pommes personnellement. »

Sauf quand elles sont sur une tarte, mais c’est une autre histoire. Ainsi, nous nous dirigeons vers la caisse. Je laisse Satoshi passer en premier, n’étant pas spécialement pressé de me confronter au caissier. Mes deux articles scannés et payés, je peux enfin rejoindre le blond après avoir salué une dernière fois l’employer du magasin. Les portes automatiques s’ouvrent, nous retrouvons à l’extérieur. Une ligne droite d’une vingtaine de mètres nous séparent désormais de la salle d’arcade, les lumières de l’enseigne nous accueillent déjà de loin. Le temps d’y arriver, je relance la conversation sur quelque chose qui m’avait fait tiquer tout à l’heure.

« Hm. Tu sais…avant tu as dis que je prenais déjà du temps pour venir avec moi, mais entre nous…je pense que c’est plutôt l’inverse. »

Plusieurs fois cette semaine, je m’étais interrogé sur la raison pour laquelle j’avais invité Satoshi à m’accompagner et j’en suis arrivé à la conclusion que je cherchais peut-être un substitut à mon ancien ami. Bien sûr, ce n’est pas de ça que je veux. J’aimerais pouvoir être ami avec Satoshi de manière authentique, mais je crains parfois d’abuser de sa gentillesse. Nous arrivons juste devant l’entrée de la salle d’arcade, je prends une grande inspiration en entrant à l’intérieur. C’est un peu lâche de lui dire ça maintenant que nous y sommes, mais j’aimerais être honnête avec lui.

« =Je t’ai sans doute déjà dit que je fréquentais ce genre d’endroits avant, avec un ami, au collège. »

Je marque une pause le temps d’observer les différents jeux disponibles, ceux qui sont libres et qui peuvent se jouer à deux, puis je reprends sur un ton un peu gêné. Ma voix est plus rauque qu’à l’accoutumée, espérons qu’il ne le remarque pas à cause du bruit.

« Pour être honnête, j’aurais pu y retourner plus tôt, mais je n’avais pas la foi d’y aller seul. Du coup…je devrais être celui qui te remercie de venir avec moi, je suppose ? »

Tiens, un jeu de tir. Pour le moment il est occupé, mais ça pourrait être drôle. Ca fait des années que je n’y ai pas touché. La dernière fois que je suis venu ici, je n’avais pas eu le temps de tester beaucoup de choses. Argh, voilà que je détourne encore le sujet. Pourquoi est-ce que je ne pourrais pas être courageux, juste une fois ? Je déglutis et tourne les yeux vers le blond. Ca va bien se passer. Tu lui as fait une déclaration d’amitié tout à l’heure, ça ne peut pas être plus embarrassant que ça.

« Je ne suis pas très doué avec les autres et tu es vraiment…gentil, alors j’ai un peu peur d’en abuser tu vois. »

Ce n’est pas vraiment là que je voulais en finir, mais j’imagine que c’est déjà une bonne avancée de lui avoir fait par de ça. L’histoire de Kaspar attendra un autre jour. Je suis venu pour me vider la tête des cours, pas pour vider mon sac des anciennes relations qui viennent me hanter.

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Sam 23 Juil 2016 - 20:50

Je n'ai vraiment plus aucune difficulté a évoquer cet anime. J'avais au tout début de la conversation eu peur qu'il ne soit ennuyé, mais lorsqu'il a commencé a me répondre, si bien que je n'ai plus réussit a m’arrêter. J'ai toujours analysé les œuvres de la sorte, c’était inconsciemment au départ, puis je m'amusais ensuite a trouver tout les messages que l'auteur cherchait a faire passer, voir les petits clins d’œils a d'autres œuvres, décortiquer la psychologie des personnages....je suppose que c'est ça d’être passionné, faire des choses que des gens trouvent compliqué, voir idiot, sans se lasser. Il se met a rire légèrement lorsque j’arrête de parler, si bien que je me tourne vers lui d'un œil interrogateur. J'ai peut être dit quelque chose d'idiot dans mon analyse ? Mais il me dit que c'est la façon passionné que j'ai de parler de cet anime qui le fait sourire. Je rougis en bredouillant :

- J'ai toujours analysé tout ce que je lis de la sorte. Et c'est le premier anime que je regarde, alors il y a en plus les animations, les musiques, tout prête a l'analysé, alors je parle encore et encore. Désolé je ne veux pas t'ennuyer...

Je détourne les yeux. Voila exactement pourquoi je préfère ne pas parler de manga avec des gens, je fini toujours par les lasser, les ennuyer avec mon déballage d'informations sans pause, je parle encore et encore et encore, et on fini par me faire comprendre qu'il est temps d’arrêter de parler. Je le sais pourtant, mais je ne peux m’empêcher. Je relève toutefois la tête, surprit, lorsque je l'entend reprendre de lui même la conversation. Sans le vouloir, un sourire se dessine sur mes lèvres. Je présume que c'est ça d’être avec quelqu'un avec qui on partage des centres d’intérêts. Je présume que c'est ça d’être avec un ami. J'hoche vivement la tête en répondant :

- Oui, exactement ! On pourrait même comparer les personnages a un train. Les trois génies sont des tgv, qui font avancer les choses très vite, immuablement, sans que quelqu'un puisse les arrêter. Néanmoins, en poussant une manette, il est possible de faire dévier de trajectoire, légèrement, en faisant mouvoir les rails. Et c'est ça le rôle de Risa, du détective. Ils ne peuvent pas directement les arrêter, mais par contre, grâce a eux, les événements ne suivent pas totalement ce qui était prévu. Et ainsi, l’œuvre gagne en profondeur. Pardon, je t'avais promis de ne plus parler autant.

Je fini enfin par me taire, en camouflant mon sourire. C'est tellement bon de pouvoir parler de toute ces idées, analysés, hypothèses que j'élabore seul dans mon coin depuis des années. C'est exactement ce que je voulais, je m'en rend compte maintenant. Regarder et analyser est ma passion, le faire avec un ami pourrait faire évoluer cette passion dans une nouvelle dimension. Et c'est pour cela que je souris sans parvenir a m’arrêter. C'est une sensation vraiment agréable, oui. Il renchérit encore. La scène de la grande roue s'imprime sur ma pupille, tandis que je revois les événements avec exactitude. On dirait presque que dans cette question, il veux savoir mon avis au delà de la scène. Il va être servit alors, si il le veux vraiment.

- J'ai trouvé la scène, visuellement parlant, extrêmement élaboré. Le fait que cela soit dans la pénombre a peine éclairé par les lumières du parc renforce vraiment le coté dramatique, je pense. Et surtout, je trouve que c'est durant cette scène que l'on découvre vraiment le personnage de Five. On ne le saura jamais, mais je suis persuadé qu'elle aurait désamorcé les bombes même si il n'avait rien dit. Voir que les bombes étaient des fausses. Ce n’était qu'un coup de bluff. C'est la vraie victime de toute l'histoire, je pense, Five. Elle a du supporter tout le programme alors que les deux autres se sont enfuis, et même si elle les entraînes dans ses « jeux », ce n'est pas par méchanceté, elle est programmé, si tu vois ce que je veux dire.....la scène de sa mort a la fin renforce cette idée du fait qu'elle n'est vraiment pas méchante, juste qu'elle n'a pas eu de chance, et que sa seule façon de parler avec Nine, c’était ces jeux mortels. Enfin quand on y pense, la scène de l'avion était impossible a arrêter, je suppose qu'elle est un peu folle sur les bord, mais reste que je pense quand même que c'est la plus grande victime de toute cette histoire.

C'etait long, mais je me sens bien. Je lui adresse un sourire coupable, comme pour m'excuser d'avoir autant parler, alors que nous en venons ensuite a parler du job d'été, et enfin que nous pénétrons dans le konbini. Suite a la discussion ou il me dit qu'en effet, nous devons nous entraider entre étudiants, nous nous séparons dans le magasin pour prendre chacun nos achats. Je ne parlais pas vraiment des étudiants en général. Je n'aiderais sans doute pas un inconnu, bien que je l'ai déjà fais, avec Leïla ou avec Mei par exemple, mais je le ferais d'avantage avec un ami, c'est ce que je voulais dire, mais ce n'est pas grave, il a raison dans le fond de toute façon.

Après avoir prit mes pommes, je le retrouve un peu plus loin dans le magasin, et évoque légèrement honteusement mon péché mignon. Je ne sais pas pourquoi, mais quand je pense aux pommes, je pense aux fraises, qui ont la réputation d’être prisé des femmes enceintes. Ce rapprochement entre les deux fruits fait que je rougis souvent quand j'évoque le fait que j'adore les pommes. Il dit qu'il n'aime pas plus que ça, ce qui n'est pas vraiment étonnant, a la campagne, et encore plus ou j'habite, il n'y a que des pommiers partout, alors que pour lui c'est un aliment comme un autre. Je suppose néanmoins qu'on peux être quelqu'un venant de la ville et aimer les pommes. C’était une idée stupide.

Une fois que nous avons payés, et que je l'ai regardé incliner la tete plusieurs fois au vendeur, ce qui encore une fois me fait penser a ma propre attitude, nous retournons dans la chaleur de l’extérieur. Il fait déjà plutôt chaud, bien que cela ne soit pas encore l'été. Je souffre déjà a l'idée des longues heures de canicule qui nous attendes. Je ne l'avais pas remarqué avant, mais sortir me permet enfin de voir la fameuse salle d'arcade qui se trouve devant nous. On ne peux pas vraiment la rater, éclairer de la sorte, même en plein jour elle est...éblouissante.

Nous nous y dirigeons, tandis qu'Hisaka prend soudainement la parole. Je le regarde d'abord légèrement surprit. En effet depuis que nous nous sommes retrouvés plus tôt dans l’après-midi, j'avais toujours commencé les conversations. Enfin, il me semble, je ne suis plus vraiment sur de celui qui a abordé le sujet du job d'été. Mais dans tous les cas, je l'écoute tandis qu'il évoque quelque chose qui semble le gêner. Il reprend ma formulation, en la retournant pour échanger nos rôles, ce qui n'est pas forcément pour me plaire. J'aimais bien me dire que grâce a lui j'étais sortit de ma solitude, plutôt que l'inverse. Etre le meneur n'est pas vraiment quelque chose dont j'ai l'habitude.

Tandis qu'il me dit ça, nous entrons dans la salle d'arcade. Je ne profite pas autant de cette entrée dans la salle que je tente d'imaginer depuis une semaine, que je l'avais pensé. Cette dernière phrase tourne dans ma tete. L'avantage, c'est qu'il fait plus frais qu'a l’extérieur, merci la climatisation. Il reprend la parole alors que les portes automatiques se referment derrière nous. Il me parle de son fameux ami, qu'il a déjà évoqué plus tot, et de la façon qu'il avait de venir avec lui avant. Il me considère peut être comme un remplaçant ? Ça ne me dérange pas particulièrement. Si je remplace un ancien ami, c'est que je suis son ami aussi, je n'ai pas trop de chose a lui reprocher la dessus.

Par contre, abuser de ma gentillesse, alors que je pense l'inverse depuis le début, c'est une situation plutôt cocasse. Je manque d'éclater de rire quand il dit ça. Nous pensions la même chose de l'autre depuis le tout début ? J'avais l'impression d'abuser de son temps, qu'il faisait ça juste pour me faire plaisir. Néanmoins savoir qu'il pensait ça de moi me rend encore plus joyeux. C'est une vraie sortie entre ami finalement. Il finit par me remercier, en disant encore une fois qu'il ne veux pas abuser de ma gentillesse. Je ne me trouve pas plus gentil qu'un autre, j'aime juste faire en sorte que les gens soient content d’être en ma présence.

Pas très doué avec les autres hein ? C'est amusant, vraiment. Moi non plus, c'est évident, et je pense qu'il la comprit au vu de mes réactions. Comme je l'ai remarqué lors de nos précédentes rencontres, et il n'y a de cela qu'une dizaine de minutes avec le vendeur, nous nous ressemblons beaucoup dans nos réactions. Dans nos centres d'interets. Tout est assez simple quand je parle avec lui en fait, c'est pour ça que j'ai pu évoquer toutes ces analyses d'anime depuis le début. Sans réfléchir, parce qu'il est a même de les comprendre et de les apprécier. Je tourne mon visage vers lui lentement.

- C'est pareil pour moi tu sais. Depuis que nous nous sommes retrouvés tout a l'heure, je me demandais si je n'abusais pas de ta présence, que tu n'étais pas la juste parce que j'avais un peu insisté sur le fait que je n'étais jamais allé dans cette salle avant. Mais t'entendre dire ça me fait me dire que nous avions chacun la même pensée de l'autre. Et si nous repartions a zéro, qu'en penses tu ? Puisque nous sommes chacun content d’être ici, arrêtons d'essayer de savoir si l'autre se force ou non. On est ami non ? Enfin, je crois.

J'ai un peu bredouillé sur ma dernière phrase. Je n'y ai pas mis la confiance que j'aurais voulu mettre, que j'avais tenté de mettre jusque la dans la phrase. Ça sonne peut être ridicule en fait. Pour une fois j'ai improvisé ce que j'ai dis, et cela n'a sans doute pas vraiment d'impact. Je m'éclaire la gorge en me tournant pour la première fois vers la salle, voulant remettre une meilleure ambiance entre nous :

- Bon, je n'y connais rien du tout, alors selon toi, que devrions nous faire en premier ?

Enfin j’analyse l'endroit ou je me trouve. Des bornes d'arcades a longueur de vu, chacune différentes, proposant une multitude de jeux, que je ne connais pas pour l’extrême majorité. Oui Hisaka-san, je serais totalement perdu sans un guide dans cet enfer de machine.

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Lun 19 Juin 2017 - 23:22

Il a bien fallu que je lui répète trois fois qu’il ne m’ennuyait pas et que tout ce que je portais de l’intérêt à tout ce qu’il me racontait, mais il continua à s’excuser…sans pour autant s’arrêter de parler. Je souris en me faisant cette expression. Cela me paraît presque étrange qu’il n’ait jamais regardé d’animes avant celui là – du coup je veux bien comprendre que, s’il a autant apprécié qu’il le prétend, cela a probablement révolutionné son monde – et j’ai l’impression d’être confronté à un enfant de cinq ans découvrant chaque jour un nouvel endroit dans sa maison. Oh, ce n’est pas une critique, juste beaucoup de surprise que je garde finalement pour moi. Notre discussion sur Zankyou no Terror se poursuit un long moment, si bien qu’elle finit par prendre une certaine profondeur lorsque nous abordons le destin commun des différents personnages. C’est en évoquant la scène de la roue que je perds définitivement mon interlocuteur qui se lance dans un monologue sur la facette dramatique de Five. Pour ne pas paraître impoli, je hoche de temps en temps la tête pour lui signifier que je l’écoute même si j’ai déjà ma propre opinion sur le sujet. Il est vrai que c’est un personnage difficile à déchiffrer et même si c’est une folle, l’intrigue lui donne de bonnes raisons de l’être au fur et à mesure que nous découvrons son histoire, et Satoshi a probablement beaucoup plus réfléchi que moi sur la question, sachant que j’ai visionné toute la série d’une traite sans vraiment analyser l’œuvre comme il l’a fait.

L’autre étudiant m’adresse un sourire semi-coupable, on dirait qu’il vient de réaliser qu’il a monopolisé toute la conversation. Grâce à mes grandes études sur les conventions sociales, j’en déduis qu’il faut que je lui réponde par le même sourire, chose que je fais sans plus tarder. Ce n’est rien, lui dis-je avant d’enchaîner sur les jobs d’été. En réalité, j’avais bien d’autres remarques à lui faire sur cet anime, mais j’ai choisi de changer de sujet pour qu’il arrête de s’excuser de s’exprimer avec passion. Un drôle de sentiment m’envahit alors que la discussion suit son cours. Plus je lui parle et plus j’ai l’impression que je ne suis pas le plus gêné de nous deux. Bah, pour une fois que les rôles s’inversent dans ma vie.

(…)

Après un rapide tour au Konbini du quartier, nous nous dirigeons vers notre destination finale : la salle d’arcade. Je suis un peu anxieux d’y remettre les pieds après plusieurs années sans avoir joué. Que va-t-il en penser ? Est-ce que ça va lui plaire ? Durant mes années collège, c’était Kaspar qui m’avait traîné dans cet endroit. Au début, je n’appréciais pas plus que cela et c’est surtout la présence de mon ami que j’avais fini par rechercher en acceptant ses rendez-vous. C’est bien simple, je n’y suis plus retourné après qu’il soit reparti en Allemagne. En repensant au passé, je me sens un peu pathétique. Bien sûr, il y a des jeux que j’aime et je ne faisais pas cela uniquement pour lui, mais maintenant ? Je lance des rapides coups d’œil en direction de Satoshi. N’est-ce pas le même schéma que je tente de reproduire ? Afin d’éviter de me retrouver seul, je me sers d’une âme charitable qui veut bien occuper mon temps libre. Dans un sursaut d’honnêteté – et pensant que l’autre jeune homme avait remarqué un changement dans mon attitude – je lui déballe tout ce que j’ai sur le cœur, des remerciements de m’avoir accompagné jusqu’à ma crainte de ne pas créer un lien authentique avec lui, une amitié sincère.

Il s’avère au final que je n’étais pas le seul à redouter cette situation et qu’il pensait la même chose à mon sujet. Je soupire presque de soulagement en me grattant l’arrière de la tête. On a l’air de beaux abrutis à se rejeter la balle depuis tout à l’heure. Je suis bien content lorsqu’il me propose de repartir à zéro. C’est vrai, nous ne nous connaissons presque pas et notre première rencontre a presque failli terminer en catastrophe – longue vie à ton téléphone portable, Satoshi – alors nous n’étions pas dans les meilleures conditions pour nous amuser. Toutefois, maintenant que nous avons crevé l’abcès et parlé à cœur ouvert, je me sens tout de suite plus léger et mieux enclin à profiter de ma journée…jusqu’à ce qu’il prononce sa dernière phrase. Je sens mes joues picoter légèrement. J’ignore si mon teint a changé, mais je suis très embarrassé pour le coup.

« Ou-ouais. »

Ami. Je n’avais jamais pensé qu’il me considérait déjà comme tel. Cela me surprend – assez agréablement – et je suis incapable d’en dire plus. En fait, mon objectif était justement de devenir son ami alors si j’en ai déjà le statut pour lui…j’avoue ne pas savoir ce que je suis censé faire maintenant. En tout cas, si notre amitié se concrétise, on pourra dire qu’elle a eu des débuts assez atypiques. J’entends alors le jeune homme s’éclaircir la gorge, ce qui a pour effet de me faire redescendre de mon nuage de réflexions. Il me demande par quoi on devrait commencer. Oh, les jeux, c’est vrai. J’avais presque oublié que nous étions là…malgré le bruit, enfin je veux dire : la musique techno joyeusement mêlée au brouhaha. Pour me faire entendre, je hausse un peu le ton par rapport à la normale.

« Pourquoi ne pas commencer par un street fighter ? »

Classique, mais justement indémodable. Je repère justement une borne libre et lui fais signe de me suivre. J’avais bien pensé à lui faire essayer un jeu de tir, mais tous les stands étaient occupés. Je guetterai du coin de l’œil si une place se libère. Bref, me voilà devant la borne, l’écran d’accueil me faisant face. La luminosité m’agresse un peu les yeux, mais je m’habitue bien vite. Je prends place à droite, le laissant s’installer à ma gauche alors que j’insère une pièce dans la fente pour lancer la partie.

« Tu as déjà joué à ça ? Il y a des versions sur console. »

L’écran de sélection du mode apparaît. Devant l’inactivité de mon interlocuteur, je choisis le 2 players 1 VS 1 qui nous amène au choix des personnages. La grille est plus grande que dans mes souvenirs, et bien qu’adoptant un style rétro, les graphismes me semblent moins pixelisés qu’il y a 5 ans. Je touche du bout des doigts les gros boutons bleus devant moi. Il y a bien longtemps que je n’avais pas été devant une telle machine et j’ai bien du mal à me souvenir des contrôles. Heureusement que j’ai un novice avec moi, me dis-je en souriant. Tant qu’à être dans le classique, je déclare à mon futur adversaire :

« Bon, je vais prendre Ryu… Dis-moi quand tu es prêt.»

Je prépare mon Hadouken! et j'arrive.
HRPG : On ne m'applaudira pas pour mon temps de réponse lol

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Mar 20 Juin 2017 - 14:22

Les lumières clignotent dans tout les sens, alors que les sons résonnent entre les joueurs concentrés, presque désespérés. Il y a ceux qui sont la pour un loisir bien trop court, avant de se replonger une journée de plus dans le monde du travail. Ceux qui essayent de se surpasser, et de surpasser les autres, dans un entraînement méthodique de plusieurs heures journalières qui monopolise leurs attentions, leurs socialisations et leurs économies. Et puis il y a mois, le nouveau mouton du troupeau qui comprend vite que je ne devrais pas rester ici trop longtemps sous peine de perdre le peu de repas d'avance que j'étais parvenu a économiser. Qu'elle plaie, ce genre de chose est toujours beaucoup, beaucoup trop cher.

J'ouvre mon porte-monnaie qui est, heureusement, un peu plus lourd que ce que j'avais escompté a la base. J'aurais de quoi faire quelque partie avec Hisaka-san. Ce dernier semble gêné depuis un moment, pour une raison que j'ignore. J'en ai peut etre trop dit, peut être qu'il était la par obligation et que cela devient de plus en plus pesant pour lui ? J'ai la net impression qu'il ne semble pas mécontent d’être avec moi, mais on sait jamais. Anticiper toute les possibilités est la base du kung-fu âpres tout, la base de cette philosophie de vie qui m'est propre. Il me propose une borne, et comme un nouveau né, je le suis vers la désigné.

Une borne d'arcade classique. Même moi je sais ce qu'est street fighter, un jeu de combat en 2D extrêmement prisé dans le monde entier. Voila, c'est tout ce que j'en sais. Ce sont des connaissances bien maigre, mais c'est toujours mieux que de ne rien savoir. Il y a un pad et une demi-douzaine de touches colorés. Qu'est ce qui fait quoi dans ce tableau mortuaire ? Je vais sans doute perdre une main rien qu'en les posant sur autant de possibilités différentes. J’entends Hisaka se mettre en place, me dire le nom de son personnage. Ryu. Qui est ce ? Aucune idée. Je le vois s'afficher a l'écran, un genre de karatéka bodybuildeur qui est populaire dans les magasines et les publicités en tout genre, un genre de personnage iconique a la Mario ou sonic.

Oh, c'est a moi de choisir, et j'ai un temps maximale pour prendre ma décision. La préssion monte, et ce n'est que la sélection des personnages ! Je manque d'éclater de rire en me disant que je dois avoir l'air ridicule. Je regarde sur la borne a ma droite, voir un autre couple de joueurs s'affairant a se maraver le front a l'aide de leurs combattants de pixels. L'un a également prit Ryu, je suppose qu'il est le personnage le plus populaire. L'autre a prit une femme au chara-design Chinois frappant avec des techniques que je connais. Chun-Li qui fait du Kung-fu. J'aime. Je la sélectionne rapidement en me disant que je ne suis pas si dépaysé que cela.

- Désolé pour l'attente, fis-je maladroitement, alors que le compteur qui ne dure que quarante-cinq secondes n'est meme pas arrivé a son terme, ne me juge pas, je ne connais meme pas les touches, tu vas sans doute t'ennuyer.

Je ne sais pas si j'essaye de faire de l'humour, mais les touches me semble totalement impossible a manipuler. Le pad est réactif, mais moins souple que ce que je pensais. La première partie, je fais n'importe quoi, j'appuie un peu sur toute les touches sans avoir un vrai espoir de parvenir a un combo ou a une technique. Je tente de sauter un peu partout pour ne pas trop me prendre de coup mais ma barre de vie descend bien plus vite que ce que je l'aurais voulu. Il faut que je réfléchisse. Utiliser cette première partie ou je n'ai aucune chance de gagner pour.....calme toi Sato-Sato, c'est qu'un jeu.....mais en quoi un jeu est il amusant si on s'y donne pas a fond ?

Utiliser cette première partie pour avoir des informations que je peux utiliser ensuite. J'ai compris les touches, les déplacements, mais je ne sais pas comment marche les attaques spéciales. Peu importe, je peux m'en sortir. Je fini par perdre rapidement, et la deuxième manche se lance. Je m'en sors un peu mieux je crois ? Vite fait, on ne devient pas fort en vingt secondes. J'aime bien le personnage que j'ai, étrangement. A cause de sa tenue échancré peut être, ou de son style de combat, sans doute. Je suppose que si j'avais une petite amie, elle serait un peu comme ça. Qu'est ce que je raconte ? J'ai perdu le temps de cette pensée irrationnelle.

Tu es plutôt fort, Hisaka-san, dis-je dans un souffle, alors qu'il faut déjà remettre des yens dans la machine. Je sors mon porte-monnaie en me tournant vers mon ami. Ce jeu ne doit pas être extrêmement intéressant pour lui dans la mesure ou il n'a aucun challenge en ma personne. Je tourne la tête a droite et a gauche pour essayer de voir les jeux aux alentours, mais je n'en connais quasiment aucun, alors je me repose encore une fois sur mon compagnon de jeu :

- Tu veux peut être essayer autre chose ? Je paye la prochaine machine, après tout j'ai perdu, mais je n'y connais rien, alors je te laisse le choix.

J'hésite a m'incliner, mais me retient juste a temps. Ce n'est pas une attitude a avoir envers un ami. Je m'excuse bien assez en temps normal. M'excuser pour quoi ici, en fait ? Ah oui, pour etre sans doute le joueur du japon le plus nul.

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Dim 25 Juin 2017 - 15:16

Alors, nous y sommes enfin dans cette salle d’arcade au cœur de Keimoo. En premier lieu, je ne sais pas où donner de la tête à cause des (trop) nombreuses stimulations visuelles et auditives qui se présentent à nous. Je tente de rester concentré sur ce que dis mon interlocuteur et de ne pas être moi-même interrompu par le bruit des machines autour de nous. La salle ne semble pas aussi remplie que je ne l’imaginais. La salle que je fréquentais à Nagoya était moins spacieuse, mais quasiment toujours bondée après les cours. Ici, on peut encore – semble-t-il – circuler sans avoir peur de bousculer d’autres joueurs. Tant mieux, me dis-je en scrutant les alentours à la recherche d’une borne libre, abordable pour nos portefeuilles et surtout ayant un jeu intéressant. Le malentendu entre Satoshi et moi-même enfin dissipé, je me sens désormais apte à profiter pleinement de ma journée. Et pour ne pas mettre l’autre garçon mal à l’aise dans cet environnement inconnu, je décide de l’emmener sur Street Fighter, un jeu assez populaire pour que même une personne vivant sans ordinateur ni console puisse connaître, ne serait-ce que le nom.

Nous nous installons tranquillement devant la borne libre – bien que je le sente encore un peu tendu – et prenons nos marques dans notre environnement de jeu. Puisque je suis en quelque sorte l’initiateur de cette sortie, je me décide à payer la première partie. En plus, ce n’est pas comme si j’avais des problèmes de matériel ou d’argent contrairement à l’autre étudiant, alors ça ne me dérange pas d’utiliser pour argent si c’est pour me divertir avec un a-…avec mon co-rédacteur de blog et copain de galère à l’université. En plus, j’ai failli noyer son téléphone le jour de notre rencontre, je lui dois bien ça.

Sans hésiter, je valide le mode Versus et nous laisse un temps de réflexion pour choisir nos personnages. Pour être honnête, je ne me souviens plus du tout des combos et attaques spécifiques à chacun et j’ai même un peu de mal à identifier certaines têtes. Préférant adopter une valeur sûre, je me tourne vers Ryu qui se met en position de combat en attendant que Satoshi sélectionne son propre personnage. Alors que je pensais qu’il allait prendre Ken – parce qu’il est blond comme lui ? – il choisit Chun-Li contre toute attente. Je m’apprête à lui demander pourquoi il a choisi l’une des seules femmes disponibles sur la grille, mais il m’interrompt pour s’excuser de l’attente, me faisant oublier ma question. Je vais sans doute m’ennuyer, marmonne-t-il d’un air gêné. Il ne connait même pas les touches, renchérit-il en regardant les dits boutons sur la borne. Je tente alors de le rassurer.

« Ca fait longtemps que je n’ai pas joué non plus. Promis, je ne connais plus aucun combo haha. »

Ce n’est pas comme si j’avais plus confiance en moi-même. Cinq longues années se sont écoulées depuis ma dernière partie. Je secoue la tête. Gagner n’est pas ce qui est le plus important ici de toute façon.

« L’important c’est qu’on passe un bon moment ensemble. »

Oui je sais que dit comme ça, c’est très cliché, mais je ne voyais pas quoi lui dire d’autre pour qu’il ne se mette pas à genoux et s’excuse d’être aussi inculte et désespéré dans ce domaine. Je suis soudainement tiré de mes pensées lorsque l’écran change devant nous. Le combat va commencer. J’avance mes épaules pour adopter une position optimale, mes doigts sont déjà sur les boutons.

FIGHT !

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Nous passons les premières secondes à tester les touches comme de gros novices. Déplacement à gauche, à droite, saut, coup de poing, parade, coup de pied. Ok je crois que je suis bon pour le basique. J’attends que Satoshi se familiarise encore avec les boutons rouges qui lui servent de contrôle avant de lancer l’offensive. Ryu n’est peut-être pas le personnage le plus puissant du jeu, mais ses coups font plutôt mal à la jauge de vie adverse. De plus, il est assez équilibré et plus résistant que la femme qui fait du kung-fu, ce qui me permet d’encaisser quelques coups sans trop de problèmes alors que j’essaie diverses combinaisons pour réaliser un Hadouken. Au final, je ne réussis pas à en produire un avant la fin de la première manche. Je pousse un soupir de soulagement. L’honneur est sauf, j’ai gagné. C’est vrai que ce n’était pas ma priorité ici, mais ça fait toujours du bien.

Je n’ai pas le temps de savourer ma victoire plus longtemps que la deuxième manche se lance déjà et je dois me remettre en quête du combo nécessaire à la réalisation de mon attaque spéciale. De son côté, l’étudiant en droit semble se débrouiller un peu mieux avec les touches et parvient à esquiver de plus nombreuses attaques. Chun-Li est un personnage rapide et technique un peu plus difficile à maîtriser que Ryu, mais malgré tous les efforts et la bonne volonté mis par Satoshi, sa jauge de vie baisse plus vite que la mienne. Et pour le bouquet final, je lui offre un KO par Hadouken, mettant un terme à la manche ainsi qu’à la partie. Je me redresse pour m’étirer après plusieurs minutes à être resté concentré sur l’écran. C’est le moment que choisit mon compagnon de jeu pour me dire que je suis plutôt fort. Action, réaction. Je sens mes joues s’enflammer. Je ne m’attendais pas à ce que l’on me félicite pour avoir battu un novice, et encore moins de la part du dit novice. Ce n’est rien, lui dis-je en me raclant la gorge pour tenter de dissimuler mon embarras. Je n’aime définitivement pas les compliments.

Satoshi me demande ensuite si je souhaite essayer un autre jeu. Je hausse les épaules. Il faut voir en fonction de ce qui est disponible. Je relève la tête pour regarder les bornes de jeu de tir. Ah ! On dirait qu’il y en a une qui est sur le point de se libérer. Et pas n’importe quelle machine, une en mode coopération où l’on pourra jouer à deux, en même temps. Je n’attends pas plus longtemps pour bondir de ma chaise, attraper mes affaires et faire signe à l’autre étudiant de me suivre. Il faut se dépêcher avant que quelqu’un d’autre ne se jette dessus. Il faut croire que c’est toujours aussi populaire, ce genre de jeux. Coup de chance, nous sommes les premiers arrivés au stand de tir. D’après le trailer qui défile sur l’écran en attendant que l’on insère des pièces, le but du jeu est de tuer les zombies. Sur la machine d’à côté, ce sont des dinosaures. Je ne suis pas vraiment surpris, il y a toute sorte de versions aux shooting games. Il paraît qu’il en existe même avec un « scénario » WWII où il faut tuer des nazis. Bref. J’explique rapidement les règles au blond qui doit être un peu paumé.

« Pas besoin de connaître les touches ici. Il faut juste avoir de bons réflexes pour appuyer sur la gachette. »

Alors que je le laisse payer la partie comme il le souhaitait, je me désaltère avec mon thé vert en cannette. Cette petite course, de la précédente machine à l’actuelle m’a déjà fait consommer plus d’énergie que j’en avais dans mon corps. Derrière nous, des supposés lycéens se déhanchent sur Dance Dance Revolution. Je salue leurs efforts en me disant que je serais bien incapable de tenir le rythme même en mode facile. Il n’y a que ma sœur qui aime ce jeu dans toute ma famille de toute façon. Du coin de l’œil, j’aperçois le blond revenir vers moi et l’écran changer de frame derrière lui. J’attrape un des deux pistolets reliés à la machine.

« T’es prêt ? »

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Mar 27 Juin 2017 - 20:04

Je suppose que ce qui est aujourd'hui populaire comme jeux d'arcades est tout ce qui a trait a l'hyper-violence. Maintenant que je regarde, mis a part des jeux de voitures, ce qu'il y a de plus populaire dans la salle se divise entre combat et mise a mort a l'aide de pistolets virtuels. Nous avons déjà combattu et déposé notre sang et nos larmes sur le ring, il ne reste plus qu'a le recouvrir de douilles. Il me désigne la borne en question et nous y allons en quatrième vitesse. Je met une seconde a comprendre le pourquoi de cette décision rapide, quand je m'aperçois que nous avons a peine réussit a prendre de vitesse un groupe d'étudiants qui se dirigeaient vers notre désormais royaume. Trop lent.

Ici, l'ennemi le plus basique de la création. Quoi de plus repoussant que la chose qui repousse la mort ? Les zombies sont voraces, insatiables, et surtout, font des cibles parfaites. Pas besoin d’être un génie pour comprendre pourquoi on en fait un ennemi de films, de séries, de livres ou encore ici, de jeux vidéos. J'observe les alentours et je m'aperçois que ce n'est que l'un des nombreux adversaires possible dans ce genre de style de jeu. J'ai moins peur d'un zombie que d'un dinosaure. Mes compétences en art martiale ne me seraient d'aucune utilité contre un t-tex, après tout. Ça paraît logique. Je m'imagine frapper une montagne de dents, et me casser le tibias contre ses muscles naturellement sur-développés. Ne rigole pas maintenant, on va te trouver bizarre, comme d'habitude.

Pas besoin de connaissance de touches ici, ok, c'est une bonne chance pour un néophyte comme moi. Uniquement des réflexes ? Ma spécialité. Je vais essayer d’être un peu moins ridicule a présent. Il suffit de pointer le curseur de l'arme factice vers la cible, et d'appuyer. Oh, nous sommes dans la même équipe, ça félicite les choses, mais dans un sens, cela ajoute de la pression. Si je fais n'importe quoi, nous serons deux a en pâtir, et non pas moi. C'est le problème d'une équipe, l'avantage d’être en solo. Quand j'y pense, c'est un peu une métaphore de la conception de la vie. On peux etre plus fort en équipe, mais a contrario, si l'un des membres fait une erreur, tout le monde peux sombrer. Ce jeu est plus philosophique que je le pensais. Ou bien ce sont juste mes idées qui sont étranges. Tout en pensant a ces inepties, je glisse quelques yens dans la machine.

- Je suis prêt, répondis-je a mon ami pour qu'il puisse ne pas être prit par surprise.

Le jeu ce base sur un système de vagues. Les ennemis meurt, puis il y a une pause, puis d'autres ennemis plus nombreux arrivent, et ainsi de suite jusqu'à ce que nous mourrions, et le but est de tenir le plus longtemps. Des items apparaissent sur la map pour nous aider dans notre aventure morbide. Rien de bien compliqué a comprendre, même pour moi. Et le niveau est ridiculement facile au départ. Parfait pour m'habituer au poids de l'arme, au décalage entre le moment ou je tir et ou la balle touche in-game, et au nombre de balles que je dois utiliser pour tuer l'une des créatures. Les vagues se succèdent. Il doit sans doute y avoir des stratégies, parce que je me fais rapidement submerger, peut importe a la vitesse ou j’appuie sur la gâchette. Je n'ai pas le temps de voir comment Hisaka s'en sort que je suis mort. Salement, déchiqueté par les morts-vivants.

- On peux pas perdre comme ça, je veux réessayer.

Tout en mettant une pièce dans la machine, je comprend comment certaine personne perdent tout leurs argents dans les jeux d'arcades. Le jeu commence a nouveau, et pas de temps d'adaptation cette fois, j'élimine les nuisibles un a un avec une expertise nouvelle. J’apprends vite, quand je regarde la scène de l’extérieur. Plus vite qu'au jeu de combat précédent. Ou ce n'est qu'une impression ? Toujours est il que je ne me fais pas avoir aussi facilement, et nous enchaînons bien plus de vagues que précédemment.

- On se débrouille pas si mal, fis-je autant a Hisaka que pour moi même, en dézinguant une nouvelle monstruosité.

Nous atteignons un point ou un nouveau monstre apparaît, une genre de fusion entre plusieurs zombies, avec plusieurs bras, jambes, sanguinolent d'avantage que les pires déguisement d'Halloween. Je me met a cibler cette créature. C'est une des règles de base des combats de rues. Toujours cibler le plus fort, si on le bat rapidement, les plus faibles perdront de la motivation. Pas sur que l'approche psychologique marche sur ces monstres, néanmoins. Et a mesure que je vide des chargeurs, je comprend bien qu'il faut plus d'un essai, et donc plus de quelque yens pour comprendre comment tuer cette chose. Je meurs rapidement, et observe la fin de la partie d'Hisaka en silence.

- Bon, je suppose qu'il faudra réessayer plus d'une fois.....

Je reste silencieux en observant les alentours. Étrangement, l'endroit fait moins réver que dans mon imagination. C'est amusant, mais ce n'est pas le paradis que l'on pouvait voir décrit sur internet. Je n'ai déjà plus beaucoup d'argent sur moi. Je tourne plusieurs fois la tete en me rendant compte qu'il y a un grand nombre de machine identique. Je ferme la bouche, puis l'ouvre, puis la ferme, hésitant. Finalement, je commence a penser a la phrase que je vais dire, comment je vais annoncer, que je ne peux pas trop suivre la cadence des prix de cet endroit, quand une machine un peu en retrait me saute aux yeux. Bien sur, quelle autre machine pour une salle d'arcade. L'une des licences les plus populaire, les plus emblématique de la japanimation et de l'univers Japonais se devait d'avoir un jeu.

- Pourquoi pas celle la ?

Surplombé par une affiche mettant en scène un exosquelette dans l'espace, surplombant une bataille, « Gundam Heroes déstiny » viens d'avoir une place se libérer. « Deux pilotes pour une cause commune : la liberté », de quoi rendre combatif le plus grand des pacifistes.....

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Mar 4 Juil 2017 - 19:08

Après l’avoir initié à Street Fighter, je me suis dit qu’il valait mieux diversifier ses expériences. Ainsi, Tekken et toutes les autres licences se basant uniquement sur le combat partirent à la trappe. En arrivant, j’avais déjà repéré une borne qui m’intéressait, mais elle était malheureusement occupée. Coup de chance, elle se libéra au moment où nous terminions notre 1 VS 1 sur notre machine. Je n’avais alors pas attendu une seconde plus et je m’étais rué vers la plateforme de jeu en entraînant mon compagnon avec moi. Et ça y est, nous y sommes. Il ne reste plus qu’à insérer les pièces pour commencer la partie. Et puis ici, pas de combos secrets : il suffit d’être rapide et de bien savoir viser. Pour ma part, cela est totalement hors de mes compétences, mais je pense que ça peut être un jeu qui le stimulera. Quelque part, j’ai un peu la pression. Non plus de savoir si je me sers de lui ou pas, mais celle de transformer cette journée en expérience positive pour lui. Je n’y pense pas assez, mais c’est sa première fois dans une salle d’arcade. En tant qu’ancien adepte, je me dois de lui faire apprécier les parties que nous partageons.

Une fois les règles expliquées, la machine payée, nous attrapons les deux pistolets en plastique et nous mettons en position. Plus question de s’entretuer cette fois-ci, nous sommes en mode coopération. Je lui demande s’il est prêt, il répond que oui. La partie est lancée, les zombies apparaissent sur l’écran. Au début, c’est assez simple et les ennemis arrivent presque un par un pour nous laisser le temps de nous habituer au délai de tir. De plus, nous trouvons rapidement les divers items du jeu pour nous soigner ou démarrer le mode « rafale » qui permet de tirer plusieurs balles à la fois. Bref, je reste sur mes gardes même si les premières vagues se déroulent sans grande peine. C’est au bout de la sixième que je commence à fatiguer. Je n’ai même plus le temps de regarder sur l’écran de Satoshi pour voir comment il s’en sort ! Mes yeux sont rivés sur les pixels de la machine et je dois redoubler d’attention pour ne pas me faire avoir par un ennemi caché derrière un autre, et les items se font de plus en plus rares pour couronner le tout. Je sens la sueur couler sur mon front, et la pression du public derrière nous qui attend le moment où nous arrêterons de jouer pour prendre la relève. Heureusement – ou pas – le game over vient nous délivrer. Apparemment, la mission échoue lorsqu’un membre de l’équipe meurt. La dernière vague allait si vite que je n’avais même pas remarqué que Satoshi avait été englouti par les monstres. Depuis combien de temps me regardait-il jouer ? J’espère qu’il ne s’est pas trop ennuyé au moins.

Je pense alors à lui proposer une autre machine, mais le blond ne l’entend apparemment pas de cette oreille là. Sans se soucier de la queue à l’arrière, il réinsère des pièces dans la machine alors que je fais signe aux autres personnes que ça sera notre dernière partie. Je ne connaissais pas le jeune homme avec une telle rage de vaincre. Enfin, je ne peux pas dire que je le connais vraiment après tout. D’un côté, je suis assez content de moi. S’il veut réessayer, ça veut dire que j’ai visé juste et que ce jeu lui plaît au moins un peu. J’essuie la transpiration sur mon visage d’un revers de bras et me remets en position. A l’écran de démarrage, je prends une grande inspiration. Même si ça me coûte beaucoup d’efforts, il va falloir que je fasse le maximum pour aller le plus loin possible. Ca serait dommage qu’on perde à cause de moi cette fois. Encore une fois, les vagues ennemies tombent sous nos coups plus habiles et moins aléatoires cette fois-ci. Nous arrivons rapidement au moment où nous nous étions arrêtés tantôt et malgré les difficultés, nous passons à l’étape supérieure. Les trois niveaux qui suivent me semblent presque plus faciles. Du moins, nous récoltons beaucoup d’items qui permettent d’en finir avec nos adversaires. Nous nous débrouillons « plutôt pas mal » me dit mon acolyte. Je hoche la tête, trop concentré sur le jeu pour lui répondre. La facilité qui suit la sixième vague cache quelque chose.

Un boss, ou plutôt une fusion immonde entre plusieurs créatures monstrueuses. Je jette un œil à ma barre de vie. On ne fera pas le poids, je pense. Satoshi y met toutefois tout son cœur en s’acharnant sur le monstre, faisant abstraction des zombies de base venant en renfort. Je tente autant que possible de compenser en vidant mes chargeurs virtuels sur les sbires pour ne pas qu’ils nous atteignent, mais une attaque spéciale du boss vient nous mettre à terre.

GAME OVER

Je pousse un long soupir en reposant l’arme dans son étui tout en écoutant mon partenaire de jeu, un peu maussade après avoir perdu contre le boss. Vaincus, nous quittons la borne comme je l’avais promis aux autres joueurs un peu plus tôt. Alors que je récupère un peu d’énergie en vidant ma cannette d’une traite, je vois Satoshi regarder autour de lui à la recherche d’un autre jeu. Il a l’air hésitant, mais il finit par me montrer une cabine surplombée par une affiche représentant un combat de Gundam. Je n’ai jamais trop adhéré à cette franchise et je ne sais pas si mon compagnon lui-même apprécie cette série ou pas, mais je me laisse tenter.

« Pourquoi pas. »

Par contre, je ne sais pas du tout comment on y joue alors je ne pourrais pas trop l’aider pour le coup. A l’extérieur de la cabine, je trouve un écran expliquant les règles du jeu ainsi que les contrôles de base. Bon, si je comprends bien, nous sommes à l’intérieur d’un exosquelette au milieu de l’espace et nous nous battons par équipe de 2. Gundam Heroes Destiny, c’est le nom du jeu. Ca fait rêver, mais j’imagine que c’est encore un jeu où il faut faire 150 parties avant de maîtriser les touches.

« Affrontons-nous cette fois-ci. Je ne sais pas jouer non plus alors tout reposera sur nos coéquipiers. »

Il faut savoir varier les plaisirs dans la vie. Je me dirige vers une des cabines libres et ouvre la porte. C’est un petit espace faiblement éclairé par 3 écrans avec un grand siège de gaming au milieu. A côté se trouve un casque, pour communiquer avec son coéquipier j’imagine, et puis une mannette de chaque côté. Ca m’a l’air assez complexe comme installation. Je me demande si Satoshi va s’en sortir. Sans plus attendre, je prends place et tente de me familiariser avec toutes les touches avant de mettre les pièces dans la machine. Apparemment, il manque encore un joueur. Je me demande si c’est le blond qui est encore en train de galérer avec les touches. Lui qui était nerveux en jouant à Street Fighter, il a choisi la bonne machine. Je profite de ce laps de temps avant le début de la partie pour regarder ce qu’affiche chaque écran. Apparemment, à gauche il y a toutes les statistiques de l’équipe : points de santé, jauge de force, état de l’armure de chacun des membres. Au milieu, la vue en première personne et à droite, la carte.

Soudain, l'écran central affiche une nouvelle sprite. Tous les joueurs sont prêts. Mes doigts se cramponnent sur les deux sticks.

START !
HRPG : Je ne savais pas du tout à quoi tu pensais avec ce jeu alors j'ai cherché sur youtube s'il existait des arcades Gundam et je suis tombé là-dessus et j'ai adapté au contexte => [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Mer 12 Juil 2017 - 13:30

Qui ne connait pas la franchise Gundam ? Si elle est célèbre dans le monde entier, a travers ses jeux, ses animés, ses manga, ses films, ses gunpla, c'est au pays du soleil levant que l'ampleur de sa popularité prend tout son sens. Quel autre pays aurait décidé de faire une maquette taille réelle du RX-72-2, la créature de métal piloté par la célébrité parmi les célébrités, Amuro Ray, et de l'implanté au beau milieu de sa capitale ? Le Japon, évidemment. Cette statue devenue un monument a part entière fait partit des attractions les plus touristiques de Tokyo depuis sa mise en œuvre. Assez pour être une preuve de la popularité de la licence ? Les ventes depuis quarante ans suffiront a établir la suite.

Je m'installe lentement. Il y a beaucoup de touches, mais après mes deux premiers échauffements, je suis moins «effrayé » par toute cette nouveauté. Les touches de base sont identiques, bien que tout soit en 3D cette fois. Fini les boutons, place au joystick. Je le prend lentement en main et le bouge un peu. C'est très instinctif, le genre de chose qui marche naturellement. La direction est donc facilement appréhende. Pour le reste c'est de l'armement, de quoi se stabiliser en vol, faire des figures périlleuses. Et puis, il faut tirer, mais c'est également sur le joystick. Je visse le casque sur ma tete. Je dois sans doute avoir l'air ridicule comme ça, mais personne ne me voit, et de toute façon, le ridicule de tue pas, c'est bien connu.

Hisaka a sans doute mis de l'argent dans la machine, car il semble prêt. J'analyse rapidement les jauges sur les cotés de l'écran pour les points de vie, l'endurance, les munitions et tout un tas d'autres informations. Ce n'est pas si simple pour un débutant, mais je me sens moins dans l'inconnu, étrangement. Je n'ai jamais regardé d'anime gundam, difficile sans télé a la maison, mais j'ai lu une bonne partie des œuvres papiers. Je ne peux pas visualiser l’œuvre dans son ensemble car il me manque des choses, mais cette erreur sera vite réparé. Puisque nous sommes adversaires, les casques ne sont pas en fonctionnement avec celui d'Hisaka, juste celui d'autre joueurs dans d'autres machines aux alentours. Le signal du départ apparaît a l'écran. C'est partit.

L’immensité de l'espace apparaît devant moi. La sensation est plutôt bonne, on s'y croirait presque. Ou c'est peut etre qu'il y a beaucoup mieux encore que cette machine mais que j'y connais rien, ce sentiment me satisfait largement pour le moment. Je fais des mouvements vers la droite, vers la gauche, et quand je prend bien en main les différents déplacements, il semble que les premières vagues d’ennemis apparaissent. Des points rouges s'illuminent sur la carte, c'est l'heure de l'action. Je préfère ne pas faire de test de tir, ne sachant pas si les munitions sont illimités ou non. J'analyse rapidement la situation. Comme dans mon sport, c'est la première étape et la plus importante. Déterminer ce que fait l'adversaire, et prendre les mesures adéquates. Si j'avais commencé plus jeune, j'aurais peut être pu être bon en jeu vidéo, preuve en est que je maîtrise assez bien la machine, pour un débutant sans doute. Je suis sans doute nul, pour être honnête, mais puisque je n'ai aucun point de référence, j'estime mon niveau comme pas horrible horrible.

Les premiers tirs partent de mon arme. J'ai analysé précédemment qu'il y avait aussi une arme de corps a corps, les très célèbres sabre a particule laser, présent dans chaque œuvre de la franchise. J'ai toujours étais meilleur au corps a corps, non ? Aussi je vol rapidement au contact de l'ennemi, et commence a découper tout ce qui m'arrive sous la main, en évitant les projectiles ennemis. C'est une évidence, je suis bien meilleur a ça, âpres tout, je vise tellement mal que j'avais du mal a toucher les ennemis, au moins, au contact, c'est impossible de rater. Je ne parle pas, trop concentré sur le jeu. Du coup l'utilité des casques est plutôt réduite. Je me demande a un moment le but du jeu. Comme pour le zombie, tenir le plus longtemps ? Il y a également d'autres joueurs ennemis, Hisaka notamment. Dans le doute, on va faire ça. Attaquer tout les points rouges jusqu'à gagner ou perdre. Je souris, amusé par le jeu, aussi bien que par moi qui rentre totalement dans l'action. Je comprend presque pourquoi l'addiction a ce type de jeu est un fléau. Si j'avais argent illimité, j'y passerais probablement une grosse partie de mon temps.

L'aventure continu, mais j'ai l'impression que mon armure ralentie. Touché a de multiple reprise, je suis blessé, et les quelques pack de secours lâchés par les ennemis vaincu ne suffisent pas a me maintenir a un niveau de santé correct. Hisaka semble etre a peine mieux que moi. Il est mon adversaire, mais ce n'est pas pour autant que je néglige de regarder ou en est sa créature de gundamite. Il faut tenter le tout pour le tout. Tel un général de la fédération terrestre, je ferme les yeux. Il faut parfois casser des œufs pour faire une omelette. « Sato-Sato, tu dois sacrifier ta vie pour le bien commun ». Je souris a nouveau, il faut que j’arrête. Je fonce droit vers les ennemis. Si je reste a distance, vu comment je vise, a terme, je perdrais forcément. Une attaque kamikaze, digne des plus grandes de celle de l'armée nipponne de la seconde guerre mondiale, et voilà le game over tant attendue. J'ai réussis a emmener avec moi deux ennemis dans la tombe, sans vraiment savoir qui c’était. J'ai finalement adoré ce jeu. Si bien que je reste le regard braqué sur l'écran une bonne minute avant de m'extirper de la machine. On ne va pas la bloquer toute la journée.

Je repose le casque, revient a l’extérieur. Beaucoup trop cher pour que je refasse une partie, et je ne compte pas demander une avance a mon ami. Je déteste demander ce genre de chose, et ce depuis mon enfance et un certain événement que j'ai déjà raconté dans d'autres conversation et qu'il est inutile de rappeler pour l'instant. J'approche d'Hisaka qui est également ressortit, la mine un peu basse.

- Désolé, j'ai perdu mon sang froid, on aurait sans doute pu tenir un peu plus longtemps dans la partie si je n'avais pas fais un game-over ridicule.

Tant qu'on ne meurt pas, pas besoin de remettre de l'argent, voilà pourquoi mon suicide etait stupide. Mais mon sourire est sans doute incompatible avec mes excuses, et je ne m'y attarde pas trop. C’était une bonne expérience, mais mon porte-monnaie me rappel que cet univers n'est pas vraiment compatible avec le miens. Je me dirige en direction de la sortie, prenant soin d'observer les machines que je n'ai pas encore vu, quitte a faire un ou deux détours. Prêt de la porte, je m’arrête devant une machine ou le but, semble t'il, et de frapper le plus fort possible et plus la force est grande, plus le score est grand. Mon sang martial bouillonne soudainement, et je reste planté devant, en silence. Ce n'est pas raisonnable, je le sais, je n'ai de toute façon plus d'argent a dépenser. Je regarde Hisaka, puis la machine, puis Hisaka, avant de soupirer.

- Merci pour l’après-midi, c’était super sympa, j’espère que tu t'es amusé.

Je commence a m'incliner, et me rappel que ce n'est pas nécessaire puisque je l'ai qualifié d'ami, plus tôt. Je me redresse a temps pour faire paraître ça pour une façon de s'étirer étrange, et je rougis légèrement. Il ne faut pas perdre les bonnes habitudes.

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Jeu 13 Juil 2017 - 0:03

Je suis assez nerveux à l’idée de tester cette machine. D’une part car je ne sais pas si elle vaudra le nombre de pièces qu’elle m’a coûtée, d’autre part parce que je fais équipe avec un inconnu. J’ai un peu de mal à me concentrer à la fois sur la partie et sur le micro alors que mon partenaire me communique beaucoup d’informations. Plusieurs fois, je l’entends me crier des instructions auxquelles je réagis un peu maladroitement. Et plus il me met la pression, moins je réussis à manipuler les sticks. Je me trompe de direction – chose qui n’arrive normalement jamais – et me prends un tir laser en plein fouet. Je suis assez mal et je dois battre en retraite pour récupérer quelques points de santé en espérant qu’aucun adversaire ne trouvera ma cachette. Je jette un rapide coup d’œil au tableau de bord de l’équipe.

Mon partenaire a l’air de s’en tirer vraiment mieux que moi et je me sens désolé d’être un boulet pour lui. Je me demande comment ça se passe du côté de Satoshi. J’ignore si nous avons l’avantage ou pas, tout va manifestement trop vite. Mes yeux peinent à analyser les données des joueurs, la carte et à tirer sur les autres. Une fois remis en état, je reviens au combat et touche une cible. Je crois que je l’ai tuée. Je communique aussitôt l’information à mon équipier qui lui est déjà ailleurs…ou disons plutôt que le micro a été désactivé. Quoi ? Un game over ? Mais je n’ai rien vu venir ! Je frotte mes yeux et demande à voir le replay. Apparemment un joueur s’est sacrifié et a fait perdre son équipe au total des points. Dommage, je commençais à prendre les commandes en main. Je retire mon casque, me relève de mon siège – très confortable – attrape mes affaires et sort de la cabine. C’était un jeu très intéressant, mais aussi un trou noir à fric. Une fois à l’extérieur, j’ai du mal à revenir à l’éclairage traditionnel et me vois contraint de cligner plusieurs fois des yeux pour me réadapter. On ne dirait pas, mais c’était assez épuisant.

Je lance quelques regards autour de moi pour chercher le blond. Il finit par sortir de sa cabine une bonne minute après moi, l’air tout aussi chamboulé que moi par ce changement d’ambiance. Je lui adresse un signe de main pour qu’il me remarque. Ceci fait, il vient me rejoindre et s’excuse d’avoir mit fin à la partie prématurément. Je comprends alors que c’est lui, le Gundam qui a lancé une attaque suicide. Je l’arrête aussitôt.

« C’est pas grave. Je ne vais pas me plaindre d’avoir gagné. »

Victoire sur tous les tableaux aujourd’hui. Je n’ai personne à qui le dire, mais ça me fait quand même plaisir dans le fond. Satoshi est le premier à s’éloigner des machines. Je le suis. J’ignore où il veut aller maintenant, mais il s’arrête de temps en temps devant une borne ou une autre, sans jamais dire un mot ou communiquer ses envies. Je suppose que la dernière machine a aspiré ce qu’il restait de ses économies. Peut-être devrais-je lui proposer de payer une dernière pour lui ? Ce n’est pas comme si je ne pouvais pas sentir son envie brûlante de frapper le punching-ball, et le fait qu’il me jette des petits regards en coin sans arrêt n’est pas quelque chose qui me met vraiment à l’aise. Au final, il s’en détourne comme pour toutes les autres bornes que nous n’avons pas pu essayer aujourd’hui. Nous sommes maintenant à la sortie et je sens que l’après-midi est sur le point de se conclure. Après quelques instants de silence, il me remercie pour la journée. Je hoche la tête. Je n’ai pas fait grand-chose, et je ne me serais probablement pas autant amusé si j’étais venu seul.

« C’était marrant, ouais. »

A quelques mètres de nous passe le tramway qui doit me permettre de rentrer chez moi. Tant pis, j’aurais le prochain. Ne sachant pas comment le saluer, là, comme ça, je me contente de le fixer en attendant que l’un de nous fasse le premier pas. Mais au moment où je veux lui dire au revoir, un détail me frappe. Je fronce les sourcils. Je me disais bien qu’il manquait quelque chose.

« Dis, tu n’étais pas venu avec des pommes ? »

J’avais de gros doutes sur l’idée qu’il ait mangé les pommes DANS la cabine Gundam – seul endroit où nous nous sommes séparés – étant donné que j’avais beaucoup de mal à suivre le rythme en tant qu’habitué. Il semblerait donc qu’il les ait oubliées quelque part. Où ? Je ne saurais le dire. Nous n’avons fait que trois machines au final alors il n’y a pas 36 endroits où elles pourraient être.

« Je vais t’attendre ici. Mon tram n’arrive que dans 15 minutes. »

(…)

« Bon eh bien, à la prochaine. »

Je lui adresse un petit sourire en coin avant de lui tourner le dos pour me fondre dans la foule qui s’entasse déjà dans le véhicule. La porte se referme, le tram se met en marche. Sa silhouette – déjà très fine – s’amincit au fur et à mesure que j’avance. Bientôt, il ne restera plus qu’une ombre du jeune homme. Je ne sais pas quand est-ce que je le reverrai, mais je pense que cette journée peut marquer le début d’une nouvelle amitié. Qui sait ?

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MessageSujet: Re: Des histoires à raconter [PV Satoshi][Terminé]   Ven 14 Juil 2017 - 13:49

Nous atteignons l’extérieur, revenant sous le soleil de l'été. L’intérieur est climatisé, si bien que cela me provoque un choc de recevoir la vague de chaleur en plein visage. J'avais presque oublié que mon vieil ennemi de toujours n'avait pas soudainement disparut. Il était juste bloqué par une barrière invisible, attendant de pouvoir me retrouver et de reprendre notre lutte mortelle. Nous sommes en fin d’après-midi, et il est pourtant difficile de s'en rendre compte tant la chaleur est encore palpable. C'est pour cela que j'avais......oui, mes pommes. Je soupire en levant la tete vers Hisaka :

- En effet, j'ai du les oublier quelque part.

Il me dit qu'il veux bien m'attendre, et je m'incline a peine devant lui en remerciement, les mauvaises habitudes ne se perdant pas aussi facilement, avant de me retourner et de rentrer a nouveau dans le batiment. La climatisation me fait soupirer d'extase, a tel point que je me demande si je n'ai pas imaginé cette stratégie involontairement pour pouvoir rentrer a nouveau dans la zone vivable des alentours. J'ai comme un nœud au cœur en revoyant les machines, me disant que je ne suis sans doute pas prêt d'y rejouer. Si c’était sympa, c’était a cause de l'endroit, ou plutôt grâce a Hisaka ?

Tout en cherchant, je constate intérieurement que je n'ai jamais eu vraiment d'ami comme Hisaka jusque la. J'ai eu mon maître, mais ce n’était pas vraiment de l'amitié. C’était plutôt de la pitié, en fait. Comme nous étions dans un petit village, et que j'étais le seul a m’intéresser a ce qu'il faisait, il m'avait apprit deux ou trois choses. Cela ne l'avait pas empêcher de partir sans même un mot pour moi. Donc je ne peux pas le compter comme un ami. J'ai des connaissances, mais des amis, je ne crois pas. Enfin, passer une aprés-midi avec quelqu'un, n'est ce pas ce que font les amis la plupart du temps ?

Je retrouve mon du, perdu a coté de la borne de street fighter que nous avons utilisés plus tôt. Je doutais de les retrouver, mais il faut croire que les gens fréquentant cet endroit sont plutôt respectueux. Je ressors rapidement pour éviter de ressortir une des dernières pièces de ma poche. Et puis sans Hisaka, cela a moins d’intérêt. Pour combattre la chaleur, je croque dans une pomme aussi verte que la couleur des canettes de boisson que j'affectionne tout particulièrement. Une sensation agréable vient me parcourir la peau, alors que j'arrive de nouveau au niveau d'Hisaka qui m'a bel et bien attendu.

- J'avais un doute quand au fait de retrouver mon sac, mais en fait il n'avait pas bougé. Merci de m'y avoir fait penser.

Je lui sourit légèrement, voyant arriver le tram qui va nous séparer. Il m'adresse une dernière salutation avant de s'enfoncer dans le serpent de métal au milieu des autres bénéficiaires du transport. J'ai cru discerner un sourire sur son visage, et j'en conclus qu'il a apprécier l’après-midi. C'est tout le mal que je lui souhaite. Enfonçant ma main libre dans ma poche, j'observe le véhicule partir lentement dans un grincement strident, et s'éloigner petit a petit avant de disparaître. Et voilà, c'est déjà fini.

J'avais eu un doute quand au fait de vraiment me déplacer, alors qu'il me semble que c’était moi qui avait proposé a la base. Tout ça a cause d'un téléphone dont j'ai déjà oublié l'existence. C'est peut être le destin, le karma, ou n'importe quoi d'autre, qui nous a fait rencontrer sur cet événement impromptu. Je commence a marcher sur le trottoir d'en face, après avoir traversé la route, qui est d'avantage a l'ombre. J'en ai pour un peu de temps avant d'atteindre Keimoo, et ma chambre silencieuse. C'est dans ces moments la qu'un appartement éloigné de l'université me ferait du bien. Quand j'aurais plus d'argent, un métier, pourquoi pas ?

Alors que j’achève lentement mes provisions, plongé dans mes pensées, je pense déjà a la prochaine fois ou je verrais mon nouvel ami, que j'ose d'ailleurs appeler ami, en espérant que je n'aurais pas besoin de sacrifier un nouveau téléphone pour que le destin nous réunisses a nouveau.

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