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 Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]

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Hisaka Rika
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MessageSujet: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Jeu 2 Juin 2016 - 18:02

« You got mail ! »

Sont les premiers mots qui m’ont été adressés au réveil ce matin. Une fois de plus, je m’étais endormi devant mon ordinateur après plusieurs heures passées sur une chatroom avec des gens du monde entier. Je me souviens m’être frotté les yeux avant de bâiller longuement, puis j’avais fini par m’étirer le long de ma chaise de bureau. Cela faisait une bonne quinzaine de jours que j’avais publié une annonce de vente de mangas sur mon blog, et quelqu’un avait répondu à mon offre la veille. Nous avons brièvement parlé des détails de l’offre en message privés et j’avais alors appris que la personne qui se cache sous le pseudonyme de SatoSato habite dans la même ville que moi. Bien, m’étais-je dit sur un ton victorieux, j’économiserai même les frais d’envoi. Nous avons donc convenu d’un rendez-vous aujourd’hui à la pâtisserie Del Lys, au cas où l’un de nous aurait du retard, cela serait moins gênant d’attendre dans un endroit où on peut s’assoir et boire un café comme un citoyen lambda.

Le message qui m’a réveillé concernait directement la vente des mangas, c’était mon acheteur qui me demandait une dernière confirmation comme s’il avait peur que je lui fasse faux bond à la dernière minute. Je l’avais donc rassuré en quelques lignes avant d’aller empaqueter les tomes qu’il avait réservés. La nostalgie s’était emparée de mon esprit au moment où j’ai réalisé que je ne pourrai plus faire demi-tour. Certes, ces mangas appartenaient d’abord à ma sœur aînée et je ne les avais jamais appréciés plus que cela, mais les ranger et les échanger à quelqu’un contre de l’argent m’a soudainement donné l’impression de déchirer mon enfance avec un couteau de cuisine. Toutefois ce sentiment avait fini par disparaître le long du trajet. En effet, après avoir pris ma douche et mangé, je me suis senti un peu mieux vis-à-vis de mon acte pour une raison que j’ignore encore. Suite à cela, je me rappelle avoir rapidement salué mes colocataires avant de sortir du manoir dans lequel je réside.

Samedi après-midi au mois de juin. Comme je m’en doutais, le tram a été un véritable calvaire. Si bien que je suis sorti deux arrêts plus tôt car je ne supportais plus le contact avec les gens. Heureusement que je prends toujours soin de partir en avance, ainsi je peux régler les aléas des transports sans être en retard à mes rendez-vous. Malheureusement le centre-ville n’était pas moins vide et je me suis vite retrouvé à faire le fantôme au milieu de la foule, me faisant bousculer de temps à autre. Enfin, j’avais ouvert la porte de verre de la pâtisserie avec un air de victoire…mais complètement épuisé. J’avais ensuite commandé un chocolat froid accompagné d’un croissant – à la borne, pour éviter d’avoir à parler à la vendeuse – avant de m’installer côté fenêtre où j’avais assez d’espace pour poser mon sachet rempli de mangas.

Voilà donc comment je me suis retrouvé ici, affalé sur une chaise à attendre SatoSato. Quand j’y pense, je ne sais pas à quoi il ressemble et il ne sait probablement rien non plus. Je sors mon téléphone de ma poche et consulte les derniers messages reçus. Hm, la dernière chose que nous nous sommes dit concernait l’heure du rendez-vous, c’est-à-dire 14h30 dans la pâtisserie. Peut-être devrais-je lui envoyer un message pour lui dire à quelle table je l’attends ? Bah, je le ferai s’il ne me trouve vraiment pas. En attendant l’heure, je pense que je peux encore un peu procrastiner. Mon écran digital affiche 14h27, il devrait donc bientôt arriver. Autour de moi les gens vont et viennent très rapidement, comme s’ils couraient après des poignées de minutes pour profiter un maximum de leur vie. Ce schéma ne me donne pas envie de rentrer dans la vie active, me dis-je en posant ma tête entre mes paumes. Tel un élément de décor, je reste immobile au milieu de tous ces individus animés par je ne sais quoi. Mon casque posé sur mes oreilles, j’ai la sensation d’être isolé du monde qui m’entoure, et ce n’est pas plus mal.

C’est au moment où je guette l’entrée du commerce qu’une silhouette familière fait son apparition dans la pièce. Enfin, familière est un bien grand mot puisque je ne l’ai vue qu’une seule fois dans ma vie, mais c’est un événement assez récent pour que je m’en souvienne encore. Je redescends les oreillettes de mon casque et le fixe d’un air surpris. Il n’a pas l’air de m’avoir vu puisqu’il vient d’arriver et je me demande si je devrais faire le premier pas. Je jette un œil sur ma montre, tant pis pour l’acheteur, je vais abandonner la table mon sachet pour quelques temps. Je remonte les manches de ma chemise blanche avant de me lever de ma chaise pour aller l’aborder. Cette fois je ne renverserai rien. Et puis j’avais promis que je lui achèterai quelque chose à manger pour me faire pardonner - bon ça ne sera pas des onigiris comme je l'avais annoncé. C’est l’occasion ou jamais de transformer mes mots en action. A moins de deux mètres du blond, je lui adresse un signe de main pour lui notifier ma présence.

« S-salut ! »

J’attends qu’il réagisse, se tourne vers moi ou quelque chose du genre. Cette fois les gens ne semblent pas nous prêter grande attention – et c’est tant mieux – et les deux jeunes adultes que nous sommes passent inaperçus en cet endroit. Je ne sais pas pourquoi il est ici, mais ce n’est pas encore le sujet de mes préoccupations.

« Tu vas bien ? »

Comment voit-il cette rencontre inopinée au milieu du centre-ville ? Je ne le sais pas encore. Peut-être me voit-il comme une sorte de démon qui apparaît aux pires instants de sa vie ? Cela me rendrait un peu triste, mais en même temps je ne pourrais pas lui en vouloir. Mais d’ailleurs…c’est quoi son nom ?
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Ven 3 Juin 2016 - 1:51

C’était un grand moment dans ma vie, un moment crucial, le genre de moment qui revient encore et encore, dans une atteinte incroyablement excitante. Quelque chose que tu attends depuis si longtemps que tu n’espérais plus que cela arrive. Un rêve d'enfant qui s'accomplit. Pour être franc, c'est un rêve totalement stupide, que des dizaines, des centaines, des milliers de gens on réalisés comme si de rien était, dans un mouvement de tout les jours, une action qui tellement classique que cela m'en devient irritant. Depuis mon enfance, j'ai toujours etais passionné par les histoires. Particulièrement les mangas, Japon oblige, qui y sont disponibles a profusions. J'ai toujours eu les jump, particulièrement le shonen jump. J'en collectionne depuis environ dix ans. Ma mere travaillait dans une librairie et son patron lui en offrait un exemplaire chaque semaine pour moi. Et quand elle a arrêté, il a néanmoins continué ses dons. C'est pour ça que je suis plutôt calé, car j'ai toujours eu ma dose chaque semaine. En revanche il y a une chose que je n'avais jamais eu. Des tomes reliés. Pas d'argents pour. Ou plutôt pas l'envie d'en perdre pour des livres.

Mais c'est fini, j'ai économiser pour me faire plaisir. Et le moment est venu. Quinze jour plus tot, je suis tombé sur une annonce d'une vente de collection de tomes reliés. C'etait sur un site internet, ou plutot un blog, que je suivais depuis quelque temps. Je n'avais pas internet chez moi, mais par contre a l'école, j'y passais pas mal de temps. Internet, une autre activité qui ne demande pas de parler a des gens réels. SatoSato fut rapidement désigné comme mon pseudo. Au moins je ne risquais pas de l'oublier, ma mère me le rappelant chaque minute de mon existence. Et c'est donc sur ce blog, d'un certain « Paprika ». Ce n’était pas vraiment étonnant, un pseudo était un pseudo après tout. Et j'avais repéré la collection des Barakamon. Je n'avais pas hésité un seul instant, c’était ma chance, celle que j'attendais depuis aussi longtemps ! Il n'était plus temps de réfléchir, mais d'agir.

Il m'avait donné rendez-vous prêt d'un café. Première mauvaise nouvelle, il allait donc falloir être au milieu d'une horde de gens venant boire je ne sais qu'elle consommation, pour échanger l'argent et la marchandise. La marchandise, on était a deux doigt d'un trafic de drogue la. Ce n'est que des mangas, calme toi un peu. Bon, nous voilà donc au présent, le jour de l'échange, enfin, de l'achat, des mangas, SatoSato, rien de plus. J'ai peur qu'il ne me fasse faux bond, alors je préfère lui renvoyer un message assez tôt le matin, histoire de le réveiller. Il doit aussi être un étudiant pour me proposer de faire ça ici. Je pense que c'est la raison la plus logique. Et je sais que les étudiants ont souvent des envies de grâces matinées qui ne conviendrait pas a mon envie d'achat actuelle.

Le matin passe si lentement que j'ai l'impression que tout est cassé chez moi, chaque horloge, chaque minuteur, c'est a devenir fou. Mais l'heure du rendez-vous arrive, et après avoir enfilé mes classiques jean et veste noir, fait rentrer mon pendentif a l’intérieur de mon col, ajusté mes chaussures, et me voilà partit. Je me rend compte que je ne sais pas ou se trouve ce café, et après une bonne demi-heure de recherche, je me rend compte que ce n'est pas un café, mais un pâtisserie. Qu'elle idée de fixer un rendez-vous dans une pâtisserie. Je ne sais pas si il a une genre de passion pour les sucreries, ou qu'il a l'habitude de venir ici, mais je trouve ça vraiment étrange. Et puis en plus je suis en terrain inconnu, n'ayant jamais mis les pieds dans cet endroit, ce qui n'arrange rien a mon léger stresse. Je revérifie mon portefeuille histoire d’être sur de bien avoir la monnaie, puis j'avance vers la terrasse devant, jetant un coup d’œil a l'assembler. Je ne vais sans doute pas deviner qui est Paprika juste d'un regard, mais qui sait, il m'attend peut être avec une pile de mangas sur la table, qu'en sais-je ?

Je sens soudainement une présence qui se trouve juste a coté de moi. Quelqu'un est venu a ma rencontre. Quelqu'un m'adresse un salut, plutôt bredouillant. Je reconnais cette voix. C'est lui, c'est ce garçon. Oh, mon dieu, le tueur de téléphone ! J'en étais sur. Les achats ce n'est pas pour moi, tout était trop beau, trop parfait. Il a fallut qu'il vienne me remémorer ce triste souvenir. J'avais fais mon deuil, mais il a sauvagement déterré le cercueil. Hisaka Rika, je crois. Je l'aime bien en fait, ce n'est pas lui le problème, c'est la mort de mon précieux téléphone, que je n'ai même pas pu remplacer depuis. Il me demande même si ça va. Vraiment c'est plutôt cordiale comme approche. Je suppose qu'on peux se considérer presque comme des amis. Je pourrais presque apprécier sa venu si je ne cherchais pas celui qui détient mon trésor. Bon, je ne suis pas a deux minutes prêt, je peux bien lui répondre. Je me retourne complètement vers lui en souriant et en prenant un ton se voulant assuré :

- Oh, bonjour Rika-san, je ne m'attendais pas a tomber sur toi aujourd'hui, qu'est ce que tu fais la, tu es tout seul ?

C'est vrai, je n'avais aucune idée que j'allais tomber sur lui. Je ne voulais pas penser a lui, car il me ramène irrémédiablement a ce cauchemar éveillé. Bon, depuis cela s'est arrangé, j'ai revu Aslinn, et notre relation s'est assez renforcé pour ne pas avoir encore a en pleurer, c'etait surtout le souvenir de la sensation, sur le moment, qui me provoquait encore des sueurs froides :

- Oh, je suis désolé au fait, pour la dernière fois, je pense que ce n’était pas l'eau qui a tué mon téléphone, juste que le liquide était au mauvais endroit au mauvais moment. J'ai utilisé ton temps pour rien, désolé.

Je m'incline un peu en avant. J'aurais sans doute du essayer de le contacter plus tôt, histoire de mettre cette chose au clair, mais en même temps je n'en avais aucun moyen, je ne savais même pas si il était en chambre étudiante ou pas. Enfin avec un peu d’efforts j'aurais sans doute retrouvé sa trace, mais des efforts, je n'en avais fournis aucun.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Ven 3 Juin 2016 - 12:12

La rencontre la plus inattendue de la ville est en train de se produire, là, sous mes yeux. De ce que je me souviens du blond, il n’avait pas l’air de raffoler des sucreries ou autres viennoiseries. Me serais-je trompé sur son compte ? Après tout, nous ne nous sommes pas rencontrés dans des circonstances qui prêtaient à faire attention à ce genre de détails. Dans tous les cas, le sportif se trouve droit devant moi et le reste importe peu. Tiens, il se souvient de mon nom. Je me sens un peu coupable de ne pas pouvoir en faire de même, mais bon j’ai toujours réussi à tourner autour du pot pour éviter d’avoir à utiliser le patronyme des autres quand ma mémoire me fait défaut. Nous nous tenons donc tous les deux vers l’entrée de la pâtisserie, le sourire aux lèvres – sans vraiment savoir pourquoi, pour ma part – et nous nous saluons de la manière la plus banale possible. Lui non plus ne s’attendait pas à me voir ici. Tu m’étonnes, me dis-je intérieurement, ce n’est pas tous les jours que l’on croise le mec qui a renversé de l’eau sur ton téléphone à la cafétéria. Il poursuit ensuite en me demandant ce que je fais en ces lieux et si je suis tout seul. Naturellement, je réponds rapidement à sa question, bien qu’assez évasivement quand j’y pense.

« Eh bien, j’attends quelqu’un, mais on dirait bien qu’il est en retard. »

Pourquoi ai-je instinctivement assumé qu’il s’agit d’un homme en utilisant le pronom masculin pour désigner mon acheteur ? A bien y réfléchir, il n’y avait rien dans son mail qui trahissait le genre de l’individu venu récupérer la marchandise. Utilisait-il boku ou watashi ? Encore une fois, ma mémoire ne m’aide pas et je panique en imaginant qu’il s’agisse en fait d’une fille. Non pas que je ne sois pas à l’aise avec les filles – j’ai une sœur après tout – mais depuis mon arrivée ici, je n’ai fait des fixettes que sur les hommes entrant dans le café. Et si elle était assise quelque part et m’attendait sans savoir que le vendeur est un fantôme dans la foule ?

« …du coup, oui je suis tout seul. Et toi ? Qu’est-ce qui t’amène ? »

Le col de ma chemise devient soudainement très étroit et je commence à paniquer. Tel un étau qui se resserre, la foule me paraît de plus en plus dense, bien qu’elle ne fasse rien pour cela. Toujours face à l’étudiant en droit – voyez, j’ai quand même retenu quelque chose – je jette des coups d’œil discrets aux alentours en espérant qu’il ne remarque rien, à la recherche d’une autre personne seule qui semble attendre quelqu’un. Néanmoins le brouhaha ne m’aide pas, et je finis pas abandonner assez rapidement l’idée que je puisse trouver cette personne en ne faisant que regarder. De plus, cela me rendrait très mal à l’aise si l’un des objets de mon attention finissait par comprendre mes intentions et se mettrait à me fixer à son tour. Mon interlocuteur me rappelle à l’ordre en reprenant la parole, je tente de paraître convaincant et à l’écoute même si mon esprit vagabonde toujours.

Il se dit désolé car son téléphone ne s’est plus remis en marche malgré le bain de riz. Je secoue la tête, je suis celui qui devrait s’excuser ici. Il ne m’a pas fait perdre mon temps. Enfin, objectivement si, mais c’était la moindre des choses, que je lui tienne compagnie le temps de raviver, ne serait-ce qu’un court instant, la flamme de l’espoir en fixant le bol de riz. Au mauvais endroit au mauvais moment, me dit-il également, c’est peut-être aussi ce qu’il pense de notre nouvelle rencontre hasardeuse et je le comprendrais tout à fait. Je lui adresse un air compatissant, ne sachant pas trop quoi dire. Moi-même j’ai été dévasté lorsque mon téléphone est décédé l’année passée. Pour l’appareil en lui-même déjà, le coût et le fait que je ne puisse plus contacter personne quand je le souhaite. Et aussi pour les souvenirs, les messages et photos que j’avais précieusement gardés.

« J-je suis vraiment désolé. Tu as pu en avoir un autre j'espère ? »

Ce sont les seuls mots que j’arrive à prononcer concernant ce regrettable accident. Enfin, il n’y a pas eu mort d’homme, mais en voyant sa tête je comprends que cela l’a aussi affecté. Quand j’y repense, je n’avais pas beaucoup de contacts sur mon mobile et j’ai rapidement pu retrouver les numéros que j’avais enregistrés, mais qu’en était-il de lui ? Dans mes souvenirs, l’étudiant habitait ailleurs lorsqu’il était au lycée, peut-être a-t-il perdu le contact avec d’anciens camarades par ma faute ? Cette pensée me rappelle alors ce pourquoi je l’ai abordé un peu plus tôt.

« Je peux te commander un café si tu veux ? Ou ce que tu veux, c’est la moindre des choses. »

Après tout, je regagnerai normalement un peu d’argent d’ici la fin de la journée, alors je peux me permettre de dépenser quelques yens pour le blond. Ceci dit, je n’ai toujours pas de nouvelles de SatoSato, j’espère qu’il ne lui est rien arrivé de grave. Il avait l’air de vraiment vouloir cette collection ce matin, et l’enthousiasme n’est pas toujours une bonne chose si on oublie de regarder de quelle couleur est le feu. Pessimiste ? Moi ? Je jette un oeil sur ma montre, cinq bonnes minutes sont passées. Bah, l'acheteur ne s'éternisera sans doute pas, on échangera le sachet de mangas contre de l'argent et il partira. C'est ce que je ferais aussi. Alors je suppose que ce n'est pas un problème si le sportif reste avec moi.


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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Sam 4 Juin 2016 - 0:27

Si je m'attendais a ça. De toute les raisons qui avait pu pousser ce garçon a venir jusqu'ici en ce jour, il avait fallut, dans une incroyable coïncidence, que ce soit pour la même que moi. Il était venu pour voir quelqu'un, et il semblait que cette personne n'était pas encore arrivé. C’était vraiment amusant, a croire que tout étaient fait pour nous obliger a nous parler, a converser ensemble aujourd'hui, voir a s’asseoir ensemble. Après tout quitte a attendre, ce ne sera comme cela pas le moment le plus long du monde. Je me remémore notre première rencontre, et surtout notre discussion qui s'en est suivi. Il était doué pour faire la conversation si je me souviens bien, et c'est d'ailleurs grâce a lui que j'ai retenu ces quelques questions et phrases types qui me permettent d'alimenter une conversation. Je ne reste plus comme un idiot a attendre que l'autre fasse un premier pas désormais, je suis capable de prendre les devants. Je devrais presque le remercier, c'est totalement grâce a lui que j'ai pu atteindre ce stade. Ma sociabilisation avance lentement, petit a petit, mais finalement, elle avance, je ne suis plus le même que lorsque je suis arrivé. Je reviens sur terre quand il reprend la parole, qu'il est doué pour cela, vraiment, combler les blancs, c'est presque mon héros de ce coté la, et me demande a mon tour ce que je fais ici a cette heure de la journée, seul. Il me repose la question que je viens de lui poser en fait, je fais tellement de progrès que je le prend maintenant de vitesse, bien joué a toi, SatoSato !

- C'est amusant, je suis la également pour rencontrer quelqu'un que je ne trouve pas malheureusement. Il n'est peut être pas encore arrivé, ou alors il a décidé de me poser un lapin. Et comme je ne sais pas a quoi il ressemble, je ne suis pas vraiment avancé....enfin au moins on a pu se recroiser, ce n'est sans doute pas une sortie inutile alors, finalement.

Je lui souris timidement. Essayer de créer un climat d'amitié et de confiance entre nous, penser que ce serait moi qui tente ça, c'est vraiment une drôle de journée. Je remarque qu'il semble vraiment observer les alentours, dans l'espoir sans doute que la personne attendu apparaisse. Nous sommes dans le même cas, et c'est la première fois que je vis ce genre de coïncidence. Enfin c'est aussi surtout la première fois que je rencontre quelqu'un que je connais a Keimoo et que je m’arrête pour lui parler, donc pour le coup ce n'est peut être pas si rare. Je n'en ai aucune idée. Tout en pensant a ça, j'ai prononcé ma phrase sur l'histoire du riz et de mon téléphone. Et il semble vraiment désolé. Je suis sur qu'il est sincère, il a l'air d’être du genre a regretter ce genre d'action. Il me demande alors si j'ai pu en obtenir un autre. Je suppose que je grimace légèrement. Non je n'ai pas pu, car je suis malheureusement pauvre et je n'ai pas de quoi mettre autant de yens dans un téléphone cellulaire pour communiquer avec mes paires. Je sais qu'il va s'en vouloir si je lui dis que je n'en ai pas. Il va encore s'excuser pour ça, alors que comme dis plus tôt, ce n'est même pas sa faute, je suis sur qu'il serait mort tôt ou tard ce jour la. Je lui souris en faisant évasivement :

- Oh, je n'en ai pas encore récupéré, mais c'est en court d'achat je devrais pas tarder a en récupérer un nouveau.

Je l’espère d'ailleurs, c'est quand même pénalisant au vingt et unième siècle de ne pas en avoir un. Je détourne le regard pour observer la terrasse. Je suis sur qu'il n'est pas la, personne ne correspond a un potentiel vendeur de mangas. Il n'y a d'ailleurs aucun étudiant a part Rika-san et moi. Mais je ne m'en inquiète pas, je suis presque sur qu'il ne va pas tarder. Je fais un pas sur le coté, m’apprêtant a lui proposer de s’asseoir, quand il prend encore les devant et me demande si j'ai envie qu'il me paye un café. Bon, j'ai refusé le bol de riz la dernière fois, je peux accepter qu'il me paye un verre, comme cela on sera finalement totalement quitte, et avec un peu de chance il pourra enfin se dire qu'il n'a aucune dette envers moi. J'hoche la tête en répondant :

- Je ne vais pas refuser, mais c'est vrai que je ne suis pas un grand fan de café. Je ne dirais toutefois pas non a un verre d'eau aromatisé a la pomme, si cela ne te dérange pas.

C'est la boisson que je préfère, je pourrais en boire sans m’arrêter constamment. Mais c'est sucré, et j'essaye de garder un certain régime alimentaire, c'est pour ça que je fais en sorte de baser mes boissons a base d'eau sans aucun ajout, afin de ne pas transformer ma musculature en graisse. Ce ne serait pas super intéressant pour moi. Et puis ce n'est pas vraiment un problème de me restreindre alors autant le faire, j'ai l'habitude. Je lui souris en lui faisant signe de s’asseoir a la table ou il etait quelque temps auparavant avant de dire :

- Et c'est juste pour voir quelqu'un ou tu avais prévu de faire quelque chose en particulier ? Je ne veux absolument pas déranger.

Je prend place a mon tour, toujours en tentant de lui sourire histoire de ne pas passer pour quelqu'un de grincheux ou quelque chose dans ce genre la.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Sam 4 Juin 2016 - 1:26

Quelle coïncidence, il faut croire que nous avons plus de points communs que je le pensais, et pourtant j’avais déjà remarqué que nous partagions quelques traits de caractère ainsi qu’un statut social…pas très élevé si je puis dire. Dans tous les cas, je me réjouis de savoir que je ne suis pas le seul à attendre et encore moins le seul à douter. C’est vrai, je ne connais pas ce SatoSato et même s’il a confirmé notre rendez-vous ce matin, je ne peux pas exclure le fait qu’il me lâche à la dernière minute, à moins qu’il ait tout prévu dès le début. Parano, quand tu nous tiens, je me retiens de faire volte-face pour examiner toutes les fenêtres de la pâtisserie, au cas où je verrais quelqu’un avec un air moqueur, me faire languir. Tout comme moi, mon interlocuteur ne sait pas à quoi ressemble la personne qu’il doit rencontrer. C’est étrange, je croirais presque que c’est la même personne qui nous a fait venir pour nous jouer un sale tour. Je suis à deux doigts d’en faire le commentaire à l’étudiant, mais il me coupe dans mon élan en me faisant comprendre de manière plus ou moins claire, qu’il ne regrettait pas d’être venu car nous avons pu nous voir.

Il se met ensuite à sourire, et j’ai du mal à savoir quelle réaction je dois adopter à mon tour. Sourire aussi ? Bon, faisons ça, en essayant de ne pas paraître trop crispé ou hypocrite. En tout cas, nous voilà de nouveau dans la même galère, et comme si ça ne suffisait pas, nous avons forcément évoqué l’incident avec son téléphone. J’ai envie de mourir de honte et de m’enterrer derechef, mais je finis par me convaincre que ce n’est pas une bonne idée de se donner en spectacle dans une boulangerie. Et puis je n’ai même pas de quoi croiser. Remarque, je pourrais juste m’ensevelir sous les pâtisseries, au moins ça rendrait la chose agréable. Je culpabilise d’autant plus qu’il m’annonce qu’il n’a pas encore pu récupérer de téléphone portable depuis que j’ai mis le sien hors d’état. Même s’il tente de me rassurer en précisant qu’il est en train d’économiser pour l’acheter, je n’en reste pas moins mal à l’aise et tente d’élargir le col de ma chemise, comme si cela allait changer quelque chose.

Je me retiens de réitérer des excuses, sachant pertinemment que cela ne ferait que plomber l’ambiance. Autant partir sur un nouveau pied, bien que cela s’avère relativement difficile en vue de notre première rencontre. Histoire de me racheter, je lui propose de lui offrir quelque chose. Il me répond qu’il n’est pas très café, mais qu’il veut bien de l’eau aromatisée. Cela lui ressemble bien, c’est un sportif après tout. Je m’empresse donc de passer commande à la borne et payer pour lui, le faisant attendre quelques secondes, le temps que la serveuse remplisse le verre. Quand j’attrape la boisson entre mes doigts – en faisant bien attention où je marche cette fois-ci – je ne peux m’empêcher d’être dépité. Je ne peux pas croire que cela suffise comme compensation pour son téléphone, mais c’est la seule chose qu’il ait accepté de ma part. Au moins, il joue le jeu, me dis-je en retournant vers le blond.

« Ma table est vers là-bas. »

Sans plus attendre, je lui montre l’espace que j’occupais avant qu’il n’arrive. Une table à côté de la vitre pour observer les passants. J’avais espoir de voir arriver le fameux SatoSato avant qu’il n’entre dans la pâtisserie, mais il n’est visiblement pas très ponctuel. Juste avant de m’assoir, je jette un rapide coup d’œil en direction de la porte d’entrée. Il n’y a actuellement que des femmes de plus de quarante ans. Pas trop le genre de personnes qui lit Barakamon en somme. Une fois installés, le jeune homme me surprend en relançant la conversation, il est décidément bien loquace aujourd’hui, mais cela ne me déplaît pas. Je peux continuer de surveiller les autres clients sans avoir à me concentrer pleinement sur notre conversation. Il me demande, comme s’il lisait en moi, si je suis venu juste pour voir quelqu’un ou si j’avais prévu autre chose. Le tout avec le sourire aux lèvres, l’air serviable.

« Ah euh…En fait je ne connais pas très bien la personne que je dois voir aujourd’hui. Elle doit juste récupérer quelque chose et après elle s’en ira, j-je suppose. »

Parce qu’on n’est jamais à l’abri d’un squatteur qui me parlera de mon blogs et des derniers animes qu’il a vu. Ce n’est pas comme si cette conversation me déplaisait, au contraire, mais je préférerais simplement qu’elle se fasse sur une messagerie instantanée où je suis libre de fuir mon interlocuteur quand je le souhaite. Ne tenant plus le bout de ma langue, je décide de faire part de mes doutes à l’étudiant en droit, peut-être doit-il aussi rencontrer ce SatoSato pour une raison quelconque – qui ne m’intéresse d’ailleurs pas – et que celui-ci est en train de nous faire tourner en bourrique. Cela me rappelle les caméras cachées, et je me sens assez mal à l’idée que l’on puisse se jouer de moi de la sorte avant de m’humilier devant le japon tout entier.

« Hm. C’est assez soudain mais… »

Allez, dis-le, fais un effort. Il ne va pas te prendre pour un fou ! Du moins, pas plus qu’il ne le pense déjà après ce que tu lui as fait subir. Une gorgée de cacao - pour reprendre des forces – plus tard, je mets enfin des mots sur ce que j’ai sur le cœur depuis cinq bonnes minutes.

« Est-ce que tu penses qu’on attend la même personne ? Et qu’elle se moque de nous en nous faisant attendre ? »

Cela coïnciderait dans la mesure où notre rendez-vous avait l’air d’être dans la même tranche horaire et au même lieu. SatoSato ne s’imaginait peut-être pas que l’on puisse se connaître, ceci dit. Et moi qui voulait simplement vendre mes mangas, ne me dite pas que j'ai fait ce chemin pour rien.

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Dim 5 Juin 2016 - 20:21

Il m'a gentiment désigné sa table, bien que j'avais déjà vu ou il se trouvait, puisqu'il s'en était levé pour venir me voir un instant auparavant. Bon, je ne vais pas faire la remarque, après tout cela venait d'une bonne intention. Je remarque néanmoins que cette table se trouve prêt de la vitre. Je souris en prenant en compte cet aspect. C'est exactement ce que j'aurais fais a sa place. Un peu en retrait, idéalement placé pour observer les passants et voir arriver la personne qui m'a donné rendez-vous, toutes ces similitudes me font rire. Plus j'avance dans la relation avec Hisaka, plus je trouve que l'on se ressemble sur tout les points. C'est sans doute ce qui est appelé «rencontre du destin». Bon a part qu'il n'est pas sportif, mais nous ne sommes pas des clones non plus.

Après avoir prit place avec lui, il me dit qu'il ne connaît pas vraiment la personne qu'il doit rencontrer. Qu'elle doit venir récupérer quelque chose et repartir aussitôt. Je fronce les sourcils. C'est en fait exactement la même situation. Cela commence a faire trop de coïncidences pour être un simple hasard. On est la exactement pour la même raison, au même moment, au même endroit. Tout ça ressemble tellement a un deal dans un film de gangster, je me remémore le film que je me suis fais sur le trajet jusque la. Hum, je doute quand même fort, en regardant le garçon d'avantage, qu'il soit un dealer d’héroïne ou de cocaïne. Enfin les apparences sont parfois trompeuses. Quoi de mieux qu'un air classique pour ne pas se faire remarquer. Hisaka a peut être des choses a cacher. Nan vraiment, j'en doute. A ça, je ne sais pas trop quoi répondre, je lâche un faible :

- Oh je vois.

Oui, je n'ai vraiment rien a dire de plus a ça. Après tout, je ne vais pas lui faire part de cette hypothèse. Si ca ce trouve, lui aussi est la pour les mangas. C'est peut être un acheteur, il y avait plusieurs collections en ventes, pas juste une seule. Après tout le vendeur, celui qui tient le blog, aurait eu tout a fait raison de faire toute ses ventes au même moment, histoire d'éviter de devoir sortir plusieurs fois. Ainsi il aurait récupéré tout son argent d'un coup. Peut être qu'il m'a donné une heure en avance, afin d’être sur que je sois la, et qu'il attend que tout le monde arrive pour se montrer. Ce n'est pas vraiment cool de sa part de faire attendre comme ça, mais en sois, c'est compréhensible, et cela lui ferait un gain de temps non négligeable. Même si quand j'y pense, certaine de ses collections étaient constitués de nombreux tomes, alors a moins qu'il n'en vende qu'un ou deux, je doute qu'il puisse toute amener a moins de prendre une valise. Enfin si quelqu'un arrive avec un gros sac, au moins je saurais que c'est lui.

Alors que je regarde de nouveau dans la rue, je sens Hisaka qui reprend la parole. Il se penche un peu vers moi, comme si il voulait me dire quelque chose qui le tracasse. Il s'excuse d'abord, me faisant de nouveau froncer les sourcils. Il va me dire peut être qu'il a mieux a faire que d’être la avec moi. Hum, j'en doute, après tout sinon il ne m'aurait pas invité a boire un verre. Je souris lentement histoire de l'encourager a parler, et j'écoute ce qu'il dit avec attention. Et je souris encore plus quand j'entends qu'il se demande si je pense que nous sommes ici pour la même personne. Je manque de rire même. Nous avons exactement pensé a la même chose. C'est vrai que cela paraît cohérent, logique, tant notre situation est similaire. Je ne sais pas par contre si cette personne se moque de nous. Mon hypothèse est surtout basé sur le fait que cela soit, au contraire, juste en attente que tout le monde arrive.

- Et bien je dois t'avouer que j'ai pensé a la même chose a l'instant, nous sommes peut être ici pour voir la même personne....

Je m’arrête soudainement en le regardant. J'ai pensé que vu les collections vendues, et le pseudo, c’était une femme que j'allais voir aujourd'hui. Mais en fait je n'ai aucune idée du sexe de la personne. C'est peut être un homme. Et puis je suis la pour voir quelqu'un, alors qu'il semble que mon compère lui, soit la en attente de l'arrivée de la personne qu'il recherche. C'est comme si....Hisaka Rika...Rika...Paprika. Pap Rika. J'ouvre les yeux en le regardant avant de dire soudainement :

- Mais dis moi, tu ne vendrais pas des mangas par hasard ?

Ça serait vraiment stupide comme situation, de se retrouver la chacun en attendant l'autre, sans penser une seule seconde que la personne attendu est déjà la depuis longtemps et que je l'ai en fait déjà trouvé. Que je suis avec elle depuis le début. J'ai juste supposé que le vendeur ou la vendeuse était un inconnu, et que comme je connaissais Hisaka, alors cela ne pouvait pas être lui. Mais tout prendre sens. Si c'est ça, alors je vais sans doute rougir, bredouiller en m'excusant de ne pas m’être présenté immédiatement, de façon ridicule. Mais je ne dis pas mon pseudo, après tout si ce n'est pas le cas, il trouvera ça plus étrange qu'autre chose. Mais après tout, Satoshi, SatoSato, si c’était lui, il aurait fait le lien, ce n'est pas compliqué.....mais depuis le début il ne m'a jamais appelé par mon prénom. Peut être qu'il l'a oublié et donc qu'il n'a pas fait le lien...

Ça y est, je commence a rougir.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Dim 5 Juin 2016 - 21:20

Lumière sur la scène où les marionnettes ne tiennent qu’à quatre fils. Les autres clients deviennent des figurants. Non, pire que cela, ils se fondent dans le décor. Tous les projecteurs sont sur les deux garçons que nous sommes, assis face à face en train de boire ce que nous avons commandé tantôt. En une bouchée, je termine les restes de mon croissant et ne laisse que quelques miettes sur la table. Si je n’avais pas été accompagné, j’aurais probablement humidifié mon doigt avec de la salive avant de récupérer les vestiges de la pâte feuilletée sur la surface plane. Toutefois, je suis conscient que ce n’est pas un comportement qu’il faut produire en public, alors je tente d’inhiber ma voix intérieure qui me hurle de passer à l’acte. Et finalement, je m’abstiens. Oui, je décide de renoncer à mon désir de manger ces quelques miettes dorées. Détails inutiles, me dites-vous, et pourtant c’est à cet instant que tout bascule. Un fil se brise alors que j’émets l’hypothèse que nous attendons la même personne, et le deuxième ne tarde pas à lâcher à son tour, quand le blond me dit qu’il a pensé à la même chose que moi. L’air pensif, je croise les bras.

Peut-être devrais-je lui donner le pseudo de l’individu que j’attends ? Homme ou femme, l’étudiant en 1ère année en sait peut-être un peu plus sur lui. Si de mon côté, je suis au point mort en me prenant pour Sherlock, mon interlocuteur semble avoir reçu la révélation de sa vie. Je vois tout un panel d’expressions se coller sur son visage, les unes après les autres. Sans comprendre, je penche la tête sur le côté en attendant une explication. Quand ses pupilles se rétrécissent soudainement, je comprends qu’il a trouvé la clé du mystère, et je suis impatient de l’entendre. Est-ce que je vends des mangas, me demande-t-il aussitôt. Je fronce les sourcils, où veut-il en venir ? Et comment sait-il ça d’ailleurs ? Je lui réponds en soulevant le sachet que j’ai emmené avec moi, après l’avoir sorti de sous la table à laquelle nous sommes assis. Le troisième fil cède et je me retrouve accroché à ma théorie par un seul bras.

« Oui, mais comment est-ce que tu… »

Soudain, la réalité me frappe brutalement. Le sol se dérobe sous mes pieds et je me demande comment je n’ai pas pu m’en rendre compte avant. Bon sang, évidemment qu’il y avait énormément de coïncidences entre nos deux situations, c’est parce que nous étions dans la même, tout simplement. Habitant de Keimoo, rendez-vous à la même heure et au même endroit. Quel idiot tu sais, Hisaka. Je repose le sac à terre et commence à rire alors que l’acheteur se met à rougir. Ca y est, je me souviens de son nom maintenant. Le dernier fil qui me retenait accroché me libère et je subis une chute vertigineuse.

«C'était beau, Satoshi Sakurato. Alias SatoSato. »

Dis-je simplement d’un air rieur. Finalement il n’y avait aucune tierce personne qui cherchait à se moquer de nous. Le hasard et un manque cruel de logique, à la limite. Ainsi, le blond est un amateur de mangas, c’est bon à savoir et ça nous fait encore un point commun quand j’y pense. Tout à coup, j’ai envie de le questionner un peu plus. C’est la première fois que je rencontre quelqu’un qui lit mon blog. A vrai dire, personne de mon entourage ne sait que j’en tiens un et je ne suis pas prêt de leur annoncer. La vie d’un japonais anonyme me plaît bien. Dans ma sphère, mon monde, je raconte ma vie et donne mes impressions à des étrangers. Je serais nettement plus embêté si un proche était au courant et je finirais sans doute par m’autocensurer de peur que ce qu’il se passe sur la toile, finisse accroché dans les couloirs du campus, un beau matin. Après avoir ri de bon cœur, je reprends le sachet en plastique en main et le tend à Satoshi, au moins je sais qu’ils sont entre de bonnes mains. Du moins je l’espère.

« I-ils appartenaient à ma sœur et moi, alors merci d’en prendre soin. »

L’échange me procure un sentiment étrange. Comme une boule au creux de mon ventre, lorsque nous procédons à la remise de la marchandise, j’ai l’impression que tous mes souvenirs d’enfance s’envolent. Toutefois, j'adresse un sourire à mon interlocuteur, ne faisant transparaître aucune émotion négative à mon acheteur.

« Alors comme ça, tu aimes les mangas ? »

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Mar 7 Juin 2016 - 3:14

Tout s'éclaire, c’était même l'évidence pure. Comment avons nous pu nous fourvoyer de la sorte ? Je me sens vraiment honteux d'avoir eu ces instants de soupçons envers l'assistance, ce n’était vraiment pas correct. Mais finalement je n'étais pas loin de la vérité, quand j'ai supposé qu'il était la pour un deal, pour un échange, sauf que ce n’était pas du tout a quoi je pensais de prime abord. Je viens de rougir mais il ne fait pas attention, son visage reflète la même expression que moi. Il n'avait aucune idée de la situation lui non plus. Dans un sens tant mieux, je n'ose pas imaginer ma réaction si je m'étais aperçus qu'il savait depuis le début et pas moi, la honte suprême. Oui, la honte. Je jete un regard a droite et a gauche, il semble que personne n'a vraiment remarqué notre gêne. De toute façon je ne sais pas pourquoi je m’inquiète comme ça, ce n'est pas comme si quelqu'un en avait quoi que ce soit a faire de nous.

Il me complimente en riant, en répétant mon pseudo. Je rougis lentement a cette idée. Oui forcément, utiliser le surnom que vous donne votre mere en pseudo pour naviguer sur internet est un, pas super adulte, deux pas vraiment original. J'ai longtemps réfléchis a vrai dire. Des surnoms qui faisait cool d'abord, comme utiliser le nom d'un personnage de manga un peu customisé, mais je ne pouvais pas décemment faire ce genre d'outrage envers une œuvre. Alors j'ai réfléchis a un surnom qui pourrait me correspondre. J'ai cherché, encore et encore, sans jamais trouver. Aussi il ne m'est resté qu'une seule option. Utiliser mon surnom habituel. « Le blondinet » n’était pas vraiment acceptable, et c’était comme ça que la plupart des gens me nommaient, enfin a ce moment la, ma maîtresse d'école, les adultes. Et les autres, les enfants, m’appelaient juste « Satoshi », du coup il ne me restait plus beaucoup d'options. Une seule en fait, celui que me donnait ma mère. SatoSato. A la base vu que c'est anonyme, je n'ai pas vraiment réfléchis a un quelconque défaut de cette idée. Mais maintenant que je me retrouve en face de Hisaka, je me rend compte que c'est plutôt gênant. Et c'est pour ça que je rougis actuellement. Je ne sais pas trop quoi répondre a ça et donc plutôt que de dire n'importe quoi, je reste silencieux et écoutes la suite.

Car il se penche vers le sac qui doit, selon moi et en toute logique, contenir les précieux mangas, le trésor sacré, le sésame suprême, l'objectif de toute une vie. Il les tient avec précaution, alors que mon regard ne peux s’empêcher de suivre attentivement chacun de ses mouvements d'une façon limite oppressante. Les voilà, ce que j'ai attendu durant toute ma vie. Si j'en étais capable, je croire que je pourrais fondre en larmes de joies en ce moment même. Ce n'est pas n'importe quoi, et plus ils approchent plus je me rend compte qu'ils représentent vraiment quelque chose pour moi. Ce n'est pas juste des livres, c'est plus que ça, un symbole de mon évolution. Je ne peux m’empêcher de sourire en regardant le sac avec des yeux brillants d'envies et d'excitations.

Il les poses alors sur la table doucement devant moi, tandis que je me met a chercher dans mes propres affaires. Qu'elle idée de prendre un sac pour juste un porte-feuille. A la base je pensais mettre la marchandise dedans, mais il semble qu'il a tout prévu et a amener un sac en plastique pour que je puisse a mon tour les transporter. Je sors alors mon argent, recomptant rapidement afin d’être sur de ne pas avoir fait d’erreurs dans le compte. Si jamais je n'ai pas la bonne somme, je crois que je trouve un immeuble pour me jeter depuis le haut de son toit, ca serait trop bête, vraiment trop bête, alors que je suis si prêt du but. Heureusement, j'ai le compte, que je pose sur la table a coté du sac, comme pour signifier un échange digne de ce nom. Il me dit qu'ils appartenaient également a sa sœur et que je dois en prendre soin. C'est comme si il m'infligeait d'avantage de pression, qu'elle cruauté. Je tend mes mains légèrement tremblante vers le sac en question, tout en répondant d'une voix légèrement enroué par l'émotion :

- Je....j'en prendrais grand soin, je te l'assure, je te le promet meme.

Ca y est, ils sont la, entre mes mains. J'ose a peine jeter un coup d’œil dans le sac. Ils sont la, les treize tomes reliés. Je crois que je ne me rend pas compte tellement j’attends ça depuis longtemps. C'est magnifique, je ne m'attendais pas a trouver un livre aussi beau. Mais je ne vais pas me mettre a tout déballer devant lui, je ne sais pas mais a sa place, en ce moment j'aurais une énorme boule a l’estomac. Je pense que même a l'article de la mort, je ne parviendrais pas a me résoudre a vendre ce genre de chose. Alors si c'est le cas, je ne vais pas me pavaner avec devant lui, pas besoin d'en rajouter. J'écoute plutôt sa question, il me demande si j'aime les mangas. Je souris de nouveau en plantant mon regard vers lui :

- Et bien je lis beaucoup de mangas depuis que je suis jeune, a vrai dire entre mes dix ans et jusqu'à il y a quelque mois, depuis que je suis a Keimoo en fait, je lisais tout les jump chaque semaine, j'avais une combine pour ne pas les payer.

Je souris en pensant a ça, c'est pas vraiment comme si c’était de mon fait, merci au patron de la librairie ou travaillait ma mère. Je rigole légèrement avant de reprendre :

- Mais je n'ai jamais possédé de tome relié avant, du coup quand j'ai vu ton annonce j'ai sauté sur l'occasion, merci beaucoup d'ailleurs. Enfin je ne m'attendais pas a tomber sur toi, c'est un heureux hasard. Quitte a donner de l'argent a quelqu'un, autant savoir a qui, et puis je prefere pouvoir discuter la dessus qu'avoir juste un échange qui dure trente secondes.

Bon ça c'est faux, ça aurait était parfais que je puisse rentrer en courant pour dévorer mon achat, encore et encore juste pour le plaisir de sentir les pages sous mes doigts. Mais pas besoin de le dire a voix haute. Je termine par :

- Du coup tu tiens un blog internet, j'ai toujours pensé que ce n’était pas facile d'écrire comme ça ses ressentit. Tu fais ça depuis longtemps ? Je dois avouer que je ne l'ai découvert qu'il y a peu. Tu dois vraiment apprécier les mangas du coup.

Je me rend compte que sur ce genres de sujet j'ai beaucoup moins de mal a tenir la conversation, et cela me fait sourire encore plus.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Mar 7 Juin 2016 - 18:12

Si j’avais pu me souvenir du nom du jeune homme, ne serait-ce que quelques minutes avant, nous nous serions évités ce malentendu. Enfin, ce n’est pas bien grave, nous avons juste perdu un peu de temps. Que dis-je ? Au fond, cela m’amuse beaucoup. Parce que ce genre de situation ne m’était encore jamais arrivé et parce que Satoshi n’est un garçon que je considère comme méchant, notre manque de perspicacité est plus risible qu’autre chose. Ainsi, un scénario que j’aurais trouvé dramatique s’il s’était déroulé avec une autre personne, se transforme en comédie. Je ris de bon cœur et quand je me calme, la réalité me rattrape assez rapidement. Il est venu pour les mangas, ce serait bête de le faire attendre plus longtemps. Malgré ma décision de vendre la collection qui avait jadis appartenu à ma sœur, je ressens un pincement au cœur au moment où je soulève le sachet contenu les 13 tomes pour le poser sur la table. Il ne le réalise sans doute pas, car je vois à son regard qu’il est complètement captivé par ce qu’il vient d’acheter, mais le sourire que je lui adresse n’est qu’une façade.

Pourtant je ne regrette pas, j’ai besoin de cet argent pour investir dans d’autres choses – comme des manuels de préparation aux examens par exemple – plus appropriés pour une personne de mon âge. C’est juste que je m’attache beaucoup trop à tout ce qui est matériel, et le simple fait de les voir dégradés me rend triste. Je jette un rapide coup d’œil en direction de Satoshi qui a l’air de frôler l’extase. Au moins je sais que d’une part, il est heureux, et d’autre part, il en prendra soin. C’est en tout cas ce qu’il m’assure quand je lui fais part des sentiments que j’ai à l’égard de cette collection. Un court silence s’installe entre nous, mais pas bien longtemps puisque j’enchaîne directement sur un sujet qui nous parle à tous les deux. Tant que nous y sommes, parlons de mangas. Nous avons fait à peu près le tour des questions sur nous-mêmes lorsque nous nous étions rencontrés à la cafétéria, autant passer à autre chose maintenant. Il lit beaucoup, me dit-il, et ce depuis qu’il est enfant. Je suis assez impressionné quand il me dit qu’il a pu lire tous les Jump depuis ses 10 ans. Ca a dû coûter une petite fortune non ? Apparemment pas tant que ça, puisqu’il me dit qu’il n’a jamais eu à les payer. Une combine hein ? Je ris doucement avant de lui lancer, sur le ton de la plaisanterie.

« Tu faisais du chantage au vendeur de la librairie ? »

Certaines personnes seraient capables de le faire. Peut-être pas pour un magazine de mangas, mais pour des biens qui coûtent plus cher et qu’ils ne peuvent pas obtenir légalement. Les humains ont tous quelque chose à se reprocher en général, il suffit de trouver quoi. Une faille ou un secret inavouable, il y a des loups affamés qui ne reculent devant rien, d’autres font même cela par pur plaisir de sentir leur interlocuteur s’effondrer. Bref, je crois que je suis encore en train de me perdre dans mes réflexions. De son côté, Satoshi rit lui aussi pour une raison que j’ignore encore. Il me confie alors qu’il n’a jamais possédé de tome relié. C’est vrai que c’est cher, mais j’ai aussi la chance d’avoir un parent qui travaille dans le journalisme, même si son sujet est très loin des mangas, il a toujours des tarifs préférentiels à l’imprimerie. C’est donc pour cette raison que l’étudiant en droit s’est jeté sur ma demande, je comprends mieux maintenant. Il me dit alors qu’il est heureux que ce soit moi qui lui ai vendu, un beau hasard en effet.

« Et moi je suis content de savoir que ce papier ne finira pas dans un feu de camp au fin fond du Kanto. »

Un vrai soulagement en effet, il ne peut pas s’imaginer à quel point je suis heureux que mes souvenirs d’enfance vont profiter à quelqu’un d’autre. Je remarque alors que Satoshi avait posé l’argent à côté du sac, j’hésite à l’accepter en vue de ce qui est arrivé à son téléphone, mais je suppose qu’il ne me permettrait pas ça. Toutefois, je décide d’attendre encore un peu avant de tendre ma main vers les billets, ce serait impoli de les prendre comme ça alors qu’il est en train de me parler. Le blond semble être plus à l’aise sur ce sujet que sur sa filière, ou peut-être que voir des mangas lui donner une pêche d’enfer ? Je découvre là une personne bavarde, bien différente du garçon sur qui j’ai renversé mon verre d’eau. Il me demande si cela fait longtemps que je tiens ce blog. C’est une bonne question. Je fronce les sourcils et commence à réfléchir. N’est-ce pas depuis que Kaspar est parti du Japon ? Après mes journées de cours, je n’avais rien d’autre à faire étant donné que je n’allais plus à la salle d’arcade.

« Mh. Je crois que je l’ai créé lors de ma 2ème année de lycée. A peu près au même moment que mon arrivée à Keimoo. »

Je marque une courte pause avant de rebondir sur la deuxième partie de sa question. Enfin, ce n’est pas vraiment une question, mais je la prends comme telle, ça nous fera un peu de conversation. Avec un peu de chance, il ne m’a pas encore trouvé trop bizarre et je peux encore passer pour une personne normale auprès de lui. Mais qu’est-ce que je raconte ? Je suis la normalité incarnée !

« Eh bien, ce n’est pas aussi dur qu’on pourrait le croire, d’écrire des articles. En plus c’est quelque chose qui m’intéresse alors ça ne me dérange pas de partager avec les autres. Comme j’étais au club de littérature, je faisais passer ça comme une activité de club. »

Une activité de club qui me permettait de rester dans mon coin, sur mon téléphone à lire des scans ou à regarder des animes. Quand j’y pense, je n’ai jamais montré mon blog à Coda-senseï, présidente du club depuis l’année dernière. Peut-être aurais-je pu négocier quelques points pour la qualité de rédaction.

« Oh. Je me demande, est-ce que tu as lu Ansatsu Kyoushitsu ? »

A savoir, le dernier manga que j’ai terminé il y a quelques jours. S’il connait, on pourra discuter de la fin, de nos ressentis. Peut-être pourrais-je le mentionner dans mon blog tout à l’heure ? D’ailleurs Satoshi me ressemble trop pour que cela soit réel, il doit forcément y avoir quelque chose en quoi nous différons – bon déjà il y a le sport, mais en dehors de ça –...Les jeux vidéos peut-être ?

« J’ai entendu qu’ils en ont fait un jeu sur 3DS. »

La mienne m'a été si généreusement offerte par ma colocataire.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Mer 8 Juin 2016 - 20:34

Lorsque je lui parle des jump, que je les lis depuis très longtemps, et que j'ai une combine pour les avoir gratuitement, je le regarde d'un œil étrange, comme si je me demandais si lui même n'étais pas du genre a faire ça. Je sais très bien que arnaquer les gens pour son propre profit est quelque chose de courant dans le monde d'aujourd'hui, et vu sa réaction quand il me demande si je faisais du chantage au vendeur, j'ai un doute pendant une seconde. Puis je rougis en me disant que c'est peut etre lui qui pense ça de moi. Je leve les mains devant moi, comme pour me disculper de quelque chose, en bredouillant rapidement :

- Ma mere a travaillé dans une librairie, il y a longtemps. Celle du village ou je vis. Le propriétaire mettait tout les jump de coté pour moi en échange d'une légère baisse de salaire pour ma mere. Puis nous sommes devenu amis avec lui et comme dans mon village il y a rarement tout les jump de vendu, il continu de les garder et de me les offrir, depuis dix ans maintenant, il n'y a aucun chantage !

Je n'aurais peut être pas du répondre d'une manière aussi vive, parce que je pense que d'un point de vu extérieur on pourrait croire que je cherche a me justifier, presque a me disculper. Mais c'est bel et bien la vérité, je ne sais pas trop ce que je peux dire de plus. Si il ne me croit pas, alors peut être qu'il va devenir suspicieux maintenant. J'aurais mieux fait de réfléchir avant de parler. Je n'ai pas l'habitude de ce genre de discussion, si bien que je ne sais pas toujours si ce que je dis est bien ou non.

Je suis toujours tout tremblotant avec le sac dans les mains, et je l'entend dire d'une voix lointaine qu'il est content que ses livres ne finissent pas dans un feu quelque part dans la région. Je lui lance un regard outré. Comment peut il ne serait ce que penser a ce genre de chose. Infamie, sacrilège ! Je ne comprend pas comment des gens pourrait faire ça. C'est tellement une mine d'or incroyable, je ne connais personne qui après avoir lu un manga peux décemment dire que c'est nul. Tu peux ne pas aimer, mais le travail pour en produire est tel que très souvent les gens respecte ça. J'hésite a répondre et puis, n'y tenant plus, je fais soudainement :

- Je trouve ça totalement stupide de sacrifier autant de travail, c'est quelque chose d'important, quelqu'un a passer de nombreuses heures a travailler sur ces dessins, cette histoire. Tu n'as pas a t'en faire, je ferais tout ce que je peux pour qu'ils restent en bon état.

Je pense qu'on est arrivé a un point ou je peux dire ce genre de chose a Hisaka. Je peux sans doute le considérer comme plus qu'une connaissance maintenant. Deux fois qu'on se rencontre, c'est pas loin d’être un ami. Enfin je ne sais pas vraiment a partir de quand il est possible de considérer quelqu'un comme un ami, du coup je ne vais pas trop m'emballer et continuer tranquillement cette discussion. Il me dit alors qu'il a crée son blog il y a environ quatre ans maintenant. Et bien, quatre ans, ce n'est pas rien, cela doit être quand même un certain travail pour maintenir ce genre de chose aussi longtemps, et une certaine passion. Je dois avouer qu'au premier regard, « passionné » n'est pas le qualificatif principal que je donne a mon compagnon de table. Mais comme quoi il ne faut pas juger de la sorte.

- C'est quand même impressionnant, je ne sais pas si j'aurais la rigueur pour tenir un blog, ou même pour maintenir quelque chose a jour aussi longtemps.

Dans la foulé de ce que je viens de dire, il me parle de ce blog plus longuement, me disant qu'il ne trouve pas cela difficile et que cela l’intéresse. C'est le genre de personne qui dit que ce n'est pas dur de faire quelque chose, juste parce qu'ils sont doués dans cette chose, alors que vous même a coté vous avez beaucoup de difficultés a faire cette même activités. Je suis plutôt doué en rédaction, c'est une qualité indispensable en droit après tout, mais pourtant, le faire lire a des dizaines de gens, rien que d'y penser je stresse. C'est moins dur sans doute caché derrière son écran, mais il n'en est que maintenant il est devant moi et que je sais ce qu'il écrit. Si j'étais a sa place, j'aurais sans doute peur de son jugement sur la qualité de ce même blog.

- Je trouve ça quand même plutôt impressionnant. Tu ne devrais pas sous estimer ton travail. Surtout quand c'est bénévole, tu n'as rien a y gagner, c'est juste un passe temps, donc il faut quand même le faire, ce n'est pas donné a tout le monde.

Il me demande alors si j'ai lu Ansatsu Kyoushitsu. Si je l'ai lu ? Enfin quelqu'un avec qui parler de ce genre de sujet. Je souris et lui répond avec enthousiasme :

- Bien sur que je l'ai lu, le dernier chapitre était dans les jump que j'ai récupéré la dernière fois. Cette passation de pouvoir entre le maître et l’élève, entre le professeur et l’élève qui prend sa suite, j'ai trouvé cela vraiment bouleversant et bien maîtrisé par l'auteur. Et je ne sais pas ce que tu en pense mais j'ai longtemps pensé qu'il n'allait pas faire mourir sensei, mais au final c’était indispensable pour la suite de la vie des élèves.

Je m’arrête, je ne veux pas le submerger avec mon analyse. Et je me rend compte que je viens de lui spoil toute la fin, sans savoir si il l'avait finit ou non. Je rougis en écoutant ce qu'il dit sur les jeux vidéos. Je n'ai jamais vraiment joué a ça. Je dois dire qu'avec le peu de moyens que nous avions, je n'ai jamais eu de console. Je souris timidement tandis qu'il me parle de 3DS. J'aimerais tellement avoir une console, pouvoir jouer a ce que je veux quand je veux, mais ce n'est pas possible.

- Je dois avouer que je ne suis pas très calé en jeux videos...désolé.

Je ne me renseigne pas pour ne pas être tenté. Tu ne peux pas vouloir ce que tu ne connais pas, c'est ma façon de penser.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Mer 8 Juin 2016 - 22:44

On dirait qu’il a pris ma remarque au sérieux alors que j’étais clairement en train de plaisanter. J’ai envie de l’interrompre et de lui dire que ce n’est pas la peine de se justifier autant, mais je comprends vite qu’il a envie de prouver son honnêteté. Bien sûr que je ne pense pas qu’il faisait du chantage à un vendeur – même si certaines personnes ne se gênent pas – d’ailleurs quel enfant ferait ce genre de choses ? J’apprends alors que la mère de Satoshi a travaillé dans une librairie dans son village et que le propriétaire lui réservait les magazines à leur sortie, mais aussi que depuis, il continue de lui offrir les Jump alors que sa mère ne travaille plus chez lui. Ca fait toujours plaisir de voir qu’il existe des personnes généreuses en ce monde. Ce détail mis à part, je constate que cela nous fait un point commun en plus, même si je pense que la génitrice du blond occupait plus un poste comme vendeuse, nous avons un de nos parents qui travaille dans l’industrie du livre. Cela expliquerait peut-être notre affection pour les mangas papier. J’adresse un sourire pour rassurer l’étudiant en droit qui a pris une jolie teinte rouge tomate pendant qu’il faisait sa tirade, c’est bon, je te crois.

« Ne t’inquiète pas, c’était une boutade. »

Dis-je d’un air serein pour éviter de le faire paniquer encore plus. Satoshi me paraît être un garçon honnête. Même si nous avons tous des reproches à nous faire, je pense qu’il est assez clean pour ne pas avoir fait du chantage à un malheureux vendeur de librairie. J’imagine la scène et je ne peux m’empêcher de rire, un gamin de dix ans qui fait pression sur un adulte pendant des années. Bon sang, on pourrait en faire un one shot humoristique.

« D’ailleurs mon père travaille en tant que rédacteur pour un magazine automobile. Ma sœur et moi avons toujours bénéficié de tarifs préférentiels quand on allait directement à l’imprimerie. »

Je ne sais pas si parler de sa propre famille est très convaincant comme technique pour faire disparaître le malaise chez Satoshi, mais quoi qu’il en soit, la discussion s’enchaîne de manière plutôt fluide une fois qu’il tient la collection entre ses mains. Sa réaction me fait penser à la mienne lorsque j’ai découvert que Naoko m’avait offert une 3DS avec un jeu Zelda pour noël. Des étoiles dans les yeux, un sourire irrépressible, l’euphorie ne semble jamais disparaître. Même si la boule quand j’ai dans la gorge ne me lâche pas, un sentiment de satisfaction naît quand même en moi. Je sais que Barakamon est entre de bonnes mains. Aussi, lorsque je fais allusion aux gens qui se servent de leurs anciennes lectures pour faire des feux de camps, je suis ravi de constater que Satoshi partage mon avis sur la question. Je ne peux qu’acquiescer d’un signe de tête quand il me dit que ce genre de comportement est stupide. Ne trouvant rien à redire dessus, nous partons ensuite sur un sujet qui m’embarrasse déjà un peu plus : mon blog.

C’est la première fois que je rencontre un abonné et n’étant pas le genre de personne qui interagit énormément avec sa communauté, ce sera sans doute le dernier que je rencontrerais. Il me semble que je n’ai encore jamais croisé de blogger qui expose sa vie à Keimoo, je ferai quelques recherches en rentrant chez moi ce soir, histoire de savoir si nous sommes beaucoup d’étudiants sur ce campus, à raconter nos péripéties sur la toile. Quatre ans déjà que j’ai mon premier article. Je ne suis pas particulièrement nostalgique en y pensant, et encore moins fier de mon travail, mais l’étudiant en droit semble être particulièrement insistant sur le fait que tenir un blog depuis si longtemps est une activité qui l’impressionne. Ne dis pas ça, je sens déjà mes joues me picoter, je vais rougir si tu continues. Ca ne t’a pas suffit de me voir complètement démuni quand j’ai compris que c’était toi, SatoSato ? Monstre va !

« J’ai eu des périodes de creux bien sûr. Comme là où je n’ai pas posté pendant quasiment un mois à cause des examens et de la rentrée. »

Je hoche rapidement la tête alors qu’il continue de me complimenter. Cela me rappelle le moment très embarrassant de la remise des diplômes du second cycle. Nous étions tous assis dans le gymnase du lycée et nous attentions que l’on prononce notre nom. A ce moment, nous devions nous lever et nous rendre sur scène pour récupérer notre certificat. Quelle fut mon angoisse lorsque j’ai dû affronter la foule du regard. Ils applaudissaient mon travail, mais je crois que je n’ai jamais été aussi tétanisé. Et puis bien sûr, comme si cela ne suffisait pas, il y a eu la photo souvenir avec toute la promotion. Je ne dis pas que c’était la pire journée de ma vie…mais ce n’était pas très loin.

« Tu ne devrais pas sous-estimer tes capacités non plus. Je suis sûr que tu pourrais faire du bon travail aussi. »

Lui dis-je en toute honnêteté. Après tout, Satoshi est un étudiant en droit, il doit avoir des qualités de rédaction supérieures aux miennes, bien que je ne sois pas sûr que cela attire plus de gens sur un blog. Après tout, les internautes recherchent avant tout la simplicité quand ils sont en quête d’information sur la toile. Toujours est-il que s’il le désire, il ne perdrait rien à essayer de s’investir. Cela me rappelle que j’ai récemment terminé Ansatsu Kyoushitsu et que je comptais en faire une rapide analyse d’ici la fin de la semaine. C’est donc tout naturellement que je demande à mon interlocuteur s’il l’a lu, ce à quoi il me répond qu’il a trouvé la fin poignante, mais nécessaire pour l’avenir des élèves. C’est vrai, dans le dernier chapitre, le professeur déjanté est mort du couteau de Nagisa Shiota. La boule coincée dans ma gorge remonte et je sens mes émotions me submerger d’un coup.

« Moi aussi je pensais qu’ils allaient réussir à le sauver, et je l’espérais vraiment en fait, d’autant plus qu’il n’y avait qu’1% de chances qu’il explose au final. La scène du dernier appel était vraiment…poignante. »

Je soupire. Ce manga m’avait beaucoup trop marqué par rapport aux attentes que je me faisais en commençant la lecture. Je n’avais pas pleuré en le terminant. Enfin, les larmes n’avaient pas coulées, mais l’esprit était là. Devant le dernier sourire de senseï, mon cœur s’était resserré.

« Je pense que c’est un bon manga sur l’éducation en tout cas. Même si l’épilogue m’a un peu frustré. Je tournais les pages du magazine en espérant que senseï était revenu d’une manière ou d’une autre. Je l’ai cherché sur chacune des vignettes, mais finalement il était vraiment mort. Enfin, je suppose que ça m’aurait aussi énervé s’il y avait eu un Deus ex-machina, du coup je suis un peu indécis. »

Le rire qui s’échappe de ma gorge est plus triste qu’autre chose. C’est le genre de rire qui refoule les larmes si on veut. A quoi est-ce que je suis en train de penser ? Pleurer dans un lieu public, pour un manga en plus ? Les adultes nous dévisageraient s’ils savaient. Je fais ensuite allusion au jeu vidéo, bien que je ne compte pas l’acheter, et je crois avoir touché un point sensible de Satoshi. Il s’excuse de ne pas être calé et j’ai du mal à comprendre en quoi cela est un drame. Il n'a pas de quoi être désolé pour cela, ce que je m'empresse de lui faire savoir.

« Oh. Eh bien ce n’est pas grave, il n’a pas l’air très intéressant de toute façon, comme presque tous les jeux dérivés de film ou animes. »

Je m’arrête de parler quelques secondes, pour faire une pause après avoir beaucoup parlé d’Assassination Classroom.

« On pourrait aller à la salle d’arcade un jour peut-être. »

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Ven 10 Juin 2016 - 18:02

Il se dépêche de me dire que c’était une blague, qu'il ne voulait que plaisanter, juste se moquer. SatoSato pourrais tu une fois dans ta vie arrêter de penser toujours de la sorte et tout prendre au sérieux ? Quand on y pense c'est évident que c’était simplement une boutade, mais il faut toujours que tu en fasse trop....je bredouille en réponse :

- Oh, oui bien sur, je m'en doutais, ahahah.

Ça doit tellement sonner faux que je m'empresse de réagir a ce qu'il dit ensuite. Que son père dirige un magazine et que du coup sa famille aussi a eu des tarifs préférentiels. Et bien c'est plutôt impressionnant, et ca n'a surtout rien a voir avec la situation de ma mère. Elle n'a jamais ne serais ce qu'espéré atteindre un poste comme ça, ce qui est évident en même temps qu'on ne fait aucune étude. C’était juste un travail de vendeuse. Pas que je la dénigre, loin de la, mais le père d'Hisaka semble se trouver a un tout autre niveau dans la hiérarchie.

- Oh, c'est plutôt impressionnant d'occuper un poste aussi important, ma mère était une simple vendeuse, bien que le travail n’était pas tout les jours facile. Mais en effet c'est peut être comme ça que j'ai commencé a lire des mangas.

En effet avant cette période, mon pere ne voulait pas que je lise toute ces « idioties », du coup ce sont les premiers jump qui m'ont fait découvrir cet univers. Il ne pensait pas a mal, mais ce n'etait tout simplement pas sa culture. Je soupire en y repensant, c'est vrai qu'il n'était pas très amusant comme homme...plutôt du genre toujours sérieux, a faire tout son possible pour progresser dans son travail.

Il me parle ensuite de son blog, que même lui a eu des périodes de creux. Je m'en doutais un peu, même si cela ne m'aurait pas étonné du contraire. C'est difficile de maintenir un niveau de travail et de qualité constant sur une aussi grande période. Mais même sans ça, je trouve ça vraiment impressionnant, je suis toujours persuadé que je ne suis pas capable de suivre ce niveau de compétence, mais il me dit de ne pas dénigrer mes propres compétences, que je pourrais faire du bon travail. A vrai dire tant que ça reste dans la catégorie manga et anime, en effet je pense que je serais capable d'avoir mon mot a dire, d'analyser et de donner mon avis. Après tout je suis en droit, analyser et faire de longs paragraphes c'est un peu mon lot quotidien. Je soupire en répondant :

- Et bien c'est vrai que j'ai lu énormément de manga, et je serais sans doute capable de donner de bons avis, mais disons que je ne suis pas super motivé pour me lancer tout seul. Encore a deux, mais tout seul....je ne suis sans doute pas assez confiant en moi malheureusement. C'est pour ça que faire ça tout seul, je te respecte beaucoup pour t’être lancé.

Et c'est vrai, c'est digne de respect que de commencer ce genre d'aventure en solitaire.

Nous en revenons alors au sujet sur lequel nous semblons avoir le plus de facilité a dialoguer. Quand il commence a en parler, il semble bouleverser également. Je dois avouer que sur le moment quand j'ai lu les trois ou quatre derniers chapitres, j'ai eu une boule a l'estomac, et des difficultés a déglutir tant la tristesse m'avait envahit. Comme il dit, même avec seulement un pour cent de chance, j'avais toujours cru a un retournement de situation.

- Et en fait, a vrai dire, toute la partie dans la montagne ou les élèves affrontent les mercenaires, et surtout le fait qu'ils gagnent, montre bien la consécration de l'enseignement en assassinat de sensei, que même dans une situation aussi dramatique, il est possible de s'en sortir, c'est pourquoi j'avais toujours l’espérance que Sensei n'allait pas nous quitter. Et le combat final m'a fait frémir je dois l'avouer.

Je passe rapidement la main sur mon visage pour retrouver mon sang froid. Si il y a bien une chose qui me perturbe, ce sont les mangas. C'est tellement incroyable de faire passer autant d'émotions a travers des dessins, je respecte beaucoup les mangaka pour ça.

Il me dit qu'il trouve que c'est un bon manga, sur l'éducation surtout, mais qu'il aurait aimé une fin différente sans pour autant vouloir sensei en vie sans raison pour les fans.

- Je suis d'accord, comme j'ai dis, je pense que sa mort était inéluctable et que cela aurait cassé un peu la continuité scénaristique du manga si il avait réussit a rester en vie a la fin, alors que depuis le chapitre un, il y a le temps restant avant son explosion. Mettre autant avant ceci pour au final ne pas le faire a la fin pour ne pas heurter les fans, ils auraient étaient encore plus énervés je pense. Enfin c'est mon avis, j'ai cette sensation que si il était resté en vie, je n'aurais plus autant apprécié le personnage. Sa mort est une dernier leçon envers ses élèves. La consécration de son année d'enseignement. Et c'est ce qui caractérise parfaitement ce personnage. Peu importe la situation, il parviendra a en faire une leçon de vie pour ses élèves. Il les aimaient vraiment, c'est triste.

Ma voix se perd légèrement pendant un instant en repensant encore une fois a cette fin. Alors qu'il s'empresse de me dire que le jeu n'est pas excellent et que ce n'est pas grave que je n'y ai jamais joué, il me dit que ca pourrait être intéressant un jour d'aller a la salle d'arcade. Mes yeux s'illuminent brièvement. Je retrouve mon sang froid en bredouillant :

- Oh oui ça me ferait plaisir, en vérité je n'y suis jamais allé, mais si j'ai quelqu'un avec qui y faire un tour alors pourquoi pas. Tu as l'habitude d'y aller toi ? Je dois avouer que je ne sais pas vraiment quel genre de jeux s'y trouvent.

Aller dans ce genre d'endroit tout seul ne m'avais jamais vraiment motivé, mais je serais ravis d'y faire un tour avec Hisaka.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Ven 10 Juin 2016 - 23:11

Les clients défilent alors que nous restons assis à discuter de tout et de rien, de notre passion pour les mangas jusqu’au travail de nos parents. C’est ici que j’apprends que la mère de Satoshi était une vendeuse dans une librairie – je m’en doutais déjà, mais c’est mieux quand c’est confirmé – ce qui nous fait un point commun en plus : un parent travaillant dans l’industrie du livre et de la presse. Selon lui, c’est grâce au poste qu’occupait sa génitrice qu’il a commencé à lire des mangas. J’imagine que cela l’aurait rattrapé tôt au tard, c’est un type de lecture incontournable lorsqu’on vit au pays du soleil levant. Bien sûr, il y a des gens qui n’aiment pas, mais ils ont au moins essayé une fois. Satoshi me fait également part de son admiration pour le travail de mon père. C’est vrai qu’il n’a pas toujours été rédacteur et qu’il a dû beaucoup travailler pour monter les échelons. Tout ça pour permettre à ma sœur et moi de faire les études que nous souhaitions. Je me sens tout à coup un peu coupable d’être en train de traîner dans une pâtisserie alors que lui est en train de dévouer corps et âme pour le prochain magazine dont il supervisera la rédaction.

Heureusement, nous changeons vite de thématique. Enfin, pas tant que ça en vérité puisque nous abordons mon blog. Il s’agit aussi d’un travail d’écriture, plus ou moins différent. Mon père fait un travail beaucoup plus professionnel que moi sur ce plan là, même si d’un autre côté, j’ai dû apprendre à coder pour personnaliser ma page d’accueil et créer un plan type pour mes articles. A chacun ses qualités du coup, me dis-je alors que j’incite plus ou moins Satoshi à créer du contenu sur internet à son tour. Allez, au moins on sera deux à tenir quelque chose et je me sentirai moins ridicule à écrire mes avis sur les mangas/animes que j’aime. Il ne s’en rend peut-être pas compte, mais savoir qu’une personne de mon entourage lit ce que j’écris – quand bien même j’essaie de protéger mon anonymat – me rend terriblement mal à l’aise. Echec…ou peut-être pas quand on y réfléchit. Ainsi, le jeune homme me confie qu’il ne se sent pas prêt à se lancer seul dans l’aventure. Je me mets à réfléchir quelques secondes. Je n’ai encore jamais essayé l’écriture collaborative, mais ça pourrait se tenter.

« Si tu veux, tu pourrais écrire des critiques sur les animes et mangas que je n’ai pas lu. Je te publierai en te créditant. »

Pause. Je ne veux pas non plus le brusquer en lui proposant quelque chose de très professionnel. Non, je veux juste proposer un contenu plus riche et diversifié. Et puis avoir quelqu’un qui peut publier quand j’ai des périodes de creux, ça peut être pas mal même si je ne cours pas vraiment après le succès sur internet.

« D’ailleurs ça te dérange si je t’identifie dans un statut pour dire que tu as acheté ma collection ? »

Je ne vois, personnellement, pas de problème à le citer, mais il ne souhaite peut-être pas que son pseudo apparaisse sur des discussions publiques. Cela pourrait se comprendre et c’est dans cette optique que je lui demande son avis avant de basculer sur Ansatsu Kyoushitsu, un manga qui me tient à cœur depuis que je l’ai terminé. Nos avis se rejoignent et j’en suis plus que satisfait. La mort de Senseï semble l’avoir affecté au moins en tant que moi. Il évoque également les combats contre le mercenaire, puis la dernière bataille entre Koro et son ancien apprenti. Je hoche la tête pour approuver ses dires, c’était une belle leçon finale. L’élève qui ne souhaitait finalement qu’être regardé par son mentor a finalement vu son vœu exaucé. S’en suit une longue tirade du blond sur la fin du manga. Une fois de plus, nous tombons d’accord sur le fait que la mort de Senseï est essentielle non seulement à la trame scénaristique, mais aussi pour le lecteur. J’attends poliment qu’il finisse avant de rajouter, sur un ton mélancolique.

« Le maître de la mort qui devient un enseignant, c’est assez drôle quand on y pense…Je me demande si on aura droit à quelques chapitres supplémentaires sur la vie de Senseï, ça pourrait être intéressant. »

Nous savons peu de choses sur lui après tout, un peu plus de développement sur le personnage ne pourrait qu’être bénéfique…et ajouter du drama à l’histoire. Il me semble avoir vu sur internet que le projet était en cours de réalisation et qu’ils attendaient la fin de l’anime pour publier, mais je ne peux pas dire s’il s’agit de sources fiables. En parallèle au manga, j’évoque alors le jeu sorti sur 3DS. Quand je comprends que Satoshi n’a pas pu se procurer de console, je m’empresse de le rassurer et de changer de sujet. La salle d’arcade où aucun pré-requis n’est demandé, ça me semble plutôt bien pour ne pas le mettre plus mal à l’aise. Pourtant j’ai l’impression d’avoir encore mis les deux pieds dans le plat en l’entendant bredouiller. En effet, il n’y est jamais allé. Il me demande alors si j’ai l’habitude de m’y rendre, ce à quoi je réponds.

« Plus vraiment non. »

Manque de temps et d’intérêt ? Disons plutôt que cela m’évoquerait mes souvenirs de collège où je n’avais que Kaspar dans mon entourage. Il a été mon premier ami, mais il ne m’a jamais réellement permis de m’ouvrir aux autres. Nous étions presque exclusifs l’un à l’autre. En classe, nous ne parlions qu’entre nous, nous rentrions des cours ensemble et nous refugions dans les salles de jeux de Nagoya.

« J’y allais beaucoup au collège, mais j’ai arrêté quand je suis arrivé à Keimoo. »

C’est à moitié vrai étant donné que j’y suis retourné récemment. Même si je n’y suis pas resté très longtemps, je suppose que cela fait de mon affirmation, un mensonge. Bah, qui s’en soucie ?

« Concernant le type de jeux. Il y en a un peu pour tous les goûts. Tu as sûrement dû en voir dans les mangas ou animes. En gros, il y a des jeux de plateforme ou de combat sur des bornes. Parfois des jeux de tirs aussi, même s’ils privilégient les simulations avec les faux pistolets. Il y a aussi des jeux de danse, mais je ne suis pas très fort. »

Deux secondes de réflexion, trouver un anime où il y a eu une salle de jeux. Bon, le premier que je trouve n’est pas forcément très pertinent mais essayons quand même.

« Je suppose que tu as vu Zankyou no Terror ? L’une des bases de Nine et Twelve était une ancienne salle d’arcade…Elle n’était plus fonctionnelle, mais bon. »

Je ris doucement. J’ai eu l’impression de m’enfoncer de plus en plus en parlant. Je me reprends rapidement.

« Le mieux c’est que tu y ailles toi-même un jour. »

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Mar 14 Juin 2016 - 3:51

Je suis un peu plongé dans mes propres pensées a propos de cette histoire de créer un blog. A vrai dire je n'ai jamais songé a faire ce genre de chose moi même. J'en ai lu un certain nombre, ainsi que des forums spécialisés ou avaient lieu des débats endiablé, dans lesquels ou je n'écrivais que très rarement bien entendu. Comme ci c’était mon genre de me mettre en avant comme ça, même sur internet, ce n'est pas dans ma nature. Si on prend cela en compte, alors impossible de se dire que je vais écrire un blog moi même. Des avis j'en ai, des idées aussi, mais les mettre en avant aux yeux du monde, impossible pour moi. Après tout internet peux être vu au quatre coins du globe, et rien que cette idée me donne le tournis. C'est a cet instant précis que sa voix me fait sursauter a moitié, me sortant de mes songes en me proposant quelque chose qui est comme une continuité de mes pensées actuelles. Une collaboration. Lui et moi ? Il veux dire que je pourrais devenir rédacteur sur son blog a mon tour ? Je dois ouvrir de grands yeux quand je bredouille lentement :

- Attends...tu veux dire que voudrais qu'on écrivent ensemble sur ton blog ? Je veux dire, c'est le tient....attention pas que je le trouve mauvais bien sur que non, ce serait un...un grand honneur mais....ne te sens pas obligé juste après m'avoir entendu que je n'osais pas aller en faire un moi même. Mais ce serait avec beaucoup de plaisir que je t'aiderais si tu en a besoin, bien entendu.

Je préfère m’arrêter la, je bredouille déjà bien assez comme ça pour ne pas paraître d'avantage ridicule. J'en ai assez fait je pense, alors autant rester silencieux. J'ai tellement balbutié difficilement et rougis que des gens se sont retournés vers nous, surpris. Je leurs souris timidement tandis qu'ils retournent a leurs propres discutions. Je l'entend alors me demander si cela m’ennuie que je sois cité comme acheteur. Je parais soudainement hésitant et je dis :

- En vérité, je trouve mon pseudo un peu ridicule....je n'ai rien contre le fait que tu dises que je l'ai acheté, mais il faudrait que je trouve un vrai pseudo, et pas juste une répétition des deux premières syllabes de mon prénom, ça fait un peu idiot je trouve...

Comme je l'ai dis plus tot, je n'ai jamais eu beaucoup d'imagination, et comme personne ne savait que c’était moi, cela ne me dérangeais pas. Mais maintenant que lui est au courant, j'aurais toujours cette petite honte en mois, et j'aimerais ne plus l'avoir, pouvoir changer pour quelque chose de vraiment classe, le genre de pseudo que les gens disent sur le net facilement, sans même s'en rendre compte. C'est ça que je voudrais.

Je passe sur ce point, attendant sa réponse, puis nous parlons donc du manga Ansatsu Kyoushitsu, je lui décris mes sentiments envers l’œuvre depuis quelques minutes, qu'il accorde en rajoutant par dessus exactement ce que je pense de mon coté. Il semble qu'encore une fois, nos avis soient plutôt identiques. Mais la phrase qu'il utilise pour finir cet échange a propos du maître de la mort me fait sourire. J'en profite pour rajouter a mon tour :

- C'est quand même cocasse que le maître de la mort soit un peu devenu celui qui, au lieu de les retirer du chemin, a présent les emmènes en leurs tenant la main. Je ne sais pas si voir plus de sa vie serait vraiment intéressant. Sensei est sensei, il n'y a rien de plus a dire sur lui. Je pense avoir vu tout ce que je voulais savoir de lui, ni plus, ni moins. Le reste ne serait que superflu, voir prendre un risque de gâcher l'image bienveillante que j'aurais eu de lui jusqu'à la fin.

Puis enfin nous en venons a cette histoire de salle d'arcade qui m’intéresse beaucoup. Pourtant, bien qu'il soit celui qui m'en a parlé en premier, il semble ne pas vraiment y aller souvent selon ses dires, enfin, plus très souvent. Si j'en avais l'opportunité, je suis sur que j'y passerais de nombreuses heures le soir. Mais avec mon manque de moyen couplé au fait de s’entraîner tout les jours diminues cette potentialité. Même si je ne devrais pas m’entraîner autant, ce n'est pas forcément bénéfique, et faire autre chose de temps en temps pourrait être intéressant....

Il me décrit rapidement ce qui est présent dans ce genre de salle, suite a ma demande, et je ne peux m’empêcher de littéralement boire ses paroles. Ca ressemble vraiment a un autre monde et j’espère pouvoir le connaître un jour. Pour me donner une idée il me parle de Zankyo no terror. Je ne l'ai pas vu. Je n'ai quasiment pas vu d'anime. Je n'ai pas internet chez moi, et la bibliothèque n'est pas le meilleur endroit pour ça. Je secoue la tete lentement :

- Et bien je n'ai pas d'ordinateur, du coup je n'ai pas vu énormément d'anime, je le regrette d'ailleurs. Je n'ai vu que ceux diffusé a la télé, et encore, je ne regarde plus la télé depuis longtemps. Mais tu as raison c'est sans doute plus intelligent que j'aille voir par moi même....tu pourrais venir avec moi alors, ça pourrait être amusant.

Je lui sourit en réitérant ce qu'il ma proposé plus tôt. Je crois que j'aime bien ce garçon finalement. Malgré l’effroyable délit qui nous a la base rapproché.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Mar 14 Juin 2016 - 17:28

Ecrire sur mon blog a toujours été une activité que je considère comme un loisir. Il ne m’était encore jamais venu à l’esprit de partager la rédaction, mais quand j’y réfléchis, cela ne me pose pas de problème, bien au contraire. Ainsi, lorsque je remarque que Satoshi est emballé par la proposition – même s’il fait mine de ne pas pouvoir le faire au départ – je me sens plutôt confiant à l’idée d’avoir une collaboration avec le jeune homme. Nous partageons une passion et puisqu’il est étudiant en droit, il a sûrement des meilleures techniques d’écriture que moi. Je fais mine de réfléchir à mon tour alors qu’il termine sa tirade en bredouillant, bien que je n’hésite pas vraiment sur le fond, il me reste à formuler ma proposition comme je l’entends réellement. Quelques personnes se sont mises à nous observer comme si nous étions des aliens, sans doute à cause du teint que prend le blond. Devrais-je lui faire du vent avec ma serviette de table ? Cela ne ferait qu'attiser encore plus la curiosité des autres clients.

« Eh bien, de mon côté cela ne me dérangerait pas de te publier. Le blog aurait un contenu plus riche si on s'y mettait à deux, je suppose. »

Je hausse les épaules. Quand bien même j’ai créé ce blog, je suis un public plutôt fidèle et je regarde souvent le même genre d’animes et lis le même type de mangas. Si je pouvais diversifier un peu le contenu, cela ne déplairait pas aux lecteurs, j’imagine.

« Je peux te laisser y réfléchir un moment, je ne t’oblige à rien. »

Après tout, peut-être qu’il n’en a pas envie et qu’il se cherche une excuse maintenant qu’il a mis les pieds dans le plat ? Je lui propose alors de le citer dans ma prochaine publication afin de notifier que la collection Barakamon n’est désormais plus disponible, ce à quoi il répond qu’il a un peu honte de son pseudo. Un sourire compatissant apparaît sur mes lèvres, je me mets à me gratter nerveusement l’arrière de la tête. Ce n’est pas comme si mon pseudo était mieux que le sien. Je me demande comment il a réagi quand il s’est rendu compte que c’était un jeu de mots. Il est sans doute trop poli pour me dire à quel point paprika est ridicule, mais facile à retenir au moins.

« Mh. Tu pourrais peut-être jouer sur les caractères de ton nom. »

Du bout du doigt, je trace les kanjis pour écrire Satoshi puis réfléchis quelques secondes. Comment est-ce que ça pourrait s’écrire autrement ? Les sourcils froncés, je tente de trouver quelque chose de correct. Finalement, il y a peut-être quelque chose qui pourrait lui convenir, s’il aime les pseudos un peu fancy et anglais.

« Sato peut s’écrire comme ceci, je lui dessine le symbole virtuel sur la table en espérant qu’il voit à un peu près où je veux en venir (怜), ça signifie sage. »

Je marque une pause, j’ai l’impression de me remémorer mes débuts sur internet quand j’étais au collège, à la recherche d’un pseudo qui sonne cool. Malheureusement, avec du recul, je crois que j’étais le seul à trouver mes surnoms super classes. Une pensée pour ma boîte mail avec laquelle j’ai ouvert mon blog. blacksummer. La bonne époque. Toutefois, je ne me laisse pas déstabiliser par la honte qui m’envahit en repensant à mes erreurs d’adolescence, et je continue mon explication.

« Et Shi peut écrire s’écrire comme ça. »

Le symbole du serpent 巳, du coup il pourrait choisir d’écrire son nom en kanji, bien que cela ne soit pas très pratique pour ceux qui ne savent pas lire cette écriture.

« Mh. Tu pourrais l’écrire en anglais aussi après, ça fait toujours son petit effet. »

Ou peut-être pas, wise snake peut-être que ça craint en occident, qui sait. Je ne suis pas vraiment de bon conseil lorsqu’il faut choisir un pseudo, c’est pour cette raison que je préfère continuer de parler d’un sujet que je maîtrise : les mangas. Je décide donc de parler d’Assassination classroom dont le dernier chapitre a été publié quelques mois plus tôt, nos avis convergent sur pas mal de points, sauf éventuellement sur l’utilité de chapitres d’éclaircissements. Je n’aborde même pas un spin-off, une histoire sans Senseï me briserait probablement le cœur. Je me contente de hocher la tête pour lui signifier que je comprends sa position par rapport au manga. Le sujet clos, je m’engage sur les jeux vidéo – une autre de mes passions – un sujet sur lequel Satoshi semble moins à l’aise. Je tente de me rattraper en parlant de la salle d’arcade, mais j’ai de nouveau l’impression de foncer dans le mur. Ne voulant pas mettre mon interlocuteur mal à l’aise, je tente de lui expliquer avec des mots à quoi ressemble une salle de jeux, en utilisant l’exemple d’un anime.

Mauvaise idée. Il n’a pas d’ordinateur me dit-il, et c’est la raison pour laquelle il n’a pas vu l’anime que je viens d’évoquer. Malaise, d’autant plus que j’ai cassé son téléphone la dernière fois. Rah, ce n’est pas le moment de me mettre à culpabiliser ! Je pourrais presque me frapper la tête contre la table. En cinq minutes, j’ai l’impression d’avoir ruiné la bonne entente qui commençait à s’installer entre nous. Pour une fois que je réussis à passer au dessus de ma timidité, mon bégaiement et toute autre joyeuseté. Je suis vraiment nul. Et je suis assez surpris de voir que cela ne le décourage pas de venir avec moi à la salle d’arcade de Keimoo. Je lui souris en guise de réponse, en espérant qu’il ne prenne pas trop mal le fait que je parle de choses qu’il ne connait pas depuis un moment.

« Bien sûr, pas de souci haha… »

Est-ce que je suis en train de rougir ? En tout cas je sens quelques picotements sur mes joues. Non Hisaka, ce n’est pas le moment de faire ça et tu le sais très bien. Mon rire se perd dans un coin de la pièce, mais aucun regard ne se tourne vers nous cette fois-ci. Je tente de récupérant mon calme en me frottant les mains et en me raclant la gorge, mais rien n’y fait.

« Tu as un jour de libre prochainement ? On pourrait y aller après les cours. »

Puis je me rappelle qu’il y a les clubs…quand on est assidu bien sûr. Je me rattrape à la dernière seconde, juste avant qu’il n’ait le temps d’ouvrir la bouche.

« A-après les clubs je veux dire. »

Balbutiement qui trahit mon hésitation. Enfin, ce n'est pas comme si c'était grave. Je prends un air songeur en regardant la rue à travers la vitre. Et pourquoi ne pas aller jouer à la salle d'arcade avec lui à la place d’assister à un entraînement de basket tiens. Je pourrais toujours dire que j’améliore ma coordination visuo-motrice d’une autre manière, ça ne sera même pas un mensonge.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Ven 17 Juin 2016 - 1:26

Je réfléchis rapidement a ce que je pourrais écrire sur un blog comme ça. Ça doit super gênant de parler a un public que l'on ne vois pas. Enfin c'est peut être plus simple en fait, mais comment l'observer pour savoir quoi dire, et surtout, ne pas dire ? C'est exactement comme ça que je fonctionne, je décrypte les gens pour aller le plus possible dans leurs sens et éviter les conflits. Le faciès, la gestuelle et surtout, le regard, sont un peu comme des armes de perceptions pour moi. Alors parler a des gens qu'il est impossible d'observer comme ça, je ne sais pas vraiment comment je devrais commencer un message, comment le finir. Je suppose que si, comme il vient de me le dire, nous commençons a écrire ensemble, il me suffira de lui donner des corps de textes, et il pourra faire le reste. Après tout je n'ai pas vraiment envie d'avoir mon nom affiché dessus, c'est surtout histoire d'avoir un avis sur sa façon de penser. Cela ne me dérangerais pas qu'il mette que c'est lui qui fait tout, mais je commence a comprendre sa mentalité qui se rapproche de la mienne, ça ne serait pas son genre, je pense, de faire ça. Je souris en hochant la tête :

- Je n'ai pas vraiment besoin d'y réfléchir, cela me ferait extrêmement plaisir de travailler avec toi. Après tout on s'entend plutôt bien, je suis sur qu'on pourra encore plus améliorer ce qu'il y a déjà !

On pourrait a deux sans doute trouver plus d'idées, continuer a développer son blog, avoir plus d'activité....en vérité ce qui me plaît le plus, c'est de pouvoir parler manga avec lui. Je n'ai jamais eu ce genre de conversation avant, et avoir un ami avec qui pouvoir en parler, en débattre, me motive vraiment. A tel point que je ne peux m’empêcher de continuer a sourire encore et encore. Il en reste que le problème du pseudo est toujours présent. Je n'ai aucune idée de comment je pourrais m'appeler. Il commence alors a me proposer des tournures des symboles de mon prénom, des traductions en Anglais que je peine a prononcer après lui. Plus j'y pense et plus je me demande comment il fait pour penser a cela. Changer les kanji, pour d'autre qui veulent dire la même chose, ou inversement ? Enfin ce n'est pas bête, mais disons que je n'y aurait juste pas penser. De toute façon au pire je met juste une lettre ou une idiotie dans le genre. Je signe d'un « S » et voilà tout le monde est content, sait que c'est moi qui écrit et pas Hisaka, et c'est réglé.

- Je crois que je ne devrais pas trop me prendre la tête pour ça, et aller au plus simple, mais ce sont de bonnes idées, je vais y réfléchir.

Je pense a cette histoire d'ordinateur maintenant. Ça pourrait vraiment être bien que je m'en achète un. Mais pour cela il me faudrait plus que juste mon travail a la supérette. Je gagne tout juste assez pour économiser quelques centaines de Yens et ne pas obliger ma mère a me donner trop d'argent. Cela doit être un soulagement même si elle m'a redit la dernière fois que je n'avais pas a travailler et qu'elle pouvait s'occuper de nos besoins, que je n'avais que mes études a avoir en tête. Enfin de toute façon j'ai bien aimé rencontrer Nakamura-sempai, et rien que pour cela j'en suis plutôt satisfait, je l'aime bien. Je me dis d'ailleurs que je n'ai aucune idée du prix que peux bien valoir un ordinateur. Je me tourne vers mon camarade qui semble un peu peiné de me parler de cela, et qui me répond banalement d'une voix gêne. Je lui souris histoire d’alléger un peu l'ambiance sans vraiment savoir pourquoi elle s'est soudainement alourdit et demande :

- Mais je devrais penser aussi a un ordinateur, pas un très cher, mais ça serait bien. Je n'ai aucune idée des prix cela dit....je devrais sans doute chercher un travail cet été.

Ça serait la solution. Malheureusement je ne profiterais pas autant des vacances que ce que j'aurais voulu. Mais bon on a rien sans rien, et l'idée de pouvoir regarder tout ces animes qui me font de l’œil me donne l'eau a la bouche, pique cruellement mon envie et ma curiosité. Enfin, attention, ce n'est pas pour le loisir, juste pour pouvoir contribuer plus simplement au blog en ayant la même base que mon ami. Il se frotte alors les mains, comme pour se donner de la contenance et me demande si j'ai un jour de libre la semaine prochaine. Il me dit que pour l'histoire de la salle d'arcade ont pourrait y aller après les cours. Ou alors après les clubs. C'est marrant il l'a dit d'une façon qui peux faire penser qu'il ne pratique pas vraiment de club lui même. Je chasse cette idée de ma tête. Je m’entraîne tous les jours, mais un peu de repos ne me fera pas de mal.

- Et bien je m’entraîne tous les soirs, mais cela me fera du bien de me détendre un peu et j'ai vraiment envie de voir ça avec toi comme guide, ca va être amusant je pense. Et puis il faut bien une raison pour ne pas que je culpabilise de rater le club de cérémonie du thé.

Je lui fais un sourire amusé en repensant a notre conversation de la dernière fois sur le sujet. Oh, il faudra aussi que je vois avec Nakamura-sempai pour cette histoire de basket, la façon dont il m'en a parlé la dernière fois a également piqué ma curiosité.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Ven 17 Juin 2016 - 15:15

Je vais bientôt avoir un nouveau rédacteur pour mon blog ! Et peut-être même un nouvel ami avec le temps. Cela faisait un moment que je n’avais rencontré personne avec qui je partage des points communs ET avec qui je m’entends relativement bien malgré le tragique incident avec son téléphone. Satoshi aime les mangas au moins que moi, et c’est pour cette raison que je me dis que notre collaboration ne peut qu’apporter quelque chose de positif dans notre relation. Ainsi, je lui adresse un sourire timide quand il me dit que ça lui ferait plaisir qu’on travaille ensemble. Je pense qu’un miroir n’est pas nécessaire, je dois être en train de rougir comme une adolescente devant Edward de Twilight, heureusement que je ne glousse pas encore, ça serait le pompon. Toutefois, le jeune homme me fait remarquer qu’il n’est pas à l’aise avec le pseudo qu’il a actuellement. SatoSato, c’est vrai qu’il y a plus original même si en soi ce n’est pas une mauvaise chose, d’avoir un surnom plutôt banal. Je décide néanmoins de lui apporter mon aide et d’essayer de trouver quelque chose qui puisse lui convenir.

Dark-SatoshiDeKeimoo-EnfantDémonToiMêmeTuSais

Quand même pas. Je me retiens de rire quand cette idée me traverse l’esprit. Malgré tout, ce que je lui propose ensuite n’est pas beaucoup mieux. Jouer sur les caractères qui composent son prénom. A vrai dire, je ne suis pas très littéraire – même si j’ai adhéré au club de littérature pendant plusieurs années et que j’aime lire – et les premières significations qui me viennent à l’esprit sont un peu farfelues.

Finalement, c’est peut-être bien qu’il se décide à choisir quelque chose de simple. Les quelques lecteurs réguliers de mon blog – perdus sur internet – se poseraient des questions si un nouveau nom un peu trop sophistiqué, venait se poser à la fin des articles. Notre objectif étant de partager nos impressions, ça serait bête de perdre de l’audience. Même si nous ne souhaitons pas devenir des stars du web, c’est toujours bien de savoir de voir son travail valorisé et suivi sur la toile. Pour bien commencer notre collaboration, nous parlons donc manga, animes, jeux vidéos et puis…plus rien. Sans que je ne comprenne pourquoi, quelques secondes de silence sont apparues. C’est comme si nous étions tout à coup à court de conversation, ou simplement chacun de nous réfléchit de son côté. Ce n’est pas un drame et ça arrive souvent – surtout quand je suis dans la discussion – mais cela semble gêner mon interlocuteur qui s’empresse de dire quelque chose pour combler le vide.

Il aimerait acheter un ordinateur. Cela me surprend, au départ, que quelqu’un puisse vivre sans avoir un accès personnel à internet. Et puis je me souviens qu’il n’a pas encore assez d’argent pour s’acheter un téléphone et que c’est la première fois de sa vie qu’il a des tomes reliés entre ses mains. Déjà que je me suis senti pauvre en arrivant à Keimoo, avec tous ces enfants issus d’une famille riche sur les mêmes bancs que moi, je me dis que ce doit être plutôt difficile pour lui, en classe. Il est étudiant en droit, en plus, la filière typique des jeunes qui viennent d’un milieu aisé. Pour palier à ces difficultés financières, le jeune homme me dit alors qu’il aimerait travailler cet été. Je suis dans le même cas, j’ai des dépenses à assumer même si mes parents couvrent une bonne partie de celles-ci, et avoir un peu d’argent de poche pour des extras est toujours agréable.

« Je devrais aussi m’y mettre, pour le travail. Si tu veux un ordinateur pas cher, essaie de voir du côté des notebooks ? Ils ne sont pas très performants, mais le prix est correct. »

Au moins, cela lui permettrait de suivre l’actualité sans avoir à se connecter à un poste de l’université. Le matériel a beau être de qualité et la connexion très bonne, ils ne sont pas accessibles n’importe quand. En effet, la salle informatique a des horaires limités et sont souvent sous surveillance.

Changeons de sujet ou cela va devenir gênant, me dis-je en pianotant sur la table du bout des doigts. Avec tout le bruit autour de nous, je n’arrive pas à savoir si je suis en rythme. C’est assez pénible de devoir forcer sur ma voix pour me faire entendre, je pense que je vais bientôt m’en aller, avant que cet endroit ne devienne étouffant. Comment faire pour partir ? Notre conversation va sûrement bientôt commencer à tourner en rond, mais je ne sais jamais comment quitter une discussion en cours. Je pourrais regarder à droite, à gauche, partout, il n’y a pas de bouton Se déconnecter dans la vie. Si un jour ce genre de merveille voit le jour, je suis prêt à payer cher pour bénéficier de cette technologie. Les clubs reviennent sur le tapis, et particulièrement le club de cérémonie du thé.

« Je me demande qui a cru que c’était une bonne idée d’ouvrir ce type de club. »

La réponse à ma question est une évidence : la direction de l'académie, attachée aux traditions. C'est sans doute un des premiers clubs qui a vu le jour quand l'école a ouvert, mais cela ne m'empêche pas de râler dessus. Personne n’y va par plaisir. C’est à se demander comment ils font pour trouver des élèves volontaires pour les démonstrations chaque année. Pire encore, les plus âgés du club doivent montrer aux nouveaux le fonctionnement de la cérémonie. Vraiment, je me demande comment j’ai tenu deux ans dans cette salle. Heureusement qu’on m’ignorait la plupart du temps.

« Et entre nous, le thé n’est pas terrible. »

Je ne sais pas où est-ce qu’ils vont trouver leur fournisseur, mais je me suis retenu plusieurs fois de recracher quand je l’avais en bouche. C’était la seule utilité que je voyais à ce club, boire gratuitement et perdre mon temps. Concernant la perte de mes heures de libre, je n’ai pas été déçu, mais me remplir l’estomac de thé chaud…Sans commentaire. Heureusement que j’ai rejoins le club des découvertes culinaires cette année, je vais pouvoir goûter à des trucs mangeables au moins.

« Tu veux y aller quel jour du coup ? »

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Dim 19 Juin 2016 - 18:59

Je suis toujours en train de penser a cette histoire d'écrire pour son blog. Et je le regarde un instant histoire d'essayer de déceler dans ses yeux ce qu'il pense de la chose. Car la première pensée qui m'est venu en tête était qu'il disait ça a l'instant histoire de me faire plaisir, ou alors même pas, que ce n’était qu'une idée en l'air, lancé a la va vite dans le court de la conversation. Mais son regard me donne vite l'impression du contraire. Il a l'air content. Peut être que, comme je le pensais, c'est vraiment compliqué de tenir ce genre de chose seul sur internet, a voir de l'aide le rend joyeux. Ou alors peut être que nous devenons plus amis encore que ce que je pensais au départ, et qu'il est content de partager ça avec moi. Moi je le suis. Quand j'y pense, depuis que je suis arrivé a Keimoo, je me suis fais quelques amis oui. Mais ce n’était que des filles en fait. Même celle qui ne sont pas mes amis mais de simple connaissances. Ou plus. Ce n’était a chaque fois que des filles. Si on n'excepte Nakamura-sempai avec qui je n'ai pas vraiment une relation amicale encore, Hisaka-san est le premier garçon avec qui j'ai l'impression de me rapprocher depuis....depuis toujours en fait. C'est vrai que au collège il y avait mon maître, Hikari, mais nous n'avions pas vraiment une relation amicale, plus une relation de maître a élève, j'avais tellement de respect et d'admiration pour lui que de toute façon c’était compliqué de faire autrement. Il y avait aussi Mika au collège, qui me suivait partout, même si cela ne m'enchantait pas vraiment. Mais c’était une fille encore, donc encore une fois ca ne compte pas dans ma pensée actuelle. Il y avait....euh...personne d'autre en fait, maintenant que j'y pense. Il est bel et bien le premier garçon avec qui je me lie un peu. Je souris a cette pensée. Je voudrais bien le revoir, et nous nous reverrons d'ailleurs, étant donné qu'il semble que nous ayons désormais un projet ensemble.

Je nous imagines déjà refaire des réunions comme celle que nous avons actuellement afin d'imaginer de nouvelles rubriques sur le blog, échanger simplement entre amis aussi. Pourquoi pas se voir pour regarder des animes ensemble ? Je n'en ai pas vu beaucoup et je suis sur qu'il pourrait être de très bon conseil. Mais je m'emporte. Je le vois comme un ami déjà, mais après tout nous ne nous connaissons pas encore beaucoup, et ce n'est peut etre pas le cas pour lui. Je ne suis sans doute qu'une connaissance parmi d'autre, avec qui il a décidé de faire quelque chose de différent. Rien que cela déjà ça me rend joyeux, et je ne peux faire disparaître l'écartement que prennent instinctivement mes lèvres. Si il m'a choisit, je dois être a la hauteur. Je me dis dans un coin de ma tête que se faire des amis m’enlève peu a peu du temps d’entraînement. Peut être que si je m'en étais fais plus rot, je n'aurais jamais fais autant de sport. Peut être que je n'aurais pas gagner ce tournoi en deuxième année qui m'avait tant mis mal a l'aise. J'aurais était moins fort, mais j'aurais peut etre était plus heureux.

J’efface ces pensées de ma tete alors qu'il répond a ce que j'ai dis autant pour la conversation que pour moi même, a voix haute, a propos d'un ordinateur. Il me parle d'un notebook, que c'est plutôt bon marché. Je n'y connais absolument rien. On peux aller sur internet avec ça ? Et bon marché c'est a dire ? Après tout je ne connais même pas le prix d'un ordinateur standard, alors peut être que bon marché pour lui sera loin au dessus de mes moyens actuels. Enfin dans tous les cas il va me falloir travailler. Et d’après ce que je comprend, il doit aussi s'y mettre, chercher un job pour cet été. Je le regarde d'un œil soudainement différent. Il n'est peut être pas si différent de moi sur ce point également. Quand je parle a un étudiant de Keimoo, je prend quasiment automatiquement en compte que mon interlocuteur a un certain train de vie. Mais lui doit a priori aussi se faire de l'argent. Ou bien c'est juste une habitude qu'il prend pour savoir, comme disent les personnes âgés, «la valeur de l'argent ». On peux dire que la dessus, je m'y connais. Je rigole intérieurement en faisant :

- Toi aussi tu cherches un travail alors ? J'ai déjà un job a temps partiel a la supérette prêt du campus mais il m'en faudrait un pendant les vacances, je ne sais pas trop ou me dirigez, tu as déjà une idée toi ? Ça pourrait m’être utile de savoir ce que toi tu comptes faire.

Et puis bon, je préférerais largement travailler avec lui qu'avec des inconnus. J'ai eu de la chance de tomber sur quelqu'un de gentil comme Haruhiko, mais ce n'est sans doute pas comme ça partout, alors si je peux assurer mes arrières, je le ferais sans hésiter.

Je souris lorsqu'il parle du club qui fut un de nos points communs, même si il l'a depuis quitté. Quand on y pense, c'est bien le genre de tradition qui tiennent a cœur a ce genre d'établissement très réputé. Mais ce n'est pas pour autant pour cela que c'est intéressant. Quand j'y pense en fait, je me plaint alors que je n'y suis allé que deux ou trois fois, merci a mon autre club qui me permet d'avoir une excuse régulière. Et merci au capitaine, Shinji, qui me signe le papier me disant que je dois être la. En vrai au départ je le faisais sans mots ou quoi que ce soit de ce genre, mais il m'a vite semblé plus sécurisant d'avoir une excuse écrite. J'éclate alors de rire, chose rare chez moi, lorsqu'il me dit que le thé n'est pas vraiment pas terrible. C'est bien vrai.

- J'ai toujours pensés que c’était un test d'arrivé dans le club, ils nous donnes du thé vieux de plusieurs dizaines d'années, et si on survit, on est acceptés. Puis j'ai compris que non, c’était tout ce qu'ils avaient. Entre nous, je ne suis même pas sur qu'ils sachent qui je suis avec mon prénom, je n'y vais jamais.

Je bois une nouvelle gorgée de mon eau aromatisé en soupirant de plaisir, avant d'écouter ce qu'il me demande, a savoir le jour ou je suis disponible pour aller a la fameuse salle d'arcade. Je lui souris en hochant un peu des épaules :

- A vrai dire c'est surtout en fonction de toi, personnellement je suis plutôt en roue libre dans mon club de sport, je fais l’entraînement que je veux. Et en plus je reste toujours le dernier au dojo quasiment, donc si un soir je décide de ne pas y aller personne ne m'en tiendra rigueur. Je m'adapterais a tes disponibilités sans aucun soucis, après tout c'est déjà gentil de ta part de bien vouloir me servir de guide.

En effet je ne pensais pas a la base qu'il me proposerait lui même de se déplacer avec moi. Je prend encore ça comme un signe qu'il m'aime bien. Enfin, je crois ? Pas besoin de ce monter la tête non plus, ce n'est qu'une salle d'arcade après tout, même si j'en suis plutôt content, après tout c'est exactement le genre d'endroit que je voulais découvrir.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Lun 20 Juin 2016 - 16:47

Pouvoir passer du temps en dehors de l’académie pour parler passions et projets, c’est quelque chose que je n’espérais même pas en arrivant au lycée dans cette ville, quatre ans auparavant. La vie semblait m’avoir donné raison puisque j’ai passé toute la première année complètement seul. Elève transféré après quelques mois de cours, les groupes s’étaient déjà formés dans la classe et je n’ai jamais pu en intégrer un seul. Ce n’est que lors de ma rencontre avec Naoko sur le toit du lycée que j’ai forgé mon premier lien solide, une sorte de port d’attache à cette ville. Je l’apprécie énormément et la considère comme une vraie amie, mais nous n’avons jamais discuté d’un projet à long terme pour nous deux. La repeinte de l’église l’année dernière, avait surtout été une manière d’évacuer mon stress l’année dernière. Bien sûr, cela fait partie des moments importants pour moi et pour notre relation. Vivre quelques heures dans le crime – bon j’exagère un peu – n’est pas rien, mais ce n’est en aucun cas similaire avec l’offre que je viens de faire au jeune homme.

C’est d’ailleurs la première fois que je parle de mon blog à quelqu’un que je connais dans la vraie vie. Au départ, ça m’a semblé un peu bizarre car j’appréhendais les moqueries, mais quand je me suis aperçu qu’il estimait mon travail, je suppose que ça m’a fait chaud au cœur. Si j’ai bien compris, il n’a jamais encore eu d’ordinateur personnel. Cela m’a surpris quand il me l’a dit, un peu gêné, car je ne pensais pas que l’on pouvait encore vivre sans connexion indépendante à internet, dans un pays aussi avancé technologiquement que le Japon. J’imagine qu’il ne doit pas s’y connaître en codage du coup. Bah, ce n’est pas grave, le HTML/CSS ne me dérange pas. J’apprendrai le JavaScript à mon rythme et je pourrai lui laisser la rédaction des articles à ces moments là. Hm. Ne suis-je pas déjà en train de faire beaucoup de plans sur la comète ? J’essaie de revenir à la réalité, nous parlons d’ordinateur. Pour qu’il n’ait pas à débourser trop d’argent, je lui conseille de prendre un notebook qui – selon la marque – peut être un bon investissement si on se penche sur le rapport qualité-prix. Bon après il ne faut pas qu’il s’attende à pouvoir faire tourner des jeux dessus s’il choisit du bas de gamme, mais pour le streaming ça ne devrait pas poser problème.

Je vois à ses yeux qu’il cherche à éviter le sujet, je ne comprends pas vraiment pourquoi, mais c’est son droit. S’il ne veut pas en parler, tant pis. A la place, il préfère revenir sur le job d’été, il m’explique qu’il travaille déjà à mi-temps dans une supérette. Je vois, il espère faire du temps plein pour les vacances. Ca ne va pas être facile de faire concorder ses horaires de travail. D’autant plus qu’il n’a pas l’air d’avoir ciblé un domaine spécifique puisqu’il me demande mon opinion. Encore une fois, je suis surpris de voir quelqu’un motivé pour coopérer avec moi. C’est vrai que si nous pouvions trouver un emploi où nous pourrions être embauchés tous les deux, ça serait bien. Je n’aurais pas à craindre la présentation devant mes collègues et je pourrais passer mes pauses de midi ailleurs que sur mon vieux téléphone à claper, à attendre que quelqu’un vienne me parler et me sortir de l’ennui.

« Pas vraiment non, mais je compte regarder les petites annonces. Ils embauchent pas mal à Hebi parce que c’est un quartier touristique, on devrait peut-être aller voir de ce côté. »

L’année passée, j’ai travaillé à temps-partiel dans un bar de ce quartier, c’était encore avant que j’y emménage. Je pense avoir mes chances de redemander ma place, mais c’était vraiment super fatigant comme job, et je ne suis pas sûr de supporter encore une fois la clientèle. Ca a beau être le coin le plus huppé de la ville, des gens bourrés restent des gens peu fréquentables malgré leur portefeuille débordant de fric. Pire encore, je me souviens y avoir recroisé mon binôme d’exposé pour mon dernier devoir au lycée. Un vrai calvaire de me la coltiner alors que je pensais ne plus avoir à la revoir une fois la cérémonie de passage terminée.

Sans transition apparente, notre conversation retourne vers le club de cérémonie du thé dont nous avions déjà parlés lors de notre première rencontre. Cette fois-ci les pics sont plus concentrés vers la qualité des activités elles-mêmes…et le goût du thé. Je ne suis visiblement pas le seul à le trouver infect car à peine ai-je fini ma réplique que le blond se met à exploser de rire. Je lui réponds par un sourire en coin en l’écoutant se plaindre à son tour du club par lequel presque tout le monde est passé en entrant à l’académie. J’apprends alors que Satoshi sèche aussi un club, ça nous fait un nouveau point commun, je devrais peut-être me faire une liste pour m’en rappeler. Amusé, je rétorque :

« J’y étais pendant deux ans et même si j’étais un membre plutôt régulier, je ne crois pas que les senpais aient un jour connu mon prénom moi non plus. »

De vue, je reconnais moi-même quelques têtes familières. Certaines parce qu’elles étaient dans la même classe que moi, d’autres parce que j’avais eu l’occasion de les croiser deux ou trois fois en dehors du club. Le jeune homme reprend une gorgée de son eau aromatisée, je suis assez surpris de voir qu’il ne l’a pas encore terminée et j’hésite à lui demander s’il n’en veut pas une nouvelle. Sa boisson doit être chaude, depuis le temps que nous sommes assis ici.

« Tu as de la chance de ne pas y aller n'empêche. Rester assis pendant plus d'une heure sur ses mollets, je t'avoue que ça fait un peu mal. »

Surtout pour tremper ses lèvres dans une tasse de thé insipide. Il m’explique alors qu’il fera selon mes disponibilités, pour la salle d’arcade. Etant un membre assidu à son club de sport, il ne devrait pas avoir de difficultés à rater un entraînement me dit-il. Je dévie légèrement mon regard quand il me dit qu’il me trouve déjà gentil de venir avec lui. Voyons hm. Il n’y a pas de raison. C’est ce que j’aimerais lui répondre, mais d’autres mots sortent à la place, plus concrets que de la fausse politesse.

« Que dirais-tu de mardi de la semaine prochaine ? »

C’est l’une des dernières séances avant le premier match du tournoi de basket inter-universités japonaises. J’ai retenu la date, mais je ne m’en soucie pas. Après tout, je ne vais pas jouer, n’est-ce pas ? Et même si je dois me déplacer à Hokkaido, on me laissera sur le banc de touche. Parfois être incompétent à ses avantages. En sport collectif, je me sens un peu comme le cancre qui ne fait pas d’effort pour éviter la déception. Au fond, je sais que c’est sans espoir, physiquement impossible, alors je ne vais pas me fouler la cheville pour un club.

« Comme ça on pourra aussi discuter du blog. »

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Mar 21 Juin 2016 - 1:17

Alors que je suis la face a mon nouvel ami, je repense a une période de ma vie, quelques années plus tôt. J'étais au collège encore je pense. Oui, je n'étais même pas encore a Sendai. Les enfants sont dur entre eux, et c'est pourquoi je n'avais jamais vraiment parlé a qui que ce soit de mes penchants envers les mangas. Bon ce n'est pas comme si je parlais beaucoup tout court, et encore moins de moi, mais je faisais bien en sorte de ne jamais lire mes jump en dehors de ma chambre, histoire de ne pas etre vue par qui que ce soit, sous peine de recevoir de longues moqueries. J'étais persuadé que je serais devenu une tete de turc suite a la fois ou j'avais entendu une conversation sur le toit.

Un groupe de garçons a la mauvaise réputation s'amusant d'un jeune otaku qui avait eu le malheur d’être croisé durant une de ces lectures pas ces bourreaux. D’après ce que j'avais compris, il avait passé un sale quart d'heure. Les Otaku et les NEET ne sont pas bien vu du tout au Japon, société ultra discipliné et rigoureuse. C'est pourquoi c'est assez drôle de ce dire que pourtant tout les mangas viennent d'ici.

C'est néanmoins pour cette raison que j'avais toujours fais en sorte de ne pas être vu. Aujourd'hui, si je les rencontrais, je pourrais sans doute facilement les mettre hors d'état de nuire si ils m'agressaient. Mais a l'époque je n'avais même pas encore commencé le kung fu, je n'étais qu'un garçon chétif avec une couleur de cheveux étranges. Je n'allais sans doute pas attirer l'attention sur moi.

J’arrête de me concentrer sur ces pensées. Je ne suis plus tout seul maintenant, je n'ai pas le loisir de ne plus parler. Enfin si je peux, mais autant en profiter pour discuter et rester en silence plus tard lorsque je suis totalement seul. Je lui souris lorsqu'il me répond pour le petit travail. Je suis plutôt interloqué par ce qu'il me dit. Du tourisme hein ? Parler a des gens en leurs expliquant ou aller peut être ? Je ne connais rien de la ville, je ne suis pas sur de pouvoir les aider dans ce domaine. Ou faire des visites. Il y a des monuments a Keimoo ?

Je n'en ai jamais entendu parler, bien que bon, cela ne fait après tout que deux mois que je suis en ville, alors il n'est pas impossible que j'ai raté quelque chose d'important comme une ancienne église, ou une grotte caché je ne sais ou. Mais c'est surtout dans sa façon de parler de nous, et pas seulement de lui, qui me rend joyeux.

Il a l'air aussi motivé pour que nous trouvions un travail ensemble. Je ne me fais peut être pas des idées après tout, nous sommes vraiment en train de devenir ami. Cela me fait un peu bizarre.

- Et bien c'est peut être une bonne idée. Il y a la plage aussi peut être, ils doivent chercher des gens non ? La saison ou les gens viennent se baigner arrivent après tout. Ou vendeur dans des magasins....mais cela sera compliqué pour moi d'avoir deux travail, il faudra que j'ai un autre temps partiel....je vais y réfléchir.

Oui, il va falloir que je me renseigne. Mais aprés avoir pensé a cet ordinateur potentiel, je suis plus que jamais motivé a donner du miens pour l'obtenir. Tout ce que je pourrais faire, rien que d'y penser je frisonne de plaisir. Contrairement a cette histoire de club de cérémonie du thé. Alors lui non plus personne ne le connaissaient ? Pas vraiment étonnant. Et je compatis bien pour cette histoire d'étre sur les mollets pendant une heure. Cela ne me fait rien, je suis habitué, mais je connais également les douleurs physiques, et donc je sais la sensation que cela fait.

- En même temps je n'avais pas vraiment l'impression que nous les intéressions. Les plus vieux. Personnes n'est motivés dans ce truc, je me demande même si certains restes vraiment par plaisir. Le plaisir de boire du thé immonde et de refaire le même schéma encore et encore. Enfin il y a peut être une partie que je ne connais pas....

Puis enfin nous finissons encore par parler de cette fameuse histoire de salle d'arcade. Je suis un peu peiné parce que j'ai la sensation qu'il va bientôt être l'heure de nous quitter. Si ca ne tenait qu'a moi, je commencerais a parler de nombreux mangas, entendre son avis pour comparer avec le miens, débattre, ce genre de chose, mais je ne veux pas le retenir trop longtemps, il est peut être occupé, je n'en sais rien après tout. Je me contente d'hocher la tête, aussi bien pour cela que pour la suite et l'histoire du blog.

- Oui, bien sur, cela me convient parfaitement. J’espère que cela te va, pour le blog, je ne veux pas te forcer si cela te gêne n'hésites pas a me le dire, vraiment.

Je lui souris une nouvelle fois timidement, en terminant rapidement mon verre, histoire d'encore une fois de ne pas lui donner une raison de ne pas partir si il en a envie.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Mar 21 Juin 2016 - 2:22

Le travail, centre des discussions au pays du soleil levant quand on ne parle pas de l’école. Ici, la culture veut que l’on vive pour son emploi, que l’on soit entièrement dévoué à son entreprise. Heureusement, j’ai encore quelques années devant moi avant d’entrer dans cette sphère qui me paraît obscure. Il y a bien les jobs d’été auxquels je suis plus ou moins familiarisé depuis deux ans, mais l’atmosphère me semble différente de ce que mes parents racontent lorsque nous sommes réunis pour les fêtes. Souvent, ils sont obligés de quitter la table parce qu’ils reçoivent un appel urgent ou quelque chose comme ça. En soi, cela ne me dérange pas, mais savoir que je pourrais devenir comme ça dans moins d’une décennie m’attriste et m’angoisse. Vivre pour moi a toujours été mon crédo, faire ce que j’aime également. Même si je m’éloigne un peu de mes principes en choisissant une filière où je suis bon plutôt qu’un cursus où je m’épanouis. M’enfin, ce n’est pas comme si je savais ce vers quoi je suis attiré.

Et c’est un peu le même problème pour le travail cet été, je ne suis pas motivé pour refaire du service. Je devrais peut-être tenter ma chance dans une boutique du quartier Hebi, ou guide touristique tant qu’à faire. Le soleil et moi ne sommes pas très bons amis, mais je suppose que je peux sacrifier ma blancheur naturelle pour quelques yens. A moi le cancer de la peau et les traitements miracles d’ici mes cinquante ans. Pour Satoshi, le problème est tout autre. Ce n’est pas tant sa santé qui l’inquiète, mais plutôt la concordance de son emploi du temps. Avec un job à mi-temps dans une supérette, c’est vrai que ce ne doit pas être évident de trouver quelque chose pour combler les creux, d’autant plus que les konbinis sont ouverts H24. S’il a un poste de nuit, ça ne serait pas raisonnable pour lui de travailler le lendemain matin. Toutefois, la piste de la plage est intéressante, il y a peu de gens le matin et l’activité se concentre surtout après treize heures, quand les touristes ont fini de manger.

« Ils cherchent peut-être des guides ou des vendeurs. Des maîtres-nageurs aussi, mais je ne suis pas qualifié pour ça, personnellement. »

J’esquisse un sourire en coin. Je n’ai pas pu sauver un téléphone alors je ne peux espérer sauver des vies. En plus c’est vrai, je n’ai pas suivi de formation de premiers secours. Je me retrouverais bien embêté si quelqu’un faisait une insolation ou se noyait. Et puis entre nous, c’est épuisant d’avoir à surveiller tout le monde. Si les gens savaient un peu mieux s’autogérer, on n’aurait pas besoin de tout ça, me dis-je en pinçant mes lèvres. Du coin de l’œil, je contemple ma tasse de cacao vide avec une once de tristesse. Parfois j’aimerais être un sorcier pour faire apparaître de la nourriture et des boissons de nulle part. Quand j’y pense, j’ai déjà deux baguettes, même si elles ne servent qu’à manger pour le moment, je pourrais peut-être les reconvertir pour…BREF. A quoi suis-je en train de penser ?

Le club de cérémonie du thé revient dans la conversation, comme s’il s’agissait de quelque chose de très important dans nos vies. Tu parles, je faisais tout mon possible pour que l’on ne me sollicite pas, et lui n’assiste même pas aux séances du club. Et nos senpais nous méprisent de surcroit. Super, et moi qui pensais être le seul à avoir cette impression sur cette communauté. Je renifle doucement, marquant un air dédaigneux sur mon visage. Si ça se trouve c’est juste une secte qui perdure dans l’histoire de l’académie, le président est le gourou et il essaie de nous endoctriner avec son thé. Eh bah, ce n’est pas avec sa boisson infecte qu’il pourra me rendre accroc ou me manipuler. La preuve, je l’ai quitté son club. Et toc. Ma maturité en prend un coup aujourd’hui. Enfin, ce n’est pas comme si j’avais déjà prétendu être mature, mais quand même. Vingt ans de vie pour en arriver à ça, je me déçois un peu. J’approuve les paroles de mon interlocuteur d’un hochement de tête et surenchérit encore.

« Le pire c’est que certains en font leur métier après. Tu t’imagines, faire plus de cinq ans de ça à l’académie pour finalement continuer à montrer ces …cérémonies aux gens. Il n’y a que les touristes que ça intéresse, et encore. »

C’est comme si nous jouions à qui dit mieux ou plutôt qui crache le plus sur le club avant que l’on parte – ce qui va probablement bientôt arriver car je sens le regard de la serveuse derrière le bar qui pèse sur notre table car nous occupons un espace sans consommer grand-chose. En tout cas, ma dernière réplique a sifflé entre mes dents, telle une langue de serpent médisante. Je dois avouer que ça fait du bien, parfois, de se confier de la sorte. Je n’avais encore jamais osé parler de mon ennui vis-à-vis de ces activités de club, à part une fois avec Naoko, et après deux ans, il était temps de rendre justice.

Finalement la conversation rebondit sur la salle d’arcade, les choses concrètes s’annoncent et nous fixons même une date pour notre sortie. Je suis assez excité d’y retourner avec quelqu’un après plusieurs années. Ce ne sera pas la salle que je fréquentais à Nagoya, mais ça sera sûrement une bonne expérience aussi. Du côté de Satoshi, le mardi qui vient semble aussi être une bonne option pour sortir. M’en vois-tu ravi. Cependant la dernière partie de sa réplique – concernant le blob – me fait froncer les sourcils. Je suis prêt à le sermonner parce que je lui ai déjà dit plusieurs fois que cela ne me dérangeait pas de l’avoir en corédacteur, mais je m’abstiens à la dernière seconde. Ma bouche était déjà ouverte, et je n’ai pas d’autre choix que la refermer le temps que je réfléchisse à une alternative plus douce.

« Si je te le propose, c’est que ça me va. »

Plutôt moyen et sec comme façon de parler. Devrais-je relancer avec un peu plus d’humour ? L’air hésitant, je continue.

« Je vais finir par croire que tu es une héroïne d’un shoujo qui ne croit pas que machin-senpai lui a enfin demandé un rendez-vous. »

C’était pitoyable. Et j’étais sur le point de bégayer en prononçant les derniers mots. Je me suis rendu compte – en cours de route – que ma métaphore était vraiment mauvaise, mais en même temps il était trop tard pour reculer. Mes doigts se cramponnent au tissu de mon pantalon sous la table. Je m’éclaircis la gorge pour faire oublier ma tentative de blague ratée à mon interlocuteur. Au final, je me gratte l’arrière de la tête et plisse les yeux, évitant le contact avec Satoshi.

« Oublie ce que je viens de dire haha..ha. »

Rire désespéré. Les gens commencent de nouveau à nous prêter attention, je crois que c’est une bonne excuse pour partir. C’est vrai que c’est lâche de ma part, de l’abandonner comme ça, peut-être devrais-je l’escorter jusqu’à la porte ? Mes mollets n’en peuvent plus, je tape du pied sous la table. Où est la sortie ?

« Je…je pense que je vais y aller. J’ai encore des trucs à faire chez moi. Tu sors aussi ? »

A moins que tu ne préfères rester là. Si j’écoutais mon instinct, je m’empresserais de lui lâcher un « A mardi ! » avant de m’éclipser derrière la porte en verre.

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MessageSujet: Re: Vente surprise [PV Satoshi][Terminé]   Mer 22 Juin 2016 - 14:47

Je me suis souvent demandé, durant toute ma jeunesse, et mon adolescence, quel travail je pourrais bien effectuer dans ma vie. C'est une question épineuse, surtout pour moi, puisque la majorité des activités existantes nécessites....des relations humaines. Et c'est pourquoi j'ai beaucoup réfléchis afin de trouver le job qui me permettrait de parler le moins possible. J'étais plus jeune et ma façon de voir les choses a changer a fur et a mesure, surtout depuis que je me trouve a Keimoo.

J'ai plus de faciliter a dialoguer, contrairement a avant ou c’était une véritable torture de devoir ouvrir la bouche pour dire une phrase ou deux, souvent banales et inintéressantes qui faisait en sorte que les gens ne s’intéressent plus a moi ensuite. Tout un art que de dégoutter ses interlocuteurs. J'avais toujours eu un attrait pour droit, pour diverses raisons qui me donnait une envie de justice. Et j'ai réussis a atteindre ce point, même si maintenant la question est de savoir ce que je ferais ensuite, ce qui n'est pas plus simple a déterminer.

Il me parle des choses que nous pourrions faire cet été, me répondant suite aux propositions que j'ai faites a la volée. Je commence a gérer le métier de vendeur, cela ne doit pas être plus compliqué qu'a la supérette. Si il faut commencer a conseiller les gens cela sera sans doute plus compliqué, mais si il suffit de passer les produits au niveau d'un scanner, et de faire les transactions d'argents, alors c'est dans mes cordes.

Un peu moins pour le deuxième point cependant. Maître nageur. J'avais appris a nager très tard. Enfin j'ai appris deux fois. D'abord par mon père, puis suite a ces événements, j'ai comme qui dirait...oublié. J'ai réappris beaucoup plus rapidement mais je n'ai plus jamais étais a l'aise dans l'eau. Je ne suis donc vraiment pas persuadé que cela soit une bonne idée que je fasse ce travail :

- Et bien je prendrais n'importe quoi je pense, du moment que je gagne assez pour m'acheter ce que je veux. Sauf maître nageur sans doute. Je suppose qu'il faut avoir des compétences voir un diplôme, et je n'ai rien de tout cela.

Et puis en plus je n'y connais rien en premier secours, alors je serais bien peiné de devoir sauver une vie. Par chance il achève notre discussion sur la cérémonie du thé. Ce n'est pas comme si j'avais envie de parler plus longuement de cette histoire de maître nageur. Ce qu'il me dit me fait ouvrir de grands yeux. Je n'avais jamais vraiment songé au fait que certain continuaient après la fin de leurs études. Mon dieu, faire ça comme métier ? Durant toute sa vie ? C'est affreux comme vie, je comprend mieux le taux de suicide au Japon. C'est a se taper la tête contre les murs cette activité.

- On pourrait faire ça en petit boulot en fait, montrer ca aux touristes, ils adoreraient.

Je souris histoire de bien montrer que je plaisante. Rien que d'y penser j'en ai la chaire de poule. Faire ça une heure est déjà barbant. Alors plusieurs d'affilés tout les jours ? Plutôt rester pauvre. Ça sera moins ennuyant. Pour la salle d'arcade, il me répète que cela ne le dérange pas. D'une façon qui clot la conversation.

Je lui souris timidement histoire de le remercier une dernière fois sans pour autant utiliser des mots. Je souris facilement en fait. Je pense a mes camarades de collège qui m’appelaient « celui qui ne sourit jamais », ils ne me reconnaîtraient pas. Enfin tant mieux si je change, cela veux dire que j'approche de mon objectif qui est de devenir sociable. Je suis sur le bon chemin.

Je remarque alors que les gens autour de nous nous observes. Je ne sais pas pourquoi, peut être que nous avons dis quelque chose de mal que je n'ai pas prit en compte et que les gens pensent que nous sommes méchants, ou un truc dans le genre. Mais je ne m'en préoccupe pas, plutôt du fait que je ne peux plus boire pour combler les vides, comme je le faisais auparavant. Mais il s'en charge pour moi, avec cette phrase qui me fait sourire. Je suppose que seul les gens lisant des mangas peuvent la comprendre, et c'est amusant, vraiment. Il ajoute que je devrais oublier ce qu'il vient de dire, mais je rétorque avec un sourire :

- C'est possible, mais seulement si toi mêmes tu as l'habitude que les filles te court après, histoire que tu sois le héros de l'histoire.

Je ricane légèrement en imaginant Hisaka submergé d'admiratrice, puis prend conscience qu'il est temps pour nous de nous quitter. Rendez-vous Mardi pour la salle d'arcade. En plus il semble avoir des choses a faire. Parfais. Je vais pouvoir rentrer et lire mes nouvelles acquisitions. Ça va être super, j'en trépigne d'avance. Je lui fais signe que je pars également, sans spécifier réellement ce que je compte faire par la suite.

- Merci pour le verre, et les mangas bien sur.

J'incline la tête devant lui, puis après sa réponse nous nous séparons, moi repartant vers Keimoo. J'essaye de ne pas courir, mais le poids des livres présent dans le sac que je tiens a la main me donne l'impression que je pourrais sans doute battre un record de vitesse....

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