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 Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)

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Jun Aoki
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MessageSujet: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Ven 18 Aoû 2017 - 2:31

Après avoir quitté le club de cuisine, je me sentais assez lourde, à cause de tout ce que j'y avais mangé. Il était vrai que c'était une des raisons principales pour laquelle je m'y étais inscrite, mais il n'y était pas stipulé que cela pouvait attirer les foudres de mes camarades, ainsi que de longues heures d'agonie intestinales. Tout de même, j'avais été bien chanceuse de tomber sur un garçon plutôt calme, et non pas sur une racaille. Il faut dire qu'il devait bien faire presque le quart de ma taille, ce qui, lors d'un conflit, n'est pas négligeable.

Je m'aventurais dans les couloirs, la tête assaillie de pensées concernant ma précédente mésaventure. Je marchais d'un pas déterminé, alors que je n'avais même pas décider où j'allais. Je devais regagner ma chambre avant le couvre-feu. Cependant, je trouvais tout de même le temps de flâner, et de me hasarder dans les couloirs. Par ailleurs, il semblait que je m'approchais du dojo: les quelques cris d'efforts intenses que j'entendais retentir ne pouvaient que me le confirmer. Cependant, il ne me semblait pas que les clubs soient encore actifs à cette heure. Après tout, cela faisait longtemps que je venais de quitter le club de cuisine, et j'étais la dernière. De plus, nous étions en plein été. Je me dirigeais donc, intriguée, vers la provenance de cette voix à la fois souffrante, et déterminée.  

La porte était à moitié entrouverte. Je ramenais donc quelques mèches de mes cheveux blancs qui troublaient ma vision derrière mon oreille, et avançais timidement mon visage vers l’intérieure de la pièce. Ma vision effleura tout d’abord de vieilles sandales noires, au bord du tatamis, à côté d’une grande bouteille d’eau, presque vide.  Mes yeux se posèrent enfin sur l’individu que j’entendais plus tôt. Un jeune homme blond, que je ne voyais que de dos. Je me demandais s’il était européen, ou si comme moi, il se teignait les cheveux. Après tout, cela importait peu, c’est assez difficile de porter une couleur pareille lorsque tout le monde autour de vous répond à certains critères. Si cette couleur n’est pas naturelle, c’est un choix. Si en revanche, cette dernière l’est et que vous y renoncer, c’est autre chose… De toute façon, combien même cette couleur vive puisse être captivante, ce n’est pas ce qui retint le plus mon attention. Il portait une tenue traditionnelle noire aux attaches orange. J’imagine que c’est une des règles pour pratiquer un sport de combat. J’avoue que je ne suis pas très fan du modèle, mais j’imagine que ce doit être confortable.

En tout cas, le jeune homme en question ne semblait pas être dans une position très confortable : des perles de sueurs inondaient son corps -qui semblait être très musclé par ailleurs-. En même temps, vu l’entrainement qu’il était en train de subir, cela ne m’étonnait pas. Il tapait machinalement un mannequin de bois. Je fus tout d’abord impressionnée par la rapidité et la précision de ses gestes, puis plutôt soulagée de ne pas avoir à me battre contre lui… Tiens… Mais en voilà une idée! C’était sans aucun doutes ce qu’il me fallait.
Après tout, si je commençais à pratiquer un sport, je pourrais manger de manière abusive tout ce qui me tombe sous la main sans culpabiliser après, et puis si je pratique un art martial c’est encore mieux! Plus personne n’osera venir contester mes faits et gestes. De plus, à force de regarder ce garçon s’agiter, je commençais à trouver ce sport très esthétique. Semblable à une danse, où chaque coup délivre une nouvelle sensation, de laquelle s’émane une beauté suprême. Il fallait que j’essaye.

Oui, mais voilà, le jeune-homme semblait bien occupé, et moi je commençais à être fatiguée de ma journée mouvementée. Je n’osais pas trop aller le déranger, comme s’il me faisait de l’effet : oui, il m’intimidait. Ce n’était pourtant pas mon genre de me dégonfler pour aller parler à un garçon. Il fallait que je me reprenne en main. Après tout, s’il m’intimidait, c’était certainement à cause de cette carrure sportive, de cette agilité dont il faisait preuve en se battant avec ce mannequin de bois indestructible. Si j’allais lui parler, il allait m’apprendre. Et moi aussi je ferais preuve de cette persévérance qui instantanément, m’avait séduite.

Après avoir pris une grande inspiration -et manqué de m’étouffer par la même occasion-, je fis coulisser la porte, et m’avançait dans la salle vide. Une odeur d’effort séchés envahie mes narines, et me poussait presque à m’en aller. Mais la concentration indélébile de ce garçon me rappelait alors pourquoi je m’étais avancée.

Il était au fond de la salle, et ne put par conséquent, pas constater ma présence. J’hésitais à intervenir, en feignant de tousser. Cependant, ce genre d’intervention ont tendance à annoncer très souvent la venue de commentaires déplaisants. Ce n’était pas mon intention. Je le fixais donc du regard, en espérant me découvrir un certain pouvoir télépathique. Il n’en fut rien. Alors, je m’assis, adossé contre le mur, à l’autre bout de la pièce, en attendant que le jeune-homme finisse ou prenne une pause. Après quelques minutes, il restait infatigable. Je me décidais donc :

« Ça fait un moment que je te regarde, c’est admirable. Tu te donnes à fond. Tu voudrais pas m’accorder un peu de ton temps? »

Après une légère pause où ma propre phrase fit échos en moi, je finis par rougir, et par préciser :

« Je veux dire, pour m'entraîner! J’aimerais faire comme toi. »

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Dernière édition par Jun Aoki le Ven 13 Oct 2017 - 21:02, édité 1 fois
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Ven 18 Aoû 2017 - 21:00

" Reprend ta concentration, Yong wing !"

Je soufflais un grand coup avant de frapper sans répits pendant une nouvelle longue minute. C’était un entraînement utilisé pour améliorer l'endurance, chose indispensable pour le corps que je m'étais forgé. C’était une chose que de se muscler a force d’entraînement. Une autre totalement différente, celle d'avoir une endurance qui permettait a ce corps de se mouvoir a ma convenance pendant plusieurs minutes intensives sans baisser de volume physique. La course a pied que je m'infligeais encore et encore pendant plusieurs kilomètres tout les matins était un entraînement parfait pour la circulation sanguine et le développement du cœur, mais ce n’était pas suffisant. Ce n’était jamais suffisant, alors je continuais de courir, encore et encore et encore.

Je n'avais pas remarqué que la salle s'etait vidée autour de moi. Comme d'habitude, je devais rester la jusqu'à la dernière seconde. Pendant la première période ou j'avais pu obtenir ma salle personnelle d’entraînement, je n'avais plus mis les pieds dans le dojo. Je passais mon temps a m’entraîner en solitaire, comme je l'avais fais durant toute les années précédent mon arrivée a Keimoo. Puis j'avais finit par avoir ces nouvelles responsabilités, et ma présence dans le dojo etait devenu indispensable. J'avais du mal a me rendre compte que j'étais maintenant la personne que les gens observaient comme exemple, celui qui devait montrer la voix, la plus importante de cet endroit.

D'un petit saut sur le coté, je me remit en position. Piu zhi. Pas en avant, et je frappe. Une danse élégante sans doute de l’extérieur, mais terriblement mortelle. Si ce mannequin etait un homme, je venait donc de lui écraser la trachée. Quand il ne put respirer, j’enchaîne au niveau de ses intestins, faisant tourner mon poignet avec une grande facilité, pour le frapper a cet endroit avec un coup sec et extrêmement précis, juste en bas du mannequin. Mon pied remonte, frappe deux fois la barre supérieur. Nuque endommagé, ennemi agonisant. Comme disait certains maitres, ne jamais lacher l'ennemi, toujours rester au corps a corps.

C’était le principe du Nian Shou, plus communément appelé « technique de la main collé », qui consiste a s'approcher le plus proche possible de son adversaire, jusqu'à presque coller son corps contre le sien, l’empêcher de faire des mouvements trop ample. Et un bon pratiquant de kung fu ne peux pas perdre a cette distance de combat. Gêner l'adversaire, le frapper encore et encore jusqu'à ce que son endurance ne puisse plus suivre la cadence. Dévier ses attaques, retourner sa force contre lui même. Frapper les points vitaux. Tuer. L'essence maître du sport que j’essaye de maîtriser, moi qui passait pourtant la majeur partie de mon temps a me reprocher d’être trop gentil.

Mais je ne pouvais plus l’être a présent. C’était impossible. Bientôt, dans moins d'un mois, je reprendrais la compétition. Le trois septembre, je m'étais inscrit a une compétition. Bien que j'en avais parlé avec Valentine-sensei plusieurs mois avant, c’était cette responsabilité supplémentaire qui m'avait fait prendre ma décision. Le capitaine de la section sans armes de l'académie Keimoo, prestigieuse dans toute l'archipel, ne pouvait pas ne pas représenter son école sur l’échelle nationale.

Mais avant le niveau national, il fallait se remettre dans le bain, donc je m'étais inscrit a une compétition de niveau correct, sans être l'une des meilleures. Il n'y avait aucune tête de série universitaire, aussi, j’espérais pouvoir l'emporter sans trop m'employer. J'avais même reconnu le nom d'un garçon que j'avais battu au lycée. Coïncidence ou non, cela ne m'avait pas rassuré. Était il stressé lui, en voyant le nom du garçon qui l'avait écrasé des années plus tot ? Je ne devais pas penser a cela, ça n'arrangerait pas mon problème de gentillesse pour ces compétitions.

Je fais un pas en arrière, en reprenant ma respiration. Trois minutes, un round de fini, je peux reprendre mon souffle, enfin. Je dégouline de sueur. Je n'avais plus pratiqué d’entraînement de cette intensité depuis la fin du lycée. Je devais tout faire pour ne pas être ridicule dans la prochaine compétition, ou je regretterais forcément d'avoir vaincu mon hésitation. Alors que mon haut etait sérré tout autour de mon cou, je délasse le lacet pour reprendre une grande inspiration. Je sens soudainement l'air caresser mon front....alors que la porte était fermé jusque la. Je tourne la tête.

Une jeune fille se tient a quatre ou cinq mètres de moi, m'observant. Non, en fait elle s'approche directement. Qu'est ce qu'elle fait a cette heure tardive ? Elle est forcément lycéenne, et le couvre feu devrait l'avoir déjà ramené a son internat, ou chez elle. Je comprend alors que c'est sa voix qui m'a rappelé a l'ordre. Les trois minutes, elles n’étaient pas écoulés. Je n'ai cependant pas entendu ce qu'elle avait voulu me dire. J'entends la seconde phrase par contre. Je ne l'ai jamais vu, elle n'est pas du club, ni d'aucun autre que je connais. S’entraîner ? Elle ne connaît peut être pas le règlement, pour les clubs. Je tache d'essayer de lui sourire un minimum.

- Bonsoir. Tu t'es déjà inscrite ici ?

Réflexe de capitaine, que j'ai pris bien trop rapidement, j'aurais tout simplement pu lui proposer quelque chose directement. Je soupire. Faire comme moi ? Je voudrais bien lui déconseiller. L'idée que je vais frapper jusqu'à rendre incapable de se battre des garçons de mon age me fait toujours aussi bizarre. Je ne voudrait pas qu'une jeune fille s'adonne a ce genre de pratique. Bien que les clubs de combats en sont remplit, de filles.

Ce n'est pas du sexisme, je trouve cela aussi dommage pour les garçons, maintenant que j'y pense. Mais les règles de la compétitivité Nipponne sont sans failles. Pour être le plus fort, il faut frapper les plus faibles. Bon, je n'aurais qu'a la ramener ensuite. Un capitaine de club peux bien donner une leçon particulière, Thornberg-san comprendra bien. On se connaît en plus. Je sourit a cette pensée. Qui ne connaît pas le colosse ici, de toute manière.

- Je.....je peux te montrer un mouvement ou deux, mais si tu veux vraiment apprendre, tu ferais mieux de t'inscrire. J'ai des fiches d'inscriptions dans mon sac, d'ailleurs. Tu es en quelle année ?

Je tente de la mettre en confiance, mais je ne suis visiblement pas le meilleur pour ça.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Sam 19 Aoû 2017 - 15:56

Le jeune garçon, qui me tournait alors le dos jusque-là, finit enfin par me faire face. Il était dégoulinant de sueur. Ses yeux étaient légèrement bridés, ce qui éliminait d’office mon hypothèse selon laquelle il aurait été européen. Évidemment, ses origines n’étaient pas bien importantes dans le cas présent. Par contre, son regard semblait triste et froid. Ce n’était pas ainsi que je me l’imaginais. Je l’imaginais pétillant, plein de vie, aussi dynamique que lui.

Comme il me l’avait semblé, il se trouvait être extrêmement musclé. Il avait légèrement détaché son habit de combat, ce qui laissait apparaître son torse, trempé lui aussi. Après un instant de silence que le jeune homme passa à me fixer, le regard vide, il reprit ses esprits, et crispa un léger sourire. Cela me mit quelque peu mal à l’aise: c’est toujours gênant quand une personne veut bien vous accueillir mais que ça n’a pas l’air d’être spontané chez elle…

J’observais ses sourcils se froncer légèrement, comme si quelque chose le dérangeait. Peut-être que je le dérangeais? Oui, sans doute, il ne s’entraînait pas avec cet acharnement pour rien après tout. Je passais ma main derrière ma nuque, et détournai le regard. J’aurais mieux fait de passer plus tard, après tout, il n’y avait pas d’urgences. D’ailleurs… Il me semblait bien que je me rendais quelque part avant d’apercevoir ce garçon s’entraîner… Oui, mais impossible de me rappeler. Je commençais à être fatiguée… Mais oui! Le dortoir! Il commençait à se faire tard, je n’avais aucune idée de l’heure qu’il était. Je savais juste que cela faisait un moment déjà que je buvais les gestes que le jeune homme enchaînait.

Ce dernier, après avoir repris sa respiration, me répondit enfin :

« Bonsoir, tu t’es déjà inscrite inscrite ici? »

Les formalités… Après tout, cela n’était pas vraiment important. Il pouvait bien m’apprendre, s’il en avait envie évidemment, puisque nous n’étions que tous les deux, non? Et puis, il me semblait que la motivation comptait plus qu’un nom sur un bout de papier. Et comment voulait-il que je m’inscrive si je ne savais même pas si cela me conviendrait finalement? Je n’étais pas vraiment du genre à m’engager comme ça, déjà que lorsque j’étais engagée je n’étais pas vraiment régulière…

Je le regardais d’un air froid, plein de déception, et fronçais légèrement le sourcil gauche. Je reculais d’un pas, tout en continuant de le scruter. Il ne semblait pas vraiment attendre de réponse. Il semblait songeur, et se mit même à sourire, mais naturellement cette fois. Il devait être fatigué lui aussi, sa concentration avait des limites sans doute. Les arts martiaux sont aussi bien un sport cérébral que physique. C’est de là aussi qu’ils tirent cet aspect séraphique.

Je finis par adoucir mon regard. Après tout, c’était les procédures, il fallait s’inscrire pour pouvoir bénéficier des activités du club. Il n’y était pour rien. Il continuait donc :

« Je… je peux te montrer un mouvement ou deux, mais si tu veux vraiment apprendre, tu ferais mieux de t’inscrire. »

Je sentais l’hésitation. Peut-être qu’il ne se sentait pas capable d’apprendre à une débutante? Peut-être que c’était interdit par le règlement d’offrir quelques techniques à des membres externes au club? Si ce n’était que ça, il n’avait rien à craindre avec moi. Quoiqu’il en soit, il poursuivait :

« J’ai des fiches d’inscriptions dans mon sac d’ailleurs. Tu es en quelle année? »

Il se rapprochait donc de son sac, afin d’aller les chercher j’imagines. Il commençait à être redondant avec son histoire d’inscription. Je serais les dents, pour éviter de m’emporter sur une histoire aussi futile, car il ne faisait que son travail. Ce devait être le président du club ou quelques choses dans le style, puisque c’est lui qui s’occupait des fiches d’inscriptions. Je finis par lui sourire, car après tout, il m’avait proposé une petite leçon d’initiation.

« J’aimerais beaucoup, en effet, que tu m’apprennes deux ou trois techniques. Cependant, je ne compte pas m’inscrire pour le moment. Je suis déjà occupée par le club de cuisine et d’art, et je ne veux pas m’engager si je ne suis pas certaine de me plaire dans ce domaine. Après tout, il m’est complètement étranger. Par contre, je n’ai pas d’équipement. »

Après une légère inspiration, qui libéra en moi une certaine dose d’adrénaline lorsque j’observais la pendule -immobile, sans doute était-elle en panne- du dojo. Je devais rentrer avant 18 heures! L’idée d’avoir un couvre-feu aussi tôt m’insupportait. Je regardais donc mes pieds, avant de demander, tout en serrant les dents :

« Hum… Par contre… tu ne saurais pas quelle heure il est? Ah, et je suis en troisième année. »

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Sam 19 Aoû 2017 - 21:29

La soirée prend une tournure plutôt étrange. J'ai l'impression de venir plusieurs mois en arrière, la fois ou j'avais fais cet entraînement a Aslinn, le soir. Elle était lycéenne après tout, mais la différence, était qu'elle était a deux doigts d'entrer a l'université. La jeune fille qui me fait face me donne l'impression d’être plus jeune. Elle ne manque cependant pas de la même confiance qui m'avait frappé quand j'avais rencontré la rousse, et je suis légèrement inquiet que l'histoire se repete. Enfin, pas grave, je n'ai qu'a jouer mon rôle.

Mais c'est vrai que c'est sans doute un peu ennuyant d'avoir affaire au garçon totalement rigide sur le règlement, et j'ai déjà l'impression d'avoir trop de fois répéter le mot « inscription ». Elle a tout a fait le droit de venir me demander de lui montrer deux ou trois choses. A une époque je serais sans doute partis en courant devant cette présence féminine qui coupait court a mes envies de méditation. Normalement, après cet entraînement, je me serais assis dans l'entrée, avant de fermer les yeux et de rester bloquer sur mon entraînement base sur la concentration maximale. Un moment de détente que je m'octroyais chaque jour, développant mes compétences par la même occasion.

- Désolé, je ne suis pas trop habitué a mon nouveau rôle.

Alors que je me dirigeais vers mon sac, je stoppais mon mouvement et me retournait vers la jeune femme. En fait elle ne devait même pas savoir que j'étais celui qui dirigeait l'ensemble du groupe de clubs de combats sans armes. Elle n’était pas d'ici, mais j'avais tellement l'habitude que tout le monde me regarde comme tel depuis plusieurs mois que je n'y avais pas pensé. Je tire un peu sur le col entrouvert de mon Nan Quan noir, légèrement mal a l'aise, et bredouille pour lui expliquer.

- En fait a la base je devais juste etre capitaine du club de kung-fu, mais maintenant je m'occupe de tout les autres clubs de combat sans armes, aussi, je n'ai pas encore l'habitude, et le reflexe de demander l'inscription ne devrait pas devenir un réflexe, justement, excuse moi.

Je m'incline légèrement, encore un réflexe que je m’efforce pourtant d'éviter de mettre en avant. Je m'incline moins depuis quelque temps, c'est un bon début, mais je devrais faire d'avantage d’effort. Je l'écoute me dire qu'elle ne compte pas s'inscrire sans savoir de quoi il en retourne et je reconnais mentalement qu'elle n'a pas tord, c'est plutot logique. Les clubs ne sont pas uniquement des loisirs, ils sont également notés, il vaux mieux ne pas faire n'importe quoi. Je réfléchis en la regardant de haut en bas.

Je l'analyse physiquement, le plus rapidement possible. Elle n'a pas la carrure d'une sportive, ca c'est sur. Les mouvements pour débutant sont bien loin de ce qu'elle m'a vu faire, et sans doute ennuyeux pour quelqu'un qui veux simplement « mettre des coups », mais elle n'est pas taillée pour un effort athlétique trop important. Je constate, soudainement, comme elle me l'annonce, qu'elle n'a pas d'équipements. Je n'avais même pas envisagé qu'elle voulait se battre dans cette tenue. Un short semblant trop serré pour faire le moindre écart de jambes, une chemise bien trop ample pour prendre une posture solide.

- Oh, excuses moi. Viens avec moi, il y a des tenues dans les vestiaires pour ceux qui font un essais.

Je lève ma main pour la mettre sur son épaule afin de la guider vers le dit vestiaire. Une fois son corps tourné dans la bonne direction, je prend les devants et avance jusqu'à l'ouverture. J’entends sa question, et un sourire intérieur se dessine. Je m'en doutais bien qu'elle ne savait pas l'heure, sinon elle ne serait probablement pas la. Je vais dans les vestiaires des garçons, d'abord, ce qui n'est pas dérangeant, il n'y a personne pour regarder d'un mauvais œil la présence féminine que j'y amene. Je sors d'un autre de mes sacs laissés la une bouteille d'eau et mon téléphone. 20H32, dommage pour le couvre feu.

- Tu as dépassé l'heure de plus de deux heures trente.....mais ne t'en fais pas, je peux bien user de mon nouveau poste pour t'aider a ne pas te faire remonter. Au pire je dirais que c'est ma faute. Je connais plutot bien le concierge, Thornberg-san, il est très gentil, juste un peu impressionnant. Viens, le vestiaire des filles est de ce coté.

Je lui indique le couloir, puis la porte voisine que j'ouvre. On ne peux pas dire que j'entre souvent dans cet havre interdit a la gente masculine, mais ce n'est pas une totale découverte pour moi dans la mesure ou je suis seul quasiment tout les soirs, ou avec très peu de compagnie. Je passerais sur le passage ou j'étais tombé sur Oraé-san a moitié habillée, alors que j'avais juste l'intention de récupérer des documents qu'une de mes senpai du club de penchak silat avait laissé dans le vestiaire, mais je crois qu'elle avait plutôt trouvé la situation amusante. Étrange.....J'ouvrais la dite porte.

- Nous y voilà, je vais essayer de trouver ta taille.

Je la jauge du regard encore une fois, avant d'aller droit vers une armoire que j'ouvre a l'aide d'un trousseau de clés qui se trouve dans ma poche. Un Kimono fraîchement lavé sort rapidement et je le pose sur un banc, en lui désignant. Il devrait faire l'affaire. Je songe un instant qu'il n'y a pas de sous-vêtement adaptés, et je pense a en faire part a la prochaine réunion du club. Pas évident de faire des mouvements agiles avec des sous-vêtements inadapté. Je me souviens de ma première séance au collège, ce n’était pas l'éclate.

- Je t'attend dans la salle.

Je la regarde une dizaine de secondes, sans savoir pourquoi, avant de finalement tourner les talons et sortir. De retour sur le tatami, je ferme les yeux en m'asseyant en tailleurs. Enfin calme, pendant dix minutes. Je peux méditer.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Dim 20 Aoû 2017 - 0:33

Le garçon, qui se dirigeait vers son sac, finit par s’excuser :

« Désolé, je ne suis pas trop habitué à mon nouveau rôle. »

Il s’arrêta donc net, et commença à s’approcher de moi. Il avait l’air confus, voir gêné. Moi aussi je commençais à me sentir un peu mal à l’aise. Le dojo vide dégageait une atmosphère plutôt froide, et le regard de ce garçon était de pair avec le décor. Ce dernier m’expliquait son rôle. Comme je l’avais deviné, c’était lui le capitaine du club. Cependant, cette fonction étant récente, il n’était pas encore habitué à son rôle, qu’il avait l’air de prendre à cœur. Il ne devait gérer que le kung fu au début. Je me demandais si c’était du kung fu que je l’avais vu pratiquer, quelques instants plus tôt.

Le jeune garçon s’inclina, en s’excusant. Je fus assez surprise, il n’y avait pas de quoi s’excuser, c’était à moi de lui présenter mes excuses, pour l’avoir dérangé. Je le trouvais très poli. J’apprécies les gens polies, bien que j’ai tendance à être insolente à la moindre irritation. Je finis par lui adresser un sourire, en hochant légèrement la tête, l’air de lui faire comprendre qu’il n’y avait aucun souci, et que j’appréciais qu’il m’explique son comportement insistant.

Cependant, le voilà qui commençait à me lancer des regards insistants… Il me regardait de haut en bas, avec cet air absent qu’inflige une tête trop pleine de pensées diverses… Il me relookais ou quoi?? Je commençais à me sentir terriblement gênée, et à me frotter le bras gauche de la main droite.
Une fois cette hypothèse envisagée, mon esprit poursuivit. La situation était inquiétante, j’étais seule avec lui, qui faisait bien 20 centimètres de plus que moi, et qui maîtrisait parfaitement les arts martiaux. De plus, je n’étais pas censée être ici, ainsi, s’il se passait quelque chose, personne ne pourrait jamais me retrouver. De toute manière, je ne connaissais encore personne assez bien pour se soucier de moi. Mais il en restait que je n’avais aucune chance de m’en sortir face à un pervers. Je priais donc pour que mon esprit malsain cesse, alors que le jeune garçon me parlait.

« Oh, excuses moi, il y a des tenues dans les vestiaires pour ceux qui font un essai. »

Les vestiaires… C’était sans doute là où il attirait toutes ses victimes! Il s’approcha de moi, et ma respiration se coupa. Il finit par poser sa main sur mon épaule. Des frissons envahirent tout mon corps, qui semblait se paralyser. Je rougissais à nouveau, terriblement gênée. Je le suivais, hésitante: Si je résistais, cela pouvait le mettre en colère, et ce serait encore pire pour moi. De plus, peut-être y avait-il des armes dans les vestiaires… Oh, cela me semblait tout à coup peu probable. Il avait bien stipulé qu’il était capitaine des sports de combats sans armes...
Alors que je me noyais dans d’affreuses pensées, il m’interrompu :

« Tu as dépassé l'heure de plus de deux heures trente… mais ne t'en fais pas, je peux bien user de mon nouveau poste pour t'aider à ne pas te faire remonter. Au pire je dirais que c'est ma faute. Je connais plutôt bien le concierge, Thornberg-san, il est très gentil, juste un peu impressionnant. Viens, le vestiaire des filles est de ce côté. »

J’étais terriblement en retard. Deux heures… J’allais avoir de sérieux problèmes. D’autant plus que je venais d’arriver, et qu'au seul cours auquel j’avais participé (c’est-à-dire le club de cuisine) je ne m’étais pas comporté de manière exemplaire. Cependant, je me sentis vraiment rassurée quand le jeune-homme me rassura, en proposant de me couvrir. Je poussais un soupir de soulagement. Je commençais à devenir parano avec tout ce stress. J’étais persuadée que ce n’était pas un pervers, il avait l’air d’être quelqu’un de bienveillant. Après tout, il n’était aucunement obligé de m’aider, ce n’était tout de même pas sa faute si je traînais dans les couloirs et m’arrêtais à droite et à gauche.

Il m’emmena donc dans les vestiaires. Le dojo était bien plus grand que ce que je pensais, j’aurais presque pu m’y perdre (ou du moins confondre les vestiaires pour hommes et femmes). Il tentait de trouver ma taille, pour me prêter un kimono. Ce devait être pour ça qu’il me regardait plus tôt! Après un instant de gêne intérieure, je m’adossais à la porte du vestiaire.

Il me tendit un kimono. Les kimonos des clubs, ça ne doit pas être très hygiénique… Bon, de toute façon, je m’en fiche : ça a l’air hyper confortable, ça changera de mon short un peu trop serré (oui, car après tout ce que j’avais mangé plus tôt…).

« Je t’attends dans la salle. »

Il me fixa un moment avant de partir. Je me demandais bien à quoi il pouvait penser. Je finis par me changer. Le kimono était plutôt large, j’ignorais s’il était trop grand, ou si c’était fait exprès. Quoiqu’il en soit, il ne m’allait pas trop mal, pour quelque chose de si peu élégant. Je me contemplais dans le miroir. J’avais une allure sportive, qui me plaisait plutôt bien.

Avant de rejoindre le chef du club, je décidais d’attacher mes cheveux. J’ai toujours vu les filles qui faisait des arts martiaux se les attacher pour les compétitions. Et puis, c’est aussi écrit dans le règlement. C’est étrange… Me voilà qui, après avoir pensé au couvre-feu, me met à réciter le règlement. Serais-je en train de devenir une bonne élève ??

Je sors du vestiaire, pieds nus. Après tout, il n’y a que quelques pas entre ce dernier et le tatami. J’aperçois le garçon de tout à l’heure, assis en tailleur, en train de méditer. Je n’ose pas monter sur le tatami. Je sais qu’au judo il faut le saluer avant. Un peu gênée d’interrompre à nouveau le garçon, je décide de saluer le tatami, d’un geste sec et furtif, avec la souplesse d’un robot. Je m’avance doucement vers le jeune homme, et m’agenouille face à lui. Je le fixe, puis après une inspiration :

« Alors sensei, comment devenir un guerrier? »

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Dim 20 Aoû 2017 - 21:39

Flash-back *

Je revenais dans le centre du dojo, dans un Kimono bien trop grand pour moi. Il m'avait dit de le mettre afin que je puisse être a l'aise avec mes mouvements, mais j'avais la curieuse impression d’être totalement ridicule. Je marchais pieds nus sur le tatami froid, et un frisson me parcourait l'échine. C’était la première fois, depuis cette nuit la. La première fois que je faisais quelque chose de différent. Et une curieuse impression que je n'arrivais pas a définir me tordait les entrailles.

Il était assis la, au milieu, les yeux clos. Je stoppais mon avancé, hésitant. Comment pouvais stopper la méditation de cet homme, que dis-je, de ce dieu vivant, qui avait écraser tout le Japon sous sa semelle. Qui avec de simples mouvements parvenait a captiver l'attention de tout le monde. Moi je n'étais rien, rien d'autre que le déchet qui était ressortit d'une relation mouvementés. Je n'avais aucun droit d'etre ici, et pourtant je me tenais la bêtement, avec un air gauche. Je pouvais sans doute déraper et mourir a tout instant. Le grand Ashura lui même n'en aurait pas était déçu. Mais je captais dans un coin de la salle le regard de la petite sœur de Shinji, et j'allais m'asseoir face a lui. Et soudainement, sans savoir pourquoi, quelques mots. Une question qui pesaient depuis longtemps.

- Ça fait quoi, d’être fort ?

Aucune réponse, a la place, un sourire. Un regard, qui ne voulait rien dire.

Mais qui me revela absolument tout.

Flash – back *

J'avais presque l'impression de m’être assoupit un moment, mais je ne l'attendais que depuis une dizaine de minutes. Pas évident de se changer pour ces kimono impossible a nouer les premières fois. Un nœud de ceinture, ce n’était pas si simple a faire. J'aurais du lui montrer au lieu de l'abandonner a son sort. J'eu soudain une pensée sans doute malsaine, surtout alors que j'étais censé etre le mentor. J’espérais qu'elle n'avait pas pensée qu'il ne fallait rien garder en dessous. J'avais déjà entendu ça d'autre garçons, dans le vestiaire. Après tout la ceinture s'ouvrait souvent durant l’entraînement, ce serait....gênant.

C'est sa voix, finalement, qui me tira de mes rêveries. J'ouvris presque un œil, un peu craintif, mais finalement, elle s'en était pas si mal sortit. Sa ceinture était nouée n'importe comment, mais elle avait même prit le temps de s'attacher les cheveux. Sa phrase, résonna alors lentement en moi. Et j’eus un instant l'impression de me revoir, presque dix ans auparavant. Je me demandais si j'avais était comme ça a ses yeux. Non, sans doute bien moins que ça. Mais il n'avait pas bougé. Ce n’était que maintenant que je compris ce regard qu'il m'avait lancé. Ce regard de tueur, qui m'avait dit de fuir le plus vite possible avant que je ne mette le doigt dans un engrenage impossible a arrêter.

- Un guerrier....tu sais, je ne suis pas un professeur. Je ne suis pas un génie, je ne suis pas un grand combattant, je ne suis pas un guerrier. Si je devais décrire ce que je suis, je dirais que je suis un travailleur. Je me suis battu durant toute ces années pour arriver la ou j'en suis. Cependant, la ou je suis, ce n'est que le début du chemin. Et ce chemin, je ne le compléterais jamais de ma vie. Un jour, j'arriverais a un passage, et je donnerais la main a quelqu'un qui l'a trouvé, pour l'aider a commencer la route que moi même je n’achèverais jamais. C'est ça, la voix que j'empreinte. Que nous autres, artiste martial, empruntons tous.

Je m’arrêtais un moment. Je venais, sans le vouloir, reprendre exactement les mots que j'avais entendu ce jour la. Ce sport de combat brutal, ou parfois la vie et la mort pouvait se jouer sur le tatami, j'avais l'impression de le décrire le plus fidèlement possible. Ce n’était pas un sport, c'est un choix de vie. Une philosophie qui avait sauvé aussi bien mon corps que mon cœur. Mais je sais qu'elle n'est pas la pour entendre ça, et je baisse la tète en dissimulant mon regard sous mes cheveux. Je lui parlais comme si elle venait de faire la même chose que le moi petit. J'avais simplement parlé a ma version plus jeune, et pas a une jeune femme désirant tuer le temps.

- Désolé, j'ai sans doute dit des choses peu intéressantes. Approche, je vais te montrer comme se noue la ceinture.

Je touchais le tatami juste devant moi, pour lui faire signe de se mettre assez proche pour que je puisse nouer sa ceinture autour de sa taille afin de lui montrer. Comme j'avais fais avec de nombreux nouveaux plusieurs mois auparavant. Un peu gênant encore, dans la mesure ou nous n'étions que deux. Que penserait il, Shinji-dono, si jamais il me voyait faire ça avec une fille de l'age de sa petite sœur. J'ai l'impression que tout ce que je fais me donne une image ambiguë de moi même. Une fois qu'elle est proche, je reprend la parole, avant de lui apprendre, je compte la faire réfléchir un peu :

- Avant que je ne te montre pour la ceinture. Commence a réfléchir a ce que tu voudrais voir. Tu veux te battre a mains nus, te servir de ton corps et sa partie haute, basse, attaque, défense, utiliser une arme. Oui, j'utilise aussi des armes, malgré la catégorie dont le club fait partit. Il y a l’embarras du choix.

Et toute la nuit pour apprendre.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Lun 21 Aoû 2017 - 3:47

Une fois face au sensei, j’apercevais que le nœud de ma ceinture n’était pas du tout pareil que le sien. Je ne cessais de jeter de furtifs coups d’œil comparatifs sur sa ceinture, puis sur la mienne, tentant d’évaluer mes erreurs. C’était plutôt simple en fait : mon nœud ne ressemblait à rien. J’observais que le jeune homme fixait mon buste, sans doute se moquait-il de mon nœud catastrophique. Je fronçais donc les sourcils à cette idée.

Après ma question, il avait l’air absent. Il me regardait étrangement. Je plongeais dans ses yeux, en quête de réponse. J’essayais alors d’établir les milliers de scénarios qui pouvaient immerger dans sa tête, pendant ce moment de silence. Peut-être était-il en train de réfléchir à ce qu’il allait m’apprendre. C’était peut-être une technique de champion d’art martiaux, de se projeter dans le futur, de réaliser mentalement, avec exactitude, l’ensemble des gestes qu’il s’apprêtait à effectuer. J’avais vu ça dans des films. Ou peut-être même qu’il pouvait voir l’avenir, ou lire dans mes pensées. J’étais persuadé que la méditation pouvait améliorer les performances humaines au point de leur découvrir de nouvelles aptitudes, tels que des pouvoirs par exemple.

Il finit par me répondre.
Sa réponse était plutôt évasive, mais elle avait l’air tellement nostalgique, qu’elle me fit chaud au cœur. Je crois que c’est vraiment une de mes activités favorites, écouter les gens parler de ce qui leur plait, de ce qui leur parle tout simplement. Il commença alors une explication plutôt philosophique sur sa conception des arts martiaux. Quelque chose à propos d’un chemin, qui ne s’achève jamais. Je pensais alors au judo.

C’est un sport que je connais vaguement, à cause d’un cousin éloigné, qui lors d’un repas de famille bien ennuyeux, pendant le débat politique qui animait le dessert, s’était retrouvé à me parler de ce sport pendant des heures. Il disait que le créateur de cet art martial portait une ceinture blanche, plus large que la normale, pour signifier qu’on n’a jamais fini d’apprendre. Et pourtant, c’est lui qui a inventé le judo, ainsi cela rejoignait la théorie du jeune homme en face de moi. C’était un peu comme un relais. J’aimais bien cette idée aussi. Voir cet art martial comme un partage, et non pas une lutte. Enfin, si, ça avait bien l’air d’une lutte quand le sensei s’agitait avant que je ne l’interrompe. Mais il n’avait pas d’adversaire. Un simple mannequin de bois. C’était peut-être contre lui-même qu’il se battait?

Il finit par me demander d’approcher, et me noua ma ceinture, qu’il avait défaite au préalable. Je n’avais pas gardé ma chemise, évidement, je n’allais tout de même pas froisser ma précieuse chemise blanche. Par chance, mes sous-vêtements s’apparentaient presque à un bustier. Et puis, de toute façon, ça ne me gênait pas, puisque je pouvais porter des choses plus osées. Le jeune garçon, alors qu’il nouait ma ceinture, tentait de ne pas regarder. Cela me fit sourire, étant donné les pensées perverses par lesquelles je m’étais laissé submergée un peu plus tôt.

Il la noua d’un geste sec, déterminé et plein d’assurance. On aurait dit qu’il avait fait ça toute sa vie. Je me demandais combien de temps cela faisait qu’il était sur un tatamis. Moi, j’avais bien galéré, dans les vestiaires, à m’appliquer dans le but de la nouer.
J’avais tout de même une belle ceinture blanche, j’en étais fière. Cela peut évidemment paraître étrange, car une ceinture blanche, ça ne vaut pas grand-chose. Pourtant, avant de croiser ce garçon, je n’avais pas de ceinture du tout. Je commençais peut-être à le relayer, lui qui paraissait tout de même assez fatigué par les efforts fournis en amont.

Il me demanda ensuite de réfléchir à ce que je voudrais voir. Levant les yeux en l’air, et me mordant la lèvre inférieure, comme à mon habitude lorsque je réfléchis, je lui lançais un regard sérieux :

« Tout d’abord, moi, je veux être un roseau. Je ne souhaite blesser personne, mais je ne veux plus endurer. »

Et je ne veux pas endurer d’avantage le fait de blesser quelqu’un. Je pensais à Valeska, et les larmes me montèrent aux yeux. Je finis par prendre une grande inspiration, puis, après un instant, je m’écroulais sur le tatami.

« En fait, je crois que je suis fatiguée. Je préfère travailler mon esprit et t’écouter, sensei. »

Je continuais de le fixer, alors que mes paupières tombaient.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Mar 22 Aoû 2017 - 13:54

J'ai l'impression que chaque fois qu'elle ouvre la bouche, elle me frappe. Ses mots sont comme des poignards qui touchent constamment avec une justesse effrayante. Je revois quasiment les grands événements de ma vie défiler a une vitesse effarante. Cette phrase qu'elle vient de dire, vient troubler la conviction que j'avais finalement prise aprés des années de luttes acharnés avec moi meme. L'art martial n'est pas violence, il est juste, il est défensif. Mais pourtant, il demande de frapper jusqu'à ce que KO, blessures et autres s'ensuivent.

Je ne sais pas comment lui répondre, pour être franc je ne connais pas la réponse a une question qu'elle n'a meme pas posé mais qui m'explose a la figure. Je ne veux blesser personne. Je l'avais fais lors de ma victoire écrasante en deuxième année de lycée. J'avais quatorze ou quinze ans, et aucun adversaire de mon age dans ma région qui n'avait mon niveau. Et j'avais continué ma stratégie de combat. Entrave des mouvements, utilisation de la force de mon adversaire contre lui meme. Mise au sol, meurtre, victoire. Si le meurtre n’était qu'une représentation fictive de ma victoire, c’était exactement la sensation que j'avais eu a chaque instant de cet abominable week-end, que je m'étais juré de ne jamais revivre.

- Je.....je ne sais pas trop comment répondre a ça. Car c'est moi même une chose que je cherche a obtenir, mais ce n'est pas si simple....comment dire....on te donne une arme, en te disant que tu ne doit pas l'utiliser contre quelqu'un de ta propre volonté, mais que si tu veux avoir une place dans la société, tu dois pourtant faire l'interdit ultime.

J’arrête un instant, alors qu'elle se laisse tomber sur le sol. Ce que je dis doit lui passer totalement au dessus, alors que je me rend malade depuis des semaines a l'idée de ce que je vais encore devoir faire. J’espère secrètement tomber sur quelqu'un d'infiniment plus fort que moi dés le premier match, afin qu'il m’empêche de bafouer l'art que je pratique. Si les nobles ancestraux ont crées ce type d'art de combat, ce n’était pas pour la guerre, mais plutôt pour la paix. Des tournois de combats n'avaient pas lieu d’être.

- Essayons de se concentrer deux minutes, je peux t'expliquer le but de cet art. En fait c'est simple. La forme basique la plus proéminente, c'est le principe de la main collante, le Chi-Sao. Le but est de rester le plus collé a l'adversaire. Ce faisant on limite les mouvements de l'adversaire, et on le contrôle comme l'on veux. Je suppose d'ailleurs que c'est pour ça qu'il n'y a pas de...euh....mixité dans les combats et les clubs.

Cela serait sans doute vraiment impossible a gérer autrement. Bien que j'avais déjà vu des combattantes n'en avoir rien a faire, il était quand même de coutume de respecter une certaine distance respectable. Je regarde la jeune fille allongée un moment, en restant silencieux. Sans doute même que les minutes défilent bien plus que ce dont j'ai l'impression. Je fini par me dire que je dois rompre encore une fois le silence. Mais je dois trouver quelque chose pour discuter sans que cela l'ennuie.

- Si ça t’intéresse, je pourrais te montrer les mouvements du Siu lim Tao. Après tout c'est la forme de base, et c'est un excellent entrainement meme pour la vie de tout les jours. Pas besoin d'avoir mon niveau pour le pratiquer....enfin, je ne veux pas paraître pour un vantard en disant cela comme ça.

J'ai toujours l'impression de me mettre en avant involontairement. Alors que j'essaye de faire tout le contraire. Tout ce que je voulais, c'etait parler de ce que je faisais, mais je finissais toujours par ramener la conversation sur moi. Avec un sentiment de gêne, je tire encore une fois légèrement sur mon col, qui me colle a la peau, a cause de la sueur froide qui s'y trouve. Je devrais vite aller prendre une douche, afin de ne pas attraper froid, mais je ne peux pas la laisser tomber. Je dois prendre mon rôle plus a cœur. Je reprend l'explication :

- On peux traduire cette forme par « la petite pratique ».Elle permet d'apprendre la géométrie corporelle de base qu'il faut absolument toujours avoir en tete durant la pratique des trois formes suivantes, qui sont bien plus dur a maîtriser. Certains mettent du temps avant d'avoir le droit de commencer la suite, car sans une gestion parfaite de cet axe physique, tu te fera mal, musculairement parlant.

Je me rend compte que je dois etre rébarbatif, aussi, je décide de changer un peu de discours. J'ai parlé de ça depuis tout a l'heure, et je voudrais partir sur un point un peu moins centré sur la discipline. Pourquoi pas sur elle ? Je pourrais lui demander pourquoi elle a décidé subitement de venir ici a cette heure du soir, ou encore pour qu'elle raison elle trouve plus interessant de passer une heure a écouter mes explications sans doute ennuyeuses plutot qu'etre avec ses amies a l'internat :

- Mais dis moi, pourquoi es tu ici ? Je veux dire, la raison qui te pousse a etre avec un type ennuyeux comme moi ?

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Mar 22 Aoû 2017 - 22:37

Après lui avoir répondu, un moment de silence s’installa. J’avais l’impression que je le touchais. Il me regardait, et je ne savais pas comment traduire cela. Était-ce un regard approbateur? Peut-être qu’au contraire, il n’était pas d’accord avec moi. Il m’expliqua finalement que c’était ce qu’il cherchait à obtenir, ne blesser personne, mais ne plus endurer. Il finit par dire que ce n’était pas si simple, car c’était comme si d’un côté on te donnait une arme, que tu n’es pas censé utilisé, et que de l’autre, on te pousse à le faire. Je lançais alors, les yeux fermés :

« Je suppose que quelques fois, c’est inévitable, du moins, en apparence. Et c’est assez triste quand on se dit que lorsqu’on résiste à cette idée de céder pour obtenir sa place, on nous classe automatiquement de faible, ou d’idiot. Pourtant, c’est sans doute une force admirable. »

Je l’observais en entrouvrant lentement les yeux. Je ne parvenais pas bien à percevoir l’expression sur son visage. J’avais peur qu’il prenne mes paroles comme des accusations. J’avais cru comprendre, au cours de notre dialogue, qu’il était de ceux qui pouvaient céder, et s’en vouloir après. Il avait l’air assez songeur. Comme si des milliers de souvenirs remontaient en lui, et qu’à tout instant, il pouvait déborder.

Moi, j’étais plutôt mal placée pour parler de mesure, de violence, après tout, je venais tout juste de voler des chocolats. Certes, je n’avais aucunement fait preuve de violence physique, mais je contribuais à cette violence quotidienne dans les rapports sociaux. Je n’en étais pas fière, pourtant, ô combien de fois je me suis surprise à réagir spontanément, de façon agressive, parce que je me sentais en danger, ou irritée tout simplement. La magie de l’ego j’imagines…

Il finit par reprendre en commençant un cours sur la forme basique du Wing Chun, qui s’appelle le Chi Sao. Étant un sport de contact, le but est de resté collé à son adversaire, afin de limiter ses mouvements, et donc, de mieux le contrôler. À force d’écouter ses explications, je me voyais effectuer des mouvements, contre un adversaire anonyme, valser jusqu’à son épuisement, prendre le dessus. Cela fit monter en moi une inspiration soudaine, source de motivation. Je finis par me relever, d’un coup sec.

Agenouillée face à lui, je m’accrochais à ses mots. Il en parlait avec un certain entrain, une sorte de fureur dont j’aurais pu m’enivrer des heures.

« Si ça t’intéresse, je pourrais te montrer les mouvements du Siu lim Tao. Après tout c'est la forme de base, et c'est un excellent entrainement même pour la vie de tous les jours. Pas besoin d'avoir mon niveau pour le pratiquer… enfin, je ne veux pas paraître pour un vantard en disant cela comme ça. »

Je gloussais timidement. C’était complètement le genre de phrases qu’un vantard pourrait dire pour se déculpabiliser. Cependant, je savais que ce n’était pas son intention. Après tout, dans les arts martiaux, il est important de rester humble, puisque comme nous en avions parler plus tôt, c’est un apprentissage constant.
Il poursuivit, tout en triturant le col de son kimono, qui semblait le gêner. Le Siu Lim Tao, me disait-il, serait une structure corporelle de base à adopter pour pratiquer cet art martial.

Je replaçais bien mon kimono, et lui sourit :

« Je serais bien évidement intéressée pour que tu m’apprennes le Siu Lim Tao. Mais j’aimerais aussi faire un combat. Un vrai. »

Je le regardais sérieusement, puis reprit :

« Une fois que tu m’auras enseigné les bases, bien évidemment! »

J’étais toute excitée. Je n’avais jamais fait de combat avec personne. Il m’était bien sûr arrivé de me battre plus jeune, avec d’autres enfants, mais j’étais consciente que cela n’avait rien à voir.

Au bout d’un instant, il finit par s’intéresser à moi :

« Mais dis-moi, pourquoi es-tu ici? Je veux dire, la raison qui te pousse à être avec un type ennuyeux comme moi? »

Je le scrutais un peu plus attentivement, les sourcils légèrement froncés. Il se trouvait ennuyeux… Ça me faisait bizarre, je ne savais pas trop quoi répondre. D’une part, je n’avais pas vraiment eu d’interactions sociales non-conflictuelle depuis mon arrivée, je n'étais pas certaine de ce que j'étais censée dire... Devais-je le réconforter? Et puis, il me paraissait plein d’assurance, avant ces quelques paroles...

En y repensant, il est vrai qu’il dégageait une atmosphère assez étrange. Je repensais à cette idée de « chemin-relais ». Je trouvais ça plutôt dommage qu’il se voit seul, faire ce chemin. Parce qu’au final, il ne l’était pas. Il y avait ses adversaires, qui le poussaient à aller plus loin. Son mentor aussi… Et sans doute cette pression sociale, une fois qu’on découvre qu’on a du talent. Mais j’imagines que cela isole plus qu’autre chose en fait.

Finalement, c’était peut-être aussi un sacrifice. On se rempli de sensation si forte avec ce sport… L’adrénaline à son plus haut niveau, il n’y a peut-être plus de place pour les autres. Comme une obsession qui effaçait tout le reste, jusqu’à ce que la réalité nous rappelle. Victoire ou défaite. Et tout se répète… Non… C’est assez triste. Et pourtant, à cet instant, c’était cette facette qui ressortait. Mais cela ne correspondait pas vraiment à la vision que je me faisais de cet art. Et puis, de toute manière, si je comptais m’en construire une authentique, il fallait que je commence mon propre chemin.

Je regardais le jeune homme, qui paraissait maintenant assez inatteignable. Pourtant, il était doux, malgré son regard glacial. Je le regardais dans les yeux, et prit une grande inspiration :

« Je suis tombée ici par hasard, mais quelqu’un a retenu mon attention. Si tu étais si ennuyeux, crois-tu sincèrement que je serais restée? »

Je fini par adoucir mon regard, et par lui sourire:

« Et toi, sensei, pourquoi est-ce que tu t’entraînes à une heure pareille? »

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Ven 25 Aoû 2017 - 20:56

Alors que mes avaient commencés a se fermer tout en parlant, que ma tignasse blonde avait prit le dessus sur le regard que je m’efforçais de porter sur l’extérieur, et que tout doucement, je m'étais mis a me murer dans un silence qui pesait autant que les mots qui avaient jaillit de ma bouche, que je l'entend me répondre. C'est exactement ça. Ce qu'elle dit sonne si juste que je détourne le visage, d'une façon pourtant infime, mais qui me montre bien qu'elle a visé juste. C’était pourtant involontaire. Mais ce simple mouvement de mon corps me donne l'information que je considère que ce qu'elle a dit est effroyablement juste.

Personne ne me regarde pour autre chose que ma blondeur. Depuis petit, le collège, le lycée, la seule chose qui me fait remarquer, c'est ce petit détail, avant que je ne retombe dans l’oublie l'instant ou les gens se sont habitués a ma présence. C'est pour ça que quand j'étais sortis du troupeau pour me montrer aux yeux de tous, lors du tournoi de ma seconde année de lycée, j'avais trouvé étrange ce soudain gain d'attention. Et encore plus quand j'avais refusé d'aller aux nationaux, après ma victoire. Catégorisé comme faible, ma brève popularité avait disparut aussi vite qu'elle était apparut.

- Je vois exactement ce que tu veux dire. La faiblesse est une catégorisation sociale. Il n'y a pas de fort ou de faible, seulement le jugement des gens a son encontre. C'est pour ça qu'il vaux parfois mieux vivre en marge de cette société.

Ce que j'avais fais. Ce que j'essayais toujours de faire, avec moins de succès, responsabilités obliges.

- Oh mais ce n'est pas un conseil que je te donne, c'est plutot triste de s'éloigner de la sorte, je pense.

Je tente de rattraper ma phrase le mieux que je peux. Je suis un senpai ici, je ne dois pas donner de mauvaises idées a mes kohai. Qui sait ce que certains pourraient faire par ma faute, je n'ai aucune envie d'avoir ça sur la conscience. Aussi je prefere rebondir sur ce qu'elle dit ensuite, pour changer de sujet.....ce qui me semble finalement plus compliqué encore. Un combat ? Elle veux vraiment un combat ? Avec moi elle veux dire ?

- Je....euh....

Elle ajoute qu'elle le fera après avoir appris les bases. Comment lui dire sans la décevoir, elle qui semble soudainement si enthousiaste. Elle semblait a deux doigts de s'endormir, précédemment, et la voilà les genoux touchant les miens, droit devant moi, une pointe d'excitation perlant dans le regard. On disait dans le milieu, que si un génie pouvait maîtriser les bases en un an, il en fallait parfois dix pour maîtriser la première forme. J'avais mis trois ans. Et elle était loin d’être parfaite, quand j'avais commencé la seconde. Je peux toujours lui montrer deux ou trois mouvements de bases, et repeter les séquences de combat au ralentis, néanmoins. En espérant que cela lui convienne.

- On pourra toujours essayer, mais sans doute pas en vitesse réelle. Ca serait dommage que l'un de nous se blesse pendant un essai.

Qu'elle se blesse en fait, mais j'ai l'impression d’être moins violent avec cette formulation. J'en profite pour encore une fois changer de sujet. Elle va penser que je fais tout pour la dégoûter du dojo, car je préfère parler d'autre chose que de la discipline en elle même. La relation sociale que j'essaye de créer ce soir me semble incroyablement difficile a tenir. Car elle veux tout, et je n'ai rien a lui offrir tout de suite. Et j'ai l'impression d’être de mauvaise compagnie pour elle.

Elle semble pourtant plutôt encline a répondre a ma question. Je m'attendais a ce qu'elle élude la question, mais elle y répond franchement. Je lève un peu la tête, lui permettant enfin de retrouver mon regard. Moi j'ai capté son attention ? C’était un entraînement certes intense et de haut niveau, mais pas différent de ce qu'on pouvait trouver ici a tout moment de la journée parmi les combattants les plus expérimentés. Elle n'avait sans doute pas trop l'habitude des gestes martiaux en général.

- En tout cas, si ça t’intéresse, j’espère pouvoir faire encore mieux pour te convaincre de nous rejoindre. Un membre ne serait pas de refus, dans le club de kung-fu.

Même si j'étais censé etre impartial, j'avais forcément une envie d'aider ce club ci plus précisément, dont je faisais moi même partis. Et a son tour, elle me posait la question que je venais de laisser sortir de ma pensée. Et c’était une question que je me devais de répondre franchement, puisqu'elle même l'avait fait. Un faible sourire se dessine sur mes lèvres, le premier de la soirée, d’après mes souvenirs un peu flous. Pour ça, et pour également la première fois depuis ma rencontre avec elle, je n'avais aucun besoin de réfléchir pour répondre.

- Il n'y a généralement personne quand la lune apparaît devant le ciel. Et c'est devant cette lune qu'Ashura peux s'épanouir a son degré maximum.

Plus une énigme qu'une vraie réponse, mais j'etais satisfais, la tete tourné vers la porte du dojo ouverte, vers la nuit tombante.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Sam 26 Aoû 2017 - 18:10

Les yeux du sensei n’étaient plus apparents, je ne voyais que ses cheveux lumineux, qui cachaient son visage. Après mes premières paroles, il détourna le regard, comme on n’ose pas faire face à la vérité.

« Je vois exactement ce que tu veux dire. La faiblesse est une catégorisation sociale. Il n'y a pas de fort ou de faible, seulement le jugement des gens à son encontre. C'est pour ça qu'il vaut parfois mieux vivre en marge de cette société. »

En marge de la société… C’était bien comme ça que je voyais les choses. Ce n’était certainement pas la meilleure chose à faire, car je pense que la société a beaucoup à nous apporter, mais c’est une histoire de confort personnel je suppose. On subit, mais en douceur. Mais on subit quand même, car on est toujours obligé de s’exiler, d’être incompris. Et quand bien même nos valeurs rejoignent celles des autres, il y a toujours cette barrière invisible, cette frontière qui vous prive de certains échanges, et qui parfois vous protège.

Après sa réponse, le sensei finit par préciser que ce n’était pas ce qu’il me conseillait de faire, car il trouvait ça triste, de s’éloigner de la sorte. Moi aussi. Mais trop tard.

Il me semblait bien que lui aussi s’était éloigné, à la vue de sa réponse, de mon regard qu’il ne cessait d’esquiver. Je me contentais donc de lui adresser un sourire presque effrayant, où gerçaient toutes les pensées que je ne souhaites -ou saurais- exprimer.

Je le regardais droit dans les yeux, en attendant sa réponse concernant notre combat. Mais ce dernier semblait hésiter, presque mal à l’aise. Ce n’était pas mon intention. Mais je continuais de m’accrocher à lui du regard, impatiente, comme un enfant à la veille de son anniversaire. Je ne comprenais pas moi-même ce qui m’animait à ce point. Cependant, les bégaiements du sensei ne firent que confirmer mon hypothèse précédente. Il tentait de m’expliquer que nous ne pourrions pas faire un « vrai » combat, qu’il faudrait qu’on se contente d’une vitesse au ralenti, question de sécurité. Moi, je m’en fichais de me blesser. Et j’imaginais bien qu’il ne craignait pas que je le blesse, quoique vu mon niveau, je pourrais très bien le blesser involontairement.

Et puis, je voyais bien qu’il essayait de me faire plaisir quand même, puisqu’il n’avait pas entièrement refusé ma demande. Cependant mon mécontentement se fit tout de même ressentir. La moue boudeuse, l’éclair que j’avais pu avoir dans mon regard s’évaporait. Même s’il acceptait de faire un « combat au ralenti », je n’étais pas vraiment satisfaite. Il n’allait pas me traiter comme un adversaire, il me voyait comme une enfant qu’il ne faut pas blesser. Cela me rongeait de l’intérieur, faisait monter une colère que je tentais de faire taire.

Évidemment, je ne prétendais pas être assez compétente pour pouvoir me battre, mais j’étais déçue.
Il finit par relever la tête, et heurta mon regard du sien. Il me proposa à nouveau d’envisager l’idée de rejoindre le club de kung fu. Si je le faisais, je pourrais partager un combat, un vrai. Je souriais, parce que je savais que c’était le club du sensei, mais ce fut bref. Je repensais à cette histoire de mixité dont il parlait plus tôt. C’était peut-être pour ça qu’il ne voulait pas m’accorder de combat en fait. Parce que… j’étais une fille?

Moi, je trouvais ça inutile de séparer les sexes. Après tout, ça ne veut rien dire, il y a bien des filles qui sont plus fortes que certains garçons, et dans ces sports, on parle de techniques, c’est juste une question de maitrise, de travail et de persévérance. Après, bien sûr, je ne m’y connaissais pas, c’était simplement ce qui me vint à l’esprit à ce moment-là.

Peu après, j’observais un sourire se dessiner sur les lèvres du jeune homme, ce qui m’étonna. Il est vrai que je ne l’avais pas vu sourire depuis le début. Je me demandais bien ce que ma question avait de spécial.

« Il n’y a généralement personne quand la lune apparaît devant le ciel. Et c’est devant cette lune qu’Ashura peut s’épanouir à son degré maximum. »

Cette réponse fit à nouveau échos en moi. Je n’étais pas certaine de la comprendre, j’allais certainement méditer dessus une fois que j’aurais quitté le dojo.

Ashura... les âmes tourmentées. Ce sont les esprits en colère qui ont péri en réponse à certains désirs, et sont condamnés, à cause de leur aveuglement, à hanter les lieux de leur mort. Ils sont toujours représentés comme des guerriers à plusieurs bras.

Je restais silencieuse, en regardant fixement le sensei. Se reconnaissait-il dans cette image? Peut-être s’était-il tellement donné dans cet art martial, qu’il avait l’impression de transgresser sa finitude… Ou peut-être qu’il avait l’impression d’être un fantôme car il laissait son esprit s’exprimer lors de ses combats, et que sans doute, les entrainements tardifs comme celui où je m’étais faite témoin ravivaient certains souvenirs de travail intense… Dans tous les cas, en y réfléchissant, il s’apparentait vraiment à un guerrier nocturne, et ses cris d’efforts intenses, qui plus tôt, m’appelaient, sonnaient à présent comme le bruit céleste des batailles.

Quoiqu’il en soit, je le regardais, alors qu’il détournait à nouveau le regard. Je le saluais, en m’inclinant légèrement.

« C’est beau ce que tu dis sensei, y’a des tas d’images qui hantent ma tête à présent. Je vais les laisser danser un moment. »

Après avoir marqué une pause, je poursuivais, tout en me relevant :

« Alors, le siu lim tao… comment on fait? »

Je souriais, je trouvais cette soirée plutôt amusante, quand bien même j’avais l’impression de rêver. Être élève dans un monde qui me paraissait à la fois totalement étranger, et familier…

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Mer 30 Aoû 2017 - 13:44

Je souffle un moment alors qu'une simple goutte de sueur vient transgresser la froideur de mon visage en cette discussion nocturne. Qu'est ce que je fais la ? Pourquoi je ne suis pas tout simplement ailleurs ? Je me sens mal a l'aise, elle, me met mal a l'aise. Elle a l'air de comprendre tout ce que je dis, c'est finalement le plus étrange, moi qui n'ai pas l'habitude de parler avec des gens, d'avoir l'impression que tout ce que je dis n'est rien d'autre que du vent inutile.

Ses grands yeux qui me regardent, elle me rappelle Mika. Toujours a la a ne pas perdre une miette de ce que je dis, toujours la a vouloir faire des choses plus idiotes les unes que les autres. Toujours la a me suivre alors que je fais tout pour m'échapper de sa présence. Ce n'est pas la même chose, en fait. Mika, je la connais depuis le collège, depuis que j'ai dix ans. Et elle ne m'a jamais abandonné. Malgré tout ce que j'ai fais pour. La fille qui se trouve en face de moi, je l'a connais depuis trente minutes. Pas besoin de paniquer.

- Bon....

Je réagis a sa demande vis a vis de la mise en pratique. Je me lève en m’étirant, et je me rend compte que c'est la première fois que je vais etre vraiment professeur. J'avais bien essayé pour Aslinn, mais cela n'avait pas duré longtemps, juste histoire de lui montrer comment nouer sa ceinture. Comme j'ai fais avec la demoiselle ici présente. Je commence a nouer ensemble les lacets oranges fluo qui permettent de fermer mon Nan Quan, ma tenue de combat. Bien différente d'un kimono, elle me permet d'avoir une personnalité propre ici. Peut etre un avantage dans mon rôle de dirigeant, je suis l'un des rares a porter une tenue de combat officielle dans ce lieu d’entraînement.

- Je ne t'ai pas demandé ton nom, si tu veux bien me le donner.

Chose extrêmement importante, un maître se doit de connaître son élève. Je me souviens que j'avais parlé en monologue pendant un long moment avec Hikari, jusqu'à ce qu'il me coupe la parole et me demande mon nom. J'avais rougis, et je m'étais tut, ne sachant comment passer au dessus de mon humiliation. Mais il m'avait vite remis d’aplomb, et c’était ce que le maître devait faire. Donner constamment confiance a son élève. Et au delà de cela, c’était moi qui aurait du me présenter. Je n'étais pas le maitre. Elle n'était pas élève. Elle voulait juste une petite leçon. Je devais ouvrir mon champ de vision trop restreint pour mon propre bien.

- Je suis Sakutaro Satoshi. Tu peux m'appeler par mon prénom ici. Dans le dojo, nous sommes tous égaux.

Et c’était vrai, tous égaux devant les grands maîtres ancestraux, voulant simplement atteindre comme nous tous aujourd'hui, et comme les prochains maîtres, le bout du chemin. Je posa chacune de mes mains sur ses épaules et la fait pivoter légèrement avant de la redresser pour lui donner une posture droite. Je passe mon pieds entre les deux siens, et je la fais écarter légèrement les jambes, afin d'avoir une posture solide. La base.

- La base des arts martiaux, et pas seulement du miens, c'est d'avoir la pleine possession de ses mouvements. Il faut donc prendre une posture qui permette de réagir vite. Et a toute les possibilités. Il est impossible de prendre une posture pour contrer un coup unique, car si ce n'est pas ce coup qui arrive, tu es mort. Nous sommes dans un cadre scolaire, donc la plupart te diront que tu prendra simplement un mauvais coup. Mais moi je ne fais pas ça dans ce cadre depuis longtemps.

Je m’arrête. Qu'est ce que je suis en train de raconter. Qu'est ce que je m’apprête a lui dire ? Que je m’entraîne pour un futur combat a mort ? Que je met ma vie en jeu ? Au delà de donner un aspect totalement enfantin a tout mes paires de l'académie qui, plus ou moins forts, s’entraînent pour la plupart durement, et leurs manquer de respect, je me donne une image cliché qui est bien loin de qui je suis réellement. Combien de fois me suis-je vraiment battu, si on occulte le tournoi ? Deux fois. La premiere fois dans ce bar avec Hibari-san, et je n'ai mis qu'un coup, ce n'etait pas vraiment un combat. La seconde fois, avec Aslinn, quand j'ai démolis ces quatre garçons qui avaient voulu s'amuser avec elle. Ce dernier souvenir me met mal a l'aise, et je reprend la parole avec encore moins de confiance en moi que précédemment :

- Enfin, oublis ce que je viens de dire, ce n'est pas comme si je me battais souvent de toute manière. Ca te dérange si je prend tes mains ? Pour te montrer la posture de base.

Je sais que des fois, certaines personnes n'aiment pas trop les contacts physiques. J'en faisais partis, chose amusante quand on pense a ce que je fais comme sport. Je lui souris timidement, tendant la main vers elle.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Jeu 31 Aoû 2017 - 2:11

Je continuais de le regarder, alors qu’il se levait, en s’étirant. Il noua son kimono, qui n’était pas pareil que le mien. Je n’y avais pas vraiment fait attention auparavant, mais je présumais que c’était l’uniforme que portaient les professeurs.  Cependant, il me paraissait quand même jeune pour être professeur. J’ignorais s’il donnait des cours, en général. Certainement, après tout, il allait me donner un cours. Il n’aurait tout de même pas proposé cela à une inconnue si ce n’était pas dans ses habitudes.

Une fois son kimono replacé, il me demanda mon nom.

Mon nom… Je ne sais jamais quoi répondre à cette question. Comme si je n’étais plus certaine de ma propre identité. Il faut dire qu’avec les événements concernant Valeska, ma dernière année de souffrance en Espagne, le divorce de ma mère, mon retour au Japon, je ne savais plus vraiment où donner de la tête. J’avais l’impression de me noyer en fait, et de tout observée depuis cette marée à problèmes, qui ne me quittait plus, et qui troublait ma réalité, mes perceptions. Tout semblait tellement étrange, j’avais l’impression de rêver.

La voix du jeune homme me retira de mes pensées. Il se présentait. Sakurato Satoshi. J’ignorais si j’allais m’en souvenir. Je ne suis pas très douée pour retenir le nom des gens. Quoiqu’il en soit, le sien me plaisait plutôt bien, cela faciliterait sans doute les choses. Il me pria même de l’appeler par son prénom, ce qui m’étonna. Même si en Espagne il était de coutume d’appeler les gens par leur prénom, j’ai toujours été habituée qu’au Japon ce ne soit pas le cas. Je le regardais, à moitié dans la lune.

« Sato…shi »

Puis, brusquement, je revenais à moi. Je lui adressais un sourire cordial, avant de lui répondre :

« Enchantée. Moi c’est Jun Aoki. Mais cette information ne te sera pas vraiment utile : appelles moi Valeska. »

J’avais recommencé. Son nom ne me quittait plus. C’était tout ce qu’il me restait.

Le garçon posa ses deux mains sur mes épaules, pour me faire pivoter, et me redressa. Moi, je me contentais d’écarquiller les yeux, surprise, puis de tenter d’adopter la position qu’il souhaitait. Il passa ensuite son pied entre mes jambes, signe qu’il fallait que je les écarte. Mon premier réflexe fut de m’écarter moi-même. C’était un geste anodin, mais qui me paraissait assez intrusif. Le fait qu’il me touche, je trouvais ça quelques peu bizarre.

Je tentais néanmoins de rester concentrée, et me replaçais. Il ne fallait pas que je laisse transparaitre mes états d’esprits, au risque de rendre la chose bien plus gênante. Après tout, il m’avait prévenue : c’est un sport de contact. Il fallait bien que je m’attende à ce qu’il y ai un rapport physique. Par ailleurs, j’observais, alors qu’il continuait de m’expliquer la posture à adopter pour réagir le plus rapidement et efficacement à l’adversaire, le corps de mon partenaire. Il était à la fois droit et souple. Moi, j’étais tendue, droite, comme il m’avait placée, mais rigide, afin justement, de garder cette posture. J’avais comme l’intuition que ce n’était pas ce qu’il voulait, mais je me taisais. J’essayais de me concentrer sur ses paroles… Parlait-il de mort ?? Des morts aux entrainements ?

Ma raison me rappelait à l’ordre. Évidemment qu’il ne pouvait pas y en avoir, de mort, nous étions tout de même dans une académie. Et puis, on en aurait entendu parler. Cependant, le sensei semblait sérieux, et très confiant, ce qui ne me rassurait pas vraiment. Je me contentais donc d’acquiescer légèrement.

Il finit par s’interrompre lui-même :

« Enfin, oublis ce que je viens de dire, ce n'est pas comme si je me battais souvent de toute manière. Ça te dérange si je prends tes mains ? Pour te montrer la posture de base. »

À nouveau, je me mis à rire doucement, sans doute pour cacher ma gêne. Cependant, je le trouvais plutôt mignon, à me tendre la main timidement, j’avais l’impression de voir un enfant. Pourtant, c’était lui le senpai.

Je lui souriais donc, et lui tendis la main immédiatement. Je fus étonnée par sa température. Elle était gelée! Pourtant, il ne faisait pas du tout froid dans la salle. Soit, ce Satoshi était un vampire, soit il allait tomber malade. Il était vrai qu’il était trempé de sueur depuis le début, et que nous avions passés un certain temps à rester statiques. Il devait avoir froid. Rien qu’en y pensant, je me sentais mal à l’aise : les sueurs froides après les entrainements sont tellement désagréables!

Je le regardais à nouveau dans les yeux, l’air bien plus sérieux.

« Sen… Satoshi il ne faudrait pas que tu tombes malade. Tu devrez mettre un pull avant de continuer, tu ne crois pas? »

Malgré sa réponse précédente, qui fut assez évasive sur les raisons de son entrainement, je restais persuadée que certains objectifs précis animaient ses séances. Je rougissais. Je m’inquiétais pour une personne que je venais à peine de rencontrer. Mais je ne souhaitais réellement pas réduire ses efforts à néant, qui plus est, nous n’allions peut-être jamais nous recroiser. Il aurait perdu son temps avec moi. Je ne souhaitais pas lui en faire perdre davantage.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Ven 1 Sep 2017 - 21:13

Je marque un temps d’arrêt. Jun Aoki. C'est un nom plutôt simple a ce souvenir. Jun-chan ? Aoki-san ? Je doute de la forme a adopter. Je lui ai dis de m'appeler par mon prénom, aussi je suppose que je ne devrais pas faire autant. Il y a quand même des règles a respecter. Mais elle n'avait pas achevé sa phrase. Valeska. Je fronce mes sourcils. Un surnom ? Un autre nom ? Comme j’étais censé faire avec ça moi. Valeska-san ? C’était un nom de famille ou un prénom, déjà ? Je me sentais légèrement perdu, aussi, j'essayais d’éclaircir la situation, quitte a passer pour un idiot. Il n'y avait que nous ici, non ?

- Excuse moi mais....ce n'est pas un nom Japonais non ? Je ne veux pas paraître indiscret, mais pourrais-je savoir sa signification ? J'aurais moins de difficulté a l'utiliser, dans ce cas la. Valeska-san ?

Ça sonne étrangement a mon oreille, mais si c'est ce qu'elle veux, il n'y a pas de raison de refuser. Je me concentre ensuite sur sa posture, et un sourire apparaît sur mon visage. Loin d’être moqueur, il est plutôt attendrit. Rien que d'y penser, je suis surprit moi même. Elle qui est si motivée, la voir tendue comme un piquet m'amuse. Ce n'est pas une attitude étonnante, je devais même sans doute être pire que ça a la base. Mais elle semble un peu stressé. Peut être a cause du contact physique ? Même si je lui propose par la suite oralement de me l'autoriser. Si elle veux se battre, elle va devoir si habituer.

- Détends-toi, et laisses toi faire.

Je m'accroupis devant elle qui est toujours debout, et posa chacune de mes mains sur l'interieur de ses chevilles, tapotant dessus pour qu'elle les écartes encore d'avantage. Il faut cinquante centimetres entre chaque pied. C'est l'idéal. Je me redresse et tape un coup ferme sur ses hanches, comme pour la forcer a gainer les muscles du bas de son corps sous l'impact. Je me redresse encore, et tape très doucement au niveau de sa ceinture abdominale, pour qu'elle gaine également.

- Ne relâches pas.

Je monte encore d'un cran. Je tape sur le dessus de ses épaules pour qu'elle relâche son cou, que cette partie de son corps soit d'avantage détendu. Puis je passe mes deux mains entre ses bras et son buste, pour qu'elle écarte les bras afin d'etre plus a meme de réagir. Une fois comme ça, je recule d'un pas pour regarder. C'est déjà mieux. Meme si elle ne semble pas a l'aise. Je souris une nouvelle fois, en essayant cependant de ne pas trop le montrer. Je ne veux pas qu'elle pense que je me moque d'elle. Je reprend la parole.

- Tu peux relâcher tes muscles. Sache qu'en combat, il faut toujours être gainé, pour pouvoir activer les muscles principaux de son corps instantanément. Ce sont ces muscles qui te font bouger, en gainant, ils sont plus réactifs. Cependant, le faire les mets a l’effort, et il faut les muscler et gagner en endurance, pour tenir plus longtemps. Le but tant que a terme, tu le fasse et le maintienne sans réfléchir. Détend toi maintenant, remet toi a l'aise, faisons une pause.

Je baisse les yeux. J'en demande peut etre trop ? Hikari avait agit de la sorte pour moi, mais j'avais eu beaucoup de mal les premiers temps. Est ce que je veux etre ce genre de professeur dur a la tache ? Je devrait y aller plus doucement pour ne pas la dégoutter. Elle accepte finalement de prendre ma main, et je sens un frisson parcourir mon échine a son contact, en même temps que sa main est touché par un tremblement. Je peux sentir la vibration parcourir nos deux corps pendant un dixième de seconde, et je l'interroge du regard, en souhaitant dissimuler ma propre gêne.

- Un probleme ?

Je la regarde, alors qu'elle reprend la parole. Elle hésite sur l'appelation a me donner, mais finit par utiliser mon prénom. Je lui fais un sourire devant cette prise de risque, pour lui dire, comme je lui avais conseillé plus tot, que cela suffira amplement. Puis je sourit d'avantage. Elle s'inquiete pour moi ? Oh, c'est vrai qu'il ne fait pas chaud. Je n'avais pas remarqué avant qu'elle me fasse la remarque. Je ne suis sans doute pas assez concentré sur le reste de mon environnement.

- C'est gentil. Mais tu sais, quand je suis entrain de me mouvoir dans cette atmosphere, le froid ne touche que mon corps. Je ne le ressent pas vraiment. Je n'avais pas froid avant que tu me le fasse remarquer. Enfin, ca m'évitera de tomber malade, mais je n'ai pas de pull de toute façon. Je n'aurais qu'a prendre une douche chaude....plus tard.

Ce n'est pas le moment, et je ne sais pas a qu'elle heure je rentrerais de toute façon, et ce n'est pas ce qui est important. Je dois simplement me concentrer sur elle, ne penser a rien d'autre. C'est ainsi qu'un professeur doit voir ses éléves. C'est comme ça que moi, néophyte, je conçois l'enseignement. Je referme d'avantage ma main sur la sienne :

- Bon, on commence ?

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Ven 1 Sep 2017 - 23:47

Après lui avoir partagé mon nom, j’ignorais si je devais m’attendre à une réaction. Je ne l’avais encore partagé qu’à deux personnes : lui, et le garçon du club de cuisine. Ce dernier n’avait par ailleurs pas réagi, et avait même omit de me donner le sien.  Étant japonaise, je savais que les prénoms européens sonnent quelques fois étrangement, si bien qu’on ne sait pas trop comment interpeller la personne au début. J’avais moi-même eu du mal à prononcer son prénom, à Valeska, et encore plus à le retenir. Avec les prénoms « rares » il y a deux schémas possibles : soit on les oublie parce qu’ils ne sont pas familiers, soit on les retient, parce qu’ils sortent de l’ordinaire.

J’observais mon camarade, qui semblait quelques peu affolé par ma requête, soit qu’il m’appelle Valeska. Il fini par me demandé d’où venait ce nom, et s’il signifiait quelque chose, afin que cela puisse l’aider à s’en rappeler.

Évidemment qu’il avait une signification, il ne pouvait pas se rendre compte combien cela représentait pour moi. Je me contentais de le regarder, et même si je sentais tout mon corps tremblé, mes yeux s’humidifié, je lui souriais, difficilement.

« C’est espagnol. Ça signifie courage. »

C’était Valeska elle-même qui me l’avait appris, la première fois où nous avons échangé une discussion. En y pensant, c'était assez ironique que je me fasse appeler ainsi, alors que j'en avais manqué cruellement, de courage. Je me contentais de rester assez brève, afin qu’il ne me pose pas de question. J’étais comme une bombe à retardement, prête à exploser à tout moment.

Il fini par approfondir le contact physique, afin de mieux me placer, car comme je m’en doutais, j’étais bien trop rigide. Il passa enfin ses mains entre mes bras, comme s’il allait m’enlacer. Évidemment, ce n’était pas ce qu’il comptait faire, il ne s’approcha donc pas d’avantage. Cependant, j’aspirais une bouffée d’air, et coupais ma respiration à son contact. Les démonstrations affectives, qui sont pour la plupart physiques, étaient devenues depuis quelques temps déjà, une sorte de souffrance pour moi. Et pourtant, quelques fois, il m’arrivait d’en ressentir le besoin.

Par réflexe, je lui tombais dans les bras, puis me ressaisissait immédiatement. Ma poitrine n’avait fait que frôler la sienne, et je priais pour qu’il ne s’en soit pas rendu compte. Je détournais donc le regard pendant un bon moment.

Je constatais par ailleurs qu’il était très amical pour une première rencontre. J’ignorais si c’était quelqu’un d’avenant au quotidien. Quoiqu’il en soit, il me souriait déjà beaucoup plus qu’il n’avait pu le faire auparavant. Mais je tentais justement d’établir une certaine distance. Après tout, il ne fallait pas que je m’emporte. J’ai eu bien trop souvent tendance à le faire, et ça n’apporte que des déceptions. Il était simplement amical dans le cadre du dojo. Il avait l’air de prendre son rôle plutôt à cœur. Mais si je l’avais croisé en dehors, il ne se serait certainement pas penché sur moi. Je me demandais s’il serait toujours aussi amical je le recroisais. Non, il ne me reconnaitrait certainement pas, ou alors il ferait semblant. Je ne sais pas si je préfère cette indifférence à l’hypocrisie. Il pourrait très bien feindre aussi d’être heureux de me revoir, comme s’il m’appréciait, sans pour autant creuser ma personne, afin de m’apprécier réellement. Enfin… j’étais en train de transposé tout un tas de scénarios qui n’avait aucun rapport avec la situation. Je commençais vraiment à être fatiguée.

Il tentait de me rassurer, en me disant qu’il ne fallait pas que je m’inquiète à propos de sa santé, car il n’avait même pas ressenti le froid avant que je ne lui fasse remarquer. Je trouvais ça étrange, et à la fois fascinant. Il s’adonnait à sa passion, et cela l’immunisait en quelques sortes. Moi, je n’avais rien qui m’animait suffisamment pour ne pas être congelée au fond.

Il pressa légèrement ma main à nouveau, avant de m’inviter à commencer la séance pour de bon.
Je sentais une sorte de boule me tordre le ventre, comme une sensation de stress passagère, le genre de sensation qu’on peut connaître avant de commencer de nouvelles choses. J’avais peur d’être déçue. J’hésitais à franchir le pas. Je trouvais ça tellement beau de parler de cet art, et de le voir s’exprimer à travers. Mais, je savais que ça ne donnerait pas ça avec moi, je savais qu’il fallait commencer ce « chemin » et que ce serait long, parfois douloureux, et épuisant. Je n’étais pas certaine d’avoir l’énergie suffisante, la force nécessaire pour cela. Mais après tout, ce n’était qu’un essai. C’était déjà pourtant un premier pas.

J’acquiesçais, tout en lui adressant un sourire crispé. Je calquais mon corps par rapport au sien, tout en le gainant, comme il me l’avait enseigné plus tôt. Je rattachais rapidement mes cheveux qui s’étaient quelques peu échappés depuis le début de la séance. Puis je lançais un regard déterminé au sensei, signe que j’étais prête.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Lun 4 Sep 2017 - 20:20

Au Japon, les noms ont une importance primordiale. Il est de nature superstitieuse de penser que c'est le nom donné a l'enfant qui va influer sur sa vie. Il faut donc lui donner quelque chose qui lui corresponde, qui corresponde a ce qui est possible qu'il fasse de sa vie, mais également qui lui porte chance, qui lui donne de la force. Ce n'est pas trop un fait pour moi, puisqu'il me semble que mes parents n'y ont pas prêtés beaucoup d'attention. Mon père est Français, aussi, cette tradition lui passe largement au dessus de la tête. Mais un sourire se dessine lentement sur mes lèvres. Satoshi. Ce qui signifie « sage ». C’était peut être le destin qui avait parlé, moi qui me dévouait corps et âme a l'instruction de mon art martial.

Si je parlais Français comme une langue maternelle, je n'avais que rarement entendu de l'Espagnol. Et savoir que Valeska venait de cette langue ne me surprit pas, dans la mesure ou je n'avais aucune idée de base des noms qui pouvaient bien être donnés dans ce pays tellement lointain a mes yeux. Un autre continent, plusieurs milliers de kilomètres. Un endroit ou mon père était quasiment un voisin. Un endroit a éviter donc. Je lui souris, alors que ma curiosité a prit le pas. Non pas sur ce nom qu'elle m'a donné, mais plutot ce qu'il y a derriere.

- C'est un nom intéressant, Valeska. Je ne connais rien a cette langue et ce pays. Mais je trouve que Jun te vas mieux. En fait, tu as un jolie visage, et Jun est un prénom doux qui te vas bien. Je trouve la prononciation de Valeska, un peu dur a l'oreille, et ca ne te sied pas trop.

Je préfère ne pas trop en demander, et lui laisser l'opportunité de me répondre, ou non, si elle en a envie, ou non. C'est vrai qu'elle a un jolie visage, marqué par ces yeux et ce teint qui fait plutot asiatique. Ce prénom me semble étrange pour quelqu'un qui vit au Japon. Mais je suis bien Français, en double nationalité. Et pourtant mes traits sont aussi plutôt asiatique. Un mixte avec ceux de mon père européen. Peut être qu'elle même n'est pas totalement Japonaise.

La suite se passe plutot bien de mon point de vu. Malgré sa rigidité, elle est récéptive a ce que j'essaye d'incorporer a son corps. Le corps humain est une machine. Et le cerveau le centre de contrôle. Il prend les mouvements qu'il a fait des dizaines, des centaines de fois, et les fait par réflexe. C'est ce que je fais a longueur de journée en fait. J'apprends a mon corps des mouvements qui n’étaient a la base pas naturel, et qui doivent devenir, qui sont devenus des réflexes. Mais ce que je n'attendais pas, c'est qu'elle tombe littéralement en avant.

Je fais un pas en avant au même moment pour l’empêcher de s'écraser sur le sol, et elle tombe contre moi. Je la retiens par les épaules, bloquant sa chute avec le haut de mon corps. Elle se redresse rapidement en détournant le regard, a cause de quelque chose que je n'ai pas décelé. Une gène d'avoir faillit se casser la figure ? Si elle revenait, elle en verrait d'autre. Cependant, inquiet que ce soit autre chose, je reprend la parole :

- Ça va ? J'ai cru que tu faisais un malaise. Désolé de t'avoir rattrapé comme ça, j'ai réagis comme j'ai pu pour que tu ne t'écrase pas par terre.


J'approche ma main de son visage et la pose sur son front, technique de base pour savoir si elle est fiévreuse ou non, et constate que non, son corps semble etre a une température normale.

- On dirait que tu vas bien. Tu veux prendre une pause peut être ? Nous avons tout notre temps, pas besoin de se précipiter.

Mais finalement, elle s’inquiète plus pour moi que pour elle, et je suppose qu'il vaux mieux rester sur un match nul, et une séance plus théorique. Aussi je me place juste a coté d'elle, pour qu'elle puisse plus facilement voir mes mouvements. Les voir de face rend compliqué la mise en pratique puisqu'il est difficile de jaugé, alors que sur le coté, il suffit de reproduire les mouvements a la même hauteur du corps. Je suppose que pour commencer, il faut voir la premiere phase, avec ses postures basiques.

- Il y a plusieurs types de forme, comme je te l'ai dis plus tot, et chacun a ses postures et ses mouvements de base. On va donc commencer par le Siu Lim Tao. Il est important d'etre souple dans ses appuis, ainsi que dans ses mouvements. A force de pratiquer, bien sur, ton corps répondra de mieux en mieux, mais il ne faut pas le crisper. La pose que je t'ai montré plus tot est une pause de combat. Hors, pour les mouvements de base, afin de bien les intégrés, tu dois relacher tout les muscles de ton corps, et etre parfaitement a l'aise, il ne faut pas aller vite, ne pas forcer. Juste bouger afin d'assimiler.

Je lève une main devant mon visage, le bras courbé, la paume ouverte a l'opposé de mon visage. Au ralentis, j’effectue une lente rotation du poignet, en tout en le tournant, ferme le poing afin de placer mon bras plus bas. Je bouge ma jambe d'avant en arrière, toujours lentement, gardant toujours au minimum un appui encré sur le sol.

- Tu dois décider quelle jambe est la plus forte, et cette jambe sera ton pivot. Elle ne quitte jamais le sol a part pour attaquer. A part ça, c'est la base qui te permet d'etre solide. Tu peux bouger ensuite ta jambe faible plus aisément. Elle est portée par la force de la jambe forte. Tu peux bouger ton centre de gravité plus haut, plus bas en fléchissant les genoux. Mais la force, elle, ne bouge pas. Un peu comme un bateau, si tu veux. Tu places ton encre d'une façon a ce qu'elle ne bouge pas. Le bateau peux se soulever avec les vagues, mais il ne quittera jamais le port.

Je me redresse, soucieux de ne pas aller trop vite suite a son légé malaise.

- Tu veux boire quelque chose ? Il y a un distributeur a l’extérieur, je te paye ce que tu veux.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Lun 4 Sep 2017 - 21:18

Ma demande paraissait fertilisé sa curiosité, car il commençait à s’intéresser à mon prénom, ou plutôt à mon surnom. Il décidait même de partager son opinion concernant ce dernier : il pensait que Jun me correspondait mieux. Outre le fait qu’il venait de me complimenter (il me trouvait jolie!), il venait également d’établir son jugement concernant ma personne.

Doux. Il trouvait que mon prénom originel était plus doux, et que, par conséquent, ça m’allait bien. S’il me connaissait mieux, il saurait que je suis loin d’être douce. Oui, mais voilà, il n’a que mon visage, ingrédient principal au laboratoire de sa pensée pour exprimer son idée.
Je le foudroyais du regard. Je commençais à bien l’aimer, mais mon tempérament brutal prenait le dessus. Et dans un élan de colère…

« Comment peux-tu juger de ce qui me correspond ou non? Si je te demande de m’appeler de la sorte, c’est sans doute parce que moi-même j’ai jugé que cela m’allait mieux. Je vois pas en quoi toi, que je ne connais pas, te permet de me rhabiller comme il te plait. Qui plus est, en te basant sur un simple physique, complètement artificiel. J’ai pas les cheveux blancs naturellement, ni les yeux bleus, c’est évident. Tout comme tes cheveux je suppose... »

Je pris une grande inspiration. Je rougissais instantanément. Je m’en voulais. Il n’avait certainement pas voulu me vexée, et moi, j’étais assez crue avec lui, qui sacrifiait pourtant sa soirée pour m’aider.
Après le bref silence qui venait de s'instaurer, je m’avançais vers lui, avec la grâce d’un piquet, en m’inclinant à nouveau, les larmes aux yeux. Je n’avais franchement pas prévu de la jouer drama-queen ce soir-là.

« Écoutes… » dis-je, tout en passant ma main droite dans ma nuque « Je suis vraiment désolée, je me suis emportée. C’est juste que c’est un sujet un peu irritable, ça concerne mon bout de vie en Espagne, mais enfin qu’importe, j’aurais pas dû te crier dessus. »

En plus, il inquiétait pour moi: Après que je sois tombée dans ses bras, ce dernier l’avait remarqué -à mon plus grand désespoir- et se faisait du soucis (comme si je n’étais pas assez gênée du coup, j’allais devoir feindre d’être maladroite ou ce genre de choses…). Après quelques explications concernant l’art martial, il me proposait de m’offrir ce que je voulais à boire. Et moi, je ne trouvais rien de mieux que de lui en vouloir, pour une simple histoire de prénom. Le problème, c’est que ce n’était pas qu’une simple histoire pour moi.

Quelques instants après, je m’avançais vers lui, timidement à nouveau. L’hésitation se faisait ressentir dans ma voix, ce qui ne me ressemblais pas. Je suis, de manière générale, une personne plutôt confiante…

« Euh… Si tu veux toujours boire un truc, laisses moi te le payer s’il te plait. »

J’espérais qu’il passerait l’éponge, et que je n’allais pas devoir galérer comme ça avait été le cas plus tôt, en cuisine, pour qu’il me pardonne. Je tendais ma main dans le vide, en espérant qu’il la prenne, geste de réconciliation.
Je le fixais à nouveau, dans l’attente. Je venais certainement de gâcher la soirée. J’avais l’habitude. Depuis toujours, j’avais un mal fou à contrôler mes émotions, et je cédais toujours à la colère. Je savais que les arts martiaux étaient parfaits pour atténuer ce genre de comportement, du moins, c’est ce que j’avais entendu dire. Plusieurs fois, mes parents m’ont supplié de m’inscrire, ou de consulter un psychologue. Mais j’ai toujours fait comme bon me semblait, et étais plus intéressée par les activités de mes copines.

Là, ce n’était toujours pas une réussite. Je n’avais même pas pu suivre le cours correctement, j’étais un cas désespéré. Je n’avais qu’une hâte : rentrer dans mon dortoir et disparaitre sous ma couette. Mais j’avais aussi grandement besoin qu’on me rassure, parce que je me sentais ridicule. « Quiere me cuando menos me lo merezca, que es cuando mas lo necesito. »

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Mar 5 Sep 2017 - 12:27

Il semble que finalement je n'ai pas dis ce qu'il fallait. Bien joué Sato. A trop vouloir faire des compliments, voilà que tu viens de te faire tacler méchamment. Mais....je me trompe ou....au secours, elle pleure. J'ai encore raté une occasion de me taire. J'avais juste a l'appeler comme elle m'avait demandé de le faire. Et voilà que tout part en vrille. Je soupire, mais pas interieurement. Cette situation commence a me faire me demander vraiment ce que je fais encore la. Les relations humaines ne m'ont jamais semblaient aussi compliqués que durant cet instant.

J'ouvre la bouche, je la referme, et je ne sais pas quoi dire. Je me demande par contre pourquoi elle me dit que mes cheveux sont teints. J'aurais pu éclater de rire, parce que dans mes souvenirs, personne ne me l'avait encore fait, celle la. Je me souviens comme si c’était hier de cette fameuse phrase le jour de ma rentrée en maternelle, de Nao-chan qui était venue me voir et m'avait demandé tout naturellement « pourquoi tu as les cheveux jaunes ». Si a cette époque, je n'avais pas vraiment compris que c'etait quelque chose d'étrange, de différent du commun de la population, aujourd'hui je connaissais que trop parfaitement cette situation. Je n'ai pas tellement envie de rigoler, cependant.

- Désolé, je ne voulais pas te mettre dans cet état.

Le cours est terminé, je suppose. Elle n'est plus concentré de toute manière. Elle n'assimilera rien de ce que je lui dirais. Elle s'excuse aussi rapidement qu'elle s'est mise en colère. Je vais avoir du mal a
prédire ses réactions si elle peux changer a cette vitesse.Elle me dit que c'est parce que c'est un sujet sensible. J'avais compris, au vu de l’état dans lequel elle s'est mise pour un simple nom. Enfin, je n'avais pas vraiment le droit de juger ce qui était un simple nom, puisque pour elle, cela semble important. Elle s'incline devant moi avant d'essuyer lentement ses yeux.

- Je disais simplement ce qui me semblait vrai, ce n'est peut être juste pas ta réalité a toi.

Et ne t'incline pas de cette façon, cela me met encore plus mal a l'aise. Je regarde l'heure. Ah, il est déjà si tard. Je pensais que nous avions encore beaucoup de temps devant nous. Je devrais la ramener rapidement a son dortoir, avant de bifurquer vers mon dojo personnel, dans le bâtiment abandonné, afin d'achever mon entraînement de la soirée. Après lui avoir proposé a boire, je me dirige vers mon sac et que soulève d'une main. L'autre qui est dans le vestiaire peux attendre, je reviendrais le chercher plus tard.

- Sortons.

Une fois a l’extérieur, j'avance dans la nuit éclairé par une belle lune vers le fameux distributeur. Il n'a pas encore était réapprovisionné, et il ne reste plus grand chose, mais une eau aromatisé est finalement ce que j'aime le plus. Elle me dit alors qu'elle veux payer. Je tourne le visage dans sa direction, avec un air contraint. Elle veux sans doute s'excuser, mais elle n'en a pas besoin. Je ne tiens pas vraiment compte de son excès de rage précédent. Je lève la main comme pour lui dire que c'est inutile pour elle de continuer :

- C'est moi qui ai proposé, alors c'est moi qui vais payer. Dis moi plutôt ce que tu veux.

La bouteille d'eau aromatisé a la pomme tombe, et je la récupère avec une excitation a peine dissimulé. C'est vraiment ma boisson préféré. Je l'écoute me dire ce qu'elle veux et une fois la bouteille acheté, je lui tend en souriant, avant de m'avancer pour m’asseoir au bord du ponton de bois qui délimite le dojo, avant de lui faire signe de venir s'asseoir a coté de moi. Une fois fait, je reste silencieux en regardant le ciel un moment. Finalement, c'est lui le plus grand spectateur de nos vis. Et si le soleil est mon plus grand ennemi, la lune, elle, est une alliée de toujours.

- Ça arrive de ne pas se sentir bien. De s'énerver pour quelque chose qui, une fois son sang froid retrouvé, nous paraît futile en comparaison de l’état dans lequel on s'est mit. Ça m'est déjà arrivé, et je pense que c'est arrivé a tout le monde. J'aurais aussi du savoir que c’était important pour moi, excuse moi Aoki-chan.

J'avais hésité a l'appeler par son prénom, mais finalement je préfère ne pas trop m'engager sans avoir son avis. Je préfère attendre sa réaction. Je repense a ce qu'elle a dit. Pour etre honnête, je n'avais même pas fais attention a la couleur ses cheveux, mais maintenant que je l'observais du coin de l’œil, dans la luminosité de la lune, cette couleur était plutôt jolie. Elle ressemblait un peu a la fille d'un manga que j'avais lu il n'y a pas longtemps. La réincarnation de la déesse lunaire. Je souris :

- Oh, et je suis vraiment blond. Mon père est Français. C'est pour ça.

Je lui fais un regard amusé en passant la main dans mes cheveux, comme pour mettre en avant la couleur chaleureuse qu'ils dégagent. Bien trop chaleureuse pour moi. Je regarde les alentours, et il n'y a vraiment plus personne. J'hésite a lui dire qu'il est temps de rentrer, mais en même temps, j'ai du mal a me convaincre qu'il est temps d'achever ce moment qui m'est plutôt agréable, contrairement a ce que la situation aurait pu le laisser présager.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Mer 6 Sep 2017 - 4:41

Il semblait confus et il n’avait pas à l’être. Je venais d’instaurer un moment de gêne mutuelle semblait-il. Il tentait de s’expliquer, en s’excusant. Il finit par passer l’éponge, et refusa d’un geste de main mon offre : il me paya un thé glacé et prit une eau aromatisée. Je souriais car il avait l’air fasciné par la boisson qui venait de tomber de la machine. Je finis par le remercier, tout en le rejoignant au bord du ponton du dojo.

Nous étions assis, dans la nuit, et il brisa le silence en reparlant de ma soudaine colère. Mais il semblait me comprendre. Il m’avoua même que cela lui arrivait aussi quelques fois. Il avait l’air tellement calme que j’avais du mal à le croire, mais je me contentais de sourire, pour lui témoigner le fait que j’appréciais qu’il se montre compréhensif. Si j’avais été à sa place, il y aurait eu de fortes chances pour que je m’emporte à mon tour. Il faudrait vraiment que je règle cette question d’ego et de contrôle de soi…

Il fini par me dire qu’il était à moitié français, d’où sa chevelure blonde. Il semblait assez amusé par ma remarque la concernant d’ailleurs. Je me contentais de le regarder, avec de gros yeux, assez stupéfaite par ce qu’il venait de m’annoncer. Je le scrutais alors bien plus attentivement. Je n’aurais jamais imaginé qu’il soit européen. Mais maintenant qu’il me l’avait expliqué, cela me semblait tout à fait possible. Je riais alors.

« Oh! Je suis désolée, je n’aurais pas deviné. Est-ce que tu es déjà allé en France? Tu parles Français? »

Quelques instants plus tard, après une longue réflexion que j’avais passé en me mordant la lèvre inférieure, je continuais :

« Moi un petit peu! »

En fait, c’était la seule chose que je savais dire en français. Mais je parvenais à le comprendre par moments, grâce à l’espagnol. Il y avait beaucoup de touristes français l’été, dans les rues de Madrid.

Je m’amusais à gigoter mes pieds dans le vide, et à regarder le ciel, tout en dégustant mon thé. Je me sentais beaucoup mieux qu’auparavant, même si de plus en plus fatiguée. Je somnolais, et alors que j’avais les yeux entrouverts, cette soudaine colère qui m’avait traversée me maintenait éveillée.

« Tu sais, toi, tu peux m’appeler Jun. »

Après tout, c’était mon prénom. C’était aussi une sorte d’héritage de mon père défunt. C’était lui qui avait insisté pour qu’on m’appelle ainsi. Et puis, il avait raison, c’était un joli nom finalement.

Je tapotais la main de mon camarade, qui semblait assez distrait.

« Est-ce que tu seras là demain? »

Je le fixais avec insistance, comme si je l’attendais déjà. Le garçon du club de cuisine m’avait donné rendez-vous pour le lendemain. Enfin, il ne m’avait pas invité à le rejoindre, mais j’avais décidé que je le ferais, afin de me faire pardonner. Là, je voulais aussi le retrouver. Mais j’ignorais pourquoi. Pour continuer le cours que je n’ai presque pas commencé sans doute. Et sa compagnie m’était agréable, c’était plutôt apaisant.

Mais sur ma fatigue primait un tout autre sentiment. J’étais tendue aussi. J’avais cette boule au ventre, celle qui vous rappelle qu’il faut rentrer, mais qui, si vous le faites, vous annonce déjà les problèmes. Je n’avais aucune idée de l’heure qu’il pouvait être, mais j’étais persuadée qu’il était très tard, et que malgré le fait que Satoshi comptait m’aider, j’allais me faire sermonner. Peut-être marqueraient-ils mon nom sur une liste, du type « élève à surveiller ». Déjà que je ne suis pas très à l’aise avec toutes ces règles, je palissais à cette idée. Je ne m’étais jamais faite renvoyée, malgré mes nombreux écarts. Il faut dire que dans l’ensemble, j’ai toujours eu une bonne volonté. J’espérais néanmoins que cela saurait, encore une fois, me sauver.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Lun 11 Sep 2017 - 14:21

Si je me plonge dans mes souvenirs lointains, je n'ai pas le souvenir de m’être vraiment énervé, un jour. Sauf peut être la fois ou j'avais volé a manger dans une boutique de mon village et que ma mère avait tout ramené. C’était une période sombre de mon existence que je refusais d'oublier, car c’était ce qui avait fait de moi ce que j'étais aujourd'hui. Et si j'y repensais vraiment, la seule personne contre qui j'avais étais en colère cette fois la, c’était moi même. Si a la base cela partait d'un bon sentiment, je n'avais jamais oublié le regard qu'elle m'avait donné.

Le regard qui vous donne envie de disparaître sous terre, de revenir en arrière afin d'avoir une nouvelle chance, de vouloir se racheter. Ce n’était pas de la colère envers moi, simplement une grande déception qui me faisait encore trembler. Et le pire, c'est qu'elle s’était excusé a ma place, alors qu'elle tenait a peine debout a cause de cette sale grippe qu'elle avait depuis plusieurs jours déjà. J'y étais retourné en cachette pour m'excuser, et je savais qu'elle l'avait apprit plus tard. Elle ne m'en avais jamais reparlé toutefois. Je laisse cette idée me traverser l'esprit et me quitter aussi vite qu'elle est apparut. Je me retourne plutôt vers la jeune fille.

Alors que nous buvons chacun notre boisson, elle semble mal a l'aise a cause de la situation précédente. Je pense qu'elle aurait bien besoin de quelque chose pour lui apprendre a se canaliser, mais je me refuse de lui parler de cela alors qu'elle commence simplement a se calmer. Je soupire alors qu'elle reprend elle même la parole. Elle semble tout aussi bavarde que précédemment, ce qui me rassure un peu. Si elle est d'un tempérament sanguin, elle ne semble pas faire partie du groupe de personne rancunière qui ne revient jamais sur une dispute. C'est presque comme si rien de notre discussion précédente n'avait eu lieu.

Je souris légèrement quand elle me demande si j'ai déjà mis les pieds en France, si je parle Français. Elle s'essaye même a dire deux ou trois mots avec un accent affreux qui ressemble bien a ceux des Japonais. Vu qu'elle ne semble savoir dire que ça, il m'est évident qu'elle n'étudie pas depuis longtemps a Keimoo. Le Français étant une langue vivante obligatoire au lycée. Cependant ses questions sont simples. Je parle couramment Français, ce qui est paradoxale du fait que je n'ai jamais mis les pieds dans ce pays, et que je n'y irais sans doute jamais. Il s'y trouve, après tout.

- Je n'ai jamais mis les pieds en France. Je ne sais même pas a quoi ça ressemble, je ne m'y intéresse pas du tout. Pas de photo, ni de vidéo ou quoi, je fais en sorte de ne pas trop avoir de risque de tomber dessus, je préfère.....bref.

Pas besoin de s'éterniser sur cette partie de la question, impossible de lui expliquer pourquoi observer ce genre de chose me rebute. En revanche, l'autre question est plus simple. Et quoi de mieux pour lui prouver, que de passer au Français. J'ajoute donc dans la langue de molière, teinté d'un léger accent du au manque de pratique :

- Mais par contre je parle Français couramment. C'est une de mes langues maternelles. Mais vous avez un très bel accent, mademoiselle.

Je souris lentement, avant de constater qu'elle n'a sans doute pas tout comprit, et je traduis ma phrase en Japonais, avant de retourner mon regard vers le ciel. Elle reprend ensuite la parole, me disant que moi je peux l'appeler par son prénom. C'est gentil, je présume, même si je ne me rend pas compte du privilège. Tout le monde l'appelle Valeska ? Sinon elle s'énerve ? Si je suis l'un des seuls, je suppose que je devrais être honoré et la remercier comme il se doit. Mais j'ai soudainement l'esprit étrangement blanc. Que dire comme remerciement ? N'ayant pas vraiment d'idée, je répond simplement :

- C'est un jolie nom, il te va bien, je trouve.

J'ai redis la même chose en fait, que ce qui l'a fait sortir de ses gonds. Je manque de me mordre la langue, en la scrutant du coin de l’œil pour voir sa réaction. Mais elle ne semble pas s'en occuper, et je replonge dans le silence, pendant une petite minute, jusqu'à ce qu'elle me touche la main. Me tape la main, plus précisément. Ah, elle veux rentrer ? Ou non, elle veux juste savoir ce que je compte faire le lendemain. Oui, je suis la tout les jours. Tout les matins je cours, tout les soirs je m’entraîne. Encore et encore. Je serais la demain, et je serais la pour le reste de ma scolarité ici.

- Tu veux dire que tu n'en a pas encore eu assez de mon enseignement ? Tu es courageuse.

C'etait plus désastreux, quand on y pensait, et cela me fait presque rire.

- Pour tout te dire, je suis sur que tu te plairais dans un club, tu pourrais voir tout les clubs possibles, peut etre que l'un d'entre eux t'interesserait ?

Je me lève. Il est l'heure de la ramener.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Lun 11 Sep 2017 - 20:47

Le jeune garçon répondit enfin à mes questions, concernant son rapport avec la France. Il avait l’air de ne pas trop vouloir en parler, car il se lança dans une explication, où on sentait une certaine indifférence, mais où je voyais aussi presque un dédain. Je me demandais vraiment pourquoi il ne souhaitait pas continuer, pourquoi est ce qu’il s’intéressait si peu à ce pays. Pas de photos, ou même de vidéos, je trouvais ça quelques peu étrange. Si j’avais eu des origines autres que japonaise, je m’y serais certainement intéressée un minimum. Mais après tout, je ne suis pas dans ce cas. Peut être qu’il ne se sentait tout simplement pas concerné, car il disait n’y être jamais allé. C’était compréhensible. Il savait cependant très bien le parler, avec un accent qui se rapprochait fortement de celui des français. Je ne connaissais pas de français personnellement, mais je savais reconnaître leur accent. Je riais, même si je ne comprenais rien à ce qu’il venait de baragouiner. Heureusement, il prit la peine de traduire sa phrase. Je lui adressais un sourire admiratif. J’ai toujours aimé les langues, je trouve ça fascinant.

Je continuais de le regarder, après lui avoir proposé de m’appeler Jun. Il avait l’air de ne pas trop savoir quoi me répondre. C’était normal, moi non plus je n’aurais pas su, notamment après le petit incident que ce nom venait d’enclencher. Je me contentais de ne pas prêter attention à sa réponse. Il serait là demain. Je me redressais, souriante, j’allais pouvoir le revoir. Il me proposa à nouveau de penser à intégrer un club. Je n’aurais jamais le temps ou le courage de participer à trois clubs. Si j’intégrais un club de combat, il faudrait que je quitte le club d’art ou de cuisine. Pour moi, c’était déjà tout vu, s’il y en avait un que je quitterais, ce serait le club d’art, car je pouvais tout aussi bien peindre à mes heures perdues. Cependant, c’était un choix que je devais méditer, car c’était une des seules matières qui sauvait ma moyenne. Et vu mon dossier scolaire, ce n’était pas négligeable.

Je le regardais donc, en inclinant la tête, signe que j’allais réfléchir. Je détournais mon visage, pour regarder le ciel, tout comme il le faisait. J’essayais de faire apparaître des étoiles filantes par la simple magie de mes pensées. J’adorais regarder le ciel, à la tombée même de la nuit, dans l’espoir d’être la première à voir apparaître la première étoile. Cependant, je m’étais rendue compte qu’une fois la première étoile repérée, des milliers d’autres viennent troubler le ciel, et vous perde. Vous n’êtes alors plus certain : avez-vous vu la première et cela a donc fait apparaître les autres, ou est-ce qu’au contraire, elles étaient déjà présentes, mais vous ne vous en étiez pas aperçu avant de scruté la « première ». C’est un peu la question de causalité…

Quoiqu’il en soit, je me redressais, dès que mon camarade le fit. C’était certainement un signe qu’il voulait me ramener. Je commençais à être très fatiguée. Je m’accrochais à son bras, dans l’espoir qu’il me traine jusqu’à ma chambre, parce que je n’avais pas assez d’énergie pour me déplacer seule. De plus, tous les couloirs étaient sombres, du coup, si jamais il advenait quoique ce soit, je me rassurais en me disant que j’étais avec un athlète qui pourrait me servir de bouclier.

« Je suis dans la chambre 02 du rez de chaussée. Avec deux filles qui ont envahie mon espace en à peine quelques semaines. Je le vis mal, mais je fais avec. Au fond, je suis certaine qu’elles sont sympas. »

Je le regardais en fronçant les sourcils, alors que je rougissais, presque affolée.

« Mais faut pas leur dire! Elles seraient trop fières si elles savaient. »

Comme à mon habitude, je divaguais, et je tentais de maintenir cette coquille fragile, qui quelques fois, au lieu de me protéger, m’isolait.

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MessageSujet: Re: Des coups pour échapper à la foudre [Satoshi Sakutaro] (TERMINÉ)   Jeu 14 Sep 2017 - 22:01

C'est au moment ou je me lève que je fini par ressentir les premières effluves de vent qui caresse ma peau. Oui, il fait beaucoup plus froid qu'avant. Enfin, froid pour un été sans doute, mais on ne peux pas dire que j'ai besoin de mettre quelque chose sur moi. J'ai presque envie de sourire, tellement que la soirée m'a plus vidé qu'un simple entraînement habituel. Il faut que j'aille chercher mes affaires pour pouvoirs emmener la plus jeune de nous deux a son dortoir. Plus que retrouver le chemin, j'ai surtout peur qu'elle se fasse réprimander. C'est un peu ma faute, j'aurais sans doute du lui dire de rentrer tout de suite, mais maintenant que j'y pensais, la soirée n'avait pas était désagréable pour moi.

- Attends moi une seconde.

Je retourne a l’intérieur et me dirige vers les vestiaires. Devant la première porte, je change de zone pour entrer dans celui des garçons. Je me dirige droit vers mon sac, et j'y enfouis mes quelques affaires sortis ici et la. Je tire la fermeture éclair, et fais le tour pour ranger les deux ou trois affaires que d'autres ont sans doute du oublier. Une fois fait, j’éteins la lumière et me prépare a retourner a l’extérieur, mais je songe soudainement aux affaires de la jeune fille. Elle a sans doute oubliée, fatigué comme elle est. Je me dirige vers le second vestiaire.

Je n'ai aucun mal a trouver ses affaires, étant le seul sac encore sortit. Je rassemble les affaires qu'elle a enlever pour remplacer par son kimono, en songeant qu'elle pourra ramener le sien une autre fois. Pas besoin de lui dire de se changer, elle n'a l'air de ne vouloir plus rien d'autre qu'enfin aller se reposer. Je songe un instant a ce que j'ai fais, a ma tentative pour lui montrer les bases. En fait je n'ai rien réfléchis, j'ai juste reproduit ce qu'on avait fait avec moi. Était ce ça le fond de l'enseignement ? Une bête répétition ? La prochaine fois, je me dis que j’essayerais de rendre la chose plus propre a moi même.

Je prend son sac, et ramasse le miens, avant d’éteindre la lumière et de traverser le couloir pour revenir sur le tatami. J’éteins les multiples lumières, et referme la double porte de bois qui bloque l'entrée du batiment. Je tourne les clés dans la serrure. Encore une journée fini pour le club de combat sans armes de l'académie Keimoo. J'avance vers l'adolescente encore présente sur le ponton, et lui présente mon bras, pour qu'elle le prenne comme précédemment. Je n'ai pas envie qu'elle tombe en marchant :

- Je t'ai ramené ton sac, tu l'avais oublié. On y va ?

Alors qu'elle hoche a peine la tête, nous voilà partis dans les travées de l'académie. Totalement déserte a cette heure, nous passons devant mon propre appartement, et je constate que je n'ai pas ouvert mes volés avant de partir. On doit me prendre pour un vampire, si quelqu'un pense que je ne sors même pas de la journée. Et pourtant, si. Je suis juste tête en l'air. Je pense a Thornberg-san dans la petite maison qui borde le dortoir. Il ne doit plus y être maintenant. Mais c'est bon, je peux juste aller dormir dans mon propre dojo, dans le bâtiment interdit. Et après encore quelque minutes, finalement, le bâtiment ou loge la jeune femme.

- Je ne suis jamais rentré la, fis-je songeur, autant pour elle que pour moi.

La porte principal est bien évidemment fermé. Je demande a ma camarade d'attendre que j'aille chercher les clés dans le bâtiment annexe. Pas besoin de réveiller notre cher concierge, il y a peut etre quelqu'un d'autre de garde. C'est finalement lui que je vois, et comme a son habitude, il finit par me faire voler avec une grande tape dans le dos. Il revient en ma compagnie, regardant la jeune fille avec son air habituel de monstre sortie tout droit de prison. Il est grand et impressionnant. Et surtout, il est aussi blond que moi. Ca y fait sans doute, pour le coté impressionnant. Une fois fait, il retourne a ses quartiers.

J'accompagne Jun jusqu'à la porte de la chambre qu'elle partage avec d'autres filles. Il est donc finalement temps de nous dire au revoir pour ce soir. Je pose son sac a ses pieds en m'inclinant devant elle :

- Merci pour m'avoir tenue compagnie. C’était agréable, je n'ai pas l'habitude de passer du temps avec des gens, aussi tard le soir. Oui, je partage rarement le dojo de façon nocturne. Bref, si tu as besoin de quoi que ce soit, ou qu'un club t’intéresse, n'hésite pas a venir me voir. J'habite dans le bâtiment qu'on a croisé sur le chemin, le dortoir étudiant. Rez de chaussé, tu me trouvera facilement. Vas vite dormir maintenant.

Je lui met une petite tape sur le bout du nez de manière affectueuse, avant de me retourner pour sortir a l’extérieur, vers la solitude. Je n'en ai plus l'habitude soudainement, j'ai l'impression d'avoir vécu plusieurs jours avec quelqu'un. Mais ce n'etait que deux heures.....je me demande quand je me retrouverais a partager un moment avec Jun Aoki. Et soudainement....je me demande comment je vais demander a Thornberg-san de m'ouvrir a mon tour. Je soupir. Impossible, si je fais ça, autant directement aller me suicider.

Éclatant de rire dans un endroit ou personne ne semble pouvoir m'entendre, je m'en vais vers ma prochaine destination, la joie d'une nouvelle connaissance dans un coin de mon esprit, disparaissant peu a peu pour une multitude d'autres pensées.

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