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If you want the rainbow, you gotta put up with the rain.
 
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 Fredonnement nocturne [ Montaro ]

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Ayame Masuda
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MessageSujet: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Mer 27 Déc 2017 - 14:38

La journée avait tournée a l'averse permanente. Lendemain de noël, une date pour laquelle elle n'avait que peu d’intérêt. Le nouvel an approchait, et elle travaillait depuis quasiment deux semaines sur un morceau qu'elle voulait jouer avec Arata, qu'elle ne laisserait évidemment pas en paix malgré sa probable volonté d'aller faire la fête pour le jour de l'an. Elle ne le laisserait pas partir aussi facilement, elle allait passer le nouvel an avec lui de gré ou de force.

Et puis il y avait aussi le fait que, maintenant qu'elle avait dix-sept ans, ce n’était plus comme les fois ou elle devait faire attention a tout, garder le buste droit et sourire aux invités de ses parents. Elle pouvait sortir, même si ils n'étaient pas d'accord. Elle avait reçue de nombreuses invitations pour des concerts a faire pour le 31, mais c’était hors de question. Elle serait avec Arata, et si possible amènerait aussi Haneko-chan. Elle aurait aimé y ajouter Reira, mais cela serait sans doute difficile de la faire venir de Tokyo. Elle soupira en relevant la tête.

Elle était a proximité de l'académie, en ayant décidé d'aller voir sa sœur aînée pour lui proposer d'écrire une petite partie des notes de la partition qu'elle voulait consacrer a Arata. Léa avait bien évidemment dit oui dans la minute, et elles avaient travaillées, Ayame l'aidant beaucoup au vu de sa stature musicale qui avait largement augmenté durant l'année écoulé, pour devenir celle d'une idole locale. Elle s’arrêtait parfois dans la rue pour discuter avec des gens qui voulaient la féliciter, ou lui proposer de boire un verre. C’était quelque chose qu'elle ne s’était pas attendue a avoir, mais qui ne lui semblait pas si difficile a gérer. Cela allait naturellement avec la vie qu'elle avait choisit, de toute manière.

Être au cœur de Keimoo a cette époque était un peu comme évoluer dans une ville fantôme. Il n'y avait quasiment aucun étudiant qui ne partait pas pour les fêtes, et les rares restants étaient souvent en ville pour être avec des amis. Il n'y avait bien que Maya Masuda pour rester a l'académie un 26 décembre afin de faire elle ne savait quoi, réviser ? Quand même pas, pas un lendemain de noël. Il lui semblait qu'elle était plutôt investit avec un club dont elle assumait la direction. De spiritisme ? D’occultisme ? Aucune idée, mais il ne devait pas y avoir beaucoup de membres de toute manière.

Elle baissa la tête en songeant a son propre club. Le vice directeur qui lui avait signé sa dérogation était partit sans un au revoir, et elle se demandait si les clauses étaient remises a zéro ou non. Clauses qui concernaient Haruki, qui semblait lui aussi ne plus être sur le campus en cette période. Ou étaient ils tous passés a la fin ? Si son rival n’était plus la, elle n'aurait aucun mal a avoir des meilleurs notes que lui, mais en même temps, cela était tout de suite bien moins stimulant. Le pianiste fantôme, Haruki. Le premier musicien qu'elle avait vraiment accepté comme un rival et un ami. Si il n’était pas comme les autres, c’était peut être a cause de cela que résidait en lui un tel talent.

Elle avait comme a son habitude une guitare sur le dos, la sienne, qui ne la quittait jamais. Le sac était également assez grand pour accueillir sa flûte traversière, l'un des autres instruments qu'elle jouait. Elle atteignit le bâtiment ou la plupart des clubs se trouvaient. Si elle montait tout en haut pour arriver au dernier étage avant le toit, elle atteindrait la salle de musique ou elle passait une grande partie de son temps, plus par obligation que par envie. Elle n'avait rien a gagné, puisque même si il y avait des gens de son niveau, elle était a un stade ou allait au dessus ne pouvait venir que de son propre travail, et pas d'un professeur tier. Elle aurait pu passer ce temps a travailler sa musique chez elle, mais le deal avec Yui etait ce qu'il était. Le temps qu'elle passait en moins en cours, elle devait le passer au club de musique. C’était toujours mieux que rien, de toute manière.

Ce n’était de toute façon pas le club de musique qui l’intéressait aujourd'hui. Ce qu'elle cherchait c’était la salle du club de sa sœur. Elle s’arrêta devant un papier qui donnait le nom de chaque club du bâtiment, ainsi que la salle ou il se trouvait. Il n'y aurait sans doute personne aujourd'hui a part elle. Aussi, une fois la salle établit, elle se mit a grimper les marches avec une certaine lourdeur. C’était loin d’être la chose ou Ayame Masuda excellait, l'exercice physique, et elle se traîna d'un air ennuyée jusqu'à l'étage du club en question.

Elle parvint dans le couloir, fit quelque pas, s’arrêta devant la salle ciblée. Il y avait de la lumière, mais impossible d’être sur qu'elle soit la sans rentrer. Aussi, elle frappait deux coups a la porte et l'ouvrait sans attendre une quelconque réponse. La porte grinça légèrement, histoire d’empêcher une quelconque entrée discrète, et elle fit deux pas dans l'endroit.

- Ma-nee chan, tu es la ?

Sans réponse, elle avançait vers la fenêtre, tout en prenant sa longue natte dans ses petits doigts fins, appuyant un peu pour les essorer légèrement. Elle resta la, observant l’extérieur et la cour, dont la pluie semblait inonder l’âme, tout en se mettant a fredonner, un sourire sur le visage.


Dernière édition par Ayame Masuda le Mar 13 Mar 2018 - 19:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Jeu 28 Déc 2017 - 8:07

Noel s’était passé tristement, sans que je ne puisse être auprès de mes parents pour cette occasion. J’avais feint d’être très occupé par le travail et les examens afin de ne pas les faire culpabiliser de ne pas pouvoir me payer le billet de train, mais il n’en était rien. Je passais mes journées à m’ennuyer, car l’académie était déserte. Je me trouvais dans ce genre de période molle, celles typiques de la saison hivernale, où l’on a aucune énergie, où on s’ennuie constamment, et où rien ne donne envie. C’était une période qui commençait à s’étendre tout de même, et que je me réjouissais d’achever, sans ne jamais en trouver la force ou la motivation.

Quoiqu’il en soit, j’essayais d’occuper mes journées, et le 25 ainsi que le 26 et tous les autres jours n’avaient aucune importance, aucun objectif si ce n’était que celui de sortir de cette morosité déprimante. Néanmoins, j’avais reçu un peu d’argent pour les fêtes, ce qui ne me désenchantais guère je dois avouer. J’avais donc décidé de passer ma matinée à faire quelques recherches pour le club du paranormal, dans lequel j’étais alors vice-président, et d’aller en ville, dans un café branché. Je n’étais encore jamais allé dans un café branché depuis mon arrivée à Keimoo. Pourtant, c’est ce dont la plupart des adolescents rêvaient dans la campagne où j’habitais : un café branché dans lequel passer toutes ses soirées après les cours. Cependant, il faut dire que nous n’avions pas toujours les mêmes préoccupations, et disons que je me contentais de la superette où les bières se vendaient discrètement sans cartes d’identité requises.

Après ma routine matinale, je m’étais dirigée vers la salle du club, qui était plutôt en marge par rapport à celles des autres, sans doute dû à son manque de popularité, malgré les efforts de Mademoiselle Masuda, ainsi que les miens. Néanmoins, j’aimais bien le fait d’être en marge, car je passais la plupart de mon temps libre dans cette salle, à lire, à rêvasser, bref, à tuer le temps.
Je m’étais affalé sur une chaise, et m’étais mis à lire le journal, comme il m’arrive de le faire occasionnellement. Je tombais donc sur une page qui traitait d’un nouveau suicide dans la forêt d’Aokigahara Jukai. La forêt était effectivement célèbre de nom pour toutes les histoires sombres qui en ressortaient. Il parait en effet que cette foret serait hanté et que quiconque y pénétrerait serait imprégné d’une énergie malveillante, laquelle pourrait même pousser au suicide.

Je lisais, complétement absorbé par ces histoires, l’article, tout en faisant quelques recherches à côté. J’étais à la fois fasciné et complétement paniqué. Il m’arrivait souvent de me faire des frayeurs du genre lorsque je m’instruisais concernant des sujets sombres voir paranormaux. Je passais ensuite le reste de la journée dans une sorte de paranoïa, constamment sur mes gardes et victime de rythmes cardiaques complètement instables. C’est peut être aussi pour ça que j’aime ce genre d’histoires finalement, ça me permet de sortir de cette zone grise et sinistre qu’on pourrait appeler la routine.

Quoiqu’il en soit, après avoir passé près de deux heures sur des histoires concernant cette mystérieuse forêt, je m’étais finalement décidé à faire l’inventaire du club. Je m’étais alors dirigé vers la petite salle de fond qui nous servait de placard/fourre-tout afin de m’assurer qu’il ne manquait aucun matériel pour les expéditions occasionnelles du club. Par ailleurs, j’aimerais bien en proposer une à Maya la prochaine fois.

Alors que j’étais enfermé dans ce placard, j’entendis finalement la porte du club grincé. Automatiquement, ce son me fit sursauter, de sorte à ce que je fasse tomber des jumelles ainsi que quelques pierres de protection que j’y avais entreposées. Le bruit que le choc provoqua m’empêcha de prêter l’oreille quant à cette visite inattendue. Les histoires lues plus tôt ne faisaient qu’amplifier en moi la probabilité d’une mauvaise surprise, quand tout à coup, une voix féminine interrompu le cours de mes pensées.

Elle chantait, ou plutôt fredonnait, l’air d’une musique que j’avais l’impression de connaître. Je n’osais pas sortir de mon placard, de peur de paraître un peu bizarre et de créer le genre de situations malaisantes auxquelles je commence à être habitué. Mais sa présence m’attirait à la fois, et sa voix était si douce que j’aurais pu l’écouter des heures. Je me décidais donc à entrouvrir la porte, tout en me raclant la gorge, histoire de ne pas trop l’effrayer.

« Hum… Salut… Est-ce que je peux t’aider? »

Mon regard effaré croisa celui de la jeune fille. Le sien était doux et profond, et les traits de son visage étaient fins. Elle était belle, c’était indéniable. Mais elle dégageait surtout une aura apaisante, qui, malgré mon teint tout écarlate, me mit tout de même en confiance.

Je m’approchais d’elle, tout en me grattant l’arrière de la tête, en lui adressant un sourire. Il fallait se détendre et être accueillant. J’étais vice-président du club, après tout elle souhaitait peut être s’inscrire. Je devais lui laisser une bonne image de moi, et paraitre amical. Je poursuivais donc, afin d’engager la conversation.

« C’est une belle chanson que tu fredonne, ça me dis quelque chose… »

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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Jeu 28 Déc 2017 - 16:12

Alors que la pluie était de plus en plus drue, elle laissa tomber la capuche de son manteau pour libéré sa chevelure brune. Son fredonnement augmentait petit a petit de volume, alors qu'elle posait sa main sur la vitre, les yeux fixés sur l'eau qui ruisselait du ciel, braqués sur chaque goutte qui venait frapper la vitre, et qui descendait lentement le long de la paroi transparente, pour aller s'écraser dans la cour de l'académie. On aurait presque pu dire que le temps s’était arrêté a cet instant, pour elle. Elle accompagna sa main de son front, laissant un frisson parcourir son corps quand le froid de l'élément vint lui toucher la peau. Elle soupira alors, lorsque le garçon la tira de sa rêverie.

Elle ne se retourna pas immédiatement, malgré le fait qu'il etait évident qu'elle l'avait entendu. Elle restait dans cette même position, une bonne minute encore, sans vraiment donner de raison, sans savoir elle même. Une chanson venait d’apparaître dans sa tête. Et chaque goutte d'eau en etait une note qui venait s'inscrire sur une partition mentale qui allait et venait au gré des moments de sa vie, sans jamais prévenir de son arrivée. Ce n’était pas quelque chose qu'elle contrôlait, c’était innée. Une compétence qu'elle avait l'impression d'avoir toujours eu. Qu'elle aurait sans doute pour le restant de ses jours.

Elle se tourna finalement vers la voix qui lui avait parlée. Ce n’était évidemment pas Maya, elle pouvait reconnaître la voix de ses sœurs entres milles. Si elle était familière de tout les sons existants, ces dernières etaient totalement différentes. Comme Arata. Les yeux fermés, elle pouvait savoir si c'etait lui, juste avec un mot. Et il y avait Hane-chan aussi. Et Reira. En fait elle reconnaissait le timbre de ses amis en général. Et celui la, elle ne le connaissait pas.

Elle le regarda de ses grands yeux, avec son habituelle curiosité. Il n’était pas très grand, mais de son point de vu, il n'y avait pas grand monde de plus petit qu'elle, dont elle n'avait pas spécialement de remarque a faire la dessus. Il était affreusement pale, a croire qu'il était malade. Et la pluie n’était sans doute pas la pour aider ce phénomène. Elle eu une seconde de réflexion, pour essayer de savoir si oui il pouvait l'aider. Il devait connaître le club, si il était la. Un membre, sans doute.

- Salut salut.

Elle l'avait saluée de sa voix chantante habituelle en réponse a sa phrase, sans montrer le moindre signe de timidité. Aprés tout, elle n'en avait pas, parlant a tout le monde comme si elle le connaissait depuis toujours. Il était sans doute difficile de faire le lien entre la voix légère et douce qu'elle avait au quotidien, vis a vis de la voix puissante, sonore, qu'elle était capable d'acquérir quand elle chantait. Elle ouvrit la bouche pour parler a nouveau quand il reprit, en évoquant son fredonnement.

Elle lui fit un grand sourire en songeant que tout le monde ou presque, allant de temps en temps en ville, devait connaître cette mélodie. C’était une des chansons qu'elle avait jouée le plus, en concert, en festival, et tout les soirs en ville dans les bars. Il avait suffit de passer deux ou trois fois dans la rue durant ce dernier mois pour qu'il l'entende chanter a un moment ou un autre. Elle passa la main dans ses cheveux pour les faire sortir de sa capuche afin qu'il retombe dans son dos, de toute leurs longueurs qui commençait a être important vu qu'elle n'avait plus coupé depuis qu'elle avait dix ans.

- C'est moi qui l'ai écrite. Au début je voulais l'appeler « Arata », mais finalement j'ai trouvé qu'elle n’était pas assez bien pour ça, donc j'ai changé et je l'ai appelé « Kowareta Kokoro », vu que je l'ai écrite a une période ou j'étais.....hum bref. Tu connais alors ? J'en suis honoré.


Elle fit une petite courbette, toujours en souriant, l'air d’être vraiment contente que sa musique soit connue par quelqu'un qu'elle n'avait jamais rencontré. Elle écarta les épaules, en laissant sa guitare glisser pour l'attraper avec la dextérité de l'habitude et enlever son manteau qui semblait lui peser un peu. Au vu de son physique et de sa morphologie frêle, un manteau d'hiver devait être déjà un poids pour elle.

- Je cherche Ma-nee chan. Enfin, Maya. Maya Masuda. C'est ma grande sœur. Je voulais lui parler d'un truc, et je crois qu'elle est sur le campus aujourd'hui, alors comme je sais qu'elle dirige un club, je suis venue directement.

Elle sursauta soudainement et sourit :

- Je ne me suis même pas présentée. Je suis Masuda Ayame. Tu peux m'appeler Ayame, ça ira très bien. Mais tu le sais peut être déjà vu que tu connais ma chanson. Et toi, c'est quoi ton nom ? Je crois que je ne t'ai jamais vu. C'est bizarre d'ailleurs, je connais beaucoup de gens ici.


Elle croisa les bras dans son dos en joignant ses mains, puis se pencha un peu en avant pour le regarder en souriant, des mèches de cheveux humides tombant devant ses yeux sans que cela n'ai l'air de la gêner plus que cela.
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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Ven 29 Déc 2017 - 22:08

C’était il ya quelques semaines, presque un mois même. Je m’étais aventuré dans un bar, en compagnie de mon camarade de classe, qui souhaitait que nous assistions au concert. J’avais d’abord hésité car je n’avais pas vraiment les moyens de sortir, mais après réflexion, je m’étais dit que j’en avais bien besoin, et que c’aurait été l’occasion d’échanger un peu plus avec mes camarades de classe. Je m’étais donc apprêté tel à mon habitude, de mes vieux vêtements dénichés en brocante. J’appréhendais néanmoins vraiment cette soirée, car j’avais peur de m’emporter à la vue de l’alcool, peur de devenir fébrile, de trembler, de suer, d’agir de façon anormale au sein du bar.
Afin d’éviter une quelconque tentation, je m’étais munie d’un paquet de bonbons, que je grignotais machinalement à chaque fois que l’odeur des bières essayaient de troubler mon esprit. Je ne voulais pas non plus passer pour une sorte de racaille auprès de mes camarades en tentant ma chance auprès du serveur. J’aurais pu, étant donné le monde qu’il y avait, mais je me retins, et c’était déjà une victoire, même si c’était également douloureux…
Je me concentrais néanmoins sur la soirée, sur les gens, l’ambiance, je n’étais encore jamais allé à un concert en ville. Les seuls concerts que j’avais pu voir, c’était ceux des groupes locaux de ma campagne. L’ambiance était à son plein, et la musique envoûtante. C’était une jeune fille qui chantait, elle avait l’air d’avoir notre âge à peu près. Étant donné la foule, je n’avais pas vraiment pu scruter son visage, mais sa voix était suffisamment étonnante pour vous marquer. Une de ses chansons me rempli de nostalgie, et la soirée battait son plein, quand, un peu fatigué, mes amis décidèrent de rentrer. Moi, je restais là, tout en étant ailleurs, transporté par la mélodie de la jeune fille.


C’est ce souvenir qui traversa mon esprit lorsque la jeune fille me salua, de façon totalement naturelle. Elle me faisait penser à la jeune artiste que j’avais pu admirer ce soir-là. J’ignorais pourquoi, mais son fredonnement me procura le même sentiment qu’un mois plus tôt. Je restais donc ébahi, à la fixer. Je ne connaissais en fait pas du tout le nom de l’artiste du bar, je ne l’avais même pas demandé à mes camarades. Néanmoins, ils m’avaient mentionné qu’elle était plus jeune d’un an que nous, et l’un d’entre eux avait le béguin pour elle. Néanmoins, je n’en étais pas tout à fait certain, ma mémoire me faisant défaut.

La jeune japonaise finit par m’éclairer concernant son fredonnement. Apparemment, elle aurait écrit elle-même la chanson, qu’elle aurait intitulé Kowareta Kokoro. Cœur brisé ? Ça devait être en hommage à une peine d’amour. Elle mentionna également qu’à la base, elle aurait voulu l’intitulé Arata, mais qu’elle n’était pas assez bien pour cela. J’imaginais donc que cet Arata en question devait être son amour perdu, une histoire du genre. J’aimais bien ça, me faire des histoires sur le peu de détails dont je disposais. J’hésitais néanmoins à lui demander de m’éclairer, car ç’aurait pu paraître un peu indiscret, mais après tout, c’était tout moi.

« Est-ce Arata qui t’as brisé le cœur ? »

Je m’inclinais aussi spontanément que ma question.

« Excuse-moi si c’est indiscret. »

Alors que mes joues s’enflammaient, elle finit par m’expliquer qu’elle cherchait sa sœur. Sœur qui n’était autre que… Maya ? C’était sans doute pour ça que son visage me parlait tant. Je le scrutais alors très attentivement, essayant de calquer le visage de Maya sur le sien. Je n’avais absolument pas conscience que cela pouvait la mettre mal à l’aise, de plus, elle avait l’air assez confiante en général.

« Waouh ! Alors tu es la sœur de Mademoiselle Masuda. Enchanté ! C’est certainement pour ça que ton visage me disait quelque chose. C’est vrai qu’il y a un air de famille, vous avez toutes les deux les traits fins. »


Il est vrai que j’avais trouvé Maya vraiment très belle lorsque je l’avais rencontré. En même temps, ce n’était pas une coïncidence si elle était mannequin. Je scrutais sa sœur tout en lui souriant, très heureux de rencontrer la sœur de la présidente que j’admirais. Cette dernière finit par se présenter, ce qui me rappela que je ne l’avais toujours pas fait moi non plus. Elle mentionna son nom comme s’il était connu, puis parla à nouveau de sa chanson. Était-elle elle aussi une star comme sa sœur ? Je laissais un petit blanc, essayant de trouver son nom dans l’inventaire de ma mémoire, mais je ne l’avais décidément jamais entendu.

« Oh… Enchantée Ayame ! Je m’appelle Adkins Montaro, appelles moi Montaro si tu veux. Je suis en quatrième année de lycée et vice-président du club du Paranormal. »

Ma présentation faite, je repris.

« Je suis désolé mais je ne connaissais pas ton nom. Es-tu célèbre ? Je suis arrivé à Keimoo il n’y a que quelque mois, ça expliquerait que nous ne nous soyons jamais croisés. Cependant, ta voix, je suis certain de l’avoir entendue. »

Je lui adressais de grands sourires, bien content qu’elle soit venue briser ma routine et un peu gêné par ses grands yeux qui me fixaient.

« Au fait, Maya n’est pas là aujourd’hui. Il faut dire qu’il n’y a pas grand monde pendant les vacances… »

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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Sam 30 Déc 2017 - 0:09

Elle observa le garçon un moment, secouant la tête de droite a gauche, un peu comme si elle était sous l'emprise d'un trop plein d'énergie. Hyperactive était un qualificatif qu'il était possible de donner a la jeune Masuda, c’était de ce trop plein d'énergie qu'avait résulté l'artiste qu'elle était aujourd'hui. Un travail permanent, souvent bien au delà des limites qu'elle aurait du s'imposer, comme par exemple toujours faire des nuits entières, ou encore faire un minimum d'exercice physique, ne pas rester enfermée a écrire sa dernière lubie en chanson pendant trois jours sans même mettre le nez en dehors de sa chambre.

Elle écouta la question que le jeune homme posa du tac au tac aprés avoir entendue son explication évasive a propos du nom de sa chanson. Elle pencha la tete a droite. Puis a gauche, avant d'éclater de rire. Son corps fut prit de violent soubresaut alors qu'il semblait qu'elle etait frappée par un fou rire comme elle n'en avait plus eu depuis un long moment. Elle se courba en avant, fléchissant les genoux, alors que des larmes coulaient le long de ses joues. Elle mit cinq bonnes minutes pour s'en remettre, posant sa guitare sur une table pour être libérée du poids qu'elle lui causait au niveau du dos. Elle souffla longuement avant d'essayer de reprendre la parole.

- Ar...coe....A....ahahahaha....


Elle ne put s’empêcher de rigoler de nouveau pendant cinq nouvelles minutes, allant jusqu'à s'asseoir sur une table pour ne pas chanceler au sol. Ce n’était pas si drôle que ça, mais quand elle avait commencée a rire, c’était trop tard, elle n'avait plus réussit a s’arrêter. La pression de ces dernières semaines qui avaient pesés sur ses épaules, les concerts a préparer, surtout le premier, qui n'etait pas si vieux, tout cela venait de disparaître. Elle ferma les yeux une minute pour retrouver son calme avant de finalement s'étirer en souriant :

- Excuse moi, je ne sais pas ce qui m'a prit. Arata Masuda. C'est mon frère. Celui de Maya aussi du coup. Aucune chance qu'il ne me brise le cœur, au contraire, c'est lui qui m'apporte la lumière dans ma vie. Mon symbole et mon modèle. Bref, désolée encore, c’était vraiment drôle. Pour le nom de la chanson, c'est une longue histoire, disons que c’était vis a vis d'une amie, ce qui nous a vraiment attristé, Ara-nii et moi, pendant un long moment, bref, ce n'est pas intéressant je suppose.

Elle sembla d'avantage surprise quand elle l'entendit comparer son visage avec celui de Maya. Elles avaient toute les trois la couleur de cheveux de leurs mère, cependant, elle ressemblait largement plus a Arata qu'a Maya. Maya c’était un peu la copie miniature de leur génitrice, d'Adelaide Stein Masuda. Elles avaient forcément des airs, mais a force de la côtoyer et de reconnaître ses traits comme personne, elle avait plus l'habitude de voir les différences que les points communs. Elle rougit un peu en souriant :

- Je n'ai pas les traits si fins que ça, n'éxagere pas sur les compliments.

Elle avait dis ça d'un air amusée, sans réellement avoir l'air de ne pas apprecier sa phrase. Elle se retourna, marchant de nouveau vers la fenetre en écoutant la présentation du garçon. En effet, il connaissait plus que bien l'endroit du coup. Vice-président ? Au lycée ? Elle qui avait refusé la présidence du club de musique. Elle s'etait dit que si elle n'etait pas a l'université, elle n'aurait sans doute pas le respect des autres membres. Mais en fait, vu sa célébrité naissante, et ses connaissances musicales, si il n'y avait aucun autre volontaire, elle se proposerait sans doute au début de l'année suivante.

- Enchantée Montaro-san. Je ne savais meme pas de quel club elle faisait partie pour tout t'avouer. Toute cette histoire de...euh....paranormal ? Je ne trouve pas ça très intéressant. Oh, mais je respecte bien sur.

Elle sembla ensuite un peu songeuse. La question était étrange. Qui etait assez peu humble pour se congratuler de la sorte. « Oui, je suis super célébre ». Non, jamais elle ne pourrait dire ça. Elle etait un peu surprise qu'il ne connaisse pas au moins sa réputation, vu que tout le monde avait l'air de la connaître, mais cela la rassurait. Dans un sens, elle pouvait toujours vivre sa vie tranquillement. Elle pourrait sans doute le faire toujours, mais etre un peu inconnue de temps a autre etait agréable.

- Je ne sais pas si on peux dire que je suis célèbre. Je fais des concerts de temps en temps. Je chante dans des bars le soir. C'est notre mère la plus célèbre. Tu dois la connaître. Adelaide Stein Masuda. « La plus grande pianiste Japonaise du 21eme siècle », comme ils l'appellent dans les média.

Elle soupira en entendant que Maya n’était pas la. Elle baissa la tête en soupirant. Il allait falloir se dépêcher pour parvenir a achever sa partition. N'ayant pas l'air de déranger, elle sortit sa guitare et commença a accorder l'instrument :

- Ca te gene si je révise ma partition devant cette fenetre ? Elle me donne de l'inspiration, elle a un bon angle, j'aime bien la vue qu'elle donne actuellement.
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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Sam 30 Déc 2017 - 6:17

La jeune fille éclata de rire après ma question plutôt spontanée sur les raisons du titre de sa chanson. Moi qui avait peur de la gêner, c’était plutôt elle qui commençait à le faire. Je ne voyais pas ce qu’elle trouvait d’hilarant dans cette simple phrase, et je la regardais, un peu déconcerté et abasourdit. Ce n’était pas le genre de réaction que j’aurais pu prévoir. Cependant, il s’agissait aussi peut être d’un masque, après tout, il était possible qu’elle ne soit pas à l’aise pour parler de ses relations sentimentales, et que ce rire mignon et effrayant n’était peut-être en fait qu’un rire nerveux.

Quoiqu’il en soit, elle finit par se calmer, avant de reprendre de plus belle. Je m’approchais d’elle et la retins par l’épaule de peur qu’elle ne s’écroule tant son corps semblait délicat. Elle finit par m’annonçait en souriant qu’Arata n’était autre que son frère, et qu’il ne pourrait jamais lui briser le cœur. Au moins, ils avaient de bons rapports, c’était bien. J’ignorais que la famille de Maya était si dense par contre. Quoique la mienne ne l’était pas beaucoup moins. Cependant, je me sentis tout de même gêné lorsqu’elle m’annonça cela. Mon imagination partant toute seule, je me faisais des films concernant une relation potentiellement ambigüe entre eux. Après, elle m’était encore une simple inconnue, et je secouais la tête pour effacer ce genre d’idées.

Néanmoins, elle parlait de son frère avec des étoiles dans les yeux, comme si elle le respectait profondément. Cependant, elle eut l’air un peu plus triste lorsqu’elle évoqua l’amie en commun avec son aîné qui avait donné son nom à la chanson. Une amitié brisée ou un déménagement sans doute. Je ne comptais cependant pas poser davantage de questions concernant ce sujet, du moins, pas pour l’instant.

Elle finit par m’avouer qu’elle ignorait dans quelle club sa sœur pouvait être inscrite. Je fus plutôt étonné, mais ce qui me trancha le cœur fut son indifférence concernant le paranormal. Je le regardais, sans savoir ce que j’étais censé répondre, mais avec une furieuse envie de lui exprimer l’intérêt que tout cela pouvait susciter en moi. Je respirais alors un bon coup, en fermant les yeux, puis me taisais. Elle avait le droit de ne pas s’y intéresser après tout, je ne pouvais pas imposer ma vision des choses à tout individu, et ça, j’en étais conscient depuis longtemps.

« Oh, c’est dommage. Mais si jamais la curiosité te prend, tu peux toujours passer ici tu sais. »


Je m’installais sur le coin d’une table, tout en recueillant les quelques articles de journal que j’avais pu lire dans la matinée. Je l’écoutais m’expliquer humblement qu’elle avait l’habitude de faire des concerts en ville, mais qu’elle n’était certainement pas célèbre, du moins pas au même niveau que sa mère Adelaïde Stein Masuda. Son nom me parlait en effet, il s’avérait que mes parents aimaient bien l’écouter, nous en avions même un CD à la maison. Cependant je n’avais jamais fait le lien avec Maya, et parut un peu surpris.

La jeune fille sortie finalement sa guitare, et me demanda la permission de répéter. J’étais plus qu’enchanté que cette fenêtre lui parle, ça m’éviterait de rester seul toute la journée. Et qui plus est, ce serait comme assister à un concert gratuitement, ce qui était à la fois un honneur et une opportunité que je ne risquais pas de décliner.

Je lui fis donc un signe de la tête.

« Oui, tu peux rester autant que tu veux. C’est plus agréable d’avoir quelqu’un avec moi, il faut dire que les membres du club ne sont pas très nombreux… »

Mais ce qui me marqua le plus concernant ce qu’elle venait de m’annoncer, c’était qu’elle faisait des concerts régulièrement dans des bars à Keimoo. J’en étais pratiquement sur, mais il me semblait bien que c’était elle que j’avais entendu quelques semaines auparavant. Cependant, je ne connaissais ni le nom du bar, ni celui de la chanteuse pour en être certain. Je me mis alors à rougir affreusement, avant de fredonner l’air de la chanson qui m’avait rendu nostalgique ce jour-là. Je ne m’en souvenais que vaguement, et n’avait décidément aucune qualité vocale. J’étais certainement tout simplement en train de me couvrir de ridicule, mais j’avais envie de savoir.
Alors que j’avais détourné le regard le temps de ma minable interprétation, je la regardais à nouveau dans les yeux.

« Ça te dit quelque chose ? »

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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Jeu 4 Jan 2018 - 16:05

Elle battait des jambes assise sur la table juste devant la fenêtre en souriant, écoutant ce qu'il disait, hochant la tête de temps a autre. Il était difficile a dire si elle l'écoutait vraiment ou non, mais la jeune Masuda avait toujours étais d'une nature un peu éparse. La concentration sur autre chose que la musique pouvait être aussi intense qu'inexistant, en fonction de son intérêt pour la chose. Elle l'écouta pourtant lorsqu'il lui fit la proposition vis a vis du club. Elle n'y viendrait jamais, c’était une évidence, elle n'avait ni l'envie, ni le temps. Vraiment pas le temps.

- J'ai obtenu une dérogation de club, mais pour ça il faut que j'ai des meilleures notes de musique qu'Haruki.

Elle sembla soudainement excitée. Elle se tourna vers lui, l'air enjouée, parlant plus vite :

- Tu connais Haruki Lei ? C'est un pianiste incroyable. On entend pas beaucoup parler de lui, mais il a une façon de jouer. Ses mains semblent voler avec panache, et pourtant, a chaque fois qu'il joue, je ne peux m’empêcher de pleurer. C'est mon ami, tu devrais l'écouter un jour, aller a un de ses concerts. Enfin, si c'est vraiment lui qui joue, ce n'est même pas sur.

Elle ricana en retournant son attention sur la fenêtre, ajustant sa guitare. Elle fit vibrer les cordes avant même qu'il ne l'autorise a rester. Elle tourna le visage vers lui en souriant quand il lui dit qu'elle pouvait rester autant de temps qu'elle voulait. Avec un peu de chance, Maya passerait faire un tour d'ici la. Avec un peu de chance, elle pourrait finir sa chanson. Elle sortit un bloc note qui semblait peser une tonne. Elle le posa sur ses genoux, dévoilant des dizaine, peut être même des centaines de pages ou étaient écrites des partitions plus ou moins complétés, des paroles, ou encore des dessins, ces derniers n'étant pas d'une très grande qualités. Ce n’était pas sa spécialité.

- Alors....la pluie....la pluie....Ame....no.....hum...

Elle tourna la tête vers lui, quand il reprit la parole, écourtant sa pensée pour l'écouter a nouveau. Il fredonner. Elle lâcha son carnet, comme si elle venait juste de se rendre compte qu'il était dans la pièce avec elle. Ses grands yeux l’observèrent alors que ses doigts bougeaient tout seul dans le vide, pour capter l'essence même de la musique qu'il était en train de fredonner. Elle souriait, ses yeux pétillant a présent, et quand il finit par s'arreter, en baissant la tete, elle reprit aprés lui la suite :

- Nana na nana nanana na nana na, nana nana na nanana na nana na, nanana nana nana, nananana na....

Elle gloussa en se redressant, l'air totalement transformé. Elle était véritablement rentrée dans sa bulle musicale, et tout ses mouvements semblaient beaucoup plus réfléchit, elle se tenait plus droite, sa voix était plus forte, moins fluette, plus propre a la tonalité de la chanson. Elle ne parlait plus avec sa gorge, mais avec son ventre :

- Oh, c’était il n'y a pas longtemps ça ! C’était au « Takimasu », a Hebi ! J'ai fais une reprise de « Hope ».

Elle attrapa sa guitare, puis commença a gratter les cordes d'un air concentré, modifiant la teneur musicale de la gratte a plusieurs reprises, en tournant les petites extrémités de l'instrument. Elle sourit, continuant jusqu'à ce qu'elle parvienne a obtenir le son qu'elle voulait avec exactitude. Elle se mit a murmurer a voix basse, les yeux fermés, jouant de la guitare de sorte que les sons étaient a peine audibles. « Kimi no ono... » « Takanetate.... ».  Elle continua ainsi pendant une bonne minute, sa voix devenant plus grave, puis plus aigus, plusieurs fois, comme si elle cherchait l'accord exact pour commencer. Elle leva alors la tète, soudainement, et sa main s'agita plus vivement, alors que la musique emplissait la pièce avec force. Ce n’était pas l'instrumental exact de la musique, mais c’était largement convainquant.


♪ Kimi he no omoi ga takanatte
Kagiri naki chikara umareru
Motomeru naraba doko made mo
Kawaranu kizuna furikazasou
We are hope ♪

Elle le regarda une demi seconde, comme pour analyser sur son visage si c'etait bien ça. Mais même si cela n’était pas le cas, elle était partit, et elle était inarrêtable. C’était Ayame Masuda,


♪ Kimi to honki de kokoro butsuke atta yorokobi mo
Waraikorogete namida kawakashita setsunasa mo

Tsunagi awasete kaze no naka
Hatameite iru yo takaku takaku

Why sagasu koto wo akirameta no
Why hitori tatakai tsudzukeru no
Nee donna mirai kakugo shita no
Yume wa mou te ni shita no ♪

Sa main ne ralentissait pas, et sa voix semblait prendre de plus en plus d'ampleur dans la piece, comme si elle se chauffait, et qu'elle etait loin de donnait sa vraie valeur.

♪ Kimi he no omoi ga takanatte
Kagiri naki chikara umareru
Tomadou naraba kono sekai ni
Sotto inorou yoru ga akeru you ni

Me wo tojite mimi wo sumashite
Sagashidasou kimi no kotae wo
Motomeru naraba doko made mo
Kawaranu kizuna furikazasou
We are hope ♪

Elle le regarda comme pour voir si il etait avec elle, si son public etait porté ou non.

♪ Aoku hiroi sekai no hate ni
Kimi to mezashita ibasho ga aru
Susumi yuku kouronara
Tooi mukashi mou kimete ita

Kimi to deatte kotoba kawashita ano hi no koto
Itsuka issho ni yume wo kanaeru tte kimeta koto

Meiga no you ni mune no naka
Kagayaite iru yo tsuyoku tsuyoku

Cry shinjiru mono wo mamoru tame ni
Cry jibunrashiku warau tame ni
Nee hitorikiri de seou mae ni
Kono te wo tsukande yo ♪


Elle avait fermée les yeux, il n’était plus la. Des larmes se mirent a rouler sur ses joues, comme a chaque fois qu'elle chantait. Comme aurait dit Arata, ca y est, elle avait passée le stade de son humanité pour devenir « sa petite déesse de la musique ». Elle était presque en transe, seule sa main et sa voix indiquant qu'elle respirait encore.

♪ Kimi he no omoi ga takanatte
Kagiri naki chikara umareru
Tomadou naraba kono sekai ni
Sotto inorou yoru ga akeru you ni

Me wo tojite mimi wo sumashite
Sagashidasou kimi no kotae wo
Motomeru naraba doko made mo
Kawaranu kizuna furikazasou
We are hope

Mada todokanai kimi no koe ga
Muryoku na mune wo oshitsubusu
Boku wa kimi wo motomete iru kara
Hikari sashikomu asa wo shinjite iyou

Me wo tojite mimi wo sumashite
Sagashidasou kimi no kotae wo
Michi wa kanarazu tsudzuite iru yo
Mada mita koto no nai umi he
We are hope

Aoku hiroi sekai no hate ni
Kimi to kaeru beki basho ga aru
Bokutachi wa eien ni
Tooi mukashi sou kimete ita ♪

Elle lacha sa guitare qui tomba au sol dans un fracas, levant les bras, regardant le plafond, ou plutot, comme si elle regardait a travers le plafond, le ciel, et la pluie qui tombait sur le toit. Elle semblait s'étirer. Ou plutot, essayer d'attraper quelque chose. Au bout d'une minute, elle baissa la tete, vers le garçon :

- C'etait celle la ?

Et elle lui fit un grand sourire.
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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Ven 26 Jan 2018 - 4:45

La jeune fille semblait m’écouter, mais semblait également assez distraite. J’en venais presque à me sentir gêné, peut être que ce que je lui racontais l’ennuyait. Après tout, elle n’était pas venue ici pour rien, et elle devait avoir un tas de choses à faire. Elle m’annonça même qu’elle avait obtenue une dérogation de club. Elle devait être vraiment très occupée pour obtenir ce genre de permission, les clubs étant tout de même un élément primordial dans les enseignements académiques. C’est par ailleurs une des choses que j’ai toujours adoré à l’école, et d’autant plus depuis mon arrivée à Keimoo. J’étais tellement surpris de voir l’éventail de choix qui s’offraient à moi, cela changeait bien dans mon petit établissement de campagne où les choix restaient limités, mais non pas sans intérêt pour autant. J’aimais l’idée de permettre aux élèves de se consacrer à leur passion, ou au contraire, de les ouvrir, de leur permettre d’en découvrir, et de se découvrir par la même occasion. Je ne parvenais pas à comprendre mes camarades qui se plaignaient à chaque fin de journée comme quoi « c’était l’heure des clubs ». J’étais persuadé que ce ne pouvait être que le résultat d’un mauvais choix, et restais intimement convaincu que c’était une des choses les plus ludiques et satisfaisantes auxquelles on pouvait se consacrer.

Quoiqu’il en soit, la jeune fille mentionna que sa dérogation était conditionnelle : elle devait obtenir de meilleures notes qu’Haruki. J’inclinais la tête, en signe d’interrogation lorsque la jeune fille prononça ce nom, bien plus enthousiaste qu’elle n’avait pu l’être auparavant. Je n’avais aucune idée de qui pouvait bien être cet Haruki Lei, mais tout comme lorsqu’elle parlait de son frère, sa voix s’éclaircissait, et son regard s’illuminait. J’en déduisais donc que cette personne suscitait certainement une sorte d’admiration chez la jeune femme. Je souriais sans la lâcher du regard. Elle semblait si énergique et épanouie que je me sentais léger rien qu’à la voir.

Elle finit par ajuster sa guitare, devant un cahier tout gribouillé, sans doute une sorte de partition personnelle. Je regardais le cahier depuis ma position, sans trop m’en approcher pour ne pas paraître indiscret. Je compris alors que c’était ses propres notes, elle écrivait des musiques, elle semblait vraiment être talentueuse. Moi, je n’avais aucun talent particulier à exploiter, j’ai toujours été dans la norme, plutôt bon à l’école, pas trop mauvais en sport, un peu glandeur sur les bords. Rien de bien passionnant. La seule chose qui m’était arrivé c’était cette bourse grâce à laquelle je me trouvais dans cette pièce à l’heure actuelle. Et encore, malgré la chance incontestable que cela représentait, il n’y avait pas non plus de quoi se sentir très glorieux.

Quoiqu’il en soit, une fois prit dans mon élan, après lui avoir fredonné l’air qu’il me semblait avoir entendu, je ne parvenais plus à fixer mon interlocutrice dans les yeux. J’essayais de masquer mes joues rouges avec mes mains, quand elle poursuivit ce que je venais d’amorcer. Je la regardais alors, admiratif. C’était bel et bien elle que j’avais vu en concert. C’était un des seuls concerts auquel j’avais assisté, et j’avais la chance de me retrouver dans une salle de classe avec l’artiste concerné. Le monde semblait vraiment petit.

Elle finit par s’interrompre en gloussant, ce que je fis également. Puis, elle reprit, la voix plus douce, plus rythmée, qu’elle venait de calquer sur la mélodie de sa guitare. Je battais le rythme tout en l’écoutant attentivement, puis fermait les yeux. La mélodie était bien la même, mais quelque chose était différent. Ma poitrine battait de plus en plus fort, et les sensations que la voix de ma camarade suscitait en moi me semblaient inconnues. Je me remémorais pourtant l’excitation éprouvée le jour du concert, le monde agité tout autour de moi, les rires des camarades, et les autres musiciens qui l’accompagnaient. À présent, nous étions seuls à partager ce moment, qui semblait bien plus doux que la première fois, mais tout aussi puissant.

Finalement, les quelques minutes s’écoulèrent rapidement, et le bruit de la guitare contre le sol m’arracha violemment à l’état vaporeux dans lequel je me trouvais. Je la regardais, silencieux pendant une bonne minute. Je laissais alors échapper dans un soupir le seul mot qui pouvait me venir à l’esprit.

« Épatant… »

Puis, les mots me manquant, il ne me restait que mon sourire, que je lui adressais, avant de l’applaudir.

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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Mar 30 Jan 2018 - 17:45

Elle avait le souffle court, le regard vague, les bras ballants. Il semblait que chanter lui avait consommé une grande quantité d'énergie. Mais a coté de cela, son sourire ne disparaissait pas, et même après avoir parlé, elle continuait de sourire, comme si c’était l'expression naturelle de son visage. Comme pour que la pièce ne reste pas silencieuse le temps qu'elle puisse parler a nouveau, elle se mit simplement a siffler un air qu'elle devait avoir entendue quelque part pas longtemps auparavant. C’était de toute façon toujours comme ça qu'elle fonctionnait. Avec sa gigantesque mémoire musicale, c’était tout simplement une véritable éponge a chansons, a partitions, a paroles, tout simplement une éponge a musique.

Elle sembla retrouver ses forces rapidement et sauta a nouveau sur ses pieds, alors qu'elle s’était assise sur la table précédemment, marchant jusqu'à sa guitare, en s'accroupissant devant l'instrument en soupirant. Elle qui avait décidé d'attendre avant d'en racheter une, a force de ne pas en faire attention, elle allait finir par la casser complètement. Elle la ramassa avec précaution avant de retourner vers la table et de l'y poser.

- C'etait ça alors ?

Elle avait parlé sans vraiment le regarder, d'une voix un peu plus cassé que précédemment, sans doute a cause de l’effort qu'elle venait de faire. Il n'y paraîtrait plus au bout de quelques minutes, de toute façon. C’était souvent le cas quand elle chantait. Elle avait sa voix pour parler, et sa voix pour chanter, plus puissante que la première. Et quand elle passait de la seconde a la première, il y avait toujours un petit temps ou elle se retrouvait un peu coincé entre les deux, quelques secondes, parfois quelques minutes en fonction du temps qu'elle avait passé a utiliser cet aspect de sa voix.

Elle s’éclaircit la gorge, en laissant la main devant ses lèvres entrouvertes, par politesse. Puis elle fouillait dans sa caverne d'Ali Baba que semblait être sa house de guitare, en sortant un chiffon qu'elle passa consciencieusement sur le bois écorché de son instrument. Elle sifflotait toujours, si bien que l’atmosphère ambiante gardait restait agréable a vivre. Elle frotta ainsi pendant cinq bonnes minutes, avant de se retourner vers lui :

- Tu me trouve peut etre un peu bizarre, mais c'est normal, beaucoup le pensent.


Elle éclata de rire, sans vraiment avoir l'air plus touché par ce qu'elle venait de dire que ça. C’était sans doute pour ça aussi qu'elle n'avait pas beaucoup d'amies contrairement a ce que sa popularité pouvait le suggérer. Mais elle s'en moquait éperdument. Elle avait son frère. Elle avait Haneko, et elle n'avait besoin de personne d'autre pour être heureuse. Elle avait aussi sa musique. Bref, elle avait tout ce qu'elle pouvait rêvée d'avoir, et même plus encore. A ses yeux, ces choses la étaient les plus belles du monde. Elle pencha la tête sur le coté :

- Si tu veux que j'en chante une autre, hésite pas.

Elle retourna vers la fenêtre, posa délicatement sa petite main contre la vitre. Il pleuvait encore plus fort, et cela lui donna envie de poser le front contre la fraîcheur de la vitre afin de s'éloigner de la pièce surchauffé pendant un instant. Ses doigts pianotaient contre le verre renforcé, comme si une musique se jouait dans sa tête. Elle en battait la mesure avec exactitude. Peu importe ce qu'il arrivait, il semblait que toute ses pensées n’étaient concentrée sur sur sa musique. Elle sursauta soudainement, avant de se retourner vers le bureau ou était ouvert son carnet. Elle y alla rapidement et se mit a écrire sur une page vierge.

- Desu...ga....sayonara....euh....okashira ? Dodonga ? Ahah, c'est un nom propre ça.

Elle éclata de rire devant sa propre phrase qui se semblait pas très amusante en vérité, avant de prendre son carnet de d'aller le poser sur la table a coté du garçon. Elle tourna les pages, rapidement, qui étaient couvertes d'écriture, pour arriver sur une partition qui semblait etre en court d'écriture :

- Eh, dis moi, tu preferes que la mélodie fasse un truc genre « ta ta tata tatata », en rythme avec les paroles, ou plutot une musique triste. Pour une chanson de noel, je veux dire. Regarde la partition. Oh, j'écris les paroles a cotés, si tu veux.


Et elle ne semblait pas avoir beaucoup de sens, c'etait clairement moins qu'un prototype.
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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Jeu 8 Fév 2018 - 18:18

La jeune Masuda, une fois sa chanson achevée, revint peu à peu à la normale, et, alors que tantôt elle brillait, elle semblait peu à peu s’éteindre, certainement épuisée par la prestation qu’elle venait de m’accorder. Je restais néanmoins ébahie face à ce spectacle privé qu’elle venait de m’offrir, mais me ressaisit vite, au cas où la jeune femme chuterait, ses bras ballants me préparant à ce genre d’éventualité.

Néanmoins, cet état transitif prit fin assez vite, et ma camarade retrouva aussitôt le sourire, tout en me demandant si c’était bien de cette musique que je lui parlais plus tôt. Je répondis aussitôt, sans la décrocher du regard, bégayant légèrement.

« O-Oui ! C’était tout à fait ça… Mais, c’est un peu différent en même temps. C’est assez drôle comme sensation, je ne saurais l’expliquer je crois. »

Troublé. C’était l’effet que la jeune fille exerçait sur moi, sans que je ne puisse capter les raisons exactes de cet état. Bien sûr, elle était jolie, talentueuse, semblait même être intelligente, mais cela était loin de ressembler à un quelconque béguin. De plus, nous venions à peine de faire connaissance, et à part son talent qui était aussi sa passion, je n’en connaissais pas d’avantage sur sa personne. Mais quelque part séduit par ce certain mystère, je n’étais pas sûr de vouloir approfondir, du moins, pas à l’instant présent.

Elle reprit alors, interrompant mes pensées à nouveau. Bizarre… C’était peut être le mot, en effet. Mais pas dans le mauvais sens pour autant. Juste, étrange. Tout chez elle, me semblait bien loin de ce que je pouvais avoir l’habitude de voir, de côtoyer. Le milieu dans lequel elle était plongée semblait étranger au mien. Sans doute elle aussi devait me trouver étrange après tout. Tout n’était qu’une question de perception, voilà tout.

Je secouais la tête, sans pour autant dénier le fait qu’elle venait d’exposer.

« Je dirais plutôt spéciale. »

Et j’imaginais que c’était aussi une des raisons qui faisaient qu’on s’attachait si vite à son personnage, malgré le fait qu’on n’en connaisse pas plus que les quelques notes qu’elle nous partage. Mais ces quelques notes représentaient certainement une bonne partie du fond de l’iceberg, cette partie sombre, sous terraine, qu’elle dévoile avec son âme.

Elle me tourna à nouveau le dos, se repenchant sur la fenêtre. On aurait dit qu’elle battait le rythme des quelques gouttes d’eau qui tombaient. Je trouvais sa dévotion à la fois sublime et effrayante. Elle ne semblait penser qu’à la musique, sans arrêt. Alors que je comptais l’interrompre, celle-ci reprit, en se penchant cette fois sur un petit carnet, où quelques paroles étaient notées. Elle commença alors à écrire, puis à rire, puis, s’approcha de moi à nouveau, me demandant alors mon avis.

Un peu troublé qu’elle vienne me demander conseil, alors que je n’ai aucune compétence particulière, si ce n’est quelques après-midis passé à jouer de la basse avec quelques amis, je tentais de me donner un air sérieux, afin de faire le bon choix, de me rendre le plus disponible possible pour pouvoir mieux l’outiller.

C’était au sujet d’une chanson de noël. Le genre de chansons qui me plait le moins je crois. Je les ai toujours trouvées… ennuyantes, trop dramatiques, pas assez fun… Bien sûr, étant enfant, mon avis n’était pas aussi tranché, et je me plaisais à les apprendre à l’école. C’est peut être aussi ce côté trop enfantin qui en ressort la plupart du temps, qui a le don de me faire fuir. Quoiqu’il en soit, je ne la lâchais pas du regard, tentant de me concentrer sur ses explications assez évasives.

« Mh… Oui fais moi voir les paroles ! Je pense que je préfèrerais le ta ta tata tatata, parce que les chansons de noël un peu tristes, c’est quand même un peu trop déjà vu, et je t’avoue que mon avis n’est peut être pas très objectif pour le coup… »


J’avais l’impression que mon avis n’était pas assez important, pas assez aguerri pour que je puisse me permettre de l’émettre ainsi. Néanmoins, je préférais rester franc avec elle.

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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Ven 9 Fév 2018 - 14:00

Elle sembla hésiter. Dans un sens elle aimait bien travailler sur sa musique a plusieurs. Mais c’était rarement avec des inconnus. A l'époque, elle n'aurait pas écrit une partition sans demander l'avis de Reira, et aurait absolument tout changé si jamais son aînée lui avait fait des remarques négatives. Ce qui n'arrivait jamais, en fin de compte. Aujourd'hui, il n'y avait guère plus qu'Haneko a qui elle pouvait poser des questions et elle savait bien qu'au fond elle n'avait pas grand intérêt pour la musique et ne répondait que pour lui faire plaisir. Cette routine solitaire c’était installée si bien qu'elle avait maintenant l'habitude de tout faire toute seule. Cela ne la gênait pas le moins du monde, en fait, mais c’était le genre d'habitude difficile a changer.

- Hum, je sais pas trop, j'ai pas l'habitude de donner mes partitions. Je sais que c'est moi qui t'ai demandé mais.....Hum....

Son téléphone sonna brusquement dans sa poche et elle lâcha un petit cri de surprise en sursautant.Elle se dépêcha de sortir l'appareil de sa poche et de le retourner fébrilement a l'endroit. C’était Jonathan, encore et toujours. Elle lâcha un soupir agacé, s'excusa auprès de Montaro et prit l'appel. Elle écarta un peu son portable de son oreille quand ce fut un hurlement strident qui l’accueillit. En stresse, encore et toujours. Ils échangèrent pendant plusieurs minutes, conversation qui sembla agacé la Masuda.

- Ouais, c'est bon, tu peux dire que je vais le faire. Concert classique en Fevrier, dans quatre mois, au musée pendant le festival. Oui.....oui....d'accord je note....maman ? Bah, ils lui demanderont eux même. Oui, je te promet que je ferais pas faux bond. Tu sais quoi ? J'vais y aller tout de suite. Oui oui, j'suis a l'école la. Ok ? Bon on se parle ce soir. Salut salut.

Elle raccroche avant de lever les bras au ciel en poussant un juron. Il fallait toujours qu'il lui trouve ce genre de projet. Un concert de musique classique lors d'une journée au musée de la ville. Elle aurait bien proposé a Haruki mais....il avait quitté la ville. Elle soupira une nouvelle fois, laissant ses bras retomber le long de son corps, avant de commencer a avancer vers sa guitare, tout en refermant son énorme carnet qui semblait peser une tonne.

- Désolée, Montaro-kun, je dois aller en salle de musique. J'ai...enfin.....mon manager m'a obtenue un concert de classique. Et comme j'ai pas pratiqué sérieusement depuis un moment, faut que je m'y mette. Comme je suis la, autant commencé maintenant.


Elle n'aurait pas besoin de longtemps pour retrouver un niveau largement assez correct pour participer a un événement de la sorte. Si il lui était proposé, c’était autant pour ses capacités que pour son nom après tout. Encore une fois, la fille Masuda, la cadette de la virtuose Adelaide Stein, c’était incroyablement vendeur. Il y aurait peut etre des VIP ? Elle ne savait même pas si le concert serait public ou privé. De toute maniéré, il était évident que cela aurait le mérite d'accentuer encore un peu plus sa popularité sur la ville. Et d'ici la, elle aurait programmé son prochain concert.

- Tu veux venir ? Si tu n'as rien a faire. La salle de musique est juste en dessous de toute façon.

Elle rangea tranquillement sa guitare, en enlevant sa flûte pour la remettre ensuite correctement. Dans la poche avant, elle enfonça son carnet et son stylo, vérifia que son enceinte s'y trouvait bien, avant de refermer le tout. Elle enfila a nouveau son manteau, et ajusta sa guitare sur son dos. Elle tourna le visage vers Montaro, comme pour le sonder, avant d'aller vers la porte sans un mot.

♪ Takaraka ni  kuuki kuuki  ryoute ni tsukande  sakihokore utsukushii hito yo 
Sono mama PEESU APPU shite, Invisible Sensation 
Daitan na MOOSHON ni shuushi shite face to face  ♪

Elle frappa dans ses mains en ouvrant la porte, sautillant pour passer le pas de l'ouverture. Comme a son habitude quand elle s'ennuyait, elle chantait. En fait, elle s'ennuyait constamment quand elle ne chantait pas. Presque. Elle sifflota pendant un moment en marchant dans le couloir, marchant les yeux fermés, si bien qu'elle avançait un peu étrangement, en diagonal, puisqu'elle ne voyait pas ou elle allait. Elle tapa une deuxième fois dans ses mains :

♪ Kiritsu, rei, soshite kiritsu  saeroku ni dekinakute 
Kuuki haki namaiki shouchin na MUUDO desu 
Dakedo seishin shukushuku no hanpuku de  yatto mezamashii! 
Eien ga chikazuita ki ga shita  ♪

♪ Suubun de kawaru sekai nara  dare ni datte CHANSU wa aru darou ne 
Demo koko kara unmeiron wa midasarete 
Fumihaireta yatsu kara junjun ni SHIIDO wo toru reitetsu na shikumi  ♪

Elle arrivait au niveau de l'escalier, l'air de s'amuser comme une folle. Elle ouvrit les yeux pour descendre, tapant encore et encore dans ses mains en dansant plus qu'en marchant.

♪ Nee koko kara  tooku tooku mezasu to shite  ittai nani ga mitsukaru ka nante 
Kangaeteru jiten de mou muchuushin  KOOSU AUTO minogasu na yo  kono shunkan wo scope shiro 
Dakara  kuuki kuuki  ryoute ni tsukande  sakihokore utsukushii hito yo 
Sono mama PEESU APPU shite, Invisible Sensation 
Daitan na MOOSHON ni shuushi shite  face to face  ♪

Elle fit un dernier saut, s’arrêtant devant la porte de la salle de musique, elle ouvrit la porte avant d'allumer la lumière qui était plus tamisé que dans le reste du bâtiment. Elle stoppa sa chanson, pour chantonner autre chose. « Daiki Daiki Daikirai sama ga ». Elle posa sa guitare contre le mur avant d'avancer dans un coin de la pièce ou se trouvait un piano moyenne gamme. Elle passa sa main avec douceur dessus :

- Salut mon beau.
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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Jeu 15 Fév 2018 - 21:39

La jeune fille qui s’en était remis à mes conseils sembla instantanément changer d’avis, après que je me décide à l’aider. Je ne compris pas pourquoi soudainement je la sentais se braquer, puis, reculais finalement un peu, de peur de m’être trop rapproché. Je me mis alors à rougir, un peu gêné par son refus de me montrer sa partition. Ce n’était pas que je désirais la voir plus que ça, mais c’était simplement que j’avais peur d’avoir commis un faux-pas, d’avoir dit un mot de trop, d’avoir peut être pu lui paraître prétentieux en émettant mon avis de la sorte, alors que dans le fond, je ne m’y connaissais pas. Je n’avais absolument aucune légitimité pour parler sur ce genre de sujets, mais j’imaginais que cette dernière s’en doutais tout de même, avant de me demander conseil.

Finalement, cette gêne se dissipa lorsque son téléphone sonna. La jeune fille décrocha finalement en peu de temps, tout en éloignant le téléphone de son oreille. Ce semblait être une bonne nouvelle, vu les cris de joies que je pouvais entendre depuis mon siège. J’écoutais la conversation distraitement, tentant de ne pas être trop indiscret. Je faisais semblant de ranger quelques dossiers, le temps qu’elle passa à répondre au téléphone. Il s’agissait d’un concert qu’elle allait devoir donner. Cette nouvelle s’annonçait plutôt excitante, du moins, c’est ce que je pensais, avant que la jeune fille se mette à jurer.

« Tu n’es pas contente ? »

Je m’empressais de le lui demander, tant ma surprise fut grande.

Elle soupira alors, en laissant tomber ses bras, avant de reprendre sa guitare. Elle semblait être fatiguée, peut être que l’idée d’un concert si proche ne lui plaisait pas. Elle finit par m’annoncer qu’elle devait partir, ce que je comprenais très bien.

« Mh, d’accord, bonne chance! On se recroisera sûrement! »

Puis, elle finit par se retourner vers moi, me proposant de l’accompagner. L’idée ne me déplaisait pas tant, bien que j’eusse tout de même du travail. Cependant, sa musique avait la vertu de me permettre de m’aérer, bien que je ne fusse pas certain qu’elle appréciait vraiment ma présence, je m’apprêtais à accepter. Mais je coupais court dans mon élan, la bouche ouverte, sans qu’aucun son ne s’en émette.

« En fait, je ne voudrais pas te déranger… Tu dois répéter dur, c’est dans bientôt! »

Puis, je la regardais s’éloigner, en chantonnant, rangeant ses affaires. Je la suivais du regard, sans vraiment lui adresser un mot. Je ramassais alors à mon tour mes affaires. Une revue paranortime, un bloc-notes pour y noter quelques événements, puis me mit à la suivre dans les couloirs, alors qu’elle était face aux escaliers.

« En fait, je veux bien venir juste un moment. Enfin, si ça ne te dérange pas que je t’écoute répéter. »

Après tout, elle me l’avait proposé… N’empêche que j’ignorais si elle allait faire comme précédemment, et annuler son invitation. Je tentais donc de la convaincre, alors qu’elle n’avait pas encore refusé ma visite.

« J’ai pris quelques affaires, je ne compte pas te déranger, promis! »

Je la suivais, lentement, observant chacun de ses gestes. Elle se dirigeait vers un piano, qu’elle se mit à regarder presque langoureusement, avant de le saluer. Je souriais, étranger à cet univers, mais pas fermé pour autant.

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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Mar 20 Fév 2018 - 16:53

Ses doigts passent lentement le long de l'instrument, avec une douceur, avec une tendresse impossible a feindre a ce niveau. C'est évident, elle retrouve un ami, un confident. Elle tourne autour du piano en l'observant lentement. Ce n'est pas un piano extrêmement chère, il n'y a rien de précieux. C'est le genre de piano de seconde gamme que l'on peux trouver pour quelque milliers de yens dans n'importe quelle boutique du centre ville. Elle se pencha dessus, s'appuyant contre le bois polit, laissant le haut de son corps se laisser aller sur le dessus de l'instrument :

- Petit bébé....

Elle se mit a ricaner a haute voix, avant de se redresser et d'aller allumer des lumières plus tamisées. Puis elle revint dans la direction du garçon et passa a coté de lui pour éteindre la grande lumière. Aussitôt l'ambiance fut moins lumineuse, plus paisible, discrète. Elle soupira de nouveau en fermant les yeux, les ouvrant une seconde fois, satisfaite de l’atmosphère qu'elle venait de créer. Elle rejoignit le piano en quelques sautillements, en chantonnant toujours la même chanson. Elle posa sa guitare, retira son manteau, caressa le clavier.

Puis subitement, elle s'en détourna, comme possédé par son instinct qu'elle ne maîtrisait pas, qu'elle ne contrôlait pas. Elle alla vers la fenêtre qui offrait le même paysage que la salle du dessus, celle d’où il venait. Elle observa la pluie qui avait redoublé d'intensité, d'un air nostalgique. Pendant un instant, elle était revenue au départ de Reira, ce moment ou elle avait retrouvé son frère devant la gare, ce moment ou elle avait laissée tomber son parapluie, et qu'ils étaient restés ensemble silencieux dans ce moment qui l'avait longtemps rendue malheureuse. Ce n’était plus le cas aujourd'hui, elle n’était plus triste. Reira avait fait sa vie, elle même faisait la sienne. Et si sa professeur de percussion et de flûte l'avait abandonnée dans ses représentations du centre-ville, c’était un coup de pouce, pas un frein. Elle eu un sourire en se retournant finalement :

- Tu peux t’asseoir si tu veux. Ou tu peux partir, je comprendrais que tu t'ennuies. Ou alors si tu veux essayer un instrument, n'hésites pas non plus, il y a un peu de tout dans l’arrière boutique.


L’arrière boutique, c’était la seconde pièce, rattaché a la première, ou se trouvait la plupart du matériel. Certains surnommait l'endroit «les coulisses », d'autre « la caverne d'Ali-Baba ». Si la plupart des étudiants confirmés apportaient leurs propres instruments, les débutants pouvaient se servir ici, pour découvrir, comme pour patienter d'avoir les moyens de se payer mieux. Qu'on se le dise, la musique n’était pas forcément a la portée de tous. La qualité d'un instrument pouvait drastiquement changer le son produit. Mais ce n’était pas un problème qu'Ayame avait déjà connue.

Elle, était en train de penser a ce que le garçon avait dit plus tôt. Non, elle n'allait pas s’entraîner durement. D'une part parce qu'elle n'avait jamais l'impression que pratiquer était dur. C’était un plaisir. Elle jouait des heures sans jamais être lassée. C’était l'une de ses forces. D'autre part, c’était juste un petit concert, un fond sonore. Elle n'avait pas a atteindre la perfection. Elle n’était pas Haruki. Lui faisait des prestations parfaites. Elle, c’était vivant, elle s'amusait, simplement.

- Il faudrait déjà que je trouve les partitions qu'ils veulent me faire jouer.

Elle sortit a nouveau son téléphone, et envoya un message a sa mère. Rien qu'en voyant son nom, elle se referma légèrement. Elle pianota pour lui demander la liste des partitions, en sachant qu'elle n'attendrait pas longtemps pour avoir une réponse. Au moins, a défaut de s’intéresser a elle, sa mère respectait un minimum la pianiste qu'elle était. Enfin, au moins, c'est ce qu'elle aimait croire. Une fois le message envoyé, elle resta ainsi, silencieuse, pendant un moment, perdue dans ses pensées.

Dans la lumière un peu tamisée, elle était vraiment jolie. Pas le genre de beauté de ces mannequins, et elle n'aurait jamais le physique des idoles qui perçaient d'avantage par leurs corps angéliques que leurs chansons et leurs voix. Non, elle, était doté d'une beauté plus ordinaire. Le genre de fille qui était décrite comme « jolie », dans la vie de tout les jours. Si dans le milieu, la chirurgie esthétique était monnaie courante, il n'y avait aucune chance qu'elle s'en serve, ce n’était pas du tout son genre. Actuellement, la mixité entre son coté encore enfantin et la femme qui naissait pour prendre la place avait un coté attirant, un coté mignon. Et si ses courbes restaient encore celle d'une adolescente, elle gardait ce petit coté Européen de sa mère.

Elle regarda encore le piano, puis le garçon :

- TU voudrais jouer quoi comme musique....ou alors attends ! Donne moi un instrument et une chanson et j'improvise ! Ca va etre marrant !
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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Sam 24 Fév 2018 - 21:24

La jeune femme semblait m’avoir complètement oublié depuis qu’elle était entré dans la salle. Le piano, au centre, semblait l’attirait tel un aimant, et elle, semblait être bercée au simple contact de l’objet. La scène était assez étrange à regarder, mais elle était belle. Je restais silencieux, au pied de la porte, jusqu’à ce que la jeune Masuda se souvienne de moi, et m’invite à m’assoir, ou à quitter.

Cela faisait plusieurs fois qu’elle m’invitait sans vraiment se soucier de mon choix. J’ignorais si elle faisait cela par politesse, car elle semblait être bien indifférente à ma présence. Peut être essayait-elle de m’inciter à m’imposer, ce que j’ai tendance à oublier de faire. Il est vrai que je me suis souvent mis à l’écart, que la majorité des choses qui me sont arrivées, qui m’arrivent encore aujourd’hui, sont le fruit du hasard, je me laisse porter par la vie comme par le courant, sans ne jamais lutter, je m’engouffre constamment dans cet ouragan de choses anodines, qui parfois forgent, ou blessent.

Quoiqu’il en soit, je ne me sentais pas d’humeur à m’imposer, j’étais presque prêt à partir, à la laisser tranquille une bonne fois pour toute, et à retourner à mes occupations. Je n’aimais pas ce sentiment qu’elle me laissait d’être complètement invisible, et en même temps, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même.

J’avais soudainement soif. Très soif. Si bien que mes mains commençaient à tremblées, je me sentais quelques peu inconfortable. Ayame commença à se rapprocher de moi, afin d’éteindre la lumière, alors que je me trouvais appuyé contre l’interrupteur. J’avais soudainement très peur qu’elle s’aperçoive des gouttes de sueurs froides qui pouvaient lentement s’écoulées sur mon front. Je reculais d’un pas, alors que la jeune fille s’avançait vers moi. J’avais envie de fuir, mais je me sentais paralysé. J’avais tellement peur de me retrouver seul dans cet état que je ne voulais pas non plus la quitter. Mais si je restais, elle risquait d’en apprendre bien trop que ce que je n’aurais espéré. Je balbutiais alors, aussi clairement que je le pouvais –c'est-à-dire, avec beaucoup de difficultés- :

« T-Tu parlais de… l’arrière boutique ? Je vais… Y jeter un œil ! »


Je me précipitais donc dans la petite salle qui me semblait être celle dont elle parlait. La salle n’était en soit pas si petite, mais la quantité de matériel éparpillée dans tout les coins la rendait étroite, très étroite. Néanmoins, elle était parfaite pour faire mes affaires. Une petite gorgée, il n’en fallait pas moins pour stopper ce calvaire. Il ne restait plus qu’à m’emparer de cette fiole, à veiller à ce que ma camarade ne vienne pas me déranger, puis, je prendrais un petit tambourin, sur lequel je ferais semblant de taper, que je scruterais pour éviter de croiser son regard, pour ne pas sentir les accusations ou les interrogations dans la prunelle de ses yeux, je m’évaderais à mon tour, dans cet univers qu’est le sien, dans sa drogue à elle, peut être moins destructrice, mais surement pas sans sacrifices. Chacun son fardeau, et sa délivrance.

Je me précipitais donc au fond de la petite salle, m’accroupie, m’appuyant alors sur mes deux pauvres jambes tremblantes et impatientes, feignant d’observer les xylophones. Je tapais deux ou trois notes, histoire de masqué le petit « Plop » de ma fiole à son ouverture. Elle était presque vide, il faut dire que la veille, la solitude n’arrangeant pas les choses, elle m’avait aidé à m’endormir. Je pris alors une gorgée de rhum. Je sentais ce dernier me serrer la gorge, et remonter jusqu’à mon cerveau, libérer dans mon cœur une sensation de bien-être imminente, j’avais l’impression que mes poumons s’ouvraient à nouveau, de pouvoir respirer, revivre. Je devais avoir l’air pitoyable. Et je fini la bouteille.

« Il faudrait déjà que je trouves les partitions qu’ils veulent me faire jouer. »

Sa voix me rappela à l’ordre. Je m’empressais de ranger la fiole à son endroit habituel, c'est-à-dire à ma ceinture. Je devais sentir un peu l’alcool, car je m’en étais renversé dessus en buvant, assoiffé et impatient.

Je sortais finalement de la salle, un xylophone sous le bras, avant de me retrouver face à ma camarade, toujours près du piano, sous la lumière tamisée. Une fois debout, l’alcool se fit ressentir d’avantage, et tout mes membres semblèrent moins toniques, plus faibles que normalement. C’était une sensation que je connaissais bien, et qui me surprenait à chaque fois. J’étais déjà un peu saoul, mais restais un minimum conscient.

La jeune fille s’adressa à nouveau à moi, me demandant de lui indiquer un instrument afin qu’elle improvise. Stupéfait qu’elle s’adresse alors à moi, je m’éloignais, afin qu’elle ne se doute pas des substances que je venais de prendre, avant de lui tendre mon xylophone.

« Hikari no Hahen. »

C’était la première chanson qui me venait à l’esprit. J’attendais donc, paisible, qu’elle relève le défi.

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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Mer 28 Fév 2018 - 17:29

Elle le regarda partir en se demandant si elle avait dit quelque chose de mal en le regardant partir. Elle se frotta légèrement la tête avant de retourner a ses occupations. Si elle devait vraiment jouer plusieurs partitions lors de ce concert, il faudrait vraiment qu'elle décide de la suite qu'elle donnerait. Elle reçut un message de sa mère a ce moment la. Pas un mot, juste la liste des partitions qu'elle lui avait demandé. Elle ne s’embêta pas a écrire une réponse, sa génitrice s'en fichait de toute façon. Elle alla dans un coin de la pièce, cherchant un livre de partitions qu'elle trouva bien vite.

C’était un peu une bible, regroupant les compositions des auteurs de tout temps. Il y avait plusieurs livres de la sorte qui permettait a tout étudiant de pouvoir étudier du Mozart, du Beethov, ou alors des partitions plus récentes comme du Evans par exemple. Elle aimait bien les artistes un peu moins vieux. Si Mozart etait la référence, elle n'avait jamais eu beaucoup de frissons en écoutant. De toute façon, ce n'etait pas la partition qui faisait l'artiste, mais l'inverse. Si Haruki avait joué du Mozart, elle savait qu'elle aurait finit par en pleurer d'émotions.

Il revint rapidement, un xylophone sous le bras. Elle connaissait la base de l'instrument, qui avait des similitudes avec le piano. Si bien qu'elle n'avait pas vraiment de mal a en jouer dans des compositions de bases. Il lui donna une chanson, avant de reculer, et elle le regarda avec étonnement. Elle se demanda si elle avait encore dit quelque chose de mal, mais après réflexion, elle accepta le fait qu'elle s'en fichait. Son défi etait la, et rien de plus facile que cette chanson pour elle. Elle l'avait déjà chantée avant.

- Ok, laisses moi une minute.


Elle prit l'instrument qu'elle étala sur une table, avant de commencer a l'utiliser, comme pour se remémorer les sonorités qu'il pouvait produire. Elle tapota un peu partout sur le bois, emplissant la pièce d'une sonorité agréable a l'oreille. Puis elle se mit a chantonner, pour que sa voix retrouve le rythme qu'elle avait eu plus tôt, dans la pièce du dessus. Il n'y avait qu'eux deux, mais elle avait l'impression d’être seule. Elle stoppa son poignet, poussa un soupir, prit une inspiration. Et la mélodie de la chanson commença a danser sous le plafond :

♪ katachi mo iro mo chigau BIIZU ga 
TEEBURU no ue de hikatteta 
tagai ga tagai wo terashiatte 
iro toridori kagayaiteta  ♪

♪ hibi ga warete mo  sukoshi kakete mo 
sono hahen sae  kagayaiteta  ♪

Elle se stoppa avant le premier couplet, une demi-seconde tout au plus, en lui lançant un regard d'un air de dire «c'est bien ça ? » Puis elle enchaina, sa voix s'envolant.

♪ yorisoiai nagara 
toki ni toozake nagara 
fuzoroi na kakera to kakera tsunagu 
itsuka no kanashimi mo 
namida shita omoide mo 
kimi no hohoemi wo irodoru hikari  ♪

♪ sabishisa ni makesou ni natte mo 
heiki na furi shite waratteta 
jibun no nimotsu, hoka no dareka ni 
seowasete shimawanai you ni  ♪

♪ kizuiteita yo  kimi no tsuyosa wo 
sono yokogao wo zutto miteta  ♪


♪ ORENJI-iro no sora 
nishibi ni terasarete 
fuzoroi na kageboushi ga yureteta 
nanika tsutaetai no ni 
nani mo ienakatta 
nagareru toki to kurete yuku hikari  ♪

Elle lacha l'instrument, comme si elle était frustrée que le son ne sois pas aussi bien qu'elle l'aurait voulu. Elle sauta vers le piano, prenant place sur le banc, enchaînant la suite de la chanson comme si elle l'avait fait tout du long avec cet instrument la. Et la chanson prit instantanément une tout autre ampleur. Comme si soudainement, elle chantait vraiment.

♪ ibitsu na kakera-tachi 
toki ni wa kosureai 
hikari ni kazashita mangekyou no you ni 
wakariaenakute mo 
namida ga nagarete mo 
hitorikiri de wa kanaerarenai keshiki  ♪

♪ waraiaeta koto mo 
butsukariatta koto mo 
boku no taisetsu na takaramono 
kakiatsumeta BIIZU de 
nani ga tsukureru darou? 
iroasenai hihkari no kakera-tachi  ♪

♪ ORENJI-iro no sora 
nishibi ni terasarete 
fuzoroi na kageboushi ga yureteta 
nanika tsutaetai no ni 
nani mo ienakatta 
nagareru toki to kurete yuku hikari  ♪

Les larmes roulerent alors sur ses joues, bien plus que pour la premiere chanson. Comme si elle pleurait vraiment. Mais son sourire indiquait clairement que c'etait des larmes de joie.

♪ yorisoiai nagara 
toki ni toozake nagara 
fuzoroi na kakera to kakera tsunagu 
itsuka no kanashimi mo 
namida shita omoide mo 
kimi no hohoemi wo irodoru hikari ♪

Elle continua de jouer la musique encore une bonne minute aprés la fin des paroles, et finalement, elle releva la tete vers le garçon :

- J'ai réussis le défi.... ?
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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Lun 12 Mar 2018 - 2:57

Alors que je venais d’indiquer la chanson que je souhaitais faire interpréter à la jeune artiste, cette dernière acquiesça instantanément, et s’empara de l’instrument au plus vite. Elle ne dit rien, mais je sentais une sorte de confiance en elle, je ne saurais exprimer ce ressenti, mais son visage, plutôt doux, semblait trouver ma demande « facile ». Elle n’avait pas non plus l’air arrogante, mais ses airs de mademoiselle-peu-m’importe m’agaçaient quelques peu, et l’alcool montait si vite, que je sentais que je ne tarderais pas à lui partager mon ressenti. Je pris donc une brève inspiration. Ses yeux étaient rivés sur l’instrument, et après tout je n’avais pas à m’inquiéter, elle ne faisait pas attention à moi, et vu que nous ne nous connaissions pas vraiment, aucun risque qu’elle trouve mon comportement suspect.

Je m’étalais donc à mon aise sur les chaises devant le piano, attendant que ma camarade se mette à jouer. En temps normal, je n’aurais certainement pas réagit de la sorte. J’aurais sûrement prit une place infime sur une petite chaise, et n’aurait pas bougé pendant un bon moment, jusqu’à ce que cette dernière termine du moins. Néanmoins, là, je prenais au moins deux chaises et demies, et beaucoup d’espace avec mes bras, qui cajolaient le dossier de ces dernières. Je ne regardais même plus la jeune musicienne, à quelques pas de moi. Elle me semblait complètement absente, peut être un peu trop dans son monde, et moi dans le mien. Ce n’était que l’histoire d’une rencontre dont je ne me souviendrais certainement plus une fois ma sieste effectuée. Je savais cependant que j’allais avoir honte, si par malheur je la recroisait dans un couloir, si jamais Maya la mentionnerait dans une de nos conversations.

J’avais du mal à reconnaître la musique, avant qu’elle ne se mette à chanter. Elle la reprenait tout de même à sa façon, ce qui la rendait indéniablement belle, comme toutes les autres musiques qu’elle avait pu me montrer depuis le matin-même. Cependant, quelques peu étourdie, je n’écoutais qu’à moitié, et me contentait de battre le rythme, avec beaucoup de difficulté, du bout des doigts. Enfin, la jeune brune s’arrêta, ce qui interpella mon attention. Les sourcils légèrement froncés, quelque chose semblait la déranger, puis, sans prendre de pause, sans dire un mot, elle se dirigea vers le piano, et reprit exactement où elle s’était arrêtée. À partir de cet instant, sa présence me captiva à nouveau. Sa voix était si puissante, et pénétrait tout mon être d’une façon si intense que je me mis à pleurer, tout comme elle.

Les larmes s’écoulèrent soudainement, et dans ma plus pathétique virilité, je me mis à les chasser du poignet. Au fond, je me fichais qu’elle me trouve dans cet état, après tout, elle semblait être dans le même que moi. À cet instant, cela n’avait pas vraiment d’importance, je ne me souciais plus de la façon dont je pouvais lui apparaître, de si elle m’aimait bien, si je la répugnais. Elle, bien que son attitude froide et distante avait le don de me repousser, moi qui ai toujours été plus habitué aux accueils plus chaleureux, sa voix, la puissance de ses notes venaient apaiser le reste. Si bien que j’en tombais amoureux. Non pas de sa personne, mais dans un sens plus spirituel. Pour la première fois depuis longtemps, je sentais mon âme plus vive dans ma poitrine, et mes yeux ne cessaient de pétiller en la regardant jouer. J’ignorais avant cela ma grande sensibilité, ma mélomanie cachée.
Je me levais soudainement, une fois sa dernière note achevée, et me mis à applaudir, me rapprochant à nouveau d’elle dans une démarche tout en zigzag.

« T’as un don, c’est certain… »

Je la félicitais tout en la pointant du doigt, afin d’appuyer mon propos. Puis, je m’assis par terre, un peu fatigué. C’était toujours comme ça lorsque je buvais après une longue période sans. J’étais capable de m’endormir contre un mur en pleine rue, dans le parc sur un banc, le sommeil lourd et facile.

« Dis… Je crois que je suis un peu fatigué. Je vais te laisser travailler, je vais dans ma chambre… »


Pour le moment, je n’avais pas trop l’air suspect. Mis à part le fait que je partais me coucher aux environs de 13h et que je ne bougeais pas d’un pouce pour le faire…

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Ayame Masuda
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MessageSujet: Re: Fredonnement nocturne [ Montaro ]   Mar 13 Mar 2018 - 19:06

Elle lui souriait quand il s'approcha, sourire qui devint plutôt circonspect quand il lui fit part qu'il allait se retirer. Elle hocha un peu la tête, en regardant un moment le piano, puis l'autre instrument qu'elle avait utilisé cinq minutes plus tôt. C’était probablement mieux ainsi, il fallait qu'elle se concentre. Elle le regarda un moment en silence, en se demandant pourquoi ce brusque changement d'avis. Et surtout, pourquoi il l'avait suivi ici pour partir au bout de dix minutes. Mais il avait ses raisons sans doute, et elle n'avait aucun droit de lui demander des comptes. Elle hocha donc la tête une nouvelle fois.

- Tu as raison, tu es un peu palot.


C’était vrai, il semblait presque sur le point de vomir. Et elle préférait qu'il ne le fasse pas sur le sol de la salle de musique. De toute façon, elle n'allait pas non plus rester très longtemps. Elle serait mieux chez elle pour pratiquer, et puisque Maya n’était visiblement pas la, elle devait être soit chez eux, soit a son appartement. Elle reporta son attention sur son téléphone, pendant qu'il se relevait pour partir. Elle ne le reverrait peut être jamais, mais finalement, avait apprécié ce moment, comme avec toute les autres personnes qu'elle rencontrait.

- En tout cas, si tu veux revenir jouer du xylophone, hésite pas.

Elle ricana, avant de commencer a rassembler ses affaires. Elle referma le piano, et prit le second instrument qu'elle alla ranger dans la seconde salle. Quand elle revint, il etait partit, évaporé, comme si il n'avait jamais était vraiment la. Mais une odeur désagréable subsistait. De l'alcool, principalement dans la pièce de rangement, la ou il avait bu sans qu'elle ne le sache. Elle se dépêcha d'enfiler sa guitare sur son dos, après avoir mis son manteau, et elle éteignit la lumière.

Elle dévala les marches quatre a quatre, pour parvenir dans le hall. Il ne pleuvait plus a l’extérieur, et cela la fit soupirer de soulagement, elle n'avait pas vraiment envie de passer tout son chemin du retour sous la pluie. Elle enfila sa capuche avant de commencer a chantonner en partant vers la grande grille de Keimoo. Elle n'avait finalement pas obtenue ce qu'elle voulait, elle n'avait pas continué sa chanson, et au contraire, elle avait maintenant la perspective d'un concert qu'elle aurait bien voulue ne pas donner.

Mais finalement si la rencontre qu'elle avait fait n'allait pas forcément donner lieu a une suite, elle trouvait toujours cela agréable de discuter avec des gens qu'elle ne connaissait pas. Elle sortit finalement du campus, se retrouvant dans la grande rue devant le campus. Elle se retourna alors vers les grands bâtiments, et ouvrit les bras, comme pour embrasser toute sa vue entre ses deux membres. Elle poussa un cri aigu, qui fit se retourner les passants. Certain semblèrent savoir qui elle était et lui firent un sourire, d'autre s’éloignèrent rapidement pour ne pas être vu avec cette folle.

Elle commença a courir dans la direction de sa maison, alors que la pluie recommençait a tomber. Elle trébucha et parvint de justesse a garder son équilibre, avant d'éclater de rire une fois de plus, devant sa faculté de pouvoir tomber a tout instant. Presque comme un personne de manga, une caricature de l’être humain. Elle leva alors la tête vers le ciel, repensa a sa journée, repensa même un peu plus que besoin a sa vie en générale.

Elle avait atteint un point de notoriété assez haut, tout du moins dans cette ville, elle avait une meilleure amie incroyable, un frère extraordinaire, une passion qui ne cesser de devenir encore plus importante dans sa vie, elle allait faire ce qu'elle voulait de son avenir, bref, tout était parfait. Et pourtant, a cet instant précis, la pluie lui donna l'impression de rêver. Comme si les nuages lui passaient un message, que ce n'etait pas vraiment la réalité.

Elle effaça cette pensée en écartant les nuages du plat de la main, recommençant a courir dans les rues d'Hyriuu. Parce qu’après tout, elle ne trouvait rien de mal a vivre un rêve éveillé.
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