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 Stalking [PV Aslinn]

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Hisaka Rika
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MessageSujet: Stalking [PV Aslinn]   Dim 28 Aoû 2016 - 23:05

Le regard que m’adresse la rousse me fait comprendre qu’elle ne voit pas où je veux en venir en prononçant le prénom de notre antagoniste préféré – dont nous ignorons encore le patronyme. C’est la raison pour laquelle, après avoir fait une pause, je précise en répétant et en désignant le milieu de la cour du lycée où se trouve Kagami. La réaction de l’irlandaise ne se fait pas attendre. Une demi-seconde plus tard, Aslinn est déjà à la fenêtre, je lâche un soupir amusé en la rejoignant pour me tenir au courant des derniers potins moi aussi. Comme pour me signifier sa réelle surprise de le voir si proche de nous, la lycéenne rumine sur sa présence en clignant des yeux. Que fait-il ici ? Eh bien, je me le demande aussi. Je plisse les yeux pour tenter de déterminer l’objet qu’il tient entre ses doigts, mais rien à faire, le soleil m’éblouit et je ne parviens à aucun résultat. Lâchant prise sur le jeune homme, je tourne la tête vers l’européenne et lui demande ce qu’elle compte faire. Ce qu’il restait de ma motivation à continuer les recherches sur internet s’est envolé avec la dernière gorgée de Dr.Pepper.

« On le stalke. »

Comme lors de notre promesse une heure plus tôt, ses iris viennent chercher les miens en gage de sérieux. Je croise les bras contre mon torse. Ce que nous allons faire n’est pas raisonnable et en tant que senpai, je devrais l’arrêter. Toutefois, ce n’est pas comme si je n’en avais pas envie. Je détourne le regard quelques temps pour observer la silhouette de notre cible s’éloigner. Mon visage baigné dans la lumière est aussitôt frappé par un vent d’été, un sourire machiavélique se dessine sur un coin de ma bouche.

« Okay. »

Une simple approbation suffit à mettre la machine en route. De son côté, ma kouhai est déjà en observation intensive du phénomène Kagami. Ce n’est pas comme si elle avait attendu mon avis en fait. La vision d’aigle de mon binôme lui permet de savoir que l’objet qu’il tenait en main est en réalité un appareil photo. Tout prend son sens maintenant. L’inquiétude de voir notre adversaire prendre au sérieux ce projet me gagne. Et s’il était vraiment un pro dans la photographie ? Avons-nous vraiment nos chances alors que nous sommes novices ? Les belles paroles, c’est une chose. Accomplir nos promesses en est une autre. Je baisse les yeux vers le sol sans faire attention à la rousse qui semble quitter les lieux, c’est d’ailleurs ce qu’elle annonce un petit peu plus tard. Si l’étudiant était dans la cour avant qu’on le perde de vue, on devrait effectivement pouvoir le rattraper. Je hoche la tête pour l’approuver même si quelque chose nous en empêche actuellement. Je tente d’interpeller Aslinn pour lui rappeler qu’on a laissé la session d’ordinateur ouverte, mais rien n’y fait : elle est déjà presque au bout du couloir.

A grandes enjambées, le hall est bien plus proche qu’il ne l’était dans mes souvenirs. Nous repassons devant les casiers à chaussures et atterrissons rapidement dehors. La porte franchie, une vague de chaleur nous rappelle que nous sommes en été, à mon grand désespoir. Malgré mon approbation, je reste encore chamboulé par la tournure des événements et j’ai du mal à suivre le rythme de la rouquine qui me devance d’au moins cinq mètres. Sous le soleil de plomb, nous nous dirigeons vers la cour où nous avons aperçu Kagami pour la dernière fois. On se croirait dans une mauvaise série policière où je joue le rôle du flic boulet. Espérons toutefois que je ne déclenche pas le courroux d’Aslinn sans le faire exprès. Après l’effort, le réconfort. Ou peut-être pas. Après quelques minutes de course contre la montre, la jeune femme s’arrête enfin. Je scrute les alentours, pas de trace de notre cible. Je lis la déception sur le visage de mon binôme et m’apprête à rebrousser chemin, résigné à ne plus le recroiser dans la journée – deux fois c’est suffisant – quand une voix masculine se fait entendre, et seulement une. Inquiétant.

« Il parle tout seul ou qu-…. ? »

Pas le temps d’en dire plus et je me fais pousser contre un mur dont je soupçonnais à peine l’existence. Je lance un regard plein de reproches à l’autre personne, mais elle semble bien trop absorbée par le dialogue de son cher et tendre que par mon état de santé. Adossé contre le bâtiment, je me laisse aller quelques secondes le temps de reprendre mon souffle. En reprenant mes esprits après cette course de quelques dizaines de mètres, je comprends que notre adversaire est au téléphone, à moins qu’il aime simplement s’entendre parler. En vue de son caractère égocentrique, ça ne m’étonnerait qu’à moitié. Aslinn reprend la parole alors que je me masse l’épaule droite. Elle veut encore l’espionner ? C’est en tout cas ce que je suggère son air joueur. Je ne cherche pas à résister plus longtemps, même si je vais devoir m’éclipser quelques minutes, le temps de régler une affaire. A mi-voix, je déclare :

« Je vais aller éteindre la session pendant qu’il est au téléphone. Envoie-moi des mails pour me tenir au courant de votre position. »

Je lance un regard en direction du jeune homme qui a l’air très occupé à rire avec son interlocuteur. C’est l’occasion de fuir pour quelques temps. Avant de partir, je rassure mon binôme sur le fait que je suis toujours partant pour le projet.

« Je serai bientôt de retour. »

Et je file en traversant la cour en marchant, l’air de rien. Courir attirerait son regard sur moi. Il m’a déjà vu plusieurs fois, il me chercherait des ennuis et ça serait la fin de notre filature. Les mains dans les poches, sac sur l’épaule, un bras devant le visage pour me protéger du soleil, j’avance sereinement vers le hall que nous avons quitté un peu plus tôt.

(…)

Fermeture de session m’affiche l’écran de l’ordinateur. Ma main moite quitte la souris et je repars aussitôt sous les regards ébahis des autres étudiants dans la salle informatique. J’ouvre la porte à la volée et m’engouffre dans le couloir sombre pour la quatrième fois de la journée. D’une main habile, j’attrape mon téléphone dans ma poche. Où en est Aslinn dans la quête d’informations ?

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MessageSujet: Re: Stalking [PV Aslinn]   Mar 30 Aoû 2016 - 23:02

C’est bien, le brun m’a suivie, et il ne s’est en rien opposé à mon idée. Et ce n’est pas comme si j’avais l’intention de lui laisser le choix. Enfin… je ne sais pas. Si n’avais pas voulu… Est-ce que je l’aurais pris par le bras pour le forcer à me suivre ; ou est-ce que j’y serais allée toute seule en lui disant de retourner devant moi l’ordinateur, s’il y tenait tant que ça ? Je ne sais pas, et la question ne se pose pas ; étant donné qu’il a décidé d’être de la partie de son plein gré. Notre mission d’espionnage commence donc maintenant. J’ai eu très peur quand Kagami avait disparu ; ça aurais été triste de devoir annuler la mission simplement parce qu’il est sortis de notre champ de vision. Heureusement, il est revenu à nous de lui-même. À croire qu’il veut qu’on le stalke. Il fait exprès, il s’est même rapproché de nous sans qu’on ai besoin de lui demander.
Un large sourire a étiré mon visage quand Kagami est passé à côté de nous.  Je n’entends que sa voix. Peut-être que c’est mon cerveau qui, en analysant les sons, à décidé que la voix de son interlocuteur n’était pas digne d’intérêt et l’a naturellement supprimée de mes oreilles. De toutes façons, seul Kagami m’intéresse, donc c’est très bien comme ça.  

Je suis presque déçue en le voyant sortir de derrière le mur avec son téléphone à l’oreille. C’est tout simplement ça. Mon cerveau n’est absolument pas capable de faire le tri dans les informations que je veux entendre ; je ne suis pas encore un ninja. La voix d’Hisaka m’a rapidement signalée qu’il n’avait entendu comme moi, qu’une seule voix et non deux.  Pas de pouvoir de discernement. Dommage. Mais pas capital.

Les yeux toujours rivés sur Kagami, j’entends Hisaka derrière moi qui veut aller fermer la session.
Mais on se fiche éperdument de cette session ! Ça ne change rien qu’on aille la fermer maintenant ou dans deux heure ! Je soupire avant de tourner la tête vers lui et le regarder un instant avec un air consterné. Au moins il demande à être tenu au courant de ce qui se passe ; il n’est pas complètement désintéressé. C’est déjà ça.

-Tu reviens quand c’est fait hein.

Un coin de ma bouche s’enfonce dans ma joue, dans une expression sceptique quand à son retour. Mais il me confirme de lui-même qu’il sera bientôt de retour. Je continue de penser que c’est de l’énergie perdue pour rien ; surtout que pour lui, ça veux dire refaire tout le trajet, redescendre au sous-sol, puis remonter après.  Des escaliers pour pas grand-chose. Enfin bon ; s’il est motivé à courir partout, je ne vais pas l’en empêcher, tant qu’il reviens après. C’est mon coéquipier après tout ; il va bien falloir qu’il suive le rythme  -même si je ne garantis rien de ce rythme dès que nous en aurons fini avec Kagami-cheri- pendant un mois.
Un rapide coup – d’œil pour le voir partir, puis je reporte mon attention sur l’autre brun. Ça serait dommage de le perdre encore une fois.
Je n’ai jamais fait de filature moi. Comment est-ce qu’on fait pour être discret ? Je fais face à un mur la. Est-ce que je suis capable d’être discrète ? Je n’ai jamais essayé en tout cas. C’est un peu le genre de chose impossible quand une boulle orange fluo trône sur votre tête à longueur de journée. On s’y fait ; mais c’est déstabilisant quand il faut être discret.
Déjà , faire en sorte qu’il ne me voie pas devrai être une bonne idée. C’est vaste une cours. Et c’est vide surtout.
Joie.
Surtout qu’il à décidé de la traverser en diagonale. Mais où il va ce con ? Je ne peux pas te suivre en diagonale de la cour, ce n’est pas comme ça que je vais être  ‘’discrète’’. Réfléchis.  Tu peux faire quelque chose. Rien que longer la cours au lieu de la traverser comme lui devrais être pas mal. Je ne serais pas vraiment cachée ; mais je suis suffisamment loin pour qu’il ne le calcule pas. Si ? Bah. On verra.

Je le laisse s’éloigner un instant, l’observant mettre de la distance entre nous. Je n’entends plus ce qu’il raconte au téléphone. Ça ne m’intéresse pas vraiment de toute façon. D’ailleurs il a fini de parler. Je le voit glisser son smartphone dans sa poche puis reprendre en main l’appareil qui pendait autour de son coup. Ou du moins je suppose que c’est ce qu’il fait, au vu des mouvement de ses bras ; étant donné qu’il me tourne le dos. J’attends qu’il s’éloigne encore un peu, puis je m’écarte de mon mur pour aller longer les bâtiments qui encerclent la cours. Je garde les yeux rivés sur lui. J’espère juste qu’il ne se retournera pas, parce que concrètement, il a beau être loin ; je doute qu’il ne me voie pas s’il se retourne dans ma direction.  

Au bout de la cours, les jardins. C’est la qu’il veut prendre ses photo ? C’est un peu bof comme endroit non ? Pas très original. Enfin d’un autre côté, c’est l’endroit le plus proche de nous sur lequel on peut trouver de la nature. Je suppose que tout est bon à prendre. Il faudrait qu’on voie avec Hisaka ou est-ce qu’on ira prendre nos photo. Mais là n’est pas la question sur le moment. Il faut que je marche vite si je ne veux pas le perdre. C’est bien plus long de contourner la cours que de la traverser en diagonale. Et j’ai des petites jambes.
Hmpf.

Quand je le vois disparaître dans les jardins, je laisse tomber la discrétion et court carrément jusqu’à l’entrée des jardin. Je m’arrête d’un coup.
Il est à quelques mètres de moi, en train de régler son appareil. Puis il s’accroupit pour se mettre face un plante.
Je…
Il a l’air tellement sérieux.
Je ne peux pas. C’est une plante tellement lambda. Tellement classique. Pourquoi tant d’intérêt ? Il pose un genoux à terre, et cale son appareil sur le second, tout en continuant de régler avec différents boutons. C’est si compliqué que ça de prendre une plante en photo ? Je ne peux pas m’empêcher de ricaner. Ce sérieux sur lui et son appareil, face à cette pauvre plante ridicule.  On dirais qu’il va lui faire une déclaration, dans cette position . Je n’entre pas trop dans les jardins, juste assez pour le voir. Ça serais très bête qu’il me voie maintenant.

Il clique, puis se lève.  Il a donc pris cette plante en photo.
Je l’observe partir un peu plus loin dans les jardins. Pas le moment de le perdre, j’avance à sa suite ; sans manquer de jeter un regard consterné à la plante qui a été prise en photo. Qu’est ce que tu as de particulier toi ? Rien ? Da fuck.  Je ne capte rien à la photographie.
Et puis, Kagami ne va quand même pas devenir un model à suivre ; donc oublions cette plante.
Je reporte mon regard sur lui. Il considère un arbuste, avant de continuer son chemin. Et non, petit arbre, tu n’est pas digne d’être pris en photo.
Il entre dans la serre.
Ha. Je vois. Il va aux endroits stratégiques pour les plantes. Ce qui est logique d’une certaine façon ; il n’est peut être pas non plus stupide au point de chercher à photographier des plante sur du bitume. Quoique, ça pourrais être une idée. ’’L’absence  de nature’’ ; faire l’opposé du sujet, anticonformiste, donc engagement, très contemporain. Je suis sûre que ça leur plairait.  
Euh. Dans une certaine mesure. J’en parlerais à Hisaka. Si j’y pense quand il reviens.
D’ailleurs ; il faudrait que je lui dise ou est ce que nous en sommes. C’est qu’il n’avance pas très vite le Kagami, surtout quand il commence à prendre en photo ses plantes.
Je sors mon portable de ma poche. Il est supposé être enregistré maintenant. Mail il a dit. Mail.
Hisaka, tu est la.

Je remonte les yeux vers Kagami.
MAIS QU’EST-CE QU’IL FAIT ?
Je l’observe depuis l’extérieur de la serre, à travers un vitre, commencer à s’allonger par terre, tordant le buste d’une façon étrange pour diriger son appareil sur une plante.  Mais qu’est ce qu’il nous fait ? Mais qu’est ce que c’est que ça ? Je n’en peux plus. Ce brun va me tuer un jour. Il est bien trop ridicule pour que mon cœur tienne. Dommage qu’Hisaka ne soit pas la pour admirer la scène.  
Oh.
J’ai mon portable en main. Mon portable est un smartphone avec un appareil photo. Je ricane. Il est bien trop concentré sur ses photo pour me voir. J’espère que les photos seront correctes à travers la vitre qui est quand même relativement sale.

Je colle mon portable à la vitre pour éviter d’avoir un reflet, puis je prend une première photo de Kagami-cheri.
Je la regarde. Ça ne passe pas trop mal à travers la vitre.

Je crée un nouveau message.

         From : me / To : Hisaka Rika
         📎20150630_4567
          Il est allé dans la serre, je l’ai suivi 8D

Rien de bien compliqué ; juste le nécessaire. La photo que j’ai jointe parlera pour moi. Je remonte les yeux vers Kagami tout en verrouillant mon portable.  
Puis je le déverrouille à nouveau. Ce type est une mine d’or.  Après avoir réussit à prendre cette plante en contre plongée, s’être allongé, tourné,  et étiré par terre ; le voilà cinq mètres plus loin, sur le flanc, toujours à même le sol , faisant face à de petits pots avec des mini – cactus dedans. Juste se baisser ça ne suffisait pas ? Il a une pose de pin-up de dos là… je prends une autre photo. Ça serais bien trop bête de ne pas immortaliser ça.
Je la partage directement avec Hisaka, par mail une fois de plus.

Puis ça continue. Il se relève en prenant une pose de chevalier qui se fait adouber -je le prends en photo- avant de finir de se mettre droit. Puis il observe les plantes, passant sa main sur les feuilles de celle qui est le plus proche -je le prends en photo- pour en voir la texture probablement probablement, car ensuite il positionne son appareil très près des feuilles et les prend en photo. Ensuite, il s’approche d’un endroit où des pots sont alignés verticalement. Il se met de nouveau par terre -je le prends en photo- , voulant probablement prendre une contre plongée de l’alignement des pots. Puis il se relève se mettant ce coup-ci sur la pointe des pieds et tendant ses bras aussi haut que possible vers le ciel, l’appareil encore dans les mains -je le prends en photo- pour avoir un vue en plongée de ces même pots.

Chacune leur tour, le photos que je prends sont partagées avec Hisaka. Je ne voudrais quand même pas être la seule à profiter de se spectacle.
Encore derrière ma vitre, je n’ose pas entrer, de peur qu’il ne me repère directement si je le fait. Je ne sais pas s’il va rester dedans encore longtemps -même si ça a l’air bien partit- mais je préfère attendre Hisaka avant de rentrer dans la serre. Histoire d’être sûre qu’on se retrouve, et de faire en sorte, à deux, d’être discret en rentrant.

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MessageSujet: Re: Stalking [PV Aslinn]   Mer 31 Aoû 2016 - 20:19

Elle m’a laissé partir sans faire d’histoire, à l’exception d’une petite menace qui m’a plus fait sourire qu’autre chose. C’est drôle, je ne pensais pas qu’elle tenait vraiment à ce que je sois là pour stalker Kagami. Un peu plus tôt, elle avait filé à sa recherche sans préavis. Nous avions tout juste terminé notre boisson, mais sa crinière rousse était déjà au bout du couloir.  Pour la rassurer, je lui ai donc promis de revenir bientôt, sans donner trop d’indicateurs temporels car je n’ai aucune idée de la durée de mon trajet. Sans un regard en arrière, je quitte ma cachette pour me montrer à découvert. Je passe à découvert devant Kagami au téléphone qui n’y voit que du feu. Une fois hors de son champ de vision, je peux reprendre un rythme de marche plus rapide. Pour honorer ma promesse, je me hâte de retrouver la salle informatique. Les regards sont de nouveau portés sur moi, mais je les ignore pour cette fois. Fermer la session et revenir dans la cour, c’est tout ce qui importe désormais.

(…)

Mon téléphone vibre dans ma poche. C’est une sensation qui ne m’est pas très familière étant donné que j’échange peu de mails…et que je n’ai pas énormément de contacts dans mon répertoire, aussi. Je suis encore dans le couloir au moment où j’ouvre le clapet. Un nom s’affiche sur l’écran. Aslinn. Quelle surprise. Je me racle la gorge pour ne pas être tenté de rire. J’ouvre le message. L’antiquité qui me sert de téléphone ne parvient pas à charger le message tout de suite. Quelle idée d’envoyer un fichier multimédia aussi, je lui avais simplement dit de me tenir au courant sur la situation. Dans ma tête, je parlais des lieux où il se déplace. Enfin, le contenu texte me suggère de me rendre à la serre. Je fais mon premier pas vers l’extérieur, regarde à droite, à gauche avant de me mettre à courir vers le club de jardinage. Il a vraiment parcouru tout ce chemin en si peu de temps ? Je laisse échapper un soupir. Au même moment, mon téléphone m’avertit de la fin du chargement. Ce n’est pas trop tôt, me dis-je en plaçant l’écran face à moi.

Oh. Kagami. D’un côté je me dis qu’elle n’aurait rien pu m’envoyer d’autre. D’un autre, je trouve quand même ça surprenant. L’air songeur, je me dirige vers les jardins.

Spoiler:
 

Je suis un peu gêné d’avoir une photo de ce type sur mon cellulaire maintenant. Attendez, pourquoi est-ce qu’il fait des trucs bizarres avec la plante ? On dirait qu'il la renifle pour savoir ce que c'est au lieu de lire les écriteaux.Je fronce les sourcils pour essayer de savoir ce qu’il est en train de faire. Pas le temps d’en apprendre plus, mon téléphone vibre à nouveau. Encore un message d’Aslinn. Est-ce qu’ils ont déjà bougé ? Apparemment non puisque son message n’a aucun contenu textuel, mais encore une pièce jointe. L’arrivée des messages se fait de plus en plus rapide, je n’ai même plus le temps de charger une photo, qu’une autre est déjà dans ma boîte de réception. Bon sang, je ne m’attendais pas à ça quand je disais vouloir être tenu au courant. Enfin, le point positif c’est qu’ils n’ont pas l’air d’avoir bougé des serres.

Quelques minutes de dure labeur s’écoulent – de même pour la sueur sur mon front – avant que je puisse rejoindre l’endroit indiqué sur les photos. A une vingtaine de mètres de mon objectif, je fais une pause, essoufflé. C’est alors que j’aperçois la silhouette de l’irlandaise, très occupée à prendre en photo l’élu de son cœur. L’élu de sa haine surtout. Il ne me faut guère plus de temps pour arriver à son niveau avec discrétion. Je ne tiens pas à nous faire repérer. Afin qu’elle ne soit pas surprise, je décide de lui envoyer un petit message avant d’arriver. Un simple Je suis là qui suffira à la faire se retourner vers moi. La porte d’entrée de la serre est ouverte, à l’intérieur…Il y a notre antagoniste. Je peux le voir à travers la vitre. C’est limite indécent, c’est presque du voyeurisme. Etonnamment, ça ne me met pas vraiment mal à l’aise.

Dans l’optique de ne pas attirer l’attention vers l’extérieur, je ne communique pas verbalement avec l’européenne. Seuls quelques signes de mains basiques sont échangés histoire de savoir s’il y a eu du nouveau. Cinq minutes s’écoulent. De mon côté, je commence à me lasser de la filature. Je me demande s’il en a encore pour longtemps. Et la réponse à ma question arrive presque immédiatement. Alors que je ne m’y attendais plus, je le vois s’approcher rapidement vers la sortie. L’air paniqué, ne sachant pas si la rousse l’a aussi remarqué, je me mets à chercher une échappatoire. Nous sommes à découverts.

Je n’attends pas plus longtemps pour attraper la rouquine par le bras. Elle a l’air solide, ce n’est pas avec ça qu’elle se déboîtera l’épaule. C’est à peine si elle aura un bleu demain. Je l’entraîne avec moi aussi vite que je peux, je tourne à l’angle et tombe à la renverse dans l’herbe fraîchement coupée. Craignant d’avoir fait du bruit et d’être repéré, je me redresse aussitôt. Encore sous pression, je jette un regard à travers la vitre. Kagami a l’air de s’être arrêté avant la sortie finalement. Et il n’a probablement rien entendu, sans doute trop concentré à prendre des photos. A mi-voix, je prononce quelques excuses à l’irlandaise pour l’avoir littéralement traînée jusqu’ici.

« Désolé. Je pensais qu’il allait sortir.»

Je remarque alors que dans le feu de l’action, je me suis emmêlé les pieds dans un tuyau noir. En le suivant du regard de tout son long, on peut voir qu’il est relié à la serre. De l’autre côté, son extrémité se jette dans un boîtier. Le bras tendu, je ne résiste pas à la tentation de l’ouvrir pour y découvrir un bouton. Qu’est-ce que c’est ? Je n'ai pas le temps d'y prêter plus d'attention, pas plus de temps qu'Aslinn n'a eu pour me faire des reproches. De l'autre côté de la serre, un intrus s'est introduit. Un membre du club de jardinage sûrement. Je me mords la lèvre inférieure. Si les deux entrées sont occupées maintenant, nous allons devoir rester ici jusqu'à ce qu'ils se décident à partir. Une voix masculine résonne dans la prison de verre.

« Hoy, Ueno.»

C'est qui Ueno ?

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MessageSujet: Re: Stalking [PV Aslinn]   Mer 7 Sep 2016 - 0:04

Je crois que j’adore Kagami. Ce type, à lui tout seul, va réussir à rendre ma journée intéressante. Je n’ai jamais fait de photographie ; mais j’étais loin de me douter que c’était si difficile d’obtenir un point de vue spécifique ; et que donc… il fallait se mettre dans ce genre de position. Qu’Hisaka ne compte pas sur moi pour le faire par contre. S’accroupir devant les plantes sera largement suffisant. D’ailleurs ça m’étonnerais franchement que Kagami s’allonge par terre de cette façon s’il savait que je suis là. Mais c’est tant mieux, parce que pour ma part, c’est fou rire sur fou rire que je retiens. Heureusement que je suis restée hors de la serre, parce que j’ai beau essayer d’être discrète, je doute de l’être vraiment. Ceci-dit, il ne m’a pas encore remarquée à priori ; c’est que je ne suis pas si mauvaise que ça.

J’étais tranquillement en train d’observer Kagami, un sourire sadique dessiné sur le visage, quand mon portable à vibré. Hisaka Rika. Rien de bien surprenant. Je tourne la tête pour le chercher des yeux, abandonnant un instant Kagami. Je sursaute presque en voyant le aussi proche. Généralement, le ‘’je suis la’’, tu l’envoies un peu plus tôt… quand tu n’es pas vraiment la, mais presque quand même.

Toujours est-il qu’Hisaka est là. Il ne semble pas décidé à parler, préférant sans doute la discrétion à la parole. Ça serais dommage que Kagami nous repère parce que j’ai voulu dire à Hisaka à quel point je trouve ce dernier ridicule. Il communique avec ses mains. Je ne suis pas sure de sa question, mais je réponds simplement en haussant les épaules, sans réussir à empêcher un sourire sadique de s’emparer de mon visage. Qu’est ce que je vais pouvoir faire de ses photos ? C’est un précieux moyen de pression sur Kagami que j’ai maintenant dans mon portable.
L’observation reprends ; accompagné du brun ce coup-ci. J’observe un brun, avec un autre brun… trop de bruns au Japon. Il serais temps que j’arrête de me faire cette réflexion, parce que ce n’est pas près de s’arrêter. Je ne sais pas trop comment considérer notre situation. En soi-même, je pense qu’Hisaka et moi sommes au moins aussi ridicules que Kagami ; à observer de derrière cette vitre en ricanant. Enfin quoique… Kagami atteint un certain niveau là quand même ; il pourrais faire de la compétition. Ce qui est dommage, c’est qu’il semble satisfait des photos qu’il a déjà pris, et ne se décide pas à reprendre ces magnifiques poses qu’il avait tout l’heure. Pour l’instant, il tient debout sur ses jambes et observe les plantes. Allez, tu vas bien en trouver d’autres à photographier ?

Je soupire en le voyant commencer à se diriger vers la sortie. J’en voulais d’autres moi…
On me tire d’un coup en arrière. Je suis trop surprise pour résister . Hisaka, pourquoi ?
En tournant après le coin de la serre, il tombe, m’entraînant avec lui. Je crois que mon coude s’est enfoncé dans son ventre dans la chute, parce que je ne me suis pas fait mal, et que c’était facile de relever le dos après. A genoux dans l’herbe, j’observe mon binôme d’un air accusateur.
Il fini par s’excuser. Ce coup-ci oui, tu peux t’excuser. Tu as une raison valable de t’excuser ; tu m’a fait tomber.
Il fini par expliquer la raison de son action. J’affiche un air surpris. Le fait que Kagami puisse nous voir en sortant de la serre ne m’a même pas effleurée.

-Euh.. oui. Je n’y ai pas du tout pensé sur le coup, mais oui. Il était bien partit pour sortir.

Je hausse les épaules, finissant de retirer l’air accusateur de mon visage. Ce n’est pas dit qu’on aie vraiment été suffisamment discret s’il était sortit, mais finalement une autre plante nous aura sauvée. Il est passionné ce type ; aller voir ses petites plantes jusqu’au bout pour être sûr de ne pas louper ‘’le’’ cliché qui fera sa note de dossier.
Soupir.
Hors de question que ce brun là ai une meilleure note que moi. J’aurais l’impression de salir mon honneur à perdre face à un type aussi méprisable.

Je me retourne à nouveau pour l’observer à travers la vitre. Il a été rejoint.

-Hoy, Ueno

Je fronce les sourcil. Comment il l’a appelé ?
Wait wait wait. J’ai mal entendu je suis sûre. Je retourne la tête vers Hisaka, l’interrogeant du regard quelques secondes, avant de poser directement ma question.

-Il l’a appelé Bueno là ? Mais il l’a pris pour un Kinder ou quoi ? Ou j’ai mal compris ; parce que là…

Mes yeux retournent se poser sur Kagami et son acolyte qui continuent tranquillement leur conversation. Je reste bloquée sur cette image. Bueno…

Mes yeux passent un certain nombre de fois de Kagami à Hisaka, jusqu’à ce que je sois certaine de ce que j’ai entendu.
Je le vois ouvrir un boîtier pour dévoiler un bouton.
D’un mouvement de tête je le désigne.

-C’est quoi ça ?

Mon regard passe du boîtier, au tuyau auquel il est relier. Un large sourire se dessine sur mon visage. Je crois que je sais ce que c’est. Ce tuyau est relié à la serre.
Hehe.

-Ce n’est pas un gros bouton rouge avec une tête de mort. On ne fera rien exploser. Donc…

Je souris un peu plus, me rapprochant du boîtier.

-On peut appuyer dessus pour voir ce que ça donne.

Alliant le geste à la parole, je presse un grand coup sûr le bouton poussoir en ricanant , puis je retourne poser les yeux sur Kagami.
L’arrosage e automatique de la serre se déclenche, trempant ainsi Kagami et l’autre inconnu qui l’a rejoint.

-ow fuck

Je ricane en faisant quelques pas en arrières pour admirer mon œuvre.

-C’est encore mieux que ce que je pensait.

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MessageSujet: Re: Stalking [PV Aslinn]   Jeu 8 Sep 2016 - 16:32

D’abord il y a l’air grave d’Aslinn au moment où je l’entraîne dans ma chute, puis une expression beaucoup plus confuse après mes excuses et ma justification. Apparemment elle n’avait pas du tout pris en compte le fait que notre filature pouvait prendre fin s’il nous voyait en sortant de la serre. Déjà qu’on doit avoir l’air fin pour les gens qui nous regardent depuis la cour. Ils doivent se demander pourquoi est-ce qu’on reste collé à une vitre au lieu d’entrer dans la serre. En attendant, mon intuition s’est révélée mauvaise étant donné que Kagami ne semble pas avoir quitté les lieux. Je retiens un soupir, tout ça pour ça. De son côté, la rouquine semble s’être rapidement remise de ses états puisqu’elle est déjà en train de stalker le pauvre jeune homme, encore. Je vais vraiment finir par penser qu’elle lui voue un amour malsain ou quelque chose du genre. Une part de moi me dit que je devrais lui demander de s’arrêter là, que ces observations ne font pas partie de notre travail, mais par ailleurs, je trouve cette situation amusante. Ce n’est pas tous les jours que je quitte mon rôle de proie pour devenir le prédateur. Raison et sentiments mènent une lutte acharnée au sein de mon être.

Tapis dans l’ombre, nous observons l’étudiant se plier littéralement en quatre pour trouver l’angle parfait des photos. Cette mise en scène presque gênante est interrompue par l’arrivée d’un nouveau personnage sur le ring. Un homme, d’après sa voix grave. Je ne l’ai pas vu entrer alors que suppose qu’il y a une autre ouverture de l’autre côté de la serre. Ueno, l’a-t-il appelé. Si cela ne me fait pas rire au début car c’est un nom usuel au Japon, la remarque d’Aslinn manque de mettre à l’épreuve notre filature. Apparemment l’irlandaise ne s’est pas encore familiarisée avec les noms courants. Remarque, le sien fait tache aussi à mon sens. Retenant mon rire du mieux que je peux, je la rectifie en murmurant, quand même.

« Ueno, c’est un nom courant ici, mais Bueno c’est pas mal aussi. »

Je plaque ma main droite sur ma bouche afin de minimiser l’intensité des sons qui en sortent. Bueno, franchement. Maintenant que j’y pense, elle n’a pas totalement tort. A l’intérieur de la serre, les deux garçons continuent de discuter, mais c’est loin d’être devenu ma principale préoccupation. Sans trop réfléchir aux conséquences, j’ouvre un boitier qui dévoile un bouton. Il ne faut pas être très observateur pour remarquer que cela aura probablement un effet direct sur la serre. La rousse me demande alors à quoi il sert. Je hausse les épaules, n’en sachant franchement rien. Il y a des chances pour que ça modifie la luminosité de la serre, la température ou que ça gère l’arrosage automatique ? Dans tous les cas, je ne vois pas en quoi ça nous concerne.

Pour la première fois depuis un bon moment, l’attention d’Aslinn n’est plus à Kagami. Du moins, pas entièrement. Elle me sourit. Ou plutôt, elle sourit en pensant à ce qu’elle va faire. Je la laisse passer devant moi, assez naïvement. L’irlandaise se met à inspecter le bouton alors que je regarde ailleurs pour m’assurer que personne ne nous observe aux alentours. Quand je tourne mon visage vers elle, la bouche entrouverte pour lui demander ce qu’elle compte faire, il est déjà trop tard. Son index est déjà trop proche du bouton et je n’ai pas le temps de changer de réplique pour lui dire d’arrêter. Au fond, je n’en ai pas vraiment envie. Il y a une partie de moi qui veut vraiment voir ce garçon trempé jusqu’aux os en train de pester, mais une autre est beaucoup raisonnable et souhaite intervenir.

Trop tard. Mes iris se posent sur les deux personnages prisonniers au milieu de la serre. Aucun d’eux n’a l’air de comprendre ce qu’il se passe, mais si le garçon arrivé en dernier est du club de jardinage comme je le soupçonne, il va savoir d’où vient le problème. Il va falloir fuir. Avant ça, je m’empresse de refermer le boitier pour ne laisser aucune preuve de notre passage. L’herbe sous nos pieds est assez haute pour couvrir nos traces de pas sur le sol. Pour le moment, tous deux ont encore l’air sous le choc, trop pour pouvoir raisonner correctement. Ca nous laisse une marge de temps. Alors qu’Aslinn ricane dans son coin en marmonnant un Ow fuck tout droit sorti des séries américaines, je fais quelques pas en arrière. Je l’écoute me parler, à moitié, avant de prendre la parole à mon tour.

« Ils ne vont pas tarder à venir si tu veux mon avis. »

Et je l’entraîne avec moi, encore une fois. Par chance, les serres sont presque collées les unes aux autres alors nous installer dans la prison de verre adjacente ne nous prend pas beaucoup de temps. A travers la vitre, nous pourrons observer et écouter Kagami. Comme je l’avais prédit, ils sortent assez rapidement, trempés. Je ris en le voyant s’énerver, jetant des regards furieux aux alentours. Tout seul, je ne fais clairement pas le poids contre lui. Son camarade semble plus raisonnable et malgré le sort qu’il vient de subir, il se dirige vers notre précédente cachette. Il n’y trouve rien d’intéressant. Parfait.

« Sans doute une farce des 1ères années. »

Finit par déclarer le Sherlock qui accompagne notre cible. Cette dernière ne semble pas plus apaisée pour autant étant donné qu’il continue de lancer des insultes et des menaces à tout va, ce qui ne fait qu’amplifier mon rire.

« Bon, je vais me changer. Ca m’a saoulé. »

Comme annoncé, Kagami et son ami finissent par se séparer. L’un se dirige vers le parking du campus, l’autre vers les résidences universitaires que je connais bien. Toujours derrière notre vitre de protection, je les regarde prendre un chemin différent, c’est presque tragique. Quand j’ai fini de rire, le dénommé Ueno est déjà à une bonne cinquantaine de mètres de nous. Mon regard croise celui d’Aslinn. Je n’ai pas envie que tout s’arrête maintenant. Aussi étonnant que cela puisse paraître, j’ai envie de continuer. Cette situation est devenue beaucoup trop amusante. Je jette un oeil vers mon reflet dans la vitre, même là, je crois bien que je ne me reconnais plus.

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Dernière édition par Hisaka Rika le Sam 7 Jan 2017 - 23:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Stalking [PV Aslinn]   Lun 19 Sep 2016 - 0:57

Bueno.
Je ne peux retenir un ricanement sarcastique de s’échapper de ma gorge. Vraiment ? Bueno ? Ce type est une blague à lui tout seul. Une grande et immense blague. Même quand il commence à devenir lassant, il trouve autre chose pour me faire rire. Je vais finir par croire qu’il fait exprès. Ceci-dit, ça ne m’étonnerais même pas ; vu tout ce qu’il fait pour se faire remarquer ; au moins là, il est sûr que ma petite personne l’aura vu. L’aura vu et aura été marquée, parce qu’au point où on en est ; il risque de me falloir un certain temps avant de digérer ce nom. Et même Hisaka qui parviens entre ses propres rires à m’expliquer la situation n’arrivera pas à me faire reconsidérer ce que j’ai entendu. ‘’Ueno’’. La blague à partir de ce nom est bien trop facile pour ne pas la faire. Et en plus ce serais un nom courant ? Plein de Kinder sur pattes au Japon. Et le Kinder numéro un, qui viens de mettre un terme à sa performance de positions photographiques, se trouve juste sous mes yeux. L’arrivée du nouvel acteur en serais presque dommage, mais grâce à lui j’ai découvert le nom de Kagami-chan. Et ça ; ça vaut tout, absolument tout. Le potentiel ridicule de ce type est incroyable. Un puits sans fin de ressources insoupçonnées.
J’essaye comme je peux de minimiser le rire qui s’échappe de ma bouche.
...
Ferme là Aslinn, si vous vous faites repérer à cause de toi, ça risque d’être vraiment dommage. Et j’ai peur de ce qui va se passer si Kagami  -non, si Bueno- découvre que depuis tout l’heure, on l’observe, lui et ses poses ridicules. Je ne sais pas trop dans quelle mesure je peux lui faire face, s’il se met vraiment en rage. Et surtout, si je ne peux avoir d’effet de surprise. C’est ce qui m’a sauvé jusque maintenant.

Tout en ricannant, Hisaka se prend les pieds dans un tuyau. À ce tuyau, et relié un boîtier, que, pour une raison que j’ignore, le brun décide d’ouvrir. Un bouton. Un seul. Relié à la serre par le tuyau.  C’est beaucoup trop tentant. Forcément ils se passera quelque chose dans la serre si j’appuie dessus. Un long sourire sadique barre mon visage. Je dis à vois haute ce que j’ai l’intention de faire, sans pour autant laisser à Hisaka la possibilité de m’arrêter. Mon doigt enfonce le bouton.

Sayonara baby.
Je meurs. Kagami et son acolyte se retrouvent trempés jusqu’aux os en l’espace de quelques secondes. L’incrédulité sur leur visage est trop belle à voir pour ne pas rire. Ça a marché, beaucoup trop bien marché. Je continue de rire avec sadisme quand Hisaka m’attrape par le bras pour aller se cacher.  Je n’arrive même plus à me soucier d’être repérée ou pas par le brun qu’on stalke depuis tout à l’heure. Il y a des rires qu’on n’arrête pas. Heureusement qu’Hisaka est là pour penser pour nous deux, parce que je pense que sinon on aurais déjà été repérés trois fois. Une fois de plus, le brun s’occupe de nous cacher. Je me laisse emmener sans trop poser de question, bien trop occupée à constater la colère qui commence à déformer le visage de Bueno-chan.  
A notre tour dans une serre, supposés être désormais hors de vue, on peut les observer sortir, et se diriger vers l’endroit où nous étions.  Kagami rage, l’autre à l’air bien plus calme. C’en est presque dommage.  Mais Kagami se suffit amplement.
Une farce des 1ère années
Oui complètement. Une farce. Une gentille petite blague, pour rire un peu. Pour rire beaucoup. Hisaka aussi est en train de rire. Son sérieux rationnel à abandonné pour le laisser me rejoindre. La fureur de Kagami me fait rire encore plus. C’est du sadisme. Du sadisme à l’état pur. Et c’est bien trop drôle pour ne pas rire.
Ça t’a soûlé
Heureusement que ça t’a soûlé. C’était le but. Il n’y a absolument aucun objectif derrière mes actions, si ce n’est rendre kagami ridicule et pouvoir en rire.  Et pour l’instant, ça fonctionne beaucoup trop bien. Pauvre brun quand même.  C’est devenu ma victime préférée simplement parce que il a eu le malheur que je choisisse d’aller dans le bar ou il se trouvais.

Si la résignation du deuxième type ne fait que m’arracher un sourire satisfait, les éclats de Kagami me relancent une fois de plus. De l’exaspération, de la fureur,  de la rage. Tout. Tout est magnifique.  C’est en continuant de râler qu'il se décide finalement à mettre ses paroles en action et commence à se diriger vers les résidences universitaires. Je commence à bien connaître ce chemin. C’est là qu’habite Satoshi. Lentement le rire d’Hisaka à côté de moi se calme aussi, jusqu’à ce qu’il finisse par s’arrêter et croiser mon regard.  Je ne suis pas la seule à m’amuser apparemment. Mon rire à moi c’est calmé aussi. J’en ai presque mal aux abdominaux  pour avoir trop rit. Maintenant, c’est simplement un large sourire sadique qui viens étirer mon visage.
Oh que non, on ne s’arrête pas. Bien  trop de ressources en Bueno-chan pour ne pas profiter de cette occasion de s’amuser.  En un après midi j’aurais eu ma dose d’endomorphine pour les trois semaines à venir. Et je ne vais pas me plaindre plaindre.

Le visage encore barré par mon grand sourire de renard, je m’adresse a Hisaka sur un ton mielleux.

-On le suit évidemment ?

Ce ton, comme si je le caressais dans le sens du poil pour le pousser à me suivre, ne lui laisse en fait, pas vraiment le choix. De toutes façon, même s’il ne veut pas, je suivrais Kaga-chan. Pour moi c’est une évidence, pour l’autre brun peut être moins. Mais vu l’air qu’il affiche, je doute de finir l’opération ninja seule.
Je me rediriger finalement vers la sortie de la serre dans laquelle nous étions.  Ce serais dommage de rester trop longtemps dedans et que nous soyons à notre tour arrosé par les possibles personnes en train de nous stalker.
Je ricane ; même si concrètement, je crois que ça me ferais un peu peur de savoir que quelqu’un me stalke. J’ai une petite pensée pour Kagami un instant.  Pardon Bueno-chan, que sommes nous en train de faire ? Puis l’ensemble de ce qu’est Kagami me reviens en tête. Pas de pardons de ma part en fait, je crois que je n’ai pas vraiment envie de lui en donner.

Une fois ressortie, je laisse la chaleur m’écraser à nouveau. Ceci-dit, c’est mieux que dans la serre ; ou en plus de faire une chaleur étouffante,  il faisait humide. Je commence donc a me diriger vers la sortie des jardins ; Kagami à déjà bien avancé. Mais on sait où il va. Se serais juste dommage de le perdre en ne voyant pas qu’elle est sa chambre.

-Je n’ai jamais fait attention. Vos nom son affichés sur vis portes dans la résidence universitaire ? Ce serais dommage de le perdre juste parce qu’on ne sais pas où est-ce qu’il est entré….

Sans trop se soucier d’être visible ou non, je m’engage dans la cours, à la suite de notre brun. Je trouve ça presque terrible, la façon dont le fait de stalker Kagami est devenue naturelle. Comme si c’était un acquis, qu’Hisaka m’accompagnerais forcément, et serais toujours toît à fait d’accord, comme si c’était la chose la plus normale qui soit.
J’aime être un ninja de temps en temps.

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MessageSujet: Re: Stalking [PV Aslinn]   Dim 8 Jan 2017 - 0:31

Je devrais avoir honte. Chacune des secousses de mon abdomen me fait sentir un plaisir coupable. Aslinn, à côté, semble s’amuser autant que moi de la situation. Le bon sens me dit que je devrais lui demander de ne plus recommencer, mais je n’y parviens pas. Je ris encore, presque aux larmes. C’est trop beau. Je sais que je ne devrais pas rire d’une chose pareille et je serais sans doute très remonté si l’attaque avait été dirigée contre moi. C’est quelque chose que je ne cautionne pas, d’habitude, car j’en étais la victime autrefois. Pourtant quand je vois Kagami et son camarade, trempés, en train de chercher un responsable à ce qui leur est arrivé, je ne me retiens pas ou peu. Un peu plus tard, le jeune homme annonce qu’il s’en va, apparemment lassé de la situation. Pour ma part, je commence à me calmer en le voyant partir, laissant l’autre étudiant seul devant les serres. Mon rire s’étouffe et la tension redescend. A son tour, l’autre garçon s’éloigne et je me laisse aller contre la vitre en jetant un rapide coup d’œil à ma partenaire de jeu. Son expression, ses yeux, tout en elle me semble rempli de malice. Je ne devrais pas me plaindre tant qu’elle ne se retourne pas contre moi. Entre deux sourires, ses lèvres bougent pour articuler la suite de notre aventure. On le suit, me dit-elle.

Sans aucune hésitation, je me lève. Je perds conscience des risques que nous prenons simplement pour voir Kagami se ridiculiser devant la présentation du projet. Ma conscience semble avoir fait ses valises et être partie loin. Pas seulement aujourd’hui d’ailleurs. Le jour où j’ai démissionné du club de basket, le jour où j’ai accepté de suivre Zakuro. Bref, des moments d’égarement. Je ne suis pas sûr que cela constitue une véritable excuse si on se fait prendre, mais sur le moment, je me dis que je n’ai rien à perdre. Nous quittons hâtivement la serre où nous nous étouffions de rire, pour cette fois-ci être écrasés par la chaleur de l’été. Je scrute rapidement l’horizon. Notre victime préférée semble être partie bien loin, si loin, trop loin. Pourtant nous ne nous décourageons pas et entamons la marche jusqu’à la cité universitaire. Entre deux enjambées, Aslinn me demande comment se passe la répartition des chambres, si on affiche nos noms sur les portes. Je secoue la tête de gauche à droite. Ca ne serait pas efficace si une personne devait changer de chambre comme j’ai dû le faire après une sinistre inondation de l’étage.

« Il y a des numéros sur les portes donc on peut difficilement savoir à qui appartient la chambre. »

Du coup, est-ce que ça veut dire que notre aventure s’arrête ici ? Je me mets à réfléchir. Où est-ce qu’on pourrait connaître l’emplacement du logement de Kagami ? Il y a bien le secrétariat de l’université mais en cas de problèmes, nous serions tout de suite pris pour coupables. Puis il y a aussi la loge avec son gardien et quelques femmes de ménage qui passent de temps en temps, mais c’est aussi plutôt risqué si on se fait prendre. Et même si nous savons où il habite, nous ne pourrons pas savoir ce qu’il y a à l’intérieur. Enfin, pourquoi est-ce qu’on voudrait rentrer dans sa chambre déjà ? Il n’y a vraiment aucune raison pour laquelle on devrait violer sa vie privée. Alors que je suis plongé dans mes réflexions, je m’arrête d’un coup, laissant la rouquine me dépasser d’une bonne dizaine de mètres avant de la rattraper. Je pose ma main sur son épaule. Aujourd’hui, notre bonne étoile semble veiller sur nous. Du bout de mon index libre, je pointe une silhouette rejoignant la cité universitaire.

« Il n’est pas encore rentré chez lui. »

Bouteille d’eau dans la main droite, il semble avoir fait un petit détour pour s’hydrater. Il faut dire qu’avec la chaleur qu’il fait dans les serres, il devait avoir soif. Enfin, du coup…on pourrait dire que la petite séance d’arrosage était en réalité une bonne action envers lui ? Nous ne voulions simplement pas qu’il s’assèche en travaillant trop dur. Quel gâchis.

« Faut croire que notre jet n’était pas assez fort pour qu’il ait encore soif après tout ça.. »

L’ombre du jeune homme disparaît alors à l’intérieur du bâtiment. Instinctivement, nous accélérons le pas pour le rattraper sans nous faire repérer. Par chance, il n’a pas l’air de trop regarder en arrière. De temps en temps, il s’arrête pour regarder quelques choses sur son téléphone. Nous restons alors collés contre un mur hors de son champ visuel, dans l’ombre, puis nous reprenons notre course-poursuite. Et qui l’eut cru, à l’issue de notre stalking, nous nous retrouvons face à une porte. Le bruit que fit la clé dans la serrure restera longtemps gravé dans ma mémoire. C’est la fin d’une longue journée, me dis-je en fixant la poignée, un peu déçu que tout s’arrête si brutalement. Bon, eh bien…On s’en va ? Je m’apprête à tourner les talons, mais l’irlandaise ne semble pas de cet avis. Plus que jamais, elle semble très concentrée sur ce morceau de bois qui la sépare de l’élu de son cœur. Ou quelque chose comme ça. Quelle jeune femme machiavélique.

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