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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 I see fire - [Aslinn Eadhra]

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Haneko Igarashi
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MessageSujet: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Mer 24 Aoû 2016 - 12:57

Suite de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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Quand elle avait proposée à la rousse de l’accompagner pour rejoindre la salle du club, Haneko n’était pas vraiment sûre du résultat. Jusque là, leurs rapports avaient variés entre le professionnel, le cordial et le légèrement tendu. Elle n’avait pas l’air particulièrement désagréable, mais elle avait eu cette espèce de mini-explosion que la japonaise ne s’expliquait toujours pas complètement. En fait, elle avait proposé ça par curiosité plus que tout autre chose. L’étrangère s’intéressait au club d’Igarashi et elle-même était plutôt intéressante. Haneko était curieuse de savoir si son niveau de cuisine était aussi désastreux qu’elle le laissait entendre, curieuse de savoir si elle désirait vraiment s’améliorer ou si ce n’était qu’un coup de tête.

Sa réponse fut déjà rassurante en ce sens, puisqu’elle confirmait n’avoir pas parlé de venir dans le vide, elle allait voir à la première occasion qu’on lui présentait. Haneko la regarda s’éloigner pendant quelques secondes avant de retourner vers sa collègue pour commencer à ranger leurs affaires. Elles allaient ramener une partie de la caisse pour éviter que trop d’argent reste ici, mais devaient s’arranger pour qu’il reste de la monnaie. Elles étaient en train de mettre les petits plats dans les grands, littéralement, quand la rousse refit son apparition, café et gâteau terminés. Elle proposa immédiatement d’aider à remonter le matériel au club, ce à quoi les deux jeunes femmes derrière le comptoir répondirent avec le sourire.


- Ça m’arrangerait, merci, c’est gentil, prononça Haneko.

Elle n’était pas si mal finalement, en omettant sa haine étrange des excuses. Elle se montrait serviable quand elle pouvait. Aeko déplaça une série de plat dans un large sac qu’elle posa de l’autre côté du comptoir, deux autres suivirent mais c’était tout. Le dernier accueillait une petite boîte contenant la grosse partie de la caisse. Ce n’était pas grand chose à porter et Haneko aurait sans doute pu le faire elle-même mais elle ne cracherait pas sur un peu d’aide.

Le stand était fin prêt quand la relève arriva finalement, un jeune homme plus âgé que les deux femmes apparemment aussi enthousiaste qu’Haneko à reprendre la place. Aeko et elle leur laissèrent donc le stand et la jeune Igarashi retira enfin son tablier au moment de sortir. Elle le plia en vitesse et le jeta sur un des paquets. Dépourvu de son large accessoire de cuisine, elle paraissait étonnamment plus frêle.

Son t-shirt noir accentuait la finesse de sa taille et la jupe assortie s’arrêtait aux genoux, au-dessus de ses rotules métalliques. Couleur rouille et saleté, elles étaient en adéquations avec le reste visible de ses jambes, composées de plaques de métal à l’apparence lourde, assemblée les unes aux autres au moyen de boulon et vis qui ne semblaient pas d’un meilleur état. La machinerie donnait l’impression de fonctionner comme au siècle dernier et à chaque pas de la jeune femme, un engrenage sous les rotules menaçait de laisser échapper un jet de vapeur. Il fallait une inspection de quelques secondes pour se rendre compte que ce n’était que des apparences, le relief donné surtout grâce aux boulons et vis, qui eux étaient réellement fixés sur la coque de la prothèse. Le reste était avant tout un travail de peinture sur un matériel moins lourd que du métal. Le style Steampunk ne correspondait peut-être pas bien à la couloir noir de ses habits, mais Haneko aimait bien ces prothèses là. Et puis, en vacances, elle pouvait se permettre un peu plus de fantaisie.

Elle rejoignit donc la rouquine, pendant qu’Aeko s’éloignait déjà après un dernier au revoir. Attrapant deux sac, elle poussa le dernier vers Aslinn et lui offrit un sourire.


- On y va ?

Elles commencèrent par sortir de l’enceinte du lycée pour se diriger vers le bâtiment dédié au club. À l’instant où elles posèrent le pied dehors, la chaleur accablante s’abattit sur les jeunes femmes, mais ça n’empêcha pas Haneko de reprendre joyeusement.

- Au fait, je suis Haneko Igarashi. J’ai rejoint le club tout récemment mais j’y vais souvent. On s’y verra sans doute si tu y repasse. C'est quoi ton nom ?

En sus de présentation, c’était une forme d’offre de paix, puisqu’elles semblaient amenées à se revoir quoiqu’il arrive, elles pouvait au moins commencer sur un ton cordial.

- Du coup, quand tu dis "débutant comme moi", tu parles de quel niveau ? Jamais approché d’une cuisine ou simplement pas trop l’habitude de cuisiner ?

Dans sa voix, aucune trace de jugement, simplement de la curiosité.
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Aslinn Eadhra
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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Jeu 25 Aoû 2016 - 12:49

Quand elle sortit de derrière le comptoir, mes yeux se posèrent sur ses jambes. Il me fallu un instant pour comprendre qu’elle n’avait plus de jambes justement. Fixant sans aucune gène les choses qui lui permettaient de tenir debout, il fallu qu’elle me demande d’y aller pour que je remonte les yeux vers elle. J'acquiesce d’un mouvement de tête distrait ; je reste bloquée sur ces jambes métalliques.

Sa jupe s’arrentant au genoux, elle dévoile complètement les prothèses sur lesquelles elle évolue. Dans un style steam-punk, les plaques de métal, les rouages, tout ; semble venir d’une autre époque. Je continue d’observer avec incrédulité le mécanisme que j’ai sous les yeux. Il semble prêt à rompre ; comme-ci à un moment, tout allait s’effondrer, et qu’elle tomberais à genoux sur le sol. D’un autre coté, je me doute que ce soit fait exprès d’une certaine façon, c’est un style. Mais c’est quand même perturbant. Déjà que ça n’est pas vraiment courant de voir des gens avec les jambes coupées, mais qu’en plus ils aient des jambes de cyborg du XIX siècle, c’est encore plus perturbant.

Je la laisse marcher devant moi, continuant de fixer ses jambes. Je ne m’attendais pas vraiment à la voir sortir de derrière son comptoir avec des fausses jambes.
Elle me tire de ma contemplation en se présentant. C’est vrai que c’est plus simple de connaître son nom ; histoire de ne pas passer la prochaine heure à l’appeler ‘’eh toi’’.
On se verra sans doute s’y j’y repasse. Haha. Attend de voir l’hécatombe que ça va être là, puis on verra si tu as vraiment envie de me revoir.

- Aslinn Eadhra. C’est normal si tu n’a jamais entendu de nom comme ça, c’est Irlandais. Appelle moi juste Aslinn, ou Linn, c’est plus simple à prononcer.

Je termine ma phrase sur une moue faussement désespérée. Mon sourire en coin indique que j’ai l’habitude qu’on écorche mon prénom. Ça m’exaspérais un peu au début, mais j’ai fini par abandonner. Les reprendre à chaque fois devenait fatigant, alors tant que je me reconnais quand ils m’appellent, tout va bien.

Je reprends la parole et désigne d’un mouvement du menton ses jambes.

- Je ne pensait pas que c’était un prototype de cyborg des années 1800 qui m’avait vendu un gâteau au chocolat. Il y a aussi les réacteurs cachées à l’intérieur pour quand tu en as mare de marcher par toi même ?

Dit sur un ton parfaitement sérieux, je la regarde en biais avec un sourire en coin. Ma remarque n’est même pas méchante. Juste, je m’amuse de cette situation. Et puis, elle à l’air de plutôt bien assumer le fait de ne plus avoir de jambes ; au vu de ses prothèses.

Je continue de la suivre à travers les couloirs de l’académie. Je ne sais pas si je suis déjà allée dans les cuisine. Il me semble que non. Ça sera une première.
Elle fini par me poser une question sur mon niveau en cuisine. Je ricane avec désespoir.

-Pour expliquer simplement, j’ai passé la moité de ma vie en internat, à manger dans une cantine donc ; et l’autre moité, chez mes parents, avec un cuisinier qui faisait les repas. Donc concrètement… bah… Le nombre de fois ou j’ai approché une cuisine se compte sur les doigts de la main. Je te laisse imaginer le désastre.

Puis je me tais et prend un air fermé. Je déteste avouer mes lacunes. Elle a complètement le droit de savoir, vu que c’est elle qui va s’occuper de moi, le temps que je découvre comment est-ce qu’on fait pour faire cuire des patates ; mais ça ne change rien au fait que je n’aime avoir a expliquer a quel point je suis nulle dans un domaine. Je sais pertinemment que je suis en massacre en cuisine, mais le fait de devoir le dire a voix haute enfonce un couteau dans mon ego.

Nous arrivons finalement aux cuisines. Je pénètre dedans et pose le sac que m’a fait porté Haneko sur une table. Une cuisine. La dernière fois que j’en ai fait, c’était chez Satoshi. Ça c’était plutôt bien passé quand même. Enfin, tout ce que j’ai fait était de couper les tomates. Et je les ai charcutées. Mais au final, c’était quand même bon. Et puis j’étais bien trop fière de manger un plat fait par moi, pour ne pas apprécier.

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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Jeu 25 Aoû 2016 - 17:04

Dès qu’elle était sortie de derrière le stand, la jeune femme avait noté le regard d’Aslinn vers ses jambes. Rien qui ne l’étonnait là-dedans, elle ne portait pas des prothèses spécialement faite pour leur discrétion. Il s’agissait sans doute des plus visibles, avec leur look métallique qui les détachait complètement de la peau humaine. Ce n’était peut-être pas très bien vu de les arborer comme ça, mais c’était l’un des rares luxes qu’Haneko s’offrait encore. De fait, elle ne pouvait pas vraiment en vouloir aux gens de rester un moment bloqué sur la vision de ses jambes. La petite rousse le fut assez longtemps, suffisamment pour qu’elle doive lui rappeler de partir avant qu’elles y aillent. Et même sur le chemin, elle pouvait presque sentir son regard sur ses prothèses, mais s’en amusa plus qu’autre chose.

Elle aurait sûrement fait une remarque, si elle n’avait pas jugé plus important de commencer par se présenter et demander son nom à la lycéenne. Elle répondit par une prononciation bizarre que la jeune femme ne comprit pas tout de suite comme étant un nom, mais au moins cela confirmait définitivement qu’elle était étrangère si le moindre doute subsistait. Irlandaise, donc. Haneko connaissait le pays de nom mais elle devait bien avouer qu’elle ne savait pas grand chose à son sujet. Quoique, ce devait être un de ses pays du nord de l’Europe où cette couleur de cheveux, celle portée par Aslinn, était plus courante qu’ailleurs, mais même ça elle n’en était pas sûre. Apparemment habituée à ce que ses noms et prénoms se trouvent massacrés par les japonais, la rousse l’avertit tout de suite qu’il valait mieux n’utiliser que son prénom. Il avait en effet l’air un peu plus simple à prononcer, mais pas de beaucoup.

Cela paraissait un peu bizarre à Haneko de s’adresser à quelqu’un qu’elle venait de rencontrer par son prénom, même avec une marque de respect, mais ça semblait être la meilleure idée.


- C’est d’accord. Aslinn alors ? Essaya-t-elle en imitant le son produit par son interlocutrice précédemment.

Le résultat était plus que mitigé mais compte tenu de son habitude à écorcher la langue anglais, elle trouvait sa première tentative plutôt satisfaisante. Ça ne l’empêcha pas d’offrir un sourire d’excuse à la rousse, mais sans s’excuser une seule fois. D’autant que la remarque suivant d’Aslinn abordait le sujet qu’elle s’attendait à voir arriver depuis un moment. Ce n’était cependant pas la méthode qu’elle aurait imaginé en première. Plus elle lui parlait, plus Haneko avait l’impression que la petite rousse avait l’habitude d’aborder les sujets qu’elle voulait de manière frontale, peut-être était-ce commun en Europe de faire ainsi sans se soucier des réactions de ses interlocuteurs ? Non pas qu’elle ait été vexé par la remarque humoristique, bien au contraire.

Cependant, son visage se métamorphosa très vite. Elle haussa un sourcil, ses yeux s’étrécissant pour lui donner un air hautain qu’elle semblait née pour arborer naturellement. Sa voix prit un accent encore plus distingué, presque forcé.


- Prototype ? Essaierais-tu de m’insulter ? Je suis un modèle complet, en parfait état de fonctionnement. Et oui, j’ai des réacteurs mais il faut que je retire les jambes pour les faire fonctionner. Je ne voudrais pas te laisser derrière comme ça.

Comme elles finirent par reprendre leur marche, la jeune femme interrogea naturellement sa compagne sur ses capacités en cuisine et la réponse fut à peu près ce qu’elle attendait. Quoique pire. Elle avait pensé que la rousse exagérait un peu, mais il semblait bien que la cuisine n’avait jamais été son terrain. Étonnamment, autant le concept d’internat était parfaitement compréhensible pour Haneko, autant celui d’avoir un cuisinier l’était beaucoup moins. Elle savait bien qu’avec sa réputation, Keimoo accueillait beaucoup d’élèves de familles aisées, elle en était une après tout. Mais chez elle, malgré tout l’argent de son père, il n’y avait jamais eu de cuisinier. Il y avait bien la nourrice, chargée de s’occuper d’elle après le décès de sa mère, qui lui faisait la cuisine quand Masamune était absent, mais ça n’avait jamais été son job. La cuisine, c’était un truc de famille, qu’on apprenait vite. C’était aussi un talent presque nécessaire dans la vie d’une femme digne de ce nom, aux yeux de son père.

Mais au-delà de son avis sur la question, elle nota surtout qu’en parlant de ça, la petite rousse s’était bizarrement fermée. Jusque là, elle n’avait pas été particulièrement discrète quant à ses opinions et avis, la voir se taire ainsi après avoir admis la raison de son inexpérience surpris un peu son aînée. Elle ne voyait pas vraiment de mal à ne pas savoir faire la cuisine, d’autant plus quand on avait toujours eu quelqu’un pour la faire à sa place. À voir le visage d’Aslinn, cependant, elle avait un peu honte de le dire. La brune se fendit alors d’un grand sourire, le visage confiant.


- C’est parfait alors ! Ce n’est qu’un manque d’expérience, pas une malédiction.

Il n’y avait là rien qui ne puisse pas être réglée rapidement, en tout cas dans son esprit. Ils ne pourraient pas en faire un chef, mais passer un peu de temps en cuisine pour observer quelques bases devraient permettre de lui faire acquérir certains réflexes et habitudes nécessaires à la bonne cuisine. Rien d’insurmontable donc.

Finalement arrivé dans l’enceinte du club, les deux jeunes femmes lâchent leurs sac et Haneko entreprends de les vider pour les poser un à un sur une table. Elle va aussi accrocher son tablier dans la grande cuisine adjacente à la salle centrale. C’est là que sont préparés la plupart des plats mais elle était immaculé, probablement nettoyée quelques temps après avoir terminé les dernières préparations pour les ventes d’aujourd’hui. C’est que l’une des règles du club était de toujours rendre la salle dans l’état où on l’avait trouvé. Personne n’est encore au fourneau apparemment, mais une jeune femme est assise plus loin, en train de consulter un des nombreux livres de cuisine disponibles.


- Et voilà ! Annonçe joyeusement Igarashi. C’est plutôt rapide à rejoindre si tu passes près du bâtiment des club. Il y a des trucs que tu veux voir ?
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Aslinn Eadhra
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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Sam 27 Aoû 2016 - 0:48

Elle rentre en courant dans mon petit jeu. Mais l’intonation de sa voix me rappelle beaucoup trop celle de la mère. Ce ton, haut perché, méprisant ; qui caractérise si bien les gens riches qui ont composé mon milieu durant toute mon enfance. Milieu que je déteste par – dessus tout.
Elle rigole. Dites moi qu’elle rigole.
Il est très possible qu’elle soit issue d’une famille relativement aisée, au vu de Keimoo ; mais par rapport à sa façon de parler de tout à l’heure, ça n’a rien à voir. Mais elle sait beaucoup trop bien utiliser ce ton pour que ce soit innocent. C’en est presque trop crédible sur son visage. J’ai envie de croire qu’elle ne fait ça que pour répondre à ma remarque ; mais je ne peux rien faire pour empêcher son image de se superposer avec celle de ma mère. La bouche pincée, les yeux serrés ; une face de petite aristocrate qui a peur pour sa réputation.
Je la toise un instant, la jugeant explicitement. Elle a fait ça juste pour répondre à ma remarque. C’est à prendre au second degré.
Je cligne des yeux pour me reprendre et affiche un sourire en coin, changeant ainsi l’air dégoûté que j’avais en air plus malicieux, répondant sur un ton ironique ; sans laisser passer tout ce que je viens de penser.

-Trop aimable...

Pas besoin de râler pour un ton qu’elle à utilisé. Enfin, je serais parfaitement capable de le faire, mais sur le coup, je n’ai pas envie. Si je fait la remarque, elle va très probablement mal le prendre ; et je n’ai absolument pas envie de m’expliquer si il le faut. Tenons ma famille aussi loin que possible de nous. L’objectif actuel est d’apprendre les bases de la cuisine. Ça ne se fera probablement pas en une seule fois, je ne crois pas aux miracles ;  et le but est que cette brune accepte de m’aider. Alors au moins pour la séance d’aujourd’hui, je vais me taire et sourire.  Quand je serais capable de faire cuire du riz correctement je m’autoriserai à être ouvertement de mauvaise foi.

Elle reporte la discussion sur mes capacité en cuisine ; j’y réponds franchement, et je ne suis pas vraiment fière de cette réponse. Je déteste avouer les domaines dans lesquels je suis littéralement nulle. Il y en a plein ; mais il y a une différence entre le fait que moi j’en soit consciente et les avouer à voix haute.
Je soupire pour moi-même, puis la regarde en biais avec un sourire un coin quand elle essayé de relativiser. C’est gentil de sa part. Du moins, je considère ça comme gentil. C’est vrai qu’en soit même, du fait que je n’aie jamais vraiment fait de cuisine, je ne sais pas encore si c’est que je suis vraiment un désastre dans ce domaine où si c’est que je manque tout simplement d’expérience. J’aimerais que ça ne soit que ça, comme elle le dit.

Nous arrivons finalement en cuisine. C’est vrai que ce n’était pas si loin. Je pensait qu’on devrais marcher plus longtemps.  Je devrais -logiquement- être capable de retrouver toute seule si un jour. Hm. Probablement. J’ai espoir. Mon sens de l’orientation est légendaire.

Je pose donc le sac qu’elle m’a fait porter, l’observant ensuite les vider. Je laisse mes yeux courir sur la pièce. C’est propre. Tout propre.  Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais, mais je suppose que c’est comme ça qu’une cuisine est supposée être.  C’est presque trop froid à mon goût.  
Je le retourne vers Haneko quand elle me demande ce que je veux faire. Concrètement, je n’en sais absolument rien. Comment est ce qu’on apprend la cuisine ? Je ne sais pas. En me montrant je suppose. Mais en me montrant quoi ?

-Euh… je ne sais pas vraiment… il faut partir des sous – bases avec moi de toutes façons. Alors quelque chose de pas trop compliqué…

Je baisse les yeux vers le sol, rougissant presque de ce que je m’apprête à dire.

-Concrètement… je ne suis même pas fichue de faire cuire du riz correctement...

Je me frappe intérieurement. Je n’ose même plus monter les yeux vers elle, tellement j’ai honte de moi-même. Au moins, comme ça, elle peut se faire une petite idée de l’étendue des dégâts auxquels elle va faire face.
Aslinn tu es stupide. Stupide et incapable. Du riz. Sincèrement. En plus tu es au pays du riz.
J’en veux toujours énormément au riz de ne pas se cuire tout seul. Surtout que le riz est partout. Il est omniprésent dans la culture culinaire japonaise. Je ne peux échapper à son joug ici. Alors autant se battre jusqu’au bout et le vaincre en un contre un. La dernière fois c’est Satoshi qui l’avait achevé ; mais je suis sûre que je peux apprendre à le faire. Ça ne doit pas être trop compliqué quand même.

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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Lun 29 Aoû 2016 - 16:33

Elle ne savait pas faire cuire le riz.

Le riz.

Haneko était restée pendant un moment interdite, sans oser réagir de quelques façons que ce soit. Il pouvait s’agir d’une plaisanterie après tout, Aslinn avait déjà démontrée un peu plus tôt qu’elle était capable de faire de l’humour sur de nombreux sujets. Comme elle abordait sans trop d’hésitation son incapacité à cuisiner, elle pourrait être en train de volontairement exagéré ça en prenant un exemple pareil. Il suffit cependant de quelques secondes pour que cette idée soit balayée : la rouquine esquive son regard. Volontairement, pas dans le but de camoufler un rire ou un sourire, mais bien parce qu’elle a honte d’admettre ça.

Et elle a bien raison.

L’étudiante secoua cette idée de son crâne. Ce n’était sûrement pas sa faute. Elle était étrangère après tout, Haneko n’était pas sans savoir que les européens n’étaient pas d’aussi grands consommateur de riz qu’au Japon. Et puis, si personne ne s’était jamais penché sur un rice cooker pour lui apprendre à s’en servir, comment pouvait-elle le savoir, hein ? Enfin, elle pourrait chercher sur internet, pour commencer, comme tout le monde, mais la brune s’abstint de faire cette remarque. Après une hésitation trop longue pour qu’Aslinn l’ignore, elle finit par arborer un grand sourire et annoncer joyeusement.


- Parfait ! Puisque tu va en retrouver beaucoup ici, on peut commencer par là.

C’était le plus raisonnable des points de départ, après tout. Non seulement c’était facile et lui donnerait confiance, mais en plus ça ouvrait sur toute une variété d’autres plats à base de riz. Au Japon, il s’agissait d’une institution, d’où la honte éprouvée par la jeune femme au moment de l’admettre. L’idée de blaguer là-dessus l’avait effleurée, mais elle était venue pour apprendre, Haneko n’avait pas envie de s’amuser aux dépends de quelque chose dont la rousse avait honte. Ce n’était pas comme ses jambes qu’elle montrait sans grand complexe.

Délaissant les plats, elle s’engouffra dans la grande cuisine du club et fit signe à sa compagne de la suivre, pendant qu’elle commençait une explication détaillée.


- Il existe plein de façon de faire cuire le riz, mais j’imagine que tu voulais parler du cuiseur de riz. On l’utilise beaucoup ici alors autant commencer par ça. Le club a plusieurs modèles mais le système est identique ou presque sur tous.

Ce disant, elle se déplaçait dans la cuisine comme si c’était chez elle, jusqu’à retrouver le bon placard. Obligée de s’accroupir pour l’ouvrir et en sortir la machine qui l’intéresse, elle le faisait un peu plus lentement. Jusque là, ni ses gestes ni sa raideur ne trahissaient réellement le caractère factice de ses membres inférieurs, mais c’est lors de ce genre de mouvement plus précis où elle devait plier ses jambes sans possibilité de modifier subtilement son équilibre grâce à la merveille technologique qu’est une plante des pieds, que son état est réellement perceptible. Avec ses jambes là, elle devait vraiment avoir l’air d’un cyborg et cette idée la fit sourire.

Posant lourdement l’objet sur la table de travail, elle le brancha en vitesse et se retourna vers Aslinn.


- Celui-ci est très simple. On ne peut même pas régler le temps, il suffit juste de mettre la bonne quantité d’eau avec le riz.


Elle désignait le bouton qui permet d’allumer la bête, puis fit une petite moue signifiant qu’elle n’appréciait pas plus que ça cette machine.

- Le soucis, c’est qu’il est pas très polyvalent. En fait, tous les riz se cuisent pas de la même façon, du coup celui-là, on l’utilise uniquement pour le riz blanc. Tu vois ?

D’un tiroir rejoint en quelques pas, elle tira des petits sachets de riz. Blanc, comme promis.


- Là où il faut faire attention, c’est la quantité d’eau requise. Par exemple, pour ce riz là, compte un bol et demi d’eau par bol de riz mis dans le cuiseur. Mais s’il avait genre, des grains plus long, il faudrait un peu plus d’eau.

Toujours en parlant, elle se déplaçait dans la cuisine et ouvre d’autres placards jusqu’à retrouver les bols qui l’intéressaient apparemment. Une fois tout son petit matériel prêt, elle prit conscience de la quantité de parole qu’elle débitait pour quelque chose d’aussi simple que de faire cuire du riz et un sourire d’excuse apparut sur ses lèvres pendant qu’elle calmait le jeu.

- Je parle peut-être un peu trop pour ça. Tu veux essayer ? Je t’assommerai avec les différentes catégories de riz plus tard, non ?
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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Jeu 1 Sep 2016 - 11:43

Et voilà ; ça y est, c’est partit.
Soupir.
Je sais parfaitement que le riz est l’ingrédient n°1 au Japon. Je sais aussi que c’est supposé être l’une des choses les plus simples à faire. Et moi je suis là, incapable d’en faire quoi que ce soit. J’ai honte. Vraiment. Et je viens de lui offrir sur un plateau d’argent un moyens de se moquer ouvertement de moi. Et à voir la façon dont elle a bloqué, elle est choquée. Et oui… je ne suis pas foutue de faire cuire du riz. J’aurais du me taire et essayer d’en faire cuire toute seule avec ma bouilloire.
Autre soupir.
Je ne sais même pas si c’est possible de faire cuire du riz avec une bouilloire. Mais je n’ai rien d’autre dans ma chambre d’internat qui s’apparente à un ustensile de cuisine. Je ne sais même pas si j’ai le droit d’avoir une bouilloire dans ma chambre en fait ; mais je ne survivrai pas sans, alors je n’irai pas poser la question, pour être sûre de pouvoir la garder. Déjà qu’ils m’ont mis une colocataire, si en plus je ne pouvais plus me faire de thé ou café, je ne supporterais définitivement plus l’internat. D’ailleurs je ne le supporte plus. Dès que je peux, je prendrais un appartement ; mais je dois attendre d’être majeure. Enfin, je suis majeure, mais pas au Japon. Encore un an et demi. Ça va être long. Soupir.

Je reporte mon attention  sur la brune. C’est bon ? Tu digères ?  Ou ça a encore du mal à passer. Je ne suis pas fière de ne pas savoir faire cuire de riz, mais je dois avouer que juste pour voir la façon dont elle c’est figée, je veux bien réessayer de l’avouer.  Peut-être un jour quand je m’ennuierai, j’aborderais une autre personne du club cuisine et j’avouerais une fois de plus que je ne sais pas faire cuire du riz -même si, logiquement, je vais apprendre dans l’instant présent- juste pour voir comment ils réagissent.  

Finalement, un sourire s’étale sur son visage. Elle a décidé de voir l’aspect pratique de la chose. Puisque je n’ai aucune notion, m’apprendre les bases serais déjà un bon début oui. Elle ne devrais pas avoir trop de mal à m’apprendre à faire cuire du riz. Elle ne se moque pas. C’est déjà ça.

Je la suis donc à travers la cuisine, laissant les plats que nous avons ramenés à leur triste solitude. Ils peuvent bien se ranger tout seul, plutôt que se faire servir à chaque fois.

Le cuiseur à riz. Utilisé une fois. J’ai réussit à faire un demi-bol de riz avec ça. Et ça a été long. Le riz c’est moqué de moi, le cuiseur l’a accompagné. Au final, j’ai mangé le riz. Mais quand même.  
plein de façon pour faire cuire le riz. Il en existe probablement plein, mais une seule me suffira amplement pour l’instant.

-Oui, le cuiseur c’est bien pour commencer.

Je l’observe sortir l’une des machine et la brancher. Oui, la brancher. Il m’avait fallu du temps pour capter que ça a besoin  d’une alimentation électrique pour fonctionner ce truc, la dernière fois que j’en avais utilisé un.
Je devrais réussir à faire quelque chose avec ça non ? Elle a dit qu’il était simple. Même pas de temps à régler ? Tant mieux, parce que je n’ai pas la moindre idée du temps qu’est censé mettre à cuire le riz. Moins il y a à faire, mieux c’est. Bon, il faudra bien que j’apprenne  un peu plus, mais pas tout de suite. Allons y doucement, méthodiquement.

Ça n’avais pas l’air trop compliqué. ‘’Avais’’. Oui, parce que maintenant il y a différents types de cuiseurs, pour différents riz. Je vais pleurer.  Pourquoi est-ce que tout est aussi compliqué. Du riz reste du riz. Pourquoi différentes cuissons ? Ils ne peuvent pas être si différents quand même…
Pour du riz blanc. Mais le riz est toujours blanc non ? Ou presque. C’est vrai qu’il est jaune dans la paella ; mais la plupart du temps il est blanc non ?

J’acquiesce d’un mouvement de tête consterné face à ses explication. Je voulais simplement faire cuire du riz. Prendre en compte différents types de cuiseurs et différents riz ouvre un trop grand champs des possibles quand aux façons de faire cuire du riz. Il n’y a pas une version standardisée ?  Qui fonctionne pour tous les riz ? Je vais désespérer. Et puis bientôt elle va me dire qu’on peut faire cuire du riz autrement qu’avec un cuiseur aussi ? Je vais pleurer.  
Et maintenant elle aborde la quantité d’eau. Un bol et demi. Ça je peux retenir.
MAIS.
En plus d’être de couleurs différentes, il y a aussi des grain différents ?  Du riz blanc peut être différent d’un autre riz blanc. Et ça change la cuisson.
Je…
Mais qu’est ce qu’ils ont à manger du riz aussi ? Un seul type de riz ne suffit pas ? Il faut qu’il y en ai plein ? Son histoire de taille de grain viens d’assener un coup de plus à ma motivation d’apprendre. Si rien que pour le riz il y a tellement de possibilités, qu’est ce que ça va être pour le reste ?
Je crois que les élèves qui ont fait tout ce qui était présenté sur le stand m’impressionnent encore plus.  

Je parle peut-être un peu trop pour ça.
Oui, tu parle beaucoup beaucoup, et tu me fais peur. Enfin. Je ne m’attendais pas à ce que soit facile d’apprendre à cuisiner ; mais je ne m’attendais pas non plus à ce qu’il y ai autant de choses à prendre en compte pour faire cuire du riz.

-ehm oui… je veux bien essayer d’abord.

Je vais me placer face au cuiseur et au sachet de riz qu’elle a sortit. Considérant les deux chose un instant, j’expire. Je l’ai déjà fait. Je devrais pourvoir le refaire en mieux. Et ce coup-ci j’ai eu des explications. Beaucoup d’explication.  

Je prends le paquet de riz et l’ouvre, puis considère le bol qu’elle à fourni avec .

-J’utilise le bol pour doser ? Ou il y a une dosette spécifique aussi… ?

J’attends sa réponse,  sans manquer de lancer un regard méprisant au riz dans son paquet. Rit autant que tu veux. Je te ferais cuire sans aucun scrupule.

-Et… on ne va peux être pas trop en faire ? Je n’ai pas envie de gâcher le riz juste pour apprendre…

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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Jeu 1 Sep 2016 - 18:26

Maintenant qu’elle avait arrêté de parler, Haneko pouvait se concentrer un peu plus sur son élève temporaire. Et prendre conscience qu’elle aurait été un très mauvais professeur. Il n’y avait pas besoin d’être physionomiste pour se rendre compte que la rousse était plus perdue après ce déluge d’explication qu’avant. Quelle idée aussi de balancer autant de détail inutile à quelqu’un qui ne savait pas comment se servir d’un cuiseur à riz. Cela ne servait à rien sinon la décourager plus encore. Déjà qu’Aslinn avait plusieurs fois démontré qu’elle avait un peu honte de ne pas savoir faire tout ça, Haneko se sentirait mal si elle la démotivait complètement. D’autant que ce n’était vraiment pas si compliqué que ça, avec un peu d’effort et de patience elle était sûre que l’irlandaise pourrait se débrouiller aussi bien que n’importe qui. Surtout si elle décidait de rejoindre le club à l’avenir.

Prenant soin de se taire, la jeune femme se recula donc pour laisser Aslinn venir se servir du cuiseur, tout en restant assez proche pour surveiller les mouvements de son élève. Il ne faudrait pas qu’elle provoque une catastrophe, même si Haneko doutait sincèrement de la possibilité de faire ça avec un rice cooker et un paquet de riz. La rousse semblait persuadée de son absence de capacité en cuisine, alors mieux valait prendre ses précautions.

Il y a quelque chose d’assez fascinant et impressionnant à voir la jeune rousse hésiter devant des accessoires de cuisine basique. Elle qui semblait si sûre d’elle quand il s’agissait de faire la leçon à une inconnue ou pour expliquer qu’elle voulait apprendre à cuisiner se retrouvait maintenant démunie face à un paquet de riz et un cuiseur simple. Cela avait quelque chose d’amusant et de presque mignon, mais Haneko se garda bien de le mentionner pour ne pas vexer la petite irlandaise. Elle commença tout de même à se rapprocher en voyant qu’elle ne faisait toujours rien, juste à temps pour que la question vienne.

Elle franchit les derniers pas qui la séparaient de la rousse, interceptant le regard haineux qu’elle jetait au riz.


- Tu peux utiliser ce que tu veux. L’important c’est la proportion. Une fois et demi plus de riz que d’eau. On a des doseurs, mais un bol ou une tasse fonctionnent très bien aussi.

Tout en parlant, elle ramena le bol vers elle et eu un grand sourire à la question qui suivit.

- Ne t’en fais pas, ça se conserve bien. Au pire, on l’utilisera pour d’autres préparations du club, tu ne gâcheras rien.

Comme elle était installée à côté d’elle, la jeune femme surveilla les gestes d’Aslinn pendant qu’elle versait le riz et l’eau. Rien de compliqué jusque là mais comme la rousse ne semblait vraiment pas sûre d’elle, Haneko supposa qu’il ne lui coûtait rien de surveiller de près. Elle reprit ensuite ses explications plus sobrement, en pointant du doigt le bouton à activer.

- C’est là que tu lance une fois que tout est prêt. Mais avant ça, tu peux parfumer un peu le riz, ou ajouter le sel. Il faut le faire avant de lancer le cuiseur car la cuisson doit se faire avec couvercle fermée. Certains le verrouillent de toute façon.

Elles n’avaient pas prévu de quoi ajouter du goût au riz, et de toute façon le but était juste d’apprendre à le faire cuire, mais Haneko fit tout de même glisser une petite salière vers la rousse. La japonaise la surveilla de près pendant qu’elle finissait la préparation, jusqu’à voir le voyant rouge s’allumer.

- Et voilà ! annonça-t-elle. D’ici une douzaine de minute, il passera au vert et on pourra l’ouvrir, mais on ne va pas le faire : il vaut mieux laisser reposer un peu le riz pendant quinze minutes de plus. De toute façon, le cuiseur le maintient au chaud.

C’était une mission accomplie : elle lui avait montré comment se servir d’un cuiseur à riz et rien n’avait encore explosé. C’était quelque chose qui lui semblait évident, mais elle espérait quand même que ça avait fait plaisir à Aslinn d’enfin apprendre à s’en servir, surtout au Japon. Cela lui serait sûrement utile. Mais elles étaient dans le club de découvertes culinaires, et le riz c’était certes très bon, mais ça ne faisait pas un repas complet. Ou rarement.

Une fois la machine bien lancée, Haneko se retourna donc et prit tranquillement appui contre la table de travail, en tournant le regard vers la jeune rousse. Elle semblait un peu plus assurée maintenant qu’elle était lancée, même la nouvelle posture était plus reminescente de la petite rebelle qu’elle avait été que de la fille sage qu’elle tentait de devenir. De même pour son sourire invitant.


- En général, on utilise ce temps pour préparer quelque chose avec le riz. Tu veux continuer ?
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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Mer 7 Sep 2016 - 23:28

Le bol donc. Elle dit que je peut utiliser ça pour doser. Juste respecter les proportion. Je devrais pouvoir faire ça. Une dose de riz pour une et demi d’eau. Ça, c’est quelque chose que je devrais retenir. C’est le genre de chose qui va vraiment m'être utile. On peut faire plein de choses avec du riz ; mais il faut commencer par savoir faire cuire le riz. Et le secret du riz réside dans ces deux chiffres. Tout en commençant à mettre du riz dans le bol, je lui demande si je n’en ferais pas trop.
Déjà que je squatte sans être inscrite, j’utilise leurs affaires et leur nourriture. Moi ça m’arrange que tout soit gratuit ; mais en plus Haneko semble être prête à me donner son temps. J’ai presque peur qu’elle me fasse payer après.
Sacrifier son temps, son matériel, pour l’inconnue que je suis. C’est presque trop lisse.
D’un autre coté, tu sais très bien que tout le monde n’est pas aussi égocentré que toi, et que ça arrive au commun des mortels d’être gentil. Etre gentil, simplement dans le but de ne pas être méchant. Ça n’est pas souvent que ça m’arrive ça. Je suis profiteuse, pas altruiste.

Le bol de riz est remplis ; je le retourne au dessus du cuiseur. Un. Il en faudrait un et demi d’eau. Un demi bol c’est dur à faire ; jamais je n’aurais exactement la moitié du bol remplis d’eau. Faisons ça bien. Je remplis le bol de riz une seconde fois. On va faire deux et trois, ça sera plus précis. Je renverse une fois de plus le bol au dessus du cuiseur ; y déversant la seconde dose de riz. Puis je vais jusqu’à l’évier pour remplir le bol d’eau et le verser dans le cuiseur. Je réitère l’opération encore deux fois, tout en écoutant Haneko continuer son explication. Donner du goût au riz. Si elle veut… je ne suis pas vraiment convaincue ; du riz reste du riz ; et je ne suis pas vraiment sur de trouver ça bon. Avoir su riz à la menthe, ou du riz au chocolat. Non, ça serais étrange. Mais je préfère me taire et continuer de suivre ses explications. Ce n’est pas le moment de faire des remarques sur leur habitudes culinaires ; je suis ici pour apprendre. Je me réserve le droit de critiquer une fois que j’y arriverais.

Ma brune m’envoie une salière pour que je ‘’donne du gout’’ au riz. Du riz au sel. Ça je veux bien. Du riz à la menthe, un peu moins. Par conte je ne sais pas vraiment doser ; donc à défaut de demander une fois de plus avec désarrois, je me contente de retourner la salière au dessus du cuiseur et de lasser quelques secondes le sel s’écouler. Je trouve que j’ai déjà trop demandé, trop posé de questions.
Je repose la salière sur la table et abaissé le couvercle du cuiseur, qui se ferme dans un ‘’clac’’ bruyant qui emplis l’espace. Je considère le cuiseur un instant, puis appuie sur le bouton d’un air déterminé. C’était l’acte final ; le riz cuit. Je cligne devant le cuiseur. C’était trop facile. Il y a un piège, forcément. Ça ne peux pas être aussi simple. A un moment le riz va jaillir du cuiseur , ou alors il va changer de couleur et sera immangeable au final, ou tout explosera.
Hm.
Je ne sais pas. C’était trop lisse. Il manque quelque chose. Il manque un problème ; une catastrophe. Moi dans une cuisine et rien n’a encore brûlé. A un moment ça va exploser ; tout va exploser.

Je fini par reporter mon regard sur Haneko, bien que la contemplation de la machine en train de faire cuire mon riz soit passionnante. Elle veut enchaîner. Je cligne des yeux une fois de plus.

-Euh je…… …..

J’ai de réels doutes quand à ma capacité à faire cuire autre chose , mais on ne sais pas avant d’essayer je suppose. Même si j’ai l’impression d’avoir utilisé mon quota de chance pour les six semaines à venir en mettant ce riz à cuire, étant donné que je n’ai encore rencontré aucun problème.

-Oui ? C’est sec du riz tout seul non ? …

Je plante mes yeux dans les siens. J’aimerai bien continuer. J’ai réussis à faire quelque chose pour l’instant ; mais j’ai aussi peur de gâcher toute la fierté du riz en me loupant sur autre chose que je voudrais faire cuire.
Enfin bon. Je suis là pour essayer. Mon visage deviens un peu plus déterminé, je suis un peu moins perdue. Je balaye la salle du regard avant de continuer à observer la seule source vivante présente en dehors de moi.

- Euh… je ne sais pas trop quoi par contre… j’ai peur que si je propose, je ne me rende pas compte de la difficulté…

J’observe maintenant le sol en biais. Je me sens tellement faible face à la brune qui sait tout. Et ça m’énerve. Je ne supporte pas cette faiblesse.

-De… Est-ce-que tu as des idées de choses faciles à faire. ……. Pour rendre le riz moins sec ?

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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Jeu 8 Sep 2016 - 2:44

Du regard, la jeune femme jaugeait l’irlandaise. Au-delà la simple curiosité, il y avait un certain degré d’amusement. Pas aux dépends de la rousse : Haneko n’avait jamais été du genre à se moquer des autres, ou plutôt, pas de cette façon, pas s’ils ne l’avaient pas mérités. Enfin, c’est ainsi qu’elle avait raisonné pendant longtemps, même si aujourd’hui cette logique semblait s’effriter un peu plus chaque fois qu’elle l’examinait. Cette fois en tout cas, ce n’était pas de la moquerie. C’était intéressant, en fait. Jamais elle n’avait pu imaginer que le simple acte de mettre du riz dans un cuiseur et d’y ajouter de l’eau puisse prendre une dimension si épique. Pourtant, c’était bien cela qu’elle décelait dans l’étincelle des yeux d’Aslinn, une forme d’épique. Un épique de cuisine, mais un épique tout de même. Il y avait de la réflexion, des hésitations, des doutes et une détermination assez incroyable. La jeune Igarashi en aurait presque oublié que l’objectif de cette séance était d’apprendre à cuire le riz, et non défaire un empereur galactique ou devenir le roi des pirates.

Elle n’osait pas déranger l’irlandaise dans sa concentration plus que de raison. Elle lui donnait quelques conseils, assénait quelques banalités sur la cuisson du riz mais la laissait majoritairement faire. Tout au plus sourit-elle en la voyant rajouter un deuxième bol de riz pour ne pas avoir à mesurer un demi-bol mais en mettre trois. La rousse tenait vraiment à bien faire, elle ne laissait rien au hasard ou à son jugement. Haneko n’aurait jamais imaginé qu’il soit si complexe d’apprendre les bases de la cuisine, mais elle avait grandit curieuse de cette pièce si spéciale, et après tout les occidentaux n’étaient pas aussi amateurs de riz. Peut-être devrait-elle demander à l’irlandaise de lui préparer quelque chose de là-bas, un de ces jours. En observant le geste déterminé de la jeune femme pour simplement allumer la machine, l’étudiante commençait à se demander s’il n’y avait pas une raison cacher derrière cette volonté d’apprendre si grande. Une leçon à donner à une grande soeur, de la valeur à prouver à un amant, ou un défi lancé à soi-même ?

Cela ne la motiva que d’avantage à demander si elle voulait faire quelque chose avec le riz. Son hésitation est palpable avant même qu’elle n’ouvre la bouche, mais elle note tout de même l’évidence : le riz tout seul, c’est un peu sec. Un peu triste aussi, mais ça arrive. Haneko ne répondit pas, la laissant continuer. Un regard un peu plus intense, des épaules plus carrés et une tenue plus droite, elle passerait presque pour un de ses vieux maîtres dans les mauvais films de genre. Elle se retint de sourire à cette idée et attendit de voir l’air déterminé d’Aslinn revenir. Elle veut continuer, même si elle ne sait pas comment, et c’est tout ce que l’étudiante retint. Doucement, elle se détache de la table de travail pour se redresser un peu. Elle ne détourna son regard de la rousse que quelques secondes pour faire mine de réfléchir, même si sa réponse était toute trouvée.


- On pourrait faire un peu de poulet au curry. C’est une recette classique, je suis sûre que tu en as déjà eu même si tu n’es pas au Japon depuis longtemps.

La recette était en effet on ne peut plus classique. Haneko ne comptait plus les jours où elle en avait fait et encore moins les jours où elle en avait mangé elle-même. C’était toujours un grand succès aussi, une des recettes phares de leur stand de midi. En soi, elle ne trouvait pas la préparation d’une grande complexité, mais au vu de la panique de la jeune femme au moment de faire cuire du riz, elle doutait un peu de la confiance d’Aslinn dans cette nouvelle mission.

Cela ne sembla pas la déranger plus que ça.


- Je crois qu’on a tout ce qu’il nous faut. Émincés de poulet… Carottes… Patates… Un oignon… Du roux de curry, bien sûr.

Tout en énonçant les ingrédients, la jeune femme s’était mise à naviguer dans la cuisine, passant d’un frigo à l’autre pour retrouver lesdits ingrédients et les dégainer un à un. Elle repassait sans cesse près d’Aslinn pour déposer les légumes et morceaux de viande devant elle. Les petites tablettes de curry semblaient être la dernière touche mais la cyborg steampunk n’en avait pas fini de donner le tournis à son élève. Elle continua sur sa lancée pour chercher cette fois-ci des ustensiles. Casserole, couteaux et petites louches s’empilèrent bientôt devant l’irlandaise, pendant que la japonaise continuait d’énoncer le programme à venir.

- C’est un peu plus long. Il faut faire frire nos ingrédients, bien mélanger, laisser le temps à la cuisson de se faire. Mais ça reste plutôt simple. Tu te sens d’attaque ? Si c’est trop long je comprends : il nous faut une petite heure.

Elle était revenue s’adosser contre la table de travail, ses mains posés à plat en esquivant soigneusement patates et couteaux. Son regard sombre était fixé sur la jeune femme, ses lèvres souriante à la fois une invitation et une forme de défi. Haneko n’osait pas vraiment se l’admettre mais elle commençait à apprécier ce rôle. Elle n’était peut-être pas une professeur très douée mais ça l’amusait de montrer à quelqu’un comment elle faisait. En tout cas, elle semblait tout à fait prête à rester une heure de plus dans son club culinaire pour lui faire découvrir les secrets du poulet au curry.

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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Mar 13 Sep 2016 - 23:39

Le riz est dans le cuiseur. J’ai appuyé sur le bouton. Ça cuit.  
Magnifique.
Maintenant, la suite.

J’ai envie de continuer. Vraiment. Mais ce que je suis capable de faire me terrifie. Je remonte lentement les yeux vers elle quand elle me propose ladite suite. Du poulet au curry. Il va falloir faire cuire des choses là. Et je doute sincèrement qu’il y ait des cuiseurs à poulets pour me faciliter la tâche. J’en ai déjà mangé ; je sais que je trouve ça bon. Mais… moi ? Faire ça ?
J’acquiesce d’un mouvement de tête. Oui oui, je sais quel goût ça a. Mais mon visage reste désespérément inexpressif.  Je ne sais pas si je devrais être heureuse d’au moins savoir vers ou est ce que je suis supposée aller ; ou si je devrais au contraire, déjà être en train de fuir cette cuisine.
J’observe la brune se lever ; retombant dans un claquement métallique sur ses pseudo-réacteurs.  Elle parcourt maintenant la cuisine, tout en énumérant un à un chaque ingrédient dont nous avons besoin. A chaque mots proféré par cette brune, mon visage se décompose un peu plus.  Un peu beaucoup plus. A la base, c’était du riz. Simplement du riz. La quantité d’ingrédients qui s’accumulent devant moi le paraît bien trop énorme pour simplement agrémenter du riz. Il va y avoir plus de garniture que de l’élément principal… c’était supposé  être facile à faire non ? Pourquoi on ne peut pas simplement tout mettre dans un cuiseur avec une fois et demi la dose d’eau et puis c’est bon ? Ça serais bien plus simple ; et bien plus pratique pour les gens comme moi. Les gens sans ressources d’un point de vue culinaire. Les gens qui désespèrent face à un paquet de riz.
Enfin non.  Je ne dois pas désespérer. J’ai bien réussit pour le riz ; je peux le faire ici aussi.
Mais le désespoir reste le seul masque à prendre place sur mon visage.  Et puis, je n’ai pas encore vu le riz hors du cuiseur. Si ça se trouve, il est complètement raté. Ça  serais même très probable.
Je soupire.

Concrètement, il n’y a pas tant que ça d’ingrédients qui s’alignent en face de moi. Mais c’est déjà trop. Et ça l’est encore plus quand elle y ajoute les ustensiles.  Il y a besoin de tout ça ? Mais c’est qu’en plus il va falloir faire de la vaisselle après….
Plus aucun son ne sort de ma gorge.  Je cligne des yeux, puis soupire.  
Motivation. Détermination.

C’est humainement possible de faire du poulet au curry. La recette est humaine en fait ; créé par les hommes. Donc je peux le faire aussi.

Je m’appuie sur la table. Je lui fait face.
Inspire,  expire.  
Je plante mes yeux dans les siens, un air désormais déterminé sur le visage. Fronçant les soucis plutôt que les faire remonter pour montrer ma terreur, j’ai décidé que je vaincrai également le poulet au curry.
Considérons que le riz était le niveau un. Niveau complété. Passons au niveau deux.
Niveau du boss : le poulet.
Ou le curry. Ou le reste.  Je ne sais pas ce qui va être le plus dur à faire. Je crois que l’ensemble me terrifie. Mis je suis motivée ; vraiment ; par rapport à ma flemme habituelle.
Si ça se trouve, à avoir le flemme tout le temps, je stocke ma motivation ; et de temps en temps, quand la motivation est nécessaire, et bien le réservoir est plein et il ne reste plus qu’à se servir. C’est stratégique en fait. A voir la flemme, pour mieux être motivé.
Heureusement que ça marche, parce que sinon je doute que je sois capable de faire ce qu’elle me demande. Avec la motivation en plus, je vais essayer pour de vrai. Je veux savoir cuisiner.
Je veux pouvoir survivre en fait.
Le jour où on me lache en pleine jungle, comment est-ce que je survis si je ne suis même pas capable de me faire à manger sans faire brûler la forêt entière ?
Je mange cru.

Bref.
Ce très cher poulet. ’’ C’est plus long’’
Probablement oui. Même si j’avais espoir que le niveau 2 serais comme le niveau 1, j’ai été assez rapidement désillusionnée. Il faudrait que j’arrête l’espoir ; c’est mauvais pour ma santé.
Je déglutis face à ses propos.  Ce n’est pas tant le temps qui me terrifie, on peut prendre la journée, et même dormir ici si il faut ; c’est ce qu’elle veut que je fasse. Tu crois que je sais faire ‘’frire’’ moi ? Je retiens un ricanent sarcastique. Je sais mélanger une dose de riz avec une et demi d’eau dans le cuiseur moi. C’est tout…
Enfin, c’est un début.  Et je sais saler aussi.
J’expire une fois de plus avant de décoller mes mains de la table pour remettre mon dos droit en détacher mon regard du siens.

-Aucun problème pour le temps. Je suis en vacances. C’est plus toi. Si tu te sens prête à me coacher tout du long.

Je prends l’un des couteaux qu’elle a sorti et fait glisser mes doigts contre la lame tout en continuant de parler, les yeux plantés sur l’acier.

-Et… disons que…

Mon regard retourne sur elle, l’observant en biais, puis retombant lentement vers le sol, dans cette même image de gêne qui continue de montrer que je déteste mes faiblesses.

-Et bien, le coachin’ va être... vraiment..nécessaire…

Les coin de ma bouche s’enfoncent dans mes joues ; je n’aime toujours pas avouer ça ; et ma propre incapacité en cuisine continue de me consterner.
Je soupire et faisant remonter mes doigts sur le fil de la lame. J’aime vraiment bien les ‘’armes blanches’’, et j’ai un assez bon rapport aux lames. En plus Satoshi m’avais appris à manier un couteaux. Enfin, ‘’appris’’. Disons qu’il m’a un peu initié. Un tout petit peu.  
Mais un peu quand même.  

Je pointe la lame vers elle dans un mouvement de poignet ; la détermination est explicite dans mon regard.  A nouveau, je viens fixer sa rétine. Elle est obligé de se planter dans miens.  J’espère que la détermination est contagieuse. Et la motivation aussi.

-Je suis prête à commencer le niveau 2.

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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Mer 14 Sep 2016 - 0:29

Elle aurait dû s’y attendre mais le visage d’Aslinn après sa question ne reflétait pas vraiment une confiance absolue en ce qui allait suivre. Haneko lui proposait après tout de passer aux basiques de la cuisine pour étudiant à une recette un peu plus élaborée, comprenant de multiples ingrédients à traiter différemment. Si le riz l’effrayait déjà, elle avait toutes les raisons d’être terrifiée à l’idée d’attaquer quelque chose d’autre. Néanmoins, ce n’était pas comme si le choix était énorme. Bien sûr, elle aurait aussi put lui proposer quelque chose d’encore basique. Faire cuire un morceau de viande, jeter des dés de poulet sur une poêle et déclarer qu’on avait là un bon plat pour le midi. Mais ça aurait été bien trop facile. Ça et Haneko n’y avait pas penser sur l’instant, ce n’était tout simplement pas dans ses habitudes de faire ainsi et elle avait donc sauté sur l’occasion de préparer quelque chose de plus complexe.

À voir le regard fuyant de la petite rousse, elle s’attendait donc légitimement à essuyer un refus. Refus qu’elle ne pourrait pas reprocher à Aslinn même si cela aurait été fort dommage. De façon assez étonnante, la lycéenne commença par lui dire que le temps ne posait pas de problème, se privant ainsi d’une option de replis qui aurait sans doute été bienvenue. Elle insista un peu plus sur le fait que le coaching de la japonaise serait important. Encore une fois, Haneko pouvait lire chez elle des signes d’une nervosité évidente dès qu’elle évoquait l’une de ses faiblesses. Sans même prendre en compte le fait qu’elle avait attrapé le premier objet venu, ici un couteau, pour le tripoter en parlant. Elle évitait son regard comme la peste. Manifestement, il lui en coûtait de demander à quelqu’un de l’aider à faire quoi que ce soit, mais ça ne rendait que la mission plus importante. Après tout, si l’irlandaise était si répugné à l’idée de se faire guider, il devait vraiment être important pour elle d’apprendre à cuisiner ou elle n’aurait jamais demandé à qui que ce soit.

Aslinn finit par relever la tête, en même temps que la lame qu’elle avait attrapée. Ses yeux avaient changés, d’autant qu’ils étaient maintenant fixés sur les pupilles sombres de la fille Igarashi. L’attitude de la jeune étrangère lui faisait penser à un de ses héros de Shônen classique, empli de détermination et de soif de gloire. Y avait-il un shônen sur la cuisine ? Elle aurait parié que oui mais ne connaissait pas bien cette littérature. Cela la fit tout de même sourire, ses propres iris s’étrécissant au défi manifeste de la rousse.


- Très bien, souffla-t-elle avant de baisser les yeux.

Elle se redressa sur ses pieds et parcourut rapidement les quelques pas qui la séparait de sa pupille. Délicatement, elle leva la main, poing fermé et dressa l’index jusqu’à ce que la pulpe de son doigt s’écrase légèrement contre la pointe du couteau.

- Première règle. On ne pointe pas d’objet tranchant sur les autres tant qu’on est dans une cuisine.

Dépliant ses doigts, elle enserra la lame dans un étau et la détourna de son corps pour la pointer lentement vers le bas. L’étudiante affichait toujours un grand sourire à son élève.

- C’est peut-être évident, mais il y a tellement de risques dans une cuisine. Surtout pas vers moi, je ne tiens pas à perdre d’autres morceaux.

Sans trop se l’admettre, elle était plutôt fière de sa petite plaisanterie. Ce n’était pas toujours agréable de se rappeler cette particularité, mais il y avait quelque chose de plaisant dans le fait de pouvoir s’en moquer. Ce n’était rien, rien qui l’empêche de continuer à vivre, à s’amuser, ou à apprendre la cuisine à des inconnus. C’est donc sur un dernier sourire satisfait qu’elle se retourna pour prendre la direction d’un énième tiroir. Sur le chemin, elle leva de nouveau la main, dos à Aslinn, pour lever l’index et le majeur en un V.

- Deuxième règle. On reste propre. Le riz ça ne salit pas, à moins de vraiment le vouloir. Mais le curry et la viande, on ne sait jamais. Alors on prends ça.

Elle se pencha pour ouvrir un petit placard et en sortit rapidement deux objets à l’allure de torchon, qui s’avérèrent rapidement des tabliers de cuisine. Un à un, elle les colla à elle pour en estimer la taille. Satisfaite pour l’un, elle dû tout de même changer deux fois pour en avoir un qui conviendrait à Aslinn. Prestement, elle enfila le sien en revenant vers elle, les bras dans le dos pour y nouer l’attache. La jeune rousse rejoint, elle jeta le col autour de son cou et passa dans son dos tout en continuant de parler.

- Troisième règle, le timing.

Elle attrapa les pans du tablier et les tira vers elle pour nouer l’attache elle-même. Repassant face à la lycéenne, elle levait maintenant trois doigts.

- En général, on essaie de visualiser toutes les étapes et de gérer notre temps de façon à tout faire en un minimum. Comme préparer les légumes pendant qu’on fait cuire la viande. Aujourd’hui, on va y aller doucement pour pas se perdre, d’accord ?

Haneko franchit les quelques pas qui les séparait de la table de travail et sélectionna un couteau parmi ceux qu’elle avait déjà amené. Elle prit aussi les carottes et les oignons, les disposant sur deux planches à découper distinctes.

- Comme tu as l’air motivée par les couteaux, on va commencer par l’épluchage et le découpage des oignons et des carottes.


Elle s’était tournée vers Aslinn, mais son couteau restait précautionneusement dirigé vers la table de travail. La cuisinière en herbe attrapa pour commencer un des oignons et se décala un peu pour qu’Aslinn puisse observer ses mouvements. Elle coupa la tête du bulbe, puis le sépara en deux parties dont elle retira la peau avant d’en tendre une à sa pupille. Lentement, elle découpa son oignon dans un sens, sans aller jusqu’au bout de la coupe pour conserver un bloc entier, puis dans un autre. Elle écarta les morceaux, assez gros tout de même, d’un mouvement de couteau, puis se tourna vers la rousse. Ses yeux noirs étaient mouillés de larmes qu’elle faisait de son mieux pour ignorer avec le sourire.

- Voilà, il nous faut des morceaux de cette taille là à peu près. Tu veux essayer ? Ensuite, on s’attaquera aux carottes, elles sont plus simples et elle font pas pleurer.

Alliant le geste à la parole, elle attrapait déjà un éplucheur pour retirer la peau de ses légumes mais son regard restait tourné vers l’autre jeune fille et sa découpe de l’oignon. Elle lui aurait bien dit de faire attention avec le couteau mais ça ne semblait pas être un motif d’inquiétude pour Aslinn. Elles allaient voir rapidement si elle savait vraiment manier l’objet. Au pire, Haneko était assez proche pour empêcher le pire.

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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Lun 19 Sep 2016 - 23:10

Elle a l’air motivée. Presque autant que moi. Elle est n’est juste pas terrifiée. C’est ce qui nous différencie pour l’instant -outre nos capacités respectives en cuisine- et c’est une différence majeure. Mais je suis suffisamment motivée pour ravaler tout ça et faire face à la cuisine. Un instant, mes yeux retournent se poser sur les ingrédients avec scepticisme. Je vais vous couper, vous faire cuire et vous manger,  vous allez voir. Ça ne sert à rien de rire, votre destin est inéluctable.  

Cependant, la première chose que fait Haneko est rediriger la lame du couteau, que j’avais pris pour me donner de la constance, vers le sol.
Mais….

Ce n’est pas comme si j’avais l’intention de la poignarder ; et je suis loin d’être capable de lancer les couteaux comme Satoshi. Tu ne prends pas trop de risques avec moi… À moins que tu ne décides de venir t’empaler par toi-même, il n’y a aucune raison que je te retire quelques petits morceaux de corps ou que je refasse la décoration de la cuisine en rouge.  
Enfin, comme elle le dit elle-même, on est jamais à l’abri je suppose. Je ricane avec fatalisme à sa remarque.

-Bah voyons ? Continuer à te mécaniser un peu plus ne te tente pas vraiment ? Il va bien falloir installer des stabilisateurs de vol aux bras si tu veux pouvoir faire Iron Man.

Elle a finalement lâché prise sur mon couteau. Je casse mon poignet pour laisser la graviter s’emparer à nouveau de la lame, la tenant simplement entre deux doigts par le manche. Puis, maintenant toujours la lame entre pouce et indexe, je plie mon poignet et empoigne le couteaux dans l’autre sens. Raffermissant ma prise dessus, c’est comme ça que je le tenait au début. Au tout tout début. C’est comme ça que je le tiendrais si je devais la poignarder. Je tourne la tête vers elle alors qu’elle commence à s’éloigner, lui lançant un large sourire explicitement sadique.  Puis je referme la bouche, couvrant à nouveau mes crocs, puis me retourne face aux ingrédients.  J’ai toujours le couteau en main. La tentation de tuer une carotte est grande, mais je me retiens. Pas tout de suite. Je repose le couteau sur la table, dans un geste extrêmement calculé. Elles ne sont pas loin quand même, et la lame est -était- dans ma main. Ça aurais été facile. Je soupire et me retourne pour voir la brune passer un tablier autour de son cou ; puis en sortir un autre, pour moi probablement.
Ah, non en fait.  Elle le range et en sort encore un autre.
Je soupire doucement.
Elle le re-range.  
Je soupire d’exaspération.

-Désolée d’être trop petite hein. Ça fera une robe sur moi, ces trucs de toutes façon.

Le ton sarcastique employé est explicite. Je n’aime pas être petite ; et j’aime encore moins qu’on me le fasse remarquer avec subtilité de cette façon.
Enfin,  je ne pense pas que c’était son but ; enfin, j’ai envie de croire que ce n’était pas son but. Je vis déjà mal le fait d’être même plus petite que les japonaises, alors pas besoin de remuer le couteau dans la plaie.  
Je soupire encore plus quand elle vient carrément me le passer autour du coup, m’enfonçant un peu plus dans un mutisme exaspéré. Je la suis du coin de l’œil quand elle passe derrière moi pour faire le nœud, sans pour autant dire quoi que ce soit. J’ai l’impression d’être un gamin à qui on apprend la vie. Bon, oui. Concrètement, du point de vue de la cuisinière, je doit probablement même être pire qu’un enfant ; étant donné que je part avec une base égale à zéro.  Mais quand même.  J’ai l’impression qu’elle me toise du haut de ses quinze centimètres de plus que moi de la même façon que je toisais mon petit frère. Et je n’aime pas. Pas du tout. Je méprisais mon petit frère.

Observant fixement ce qu’il y a devant moi, sans dire un mot, je garde cet air renfrogné encore un temps. Jusqu’à ce qu’elle enchaine en fait ; pour m’expliquer la troisième règle.  
Ça serais bien que je retienne tout ce qu’elle dit. On ne tue pas les gens. On protège ses vêtements.  Et on devient des maîtres du temps.
Pas mal la cuisine.  Des concepts qui me plaisent.
Non, plus concrètement, cette histoire de timing,  c’est juste du pragmatisme. Histoire de ne pas devoir passer deux fois plus de temps sur un plat parce qu’on à pas su être efficace. Sauf que… actuellement, c’est avec moi qu’elle cuisine. Ce n’est pas deux fois plus de temps qu’il va nous falloir. C’est cinq.

Oui, c’est mieux de ne pas me perdre…. Vraiment.  On est là pour ça, il me semble.
Enfin, pas pour me perdre je veux dire. Pour que j’apprenne.  Donc si le prof particulier perd sa seul élève, il n’ira vraiment pas loin.

Je hoche la tête en l’observant se diriger à nouveau vers la table sur laquelle tôt à été posé. Puis je redresse la tête, la remettant dans l’axe de mon cou, et me met moi aussi face à cette fameuse table

tinlinlin-tain------n    
tinlinlintintain------n
tinlinlin-tain-----n
tinlinlintainlintintain----n
*

Et puis j’ai ça en tête. Génial.  Pour rajouter de l’épique à la scène, c’est ça ? Je frapperais mon cerveau si je pouvais le faire sans me ridiculiser plus que je ne le suis déjà.  Mon entraînement spécial pour apprendre la cuisine au niveau 2 commence pour de vrai.  

J’observe la brune prendre un couteau et commencer à découper l’oignon sous mes yeux. Plus concentrées ses gestes que sur elle-même, je sens mes yeux qui commencent à piquer mes ne réagis pas. La brune finit par pousser ses morceaux sur le bord de la planche à découper avant de relever les yeux vers moi.  Je lui rends son regard, fronçant les sourcils. Elle a les yeux tous rouges. C’était si émouvant que ça de couper un oignon ? Sans faire de remarque,  j’acquiesce d’un mouvement de tête déterminé. Ça me fait un peu peur quand même de la voir en pleurs. J’espère que l’oignon sera gentil avec moi.
Ha ouais ? Les carottes sont plus gentilles que les oignons ? Intéressant.  Nous allons donc pouvoir dresser un repère des personnalités des ingrédients.  
Je riz, je ne l’aime pas.
Les oignons, je les coupe et on verra.
Les carottes sont gentilles. Apparemment. On verra aussi.

Je reprends le couteau avec lequel j’ai joué tout à l’heure et me met face à la place à découper.  
Your turn. Mon  regard s’étire pour fixer les oignons, la même musique toujours en tête pour donner de l’épique à la situation.
Je commence à couper l’oignon, tenant le couteau par le manche, comme Satoshi m’avais montré ; en maintenant la lame avec mon index sur le dessus. Au début,  ça passe. Ce n’est pas trop difficile de couper l’oignon. Mes yeux picotent encore. Puis quand j’ai coupé la première moitié dans un sens, je suis obligée de cligner un peu plus, sentant les larmes commencer poindre sous mes paupières.
Je ne comprends pas. Qu’est ce qu’il me fait ? Pourquoi je pleure ? Commençant à couper dans l’autre sens pour avoir des dés, je suis contrainte de cligner encore. Mes yeux sont désormais clairement humides, et la sensation désagréable sur mes yeux continue à devenir de plus en plus forte.
Mais pourquoi ? Pourquoi pourquoi pourquoi ?
D’accord je le découpe ; c’est de la torture pour lui, mais comment est-ce qu’il l’attaque ? Il n’y a rien. Je ne vois rien qui vienne de lui pour me faire pleurer. Pourtant, je sens que mes yeux ont chauffés, et les larmes grossir bien trop rapidement à mon goût.  Je ferme les yeux plus fort ce coup-ci, arrêtant de couper quelques secondes, avant de les rouvrir pour passer mon bras dessus et récupérer l’eau qui voulais s’en échapper.  Aucun doute la dessus, l’oignon arrive à me faire pleurer. Je ne comprends toujours pas ; mais je regarde cette chose avec terreur désormais.  Comment il fait ? Il a même réussit à faire pleurer Haneko. Ce n’est même pas que je suis faible ; c’est qu’il est trop fort.
Je déglutis en observant mon œuvre.  La découpe est maladroite, mais je  suis venue à bout. A quel prix ? Et en plus, ce n’est qu’une moitié. Je pose un regard terrifié cette deuxième moitié qui trône, encore intacte, sur le bord de la planche. Toi aussi je te couperais.
Vous m’avez fait pleurer.
Pleurer. Moi. Devant Haneko en plus. Devant quelqu’un.  C’est un regard de haine que je pose maintenant dessus. Je te vaincrais toi aussi.
C’est un chose sûre.  Je ne me laisserais pas abattre par un oignon ; même si je dois me vider de mes larmes pour ça.  

Je place la deuxième moitié au milieu de la planche, et recommence le mouvement que la brune l’avais montré. C’est facile de reconnaître ses morceaux par rapport au miens ; mais d’un point de vue concret j’ai quand même découpé ce truc en petits morceaux.
Je fini par reposer le couteaux, et me frotter les yeux avec les mains, ce qui a pour seul effet de me faire pleurer encore plus.

-Meeeeeeeeeeeeh. …..

Je soupire une fois de plus, avant de retirer mes main de mes yeux et d’abandonner simplement le fait de sécher ces derniers.

-Qu’est ce qu’il m’a fait l’oignon. Depuis quand ça fait pleurer un légume ? Je me suis même pas coupée ni rien…

Encore ; si je m’étais coupée profondément, que j’avais refait la décoration en rouge, je me serais autorisée à pleurer.  Mais là ; sans aucune raison, sans comprendre pourquoi est-ce que ces fichus légumes on attaques les yeux ; je trouve ça bien trop injuste.  J’ai l’impression de m’enfoncer un peu plus dans mon ridicule à chaque instant.  Il va falloir que je songe à liquider Haneko après ça ; c’est la seule à être témoin de la scène.


J’en ai mare. Je frotte mes mains autant que possible sur le tablier. Ça sens l’oignon de partout maintenant. Génial.  
Exaspération.  Je me retourne face à la planche sur laquelle sont les morceaux en prenant un air renfrogné.

-Bon.  C’est fait. Plus jamais d’oignons.  Les carottes sont plus gentilles tu as dit ? J’espère que c’est vrai.  

Je la fixe avec un regard en coin, le visage fermé, dans une attitude sceptique qui n’exprime que trop bien le fait que je n’ai envie de pleurer à cause des carottes aussi. Je crois que si les carottes aussi font pleurer, je laisse tomber. C’est beau la motivation, mais tout le stock va s’épuiser bien  trop rapidement à ce rythme.  


*début de ‘’the final countdown’’ ; si si, on reconnais l’air, évidemment

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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Mer 21 Sep 2016 - 22:00

- Iron Woman, non ? Pour des stabilisateurs, il faudrait que tu me coupes les deux bras, je crois. Je préfère éviter ça.

Elle sourit, même si elle était moins sûre de sa plaisanterie cette fois. Le monde des super-héros ne lui était pas très familier. Les noms elle les connaissait bien sûr et elle avait vu suffisamment d’afficher pour associer un visage ou une forme vague à ceux qu’on lui répétait le plus souvent, mais Iron Woman, elle n’était pas sûre que ça existait. Avec le nombre de héros venus d’Amérique cela dit, elle avait toutes les chances de taper juste même si ni elle ni Aslinn ne le saurait jamais. Par contre, elle était à peu près sûre qu’Iron Man n’était pas devenu le héros après avoir perdu des morceaux pour les remplacer par de la machinerie. Un autre héros avait sûrement subi quelque chose de ce genre mais elle aurait été bien incapable de mettre le nom dessus.

Cette préoccupation très importante resta dans son esprit pendant beaucoup plus longtemps qu’elle n’aurait aimé l’admettre, car elle était toujours en train d’y réfléchir alors qu’elle fouillait dans les tiroirs pour dégoter un tablier à la taille de son élève. La rousse remarqua vite le problème et au ton qu’elle prit pour le faire remarquer, elle n’aimait pas bien cela. Haneko mit quelque secondes à comprendre que l’irlandaise ne devait pas apprécier qu’on lui rappelle ainsi qu’elle était petite, même si c’était involontaire. Elle n’avait jamais trop compris ce problème qu’avait les gens de petite taille, elle qui se trouvait bien trop grande pour une femme. Pourtant, elle ne dépassait pas les records mais elle battait la moyenne japonaise de plusieurs centimètres et cela suffisait à la faire ressortir au milieu des autres filles. Chose qu’elle pouvait parfois utiliser à son avantage et qu’elle devait parfois subir.

Le bon tablier enfin trouvé, elle se fendit d’un grand sourire à l’attention de la jeune femme, en s’avançant vers elle.

- Il faut pas être désolé. C’est très beau et on m’a toujours dit que les hommes japonais préféraient les petites.

Elle ne se rendit compte qu’après que ce n’était peut-être pas la meilleure chose à dire pour la rassurer à ce niveau. Peut-être que c’était différent là d’où elle venait, et elle avait démontré plusieurs fois que les coutumes, elle s’en fichait éperdument.

Ce qu’elle voulait, c’était apprendre la cuisine, et la jeune femme s’était fait un objectif d’accomplir ça. Ou en tout cas un début. Le riz avait paru un début facile même pour la rouquine et Haneko prévoyait que la suite se passe comme sur des roulettes également, mais ce ne fut pas le cas. La japonaise était restée posté aux côtés de la rousse pendant que celle-ci s’attaquait à l’oignon et tout semblait bien se passer. Elle tenait l’oignon correctement, ça se passait bien. Elle tenait son couteau correctement, ça se passait bien. Elle pleurait, ça se passait bien. Mais à mesure que le temps passait, Haneko vit les traits d’Aslinn se modifier alors qu’elle tenait manifestement de s’empêcher de pleurer.

Au-delà d’une simple frustration, il y avait une incompréhension dans les yeux verts que la jeune femme n’arrivait pas bien à saisir. Alors qu’Aslinn avait fait montre d’une détermination sans faille depuis le début de leurs exercices, elle semblait maintenant perdue face à un simple oignon. Certes, il n’était jamais agréable de s’occuper de ces légumes qui faisaient pleurer, mais de là à en changer ainsi d’attitude. Haneko ne comprenait pas ce qui avait changé, d’autant qu’elle s’était habituée depuis longtemps à la découpe des oignons. C’était juste un moment un peu énervant à passer.

Même la rousse finit par en terminer sans trop de problème sinon les larmes qui dévalaient sur ses joues. Sa détermination, très étonnante pour de la cuisine, resta intacte jusqu’à la fin de la deuxième moitié de l’oignon. Ses morceaux étaient un peu moins jolis que ceux d’Haneko mais après tout il ne s’agissait que de découper un oignon, on ne lui demandait pas de faire de l’art. C’était donc somme toute un plutôt bon début et c’est ce que la japonaise s’apprêtait à dire quand son élève poussa un genre de gémissement contrarié. La jeune femme se retourna juste à temps pour la voir éloigner ses mains de ses yeux, les larmes coulant de plus belle.

Quand enfin la rousse se décida à demander ce qui se passait, sa senpai ne put que rester sans voix pendant de longues secondes. Elle tenta de contenir son hilarité mais ne put empêcher un sourire d’apparaître sur ses lèvres avant qu’elle ne s’esclaffe brièvement. Toujours le sourire jusqu’aux oreilles, la brune s’inclina pour s’excuser plusieurs fois, sans parvenir à cacher son sourire.


- Je suis désolée Aslinn ! Je pensais que tu savais. Les oignons ça fait pleurer.

Elle finit par se calmer assez pour la conduire jusqu’à l’évier où elle commença à faire couler de l’eau et à expliquer plus simplement.

- Je crois que c’est dans leur peau, quelque chose s’évapore dans l’air quand on les épluche et ça donne ça. Il vaut mieux se passer les mains à l’eau avant de passer à la suite si tu ne veux pas pleurer tout le temps.

Elle-même avait encore les yeux un peu rouges et elle ne se gêna pas pour s’humidifier les doigts, les essuyant grossièrement sur le tablier. Elles revinrent ensuite vers la planche de travail où le travail les attendait pour les carottes.

- Promis : les carottes ne font pas pleurer et elles sont même plus simples à couper que les oignons.

Pour preuve, la jeune femme en empoigna une et pris un éplucheur. Haneko était de nouveau en mode professeur et elle décomposa son mouvement pour que son élève voit bien comment tenir l’objet. Lentement, elle éplucha la moitié du légume, puis l’autre moitié, jusqu’à ce qu’elle soit entièrement dénudée. Plaquée sans pitié sur la planche à découper, la carotte fut ensuite lentement découpée en fine rondelles.

- Et voilà, pas de pleurs. Vu comment tu t’es occupée des oignons, ça sera du gâteau.

C’était autant un encouragement qu’une réalité : Aslinn avait plutôt bien pris le coup avec les oignons. Les carottes, en plus de rendre aimable, étaient des légumes beaucoup plus gentils qu’on pouvait découper et éplucher très rapidement même sans aucune expérience. Elle espérait que ça laverait un peu le goût de l’oignon à son élève, même s’il avait été extrêmement drôle de la voir paniquer ainsi.

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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Lun 26 Sep 2016 - 8:17

Iron-woman
Elle existe elle ? Je n'en sais rien. Mais ça ne m'étonnerais même pas. Vu la quantité des personnages Marvel,  il serais tout fait possible qu'Iron man ai pris une padawan. Ou que finalement la semi-rousse-pâle qu'il drague dans chaque film finisse par porter une armure et devenir sa femme. Un beau projet d'avenir familial.  Sauf que je déconseille vivement à Haneko de sortir avec Tony Stark. Ce type est peut-être riche, mais il a l'air lourdement insupportable.  Laisse le donc à l'autre fausse rousse.
C'est ce qu'elle fait d'ailleurs en reportant la question sur le sujet des stabilisateurs. Évidemment qu'on met les deux.
Je la regarde d'un air faussement désobligé face à cette question.

 - Bien sûr qu'on coupe les deux. Si on ne met que d'un côté tu volera en rond. Il faut que ça s'équilibre.  

Un sourire en coin étire mon visage.

 - Mais bon. Puisque voler n'a pas l'air de t'intéresser, on ne te fera pas un peu plus cyborg aujourd'hui.  


Je fait effuctuer un demi-cercle au couteau avant de le reposer sur la table, non sans considérer la tentation de tuer quelques légumes au passage. Plus tard. Ça viendra ; mais pas tout de suite.

J'observe la brune sortir un à un des tabliers,   qui tous, sont vraisemblablement trop grand pour moi. Je lâche un soupir d'exasperation accompagné d'une remarque sarcastique tout à fait explicite. Je n'apprécie toujours pas le fait d'être petite.
Je prends un air renfrogné, m'enfonçant un peu plus profondément dans mon mutisme pendant qu'elle m'attache le tablier dans le dos.
Oui. Je suis une gamine. J'ai les capacités d'une gamine. Le gabarit d'une gamine.  Et la susceptibilité d'une gamine.  Et je n'aime pas être considérée comme tel. Ça m'énerve d'être rester petite.  Je n'était pas si petite que ça quand j'étais enfant en plus.  Pourquoi j'ai arrêté de grandir aussi tôt aussi ? J'ai eu mes règles très jeune , je sais. Enfant troublé, blablabla. Un joli discours de médecin pseudo psychiatre qui veut absolument tout comprendre. N'empêche que j'aurais bien aimé m'arrêter de grandir quinze centimètres plus tard.
La remarque d'Haneko m'arrache un ricanement sarcastique. On ne se défait pas aussi facilement d'un complexe. Je voulais pouvoir toiser le monde d'en haut ; j'ai eu droit à l'opposé.

 - C'est sur que c'est magnifique d'être ratatiné. Puis il faut dire que les "japonnais'' sont tout petits. Ils ont besoins de petites pour conserver leur fierté "d'hommes " de toutes façon.  

On fait difficilement plus sarcastique que sur cette phrase. Plus qu'à me trouver un mari Japonais, pour qui je ferais la cuisine et le ménage.  D'où, l'importance d'apprendre à cuisiner.  Merci Haneko ! Ma future réussite familiale repose entièrement sur toi. !
Soupir d'exasperation.
J'en ai mare d'être petite. Et les chaussures à talon sont instables et incorfortables. Surtout quand on est habitué à une paire de Docs. Je ferme les yeux et soupire.
Calme toi.
Elle ne te voulais aucun mal. Elle a même été gentille.  Mais voilà.  On ne se défait pas comme ça de ses complexes. Je le vis un peu mieux depuis que je suis à Japon ; ou je suis quand même bien plus près des normes de taille qu'en Irlande. Je suis dans les normes même. Mais il y a des attitudes qu'on ne perd pas. Et j'ai encore envie d'être grande.

J'expire en me retournant vers la brune.
Concentration. L'heure n'est pas aux complexe. Ou, si justement. Pour en résoudre un. Je pense qu'on peut considérer mes lacunes en cuisines comme une chose sur laquelle je complexais vraiment ; que je cherche à combler en ce moment. C'est un bon départ.  On ne m'apprendra pas comment faire pour grandir ; alors autant faire ce que je peux pour le reste.

Les oignons, les oignons.
Coupons les.

[ Interlude : La révélation.  Joie, bonheur, désespoir]


Ça pique. C'est horrible.  Je suis en train de me vider de mon eau par les yeux.  Combien de temps depuis la dernière fois que j'ai pleuré comme ça ? Je ne sais plus. Mais je aime pas ça.  Je déteste pleurer devant des gens ; ça fait faible. Mais alors là.  Au cause d'oignons. Je me sens ridicule.

Et la réaction  d'Haneko face à mon incompréhension ne me fait que me sentir encore plus honteuse.  D'abbord rien ; puis un rire explicite. Comme s'il avait fallu un certain temps à son cerveau pour capter l'abbération que je suis ; puis que j'ai dite.
Entre deux éclats de rires, elle parvient à me dire que c'est normal.
Les oignons ça fait pleurer. Ça a l'air d'être une évidence pour toi ; mais ça ne l'est certainement pas pour moi. Je prends un air encore plus renfrogné ; baissant les yeux vers les sol en rougissant, les joues encore trempées de mes larmes.

 - ... J'en avais entendu parlé. Mais je pensait que c'était une légende urbaine moi. Un truc supposé pas trop vrai...

Je me sens victime des oignons. Et cette fichue brune qui en remet une couche. C'est bon.  J'ai compris. Je n'ai vriament aucune base. Mais ça,  je le savais déjà.  
Je dois être un vampire. On dit qu'ils fuient les oignons. Bah voilà.  Les oignons m'ont repoussés. C'est fini pour moi. Je ferais de la cuisine sans oignons.  

Je suis le mouvement d'Haneko vers l'évier pour se laver les main, nettoyant les miennes après l'avoir vu faire. J'ai l'impression qu'elle ont été lavée du jus de l'oignon ; qu'elles sont suffisement propres pour que je puisse maintenant m'essuiyer les yeux sans me faire pleurer encore plus. Je passe ardemment mes mains sur mes yeux, descendant jusque sur mes joues pour les sécher d'une façon relativement sommaire. Mais c'est un début.  Par contre, le fait des les avoir lavées n'a rien changé à l'odeur,  et j'ai l'impression d'avoir étalé cette odeur sur mes joues. C'est une horreur.

Je fini par me retourner vers Haneko, les yeux encore rougis par les larmes que j'ai réussit à arrêter. Je sens encore mes joues chauffer. J'ai honte d'avoir honte. Moi qui ne rougis jamais. Mais ce coup-ci, je ne baisse plus les yeux. J'ai peut être un air boudeur, mais il est hors de question qu'en plus de m'être ridiculisée, je commence à ne plus être capable de regarder en face de moi. Alors je fixe ces fichues carottes qu'elles commence à éplucher devant moi d'un air mauvais.  Elle a beau avoir dit que les carottes étaient gentilles, je me méfie maintenant. Le mouvement à l'air simple pourtant, et quand j'observe les yeux de la brune ; il n'y a pas de larmes. Ça me rassure un peu ; même si je reste sceptique.  J'espère que ça ira vraiment. Elle fini par reposer le premier outil, avec lequel elle a dépecé la carotte, puis prendre un couteau pour faire des rondelles avec le légume.  Ça n'était pas si compliqué que ça au final. Enfin, ça n'en avais pas l'air ; reste à voir ce que ça donnera en pratique.

Elle s'écarte de la planche, me laissant admirer son oeuvre tout en soulignant une fois de plus le fait que ce soit vraiment plus simple que couper des oignons. J'incline la tête en acquiescement, puis me mets face à la planche.
A mon tour.

Je prends l'éplucheur, et prends la carotte comme l'a fait la brune précédemment.
Erm.
Je suis très loin d'avoir les belle bandes de peau que faisait Haneko quand elle le faisait. C'est plutôt des petits bouts, de trois, quatre centimètres qui partent ; avant que je incline la lame dans une mauvaise direction et que ça coupe la bande de peau. Mais au moins ; ça fonctionne. Et je ne me sens pas agressée. La carotte n'a pas l'air de m'en vouloir de lui arracher la peau.  Ça doit faire mal pourtant.
Bah. Après tout. Elle n'est plus plantée. C'est qu'elle est déjà morte ? Pas besoin de culpabiliser parce que je fait de la torture alors. Oui, pas besoin.
Très bien.

J'ai fini d'éplucher la carotte. Ça c'est fait tranquillement au final. Je ne peux retenir un sourire satisfait devant ce légume.  C'est parce qu'il est orange je suis sûre ; forcément il y a un truc qui se passe entre nous. Des points communs ; ça raproche.

Ce coup-ci, je m'empare du couteau, l'empoignant comme Satoshi me l'avais montré pour les tomates. Je suis contente d'avoir retenu ce qu'il m'avais montré ; ça fera une chose de moins à apprendre.
Je commence par découper les extrémités et les éloigner comme elles n'ont pas l'air bonnes ; puis je coupe en rondelles le reste du légume.  J'essaie de les faire de la même épaisseur que celle d'Haneko ; sans aller trop vite. Alors oui, je suis bien moins rapide qu'elle, mais ce coup-ci, j'ai vriament l'impression d'avoir fait quelque chose de bien.

Je remonte le regard vers Haneko d'un air ravis. Les carottes m'ont remise de bonne humeur.

- Tu avais raison

Je souris en réinclinant la tête vers la table, prenant une seconde carotte à éplucher.  

 - Les carottes sont vraiment plus gentilles que les oignons.  

Je me retient de rajouter que c'est probablement parce qu'elles sont oranges ; et que par conséquent, elles sont forcément gentilles avec moi, par solidarité. Mais je doute que ça soit le genre de remarque qu'elle se fasse à elle même ; et je vais essayer de la pas tomber plus bas dans son estime. Déjà que son respect pour moi est probablement mort il y a longtemps.

Je réeffectue l'opération jusqu'à ce qu'il n'y ai plus rien à couper ; et c'est presque avec déception que je m'arrête. Je préférais de loin ça aux oignons.
Je repose le couteau, puis m'éloigne de quelques pas pour observer mon oeuvre. J'essuie mes mains sur mon tablier -bien qu'il n'y ai pas grand chose à essuyer ce coup-ci - puis je redresse la tête et m'adresse à la brune d'un air satisfait.

 - Fini ~

Je marche vers la table ou sont posés les ingrédients. De la viande pas cuite. Ça ressemble un peu à un poisson pas cuit. C'est à moitié translucide et ça a l'air joyeusement visqueux. On mange vraiment ça ?
Puis mes yeux se posent sur les petits cubes marron qu'elle a sortit à côté. Je fronce les sourcil devant cette chose.

 - Qu'est ce que c'est ça ? Ça ce mange vraiment ?  

Je pointe du doigt l'objet de mon interrogation ; l'observant d'un air sceptique. J'imagine ces truc dans un bol, avec des cure-dents,  qu'on pourais être supposé manger comme des bouchée à un apéritif.  Sauf que ça n'a absolument pas l'air bon.

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Haneko Igarashi
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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Ven 30 Sep 2016 - 16:00

Haneko n’avait pas voulu être méchante, mais elle ne pouvait tout simplement pas s’empêcher de rire de la situation. Jamais elle n’aurait put envisagé que la petite rousse puisse ne pas connaître la particularité des oignons, et pourtant c’était le cas. Son air désespéré devant la révélation était tout simplement adorable et ce malgré la colère qui se lit ensuite sur ses traits. Ce n’était vraiment pas bien de se moquer, mais en des circonstances pareilles, il était impossible pour la jeune femme de se contrôler. Elle avait bien vu un peu plus tôt que la rousse n’aimait pas qu’on lui rappelle ses faiblesses et elle n’avait pas l’air d’apprécier grandement l’humour sur certains de ses complexes. La japonaise avait d’ailleurs décidé d’arrêter les remarques au sujet de sa taille, mais pour le coup c’était trop. Non seulement elle avait l’air de découvrir complètement les notions de base de la cuisine, mais son désarroi était hilarant.

Pire encore, l’air renfrogné qu’elle avait pris en voyant Haneko éclater de rire et ses explications un peu vexé ne la rendait que plus adorable. À travers ses larmes de rires, la jeune femme commençait à comprendre ce que les hommes japonais trouvaient aux petites femmes : c’était mignon, le plus souvent. Bon, la rousse ne correspondait pas exactement à tout les critères, mais à ce moment là précisément, elle en réunissait pas mal. Bien sûr, ce n’était sans doute pas la chose à lui dire pour l’instant, et Haneko la guida plutôt vers l’évier en lui expliquant pourquoi elles s’étaient toutes les deux mises à pleurer à cause de vulgaires légumes.

Plutôt que de tenter de s’excuser encore pour son comportement, non seulement c’était déjà fait mais Aslinn risquait de ne pas apprécier, la grande brune décida plutôt d’enchaîner sur quelque chose qui devrait lui redonner le moral. Et en effet, les carottes se montrèrent beaucoup plus simples à éplucher que leurs collègues oignons. La rousse sembla progressivement retrouver et le sourire et la confiance en elle. Bien sûr, ses gestes n’étaient pas aussi précis et mécaniques que ne l’étaient ceux d’Haneko, mais elle tenait correctement son couteau et ne semblait pas prêt de se blesser. La japonaise se penchait un peu vers elle de temps en temps, juste pour vérifier qu’aucune catastrophe ne se préparait, mais ça n’était pas du tout le cas, et bientôt elle croisa un regard plus joyeux relevé vers elle.


- Je t’avais dit ! C’est parfait comme ça, encore une ?

La petite rousse avait enchaînée sans même réfléchir et c’était une bonne chose, après ses hésitations et la déception qu’avaient été les oignons, Haneko avait craint qu’elle ne commence à se dégoûter de la cuisine et ce n’était pas le but. Confiante dans les capacités de son élève avec les carottes, la jeune femme préparait déjà la suite, en sortant notamment l’huile et en s’assurant que tout ce qu’elle avait besoin était là.

Elle fut bientôt rappelée par Aslinn qui en avait terminé avec les carottes.


- Parfait ! Annonça-t-elle joyeusement. Maintenant, la viande.

Haneko installa une poêle sur le feu et alluma avant de se tourner vers la rousse, parée à lui expliquer la suite des évènements. Aslinn semblait toutefois curieuse d’autre chose et désigna les blocs de roux de curry préparés sur la table. Encore une fois, la jeune femme fut un peu surprise qu’elle ne connaisse pas, mais il était vrai que sans avoir mis les pieds dans une cuisine, cela devait paraître bien étrange. Elle se fendit donc d’un beau sourire pour répondre cette fois-ci sans moquerie excessive ni hésitation.

- C’est du roux de curry, ça ne se mange pas vraiment comme ça. On le mettra plus tard avec le plat qui cuit et il va fondre dans l’eau. C’est ça qui donne le goût des épices, tu va voir. Mais d’abord, al précuisson, viens voir.

Elle lui avait fait signe de s’approcher et entreprit d’expliquer ses gestes pendant qu’elle le faisait. L’opération serait relativement rapide alors elle n’était pas sûre de pouvoir laisser Aslinn faire mais elle essaierait.

- Tu peux prendre le poulet ? … Merci. Alors, le but c’est de cuire l’extérieur sans toucher à l’intérieur, d’accord ? On va cuire à feu vif mais pas trop longtemps.

Haneko lui montra les réglages de la plaque de cuisson et la différence entre feu vif et doux, avant de verser l’huile sur la poêle déjà chaude. Le petit sifflement la fit sourire et elle homogénéisa rapidement le liquide. Puis elle y jeta les morceaux de viande, la main fermement sur le manche de la poêle. C’est qu’il fallait qu’il soit bien cuit tout autour, alors elle faisait naviguer les morceaux d’un bout à l’autre du récipient. Quand ils commencèrent à dorer et durcir, elle sourit et prit la main d’Aslinn pour lui donner le manche.

- Tiens ! Continue un peu de les agiter, on veut qu’ils soient bien beaux et dorés. Dès que tu penses que c’est bon, verse les dans le bol là et on les laissera se reposer.

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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Lun 10 Oct 2016 - 9:26

De la satisfaction. 
C’est ce que je ressent. C’est satisfaisant de faire de la cuisine, je trouve. Ce petit plaisir de considérer le fait que je vais logiquement finir par manger ce que j’ai préparé me donne l’impression d’être remplie d’une petite fierté, qui ne vaut que pour moi-même. Je veux apprendre à cuisiner pour moi, avant toute chose ; puis pour que les autres me félicitent plus tard en disant que je cuisine bien. J’imagine la tête d’Ishya le jour où elle découvrira que je sais cuisiner. Ou plutôt non,  je n’imagine pas, justement.  Pour avoir essayé une fois avec moi,  elle sait à quel point je suis un désastre – et ne se gênait pas vraiment pour me charrier à la suite sur ce sujet – et m’imaginer lui dire que j’ai commencer à apprendre la cuisine me donne une bouffé de fierté de plus. C’est un événement tellement improbable. Un sourire apparaît sur mon visage pendant que je fini de découper la dernière carotte, en m’imaginant annoncer à ma brune expatriée que j’ai fait de la cuisine sans faire de catastrophe. C’est une belle chose. 

Haneko n’a pas quitté sa bonne humeur depuis tout à l’heure, et il faut croire que c’est contagieux, parce que malgré les événements tragiques qui ont précédés, je suis moi aussi de bonne humeur. Les carottes doivent avoir un pouvoir guérisseur sur moi. C’est le orange, forcément.  
J’ai un sourire en coin pour moi-même.  
Finalement, ce n’était pas si terrible que ça. Les oignons étaient simplement une épreuve à passer. 
… 
Même si sur le coup je l’ai vraiment mal vécu. On va dire que c’était l’effet de surprise et que je ne m’attendais pas vraiment à finir en pleurs à cause d’un vulgaire légume ? 
C’est fini, c’est passé. La suite.

Mon attention se reporte sur le ‘’roux de curry’’. Apparemment c’est ça qui donne du goût. Je croyais que c’était un épice moi le curry. Enfin, c’en est un, mais ce n’est pas une petite poudre. Ça fond. C’est bizarre, mais pourquoi pas. De toute façon, je suis le mouvement moi ; donc si au final ça ne fond pas, je n‘aurais plus qu’a espérer que le bloc n’arrive pas dans mon assiette. Je ne pense pas qu’il faille que je me méfie, elle sait ce qu’elle fait. Même si je trouve ça bizarre.

J’incline la tête sur le coté. Il faut précuire maintenant ? C’est un peu exaspérant non ? Précuisson, puis cuisson ; puis après quoi ? Post-cuisson ? C’est vraiment long en fait, de faire de la cuisine. Et puis j’espère qu’il ne faut pas faire ça pour tout. Précuisson des oignons et des carottes aussi ? Enfin, elle n’en a pas parlé pour l’instant. Elle ne parle de précuisson que pour le poulet.
Cuire l’extérieur mais pas l’intérieur
C’est possible ça ? J’ai vraiment l’impression de tout découvrir. Enfin, je sais ce que ça donne quand l’intérieur d’un morceau de viande n’est pas cuit, mais je ne me suis jamais demandée comment est-ce qu’on faisait ça. Tout simplement, je mange et j’apprécie moi…

J’incline la tête sur le coté pour acquiescer et exécute sa demande. Je continue de trouver le poulet pas cuit vraiment louche. Un peu translucide. Un peu visqueux. Elle est sûre que ce n’est pas du poisson hein ? Je déglutis en posant un regard suspicieux sur ces petites choses blanches que je lui tends, suivant ensuite sont geste du regard. Elle commence par me montrer les réglages du feu. Doux, fort. Ça je peux retenir, c’est quand même relativement logique une fois visualisés. Il y en a un qui chauffe beaucoup, et l’autre qui chauffe moins.
Puis elle met l’huile dans la poêle. Je sursaute un peu quand cette dernière entre en contact avec la plaque chaude. Je ne m’attendais pas à ce que ça fasse du bruit.

Le poulet se retrouve jeté dans de l’huile bouillante.
Mais c’est hyper violant ! Et le poulet alors hein ?!

Je reste bloquée un instant sur la vue de la viande en train de grésiller dans la poêle. Je ne pensait pas que se serais aussi violant de faire de la cuisine. D’abbord dépecer les légumes, puis les amputer et maintenant, brûler le poulet. Je n’ose même pas imaginer ce que ça ferais si je posais ma main dans la casserole. Rien que le bruit suffit à me dissuader. Je n’essaierais pas.

Puis Haneko s’écarte pour que je sois celle à tenir le manche. Mais je ne veux pas manipuler ça moi ! Je lui adresse un regard d’effroi explicite, mais me dirige tout de même devant la poêle et pose ma main sur le manche. Je ne veux pas faire ça moi… Je vais me brûler.

Dorés et durcis.
Tu penses vraiment que moi je sais reconnaître quand est-ce que c’est cuit ? Certainement pas… En attendant, il va falloir que je le fasse ; mais s’il te plait, ne me laisse pas seule avec ça… Je vais me brûler, je le sens. Forcément. De l’huile chaude. Jamais je n’ai manipulé ça moi…
Je sens la catastrophe arriver bien trop vite.

Quand j’essaye d’incliner un peu la poêle pour faire voyager les morceaux de viandes, aucun ne bouge.

C’est collé ?
Ils sont restés collés ?
Mais vous ne voulez vraiment que je soulage un peu votre douleur ? Ou ça y est, vos tendances masochistes vous font apprécier la brûlure ? Je soupire d’exaspération face a cette non-volonté du poulet de m’obéir, puis tourne la tête vers Haneko, pour lui demander ce que je dois faire dans ce cas.

Il aura suffit des quelques secondes pendant lesquelles j’ai détourné les yeux pour que le poulet et l’huile décident de faire des leurs.

L’intérieur de la poêle s’enflamme d’un coup. Un grande colonne de feu d’au moins un mètre de haut s’élève, allant lécher le plafond.

-AAAH QU’EST CE QUE J’AI FAIT ???

Je sursaute, lâchant un cri, abandonnant tout ce que j’avais en main pour me reculer aussi loin que possible de la casserole toujours en feu.
Je regarde les flammes avec terreur.

Pourquoi ?
Pourquoi pourquoi pourquoi ?
Qu’est ce que j’ai fait ? Je suis maudite. Plus de cuisine pour moi. Plus jamais jamais jamais.
Je me recroqueville contre le placard dans mon dos. Je ne peux plus reculer.
Je passe mes main au dessus de ma tête et ferme les yeux, faisant disparaître ma tête entre mes genoux.  

Ça y est, j’ai provoqué un incendie. Toute l’académie va brûler a cause de moi, et je vais être la première a brûler vif, avec Haneko. Tout le monde va mourir par ma faute. Parce que j’ai voulu faire de la cuisine. Jamais je n’aurais du mettre les pieds ici.
Jamais.

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MessageSujet: Re: I see fire - [Aslinn Eadhra]   Dim 16 Oct 2016 - 17:25

Haneko ne s’était pas détournée pendant très longtemps, elle avait simplement voulu jeter un rapide coup d’oeil aux autres ingrédients et à ce qui leur restait à faire. La recette n’était pas complexe en soi, mais elle demandait un certain nombre d’étapes qui allaient prendre du temps pour une débutante. Par chance, Aslinn lui avait déjà bien indiqué qu’elle avait du temps devant elle. De fait, la jeune brune était donc en train de réfléchir à ce qu’elle allait faire pour la suite. Il restait la cuisson à proprement dite mais aussi la préparation des patates. Aucune des étapes ne lui semblaient particulièrement dangereuses alors elle pourrait sans aucun doute appliquer l’irlandaise dans chacune d’elle. Aslinn commençait à apprécier, depuis les carottes, alors le reste devrait se dérouler comme sur des roulettes. À aucun moment elle n’avait imaginé une seconde que la précuisson du poulet poserait le moindre problème. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle s’était détournée quelques secondes pour faire autre chose : la rousse n’aurait pas de soucis à simplement faire cuire un peu de viande.

Le cri poussé par son élève la surprit donc un peu, mais pas autant que la flamme qu’elle vit s’élever de la poêle au moment de se retourner. Aslinn avait hurlé de terreur avant de lâcher tout ce qu’elle avait en main pour s’éloigner du feu. Haneko ne put que la regarder reculer, pendant que les flammes continuaient de briller au-dessus du pauvre poulet. La jeune japonaise mit plusieurs secondes à se rappeler ce qu’il fallait faire dans un cas pareil, mais par chance elle n’hésita pas beaucoup plus longtemps.

Profitant qu’Aslinn se soit reculé prudemment, elle fonça sur la plaque de cuisson pour l’éteindre, sans se soucier des flammes pour l’instant. Il était presque difficile de résister à son instinct qui lui criait de jeter de l’eau sur le feu, c’était une très mauvaise idée. Les flammes rouges ne s’arrêtèrent pas pour autant, une fois la plaque éteinte, mais c’était un début. Elle se détourna ensuite pour aller chercher le couvercle qui correspondait à la poêle, puis revient en courant vers la plaque. Sans hésitation, elle plaqua le couvercle au-dessus du feu et le maintient là, prenant soin de s’assurer qu’il n’y avait aucune fuite vers l’extérieur. Aussitôt, la chaleur diminua un peu et elle se permit un petit soupir de soulagement. Dans ses mains, elle pouvait encore sentir le feu qui léchait le couvercle d’en-dessous, mais elle tenait fermement sa poêle.

Haneko attendit jusqu’à ce qu’elle pense le feu définitivement étouffé pour enfin soulever le couvercle prudemment. Aucune flamme ne se jeta sur son visage, elle ne trouva que des morceaux de poulet à la surface carbonisé reposant au fond de la poêle. Elle reposa donc la poêle sur la plaque avec un petit sourire : catastrophe évitée avec succès et sans blessure. Elle se retourna pour chercher Aslinn du regard, et perdit rapidement le sourire en la trouvant. La petite irlandaise avait reculé jusqu’au mur d’en face, jusqu’à ne plus pouvoir le faire en fait, et s’était recroquevillé, tête cachée dans les genoux et mains posées au-dessus. Dire qu’elle ne prenait pas très bien la situation aurait été un assez bel euphémisme.

Elle s’approcha à petits pas, jusqu’à se trouver à côté d’elle. Un peu maladroitement, la brune plia les genoux pour s’asseoir face à Aslinn et tenter de lui parler doucement.


- Eh ? Ça va ? Je suis désolée, je n’aurais pas dû m’éloigner.

Le fait qu’Aslinn n’apprécierait sûrement pas ses excuses lui était passé complètement au-dessus de la tête : elle avait d’autres choses à penser sur le moment. Comme le fait que sa bêtise avait apparemment traumatisé une débutante en cuisine qui n’allait sûrement plus vouloir s’approcher des fourneaux avec ça. Elle était vraiment une très mauvaise professeur. Au-delà de ce constat cela dit, il fallait qu’elle gère ce qui était arrivé à la petite rousse. Elle ne savait pas trop ce qui l’avait à ce point choqué, quoique l’apparition spontanée de flamme au bout de son bras avait sans doute de quoi faire un bel effet. Délicatement, elle vint poser une main réconfortante sur l’épaule de la jeune femme.

- Le feu est terminé, ça va aller. Le poulet moins, mais de toute façon je ne suis pas sûre que tu veuille continuer de t’en occuper.

Elle avait dit ça avec une petite pointe d’humour mais toujours d’une voix extrêmement douce, tentant de rassurer Aslinn autant que la faire rire. Après tout, la rousse avait montré à mainte reprise comme elle était capable d’humour, peut-être que ça la réveillerait.

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