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 Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]

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Hisaka Rika
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MessageSujet: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Dim 5 Juin 2016 - 22:30

Vous souvenez-vous de la fille qui m’avait invitée à sa table, à la cafétéria, juste avant que je ne détruise le téléphone de Satoshi Sakurato ? Cette personne qui n’aime pas voir les autres seuls et qui fait de son mieux pour les intégrer, même si elle ne ressent rien de particulier à leur égard ? Savez-vous que c’est aussi elle qui m’a invité ce soir ? Non ? Eh bien, je ne m’y attendais pas vraiment moi non plus, à vrai dire. Tout est allé très vite pour être honnête. Ce matin, en cours de neuroendocrinologie, tout allait bien, j’avais le menton posé sur mon pupitre et j’écoutais calmement le professeur nous parler des stéroïdes quand tout à coup, la fille devant moi s’est retournée. Elle m’a d’abord adressé un grand sourire, ceux auxquels je ne m’habituerai jamais car je ne sais pas s’ils sont naturels. Je ne l’ai pas reconnue tout de suite car elle s’éteint déteint les cheveux, mais c’était bien celle de la dernière fois. Ne cherchant pas à bavarder, je pensais qu’elle allait rapidement m’oublier, mais j’avais tort. Elle est venue me voir à la pause, délaissant temporairement son groupe d’amis, pour me demander de la rejoindre ce soir parce qu’elle devait fêter son anniversaire dans un bar du quartier Bougu.

Impuissant et n’ayant aucune excuse, je l’ai simplement fixée, l’air incrédule. Je ne voulais pas accepter, mais c’est comme si je n’avais pas eu d’autre choix que de répondre « Oui » à sa demande. Quand elle est partie en riant, j’ai réalisé à quel point j’avais gâché ma soirée. Moi qui pensais avoir un peu de temps libre pour alimenter mon blog que je délaisse peu à peu car je n’ai plus le temps de regarder beaucoup d’animes. Eh bien je me suis retrouvé à accepter l’offre d’une camarade de promotion que je connais à peine. J’avais toute la journée pour inventer une excuse de dernière minute, mais à chaque fois que je m’apprêtais à le faire, les mots ne voulaient pas sortir de ma bouche. Plusieurs fois, j’ai voulu l’interpeller sans me souvenir de son nom, j’ai voulu poser ma main sur son épaule mais je n’ai jamais trouvé la force de le faire, j’ai voulu me mettre en face d’elle mais je n’ai pas pu affronter son regard et son sourire, j’ai voulu aller au vif du sujet, mais j’ai fini par simplement lui demander l’heure et les détails du rendez-vous. Au final, toutes ces tentatives n’ont été qu’une succession d’échecs, les seuls mots qu’elle m’a dit étant « Tu rougis ! » et non ceux que j’attendais. Quelque part, j’aurais préféré qu’elle m’annonce qu’elle s’était trompée de personne, mais c’était bien à Hisaka Rika, que ses mots étaient adressés.

Tout ça pour ça, me dis-je en regardant la buée sur mon verre. Je devrais partir dès que son attention aura suffisamment baissée. Il est actuellement vingt-deux heures et quinze minutes, nous avons déjà tous trinqué une fois, mais je suis le seul à ne pas avoir touché à sa boisson : un cocktail que j’ai choisi au hasard sur la carte. Entouré de ses amis, je n’ai fait que m’enfoncer de plus en plus dans mon siège et j’aurais très bien pu disparaître si elle ne m’avait pas sollicité en me demandant comment j’avais trouvé les partiels du mois d’avril. Tous les regards s’étaient rivés sur moi, pendant une fraction de seconde j’ai pu ressentir toute l’incompréhension des autres invités. Qui est-il et pourquoi elle l’a invité ? Cette demande muette a fini par me faire fuir après que j’aie répondu à sa question. Prétextant un problème avec ma commande, je me suis dirigé vers le comptoir pour m’éloigner du groupe qui semble avoir reconquis la reine de la soirée.

Les mains dans les poches, assis entre deux inconnus, je tente de masquer ma présence au possible. Kaori Sugawara est vraiment une gentille fille. C’est avec un brin d’égoïsme et de cynisme que je me mets à penser que ce serait mieux si elle n’avait pas autant d’amis. Peut-être que ça aurait pu marcher entre nous si c’était le cas, si elle n’avait pas toujours cet essaim autour d’elle. Je pousse un long soupir en prenant ma tête entre mes paumes. Ca va pas de penser ça, idiot ? Du coin de l’œil, je la surveille et j’ai l’impression qu’elle fait parfois de même. Entre deux sourires qu’elle adresse à ses proches, je sens ses iris se poser sur mon dos. Même si c’est appréciable qu’elle se soucie d’un paumé comme moi, je prie de tout mon cœur pour qu’il ne lui vienne pas à l’idée de venir m’approcher. Et puis quoi encore, les autres vont se mettre à parler sur nous et ça va finir comme avec la soirée de noël où Miya m’a involontairement attiré sous le feu des projecteurs.

« Haaappy Birthdaay to youu ~ »

Chante joyeusement l’assemblée derrière moi. Plusieurs clients non concernés se retournent à ce moment là et je me sens un peu coupable de ne pas faire de même. Je laisse ma tête glisser le long de mes avant-bras jusqu’à ce qu’elle heurte le comptoir. Bon sang, dans quel état suis-je alors que je n’ai pas ingéré une seule goutte d’alcool ? Si certains paraissent déjà bien éméchés, je dois plutôt avoir l’air de décuver. Des applaudissements retentissent dans toute la salle et je vois un serveur quitter son poste pour aller offrir une boisson à Kaori. La chaise à côté de moi se vide également, le type doit sûrement être intéressé par ma camarade. Après tout, elle est plutôt jolie, féminine, intelligente et extravertie qui plus est. Bah, qu’il prenne ma place, ça ne me dérange pas. Malheureusement, l’espace libéré se retrouve très rapidement comblé par l’arrivée d’une autre personne. Je relève les yeux en m’attendant à voir une japonaise, mais ce n’est pas exactement ce à quoi je m’étais préparé. Je ne dis pas un mot et concentre une nouvelle fois mon attention sur mon verre. La buée s’échappe et bientôt le contenu deviendra imbuvable. I wanna go home.

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Dernière édition par Hisaka Rika le Mer 15 Juin 2016 - 1:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Lun 6 Juin 2016 - 1:08

Une longue et épuisante journée de cours. Encore une. Lentement, je m'approche des vacances. Mais même l'optique de vacances ne suffit pas à me réjouir. Qu'est ce que je vais faire pendant les vacances ? Rentrer chez moi ? Je pleure à cette idée. Je ne sais même pas si l'internat sera encore ouvert. Il faudrait que je me renseigne. Je vais finir à la rue sinon. Je ne tiens pas spécialement à devenir sdf le temps des vacances.
Bon. Je ne le serait pas quoi qu'il arrive, j'ai l'argent de mes parents. Mais ça ne serait pas pratique quand même.
Enfin. Je ne sais pas ce que je préfère. Que l'internat soit fermé m'obligerai à aller voir ailleurs ; s'il est ouvert, je risque de retomber dans une période de solitude sans nom, à végéter lamentablement entre ma chambre, les couloirs de l'académie, et éventuellement, avec un élan de motivation providentiel, dans les rues de Keimoo.
Ça me rends triste. Je me sent vraiment seule parfois.
Enfin, je peux m'estimer moins seule que quand je suis arrivée. J'ai rencontré Satoshi entre temps. Au moins j'ai quelqu'un sur qui me reposer. Mais je ne vais pas non plus lui demander de passer ses journées avec moi sous prétexte que je me sens seule. Je connais quelques autres personnes, mais mes rapports avec eux ne sont pas vraiment... comment dire... des rapports ? Éventuellement Natsuki pourrais tuer ma solitude ; mais je n'ai pas envie de lui demander. Je me sentirai faible de lui dire que je suis seule et que je m'ennuie.
Donc, tout ça pour dire que, je vais franchement m'ennuyer cet été. Il faut absolument que je trouve quelque chose à faire.
Mais quoi ?
J'y réfléchi.

J'arrive quand même au bout d'une journée de cours, et je devrais être heureuse au lieu de me lamenter sur des choses qui ne sont pas encore arrivée. Sauf que je n'y arrive pas. Ma journée à été épuisante, et je n'ai même pas envie de retourner dans ma chambre d'internat.

Il y a la blonde maintenant. Rien que l'idée de voir cette tache s'installer dans mon domaine m'assène un coup de plus au moral . Je e suis plis tranquille. Mon domaine n'est plus le miens. Je n'en conserve plus qu'une moitié. Juste une petite moitié. Ma chambre. Mon territoire. Chez moi.
Je dois partager.
Mais j'habite dedans depuis bien plus longtemps qu'elle. La chambre 04-rez de chaussé à été la mienne bien avant qu'elle ne débarque. C'est donc un peu plus la mienne que la sienne. Disons qu'elle a plutôt un tiers que la moitié; et moi j'ai le reste. Relativisons un peu.

...
Je me sens ridicule. Mais ça le rassure de penser ma chambre comme ça. J'ai encore un peu l'impression d'avoir un chez-moi. Avec une intruse dedans, mais un semblant de "chez-moi" quand même. Je veux encore à l'administration de m'avoir collé une personne en plus. Un jour, j'irais vraiment les taper. Ça fait de trop nombreuses fois que je me fait cette remarque. Et à chaque fois, l'argument qui me retiens de le faire est le même. Mais il est irréfutable. Imparable. Si je le fait, je vais être renvoyée en Irlande. Et je veux tout sauf ça. Alors je vais calmer mes pulsion meurtrières pour l’instant et me contenter de les taper dans ma tête.

Enfin. Même me dire ça ne me donne pas envie de retourner dans ma chambre. Quelqu'un d'autre qui moi, avec ses affaires, son rythme, ses habitudes. Non, vraiment, je n'aime pas cette idée.
Je pense que tout ce que je vais faire, c'est aller poser mon sac de cours, et trouver un autre endroit pour végéter. Mon sac est trop lourd pour que je le garde avec moi. Juste prendre des ticket de tram, mes clé et mon argent dans les immenses poches de ma veste est plus que suffisant. Je ne prévoit pas non plus d'aller faire du camping dehors sous prétexte que quelqu'un va m'entendre dormir ce soir.
Quoique.
Je préférais presque.
Enfin. Je ne sais pas. Ça reste plus simple à l'internat. J'ai un lit, des draps, ma bouilloire.

Je ai même pas envie de thé. Je crois que plus je pense, plus mon dégoût profond s'intensifie.

Quand j'arrive dans ma chambre, elle n'est pas là. Tant mieux. Je ne voulais pas avoir à l'affronter, elle et son regard.

Je dépose mac sur mon lit. J'ai un regard circulaire sur l'ensemble de la pièce. J'ai déjà l'impression que l'endroit ne m'appartient plus. Il n'y a plus uniquement mes affaires. Il y a les siennes. Il y a un lit à elle maintenant.

Je récupère mon porte - feuille dans mon sac, avec argent ticket de tram dedans. Je glisse le tout dans la poche intérieure de ma veste en jean et ressort. Je ai pas envie de croiser la blonde. Ça va devenir difficile à vivre. Il va falloir que je le fasse à cette idée. Mais pas tout de suite.

Je vais aller traîner dans le centre ville je suppose. Je ne vois pas ce que j'ai d'autre à faire. Mes clubs ne sont pas ce soir. Enfin. Je pourrais y aller, je suis sûre qu'ils sont ouverts; mais vu mon humeur actuelle je ne pense pas que ça soit une bonne idée.

Je me dirige donc vers le tram. Je ne vais quand même pas marcher. J'ai bien trop la flemme.

Depuis mon arrivée, j'ai pris le tram tellement souvent que je connais les noms des arrêts par cœur. Ils ne m'évoquent rien, mais je peux quand même les citer un par un, dans l'ordre.
Je repense à mon arrivée. Je tape le géant dans ma tête une fois de plus. Je ne l'ai pas recroisé depuis mais ça n'est pas plus mal. Je risque d'essayer de vraiment le taper. Sauf que si je fait ça, vu mon gabarit face au sien, c'est moi qui vais en mourir.

Perdue dans mes pensée, j'arrive dans le centre. Qu'est ce que je fait ici ? Pourquoi je suis venue en fait ?
Excellente question.
Qu'est ce que je vais faire de mon temps libre ? Je pourrais bosser, si j'avais été à l'internat, et si j'avais eu la motivation pour mais ça commence à faire longtemps que je ne l'ai pas eu. Procrastination est un mot qui a été inventé pour moi. Enfin. Et encore, ça serait de la procrastination si le travail été fait un jour ; or présentement, il ne le sera probablement jamais.

Je vais aller faire la sieste. Je sais qu'il y a un par quelque part dans le centre. Je vais aller me détendre là-bas. Trop de pensées négatives en moi actuellement.

Il va fois loir que j'utilise un peu plus mes jambes. Je leur demande de le hier jusqu'au parc, et c'est ce qu'elles font.

Dans le parc, il y a des gens. En couple, en famille, entre amis. J'ai envie de tous les taper. Je suis seule. Seule perdue au milieu d'une mer de bruns.
J'en ai mare.

Trouve toi un coin tranquille. Ne fait rien. Repose toi. Plus ça va, plus j'ai envie de faire un meurtre.

L'herbe m'appelle. Il fait beau. Nous sommes en Mai. Le soleil commence définitivement à s'installer, et même si c'est la fin de journée, je devrai pouvoir en profiter un peu.
Je m'adosse à un arbre, et assise de l'herbe, j'observe ce qui se passe devant moi. Sans vraiment chercher à être attentive, j'observe les gens passer et le soleil descendre. Mes paupières aussi descendent. Puis je m'endors.

[...]

C'est dommage. Je n'ai même pas pu observer le soleil finir de descendre. J'aurais bien aimé pourtant. Histoire d'avoir complètement vu comment se termine une journée.
Il fait nuit maintenant. Je ne sais toujours pas ce que je vais faire. Je n'ai toujours pas envie de rentrer à l'internat, et de toute façon, la porte est fermée maintenant.
Je me lève. Une à une, mes vertèbres craquent. On dirai une petite vielle. Mes os ne feront pas que craquer quand je serais vielle si ils sont déjà dans cet état aujourd'hui. Il se casserons, tout simplement.
Je suis debout. Il faudrait que j'aille quelque part. Je ne sais pas où. Je ne sais pas jusqu'à qu'elle heure le par reste ouvert, mais je e tué pas spécialement à passer ma nuit dedans. Et si j'allait boire ù coup quelque part ? Si je me débrouille bien, je peux même me faire offrir des verres. Je n'y suis pas allée une seule fois depuis que je suis au Japon, et avoir la mère de Satoshi qui me propose de l'alcool m'a donné envie d'en boire. Je suis bien trop sage depuis que je suis au Japon. Ceci dit, je e sais même pas si j'arriverais en avoir. La majorité au Japon est à vingt et un ans. Autant en Irlande je serais tranquille, autant ici, je n'en sais rien. Surtout que dans leur globalité, les Japonais sont bien plus pointilleux que les Irlandais.

Enfin. Ça ne coûte rien d'essayer. Je le rediriger donc vers le centre ville.
Je choisi un bar, parmi d'autres. Pourquoi celui là ? Parce qu'il fallait bien en choisir un, et que celui là n'avais pas l'air trop mal.

Je vois une place se libérer au comptoir et décide de m'y asseoir.

Je commende quelque chose, un petit peu au hasard. Je e connais pas les trois quart de ce qu'ils proposent, autant le faire surprendre. Ça peux être immonde, tous comme ça peut être étonnamment bon. J'attends de voir.
Mais. Ça aurais été bien trop facile.
Je suis beaucoup trop repérable avec la tâche fluo qui me recouvre le haut du crâne. Alors évidemment, c'est sur moi que ça tombe.

- Tu es vraiment majeure petite ?

J'ai envie de taper le barman aussi. Je suis sûre qu'il n'a demandé à personne d'autre. Juste, sur un coup de tête, il a décidé que puisque je suis étrangère, il n'était pas sur de bien réussir à évaluer mon âge, et à voulu vérifié su ce qui avait estimé était vrai.

- Évidemment.

Je plante mes yeux dans les siens. Ça devrais le convaincre. Je prend l'air le plus méchant que je suis capable d'afficher et le scrute au plus profond de son être; dans le but explicite de le mettre mal à l'aise.

Des gens derrière moi commencent à chanter "joyeux anniversaire". Ça me paraît tellement hors contexte, j'ai envie de leur dire de la fermer. Tais toi pour l'instant et concentré toi sur l'homme en face de toi.

- Je peux voir ?

Soupir d'exaspération. J'ai deux choix. Soit je prend un air offusqué et je ne montre rien du tout, soit...
Il y a quelque chose que je voudrais savoir.
Je suis majeure dans mon pays. Je suis considérée comme majeure ici aussi ? On va tester. Et puis au pire, si ça ne passe pas j'irai voir en face.

Je sort donc mon porte feuille avec mon passeport dedans.

- Tu as dix-huit ans. Tu n'est pas du tout majeure.
- Je suis majeure. J'ai dix-huit ans, ET je suis irlandaise. Ça fait deux mois que je suis majeure dans mon pays.

Je continue de le scruter.

- Hm. Je ne sais pas.

Bien. Le barman à l'air de douter.

- Moi non plus. Mais j'ai soif. On peux demander aux autres ce qu'ils en pensent.


Une lueur de défi c'est allumée dans mes yeux. Je ne sais même pas ce que j'ai commandé, mais je l'aurais.
Je me tourne pour attaquer un premier bruns. Tu sera la première victime de mon sondage. Et si tu ne pense pas comme moi, je suis capable de déployer des trésors d'argumentation pour te faire cancer d'avis.
Allons-y.

Je pose ma main sur son épaule pour attirer son attention.

- Et toi. Je suis sûre que tu as entendu, ou alors tu es sourd. Qu'est ce que tu en penses ?

Je plante mes yeux dans les siens. Si tu n'es pas de mon avis, je te tape.

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Lun 6 Juin 2016 - 2:50

Pourquoi a-t-il fallu que je dise oui à Kaori alors que je ne connaissais même pas son nom au début de la journée. Bon, ce n’est pas une demande en mariage alors les conséquences ne sont pas si dramatiques, enfin elles ne l’étaient pas jusqu’à ce qu’ils se mettent à chanter et me fassent définitivement me sentir exclus. Je sais que ce n’est pas le but et que c’est totalement ma faute, mais je ne peux pas m’empêcher de trouver ce genre de comportement affreux. Et puis, comment est-ce que tu es censé réagir quand on se met à hurler que c’est ton anniversaire ? Tu es le premier concerné alors je ne vois pas de raison de faire la fête comme ça. Je me mords nerveusement la lèvre inférieure jusqu’à ce que je me sois calmé. De toute manière, personne ne verra ça puisque je me suis encore réfugié entre mes propres bras. Autour de moi, le brouhaha est revenu et tout juste à côté de moi, les esprits semblent s’échauffer. Je n’ai pas vraiment suivi l’histoire depuis le début puisque j’étais trop occupé à me focaliser sur les chants des amis de ma camarade de promotion, alors je décide de ne pas trop m’en mêler tant qu’on ne me sollicite pas.

Après le départ d’un homme qui avait compris que je ne souhaitais pas parler – ou qui s’en fichait de moi, tout simplement – quelqu’un d’autre était venu prendre sa place au comptoir. Je ne l’avais pas regardé tout de suite, mais après peu de temps j’ai réalisé que c’était une fille, une étrangère. Loin de moi l’idée de la discriminer ou de faire tout autre commentaire xénophobe à son sujet, mais c’est juste qu’une tête rousse…on n’en croise pas beaucoup au pays du soleil levant. Enfin, ce n’est pas aussi vrai lorsque l’on habite à Keimoo étant donné que le multiculturalisme est omniprésent du fait de la réputation internationale de l’académie ainsi que l’essor économique qu’a subi la ville depuis quelques années. Toutefois, si les blonds sont devenus assez habituels, je dois avouer que c’est la première fois que je croise une personne avec des cheveux roux et bouclés. Oui, certains nippons se décolorent les cheveux pour avoir un semblant de roux sur la tête, mais là, ça m’a l’air totalement naturel. D’ailleurs, pourquoi est-ce que je me suis mis à la regarder ? Je devrais plutôt reposer mon front sur cette table et attendre qu’on m’oublie définitivement. Je m’en fiche de cette soirée et de cet anniversaire, mais ce n’est pas comme si les affaires de ma voisine de comptoir m’intéressaient plus que cela

Inconsciemment pourtant, j’ai commencé à écouter ce qu’il se trame avec elle. Si j’ai eu le temps d’apercevoir ses cheveux en tournant la tête vers elle, je n’ai pas fait attention à l’âge qu’elle a. Et c’est apparemment ce qui fait l’objet de polémique entre le barman et elle. Je relève les yeux vers elle, discrètement, et je la vois sortir ce qui semble être sa carte d’identité. Dix-huit ans, elle ne devrait pas avoir le droit de consommer de l’alcool, mais le fait est que mademoiselle est irlandaise. C’est vrai, en Europe la législation est différente concernant les boissons alcoolisées. Plusieurs fois, j’ai entendu mes parents se faire du souci pour ma sœur aînée, partie sur l’autre continent pour faire ses études. Si je sais que ma sœur est raisonnable car nous avons reçu une bonne éducation, la jeune femme à côté me laisse penser que les européens de souche sont beaucoup plus dévergondés que nous, les japonais. Mais encore une fois, ça ne me regarde pas, ni le fait qu’elle tente de passer outre nos lois, ni le fait que le barman semble hésiter. Néanmoins on dirait que le karma a choisi un destin différent pour moi ce soir. Stop, ça suffit comme ça, ne voyez-vous pas que je suis mort de l’intérieur dans ce genre d’endroits ? Mon regard est fuyant, mes orbes noirs se dérobent sous la pression. Merde, je ne voulais pas être dans la discussion. Dois-je prétendre être sourd ? Mais elle a déjà dû remarquer que je ne le suis pas étant donné que je viens de réagir à ce qui semble être un sondage.

« E-eh bien, si tu veux être saoule c’est t-ton problème. »

Et voilà que je me mets à balbutier. Je ne tiens pas forcément à me faire une amie ou quoique ce soit, mais disons que le regard de la rousse me paraît bien plus menaçant que le barman. Et s’il me met dehors, ça me donnera une excuse pour déguerpir, ce n’est pas comme si je comptais remettre les pieds dans cet endroit. Pour être honnête, je ne suis pas du tout de son avis, mais ça...personne n'a besoin de le savoir. Et tant que j’y suis, je ne veux pas de ce cocktail. Je pense l’avoir assez fixé comme ça, alors si ça peut calmer la furie à côté de moi, ça ne serait pas de refus. L’européenne ne semble pas avoir la langue dans sa poche et pourrait m’attirer des ennuis si je ne réponds pas comme elle veut. Elle a cette présence qui fait que je veux éviter la confrontation. Sans plus attendre, je fais glisser mon verre devant elle. Les glaçons tintent contre la paroi transparente, le liquide danse sans jamais sortir de son contenant, sous le regard scandalisé sur barman.

« Tiens, j-je n’en veux pas. »

Le curaçao ne tarde pas à rejoindre le fond du verre, donnant naissance à un dégradé de couleurs. C’est vrai qu’il est joli, ce cocktail, et ça serait dommage de le boire. Derrière nous, les festivités se mettent en marche, et la jeune femme ayant atteint la majorité ne cache pas sa joie d’être entourée de ses amis. Vraiment, je me dis qu’un monde entier doit nous séparer. Et c’est parce qu’un fossé nous écarte l’un de l’autre que je dois saisir ma chance et fuir maintenant que je suis débarrassé de la boisson. Enfin, c’était sans compter sur un homme ivre au comptoir qui s’est soudainement mis à crier.

« Si la loi te plaît pas, tu peux toujours retourner dans ton pays ! »

Vraiment, j’avais espoir que cette soirée puisse quand même aboutir à quelque chose de positif. Maintenant tout ce que je peux faire, c’est fixer le sol et attendre que la tempête passe.

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Lun 6 Juin 2016 - 23:40

« E-eh bien, si tu veux être saoule c’est t-ton problème. »

Je le regarde avec effarement. J’hésite dans le réaction avoir. Il a magnifiquement éludé ma question, sans vraiment donner d’avis, mais me donnant quand même raison. Sauf que je le prends très mal. A la limite, s’il avait franchement dit que j’avais tord, je l’aurais regardé avec mépris, aurais enchainé sur un ton un peu plus violent, et il aurais fini par être en accord avec moi. Mais présentement, il acquiesce déjà. Mais j’ai presque envie de croire qu’il se moque de moi.

Saoule.

Pour un malheureux verre. Je te signale, très cher, que celui qui semble actuellement le plus proche de la cuite, c’est toi. Tu as l’air tellement épuisé. Ton visage à l’air bien plus heureux d’aller rencontrer la table que de me faire face. Désolée de te sortir de ta torpeur, mais il va falloir que tu porte ton attention sur l’étrangère qui se trouve devant toi. Je voudrais juste boire un verre. Gouter ce qui se fait au Japon d’autre qu’un ramen. Bon, j’ai déjà gouté beaucoup de choses ; mais j’ai bien aimé le Saké chez Satoshi la dernière fois. J’aimerais bien voir s’ils ont autre chose que ça en matière d’alcool quand même.

Enfin.

Je suis presque en train de me justifier à moi-même. Soyons francs, plus que dans une envie de découverte, c’est l’ennui qui m’a amené ici. Et c’est aussi a cause de l’autre blonde. Je serai à l’internat s’il n’y avait cette chose dans ma chambre.

Je continue de me justifier a moi-même. Je ne vais quand même pas culpabiliser d’être ici. C’est loin d’être la première fois que je me retrouve dans un bar, et encore moins en tant que mineure.

Ça ne fait pas sens. Enfin, ce que je pense ne sert a rien. Quand je suis partie d’Irlande, j’étais mineure de toutes façon, et maintenant que je pourrais être majeure là-bas, il fallut que je m’exile ici et retarde un peu plus la date de ma majorité officielle. Enfin. Je ne sais pas du coup. Je suis loin d’être sure d’avoir raison, mais je n’aime pas avoir tord ; alors par défaut, j’ai raison.

Le temps que je réfléchisse à ce qu’il viens de dire -et j’hésite encore entre le taper ou le remercier- il me propose de prendre son verre.

Je ne m’y attendais pas. Ça y est ? C’est le sixième que tu bois, et tu as décidé que ce soir, au lieu de finir par cuver sur le trottoir, tu me tiendrais la tête pendant que je vomis.

Cette petit chose à l’air de penser qu’il suffira d’un verre pour me rendre saoule. Désolée mon petit, mais ma première cuite ne date pas d’hier ; et ça n’est pas un verre qui va me faire décrocher de la réalité.

Ceci-dit, je n’avait absolument pas l’intention d’enchainer les verres ce soir. Je voulais juste me détendre. Ne rien faire. Ça à l’air mal barré à cause du barman, mais peut-être que ça peut s’arranger.

Je ne sais pas vraiment si je dois remercier ce brun ou pas. J’ai l’impression qu’il se moque de moi. Mais d’un autre coté, il est en train de m’offrir un verre. Je ne vais pas cracher dessus et commencer à l’insulter sous prétexte que je n’aime pas la façon dont il à approuvé ce que j’ai dit. Je vais me taire. Enfin non, je vais juste lui répondre pour l’instant. Avec calme.

-Euh… Merci. Je te remb…

« Si la loi te plaît pas, tu peux toujours retourner dans ton pays ! »

Par contre, lui je vais le taper. Son ton était explicitement agressif. D'ailleurs, quand je me retourne vers lui, je me rends surtout compte, qu'encore plus que le brun devant moi, celui - ci est au bords de décrocher.

Enfin, autant le brun devant moi, j'ai presque envie de croire que ce n'est que de la fatigue. Lui, a la différence de l'être qui viens de m'adresser la parole, n'empeste pas l'alcool aux six kilomètres à la ronde.
Il à élevé la voix. Fort. Trop fort.
Moi aussi je peux le faire.


- OH FUCK YOU.


Ça n'était probablement pas la meilleure réponse à donner à un homme ivre. Mais l'impulsion est trop rapide.

- Je t'ai demandé ton avis ? Non. Donc tu ferme ta petite bouche. Au moins comme ça je ne mourrai pas tout de suite cause d'asphyxie à cause de ton haleine.

Je me retourne entièrement vers lui. Ce que je suis en train de faire est une très mauvaise idée. Je suis une petite d'un mètre cinquante, qui comme à tenir tête à un homme ivre. Il doit au moins faire le double de ma masse. Enfin. Je ne vais pas m'arrêter maintenant. Je suis lancée, c'est trop tard.

- Et si mes questions ne te plaisent pas, tu peux toujours retourner chez toi !


Reprenant délibérément sa tournure de phrase, mon objectif est de l'enfoncer autant que possible. Mais je ne suis même pas sure que mes remarques l'atteignent. Enfin, ceci dit, s'il a réussit à suivre jusque maintenant, alors que je ne lui ai absolument pas demandé son avis.
Je ne retourne vers l'autre brun, le premier celui qui ne pue pas, et pose mon bras sur son épaule.

- Il va peut être falloir me l'expliquer la loi. Désolée d'être une étrangère stupide qui se pose des questions. Mais j'ai peur que cette chose devant moi ne soit pas en mesure de me répondre. Un peu trop imbibé je crois.

J'ai un regard en coin explicite vers la chose ivre. Je sais pertinemment que ça ne va faire que l'énerver, mais sur le coup, c'est lui qui a commencer à m'énerver.

Une petite pensée pour le premier brun que j'ai embêté, et que je continue d’embêter.

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Mar 7 Juin 2016 - 2:33

Quand j’y pense, je me dis que j’ai peut-être exagéré en disant à la jeune femme qu’être saoule relevait de sa responsabilité. Prisonnier de ce bar, personne ne répond à mes signaux de détresse et mon agonie pourtant évidente. C’est vrai, la boisson qu’elle a commandée n’était pas prête de la rendre ivre, mais je suis parti du principe qu’elle compte enchaîner les verres comme le font beaucoup de jeunes adultes. Mais qui suis-je pour juger ce qu’elle fait au juste ? C’est dans cette optique que j’avais tenté de me débarrasser du problème en ne me mêlant pas de cette affaire. Sauf que, qu’elle le fasse exprès ou non, c’est un peu comme si elle m’avait choisi pour m’embarquer dans son espèce de révolte contre l’autorité – ici le barman – comme si elle m’avait désigné comme étant sa victime. Quelle image est-ce que je renvoie pour que je finisse toujours coincé entre deux chaises ? Si j’en avais eu la force, j’aurais soupiré, mais présentement, tout ce qui m’importe, c’est pouvoir cogner mon front sur le comptoir.

Cet endroit pue, et plus j’y reste, plus j’ai l’impression que l’air ici est toxique. Sauf que cela ne semble déranger personne à part moi. Enfin, nous sommes dans le quartier Bougu après tout. Cela n’a rien à voir avec les bars branchés dans lesquels j’ai travaillé quelques semaines l’été passé. Et quel est mon dernier souvenir des environs ? Je frissonne en y repensant. La lutte lors des jeux illégaux. Si Kaori ne m’avait pas rattrapé à la fin du dernier cours de la journée, si elle n’était pas venue me demander de l’attendre puisque nous partions dans la même direction, peut-être aurais-je pu trouver une ultime excuse pour échapper à cet événement social. Je ne me serais simplement pas présenté et le lendemain, j’aurais bien fini par trouver quelque chose à dire pour expliquer mon absence. Elle ne m’aurait ensuite plus jamais adressé la parole et chacun serait revenu dans son monde. Les choses se déroulent si naturellement lorsque le scénario est écrit dans ma tête. La bobine défile, la pellicule tourne sans jamais s’interrompre. Le film de ma vie – avec quelques modifications – est parfait, prêt à être diffusé.

Si j’avais eu le choix, alors ce serait une autre personne qui aurait subi le spectacle entre la rousse et le barman. Les deux semblent très à cheval sur leurs principes et aucun n’est prêt à en découdre. Moi, je me sens différent cette fois-ci. Complètement à l’écart par rapport aux normes sociales, je me fiche de tout ce qui m’entoure. Que ce soit l’anniversaire de Kaori ou l’enterrement de son poisson rouge, que ce soit une européenne aux tâches de rousseur ou un asiatique aux yeux plissés, que ce soit le 5 Juin ou le 25 Décembre, que ce soit un verre de soda ou un cocktail au curaçao, il n’y a vraiment rien qui m’intéresse. Et c’est pour cela que je décide de léguer mon verre à cette fille aux cheveux roux et bouclés, le 5 Juin 2016 alors que je suis censé célébrer le passage à la majorité d’une camarade de promotion. Elle semble ne pas savoir comment réagir aux premiers abords, hésitant sans doute entre me hurler qu’elle n’a pas besoin de ma charité et me remercier. Ce genre de conflits intérieurs est fréquent, tu n’as pas un t’inquiéter. Bois et oublie-moi.

Elle commence à parler bien que ce soit difficile de s’entendre avec le bruit. Les voix, les verres qui s’entrechoquent, la bière qui s’écoule et la musique d’ambiance font que je n’arrive pas à trouver ma place dans cet endroit. Pourtant je l’ai entendu, elle s’apprêtait à me remercier et à…Eh bien je ne le saurai sans doute jamais. Je voulais fuir juste après l’avoir écoutée. Kaori et ses amis semblaient suffisamment dans leur délire pour qu’ils ne me voient pas partir. Au pire, je n’aurais qu’à leur dire que j’étais parti aux toilettes et qu’on m’avait appelé pour une urgence, c’est toujours plus crédible que de se faire embarquer dans une conversation entre un japonais ivre qui fait une remarque xénophobe, et une européenne mineure qui tente de passer outre les lois du pays. Il crie, et elle fait de même. Les hommes sont des animaux après tout, avant d’en arriver aux poings, ils tentent de se dissuader en jouant à qui a la plus grosse. Voiture, télévision, voix…mettez ce que vous voulez. Fuck you sont les mots qui traversent la barrière des lèvres de la jeune femme. Mon plan d’évasion est ruiné, tous les regards sont attirés vers le comptoir. J’essaie de me faire le plus petit possible, d’ignorer les problèmes, mais je pense que c’est le mauvais comportement à adopter. En restant au milieu, même en faisant le fantôme, j’ai encore plus de chance de me faire frapper.

Le spectacle commence. Haut en couleur, l’européenne n’y va pas de main morte avec l’homme qui n’est visiblement plus sobre depuis un bon moment. Elle a l’air petite pourtant, me dis-je en l’observant répondre à un homme qui doit faire le double de sa taille. Malgré cela, elle trouve le courage de le clasher bien plus que je ne l’espérais. Elle est vraiment courageuse pour faire ça dans un pays étranger, et je me retiens de rire en constatant que le japonais ne répond pas. Il se contente de la regarder, l’air hagard, la bouche entrouverte et le regard vitreux. C’est comme si toute son âme avait été consumée par l’alcool. Du coin de l’œil, je le vois lever le poing, mais le barman intervient et lui dit de se calmer. Il compte le faire sortir du bar, enfin. A côté de lui, ceux qui doivent être ses amis rient à gorge déployée. On dirait que certains n’ont pas tout compris.

Je sens alors une main se poser sur mon épaule, non…un bras. Je me crispe, n’étant pas friand des contacts physiques, mais je ne rejette pas la rousse. En vue de ce qu’elle a dit à cet homme, je n’imagine pas à quel point elle peut m’humilier aussi, et ce n’est vraiment pas mon objectif. Me faire blâmer devant des gens de mon université, ce n’est peut-être pas ce que je recherche le plus. Je tourne la tête vers la rousse, l’air fatigué. Elle me demande de lui expliquer la loi et s’excuse d’être une étrangère stupide, avant de rebondir sur les paroles de l’homme ivre l’ayant tantôt agressé verbalement. A ces mots, je ris légèrement, mais me reprends rapidement. Décidément, cette lycéenne est surprenante. Dix-huit ans hein, je me demande ce qu’elle deviendra dans dix ans. Avec ce caractère de requin, elle n’aurait aucun mal à se lancer dans la politique.

« E-eh bien, comme tu as dû le comprendre, la majorité est à 20 ans au Japon et la consommation d’alcool est interdite avant. »

Mais je ne suis pas étudiant en droit alors je ne connais pas très bien la législation du pays. Comme tout citoyen, je sais bien sûr ce que je dois formellement éviter, mais en ce qui concerne les détails, je suis loin d’être calé. Je fais des efforts pour regarder l’européenne en face, mais j’ai souvent l’impression que mon regard finit par vaciller au moment où mes iris croisent les siens.

« M’enfin…Nous sommes dans le quartier Bougu, c-ce n’est pas très étonnant que ce genre de personnes vienne ici. »

Oui, c’est bien le secteur le plus mal famé de Keimoo, du moins celui où tout est bon marché. Le refuge de plusieurs parias et marginaux, l’endroit où les gens dangereux vivent la nuit. Depuis combien de temps vit-elle ici pour ignorer cela ? A moins qu’elle soit venue dans ce bar avec comme seule idée en tête de picoler et provoquer les gens. Un brin de curiosité me pique, et je suis tenté d’en apprendre plus à son sujet.

« Les japonais sont très stricts avec les règles. J-j’ai entendu que tu es irlandaise et je ne sais pas comment ça se passe là-bas. Je n’ai jamais mis les pieds en Europe. »

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Mar 7 Juin 2016 - 19:00

J’ai très peur quand il commence à lever le poing vers moi. Je ne peux rien faire. Absolument rien. C’est n’est pas des mots qui vont faire redescendre cette main, puisque ce sont justement eux qui l’ont faite se lever. Alors je regarde cette frappe qui va s’abattre sur moi. J’aimerai bien avoir un meilleur niveau en karaté. Ça me donne une raison de plus de pratiquer sérieusement. Mais pour l’instant, ce ne sont pas les quelques entrainements que j’ai eu qui vont me permettre de faire face au monstre devant moi.

Le barman intervient.

Je le remercie du regard. Je n’ai pas flanché extérieurement, mais je sais que je n’ai pas du tout aimé ce qui aurais pu arriver. Pendant qu’il s’occupe de faire sortir la loque vivante qui viens d’essayer de m’agresser, je reporte entièrement mon attention sur l’asiatique que je viens d’embêter. Il a l’air d’avoir sérieusement cru que je lui posais la question. Mon but premier était d’énerver encore plus l’autre ivrogne – même si ce n’était pas forcément la meilleure idée que je n’ai jamais eue- mais c’est aussi un sujet sur lequel je me suis assez souvent posé des questions.

Je lâche son épaule quand il reprend la parole. Ce geste avait pour seul et unique but de m’éloigner de l’ivrogne, je n’ai pas besoin de supporter plus longtemps le contact avec une personne que je ne connais pas. Mon bras retourne prendre sa place sur le comptoir. Appuyé sur mes coudes, la tête reposant sur mon poignet ; je suis littéralement affalée sur le bar. Je suis fatiguée je crois. Il n’est pas si tard que ça pourtant ; mais la petite montée de stress que je viens d’avoir ne m’a probablement pas laissée complètement indemne. Je n’aime pas stresser. C’est fatigant. Bien trop fatigant. Je reste suffisamment tournée vers l’autre brun pour pouvoir le voir parler.

Ne t’en fait pas. Je sais très bien que la majorité au japon est à vingt ans. J’ai peut-être l’air d’un touriste, mais j’ai un minimum de connaissances sur le pays qui m’héberge depuis un mois et demi. J’ai dû vraiment avoir l’air stupide en fait. Je disais ça sur un ton ironique, pour provoquer l’autre, mais il se peut que le sens de ma question ait été mal interprété. Bah. Je m’en fiche un peu, mais c’est peut-être ça qui a poussé l’autre à s’énerver. Enfin, quoi qu’il arrive, il m’a bien ennuyé lui aussi. C’est tant pis pour lui s’il se retrouve à la rue. Je l’imagine vomir tout ce qu’il a dû ingurgiter sur le trottoir hors du bar. Ça lui fera du bien. On se sent mieux généralement après avoir vomis. Mieux et plus à même d’exprimer une pensée cohérente.

Le brun continue de parler. Il évoque le quartier dans lequel nous sommes. Je sais que c’est un quartier qui a la réputation d’être malfamé ; mais c’est aussi le quartier ou l’on trouve les bars. Alors je suis venue ici sans trop y réfléchir. Mais il fait nuit. Je suis seule, avec l’équivalent d’une boule à facettes orange sur la tête. Je ne pense vraiment pas que venir ici ai été la meilleure idée que j’ai eue. Vraiment.

« Les japonais sont très stricts avec les règles. J-j’ai entendu que tu es irlandaise et je ne sais pas comment ça se passe là-bas. Je n’ai jamais mis les pieds en Europe. »

- Je sais très bien que la majorité au japon est à vingt ans. Mais, je suis majeure en Irlande, mais il me manque deux ans pour l’être au Japon. Pourtant je reste Irlandaise même si je réside au Japon. Alors qu’est-ce que je suis ? Mineure ou majeure ?

Je laisse quelques secondes s’écouler.

- En dehors du fait de pouvoir boire ou non de l’alcool, c’est une question que je me pose depuis un certain temps.

Je le regarde lui. Il n’est pas forcement quelqu’un d’intéressant, mais il sera parfait pour occuper mon temps. Et puis, même s’il a l’air désespérément à bout, il l’air d’être capable de penser de façon cohérente. Il sera de toute façon une meilleure compagnie que l’autre chose hurlante. Et puis au moins, si je ne suis plus seule, mais en conversation avec quelqu’un, je ne me ferais pas aborder par d’autres ivrognes qui empestent comme s’il sortaient d’un bain dans les égouts. Enfin, l’haleine d’un alcoolique et l’odeur des égouts sont deux choses très différentes ; mais les deux ne sont pas vraiment agréables à supporter.

Je prends finalement le verre qu’il m’a offert et en bois une grande gorgée. Ça n’est pas trop mal. Je continue de me demander ce que j’avais commandé, mais je ne vais pas faire exprès de me faire remarquer par le barman encore plus. Il aurait très bien pu me mettre à la rue moi aussi. Mais il ne l’a pas fait. Je ne lui en veux plus trop. Enfin, il m’a quand même évité de me prendre quelques coups. Oh, ça n’aurait pas été les premiers, mais ça n’est jamais agréable. J’ai la langue bien trop pendue pour continuer de trainer dans ce genre d’endroit. Mais j’aime bien l’ambiance ici. J’ai juste envie de taper ces gens qui continuent d’hurler ‘’joyeux anniversaire’’. Ils font du bruit et ne servent à rien. Enfin, je ne sers à rien non plus, très concrètement, mis à part embêter le monde ; mais je suis moi, donc ça ne compte pas.

- En Irlande… C’est bien moins surveillé. Tant que tu ne ressembles pas à une gamine de onze ans, il n’y a pas réellement besoin de sortir ses papiers.

Je soupire et bois une autre gorgée.

- D’ailleurs, j’y repense. Je te rembourserai pour ça.

Je soulève le verre pour lui faire comprendre de quoi je parle.

- C’est ce que je n’ai pas eu le temps de dire tout à l’heure, avant que l’autre loque ne nous interrompe. Je n’aime pas me faire offrir des choses sans raisons ni avoir demandé.


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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Mar 7 Juin 2016 - 21:14

Je me demande comment aurait fini cette soirée si le barman n’était pas intervenu. Très mal, sans doute. La police et les pompiers auraient dû se joindre à nous, et la soirée d’anniversaire de Kaori Sugawara aurait été gâchée. N’était-ce pas ce que je souhaitais, au fond ? Pouvoir rentrer chez moi et faire comme si cette invitation n’avait jamais existé. Oui, mais pas dans ces circonstances. Même si l’attitude la rousse ne m’a pas plu aux premiers abords, je ne lui souhaite pas non plus d’aller faire un séjour à l’hôpital. La jeune femme retire alors son bras de mon épaule, je retiens un soupir de soulagement lorsque je me sens enfin libéré de ce contact physique. Du coin de l’œil, je l’observe reprendre sa place, accoudée au comptoir. Aussi, lorsqu’elle me demande des explications sur la loi, je la prends au mot et lui réponds même si je suis surpris qu’elle ne sache pas cela alors qu’elle est sur le sol japonais depuis…Depuis combien de temps en fait ? Je garde cette question pour moi-même ou pour plus tard, selon comment les événements vont s’enchaîner. A vrai dire, je ne pense pas avoir beaucoup de chances de sympathiser avec cette personne. Elle est venue là de son propre chef, et moi non, cela suffit pour me dire qu’il y a un sacré écart entre nous. Ce n’est pas moi qui mettrais les pieds dans le quartier Bougu si je n’y étais pas obligé.

Quand j’aborde la question de son pays en avouant ne rien connaître à la législation européenne, elle me reprend sur les propos que j’ai tantôt énoncés. Ainsi, elle était au courant pour la majorité. Oh, je vois, je me suis laissé mener en bateau. Enfin, ce n’est pas un drame, il ne me semble pas l’avoir offensé, à moins qu’elle pense que je l’ai prise pour une idiote. Toujours est-il qu’elle soulève encore une fois la question de sa majorité. Que sais-je de plus qu’elle au final ? Je ne me pose pas la question puisque je n’ai encore jamais mis les pieds en dehors de mon propre pays. Et c’est à ce moment que je me dis que ce doit être bien, de voyager. Je me contente de hausser les épaules en me redressant légèrement, laissant la lumière des projecteurs couvrir mon visage blafard. Je crois que je n’ai pas l’air bien, et pourtant je n’ai pas encore bu une goutte d’alcool.

« On ne t’a rien dit quand tu es arrivée au Japon ? Ma foi, tu devrais poser ma question à l’ambassade, je suis sûr que tu n’es pas la première à t’interroger là-dessus. »

J’ai réussi à dire tout ça d’une traite, sans bégayer ni quoique ce soit. D’ailleurs quand j’y pense, je crois que mes problèmes de timidité maladive commencent à me lâcher. C’est loin d’être un problème, mais c’est la première fois que j’en prends conscience. Bien sûr, je reste un lâche, l’essence-même de mon être ne s’est pas fait la malle non plus. Hisaka Rika demeurera un pleutre jusqu’à la nuit des temps, mais il apprend au moins à faire semblant. Je me masse les tempes bouillonnantes, le bruit derrière moi commence à me taper sur le système. Et je suis sûr que Kaori n’a rien à voir là-dedans. Vraiment, je le redis, le vrai problème de cette fille : ce sont ses fréquentations. Mon mal de crâne ne les remercie pas.

Nous restons assis là, l’irlandaise et moi, elle avec ses questions et moi avec mes constats. Je ne sais pas si je dois continuer à lui parler. Pour être honnête, je pense qu’elle est capable de m’attirer plus d’ennuis qu’autre chose alors je devrais peut-être faire profil bas. Qui sait si elle n’est pas une sorte de Zakuro Fea miniature. Un Zakuro d’un mètre cinquante, je retiens un rictus naissant dans ma gorge. De son côté, elle commence à boire ce que je lui ai offert un peu plus tôt, le cocktail qui m’a rendu malade au moment où j’ai posé les yeux dessus. Elle a une bonne descente, me dis-je, impressionné par la quantité de boisson qu’elle a ingurgitée d’une seule traite. Les cris résonnent dans ma tête, à moins que ce soit réel. Quelques idiots chantent encore l’anniversaire de ma camarade de promotion, ils me fatiguent. Par ailleurs, ma voisine de comptoir reprend la parole. Irlande, moins surveillé. J’ai failli perdre le fil de la discussion, mais je parviens rapidement à remettre les choses en ordre. J’apprends alors que les gens sont plus détendus avec l’âge des consommateurs. Ma mère avait donc raison de se faire du souci quand ma sœur est partie en Europe.

« C’est aussi peut-être à cause de ton apparence. Je veux dire, les gens ici ont tendance à se méfier. Les occidentaux font souvent plus vieux que leur âge et on ne sait pas trop à qui on a affaire. »

Simple constat, il est vrai que les japonais ne semblent pas affectés par le temps entre leur quinzième et trentième anniversaire, surtout les filles qui font appel à divers artifices comme le maquillage et plus récemment la chirurgie esthétique. Après quinze ans, les asiatiques arrêtent souvent de grandir et on considère que l’on a presque atteint notre taille adulte. J’entends alors la rousse soupirer avant de reprendre une autre gorgée. Elle va finir ce verre dans moins de cinq minutes si elle continue comme ça, pourtant il doit bien faire 50cl. Quand elle le repose enfin sur la surface plane devant elle, elle me parle de remboursement en soulevant le verre. Lâche-le deux secondes !

« Oh. Ce n’est pas comme si je comptais le boire, mais si tu y tiens. »

Au moins, quitte à avoir perdu du temps et de l'audition, je n’aurai pas perdu de l’argent. Je hoche la tête quand elle évoque l’homme ivre qui cherchait la bagarre tantôt. C’est vrai qu’elle voulait me dire quelque chose, j’ai presque failli l’oublier. Même si la situation ne prête pas forcément à rire, j’essaie d’en tirer quelque chose de drôle pour détendre l’atmosphère.

« On va sûrement en croiser d’autres en sortant du bar… »

Un verre tombe derrière le bar. Je sursaute, puis soupire de soulagement. Décidément, c’est la soirée. Je reprends peu à peu ma lucidité au fur et à mesure que ma conversation avec l’irlandaise avance.

« D’ailleurs, tu parles bien le japonais, ça fait longtemps que tu es ici ? »

La rentrée a apporté son lot de nouveaux élèves, la rousse en fait-elle partie ? Du coin de l’œil, je vois un ami de Kaori ouvrir les boutons de sa chemise pour faire glisser des glaçons contre son torse. Une véritable honte pour notre nation. Qu’espère-t-il en faisant ça ? Faire glousser la population féminine ? Eh bien, il a réussi en tout cas. Le ton monte derrière nous – déjà qu’il n’était pas très bas – et j’ai de plus en plus de mal à supporter la musique pop-électro proposée par le bar. Je manque de grincer des dents. Je fais mine de ne pas être avec le groupe d’anniversaire – après tout, je suis physiquement assez détaché d’eux pour que ce soit crédible – et en profite pour caser une petite remarque au passage.

« Ils sont insupportables, n’est-ce pas ? »

Faites que je puisse bientôt m’en aller.

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Mer 8 Juin 2016 - 22:31

Aller à l’ambassade. Pourquoi pas. Ça serait un bon moyen de perdre mon temps de façon constructive un jour. Enfin. Je fais quoi ? J’arrive et je leur dis : ‘’Bonjour ! Je ne sais pas si je suis une adulte ou une enfant ! Vous pouvez me le dire ?’’
Non. Je ne suis vraiment pas crédible si j’arrive comme ça. On va m’envoyer balader rapidement.
Il faudrait que je m’y prenne mieux. Mais s’y prendre mieux, c’est compliqué. Enfin, je ne sais même pas comment je suis vraiment censé faire pour aller poser ma question. Ça commence déjà à me prendre la tête. Je ne vais tout simplement rien faire et demander leur avis aux gens. Peut-être, à force d’idée différentes, je finirai par avoir une réponse qui s’approche de ce qui en ai est réellement. Peut-être quelqu’un qui a fait des études de droits saura me répondre un peu mieux. Mais je ne connais personne qui fait des études de droit moi.
Oh.
Si.
Satoshi fait du droit je crois. Peut-être qu’il pourra m’expliquer quelque chose là-dessus. Je lui poserais la question la prochaine fois qu’on se croisera. J’ai envie de le croiser. En plus j’aurais notre sujet de discussion tout près du coup. Je souris intérieurement à l’idée de revoir mon blond.

Mon attention se reporte sur le brun en face de moi. J’aurais préféré que ce soit mon blond, mais bon, je ne peux pas tout avoir. Et j’imagine très mal Satoshi dans un bar. Enfin si, je l’imagine, mais cette image me fait rire intérieurement.

Mon apparence hein. J’en suis plus ou moins consciente. Disons que j’avais remarqué que l’orange fluo peint sur ma tête par ce qu’on nomme communément ‘’des cheveux’’ à tendance à m’amener plus d’ennuis qu’autre chose. Mais j’aime bien mes cheveux. Je m’y suis habituée. Et puis je pense que de toute façon, même sans ça, je garde les traits d’une ‘’étrangère’’ comme il le dit. Et apparemment, les Japonais se méfient.
Enfin. Je n’ai jamais eu pour préoccupation de me fondre discrètement dans la foule japonaise, alors je subis. Je subis, mais je n’ai pas à me plaindre. Si j’y tenait, je pourrais au moins me teindre les cheveux ; mais je n’en ai pas envie. J’aurais bien trop l’impression de me renier moi-même.


Il accepte que je le rembourse. C’est bien. Il aurait refusé, j’aurais insisté, ça aurait pu durer. Je ne veux pas accepter de verre de sa part de peur qu’il se fasse des idées, mais je n’ai pas envie qu’il s’en fasse aussi parce que je veux absolument lui donner de l’argent. Au moins comme ça, le rapport reste purement pratique. C’est bien plus simple comme ça.

Quand je fais allusion à l’ivrogne qui à faillit m’agresser, il en évoque d’autres. Oui, il y a des ivrognes dans le bar. Bravo Sherlock.
J’acquiesce avec un sourire en quoi, mélangé à un air exaspéré. C’est une vérité qui est à tendance à devenir facilement fatigante.
Il enchaine sur un autre sujet avant que je n’aie eu le temps de donner mon avis.

« D’ailleurs, tu parles bien le japonais, ça fait longtemps que tu es ici ? »

Je prends un air songeur, laissant mes iris remonter vers le plafond avant de retomber sur lui.

-Je suis arrivée une semaine et demi avant la rentrée. Ça doit faire un peu plus de deux mois que je suis là.

Oui… Il me semble. A quelques jours près. Je suis arrivée au Japon vers le 21, 22 Mars. Mais j’ai la flemme de chercher exactement depuis combien de jours je suis ici. De toute façon, je doute que ça soit ça qu’il l’intéresse. Mon approximation répond entièrement à sa question.

-Mais j’avais une amie Japonaise en Irlande qui m’a appris. Donc je le parlais déjà relativement bien avant d’arriver.

A côté de nous la table d’où provenais les meuglements de tout à l’heure voit son ambiance aller crescendo. Vous n’êtes pas seuls ici. Imaginez qu’il y a un pauvre petit mec en train de boire pour oublier sa copine qui viens de le larguer. Vous avez pensé à la souffrance que vous lui infligés ? Quel égocentrisme.
Je sais. Je suis très mal placée pour dire ça. Mais bon. Ça ne change rien au fait que je les trouve lourd et exaspérants.
L’un deux ouvre sa chemise et laisse des glaçons couler le long de son torse. C’est con.
Ta chemise ? Le sol ? Mon respect pour la chose humaine que tu es ? Tout va être salis.
Il y commence à y avoir vraiment beaucoup de bruit ici. Beaucoup trop même. Je ne m’attendais pas à ce qu’un bar soit calme à cette heure-ci. Mais je dois avouer que celui-ci commence vraiment à cumuler. Je reprends une gorgée. J’ai vraiment l’impression de le subir ce bar. Je suis entrée ici au hasard, et ça n’était pas forcément la meilleure idée que je n’ai jamais eue.

« Ils sont insupportables, n’est-ce pas ? »

Sa remarque m’arrache un ricanement.

-Insupportable ? Vraiment ? Moi je les trouve adorables.

L'ironie dans ma voix est explicite. Non, je les trouve lourds.
C’est amusant de voir que ça le fatigue lui aussi. Enfin, je suppose que ça n’est pas vraiment dur de trouver l’ambiance ici lourde.

-J’irai bien leur dire de la fermer, mais je crois que je me suis déjà fait suffisamment remarquer pour ce soir. Je ne pense pas que je vais rester ici très longtemps.

Je ponctue la fin de ma phrase avec un soupir. Il va falloir que je rentre un jour de toute façon. Et que je trouve une excuse pour rentrer à l’internat. Je ne peux pas dire que j’ai été boire dans un bar.

-Enfin bon.

Re-soupir.

-Combien je te dois du coup ?

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Mer 8 Juin 2016 - 23:31

Nous enchaînons les sujets sans grande importance depuis le départ de l’ivrogne qui a failli nous causer des dommages. Tout d’abord la majorité de la jeune femme, puis le verre que je suis ai offert un peu plus tôt dans la soirée alors je peinais à me remettre de l’ambiance, une discussion banale entre deux inconnus voisins de comptoir. Pour finir, j’aborde une question qui me trottait dans la tête depuis quelques temps déjà, sa maîtrise de la langue nippone, et son arrivée au pays. C’est vrai, depuis que je lui parle, elle n’a encore jamais fourché sur un mot et semble comprendre parfaitement ce qu’on lui dit. Elle est donc totalement bilingue à dix-huit ans, je trouve ça plutôt impressionnant. Enfin, d’un autre côté je me dis que c’est plutôt logique étant donné qu’elle étudie sûrement à l’académie Keimoo. A moins que ses parents soient très fortunés ou qu’elle vienne uniquement pour la section sportive, un haut niveau de maîtrise de la langue est demandé pour les élèves venant d’ailleurs.

J’apprends alors qu’elle est arrivée il y a un peu plus de mois sur l’archipel, une semaine et demi avant la rentrée des classes, me précise-t-elle d’un air songeur. C’est un déménagement plutôt récent. Elle ajoute ensuite qu’elle a appris la langue par le biais d’une amie japonaise lorsqu’elle était encore en Europe, c’est bien ce que je pensais, elle n’a pas pu tout apprendre en deux mois. J’ai bien envie de lui demander pourquoi est-ce qu’elle a choisi le pays du soleil levant alors que la plupart des étudiants européens se ruent sur les Etats-Unis en général, mais j’ai bien peur que cela puisse paraître indiscret. Je réfléchis donc à quelque chose d’autre que je pourrais dire avant de lui poser la vraie question. Un compliment ? Je jette un rapide coup d’œil en sa direction, encore une fois je suis incapable de prédire sa réaction si jamais je devenais un peu trop mielleux avec elle. Bah, optons pour quelque chose de simple qui passe partout quand on rencontre une personne qui voyage.

« Je vois. J’espère que le décalage horaire n’a pas été trop difficile à appréhender. Et que l’académie te plaît, aussi. »

Puis je commence à observer les gens avec qui je devais initialement passer ma soirée. Ils s’enfoncent de plus en plus. Je me demande pourquoi le barman ne dit rien, avait-il été prévenu que ce genre de choses allait se produire ? Et par « ce genre de chose » j’entends bien sûr le mec qui est en train de se foutre des glaçons sur le torse. Je me sens désolé pour la rousse, devoir lui infliger ce spectacle alors que cela ne fait pas longtemps qu’elle réside au pays du soleil levant. Toutefois cela me donne une amorce pour formuler la question que je voulais lui poser tantôt. Je commence doucement, en lui faisant remarquer que je les trouve insupportables. En voyant la tête qu’elle fait, je suis quasiment sûr qu’elle pense la même chose que moi. C’est pour cette raison qu’elle me répond, d’un ton qui se veut ironique, qu’elle les trouve adorable. J’esquisse un sourire en coin. Ca n’a pas l’air d’être sa soirée.

« C’est peut-être pour ça que les européens choisissent plutôt les Etats-Unis pour faire leurs études. »

Ce à quoi je rajoute, presque tout de suite après.

« Je plaisante bien sûr. »

Puis je me dis qu’elle maîtrise déjà sûrement très bien l’anglais alors les USA ne doivent pas vraiment l’intéresser d’un point de vue pédagogique. Enfin, si elle fait un séjour linguistique, elle apprendra sans doute moins de choses là-bas qu’ici. Et il en va de même d’un point de vue culturel. Le ton monte encore derrière nous et j’ai du mal à croire qu’ils ont encore autant d’énergie après avoir scandé Joyeux anniversaire pendant dix minutes. Si j’étais à leur place, il y a longtemps que je serais aphone. Ce n’est même pas une question de volonté, je suis physiquement incapable de tenir aussi longtemps. Déjà que ça ne me réjouit pas tant de devoir crier pour me faire entendre auprès de la rousse qui commence à perdre de patience. Elle a envie de les faire taire, me confie-t-elle en soupirant, et elle ne pense pas s’éterniser dans ce bar. L’espoir revient soudainement à moi. Si je marche dans son ombre, personne ne me verra quitter la soirée. Même Kaori qui me jetait plusieurs regards en coin au moment où je suis parti, semble m’avoir oublié. Parfait, le plan va bientôt pouvoir se mettre en marche.

« Je ne pense pas tarder non plus. »

Le silence retombe pour quelques secondes. Il finit par se rompre lorsqu’elle me demande combien elle me doit. Je la regarde légèrement surpris. Oh, c’est vrai. Elle parle de la boisson. A vrai dire, je ne me souviens plus très bien. J’attrape la carte du bar et fait défiler mon doigt sur le bout de carton jusqu’à trouver l’intitulé du cocktail.

« 700 yens. »

Un nouveau verre se casse, mais cette fois ce n’est pas la faute du serveur. Le bruit vient de derrière. Comme il fallait s’y attendre, à force de faire les guignols. Pourtant personne ne semble désolé d’avoir cassé la vaisselle, les filles gloussent comme à leur habitude, et le responsable de l’action tend fièrement le bras en l’air. Ah ben tiens, c’est le mec qui a ouvert sa chemise tout à l’heure. Je siffle entre mes dents, sa tête ne me disait rien jusqu’à présent, mais je crois que si je le recroise, je saurais que c’était l’imbécile de la soirée d’anniversaire de Kaori. Franchement, il devrait se voir, on dirait un singe qui fait une parade nuptiale devant sa femelle. Et le pire…c’est que certaines semblent apprécier le spectacle.

« Il y en a qui fait son show ce soir. »

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Ven 10 Juin 2016 - 19:42

Le décalage horaire. Rire. Je l’ai vécu tellement violement, je préfère ne même pas y penser. Déjà que ça aurait été dur en temps normal ; il a fallu que l’autre perche m’abandonne dans le tram. Bon, il ne m’a pas non plus laissé tomber en plein milieu de la campagne, mais il n’empêche que je n’étais pas vraiment en situation pour me retrouver toute seule. Je pense que mon arrivée au Japon est un passage dont je me souviendrais à vie. Je vais m’écarter de ces souvenirs néfastes et continuer de l’écouter parler. C’est très bien, à deux, on arrive à meubler une conversation, complètement inutile, mais qui permet quand même de faire passer le temps.

Il enchaine à propos de ces gens qui meuglent depuis tout à l’heure. J’en ai franchement mare, et je ne lui cache pas mon agacement.

« C’est peut-être pour ça que les européens choisissent plutôt les Etats-Unis pour faire leurs études. »

Je le regarde avec étonnement. C’est vrai que je n’ai pas rencontrer beaucoup d’autre européens que moi ici. Il y a beaucoup de métisses à Keimoo, mais de réels étrangers, il n’y en a pas tant que ça.
Il parle sur le ton de la plaisanterie. Je le suis donc en répondant sur un ton léger.

-Hm. Je ne suis pas sûre que les Etats-Unis soient vraiment meilleurs à ce niveau…

J’ai un sourire en coin. Non, je pense que les Etats-Unis sont peut-être même pire. Je n’en sais rien du tout. Je n’ai jamais mis les pieds là-bas.

Je lui dois 700 Yen. Ça va. Ça n’est pas trop cher. Enfin, ça ne change pas grand-chose par rapport à l’argent que j’ai avec moi, mais j’ai le réflexe de regarder le prix de toute façon. Même si j’ai de l’argent, je n’aime pas le dépenser partout. Si je fais ça, je vais finir par penser comme mes parents, que l’argent tombe du ciel. Ceci-dit, c’est presque le cas pour eux. Concrètement, ils ne font rien, mais sont quand même riches.

Je sors mon portefeuille de la poche interne de ma veste et aligne les petites pièces devant lui. C’est pratique. Il me permet de me débarrasser de ma petite monnaie. Je peux prendre mon temps pour les sortir une à une. Je sais que ça ne va pas te plaire, tu vas être un peu plus lourd après.
Je le regard en biais avec un sourire un peu sarcastique.
Non, complètement ironique en fait.

-Je sais. Ça fait toujours plaisir d’avoir plein de petites pièces.


Les gens continuent de meugler. Je sais que les bars n’ont jamais été des endroits très calmes ; mais celui-ci commence à atteindre un point de non-retour. Je sursaute quand un autre verre se brise. Ce bruit aigu vient de m’agresser les tympans. Devinez qui a fait tomber ce verre ? Notre cher bonhomme de neige en apprentissage. Je n’en peux plus d’eux. Ils n’ont pas de maison pour faire la fête ou quoi ? Ou non, je sais, vous vivez encore chez vos parents et ils ne veulent même plus vous voir. Surtout pour célébrer un anniversaire. Ceci-dit, avec des enfants pareils, je comprends les parents.
JE reste très mal placée pour critiquer une relation enfant/parents ; mais je n’en reste pas moins de plus en plus exaspérée par ce qui se passe à côté de moi.

« Il y en a qui fait son show ce soir. »

La voix du brun le tire de mes réflexions. Enfin, réflexions, de mon énervement intérieur.
Je lui lance un regard explicite. Oui, je pense comme toi.
Je bois une autre gorgée de son cocktail. Puis, ayant un regard sur ce verre déjà bien entamé, j’estime que le finir cul-sec ne sera pas un problème. Mais je ne le fais pas pour l’instant. J’ai une petite idée de ce que je vais faire.

-J’en ai marre. Je sais qu’un bar n’a jamais été un endroit calme, mais eux commencent à aller loin. Je vais aller leur donner un coup de main.

Je me lève.

-On se fera jeter dehors tous ensemble comme ça.

Je me lève, mon verre encore à moitié plein à la main ; me dirigeant sans détour vers la table qui nous a fiat profiter de ses capacités en chant tout à l’heure. Heureusement qu’ils ont fini par se taire, même si ça a fini par devenir pire.

Je passe derrière notre exhibitionniste et accoude sur son dos d’un bras, conservant celui qui tiens mon verre libre de ses mouvements. Le dos légèrement cambré, c’est avec une voix forte, que je commence à parler. Lui donnant une intonation mielleuse, je reste explicitement ironique dans mes propos :

-So Sexy ! Comme c’est gentil de nous faire profiter de ton magnifique torse. Ces petits bourrelets sont d’un charme…

Je bois une gorgée du cocktail devant eux.

-Mais tu sais, je ne suis pas sûr que la Cryothérapie soit la meilleure solution pour les éliminer.

Oui, cryogéniser est un mot que je connais. Pour rire, Ishya m’a un jour montré des extraits de Star Wars avec le doublage japonais. C’était extrêmement drôle ; mais parmi les scènes, il y avait celle ou Han Solo se fait cryogéniser, et j’avais buggé sur ce mot. Je le connais maintenant.

Je bois la fin de mon verre cul sec et renverse les glaçons restés dedans sur son torse.

-Je peux t’aider un peu si tu veux.

Je relève mon dos, arrêtant de m’accouder sur ses épaules. Je me déplace sur le coté de façon à ce qu’il puisse mieux voir qui je suis.

-Mais je reste persuadée qu’un footing serait plus efficace. D’ailleurs c’est pratique, il n’y a besoin de rien pour aller courir. Juste d’une rue. Et c’est marrant, mais là, dehors, il y en a une.

Mon ton passe de mielleux à sec sur cette dernière tirade. Oui, je veux vous voir sortir. Tous. Le sarcasme dans ma voix est resté constant, et mes intentions sont évidentes. Actuellement, vous m’énervez, et comme je ne supporte pas qu’on me fasse chier sans retour, je suis venue vous faire savoir à quel point je peux l’être aussi.

Je leur tourne le dos et me redirige vers l’endroit où j’étais installée. Je sens leur regard peser sur moi. Je profite d’avoir leur attention pour montrer la porte d’un geste du doigt sans me retourner. Oui, sortez. C’est tout ce que je veux.
J’arrive à ma place et repose mon verre vide sur le comptoir. Je repose les yeux sur le brun de tout à l’heure.

-Voyons voir s’ils vont régir ou être de bons petits chiens. Même si je n’ai pas trop d’espoir pour la deuxième option.

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Sam 11 Juin 2016 - 17:15

Je me surprends à commencer à apprécier la conversation que nous menons. Aux premiers abords, j’ai bien cru que j’allais subir une humiliation en bonne et due forme, devant tout le monde. Entre temps, mon état s’est amélioré et le fait de devoir me concentrer sur une discussion m’aide à ne pas replonger dans ma bulle. Quand j’y pense, nous n’avons jamais dévoilé notre identité, nous ne parlons pas vraiment de nous, mais plutôt de tout ce qui nous entoure. Je crois que c’est la première fois que je parle aussi longtemps avec une personne sans connaître son nom, c’est drôle, mais ce n’est pas déplaisant pour autant. Après tout, ce n’est pas comme si nous comptions garder contact, ni même nous revoir. Enfin, il ne faut pas crier ça trop vite car le hasard fait que sur ce campus, on recroise plus de gens que l’on aimerait. Fort heureusement, le destin ne m’a pas encore remis certains idiots sur ma route. Je jette un rapide coup d’œil derrière moi. Il semblerait toutefois qu’il m’en ait mis d’autres, il doit aimer la diversité.

Ainsi, l’irlandaise et moi sommes devenus des sortes de camarade de comptoir. C’est peut-être un peu bizarre dit comme ça. Peut-être que le terme de compagnon de souffrance auditive est plus adapté ? Bref, je m’égare. Un peu comme lorsque je sous-entends – avec humour – que les Etats-Unis sont peut-être meilleurs que nous, pour les soirées étudiantes. La jeune femme comprend l’ironie après avoir été surprise pendant une fraction de secondes. Nous tombons d’accord. Vient ensuite le moment où elle décide de me rembourser. Une recherche sur la carte plus tard, je lui dis que la boisson m’avait coûté 700 yens. Aucune raison de mentir, ça ne ferait que l’énerver alors que je la vois ronger son frein depuis tout à l’heure. En attendant, je la regarde sortir son portefeuille. Je ne lui cache pas ma surprise quand je la vois poser sa petite monnaie devant moi. Elle arbore un faux sourire, puis me lance un pic assez ironique. Je hausse les épaules. De l’argent, c’est de l’argent.

« On m’entendra marcher dans les rues ce soir. Les voleurs me repéreront de loin. »

Ils vont être déçus s’ils se rendent compte que je ne porte que cette monnaie sur moi. M’enfin, ce n’est pas comme si je devais m’en soucier, même si le quartier Bougu est connu pour ses délinquants. Un fracas se fait attendre à quelques mètres de moi, je frémis. Encore un verre ? Quand je me retourne, je vois l’homme de la soirée en train de se donner en spectacle. Sans plus attendre, j’en fais le commentaire à ma voisine de comptoir. Nos regards se croisent, je comprends qu’elle n’est pas plus emballée que moi à l’idée de les écouter fêter. Le poing enfoncé dans la joue, je l’observe prendre une autre gorgée du cocktail avant de reprendre là où elle s’était arrêtée. Elle en a marre, me déclare-t-elle et je ne peux qu’hocher la tête en signe d’approbation. Toutefois, quand elle dit aller leur donner un coup de main, je ne peux m’empêcher de la dévisager. De quoi parle-t-elle ?

Elle se lève. Je commence à comprendre là où elle veut en venir. La jeune femme va aller leur parler. Je jette un regard en coin à Kaori qui ne semble pas avoir – encore – remarqué la présence de l’européenne qui s’avance vers le groupe, son verre à la main. Le barman ne lui prête pas plus d’attention non plus, malgré l’incident d’il y a quelques minutes. Quelque chose en moi me dit que je devrais essayer de la retenir, mais qui sait comment elle pourrait réagir si je tentais le coup. Pour le moment, je reste assis et observe. Le garçon aux glaçons est encore debout et raconte ce qui semble être une blague. C’est le moment que choisit la rousse pour s’accouder sur son dos. Je déglutis difficilement. Les rires se sont arrêtés pour la première fois de la soirée, elle vient de capter leur attention. Elle les provoque, j’essaie de ne pas rire de mon côté et cela s’avère plutôt difficile.

N’est-ce pas le moment que je devrais choisir pour fuir ? Après tout, tout le groupe s’est arrêté de parler pour la regarder glisser les glaçons de son cocktail sur le torse du jeune homme. La voie est libre, mais je reste scotché devant la performance de l’irlandaise. C’est stupéfiant, personne ne réagit à tout ce qu’elle vient de dire. J’ai eu de la chance, tout à l’heure, j’aurais très bien pu finir comme eux si j’avais dit la moindre chose de travers. La rousse revient vers moi et repose le verre vide sur le comptoir. Je suis impressionné, je ne trouve pas les mots pour lui dire à quel point je suis en admiration pour son éloquence. Elle ne semble toutefois pas confiante sur le fait qu’ils vont se plier docilement et se réduire au silence. En tout cas, le volume sonore de la pièce a bien baissé de plusieurs niveaux. Je soupire, je suppose que je devrais la remercier.

« Hm. Merci pour ça. J’espère qu’ils ont compris que c’était agaçant. »

Même si je commence à en douter moi aussi. Ils ont recommencé à parler derrière nous, beaucoup moins fort qu’avant, mais quand même. J’ai même l’impression qu’ils chuchotent, qu’ont-ils à se dire pour faire des messes basses ? Je me mords la lèvre inférieure, ça ne promet rien de bon.

« J’ai l’impression qu’ils complo-…
- Kagami !
»

Je fais volte-face même si je ne m’appelle pas Kagami. C’était la voix de Kaori, derrière moi. Mes yeux balaient la scène d’un seul coup d’œil. Quand je remarque ce qui cloche, il est peut-être déjà trop tard. Kagami, c’est le nom du garçon qui a voulu faire son intéressant, c’est aussi le nom de celui qui vient de se faire humilier par l’européenne, mais c’est également le nom auquel répond le jeune homme qui n’a pas bien pris la critique. Son poing fuse en ma direction. Non, il veut viser ma voisine de comptoir. Est-ce qu’il a vraiment l’intention de la frapper ? Je tends le bras pour essayer d’amortir le choc, la main du garçon s’ouvre et dévoile des glaçons qui s’envolent pour atterrir sur la rousse. L’un touche mon avant-bras avant de rebondir sur le sol, mais je ne parviens pas à tous les rattraper. Ses doigts, rougis par le froid se referment alors sur sa paume. Je jette un regard paniqué vers l’irlandaise.

« C-ca va ? »

Bien sûr, je ne m’inquiète pas pour les effets des glaçons sur la jeune femme. Elle n’est pas en sucre alors ça devrait aller pour son corps. Ce que je crains, par contre, c’est la tournure que va prendre les événements. Derrière le bar, le serveur est absent. Aux toilettes ou à la cave peut-être ? En tout cas, aucun représentant de l’établissement ne se trouve sur place. Je relève les yeux vers le dénommé Kagami.

« E-excuse-toi. »

Mais est-ce que ça changerait au moins quelque chose ?

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Dernière édition par Hisaka Rika le Lun 13 Juin 2016 - 20:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Dim 12 Juin 2016 - 19:33

Quand je reprends ma place, j’entends le brun me remercier. C’était surtout pour moi que j’ai fait ça, car je n’en pouvais plus ; mais si c’est compris comme un geste altruiste, tant mieux. Pour une fois que je peux passer pour une bonne personne. Enfin… Quoi qu’il arrive, je suppose que je suis partie pour passer pour la petite étrangère délinquante ce soir. Autant jouer mon rôle jusqu’au bout. D’un autre côté, je n’ai pas vraiment besoin de me forcer pour jouer ce rôle. Il reste assez naturel. Je ne sais pas si je dois considérer comme une chose bien ou non le fait d’être capable de m’attirer des ennuis de cette façon. D’un autre côté, ça ne me ressemble tellement pas d’endurer ; je me demande comme j’ai fait pour tenir jusque maintenant. Mais c’est fait maintenant, et si celui à côté de moi à l’air heureux que je l’ai fait -comme la plupart de ceux qui subissaient je suppose- ceux qui ont subi mes piques ne doivent pas vraiment avoir envie de me remercier.

Je les entends parler à voix basse derrière moi. Venez, je vous attends. Je sais pertinemment que vous n’allez pas me laisser tranquille pour l’instant. Aussi, je ne suis qu’à moitié surprise quand une voix de fille derrière moi scande un nom. Je me retourne avec une moue fatiguée.
Quand mes yeux atteignent enfin la raison de ce cri, je peux constater qu’il s’est déjà approché de moi. Mon nouvel ami. Kagami donc. Tellement insignifiant. Enfin bon, je ne vais pas commencer à le juger sur son nom aussi ; je crois que je le trouve bien assez stupide comme ça.

Toujours est-il qu’il est là devant moi, et que bien avant que je n’aie le temps de réagir, son point arrive vers moi. J’ai peur un instant qu’il ne cherche à me mettre un coup, mais ce sont des glaçons qui viennent me percuter. Rien de bien violant, mais ça n’est pas agréable pour autant. L’un d’eux frôle ma joue, laissant une trace mouillée.

Le brun à côté de moi à sembler chercher à s’interposer, sans être réellement utile ; mais ça reste gentil de sa part. Il m’a offert le cocktail aussi.

J’ai ne prends pas le temps de répondre quand il me demande si ça va. J’acquiesce tout simplement de la tête. D’un autre coté, quel mal peuvent me faire quelques glaçons.

-M’excuser ?

Je crois que le moment où un câble à cassé dans ma tête est quand il m’a demandé de m’excuser.
Cette demande commence par me faire exploser de rire. Ce bon vieux rire sarcastique. Celui que les gens trouvent méchant, voir, violent. Celui qui dure cinq minutes sans s’arrêter. Celui qui remplis l’espace par ce qu’il signifie.
En plus du fait d’avoir ne serait-ce qu’imaginer que je m’excuserais, la réaction du brun face à l’humiliation que je viens de lui faire subir a pour seul effet de me faire rire encore plus.

Je me retourne entièrement, posant mes coudes sur le bar derrière moi, adossée d’une façon nonchalante au comptoir. Je profite du fait que les sièges soient haut pour ne pas avoir à lever les yeux pour lui parler.
Enfin, je reprends mon souffle avant de dire quoi que ce soit. Je ne me remets pas du ridicule de sa situation. Désolé très cher, mais il va falloir plus que des glaçons.

-Je me sens outrée. Des glaçons.

Sarcasme ironique profond, exprimant tous le mépris que je ressens pour l’être en face de moi.

-Tu crois vraiment que c’est avec des glaçons que tu vas sauver ton honneur ? C’est eux qui on commencer à le détruire au moment où tu as ouvert ta chemise pourtant.

Je récupère un des glaçons qui avait glissé sur le bar à côté de moi et le mange. Je croque la glace. J’aime cette sensation de froid contre mes gencives. Je sais que manger des glaçons n’est pas ‘’bon’’ ; mais j’aime cette sensation de glace brisée depuis que je suis toute petite. Je sais aussi que très peu de gens arrivent à croque la glace. Je lui montre donc de façon ostentatoire que je n’ai pas peur de lui, ni de ses glaçons.

-Tu sais que toi et tes gens dérangez tout le monde depuis un bon bout de temps ? Si tu as besoin de faire ta parade nuptiale pour draguer tes amies, va la faire ailleurs. Chez toi ça sera peut-être même plus direct, tu perdras moins de temps.

Mon ton est sec. Il n’y a plus la moindre trace de rire dans ma voix. Je sais que je suis mal placée pour critiquer quant au fait de déranger, mais au moins je ne dérange pas pendant toute une journée.
Je suis actuellement capable de continuer à enchainer les piques s’il ne se décide pas à partir avec sa bande.
Je sais que je prends des risques, mais beaucoup moins que face à l’ivrogne de tout à l’heure. Il y a une différence entre le type de tout à l’heure et l’étudiant qui se trouve en face de moi. A moins qu’il ne soit champion en sport de combat, je ne risque pas gros. Mais la situation, malgré le fait qu’elle soit due à un désagrément sonore, commence à sérieusement faire monter mon adrénaline. Dire que je pensais m’ennuyer ce soir.

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Lun 13 Juin 2016 - 21:02

Si on me demandait ce qu’il vient de se passer, je ne saurais trop vous répondre. Tout est allé bien trop vite pour que nous puissions réagir et maintenant, on dirait bien qu’un malentendu s’est installé. J’ai tenté de m’interposer, en vain. Les glaçons sont passés à côté de mon avant-bras et l’un d’eux a atteint la cible. Enfin, elle n’a pas l’air d’être trop touchée au niveau du visage. Quand je lui demande si ça va, elle ne me répond que d’un signe de tête. Nous nous sommes sûrement mal compris dans le feu de l’action, quand je demande des excuses, ma phrase est adressée au dénommé Kagami, mais il n’est pas celui qui répond. Je mets aussitôt mes mains devant mon torse en lui montrant mes paumes. Il y a erreur. La jeune femme commence à rire, je retiens un soupir, je crains qu’il ne soit trop tard pour l’arrêter. Une bagarre va sûrement avoir lieu.

« Ce…ce n’était pas à toi que je disais ça. »

Je bredouille des sortes d’excuses, mais cela ne semble pas avoir d’effet sur la rousse qui continue de ricaner. Autour de nous le silence s’est installé, je jette un œil de côté, toujours pas de signe du barman. Mais où est-il maintenant que l’on a encore besoin de lui ? Le brun aux tendances exhibitionniste n’a pas reculé d’un pas, il reste planté devant nous sans ciller. Parfois, le sens de l’honneur est un peu trop poussé chez certaines. Je serre les poings, mais aussi les dents.

« Ka-kagami ! Excuse-toi. »

Avant que ça ne dégénère. Je ne sais même pas pourquoi je l’ai appelé par son prénom alors que je ne le connais pas. Pour ne pas qu’il y ait ambiguïté cette fois-ci ? Sûrement. Les deux antagonistes se font face, l’une est restée assise sur son siège et arrive à la hauteur du garçon malgré sa petite taille. Elle ouvre la bouche, je ne le sens pas. La leçon de morale commence, j’ai beau être d’accord avec l’irlandaise, j’aimerais juste que ce cirque s’arrête. Pourtant, Kagami ne bouge pas. Derrière, une fille tente de communiquer avec le reste du groupe en chuchotant. Faites quelque chose bon sang ! Me dis-je alors que je ne bouge pas d’un centimètre moi non plus. Crac fait le glaçon entre les dents de l’européenne. Une sensation de froid m’envahit alors que je n’ai même pas été en contact avec la glace. Entre deux répliques de la jeune femme, je vois Kaori s’approcher. Ne te mêle pas à ça, ne nous embarque pas dans cette histoire. J’ouvre la bouche, prêt à dire quelque chose, quand ma camarade de promotion tente de faire revenir le garçon vers leur table en le tirant par le bras.

« Tu te prends pour qui à me faire la morale ? »

Pour la première fois depuis un moment, Kagami a pris la parole. Il n’est pas très grand et encore moins imposant, mais il a cette aura qui plaît aux autres. Les cheveux coiffés à la brosse, une boucle d’oreille et des sourcils épais, c’est le genre de garçon pénible qui ne peut pas s’empêcher de faire tourner les regards sur lui. Il se défait de l’emprise de Kaori qui tentait de le retenir et s’avance vers la rousse avant de frapper d’un coup sec sur le comptoir. Je sursaute légèrement bien que j’avais plus ou moins anticipé le coup. Son regard se tourne vers moi, je tente de ne pas détourner le mien, mais je sens mes poings s’enfoncer dans ma chaise par réflexe, je ne suis pas très à l’aise dans cette position. J’ai l’impression de manquer d’air ou quelque chose comme ça. Le jeune homme finit par rebrousser chemin de lui-même, cessant tout contact visuel avec moi, pour se rabattre sur les yeux verts de la rousse.

« Ah, madame est frustrée parce que personne ne veut d’elle. »

Il se met à rire à son tour, je déglutis difficilement. La position des planètes m’était-elle si défavorable aujourd’hui ? Pour que je sois sur place lors de la collision entre ces deux énergumènes ? Je me mords la lèvre inférieure, kami-sama, faites que ça se finisse bien.

« Excuse-nous de faire la fête, de nous amuser. »

J’ai envie d’intervenir, mais tous les mots que je veux prononcer sont bloqués au fond de ma gorge. Ainsi, j’ouvre la bouche avant de la refermer. Je ne peux me résoudre à l’interrompre, déjà que les projecteurs sont beaucoup trop tournés vers moi depuis un moment. Quand bien même j’ai l’impression que mes poings vont exploser tant je les serre, je reste sagement immobile sur ma chaise.

« Puis quoi, t’es tellement désespérée que tu te rabats sur un asocial ? Mais regarde, même lui est moins coincé que toi. Il ne s’est pas senti obligé de gâcher l’ambiance. »

Kagami se tourne vers moi. Ainsi, il m’a observé depuis le début de la soirée et a volontairement fait comme si je n’existais pas. En soi, je ne le lui reproche pas, c’est sans doute mieux comme ça. Et au fond il n’a peut-être pas tort me concernant, mais je commence à me sentir mal pour l’irlandaise à côté de moi. Mes poings et mes muscles se relâchent. Le regard baissé, je ne trouve rien de très percutant à répondre, rien à part quelques mots qui amuseront sans doute plus la galerie qu’autre chose.

« L-laisse-la tranquille. C’est… »

Je prends une grande inspiration. C’est la première fois que je réponds à un possible senpai en public. D’habitude, je ne le fais que lorsque je suis en tête à tête avec la personne concernée, je crains trop les répercussions sur mon entourage. Comme je l’avais prévu, certaines personnes esquissent un sourire dans l’assemblée, on dirait bien que mon bégaiement est devenu une affaire publique maintenant. Je ne vais même plus pouvoir parler à Kaori en face, après tout ce foutoir le jour de son anniversaire. Est-ce que la même chose serait arrivée si je n’avais pas été là ?

« Enfin. M-moi aussi je pense que vous dérangiez tout le monde en parlant trop fort. »

Moins crédible que ça, tu meurs.

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Mar 14 Juin 2016 - 10:05

Ah. Il semblerait que les élus que demandais le brun ne devaient pas venir de moi, mais bien de mon agresseur. Enfin, mon "agresseur". C'est un bien grand mot. Il la envoyé quelques glaçons dessus, ce n'est pas svraiment ce que j'appelle se faire agresser.
Appartement le petit bruns à côté de moi à plus de cran que ce que je pensait. D'ailleurs, il les connais ou pas ? Il l'appelle par son nom. Est-ce que c'est juste parce que la fille l'a crié tout à l'heure ? Ou il le savait déjà ?
A vrai dire, je m'en fiche un peu. Ils ne semblait pas le s'apprécier de toute façons et je ne regrette aucunement mes actes. Même si j'arrête de rire pour enchaîner avec des piques destiné à ma victime de ce soir, je continue de rire intérieurement. J'adore cette situation. Je me fiche pas mal de ce que les gens vont penser de moi ; de toute façons je suis sûre qu'ils sont tous en train de se demander si les Irlandais sont tous aussi insupportables que moi. Je ternis la réputation de l'Irlande en tant que seul représentante de mon pays dans cette situation. Et ça aussi c'est une chose dont je me fiche éperdument. Vu ce que je pense moi-même à propos de l'Irlande, ça ne m'embête aucunement de leur donner une impression défavorable de l'Irlande. Tant mieux même. Je leur épargne un voyage.

Le prénomé Kagami ne semble pas vraiment aprécié ce que lui a intimé mon bruns. Aussi, il le fait taire assez rapidement avant de reporter son attention sur moi. Ce n'est pas plus mal qu'il se taise. Vu comme il bafouille, il ne se rends que plus ridicule. Ceci-dit, il a quand même du courage de parler de cette façon, alors que le bar est devenu bien silencieux depuis quelques minutes. Il n'a pas du tout l'air d'être du genre populaire à prendre facilement la parole devant tout le monde, alors je suppose que ce qu'il viens de dire à du lui coûter. C'est bien mon petit -qui est probablement plus âgé que moi, puisse que je suis là mineure, et lui est à priori majeur- mais je vais reprendre la parole.

Le bruns au glaçon doit se sentir outré lui aussi, vu la façon dont il commence à me parler. Sauf que plus il parle, plus je ris intérieurement. Je ne vais pas réussir à garder mon calme très longtemps. Passé un certain point, je vais juste sortir de ce bar et laisser mon fou rire sortir. Mais pour l'instant, je jubile à chaque pique qu'il m'envoie. Ce n'est pas souvent que les asiatiques me répondent. Je me fait plaisir.
Je suis tellement mieux ici qu'à l'internat.

Je lui souris de toutes mes dents quand il a fini sa tirade. Je le retiens de laisser un autre rire sarcastique exploser dans ma gorge. Il a l'air tellement blessé par ce que je lui ai dit. Même si c'est moi qu'il attaque, je lui trouve plus un air de victime qu'autre chose.

L'autre brun prend la parole à la suite. Il a l'air décidé pour parler lui. Je le laisse faire. C'est gentil d'essayer de me protéger. Je note, je note. En plus du cocktail. Je lui revaudrais ça un jour. Pas tout de suite. Si éventuellement un jour on se recroise, ou en sortant.

Mon attention retourne sur ce qui se dit.
J'ai un soupir exaspéré, accompagné d'un sourire en coin. C'est toujours avec cet air méchant que je reprends la parole.

- Oui. Je suis en manque et j'ai mes règles aussi peut-être ? Non, rassure toi, rien de tout ça. C'est sur que c'est très drôle de venir brailler dans un bar "pour s'amuser".

Ricanement.

- Si tu veux, on fait le tour du bar pour compter le nombre de gens que vous embêtez vous, depuis tout à l'heure.

Je fait un mouvement de tête vers l'autre asiatique avec qui j'avais commencé à parler avant d'aller déverser mes glaçon.

- On est déjà à un. Avec moi, ça fait deux. Tu veux qu'on continue ?


Je lui souris d'une façon presque agicheuse, mais mes yeux expriment très explicitement toute la méchanceté dont je veux faire preuve.

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Mar 14 Juin 2016 - 20:33

Au travers de mes tentatives de défendre la jeune femme – bien qu’elle ne semble pas avoir besoin de moi – je crois avoir trouvé le courage d’exprimer mon opinion. Le prénommé Kagami n’est pas impressionnant physiquement, du moins il n’est qu’un gringalet comparé à d’autres personnes que j’ai pu rencontrer au cours de mes aventures à Keimoo, mais le fait est qu’il est plus éloquent que moi. Lui adresser la parole est donc un synonyme de petite victoire pour moi. Quand je ferme enfin la bouche, une sensation désagréable s’empare de mon estomac. Cette part de moi qui ne peut s’empêcher d’imaginer les conséquences désastreuses de mes actes, elle ne peut donc jamais disparaître ? Heureusement, la rousse reprend la parole presque immédiatement après moi, ce court laps de temps ne permet pas à l’étudiant de me répondre. Mieux que ça, il va peut-être m’oublier. Je suis assez pitoyable comme personnage, et je n’ai pas la même répartie que l’irlandaise. Quand je l’écoute parler, je dois avouer être un peu jaloux de la facilité dont elle fait preuve quand il s’agit de faire taire les autres.

Ses mots semblent pourtant se heurter contre un mur cette fois. Le jeune homme ne paraît pas affecté par les ricanements de l’européenne, ni par ses paroles. En même temps, il a dû apprendre à encaisser avec l’humiliation qu’il s’est pris tout à l’heure. Je tressaillis rien qu’en y pensant. Et c’est à ce même moment que j’aperçois le barman qui revient de je ne sais où, en tout cas il vient de franchir une porte et n’a pas l’air très content de l’ambiance qui règne dans l’établissement. On vient de passer du niveau sonore d’une foire à celui d’un enterrement. Les deux antagonistes, eux, ne semblent pas avoir remarqué la présence de l’adulte, ou alors ils ne s’en soucient pas du tout. On se fera jeter dehors tous ensemble comme ça., les paroles de la rouquine me reviennent à l’esprit. Je relève la tête vers elle, la confrontation n’est qu’un jeu pour elle, cela fait déjà un moment qu’elle avait prévu de quitter le bar.

Quelque part, je suis un peu triste pour Kaori qui voit sa soirée d’anniversaire gâchée à cause de quelques indisciplinés parmi ses amis. S’ils n’avaient pas été là, si elle avait eu de meilleures fréquentations, alors peut-être que…Je n’ai pas le temps d’aller plus loin dans mon raisonnement, le barman s’avance vers nous, en colère. Pourtant c’est le moment que choisi le dénommé Kagami pour intervenir et répondre à la provocation de l’irlandaise. Je veux m’interposer, mais mon corps ne bouge pas. Je l’ai vu. J’ai vu ses deux bras se tendre vers le col de l’européenne. La tentation de fermer les yeux pour ne pas être témoin de cet acte est forte, mais je ne parviens pas à détourner le regard de la scène. Et puis assez miraculeusement, un bras vient les séparer. Je ne sais pas s’il a réussi à la toucher, mais je suis rassuré que les choses s’arrêtent maintenant. Et moi pendant tout ce temps, fidèle à moi-même, je suis resté pétrifié sur ma chaise, la bouche ouverte. Les autres derrière n’ont pas fait mieux, mais je ne me cherche pas d’excuse. Si je pouvais me réconforter de ne pas agir parce que d’autres ne l’ont pas fait non plus, alors je serais bien le pire humain sur cette terre.

« Ca suffit, tout le monde dehors ! Nous fermons pour ce soir. Allez faire votre cirque ailleurs avant que je n’appelle la police ! »

Je sors enfin de mon espèce de coma. Pour commencer, je cligne plusieurs fois des yeux en lorgnant sur le barman qui me lance un regard assassin. Je baisse la tête avant de descendre de mon tabouret, les mains dans les poches. Le bar se vide progressivement, je suis l’un des derniers à sortir car d’autres personnes s’étaient déjà ruées vers la sortie en voyant que les choses dégénéraient entre la rousse et Kagami. L’air hagard, mes jambes me transportent jusqu’à la file devant la porte. Etre dehors ne me rassure pourtant pas, ici personne ne viendra nous protéger ou invoquer la loi si incident il y a. Livrés à nous-mêmes, dans les ruelles sombres du quartier Bougu. Je franchis le seuil de la porte sous le regard furieux du barman qui commence à ranger le comptoir. Je me sens désolé pour lui, il a vraiment dû passer une sale soirée. Des pleurs se font entendre à quelques mètres de moi. Adossée au mur, l’une des filles de tout à l’heure s’est mise à pleurer pour je ne sais quelle raison. Ses amies tentent de la rassurer – enfin je suppose puisqu’elles sont autour d’elle – mais rien de fonctionne et elle sanglote de plus belle.

De mon côté, je crois avoir perdu l’irlandaise de mon champ de vision. Avec tout ça, je vais peut-être profiter de l’ambiance et des mouvements de groupe pour prendre la fuite à mon tour. Rentrer seul ne m’enchante pas, surtout que j’ai une trotte à faire jusqu’au quartier Hebi, mais c’est sûrement mieux que rester là. Alors que je m’apprête à prendre la route, une voix qui m’est malheureusement familière depuis quelques minutes s’élève. Ne me dites pas qu’il va recommencer.

« J’allais quand même pas me laisser faire par cette pétasse. »

Regard en coin, il est en train de consoler la fille qui pleure contre son torse maintenant. Il arbore un air mauvais, on dirait qu’il a encore envie de se venger. Décidément la fierté en tuera sûrement plus d’un d’ici peu.

« Allez ne pleure pas. On vaut mieux que ça. Qu’elle revienne me voir, elle ne se reconnaîtra plus dans la glace. »

J’ai mal au ventre, j’ai un mauvais pressentiment. Même si je suis de dos, je suis facilement identifiable avec mon mètre quatre-vingt.

« Hé, toi. J’ai deux mots à te dire. »

Lentement, je me retourne. Etait-ce à moi qu’il parlait ?

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Mar 14 Juin 2016 - 23:46

Il ne réagis même plus. Ne me dites pas qu’il est déjà au bout ? Je n’ai quand même pas déjà épuisé toutes ses réserves. Pour une fois qu’un de ces bruns semblait savoir répondre un peu. Je pourrais tenir une demi heure de plus comme ça. Mais il ne semble pas vouloir me répondre. Je ne sais pas sur quoi enchainer sur le coup. Il ne me donne aucune matière à critiquer. Alors je continue de le regarder avec cet air ostensiblement moqueur, les coudes toujours appuyés sur le comptoir derrière moi, surélevée par le siège de bar. Je plante mes yeux dans les siens. Il à l’air vide. J’ai du vraiment lui faire toucher le fond avec ma dernière remarque. L’information à l’air de prendre son temps pour monter jusqu’à cerveau.

Pourtant, elle fini bien part y arriver. Après un séjour qui m’a paru long entre les oreilles et les nerfs supposer transmettre l’information, il doit y avoir un vrai parcours du combattant. Et ce parcours semble être encore plus dur entre son cerveau et sa bouche. En effet, ce ne sont pas ses lèvres qui s’actionnent pour venir briser le silence de mort qui pèse sur le bar depuis que j’ai moi-même stoppé le flux ; mais bien ses bras qui entrent en mouvement. Il n’est pas vraiment rapide, mais ses intentions sont explicites. Je l’ai donc énervé au point de chercher à m’étrangler ? Les petits japonais sont faible. Je crois qu’il viens de me décevoir énormément. En plus de ne plus rien avoir à me répondre, il décide d’avoir recours a la violence alors que tous les regards sont portés sur lui. Stratégiquement, ça n’est vraiment pas une bonne idée.
Ce n’est pas la première fois que je vois des mains s’approcher d’un peu trop près de mon cou, mais je n’aime pas cette idée quoi qu’il arrive. Je n'ai pas vraiment le temps de réagir, à part reculer un peu plus sur mon siège et commencer à remonter moi aussi les mains en signe d’opposition.

Des bras s’interposent entre nous. Le barman. Encore lui. Je serais morte deux fois sans lui aujourd’hui. Il fait bien son travail. D’au autre coté, je suppose qu’il n’a pas spécialement envie de se retrouver avec un cadavre dans son bar.
Par ailleurs, j’avais complètement oublié qu’il était là au départ. C’est vrai qu’il n’est pas intervenu depuis le début de ma joute avec mon nouvel ami Kagami.

« Ca suffit, tout le monde dehors ! Nous fermons pour ce soir. Allez faire votre cirque ailleurs avant que je n’appelle la police ! »


Je jubile. Je n’espérai même pas qu’il en arrive à ce point. J’ai du vraiment l’excéder entre cette joute verbale et le premier échauffement de tout à l’heure. Enfin, je ne dois pas non plus être la seule, vu le temps qu’il a mis a venir nous séparer tous les deux… Ceci-dit, vu le calme mort qui c’est installé à partir du moment ou j’ai renversé les glaçons, il aurais tout à fait pu intervenir plus tôt. Je me demande ce qu’il faisait. Vu son énervement apparent, son retrais ne dois pas être dû a mon éloquence.
Je savais pertinemment que je finirai dehors, mais ça, c’était mon objectif. Je comptais au moins emmener avec moi le groupe qui braillait tout à l’heure, et que j’ai réussit à faire taire ; mais je ne pensait pas qu’il fermerait complètement à cause de moi. C’est ma petite victoire. Je ne pensait rien faire de ma soirée, et j’ai réussit à faire fermer un bar. Ça n’est pas trop mal.
A moins que la raison de son absence n’ai été la raison de la fermeture. C’est une possibilité à ne pas écarter. Mais je préfère penser que c’est moi qui suis la cause de cette fermeture prématurée. C’est bien plus drôle vu comme ça.
Je laisse la plupart des gens sortir, avant de finalement suivre le mouvement. Kagami et ses amis sont déjà sortis quand je passe à mon tour la porte du bar. Je ne sais même pas ce qu’est devenu le brun qui m’a offert un verre. Bah. Je suis sure qu’il se porte très bien sans moi. Il se porte même probalement mieux sans moi.
Je sens le regard furibond du barman sur mon dos quand je sort. Oui. J’ai presque envie de faire une petite révérence, mais je me retiens. C’est lui qui va finir par venir me frapper si je fait ça. Et j’ai encore besoin de ma vie pendant un certain temps.

Une fois sortie, j'entends ma très chère victime commencer à râler. Un fille pleure à coté de lui. Pourquoi est-ce qu’elle pleure elle ? Je ne lui ai absolument rien fait. Ça aurait été Kagami en pleurs, j’aurais compris. Le pauvre, à se faire remarquer, il à été forcé de son bar chéri. Comme c’est dommage. Il ne va plus pouvoir ‘’s’amuser’’. Je suis sure qu’il est déçu.

Enfin, quand j’entends sa voix, il à surtout l’air énervé. Je ne le vois pas de face. Il à tourné le dos à la porte, et je suis encore près de cette dernière. Est-tu stupide mon petit ? A cette question, je répondrais oui. Tu es assez con pour me chercher là ou tu sais pertinemment que je ne suis pas. Continue de beugler, je vais juste m’écarter et le laisser continuer à user tes cordes vocales. Les miennes on déjà fait leurs ravages pour aujourd’hui.

Puis je l’entends interpeller quelqu’un. Ce n’est pas moi, je ne suis pas dans son champs de vision.
Une tête que je connais se retourne. C’est celui qui m’a offert le cocktail bleu. J’ai un soupir. Il a vraiment essayé de m’aider lui. Je pourrais le remercier d’un certaine façon. Ne pas le laisser dans les ennuis que j’ai crée moi-même.
Hm.
J’hésite.
Est-ce que je l’aide ? Ou est ce que je le laisse essuyer ce que j’ai fait ?
Non, aller. Il m’a offert un verre. Enfin, offert ; je l’ai remboursé, mais il n'empêche que sans lui j’aurais du me contenter d’eau pour ce soir.
Je peux bien faire quelque chose pour lui. Surtout que la dernière idée en train de germer dans ma tête n’est pas trop dure à mettre en application.

Kagami n’a toujours pas trouvé où diriger sont regard pour me voir. Je passe derrière lui. Ses amis m’ont vu ; mais avant qu’ils n’aient le temps de lui dire, le cuire de mes Dr.Martens est violemment entré en contact avec son entre jambe.
Ça fait mal hein. Surtout que c’est solide des docks. Mais tu as de la chance, elle ne sont même pas coquées.
Le coup de pied aux couilles. C’est un art dans lequel je suis passée maître. C’est bien trop pratique de pouvoir se débarrasser de cette faon d’un homme qui t’embête. Alors oui, avoir frappé par derrière est lâché de ma part, mais je n’ai jamais prétendu avoir un quelconque honneur. Surtout pour ce type de situation.
Mon pied retombe au sol en même temps que Kagami.
Je repasse devant lui pour qu’il puisse une fois de plus admirer qui je suis. Il me déteste. Pourtant, je n’ai rien contre lui. Si ce n’est le fait qu’il mais légèrement exaspéré.
Bon, énormément exaspéré.
Mais je vais arrêter la pour ce soir. Il va falloir que je trouve un moyen de rentre à l’internat.
Juste une dernière remarque pour mon Kagami chéri.

-Et bien quoi ? Tu voulais que je vienne te voir non ? Je suis la. Je t’aurais bien dit de me frapper de toute tes forces si ça pouvais te soulager, mais vu ta situation, ça risque d’être difficile pour toi de te relever et de me ‘’défigurer’’

J’appuie sur mon dernier mot, lui indiquant que j’ai bien entendu tout ce qu’il avait à dire. Mon ton continue d’être sarcastique. C’est le ton sur lequel je m’adresse à lui depuis le début en fait. Je ne fait qu’assurer ma supériorité dans cette dernière action. Je vais partir de toutes façons.

Je tourne les talons, et commence à m’éloigner.
Mais je m’arrête au bout de quelques pas, et lui jette un dernier regard au dessus de mon épaule. Il continue de se tordre de douleur.

- Aller ; Sayonara baby !


Je force mon accent irlandais sur cette dernière phrase. En même temps que je dit ces mots, ma mains droite remonte au dessus de mon épaules et viens lui faire un magnifique doigt d’honneur. Le tout, dans une image qui continue d’être ironique.
Sur ce, je repars.
Je me suis bien amusée. J’ai pris des risques, mais va en valait la chandelle.
Je disparaît aussi rapidement que possible dans les petites rues, évitant le monde. Je sais pertinemment que la douleur va finir par quitter Kagami, et il vaut mieux que je ne soit pas à côté de lui quand il se relèvera.

Je me dirige vers l’académie. Comment est ce que je vais faire pour rentrer ? Je peux prétendre à une activité de club qui c’est rallongée. Mais j’ai peur que mon haleine sente l’alcool ; auquel cas, je suis complètement grillée. Après, je n’ai bu qu’un verre. Je ne sais pas.
On va tenter.

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MessageSujet: Re: Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]   Mer 15 Juin 2016 - 1:41

Hiryuu s’endort quand Bougu se réveille. La ville de Keimoo ne dort jamais vraiment, elle fait seulement semblant. Nous sommes évacués au bar au moment où la situation manque de sérieusement déparer. Si le barman n’était pas intervenu, la fête d’anniversaire aurait été mémorable, et la culpabilité m’aurait sans doute rongé pour les jours à venir. Heureusement, rien de tout ça n’est arrivé. J’ai perdu la rousse de vue en quittant l’établissement, mais je me dis que c’est peut-être ma chance de fuir maintenant que je ne suis plus associé à elle. Je suis sur le point de partir quand Kagami balance ses quelques pics à l’attention de l’irlandaise, toujours absente à cet instant, tout en consolant une fille que je ne connais. Mon plan était presque parfait. Il a fallu qu’il me remarque.

Notice me senpai

Ce n’est pas exactement ce que je voulais non. Et comme un idiot, je me suis retourné, preuve que je me suis senti visé par ses propos. Deux mots, souhaite-t-il me dire. Je le vois plutôt comme deux poings dans ma mâchoire. Personne ne pourra l’empêcher de le faire maintenant que nous sommes dans la rue. Ni le barman, ni l’européenne, ni Kaori. Même si je me sens inférieur en terme de puissance, je n’ai quand même pas envie d’accepter ça. Que faire ? Je pourrais très bien prendre les jambes à mon cou. Après tout, leurs moqueries ne m’atteindront pas une fois que j’aurais rejoins un quartier plus fréquentable. Je lance un regard hésitant en direction de ma camarade de promotion. Cette action pourrait me coûter le seul lien que j’ai actuellement dans ma classe, ce n’est pas comme si je m’en étais préoccupé jusqu’à aujourd’hui, et j’ai même longtemps pesté sur son anniversaire, mais je préférerais que ça ne se termine pas de cette manière. Ma santé ou mon honneur.

Et si je n’avais pas à choisir ?

Dans les contes ou légendes, il y a toujours ce héros qui vient à la rescousse quand on ne l’attend plus. Le brave guerrier qui revient de son long voyage, avec une épée dévastatrice. C’est plus ou moins le même schéma ici. Une brise printanière balaie la scène. Des cheveux roux et frisés font irruption sur la devanture. J’ouvre la bouche, aucun son ne sort. Je suis le seul à la voir. Ou peut-être que les autres n’osent tout simplement rien dire ? Mais je suis le seul à pouvoir prédire l’issue de ce combat. En moins de deux secondes, Kagami tombe au sol. Un coup de pied entre les jambes, je grimace. Et par derrière de surcroit. Pendant une seconde, j’ai bien cru que mon cœur allait s’arrêter de battre. Malgré tout, elle n’en a pas fini avec lui.

Kakusei Heroism

Mais qui est cette fille ? Je ne peux m’empêcher de me demander si toutes les disputes se finissent de cette manière sur l’autre continent. Puis je réfléchis deux secondes. Non, c’est vrai, j’avais oublié que je suis à Keimoo. Ici, tout ce qui est bizarre devient rapidement monnaie courante. L’humiliation continue sans que personne n’ose interférer. Une bonne partie des filles de tout à l’heure ont plaqué leurs mains sur leur bouche. J’observe le spectacle désolant d’un homme à terre, impuissant face à l’irlandaise qui prend un plaisir presque malsain à l’enfoncer de plus en plus bas. Le lampadaire grésille, il me rappelle que je suis en vie, enfin…à moitié. Sayonara baby sont les derniers mots de la rouquine. Sa silhouette s’efface progressivement jusqu’à disparaître de mon champ de vision. La remercier devant tout le monde aurait été plutôt mal placé. Et puis je ne suis pas sûr qu’elle attendait quelque chose de moi. Enfin, je ne connais même pas son nom quand j’y pense. Mes iris noirs se tournent alors vers le garçon. Après avoir vu ça, je partage presque la douleur du fanfaron.

Néanmoins la compassion est de courte durée. Mes muscles tantôt raidis se détendent, Kagami suffoque encore et tous les regards sont rivés sur lui maintenant que la rousse est partie dans une direction opposée à la mienne. Je profite de l’ambiance pour m’éclipser à mon tour, les mains dans les poches, je longe les murs des différentes ruelles de Bougu.

C’est fini, je vais bientôt pouvoir rejoindre mon lit, me dis-je en faisant mes premiers pas dans Hebi. Les quartiers résidentiels sont quasi-déserts, la pression descend enfin. Exténué, je m’accoude contre un muret avant de me laisser glisser le long de ce dernier. Mon regard se tourne vers les étoiles scintillantes dans le ciel. L’univers entier semble s’être décollé de mes épaules.

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Cocktail explosif [PV Aslinn] [Terminé]
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