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 Himura Kaede — boy without worry

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AuteurMessage
Kaede Himura
♣ Université - 4ème année
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Genre : Masculin Poissons Chien Age : 24
Compteur 25

KMO
                                   :

MessageSujet: Himura Kaede — boy without worry   Sam 24 Mar 2018 - 3:03



I. IDENTITÉ


• NOM : Himura
• PRÉNOM : Kaede
• GENRE :
• ÂGE, DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 24 ans, né le 16 mars 1993, à Osaka, arrondissement de Hirano
• GROUPE :  Sportifs

• ANNÉE D'ÉTUDES OU PROFESSION : Etudiant en 4ème année de danse et chorégraphie, employé de konbini à temps partiel.
• CLUBS : Basketball, photographie, Taiko.
• ÉTAT CIVIL : Célibataire
• LANGUE MATERNELLE : Japonais
• AUTRES LANGUES : Anglais (courant)


• PERSONNAGE DE VOTRE AVATAR (la réservation se fera automatiquement si pas encore effectuée): original par tjghks1234


II. DESCRIPTIONS.


◊ PHYSIQUE

• Anatomie, marques, expressions, allure, gestuelle : (soyez le plus précis possible! )

Ce qu’on remarque en premier chez Kaede, probablement, c’est sa grande taille pour un japonais, puisqu’il fait douze centimètres de plus que la moyenne des hommes au Japon, c’est à dire un mètre quatre-vingt-deux. Si lorsqu’il était plus jeune, et malgré de larges épaules, il était relativement maigre et dégingandé, il a depuis pris du muscle et donc du poids, et il fait à présent environ soixante-treize kilogrammes. Si on ne peut clairement pas dire qu’il est une montagne de muscles, il est plutôt athlétique et sa musculature est dessinée. Ainsi, son allure est celle de quelqu’un de svelte, plutôt que d’une armoire à glace trapue. En bref, il a une silhouette de danseur. Ses bras et ses jambes sont assez longs et il a de grands et fins mains et pieds avec des ongles toujours courts. Il a un cou plutôt long sans être néanmoins disproportionné, et des oreilles assez grandes proportionnellement, mais dont on ne peut pas dire qu’elles sont vraiment décollées, simplement assez visibles par leur taille. Son menton est plutôt pointu, et son visage globalement ovale, avec une mâchoire assez dessinée. Sa bouche est très large et garnie d’une rangée de dents qui semblent assez pointues, sans toutefois que ça semble anormal. Son nez est assez discret, et la peau autour de ses yeux est toujours assez rouge et parfois légèrement gonflée, ce qui lui donne souvent l’air un peu malade, et est en fait dû au fait qu’il est allergique à la poussière, allergie qu’il ne prend pas tellement au sérieux. Il a des paupières sans pli et les yeux noirs avec un regard qu’on pourrait qualifier de malicieux mais qui pourrait aussi sembler moqueur à certains. À part ça, son visage n’a pas énormément de relief et ses traits sont plutôt fins. Ses pommettes sont légèrement définies et assez hautes sur son visage.  Ses cheveux sont noir de jais et coupés courts sur l’arrière, et laissés un peu plus longs sur le devant, couvrant ainsi une bonne partie de son front qui est déjà assez petit. Ils sont généralement laissés libre de leurs mouvements et donc assez ébouriffés.   Son allure est assez nonchalante et sa démarche souple, avec de grandes enjambées, comme s’il n’avait pas un seul soucis au monde. Il est en général souriante et de bonne humeur, et part souvent dans de grands éclats de rire ou dans des petites danses improvisées. Il parle en bougeant beaucoup les bras et les mains et a beaucoup de tics de langage typiques du Kansai.

• Tenue vestimentaire, accessoires, tatouages,  etc.
En général, Kaede porte plutôt des vêtements confortables, de sport ou du streetwear, parfois des jeans et des t-shirts, des hoodies ou des chemises de flanelle. Néanmoins, il lui arrive quelquefois de s’habiller de manière un peu plus formelle avec des chemises unies et des pantalons de toile, même si il préfère de loin les tenues décontractées. Il n’hésite pas non plus à porter des kimonos, que ce soit des yukata ou des hakama avec haori, particulièrement en été. Il en possède d’ailleurs un certain nombre qu’il a accumulés au cours des années, en ayant même achetés certains d’occasion, profitant des prix avantageux. Pour ce qui est des chaussures, il est compliqué de lui faire abandonner ses sempiternelles baskets à part pour lui faire enfiler des tongs, et il ne porte des chaussures de ville que lors d’occasions vraiment spéciales. Il porte également des lunettes pour lire: elles sont rondes, avec de fines montures noires.

Il possède deux tatouages, suffisament petits l’un comme l’autre afin de pouvoir les camoufler aisément lorsqu’il se rend aux bains : l’un à l’intérieur de l’avant bras, une écriture disant « still, i rise » et un ensemble de feuilles entre les omoplates, rassemblées comme un bouquet. Il a également un anneau en haut de l’oreille droite.


◊ PSYCHOLOGIQUE

• Mentalité, attitude envers autrui, philosophie personnelle: (Soyez le plus précis possible ! )

Aussi cliché que cela puisse paraître, Kaede a un caractère typique du Kansai. Il est accueillant et chaleureux, ouvert à l’autre, et n’hésite pas à être direct et à dire ce qu’il pense, quitte à ce que ça lui attire des ennuis dans une société où on évite à tout prix de dire non ou d’offenser son interlocuteur. S’il a une question à poser ou une opinion à exprimer, il le fait en général, et n’aime pas tourner autour du pot. S’il est toujours là quand on a besoin de lui, ou pour donner des conseils, il ne va pas s’embarrasser de fioritures si on lui demande son avis, et éviter d’être complaisant. Peut être parce qu’il a souvent rencontré des difficultés, il préfère être honnête afin d’éviter les quiproquos qui sont monnaie courante dans la plupart des conflits.  

Il est assez mature et est souvent sollicité pour réconforter ou conseiller les uns et les autres, et le fait sans rechigner, en essayant de prendre en considération le ressenti de chacun, même si c’est quelque chose sur quoi il a encore des problèmes, sûrement à cause de sa propension à être très direct et franc. Néanmoins, son côté chaleureux et drôle l’aide souvent à équilibrer les fois où il pourrait se montrer un peu trop brusque. En effet, il se considère lui même comme quelqu’un de drôle et essaie ainsi souvent de détendre l’ambiance ou de remonter le moral de son entourage avec des blagues ou des attitudes décalées. Il n’a pas peur de se tourner en ridicule ou même, dans certains cas, de se faire mal avec des figures ou des chutes plus ou moins contrôlées.
Ce qui est sûrement le plus évident pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est le fait qu’il déborde d’énergie et qu’il ne s’arrête jamais de taquiner, de rire, de courir ci et là. D’aucuns pourraient se demander s’il n’est pas tout simplement un imbécile heureux, mais c’est exactement ce qu’il cherche, car il n’aime pas se dévoiler ni parler de ses problèmes personnels s’il peut l’éviter, et préfère de loin s’occuper des autres plutôt que de laisser les autres s’occuper de lui, cherchant à donner l’image de quelqu’un qui va toujours bien et qui est toujours de bonne humeur, même s’il vaut mieux éviter de s’attirer ses foudres.

Il n’aime pas du tout les personnes qui sont hypocrites ou qui refusent de parler de ce qui ne va pas au lieu de se plaindre ou de critiquer par derrière. Il a également un petit côté justicier et n’hésite donc pas à s’immiscer dans des situations qui ne le concernent pas ou à s’inviter dans des conversations s’il a l’impression que quelqu’un risque d’être spolié ou que la situation pourrait dégénérer.  Lorsque c’est le cas, il lui arrive de s’attirer des ennuis, ce qu’il assume en général assez bien, même si ça veut dire se laisser tabasser par des gens beaucoup plus forts que lui, prétendant par la suite que tout va bien, alors même qu’il a des bleus, des bosses et des coupures, etc.

Son plus gros défaut serait probablement sa difficulté à prendre en compte les sentiments des autres lorsqu'il s'adresse à eux, et le fait qu'il est donc borné lorsqu'il vexe quelqu'un. Il est très difficile d'obtenir des excuses venant de lui, et il aura plutôt tendance à essayer de convaincre les personnes concernées que ce qu'il a fait ou dit n'est pas si grave. Il s'énerve aussi facilement si on tente de lui faire changer d'attitude ou de lui faire prendre conscience de son manque de tact, et se défend en disant que ses intentions étaient bonnes, et qu'on ne peut donc pas lui en vouloir. Il est donc très têtu et, si on insiste, peut facilement se mettre vraiment en colère. Il a en effet le sang assez chaud et même si c'est quelqu'un de sympa, il ne lui en faut pas forcément beaucoup pour l'énerver, s'il est dans un mauvais jour, et il peut se montrer assez rancunier, refusant assez souvent de considérer le point de vue des autres s'il estime qu'on lui a fait du tort.

• Signes particuliers, manies, obsessions, phobies (etc.) :
Ce qui est le plus évident quand on le rencontre, c’est très certainement son accent que l’on remarque en premier. Il a eu beau essayer de normaliser son japonais, il continue à être très influencé dans sa manière de s’exprimer par le kansai-ben, utilisant souvent les mots raccourcis ou transformés pour parler au lieu du hyōjungo, ce qui peut parfois entraîner des confusions, d’autant qu’il parle très vite et utilise souvent des mots raccourcis au lieu des versions complètes. Cela peut lui donner une manière de s’exprimer qui le fait parfois passer pour une racaille ou quelqu’un de peu éduqué, mais cela ne le gêne pas outre mesure, étant donné qu’il s’agit tout simplement de ses origines.

Il est également assez nonchalant dans sa manière de se déplacer et de se comporter avec les autres, étant même assez tactile, que ce soit avec les garçons ou les filles, et ayant même du mal à comprendre que ça puisse mettre certaines personnes dans l’embarras. Sa spontanéité est également l’une de ses caractéristiques principales ce qui lui fait souvent prendre des décisions ou organiser des plans sur le moment, sans prévoir à l’avance. Il est aussi assez tête en l’air et oublie souvent tout et rien, posant parfois des lapins car ayant oublié qu’il avait prévu de faire telle ou telle chose avec telle ou telle personne.

En revanche, il y a une chose qu’il ne manque jamais, c’est les cours de danse et les occasion de danser. Il est particulièrement obsédé par les comédies musicales de l’âge d’or d’Hollywood ou les pièces de broadway, mais est néanmoins assez hétéroclite dans ses goûts en matière de danse et de musique, mélangeant dans son style personnel et dans ses chorégraphies le classique, le hip hop, le jazz, et le contemporain, ainsi que quelques touches de théâtre traditionnel japonais, parfois.

C’est aussi un bon vivant, s’il bouge beaucoup et fait beaucoup de sport, il aime aussi beaucoup manger et boire, et il lui arrive même de temps en temps de griller une cigarette ou deux. Il ne fuit pas non plus les clubs, les soirées et les fêtes, puisqu’il est plutôt quelqu’un d’assez social qui aime être entouré et avec un public pour ses sottises.

Pour ce qui est de la danse, c'est clairement ce qui prend le plus de place dans sa vie. En dehors des cours, qui lui prennent déjà une trentaine d'heures par semaine, il a environ 10 heures de répétitions en plus et aide souvent à chorégraphier les diverses représentations qui ont lieu à Keimoo. Même lorsqu'il n'est ni en répétition ni en entraînement, il trouve toujours le moyen de se joindre aux danseurs de rue, ou de s'incruster à des soirées où il a l'occasion de pratiquer. Ses voisins d'en dessous le détestent probablement, parce qu'il n'est pas non plus rare qu'il danse les claquettes devant des films le soir ou le weekend, parfois à des horaires totalement improbables. En général, il danse tout le temps. Un exemple de ça, c'est ça danse de victoire lorsque l'équipe de Keimoo remporte un match de basket, ou encore celle dans laquelle il se lance lors des résultats des examens lorsqu'il a des bonnes notes. C'est une espèce d'hurluberlu qu'on peut apercevoir faire des grands jetés dans les couloirs, tourner sur la tête ou partir en krump, pour aucune autre raison que parce qu'il est de bonne humeur. Lorsque l'occasion se présente, il n'hésite pas non plus à intégrer des inconnu(e)s plus ou moins consentant(e)s dans ses improvisations, ce qui risque parfois de le faire passer pour un genre de bouffon complètement stupide, mais, à vrai dire, peu lui importe. À vrai dire, il s'est même essayé au pole dance et à la danse en talon, mais après quelques chutes plutôt humiliantes a décidé de laisser tomber.


III. MÉMOIRES.




• Histoire :

Misako est installée à la fenêtre, une canette de bière tiède posée à côté d’elle, une énième cigarette à la main qu’elle tapote au dessus du cendrier dans lequel sont écrasés de nombreux mégots plus ou moins vieux. La fenêtre est ouverte malgré l’humidité étouffante de cette fin de juillet, et une pellicule de sueur recouvre le front de la femme aux cheveux noirs. Elle tire sur sa cigarette et regarde les immeubles environnants. « Kasan. » Une voix vient interrompre son instant de détente. Elle ne répond pas. Peut être que si elle l’ignore, son fils décidera de faire autre chose que de monopoliser son temps après une journée de travail intense. « Kaaaasaaaan. » Elle soupire et se tourne légèrement vers l’intérieur de l’appartement.

Kaede se tient dans l’ouverture de la porte, debout les jambes légèrement écartées comme s’il se préparait à résister à une bourrasque de vent particulièrement violente. « Qu’est-ce que tu veux, Kaede, je suis fatiguée. » Elle demande d’un ton agacé. Le jeune garçon entortille son t-shirt entre ses mains, visiblement mal à l’aise, cherchant ses mots. Misako se retourne un peu plus et tapote le parquet à côté de là où elle est assise. « Viens t’asseoir et dis moi ce qui te tracasse. » Il obéit, tête basse, flottant dans son short beaucoup trop grand pour lui qu’une amie de Misako lui a donné, et se laisse tomber sur le sol à côté d’elle. Elle lui ébouriffe tendrement les cheveux avant de se réinstaller face à la fenêtre, un bras accoudé à l’encadrure, et de tirer une nouvelle bouffée de sa cigarette. « Kasan. Je voudrais aller au lycée. »

Misako soupire et passe la main dans ses cheveux, son visage las s’attendrissant. « On en a déjà parlé, Kaechan, c’est pas l’école qui va mettre de la nourriture sur la table. » Elle lui ébouriffe les cheveux, un air navré sur son visage. « Mais c’est gratuit, le lycée. Si on a besoin d’argent je travaillerai après les cours.  Ou le weekend. » Kaede a préparé des arguments à l’avance. « Kasan, tout le monde va au lycée sauf moi. » Il fait la moue et sa mère écrase sa cigarette dans le cendrier avant de lui caresser le visage de son autre main, éntourant sa joue encore ronde. Après tout, ce n’est qu’un enfant. « Tu te sens capable de travailler et d’étudier en même temps ? » Elle ne peut pas lui interdire de s’éduquer juste parce que les temps sont durs. Peut être que le laisser aller au lycée, c’est un moyen de s’assurer aussi qu’il ne finisse pas comme son père. Kaede lui sourit, ses joues s’arrondissant encore, et il hoche vigoureusement la tête. « T’inquiète pas, kasan, j’en suis capable. Je ferai tout pour t’aider en même temps ! »


Juste avant la rentrée au lycée, Kaede est chez Momochan, la voisine et amie de Misako, devant la télé. Momochan met souvent des chaînes où ils passent des vieux films et des dessins animés anciens, des années 60 parfois, comme Otsumatsu san ou Doraemon. Mais ce jour là, c’est un film, et pas n’importe quel film. Singing in the rain, avec Gene Kelly. Kaede est comme hypnotisé. À 14 ans, ses préoccupations se portent sur le sport, sur le lycée, sur les livraisons et les problèmes d’argent de sa mère, mais pas sur la danse. Et pourtant, en voyant ce film, il y a quelque chose en lui qui se met à germer, et qui continue à grandir encore et encore au fur et à mesure que le temps passe. Il ne comprend pas un mot de ce qui est dit ou chanté, mais il sait que ses pas, il veut les danser aussi. À partir de là, à chaque fois qu’il écoute de la musique, qu’il y a un vague rythme dans l’air, il ne peut s’empêcher de taper du pied et son cœur s’envole. Il a envie de danser les claquettes dans les escaliers, le ballet en traversant la rue, le hip hop en nettoyant la salle de classe. Il emprunte des DVD de comédies musicales à la bibliothèque du lycée, lit des livres sur des chorégraphes. Seulement voilà, il n’y a pas de place pour la danse dans sa vie. Entre aider sa mère avec les tâches ménagères, travailler le soir et les études, auxquelles viennent bientôt s’ajouter le club de basket dans lequel il est presque enrôlé de force en raison de sa grande taille, il n’a même pas le temps pour une petite amie, alors la danse…

Malgré une certaine popularité auprès des filles, Kaede les repousse les unes après les autres, gentiment, pendant sa première et deuxième année de lycée. Il n'a que quinze, seize ans après tout, et puis, il doit se concentrer sur les études, et sur le sport. Il refuse les chocolats de la saint valentin, tapote le haut du crâne de celles qui lui demandent cinq minutes de son temps et s’excuse de les faire pleurer. Pour une raison ou pour une autre, sa concentration, le fait qu’il travaille dur et fasse de son mieux le rendent encore plus populaire, ce dont il se serait bien passé. De toute façon, il n’y a qu’une fille qui captive son attention, et il n’y a aucune chance qu’elle s’intéresse à lui. Ils sont dans la même classe depuis la première année et elle ne lui a presque jamais adressé la parole. C’est une artiste, elle aime lire et jouer de la musique, alors que lui se contente de jeter des ballons dans des paniers. Et puis, même si ça n’était pas un obstacle, il n’y a pas moyen qu’elle s’intéresse à un pauvre comme lui, ou du moins c’est ce qu’il pensait. En terminale, il prend son courage à deux mains et décide de s’inscrire au club de danse. Il n’y connaît pas grand chose, à part le hip hop qu’il pratique avec les rappeurs de son quartier le soir et certains weekends. Mais après tout, de toute façon après cette année, il n’aura plus à se soucier de ce qu’on dit de lui. Alors pourquoi pas, après tout. Il est déjà capitaine du club de basket et presque certain d’avoir une bourse, de toute façon, après avoir gagné la coupe interlycées en première. Son travail se passe plutôt bien, il a des bonnes notes, et il commence à s’habituer au manque de sommeil. Alors un peu plus, un peu moins, après tout, ça ne changera pas grand chose. À dix sept-ans, on a l'impression d'avoir des réserves d'énergie illimitée.

Et au premier cours du club de danse, elle est là. Au premier rang, alors que lui s’est caché au dernier, dans un coin, histoire de ne pas se ridiculiser. Evidemment, il ne peut pas s’empêcher de la regarder. À la fin, elle vient le voir, manifestement surprise de le trouver là. Ils discutent, Kaede ne sachant trop où se mettre, et peu à peu se crée une amitié de plus en plus forte. Akemi est drôle, brillante, élégante, cultivée, et l’admiration de Kaede et sa fascination n’ont pas de limites. Autant dire qu’il se dépasse en cours de danse et devient rapidement le meilleur garçon, ce qui n’est pas difficile puisqu’ils sont peut être trois. Néanmoins, ça veut surtout dire qu’il va danser en duo avec Akemi. Jusqu’à la fin de l’année, la pression n’a de cesse de monter. Il faut de nouveau gagner la coupe de basket interlycées, passer les examens, sans oublier le travail, sans oublier de faire à manger et le ménage pour que sa mère se repose, et en plus, maintenant, il y a les répétitions, et donc, logiquement, les bandes de garçons qui pensent que le capitaine du club de basket ne devrait pas perdre son temps avec la danse. Quelques bagarres, où Kaede encaisse les coups sans broncher. Encaisser les coups, ça, il sait faire. Il ne doit pas rendre s’il veut pouvoir décider de son avenir, de toute façon. Certes, arriver à la maison le visage tuméfié, le nez en sang et avec des bleus partout, ce n’est pas forcément une bonne chose. Mais tout ça, ce n’est pas important pour Kaede. Il est amoureux. Il a dix sept ans, l’impression de voler et que toute la fatigue le quitte quand il se rend sur scène pour la voir. Elle lui prépare même des bentos, quelquefois. Kaede commence à se dire qu’avec la fin de l’année qui approche, il faudrait peut être se déclarer. Au moins pour ne pas avoir de regrets. Mais il ne trouve pas le bon moment. Lui qui est normalement si direct, il ne trouve pas les mots. Ils passent du temps ensemble mais Kaede ne veut pas tout gâcher.

Finalement, c’est la représentation. La coupe de basket, gagnée une nouvelle fois. Les résultats pour l’université, positifs. Kaede n’en croit pas ses yeux. Sa mère est à la fois fière et inquiète, mais il lui assure que tout va bien se passer. Qu’il viendra la voir tous les mois, peut être même plus, dès qu’il le pourra.
Et puis, la cérémonie de fin d’année. Il y a une tradition au lycée qui dit qu’une fille doit confier son ruban au garçon dont elle est amoureuse, en guise de confession. Evidemment, Kaede refuse gentiment quelques rubans, toujours en essayant de rassurer les lycéennes en pleurs, leur disant qu’elles méritent mieux que lui, etc. seulement au milieu de la foule, il aperçoit une silhouette familière. Les longs cheveux noirs d’Akemi sont décoiffés, elle est essoufflée d’avoir couru. Dans sa main, le ruban qu’elle a porté autour du cou toutes ces années. Leurs regards se croisent, et ils se jettent dans les bras l’un de l’autre. Après un certain temps, ils s’avoueront n’avoir pas osé, par peur du rejet, pour ne pas gâcher leur amitié naissante, pour plein de raisons et d’excuses différentes. Mais toujours est-il que cet été là est le plus beau que Kaede aura jamais passé. Il a été pris dans l’une des meilleures universités du pays, il a une bourse, et surtout, il a une petite amie dont il est amoureux. Alors peu importe la distance, tout se passe pour le mieux.

Et puis, la vie arrive. Alors, même si au début ils s’appelaient tout le temps, se voyaient dès que possible, allaient l’un chez l’autre, au fur et à mesure ils commencent à s’éloigner. Ils grandissent loin l’un de l’autre. Les excuses et les annulations s’accumulent, d’un côté comme de l’autre. Chacun a sa vie, à présent. Ils restent un an et demie ensemble avant de tomber hors d’amour l’un avec l’autre, et c’est déjà pas mal, ils se quittent bons amis, au milieu de la deuxième année d'université, en 2016. Kaede a besoin de changer d’air. Et ça tombe bien, avec les notes qu’il a et les compliments de ses professeurs, il peut peut être passer une année à l’étranger. Il envoie des dossiers à différentes universités, toutes à New York, pour être sûr de pouvoir aller à broadway, et il n’est pas pris à la Columbia, mais à la New York University. Ni une ni deux, il a fait ses bagages en un rien de temps, embrassé sa mère et promis qu’il trouverait un moyen de la faire venir visiter, et le voilà dans l’avion. C’est un vol Low cost, il a l’impression que l’avion, qui est le premier qu’il prend, va partir en morceaux à tout instant, mais ce n’est pas important. Il vit son rêve. Et puis, il arrive à bon port. New York City, printemps 2017. Politiquement parlant, c'est le bordel, mais Kaede n'y a jamais compris grand chose, à la politique. C’est un autre pays, une autre culture qui le fascinent. Les américaines sont comme on les lui a décrites. Libres, bruyantes et pleines de vie. Il se prend au jeu des rencards, des coups d’un soir rencontrés dans des clubs, tout va vite, très vite, parfois même trop vite. Avant de repartir, Kaede n’a qu’une seule chose en tête : il veut monter sur scène à Broadway. Alors il passe des auditions, les unes après les autres, jusqu’à être pris quelque part. Bon, il n’a qu’un second rôle, probablement parce qu’il ne chante pas extraordinairement bien, mais c’est déjà ça. Il rassemble ses économies et paie le billet à sa mère pour qu’elle puisse être là à la première représentation, qui a lieu le

Et finalement, il rentre à Keimoo pour finir sa troisième année et commencer la quatrième, probablement la dernière, celle pour confirmer qu'il peut enseigner en sortant de l'université. Il brûle de se lancer dans la vie active, aussi participe-t-il à des clips, des concerts, aide aux choréographies de représentations diverses et variées, lance une chaîne youtube, et ce tout en continuant de faire partie activement du club de basket et de travailler à temps partiel dans un konbini. Un jour, il trouve un chat errant dans la rue, et comme ce chat lui fait penser à lui, trottinant gaiment et miaulant aux inconnus, toujours prêt à ronronner malgré le fait qu'il n'ait pas de maison et probablement pas à manger, il décide de l'adopter. Après tout, ça sera toujours un ami de plus. Mais du coup, il doit se trouver un appartement. Ceci dit, c'est peut être pas plus mal comme ça, se dit il gaiment, le chat blotti tranquillement dans son manteau, contre sa poitrine. Il a 23 ans, il est temps de commencer à se comporter en adulte. Finalement, il a toute la vie devant lui. Il est prêt à se lancer, à sauter pieds joints dans l'inconnu.

• Relations proches et familiales : (qui vous a élevé / avec qui vous vivez, etc.):

Himura Misako est la mère de Kaede. Venant d’un milieu social très défavorisé, et ayant grandi dans le quartier de Nishinari, soit un quartier de quasi bidonvilles, Misako n’a jamais été au lycée. Elle s’est toujours débrouillée en faisant des petits boulots. En trouvant un emploi d’hôtesse dans un bar elle finit par se sortir progressivement de la pauvreté jusqu’à avoir un logement décent. Après la naissance de Kaede, elle cessa rapidement de faire ce métier pour prendre un emploi dans un supermarché, ce qui était à peine suffisant pour les nourrir et les loger tous les deux. À présent, Kaede prend très souvent de ses nouvelles et lui offre souvent des cadeaux, dès qu’il le peut. Il lui rend également visite dès que possible, et son premier salaire en tant que danseur professionnel à broadway a été utilisé pour permettre à sa mère de venir lui rendre visite lorsqu’il était aux Etats-Unis.

Momo-chan, de son nom complet Fujimoto Momoka, est une voisine et amie proche de Misako, la mère de Kaede. Il la considère presque comme une tante. C’est une femme au foyer qui a gardé Kaede de nombreuses fois lorsqu’il était enfant et que sa mère devait travailler tard ou de nuit. Il la considère comme une tante plus que comme une voisine.


IV. DERRIÈRE L'ECRAN.

TON PSEUDO ? Bird
QUEL ÂGE ? 23 ans
COMMENT NOUS AS-TU DECOUVERT ? Je suis le dc de Misuzu !
TES IMPRESSIONS ? je me sens ici comme chez moi <3
SOUHAITES-TU ÊTRE ACCOMPAGNÉ ? (cf. parrainage) non merci !
QUELLE HEURE EST-IL CHEZ TOI ?



FICHE PAR FALLEN SWALLOW



Dernière édition par Kaede Himura le Mar 29 Mai 2018 - 21:06, édité 1 fois
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Naoko Tanaka
▼ Université - 3ème année - Vice Présidente Cuisine
▼ Université - 3ème année - Vice Présidente Cuisine
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Genre : Féminin Scorpion Buffle Age : 20
Adresse : 15 Rue du Tatami, Quartier Hebi
Compteur 838

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Himura Kaede — boy without worry   Sam 24 Mar 2018 - 17:55

Et bien après ces modifications, je n'ai bien rien à dire, donc tu es validée !

N'oublie pas les démarches administratives :
• Recensement de ton deuxième compte : Clic !
• Demande de rang (afin d'afficher ta classe au dessus de ton avatar), de classe et de logement : Clic !
• Inscriptions aux clubs : Clic !
• Réservation d'avatar : Clic !
• Livret scolaire de l'année précédente, à mettre à jour à chaque rentrée (c'est bientôt !): Clic !


• Demandes de RP : Clic !
• Après trois RPs entamés, il te faudra faire une chronologie ici : Clic !

Amuse toi bien parmi nous avec ton danseur A12

__________________________________________________
La consécration:
 
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http://keimoo.forumactif.com/t8896-pas-d-attroupement-naoko-tanaka-fait-son-entree http://keimoo.forumactif.com/t9713-boite-a-souvenirs http://keimoo.forumactif.com/t9675-livret-scolaire-de-naoko-tanaka
 
Himura Kaede — boy without worry
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