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In a decade, will you be there ?
 
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 Histoire de Kanji [PV Satoshi]

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Edith C. Thompson
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MessageSujet: Histoire de Kanji [PV Satoshi]   Jeu 31 Aoû 2017 - 1:41

Une douce lumière chaude rayonnait ce jour-là. C’était le jour idéal pour visiter la ville dans laquelle je vivrais maintenant, seule. J’en avais déjà fait un tour avec mon père lorsqu’il m’avait accompagnée à l’Académie Keimoo pour la rentrée. Mais je souhaitais affiner mon orientation afin de ne pas trop me perdre et de découvrir d’autres lieux que ceux que j’avais traversés. Pour cette activité, j’avais fait attention à ne pas oublier mon plan de la ville, que j’avais réussi à dénicher à mon arrivée.

Avant mon départ, j'avais soigneusement rangé mon violon dans mon armoire, fermée d’un cadenas, et chaussé des chaussures plus confortables pour la marche. Et bien-sûr, je n’oubliais pas de glisser la carte dans la poche arrière de mon short, avec mon portable. Je savais déjà exactement où je voulais aller ; dans le quartier d’Hiryuu, dont j’avais un peu entendu parler par mes anciens camarades de classe, et plus particulièrement dans l’Allée des Bonsaïs. Sans aucune difficulté, j’atteignis ce lieu plongé dans un calme serein. Je m’assis sur un banc un moment, à observer les personnes qui passaient devant moi et les arbres et l’allée bien entretenus. Cet endroit était apaisant, avec ces verts qui se mêlaient et le rouge chatoyant du temple. Je regrettais à cet instant-ci de ne pas avoir de quoi noter correctement les idées qui jaillissaient dans mon cerveau et me promis de revenir chercher l’inspiration ici.

Puisque je n’avait pas grand-chose qui me retenait sur ce banc, je me levais et m’approchait du temple, à la recherche d’informations sur celui-ci. Mais rien en vu. Un élan de lucidité me traversa et je me souviens qu’au dos de mon plan se trouvaient diverses informations sur des monuments et lieux que l’on pouvait voir en ville. Je feuilletais donc les pages, contente de satisfaire enfin ma soif de connaissances. Seulement voilà, je me heurtais à un obstacle de taille, qui se résorbait tout de même lentement depuis mon emménagement dans ce pays :  les kanjis inconnus. Et là, il m’était impossible de comprendre le sens de plusieurs phrases qui employaient ces caractères inconnus. Je remis une mèche de cheveux en soufflant. Jamais je n’y arriverais seule. Je me laissais tomber sur un nouveau banc, qui venait de se libérer.

« Il ne me reste plus qu’à rentrer et à consulter une page internet sur ce temple maintenant… » Soufflais-je en français, un peu dépitée. Puisqu’à moins que par une force magique, tous ces kanjis deviennent sensés à mes yeux, je n’avais aucune chance de comprendre le passage. Ou alors, il faudrait que j’aborde une personne au hasard, en espérant qu’elle parle correctement anglais afin de m’expliquer. Et pour l’instant, je n’avais aucune chance, puisque l’allée se vidait des badauds qui rentraient chez eux ou changeaient de lieu. Il fallait aussi avouer que j’avais peur d’aborder une personne beaucoup plus âgée que moi et lui manquer de respect par inadvertance, à cause d’un inattention.

Soudainement, du coin de l’œil, j’aperçu une silhouette assez grande, dont le sommet de la tête était recouverte d’une touffe blonde. En y regardant de plus près, c’était un jeune homme, un peu plus âgé que moi de deux ou trois années. Malgré cette teinture plus occidentale, je décelais, et j’espérais ne pas me tromper, des origines japonaises. Je me relevais, époussetais mon short et m’approchais de lui, d’un pas calme.

« Bonjour, excusez-moi de vous déranger mais je voudrais savoir si vous pourriez m’expliquer ce qu’il y a marqué là-dessus. » Questionnais-je en japonais.

Tout en parlant, je recherchais la bonne partie du plan, que j’avais perdu après l’avoir refermé attivement. Je trouvais enfin la partie sur le temple alors que j’échappais un « La voilà » en français par réflexe. Finalement, le guide touristique se retrouva face à l’homme blond qui, j’espérais, aller pouvoir m’aider.
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Histoire de Kanji [PV Satoshi]   Ven 1 Sep 2017 - 21:24

La journée était ensoleillée, et la fin de la période de vacances était arrivé. Je n'étais pas vraiment triste de cet état de fait. En effet, je n'avais pas quitté l'académie de tout le mois, totalement dépassé par mes responsabilités de chef de club, son travail au konbini, une certaine partie de travaille scolaire a rattraper, et la continuité que j'avais voulu garder avec mes visionnages d'anime. J'avais l'impression d'avoir une vie a rattraper dans cette dernière partie, et je n'avais pas eu le temps de rentrer dans ma campagne. Ma mère était venu deux jours visiter un peu la ville, avec moi, comme l'année passée.

Mais Mika n'avait pas eu le temps de faire le voyage, en plein milieu d'examen a son université de Tokyo ou elle avait réussit a entrer la fois précédente. Aslinn n’était plus la non plus, et c’était avec elle que j'avais passé la majorité du temps de mes vacances l'année passé. Hisaka également, même si je lui parlais d'avantage depuis cette fameuse soirée, je n'avais pas le temps de trop le voir, et nos conversations demeuraient pour la plupart par message. Déja une année de passé a l'université, et je songeais que j'avais vraiment beaucoup changé, au fil de ces mois.

Je n’étais plus enfermé dans ma solitude, j'avais de vrais responsabilités, un statut social, que j'avais obtenus bien malgré moi, certes, mais toujours est il qu'il était la. J'avais obtenu mon année, m'approchant du but que je m'étais fixé, scolairement parlant, depuis de nombreuses années. J'avais la sensation d'avoir avancé dans la maîtrise de mon art. Fais un pas de plus sur ce chemin dont j'avais parlé a Jun quelques jours plus tôt. Une rencontre qui avait fait de moi un professeur. Étrangement, j'avais la sensation de m'en être mieux sortie que prévu.

Mes pas dans la ville m'avaient conduit au niveau du quartier Hyriuu, un endroit que je n'avais de mémoire jamais fréquenté jusque la. Ou peux être une fois ou deux lors d'une balade ou je m'étais perdu. Comme maintenant finalement. Je regardais a droite et a gauche, et voilà qu'une nouvelle après-midi de recherche allait commencer. Retrouver mon chemin dans le centre ville était devenu une formalité....mais ici. J'aurais sans doute même eu moins de difficulté a Bougu, et cette pensé m'amuse vraiment. J'y aurais peut être retrouvé Hibari-san. Un an plus tard, notre conflit nocturne était sans doute oublié.

Et soudainement, je me retrouve dans une allée bordés de petits arbres facilement reconnaissable. Mon chi ne s'y trompe pas, et se calme comme l'eau d'une riviere, trouvant une continuité paisible, comme ce même court d'eau lors d'une aprés midi-calme d'été. Aucune idée de l'heure, il doit etre plus proche de la fin de la journée que du début. Je m’arrête un instant pour admirer l'endroit, fermant les yeux, les mains dans les poches, les jambes légèrement écarté dans une posture droite, figé, martiale, qui ne me quitte quasiment jamais. Je respire a pleins poumons. Je me rend compte du chemin que j'ai fais pour arriver la. Physiquement, mais aussi celui que j'ai parcourut depuis ce printemps 2016 et mon arrivée dans cette ville.

Le vent tourne. Lentement, et traverse mes cheveux alors que je laisse mes idées vagabonder au gré des légères bourrasques. J'ai quasiment la sensation de ne pas exister en cet instant, de n’être qu'un point sur un décors. Je ne sui qu'un mirage dans le temps, voué a disparaître. Mais comme dit a Jun, je compte passer la main un jour. C'est peut etre mon objectif sur cette terre. Une fois la main passé, on laisse une petite trace de son passage. Et c'est ainsi qu'on forme celui qui, un jour, arrivera au bout du chemin.

Je tourne le visage avant meme que la jeune femme m'adresse la parole. Je l'avais comme....sentit. A travers tout les pores de ma peau, comme si je savais que quelqu'un approchait de moi. Deux entités qui se frappe dans un univers clos. La blondeur du vent m'éclate au visage, alors que le visage le composant semble interrogatif. On s'adresse a moi. Du Japonais. Pas forcément aussi parfait que celui d'un natif, mais assez bon pour me faire comprendre que mon interlocutrice ne vient pas d'arriver. Amusant de voir que nous avons un point commun. Nous sommes les deux seuls blonds de la zone.

- Oui, je peux vous aider.

En Japonais, également. La façon le plus simple d'engager la conversation. Elle a plan. Mon cœur s'emballe. Le destin va peux être faire venir mon sauveur directement a moi sans que j'ai besoin d'aller supplier quelqu'un de m'indiquer la direction a prendre. Et ce destin me surprend d'avantage quand la demoiselle lâche un mot en Français. Un accent charmant qui me fait sourire intérieurement. Qu'elle plus belle rencontre quand on est perdu que quelqu'un qui partage ses langues maternelles, dans un coin du Japon comme Keimoo. Le hasard, vous dites ?

- Mais si vous préférez parlez en Français, ca ne me gene pas, mademoiselle.

Tout en Français cette fois. Sans accent. Bon, avec un accent, je ne parle pas tant que ça la langue en ce moment. Elle est plus jeune que moi, mais le Français n'a pas les mêmes symboles de politesses que le Japonais. Nous pourrons sans doute parler plus librement de la sorte. Je déchiffre lentement les kanji. Est elle perdue, elle aussi ? Un temple alors ? J'hésite a lui dire que je n'y connais pas grand chose, et que je ne pourrais pas l'aider d'avantage que ce qu'y est écrit sur le prospectus. Je lui souris une nouvelle fois, désignant un banc de la main :

- Vous voudriez vous asseoir ?

En Français bien sur.

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MessageSujet: Re: Histoire de Kanji [PV Satoshi]   Ven 3 Nov 2017 - 0:22

L'homme, face à moi, paraissait s’être retourné avant même que j’ai prononcé le moindre mot. Avait-il une perception du monde qui l’entourait aiguisée ? C’était totalement possible, et ce ne serait pas le seul, bien que peu de personnes s’exerçaient à ressentir ce qui les entoure, plus qu’à l’observer. C’était d’ailleurs une qualité que j’admirais, parce que j’étais incapable d’y arriver, et que je pourrais rapidement perdre patiente. Pourtant, musicienne, ressentir le monde serait un peu comme ressentir la musique, quelque chose qui vient du fond de l’être ? Mais après tout, la musique était plus qu’une passion pour moi et j’avais développé des liens particuliers avec, des liens qui m’avaient unie à ma mère auparavant.

Il me répondit dans un japonais parfait. De plus près, on voyait très bien ses yeux légèrement bridés qui s’étaient tournés vers moi avant que je lui adresse la parole, ce qui confirmait une partie de ses origines. Je vis une lueur passer dans ses yeux au moment où il me répondait. Et sa réponse positive me rassurait un peu, sur le fait qu’il était facilement possible d’être aidé où que l’on se trouve, bien que j’aie parfois peur de transgresser les règles de politesses japonaises, qui étaient différentes de celles des deux pays que j’avais précédemment fréquentés. Certains de leurs aspects me manquaient mais j’aimais énormément ma nouvelle vie au Japon, qui était très enrichissante sur plusieurs points.

J’espérais que ce qu’il pourrait me traduire, si il en avait les capacités surtout, me serait utile, parce que seule je ne pouvais arriver à rien. Certains caractères me posaient toujours problème, mais je savais que c’était normal,  puisque j’habitais depuis assez peu de temps au Japon et que ma compréhension ne pouvait être parfaite, malgré les grandes améliorations que j’avais pu constater. De plus, je savais que la facilité que j’avais à passer naturellement de l’anglais au français était un atout indéniable.

Pour l’instant, j’avais seulement quelques connaissances dans cette nouvelle vie, et plus particulièrement une de mes camarades de chambre. Il fallait que j’arrive à m’y acclimater et faire un minimum confiance aux autres. Et pour moi, adresser la parole à un inconnu était un pas vers ça, parce que j’étais, par moment, tout aussi capable de me débrouiller seule, quitte à totalement échouer. Mais quelque part, peut-être que l’éloignement de ma famille me permettrait de me libérer de cette peu d’affronter les autres normalement. Déjà, le fait d’oser demander de l’aide, me permet d’amorcer ce changement.

Des sonorités que je ne connais que trop bien atteignirent mes oreilles. C’était du français. Et prononcé sans un brin d’accent de surcroît. Mes yeux s’écarquillèrent : à vrai dire, c’était plutôt une surprise pour moi de croiser quelqu’un parlant couramment le français, dans cette ville. En dehors de quelques touristes et des appels à ma famille, je n’entendais jamais parler français ici mais en même temps, ça me rassurait un peu, j’étais sûre de pouvoir comprendre la totalité de ce qu’il me dirait.

Je fixais mes grands yeux sur son menton, comme j’avais l’habitude de le faire depuis mon arrivée ici et sourit, reprenant en français, après qu’il m’ait proposé de s’asseoir sur le banc tout proche :

« Merci beaucoup. Je suis ravie de rencontrer quelqu’un parlant le français ici. Et volontiers, ce sera plus facile je pense.  »

Je rejoignis le banc où je m’assis. Je laissais une place suffisante à mon interlocuteur pour prendre place et ressorti mon petit plan, retrouvant rapidement la ligne que je cherchais. Le kanji restait toujours inconnu et me bloquer à la compréhension de la phrase. Je lui remontrais :

« J’aimerais simplement connaître la signification de ce kanji, si vous le connaissez bien entendu, s’il-vous-plaît… »

Sur la fin de la phrase je sentis que ma voix avait faibli. Je repris une grande inspiration avant de retourner les yeux vers l’homme et de sourire timidement, une petite peur au ventre.
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MessageSujet: Re: Histoire de Kanji [PV Satoshi]   Ven 10 Nov 2017 - 23:28

C’était vraiment a ce moment la que je me rendis compte que depuis que j'étais a Keimoo, j'avais beaucoup plus d'occasion d'utiliser l'une de mes langues d'enfances. Cette partie paternelle que je n'avais plus eu trop l'occasion de mettre en avant lorsque je me trouvais au lycée a Sendai, j'avais pourtant la sensation que dans cette ville, il y avait beaucoup plus de Francophone ou, du moins, de personne parlant quelque bribes de Français, qu'a l'endroit ou je vivais précédemment. C’était peut être parce que le Français était une langue obligatoire jusqu'à la fin du lycée a l'académie, mais de toute façon, il y avait une grande multiculturalité dans cette grosse ville étudiante du Japon.

Elle semblait plutôt être une fille polit, elle me remercia a outrance uniquement parce que je lui avais répondu dans un Français parfait. Si j'avais su que je pouvais la rendre satisfaite aussi facilement, non, si j'avais su que je pouvais contenter quelqu'un aussi facilement qu'en parlant dans cette langue, je l'aurais fais plus souvent en rencontrant des inconnus......bien que je ne parlais pas vraiment souvent a des inconnus. C’était peut être ça le vrai problème ? Je réprimais un sourire, évitant de me moquer de ma propre incompétence en matière de relations humaines, préférant louer les progrès que j'avais fais ces derniers mois.

Elle se pencha vers moi, alors que nous avions prit place sur un banc non loin de notre position initiale. La conversation semblait prendre la direction d'un français unique, ce qui ne me déplaisait pas. Si il m'arrivait de buter sur du vocabulaire un peu moins commun, je retrouvais vite la maîtrise que j'avais durant mon enfance. Elle évoqua quelque chose qu'elle ne comprenais pas, ce qui me fit me poser plusieurs questions. Vu son age, je pensais qu'elle était étudiante, mais vu qu'elle semblait visiter, et qu'elle n'avait pas l'air de maîtriser la langue, je me demanda pendant un instant si elle n’était pas juste la en vacances ? La rentrée n’était pas encore arrivée, même si elle approchait dorénavant a grand pas.

- Laisses moi voir une seconde. Oh, et tu peux me tutoyer.

Elle sembla légèrement intimidé, et quand je regardais ses yeux, il m'apparaissait clairement qu'elle n’était pas Japonaise. J'avais pensé au début que c’était la couleur de mes cheveux qui pouvait l'intriguer, ces derniers étant plutôt atypique dans ce coin du monde, mais si elle ne venait pas d'ici, c’était peut être juste le fait que je soi un inconnu ? Je m'apercevais que je ne m'étais pas présenté, mais vu que la dernière question était en suspend, je supposa qu'il valait mieux commencer par la.

- Alors, ce sont quelques anecdotes sur le temple. Cela parle de ceux qui l'ont crées, du pourquoi il l'a était a la base, de la population qui y venait, ce genres de détails. Il est a noté que ce temple a, juste derrière, un grand maître qui officie dans un dojo traditionnel. Et pour avoir déjà mis les pieds dedans, c'est plutôt impressionnant.

En fait, c’était la que j'avais effectué les éliminatoires pour le tournoi qui arrivait dans quelques jours, le premier après une si grande pause. Le second, de toute ma vie. Je n'avais encore jamais perdu, puisque je n'avais participer qu'a un seul de ces événements, que j'avais remporté, et la pression me rongeait la tète depuis plusieurs jours. J'allais être encore en face de quelqu'un qui se battait pour une raison sans doute plus noble que moi. Je ne le faisais que pour l'académie, que pour mon rôle de capitaine du club de combat sans armes de l'académie Keimoo. Alors que d'autres mettaient leurs avenirs en jeu dans ces combats. Tout pour devenir professionnel.


- Si tu aimes ce genre de temple, il y en a aussi un un peu plus loin, plus petit, mais plus conviviale. Lui il donne un peu l'impression d’être inaccessible, si je peux donner mon avis. Enfin, ce n'est sans doute pas pour ça que tu voulais me parler. J’espère que je t'ai aidé en tout cas.


Je retournais la tète vers les alentours, alors que le calme est quasiment palpable. Je ne viens pas souvent ici, mais de temps en temps, c’était agréable finalement. Je baissa la tète en pensant a la suite de mon entrainement qui m'attends, et surtout, surtout, aux journées qui vont venir, et qui vont sans doute être les plus fatigantes, aussi bien physiquement que mentalement, que toute celle que j'ai du affronté depuis que j’étais  arrivé ici. Je songea a ce que j'avais pensé jusque la, et je tournais la tète vers la jeune femme :

- Oh, je ne me suis pas présenté. Je suis Satoshi Sakutaro. Tu peux m'appeler Satoshi.

Pas besoin de grandes formules de politesses puisqu'elle ne semblait pas etre pratiquante des coutumes ennuyantes que ce pays avait fait fructifier depuis des centaines d'années. Je tourna une nouvelle fois la tete vers elle. Je ne désirais pas la retenir, si elle en avait finit, mais pusiqu'elle etait la, autant etre le plus agréable possible. Je n'avais toujours pas déterminé si elle etait étudiante ou non. Aussi, dans le doute, le rôle de senpai devait etre pratiqué convenablement.

- Je peux t'aider pour autre chose ? Si tu veux que je te fasse visiter quelque chose, que je te conseille sur des choses a faire, ou encore que je te traduise des textes que tu ne comprend pas. Cela me ferait plaisir de t'aider, et en plus je n'ai pas l'habitude de parler Français, alors cela m'aide a garder mon niveau.

Je lui fit un petit hochement de tète pour accompagner ma phrase, histoire d'achever de la mettre du mieux possible en confiance. Je n'avais pas beaucoup plus de choses que je pouvais faire maintenant, et la suite lui appartenait. Je n'allais de toute manière pas lui courir après si elle refusait. Je joignais mes mains, attendant sa réponse et ses éventuelles propositions.

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MessageSujet: Re: Histoire de Kanji [PV Satoshi]   Sam 3 Fév 2018 - 0:23

Depuis que j’avais emménagé au Japon, je n’avais pas fait beaucoup de rencontres notables, et j’avais finalement peu appris par moi-même sur la culture du pays, les monuments, les relations avec les japonais dans mon lycée français, où je m’étais sentie enfermée, engoncée dans un carcan occidental, élitiste d’une certaine manière. Cet environnement m’avait étouffée pour vivre ce que je qualifiais de « nouvelle vie », celle que je souhaitais et pour laquelle je voulais faire table rase du passé. Mon père savait de toutes manières que mon but n’était pas de finir ma scolarité dans un lycée français mais d’intégrer une école japonaise. Keimoo avait été la meilleure opportunité de ma scolarité, où je pourrais peut-être enfin m'épanouir. Et pour moi, ça passerait par faire de ma passion mon métier, dans un pays où j'espérais bien finir par adopter tous les mœurs, bien que les principaux soient clairs pour moi depuis longtemps. Mais lorsque le garçon demanda l'emploie du tutoiement, je fus soulagée puisque cela signifier qu'il acceptait des écarts à la politesse plus stricte qui régnait.

Le jeune homme face à moi enchaîna quasiment aussitôt sur la traduction du paragraphe qui me posait problèmes depuis le départ. Je découvris ainsi que c'était des anecdotes, des détails sur le temple au bout de l'allée, non loin de nous. Il continua naturellement sur le dojo, dont j'avais reconnu les caractères, qu’il me décrit comme impressionnant. Un discret « Merci » franchit la barrière de mes lèvres, un merci sincère et timide. Bien que le garçon ne me fît pas peur, j’étais le plus souvent intimidée par les nouvelles personnes que je rencontrais.
Le petit dojo qu’il me présentait par la suite m’intrigua. En effet, si lui était plus petit et plus convivial, il  serait sûrement plus agréable d’assister à une démonstration d’arts martiaux. Je levais les yeux vers mon interlocuteur et lui sourit.

« Ça ne m’ennuie pas du tout, j’apprends petit à petit à découvrir la ville comme ça ! »

Il observait les alentours, sans briser, même dans ses gestes, la sérénité du lieu, que je reviendrais sûrement fréquenter lors de mes besoins de calme et de paix, pour me ressourcer ou chercher l’inspiration. L’Allée, à une heure où personne ne passait, dégageait une force apaisante qui m’invitait à revenir m’y perdre. Le garçon me sortit de ma courte réflexion et me fit tourner la tête alors qu’il se présentait.

« Enchantée Satoshi, je m’appelle Edith Thompson », répondis-je.

Je trouvais que le plus souvent, connaître l’identité de son interlocuteur permet de faire tomber la barrière de l’anonymat et apporte plus de confiance, de convivialité au cœur d’une discussion. Bien entendu, une personne comme Satoshi, plutôt avenante et souriante aidait toujours à soulager ma crainte vis-à-vis des autres.

Satoshi me proposa son aide à nouveau, si j’en avais besoin. A vrai dire, je n’en avais pas vraiment besoin de son aide pour visiter la ville, mais sa proposition était très gentille. Et j’avais surtout envie de poursuivre notre discussion, partie de pas grand-chose, d’apprendre encore deux trois choses sur la ville, ou le quartier, puisqu’il avait l’air d’habiter ici depuis quelque temps déjà, et de fréquenter quelques lieux, surtout les dojos.

« Merci ! Tu ne saurais pas si prochainement il y a un événement dans l’un des dojos ? Et pour ton français, tu as un bon niveau, et je dois l’avouer, ça me fait du bien de le parler. » Lui dis-je, en reportant le regard sur le temple au bout de l’allée.
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MessageSujet: Re: Histoire de Kanji [PV Satoshi]   Sam 3 Fév 2018 - 22:21

Je regardais lentement Edith, alors qu'elle venait finalement de se présenter. Un nom de famille étranger. Au vu de la couleur de ses cheveux, ce n’était pas étonnant, même si cela aurait pu être une simple couleur, après tout. Mais même pour une couleur, c’était bien trop « vrai ». Comme les miens par exemple, ou ceux de monsieur Thornberg, qui était mon autre référence en matière de blondeur. Et puis, quand on croisait dix bruns pour un blond, il n’était pas si difficile de voir la différence entre un vrai et un faux.

Je passais lentement la main sur mon visage en observant le temple principal de la ville, un peu plus loin. C’était dans celui ci qu'aurait lieu le tournoi, dans deux mois. Je n'avais pas encore vraiment réalisé que j'allais revenir sur les tatami compétitif. Le tournoi serais plus proche du niveau amateur que du compétitif. C’était un tournoi qui rapportait a peine assez de points pour atteindre le suivant, il fallait donc que je l'écrase si je voulais pouvoir participer aux manches suivantes. Je n’était dans un sens pas particulièrement emballé, mais dans un autre, une certaine adrénaline s'emparait de moi a l'idée de pouvoir mesurer mes progrès par rapport au reste du pays. J'avais atteint les championnats Nationaux une fois, alors après tout, pourquoi pas deux ?

Le deuxième dojo, lui, était une petite école de quartier, rattaché au temple principal, mais qui se voulait plus attractif pour les classes plus modestes. Je préférais largement celui ci que le grand dans lequel j'allais combattre. L'important d'un dojo ce n’était pas sa popularité ou sa mise en vu sur la scène compétitive, c’était la tranquillité qu'il pouvait apporter a un artiste martial. Si j'étais venu ce jour la, au delà du fait de me balader tranquillement, c’était pour rencontrer l'un des instructeurs du dit temple. Je devais lui rendre ma fiche d'inscription pour le tournoi, vu qu'il officiait dans les deux dojo.

- A vrai dire, a la base, je m'y rendais justement. Je crois qu'il y a un cours a cette heure, si tu veux pouvoir observer un peu. Cependant ce sera peut être les enfants, il n'y aura peut être rien d'impressionnant.

Ce n’était pas tout a fais vrai, il y avait certains jeunes qui pratiquaient déjà depuis longtemps, et, même si âgé de dix ou onze ans, avait déjà des compétences extrêmement intéressantes. J'avais commencé moi même le kung-fu a un age ou la plupart de ces gamins avaient déjà un niveau confirmé, après déjà cinq ou six ans de pratique pour les plus vieux d'entre eux. J'étais un peu jaloux, j'aurais voulu aussi commencé de bonne heure. Mais bon, mon pere n'aimait pas ce genre de sport barbare comme il disait cela. Il avait vraiment gâché les dix premières années de ma vie....

- Il me semble que dans ce dojo la, il y a une pratique très importante du kung-fu, mais également du Taekwendo, du judo, et du karaté, principalement. En meme temps, c'est beaucoup de sport qui sont populaires. Il y a aussi d'autres activités, mais je connais moins ensuite.

Je récupérais mon sac de cours totalement ruiné a cause des années. J'avais le même depuis que j'étais en première année de lycée, donc forcément, au bout du presque cinq ans, ce n’était pas étonnant qu'il soit dans cet état la, lui qui m'accompagnait partout, par vents et marées. Une fois sur mon épaule, je me retournais vers l'adolescente en lui faisant un signe de la tête, sans jamais arrêter de parler Français.

- Je dois donner un papier a un instructeur la bas, alors je peux t'emmener et te faire visiter si tu veux, comme ça tu n'auras pas de problème de compréhension.


Je m'avançais un peu en parlant de son manque de compréhension, puisque ce n’était finalement qu'une partie de kanji compliqués qu'elle avait eu du mal a traduire, rien de plus. Je n'avais pas envie de paraître insultant, mais c’était fais de toute façon. Je me disais dans un coin de ma tête que j'esperais ne pas trop devoir parler de mes propres compétences, et par chance, mes vêtements amples empêchaient sans doute de remarquer que mon corps était plutôt sec et athlétique. Si nous en venions a parler de ce sujet la, j'allais devoir avoir l'air de me vanter, et je détestais ça.

Nous marchions depuis peu de temps, et déjà le petit dojo apparaissait sur notre gauche. Je m'écartais de l'avenue principale pour prendre des rues moins denses a cette heure de la journée.

- Tu es ici depuis longtemps ? Il y a peut être d'autre chose que tu voudrais voir. Je n'habite pas depuis longtemps ici, un an et demi, mais je connais plutot bien la ville, je peux te conseiller d'aller voir des choses, des endroits a fréquentés, ou au contraire ceux a éviter. Si tu as des questions profites en, je ne pense pas que tu croiseras quelqu'un qui est bilingue en Français a tout les coins de rue.

Ce qui n'etait pas vraiment exacte. Le Français etait une langue obligatoire de l'académie, aprés tout.

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MessageSujet: Re: Histoire de Kanji [PV Satoshi]   Dim 5 Aoû 2018 - 15:03

Satoshi me dit, d’un ton calme, qu'il se rendait justement au temple et qu’il pouvait ainsi m’accompagner, bien que j’assisterais aux cours des enfants, ce qui ne me posait évidemment aucun problème. Peut-être que le niveau serait un peu plus accessible pour regarder pratiquer ? Je n’avais aucune connaissance de ce sport, et peut-être qu’il m’attirerait plus que la gymnastique et la danse que j’avais pratiqué petite, sans jamais y avoir porté un grand intérêt et préférant travailler mon violon. Mais les arts martiaux m’impressionnaient par la maitrise de soi et de son corps qu’ils demandent et présupposent. Et peut-être que je me mettrais vraiment au sport par loisir après cette découverte, ou la découverte d’un des autres arts énumérés par Satoshi ? J'avais envie de m'imprégner encore plus de la culture japonaise, et ça passait par tous les domaines qu'ils m'etaient possible de découvrir. Donc non, ça ne me dérangeait pas d'observer des personnes plus jeunes que moi pratiquer, malgré le niveau inférieur qu'elles pouvaient représenter. C’était aussi une possibilité de voir de quelle manière cette discipline est enseignée.

« Je te suis alors, ça me laissera l'occasion de découvrir cette discipline et je referais peut-être un tour par ici ! »

Je me lève donc et récupère mon sac posé à côté de moi, à la suite de Satoshi. L'allée n'est pas longue et nous sommes proches du temple. Mes yeux se portèrent sur le sac du garçon : un sac qui paraissait plus vieux qu’il ne devait l’être vraiment, usé jusqu’à la corde. Le mien pouvait presque paraître neuf malgré quelques éraflures sur le cuir. C'était un cadeau de ma grand-mère pour mon entrée à l'Academie, et en réalité, ce même sac avait d'abord appartenu à ma tante avant qu'elle le laisse au fond d'un placard. Dans les grandes poches de ce sac en bandoulière, de multiples feuillets, de brouillons, de partitions étaient entreposés, coincés, dans un porte-vu vomissant les pages blanches et d'autres noircies. Le rangement et l'organisation n'étaient pas forcément mes meilleurs amis bien que je tentais de les dompter pour ne rien perdre. Mais, en quelque sorte, je m'y retrouvais dans mon bazar organisé. Je rangeais alors mon petit guide en japonais dans la poche de mon jean et emboitait le pas à mon compagnon de fortune. Je lui souris :

« J'habite ici depuis septembre, mais j'ai l'impression que le temps passe vite er d'y être depuis plus longtemps. Je suis élève à Keimoo mais ça fait quelques temps que je vis au Japon, mon père est professeur à Tokyo et j'y ai habité un peu ! Et je pense que pour l'instant je préfère découvrir la ville seule, avecses bons et ses mauvais côtés… Mais merci ! »

J'étais à l'aise depuis mon arrivée à Keimo, je m'épanouis et me sens progresser en japonais. En plus, j'avais trouvé ma première école oppressante : beaucoup trop européanisée et je ne m'y sentais pas à ma place. Mais la ville en elle-même , Tokyo, était splendide et j'avais même hâte d'y retourner et de revoir mon père. Je m'y baladerais des heures et visiterais tout ce qu'il me reste à voir, sans avoir la même pression que lorsque j'y étudiais encore. Mais Keimoo, dès le départ, m'avait parut merveilleusement géniale et j'avais immédiatement eu hâte d'intégrer les cours et de m'y sentir comme chez moi, bien qu'éloignée de ma famille. Et puis, peut-être que mon père finirait par m'y rejoindre, lassé de la vie à la capitale où tout va à cent à l'heure ? Malgré la splendeur et le gigantisme de la ville ?

Enfin, une porte se dessinait face à nous. Je me retournerais et vis le banc que nous avions quitté un instant plus tôt pour nous diriger ici, le dojo, un lieu qui m'était encore inconnu en réalité, puisque je n'avais connu que ceux miteux des cours de gym au collège avec les espaces interminables et dangereux entre chaque tatami aux couleurs et à la propreté douteuses, entourés de murs rongés par l'humidité. Je regardais de nouveau Satoshi :

« C'est ici, donc ? Ça m'a l'air grand… »
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MessageSujet: Re: Histoire de Kanji [PV Satoshi]   Jeu 9 Aoû 2018 - 15:29

Je secouais la tête a sa remarque. Ce qu'elle croyait être le dojo était en fait l’arrière du temple principal d'Hyriuu. Lieu traditionnel de la ville, il était extrêmement fréquenté, a tel point que c’était le centre des prières locales. Mon point d'arrivé était le dojo qui était collé au temple, mais qui n'avait rien a voir avec ce dernier. Le temple comportait également un dojo mais différent. Il y avait un peu de monde vers l'avant du temple, mais la ou nous nous trouvions, nous pouvions nous arrêter sans gêner personne.

- Alors en fait il faut pas confondre les deux. Tu vois le petit dojo devant nous la, c'est un dojo privé qui est détenu par un particulier. Le temple aussi a un dojo, il commence juste la, après ce mur. A gauche c'est le début du temple, a droite c'est le dojo privé.

La différence n’était pas bien compliqué a faire. D'un coté c’était un bloc de béton blanc ressemblant clairement a ce que l'on pouvait faire dans des milieux sans beaucoup d'argent, pour accueillir les enfants, et de l'autre, c’était une décoration extrêmement riche, traditionnelle, qui devait être la depuis un grand nombre d'années, et était restauré convenablement. Il appartenait a la ville après tout, donc ce n’était pas étonnant.

- Pour prier il faut aller par la bas, et ils font des démonstrations d'arts martiaux, mais le temple n'a pas un club a proprement parler. Comme il y a des clubs dans toute les écoles, difficile de faire un truc privé en dehors, j'imagine. Tu m'attends une seconde ?

J'allais rapidement vers la boite aux lettres devant le dojo qui semblait désert, pour déposer ma fiche de combattant. J'allais avoir un tournoi ici, bientôt, pour pouvoir avoir une chance de gagner assez de point pour ensuite aller a celui de Fukuoka. Et si je gagnais ce dernier, peut être que Tokyo serait accessible. Les Nationaux, cinq ans après.....je ne savais pas si j'étais prêt ou non....on verrait bien le moment propice. Je revins vers la jeune femme en m'inclinant un peu :

- Pardon pour l'attente. Tu veux aller voir la bas du coup ? Si je me souviens bien, il y a une démonstration aujourd'hui, comme je t'ai dis tout a l'heure. C'est souvent basique, pour les touristes. Ils demandent aux écoles alentours de venir contre rémunération pour donner une bonne image des arts martiaux Japonais, tu vois le genre.


Ils demandaient peut être aussi a Keimoo, pour autant que j'en savais. Je n'en avais strictement aucune idée, pour être honnête, et je n'aimais pas particulièrement participer a ce genre de chose. J'avais fais ça une fois quand j'étais au lycée a Sendai, pour un festival. Être comme une bête de foire devant pleins de spectateurs, je n'aimais pas vraiment ça. A mesure que nous avancions vers l'entrée du temple, la masse de gens s'intensifiait, et nous pouvions entendre vers l'avant du temple, ouvert au public, des musiques de plus en plus audible.

- Ça a déjà du commencer. Tu as déjà vu un truc du genre ?


Je me frayais un passage entre la foule, en tachant de ne pas la perdre, et pour faire plus simple, je lui attrapais gentiment la main le temps de trouver un emplacement convenable. Nous débouchions enfin devant le temple et son architecture typique du Japon de l’ère édo. Il devait être la depuis vraiment très longtemps. Plusieurs centaines d'années. C’était un monument protégé maintenant. Je parvenais a trouver un endroit ou nous pourrions observer les festivités, un peu surélevé vis a vis du reste de la foule, et une fois bien placé, je relâchais sa main.

- Quand je vois le monde ici, je me demande comment ils font a Tokyo. Tu vois bien de la ? Tu as qu'a monter la dessus.

Je désignais un rocher au dessus plat sur laquelle elle pouvait facilement grimper. Je restais debout a coté pour observer une trentaine d'enfants, d'entre 10 et 13 ans, parfaitement aligné sur un tatami installé pour l'occasion, répété avec expertise les Kata de base que l'instructeur qui se trouvait devant leurs faisait faire. Une école primaire ou un collège de la ville sans doute. Des adultes en tenues traditionnelles jouaient a coté de la musique pour accompagner les mouvements.

- Eh bah, on peux dire qu'on est tombé sur la bonne journée.

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