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 Une histoire de bentô [PV Chris]

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Hayden Yoshida
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MessageSujet: Une histoire de bentô [PV Chris]   Ven 5 Aoû 2016 - 0:13

Enfin nous y sommes. Dernière semaine de cours avant les congés d’été, et pause déjeuné qui plus est. L’ambiance est plus à la détente qu’habituellement. Ainsi, le chapitre sur la géométrie dans l’espace est plutôt bien passé étant donné que les élèves ont passé une bonne partie de l’heure à recopier des théorèmes à apprendre par cœur pendant les vacances. Même si une logique mathématique est indéniablement nécessaire pour exceller dans la discipline, il reste des choses à apprendre sans trop réfléchir. Lorsqu’il faudra appliquer les dits théorèmes par contre, ça sera une autre histoire. Il faut dire qu’étudier les droites, plans et points dans l’espace n’est pas forcément le hobby d’un adolescent lambda.

Je referme le cahier d’appel et ouvre le tiroir afin de l’y laisser. Aujourd’hui était ma dernière heure avant les congés estivaux avec ma classe, les 3-B. En dehors du fait que je suis leur professeur principal, cet amas de têtes brunes – pour la plupart – a une autre particularité : c’est la classe dans laquelle s’est retrouvé mon frère cadet, Chris. De ce fait, les tensions se sont multipliées depuis le début de l’année scolaire. Nous n’en avons pas encore discuté en face à face, mais j’ai l’impression qu’il pense que je l’ai fait exprès – alors que c’est le proviseur qui a décidé – et que je ne lui laisse aucune liberté. Après tout, étant son responsable, je suis encore plus au courant de ce qu’il se passe lorsqu’il est les bancs du lycée, je connais son emploi du temps quasiment par cœur puisque je dois aussi gérer les absences et annonces que mes collègues ont à faire passer à l’assemblée. Pendant mes heures de travail, je fais mon possible pour ne pas me diriger naturellement vers lui et m’en occuper plus par habitude, mais je dois avouer que c’est difficile.

Debout face à des pupitres et chaises vides, je contemple la salle pendant une bonne dizaine de seconde avant d’emprunter la porte à mon tour. Je n’ai pas de cours à dispenser cet après-midi, mais les lycéens ont encore deux heures devant eux avant de rejoindre leurs clubs. La porte coulissante refermée derrière moi, je m’arrête et inspire une grande bouffée d’air en balayant les alentours d’un coup d’œil. Quelques années plus tôt, je traversais moi aussi ces couloirs en tant qu’étudiant. Si je n’ai pas tant changé physiquement, mon rôle au sein du campus est bien différent. Autrefois impassible lorsqu’une bagarre était prête à éclater, c’est désormais à moi de régler les conflits avant qu’un blessé ne survienne. Heureusement, aujourd’hui semble être une journée plutôt calme par rapport à d'autres. Emporté par l'ambiance générale, je m'accoude au rebord interne de la fenêtre pour jeter un oeil vers l'extérieur. Le soleil surplombe l’université de l’autre côté de la passerelle, il rayonne au-delà des nuages cotonneux dispersés dans le ciel azur de Juillet. Si certains ont choisi de manger dehors - et ils ont bien raison - je me dirige, pour ma part, vers le rez-de-chaussée où se trouve le réfectoire, quelques étages plus bas.

Ce matin en fouillant le frigidaire, j’ai vu que Chris n’avait pas emmené le bentô que je lui avais préparé la veille. Hésitant entre l’oubli volontaire ou non, j’avais finalement décidé de le prendre avec moi au cas où et le lui apporter au réfectoire pour enfin partager un repas avec lui. C’était quelque chose d’assez inhabituel avant que nous emménagions ensemble deux ans auparavant, il avait passé la majorité de son enfance chez nos grands-parents alors que je fréquentais le lycée Keimoo. Et comme je rentrais seulement pour les vacances, les moments conviviaux à deux étaient assez rares. Si, de mon côté, je tente de rattraper le passé en essayant de nous créer des souvenirs, l’adolescent qui me sert de frère ne l’entend pas toujours de cette oreille là, hélas. Je ne peux pas lui en vouloir de rejeter ce qu’il ne connait pas, même si cela me peine un peu quand même.

Sac plastique en main, mes pas m’emmènent jusqu’à la cafétéria où se trouvent la plupart des étudiants. Je m’arrête juste un instant, le temps de chercher mon cadet du regard. Mes iris émeraude finissent par se poser sur le fameux jeune homme, attablé près d’autres garçons. De là où je suis, impossible de savoir s’il les connait ou s’il s’est juste installé là par manque de place ailleurs. Il faut dire qu’à cet horaire, le réfectoire est bondé.

Perks of being a teacher n°1 : pouvoir dépasser la file d’attente de la cantine.

Même si finalement je n’ai pris que deux bouteilles d’eau fraîche. Régulièrement, je me suis retourné pour vérifier que mon cadet n’avait pas pris la fuite. Apparemment, il ne m’a pas encore remarqué. Les rafraîchissements payés, c’est tout sourire que je me dirige vers la table où se trouve mon frère. Si je fais bonne impression auprès des autres élèves qui me saluent au passage lorsqu’ils me reconnaissent, je crains de voir la mine déconfite de l’adolescent lorsque j’arriverai à son niveau.

« Yo ! »

Je ne sais pas trop quoi dire d’autre en posant le sac contenant nos déjeuners sur la surface plane qui nous sépare. Mon autre main décharge à son tour les deux bouteilles encore embuées juste à côté des boîtes à bentô. Les yeux plissés, je lui adresse un sourire chaleureux. J’ai beau savoir comment me comporter avec la plupart des ados que j’ai en classe, c’est toujours différent quand il s’agit d’un frère avec lequel on a douze ans d’écart.

« Tu avais oublié ton déjeuner ce matin. »

Les garçons d’à côté finissent par se lever et quitter le réfectoire. Je profite de l’opportunité présente pour emprunter une chaise et m’asseoir face à mon cadet. S’il ne portait pas ces lentilles et s’il se coupait les cheveux, il n’y a pas de doute, tout le monde réaliserait d’un seul coup d’œil que nous sommes issus de la même fratrie.

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Chris Yoshida
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MessageSujet: Re: Une histoire de bentô [PV Chris]   Mar 30 Aoû 2016 - 0:06

I'm awake, I'm alive !
Fuir. Toujours, plus loin. C’est ce que faisait Chris depuis le début de sa cohabitation avec son très cher frère. Les ressentiments de Chris face à Hayden n’avaient fait que s’accentuer. Surtout que, en plus d’être son frère et son colocataire, il était également son professeur et son professeur principal. Autant vous dire qu’il n’était pas ravi. Du tout. Il ne voulait pas de ça. Autant à cause de la possibilité que Chris soit catégorisé comme « chouchou » ou « favorisé ». Il s’était toujours donné à fond dans ses études et, même ça, il le lui retirait. Il lui retirait cette étiquette si particulière de bosseur et lui octroyait celle de « Le frère du prof ». Et ça, ça le rendait fou de rage. Il était persuadé qu’Hayden avait glissé un mot au proviseur pour l’avoir dans sa classe, il ne voyait pas comment ça aurait été possible autrement.

De plus en plus, il lui venait l’envie de sécher les cours de mathématiques. De toute façon, il était persuadé qu’en apprenant les cours du manuel et en se renseignant sur internet, il arriverait à la même moyenne générale. Mais l’appréciation ne serait pas bonne. De toute façon, toute université autre que Keimoo considérerait cette appréciation comme nulle et non avenue. Et c’est en ça que Hayden avait gâché toutes ses chances de changer d’établissement après le lycée. Les mathématiques étaient une matière importante quand on se lançait dans l’informatique, il ne pouvait pas se permettre d’être recalé à cause de ça.
La question était de savoir si Chris avait vraiment fait tant d’effort pour rejoindre Keimoo pour maintenant la quitter à la simple idée de supporter son frère quatre années de plus.
Sachant qu’une fois son diplôme en poche, il serait libre de prendre un appartement seul et de ne plus voir Hayden s’il le souhaitait.

Et ce matin, il avait oublié son bento. Oh, si, il s’était très bien souvenu qu’il était là. Mais il n’avait pas envie de le prendre, il n’avait pas envie de faire plaisir à son frère. Peut-être aurait-il dû simplement le jeter à la poubelle ? Malgré tout, gâcher gratuitement de la nourriture lui déplaisait. Alors, il l’avait simplement laissé dans le réfrigirateur. Hayden n’aurait qu’à le manger le soir même. Parce que oui, en plus de le fuir la plupart du temps, ça faisait une semaine qu’il n’assistait même plus aux dîners. Il se contentait de quelques bento achetés en cachette au kombini du coin, ou des onigiris mangés avant de rentrer. Le plus souvent, il précisait qu’il n’avait pas faim. Sinon, il faisait semblant de dormir et, une fois son frère repartir au salon, il s’installait avec un comics ou un manga pour bouquiner.

Les relations n’avaient jamais été à ce point chaotique entre eux. Et Chris y était pour beaucoup, ignorant les différentes mains tendues de son frère, les différentes manières qu’Hayden avait d’essayer de se rapprocher du plus jeune. Pourtant, le professeur de mathématiques y mettait réellement de la bonne volonté.

Chris n’avait que peu d’amis alors, quand après un quart d’heure de queue, il dut choisir une table, il prit la première ou une place était libre. Une fois installé, il avait pris son MP3 qu’il avait mis sur ses oreilles et avait sorti une tablette pour lire en ligne les chapitres parus légalement sur la plateforme de lecture de l’éditeur. Il était dans son univers et il aurait défié quiconque d’essayer de l’en sortir. Il n’entendait même plus le brouhaha du réfectoire tant la musique pop qu’il avait dans les oreilles était forte. Il mangeait sans se soucier de ce qui se passait. Pourtant, l’agitation autour de lui se fit plus fort et il leva les yeux pour voir ce qui pouvait bien se tramer. C’est là qu’il tomba sur ces iris verts qu’il avait fui une bonne partie de la matinée. Sa mine se ferma automatiquement. Pourtant, un de ses camarades lui retira ses écouteurs.
— Je crois que c’est à toi qu’il cause, le prof.
— Merci.
La voix était pincée, sans aucune once d’amusement. Il le vit déposé son bento sur la table. Il soupira et leva les yeux au ciel.
— Je n’en voulais pas. Et comme tu le vois, j’ai ce qu’il faut pour déjeuner.
Il pesta contre la bande de joyeux lurons qui s’en allèrent à cet instant précis, laissant le jeune en tête-à-tête avec son frère.
— C’est tout ce que tu voulais ? Je suis occupé.
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MessageSujet: Re: Une histoire de bentô [PV Chris]   Dim 4 Sep 2016 - 16:49

Nos regards se croisent un instant, mais je ne remarque aucune réaction de la part de mon cadet. Ce n’est que lorsque l’un des garçons attablé avec lui décide de lui retirer ses écouteurs qu’il se fait entendre. Le jeune homme sort alors de son mutisme pour remercier son camarade sur un ton amer. Sans l’aide de cet étudiant, je suppose que Chris aurait continué de m’ignorer délibérément, prétextant être absorbé par sa musique de jeu ou anime ou que sais-je. J’adresse un sourire rempli de gratitude à celui qui m’a aidé avant de recentrer mon attention sur le lycéen qui me fait face. Je pose le bentô qui lui est destiné devant lui, rapidement rejoint par les bouteilles d’eau que je viens d’acheter au réfectoire. Il soupire. J’ai l’impression d’être de trop et je m’en sens gêné sur le coup, mais ce n’est rien comparé à la réponse qu’il me fournit sans même me regarder en face. Ses mots sont durs – bien que parfaitement pesés, sans doute – et j’apprends qu’il a bel et bien fait exprès de ne pas prendre la boîte dans le frigidaire ce matin. C’est un coup de plus porté à mon cœur.

Perks of being a teacher n°2 : faire fuir naturellement les étudiants quand on veut discuter avec l’un d’eux en particulier.

Désillusionné, j’ai pourtant la sensation que je ne devrais pas être surpris de l’apprendre. A mon tour, je soupire alors que les autres élèves de la table se font la malle pour nous laisser seuls. Sans doute ont-ils compris qu’il ne valait mieux pas rester dans les parages lorsqu’un prof vient vers un élève. Ne comptant pas sur mon cadet pour expliquer aux autres que je suis son frère, j’imagine que voir un enseignant se mêler aux étudiants doit paraître un peu bizarre. En m’installant à sa table, je ne m’attendais pas non plus à un rejet immédiat. Pourtant c’est ce qui arriva bien plus vite que je ne l’aurais pronostiqué. Comme s’il avait honte de se tenir face à moi, il m’a demandé si c’est tout ce que j’avais à lui dire. Je jette un coup d’œil rapide en direction de son déjeuner. Il n’avait pas l’air de faire autre chose que manger et écouter sa musique avant que j’arrive.

« Chris… »

Les mots m’échappent, si bien que j’en ai oublié sa demande de l’appeler par son prénom japonais lorsque nous sommes dans l’enceinte de l’établissement. Plus le temps passe, et plus le nom donné par notre mère semble tomber dans l’oubli. Je me racle la gorge, j’ai affaire à une situation délicate. Je ne veux pas l’embarrasser en le réprimandant devant toute l’assemblée, mais je ne peux pas non plus laisser passer ce comportement à mon égard, que ce soit en tant que membre du personnel de l’académie ou en tant que frère aîné. Complètement déboussolé face à l’adolescent, je ne peux qui lui demander s’il se comprend lui-même en ce moment, ignorant totalement la question qu’il vient de me poser.

« Qu’est-ce qu’il t’arrive ? »

Mes iris verts viennent chercher les siens, teintés de bruns pour se fondre dans la masse. Je n’ai jamais voulu le relancer sur nos vieux démons. Après tout, je n’ai jamais été présent pour l’épauler lorsqu’il grandissait. Nous nous voyions uniquement pendant les vacances, fut un temps. Et encore, il y a des années où je passais assez égoïstement les fêtes de fin d’année avec mes amis. Si mon père et mes grands-parents me donnaient le feu vert, je n’avais jamais pensé à mon petit frère qui passait noël et l’hatsumode en compagnie d’adultes. Par culpabilité de ne pas pouvoir rattraper le temps perdu comme je l’aurais aimé, je n’ai jamais osé lui faire de remarque sur son comportement envers moi, mais aujourd’hui c’en est trop. Je suis dans le devoir de mettre les choses au clair. Et s’il fuit le réfectoire pour échapper à la discussion, il ne pourra pas me fuir indéfiniment. Ce soir, au plus tard, je le confronterai à tout ce que je pense.

« Nous n’avons jamais passé beaucoup de temps ensemble et je le regrette. »

Je marque une petite pause en cherchant mes mots. Les sentiments humains sont plus difficiles à décrypter qu’une équation parfois. Tout ce que je veux, ce sont des explications et je ne sais pas si Chris pourra – voudra – me les fournir. La clé de la solution, c’est lui. J’en suis convaincu.

« Mais depuis cette année, tu m’évites encore plus. »

Soupir. Je m’entends prononcer machinalement ces mots. Ce n’est pas la première fois que j’essaie de lui parler de notre relation plongeant dans le chaos, mais c’est difficile de ne pas le braquer. Mis devant les faits accomplis, je lui adresse un air grave pour qu’il comprenne que je ne plaisante pas. Je finis ma tirade en réitérant ma question sur un ton à peine suffisant à couvrir le brouhaha ambiant.

« Dis-moi alors, qu’est-ce qu’il se passe ? »

Il faut qu’il comprenne que cette situation me fatigué à moi aussi, que les choses ne peuvent pas rester éternellement comme elles le sont actuellement. S’il a quelque chose à me dire, nous devons crever l’abcès. En attendant sa réponse, mes doigts viennent soulever le couvercle de la boîte à bentô destinée à Chris et la place entre nous deux. Je me permets de piquer un onigiri et de le déguster devant lui. Après tout, il a dit qu’il n’en voulait pas. Il n’y a pas de problème à partager, du coup ? Entre deux bouchées, j’avance la bouteille d’eau vers lui en tendant le bras. Il ne me semble pas avoir vu de boisson avec son repas. S’il ne veut pas de la nourriture que je lui ai préparée, il peut au moins prendre ça pour le reste de la journée.

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