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 time is an illusion [satoshi]

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Misuzu Watanabe
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MessageSujet: time is an illusion [satoshi]   Dim 4 Fév 2018 - 19:45




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Il me questionne, semble douter de l’état de mon genou. Il n’aurait pas tort. J’ai vraiment eu la réaction la plus stupide possible. J’aurai pu me contenter de l’inviter, l’air de rien, mais peut être qu’il n’aurait pas accepté. Là il se sent obligé. Je ne peux pas dire que je suis fière d’avoir fait ça mais bon, à la guerre comme à la guerre. Il insiste pour m’aider à monter et je détourne le regard, les joues rouges, vraiment honteuse de ce mensonge stupide. De toute façon, il a attrapé mon bras avant que j’aie pu protester ou faire quoi que ce soit. Je garde les yeux rivés sur les marches de l’escalier pendant que nous montons. Heureusement, je n’habite qu’au premier étage et que nous allons y arriver rapidement. Alors que nous atteignons le palier entre les deux étages, il m’interroge et m’assure qu’il va s’occuper de moi. Enfin, de ma jambe, j’avais compris. Je hoche la tête, oui, j’ai compris. N’empêche que mon visage est cramoisi et que je commence à regretter toute cette comédie.

Il explique s’y connaître en médecine traditionnelle. Je hoche de nouveau la tête sans rien dire, l’écoutant expliquer. Il dit à nouveau ne pas aimer être avec des gens et je regrette encore un peu plus de l’avoir obligé à rester. Peut être qu’il aurait effectivement préféré aller s’entraîner. Peut être que je devrais lui dire la vérité ? Non, ça me ferait passer pour une personne vraiment malhonnête, et je n’en ai pas vraiment envie. Non, je dois continuer à jouer le jeu pour toujours maintenant. Ou pendant encore une petite décennie au moins. Enfin, pas qu’on se fréquentera encore dans une décennie… Et puis quelque chose qu’il dit attire mon attention. Il est quand même allé jusqu’aux nationaux ? Comment ça ? Mais il a une bourse, alors, dans ce cas ? Je hausse un sourcil, surprise, lorsqu’il me demande d’oublier ce qu’il a dit. Décidément, il est assez étrange. Je me contente d’un « hmm » approbateur pour signifier mon accord. Ça ne me regarde pas, de toute façon. Néanmoins, il aborde de nouveau le sujet après un instant de silence, pour essayer de rectifier ce qui semble avoir été une bourde. Je ne réponds pas tout de suite.

« Je ne dirai rien. Ça ne me regarde pas, de toute façon. Tu n’as pas à en parler si tu n’as pas envie. »

Je murmure presque, comme si j’étais à présent dans une confidence particulière, détentrice d’un secret que je ne comprends pas totalement mais que je dois défendre à présent. Nous arrivons à présent à l’étage, ma porte n’est plus très loin. Je tire légèrement sur mon bras pour le dégager, mais pas assez fort pour qu’il s’en rende compte. Je baisse le nez de nouveau, mais je ne tente pas à nouveau de me séparer de lui, et le guide docilement jusqu’à ma porte. Finalement, nous sommes devant et je libère doucement mon bras pour déverrouiller la porte et je la pousse, enfilant les pantoufles posées devant avant d’entrer. Une fois à l’intérieur, j’en sors une paire pour Satoshi et les laisse tomber devant ses pieds. Je me redresse et embrasse du regard le lieu que j’ai fini par réussir à appeler chez moi. Une fois la porte de la salle de bains passée, mes yeux tombent sur le kotatsu sur lequel se trouvent nombre de livres, un carnet à croquis et les restes d’un repas. Le sol, dans cette pièce là, est fait de tatamis qui prennent le pas sur le parquet du couloir et de la cuisine. Juste après, il y a mon futon, la couverture laissée en boule avec le pyjama gisant dessous. Une étagère qui me sert aussi de bureau et sur laquelle se trouvent mes livres, mes dossiers et une imprimante, ainsi que tout en haut mon autel shinto, prend quasiment tous le mur qui fait l’angle de celui par lequel on entre, avec également des choses pour accrocher mes outils, des toiles et quelques sacs. Posé contre cette étagère, une chaise traditionnelle sans pieds pour quand j’utilise mon ordinateur. Derrière la tête du lit, la fenêtre, et à côté une petite commode dans laquelle se trouvent tous les vêtements qui ne rentrent pas dans le sas de la salle de bain, et sur la commode, d’autres livres d’art. Sur la droite, l’espace cuisine, avec ses plantes posées sur le frigo, sa fenêtre, son minuscule espace plan de travail et sa gazinière, tous organisés autour d’une minuscule table ronde entourée de deux tabourets. Dans l’évier, plusieurs bols trempant dans de l’eau savonneuse, et une poêle s’égouttant sur le côté. L’étagère au dessus de l’évier et du plan de travail déborde de boites de thé, de tasses, et de sachets en tout genre. Tout ce qui sépare les deux espaces, c’est un genre de couloir, en fait plutôt une bande de parquet entourée d’un côté des portes shoji coulissantes et de l’autre d’un demi mur qui donne l’impression que la cuisine est plus grande qu’elle ne l’est réellement.

C’est petit, c’est bordélique, mais c’est chez moi. Et comme j’y passe une grande partie de mon temps, cet appartement me ressemble. Si à l’origine l’ambiance est simpliste, presque minimaliste, j’y ai laissé des traces de vie, de la vaisselle, des odeurs, de la nourriture, des dizaines de tasses de thé à moitié vides attendant d’être peut être bues un jour, des coussins et des couvertures, et même quelques peluches et manga qui traînent ça et là. Je réalise que c’est la première fois qu’un garçon entre ici et immédiatement, je me sens beaucoup moins à l’aise. Je fais signe à Satoshi de rentrer et j’entre dans la salle de bain pour récupérer du désinfectant et des pansements aux motifs variés, avant de ressortir et de les poser dans la cuisine. D’un mouvement rapide, je ferme les portes coulissantes qui séparent la cuisine et la chambre, laissant néanmoins les autres ouvertes. De toute façon, il a déjà vu, alors bon, ça ne servirait à rien. Je sors un tabouret pour lui et m’assieds sur l’autre, avant de remonter mon leggings et de percher mon pied sur le rebord du tabouret où je suis assise. Puis je réalise que je suis malpolie.

« Oh, désolée, je t’ai promis un thé et je ne l’ai même pas fait ! Donne moi  une minute, tu veux bien ? »

Me levant d’un bond, j'appuie sur le bouton pour faire chauffer l'eau dans la machine avant de sortir des tasses et plusieurs boites que je dépose sur la table au fur et à mesure

« Tiens, dis moi ce que tu veux. »

J’ai un instant de silence embarrassé où je regarde le bout de mes pieds avant de m’occuper en sortant une théière et une petite passoire à thé que je pose également au milieu des tasses et des boites.

« Désolée, c’est vraiment pas rangé… Je n’attendais pas vraiment de la visite. »


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Dernière édition par Misuzu Watanabe le Lun 5 Fév 2018 - 16:34, édité 1 fois
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: time is an illusion [satoshi]   Dim 4 Fév 2018 - 21:56

Elle ne dit rien, et je la regarde prendre un pas d'avance pour prendre un instant afin qu'elle puisse ouvrir la porte. Qu'est ce que je fais la déjà ? Elle n'a pas besoin de moi pour mettre du désinfectant sur sa blessure. Je lui ai fais le discours sur la médecine traditionnelle, mais si elle avait un problème musculaire, elle ne se tiendrait pas debout de la sorte devant la porte. D'accord, elle m'a proposé de son propre chef de venir jusqu'ici, mais j'ai toujours ce sentiment dérangeant d’être comme un intrus. Enfin, au moins il semble qu'elle n'ai pas réellement tenue compte de ce que j'avais dis plus tôt, et qu'elle n'allait pas m'en demander d'avantage. C’était tellement ridicule comme histoire de toute façon. Et me donnait l'air terriblement hautain.

Comment expliquer que je n'avais pas participer aux nationaux parce que j'avais eu peur de blesser mes adversaires ? De détruire les rêves qu'ils avaient placés la, alors que moi, je n'étais la que par devoir plus qu'envie. C’était sans doute vraiment déplacé d'avoir une aussi haute estime que moi même. J'avais estimé être beaucoup plus fort que des gens que je n'avais jamais rencontré. Et c’était la plus grosse marque d'irrespect que j'avais eu dans ma vie. Rien que pour ça, je comptais bien gagner tout les tournois suivant, afin de faire disparaître cet affront.

La porte s'ouvre dans un grincement, et elle rentre a l’intérieur en enfilant une paire de chausson. Je suis agréablement surprit par le tatami sur le sol, me rappelant mon propre intérieur. Si de base, le sol est entièrement de parquet, elle avait du, tout comme moi, installer son tatami en emménageant. L'endroit me semblait plus grand que ma propre chambre, mais c’était sans doute parce que je n'avais pas aménage le tout comme il fallait. La disposition était identique, cependant, et je n'avais pas vraiment besoin de tourner la tete pour savoir ou se trouvait chaque endroits importants. La cuisine aprés, le futon au fond, bref, tout était plus ou moins identique. Elle laissait tomber une paire de chaussons a mon intention, que je repoussais du bout du pied.

- Mes chaussettes sont tellement mouillés que je vais les ruiner, il vaux mieux que je reste pieds nus.

J'enlevais ainsi mes chaussettes que je déposais juste a coté de la porte, en songeant qu'il valait mieux ne pas oublier de les remmener afin de ne pas avoir l'air ridicule. Je la suis quasiment sur la pointe des pieds, comme si j'avais peur de réveiller quelqu'un. L'endroit au final n'est pas très pratique pour se déplacer, mais c'est surtout car ce n'est pas très bien ranger. J'aurais pu penser dans un premier temps que c’était une grande différence entre nous, vu que moi, mon appartement était toujours rangé comme au premier jour, mais ensuite, je prenais en compte le fait important que je n'avais rien a déranger mis a part mes vêtements. Donc forcément....

Je prenais place sur le tabouret qu'elle m'avait désigné, en regardant distraitement les alentours. Elle partait chercher les pansements. J'aurais du lui dire de s’asseoir, mais maintenant que c’était fait, elle irait sans doute plus vite. Et ça ne se faisait pas de chercher dans les placards d'une femme, non ? Elle revient pour s’asseoir et me présenter son genou. C'est son nez que je regarde en fait, levant la main, et m'en rendant compte juste a temps, l'abaissant a nouveau. Si je commence a lui toucher le bout du nez, la ça aura l'air bizarre.

Je n'ai même pas le temps d'approcher la main de son genou découvert a présent, qu'elle saute sur ses pieds pour aller préparer le thé, dit elle. C'est ce que j'appelle une flexion parfaitement exécuté. Rien a redire, ses muscles n'ont rien, si ils sont capables de faire ça. Alors qu'elle est dans la cuisine, mon téléphone vibre. J'oublis souvent que j'en ai un, en vérité. D'une part parce que je n'en avais plus eu pendant prêt d'un an, et d'autre part parce que je ne l'utilisais quasiment jamais. Il était cinq heures. J'allais rester le temps de boire le thé et de nettoyer son genou, et vite partir au dojo pour l’entraînement. Une fois que je l'avais en tête, je ne parvenais plus a me concentrer pleinement sur autre chose. Une drogue.

C’était un message de Mika. A cinq heure donc....je n'étais qu'a moitié surpris. Je me souvenais, la fois ou elle était venue me réveiller en pleine nuit. C’était l'été et je devais avoir quatorze ans, peut être treize en fait. Elle avait voulu faire du vélo, et ca l'avait prit comme ça a trois heures du matin. Bien sur j'avais ignoré les cailloux qu'elle lançait contre ma fenêtre, jusqu'à ce que cette dernière semble sur le point de cédé. Ma mère réveillée, elle avait même servit a boire a cette petite peste. « Vas y, Sato-chan, va t'amuser avec la petite Mika, vous êtes tellement mignon quand vous jouez ensemble ». Pourquoi avait il fallut qu'en plus du fait que Mika décide un jour que j'étais son meilleur ami, qu'en plus de ça, ma mère l'adore ? Mon dieu, que la vie etait mal fait.

«J'ai validé mon année, je peux te dire que les deux semaines de vacances a Mûra seront dantesque ! J'ai déjà prévenue ta mère, elle m'a dit qu'elle me laisserait un futon, puisque ma grand-mère accueil des familles jusque dans le grenier ! Je préfère dormir chez toi, ça sera plus drôle. N’oublie pas mon cadeau cette fois ! Pas comme l'année dernière....et l'année d'avant. Et l'année encore d'avant. Oui, je sais que c’était ta mère qui l'avait acheté, pas toi. Tu es riche maintenant que tu as un boulot ! Et un jump c'est pas un cadeau, je te connais ! A dans trois jours « Sato-Sato » ».

Pourquoi faut il qu'elle m'écrive un truc aussi long juste pour me dire que....arf. C'est peut être moi qui ne suis pas assez marrant. Elles me le disent toujours quand elles sont ensembles, ces deux la. « Rigole un peu, ca va pas te tuer ». Elles sont identiques et elles me tueront un jour. Deux semaines avec Mika. J'aime bien la voir. Deux jours. Deux semaines, ça risque d’être long. Et en plus, il semble qu'elle ai doublé son rythme de course, du coup, même si je décide de faire un long chemin pour la dissuader, elle me suivra. Depuis qu'elle a arrête la compétition, elle fait deux fois plus d’entraînement....aucune logique chez cette fille.

Je lève les yeux. Misuzu est la. Elle m'a parlée et je n'ai rien entendu, plongé dans cette pensée. Je pose a la hâte mon portable sur la petite table sans même prendre la peine de couper l'écran, pour ne pas qu'elle ai l'impression que je m'ennuie en sa présence. Si jamais tu as gâché la situation, Mika, tu vas bien vite  te rendre compte que le seul cadeau que tu auras avec moi, c'est une des séances d’entraînements que tu adores tant. Je vais te faire souffrir, je le jure. Hum.

- En tout cas, je suis content. Ton genou a l'air d'aller, vu comment tu as réussis a te lever. Il faut juste le nettoyer un peu. Je peux te montrer une technique de récupération, si tu as mal. Et puis le bout de ton nez dois te faire mal aussi, il est tout éraflé.


Je penchais le bras au dessus de la table pour ouvrir une boite, avant de goûter largement de l'eau de pluie dont j'étais imprégné. Je retirais le bras aussi sec, rouge écarlate, avant d'ajouter :

- Désolé....du thé vert ce sera parfait.


Sourire timide. Je suis irrattrapable.

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MessageSujet: Re: time is an illusion [satoshi]   Lun 5 Fév 2018 - 0:18




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Il ne prend pas la paire de chausson que je lui ai donné, prétextant qu’il ne veut pas les abîmer. Après tout, ce n’est qu’une paire de pantoufles en serviette éponge, mais je ne vais pas le forcer à les mettre. Il jette un œil autour de lui et je peux presque l’entendre juger dans sa tête mon absence totale d’organisation. Entre les tableaux posés à la va-vite contre les murs, les croquis inachevés et les affaires qui traînent un peu partout, il y a de quoi se repaître. Lors que je reviens de la salle de bain il est déjà assis, et lorsque je me lève récupérer des tasses et tout ce qu’il faut pour faire du thé, un portable vibre. Ce n’est certainement pas le mien. J’entends Satoshi bouger sur son siège. Qui connaît-il qui pourrait lui envoyer des messages à cinq heures du matin comme ça ? Lorsque je me retourne, il pose son téléphone sur la table, sans éteindre l’écran. J’essaie de résister à la tentation, mais je pose sans faire attention mes yeux sur l’écran. A l’envers, je n’ai que le temps de lire le nom de l’expéditeur, Mika, et enfin, « à dans trois semaines Sato-Sato ». Sato-Sato? C’est son surnom ? Et Mika, c’est clairement un nom de fille.

Est-ce que ça veut dire qu’il va voir une fille pour Noël ? Et donc qu’il m’aurait menti volontairement ? Ça n’a pas de sens. À moins que… Il m’a vaguement parlé d’une vieille amie. Peut être que c’est elle. Oui, ça doit sûrement être ça. Je réalise que je dois être rouge pivoine, et les battements de mon cœur se sont accélérés d’un coup. J’ai un petit soupir avant de me tourner pour remplir les tasses d’eau chaude puis de les reposer sur la table. Il faut que tu te calmes Misuzu. De toute façon, ce n’est pas comme s’il y avait quelque chose entre vous. Ne sois pas stupide. Vous êtes juste des camarades de classe qui, parfois, vous croisez par hasard. Ne vas pas t’imaginer quoi que ce soit. Il y a sûrement des tas de filles plus entreprenantes qui s’intéressent à lui, et ce campus est plein d’occidentales ou d’étrangères autrement plus intéressantes que toi, petite Japonaise banale avec un rêve sans envergure et un physique ordinaire.

Je me laisse tomber sur le tabouret, un peu abattue, brusquement fatiguée. Il a des paroles mi-soulagées mi-rassurantes à propos de mon genou. Bien sûr qu’il va, vu que j’ai menti pour qu’il monte. Bien sûr qu’il n’y a qu’à nettoyer. Je soupire de nouveau, non sans rougir un peu lorsqu’il mentionne mon nez, mais il est temps d’être raisonnable, Misuzu.

« Ça va, je pense que j’ai du faire un faux mouvement et j’ai eu l’impression d’avoir plus mal que je n’ai eu réellement. Merci. Ça va, en tout cas. »

Il va pour ouvrir une boite de thé mais ses vêtements trempés gouttent sur la table. Je lui fais un petit sourire un peu penaud, l’air de dire que ce n’est pas grave, mais cette soudaine fatigue qui s’est abattue sur moi m’empêche de prononcer quoi que ce soit. Il demande du thé vert et j’en mets donc dans une petite passoire que je dépose sur sa tasse, mais avant d’en mettre dans la mienne je me relève, un peu plus lentement cette fois, avant de traîner un peu des pieds jusqu’à la salle de bain où je prends l’une des serviettes propres qui sèchent sur le radiateur, que je lui ramène et lui tends.

« Tiens. Faudrait pas que tu prennes froid. »

Avant de me rassoir, je retire également mon pull que je lance dans la panière à linge (et du premier coup s’il vous plaît) avant d’enfiler une veste en pilou, douce et chaude, sur mon débardeur noir, avant qu’il ne voie les nombreux bleus sur les bras que je me suis faits en me cognant partout lorsque j’avais la tête ailleurs, ainsi que le gros pansement que j’ai au coude gauche après l’avoir éraflé contre un mur pendant mon jogging quelques jours auparavant.

Me voilà de nouveau affalée sur le tabouret, à manipuler une seconde passoire à thé, à y mettre une cuillère de thé au yuzu, et à jouer avec du bout de ma cuillère pendant quelques secondes. Finalement, j’attrape le désinfectant et une compresse, et entreprends de désinfecter mon genou écorché, après avoir remonté le leggings qui s’était un peu abaissé. La peau autour est pleine de saletés mais la blessure n’est pas profonde. Une fois la plaie désinfectée, j’y applique un large pansement à motifs de poussins, et je désinfecte également les paumes de mes mains, et le bout de mon nez, avec une nouvelle compresse. Il faudra que j’y mette de la crème cicatrisante si je ne veux pas garder une trace pendant des mois. Je me tourne alors vers Satoshi.

« Ah- Tu peux enlever le thé, maintenant… Tiens, mets la passoire là dedans. »

Attrapant une des tasses qui trempaient dans l’évier et la secouant, je lui tends pour qu’il y dépose la passoire, et fais de même avec la mienne. J’enveloppe mes mains autour de la tasse, et bois une gorgée.

« En tout cas, désolée de t’avoir inquiété pour rien. Je suis assez maladroite, malheureusement… Ma mère dit toujours que je suis ochokochoi… J’imagine qu’elle a raison. »

Je baisse les yeux vers mes jambes. Ce leggings est bon à jeter, ou alors je pourrais toujours le recoudre et le porter à la maison. Il est très confortable, après tout. Je ne devrais pas m’en débarrasser juste parce qu’il est un peu déchiré. Je réalise qu’être assise et me poser un instant a donné l’occasion à toute la fatigue accumulée de s’abattre sur moi. J’ai besoin d’un bain et d’une dizaine d’heures de sommeil, maintenant que les examens sont passés. Me voilà de nouveau debout, à régler le remplissage de la baignoire depuis le panneau de commande de la cuisine, dont la voix, à cette heure tardive, me fait mal aux oreilles. Ce n’est probablement pas très courtois pour mes voisines qui vont entendre l’eau couler et le bruit de la douche, mais après tout, tant pis. Je me rassois un instant, jetant un œil à Satoshi.

« Maintenant que les examens sont passés, tout le monde va pouvoir se reposer… On en a tous besoin, pas vrai ? »

Après tout, pourquoi pas me tenir éveillée avec un petit peu de conversation la plus banale qui soit?


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MessageSujet: Re: time is an illusion [satoshi]   Lun 5 Fév 2018 - 13:50

En tout cas ce qui est sur, c'est que le club de cérémonie du thé n'a jamais etais aussi utile qu'aujourd'hui. C’était amusant. Notre première rencontre, c’était a cause de ce club, et lors de la seconde nous étions la a préparer nos tasses. J'avais presque l'impression d’être chez moi, a l'époque du collège. Ma mère est une grande consommatrice de thé. C'est sans doute l'habitude qu'elle avait de suivre méthodiquement les traditions, petite, qui fait qu'elle m'en servait souvent. A chaque fois que je revenais de mon club, ou que je rentrais a la maison, tout simplement. Comme elle me le propose, je retire le thé de la tasse brûlante, laissant mon regard se perdre dans l'eau colorée.

Je n'avais même pas fait ce pour quoi j'avais décidé de monter. Elle s’était occupé de nettoyer ses égratignures, ce qui n’était pas un mal dans un sens. Le faire n'aurait qu'ajouter au malaise que je pouvais ressentir. J'avais vraiment l'impression de m’être imposé, même si au fond c'est elle qui m'avait dit de monter chez elle. Je n'avais rien fait de mal, mais si je n'avais pas eu ce réveil nocturne, elle n'aurait pas était importunée par ma présence tout au long du chemin du retour. Enfin, elle n'avait pas l'air, et ne m'a pas dit qu'elle aurait préférée être seule. Comme d'habitude, je pensais pour les autres, au lieu de demander ce qu'ils avaient réellement en tête.

Je levais la tête vers elle quand elle reprenait la parole, en m'expliquant qu'elle était plutôt maladroite. Je lui souris a nouveau, comme pour dire que ce n’était pas grave. C’était plutôt étrange pour une fille qui faisait du taekwendo, et je ne crois pas que je l'avais vu tomber lourdement pendant un entraînement. Enfin, je ne la regardais pas constamment, après tout. Et encore une fois, je me prenais comme un exemple, vu que je n'avais vraiment pas l'habitude de me cogner ou de trébucher. Ce n’était pas forcément a cause de mon art martial, mais également a cause du fait que je passais mon temps a analyser tout ce qui se trouvait autour de moi. Couplé aux réflexes que j'avais affûtés avec les années, il était difficile de me prendre par surprise :

- Ne t'excuse pas, c'est toi qui a eu mal, au final. Il faut que tu fasses attention, un jour tu vas vraiment te faire mal....


Ça passait presque pour un reproche, aussi, je tournais lentement la cuillère dans ma tasse, avant d'ajouter pour paraître moins accusateur, en fronçant un peu les sourcils. Légèrement mal a l'aise, je venais passer la main sur le sol du pull qu'elle m'avait prêté, sans y penser, faisant cogner mon pendentif contre ma poitrine, sous mon t-shirt. Ce contact me donna un peu de confiance, comme d'habitude.

- Parce que ce serait vraiment dommage que tu te fasse mal....euh...je veux dire....vu que tu fais pas mal de sport, si tu pouvais plus en faire tu serais sans doute triste et....euh....je crois que je vais boire mon thé moi.

Pfiou, je me suis vraiment perdu. Il faut croire qu'il y a certains moment ou le mieux est de se taire et de plonger le nez dans sa tasse. L'odeur de thé vert me soulage légèrement, et j'ai l'impression d’être plus sec qu'une demi-seconde plus tôt. Comme a mon habitude, le fait qu'il soit chaud ne me gêne pas vraiment, et je bois la moitié en un instant. Hum, ca manque de pomme.

Je l'écoute me parler des examens, et je fais une grimace involontairement. Personnellement, je ne vais pas me reposer du tout, vu que je suis sur que j'ai absolument raté toute mes matières, il vaux mieux que je rattrape tout dés maintenant pour être prêt pour la suite. Mais c'est un peu ma faute aussi, a ne pas vouloir prendre de notes en cours, et tout rattraper avec des livres, forcément, j'ai du mal a taper juste au niveau de mes révisions. C’était plus simple en première année. Je ne sais pas si je vais vraiment continuer. Le sujet ne m’intéresse pas vraiment. Je ne deviendrais jamais le sauveur de celui que j'étais il y a dix ans. De toute façon, au fond, c’était pour m'aider moi même que j'avais décidé ça, pas les autres. Et il n'y avait plus rien du tout a sauver maintenant.

- Je suppose que tu as réussit ? Tu es intelligente, et tu as l'air vraiment passionnée par l'art. Ça aide pour réussir quelque chose, d'aimer ce que l'on fait. Et il suffit de regarder cette piece pour s'en rendre compte, que tu aimes ça.

Je souris a nouveau, en plongeant mon visage dans ma tasse une seconde et dernière fois. J'avale le liquide a grands traits. Le temps passe. Je ne peux pas m'attarder trop longtemps. Elle doit vouloir se reposer de toute façon. Elle a le visage un peu rouge, mais elle n'a pas prit le temps de vraiment se changer. Moi non plus d'ailleurs. Une douche et des vêtements propres me feront du bien. Et il y a tout ce qu'il faut dans mon casier du dojo. Je me lève lentement, en posant la main sur son épaule pour ne pas qu'elle se leve a son tour :

- Merci beaucoup pour le thé. Reste assise, je peux retrouver la route de la sortie je pense.

Je désigne la porte en souriant, satisfait, pour une fois, de ma petite blague. Sans y penser, j'avais gardé la main sur son épaule, et je l’enlève rapidement en détournant les yeux, avant de repousser le tabouret sous la table, et d'emmener ma tasse dans la cuisine, en ouvrant l'un des battants qu'elle avait refermé avant. Connaissant parfaitement l'endroit, je vais jusqu'à l’évier pour y poser ma tasse délicatement. J'aurais bien fais la vaisselle, mais ayant peur que cela paraisse inconvenant, je reviens vite devant elle avant de m'incliner assez bas :

- Vraiment, c’était agréable d'avoir une si charmante compagnie pour le chemin du retour. Je suis content de m’être arrêté dans ton konbini.

Je me dirige vers la porte après avoir reprit mon portable, et ramasse mes chaussettes trempées que j'enfile, tout en reposant la serviette qu'elle m'a prêtée sur le radiateur. Je me retourne une dernière fois vers elle, m'incline a nouveau :

- On se voit plus tard, Watanabe-san, bonne nuit.

J'ouvre la porte et la referme derrière moi, alors que je sens finalement la pression retomber. Bon sang, je ne pensais pas que cela allait me mettre dans cet état la de prendre un thé. J'ai le cœur qui bat vite. Étrangement vite. Je soupire avant de vite descendre les marches. Je vais devoir affronter la pluie a nouveau, mais le dojo n'est pas loin. Et puis au pire, si Ashura revient vers moi, je sais maintenant ou sonner pour trouver mon ange-gardien.

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MessageSujet: Re: time is an illusion [satoshi]   Lun 5 Fév 2018 - 16:19




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satoshi // misuzu

time is an illusion.

   
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Si je n’étais pas certaine de son flegme et de son assurance, je dirais presque que Satoshi est déstabilisé, voire même intimidé. Evidemment, c’est complètement stupide. Il doit simplement essayer de trouver un moyen de ne pas se moquer de moi, et ça doit s’avérer assez ardu. Il a sûrement raison, un jour je vais vraiment me faire mal. A vrai dire, c’est déjà arrivé. Heureusement qu’il ne voit pas les multiples pansements et bleus qui émaillent ma peau, parce qu’il penserait définitivement que je suis un cas désespéré. Il s’embrouille dans son explication, et ça confirme ce que je pensais. Il essaie de ne pas me vexer, mais n’en pense pas moins. Il finit par décider à voix haute de boire son thé. Sage décision que je m’empresse de prendre moi aussi, histoire qu’il y ait un instant ou je ne risque pas de dire ou de faire quelque chose de stupide. Je repense à cette photo de moi prise au club de cérémonie du thé, en plein éternuement et donc déluge de thé partout autour de moi, et je soupire, piquant du nez dans ma tasse. La vapeur picote la petite éraflure que je me suis faite, mais annonce aussi le moment du bain, qui ne devrait pas tarder.

Il ne semble pas très content de ses performances aux examens, et grimace légèrement lorsque je l’interroge dessus. Il répond par une question, et je rougis lorsqu’il me complimente de nouveau.

« Oh, non, enfin, je ne suis pas spécialement intelligente, enfin, merci… Disons que je fais de mon mieux. »

Finalement, je me contente de me taire et de prendre une nouvelle gorgée de thé, non sans jeter un œil autour de moi. C’est vrai qu’il serait certainement facile de déterminer ma personnalité juste en regardant cet appartement. Il semble avoir fini son thé et me remercie pour le thé et lançant une phrase empreinte d’humour. Je hoche la tête, souriant un peu. Il se lève et je m’apprête à faire de même, mais il pose sa main sur mon épaule. Je frissonne. Etrange, pourtant je n’avais plus si froid que ça, mais j’imagine qu’être vêtue de vêtements humide ne peut pas vraiment aider à se réchauffer. Il pose sa tasse et je le suis du regard, avant qu’il ne revienne s’incliner devant moi. Je fais évidemment de même, et il me complimente de nouveau. J’ai beau savoir qu’il le fait pour être poli, je ne peux pas m’empêcher de rougir une nouvelle fois et de marmonner quelque chose de vaguement intelligible, de type « oh, non, tout le plaisir était pour moi » ou quelque chose du genre. Normalement, quand on me taquine ou que quelqu’un dit quelque chose qui est, de manière évidente, juste une phrase conventionnelle, j’ai quelque chose à dire, de la répartie, au pire lui taper sur le bras avant d’éclater de rire. Mais avec lui, impossible. Et je ne suis pas sûre de comprendre pourquoi.

Il atteint la porte, s’incline de nouveau, et me souhaite bonne nuit. On se voit plus tard. Juste avant qu’il ne sorte, je réussis à le saluer à mon tour.

« Ja-ne, Oyasumi. »

C’est tout ce qui parvient à sortir, avant que la porte ne se referme sur lui. Une fois qu’il est sorti, je m’affale sur moi même, expirant longuement avant de prendre une nouvelle tasse de thé. Je reprends doucement ma respiration, gorgée après gorgée. Micchan, c’est inutile de te mettre dans des états pareils. Il faut vraiment que tu prennes du recul. Alors que je suis à nouveau plongée dans mes pensées, le panneau de contrôle de la baignoire m’indique que mon bain est près. Je me lève et me débarrasse de mes vêtements directement dans la cuisine, avant de me diriger dans la salle de bain où je laisse tomber mes sous vêtements sur le sol. Une fois lavée, je me lève du tabouret placé à côté de la baignoire, frotte mes cheveux avec une petite serviette, et me glisse dans l’eau chaude, où je somnole pendant un moment, en pensant à tout et à rien.


love.disaster

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