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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Toi, Elles, Moi et les Livres (Satoshi)

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Toi, Elles, Moi et les Livres (Satoshi)   Ven 6 Mai 2016 - 15:23

Elle semble hésiter longuement a prendre la chaise que je lui ai laissé. Elle doit penser que se mettre a coté d'un pauvre pourrait la rendre malade. Ou encore qu'elle ne veux pas de gentillesse de ma part et va partir a son tour, peut être même en me giflant avant de partir. Sa dernière phrase était tellement teinté de reproche que j'ai eu l'impression que c’était un avant gout verbal de ce qu'elle voulait m'infliger pour ce venger. Et pourtant elle finit par s'assoir. D'une façon vraiment distante, vraiment pas a l'aise. Qu'est ce qu'elle me fait la, elle veux faire ami-ami maintenant ? Ça ne me dérange pas a vrai dire. Comme je l'ai pensé un peu avant, malgré tout ça, je l'aime bien, enfin, je ne la hait pas du tout, depuis le début je voulais juste avoir une conversation normale avec elle. Mais elle ne m'a pas laissé faire. Je la regarde discrètement, et je ne suis pas sur qu'elle le remarque vu qu'elle regarde droit devant elle. Cette façon de pincer ses lèvres manque de me faire sourire, mais il ne vaux mieux pas, alors qu'on commence juste a discuter normalement.

-C'est bon, c'est rien…elles vont se calmer toutes seules…Bref, c'est pas le drame de ma vie non plus…

Ah, elle a parlé. Je suppose qu'elle ne veux pas en rajouter sur la question. Elle doit avoir l'habitude. Mais quand même, choqué est peu être un grand mot, mais la façon dont Emiko l'a giflé, c’était plutôt inattendu et violent. Surtout quand on pense qu'elles semblaient parfaitement s'entendre deux minutes avant. trente secondes avant même. Enfin il semble que cette histoire l'a détourné de moi. J'en suis presque déçu, j'aurais bien voulu voir ce qu'elle avait en tête après tout cette provocation. Remarque, avec tout ce qui est arrivé, et vu qu'elle semble rarement abandonné quelque chose, je suis sur que je vais vite les revoir. Au moins Emiko, qui semblait vraiment prendre a cœur cette histoire.

Mais je dois me concentrer sur Natsuki. Qu'est ce que je devrais faire ? Cela semble être la fin de cette histoire, et il semble qu'elle ne veuille pas que j'en rajoute par dessus. Je dois donc trouver quelque chose pour changer de sujet. Voyons, un sujet lambda, mais qui ne fait pas trop stupide, comme par exemple ses études...non, c'est stupide. Comment briser la glace avec un "alors, tu fais quoi comme étude ?" Comment passer pour le pire des boulets. Il faut quelque chose d'un peu amusant, mais de vraiment sérieux pour lui changer les idées. Parce que ca m'étonnerait qu'elle soit déjà passé a autre chose. Vu le regard qu'elle a lancé, je suppose qu'elle ne le prend pas aussi bien qu'elle veux le faire croire.

"-Tu n'as pas peur de te prendre un nouveau coup de livre ?"

Mince, elle a encore était plus rapide que moi. J'aurais bien voulu parler en premier histoire de lui montrer que je voulais enterrer la hache de guerre une bonne fois pour toute. Mais il semble que je ne suis pas assez rapide. Contrairement a elle qui a sortit cette phrase un peu amusante mais néanmoins lançant vraiment la suite de la discussion que je voulais dire moi. Je souris lentement en répondant:

- Je vais prendre le risque. Et toi tu n'as pas peur que je t’envoie une boulette de papier au visage ?

Même si a la base c’était elles qui avaient commencé, je ne trouve pas ça trop mal comme réponse. Je recule légèrement ma chaise pour étendre mes jambes, avant de réfléchir pour rajouter quelque chose. C'est largement faisable, vas y Sato-Sato, montre que tu es capable de faire la conversation. C’était quand même nettement plus facile avec Aslinn.

- Et puis si ça peut te défouler, me prendre un coup ou deux de plus...je ne suis plus a ça prêt.

J'espere qu'elle ne va pas prendre ça comme une invitation. Même si elle ne frappe pas si fort que ça, si les gens de la bibliothèque se retournent encore vers nous, je suis pratiquement sur qu'on va nous dire de partir.
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Natsuki Tatsuya
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MessageSujet: Re: Toi, Elles, Moi et les Livres (Satoshi)   Ven 6 Mai 2016 - 17:30

Ma question, ne l'a pas énervé, mais, de toute façon, rien ne semble pouvoir le faire. Je dois bien me faire à cette idée. Même si, chercher à prouver qu'il peu réagir soit vraiment tentant. Il me sourit et me répond :

- Je vais prendre le risque. Et toi tu n'as pas peur que je t’envoie une boulette de papier au visage ?

Étrange question, qu'il soit capable de faire quelque chose comme ça, ne me vient même pas à l'esprit. Franchement, hormis le moment où il m'a plaqué contre l'étagère un peu plutôt, il n'a rien fait d'autres, alors que la situation le lui avait permise. Donc, non, je ne crains pas qu'il puisse me jeter une boulette de papiers au visage. Même si, il me surprenait en le faisant, qu'est ce cela provoquerait pour moi ? Rien de bien particulier, de la surprise, c'est indéniable. Personne ne m'a jamais jeté quoique ce soit à la figure. Mais bon, Emiko, ne m'avait jamais giflé non plus, comme quoi y a un début à tout. Probablement, la chose la plus évidente, cela me donnerait certainement l'envie, de lui rendre la monnaie de sa pièce. Rien qu'à cette idée, j'en frissonne. Il faut que je me calme, je viens juste de m'asseoir, je ne vais pas recommencer les hostilités avec lui. Bien que très honnêtement l'idée me plaît. Ça n'est pas tous les jours que vous avez quelqu'un sous la main, capable de vous laissez faire, tenir des propos qui en aurait fait réagir plus d'un, de pleurs, de colères, ou autre. C'est vrai que le fait qu'il ne réagisse pas, comment dire ? Pousse à vouloir toujours aller plus loin. C'est un peu, comme une sorte de défi à relever. On se demande si on va y arriver. L'incertitude provoque une certaine dose d'adrénaline dans tout le corps, et ça en est presque enivrant. Lorsque ça ne marche pas, que la situation semble vouée à l'échec, c'est de la colère que moi je ressens, mais au-delà de ça, c'est un peu comme augmenter la pression. Plus les choses sont difficiles à obtenir plus on éprouve de plaisirs à les avoirs, mais on doit aussi être capable de donner, faire bien plus que si c'était facile. Malheureusement, je ne peux pas jouer sur mon terrain habituel, ce qui d'un certain côté est regrettable.

Mais, faut bien avoué que si, je lui joue le remake de notre petit échange, légèrement épicé d'un peu plutôt, je ne pense pas qu'il me verrait, sous un jour meilleur. Si, je dois faire en sorte qu'il m'apprécie, je vais devoir oublié l'idée de me comporter comme ça, ou comme la fois où j'ai renversé le café qu'il m'a payé. Enfin, je ne peux rien me promettre, l'idée de refaire le coup me démange les doigts. Je comprends que ça puisse être vu, comme quelque chose de méchant, mais ça n'est pas vraiment le cas, pas pour moi. Je trouve ça plutôt plaisant, oui c'est ça, j'éprouve un certain plaisir à me comporter de la sorte. Non pas, dans le fait que la personne puisse être mal, ou triste, ou je ne sais quoi d'autres. C'est juste que, comment dire ? Je me sens, dominer la situation, j'aime contrôler, me sentir maîtresse du jeu, c'est le cas de le dire d'ailleurs. Les propos que j'ai tenu, c'est différent, ils n'étaient pas vrais, donc ça ne compte pas, pour autant, je n'irai pas m'excuser sur ce que je lui ai dis, faut pas rêver non plus. Bon, je ne suis pas non plus gentille, mais on y peut rien. Je ne sais pas, pour moi, c'est comme se rabaisser, paraître faible, prendre le risque de l'être ou de le devenir, prendre le risque de souffrir à cause de quelqu'un d'autre. La gentillesse n'apporte que des emmerdes, tout ça pour quoi ? Rien qui soit acquit pour toujours, alors non, ça ne m'intéresse pas d'être gentille. Enfin, avec lui, je vais bien devoir être obligé de l'être, sinon, on peut dire adieu à mon plan. Je fronce les sourcils, qu'est ce qu'il fabrique ? Le voilà qui recule sa chaise. Oh, c'est seulement pour étendre ses jambes, où avais je la tête ? Je le vois réfléchir pendant quelques instants, avant d'ajouter :

- Et puis si ça peut te défouler, me prendre un coup ou deux de plus...je ne suis plus a ça prêt.

Je reste perplexe, alors là, si je m'étais attendue à ça. Finalement, je veux bien me reprendre la claque de tout à l'heure. Je ferme les yeux trente secondes, j'ai des hallucinations je crois. Oui, ça doit être un truc comme ça. Je me suis imaginé, lui parler comme si je l'avais fait pour Tatsuki, au point sans doute, de l'entendre prononcé ses propres mots. Je soupire légèrement, en fronçant les sourcils. Non, ça n'est pas exactement ça, Tatsuki, n'avait pas dit exactement ces mots là. Mais, c'est vrai que ça y ressemble et que la coïncidence, est plutôt troublante. En tout cas, elle a de quoi, me faire un effet un peu bizarre. Ils ont plus en commun que ce que je pensais. Enfin, je le regarde, il n'est pas Tatsuki, non plus. Oui, il dégage cette impression de dangerosité, alors que Satoshi apparaît à mes yeux, comme quelqu'un, de juste, gentil, incapable de faire mal à une mouche. Je le regarde fixement, je souris et lui répond très honnêtement :

-Pour tout te dire, tu ne me fais pas peur et je ne te crois pas capable, de me faire une chose pareille…tu es…

Je fais un signe de la main, avant de poser mon coude contre la table et coller ma tête contre ma main, prenant le temps de réfléchir à la manière, dont j'allais lui dire le fond de ma pensée, je souris en ajoutant :

-Tu es un peu comme un lion…tu vois, genre l'animal qui donne cette impression de...je ne sais pas, force, peut être, mais toi comme lion…tu  serai celui qui à une mentalité de chaton…donc au final…plutôt inoffensif, sans instinct animal…avant que tu ne trouves le moyen de m’énerver… moi, je serai plus du genre à avoir l'air du petit chaton inoffensif qui se prend pour le prédateur… mais je préfère cette place là que la tienne…

Je ris légèrement en repensant à sa proposition, je ne sais pas à quoi il pense en disant ça, mais il est vraiment à la masse. Satoshi, ça n'est pas bien, j'ai dis que j'allais être gentille et toi,  tu me laisse déjà la possibilité de ne plus l'être. Pourquoi faut il que tu me dise quelque chose comme ça ? Je me penche vers lui, souris en lui disant :

-Pour l'instant, je n'en ai pas spécialement l'envie...mais rappelle moi ta proposition quand tu m'auras passablement énervée et effectivement je prendrai sans doute plaisir à te donner ''un coup ou deux''…

Je tends ma main vers lui et pose l'un de mes doigts contre son torse. Je sens le contact du malheureux tee-shirt contre ma peau. En faisant ça, j'ai l'impression que je vais l'accuser de quelque chose. Mais ce n'est absolument pas le cas, j'aimerai juste pouvoir clarifier, deux, trois petites choses. Je remonte mon regard, pour pouvoir bien lire dans le sien, au moment où je lui poserais ma question et je me lance :

-Maintenant, j'aimerai bien savoir…es tu maso ? Ou y a t-il quelque chose d'autre qui fait que tu, me fasses une telle proposition, comme si ça n'avait aucune importance ?
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Toi, Elles, Moi et les Livres (Satoshi)   Ven 6 Mai 2016 - 18:43

Elle me regarde fixement, comme si elle essayait de lire en moi, et me sourit encore une fois d'une façon qui me laisse perplexe. Elle a peut être quelque chose derrière la tête...enfin bon, je ne pense pas qu'elle soit assez fourbe pour ça, après ce qu'elle vient de prendre...justement, elle veux peut être passer ses nerfs sur moi. On verra ce qu'il en est, pas besoin d'élever de barrières.

"-Pour tout te dire, tu ne me fais pas peur et je ne te crois pas capable, de me faire une chose pareille…tu es…"

Elle s’arrête. Je suis plutôt satisfait. Il est souvent rude d'apprendre que son interlocuteur est quelqu'un capable de tuer une personne a mains nues. Car je m'en sais capable. Je connais assez les points faibles du corps humains, comment les frapper pour leurs infliger le plus de dégâts possible. C'est bien pour cela que je cache ma musculature et que je reste en marge de la population. Je ne veux faire peur a personne, et je ne veux blesser personne. Je ne me bat jamais, donc je ne maitrise pas parfaitement ma force. Si je lançais un coup plus puissant que voulu et que je blessait quelqu'un, je m'en voudrais toute ma vie. Ce n'est pas un art martial pour faire du mal aux gens, mais pour se maitriser soi même, et se défendre. Elle continu sur sa lancé tandis que je croise les bras en écoutant.

"-Tu es un peu comme un lion…tu vois, genre l'animal qui donne cette impression de...je ne sais pas, force, peut être, mais toi comme lion…tu serai celui qui à une mentalité de chaton…donc au final…plutôt inoffensif, sans instinct animal…avant que tu ne trouves le moyen de m’énerver… moi, je serai plus du genre à avoir l'air du petit chaton inoffensif qui se prend pour le prédateur… mais je préfère cette place là que la tienne…"

Je manque encore une fois d'éclater de rire. Moi, un Lion ? Et bien ça, je ne m'attendais pas a ce qu'elle me dise ça. J'ai l'impression qu'elle me cerne mieux que ce que je le pensais. Bon, mentalité de chaton, ça n'a pas l'air d’être un compliment dans sa bouche, mais ça me convient parfaitement. Après, sans instinct animal....hum....je me rappel encore une fois ce passage ou un voile c’était apposé sur mes yeux et que sans vraiment m'en rendre compte, j'avais attaqué Hikari, mon maitre, un après-midi d'entrainement, et ou il avait du m’assommer pour me calme. C'est toujours ce moment qui me vient en tête quand je prend un peu trop la confiance, et qui me fait me dire que je ne pourrais jamais être totalement libéré de cette pression d'en fait soudainement trop.

Elle se met a rire encore. Je ne sais pas si elle trouve la situation absolument hilarante, mais je ne la suis pas trop pour le coup, je pensais qu'elle serait un peu déprimé de la situation avec ses amies. Mais non, elle fait comme si de rien était. Bon je n'aurais pas a imaginer quelque chose pour la consoler. Je n'ai jamais consolé quelqu'un alors ça aurait était compliqué de commencer, surtout avec elle a qui j'ai toujours l'impression de dire quelque chose de mal, qui ne lui plait pas.

"-Pour l'instant, je n'en ai pas spécialement l'envie...mais rappelle moi ta proposition quand tu m'auras passablement énervée et effectivement je prendrai sans doute plaisir à te donner ''un coup ou deux''…"

Je souris de nouveau, ouais, ca ne devrait pas tarder a arriver de toute façon, je sens bien qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour que je m'en prenne une. Mais ce qui me fait surtout sourire, c'est que je n'ai pas parlé depuis au moins deux minutes et qu'elle fait la conversation toute seule. C'est plutôt agréable en fait. Je ne suis pas très doué pour faire la conversation. J'avance de nouveau ma chaise pour m'appuyer sur la table a mon tour, et entendre mieux ce qu'elle dit, vu qu'elle ne parle pas très fort, on est dans une bibliothèque quand même. Je me demande si nous aurions eu une autre relation si il n'y avait pas eu toute cette histoire. Après tout il a fallut une gifle pour qu'elle arrête de m'insulter, et ce n’était même pas la mienne. Je m’apprête a plonger mon regard dans le sien, mais elle me prend de vitesse, tout en posant son doigt du mon torse, ce qui me fait légèrement trembler, très légèrement. Juste un frisson. Qu'est ce qu'elles ont toute a me toucher comme ça pour me parler, les mots ne suffisent pas ?

"-Maintenant, j'aimerai bien savoir…es tu maso ? Ou y a t-il quelque chose d'autre qui fait que tu, me fasses une telle proposition, comme si ça n'avait aucune importance ?"

Hum, c'est une question intéressante au final. Je me la pose moi même des fois. Pourquoi j'encaisse comme ça sans rien dire. Je ne suis pas maso, enfin je ne crois pas, j’espère pas. Cela me fait rire légèrement, enfin pas rire, plutôt sourire. Et puis si je répond a sa question, je pourrais en poser une. Elle n'y répondra peut etre pas, mais il y a plus de chance qu'elle le fasse si j'ai moi même fait acte de bonne fois:

- Et bien, je sais encaisser, j'ai l'habitude, alors je suppose que si ça peut te permettre d'aller mieux, ce qui n'est peut être pas le cas bien sur, mais ça ne me gênè pas de prendre un ou deux coup pour que tu te sente mieux après. Ouais, je suppose que c'est ça la raison, je sais encaisser...

C'est pas totalement faux en plus, mais plus que physiquement, comme sa question le voulait a la base, je sous-entend le coté psychologique également. Je ne vais pas dire mot pour mot que j'ai eu quelque trucs compliqués dans ma vie qui m'ont endurcit, le sous-entendre suffit, pas besoin d'en dire plus.

- A moi maintenant, vous faites souvent ça avec tes copines ? Je veux dire, vous acharnez sur des pauvres gars comme le type qui était la et que vous avez fait fuir a coup de boulettes. Bon il n'avait pas l'air très solide en même temps....

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MessageSujet: Re: Toi, Elles, Moi et les Livres (Satoshi)   Ven 6 Mai 2016 - 21:31

Je ne m'étais pas vraiment attendu à ce qu'il me sourit comme ça. J'avais plus misé, sur quelque chose d'autre. Je ne suis pas déçue, seulement surprise, je dois le reconnaître. Je m'étais peut être, fait des idées, après tout. Probablement, oui, juste, mon esprit qui voit des choses là, où il n'y en a pas. Décidément mon décodeur à besoin de dépoussiérage. Bref, il n'a pas arrêté de sourire, au point où, je me suis demandé s'il ne se payait pas ma tête. Non, parce que je trouve ça, quand même assez étrange, de sourire comme un idiot. Mais, j'ai bien l'impression qu'il, ne se moque pas de moi. Je ne dois pas perdre, à l'esprit que c'est une personne gentille et que, son comportement se limite souvent à cet état de fait. Tatsuki, ne sourit pas autant, en fait, c'est rare qu'il me permette de voir le sien. Enfin, je comprends pourquoi. Faut dire qu'avec tout ce qu'il sait, ça explique fort bien les raisons qui le pousse, à ne pas passer son temps à me montrer la blancheur de ses dents, par un sourire. Bref, revenons à la réalité.  Il semble réfléchir à ma question, au moins, il ne me sort pas une réponse toute faite, je préfère ça, il semble avoir fait son choix et me dit :

- Et bien, je sais encaisser, j'ai l'habitude, alors je suppose que si ça peut te permettre d'aller mieux, ce qui n'est peut être pas le cas bien sur, mais ça ne me gênè pas de prendre un ou deux coup pour que tu te sente mieux après. Ouais, je suppose que c'est ça la raison, je sais encaisser…

Voilà, cette réponse, montre la similarité qu'il peut avoir avec Tatsuki. Bien que, je pense que même là dessus il doit y avoir des différences infimes que je ne suis pas en mesure de percevoir. « l'habitude » de se faire frapper ? Je ne pense pas, mais je ne vois pas trop, où il veut en venir. Je ne le vois pas se battre avec quelqu'un. Je ne dis pas, qu'il n'en serait pas capable, je n'en sais rien, mais seulement, il est gentil, alors ça ne va pas trop, avec cette image de violence qui me vient à l'esprit, quand je parle de se battre. Il réitère sa proposition, j'ai du mal à comprendre son intérêt au fait, d'accepter que je le frappe, mais je suppose que ça doit être parce qu'il est gentil, ou un truc dans ce style, là. Vaut mieux qu'il ne me tante pas trop, je profite facilement des autres. « encaisser », fait il une référence au fait qu'il arrive à supporter complètement la violence ? Je ne sais pas trop, mais j'ai l'impression que, si il est resté, assez évasif sur la question, c'est qu'il ne tient pas particulièrement à s'étendre sur le sujet. Dans une telle situation, avec Tatsuki, je ne me permets pas d'insister, même si j'ai très envie de le faire, je suppose qu'on a tous le droit d' avoir ses petits secrets. Puis il reprend, alors que je n'ai pas fini ma réflexion :

- A moi maintenant, vous faites souvent ça avec tes copines ? Je veux dire, vous acharnez sur des pauvres gars comme le type qui était la et que vous avez fait fuir a coup de boulettes. Bon il n'avait pas l'air très solide en même temps.…

« sincérité »

Je tourne la tête, pour ne pas à avoir à le regarder. Il a été sincère avec moi et m'a parlé en toute honnêteté. Malheureusement, il a mal choisi sa question. Je suis dans l'incapacité de lui répondre. Le jeu, les règles me l'en empêchent. Il va sans doute, être déçu que je ne réponde pas, mais au moins, pour faire preuve de la même sincérité que lui, dans une moindre mesure, je ne lui mentirai pas. J'aimerais bien savoir qu'elle serait sa réaction, si, là, je me décidais à l'emmener chez moi. Si je me décidais à lui ouvrir les portes de ma chambre et sortir, de sous mon lit, la boîte de pandore. Si, je lui permettais de regarder ce que celle-ci renferme. Qu'elle tête ferait il, s'il voyait chaque document, chaque photo, chaque CD, chaque preuve ? Si je lui racontais comment j'ai regardé, un homme tendre la main vers moi, pour me supplier de l'aider, alors qu'il se faisait démonter, par des types que j'avais, moi même payé. S'il voyait le visage, de cette fille emplie de terreur, lorsqu'elle a vu son crâne chauve. Si, il savait avec quel calme, j'avais participé à droguer un mec avant de le balancer, ''dans la cage au lion''. Si, il voyait la tête de ce mec, dans la chambre d’hôpital après sa tentative de suicide. Si, je lui racontais comment ce type, c'était retrouvé la tête dans l'eau à se débattre vainement. Si, il voyait ce mec figé devant les mots rendu public par nos soins, alors qu'il les avait envoyé secrètement à Emiko. Si je lui racontais comment cette fille nous avait supplié de lui ouvrir la porte. Si je lui disais comment on avait regardé calmement les images de l'infidélité du père d'Emiko, défiler devant des dizaines de personnes. Si, il voyait les traces de rougeur qui avaient marqué le visage de cette fille. Si, je lui racontais le nombre de fois où je suis entré par effraction chez des gens. Si, je lui parlais des endroits très peu fréquentables dans lesquels je me suis rendu, pour obtenir des substances que l'on trouve que là bas. Si, je lui racontais ce qu'à parfois fais Emiko, Azami et même Nanami pour obtenir quelque chose de quelqu'un. Si, là, je me décidais à ouvrir la bouche, à oublier pendant quelques instants que tout le reste existe. Sa réaction serait sans doute pire que celle de Tatsuki. Ce dernière m'aime et m'a toujours aimé. Malgré ça, quand il a su, il y avait tellement eu, de dégoût dans son regard que ça en avait été difficilement supportable. Si même Tatsuki à réagit comme ça, alors que j'ai une place particulière dans son cœur, je n'imagine même pas la tête que lui ferait. De toute façon, je n'aurai jamais l'occasion de le savoir et parfois il est préférable que les choses soient ainsi. Je tourne ma tête vers lui et dit calmement :

-Je ne peux pas en parler avec toi...comme tu l'a dis plutôt...on a tous ses secrets…

Mon rôle majeur est de les préserver et c'est ce que je fais depuis le début que tout ça, a commencé. Ce n'est pas, aujourd'hui que je vais m'arrêter de le faire. Ni demain, ni même, probablement jamais. La vie c'est comme ça, fait de choses qui ne peuvent parfois, jamais s'arrêter. Le jeu, c'est comme le temps, il a eut un début, mais la fin, tu ne la vois même pas. Pourquoi, alors que c'est possible d'arrêter ? C'est vrai, théoriquement, il suffirait que je dise « Stop », pour que tout ça prenne fin. Mais, je crois que, j'en suis incapable, je ne pourrai pas le faire, non, je n'y arriverai pas, peu importe qui me le demanderai, j'ai l'impression que jamais je ne ferai en sorte que ça s'arrête. Je passe ma main dans mes cheveux, soupire doucement, avant de continuer sur ma lancée :

-Bref, je suis fatiguée…

Je croise les bras sur la table et cale ma tête, je sens le contact froid de la matière contre mon front. Mes cheveux formes un voile opaque qui diminue la luminosité. Puis je reprends encore une fois la parole et dis :

-raconte moi quelque chose…
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MessageSujet: Re: Toi, Elles, Moi et les Livres (Satoshi)   Ven 6 Mai 2016 - 23:43

"-Je ne peux pas en parler avec toi...comme tu l'a dis plutôt...on a tous ses secrets…"

Ca m'a l'air d’être plus qu'un secret. D'une certaine façon, bien que je n'en sois pas sur, je sens comme une grosse réserve de sa part sur ce sujet. Comme si elle voulait s'en distancer. Ça serait mentir que je ne suis pas curieux de savoir ce qu'il en est. Je doute même que cela me choque. Il y a une différence entre faire quelque chose et voir quelqu'un le faire. Je ne suis pas du genre a juger les gens. D'ailleurs, je n'aime pas vraiment l’espèce humaine. C'est pour ça que je préfère m'en éloigner. Ils sont bruyants, adeptes des pires luxures, des pires horreurs. Mais après tout j'en fais partis, je suis sur que j'en serais capable aussi. Bon c'est pas le sujet. Je ne vais sans doute rien rajouter. J'aimerais savoir, comme quand on te dis "regarde ce qu'il y a dans la boite c'est trop bien" puis qu'on la renferme avant d'avoir pu voir ce qu'il y avait a l’intérieure. Frustration, c'est plutôt ce que je ressens a présent.

-Bref, je suis fatiguée…

Je baisse les yeux pour la voir prendre une position comme pour dormir. Vraiment elle est étonnante, c'est comme si elle n'avait plus aucune envie d’être méchante avec moi, sincèrement j'aimerais bien la comprendre, mais je n'y arrive pas.

-racontes moi quelque chose…

Une histoire hein ? Comme si j'avais beaucoup de chose a raconter. Qu'est ce que j'ai vécu dans ma vie finalement ? Voir ma mère se faire battre pendant plusieurs années, me faire battre a mon tour. Me renfermer sur moi même, découvrir des arts martiaux. Faire des arts martiaux. Et voila, c'est tout je crois. Ah, rencontrer Aslinn. Rencontrer Zakuro-san, Hisaka-san, et maintenant ces quatre filles. Rien de bien intéressant.

- Tu sais, je ne sais pas quelle est la nature de ce secret, si tu ne m'en parle pas pour protéger tes amis, te protéger toi même, ou pour ne pas me choquer ou je ne sais quoi. Mais sache néanmoins que, même si on ne se connait pas beaucoup, je ne suis pas du genre a répéter a tout vas des choses que l'on me dit. Ni a être choqué ou juger les gens. La violence et la honte absolus, je connais. Je connais a en pleurer, alors en tout cas si un jour tu veux en parler ou quoi, et bien, euh...tu peux, ma porte est ouverte.

Ce n'est pas une histoire, je voulais juste rajouter ça? D'une certaine façon, ce n'est pas pour elle que je le dis, mais pour moi. Ca m'a en quelque sorte soulagé d'avoir évoqué a voix haute ces choses, ce que je n'avais jamais fais avant. Sans rien en dire, c'est déjà un pas en avant. Puis en m'appuyant a mon tour sur mon coude je fais:

- Bon je présume que tu n'aimes pas les histoires de pauvres de toute façon *léger sourire*, et moi j'habite a la campagne, je doute avoir quoi que ce soit que je puisse te raconter qui t’intéresse, a moins que tu sois une grande passionné par les temples mystiques, parce que ça je peux t'en parler longuement. Il n'y a pas grand chose d'autre a étudier la d'ou je viens. Je peux aussi te parler de la façon dont un garçon a voulu voler dans un magasin un jour et s'est fait severement réprimandé. Très sévèrement. Ou encore te parler du club de poker des anciens, ou il faut avoir minimum 70 ans pour avoir le droit de participer.

L'enfant c’était moi bien sur, mais bon, pas besoin de trop en parler, c'est déjà un souvenir assez douloureux comme ça. Je garde mon visage amusé, histoire de lui montrer que c'est juste pour rigoler que je dis ça. Enfin pas vraiment, tout est véridique, mais je trouve ça drole avec du recule.

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MessageSujet: Re: Toi, Elles, Moi et les Livres (Satoshi)   Sam 7 Mai 2016 - 2:38

- Tu sais, je ne sais pas quelle est la nature de ce secret, si tu ne m'en parle pas pour protéger tes amis, te protéger toi même, ou pour ne pas me choquer ou je ne sais quoi. Mais sache néanmoins que, même si on ne se connait pas beaucoup, je ne suis pas du genre a répéter a tout vas des choses que l'on me dit. Ni a être choqué ou juger les gens. La violence et la honte absolus, je connais. Je connais a en pleurer, alors en tout cas si un jour tu veux en parler ou quoi, et bien, euh...tu peux, ma porte est ouverte.

En règle générale, quand quelqu'un commence sa phrase par « tu sais », tu dois t'attendre, à entendre quelque chose que tu n'as pas envie de savoir. Ce qui est à demi-vrai dans le cas présent, car de nombreuses choses sont dites. Effectivement, cher « Détective Satoshi », bravo pour cette performance remarquable. Oui, ne pas t'en parler, équivaut à protéger moi et mes amies. Oui, je sais, tu es gentil, prêt à m'écouter, ce genre de truc, mais, « je ne peux PAS, t'en parler ». Encore, plus quand tu me donnes l'impression, d'avoir fait partie, de ceux qui se tienne de l'autre côté de la ligne. « Si un jour je veux en parler ? », « ta porte est ouverte » ? Tu t'attends à quoi, que je te dise bonjour « Docteur Satoshi » et que je m'allonge sur un divan pour te raconter ma vie ? Bon, si je devais asperger tout ça de répulsif à sarcasme et qu'on m'injecte une dose de gentillesse, grosse quantité, c'est mieux. Alors, peut être que je t'aurai dis merci. Voir même que je te prendrai la main, en mode, tu me comprends. Mais bon dans ce cas là, je serai à la limite de l'overdose je pense. J'avais dis sans sarcasme ? Chassez le naturel et il revient au galop. Tant pis, mais honnêtement j'aurai dis merci et je l'aurai sincèrement pensé.  Mais là, je vais juste me contenter de garder le silence. Je ne suis pas certaine, d'ailleurs qu'il s'attendait à ce que je lui fasse une réponse. En tout cas, c'était intéressant et ça en dit assez long sur lui. Le voilà qui s'appuie à son tour sur la table. Je le vois du coin de l'oeil, derrière mes cheveux, il dit alors :

- Bon je présume que tu n'aimes pas les histoires de pauvres de toute façon *léger sourire*, et moi j'habite a la campagne, je doute avoir quoi que ce soit que je puisse te raconter qui t’intéresse, a moins que tu sois une grande passionné par les temples mystiques, parce que ça je peux t'en parler longuement. Il n'y a pas grand chose d'autre a étudier la d'ou je viens. Je peux aussi te parler de la façon dont un garçon a voulu voler dans un magasin un jour et s'est fait severement réprimandé. Très sévèrement. Ou encore te parler du club de poker des anciens, ou il faut avoir minimum 70 ans pour avoir le droit de participer.

« Objection ! », je n'ai jamais dis que je n'aimais pas les histoires de pauvres. Bon, tu me diras, théoriquement, je peux pas trop connaître mon goût là dessus. Puisque de un, le seul pauvre dont je connais l'histoire est Tatsuki et que de deux sont histoire est étroitement liée à la mienne, ce qui en un sens, ne me permet pas d'être objective. Donc, en fait, je ne sais pas si j'aime ou non les histoires des pauvres. Mais bon, je n'ai aucune raison de te détromper, enfin, si, je devrai le faire parce que c'est mieux pour mon plan, mais on va faire comme si je n'y avais pas pensé. Si, je pouvais faire avance rapide sur le passage où il se prétend capable, de savoir ce qui m'intéresse ou non ça m'arrangerait, car je sens déjà naître en moi un soupçon d'agacement. « grande passionnée par les temples mystiques »… Mais, c'est que tu as de l'humour dis donc. Non, sans la moindre hésitation, ça n'est pas mon style. A moins que dans ton temple se cache l'une des dernières créations de haute couture, ce qui m'étonnerait fort. J'ai cru que j'allais m'étouffer, aux mots « t'en parler pendant des heures ». Alors là mon grand tu te fous le doigt dans l’œil jusqu'au coude si tu crois que je vais rester bien sagement installé sur cette chaise, si tu comptes faire une chose pareille. A moins bien sûr que tu ne me ligotes, à cette même chaise, pour me forcer à t'écouter. Bon, je te pardonne le truc du temple, tu as l'excuse de ne pas avoir connu grand-chose d'autre. Les deux propositions qui suivent sont déjà grandement meilleur. Alors la première m'intrigue, c'est obligé qu'il parle de lui en disant ce garçon et je voudrai bien savoir de quoi il en retourne. J'aime bien la dernière, je me vois bien écrire un truc là dessus, «club de poker des anciens », ça me fait sourire, ce serait plutôt un bon titre. Je me vois bien allé mener une enquête d'investigation, où j'intitulerais mon compte rendu par «Comment j'ai survécu et infiltré un réseau de poker des anciens », ouais, ça pourrait être sacrément marrant. Temps mort, on se calme, on redescend sur terre deux petites minutes. On doit s'en tenir au plan, ce mec est, un « stupide », « grand » je le reconnais, « idiot », « gentil » « crétin » que tu as frappé à grand coup de bouquins ma fille et que l'idée de recommencer, dés qu'il t'aura suffisamment exaspéré te seras quasiment viscéral. Voilà, maintenant que les choses sont assez claires, on peut reprendre là, où, on en était. Donc, je reviendrai plus tard sur cette histoire de Poker, la curiosité ''mal placée'', je dois le reconnaître, avant toute chose. Je me contente, de rester dans la même position que depuis tout à l'heure et de lui dire :

-Parle moi de cette histoire de garçon qui a voulu voler...
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MessageSujet: Re: Toi, Elles, Moi et les Livres (Satoshi)   Sam 7 Mai 2016 - 16:40

-Parle moi de cette histoire de garçon qui a voulu voler...

Toujours ce petit ton las et fatigué. Sincèrement, je me doutais que ça allait être le truc qui allait l’intéressait, mais je ne pensais pas qu'elle m'en demanderait plus. Qu'elle irait me questionner. J'ai un peu l'impression qu'elle en fait trop, qu'elle se force. Elle est peut être sincère, je suis peut être idiot a douter encore, mais si c'est une stratégie pour me faire baisser ma garde, alors j'aurais l'air encore plus idiot tout a l'heure. Autant être sur avant de vraiment parler sans craintes. je vais jouer le jeu en changeant un peu l'histoire. Si elle pense que c'est un mensonge et qu'elle me le fait remarquer, alors je lui dirais la vraie histoire, sinon elle croira a cette version et ça sera mieux pour tout le monde.

- Hum, je ne pensais pas que cela aller t’intéresser, ce n'est qu'une histoire de gamins....mais si tu veux, je vais te la raconter.

Je m'étire encore un moment avant de m'approcher encore un peu d'elle pour pouvoir parler encore moins fort. Pas besoin que tout le monde soit au courant. C'est tellement silencieux que même en chuchotant, je pense qu'ils vont m'entendre quand même. Je suis plus pret d'elle maintenant, et je lui souris avant de commencer lentement:

- Bon, je ne suis pas forcément sur de tout les détails. C'est la doyenne du village qui me l'a raconté un jour ou elle était de passage chez moi. Enfin qui nous l'a raconté, a ma mère et moi.

J'allais dire, mon père n’était pas la, mais il n’était déjà plus la. Mon regard se perd quelque secondes pendant que je ré-assiste a la fermeture de la porte sur une valise remplit a ras bord. Le bruit du moteur de sa grosse voiture qui disparait. Je soupire avant de reprendre:

- D’après ce que je sais, il y avait un garçon un peu tumultueux, plus jeune que moi d'un an, si bien que je ne l'ai jamais connu a part de loin, il est arrivé quand j'ai fini l'école primaire je crois. Bref, peu importe. Je crois qu'il n'avait pas beaucoup d'amis parce qu'il était un peu le genre caïd, qui frappe les autres qui lui manque de respect, ce genre de chose, et das un village comme le miens, c'est rare, et pas bien vu. Du coup il était souvent tout seul. Je l'ai souvent vu tout seul dans un parc de jeu qu'il y avait.

C’était pas vraiment un mensonge. Il y avait bien un garçon comme ça. C’était d'ailleurs lui qui avait mené son petit groupe pour tabasser a quatre ou cinq contre un le pauvre garçon que j'avais laissé a son sort. Je n'ai jamais parlé a ce petit caïd, mais je suppose qu'il était du même genre que ceux que j'ai rencontré ensuite, méchant cruel, sadique, enfin sans doute. Parce que souvent, les caïd sont moins féroces une fois seul. Désolé, je vais t'utiliser pour mon histoire.

- Et donc un jour de vacances, alors que tout ses amis avaient quitté cette petite campagne, il s'ennuyait, et il a décidé qu'il était venu le temps pour lui de passer a l'étape au dessus. Je suppose que tabasser des enfants de son age était devenu ennuyeux, alors il s'est dit qu'il allait voler quelqu'un. Mais pas juste une personne, une boutique. La plus grande boutique du village était une genre de supérette un peu comme celle qu'il y a sur le campus. En plus grand, vu que c’était le seul endroit ou s'acheter de quoi manger a des kilomètres a la ronde.

C'est vrai que quand on y pense, une seule boutique pour plusieurs centaines de personne, c’était plus peu, mais bon peu importe.

- Un témoin a raconté qu'il l'avait vu assembler des poubelles les une en équilibre sur les autres, avant d'ouvrir le couverte de la dernière, et placer un énorme pétard a coté, puis de l'allumer. Il s'est caché a coté de l'entrée et a attendu. Quand le pétard a explosé, sous le choc, le couvercle s'est refermé, et la secousse a fait tomber la poubelle sur la suivante, et ce ainsi de suite comme des dominos, provocant un fracas assourdissant. Le vendeur du magasin est sortit en trombe, pendant que le garçon a pu passer et remplir un sac entier de confiserie, de bonbon et de snack en tout genre, avant de ressortir alors même que le vendeur était en train de chercher ce qui avait bien pu provoquer la chute des poubelles.

Je souris en repensant a l'homme. Il n'avait jamais obtenu son diplôme, et était considéré par tous comme un simplet, c'est pour ça qu'il tenait ce poste. Mais tout le monde l’appréciait, il était gentil et avait finalement une bonne mémoire en ce qui concerne les ragots et les histoires de bonnes femmes. Je me demande si aujourd'hui encore il a comprit comment les poubelles étaient tombés.

- Et ce même témoin qui avait vu le garçon partir a prévenu ses parents, qui l'ont ramené par la peau du cou, en lui ordonnant de toute rendre et de s'excuser. Il parait que son père la gifler tellement fort qu'il a garder une trace rouge sur la joue pendant plusieurs semaines.

Je m’arrête, c'est vraiment ce genre d'histoire qu'elle voulait entendre ? Je n'en suis pas persuadé.

- Et voila.

Je lui souris de nouveau.

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MessageSujet: Re: Toi, Elles, Moi et les Livres (Satoshi)   Dim 8 Mai 2016 - 23:07

- Hum, je ne pensais pas que cela aller t’intéresser, ce n'est qu'une histoire de gamins....mais si tu veux, je vais te la raconter.

Quoi ? Ça t'étonne ? Tu dois sérieusement me prendre pour une fille superficielle et autant dire que je n'aime pas trop ça. Enfin, je m'en fou qu'il ne me voit pas sous un très bon jour. C'est juste qu'honnêtement j'aime bien apprendre de nouvelles choses. Bien que les temples, machin truc ne soit pas mon délire. Deuxième chose, j'aime pas trop sa manière de me dire ça, je sens déjà mes doigts frémir rien qu'à l'idée de lui faire fermer son clapet. Mais, bon, zen, c'est pour la bonne cause. Je ne vais pas déjà utiliser mon droit de lui en coller une ou deux, on ne sait jamais, il pourrait m'énerver un peu plus par la suite. Il s'étire et s'approche de moi, j'ai l'impression qu'il va me faire une confidence, ou c'est juste qu'il ne veut pas que les autres l'entendent, au final n'est ce pas la même chose ? Sans doute, quoi qu'il en soit, il continu sur sa lancée en me souriant :

- Bon, je ne suis pas forcément sur de tout les détails. C'est la doyenne du village qui me l'a raconté un jour ou elle était de passage chez moi. Enfin qui nous l'a raconté, a ma mère et moi.

Quoi ? Je suis un peu surprise, je dois dire que ça ne colle pas trop, avec ce que j'avais prévu d'entendre. C'est moi, ou il y a un truc qui cloche ? Vaut mieux que je cherche pas midi à quatorze heures, je dois juste, me faire des idées. Mais quand même, j'étais certaine qu'il allait me parler de lui, c'est bizarre, je n'arrive pas à me convaincre que je me suis juste trompée. Il soupire, je me demande pourquoi. Est ce le fait qu'il vient d'évoquer sa mère ou autre chose ? Je me garde bien de lui demander, vu les mots que j'ai employé tout à l'heure pour parler d'elle, ça vaut mieux que je ne remette pas cette histoire sur le tapis, l'objectif du plan, c'est quand même qu'il ait une meilleure image de moi. Je suis certaine que lui rappeler la manière très peu admirable que j'ai utilisé pour parler de sa mère, m'aide à obtenir ce que je veux. Quoiqu'il en soit, il continu :

- D’après ce que je sais, il y avait un garçon un peu tumultueux, plus jeune que moi d'un an, si bien que je ne l'ai jamais connu a part de loin, il est arrivé quand j'ai fini l'école primaire je crois. Bref, peu importe. Je crois qu'il n'avait pas beaucoup d'amis parce qu'il était un peu le genre caïd, qui frappe les autres qui lui manque de respect, ce genre de chose, et das un village comme le miens, c'est rare, et pas bien vu. Du coup il était souvent tout seul. Je l'ai souvent vu tout seul dans un parc de jeu qu'il y avait. Et donc un jour de vacances, alors que tout ses amis avaient quitté cette petite campagne, il s'ennuyait, et il a décidé qu'il était venu le temps pour lui de passer a l'étape au dessus. Je suppose que tabasser des enfants de son age était devenu ennuyeux, alors il s'est dit qu'il allait voler quelqu'un. Mais pas juste une personne, une boutique. La plus grande boutique du village était une genre de supérette un peu comme celle qu'il y a sur le campus. En plus grand, vu que c’était le seul endroit ou s'acheter de quoi manger a des kilomètres a la ronde. Un témoin a raconté qu'il l'avait vu assembler des poubelles les une en équilibre sur les autres, avant d'ouvrir le couverte de la dernière, et placer un énorme pétard a coté, puis de l'allumer. Il s'est caché a coté de l'entrée et a attendu. Quand le pétard a explosé, sous le choc, le couvercle s'est refermé, et la secousse a fait tomber la poubelle sur la suivante, et ce ainsi de suite comme des dominos, provocant un fracas assourdissant. Le vendeur du magasin est sortit en trombe, pendant que le garçon a pu passer et remplir un sac entier de confiserie, de bonbon et de snack en tout genre, avant de ressortir alors même que le vendeur était en train de chercher ce qui avait bien pu provoquer la chute des poubelles.Et ce même témoin qui avait vu le garçon partir a prévenu ses parents, qui l'ont ramené par la peau du cou, en lui ordonnant de toute rendre et de s'excuser. Il parait que son père la gifler tellement fort qu'il a garder une trace rouge sur la joue pendant plusieurs semaines. Et voila.

Il me sourit et je me redresse soudainement. Je me suis retenu de lui couper la parole, non pas que l'envie ne m'ait pas démangé. Mais, pas sûr qu'il aurait apprécié que je le coupe toutes les deux secondes pour épancher mon point de vu. C'est bien, je vais pouvoir lui faire part de ce que je pense. Je sens déjà naître en moi mon irritation que j'avais décider d'abandonner plutôt, je ne sais pas si c'est la manière dont il me sourit qui m'agace le plus, ou l'histoire dans sa globalité. Je prends donc une voix plus emportée que ce que j'aurai voulu :

-Vraiment, c'est...comment dire…tous des abrutis chez toi ! Tu as dit qu'il n'avait pas beaucoup d'ami parce qu'il frappait les autres qui lui manquait de respect. Et bien, moi, je comprends qu'il puisse ne pas vouloir faire copain-copain avec des gens comme ça ! Et puis, franchement, il était tout le temps tout seul, personne n'est jamais allé le voir, et genre il serait le seul fautif ! Moi à sa place j'aurais probablement agit de la même manière avec des gens qui ne savent même pas faire preuve du respect le plus élémentaire ! En plus, quelqu'un sait il poser la question des raisons qui le poussait à agir comme ça ? Bien sûr que non ! Il voulait peut être juste se protéger des autres ! Il a volé et alors ! Il avait peut être d'autres raisons de le faire  que de répondre à de l'ennui ou à une idée de provocation ! Qui dit que ça n'était pas autre chose ! Lui a t-on laissé la possibilité de s'exprimer ? Je ne crois pas ! Parce qu'au final la seule chose qui intéressait les fouineurs c'était de prouver qu'il était le mouton noir, l’intrus ! Oh, en plus, quand on voit la réaction de son père ! Je trouve que le comportement de ce gamin n'a rien d'étonnant ! Et là encore, personne n'a trouvé quelque chose à redire au fait qu'il foute une baffe qui le marque à ce point là ! Ouais, évidemment c'est plus facile de voir la merde là où on veut la voir ! Peu importe que son comportement eu quelque chose de répréhensible ! Frapper son gosse! Il n'y a que des abrutis pour faire une chose pareille !

Je lâche un profond soupire d'agacement, avant de secouer la tête en levant les yeux au ciel. Puis je dis un peu plus calmement, mais avec une touche de cynisme qui ne répond absolument pas à mon plan:

-Enfin bon, peu importe, mes propos n'ont pas beaucoup de valeur !Je ne suis pas pauvre, j'ai toujours eu des amis, j'ai toujours habité dans une grande ville. Quant à l'histoire du père...je n'ai pas d'enfant… mais si ça avait été le mien, je ne me serai pas donné le droit de le gifler comme ça !

Avec tout ça, j'allais oublié. Je me penche pour me rapprocher de lui. Je tire sur une mèche des ses cheveux en arquant un sourcil. Puis je lui murmure :

-Une dernière chose tu as dis que tu n'étais pas sûr de tous les détails. C'est drôle, c'est pas l'impression que tu donnes…

Je libère sa mèche en me levant. Puis je me tourne pour rejoindre la table que j'avais quitté un peu plutôt, en compagnie des filles. En fait, il vaut mieux pour lui et pour le plan que je fasses ça, parce que c'est clairement pas deux ou trois malheureux, coup de bouquin que j'ai envie de lui donner. Mais, la bibliothèque entière risquerait de lui atterrir en pleine tête. Je range mes affaires, maladroitement, tout ça c'est de sa faute. Je sais que je n'aurai pas du réagir comme ça, j'aurai dû me tenir au plan. Ma réaction, ne va clairement pas m'aider, à faire en sorte que tout fonctionne sur des roulettes, mais c'était plus fort que moi, il a vraiment le don de m'agacer. Je soupire une nouvelle fois, je n'ai pas ranger le livre, tant pis, je vais le laisser là et quelqu'un d'autre le rangera à ma place. Ou alors je pourrai le prendre avec moi, pour continuer de travailler dessus à la maison, mais ça voudrait dire que je serai obligé de le ramener. Je hausse les épaules en le reposant sur la table. Au pire, j'irai en acheter un exemplaire.
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MessageSujet: Re: Toi, Elles, Moi et les Livres (Satoshi)   Lun 9 Mai 2016 - 16:44

Elle a l'air d'avoir perdu peu a peu son calme au fil de l'histoire, et ca me fait sourire de plus en plus. Il semble que mon idée marche plutôt bien finalement. Bon elle va encore s'en prendre a moi. Mais peu importe, je vais sans doute pouvoir voir ce que je voulais au final avec cette histoire. Elle se redresse soudainement et dit d'une voix légèrement colérique:

-Vraiment, c'est...comment dire…tous des abrutis chez toi ! Tu as dit qu'il n'avait pas beaucoup d'ami parce qu'il frappait les autres qui lui manquait de respect. Et bien, moi, je comprends qu'il puisse ne pas vouloir faire copain-copain avec des gens comme ça ! Et puis, franchement, il était tout le temps tout seul, personne n'est jamais allé le voir, et genre il serait le seul fautif ! Moi à sa place j'aurais probablement agit de la même manière avec des gens qui ne savent même pas faire preuve du respect le plus élémentaire ! En plus, quelqu'un sait il poser la question des raisons qui le poussait à agir comme ça ? Bien sûr que non ! Il voulait peut être juste se protéger des autres ! Il a volé et alors ! Il avait peut être d'autres raisons de le faire que de répondre à de l'ennui ou à une idée de provocation ! Qui dit que ça n'était pas autre chose ! Lui a t-on laissé la possibilité de s'exprimer ? Je ne crois pas ! Parce qu'au final la seule chose qui intéressait les fouineurs c'était de prouver qu'il était le mouton noir, l’intrus ! Oh, en plus, quand on voit la réaction de son père ! Je trouve que le comportement de ce gamin n'a rien d'étonnant ! Et là encore, personne n'a trouvé quelque chose à redire au fait qu'il foute une baffe qui le marque à ce point là ! Ouais, évidemment c'est plus facile de voir la merde là où on veut la voir ! Peu importe que son comportement eu quelque chose de répréhensible ! Frapper son gosse! Il n'y a que des abrutis pour faire une chose pareille !


Je la regarde en perdant lentement mon sourire. Mais intérieurement je me sens vraiment content. C'est bien ce que je pensais. C'est surtout sa dernière phrase qui m'a prit un peu au dépourvu. Je pensais bien qu'elle allait réagir, mais cette fin, ça sonne tellement étrange pour moi qui l'ai vraiment vécu. Un abrutis. Non je ne pense pas que ce soit la bonne définition de quelqu'un qui frappe son fils. Disons juste qu'il se permet de passer sa colère sur quelque chose qu'il a crée lui même. Il ne voit pas le mal a ça. Il trouve ça tout naturel. Bon la raison de la gifle dans l'histoire n'est pas exactement celle qui m'est arrivé. A vrai dire j'aurais préféré m'avoir mérité, cela m'aurait moins fait souffrir.

Sans le vouloir je la regarde avec une certain admiration tandis qu'elle continu de parler sur elle même, avant d'attraper l'une de mes mèches de cheveux. Mes yeux étaient fixés sur son corps. Oui, c'est aussi bien ce que je pensais. Elle me dit qu'elle trouve étrange que je connaisse autant l'histoire alors que j'ai dis au début que je n'étais pas sur de tout les détails. Hum, c'est vrai, j'aurais du être moins précis. Enfin de toute façon ce n’était pas vraiment pour l'histoire en elle même que je l'ai raconté. J'attends qu'elle me lâche avec un soupir. Elle aurait quand même pu éviter de me tirer les cheveux. Autant le coup avec le livre ne m'a pas fait grand chose, autant tirer les cheveux de quelqu'un, c'est traite, et ca fait toujours mal. Enfin, disons plutôt que ce n'est pas très agréable. Elle me lâche enfin et je l'observe partir.

Oui, maintenant j'en suis sur. La façon dont son corps bouge quand elle se lève, le moment ou elle a plissé les yeux quand son dos a heurter la bibliothèque plus tôt. Cette façon aussi de s'assoir et de se tenir sur la chaise. Je ne suis pas un psychologue, je ne suis pas doué dans beaucoup de chose, mais si il y a bien une chose que je maitrise, c'est le sport, et les muscles. Et tout indique qu'elle a mal au dos, je pourrais repérer une blessure musculaire entre mille, en fonction de l'attitude de la personne. Je ne sais pas si c'est juste une gêne ou si elle souffre vraiment, mais je culpabilise encore plus de l'avoir poussé un peu plus tôt. Bon, elle l'avait mérité. Je me lève a mon tour en m'étirant. Il semble que cela prenne fin. Il y a beaucoup de question sans réponses, mais il y a bien une chose que j'ai pu confirmer.

Elle semble réfléchir a ce qu'elle va faire de son livre quand j'arrive dans son dos. Elle le repose alors. Elle va sans doute partir. Avant ça je me penche derrière elle en faisant:

- Au moins cette histoire m'a prouvé que contrairement a ce que tu essais de mettre en avant, tu es plutôt gentille en fait. Je te raconterais la vraie histoire un jour si tu veux.

Elle va sans doute encore s'énerver, alors je ne lui laisse pas le temps de répondre et pose un doigt avec extrêmement de délicatesse au creux de son dos en ajoutant:

- Et tu devrais faire attention, si tu as mal au dos. Reposes toi, c'est la partie du corps qui contrôle tout, ca serait dommage de le blesser vraiment.

Je lui refais un sourire, vraiment sincère cette fois, pour la première fois de la journée. Plus de provocation ou de taquinerie, avec cette histoire j'ai pu me rendre compte d'une réaction sincère qu'elle a eu, et donc ce qu'elle était vraiment. Au moins je ne me ferais plus avoir la prochaine fois avec des suppositions sur son véritable caractère. Je lui fais un petit signe de la main:

- A un de ces jours, Natsuki-chan.

Je lui souris encore avant de partir vers l'entrée, d'ouvrir la porte de la bibliothèque et de sortir dans la chaleur extérieur, mon devoir sous le bras. Finalement c’était une bonne idée de venir ici, j'ai appris beaucoup de chose et j'ai fini mon devoir, tout en évitant la chaleur étouffante de ce mois de Mai. Je pars en courant, tandis que l'air chaud me frappe le visage. Il est temps d'aller s'entrainer.

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Toi, Elles, Moi et les Livres (Satoshi)
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