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 Un peu de café? (Satoshi)

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Natsuki Tatsuya
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MessageSujet: Un peu de café? (Satoshi)    Mer 13 Avr 2016 - 23:18

Quand je m'étais réveillé ce matin, mon corps avait dû encaisser la nuit difficile que nous avions lui et moi traversé. Le manque de sommeil n'avait rien d'agréable, ni même de cool. Les cernes étaient le fléau de l'humanité qu'il fallait inlassablement combattre. En me préparant, j'avais constaté à quel point cet ennemi pouvait être coriace, heureusement, le maquillage était un investissement rentable dans ce genre de situation. Il avait su jouer son rôle, camouflant le plus possible les vestiges d'une nuit sans sommeil. Pourtant, tout avait bien commencé, je veux dire, je m'étais couché tôt, bien satisfaite de pouvoir m'abandonner à cet inconscient où l'autre aurait repris ses droits. Je soupire en songeant à ça, tout en réajustant sur mon nez les lunettes de soleil, dont les verres opaques masquent mes yeux aux regards inconnus. Puis je glisse une main hésitante dans mes cheveux, en m'installant plus confortablement dans mon fauteuil. Je suis à deux doigts de m'endormir, je n'ai rien contre cette idée, toutefois, je sais pertinemment que ce n'est pas le moment de le faire. J'avais besoin de réfléchir, le problème, c'est que pour ça, j'avais besoin de concentration, chose que j'ai actuellement du mal à obtenir. Je me penche légèrement pour sentir l'arôme du café, s'échappant de ma tasse. J'ai lu quelque part, que les effets de la caféine fonctionnaient par le simple fait de respirer l'air chargé en substance excitante. Dans mon état, j'aurai probablement dû me faire poser un masque inhalateur pour être sûre d'en sentir les effets se propager dans tout mon organisme. Peu importe, à vrai dire, je ne pense pas pouvoir trouver un tel objet ici. Je prends dans ma main la petite tasse que j'agite délicatement, tout en regardant le café se secouer tel une mer affolée.

Cette nuit quand mon portable s'était mis à vibrer, je n'avais même pas pris la peine d'entrouvrir les yeux pour regarder l'identité de l'appelant. Peut-être, dû fait qu'il n'y avait qu'une catégorie de personnes qui étaient capable de m'appeler à trois heures du matin, ça ne pouvait être que l'une de mes amies. J'avais vu juste, Nanami avait été à l'origine de cet appel. Au ton grave que j'avais pris lorsque j'avais accepté la communication, elle avait tout de suite compris, même à travers ses sanglots que j'étais complètement endormie. Elle avait paru sincèrement désolée. Après l'avoir rassuré, elle m'avait fait un debriefing de la situation, très incompréhensif au début jusqu'à ce qu'elle soit chez moi, dans mon salon en train de répéter la même phrase en boucle comme un disque raillé. Le sujet évoqué cette nuit, prend encore toute la place dans mon esprit « Je crois que Riko me trompe », moi qui avait cru qu'il s'agissait de son père qui avait encore merdé, j'avais été scié qu'elle puisse me sortir un truc pareil. Je porte à mes lèvres la tasse fumante et bois une gorgée du précieux nectar supposé me redonner de l'énergie. Alors que je sens le liquide se propager, je me dis que Nanami n'a vraiment pas de chance avec les hommes. Entre son père, disons le sans se mentir, est le pire d'entre tous, même le mien fait figure d'ange à côté de lui et son petit ami ''trompeur'' un seul constat s'impose à moi : elle est vraiment la moins chanceuse pour tomber sur des numéros pareils. Elle a des doutes, elle est convaincue qu'il voit quelqu'un d'autre, seulement, elle ne sait pas comme moi à quel point elle peut avoir raison. Bien sûr, je ne sais pas si actuellement, il la trompe, mais je n'ignore pas qu'il la déjà fait au moins une fois par le passé. Alors, je ne veux pas croire qu'on ne puisse pas changer, mais pour moi, il fallait faire patte blanche pour être lavé de tout soupçon, chose que sans doute Riko n'était pas capable de faire à l'heure actuelle.

En temps normal, j'aurais été en compagnie de mes amies pour analyser, réfléchir à la situation. Mais il se trouve que l'une d'entre elles est concernée par cette histoire de tromperie et ça me rend folle de rage rien que d'y penser. Certes avec mes lunettes de soleil, elle n'aurait pu voir mon regard réprobateur, mais elle aurait très bien pu entendre mon ton cynique percé à chacun de mes mots. De plus, qui sait ? Malgré la menace que je représentais, elle aurait très bien pu recommencer avec Riko. J'aime bien Emiko, mais pire qu'un petit ami qui vous trompe, c'est un ami qui vous poignarde dans le dos sans remord, cette fille faisait partie de cette trempe-là, des gens capables de vous faire une chose pareille. Je veux bien accepter ; une erreur comme un crime qui suit une pulsion, mais quand il s'agit de récidive, je suis inflexible. Non, si cela s'avère exact, je ne laisserais pas passer cette faute. C'est pour cette raison que je suis seule, sans mes amies, à tenter de trouver ce que je dois faire pour régler la situation. J'envisage très sérieusement d'utiliser le ''jeu'' pour résoudre ce problème, si les faits que l'on reproche à Riko se confirment, bien sûr, ça va de soit. De toute façon, cela faisait un moment que l'on n'avait pas monté de « missions » dont j'avais réellement envie de prendre part. Punir Riko, me ferait assurément le plus grand plaisir et un bien fou. Enfin, si Emiko se trouvait impliquée, on allait devoir régler la situation autrement.

Je fais claquer ma langue contre mon palais, tout en reposant ma tasse et en étirant mes jambes ankylosées. Je laisse mon regard se promener autour de moi, je profite de l'occasion d'être seule, pour me divertir des autres, échappant quelques commentaires parfois désobligeant dont je suis l'unique destinataire. Me moquer ne me dérange pas, je ne suis pas d'humeur à me montrer gentille avec n'importe qui. Alors que je laisse mon regard se glisser autour de moi, je repense à Nanami en larmes sur le canapé de mon salon, si faible, si misérable. Je sens mes doigts se crisper contre le rebord de la table, dans ces moments-là, je ne suis pas très utile. Je me souviens que je l'avais regardé se recroqueviller tel un animal blessé, je m'étais contenté de la regarder fixement, comme si j'avais été spectateur de la scène qui se jouait devant moi. Je ne suis pas doué pour comprendre les sentiments des autres, pour partager avec eux leur souffrance ou leur joie. Pourtant, c'était vers moi qu'elle s'était tournée et au bout d'un long moment de silence dont seuls les sanglots de Nanami étaient venus le perturber, je lui avais dit d'une voix hésitante et légèrement endormie « Tu veux quelque chose à boire ? ». Quand je disais que j'étais inutile, je ne mentais pas, mais une chose était sûre, j'étais parfaitement capable de vengeance. Nanami, c'est plutôt une fille gentille, d'ailleurs, elle n'avait pas mal pris ma question, elle avait l'habitude, sans doute, avait accepté de boire un peu de thé. Alors elle m'avait suivi piteusement dans la cuisine. Pendant que j'avais fait sa boisson et chauffait mon café par la même occasion, elle avait continué de pleurer. Je n'avais pas hésité à boire ce qui pourrait potentiellement m'empêcher de dormir, j'avais su pertinemment qu'il ne me saurait plus possible de le faire, au moment même où j'avais compris la raison de l'appel de Nanami. Je ne suis pas une lâcheuse et c'est pour ça que j'avais passé la nuit à écouter tout ce qu'elle avait besoin d'exprimer, de temps en temps, je faisais quelques commentaires tirant de potentielles informations qui auraient pu me mettre sur la piste de quelque chose. Le problème, c'est que Nanami n'avais pas vraiment été en état d'analyser ou de se souvenir de toutes les choses suspectes qui auraient pu venir enrichir ma connaissance des activités douteuses de Riko.

Je me redresse en passant une main dans mes cheveux. Je n'ai pas le temps de retourner à mes réflexions que mon portable se met à vibrer, j'attrape celui-ci posé sur la table. Je fronce les sourcils, un message d'Azami, je me mords la lèvre tout en me rappelant alors, le contenu du message  fait écho à ma pensée; j'étais sensée les rejoindre pour aller faire les magasins. Ça m'était complètement sortie de l'esprit, à juste titre. J'envoie une réponse assez brève, expliquant que je ne peux pas partir maintenant, une montagne de travail à finir et qu'elles feraient mieux d'y aller sans moi. Je mens, mais je m'en fiche éperdument, dans un sens, j'avais du travail pour résoudre cette histoire, donc, il s'agit plus d'un demi-mensonge. En reposant le téléphone sur la table après qu'Azami m'a fait part de son regret par un « tu ne sais pas ce que tu vas rater ! ». J'ai eu le temps de me convaincre du fondement de mon mensonge, au point que je ne peux pas m'empêcher de sourire à cette idée.


Dernière édition par Natsuki Tatsuya le Dim 1 Mai 2016 - 17:23, édité 1 fois
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Jeu 14 Avr 2016 - 15:23

Il n’était pas très tard. Huit heure, neuf heure peut être. Je suis matinal, très matinal, j'ai l'habitude de me lever tôt afin d'aller faire mon footing quotidien. C'est ce que j'ai encore fais ce matin, en partant a six heure vingt de ma chambre. Il faisait plutôt frais si on compare a la température qu'il fait l’après-midi. En ce mois d'Avril, la chaleur a déjà gagné l’intérieur du Japon et nous frappes impitoyablement. Il ne fait pas si chaud, mais je déteste la chaleur, c'est mon nemesis, mon ennemi juré. Elle n'apporte jamais rien de bon. De la torpeur, de la sueur, tout le monde est au ralentis et ça rend de mauvaise humeur.

C'est pour ça que je cours tôt le matin, la ou il n'y a pas personne et ou la fraicheur me réveille, me pousse a continuer. Le plus difficile dans le sport, c'est la motivation. Le vent est un ami qui me pousse continuellement a me dépasser. C'est sans doute étrange, mais je le vis comme ça. Il me pousse dans le dos et quand j'arrive dans une montée, aussi bien dans ma vie que dans mon entrainement, il me pousse a continuer, et il me motive, c'est le but sans doute.

J'ai parcourus quatorze kilomètres, plus que d'habitude, mais il n'y a pas cours aujourd'hui, j'ai largement eu le temps. Je dois avoué que ca a un peu tiré sur mes mollets vers la fin, mais je suis habitué a avoir mal dans l’effort, ca me fait me sentir vivant.

Je rentre chez moi et je prend une petite douche, c'est bien la l'un des seuls moments ou j’apprécie la chaleur, l'eau chaude dégouline sur ma peau, provoquant un effet bienfaisant inégalé. Le sport est aussi agréable pendant que après, avec la satisfaction du travail accomplit. Je sors de ma douche, m’essuie, m'habille. Que vais-je faire maintenant ? M'entrainer ? Il est trop tôt, je n'ai pas les clés du dojo. Et comme il n'y a pas cours, je ne suis même pas sur qu'il y ai beaucoup de monde a même de m'ouvrir. Que faire, que faire....Oh, oui, j'ai du travail en retard, je dois réviser mon cours de droit, c'est la seule matière ou je dois avoir les meilleurs résultats, ça rendra ma mère fière de moi.

Il me faut manger d'abord, impossible de travailler dans ces conditions, je suis affamé. Mais on dirait bien...ah oui, il a quelques jours, j'avais vu que je n'avais presque plus rien, et bien on dirait que ca y est, je suis a court de provision. Bon, je vais devoir sortir, a mon grand malheur. Pourvu que je ne croise pas trop de gens, rien que d'y pensé ca me stresse. Enfin si par hasard je croise Aslinn...peu de chance ici.

Je sors et je me dirige vers le seul endroit que je connais qui sert des choses a cet heure la, le café du campus. Il n'y aura pas foule a cette heure de la matinée. Enfin je l’espère, si il n'y a aucune table de libre je préfère rentrer chez moi le ventre vide.

Je passe la porte et tout en me passant la main dans ma tignasse blonde, je me dirige vers le comptoirs. La serveuse me souhaite le bonjour et j'observe quoi acheté. Il n'y a rien qui me fait envie, je vais donc juste prendre a boire. Un café ? Un chocolat peut être. Non, si je veux travailler, il me faut quelque chose de solide. Un café corsé.

Je prend ma commande après qu'elle ai fini de me la préparé, je la paye, et me dirige vers l’extérieur et la grande véranda qui donne sur les jardins de l'académie. Je ne suis jamais venu ici, c'est le moment de découvrir. Il n'y a presque personne, une fille qui boit du café, et deux trois personnes autre par ci par la établis chacun autour de tasses fumantes. C'est la fille que je remarque. Je remarque toujours plus les femmes que les hommes. Silencieusement, je met a l'écart dans un coin, assis prêt de la parois qui me permet de bien voir l’extérieur. J'observe les gens assis autour de moi en prenant une gorgé, me brulant légèrement la gorge.

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Natsuki Tatsuya
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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Sam 16 Avr 2016 - 20:18

J'étais en train de chercher un moyen de mettre dos au mur Riko, le petit ami de Nanami, lorsqu'un type a fait son entrée dans la véranda. Je lui ais jeté un regard, par simple réflexe, par habitude, comme si j'attendais quelqu'un, alors que ça n'est évidemment pas le cas. Il m'a regardé pendant quelques instants avant d'aller s'asseoir à une table, j'ai continué à fixer la blondeur de ses cheveux. J'ai bien conscience que mes lunettes de soleil empêchent de voir mes yeux, sans doute, pour cette raison que je me suis permise de laisser mon regard converger vers lui plus que nécessaire, tout en me demandant si sa chevelure blonde était naturelle, ou si la mode de l'artificiel l'avait lui aussi atteint. Je ne peux pas dire avec certitude que cette couleur soit fausse, pourtant, il y a une grande probabilité que ce soit le cas. Il a l'air, hormis ce détail-là d'un japonais plutôt classique, enfin, c'est ce que je me dis alors que je détourne le visage. Je bois une dernière gorgée, finissant ainsi mon café, je réfléchis pendant quelques instants à la manière de m'y prendre avec Riko. C'était un garçon certes pas des plus intelligents, mais pas non plus d'une stupidité à toute épreuve. Me pointer devant lui, lui lancer une accusation sans preuve concrète, ne lui ferait pas délier la langue, bien au contraire. Comme quoi parfois, la stupidité pouvait être d'une aide remarquable.

Je lâche un profond soupir, ça n'allait pas être aussi simple. C'est toujours plus compliqué de s'en prendre à un mec plus grand et imposant que soi. Surtout, si je me décidais à le neutraliser, j'aurais pu l'attacher, mais là encore, j'avais du soucis à me faire. Il n'allait pas se laisser malmener comme ça, autant essayer de passer une laisse à chien capable de vous mordre, personnellement, je ne prendrai pas le risque de me faire croquer les doigts. De toute façon, j'aurais pu lui mettre quelques produits soporifiques dans un verre au cours d'une soirée, le problème, c'est que Riko n'aurait jamais accepté un verre venant de moi, ou il l'aurait fait avec la plus grande méfiance. Tout simplement parce que ça n'était pas mon genre de me montrer cool ou amicale avec le mec d'une de mes amies. Surtout avec lui, puisque j'avais su qu'il avait couché avec Emiko et donc trompé Nanami, autant dire que j'étais loin d'être sa plus grande fan. Oh et puis, ça aurait été un gros risque de se faire prendre, je ne pense pas que mettre un produit à l'insu d'une personne dans son verre soit totalement légal. J'aurai probablement eu des ennuis, lui s'en serait tiré à bon compte. En plus sans preuve, je retournais à la case départ. Je passe une main dans mes cheveux, tout en faisant claquer ma langue contre mon palais. Je déteste cette impression d'être bloquée et de ne plus pouvoir avancer. Je tourne légèrement la tête pour dévisager le blond de tout à l'heure qui boit son café tranquillement tout en regardant les autres.

Je me dis qu'il doit être seul, enfin, je veux dire qu'il n'attend personne. Je pense ça, sans réel fondement, mais je le vois plus, comme un mec qui n'aurait pas d'ami, un ''no life'', le genre qu'Emiko aurait pris plaisir à ''torturer'' juste pour s'amuser, se détendre, c'était sa manière de justifier son comportement pas très sympathique. Quoi qu'il en soit, à cet instant si je m'étais écoutée, je me serais levée et assise face à lui et je lui aurais demandé : « Si tu devais tromper ta copine, comment tu t'y prendrais pour que cela reste en toute discrétion ? » Après tout, c'était un mec, il devait bien savoir répondre à ce genre de questions qu'il est eu un jour une copine, ou non. Enfin, je veux dire, pas que tous les mecs trompent leur copine, mais s'ils avaient la volonté de le faire, sans doute qu'ils utiliseraient des moyens similaires, une sorte de schéma classique établi par sexe. Mais, dans la réalité, je ne pouvais pas faire les choses comme ça, sans risquer que ce type se referme comme une huître. J'aurai pu poser la question à Tatsuki, mais pas sûr qu'il aurait accepté de me donner une réponse, à croire que sa vie privée ne me regardait pas. Au final, j'en suis toujours au même point, je n’ai pas avancé dans cette histoire avec Riko. Je ne suis pas vraiment de très bonne humeur, je me sens fatiguée, j’ai le corps douloureux. Je jette un regard à ma tasse désespérément vide, comme si elle allait se remplir toute seule. Puis je me lève, je marche tranquillement jusqu'à sa table, le visage parfaitement neutre. Je pose mon portable que j'avais pris dans ma main avant de mettre levée. J'ai laissé derrière moi, le reste de mes affaires, je ne crains pas que l'on vienne me voler ce qui m'appartient, il y a quelques personnes ici, pas assez pour que je ne remarque pas si on venait à s'approcher d'un peu trop prêt de mes affaires. Une fois assise face à lui, je me penche , frôlant peut-être de renverser son café, ce qui ne m'aurait pas dérangé outre mesure. Je tire sur l'une de ses mèches de cheveux, mon geste n'est pas nécessairement doux, peut être que ça lui fait mal, mais je m'en moque, je dis d'une voix calme :

-C'est une fausse couleur ?

J'inspecte encore un peu la mèche entre mes doigts, avant de la libérer et de me rasseoir plus convenablement sur ma chaise.  Au moins, il y aurait une chose sur laquelle je pourrai avoir une réponse aujourd'hui, pas nécessairement quelque chose de capitale pour mon existence, mais comme on dit ; il faut bien se contenter de ce que l'on a. C'est exactement ce que je suis en train de faire. Très franchement, que ces cheveux soient de cette couleur pour cause de coloration ou pour cause naturelle, ça n'a vraiment aucune importance. J'étire mes jambes pour faire disparaître cette sensation désagréable de lourdeur. Je rejette mes cheveux en arrière, tout en lâchant un petit soupire de lassitude, puis je regarde autour de nous, avant de reporter mon attention sur lui. Je cale mon coude contre la table tout en venant poser ma tête sur ma main, je souris. Je sais que je prends un air moqueur, mais là encore, ça n'a pas vraiment d'importance, ce n'est pas comme si, j'avais envie de me montrer la plus amicale qu'il soit, puis je dis d'une voix amusée :

-Alors...Que fait un oisillon seul ici ? Se serait-il perdu ?
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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Sam 16 Avr 2016 - 22:19

Sale temps. Le ciel qui commençait a se découvrir avec la monté du soleil est maintenant en train de virer au gris. Sale temps, les nuages blancs disparaissaient petit a petit afin de laisser la place a leurs petits frères, plus nombreux, plus unis, plus sombre. Sale temps, l'air ambiant s'humidifie, comme si la pluie allait s'abattre d'une seconde a l'autre et nous inonder jusqu’à plus soif, jusqu’à supprimer la moindre particule d’oxygène et nous laisser mourir dans la moiteur de l’extérieur. Sale temps. Le vent souffle de plus en plus a tel point que je sens la structure vibrer sous les assauts acharnés de mère nature.  Il faisait beau et chaud il y a une heure, cela promettait une belle journée, et bien non, il semble que finalement une énième journée pluvieuse nous attends.

J'ai le regard perdu entre ma boisson fumante, et l’assistance chacun perdu dans leurs propres vies. Je me pose toujours cette question. Que peux bien se dire les gens entre eux dans ce genre de situation. Ils parlent peut être de leurs amis communs, commentant dans leurs dos les milles et un défaut de la race humaine, chaque point prêtant a merveille une multitude d'anecdotes plus rocambolesques et humiliantes les une que les autres ? Peut être étaient ils en train d'évoquer leurs projets pour le reste de la journée ou alors ils parlent d'études, comme d'habitude. Mon regard revient vers la fille seule assise a peu prêt en face de moi. Je croise son regard, enfin, ce que je pense etre son regard a travers ses lunettes, dans un bâtiment. Étrange.

C'est rare que les gens me prêtent une quelconque attention, je suis plutôt discret malgré ma tignasse blonde qui me fait ressortir du reste de la population, mais sinon ma respiration silencieuse, ma taille plutôt dans la moyenne, la chance d'avoir hérité des yeux de ma mere, font que je me fond dans la masse avec facilité. Mais elle, elle m'observe directement, enfin, je crois, impossible d'en etre sur puisqu'elle a la tete dans ma direction, mais que ses yeux sont dissimulés derriere sa monture solaire. Pourvu qu'elle ne vienne pas vers moi, je n'aurais aucune idée de quoi lui dire, qu'elle malheur. Oh non, elle se lève.

En effet, elle se leve lentement, en laissant ses affaires sur place. Elle se dirige droit vers moi, toujours la tete dans ma direction. Elle me regarde, c'est sur. Merde. Qu'est ce qu'elle me veux bon sang, ne panique pas Sato-Sato, tu l'as fais une fois il y a pas longtemps, tu peux recommencer.

Je garde un air impassible durant toute la durée de son passage de sa table a ma table, faisant mine de ne pas avoir remarqué son arrivée. Je ne peux par contre pas m’empêcher de cligner des yeux quand elle tire soudainement sur mes cheveux. Je n'ai pas vraiment mal, c'est surtout...hum...désagréable, oui, c'est le mot. Elle me demande si c'est une couleur. Je me sens un peu drôle en y pensant. C'est les cheveux de mon, pere, j'aurais du me faire une couleur. Le brun m'irait mieux, psychologiquement parlant. Je secoue lentement la tête, m'exprimant d'une voix qui se veux posé, mais qui est un peu saccadé par le stresse, vraiment faiblement, mais néanmoins perceptible:

- Non, non...c'est naturel, totalement naturel. Je suis né comme ça, ou alors on m'a mentis durant un bon paquets d'années.

Merci Aslinn, mon dieu, tu m'as sauvé sans le savoir. Grâce a ma rencontre avec l'Irlandaise, je parviens plus facilement a dialogué avec les gens, plus particulièrement les filles. Ca me rend un peu plus serein et je la regarde pendant qu'elle est proche de moi en fronçant les sourcils, alors qu'elle triture mes cheveux. Je me croirais dans une exposition, je suis un petit animal qu'elle étudie avec intérêt. Elle me libere finalement et s'assoit dans une position qui m'a l'air plus confortable que celle qu'elle avait précédemment. Elle me sort alors d'une voix que je trouve un peu prétentieuse. Mais aprés tout, le garçon qui ne parle pas ne peux pas trop juger ses vis a vis. Quand elle me questionne a nouveau, je répond:

- Et bien...je n'avais plus rien a manger, j'ai décidé de venir ici vu que les magasins du campus sont fermés.

Une réponse plutot idiote. J'aurais pu me donner un air un peu plus cool que ça, au lieu de cette réponse plate et insignifiante. Voulant enchainer pour passer au dessus de cette impression, je rajoute:

- Et toi, tu m'as l'air...fatiguée.

Comme si j'avais une quelconque idée de son état actuel, j’espère qu'elle ne va pas s'énerver ou quelque chose dans ce genre la.
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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Dim 17 Avr 2016 - 1:13

- Et bien...je n'avais plus rien a manger, j'ai décidé de venir ici vu que les magasins du campus sont fermés.

Qu'est ce que je disais, un vrai ''no life'' à mes yeux. J'ai l'impression de faire face à une petite souris prise au piège, franchement il manquerait plus qu'il se mette à trembler et on aurait la totale. Bon d'accord, j'exagère peut être un peu, surtout que j'ai pas réellement envie d'endosser le rôle du gros matou terrifiant. En plus, sérieusement ce mec est de un ; plus grand que moi, de deux ; certainement plus costaud, non pas que je sois faiblarde, mais enfin, je n'ai pas le corps d'une sportive non plus. Alors honnêtement, pas de quoi se sentir mal à l'aise devant moi. Maintenant que j'y pense c'est peut être pas moi, mais tout simplement lui qui est naturellement comme ça. Possible, en tout cas je regarde fixement sa tasse, il avait parler de manger, mais il n'avait rien d'autre qu'une simple boisson. Peut être qu'il n'a pas les moyens financiers de s'acheter autre chose. Après tout, sincèrement, il aurait très bien pu aller en ville s'acheter à manger, y a des magasins pour ça. Je me laisse donc me convaincre que je suis face à un prolétaire, enfin, en son cas  il s'agirait plutôt de ses parents, donc lui d'un boursier par état de fait. Remarque ça n'a pas réellement d'importance, ce n'est pas une tare de ne pas avoir d'argent, c'est juste un inconvénient majeur, pour lequel fort heureusement je ne suis pas confrontée. Je me verrai mal vivre sans argent, j'ai presque envie de rire rien que d'y penser, tellement ça me paraît assez ridicule de m'imaginer dans une telle situation. Je n'ai pas le temps de plus y songer qu'il ajoute :

- Et toi, tu m'as l'air...fatiguée.

Je continue de sourire, même si j'ai quasiment perdu toute envie de le faire. C'est la remarque la plus maladroite dont j'ai eue le droit aujourd'hui. Je me retiens, de ne pas lui demander s'il a été élevé reclus dans un temple loin de la civilisation, pour me dire une chose pareille. Au lieu de ça, je me contente de le regarder fixement, derrière mes lunettes de soleil. Je garde le silence, comme pour le mettre bien mal à l'aise, histoire de le punir un peu, de sa petite phrase que je qualifierais sans hésiter de désobligeante. Je m’exhorte à rester calme, en me disant ; qu'il est possible que son intention est été de faire la conversation, non pas de se montrer déplaisant à mon égard et qu'il s'agit peut-être pour lui d'une manière de se montrer amical envers moi. Je lâche un petit soupire, une fois la tempête passer dans ma tête, je retire mes lunettes de soleil, je les pose sur la table, non loin de mon portable dont l'écran reste noir, signe que mes amies doivent bien s'amuser à faire les magasins. J'espère que Nanami va mieux, en tout cas, elle avait l'air plus fraiche que moi quand on est parti ce matin, de ma maison. Elle a, d'ailleurs, passé tout le chemin jusqu'à l'université à s'excuser de m'avoir empêché de dormir. Au début, je lui avais dit que c'était inutile, ça ne m'avait pas dérangé, mensonge, bien sûr. Mais ça n'est pas une chose que l'on dit à ses ''amis'', à la fin, j'en avais tellement eu marre qu'elle se rabaisse à me présenter des excuses que je m'étais arrêtée de l'écouter.

Je reporte mon attention sur le mec qui se tient devant moi, je me dis que lui aussi, il doit être de ce genre, à s'excuser plus que de raison. Quoiqu'il en soit, je ne lui ais pas répondu, le silence a assez duré à mon goût. Comme un peu plutôt, je me penche sur la table, ce coup ci, je fais attention à ne pas renverser le café, sans quoi je trouverais que mon petit mouvement perdrait de son intérêt, je penche légèrement la tête de côté. Ce coup ci, je souris parce que dans le fond, je trouve la situation, maintenant, plutôt amusante. Je pointe l'un de mes doigts sur son torse, ça donne presque cette impression que je vais l’accuser de quelque chose. En soi, il n' a commit aucun crime, si ce n'est peut être d'avoir offensé mon orgueil. Mais, il s'en remettrait bien vite. Je dis d'une voix pas très forte, comme si je lui faisais une confidence, c'est l'impression que j'en ai en tout cas :

-ça n'est pas très..très...gentil de me dire une chose pareille…je pourrai mal le prendre…

En fait, dans un sens je l'avais mal prit, mais bon, ça, il n'était pas obligé de le savoir non plus. En tout cas qu'il ne compte pas sur moi pour l'avouer. Je me redresse légèrement, fait descendre mon regard pour fixer la tasse posé sur la table, je l'attrape délicatement, comme si ce contenant était un objet d'une grande fortune, je le fait tourner doucement contre mes doigts. Je le porte à mes lèvres, fais couler le liquide dans ma bouche. Quand je suis sûre que la tasse est parfaitement vide, dans un bruit sourd, je la repose sur la table, avant de reculer le sourire aux lèvres. Je m'assois et dit d'une voix amusée :

-Oh ! Il ne faudrait pas que je m'écroule de fatigue, ça serait embêtant…

Je ris, tellement la situation me paraît grotesque. Intérieurement je jubile, même si je sais que c'est le comportement d'une gamine de cinq ans qui se venge parce qu'on lui a dit ''non''. Cette petite vengeance, n'est pas réellement digne de moi, j'ai fais mieux. Dans un sens, franchement, je me voyais mal le torturer pour si peu. J'ai envie d'ajouter « Et toc », je ne le fais pas car j'aurai trop de mal à parler  et que ce serait, encore plus enfantin que le fait d'avoir bu son café. Autrement, je n'aurai plus qu'à aller m'acheter une pelle et un seau pour retourner jouer dans le bac à sable de mon quartier. Au bout d'un moment, mon rire s'estompe, même si je ne peux pas effacer de mon visage ce sourire malicieux qui signifie « je t'ai bien eu ».
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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Lun 18 Avr 2016 - 16:36

Je dois la regarder d'un œil étrange. Je ne comprend pas, mais alors pas du tout la démarche qu'elle effectue en venant jusqu’à moi. Je ne l'a connait pas, je ne l'ai jamais vu. Elle n'est pas exactement le genre de fille que j'observe, enfin je les observes toute, comme toute les personnes que je rencontre, mais elle ne fait pas exactement partit de ceux dont je me souviens. Quand j'ai dis que je la trouvais fatigué, je me suis demandé en même temps si c'etait correct de dire ça. Elle a continué de sourire, je suppose que ça va. Je pense qu'un jour il faudra que je fasse des recherches pour savoir qu'est ce qui est blessant, qu'est ce qui est affectueux, ce genre de choses, dans une conversation entre inconnu, pour ne pas être méchant ou quelque chose dans ce genre la.

Elle retire alors ses lunettes de soleil, me permettant d’apprécier davantage la vue de son visage. Traits fin, yeux foncés, légère, très légère pommettes...une jolie asiatique. Je tente un sourire gêné quand elle le fait, en essayant de meubler le blanc qui s'est installé grâce a cette expression de mon visage. Elle se penche alors vers moi, plus prêt, beaucoup plus prêt, en penchant la tête sur le coté. Je ne comprend pas vraiment. Elle me charme ? Elle me menace ? Ça ne lui a peut être pas plus finalement. Elle pointe alors un doigt fin vers mon torse, au niveau de l'endroit ou ce situe ma ceinture de poids, sous mon pull. Accusateur. Oui, elle l'a mal prit, aie. La prochaine fois, je demanderais des conseils a Aslinn pour ce genre de situation, elle pourra peut être m'aider....oublis ça, il faudrait déjà que j'arrive a lui parler tranquillement, a elle aussi...tellement compliqués, les relations humaines....

"-ça n'est pas très..très...gentil de me dire une chose pareille…je pourrai mal le prendre…"

Bon, que faire pour remédier a la situation. M'excuser ? Ça ne changera probablement rien. C'est trop tard maintenant, il n'y a pas plus qu'a réfléchir de la façon dont je pourrais ne pas passer pour un mal élevé. Au moins par respect pour ma mère. Je m’apprête a m'ouvrir la bouche pour lâcher un "j’espère que j'ai pas était trop indiscret " quand elle attrape lentement la tasse devant moi d'une façon plutot noble et précieuse, et le porte a ses lèvres pour boire son contenu. Jusqu’à la dernière goutte. Elle repose ensuite le contenant devant moi avec un sourire et d'une voix amusée ajoute:

"-Oh ! Il ne faudrait pas que je m'écroule de fatigue, ça serait embêtant…"

Elle éclate de rire tandis que je la regarde d'un air interdit. Pourquoi. Pourquoi ? Je suppose qu'elle l'avait vraiment vraiment mal prit. Bon, c'est une bonne leçon, attention a ce qu'on dit, toujours. Maintenant réfléchissons. Tandis qu'elle reste la a m'observer un sourire satisfait, je pense a certaine fois ou ma mère m'a dit d’être toujours galant et prévenant envers les femmes. C'est mon éducation qui est comme ça et aller dans le sens contraire m'est impensable. Je lui souris alors en réponse, avec beaucoup plus d'assurance, comme libéré d'un poids. Après tout a quoi bon se prendre la tete avec ce genre de personne ? Mon sourire est franc et décidé, tandis que la lueur qui apparait dans mes yeux se plonge dans les siens une seconde avant que je ne me lève lentement, et pousse ma chaise.

Sans un mot supplémentaire, je pars vers la sortie, enfin, c'est sans doute ce qu'elle pense. Que je suis en colère. J'aurais peut etre du lui dire un mot pour ne pas qu'elle parte. Tant pis, au pire c'est pas très grave. Je m’arrête avant la sortie, au comptoirs, et attend devant pendant deux minutes, masquant la vue de mon dos. Je me retourne alors vers ma table qui est désormais notre table, avec deux tasses fumantes du même breuvage que ce que j'avais dans ma coupole précédente.

Je prend place de nouveau en face de l'inconnue, avant de poser la tasse devant elle en disant avec un regard franc et plutôt neutre:

- Tu as raison, il vaux mieux que tu boives ça alors.

Je me demande si elle se moque de moi. Enfin, si elle l'avait fait exprès juste pour me provoquer, je l'aurais sans doute remarquer. Avec ce genre de fille, j'ai tout intérêt a être gentil, après tout je dois me faire des amis cette année....

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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Sam 30 Avr 2016 - 15:23

Il me sourit, j'ai l'impression que ma réaction ne l'a pas touchée outre mesure. Peut-être qu'il n'a pas réellement compris, les intentions de mon geste. Remarque, ce n'est pas comme si j'avais sérieusement eu le souhait qu'il comprenne tout. Mais, dans une certaine mesure ; c'est agaçant de faire face à une personne qui ne semble pas atteinte parce que vous lui faite. Maintenant que j'y fais un peu plus attention, une fois ma crise de rire calmer, je trouve quelque chose chez lui d'un peu changé. Soit c'est mon imagination qui à tendance à voir des choses qui n'existent pas. Soit, son sourire n'exprime pas seulement une profonde sympathie bienveillante. Il fixe ses yeux sur les miens, même la lueur qui brille dans son regard ne m'aide pas plus à savoir ce qu'il peut avoir à l'esprit. Si, je m'étais retrouvée dans une pareille situation, mais en inversant les rôles, je crois que je n'aurai pas spécialement apprécié ma petite blague. En fait, je pense que j'aurai probablement souhaité lui rendre la monnaie de sa pièce. Peut-être qu'il cherche ça, ou d'ailleurs qu'il a trouvé, un moyen de me rendre ce que je viens de lui faire. Alors que je réfléchis toujours à ses intentions, il se lève, pousse sa chaise. Je crois qu'il va venir vers moi, me prépare à ce qu'il se passe quelque chose, sans vraiment savoir quoi.

Mais il passe sans un mot et s'éloigne. Je dois reconnaître que je suis un peu surprise, je ne m'étais pas attendu à ce qu'il se barre comme ça. Finalement, je me dis qu'il a peut-être mal pris mon geste. Super ! Je suis un peu déçue, j'aurai souhaité qu'il m'occupe un peu plus longtemps. Mais après tout, c'est de ma faute s'il me plante ici, pour partir je ne sais où. Je pince les lèvres, je ne regrette pas ce que j'ai fait, seulement que sa réaction fut alors de s'en aller. Ça ne me dérange pas d'être seule, c'est juste que je n'avais pas décidé de l'être, donc je suis contrarié par le fait qu'il se soit permit de dévier de mes propres volontés. Je lâche un profond soupir d'irritation, je fais la moue. Mais je n'ai pas le droit de me plaindre, c'est comme quand tu es gosse et que tu casses ton jouet, pas la peine de pleurer si celui-ci ne marche plus. Oh, et puis, il suffit de trouver un autre jouet pour s'occuper et laisser le premier s'égarer dans les méandres de l'esprit. Alors que je suis prête à tourner la page, le voilà qui revient vers moi. Décidément, on ne peut pas prévoir ses intentions. Peu importe, je glisse un coup d’œil en direction de ses mains, le voilà armé de deux tasses que je suppose contenir du café. Je retiens un frisson d'incertitude, pendant quelques secondes, je m'imagine dégoulinante de café, après que celui-ci m'est jeté le contenu des tasses à la figure. J'en ressens même la morsure de la brûlure sur ma peau. Mais, au lieu d'illustrer ma pensée, il se contente de se rasseoir en face de moi, de poser les deux récipients sur la table et d'un ton calme, il me dit :

- Tu as raison, il vaux mieux que tu boives ça alors.

Mince, mais c'est quoi ce mec ! Soit, il se moque de moi sans la moindre retenu, ce qui dans le fond m'amuse un peu, mais surtout m'exaspère au plus au point. Soit, il ne le fait vraiment pas exprès et essaye seulement de se montrer amical. On va bien finir par savoir de quoi il en retourne réellement. Je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il tente juste de donner à cette situation un caractère agréable. Peut-être, est-ce juste un type bienveillant voulant juste se montrer sympa. Mais, allez savoir pourquoi, je n'ai pas envie qu'il se montrer agréable envers moi. En fait, si, je pense savoir pourquoi cela me déplaît, il se dégage de chez lui la même impression que j'avais quand j'étais en compagnie de Taneke. Ce sentiment de faire face à quelque chose de parfaitement lisse. Tout est beau, tout est propre, tout est simple. C'est peut-être bizarre de dire ça, mais je n'aime pas cette impression délicate de douceur, ça donne cette sensation de mortel ennui, de ''sans vie''. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'ai envie de le secouer comme un prunier et de lui dire « réagis, fais quelque chose, reste pas planté là... ». Pour autant, je ne partage pas le fruit de ma pensée avec lui. À quoi bon, il me prendrait probablement pour une folle, s'il n'a pas déjà des doutes sur ma ''normalité''.

Peu importe, je reporte mon attention sur le visage de ce mec qui se tient bien tranquillement en face de moi. Dans une telle situation étais-je réellement censé lui dire « merci »?. Sérieusement, je pouvais m'acheter des montages de café, sans que cela soit un problème. Alors, non, je n'ai pas envie de m'abaisser à le lui dire. Même si son geste à quelque chose de ''touchant'' si on se place d'un point de vu totalement extérieur. Bref, maintenant, il reste plus qu'à savoir s'il se paye ma tête ou s'il est naturellement comme ça. Je fais un geste de la main en direction de la tasse de café, au lieu de la soulever pour en boire son contenu, je laisse mes doigts glissés et faire tomber le contenant contre la table. Le liquide, immédiatement, se repend sur la matière froide. Dans un premier temps, le flux est rapide, entraînant le café à glisser jusqu'au rebord, après il ralentit, laissant couler tranquillement le liquide chaud au sol. J'ai envie de sourire, mais je m'en empêche, j'écarquille légèrement les yeux, en ouvrant la bouche pour feindre la surprise, comme si mon geste n'avait pas été intentionnel. Puis je reporte mon regard en direction de ce garçon et dit d'une voix parfaitement calme :

-oups….

Je ne peux pas m'empêcher d'avoir un sourire en coin, comme pour lui dire « tu percutes, ou faut que j'approfondisse en te faisant un dessin ». Je n'aurai pas dû, mais sur ce coup-là, c'était plus fort que moi.
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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Sam 30 Avr 2016 - 17:35

Bon, reprenons lentement les choses. Elle est venu sans aucun signe d'un quelconque intérêt envers moi, et a but mon café. Je crois que j'ai plutôt bien réagis en allant lui en repayer un. Je suppose que c'est ce que font les gens civilisés, ils s'entraident. Et bien qu'elle semblait être d'humeur plutôt taquine, elle me semble un peu tourmenté. Enfin je ne sais pas pourquoi je pense ça, elle n'a rien dit qui puisse me le faire penser. Juste une impression dans son regard. Je me fais peut être des idées, mais son sourire m'avait l'air étrange. J'ai bien comprit qu'elle l'avait fait exprès pour m’embêter, je ne suis pas idiot a ce point la, mais j'ai l'impression qu'il n'y a pas que ça.

Quand j'ai déposé les tasses, j'ai eu l'impression qu'elle était plutôt surprise. Quoi, ce n'est pas ça qu'on fait pour paraitre social et gentil ? J'ai fais une erreur ? Peut être, sans doute, je ne sais pas. Peut être qu'elle voulait que je parte simplement. Ou peut être qu'elle voulait que...je ne sais pas...je lui tapote l'épaule en lui demandant si quelque chose n'allait pas, si elle voulait parler. Comme si j'allais faire ça. Bon, elle va sans doute le boire et me dire quelque chose, afin de détendre l’atmosphère, de supprimer ce blanc, cette sensation que je déteste, ne pas savoir quoi dire, et que la personne en face n'ai pas l'air d'avoir plus d'idées que moi pour combler cette discussion vide de paroles.

Elle me regard a présent, me scrute. Comme si j'avais fais quelque chose de mal. C'est vraiment le cas ? Je doute de plus en plus. Elle réfléchit au meilleur moyen de me tuer sans laisser de trace, ou de m’humilier en public comme des tonnes de gens l'ont fait avant elle. Je ne pourrais pas lui payer autre chose de toute façon, je suis totalement a sec. Enfin, il me reste bien cette enveloppe d'économie dans mon placard, mais je n'ai pas trop envie d'y toucher pour le moment. Elle bouge la main, lentement, vers la tasse. Elle a l'air d'en boire finalement, bien joué Sato-Sato, tu as pris la bonne décision. Non en fait, elle renverse la tasse. Littéralement. Je regarde avec une expression sans doute un poil désespéré, sans vraiment réagir nettement, le liquide se déverser sur la plaque froide qui nous sert de table. Mais plus que le liquide, c'est les yens que je viens de dépenser qui se déverse infatigablement vers le sol, dans un dernier tour d'honneur misérable. J'aurais vraiment du ne pas prendre d'argent sur moi.

Je dois garder le regard sur la tasse pendant une bonne minute, avant de relever les yeux. Il n'y a plus aucune douceur dans celui ci, juste de la résignation et de la fatigue. Je regarde son visage lorsqu'elle lâche un petit "oups". Elle ne l'a pas fait exprès hein. Bien sur, je ne suis pas aussi bête que tu sembles le croire ma petite. Je regarde lentement a droite et a gauche. Il n'y a plus beaucoup de monde, je pourrais me lever, la gifler et partir. Mais a quoi bon, de toute façon ca ne ferait que la satisfaire encore plus.

- Tu sais....c'etait mes derniers yens que tu viens de renverser....

Je dis ça d'un ton las, mais toujours calme, sans aucune saute d'humeur perceptible. Elle avait peut être besoin de se passer les nerfs sur quelqu'un. Si c'est le cas, j’espère que maintenant elle va mieux. Je prend ma propre boisson et la bois d'une traite. Je n'ai pas très envie de trop gaspiller non plus, et elle a l'air d'humeur joueuse. Autant que mon propre café ne soit pas sa nouvelle cible. Après avoir, je scrute l'iris de ses yeux, en espérant y voir un message quelconque. Son sourire en coin prouve indubitablement qu'elle l'a fait exprès. Bon, ce n'est que de l'argent, un bien matériel, ce n'est pas ça qui m'énerve un peu. Un peu. C'est qu'elle s'en prenne a moi gratuitement, sans aucune raison valable. Je trouve cela petit. Enfin Aslinn aussi avait fait ça, dans une moindre mesure, et nous sommes devenu amis, alors pourquoi pas avec elle.

Que faire maintenant, je dois briser la glace. Je suppose qu'elle a vu que ce genre de chose ne m'atteignent plus vraiment. A une époque j'aurais eu envie de pleurer devant ce gâchis, devant le travail que ma mère avait du faire pour me donner cet argent, ce travail réduit a néant. Mais maintenant je sais faire la part des choses, elle doit sans doute être fatigué comme je le pensais a la base, ou alors avoir un probleme et tenter de se détendre de n'importe quelle façon. Bon, je n'ai plus qu'a voir si je peux l'aider autrement.

- Ca me rend un peu triste tu sais....cet argent, ma mère a travailler dur pour l'obtenir....

Ce n'est pas du tout ce que je voulais dire. Crétin, reprend toi.

- Si tu veux de l'aide ou quoi que ce soit...je peux...je peux t'aider, mais ça me ferait plaisir que tu évites de t'en prendre a mon argent, a vrai dire j'aurais préféré que tu me frappe, ou que tu me renverse de l'eau sur la tête. Ou que tu...je sais pas moi, tu dois avoir des tonnes d'idées pour m’embêter, je le vois dans tes yeux.

Je recule lentement pour étaler mes jambes, voila c'est mieux, elles me gênaient un peu, ça va mieux a présent.

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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Sam 30 Avr 2016 - 21:00

Je crois que pour le coup il a capté le message, il est resté scotché pendant un moment qui m'a parut une éternité à regarder les ''ravages'' que j'avais provoqué intentionnellement. Quand il a relevé les yeux, j'ai vu son regard que j'aurai qualifié tantôt d'amical se voiler. Toute lueur l'avait déserté, visiblement ça l'avait touché, comme je l'avais escompté. Je me demande comment il va réagir, surtout lorsqu'il se met à regarder autour de nous, comme pour s'assurer de qui pourrait assister à une scène forte inconvenante. Mais au lieu d'esquisser un mouvement à mon encontre, il se contente de me dire calmement, j'ai même l'impression qu'il prend un ton comme pour s'adresser à une demeuré qui ne serait pas en mesure de comprendre la situation :

- Tu sais....c'etait mes derniers yens que tu viens de renverser....

« C'est tout ? Juste ça ? Mais pourquoi ? Pourquoi tu ne réagis ? », j'ai envie de lui cracher au visage toute mon incompréhension, ça me sidère, qu'il ne réagisse pas, qu'il ne fasse rien pour me remettre à ma place. Bon c'est vrai, il m'a quand même reproché d'avoir gaspillé ses yens en faisant ça. D'ailleurs s'il comptait me faire culpabiliser c'est raté. Il attrape sa tasse qu'il porte à ses lèvres et boit le café d'une traite comme si j'allais m'approcher pour le lui arracher et faire je ne sais quoi avec son café. Je dois reconnaître que s'imaginer une chose pareille n'aurait pas été ridicule, vu ce que j'avais fait avant, mais je ne comptais pas m'en prendre à sa tasse à lui. Je continue de toujours sourire, parce que je suis satisfaite de ce que j'ai fais et que je ne compte pas m'en cacher, surtout qu'il semble avoir compris que j'étais totalement responsable de mon geste malheureux, sinon il ne m'aurait pas fait un reproche aussi flagrant. J'ai l'impression qu'il n'est pas en colère, au mieux, il semble déçu, ce qui m'irrite je dois le dire, je m'étais attendue à une réaction plus vive que celle-ci. Voilà que je me trouve fourvoyé dans mes espérances et je dois dire que cela ne me plaît pas des masses.

Je ne pensais pas qu'il faisait partie de la catégorie des gens qui subissent sans rien dire. En plus, pour être tout à fait honnêtement, il n'a pas vraiment de raison de se laisser faire, après tout, physiquement parlant il avait le moyen de me remettre à ma place. C'est comme s'il ne souhaitait pas faire partie des gens qui répliquaient. Ce qui n'est pas vraiment logique, il aurait dû réagir, faire n'importe quoi, mais pas rester là, passivement à accepter ce que j'avais fait comme si de rien était. Le silence semble s'éterniser, ce qui ne me dérange pas, je ne compte pas dire ou faire quelque chose, j'en ais déjà assez fait je pense et je ne vois pas ce que je pourrai faire d'autres d'ailleurs.  Au fait, pourquoi il reste là? C'est vrai ça, il aurait pu partir, ça n'aurait pas été répliqué mais au moins il aurait arrêté de faire les frais de ma présence. A croire que ce type aime se faire prendre pour un imbécile. Au moment où je m'y attends le moins, il reprend la parole, peut être qu'il n'aime pas le silence lui :

- Ça me rend un peu triste tu sais....cet argent, ma mère a travailler dur pour l'obtenir....Si tu veux de l'aide ou quoi que ce soit...je peux...je peux t'aider, mais ça me ferait plaisir que tu évites de t'en prendre a mon argent, a vrai dire j'aurais préféré que tu me frappe, ou que tu me renverse de l'eau sur la tête. Ou que tu...je sais pas moi, tu dois avoir des tonnes d'idées pour m’embêter, je le vois dans tes yeux.

J'avais perdu mon sourire quand il avait évoqué le travail dur de sa mère pour obtenir de l'argent. Ce n'était pas la culpabilité qui m'avait atteinte, des tas de gens travaillent pour gagner leur vie. Seulement ça m'a rappelé ce que m'avait dit Tatsuki, il y a deux ans de ça. Il fallait le voir à l'époque chouchouter  sa moto comme si c'était la septième merveille du monde. Ça m'avait énervé, non pas que je fus jalouse, surtout pas d'un objet, c'est juste que je trouvais ça complètement ridicule d'attacher autant d'importance à un simple bien matériel, d'ailleurs je lui avais fait part de ma pensée. Il s'était contenté de me dire «tu ne peux pas comprendre...mes parents ont travaillé dur pour m'offrir cette moto...c'est sûr que toi il te suffit de claquer des doigts pour obtenir ce que tu veux… mes parents se sont privés pour moi… ». Après ça, je n'ai jamais plus osé critiquer son intérêt pour sa moto, même si j'ai du mal à me faire à l'idée qu'il puisse y attacher autant d'importance.

Mais il semblerait que c'est l'aspect commun de tous les gens qui ne vivent pas entouré d'argent. Mes parents, eux, ne se privent pas, ils n'ont pas besoin de le faire pour que je puisse m'acheter tout ce que je veux. Alors, effectivement je ne peux pas comprendre et je ne sais pas pourquoi mais ça me dérange de ne pas pouvoir le faire. D'ailleurs j'ai noté qu'il avait parlé de sa mère et non pas de son père. Je me voyais mal le lui demandé, mais s'il n'en parlait pas, peut être qu'il était mort ou en tout cas qu'il ne vivait pas avec sa mère.  J'ai cru halluciner quand il m'a proposé de l'aide, pour le coup j'ai été mortifié, moi ? Avoir besoin d'aide ? Sérieusement ai-je l'air d'un animal abandonné sur le bord d'une route ? Bref, j'ai pas attaché tant d'importance que ça à l'énumération des choses que j'aurai pu lui faire. J'aurai presque ri à l’évocation de le frapper. Non, parce que sérieusement je me demande si ce type m'a regardé, mais je ne possède pas la force physique la plus éblouissante qu'il soit, même si ça me fait mal de le reconnaître, y a largement plus doué que moi là dessus. Des tonnes d'idées ? bien sûr que j'en ai, mais on fait avec les moyens qu'on a. Je détourne le regard à sa dernière remarque. Pour le coup c'est vraiment gênant, il se prend pour quoi ? Un mec doté de super pouvoir capable de lire dans les pensées en regardant dans les yeux des gens ? Bravo ! Il sait vraiment comment mettre mal à l'aise, je ne m'étais pas attendu à une réplique pareille. C'est peut être stupide, mais pendant trente secondes je me suis retenu de ne pas remettre mes lunettes de soleil, avant de me dire que c'était totalement stupide. Du bout des doigts, je frotte le rebord de la table.  Du coin de l’œil, je le vois reculer pour étendre ses jambes, alors je dis d'une voix traînante :

-Je ne savais pas…

Je ne fini pas la phrase, je n'ai pas l'intention de le faire. Je ne sais pas ce qu'il me prend, peut être parce que l'image de sa mère à lui dans mon esprit se superpose à celle de Tatsuki. Difficile de distinguer l'une de l'autre dans mon imaginaire, hormis la mère de Tatsuki, je n'avais jamais été aussi proche d'une femme qui n'a pas d'argent, alors elle faisait forcément figure de référence. Dans le fond, je n'aurai jamais fait quelque chose qui puisse porter atteinte au travail que fournit la mère de Tatsuki et j'ai l'impression que ce que je viens de faire est mal. D'un geste de la main je chasse cette idée, je me redresse et reporte mon attention sur le mec en face de moi. Puis j'ajoute d'une voix  beaucoup plus assurée, en le pointant du doigt, alors que je sais pertinemment que c'est mal poli, mais il m'a irrité avec ses paroles :

-Je n'ai pas besoin d'aide…. Et puis très franchement tu m'as regardé, même si je t'en collais une, je suis sûre que je ne te ferai pas grand mal...en plus j'ai prit ce que j'avais sous la main….oh ! De toute façon je n'ai pas à me justifier….

Je secoue la tête, comme pour bien signifier mes paroles, c'est vrai d'abord, rien ne m'oblige à m'expliquer auprès de lui. En plus c'est quoi cette réaction, non mais franchement, il m'agace ce type et puis il reste là, avec nonchalance comme si ça ne l'atteignait pas. Je n'ai aucune raison vraiment valable d'être agacé, mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir l'impression d'être en colère. Peut être parce que rien ne semble se passer comme ça aurait dû l'être, ça doit être ça. Bien, pendant que je laisse  ma colère s'échapper par les pores de ma peau, je réfléchis rapidement. Il n'y a pas de raisons que je sois la seule à être furieuse, on va voir jusqu'où tu vas tenir pour ne pas flancher, crois moi je vais trouver un moyen pour te faire perdre la maîtrise que tu sembles avoir sur toi. Je retrouve mon sourire qui fait apparaître la fossette sur ma joue droite. Je ne possède pas le panel le plus détaillé des gens comme lui, mais je connais Tatsuki et il vient du même milieu.

Je me lève, contourne la table, me dirige vers celle que j'avais quitté, attrape mon sac que j'avais abandonné et complètement oublié depuis que je m'étais assise avec ce mec. Puis je reviens sur mes pas. Je pose mon bien sur mon siège ou quelques instants plutôt j'étais installé, fouille dedans. Trouve ce que je cherchais, sort de l'argent. Suffisamment pour que le prix de son café renversé paraisse dérisoire. Puis je m'approche de ce type, pose l'argent sur un morceau de table non souillée devant lui. Sans attendre qu'il réagisse, je me place derrière lui. C'est stupide, je sais,  mais son histoire de voir dans les yeux me dérange, même si c'est parfaitement ridicule et infondé. Je me penche pour qu'il puisse bien entendre ce que je m'apprête à lui murmurer et je dis d'une voix amusée et un peu moqueuse, je dois le reconnaître, je n'ai pas pu m'en empêcher :

-Les pauvre sont les gens les plus faciles à acheter...
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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Sam 30 Avr 2016 - 22:00

Elle perd son sourire. Cela a eu l'effet escompté ? Peut être qu'elle s'en veux, ça y est. Qu'elle va enfin me parler normalement et arrêter ce petit jeu stupide. Ça serait vraiment bien, car il me fatigue au plus haut point. Je suis parfaitement calme, ce n'est que de l'argent après tout, comme je l'ai dis plus tot, il n'y a pas mort d'hommes. Enfin peut être la mienne quand je n'aurais pas mangé pendant huit jours, mais c'est un détail. Cocasse, mais juste un détail. Son regard change plusieurs fois, comme si elle avait des pensées et des souvenirs qui lui revenait en tête. Je suis extrêmement observateur, l'habitude d'observer les gens, je parviens parfois a savoir plus ou moins ce qu'ils pensent, ou le thème simplement de ce qu'ils pensent, en fonction de l'endroit ou est posé leurs regards, les expressions de leurs faciès, ce genre de choses. Bon la je n'ai pas beaucoup d'informations, je ne suis pas non plu télépathe.

- Je ne savais pas...

Oh, elle a parler, d'une vois moins narquoise que précédemment. Ça me soulage un peu, elle n'est pas aussi méchante qu'elle veux le faire croire, j'en suis convaincu. Elle continu en disant qu'elle n'a pas besoin d'aide. D'une façon du genre "ca ce voit non ?", non, ca ne ce voit pas, c'est bien pour ça que je pose la question. Cette façon de venir voir un inconnu, j'avais pensé qu'elle cherchait quelque chose. Je m'étais peut être trompé. Elle parle du fait qu'elle n'aurait aucune chance de me faire mal. Tu n'as pas idée....enfin je me laisserais faire bien sur, surtout contre une fille de sa corpulence, je n'ai pas envie de lui casser quoi que ce soit par erreur. Je n'ai aucune expérience du combat, je m'entraine toujours seul. Je ne sais pas si je pourrais contrôler ma force ou quoi, alors frapper une fille qui a l'air plus faible que moi physiquement ? Ça ne me viendrait même pas en tête.

Elle dit alors qu'elle n'a pas a se justifier. C'est vraiment marrant pour le coup, parce que j'ai l'impression que depuis qu'elle est venu jusqu’à moi, elle cherche a prouver quelque chose. Qu'elle est capable de me mettre en colère ? Je ne sais pas, mais c'est ce que je pense a présent. Depuis quand ne me suis-je pas mis en colère ? Vraiment sortit de mes gonds, avec une envie de frapper ? Ma seconde année de collège avec mon maitre, sans doute. Cette fameuse fois qui m'avait valu cette cicatrice a la bouche, qui ne partira jamais. Elle est assez discrète, mais bien visible quand je souris. Bon je doute qu'elle ne la voit pour l'instant, parce que j'ai pas vraiment envie de rire actuellement. Elle se lève alors lentement et me contourne. Ah elle va peut être s'en aller. Elle va jusqu’à son sac en fait. Mais elle revient alors vers notre table. Enfin ma table, qui est devenu notre table. Elle pose son sac sur sa chaise qu'elle vient de quitter, et elle sort de l'argent. Beaucoup d'argent. Je le regarde d'un œil neutre, tandis qu'elle les poses devant moi. Tu vas vraiment faire ça petite ? Vraiment, tu veux me pousser a bout ? Tu veux me faire avoir honte ? Elle me contourne alors et se penche derriere moi, si proche que je peux sentir son souffle sur ma nuque. Mon cœur bat un peu plus vite, tandis que mes poils s'hérissent sur ma peau. D'un ton amusée, toujours dans la même provocation:

"- Les pauvres sont les gens les plus faciles à acheter..."

Mon cœur s’arrête un instant. Attend, elle vient de dire quoi la ? C'est blessant non ? Je crois, je le pense. Les traits de mon visage s'affaissent légèrement pendant un instant, avant de se durcir soudainement. Je prend une inspiration, puis souffle lentement. Calme toi, Sato-Sato, c'est pas le moment de s'énerver. De toute façon, elle n'a pas vraiment tord. A quoi bon se faire acheter quand tu as déjà de l'argent, c'est même plutôt logique, que les gens ayant moins de moyen décide d'accepter ce genre d'offre. Mon regard descend sur l'argent posé sur la table, que je prend tranquillement, en silence. Je me souviens encore de cette fois ou j'avais volé a manger dans un magasin, et que ma mère était aller tout rendre en s'agenouillant devant le vendeur. Quelle honte j'avais vécu ce jour la. Je crois bien que je n'ai jamais ressentis ça d'une façon aussi forte. Voir ma mère prendre ce genre de position pour répondre des mes actes, cela m'avait bouleverser.

Je recule un peu ma chaise, avant de me lever en m'étirant, commençant a sourire. Tiens je ne pensais pas que j'allais sourire aujourd'hui, c'est plutôt inattendu. Je sens ma cicatrice tiré sur ma peau, et pourtant je continu de la regarder d'une manière amicale, douce, avenante.

- Tu as raison en fait, a quoi bon quelqu'un ayant de l'argent voudrait en avoir qui ne lui sert a rien. Enfin, je présume que les gens en veulent toujours plus, mais c'est effectivement plus facile de convaincre quelqu'un qui n'en a pas, n'est ce pas ?

Je ris doucement, aller, sois cool, on pourrait devenir amis non ? Au lieu de ça, elle continu de me provoquer encore et encore et encore. Je tend la main en avant, toujours en souriant:

- Je n'en ai pas besoin, ça ma fait plaisir de te payer cela, ce que j'ai dis plus tôt n’était pas une demande de remboursement, juste un constat. Prend le, je n'ai pas envie que notre relation, peu importe si elle se termine dans cinq minutes, soit basé sur cet échange d'argent.

J’espère qu'elle va le prendre. Mon regard est alors capté par un présentoirs a journaux situé sur ma droite. Le gros titre du journal en question, écrit en kanji gras, est "Enfants battus a Tokyo, le scandale". Je reste la, le bras tendu vers elle, le regard braqué sur le journal, en silence.

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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Dim 1 Mai 2016 - 0:10

Alors que je sens son corps se tendre imperceptiblement par ma petite réflexion et que je le vois tenter de maîtriser sa respiration, je souris. Je sens qu'il va craquer et que j'aurai enfin ce que je voulais. Le voir s'emporter n'est qu'un caprice digne d'une gamine de cinq ans, mais je m'en moque. D'ailleurs, je n'ai même pas penser à ce qu'il allait faire si je le poussais à bout, faut dire que mon esprit avait été un peu préoccupé par la seule pensée de le voir réagir, donc il avait occulté tout le reste. Comme quoi, tout le monde peut être stupide de temps à autre, même moi. Dis comme ça, ça fait un peu hautain. Je souris d'autant plus, mais reste concentré sur le mec, on ne sait jamais, il vaut mieux se tenir prête à toutes éventualités. Je le vois prendre l'argent dans ses mains, je me demande ce qu'il va en faire, peut être le garder ou éventuellement me le jeter au visage, je préférerai la deuxième option, j'ai une sainte horreur des gens qui se rabaissent. Même si dans ce cas là, c'est mon ego qui en prendrait un coup. Il recule sa chaise, je garde mes yeux rivés sur lui, attendant bien sagement de savoir ce qu'il compte faire, je ne vais tout de même pas l'aider à décider. Je m'attends à voir s'abattre sur moi sa colère. Mais au lieu de ça, il s'étire et sourit. Je ne dis rien et me contente de le regarder fixement, je ne comprends pas, je suis sidérée. C'est pas vrai, pourquoi il me regarde comme ça ? Ma parole ce type à un problème, il prend du crack ou quoi, comment il fait pour rester aussi calme ? Super, je regagne mon humeur qui s'était envolé lorsque j'avais cru qu'il avait craqué. C'est alors qu'il me dit :

- Tu as raison en fait, a quoi bon quelqu'un ayant de l'argent voudrait en avoir qui ne lui sert a rien. Enfin, je présume que les gens en veulent toujours plus, mais c'est effectivement plus facile de convaincre quelqu'un qui n'en a pas, n'est ce pas ?

Je le regarde fixement un peu hébété. Oh c'est vrai avec tout ça, j'ai oublié ce que je lui avais dis. Bon, je l'avais pas joué franc jeu. Cette histoire de pauvre plus facilement achetable était une pure invention de mon esprit pour le pousser à bout. D'ailleurs, c'est drôle mais les seuls pauvres que je connaisse sont parfaitement impossible à manipuler avec de l'argent. Si Tatsuki m'avait entendu dire une chose pareille, il ne m'aurait pas giflé parce qu'il n'aurait jamais pu me faire une chose pareille, mais il m'aurait fait un véritable sermon sur la moralité, les principes. Bref, sur tout un tas de trucs bien ennuyants. Je sorts de mes pensées lorsque le type se met à rire, ce que je trouve un peu bizarre d'ailleurs. Je ne vois pas trop ce qu'il y a de drôle, il me tend l'argent et dit en souriant :

- Je n'en ai pas besoin, ça ma fait plaisir de te payer cela, ce que j'ai dis plus tôt n’était pas une demande de remboursement, juste un constat. Prend le, je n'ai pas envie que notre relation, peu importe si elle se termine dans cinq minutes, soit basé sur cet échange d'argent.


Je me contente de regarder sa main tendue vers moi. Il prend tout ça un peu trop au sérieux, c'est moi qui ais envie de rire maintenant, il a dit « notre relation », il est vraiment perché, comment peut on qualifié ça de relation ? Des fois, je ne comprends vraiment pas les gens. Je sens que j'ai l'air stupide à fixer ses doigts comme ça, en plus c'est pas comme si j'hésitais à reprendre cet argent. Il est hors de question que je le reprenne et tant pis que lui n'est pas envie de le garder, je m'en moque comme de l'an quarante de son histoire de : « je ne veux pas que notre relation soit basé sur de l'argent ». Bref je redresse le visage pour lui faire part de ma pensée, mais au lieu de croiser son regard je voix que celui-ci à le visage tourné. Super ! Cet idiot ne me regarde même pas ! Il a apprit où la politesse ? Il l'a trouvé dans une pochette surprise ? Je suis la trajectoire de son regard qui se pose sur un présentoir de journaux, cherche ce qui semble attirer son regard et lit ce qui pourrait être le plus enclin à attirer son attention :"Enfants battus a Tokyo, le scandale".

Je me contente de regarder le gros titre, sans rien dire, de toute façon lui non plus ne dis rien. Je ne sais pas à quoi il pense à ce moment précis. Mais moi, en tout cas je pense à Emiko, c'est d'ailleurs dans un sens à cause d'elle que je me retrouve ici à faire face à ce type qui veut me rendre mon argent suite à une histoire de café. Bref, un truc tout bête. Emiko, c'est la fille qui a toujours été la meilleure de notre groupe et je pense très sincèrement la plus courageuse. Elle ne se plein jamais, alors que la vie lui a donner un sac d'emmerde direct à la naissance. Son histoire à elle aurait pu aussi figurer sur un journal racontant les déboires d'enfants victimes de violence. Sauf que ça n'arrivera jamais, c'est d'ailleurs pour ça que son père a fini par se retrouver sur la liste. Le pire, c'est qu'Emiko ne voulait même pas qu'on lui fasse payer ce qu'il lui a fait subir pendant des années à elle, mais aussi à sa mère. Pourquoi ? Je n'arrive pas trop à comprendre, décidément je ne comprends jamais personne. Je me souviens que quand je l'ai inscrit sur la liste, elle m'a dit : «On ne peut pas faire ça, peu importe, c'est mon père ! ». C'est dingue, moi je n'arrive pas effacer de ma mémoire, son visage quand je l'ai retrouvé dans la rue en pleine nuit, après qu'elle m'ait appeler parce qu'elle était parti de chez elle, à cause de son père. Alors qu'elle, semble toujours tenir bon et vouloir voir les choses sous un autre angle, comme si ça n'était rien. Je soupire et dit d'une voix calme, plus pour moi que pour le type qui n'a visiblement plus rien à faire que je sois à côté de lui, mais je ne vais pas lui reprocher ça, qui sait peut être qu'il a vécu ou connu un truc dans le genre, je ne le connais pas après tout :

-C'est drôle c'est une des choses que l'argent n'empêche pas…

Je passe une main dans mes cheveux, reporte mon attention sur ses doigts qui tiennent toujours l'argent. Désolé le blondinet, mais je ne compte pas récupérer l'argent et si tu crois que tu vas réussir à me faire changer d'avis tu te fous le doigt dans l’œil jusqu'au coude. Ça fait bizarre de le voir comme ça, même si je ne le connais pas vraiment. Je me place devant lui histoire de lui barrer la vue du magasine, je sais parfaitement que ça doit être inutile vu ma hauteur, mais bon on fait ce qu'on peut, comme on peut. Je pose ma main sur la sienne, je me dis que ça va peut être le faire réagir et dit d'une voix neutre je dis:

-J'ai menti...quand j'ai dit que les pauvres étaient les plus faciles à acheter...j'ai menti… en fait je crois que c'est le contraire…Les riches sont vraiment les plus pourris crois moi, je sais de quoi je parle…

Je lâche sa main et je recule en redressant mon visage pour pouvoir le regarder dans les yeux, c'est ça le problème avec les gens qui sont grands. Je souris, ce coup ci ce n'est pas pour me moquer de lui ou pour le provoquer, je suis juste sincèrement amusé :

-Garde l'argent, je ne voudrais pas être responsable de l’extinction de l'espèce rare des blondinets sur les terres japonaises… Tu n'as qu'a voir ça comme une sorte de prix gagner pour avoir su rester impassible à toutes les formes de provocations…

Je me tais, j'ai l'impression que d'un seul coup je suis atteint d'une diarrhée verbale. Je me pince les lèvres pour m'empêcher de continuer à déblatérer inutilement. En plus c'est parfaitement gênant, il y a deux secondes j'étais prête à partir en croisade pour lui enlever ce petit air de parfaite maîtrise de soi et me voilà face à lui prête à rendre les armes. Quelque chose ne tourne pas rond chez moi aujourd'hui, il a mit un truc dans mon café c'est pas possible. C'est pas mon genre de jouer les guimauves, mais bon, il a bien mérité une petite trêve, après tout, c'est moi qui suis allé le voir. Je ris doucement en reportant mon attention sur lui et dit d'un ton amusé et un brin provocateur, gage d'apparition de ma fossette :

-Tu sais à rester planter là tu vas prendre racine…outre le fait que tu as juste l'air d'un décérébré…
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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Dim 1 Mai 2016 - 2:52

Enfants battus a Tokyo, le scandale. Bon sang, mon dieu, merde. Je ne sais même pas quoi dire devant cet amoncellement de lettres. A Tokyo, bien sur, je suis bête, c'est un probleme récurent, ce n'est pas que moi, c'est un cas général. J'ai un jour entendu dire que plus de cinq pour cent de la population mondiale avait était victime de maltraitance durant l'enfance. C'est des millions de personnes. Je passe mon temps a me plaindre, et pourtant je ne suis sans doute pas le plus a plaindre. Une fois. J'ai cru mourir une fois. Je suis mort une fois. Une simple fois. Et pourtant je m'en rappel comme si cela venait d'arriver. Je revois chaque seconde s'écouler comme des siècles. Je ressens encore l'appel de détresse de ma mère devant ce châtiment divin qui nous est adressé. Ashura-ô est en colère, il va nous le faire comprendre. Sa deva ne lui convenait plus, alors a présent, il avait décidé de s'en séparé.

Aprés l'avoir mis enceinte a l'age de seize ans, après avoir fait en sorte que sa vie gravite autour de la sienne, il l'avait prise dans sa main, et l'avait brisé avec rage et haine. Comme si tout ce qu'il avait mis en œuvre pour se l'approprier n'avait était que pour la détruire....quand a son héritié...il l'avait formé pour qu'il lui ressemble, jusque dans son aspect capillaire. Il n'attendait qu'une chose, que je puisse prendre la relève. Je le sens jusque dans mes gênes que je suis semblable a lui, toute les décisions que j'ai prise n'était rien d'autre qu'un cruel schéma qu'il a établit avant même ma naissance. Un Dieu décide tout, contrôle tout, et peut faire le choix du chemin et du destin de sa descendance. C'est le cas pour moi, et cela m'éffrait.

Je reviens au présent. J'ai totalement oublié ce qu'il était en train de se passer. Ou je suis, que se passe t'il ? Qui...oh, j'entends une voix en fin de compte. Féminine, qui a l'air de me parler a moi directement. J'entends ses mots "...argent n’empêche pas". De quoi parle t'elle. J'ai du rater un morceau de la conversation. Comment s'appelle t'elle déjà. Je crois bien qu'elle ne me l'a pas dit. Elle me dit qu'elle m'a mentit, que ce qu'elle a dit plus tot elle ne le pensait pas. Ça y est, je me suis souviens de tout. Bon, c'est bien de le reconnaitre, mais j'aimerais qu'elle prenne l'argent maintenant je commence a avoir mal au bras. Je sens alors sa main sur la mienne et cela achève de me faire revenir sur terre. Sa main est chaude, comme celle d'Aslinn, mais un peu différent néanmoins. Je ne saurais dire pourquoi.
Elle lache alors ma main et me regarde dans les yeux en levant la tête. C'est quoi cette manie qu'elles ont toutes a me dévisager, a scruter au plus profond de mon ame. Je ne suis qu'un simple garçon lambda, qui ne parle pas beaucoup.

"-Garde l'argent, je ne voudrais pas être responsable de l’extinction de l'espèce rare des blondinets sur les terres japonaises… Tu n'as qu'a voir ça comme une sorte de prix gagner pour avoir su rester impassible à toutes les formes de provocations…"

Je secoue lentement la tete:

- Tu n'as pas compris, je n'en veux pas, ce n'est pas par orgueil ou par principe. Il me brule les mains, car je ne l'ai pas gagné. Désolé c'est comme ça, je vais pas le jeter quand même ? Si tu ne le reprend pas, c'est ce qui arrivera....

En effet ce n'est même pas une question d'honneur, c'est juste que j'arriverais pas a ne pas culpabiliser d'avoir utiliser de l'argent qui n'est pas a moi, ce serait comme avoir une dette envers quelqu'un. Mais je l'ai appris brutalement. Notre famille ne veux pas avoir de dette a qui que ce soit. Nous sommes deux, on se serre les coudes, point. Je ne mettrait jamais une dette sur cette conviction, je crois que je préférerais encore mourir.

"-Tu sais à rester planter là tu vas prendre racine…outre le fait que tu as juste l'air d'un décérébré… "

Je sursaute, et je vois la pommette qui apparait sur sa joue. Je rougis légérement, autant par cette vision que par la sensation d'étre un poteau dans le café, et que tout le monde nous regardes. Je bredouille vaguement:

- Tu...tu veux aller quelque part ? Enfin, sinon on peux se séparer ici bien sur.

Aller Sato-Sato, tu vas peut etre te faire une autre amie, c'est pas mal, continu !

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MessageSujet: Re: Un peu de café? (Satoshi)    Dim 1 Mai 2016 - 13:01

A mes mots, il sursaute, le voilà redescendu sur terre. Je ne sais pas trop pourquoi il s'est tapé une fixette au point de ne plus être vraiment parmi nous. Peu importe, de toute façon ça ne me regarde pas, je ne le connais même pas ce type, la preuve je ne sais même pas comment il s'appelle. Bien, le voilà gêné, au moins il a perdu son petit air de ''maîtrise de soi'' qui me pompait l'air. Je commençais à me demander s'il était humain, ou s'il ne consommait pas des produits illégaux pour être comme ça. Bien sûr, il pourrait être naturellement capable de se contrôler en toute situation, mais ça reste quand même bizarre d'être aussi peu réactif, à mes yeux en tout cas. On dirait que le regard des autres le dérange, moi ça ne me pose pas de problèmes, j'ai l'habitude et je m'en fou, en plus c'est rien en comparaison de comment il nous regarde quand je suis avec les filles. Surtout quand on est toutes les quatre ensemble. Je reporte mon attention sur lui quand il se met à bredouiller quelques mots :

- Tu...tu veux aller quelque part ? Enfin, sinon on peux se séparer ici bien sur.

Il n'est pas sûr de lui, je le pense, honnêtement, sinon, il n'aurait pas ajouté la fin de sa phrase. La manière dont on demande quelque chose, détermine assez bien ce qu'on est en règle générale. Cela confirme bien, en un sens, ce que je me suis demandé plutôt. Depuis le début, il ne se moque pas de moi, il essaye juste de se montrer sympa. Alors que moi, depuis l'instant où je me suis incrusté à sa table, j'ai fait tout mon possible pour me montrer la plus déplaisante. Bien sûr, il semblerait que peu importe, ce que je lui ais fait, ça n'a pas fonctionné. Mais, ça n'était rien, juste des petites blagues innocentes, comme j'en ferais à la plupart des gens. Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Je pense qu'il me voit plus comme, quelqu'un d'un peu bizarre qui rembarre facilement les gens, ou qui leur fait de petites farces. Mais je sais mieux que personne que ça n'était rien en comparaison de ce qui aurait pu se passer, ou qui pourrait se passer d'ailleurs. En plus que penserait les filles de lui, je suis certaine qu'il ne rentre pas dans les critères de validation. Rien que le faite qu'il ne soit pas riche pose problème, j'ai réussi à ce que Hikari et Tatsuki ne soient pas mêlés au jeu, mais au bout d'un moment toutes ces dérogations ne pourront plus être accordées.

C'est vrai qu'il m'exaspère et que j'ai envie de le pousser à bout, ce que le jeu aurait probablement réussi à faire. Mais il m'a l'air d'être un type tout ce qu'il y a de plus normal, avec une vie bien rangée qui ne tient pas à se faire remarquer. Si je suis pragmatique, il ne mérite pas de se retrouver mêlé à nos activités. En plus si c'était le cas, ce ne serait probablement pas pour y participer, mais pour en être la victime. Peu importe sa force physique, même si plutôt je lui ais dis que je ne serai pas en mesure de lui faire réellement mal. On a toujours trouvé un moyen de s'en prendre à plus fort que nous, il suffit d'un peu de produits ou d'engager des gens pour nous et le problème est réglé. Oh ! Et puis, je n'ai pas oublié ce qui est arrivé à Tsubasa. Lui aussi était sympa, avec certes, un peu plus de répondant aux provocations, mais d'une certaine manière, il était un peu comme lui. Je pense qu'il m'appréciait, mais maintenant, je suis convaincu que ce n'est plus le cas. Les rumeurs lancées par les filles sur lui, l'avait fait devenir un véritable paria, petit à petit, il n'était plus seulement notre victime à nous. Tout le monde avait fini par s'en prendre à lui, les gens sont de vrais moutons parfois. Au final, au bout de six mois, il avait fait une tentative de suicide, il n'avait pas réussi à mourir, mais je pense qu'il n'était plus le même.

Tatsuki m'avait un jour demandé : «pourquoi tu ne les as pas empêché de s'en prendre à lui ? ». Bien sûr, il n'a pas compris ma réponse, évidemment, il ne fait parti du cercle, c'est logique qu'il ne puisse pas se faire à l'idée que c'est comme ça que ça marche. Mais les règles sont les règles, je ne peux pas intervenir en mettant en jeu des impressions et volontés personnelles pour empêcher que les choses se déroulent normalement, même si je l'ais fait pour lui et Hikari, chose que je me suis bien garder de lui dire. De toute façon, ce n'est pas comme si, ça m'avait rendu triste ou que ça m'avait touché. C'est juste que j'avais trouvé ça stupide de s'en prendre à lui. Je le trouvais intéressant et le jeu n'était pas approprié dans son cas, mais allez savoir pourquoi les filles avaient vraiment tenu à ce qu'il en fasse parti. Je reporte mon attention sur le type qui fait face à moi, comme quoi, je peux être gentille, décidément c'est la journée de la bizarrerie. Mais, c'est aussi son jour de chance à ce mec et en plus, il ne peut même pas savoir à quel point c'est vrai. Mon regard croise de nouveau sa main tenant encore l'argent, ce qu'il peut m'irriter quand même avec cette histoire. Tu es peut être têtu et tu ne tiens pas à le garder. Mais je ne compte pas le récupérer et si tu veux faire un feu de joie avec, grand bien t'en fasse, je m'en contrefiche royalement. Je redresse mon visage, oui, les grands sont vraiment un problème de taille, je dis alors d'une voix ferme :

-Je ne reprends pas l'argent, peu importe qu'il te ''brûle la peau'', crois moi c'est le dernier de mes soucis, tu n'auras qu'à aller acheter un truc à ta mère avec, si tu ne le veux pas pour toi…

Maintenant, je vais te rabrouer gentiment. Pitié ne fais pas une tête de misérable, tu ne sais pas combien tu es chanceux que se soit le cas. Un petit avertissement ne lui ferait pas de mal, je pense que ça l'aiderait peut être à ce que les choses lui rentrent dans le crâne, car ce type à l'air sacrément borné et dire que c'est moi qu'on trouve têtu. Les gens qui pensent de cette manière, ne connaissent visiblement pas des personnes comme lui. Si je reste le visage levé comme ça, je vais finir par choper un torticolis. En plus, j'aime pas être dans une position plus petite, on dirait que je suis inférieur. Je me hisse sur la pointe des pieds, je sais que c'est parfaitement ridicule et que je ne vais pas pousser de cinquante centimètres en faisant ça, mais je ne peux pas m'empêcher de le faire. Je lui tapote légèrement l'épaule en disant d'une voix assez basse et un peu sèche:

-Traîner avec des pauvres ne m'intéresse pas…

Je repose mes pieds à terre et retourne auprès de mes affaires. Je récupère mon sac, mon téléphone et mes lunettes de soleil que je remets, même si elles ne servent à rien, dans ce cas présent. De toute façon, je n'ai pas le temps de faire je ne sais quoi avec lui. Je sais que j'ai un peu oublié l'une des raisons qui m'ont fait venir ici, mais je dois trouver un moyen de m'occuper du cas de Riko et je suis certaine que mon passe-temps ne figure pas dans les siens. De toute façon, c'est pas comme si je pouvais lui en parler. Les règles sont limpides là dessus, personne en dehors de nous n'a le droit de savoir. Je colle mon sac à mon épaule, garde mon téléphone dans ma main, passe à côté de lui. Je me dirige vers la porte pour sortir, je m'arrête un instant me retourne et lui dis :

-A un de ces quatre blondinet…

Puis je sorts pour de bon, l'esprit tout occupé à trouver un moyen de solutionner le problème ''Riko''. Qui sait? Je devrais peut être en parler aux filles, finalement, avant même de commencer mon truc toute seule. Ou alors je pourrai voir ça avec Tatsuki, même si je sais qu'il n'aime pas trop mes histoires liées au jeu.
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