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 Doing things at our own pace [Satoshi]

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Misuzu Watanabe
♣ Université - 1ère année
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MessageSujet: Doing things at our own pace [Satoshi]    Mar 26 Juin 2018 - 11:48




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doing things at our own pace.

   
Ce matin là, quand le réveille sonne, ma première pensée est pour Satoshi. Pas de craintes, de rougissements, de souffle court, juste son nom qui apparaît dans ma tête. J’éteins le réveil comme d’habitude en balançant mon poing dessus, mais cette fois ci il ne me tombe pas sur la tête. On dirait bien que cette journée commence bien, ou en tout cas mieux que la plupart. Je me lève sans trop de difficultés et entame ma petite routine quotidienne. J’applique peut être mon maquillage avec un peu plus d’attention et de précision que d’habitude, certes. Pourtant, si je vois Satoshi un peu plus tard, ce n’est pas vraiment un rendez vous. Juste une surprise pour les membres du club. J’ai évoqué l’idée alors que nous étions à Fukuoka, et il a trouvé que c’était quelque chose à tenter. Alors voilà, c’est aujourd’hui, à peine quelques jours après être rentrés du tournoi, que nous nous retrouvons pour préparer quelques sucreries et pâtisseries pour réconforter ceux qui ont fait moins bien qu’ils le voulaient, féliciter ceux qui sont allés loin, et encourager tout le monde à continuer à faire de son mieux.

Je m’habille rapidement, mettant des vêtements simples. Un jean gris taille haute, un t-shirt à rayures et une veste à capuche ouverte dessus. Rien de bien compliqué, donc. En même temps, pour réviser et cuisiner, inutile de porter des talons et une jupe, déjà que je n’en porte pas en temps normal... Et puis, ça serait suspicieux si je m’habillais comme pour un rencard. Enfin, je suppose. Je n’ai pas vraiment qui que ce soit à qui demander, donc on va faire comme on peut. J’avale rapidement un petit déjeuner et je file à la bibliothèque. J’ai quelques trucs à réviser, et me concentre donc sur ça pour ne pas trop penser à la suite. Je passe environ trois ou quatre heures là bas, entrecoupées d’un déjeuner rapide sur un banc dehors, puis je récupère un livre de recettes, et j’en recopie deux ou trois avant de quitter les lieux. Je dois d’abord aller acheter les ingrédients dont je sais que je ne les trouverai pas déjà stockés dans la cuisine, aussi je me hâte jusqu’au konbini le plus proche. Sur le chemin du retour vers la résidence, j’envoie un message à Satoshi, pour le prévenir qu’on peut se retrouver sans tarder. Il n’est pas loin de leur à laquelle nous avions prévu de nous rejoindre de toute façon, donc je ne pense pas interrompre quoi que ce soit. Il m’a dit d’arrêter de baisser la tête et de m’excuser de toute façon, et il a sûrement raison. Je sens à nouveau cette chaleur diffuse dans ma poitrine en pensant à lui. Il va falloir faire quelque chose pour ça, mais je ne suis pas vraiment sûre de comment m’y prendre. C’est bientôt la Saint-Valentin, peut être… Je sais pas. Ça me paraît stupide, on n’est plus au collège. Mais en même temps ça serait un bon prétexte ?

Je secoue la tête et reprend ma marche rapide, pénétrant dans le bâtiment. Je retire mes chaussures et me dirige vers l’une des cuisines. La pièce est spacieuse, avec un large plan de travail au centre. C’est parfait. Je pose mes courses et mes recettes avant de commencer à sortir certains ingrédients indispensables, farine, sucre, etc. J’enfile un tablier et relis tranquillement les trois recettes que j’ai recopié : tarte tatin, gâteau au chocolat, mochi à l’anko. Rien de bien difficile, ce qui est probablement le mieux vu que je n’y connais rien en pâtisserie. Ça fait longtemps que je n’ai pas fait des mochi, mais je laisserai Satoshi décider, et au pire rien ne nous empêche de faire deux des recettes, par exemple. Après tout, le club compte pas mal de membres, et il faudrait en faire assez pour tout le monde. Quelque chose me dit que Satoshi va sûrement avoir une préférence pour la tarte tatin, étant donnée la quantité d’eau à la pomme que je l’ai vu boire depuis qu’on se connaît. Alors que je suis occupée à lire les recettes, la porte s’ouvre et je me tourne immédiatement dans cette direction.

« Ah, Satoshi-kun, bonjour… Comment vas tu ? »

Je n’ai pas rougi. C’est ridicule de se féliciter pour ça, mais mine de rien c’est quelque chose. Normalement là je serais déjà rouge tomate et en train de bégayer. Je lui souris.

« J’ai préparé quelques recettes qui avaient l’air assez simple et qui pourraient faire l’affaire, je te laisse décider. J’ai pris les ingrédients pour faire les trois, de toute façon. »

Dans tous les cas, même si on ne prépare pas tout, il me restera toujours les ingrédients dont je pourrai me servir après. J’attrape une boite d’anko et la lui tends.

« Je me suis dit qu’on pourrait prendre de l’anko tout prêt, ce n’est pas vraiment traditionnel, mais bon… L’anko prend normalement des heures à préparer, alors… »

Nouveau sourire, léger rougissement de ma part mais sans que ça soit trop ridicule, du moins je l’espère. Je me tais le temps qu’il me dise ce qu’il veut qu’on prépare, et vais attraper un tablier pour lui avant de lui tendre.

« Tiens, mets ça. »

Je lui souris une nouvelle fois en plissant un peu les yeux et en tentant désespérément de garder une respiration normale, puis me distrais en sortant des saladiers et des ustensiles.

« Ah, je ne t’ai même pas demandé comment s’est passée ta journée. Tu es allé au dojo ? »

Je cherche clairement à faire la conversation, mais j’aime bien parler avec lui et si on reste dans le silence ça va finir par devenir gênant, non ? Je mets de l'eau à chauffer pour faire du thé, histoire qu'on ait quelque chose à boire en cuisinant.

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Doing things at our own pace [Satoshi]    Mer 27 Juin 2018 - 13:43

- Et a ce moment la tu vois, il prend une grosse voix super bizarre, et il me dit « mais tu sais, Mikaela-chan, tu es la femme la plus belle, voluptueuse et intriguant que j'ai jamais rencontré ». Alors moi, je lui dis quoi, a ton avis ? Vas y, dis, dis !

- Euh....tu lui dis quoi ?

J'étais en route pour la cuisine ou je devais rejoindre Misuzu pour préparer cette histoire de gâteaux. Je lui avais dis que j’étais pas mauvais cuisinier et j'allais sans doute me retrouver un peu ridicule étant donné que je n'avais quasiment jamais fais de gâteaux de ma vie. Je cuisinais quasiment uniquement du salé. Et alors que j'étais quasiment devant la porte, mon téléphone avait sonné. Mika, qui voulait encore me raconter une de ses histoires ou elle finissait toujours par recaler un type. J'aimais bien qu'elle m'appelle, mais des fois je me demandais si elle avait vraiment des amis a Tokyo.

J'ouvrais la porte, et Misuzu apparaissait devant moi. J'écartais un peu le téléphone, avant de m'incliner devant elle, et de former un « bonjour » avec mes lèvres en m'inclinant devant elle avant de lui faire un sourire timide, un peu mal a l'aise de me présenter devant elle au téléphone. Je suis vraiment débile, j'aurais du finir la conversation dans le couloir. Si je peux appeler ça une conversation. Et en plus elle parlait tellement fort que j'étais obligé d'écarter mon téléphone de mon oreille, et j'étais sur que Misuzu pouvait entendre. Bien malgré moi, je lui faisais plaisir.

- Et donc euh....tu lui dis quoi ?

- Je lui dis, avec une voix trop tentatrice tu vois, mais en même temps ferme, genre costaud. « Le jour ou je sortirais avec to
i, la tour de Tokyo reposera sur sa pointe.

Elle éclata de rire, vraiment fière d'elle, alors que je me passe la main sur le visage d'un air fatigué. Bon sang, elle est vraiment infernale. Pauvre mec, si il avait su a qui il s'attaquait, il aurait probablement baissé les yeux et continué son chemin. J'approche doucement mon téléphone de ma bouche et commence a faire des bruits de crépitements bien volontaire.

- Ah....crzprzrzrz, Mika je....je rentre dans l'école je capte plus...crzzrzrz, plus...crzrzrzrz salut crzrzrz.

- Eh, attends ! Je sais que tu le fais exprès. Écoute moi Sakutaro, si jamais tu...bip bip.

J'avais raccroché, en poussant un soupir et en enfouissant le téléphone dans ma poche avant de m'incliner devant Misuzu a nouveau d'un air désolé. Même quand elle n’était pas la, même quand c’était avec une amie a moi qu'elle ne connaissait même pas, elle fallait qu'elle se donne en spectacle, c’était plus fort qu'elle. J'étais mort de honte, mais il fallait faire avec, et puis je devais bien profiter de mon moment avec Misuzu. Elle était venue pour m'aider a la base.

- Je suis désolé....elle est pas méchante mais elle est....euh....spéciale. Je vais bien merci. Et toi ? Pardon de t'avoir fais attendre, j’espère que tu n'avais pas autre chose de prévu et que j'ai posé problème ?

Je récupère le tablier qu'elle me tend, que j'enfile rapidement. Bon, je n'ai pas vraiment besoin de mettre ça, mais puisque cela semble lui faire plaisir, je ne vais pas faire de remarque la dessus, histoire d'éviter de passer pour un lourd. Je regarde les différentes recettes, et j'hoche la tete doucement. Ca fait des siècles que je n'ai pas mangé de gâteau au chocolat. Enfin, ce n'est pas pour moi de toute façon. Je me demande presque pourquoi je suis venu. Elle a tellement tout prévue que j'ai le sentiment que je vais plus la ralentir qu'autre chose.

- Je suppose qu'on peux faire les trois non ? Enfin, moi j'ai tout mon temps.

Alors qu'elle sort des ustensiles, je m'occupe de séparer les ingrédients en trois parties, une pour chaque gâteau qu'elle compte faire, et je tourne la tête vers mon amie, alors qu'elle semble faire du thé. Elle pense vraiment a tout. J'écoute sa question. Ma journée n'avait pas était très palpitante en fait. J'avais couru, j'avais révisé.

- J'ai passé la moitié de mon aprem a faire mon cours. Ouais parce que je prend pas vraiment de note en amphi alors....ouais je sais c'est débile un peu, mais j'arrive pas trop a écouter et écrire en même temps. Alors je note juste le titre des livres, et après je les empreintes et je me fais des cours moi même a partir de ça.


Je devais donner l'impression d’être complètement débile. « Je ne peux pas écrire et écouter en même temps », mais j'avais trois ans ou quoi ? Pourquoi j'avais présenté la chose comme ça ?

- Oh, je t'ai vu a la bibliothèque tout a l'heure. Mais tu etais tellement concentrée, j'ai pas voulu te déranger en sachant qu'on se verrait plus tard. Oh, et je ne compte pas aller au dojo. Je vais aller a ma salle.


Qu'est ce que je venais de dire ? J'étais pas censé en parler de ça. Mais Misuzu ca allait non ? Enfin, si elle me reprenait sur le sujet, je n'aurais qu'a lui expliquer. Elle saurait garder le secret.

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MessageSujet: Re: Doing things at our own pace [Satoshi]    Lun 9 Juil 2018 - 15:08




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Lorsque Satoshi entre dans la pièce, il est au téléphone. Il s’incline et je fais de même, avant de remarquer que j’entends à peu près tout ce que dit la personne au bout du fil. C’est une voix féminine, donc je suppose qu’il s’agit de l’amie dont il m’a parlé plusieurs fois. Elle semble en train de raconter une anecdote d’une voix énergique et de ce que je comprends, elle a rejeté les avances de quelqu’un. Sa répartie me fait sourire légèrement, mais Satoshi commence à imiter des bruits de grésillements et je hausse un sourcil. J’imagine qu’il la connaît assez pour se permettre de faire ça, mais ça reste néanmoins assez malpoli. Il finit par raccrocher sous les cris de la jeune femme et soupire avant de s’incliner de nouveau. Par réflexe, je courbe très légèrement la nuque aussi. Il commence à s’excuser d’abord pour la jeune femme, puis pour m’avoir fait attendre, et je lui fais un grand sourire tout en lui tendant le tablier que j’ai récupéré.

« Daijoobu desu. Tu n’as vraiment pas besoin de t’excuser, et puis ton amie a l’air très énergique. Tu pouvais finir ton coup de téléphone, tu n’avais pas besoin de raccrocher précipitamment comment ça. Elle a l’air très drôle en tout cas. »

Je ne veux pas qu’il pense qu’il doit couper tout contact avec son amie dès que je suis dans les parages, après tout ils ont l’air assez proches et je ne voudrais pas qu’il se sente mal à l’aise. Lorsque je demande à Satoshi ce qu’il préfère préparer, il propose de faire les trois. C’est une option que j’avais en effet envisagé, je hoche donc la tête avec un sourire.

« Les trois c’est bien, oui. »

Je prépare néanmoins du thé, histoire qu’on puisse se désaltérer au fur et à mesure. Une fois l’eau chaude dans la théière avec le sachet, j’attends un instant que ça infuse en ramenant le tout sur le plan de travail central. Je hausse un sourcil quand il explique avoir « fait » son cours.

« Eh ? »

Je suis un peu surprise. Il explique réécrire les cours avec les livres après avoir écouté en classe. J’imagine que c’est une méthode comme une autre, même si je ne pense pas que je serais capable de faire ça. Je sors une balance et rapproche la recette pour la tarte tatin et les pommes, avant d’attraper deux économes et d’en tendre un à Satoshi. J’attrape une première pomme et commence à l’éplucher tout en l’écoutant. Il m’a vue à la bibliothèque ? Je n’ai pas du tout remarqué qu’il était là, mais j’étais plongée dans mes révisions. Il évoque également une salle, et je me tourne légèrement vers lui.

« Ta salle ? »

Je ne veux pas l’obliger à expliquer, mais ça m’intrigue. Je finis de peler la première pomme, puis la découpe pour mettre les morceaux dans le saladier, avant d’en prendre une autre.

« Ah, je ne t’ai pas vu. Mais quand je révise je suis en général vraiment concentrée. J’arrive pas à refaire mes cours toute seule et comme je ne suis pas forcément très intelligente ni talentueuse, si je veux des bonnes notes je dois vraiment faire de mon mieux et travailler beaucoup. Je ne peux pas y aller au talent, quoi. »

Mes parents m’ont élevée comme ça. Je ne suis pas plus bête qu’une autre, mais on m’a appris qu’il fallait travailler et toujours faire de son mieux. C’est comme ça que j’ai eu une bourse, donc il faut croire que ça marche. Même si je ne pars pas avec un avantage, je peux être la plus travailleuse, et donc pourquoi pas être la meilleure. Aux derniers examens, j’étais deuxième de ma promo. Peut être que je pourrais être major cette fois ci ? Je vais faire de mon mieux en tout cas. Je suis pleine de détermination et ça doit sûrement se voir sur mon visage, parce que je réalise que j’ai la mâchoire serrée et les sourcils froncés. Je retrouve une expression normale immédiatement et rougis légèrement.

« Ah, désolée, je t’ai même pas expliqué… Euh, on pèle les pommes et on les coupe en morceaux, après ça on va les caraméliser… Puis mettre la pâte dessus et faire cuire la tarte… Enfin, voilà. Ça devrait être assez rapide. »

Je continue à peler la seconde pomme puis la coupe en morceaux, répétant le processus jusqu’à ce qu’il y ait assez de pommes.

« On en a assez je pense. »

Je récupère un plat en métal et le place sur la gazinières, avec du beurre et je dispose les pommes avant d’ajouter une généreuse quantité de sucre et d’allumer le feu assez fort sous le plat. Je m’équipe ensuite d’une manique et souris à Satoshi tout en la mettant.

« Je me brûle souvent en cuisinant, alors maintenant je suis prudente. »

Il doit vraiment penser que je ne sais pas me servir de mes dix doigts ni même de mes jambes ou autre, et il n’aurait pas tort : j’ai vraiment une très mauvaise coordination.

« Est-ce que tu pourrais dérouler la pâte pour qu’elle soit prête ? J’avoue que j’ai aussi eu la flemme d’en préparer une… On a déjà pas mal de choses à cuisiner, alors bon… »

Et maintenant il va se dire que je suis fainéante. Super. Mais c’est vrai que je n’avais pas envie de tout faire moi même, j’aime bien cuisiner mais pas forcément pendant des heures, même si c’est avec lui.

« Euh… Si tu veux, tu peux commencer le gâteau au chocolat ? Je viendrai t’aider dès que j’ai fini. »

Il a bien dit qu’il était plutôt bon en cuisine, non ? Donc c’est bien que ça devrait aller, il doit être capable de se débrouiller tout seul pour faire un gâteau, je suppose.

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MessageSujet: Re: Doing things at our own pace [Satoshi]    Sam 14 Juil 2018 - 0:55

Je la regarde en penchant la tête sur le coté, sans vraiment comprendre ce qu'elle veux dire dans un premier temps. Elle a du sans doute croire que j'avais coupé court pour ne pas l’embêter elle. Bon,d'une part, ce n’était pas tout a fait faux. Mais j'avais surtout eu envie de m'en sortir avec une santé mentale entière. Et je savais très bien que j'allais enchaîner sur la totalité de sa dernière soirée ou elle n'avait pas eu envie d'aller et ou elle s’était ennuyée, comme d'habitude, et je n’étais pas assez au calme pour le supporter.

- On va dire qu'elle a l'habitude, depuis le temps. C'est de bonne guerre.


Je lui faisais un sourire, en retirant ma veste pour me mettre plus a l'aise avec le tablier en question. J'étais presque persuadée qu'elles s'entendraient bien. Un pressentiment, que j'avais a chaque fois que j'avais les deux en même temps, souvent l'une en face, et l'autre au téléphone. Bon toujours en fait. Je n'osais pas vraiment appeler Misuzu de vive voix. Un message c’était largement plus simple. Moins génant. Je n'étais pas tellement téléphone et jusqu'il y a encore peu de temps, je n'avais meme pas internet sur mon portable, bien trop vieux pour supporter n'importe quoi du type. Merci sans doute a Hisaka, du coup. Sinon, j'en serais encore loin de m'en acheter un nouveau.

Je l'observe un moment préparer le temps. Elle semble si connaître, et je m'agace d'avoir l'impression de voir les mouvements de ma mère. Je suppose que c’était pour ça que j'étais a l'aise avec elle. Rien de plus, c'est sur. Maman était vraiment de la vieille école. Elle était du genre a aimer les traditions. Comme Misuzu. Ca devait etre de famille, mais je ne pouvais pas en être l’héritier moi mime, vu que je ne savais même pas le nom de mes grands-parents. Un peu hypnotisé par les gestes de routines qu'elle faisait, je réagissais a peine quand elle me demandait pour ma salle. Rien d'étonnant.

- C'etait avec l'ancien vice-directeur. Il m'a donné l'autorisation d'utiliser une des pièces du bâtiment abandonné. Celui ou les élèves n'ont pas le droit d'aller. En échange, je devais reprendre la compétition. C'est pour ça que j'ai participé alors que je t'avais dis que je n'aimais pas trop ça. Du coup, pour la salle, même si Yui-sensei est partit, comme de toute façon c’était quelque chose d'informel, j'ai continué de l'utilisé. Je l'ai aménagé comme un petit dojo. Je te ferais visiter si tu veux.

Je l'écoute quand elle commence a se dévaloriser, même si je commence a avoir l'habitude qu'elle fasse ça. Je ne peux quand même pas m’empêcher de soupirer intérieurement. J'hésite a la contredire puis elle est déjà passé a la suite alors je songe que ce n'est pas vraiment très utile. Mais cette manie de toujours parler de soi en mal, qu'elle semble avoir, me rend un peu triste. A mes yeux, elle est vraiment....vraiment incroyable. Elle est intéressante. Et plutôt jolie. Bon d'accord, très jolie. Mais dire quoi que ce soit de plus dans cette situation, ce serait comme révéler bien plus que ce qui passe dans ma tête non ? Alors il vaux mieux ne rien dire de plus. Et écouter la recette, même si je la connais, elle semble motivée et contente de me l'expliquer, alors pas question de lui couper la parole.

- Je m'en charge, chef Watanabe-dono.

Je fais une sorte de sourire mi amusé, mi sérieux, avant de me mettre a la conception du gâteau. J'essaye de me rappeler exactement de celui que ma mère m'avait fait une ou deux fois, pour mon anniversaire notamment, a l'époque ou je n'avais pas encore l'habitude de tout recouvrir de pommes. Ce n’était pas si ancien. Puis je commence la préparation, sucre, farine, beurre, œuf, chocolat. Levure, forcément, j’oublie quelque chose ? Une petite pincée de sel a la limite, pour relever le goût.

- Tu préfères quoi, toi ? Cuisiner du salé ou du sucrée ?

Bonne question je trouve. J'avais l'impression que ce détail donnait souvent des indices sur la personnalité des gens. Et dans un coin de ma tête, j'attendais qu'elle me dise qu'elle préférait les plats salés. Une intuition, vis a vis de sa personnalité. Elle n’était pas assez....comment dire ça sans avoir l'impression de mal m'adresser a elle ?

Elle faisait un peu trop.... « garçon », par certain coté. Mais c’était complètement stupide. Les plus grands chefs pâtissiers était des hommes non ? Bref. Quelque coup de cuillère en bois supplémentaire, et la préparation est prête. Je commence a la mettre dans le moule. Elle n'a pas eu besoin de m'aider, et j'ai étais plutôt rapide. Pas de technique secrete quelconque. Je suis du genre a aller droit au but. Ce serait vraiment classique.

- Et pour les gâteaux. Parmi ces trois la, pour lequel tu veux être la goutteuse ? T’inquiète, on aura cas couper des parts, personne saura qu'on aura déjà testé avant d'offrir.

Efficace comme stratégie, non ? Je lui souriais toujours en enfournant le plat dans le four, et de m'approcher de mon thé qui avait refroidis.

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MessageSujet: Re: Doing things at our own pace [Satoshi]    Mar 28 Aoû 2018 - 2:44




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J’effectue les gestes nécessaires à la cuisson des pommes avec précision, comme quelqu’un qui a l’habitude de refaire toujours les mêmes choses, et une fois qu’elles sont bien caramélisées et moelleuses, je sors le plat du feu avant de couvrir les fruits avec la pâte feuilletée.

Satoshi explique cette histoire de salle et je n’arrive pas à me souvenir s’il m’en a déjà parlé. Le problème, c’est que généralement lorsque nous sommes seuls tous les deux je suis tellement troublée que la moitié de ce qu’il me dit passe à la trappe parce que je suis déjà concentrée sur le fait de ne pas virer cramoisie ou de ne pas me ridiculiser. Il faudrait vraiment que je prenne un peu de recul, ne serait-ce que parce que j’aimerais bien réussir à écouter correctement ce qu’il essaie de me raconter. Je hoche la tête après une hésitation.

« Je ne sais pas si j’ai le droit d’y aller, moi… Mais si je suis avec Satoshi-kun alors ça ira sûrement. »

Je fais un petit sourire qu’il ne voit probablement pas étant donné que je suis dos à lui. Ce n’est probablement pas plus mal, puisque j’ai un peu rougi à son invitation qui sonne presque comme un rendez vous clandestin. Allons, allons. Il faut que j’arrête de me faire des idées et que je me concentre sur ce que je suis en train de faire. Alors que je rabats les bords de la pâte, je me rassure un peu en me rappelant à quel point ma seule tentative de pâte feuilletée maison avait été un échec. Tout le monde n’est pas Nao-chan. Lorsque je lui demande de commencer le gâteau au chocolat, il acquiesce avec un suffixe qui me fait faire un sourire un peu de guingois, et j’ai un petit gloussement involontaire et un soupir.

« Pas gentil de me taquiner comme ça. Surtout si je suis ton chef, tu me dois le respect ! »

J’ai de nouveau un petit rire. Je ne me vois tellement pas à la tête d’une équipe ou chef de qui que ce soit… Je n’ai vraiment pas assez de charisme pour ça, je pense. J’enfourne le tout et mets un timer sur mon téléphone afin de ne pas oublier la tarte et risquer de la cramer. Après ça, je pèle une pomme supplémentaire et la coupe en quartiers que je dispose sur une petite assiette, avant de déposer le tout près de Satoshi et de me saisir d’un quartier que je croque de bon cœur. Je lui souris alors que j’ai la bouche encore pleine de pomme.

« Je parie que la pomme est ton fruit préféré, non ? En tout cas, tu bois beaucoup trop d’eau parfumée à la pomme pour que ce soit anodin. »

Il ne faut pas être vraiment très observateur pour remarquer que Satoshi aime la pomme. Il a déjà bien avancé dans la préparation. Il n’avait vraiment pas besoin de mon aide, on dirait, et je hoche la tête, un peu impressionnée. Un garçon qui est à la hauteur de ses paroles, c’est assez rare pour être remarqué. Lorsqu’il m’interroge sur ce que je préfère cuisiner, ma réflexion dure à peine une demie seconde.

« Le salé. Sans aucun doute. Ce qui est sucré, souvent, il faut être très précis dans les quantités et les gestes, et j’ai toujours du mal à suivre les recettes. Alors que quelque chose de salé, déjà ça tient mieux au corps, et puis c’est beaucoup plus facile à adapter à sa sauce ! J’aime bien les choses qui cuisent longtemps aussi, comme le nikujaga, ou bien des plats de saison. Ou alors les gyoza ! J’aime beaucoup les gyoza. »

Je me tais un instant, réalisant que je me suis une fois de plus laissée emporter par mon enthousiasme. En même temps, les trois choses qui m’apportent le plus de joie dans la vie sont la peinture, le baseball, et la nourriture, et j’ai tendance à être intarissable sur ces sujets là.

« Et toi, le curry c’est ton plat préféré, mais c’est aussi le plat que tu préfères cuisiner ? Ou bien c’est autre chose ? »

J’écoute sa réponse en hochant la tête, avant de lui faire un sourire de nouveau, puis de me lancer dans la préparation des mochi en tâchant de continuer la conversation.

« Tu aimes bien le sucré ? Souvent, les garçons prétendent qu’ils préfèrent le salé, comme si les sucreries étaient plus pour les filles. Mais moi je suis une fille, et je préfère le salé. Je me demande si cette idée stupide est limitée au Japon, ou si c’est comme ça ailleurs aussi… »

Etant donné le nombre de conventions sociales parfois incompréhensibles que nous nous imposons, je ne serais pas étonnée si c’était encore une de ces règles spécifiques au pays du soleil levant. Bon, certes, je suis un peu garçon manqué, mais… Ce n’est pas ça qui détermine ce que j’aime ou non. Du moins, j’imagine que non. Et puis, je ne déteste pas non plus ce qui est sucré.

La voix de Satoshi interrompt ma rêverie. À vrai dire, j’ai choisi les trois recettes parce qu’elles me plaisaient, donc il est assez compliqué de définir laquelle je préfère. Néanmoins, fidèle à moi même, je vais pour l’option la plus traditionnelle.

« Sûrement les mochi. Déjà pour m’assurer qu’ils seront bons, parce que ça fait longtemps que je n’en ai pas fait. Et puis, ce n’est pas trop sucré, c’est le snack parfait quoi. »

Je sors le saladier contenant la farine de riz et l’eau du micro onde et teste la texture de la pâte qui s’est épaissie avec la chaleur. Ça ne me paraît pas trop mal. Je prends une gorgée de thé et entreprend de la malaxer jusqu’à ce qu’elle ait, comme on dit, la consistance d’un lobe d’oreille. C’est toujours une drôle d’étape dans ce genre de préparations, le moment où d’une main on malaxe la pâte et de l’autre on tâte le lobe de son oreille afin de déterminer d’une éventuelle ressemblance.

« Tu as déjà fait des mochi ? Sinon, je serai ravie de te montrer. »

Je souris au blond de nouveau, en plissant un peu les yeux et en fronçant légèrement le nez.

« Avec ma grand mère, je faisais souvent de l’anko, mais il faut se lever tôt le matin, faire tremper les azuki pendant au moins 48 heures auparavant, et surveiller toute la cuisson. Je travaille dur, mais pas à ce point ! »

J’ai de nouveau petit rire tandis que je tente de débarrasser mes doigts de la pâte à mochi qui a décidé de s’y coller. J’attrape une pincée de fécule de maïs que je saupoudre au dessus du saladier, afin de rendre le modelage un peu plus simple.

« Tu veux bien ouvrir la boite d’anko ? »

Avec mes mains pleines de mochi, ça risque d’être un peu compliqué.

« C’est dommage qu’on soit encore en hiver. En été, il faudrait faire des ichigo daifuku, avec des fraises ! Ou alors il faudrait qu’on aille à Nara, j’y suis allée étant plus jeune et j’ai mangé des yomogi mochi de chez Nakatanidou, saupoudrés de farine de soja grillé, et hmm, c’était sûrement l’un des meilleurs goûters de ma vie ! Tu connais peut être Nakatanidou, non? »

Je ferme les yeux et repense à la texture et au goût de l’en-cas. C’est fou comme la nourriture s’associe facilement avec des souvenirs. C’est seulement quand je réalise que j’ai implicitement proposé à Satoshi de venir à Nara avec moi que je rougis légèrement. Quelque part, il y a des choses délicieuses à manger un peu partout au Japon, donc en utilisant ça comme excuse, je pourrais lui demander de faire le tour du pays avec moi. Ce n’est peut être pas une si mauvaise idée.

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MessageSujet: Re: Doing things at our own pace [Satoshi]    Mer 29 Aoû 2018 - 0:07

Je me demandais pendant un moment si ce serait bon d'y aller avec elle. Personne d'autre n’était au courant. Absolument personne. Et je n'avais aucune envie que ça change, j'aimais garder ce petit refuge au sein de l'académie. Je ne savais pas trop si elle était du genre a parler de ça partout. Mais je lui en avais trop dis de toute façon, lui montrer ne changerais pas le fait qu'elle était déjà au courant. Et puis ça nous faisais une raison de passer encore un peu plus de temps ensemble. Qui pourrait nous causer du tord, pour quelque chose comme une salle d’entraînement. Même clandestine. Nous n'étions pas en train de monter un trafic d'organes non plus.

- On en reparlera. Si ça t’intéresse vraiment. Je ne veux pas te forcer non plus a y aller. Ce n'est qu'une salle ou je m’entraîne tout seul. C'est vieillot. Mais j'aime bien ce genre d'endroit. La salle du temple derrière la maison chez moi, ou je m’entraîne, est un peu comme ça aussi. Je suppose que j'aime bien son coté traditionnel.


Tout en parlant, je m'affaire a la préparation, en essayant de ne pas lui faire perdre de temps. Si elle arrivait a aller plus vite toute seule, et que je n'étais qu'une gène, alors c’était inutile. Je n'avais pas vraiment voulue la taquiner d'ailleurs, mais vu que cela l'avait fait sourire, je n'allais pas contredire cet état de fait. Si elle pouvait croire que j'étais du genre a faire des blagues, c’était peut être bien. Elle comprendrait vite que j'étais plutôt le contraire, bien trop terre a terre pour manier avec expertise l'humour et le second degré. Enfin, j'avais peut être un talent caché qui allait bientôt se révéler. A son contact, tout était possible.

- J'adore la pomme. Et je ne sais pas pourquoi. Peut être parce qu'a partir de mes dix ans c’était l'un des seuls trucs sucrés que je pouvais manger...hum, oublis ça, c’était idiot.

Elle va croire que je suis du genre a me plaindre, alors que pas du tout, j'avais juste parlé sans réfléchir. C'est vrai qu'il y avait eu une époque ou c’était difficile d'avoir autre chose que des fruits pour le dessert. C’était bon pour la santé et assez facile d’accès, financièrement parlant. Et ensuite nous avions eu notre vergé a Mûra, et ça avait était plus simple de diversifié les achats, vu que la majorité de nos plats étaient composés par le jardin que ma mère passais les deux tiers de l'année a entretenir. Aussi bien pour les très rares touristes, pour avoir un endroit agréable, que pour nous.

Elle évoque le fait qu'elle préfère le salé, et que c'est étrange parce que dans les mœurs, c'est plutôt l'inverse. Je ne savais pas qu'il y avait ce genre de pensée qui était inscrite dans les normes sociales. J'étais du coup, tout comme elle, l'exemple qui ne vérifiait pas du tout la règle. Je n'aimais pas particulièrement le salé. Et j'adorais les desserts, a contrario. Ce qui était un peu chiant, vu que j'évitais souvent d'en manger. Les bonnes grosses crèmes patissieres, je pouvais manger des gâteaux qui en contenaient toujours. Un de mes héritages Français sans doute.

- On dirait que nous sommes complémentaires dans l'étrangeté alors. Je préfère le sucré. Nous sommes donc en marge de la société toi et moi. Nous étions fais pour nous rencontrer, tu ne crois pas ?

Oh, une deuxième pointe de plaisanterie, venant de ma part ? Et bien, vraiment, je m'épatais moi même. Je réfléchissais un moment si le curry était vraiment mon plat préféré. Sans doute parce que c’était celui que je faisais le mieux, et le plus rapidement. N’était ce pas normal d'avoir la flemme de se faire a manger, et donc de faire régulièrement le plat que l'on pouvait faire le plus rapidement, et en réfléchissant le moins ? A force, mes mains fonctionnaient toute seules quand je préparais ce plat. Mais si je lui disais ça, alors elle penserait que j'avais choisis la solution de facilité quand je lui avais préparé un bento, lors du tournoi.

- On va dire que oui, c'est ce que je me fais le plus en tout cas. C'est la spécialité de ma mere, a la base, et je l'ai recopié en la regardant faire.

Elle évoqua ensuite la préparation de mochi, et en effet, pour le coup, c’était le genre de chose que nous n'avions que rarement fait chez moi. C’était trop long, nous n'avions pas vraiment le temps. Ma mère sortait tôt, et le temps de tout faire, rentrait tard. Quand a moi, j'avais honte de le dire, mais j'avais rarement la motivation pour essayer de nouvelles recettes tout seul.
Elle évoqua la préparation avec sa grand-mere, et je fus pris d'un certain malaise. Ca avait l'air chouette, quand elle en parlait comme ça. Mais comme je n'en avais pas personnellement, je n'aurais jamais ce genre de moment. Ca ne me manquait pas, mais je me disais que j'avais peut etre raté quelque chose. Enfin, ma mere n'y etait pour rien, si ses parents l'avaient mit dehors.

- Tu es proche de ta grand-mère ? Quand tu en parle, tu t'animes, c'est amusant.

Je prenais la boite en question et l'ouvrait distraitement, en lançant un regard vers les cuissons. Voyagé avec elle ? Encore ? Jamais je n'aurais osé lui proposé une autre sortie, et encore, la dernière fois, c’était avec l'académie. Je ne pouvais pas dire non, l'occasion était trop belle. Même si je ne savais pas pourquoi je pensais qu'elle etait trop belle. Parce que j'avais l'impression que je n'aurais jamais eu le cran de demander moi même ? Peu importe, concentration. La cuisson était importante.

- Ce serait avec plaisir.....mais il faudrait que je t’emmène visiter quelque chose en échange. Enfin, je ne connais pas grand chose a part Sendai. Et chez moi. Chez moi, c'est la campagne, et a Sendai, je n'ai pas beaucoup fait le tour de la ville donc....Ah.

Petite sonnerie. La cuisson de mon gâteau était terminée.

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MessageSujet: Re: Doing things at our own pace [Satoshi]    Dim 21 Oct 2018 - 15:40




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Je hausse un sourcil et hoche rapidement la tête d’un air un peu soucieux. Je ne veux pas le forcer à parler de quelque chose s’il n’en a pas envie. Mais je relève les yeux, un peu surprise, quand il m’explique néanmoins ce que c’est. Une salle ou il s’entraîne tout seul. Ça explique peut être pourquoi je ne l’ai jamais vu s’entraîner au dojo, mais seulement aider les autres membres, parfois. J’avais toujours trouvé ça étrange pour un capitaine de ne pas s’entraîner avec les autres, mais j’imagine que c’est plus clair maintenant. Et après avoir vu sa performance à la compétition de Fukuoka, je suppose qu’il tire une partie de sa puissance du fait que ses adversaires n’ont aucune idée de son niveau. Mais maintenant qu’on l’a vu combattre, est-ce que ça changerait quelque chose s’il faisait ça avec nous tous ? Peut être que c’est seulement par timidité. Je souris simplement en hochant la tête avec un vague « hn, so desu ne » à peine chuchoté, et reprend la préparation.

Un peu plus tard, alors que j’évoque son goût pour la pomme, il prononce une nouvelle fois l’un de ses phrases énigmatiques. Je savais déjà, néanmoins, qu’il n’a pas grandi sous les meilleurs hospices, financièrement parlant, donc ça ne me surprend pas plus que ça, même si ça me rend triste, et presque un peu honteuse, parce que moi j’ai passé une enfance et une adolescence parfaitement normales, et même plutôt aisées. Mais cette culpabilité est peut être plutôt mal placée, aussi je décide de ne rien dire. Néanmoins, lorsqu’il indique préférer le sucré, et déclare que nous sommes complémentaires,  je ne peux pas m’empêcher de rougir légèrement. Rougissement qui s’accentue lorsqu’il insiste sur le fait que quelque chose nous lie. Je redresse la tête pour le regarder, et mon expression doit être très étrange. Je vais un genre de moue effarée, les yeux grands ouverts et les joues rouges, saans trop savoir s’il est sérieux ou s’il plaisante. Au vu de son expression on dirait qu’il plaisante odnc je détourne rapidement le regard pour émettre un genre de rire assez peu naturel.

« Oui, hah, effectivement, comme tu dis… »

Vraiment, Misuzu ? C’est tout ce que tu as trouvé à dire ? Pathétique. Je n'ai vraiment aucun répondant. J’ai envie de m’attraper par les épaules et de me hurler dessus « mais secoue toi !! » Néanmoins, je m’efforce de ne rien laisser paraître sur mon visage, et après qu’il m’ait confirmé que le curry est, sinon son plat préféré, au moins sa spécialité en cuisine, j’enchaîne sur les mochis histoire de ne pas laisser de blanc gênant dans la conversation. Il m’interroge après sur ma grand mère et je ne peux m’empêcher de sourire.

« Ah, oui… Quand j’étais petite, Nao-chan et moi on se retrouvait souvent chez Ba-chan. Elle vit dans la préfecture de Chiba, et même s’ils ont des hectares de vergers et qu’ils n’ont jamais eu de problèmes d’argent, elle et mon grand père sont très gentils et humbles. Ils ont travaillé dur toute leur vie et encore aujourd’hui… Je les admire pour ça. Mais mon grand père est un peu effrayant, alors que ba-chan est douce. Je vais la voir dès que je peux, ramasser des fruits, tout ça. »

Je me suis encore laissée emportée. Je vais finir par l’ennuyer à raconter toujours les mêmes histoires, aussi je me tais un instant. Visiblement, l’idée que j’ai lancée comme ça l’air de rien d’aller à Nara semble lui plaire, et je retiens avec difficulté un sourire de triomphe, ce qui devient encore plus difficile quand il me propose à son tour d’aller quelque part avec lui. Je sens le rouge me monter aux joues.

« T’inquiète pas, n’importe où m’ira… »

Ma voix est un genre de marmonnement murmuré, et je m’interromps avant de lâcher un « tant que c’est avec toi ça sera très bien. ». Je ne peux m’empêcher de commencer à m’imaginer avec lui dans les rues de Nara, à visiter les temples. En ce moment je rêvasse beaucoup de ce genre de scènes où on est ensemble, comme un couple en quelques sortes. Je n’arrête pas de collecter des signes qu’il semble m’envoyer, tout en ne sachant pas si c’est moi qui sur-interprète tout, et n’ayant personne d’objectif à qui en parler pour distinguer les faits de ce en quoi je les transforme. Là, tout de suite, j’ai envie de lui proposer de faire le tour du Japon avec moi. Et quand on aura fini, de faire le tour du monde. Mais ça serait beaucoup trop bizarre alors je reste silencieuse tout en continuant de malaxer la pâte à mochi et en me perdant dans mes pensées. Je prends une inspiration comme si j’allais parler, un première fois, une deuxième fois, sans trop être sûre de ce que je veux dire.

« Satoshi-kun, est-ce que… »

Je n’ai aucune idée de là où je veux aller avec ça, alors je m’interromps, avant de reprendre sur autre chose. Je jette un œil à Satoshi pendant qu’il sort son gâteau du four avant de revenir à mon mochi.

« Merci de ton aide. Je suis sûre que ça va faire plaisir à tout le monde. Tu viendras les apporter au club avec moi j’espère ! »

Le silence retombe de nouveau un instant, et je prends un instant pour vérifier la texture de la pâte que j’ai entre les mains. Elle me semble acceptable, elle ne colle presque plus à mes doigts. Je retire les derniers petits bouts puis récupère de la fécule, dont je saupoudre la sphère pâle avant de la malaxer encore un tout petit peu. Puis, j’entreprends d’en prendre des morceaux, de les étaler et d’y mettre de l’anko avant de les refermer et d’en faire des boules, que je saupoudre encore une fois de fécule.

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MessageSujet: Re: Doing things at our own pace [Satoshi]    Mar 30 Oct 2018 - 15:12

Ça doit être bien, d'avoir quelqu'un de sa famille un peu plus éloigné que sa génitrice. Comme sa grand-mère. D’être proche d'elle, de parler de tout et n'importe quoi, d'avoir comme un lieu pour se dissimuler de la vie de tout les jours, un havre de paix. Je me mord la lèvre a cette pensée, un peu trop fort, parce que je lâche un tout petit bruit de douleur que j'aurais voulu garder discret. Il y a pire que moi. Je ne me considère même pas comme quelqu'un de malheureux. Les choses sont ce qu'elles sont, pas besoin d’exagérer. J'aurais voulu que certaine d'entre elles se déroulent autrement. Mais pas besoin pour autant d'avoir toute ces pensées négatives.

- J'en ai déjà entendu parler. Un petit peu, de votre grand-mère. Par Nao-chan. Enfin, avec Naoko on s'est pas vu pendant....poua....onze ans peut être ? Sinon plus. Du coup ça m'a l'air d’être un souvenir qui remonte quand tu l'as évoqué sans que ce soit quelque chose de vraiment concret. Enfin bon. En tout cas ça a l'air d’être vraiment des gens biens. Ça fait plaisir d'entendre ce genre de récit.

Qu'est ce que je raconte ? On dirait que je viens d'entendre un témoignage que je vais transmettre a Asahi Shinbun pour la page «rencontre du peuple ». Pourquoi je me sens toujours obligé d'en rajouter ? Je veux dire, a la base, j'avais toujours peur de ne pas savoir quoi dire en discutant avec des gens, et maintenant c’était l'inverse. Pour éviter ce fameux blanc, je parlais encore et encore et encore, pour me rendre toujours plus ridicule. Heureusement, le timing du gâteau me sauve la vie, et je le sors doucement du four. Il était prêt, parfait.

Tout en soufflant un peu dessus, je l'entend me dire que n'importe ou irait, pour ma proposition. Hum, je doute qu'elle soit super contente d'aller se promener a Bougu, cela dit. C'est peut erre un truc de fille de dire que «peut importe, ce sera bien ». Je dois y réfléchir un peu pour trouver le lieu le plus adapté. Pas trop loin si possible, mais assez pour que cela nous change les idées. C’était très bien, Fukuoka. Trop court, et trop remplit pour vraiment se promener, mais déjà bien.

- Je vais travailler sur ce projet, et je t'en reparle.

Ce « projet », on dirait que je parle d'une colonie de vacances. Bon sang, c'est le moment de se taire définitivement, réellement. Je tourne la tête, cherchant un plat pour y mettre le gâteau afin de pouvoir le démouler, et mon regard ce perd sur ses mains en train de malaxer la patte. Ça ce voit qu'elle a l'habitude. Et sa façon de bouger ses doigts, elle est familière des travaux manuels, c'est évident. Je me reprend juste a temps pour l'entendre ouvrir la bouche. Est ce que ? Elle ne termine pas sa phrase, mais j'ai l'impression que c’était important. Je n'ai pas envie de la brusquer, et ne la reprend pas, lui faisant simplement un sourire. Le gâteau est dans son plat, légèrement fumant. Quelques temps pour qu'il refroidisse, et ce serait parfait. Cumulé a ce qu'elle a fait de son coté, on a de quoi faire une belle surprise au club.

- Tu devrais être la capitaine. Ce rôle te va comme un gant. Tu es forte, tu es douée pour parler aux gens, et tu semble faire les meilleurs Mochi de l'académie.


Je souris d'avantage, en poussant le gâteau vers elle, et en me souvenant que de toute façon, elle est plus intéressée par le base-ball. Je ne sais pas si je suis le mieux placer pour lui en parler. Et puis elle est amie avec ce type la....comment c’était son nom déjà... ? Le jeune joueur pro qu'elle m'a dit connaître. De son école. Bwah, de toute façon c'est clair que ça donne plus envie. Lui il a une situation dans son milieu. Pas moi. Enfin, j'arriverais peut être a gagner mon tournoi, avec un peu de chance.

- Tu ne devais pas t’investir d'avantage dans le baseball ? C'est gentil que tu sois la pour m'aider, mais je n'ai pas envie de couper dans tes projets. Surtout que je suis sur que tu es plutot douée. Parce que quelqu'un qui fait quelque chose qu'il apprécie est toujours doué dans cette discipline. Et tu es le genre de personne a mettre du cœur dans tes ouvrages. Il suffit de voir tes gâteaux...et bref....courage, je suis sur que tu vas arriver a faire ce que tu veux.

C’était clairement gênant un peu. L'horloge de l'académie sonne a cet instant, signalant la fin des cours actuels et le début, prochainement, des nouveaux. Je n'ai rien a faire, mais je vais sans doute me diriger vers ma salle, pour voir si je ne peux...refaire des basiques, ou un peu de meditation.

- On les offrira ensemble, mais ne t'avise pas de dire que j'ai tout fais. Je te connais. On se voit plus tard ? Je dois y aller. On aura qu'a offrir les gâteaux...par exemple....hum....demain. Enfin, quand tu aura le temps, je me met a ta disposition.


Je m'incline légèrement, et attrape mon sac pour sortir, puis hésite, et me retourne :

- Misuzu....si tu veux discuter...ou si tu as besoin d'un service, de l'aide ou quoi que ce soit, n'hésite pas, d'accord ? Je suis la pour toi. Enfin...euh...je veux dire...j'habite juste en dessous de chez toi, donc je suis pas très loin.


J'inclinais a nouveau la tête, et sortait, me dépêchant de retrouver l’extérieur du bâtiment.

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