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 Jacques a dit. | Satoshi.

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Zakuro Fea
▼ Université - 2eme Année - Comité des Elèves
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KMO
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MessageSujet: Jacques a dit. | Satoshi.   Dim 12 Fév 2017 - 21:01




    N’ayez pas peur et approchez, venez découvrir le manège enchanté. C’est ce qu’il se répète, les lèvres immobiles, mais la pensée tourbillonnante au dessus de ses initiatives dangereuses.  Zakuro immobile, silencieux et souriant, un balai à la main, s’avère être l’attraction du jour. Les cheveux attachés, relevés sur le crâne, à contempler un terrain de jeu trop calme, il a été collé, une fois de plus, répondant sans conteste à ce qualificatif de mauvais élève. Et pourtant, ses notes flirtent les sommets d’une excellence qu’il ne cherche pas à viser. Avec un peu plus d’entrain, il parviendrait aisément à en devenir arrogant.

    Mais présentement, ses soucis s’avèrent flotter au niveau du plancher des vaches. Il a, comme punition, l’extrême obligeance de se voir en mesure de nettoyer correctement le sol du laboratoire numéro 5 des bâtiments des sciences. Zakuro est poli, et a accepté, sans sourciller. Ce n’est pas vraiment une tâche qui lui déplaît, en l’occurrence.

    Il est donc parvenu jusqu’au troisième étage des lieux, en possession du matériel qu’un polytechnicien lui a passé, et aussi armé qu’un pirate, dans ses fantasmes enfantins, il contemple les lieux. De toutes évidences, on n’utilise pas le laboratoire depuis un mois, suite à l’explosion d’effervescence, -et d’enthousiasme, dira t-on, de certains étudiants ayant mal respectés les consignes. Un sourire sur les lèvres, il observe la catastrophe. Des traces de brûlé se sont imprimées sur le carrelage, à l’instar de gigantesque coulées de lave, et les fenêtres, embuées par des gaz désormais dissipées, sont grasses et sombres. Il vient les effleurer du bout de ses doigts, avant de soupirer. La tâche n’est certainement pas facile, et il va falloir mettre du sien pour nettoyer tous ces éclats de verre, salissure, et graisse un peu partout. On lui a dit qu’un autre élève, aussi collé que lui, viendrait l’aider. Fea ricane, et sort de sa poche son portable. Il est presque dix heure trente, il espère voir l’autre arriver bientôt. Cela fait normalement plus d’une demi heure qu’il devrait déjà être là.

    Attrapant le chariot de nettoyage, pour le faire circuler entre les allées de tables abandonnées, Zakuro a l’impression d’évoluer dans le décor d’un mauvais film d’horreur. Le budget est serré, se dit-il, tout en repoussant une paillasse considérablement abimée. Des erlenmeyer jonchent sur le sol, éclatés et fêlés. Il vient taper du pied dedans, avant que la porte ne s’ouvre soudainement. Zakuro relève les yeux, et considère aussitôt l’individu entrant. Cheveux blonds et petite gueule d’ange ; c’est avec un sourire que le japonais accueille sa connaissance.

    « Hey. Satoshi. »

    It’s been a while. Contournant son chariot, il remonte l’allée, pour venir se poster aux côté du jeune guerrier. Sa main se tend, et il vient tapoter contre la jonction du coude de son nouvel homologue, appréciatif de sa présence. Il avait, tout naturellement, eut peur de s’emmerder.

    « Je suis ravi que tu sois là pour m’aider. On va pouvoir s’amuser. »

    Il lui passe un balai, sans outre-mesure, et remonte le long du laboratoire, pour continuer à explorer les lieux. Explorant les casiers, il trouve un sac à lunch, noir, orné de spirales. Le matériel est opaque, et lui fait penser à ces sacs que certains serial-killers se mettaient sur la tête pour rehausser leur image pathétique. Zakuro sourit, le truc informe entre les mains, et s’approche de Satoshi. Ils ont la journée entière pour nettoyer les lieux.

    « Dis moi, mon petit. Ça te dirait de jouer à « Jacques à dit » ? »

    Faut-il préciser que ce n’est pas vraiment une question ?

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Le bleu. Tu es le ciel qui surplombe la terre, qui grise le regard des gens en quête de réponses ou d’atmosphère. Tu es l’intemporalité qui veille sur la planète, qui transcende l’existence sans pour autant la manipuler, sans pour autant se l’approprier. » K. J. M
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Jacques a dit. | Satoshi.   Dim 12 Fév 2017 - 23:22

Je ne sais pas exactement ce qui est pire entre se faire prendre en train de faire quelque chose de prohiber, ou d’être accusé alors que l'on a rien fait. C’était en sortant du dernier cours, alors que nous avions finis bien après l'heure indiqué. La nuit était tombé, et j'avais décidé d'aller jusqu'au dojo malgré l'heure tardive. Préférant éviter ma salle habituelle, j'étais entré par la porte principale, puis avais avancé vers le vestiaire. J'avais pu constater avec effarement le lavabo arraché trônant presque fièrement sur le sol encore humide par les derniers visiteurs. M'étant approché avec lenteur et exaspération, je l'avais pris dans l'intention de le mettre dans un coin afin de ne pas gêner, en attendant de le signaler.

Bien entendu, c’était a ce moment la que, alerté par le bruit, j'avais étais surpris, sur la scène du crime bien après que tout le monde soit rentré chez eux. Il y avait eu la partie remontrance ou j'avais parfaitement compris qu'a mon age il ne fallait plus détériorer le matériel. Puis ensuite le moment ou on m'avait dit que je serais obligé de faire des travaux d’intérêts généraux afin de rembourser mon crime. Je n'avais pas eu le temps de m'expliquer, de nier, qu'il était déjà repartit en trombe, après m'avoir dit de tout ranger. Le message me donnant ma punition était arrivé un peu plus tard et j'avais appris ce que je devais faire pour etre « pardonné ».

C’était un résumé rapide que je faisais mentalement sur la route de la salle de science que je devais nettoyer. J'étais en retard. J'avais flemmarder dans ma chambre, hésitant longtemps a ne pas aller répondre de cette injustice. Mais comme a mon habitude, j'avais vite culpabilisé, et a présent je montais les marches du bâtiment quatre a quatre. En plus d'avoir mis du temps a me décider, mon sens de l'orientation étant ce qu'il est, j'avais mis du temps a trouver ce bâtiment ou je n'avais jusque la jamais mis les pieds.

La porte de la salle en question devant moi, je m’arrête, hésitant encore un instant. Je ne suis pas seul dans ma punition, et en plus du fait que je n'ai rien fais de mal, je dois me coltiner un parfait inconnu. Je me souviens au lycée quand j'étais de corvé et que je finissais toujours a tout nettoyer seul, que je passais des soirées entières pour faire tout ce que nous aurions du être trois ou quatre a faire et que je rentrais trop tard a l'internat, me faisant réprimander a cause de mon retour en retard.
Ces joyeux souvenirs me remontent en mémoire a mesure que ma main s'approche et ouvre la porte.

Pardon pour le retard, j'entre.

Je l'ouvre définitivement, et la referme derrière moi avant de jeter un coup d’œil aux alentours. La voix de Zakuro me ramenant a la réalité. J'esquisse un léger sourire en voyant le géant s'approchait de moi, me remémorant cette fois la nuit de notre rencontre. Ce n’était pas si mal après tout, mieux qu'un inconnu. Il m'avait un peu inquiété au départ, mais le peu de conversation que j'avais eu avec lui avait suffit a me rassurer. J'avais une sorte de respect envers lui, que j'avais du mal a expliquer après une rencontre d'une quinzaine ou vingtaine de minutes a peine. Je répond a son bonjour avec un leger hochement de tête habituel :

- Content de vous revoir Zakuro-san.

J'observe le décors avec consternation en pensant encore au fait que c’était une affreuse erreur judiciaire. Je ne sais pas si on va s'amuser, mais quand Zakuro me fait une proposition de jeu avec un sourire, je sens pendant une seconde que je devrais sans doute ne pas accepter.

- « Jacques a dit » ?

Avec un accent a la Française, je répète le nom de ce qui est apparemment un jeu que je n'ai jamais fais, comme beaucoup d'autres. J'hésite a demander si il ne serait pas mieux de faire ce pourquoi nous sommes la d'abord, puis comprenant soudainement qu'il n'attend pas une réponse négative, et pensant que de toute façon je ne voulais pas obeir, chose rare chez moi je veux bien l'admettre, a cette punition qu'on m'avait infligé injustement, je finis par baisser les épaules, signe de mon acceptation, tout en répondant d'une façon évasive :

- Je vous écoutes., mais expliquez moi en quoi cela consiste, je n'y ai jamais joué, je ne connais que de nom.

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