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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Try again [ Ethel ]

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Try again [ Ethel ]   Lun 19 Sep 2016 - 0:27

Que le ciel est blanc, perdu au milieu de cette myriade de nuages ayant pour seule personnalités les formes abstraites que se plaisent a leurs donner les humains. Dansant les uns prêt des autres dans une lutte âpre, ils ne s’arrêteront que lorsque la nuit sera venue et que les étoiles décideront enfin de prendre cette place sur cette scène et de continuer l'acte commencé par leurs homologues d'eau. Ou peux être que ces entités de cotons s’apprêtent a pleurer a cause du départ de leur soleil qui disparaît petit a petit au firmament de la colline qui l'a vu naître. Les rayons ne percent plus, et le ciel s'assombrit pour pleurer le départ du père du monde. Mais lorsqu'il aurai réussit a faire passer son chagrin, il n'y a aucun doute, la mère viendra l'aider a se consoler de sa blancheur éclatante. Et quand la lune aura bien achevé de panser le cœur de la terre, tout les êtres vivants pourront dormir d'un sommeil salvateur.

Oui, il fait gris. Alors que je suis allongé dans ce parc qui m'était inconnu il y a encore une dizaine de minutes, j'observe le ciel d'un air sombre en constatant que le beau temps qui s'annonçait lors de mon footing matinal n'avait finalement était que les prémices d'une journée grise et maussade. Il y avait pourtant un grand nombre de promesse lors de cette activité sportive quotidienne, comme un léger souffle de vent venant caresser mon visage pour effacer la chaleur des premiers rayons de soleil automnale. Après avoir fini et m’être rafraîchit, j'avais pris en compte qu'étant dimanche, je n'avais aucun cours a suivre, logique nationale que j'avais parfois du mal a suivre a cause de mes facultés a oublier quel jour nous étions.

Je m'étais alors convaincu après une lutte intérieur plutôt brutale de sortir un peu. Comme je n'avais pas eu d'ordinateur durant les dix dernières années de ma vie, depuis que j'avais fais l'acquisition d'un de ces bijoux de la technologie, j'avais bien du mal a prendre l'air en dehors des obligations liés a ma scolarité. Mais cette fois je m'étais pris par la main et après avoir enfilé un t-shirt noir involontairement assortit a ma boucle d'oreille de la même couleur, un jean classique et ma paire de tennis noires habituelles, me faisant probablement ressembler d'avantage a un gothique qui ne savait pas utiliser une teinture qu'autre chose, j'étais sortis vers une journée qui perdait petit a petit ses atours somptueux pour se vêtir de gris.

Je n'avais au final aucune idée de l'endroit ou aller, aussi j'avais simplement quitté le campus et commencé a marcher vers la ville. En prenant soin de ne pas aller vers Bougu, sans savoir si j'arrivais a aller a l'opposé ou non. Peut être que j'y allais tout droit en voulant l'éviter, cela ne m'aurait pas véritablement étonné, venant de ma personne, ce genre de mésaventure ne m'aurait pas vraiment surprit. Mais je m'étais dis que au pire des cas je n'aurais qu'a trouver un autre Takuya, priant silencieusement pour que je n'ai pas a boire cette mixture infecte qu'il avait nommé « bière » pour le convaincre de m'aider.

De minutes en minutes, j'avais dépassé la partie du centre ville que je connaissais, la plus proche de Keimoo, pour m'aventurer plus loin dans les rues a présent étrangères. J'observais les gens, les bâtiments, les cafés les magasins les terrasses, sans jamais pénétrer dans une seule de ces boutiques qui parfois attiraient mon regard et attaquait la partie dépensière de mon cerveau. Heureusement j'avais l'habitude de l'éteindre en cas de force majeur. Une balade en ville en faisait partit. Puis j'avais commencé a tourner un peu en rond, repassant une seconde fois devant ce magasin de vêtement pour homme a l'allure classieuse et surtout pas donné.

Je n'avais même plus la volonté d’être surprit, j'étais perdu avant même de me rendre compte que j'étais perdu. Je m'étais dis que j'allais revenir sur mes pas, mais une fois que j'avais tourné deux fois dans la même rue, je m'étais bien convaincu que je n'avais aucune chance de m'y retrouver de cette façon. Il y avait quelque chose de simple que j'aurais pu faire, sortir mon portable et grâce a internet trouver un plan de la ville. Mais comme je n'avais plus de téléphone depuis ma mésaventure avec Hisaka, et que j'avais préféré acheter un ordinateur plutôt qu'une garantie de survie, ce n’était pas aujourd'hui que j'allais pouvoir utiliser ce stratagème.

Au bout d'une nouvelle heure de marche, tantôt a chercher, tantôt a flâner, je tombe sur un parc ou se trouve plusieurs bancs et une structure pour enfants. N'ayant aucune idée de l'heure qu'il est, je ne m’inquiète pas du fait qu'il soit quasiment désert, et au lieu de prendre le temps de m'asseoir sur un banc, je me laisse tomber allongé dans l'herbe, en passant ma main dans ma tignasse blonde qui est devenu bien trop longue a mon goût. Je devrais me les faire couper. Ou peux être que ça me donne un style, ce n'est pas si long. Voila que je commence a penser a ce genre de chose. Qu'elle idiotie.
Et me revoilà au début de cette histoire, allongé dans l'herbe, observant le ciel qui se couvre de plus en plus, bien loin du soleil de la matinée.

Et cela ne tard pas a s'aggraver. Je l'avais sentis venir, et sortir en t-shirt sans aucun moyen de m'abriter, un parapluie n'était pourtant pas une assurance difficile a prendre, je recevais la première goutte d'eau du ciel, le regard circonspect, maudissant ma propre idiotie. C’était bien pour ça qu'il n'y avait personne. Qui voudrait venir se tremper dans un parc un dimanche ? A part moi, personne a priori. C’était bien ma chance. Encore une fois je m'étais perdu dans Keimoo, dans cette grande ville universitaire ou il n'y avait personne quand j'en avais vraiment besoin. Takuya ne viendrait probablement pas me sauver cette fois, il était trop tôt pour s'alcooliser dans un bar, et je n'étais pas dans le quartier Bougu. Lorsque la seconde goutte tombait dans mon œil ouvert, je prenais ceci comme un signe qu'il était temps de vraiment essayer de rentrer.

Je me relève d'un bond athlétique, trébuchant a la retombée dans l'herbe commençant a être humide, heureusement personne n’était la pour le voir, et je sors du parc. Je n'ai pas envie de rentrer demander mon chemin dans une boutique ou les vendeuses allaient, comme a chaque fois, ricaner entres elles en me toisant et en se coupant la parole ne m'aidant au final pas le moins du monde. Alors je rentrerais dans le premier café que je croiserais, je n'avais pas le choix de toute façon, il pleuvait maintenant assez fort pour que les mèches de cheveux que j'avais écartés précédemment soient maintenant collés sur mon front. Et encore une fois, encore une fois, je devais trouver de l'aide. Again, comme dirait la fille d'un anime dont le nom m'échappe.

Le premier café que je croise n'est semble t'il pas vraiment remplit. Il n'est peut être mime pas ouvert en fait. Je tente de pousser la porte et finalement si elle s'ouvre, par chance. Je me dépêche d'entrer a l’intérieur. C'est plus un bar qu'un café en fin de compte. En passant ma main dans mes cheveux histoires d'en égoutté un peu l'eau, rougissant de mouiller le sol sur mon passage, je lâche d'une voix timide :

- Euh, bonjour, désolé de vous déranger y'a quelqu'un ?

Étrange façon de rentrer dans un bar....Je rougis encore, c'est ma chance, impossible de paraître vraiment sérieux....

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Ethel Dawkins
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MessageSujet: Re: Try again [ Ethel ]   Sam 24 Sep 2016 - 10:50

Le réveil sonna alors qu'il faisait encore nuit, soit beaucoup trop tôt pour la jeune fille, qui se roula en boule sous sa couette. Peut-être que si elle s'enfouissait au plus profond du lit, la réalité l'oublierait, juste pour une journée. Mais le réveil continuait inlassablement sa mélodie stridente, et il semblait que non, il ne l'oublierait pas. Elle jeta donc la couette au loin et partit sous la couette, essayant de se réveiller sous l'eau brûlante. La douche, seul moment de détente de la journée, avant que Loïs ne soit réveillé et que la danse journalière ne commence. Tout d'abord, il fallait sortir de la douche, et c'était sûrement le moment le plus difficile de la journée. Quitter la cabine embuée pour sortir dans le froid du couloir, jusqu'à sa chambre, où elle enfilait bien vite des vêtements. Ces derniers temps elle ne pouvait réellement se permettre d'enfiler ses jolies pièces. La jeune fille allait passer la journée dans les travaux à peindre et installer des objets lourds, exit les talons et les jupes elle enfila un de ses salopettes, qui à présent la faisait plus ressembler à une bûcheronne qu'à la petite fille à laquelle elle cherchait à ressembler en les achetant, les tâches de peinture sûrement.

Elle entra dans la cuisine et prépara le petit-déjeuner, laissant son thé infuser et se dirigeant vers la chambre de Loïs. Deuxième moment le plus difficile de la journée, sortir son fils de sa torpeur. Une bonne dizaine de minutes sur le programme matinal. Mais comme tous les matins, la persévérance l'emporta sur l'envie du petit de rester au chaud dans les draps. Elle l'emmena jusqu'à la salle de bain pour qu'il se débarbouille, afin d'enlever la fatigue de son visage. La plupart du temps elle le laissait choisir ses vêtements, arrangeant sans qu'il s'en rende compte le débraillage qu'il essayait de s'infliger par un mélange de couleurs et de motifs douteux. En souriant elle inter-changeait le pantalon rouge pour un jean, qui allait un peu mieux avec le t-shirt bleu qu'il voulait absolument mettre. Un sens du style qu'il avait certainement hérité de sa jeune mère, bien qu'il n'ait jamais connu cette époque. Puis il allait manger pendant qu'Ethel buvait son thé, encore endormie. Le surveillant alors qu'il s'endormait sur ses céréales elle l'aidait à se brosser les dents, il était déjà l'heure de partir. Regardant le ciel dehors, qui pourtant était d'un bleu azur elle fourra un imperméable dans le sac de son fils et un parapluie dans le sien, on ne savait jamais. La prévoyance, une chose qu'elle avait du apprendre malgré elle. Une averse ou un coup de froid soudain, elle s'en était toujours fiché, mais son fils était encore bien trop fragile, alors chaque jour elle en prévoyait trop, par peur.

Il fallait maintenant l'amener à l'école, habituellement elle prenait son vélo et l'accrochait à l'arrière sur un petit siège, mais elle voulait marcher. Le prenant par la main elle parcourut les quelques rues qui les séparaient de la garderie. Elle avait toujours un petit pincement au cœur en voyant son fils s'en aller dans le bâtiment, comme si elle l'abandonnait. Mais il avait l'air bien, courant à chaque fois à l'intérieur sans se retourner. Ethel restait toujours une bonne minute, même lorsqu'elle ne pouvait plus l'apercevoir, certaines fois elle entendait son rire, et s'en allait à sa journée, rassurée. Puis elle se dirigeait vers son bar, ou plutôt son local, puisque lorsqu'elle l'avait ouvert pour la première fois, il s'agissait plus de quatre murs avec un bar au fond qu'un véritable bar. N'ayant jamais été du genre extrêmement bricoleuse, elle avait fait appel à une compagnie pour les gros travaux, du type électricité et plomberie, qui venaient de finir. Son budget n'étant pas illimité, elle n'avait pu se permettre de le faire faire entièrement et devait donc finir seule.

Et du travail, elle en avait, elle devait repeindre chaque mur, commander les meubles et tout ce dont elle allait avoir besoin. Il lui restait encore un peu d'argent mais elle avait été obligée de faire un prêt, ne comprenant même pas comment un banquier avait pu accepter cela. Mais il fallait croire qu'il existait des banquiers aveugles, qui n'avaient pas du voir sa situation familiale ou même professionnelle. Peut-être qu'encore une fois, Seth lui avait sauvé la mise, même mort. Grâce à lui elle était en effet propriétaire d'un grand appartement, et cela faisait toujours de l'effet sur le papier. Ou alors peut-être le fait qu'elle possédait déjà le local. Encore une fois, elle pouvait remercier Seth. En apprenant qu'il lui léguait un appartement, elle n'en était déjà pas revenue. Mais quand en allant chez le Notaire, elle s'était rendue compte qu'il lui donnait également un local en centre-ville, acheté par ses soins peu de temps avant son emprisonnement, elle n'y comprit rien. Ou plutôt elle compris qu'encore une fois tout cela avait fait partie de son plan. Aller en Argentine, rencontrer un oenologue célèbre, tout cela, Seth savait comment ça se serait terminé. Par Ethel rentrant au Japon avec le rêve d'ouvrir un bar. Comme quoi encore une fois, alors qu'elle croyait avoir tout choisit, Seth avait su mieux qu'elle, avant elle.

Vêtue de sa superbe salopette déjà tâchée de peinture elle empoigna un pinceau et commença sa journée, pleine de courage. Le local – puisque pour l'instant il n'y avait pas vraiment d'autre mots pour l'endroit – était recouvert de plastique de toute part, le sol encore en béton brut, où elle allait devoir installer un parquet, était également protégé. Le bar était déjà monté et semblait bien triste également recouvert de son plastique. Mais un jour tout cela ressemblerait au rêve qu'elle avait. Pour l'instant il fallait étaler la peinture sur les murs, ignorer les courbatures et ces étendues qui n'en finissaient pas. Elle passa sa journée dans la peinture, et ce pratiquement littéralement puisque quoique pleine de bonne volonté, Ethel n'avait jamais été très douée pour peindre ailleurs que sur une toile, et encore moins pour peindre proprement, quoi que soit le support. Sa salopette était donc maculée d'un pattern qui aurait fait rêver la jeune adolescente qu'elle avait été. Ses cheveux étaient également plus blanc que roux à l'instant précis et même une goutte avait réussit à se nicher dans son sourcil.

Dans sa concentration la plus extrême, elle n'entendit pas la porte s'ouvrir et le jeune homme rentrer

« Euh, bonjour, désolé de vous déranger y'a quelqu'un ? »
« Waaah ! »

Surprise, elle n'avait pas pu s'empêcher de sursauter, l'échelle se décalant dangereusement vers la droite et bringuebalant un peu trop. Tâchant de reprendre son équilibre sans s'écrouler quatre étages plus bas, Ethel s'agrippa au métal, dans une danse un peu ridicule mais qui eu son succès, elle rétablit l'échelle dans sa position initiale et pu enfin se retourner pour voir qui avait parlé.

Un jeune homme trempé se tenait un peu plus loin, un jeune homme qu'elle ne connaissait pas du tout. Descendant de l'échelle, les jambes encore légèrement tremblante, elle fit un grand sourire.

« Désolé, tu m'as un peu surprise, j'étais concentrée ! Tu cherches quelque chose ? »

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Alors, ne m'en veux pas.
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MessageSujet: Re: Try again [ Ethel ]   Sam 24 Sep 2016 - 17:27

L'endroit était désert. Sans doute un manque de popularité d'un bar qui semblait lugubre depuis l’extérieur. Il y faisait plutôt sombre, relayé par le ciel gris qui surplombait l’extérieur. Je clignais des yeux a plusieurs reprises afin de tenter de m'habituer a la luminosité ambiante, tout en sentant des gouttes d'eaux glisser depuis mes paupières, sur mes joues. J’avançais d'un pas, constatant que le sol n’était même pas revêtu. Ce n’était probablement pas que ce n’était pas populaire, simplement que ce n’était pas encore en activité. Dans un coin de la pièce, le bar encore recouvert d'un plastique de protection indiquait que cette dernière hypothèse était la bonne. Quel idiot, j'étais rentré dans une propriété privé sans réfléchir, considérant que si la porte était ouverte, c’était que nous étions conviés a entrer. Bien sur que non.

Je rougis en faisant un pas en arrière Si on me trouve la, je risquais d'avoir des ennuis. Sauf que ma question lancé dans l'air semblait avoir réveillé quelqu'un, ou plutôt surprit ? C’était trop tard, j'étais de toute manière repéré, et je n'avais aucune volonté de rester, je voulais simplement de l'aide, une petite réponse et je quitterais les lieux. Ce n’était de toute façon pas ici que j'aurais l'occasion de boire quelque chose de chaud, j'attendrais de retrouver la tiédeur de ma chambre. Mon regard, aussi bien que mon corps était paralysé, quand la silhouette monté sur un escabeau que je venais d'apercevoir au milieu de la pénombre se mit a vibrer dangereusement. Je tendais la main en avant d'un air idiot, comme si ce simple geste pouvait stabiliser l'édifice. Il semblait que cela avait produit son effet, car elle s’était arrêté, évitant une chute peu agréable a son propriétaire.

Ou plutôt sa propriétaire, qui descendit de sa possession de métal les jambes vacillantes, et se retournait vers moi un grand sourire sur le visage. Chose étrange sans doute, je ne parvenais pas a comprendre pourquoi elle semblait avenante envers moi, alors que je venais de provoqué une quasi-chute, après l'avoir surprise dans un bâtiment qui lui appartenait vraisemblablement. Je n'allais pas m'en plaindre. C’était une jeune femme, la vingtaine a vu de nez, a peine plus vieille que moi, deux ou trois ans probablement.

Comme a mon habitude, peu a l'aise dans ce genre de situation, je rougissais jusqu'à devenir écarlate, et pour tenter de dissimuler ma nouvelle couleur de peau, je passais ma main devant mon visage en faisant mine d'essuyer mon visage. Dissimulant mon regard du revers de ma main, je ne la vis pas parler, mais l'entendit distinctement quand sa voix éclata au milieu du bruissement de la pluie contre les fenêtrés. Si je l'avais surprise, elle le dissimulait bien après coup, seule ses jambes trahissant encore un sursaut d'adrénaline qui voulait disparaître au fil de la conversation. Un sourire timide apparut sur mon visage devant la question de mon interlocutrice. Elle disait ça alors que je venais la déranger. Je n'étais vraiment pas a l'aise avec les gens. Je m'inclinais devant elle, dans un réflexe :

- Je suis désolé « mademoiselle », je n'avais pas vu que l'endroit n’était pas ouvert, je pensais qu'il y aurait du monde. Je ne voulait pas vous surprendre, ni vous déranger, pardonnez moi.

Je restais dans cette position pendant une demi-minute, avant de relever le visage et de pouvoir détailler la rousse qui se trouvait en face de moi. Mes yeux étaient accoutumés a la lumière a présent et je n'avais aucun soucis a la visualiser. C’était ces cheveux sur lesquels mes yeux s'accrochaient en premier. Une couleur que je connaissais bien après avoir passé autant de temps avec Aslinn, mais néanmoins différent, pour une raison que je n'aurais su dire. La peinture blanche qui les recouvraient a divers endroit suffisait a mettre en avant l'aspect en travaux de l'endroit.

Pour le reste, ses habits finissaient par me convaincre que je n'avais probablement rien a faire ici. Sa silhouette plutôt fine ne faisait qu'accentuer la féminité de ses traits, ce qui achevait de me mettre dans l’embarras. C’était paradoxale, je côtoyais principalement des filles, tout les jours, et pourtant c’était toujours cette présence opposé a la mienne qui finissait toujours par me faire rougir. Je passais une nouvelle fois la main devant mes yeux, comme pour reprendre mon sang froid. Je ne devais pas la gener plus que de raison, elle semblait particulièrement occupé. Tournant mon regard vers elle, vers ses iris, histoire de rester polis, je reprenais la parole :

- Je ne veux vraiment pas vous déranger, désolé, en fait il semble que je me sois perdu, et la pluie n'étant pas, je cherchais un abris pour attendre que l'averse passe, et avec un peu de chance trouver quelqu'un qui pourrait m'indiquer mon chemin. Mais si vous êtes occupée, je ne veux pas être une gêne, je trouverais ailleurs. Je m'excuse encore. J’espère que vous ne vous êtes pas blessée.

A la Takuya Hibari, j'attendais presque qu'elle vienne me taper dans le dos en me proposant de partager une bière avant de m'aider a retrouver le chemin de l'université. C'est sans doute pour ça qu'un nouveau sourire, un peu plus prononcé, marquait désormais mon visage. Cependant je n'attendais pas vraiment un mouvement de ce genre de sa part. Je m'inclinais de nouveau un peu moins bas, juste le haut du buste cette fois, et me préparait a sortir. Tournant la tête vers la fenêtre et constant que la pluie avait redoublé d'intensité, je soupirais en considérant mes chances de survie dans l'enfer terrestre que mer nature avait déchaîné a l’extérieur du futur bar. Et bien sur, je n'avais rien d'autre qu'un t-shirt. Tu ne devrais pas suivre ton instinct, SatoSato, vraiment. Il ne t'apporte que des soucis....

Et ce n’était pas mon entraînement quotidien aux arts martiaux qui pourraient cette fois me sauver la vie. A moins qu'un vieux maître vienne me murmurer a l'oreille le chemin a prendre ? Peu probable.....oh, je venais de m'en rendre compte. J'avais dis mademoiselle dans ma deuxième langue. Histoire de mettre en avant mon incroyable bilinguisme. Ou juste parce que j'avais l'habitude de parler en Français ces derniers temps.

- Oh désolé, pour avoir en Français tout a l'heure. Je voulais dire...mademoiselle.

Cette fois j'avais bien parlé en Japonais, mais je rougissais encore d'avantage. J’espérais juste que cela ne sois pas trop visible avec cette luminosité. Je ne suis pas vraiment sortable....Un énième sourire pour tenter de me sortir de cette situation d’embarras, en espérant qu'elle ne me trouve pas trop étrange.

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MessageSujet: Re: Try again [ Ethel ]   Dim 25 Sep 2016 - 14:27

Elle avait essayé une approche joviale, essayant de cacher sa surprise. C'était bien la première fois que quelqu'un franchissait le seuil de son bar, et si elle avait eu une banderole et des cotillons elle aurait même pu célébrer la venue de son premier client. Mais pour cela, il aurait bien évidemment fallut que ce soit officiellement ouvert, ce n'était qu'un petit détail. Vu l'air hagard du nouveau venu, on allait repasser pour la célébration et la vision qui s'étendait face à elle finit de lui décrocher un deuxième sourire. Un jeune homme, trempé jusqu'au os, qui se tenait maladroitement devant la porte, comme s'il ne savait absolument pas quoi faire de ses dix doigts dans l'instant présent. Un sourire naquit entre ses cheveux blonds, un sourire timide, mais un sourire, c'était déjà un début. La preuve qu'Ethel n'était pas encore devenue un monstre dévoreur de blondinet, qui faisait peur à quiconque ose l'approcher.

Elle fit un pas en avant, surement pour le saluer, ou alors lui demander une deuxième fois ce qu'il faisait ici et la raison de son entrée dans un bar fermé – quoique son état humide pouvait répondre à sa question – quand il s'inclina en une révérence cérémonieuse. Surprise, elle faillit éclater de rire, avant de se rappeler qu'elle était revenue au Japon, et qu'ici c'était ainsi qu'on montrait son respect, ou qu'on saluait tout simplement. Une des mauvaises manières de revenir dans ce pays aurait sûrement été de se moquer d'une coutume ancestrale dès les premières semaines. Mais elle se sentait un peu vieille du coup, était-elle vraiment passé du côté des gens qu'on salue en s'inclinant, ou ce jeune homme montrait-il juste des traces d'une politesse bien trop soutenue ?

Le « mademoiselle », en Français parfait, la rassura un peu. Il l'aurait appelé Madame qu'il se serait probablement prit une tarte au milieu de la figure, mais il montrait qu'il comprenait qu'elle n'était pas encore une vieille dame d'au moins cinquante ans. Elle avait 22 ans bon dieu ! Il resta une éternité dans cette position, se confondant en excuse par la même occasion, décidément le Japon ne lui avait pas manqué pour cela, beaucoup trop de politesses !
Il finit par avouer qu'il était perdu, ce qui en Argentine aurait été réglé en une minute, la personne serait entré, aurait clamé d'une voix forte qu'elle cherchait son chemin et demandé la rue ou le bâtiment en question, avant d'écouter les indications, de remercier, et de s'en aller. Mais il y avait un protocole muet au Japon, qui sous-entendait de rougir, de s'incliner et de tourner autour du pot pendant cinq bonne minutes. Cela lui avait manqué à un point qu'elle n'aurait même pas pu imaginer.

Il finit par se relever de son inclinaison quasi parfaite, et lui adressa un regard, sans être malpoli évidemment. Il semblait en effet légèrement perdu, trempé de la sorte et dans un endroit de la ville qui ne lui semblait pas familier de toute évidence. De part son âge, il était presque évident qu'il s’agisse d'un étudiant de l'Académie, puisque tous les jeunes de 12 à 23 ans environ qu'on trouvait dans le coin venait de là, elle-même ayant passé plus de cinq ans entre les murs de cette école. Il avait peut-être tout simplement perdu le chemin de l'école, même si elle ne pouvait être sûre qu'il logeait là-bas, certain ayant leur propre domicile, surtout après le lycée. Il semblait plus jeune qu'elle, mais pas de beaucoup, un étudiant à l'université ? Très probable. Il était sûrement mineur pour le coup, et lui proposer du vin serait peine perdue. Elle avait perdu son premier client, très déçue, elle faillit essuyer une larme à cette idée.

« Tu es perdu ? Il fallait le dire plus tôt ! »

Lui indiquer le chemin, voilà qui semblait dans les cordes de la jeune rousse. En même temps... Il semblait véritablement pleuvoir à verse au dehors, un rapide coup d’œil par la porte entrouverte suffit pour s'assurer de cette hypothèse. Une bonne averse automnale, qui détrempait les rues et les corps. Si il était perdu, il allait falloir qu'il attende un peu avant de reprendre sa route, sauf si il voulait passer le reste de la semaine cloué au lit avec une angine ou un rhume.

« Je serais ravie de t'indiquer ton chemin, mais tu ne vas pas ressortir sous cette pluie ! Attends au moins que ça se calme dehors, sinon tu vas attraper la mort. En attendant... »

Elle regarda autour d'elle, n'ayant pas encore de chaise et ne disposant que d'un escabeau plein de peinture, l'endroit n'était pas des plus accueillants. Mais en bonne japonaise d'adoption, elle avait de quoi faire chauffer de l'eau et faire un thé. Elle se retourna vers l'inconnu avec un grand sourire.

« Tu veux un thé ? J'allais justement faire une pause et faire chauffer de l'eau, tu peux rester jusqu'à ce que la pluie se calme ! »

Proposer à un étranger total de boire un thé, dans un bar encore en travaux où il allait falloir s'asseoir à même le sol – ou plutôt à même le béton plastifié – pour le boire. Ce n'était pas très japonais, et il allait probablement s'enfuir en courant, mais quelques années à Keimoo, et le cotoiement de Zakuro et Kohaku auront apprit à Ethel que souvent, les gens peuvent vous surprendre, en vous laissant dans une salle de bain inconsciente, en mettant à vos trousses un surveillant acharné après avoir manqué d'inonder les sous-sols. Au final, le jeune homme s'en sortait bien, avec une tasse de thé. Il pouvait s'estimer heureux d'une certaine manière.

« Je m'appelle Ethel, au fait ! »

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MessageSujet: Re: Try again [ Ethel ]   Dim 25 Sep 2016 - 18:13

Je m'étais déjà posé la question sur cette timidité envahissante, qui me prenait souvent aux tripes a un moment ou a un autre, par surprise, me déstabilisant et me faisant perdre ma contenance. C’était peut être un retour de ce qui était arrivé longtemps auparavant dans ce qu'il semblait être une autre vie. Quand j'étais plus jeune, au secondaire principalement, je n'avais aucun problème de ce genre, qui me gâchait la vie depuis trop longtemps. Je ne m'en rendait pas forcément compte, mais avec plus de simplicité, j'étais persuadé que j'aurais moins de difficultés a me trouver avec des inconnues.
C’était néanmoins beaucoup plus simple quand l'inconnue en question était une jolie jeune femme souriante qui ne semblait pas embêté par mon arrivé, enfin, sans compter le fait qu'elle aurait pu se briser la nuque en tombant de son piédestal.

Comme si le fait que je sois perdu était une chose habituelle, que j'aurais donc du dire tout de suite au lieu de m’empêtrer dans des courbettes indélicates, comme si la plupart des habitants de la ville venaient frapper a sa porte pour connaître le chemin, la direction a prendre afin de rentrer a l'académie. Je me demandais un instant si, après tout, elle connaissait bien la ville. Elle s'installait, alors elle venait sûrement d'arriver, mais peut être juste de revenir, sa façon de parler me donner l'impression qu'elle était familière de l'endroit. Je m'étais un instant dit que j'étais peut être celui de nous qui connaissais le mieux la ville, mais finalement il était évident que malgré mes six premiers mois passés ici, elle jouissait d'une confiance que je n'avais pas dans mon orientation. J'étais habitué a la campagne, a des arbres, des rivières, chacune avec des choses qui permettaient de les différencier. Ici tout les bâtiments avaient la même tête.

- Ah oui désolé, c'est vrai j'aurais du le dire dés le début, on aurait gagné du temps.

Je la voyais jeter le même genre de coup d’œil que moi vers l’extérieur, constatant au même moment la violente averse qui se déversait sur la rue bordant le futur commerce. Je souriais de nouveau, un peu plus détendu. Peut être que si je n'étais pas partis directement, c'est qu'inconsciemment je n'avais pas vraiment envie de partir, de la même manière que j'avais voulu quitter ma chambre quelques heures plus tôt. Même quand la solitude était une amie de longue date, il était parfois agréable de se trouver de la compagnie. Et encore plus quand celle ci n'avait rien a voir avec vous. Cela permettait une relation plus...ouverte, sans doute. Difficile a décrire, ce n’était vraiment pas ma spécialité. Mais la rousse était finalement ce que j'avais cherché toute l’après-midi, sans m'en rendre compte. Quelqu'un avec qui boire une tasse de thé.

C’était sur que si je sortais de la, avec cette tempête, j'allais vraisemblablement attraper la mort, comme elle disait. Cette expression me fit rire. Pas parce je ne l'avais jamais entendu, mais plutôt parce que l'idée d'attraper quelque chose comme la mort était un concept plutôt amusant a mes yeux. Après tout c’était elle qui attrape les gens non ? Je ricanais quelques secondes avant de retrouver mon calme, ne commentant pas la raison de mon hilarité, afin de ne pas partir sur une mauvaise impression. Qui était assez stupide pour rire de ce genre d'idées ? Moi, probablement.

- Merci pour l’hospitalité que vous m'offrez malgré le fait que je vous ai dérangé. Si je peux vous aider pour faire quelque chose en attendant....ca serait avec plaisir.

J'observais la peinture en question. J'étais plutôt doué en travaux manuels, j'avais l'habitude d'aider ma mère dans les mille et une tache que l'entretient d'une maison et d'un extérieur nécessitait, sans compter qu'habitant dans un vieux temple ancestral, il était indispensable de l'entretenir correctement. Je ne voulais cependant pas m'imposer, aussi j'avançais d'un pas vers mon interlocutrice, afin de pouvoir mieux voir son visage, et surtout, son regard, qui était pour moi une chose importante a entretenir avec quelqu'un. Comme l'avait dit un jour un grand maître de mon art, la première marque de respect se situe dans l'échange de regard. Me revoilà avec mes préceptes grandiloquents....

Elle se retourna d'ailleurs vers moi a cet instant, et mon regard rencontra une nouvelle fois, me faisant rougir de façon incontrôlable. Espérant que cela était plus mignon qu'étrange, je souriais finalement en l'entendant me proposer du thé. Les grands esprits se rencontrent comme on dit. Bien que cette phrase était du genre a se vanter d'avoir un grand esprit, mais passons. M'autorisant a rester jusqu'à ce que la pluie cesse, j'avançais d'un nouveau pas, me retrouvant a deux mètres environ de la jeune femme, en me demandant un instant si la pluie allait durer longtemps, l’espérant presque.

- Je peux vous aider a le préparer si vous voulez, il paraît que je fais partis du club de cérémonie du thé de mon école.

Un ton sarcastique pimentant ma phrase, qui se voulait pourtant joviale a la base. Qu'est ce que je détestais ce club, et voir qu'il pouvait m’être utile dans cette occasion me rendait encore plus ironique sur la situation. En vérité, ayant une génitrice grande amatrice de thé, je n'avais pas eu besoin de ces quelques séances assommantes pour découvrir la cérémonie traditionnelle du thé Japonaise. Retenant un soupir, je l'entendais soudainement me dire son nom. Je répétais lentement ce nom silencieusement, afin de le graver sur mes lèvres et dans ma mémoire.

- Je suis désolé, j'aurais du me présenter en premier. Je suis Sakutaro Satoshi, enchanté de vous rencontrer, Ethel-san.

Ethel-sama, Ethel-chan. Allons y doucement, je n'avais que trop de fois utiliser des suffixes honorifiques, un peu trop familièrement, et ne souhaitant encore une fois pas faire mauvaise impression directement, je préférais rester classique. Constatant par la même occasion, que c’était juste son prénom qu'elle m'avait donné, et donc qu'elle sous-entendait par la que je pouvais directement l'appeler de cette façon. Elle pouvait m'appeler Satoshi, ca ne me dérangeait pas, bien au contraire, mais cela voulait surtout dire qu'elle n'accordait que peu d’intérêt aux habitudes froides des Japonais. C’était bon a savoir. Me retroussant des manches imaginaires, en passant mes mains sur mes avant bras mouillés, je souriais plus franchement en finissant par dire :

- Alors qu'est ce que je peux faire pour vous apportez mon aide, Ethel-san ?

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