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In a decade, will you be there ?
 
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 Ethel Dawkins V2

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AuteurMessage
Ethel Dawkins
♦ Civil - Œnologue
Ethel Dawkins

Genre : Féminin Verseau Coq Age : 25
Adresse : Quartier Hiryuu, Immeuble Sakura, Appt 33
Compteur 443

KMO
                                   :

Ethel Dawkins V2 Empty
MessageSujet: Ethel Dawkins V2   Ethel Dawkins V2 EmptyDim 18 Sep 2016 - 18:14


            
DOSSIER DE LA CITOYENNE
    
    || Dawkins Ethel ||
      



      • Sexe: ♀
      • Âge, date et lieu de naissance : 23 ans / 28 janvier 1994
      • Nationalité : Anglaise / Japonaise
      • Orientation sexuelle : Hétérosexuelle

      • Etat civil : célibataire
      • Langue(s) parlée(s): Anglais, Japonais, Espagnol, Notions de Français
      • Profession:  Chômeuse (Œnologue)
      • Groupe: Creepie
      
► Description physique


      • Apparence, expressions, allure, gestuelle :

En cinq ans, on peut dire que Ethel a drastiquement changé, sur tous les points. Si sa garde robe fut assez malmenée ces derniers temps, passant un an à l'abandon pour se faire définitivement ranger dans un box lors de son départ en Argentine, ce n'est pas le seul changement qui a eu lieu. Ses cheveux, ayant toujours gardé ce roux si caractéristique sont de mieux en mieux domptés, la jeune fille ayant apprit l'existence magique des produits capillaires, sa masse semble maintenant bien plus ordonnée. Ayant prit l'habitude de les attacher pour son travail, afin de faire un peu plus professionnelle, elle ne les laisse pratiquement plus libre en public, préférant un chignon ou une queue de cheval quand elle prend le temps de les lisser.
Pour le reste, on ne peut pas dire qu'elle ait beaucoup changé, sa croissance ayant fini son chemin, elle a peut-être prit quelques centimètres en cinq ans, mais un ou deux tout au plus. La poitrine n'est toujours pas au rendez-vous, et de ce côté-là, elle a définitivement abandonné l'idée d'avoir un jour un buste pulpeux, se satisfaisant de sa petite taille. Elle a reprit du poids, cessant la maigreur excessive après sa dépression, mais reste toujours dans le qualificatif « fine ». Ayant commencé le sport pendant son année à l'étranger, sous l'influence de François, elle est un peu plus élancée qu'auparavant, et surtout, elle peut supporter une course de plus de 100 mètres sans s'écrouler en menaçant de mourir si elle effectuait un pas de plus. Évidemment, elle n'en est pas encore à courir un marathon, mais partir dans les bois en chaussures de sport ne la dérange plus, on pourrait même dire que ça l'apaise.

Pour ce qui est du maquillage et des bijoux, elle s'est légèrement amélioré, commençant à se maquiller doucement, même si elle ne comprend toujours pas l'utilité qu'on peut trouver dans l'utilisation d'un demi-million de produits. Restant dans la simplicité mais rajoutant une once d'élégance, elle porte également de temps en temps quelques bracelets discrets, et un collier offert par François avant son départ d'Argentine.


      • Tenues vestimentaires :

      Du point de vue des vêtements, la jeune fille a opéré un grand virage. Fini les sarouels, les grenouillères à l'effigie d'animaux et les imprimés qui piquant les yeux. N'ayant pas pu prendre beaucoup de vêtements jusqu'en Amérique du sud, elle s'était contenté du strict nécessaire et s'était procurée une nouvelle garde robe sur place, l'argent que sa mère lui avait légué malgré elle en mourant lui ayant permit de vivre confortablement. La sobriété était bien plus au rendez-vous, même si elle discernait grandement les tenues professionnelles et les tenues de tous les jours. Pour le travail évidemment, le blanc et le noir étaient maîtres, jupes et chemisiers en tout genre, elle avait poussé le vice jusqu'à posséder des talons. Mais dès qu'elle sortait du travail, elle quittait ces vêtements pour enfiler quelque chose de plus confortable. Moins voyant et extravagant qu'à ses seize ans, mais au fond, elle ne perdait pas cette petite touche d’originalité qui l'avait construite au long de sa vie. Les couleurs et les imprimés n'ont donc pas tout à fait disparu, mais on pourrait dire qu'elle a apprit à les assembler sans que ça soit criard et qu'elle connait peut-être un peu plus les coupes et les teintes qui lui vont.


      
► Description psychologique


      • Mentalité, attitude envers autrui, philosophie personnelle:

      Si certains points de son physique et de sa garde-robe ont changés, les plus gros changements se sont opérés dans l'esprit de la jeune rousse. Elle n'a évidemment pas perdu ce petit grain de folie, mais les événements passé, et surtout un en particulier, celui d'être devenue mère, a changé quelques petites choses. Le plus gros changement notable déjà, et certainement le plus important : La prise de drogue. La jeune femme a totalement cessé sa consommation, sans retour en arrière. Si elle est devenue goûteuse de vin, elle ne boit de pas pour autant, voyant cela comme un véritable métier et non comme un vice.
Sa légèreté légendaire, qui lui permettait de ne se soucier de rien et de flotter dans la vie comme un nuage soufflé par le vent a quelque peu disparu, et pour cause, l'enfant à sa charge, bien que sage, lui a fait comprendre qu'elle ne pouvait continuer indéfiniment à s'en fiche de tout et qu'il fallait bien un jour ou l'autre qu'elle acquiert ce qu'on appelle un sens des responsabilités. Elle garde le même sourire, et la même joie de vivre, mais dans un coin de sa tête, à chaque instant, subsiste les questions essentielles à la survie de son fils, qu'elle ne peut s'empêcher de se poser.

La naïveté l'a donc quittée, mais il a été remplacé par un meilleur sens de l'observation, et surtout une capacité à prendre du recul sur ses actes et ce qui l'entoure, ce qui lui a été utile dans bien des situations. Elle a redécouvert le goût de l'apprentissage avec la découverte du monde du vin mais surtout l'importance de la connaissance. Elle qui rechignait à ouvrir le moindre livre dévore maintenant tout ce qui lui tombe sous la main et passe bien plus de temps à se renseigner sur ce qui se passe autour d'elle et dans le monde.

Sans être devenue ennuyeuse, on peut peut-être dire que Ethel a oublié comment véritablement s'amuser, ses nuits étant passées de vagabondages sans fin, de faire les 400 coups avec Zakuro et Chess à essuyer des couches et s'assurer que son fils soit bien endormi.  

      • Signes particuliers, manies, obsessions, phobies (etc.) :

      Pour ce qui est des particularités, rien n'a véritablement changé. La jeune fille a toujours une peur phobique des vaches, et malgré ses talons et ses nouvelles résolutions, elle partira en hurlant et en battant des bras si elle en croise une sur son chemin. La cicatrice qui parcourt son dos, instigatrice de sa peur des bovins n'a toujours pas disparu, même si elle tend à s'estomper au fil des années. Elle n'apprécie toujours pas les fruits de mer et les bananes.

Au creux de son cou séjourne toujours le petit pendentif à l'effigie d'un mouton, mais il est maintenant accompagné d'un jaguar, symbole de l'Argentine. Faire séjourner sur la même chaîne un mouton et un jaguar a bien fait rire Ethel et ces deux pendentifs représentent deux parties de sa vie, bien distinctes mais indissociables.

Son plus grand rêve à quelque peu changé cependant. Elle rêvait auparavant de se faire avaler par une baleine, pensant que l'intérieur d'un cétacé devait être doux et réconfortant. A présent, elle se rend compte de la stupidité légère de ce rêve, et est revenue sur terre quelques peu, son rêve étant d'offrir la meilleure vie possible à Loïs.

      
► Mémoires


     • Histoire :

      L'histoire qui précéda son arrivée à Kmo a déjà été contée, mais il semblerait que ses jeunes années aient été bien plates en comparaison de tout ce qui a suivi. Pourtant, le problème qui fut majeur durant sa scolarité chaotique avait commencé avant. La drogue, sous toutes ses formes, ses couleurs et ses goûts. On pourrait tristement dire que sa chute, violente et douloureuse n'a été due qu'à cette seule chose, mais ce serait réduire quelque peu. L'élément déclencheur, les petites pastilles euphoriques, mais lorsqu'elle avait heurté le fond du terrier du lapin, elle avait eu le temps de faire bien d'autres erreurs que de simplement fourrer dans sa bouche la solution à tous ses problèmes. Le choc, le fond du puits, sans lumière apparente, cela avait eu lieu le jour de son overdose. Avant cela, les problèmes lui passaient au-dessus, et sa vie n'avait pas véritablement d'importance, elle ne se souvenait de son adolescence que par bribes. Ses journées s'étaient toutes plus ou moins ressemblées. Se lever, essayer d'aller en cours, abandonner à la moitié de la matinée, commencer une autre réalité, peindre et déambuler sans savoir qui elle était. Puis s'endormir, et recommencer. A ce rythme-là, elle n'aurait pas tenu longtemps, et elle n'a pas tenu longtemps à vrai dire. Un soir dans ce parc, où son esprit s'était finalement détaché de son corps pour s'en aller voleter dans les ténèbres. Elle avait été rappelée de justesse, sans même savoir où elle avait puisé la force de ne pas rester dans ce pays des merveilles à jamais.

Et la réalité fut plus difficile à encaisser.

D'abord, il y avait eu Jake, et avec lui elle avait découvert la douceur et l'amour, les difficultés de la douceur et de l'amour également, mais le bonheur semblait pouvoir tout surpasser. Elle était défaite de la drogue, de ses mauvaises habitudes, la rouquine avait reprit les études et semblait enfin pointer son museau vers la lumière. Mais on connaît tous l'adage « Chassez le naturel, il revient au galop ». Le naturel d'Ethel étant sa poisse légendaire, si on peut même l'appeler comme ça. La naïveté avait fait son effet, mettez deux êtres inaptes à la vie ensemble, qu'est-ce qui s'ensuit ? Un bébé, parfaitement. Ethel était tombée enceinte, sans même le réaliser et même la nouvelle tombée, on pouvait dire qu'elle n'avait pas très bien compris ce que cela impliquait. Cependant, lorsque sa mère, ayant eu vent de son overdose et de l'être grandissant au creux de son ventre, avait très bien compris ce que cela impliquait, et prenant trois billets d'avion, un aller et deux retours, elle était venue chercher Ethel. J'ai dit chercher ? Enlever serait plus correct.

Alors qu'elle ne comprenait même pas les changements qui s'opéraient dans son corps, elle changea d'environnement, la liberté dont elle avait jouit depuis quelques années devenant également un concept assez lointain. Elle passa plusieurs mois enfermée dans une chambre, la rage de sa mère ne s’atténuant pas d'un poil. Sa fille était devenue l'incarnation du démon, et elle avait faillit en tant que mère à lui montrer le droit chemin, c'était maintenant son rôle de la forcer à marcher droit à nouveau. Plusieurs mois entre quatre murs, à voir son ventre grossir. Pas l'environnement idéal donc. Ce qui devait arriver arriva, la privation de contact social, d'activité et même de plaisir lui tendit une pelle pour creuser le fond ; elle tomba en dépression. Hospitalisée d'urgence, à un mois du terme, elle resta dans un lit blanc jusqu'à son accouchement, et étrangement ce fut le moment le plus doux de son séjour anglais. Elle regrette encore aujourd'hui de n'avoir rien dit des traitements que sa mère lui avait fait subir pendant les quelques mois suivant son arrivée forcée, comme si une force l'avait empêchée de le faire, si les bribes d'amour qu'elle ressentait encore pour cet être qu'elle avait appelé Maman avaient subsistés jusqu'à l'hôpital, tout était mort après. L'accouchement ne fut pas douloureux, il fallait quand même une note positive à cette histoire. Son fils, Loïs, était né. Mais la suite fut pire qu'un accouchement dans la douleur. Sa mère referma à nouveau la porte de la chambre à clef, on ne pouvait pas dire que l'état mental de la rouquine s'était amélioré, mais l'enfant était né, la mère d'Ethel ne voyait donc plus d'urgence à ce que sa fille aille bien. Ce qui importait maintenant était son petit-fils, elle voyait une chance de faire mieux. Avait-elle déjà eu une fille ? Elle n'en était plus sûre, elle refusait d'assumer les erreurs d'Ethel, maintenant elle avait un petit-fils, et lui, elle ne le raterait pas.

Pendant plusieurs mois, Ethel ne vit son fils que lorsqu'il avait faim, sachant que la plupart du temps sa grand-mère le nourrissait au biberon. Assise à la fenêtre, fermée par des barreaux, Ethel observait le jardin vide toute la journée, entrant dans une torpeur sans nom. Les nuits se ressemblaient et il n'y avait plus de jour, plus de lumière. Plusieurs années auraient pu s'écouler ainsi, mais un soir, le déclic. Elle toucha ses poignets et se rendit compte que la privation de nourriture avait fait en sorte qu'on sentait plus les os que la peau. La réalité la frappa, sa mère n'avait pas l'intention de la faire sortir, elle attendait qu'elle meure à petit feu, et il n'en était pas question. Alors elle força la serrure. Pas très facilement, mais ses jeunes années à Keimoo où elle partait fureter dans tout l'établissement la nuit lui avait appris un truc ou deux. La serrure ne résista pas longtemps, et elle se rendit compte à cet instant qu'elle aurait au final pu sortir il y a des mois. Son premier réflexe fut d'essayer de s'enfuir seule. Mais elle avait un fils, un morceau d'elle-même dans cette maison, et elle ne pouvait pas le laisser. Elle alla donc le chercher, et essaya de sortir sans réveiller l'enfant, ce qui alerterait sa mère. Ce fut sans compter sur le nouveau-né, qui reconnaissait à peine sa véritable mère, il se mit à pleurer, ne comprenant pas ce qui lui arrivait. Mais Ethel avait très bien compris, et la mère d'Ethel également. Elle arriva en furie et frappa sa fille, reprenant Loïs et le remettant dans sa chambre. Profitant de ces quelques secondes, la rouquine prit la fuite, courant jusqu'au village voisin. Elle se retrouva donc en plein milieu de la nuit, totalement désemparée, dans un lieu qu'elle ne connaissait pas et seule, terriblement seule. Elle voulait retourner au Japon, elle devait y retourner, c'était le seul endroit où elle se sentait en sécurité loin de sa génitrice. Mais elle ne pouvait pas partir, pas sans Loïs. Rassemblant son courage, elle retourna le chercher. Uniquement pour découvrir que sa mère et son fils s'étaient volatilisés.

Seule, elle rentra donc au Japon, à Keimoo. Et même sans son fils, le retour au pays lui fit un bien fou. Elle put respirer à nouveau. Jake ne l'entendit pas de cette oreille. La jeune fille avait disparu pendant presque un an, sans donner de nouvelles, c'était une trahison. Il refusa d'entendre parler d'elle.  Celui qui aurait pu l'aider à retrouver son fils s'en allait donc. Mais il en fallait à présent bien plus pour la décourager. Elle fit ce que toute personne sensée aurait fait. Elle trouva une personne riche capable de l'aider, et attira sa pitié. Ce fut à la porte de Miya qu'elle frappa, et son pari réussit. Miya trouva un avocat qui se révéla en mesure de l'aider. Plus qu'une aide juridique, avec Seth, Ethel trouva un ami.
Et ce ne fut pas facile, de ramener son fils au Japon. Une longue procédure s'engagea, qui faillit la pousser à bout. Elle faillit abandonner, s'enfuir à nouveau, enterrer sa tête dans le sable et ne jamais l'en sortir. Mais Seth s'assura que cela n'arrive pas, et à force de persévérance, il récupéra Loïs. Allant jusqu'en Angleterre pour le chercher, il arriva un jour à la gare de Keimoo, tenant dans ses bras un enfant, celui d'Ethel. C'était il y a presque un an de cela. La vie d'Ethel pouvait recommencer, elle pouvait enfin s'installer à Keimoo l'esprit tranquille. Mais tout ne se passa pas comme prévu. Avec Loïs, Seth détenait un visa pour deux personnes, pour l'Argentine. Il n'expliqua jamais véritablement mais le message était clair, si Ethel voulait garder Loïs, il fallait qu'elle s'en aille, quelques temps, peut-être bien pour longtemps.

Elle devait quitter à nouveau sa maison, mais cette fois-ci elle faisait confiance à l'avocat qui lui avait permit de retrouver son fils. Prenant le temps de faire une valise elle s'en alla donc, direction Buenos Aires. Evidemment, Seth n'avait pas choisit cette destination au hasard, et s'était assuré que quelqu'un soit là à son arrivée. Elle fit donc la rencontre de François d'Ivoire, un œnologue à la retraite, extrêmement reconnu dans son temps et grand ami de Seth. Il se lia d'amitié pour la petite Ethel et son fils, et ce qui ne devait qu'être qu'un accueil à l'aéroport devint un an d'apprentissage, exactement comme l'avait prévu Seth. La jeune fille resta donc en Argentine, apprenant à nouveau à vivre normalement, commençant à pouvoir communiquer en espagnol, et plus important, elle apprit tout du vin et de ses subtilités. Elle qui n'avait jamais véritablement bu une seule goutte d'alcool, trouvant qu'un vice était déjà bien assez, elle se découvrit une passion, et un don. Bientôt, les cépages et les cuvées n'eurent plus aucun secret pour elle. François étant également un grand amateur de whisky – c'était comme cela qu'il avait rencontré Seth – il lui enseigna également l'art de goûter, reconnaître et apprécier ce breuvage, ce qui fut un peu plus difficile. Un mois après son arrivée, elle apprit par Seth le suicide de sa mère. Mais tous les sentiments étaient bel et bien morts cette fois-ci et l'annonce ne lui esquissa pas même un frisson. Cela voulait cependant dire une chose, elle était libre d'aller ou bon lui semblait, de retourner au Japon, si elle le voulait. Mais elle choisit de rester, encore un peu. La vie en Argentine lui convenait et les cours que lui procurait François étaient passionnant. Elle rentrerait, un jour, pas tout de suite.

En un an, elle était devenue une pro, et Loïs commençait également à s'ouvrir à la vie, François faisant office d'un véritable Grand-père pour lui. Elle restait toujours en contact fréquent avec Seth, lui donnant des nouvelles de Loïs et de sa vie. Tout semblait aller bien du côté du jeune homme. Mais ce n'était qu'une façade. Il y a quelques semaines, elle reçu un coup de téléphone, de la prison de Tokyo. Le directeur de la prison l'informa de la mort de Seth, décédé d'un cancer des poumons qui n'avait pas pu être décelé à tant, faute de moyen vous comprenez. Seth était en prison ? Elle se renseigna, creusa plus profondément et apprit finalement que pour ramener Loïs, l'avocat avait du se mettre en difficulté avec la justice, des difficultés qui l'avait conduit à écoper d'une peine de cinq ans de prison, qu'il ne fit jamais jusqu'à son terme. Les billets pour l'Argentine, François, les lettres. Tout cela était pour que la jeune fille n'apprennent pas. Mais le plus surprenant vint encore après. Il y a quelques jours de cela, elle reçu un second coup de téléphone, un notaire cette fois-ci. Il lui annonça avec un peu plus de tact que le directeur de la prison qu'il était sincèrement désolé, qu'il lui présentait ses condoléances. Et que selon le testament de Seth, il lui léguait son appartement à Keimoo.

Un choix s'imposait donc à elle. La jeune fille aimait sa vie en Argentine et ce qu'elle lui avait apprit, mais il semblait que depuis des mois, elle cherchait juste le bon moment pour rentrer, et il semblait que le moment était arrivé. Remerciant François pour cette année et lui promettant de revenir, elle prit Loïs par la main, et revint à Keimoo. Malheureusement, ou heureusement pour elle, ce séjour au Japon ne fut que de courte durée. Un mois, et elle refaisait ses valises pour la France, une opportunité qu'elle n'aurait pu refuser. Un poste extrêmement prisé dans le milieu de l'oenologie, que son François lui négociait depuis des semaines, sans lui dire. Il savait qu'elle aurait refusé si il lui en avait parlé avant, il savait aussi qu'une fois les choses faites, elle n'aurait pas été en position de dire non.

Elle s'arrachait encore une fois à Keimoo, mais pour la première fois, elle pu dire au revoir, ce qui rendit le départ plus facile, ou peut-être plus difficile. Et pendant un an, le travail fut idyllique, elle fut amenée à voyager dans la France entière, de vignoble en vignoble, d'expérience en expérience. Mais en septembre, Loïs rentra à l'école maternelle internationale à Paris. la journée, il était donc au milieu d'enfants de toutes nationalités, et le soir, restait avec une nourrice quand Ethel était en déplacement, ce qui arrivait bien trop souvent. Et enfin, elle s'en rendit compte. Cet enfant pour qui elle s'était tant battu, elle ne le voyait pas grandir, et elle ne pouvait accepter cela.

Toute sa vie, elle avait cherché un foyer, une famille, un endroit à elle. Et à présent elle privait son fils de cela. La décision ne fut pas très longue à prendre, refaisant ses valises, la rouquine prit sa tête rousse par la main et repartit vers le seul endroit qu'elle n'ait jamais considéré comme sa maison : Keimoo.


      • Relations proches et familiales :

       Pour la famille d'Ethel, on pourrait faire très court, il ne reste plus grand monde en vie dans son arbre généalogique. Au-dessus d'elle, personne. Les adultes qui ont construit sa vie sont tous décédés. De mort naturelle, même si on pourrait continuer à avoir des doutes dans le cas de sa mère. Sa Grand-mère s'étant éteinte dans son sommeil il y a quelques années de cela, et son père ayant succombé des suites d'un cancer il y a un peu plus de trois ans. Il ne lui reste que la famille qu'elle a commencé à se construire, ne comprenant qu'un seul membre, son fils Loïs (né le 3 décembre 2014). Il reste fort possible que des membres de sa famille soient éparpillés de-ci de-là, des cousins éloignés, des grands oncles et des grandes tantes, mais ses parents n'ayant jamais vraiment été proches de leur famille, elle n'en a jamais eu vent.



      

    

            
CARTE DU MEMBRE
    
    ||  Hell ||
    



    • Âge: 23 ans
    • Localité (facultatif): Angleterre
    • Etudes ou profession (facultatif): Fac d'Anglais
    • Comment as-tu découvert Keimoo: Ça fait bien longtemps que je ne m'en souviens plus !

    • Ton niveau de fréquence: … Joker ?:D
    • Remarques, suggestions: ...
    • Souhaites-tu un parrain ?
    • Aimes-tu les chats ?
    

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Ethel Dawkins V2 9885011de24598f900765f774eea646531ec0d

Si je t'ai blessé, c'est que ta blessure est aussi la mienne.
Alors, ne m'en veux pas.
Je suis un être inachevé.
Bien plus que tu ne le crois.

Haruki Murakami
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