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 Meeting in the playground [Pv: Hisaka Rika]

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Leïla Hyuga
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MessageSujet: Meeting in the playground [Pv: Hisaka Rika]   Ven 12 Juin 2015 - 15:09

Je sortais de ma salle de classe, perdue dans mes pensées, je n’avais pas suivi mes camarades de classe et je me retrouvais donc seule. Je décidai d’aller dans la cour, sûre que j’y trouverai quelqu’un que je connaissais. Je me dirigeais donc vers la dite cour. Je n’étais pas ici depuis longtemps, pourtant, je m’étais déjà habituée aux bâtiments. Ma vie avait pris un sacré tournant depuis que j’étais arrivée ici. J’avais réussi à quitter ma maison, j’avais décidé de changer et ce changement me plaisait. J’avais changé de coiffure, de couleur d’yeux, de style, de personnalité. Je sentais que je n’étais plus la même personne. Je n’étais plus la fille qu’on aime charrier à l’école ni celle qui faisait le ménage, la lessive et toutes les corvées de la maison. Non, c’était fini ce temps-là. Tout ce que j’ai gardé de mon passé, c’est mon nom. J’étais toujours trop grande comparé aux autres mais ma taille  ne me dérangeait plus. Je descendais les escaliers d’un pas rapide. Je m’étais fait plusieurs amis, pas vraiment des amis proches, plus des connaissances, mais ça ne saurait que tarder. Je n’étais pas encore habituée à ne plus découvrir d’insectes dans mon casier, de gribouillis sur mon banc. Quand je me trouvais entourée d’élèves dans mon ancienne école, on m’appelait le « géant » et tout le monde se moquait de moi. Ici pas, encore un changement auquel je ne m’habituai pas.

Je finis par arriver dans la cour. Elle était très différente de celle de mon ancien lycée. Il y avait des bancs, des poubelles. Une cour qu’on pourrait qualifiée de normale mais encore une fois, pour moi, c’était différent. C’est vrai, je viens d’une famille riche mais l’école où l’on m’avait inscrite était TOUT sauf luxueuse. J’étais entourée d’élèves pauvres, vulgaires. Ce point ne m’aurait pas dérangée si j’avais été comme eux. Je me serais fait des amies, j’aurais aimé cette école. Mais ça ne s’est pas déroulé ainsi. Je secouai la tête, le passé fait partie du passé. Je m’avançai d’un pas décidé dans la cour, à la recherche de visages familiers. Mon regard tomba sur un garçon, isolé, assis sur un banc. Je l’avais déjà vu seul plusieurs fois. En fait, je ne l’avais jamais vu accompagné. C’était comme ça, avec moi, mon regard avait comme un détecteur de gens seuls. Je l’avais déjà aperçu mais comme j’étais avec mes amies, je m’étais « empêchée » d’aller lui parler. En l’occurrence, là, j’étais seule. Je m’approchais donc du banc où il était assis, le sourire aux lèvres. Le jeune homme avait des cheveux noirs en bataille et des yeux bruns foncés. Il avait un nez quasi invisible, aussi invisible que son sourire. Je ne savais pas s’il m’avait vue, mais le fait est qu’il ne souriait pas. Peut-être pensait-il à quelque chose de triste ? Je me disais qu’il me sourirait sûrement quand je m’assoirai à côté de lui mais apparemment, je me trompais. Je m’assis donc sur le même banc que lui et attendais qu’il tourne la tête vers moi pour lui sourire de plus belle.

-Salut ! Je m’appelle Leïla et toi ?  

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MessageSujet: Re: Meeting in the playground [Pv: Hisaka Rika]   Sam 13 Juin 2015 - 12:08

Terne

L’amphithéâtre se vide sous mes yeux, même le professeur quitte la salle après avoir répondu à certaines questions, pourtant je ne réagis pas. Derrière moi, je crois entendre des murmures à mon sujet, je préfère les ignorer, ils sont sûrement en train de parler de ça. Non sans un soupir, j’attrape mon sac de cours et fourre mes notes ainsi que ma trousse à l’intérieur, mieux vaut quitter la salle pour le déjeuner si je n’ai pas envie de passer l’après-midi en tête à tête avec les toilettes. Les mains dans les poches, je m’éloigne rapidement de ceux que je pourrais qualifier de…camarades de promotion, même si la notion de camaraderie reste encore beaucoup trop forte pour des gens à qui j’ai adressé la parole une fois, pour emprunter un stylo ou quelque chose dans le genre. A peine ai-je mis un pied dehors, je me sens déjà un peu plus libre de mes mouvements, j’inspire une grande bouffée d’air en m’avançant vers la passerelle qui sépare le lycée de l’université. On dirait bien que je vais encore finir par rejoindre cette cour, pas que je me sente nostalgique de mes dernières années passées au lycée, mais disons que la cour est plus…calme. Bien sûr, il y a toujours des élèves qui chahutent et prennent leur déjeuner, mais là-bas, les étudiants sont moins susceptibles de savoir que j’ai raté plusieurs journées de cours à cause de ça.

De toute façon, tout est de la faute du professeur, c’est lui qui a vendu la mèche aux curieux qui ont remarqué mon absence, c’est à cause de lui que je ne peux plus passer inaperçu quand je traverse le moindre couloir dans mon bâtiment. Enfin bon, ce n’est pas comme si je pouvais arranger ça maintenant que tout le monde est au courant. On retourne aux sources, n’est-ce pas ? On va faire comme quand tout le monde parlait du bal et de cette Chanteclair, une bonne partie des individus mâles de l’établissement n’avaient que son nom à la bouche…accompagné du mien puisque j’étais son cavalier. J’ai passé un bon mois à me faire oublier des esprits de tous, et j’ai dû passer mes pauses déjeuners dans une salle vide au sous-sol pour avoir la paix. Alors, disons que je réitère le processus ? Et je ne dis même pas ça pour me consoler. Non, croyez-moi, je n’ai pas besoin des « Tu vas bien ? » , du soutien ou de la pitié de mon entourage, je veux juste que l’on me laisse le temps d’oublier et de passer à autre chose. Ressasser les événements ne m’apportera rien…mais que suis-je en train de faire ?! La rage m’envahit soudainement, je ne peux m’empêcher de jeter mon sac avec colère sur le banc avant de m’y installer lourdement. Je ne veux pas que les autres m’en parlent, mais en même temps je ne peux m’empêcher d’y repenser par moi-même, à quel point suis-je un abruti ? D’un geste las, je passe ma main dans mes cheveux en bataille, tiens, depuis combien de temps ne me suis-je pas coiffé ? Assez longtemps pour me faire des nœuds apparemment.

Si je tends l’oreille, je peux entendre la sonnerie qui marque la fin des cours de la matinée pour les lycéens, c’est vrai qu’ils terminent cinq minutes plus tard que nous. A leur tour et à la manière de leurs aînés de l’autre côté de la passerelle, les élèves migrent des bâtiments vers l’extérieur, la cafétéria ou je ne sais où. C’est le beau temps qui fait sortir les gens en groupe hein ? Je me mets à fixer le sol, la dernière fois que je suis allé dans la cour accompagné, c’était par une enseignante. Coda-senseï saura se reconnaître. Alors que je m’enferme dans mes songes pour raviver en moi des souvenirs plus heureux, j’entends des bruits de pas se rapprocher, je n’y prête pas attention au début en me disant que la personne va sûrement finir par tracer sa route, mais il faut avouer que lorsqu’on est capable de ressentir la présence de l’individu en question à moins de deux mètres de soi, c’est tout de suite plus dérangeant. Je suis à deux doigts de grogner d’aller voir ailleurs, qu’il y a d’autres bancs dans la cour, mais je me retiens de justesse, ce n’est pas aux autres de payer pour ma mauvaise humeur, n’est-ce pas ? Pourtant, l’envie de le faire ne manque pas lorsque je devine son sourire au moment où elle se présente.

« Pourquoi ? »

Je n’ai jamais vraiment apprécié les gens qui rayonnent de gentillesse et qui viennent communiquer et partager leur gaité de vivre. Certes, tant mieux pour eux s’ils ont heureux, mais qu’ils aillent le faire chez une personne qui acceptera leurs sentiments, et je ne suis pas ce genre de garçon. C’est pourtant presque marqué sur mon front en lettres majuscules non ? Elle tenait tant que ça à se faire rejeter ? C’est ce que je crois comprendre lorsque je constate qu’elle n’a toujours pas bougé d’un seul centimètre, j’essayais de ne pas être brusque jusqu’à maintenant, mais en quelle langue faut-il lui faire comprendre que je n’ai pas envie d’avoir de contact social ? Sans lui accorder un regard, je sors mon bentô de mon sac, marmonne quelque chose qui ressemble plus ou moins à un « Itadakimasu. » - politesse de japonais bien élevé par ses parents oblige – et entame une boulette de riz. Le premier contact est assez désagréable, comme depuis quelques semaines maintenant, mais je finis par m’y faire, la deuxième bouchée sera meilleure me dis-je en continuant de me murer dans mon silence. Dans tous les cas, j’espère qu’elle n’a pas l’intention de me raconter sa journée et encore moins me demander d’échanger des trucs de nos repas, ça serait vraiment chiant. Le regard fuyant, je me décide à reprendre la parole entre deux morceaux de viande.

« Il…Il y a d’autres bancs pour s’asseoir tu sais. »

Ou comment il faut ne PAS se comporter avec une fille pour qu’elle nous fiche la paix. M’enfin, la finesse ne semblait pas fonctionner pour son cas, je n’éprouve donc aucun remord à l’idée de l’envoyer à l’autre bout de la cour, elle pourra même raconter à toutes ses copines à quel point je suis affreux. Ouais ouais, j’imagine déjà bien le topo, elles seront toutes là autour d’une table avec leurs mains plaquées sur leur bouche, le tout avec une expression faussement horrifiée, et puis elles vont aller se consoler avec une glace à la fraise à la sortie des cours. C’est tellement prévisible, une fille.


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MessageSujet: Re: Meeting in the playground [Pv: Hisaka Rika]   Sam 13 Juin 2015 - 19:27

Il me demande pourquoi. Je ne comprends pas. Pourquoi il me demande ça ? Je n’ai pas le droit de lui parler ? Je n’y fais pas attention et le regarde sortir son bentô et sors à mon tour mon dîner. Il marmonne quelque chose comme « Itadakimasu ». C’est déjà ça ! Je me disais bien qu’il ne me rejetait pas ! Je lui réponds joyeusement et commence à manger. J’adore le repas de midi, je mange toujours beaucoup ! Je ne sais pas pourquoi, mais c’est toujours à ce moment-là que mon ventre est vide. Le matin et le soir, c’est comme si la nourriture me dégoute ! Je le regarde en souriant et en continuant de manger. Il ne me regarde pas, il a limite le regard fuyant. Je passe déjà à l’autre moitié de mon bentô quand il reprend la parole. Je faillis m’étouffer quand il me propose, « gentiment », d’aller m’assoir autre part. Je crois que c’est une blague et le regarde en rigolant presque. Je m’arrête dès que je découvre un visage sérieux. Je perds mon sourire, il veut vraiment que je me casse ? Sympa, le gars ! Je décide pourtant de ne pas bouger et finis par retrouver mon sourire et lui répondre.

-Pas question que je m’en aille ! Ce banc est confortable !

Je lui fais mon plus grand sourire en espérant qu’il me réponde par un sourire aussi lumineux que moi et termine mon bentô à la vitesse de la lumière. Mon ventre est à moitié rempli, comme tous les jours à midi. Je range donc mon bentô et sors le deuxième. Le meilleur, je m’humecte les lèvres en l’ouvrant. Ben quoi, tout le monde peut avoir faim, non ? J’attends patiemment sa réponse. Il n’aime peut-être pas la compagnie ? Tant pis pour lui ! Il se détache trop de la foule et tout un chacun sait que je n’aime pas les gens seuls. J’engloutis toujours mon dîner et observe un peu la cour. Tout le monde était réuni par groupe de 3 ou 4. Certains ne sont que par deux, mais ce sont souvent des couples, collés l’un à l’autre. Je ne suis jamais sortie avec un garçon. Avec ma vie d’avant, mon lycée d’avant, je ne pense pas que ça aurait été possible, mais maintenant… Pourquoi pas ? Je pourrais toujours trouver l’amour avec un grand A ? Il n’y avait pas beaucoup de couples dans mon école mais ici, j’en vois pas mal ! Peut-être que c’est mon tour aussi ? Je souris à l’idée que je pourrais sortir avec un garçon. Je me retourne vers le jeune homme, je ne connais d’ailleurs toujours pas son nom, et attends qu’il me réponde. Il en prend du temps ! Il tourne peut-être sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ? Mon sourire s’agrandit à cette idée. Je regarde son bentô, du riz ! Il ne mange que du riz et rien d’autre ? Mais comment fait-il qu’il n’ait pas plus faim que ça ? Je fixe son riz en fronçant les sourcils quand il me répond.

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MessageSujet: Re: Meeting in the playground [Pv: Hisaka Rika]   Dim 14 Juin 2015 - 15:01

Frustration


J’espérais qu’elle comprenne que je l’invitais à choisir un autre camarade à qui tenir compagnie après mon intervention, enfin je ne doute pas de ses facultés de compréhension, mais en ce qui concerne l’exécution de ma requête, c’est tout autre chose. En effet, elle semble s’accrocher telle une moule à son rocher à ce banc pour une raison que j’ignore. Je jette un œil aux alentours, les autres sont plutôt similaires pourtant, ils ont l’air d’avoir la même texture et d’offrir le même confort alors pourquoi elle sort aussi son bentô maintenant ? Je serre les dents, mon commentaire lui est carrément passé au dessus de la tête, ou peut-être est-elle complètement idiote ? J’ai du mal à savoir quelle affirmation est juste, voyez-vous. Et ce n’est pas tout, en plus d’être bornée – dans le genre pire qu’un âne – elle a aussi l’estomac d’un ogre. Je rêve, j’ai à peine avalé deux bouchées de riz et elle a quasiment fini son panier repas. Je fronce les sourcils, depuis quand ça m’intéresse, ce genre de détails ? Au pire elle mange ce qu’elle veut, ce n’est pas mon problème si elle prend dix kilos après.

C’est toujours le même problème avec les filles de toute façon, ça mange pour cinq et après ça se plaint de devoir faire un régime. En ce qui me concerne, je crois que j’ai déjà eu ma dose pour aujourd’hui. Voilà qu’elle se met à se justifier, alors elle n’a pas l’intention de bouger hein. Si j’avais été dans mon état normal, j’aurais simplement pris mon sac et me serais isolé ailleurs, mais avec son caractère et par pur esprit de contradiction, je suis quasiment sûr qu’elle aurait fini par me suivre. Et puis c’est quoi ce sourire digne des mangas shoujos les plus niais, les filles dans son genre traînent avec leurs amies pendant les pauses déjeuners non ? Pourquoi est-ce qu’elle n’en fait pas autant ? Allez, va les rejoindre et fous-moi la paix.

« S-Si tu le dis. »

Voilà qui devrait mettre un terme à la discussion, mais apparemment ça ne suffit pas pour la faire fuir. Pire encore, voilà qu’elle sort son deuxième bentô. Cette fille a un estomac d’éléphant ou je suis en train de rêver ? Rien que de voir quelqu’un manger autant, je suis presque écœuré de mon propre repas, ce n’est donc pas très étonnant de me voir fermer la boîte en plastique encore remplie de nourriture à moitié après y avoir soigneusement rangé mes baguettes. Bon, puisqu’elle n’a pas l’intention de coopérer et s’éloigner de moi, je suppose que je vais devoir l’ignorer, ça n’en fera qu’une de plus après tout. Les restes de mon repas finissent au coin de mon sac, je les troque volontiers contre un livre que j’ai emprunté au club de littérature il y a trois semaines. D’ailleurs, les membres de ce dit club avaient tellement peur de voir Matthew-san débarquer comme le jour où il m’a traîné au gymnase pour que je rejoigne les basketteurs, l’élève chargée de gérer les emprunts m’a fait comprendre que ça ne la gênait pas si je mettais plusieurs moi à rendre le livre, qu’elle comprenait que je pouvais avoir des empêchements. Encore à côté de la plaque, je n’avais pas relevé le sous-entendu, je m’étais contenté de hausser un sourcil et de quitter la salle, cette réflexion n’a émergé dans mon esprit que quelques heures plus tard.

Me voici donc coincé sur un banc avec une fille alors que je n’ai rien demandé. J’essaie de ne pas focaliser mon attention sur sa présence, mais le simple fait de la sentir manger comme si elle ne s’était pas nourrie depuis plusieurs jours me tape légèrement sur le système. J’essaie tant bien que mal de me concentrer sur l’ouvrage que je découvre page après page, mais il faut croire que même l’astrophysique ne parvient pas à captiver mon attention. Une étrange pression pèse sur moi, c’est comme si quelqu’un était en train d’observer les moindres gestes que je suis en train de faire, enfin…Ce n’est même pas une impression, c’est juste le cas. Je l’ai déjà remarqué un peu plus tôt, quand je mangeais lentement mes boulettes de riz, il y avait un regard posé sur mon repas et sur moi aussi, je suppose. Agacé par la conduite de la jeune fille à mes côtés, je finis par déposer mon marque-page à la dernière page lue en diagonale avant de fermer mon livre sans aucune douceur.

« T’es ennuyante tu sais. »

Et qu’elle ne vienne pas faire la sainte-nitouche en prétendant ne pas savoir de quoi je parle. Je n’ai pas vraiment envie non plus de voir une expression offusquée sur son visage, quoi que ça me changerait un peu de son sourire omniprésent. C’est vrai quoi, même quand je lui ai aimablement fait comprendre qu’elle pourrait juste aller s’asseoir ailleurs en sous-entendant que j’avais besoin de rester seul, la seule chose qu’elle a su faire, c’est sourire. Avant qu’elle ne me réponde, je la coupe dans son élan et lui montre un autre banc.

« Regarde, tu vois, il y a un autre banc là-bas, avec un autre garçon…et tu pourrais même te faire des amies avec les niaises qui lui tournent autour. »

Je reprends mon souffle, tiraillé entre la satisfaction d’avoir pu lui dire le fond de ma pensée et la culpabilité d’avoir été très dur avec une personne qui ne méritait peut-être pas ce traitement. Toujours est-il que je suis sur les nerfs, j’ai besoin de calme et de solitude et donc je ne ressens pas le besoin de m'excuser pour ma conduite, aussi injuste soit-elle. La présence des oiseaux me suffit amplement pour survivre, non mademoiselle, je n’ai pas besoin de ta pitié même si tu sais peut-être ce qui est arrivé. Ta compassion, tu peux la ranger au placard avec tous tes autres bons sentiments…ET TON SOURIRE.

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MessageSujet: Re: Meeting in the playground [Pv: Hisaka Rika]   Ven 19 Juin 2015 - 17:38

Il fronce les sourcils, il ne me croit peut-être pas ? D’un côté, il n’a pas tort de ne pas me croire, tout les bancs sont pareils ici, celui sur lequel nous sommes assis n’est pas plus confortable que les autres. Mais c’était de l’ironie ! Il ne l’a sûrement pas compris mais si je suis assise ici, c’est pour faire ça connaissance ! Il ne s’est toujours pas présenté et n’a pas l’air de vouloir le faire. Il me sort un petit « Si tu le dis » pas convaincu. J’ai l’impression que tout ce qu’il veut c’est que je m’en aille mais il n’en n’est pas question ! Je ne vais pas baisser les bras aussi rapidement. Il est seul, peut-être qu’il n’a pas d’amis, et ça, je ne le supporte pas.

J’ai déjà mangé la moitié de mon deuxième bentô quand il range son dîner. Il n’a peut-être plus faim ? Ca m’étonnerait, son bentô est encore rempli à moitié. Il n’a peut-être pas un grand appétit ! Je l’observe, un peu étonnée mais ce n’est pas pour ça que mon sourire a disparut ! Je termine mon dîner et le range dans mon sac en sortant par la même occasion ma bouteille d’eau. J’ouvre le capuchon et prend une petite gorgée. Je faillis m’étrangler quand je le vois sortir son livre. Je l’ennuie tant que ça ? Il ouvre son livre et se plonge dedans sous mes yeux. En plus de m’ignorer royalement, il préfère un livre qui a l’air barbant ! Je le fixe un certain temps en espérant le perturber assez pour qu’il arrête de lire et se présente enfin. Je reprends une gorgée d’eau et continue de l’observer du coin de l’œil. Je souris, fière de moi, quand il referme sèchement son livre après y avoir remis son marque-page.

Sa phrase me donne l’impression d’une claque. Ennuyante ? Je m’attendais à tout sauf à ça. Il a l’air très sérieux et je suis un peu déstabilisée. Je ne perds pas la face et garde le sourire. Il ne disait peut-être pas ça méchamment ! Il est peut-être de mauvaise humeur aujourd’hui ! Je décide de ne pas lui en vouloir et m’apprête à lui répondre quand il me coupe dans mon élan. Il me montre un banc du doigt. Un garçon y est assis et il est entouré de pleins de filles. Ces filles, c’était mes camarades de classes et il les a appelé « niaises » ! Il n’est vraiment pas de bonne humeur aujourd’hui et il m’a bien remballée. Je mordille ma lèvre inférieure, il doit lui être arrivé un truc moche aujourd’hui pour qu’il soit d’une humeur aussi massacrante ! Ne perds pas ton sourire Leïla, ne le laisse pas gagner la partie ! Je garde un petit sourire, beaucoup moins grand qu’avant et finis par lui répondre.

-Les « niaises » comme tu les appelles, ce sont déjà mes amies et de toute façon, ce garçon n’est pas seul donc il n’a pas besoin de compagnie en plus !

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MessageSujet: Re: Meeting in the playground [Pv: Hisaka Rika]   Sam 20 Juin 2015 - 12:21

Agressivité

Il y a des choses que l’on dit et que l’on regrette par la suite, notamment quand on voit la tournure des évènements à suivre, et puis il y a d’autres répliques où on fulmine juste de ne pas avoir été plus agressif. Inutile de vous dire que dans mon cas, c’est la deuxième proposition qui s’applique à cet échange. C’était pourtant aussi limpide que de l’eau de roche non ? Je ne désire qu’une chose, c’est qu’elle aille s’asseoir ailleurs. La manière douce n’avait pas fonctionné et la provocation fut également un échec, il ne me reste plus beaucoup de cartes en main. Je me retiens de me mordre ma lèvre inférieure, qu’est-ce qu’il faut faire pour que cette stupide…fille s’en aille loin de moi ? Je ne lui demande quand même pas la lune. Et puis ses réponses, juste la façon dont elle me répond avec son sourire plein de – fausses – bonnes intentions, elle me donne juste envie de l’étouffer avec les restes de mon bentô. Je pousse un long soupir ennuyé lorsqu’elle se met à défendre les filles de l’autre banc, mais je comprends soudainement qu’il s’agit d’une faiblesse. Des amies hein. C’est censé faire mal quand on parle mal des proches des autres ? Je focalise une nouvelle fois mon attention sur les niaises autour du garçon, elles ne méritent même pas que je leur accorde un regard en temps normal, mais si c’est le seul moyen de faire fuir la lycéenne la queue entre les jambes…

«Si tu étais vraiment leur amie, tu serais avec elles. »

J’ai lâché ça sur une note plutôt sombre en insistant sur le vraiment, même si je ne fais que dire la vérité – à mon sens- quel genre d’amies laisserait quelqu’un appartenant à leur précieuse bande livrée à elle-même, à quelques mètres seulement. C’est bien ce que je disais tout à l’heure, ce sont des niaises qui pensent que les années au lycée riment forcément avec des amourettes stupides autour d’un garçon de type populaire. Je m’étonne presque de ne pas avoir deviné qu’elles étaient ses potes, après tout, elle doit aussi faire partie de ces filles qui égorgeraient un chaton pour faire un rituel leur permettant d’avoir un copain. Je lève les yeux au ciel, quel ennui. En tout ca s, j’espère pour elle qu’elle n’espère pas une issue romantique à cette discussion ou plutôt ce conflit verbal.

« M’enfin j’y peux rien si vous êtes superficielles au point de préférer un mec à une amie. »

Et pendant ce temps, monsieur profite bien de son harem pour finalement n’en choisir aucune. Du moins, c’est comme ça que s’est terminé un des mangas de ma sœur. Dans tous les cas, la suite de cette histoire ne me regarde pas et surtout, ne m’intéresse pas. Ce qui me dérange plus, par contre, c’est le problème qu’elle semble avoir avec moi. Ses propos ont clairement sous-entendu qu’elle s’accrochait à moi parce que…je suis seul ? Kami-sama, mais c’est quoi cette logique ? J’avoue que je n’y avais pas pensé spontanément, mais en analysant ses paroles plus en profondeur. Bon sang, encore une gamine qui veut jouer la super-citoyenne et sortir tous les gens de leur confort en solitaire. J’espère qu’elle n’attend pas des remerciements, c’est même tout le contraire qu’elle risque de se prendre. Si je ne l’avais pas déjà fait il y a quelques instants, j’aurais encore soupiré, mais même cette action commence à me fatiguer. Face à son attitude, puis-je être autre chose qu’exaspéré ?

Je l’écoute me parler sans trop essayer de comprendre ce qu’elle me baragouine. C’est toujours la même chose à quelques détails près, elle trouve juste une autre manière de dire qu’elle restera sur ce banc quoi qu’il arrive et jusqu’à ce que la mort nous sépare…ou pas. Je finis par croiser les bras sans lui accorder un regard, je me demande si elle va encore plus s’exciter les puces si je commence à l’ignorer. Je remarque qu’avec le temps, elle perd de plus en plus ce large sourire qu’elle arborait en espérant venir faire ma connaissance. Je hausse un sourcil, serait-elle affectée par mes propos ? On dirait bien qu’ils ne la laissent pas indifférentes même si elle s’accroche. Du coin de l’œil, je la vois entrouvrir les lèvres, je ne sais pas trop si elle s’apprêtait encore à parler ou si elle voulait bailler, mais je la coupe une nouvelle fois. Adieu la politesse du japonais modèle. J’ai failli perdre la vie il y a quelques semaines, ce n’est pas une niaise dans son genre qui va m’arrêter.

« De toute manière, c’est inutile d’insister. Je préfère la solitude à ta …présence. »

Il m’a fallu un court laps de temps pour décider si j’allais employer le mot existence à la place, mais je ne suis pas vil à ce point. Toujours est-il que je suis plutôt fier de ma réplique. Si j’étais un personnage d’anime, il y aurait une musique épique et bad ass qui se serait déclenchée à la fin, ça aurait été plus que satisfaisant, mais me l’imaginer dans ma tête c’est plutôt bien aussi. En vue de ma répartie, je me demande si mon aînée serait fière de moi pour oser dire ce que je pense ou si elle me mettrait une claque monumentale pour manquer de respect à une fille.


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MessageSujet: Re: Meeting in the playground [Pv: Hisaka Rika]   Mer 24 Juin 2015 - 22:02

Il soupire. Il a l’air vraiment énervé, mais après tout, ce n’est pas ma faute ! Je peux peut-être lui rendre un peu le sourire mais pour ça, il ne faut pas qu’il réussisse à me blesser avec ces méchantes paroles. Je retrouve peu à peu le sourire et le regarde de nouveau. Il observe mes amies avec attention, mais pas comme si elles l’intéressaient. Je comprends qu’il veut les utiliser pour me faire partir, en me faisant des remarques méchantes et froides mais s’il veut me faire perdre la face, il se fout les doigts dans le nez !  J’ai maintenant retrouvé mon grand sourire et parvient à le garder tandis qu’il sort sa petite réplique. Il n’a pas tout à fait tort, mes « amies » n’en sont pas vraiment mais c’est les seuls avec qui je m’entends bien pour le moment. Ce sont effectivement plus des camarades de classe avec qui je traîne, faute de trouver mieux. Il essaye de me blesser, et je vais tout faire pour que cela n’arrive pas. Il m’a parlé froidement mais il n’a parlé que de cette manière-là depuis le début et je commence à m’y habituer. Il lève les yeux au ciel, il devait penser à des trucs du genre « les filles sont superficiels » ou des trucs dans le genre. Il doit être pleins de stéréotypes vu la façon dont il me traite !  Je ne me laisserais pas démontée longtemps et il finira par comprendre que ses paroles ne m’atteignent (presque) pas.

Et voilà, c’était bien ce que je pensais. Il est plein de stéréotypes sur les filles et ses dernières paroles le démontrent parfaitement. Superficielles ? Préférence des mecs aux filles ? Et puis quoi encore ? Il se la joue victime comme quoi, ce n’est pas de sa faute et il n’a rien demandé le pauvre chou ! Il commence à me taper sur les nerfs mais je n’y laisse rien paraître, mon sourire toujours scotché à mes lèvres. Je ne l’abandonnerai pas, il l’a sûrement compris, puisqu’il semble si malin, mais je ne supporte pas les gens seuls et en l’occurrence, il l’était. De plus, je l’étais aussi et j’ai beau détesté les gens seuls, je ne supporte pas l’être à mon tour !

Je suis son regard, il observe toujours le petit groupe. Celui-ci a un peu rétréci, il ne reste plus que le garçon et une des filles, je ne me souviens plus de son prénom. Je détourne le regard, ce genre de relation ne m’intéresse pas. Ce que je veux, c’est à longue durée et ce « couple » sera séparé dans deux jours maximum. Je reporte mon attention sur le garçon, il a l’air exaspéré ! Qu’est-ce qu’il se passe encore ? C’est sûrement à cause du groupe de « niaises » qu’il n’a pas arrêté d’observer depuis tout à l’heure… Ou serait-ce à cause de moi ? Le silence s’installe et j’en profite pour lui répondre en espérant qu’il ne coupe pas dans mon élan.

-Je ne suis pas d’accord, ce n’est pas comme ça que marche une fille ! Je ne sais pas ce que tu as contre moi mais je ne partirai pas d’ici avant la fin de la pause !

Il croise les bras et ne me jette pas un regard. Je rêve, il n’a pas écouté ce que je viens de lui dire ! Je veux pourtant continuer à lui parler, convaincue qu’il finira par m’écouter, mais il me coupe avant que je n’ouvre de nouveau la bouche. Préféré la solitude ? A une présence, une potentielle amie ? Je ne peux pas comprendre ça, il ne peut pas être sérieux ! Je lui jette un regard, un peu inquiet cette fois. Il est sérieux, et complètement fou.

-Personne ne peut préférer la solitude. C’est humainement impossible ! J’ai bien compris que tu veux que je m’en aille mais je ne le ferais pas !

Je lui souris, je suis sûrement en train de l’énerver encore plus mais au moins, ça le distrairait de sa solitude habituelle !

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MessageSujet: Re: Meeting in the playground [Pv: Hisaka Rika]   Ven 26 Juin 2015 - 0:09

Solitude


Durant un court instant, j’ai presque eu l’espoir qu’elle allait partir loin de moi, hors de mon champ de vision, de cette école, de cette ville, ce pays, ce continent…Bon d’accord j’abuse un peu, mais vous voyez l’idée quoi ? Un silence ô combien précieux pour mes oreilles s’était installé entre nous, mais visiblement c’était juste le temps qu’il lui a fallu pour me sortir de nouvelles inepties. Cette fois, c’est la réplique de trop, je suis à deux doigts de me passer une main sur le visage tant elle m’agace. Elle est douée pour coller les gens cette nana hein ? Et en plus elle est bête comme un manche à balai – non, ça serait trop insultant pour les balais, je retire ce que je viens de dire – qu’est-ce qu’elle ne comprend pas à la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement ? J’étais sur ce banc AVANT elle, je suis son SENPAI et je n’ai surtout PAS demandé de compagnie. J’avais besoin d’un petit endroit tranquille pour me changer les idées, pour ne pas subir le brouhaha de l’amphithéâtre et les murmures de mes…camarades. J’ai toujours du mal avec ce mot. Toujours est-il que mademoiselle n’a pas pu s’empêcher de fourrer son nez dans des affaires qui ne la concernent pas, c’est quoi son problème à ne pas décamper et à ne pas COMPRENDRE qu’elle est la source-même du déclin de mon humeur ? Je réprime un grognement naissant au fond de ma gorge.

Restons calmes et analysons la situation comme d’habitude, c’est comme ça que ça fonctionne en général. D’un côté, elle est complètement à côté de la plaque pour ne pas se rendre compte que je me fous d’elle comme de l’an quarante, mais par ailleurs, elle n’a pas tout à fait tort quand elle dit que je ne sais pas comment ça fonctionne une fille – encore que je suis sûr qu’elle a encore pris mes propos de travers, mais bref – étant donné que les seules que je fréquente et pour qui j’éprouve un minimum de sympathie sont…ma sœur, Naoko et puis Saki. Oui, cette dernière manque à l’appel depuis un certain temps, maaais je la compte quand même comme une connaissance avec qui je suis en bons termes. Et parmi les trois citées plus haut, la seule à avoir un comportement à peu près normal – pour la majeure partie de la société – ben c’est ma sœur. Et je ne connais pas mon aînée sous un jour romantique, encore heureux d’ailleurs. Ne m’étant jusqu’ici jamais intéressé à l’amour, je ne suis jamais engagé dans ce genre de relation donc ouais, j’y connais sûrement rien au fonctionnement d’une fille. Même si je suis irrité par la simple présence de la lycéenne, je dois avouer qu’elle marque un point.

« Ah ouais ? Et ça marche comment alors ? T’es une spécialiste de l’amour peut-être ? Ton m-mec va venir me régler mes comptes à la sortie des cours ? J’en tremble déjà. »

En fait, je regrette presque de l’avoir lancée sur ce sujet, si ça se trouve, elle va se transformer en moulin à parole – oh mince, c’est déjà fait depuis un certain temps ça – et vraiment finir par ne pas me foutre la paix avant la fin de la pause. Mince alors, c’est pourtant pas compliqué d’aller déposer son fessier sur un autre banc ! Et puis si ça se trouve elle a vraiment un copain, mais heureusement pour ma pomme que je ne sors pas du côté du lycée…je ne sors pas tout court en fait vu que je loge à l’internat. Mais bon, pour le coup, j’aurais dû remuer ma langue encore une fois dans ma bouche avant de l’ouvrir, ça m’aurait évité des éventuels ennuis venant d’une gamine utopiste qui pense que le pouvoir de l’amitié va briser les barrières des gens solitaires. Sérieusement, personne ne lui a jamais appris à respecter les habitudes des gens ?

« Humainement…Impossible. »

Je répète ses mots dans un murmure en retenant un rire sarcastique, j'ai beau tourner ça dans tous les sens possibles, ils sont tous plus ridicules les uns que les autres, pour qui se prend-elle ? Un oracle capable de lire dans le cœur des gens ? Sérieux, il va falloir qu’elle  arrête de lire des mangas shoujos, ça va devenir pathologique à force, de croire qu’on peut sauver les gens de leur solitude. Un soupir plus tard – décidément – je décide de lui répondre calmement, sans hausser le ton – avec elle, ça ne servirait à rien de toute manière – mais toujours aussi froidement. Je n’ai pas pour habitude de m’énerver, j’ai survécu à ce pot-de-colle nommé Aredhel alors que j’étais coincé dans une gare bondée, ce n’est pas elle qui m’aura. Les poings serrés, le regard un peu mauvais et les bras toujours croisés sur mon torse, j’espère remettre les idées en place dans son cerveau, si toutefois elle en possède un. En tout cas, soit elle en fait très mauvais usage, soit elle ne l’utilise pas du tout.

« T-t’es qui pour prétendre comprendre les humains ? C’est pas parce que tu t’accroches à une bande de niaises parce que tu ne supportes pas la solitude qu’il en va de même pour tout le monde. »

Mon cœur se met à battre plus fort. Cet instant où j’ai prononcé ces mots sembla durer une éternité, autant parce que ma tirade a été plutôt longue par rapport aux réponses que je fournir habituellement, mais aussi parce que je devais faire taire mon angoisse de me faire interrompre et ainsi de perdre le courage de continuer. Je déglutis difficilement, comment va-t-elle réagir maintenant ? Est-ce que son stupide sourire forcé va enfin disparaître de ses lèvres ? Sourire pour faire croire aux autres que l’on est fort et que les critiques nous passent au dessus, en voilà une pratique bien ridicule. De la part d’une fille qui prétend pouvoir lire dans le cœur des humains, elle ferait bien de se remettre en question avant de vouloir changer les autres. Un vent de printemps souffle sur l’académie Keimoo, il est doux et agréable, pas vraiment comme cette conversation en fait.

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MessageSujet: Re: Meeting in the playground [Pv: Hisaka Rika]   Dim 28 Juin 2015 - 19:24

Je recommençais à sourire, après tout, je n’y pouvais rien s’il était de mauvaise humeur et j’espérai toujours pouvoir la rendre joyeuse… Même si ce n’était pas sur la bonne voie… Il voulait vraiment que je lui explique comment une fille marche ? Je commençais à comprendre son sarcasme constant, sûrement dû à son humeur de chien. Encore une fois, je n’y pouvais rien. Il me traitait comme une gamine mais lui-même était un gamin. Mon copain ? Sérieusement ? On disait ça quand on était en primaire, des trucs du genre « je ne t’inviterais pas à mon anniversaire ! » ou « je vais appeler mon grand frère et il va venir te frapper » on en entendait tout le temps quand on était petits mais maintenant, on était sensés avoir grandi, et mûri par la même occasion ! Mais il me croyait assez stupide pour faire des trucs comme ça, des trucs de « niaises » comme il dirait ! Je ne perdis pas mon sourire pour autant, le sourire, c’était le plus important pour moi !

-C’est dommage, je n’ai pas de copain… Sinon, je l’aurais fait volontiers, c’est tellement de mon niveau !

Il fallait que je me calme, je commençais à être agressive et ce n’était pas mon intention, surtout qu’il aurait gagné… Je n’avais pas arrêté de sourire pour autant, je n’en revenais pas qu’il m’ait rabaissé au niveau d’une gamine mais je n’en laissais rien paraître. J’avais parlé d’un ton ironique, comme il le faisait mais en moins glaciale, je voulais juste qu’il comprenne que je savais ce qu’il voulait mais que je ne le ferais pas. Il ne s’était d’ailleurs toujours pas présenté et n’en avait sûrement aucune envie. Je l’énervais à vue d’œil, de plus en plus, il avait l’air de perdre son calme et de devenir plus agressif.
J’étais ennuyante et maintenant, humainement impossible en plus d’être une gamine ! Je n’avais décidément pas beaucoup de chance ! Il avait tout essayé, la méchanceté, la froideur, le détachement, l’ignorance, l’agressivité et j’étais resté, coûte que coûte. Il reprit la manière froide quand il me parla de nouveau. Il parla plus que d’habitude et il n’avait pas l’air habitué à parler tellement. Il avait dit quoi déjà ? Ah oui, que je n’avais aucune raison de l’ennuyer en gros. Je restais persuadée que personne ne pouvait aimer être seul pas plus lui que les autres. Il déglutit difficilement, quel gros effort que de dire plus d’une phrase sans s’arrêter !

-Je suis convaincue que personne n’aime être seul et tu ne fais pas exception à la règle !

Je parlais sérieusement, le sourire toujours collé à mes lèvres. Je repris la parole tandis qu’il ouvrait la bouche, le coupant pour la première fois.

-J’ai bien conscience que je t’énerve de plus en plus, que je suis ennuyante et tout ce que tu as dit plus tôt mais je ne vais pas me laisser abattre pour autant - et n’essaye pas de me couper la parole ! - je vais rester ici toute la pause s’il le faut, mais sache que je ne suis pas le moindre du monde touchée par tes paroles !

Mon sourire s’agrandit, voilà, j’avais dit ce que j’avais à dire ! Je me réjouissais qu’il me réponde, j’avais été franche comme d’habitude mais de bonne humeur et le sourire aux lèvres. Il allait sûrement s’énerver encore plus mais ce n’était pas grave, je l’avais prévenu, je ne suis pas du tout touchée par ses paroles !

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MessageSujet: Re: Meeting in the playground [Pv: Hisaka Rika]   Mar 30 Juin 2015 - 21:14

Fin du jeu

La frustration s’accumule au fur et à mesure qu’elle sourit ou pire, ouvre la bouche. Je ne sais même plus comment réagir face à cette nana entêtée ou plutôt ce mulet. Je me retiens de laisser échapper un grognement de mécontentement alors qu’elle tente de me répondre sur le même ton que j’avais employé auparavant, à savoir : le sarcasme. Décidément, elle s’enfonce toute seule, et cela me fait réaliser une chose très importante : j’ai perdu des précieuses minutes de ma vie à essayer de raisonner la lycéenne…en vain. Il y a des cas qu’on ne peut plus sauver malgré toute l’énergie qu’on y met, pas vrai capitaine ? Eh bien, je crois que je suis en face de ce genre de spécimen qui croit détenir la vérité absolue et qui n’est pas prêt de céder. Je me gratte l’arrière de la tête, l’air embêté de lui avoir accordé autant d’importance alors qu’elle n’en vaut pas la peine, la colère commence à se dissiper bien qu’elle continue de me répondre…et de creuser un puits sans fond dans mon estime. C’est incroyable, mais je crois qu’il n’y a pas beaucoup de personnes qui ont atteint un niveau aussi bas.

Il faut dire qu’en général, les gens comme elle m’oublient rapidement et préfèrent des cibles plus malléables pour leur bourrer le crâne avec leurs idées utopistes. Bah, je dois avouer que j’ai presque joué son jeu en relançant la conversation par moment, j’aurais peut-être dû me taire comme à l’accoutumée, avec un peu de chance mon silence l’aurait lassée et elle serait partie d’elle-même. Maintenant que j’ai marché trop longtemps dans son territoire, je suppose que la dernière option qu’il me reste, c’est la fuite. Ce n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus glorieux, mais je préfère accumuler une honte de plus plutôt que de la supporter ne serait-ce que cinq secondes encore. A l’instant où je suis prêt à me lever, elle rouvre la bouche, décidément elle a toujours du répondant cette copie conforme de Kilari. Je lève les yeux au ciel rien qu’en l’entendant parler, c’est bien ce que je me disais, elle est encore ennuyante.

Toujours en train de justifier ses actes pour être socialement acceptable hein ? Bah, elle fait ce qu’elle veut, mais quand elle empiète sur mon mode de vie, faut pas pousser mémé dans les orties, je ne vais pas la laisser me tenir compagnie si je n’en ressens ni le besoin, ni l’envie. Je ne prends pas la peine de lui répéter qu’elle est gonflée pour prétendre comprendre ce que je ressens, je ne veux pas continuer de débattre avec elle de la solitude, elle n’est pas intéressante, elle est même chiante, collante et tous les adjectifs synonymes qui peuvent aller avec. De toute manière, il ne me reste que quarante minutes de pause, je vais peut-être pouvoir flâner ailleurs, sur le toit…ça m’a l’air d’être une bonne idée. Je passe mon sac à bandoulière sur mon épaule et commence à m’éloigner d’elle, l’air de rien. J’anticipe néanmoins sa réaction et, sans me retourner, lui adresse une dernière fois la parole.

« T’as gagné, j’te laisse le banc. »

Je te l’avais bien dit mademoiselle je-sais-tout, à mes yeux la solitude est préférable à ta présence dans ce campus. Et puis discuter avec une fille qui me répond complètement à côté de la plaque, c’est à se demander si elle comprend le japonais parfois ! Il est donc clairement sous-entendu pour elle que si elle a gagné le banc, elle a perdu son petit jeu contre moi. L’air absent, je marche lentement au milieu des groupes d’élèves dans la cour du lycée pour rejoindre la passerelle, elle aurait largement le temps de me rattraper, mais je sais pertinemment qu’elle ne le fera pas. Pourquoi ? Intuition masculine. Enfin, c’est peu probable qu’elle vienne encore me chercher des noises maintenant que me suis éloigné de son fief, après tout…ses niaises qui lui servent de copines ne seront pas là pour être témoins d’à quel point je peux me montrer malpoli avec une fille. Après plusieurs minutes de marche puis de montée d’escaliers, je finis par atteindre le toit. Sans crainte, je m’accoude sur la rambarde pour épier tout ce petit monde. D’ici, la vie des Hommes semble dérisoire, quand je vois qu’une personne est représentée par un petit point noir mobile, je me demande si c’est ce qu’ils ont ressenti en nous voyant terrorisés, ces assassins. Mes poings se resserrent machinalement, je ne veux pas y repenser. Vite, pense à quelque chose d’autre. Je ferme les yeux pour mieux apprécier la douce brise printanière, que le silence est agréable après un début de pause-déjeuner comme celui-ci !

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