₪ Académie Keimoo ₪

In a decade, will you be there ?
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Why do you smile all the time ? (RP libre : 1,2,3 personnes ?)

Aller en bas 
AuteurMessage
Wunjo Ivanov
♦ Civil - Dealer - Bookmaker
avatar

Lion Tigre Age : 32
Compteur 644

KMO
                                   :

MessageSujet: Why do you smile all the time ? (RP libre : 1,2,3 personnes ?)   Mar 21 Fév 2012 - 14:18


 
Spoiler:
 
 
Un voyage scolaire, la nature, les bains, ses petits camarades de classe pour s’amuser, les joies de la jeunesse dorée Keimoosienne en somme. Et un… intrus ?
Sacré intrus d’ailleurs. Rescapé de la mafia russe, vendeur de jouets à ses heures perdues – et figurez vous que des heures perdues il en avait à la pelle-, ex élève de Keimoo ayant quitté subitement l’établissement, Wunjo Ivanova avait un beau tableau. Sauf qu’il n’était, aujourd’hui, pas lá en tant que Wunjo Ivanova, mais en tant que Dan Ebels. A la fois pour des raisons de sécurité –il ne pouvait pas non plus passer sa vie à basculer d’une identité à une autre quand ça lui faisait plaisir- mais aussi parce que ramener Wunjo Ivanova au milieu d’une population étudiante qui aurait pu l’voir connu risquait de soulever des questions, trop de questions.
 
En fait, à tête reposée, ramener Dan Ebels au milieu d’une population de gens qui risquaient d’avoir connu Wunjo Ivanova était irréfléchi, immature, stupide, et inutilement dangereux. Sauf que quand Ryo était venu proposer à Wun d’intégrer ce petit voyage organisé – Wun se demandait bien pourquoi ça lui était passé par l’esprit, mais ne s’en plaignait pas- à part un grand oui, un grand sourire, et sauter au cou du surveillant, Wun n’avait pas envisagé beaucoup d’autres possibilités.
 
C’est donc ainsi qu’il s’était retrouvé parmi les heureux élus, lui pauvre bougre avec presque pas un sous en poche. Il avait obtenu facilement des congés auprès de son patron, le vieux, qui avait accueilli la nouvelle avec beaucoup d’optimisme. Il n’était pas rare qu’il se prenne à agir comme un oncle ou un grand-père envers le russe.
 
Ce à quoi le brun n’avait pas pensé avant, et qui venait, en vérité, tout juste de faire plop dans son esprit, c’est que des connaissances, il risquait d’en rencontrer un peu plus que prévu. Bien sur il y aurait Ryo, mais ce n’était pas un problème puisque c’était lui qui l’avait invité. Il n’était pas impossible qu’il tombe sur Kuro, qui était surveillant à Keimoo, et qui ferait très probablement une drôle de tête en le voyant ici.
Il pourrait aussi tomber sur Élena, qui était prof ici. Mais ça Wun l’ignorait, leur rencontre serait donc une surprise partagée.
 
Du côté des élèves, ce n’était pas triste non plus. A la connaissance de Wun, Ellen, Shiro et Lin étudiaient à Keimoo et pouvaient donc être potentiellement membres du voyage. Il n’avait cependant prévenu aucun d’eux car ça c’était décidé un peu au dernier moment. Et puis, s’ils étaient de la partie, ils le sauraient bien assez tôt, non ?
 
A bien y réfléchir, l’autre taré qu’il connaissait rapidement et qui ne l’avait même pas reconnu dans la rue, Andréa, un truc du genre, était aussi étudiant à Keimoo, puisque c’était là qu’ils s’étaient rencontrés à la base. Ce qu’il ne savait pas, et qui était plutôt drôle, c’était que l’espèce de barj qui avait essayé de l’attaquer, Sharwyn, le gamin rigolo qui se prenait pour Sherlock Holmes, Gabriel, et le drôle de garçon qui en savait beaucoup trop sur lui, Yoi, étaient eux aussi étudiants à Keimoo et donc potentiellement présents. Que de bonnes surprises en perspective…
Au passage il pouvait aussi tomber sur son infirmier de fortune, Dorian. Dans tous les cas, il y avait quelqu’un ici qui, comme à sa sale habitude, ne risquait pas vraiment de s’ennuyer.
 
Le pire des cas serait probablement qu’il se retrouve entouré d’un mix de personnes sachant qui il était et de personnes l’ignorant. Mais si Wun ne croyait pas à la chance, il aimait se dire que la malchance n’existait pas non plus, et que ce genre de situation ne risquait pas d’arriver… n’est-ce pas ?
 
Cela dit pour éviter les problèmes, il avait décidé d’arriver avant le troupeau général, pour ne pas se retrouver coincé entre différentes connaissances partagées entre l’envie de l’ignorer, de lui casser la gueule, ou de lui sauter au cou. Jouer la carte de la prudence, une fois de temps en temps, n’était pas une si mauvaise idée.
 
Pendant que l’agitation se faisait du côté des chambres et de l’accueil, le brun s’était déjà éclipsé du côté des jardins et des bains histoire de s’approprier les lieux. Après tout, si les élèves ici présents avaient des devoirs de ménage comme l’avait laissé échapper Ryo, lui, en tant qu’invité « extra » était totalement libre de son temps, et il était bien décidé à très largement en profiter – il faudrait être con pour ne pas le faire.
 
Il avait donc enfilé son maillot de bain, au cas où, en dessous de son bermuda en jeans et de son t-shirt noir. Pas de temps à perdre avec des détours à la chambre, mieux valait tout avoir sur soi. Il balaya du regard les jardins, constatant qu’il n’y avait pas grand monde, c’était plutôt calme. Ça ne le resterait probablement pas longtemps. Le temps que la petite troupe s’organise, prenne possession des lieux, et ça chahuterait sans doute en tous sens. Ah, la jeunesse… Le brun grimaça. Ce n’était pas le moment de se laisser aller à des pensées de vieux. D’ailleurs vieux, il ne l’était pas tellement… si ? 25 ans, il avait encore le temps de s’amuser.
 
Il commença par se déchausser, songeant que se balader pieds nus sur l’herbe et les dalles était un point crucial pour se détendre. Et se détendre, il en avait bien besoin. En 2 petits mois, disons 3 pour viser large, sa vie avait été sacrément chamboulée. Et s’il commençait petit à petit à s’y faire, à prendre ses habitudes, trouver des repaires, il savait pertinemment que ça n’était pas gagné pour autant. C’était aussi pour ça qu’il avait sauté sur l’occasion : s’éloigner un peu de la ville, des tracas quotidiens ou moins quotidiens, ça ne pouvait que lui faire du bien… sauf si les tracas venaient lui faire un petit coucou ici.
 
Le brun fronça les sourcils. Non, ce n’était pas le moment d’imaginer des problèmes alors que jusqu’ici tout s’était bien passé. D’un autre côté, il n’était là que depuis une petite heure, si quelque chose s’était DEJA passé, c’était qu’il était vraiment maudit…
 
Et comme le mal appelle toujours le mal, il chassa ses idées noires de sa tête pour n’y laisser que paix et repos… ou presque.
Après avoir déambulé quelque pas dans le parc, il décida que, ayant mangé il y a peu, le moment n’était pas encore propice à la baignade, mais que c’était en revanche parfait pour la digestion et pour lézarder, comme il aimait le dire.
Trouvant un coin tranquille – ce n’était, pour l’instant, pas TRES difficile puisque l’endroit était pour le moment peu peuplé, il s’installa sur l’un des nombreux bancs destinés à se prélasser et s’y installa confortablement.
 
Bien que ne voulant pas céder au sommeil qui emporterait le reste de la journée beaucoup trop vite, il dut céder à l’incroyable lourdeur de ses paupières et fermer les yeux. Un instant plus tard, il n’y avait plus de cerveau –si, je vous assure, il y en avait un- derrière ce visage somnolent. Wun ne dormait pas, disons simplement qu’il n’était pas hyper présent neuronement parlant. Seul le petit sourire béat collé sur ses lèvres immobiles attestait de la présence d'un esprit derrière cette carapace inerte.
 

__________________________________________________


The cycle repeated, as explosions broke in the sky
All that I needed, was the one thing I couldn't find
The colors conflicted, as the flames, climbed into the clouds
I wanted to fix this, but couldn't stop from tearing it down
Burn it down.


Dernière édition par Wunjo 'Dan' Ebels le Jeu 20 Juin 2013 - 18:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/fiches-validees-f111/wunjo-ivanova-kivimaa-fiche-complete-t3068.htm http://keimoo.forum-actif.net/t8385-it-s-my-life-don-t-you-forget-9834
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Why do you smile all the time ? (RP libre : 1,2,3 personnes ?)   Sam 25 Fév 2012 - 1:40

Le voyage en bus avait été ... long. Interminable même pour choisir le mot exact. Chaque ligne blanche qui passait sous ses yeux agacés et nerveux le rendait encore plus irritable. Chaque cri de joie de la part d'un élève quelconque ne faisait que renforcer l'idée qui germait dans sa tête... : il n'aurait jamais dû participer à cet Event.
Première fois pour lui qu'il se décidait à prendre part à une de ces réunions de groupes organisés par ces petits prétentieux du Comité des élèves mais à dire vrai, il le regrettait amèrement... surtout depuis qu'il avait vu de quels membres du personnel il était affublé. Le Valentine dans un état encore plus second que d'habitude... et le Saitô avec cet air de mitraillette qui était oreilles aux aguets, prêt à bondir sur tout élève suspect, dont il se serait bien passé donc... bref vraiment qu'une bande d'incapables.

Il se frotta le front, désemparé. Ca avait pourtant paru tentant comme ça. Il s'était dit que ça lui ferait des vacances, qu'il n'aurait plus à s'occuper de pauvres petites victimes pas plus malades que son petit doigt et qu'il pourrait enfin se détendre et faire autre chose que changer des couches mais bizarrement, tel qu'il les voyait là dans le bus, euphoriques et inconscients, il risquait d'être encore plus amené à s'occuper d'eux qu'auparavant... Finalement, il fallait prendre cette situation dans le bon sens... il allait devenir quelqu'un d'indispensable.
Le trajet s'arrêta enfin et alors que Saitô leur demandait de descendre calmement, il prit son sac et bouscula le surveillant sans ménagement pour descendre lui aussi du bus, volant au passage, la vedette à quelques élèves trop peu ambitieux pour répondre quelque chose. Un regard noir, froid et assuré lui ouvrait toutes les portes.
Il fila droit, il détestait le froid et même si la neige était jolie dans ces lieux atypiques et utopistes, il n'en était pas friand du tout. La chaleur ambiante qui régnait à l'accueil de l'Onsen lui apporta son lot de frissons. Il secoua sa tête pour éparpiller ses cheveux désormais courts et croisa les bras, tout en attendant le speech du Maître des Lieux. Pour être franc, il était pressé de retrouver sa chambre pour s'installer et aller ensuite profiter d'un petit bain privé. Même s'il n'avait rien fait de particulier, ce voyage avait agressé ses muscles et il se sentait nerveusement tendu. Un bain chaud réglerait le problème.

Le propriétaire expliqua le déroulement du programme avec tout l'ennui qui était dû à sa fonction primaire et s'accorda une pause avant de lâcher le premier acte du séjour. Dorian -qui avait fait un pas en avant lorsqu'il avait été question du personnel encadrant- faillit s'étouffer. Il toussa un 'Pardon ?!' avant de se retourner brutalement vers les quatre responsables du Comité des élèves. 'Un bain mixte ?! Mais vous vous croyez où ? Même si ce voyage scolaire ressemble à des vacances, vous n'êtes pas en droit de prendre des décisions aussi puériles et irresponsables.' Mais déjà les élèves filaient vers les vestiaires, même s'ils étaient encore indécis sur l'attitude à adopter. Dorian retint encore quelques instants le groupe des 4 acolytes désordonnés, croyez-moi, vous ne l'emporterez pas au Paradis.
Et haussa les sourcils en geste de dénégation et tendit ses chaussures à une asiatique qui passait par là. Il la regarda à peine lorsqu'il tendit son sac et se contenta de lui demander de prendre divinement soin de ses affaires sinon il ferait en sorte qu'elle perde son travail et finisse à la rue sans le sou. Il n'en avait assurément pas le Pouvoir mais qui le savait ? Après tout, il pouvait très bien être un Premier Ministre arabe perdu au milieu de cette foule d'éclopés qui sautillait partout comme des Zoulous. Vraiment... Il tapota l'épaule du Maitre des Lieux et partit vers sa Chambre. Il n'allait pas se changer dans le vestiaire en même temps que ses ados pré-pubères en quête de virilité.

Il se retrouva bien vite solitaire, errant dans les couloirs tous aussi ressemblants les uns que les autres et finit par trouver sa chambre mais l'écriteau sur la porte faillit lui arracher un haut le coeur. Il ferait donc colocation avec le militaire. Alors quoi ? Pâté pour chien le soir en guise de ration et debout 5h pour faire des pompes ? Quelle vie... Encadrer ça, hein ? Et comment ? Oh et puis, après tout, il était là pour jouer au Policier, le Saitô pourrait s'en charger, il se sentirait gonflé d'orgueil d'être le seul qui se porte garant de la sécurité de son petit troupeau et il lui foutrait peut-être la paix, qui sait.
Il se changea et enfila le peignoir, tout en gardant ses sous-vêtements sous sa tenue de cérémonie. Il s'était toujours senti à l'aise dans ce genre d'ample habillage, même si rien ne valait un bon jean bien solide. Il sortit de la chambre en fermant derrière lui. Il était en mode Zen. Il longea le couloir, guidé par les bruits itinérants mais ne prit pas la même direction du bain public que sa foule de louveteaux. Jamais il ne s'adonnerait à visionner ce spectacle horrible. Il croisa une jeune fille qui s'en allait, peut-être allait-elle fumer en cachette ou tenter de mettre fin à sa vie. Qu'il en soit ainsi, Dorian n'était plus. Abonné absent. Il arriva de l'autre côté du bain, dans un endroit bien plus calme et surtout déserté... Enfin... presque.

'Tiens, tiens, tiens... Comment éviter l'inévitable ?' ironisa Dorian en s'adressant à l'espèce de légume grillé qui gisait sur le banc dans une situation des plus irresponsables là encore. Il s'approcha et lui saisit une mèche de cheveux... Brun ? Envie de passer inaperçu ? Dommage hein...
Il posa ses affaires près d'un des nombreux cailloux et retira son peignoir avant de s'approcher des bains. Il faisait très froid dehors à n'en point douter mais la chaleur qui émanait des sources chaudes faisait régner une ambiance si particulière que les vapeurs d'eau tiède enlevaient toute pudeur quelle qu'elle est pu être. Il entra alors doucement dans le bain laissant sa peau s'habituer petit à petit à cette nouvelle forme de chaleur et se retrouva bien vite complètement accroc et dépendant des remous qui balançaient son corps de gauche à droite. Cette sensation était simplement sublime. Il resterait bien là pendant des heures à profiter cette impression de nettoyage à l'eau pure. Quite à tenter un changement physique dans l'espoir de débuter une nouvelle vie, viens plutôt te cacher dans le bain, au moins, tu auras chaud.
Ce n'était pas vraiment négociable.
Revenir en haut Aller en bas
Wunjo Ivanov
♦ Civil - Dealer - Bookmaker
avatar

Lion Tigre Age : 32
Compteur 644

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Why do you smile all the time ? (RP libre : 1,2,3 personnes ?)   Mer 7 Mar 2012 - 23:46




Wun était plongé dans ses rêveries vacancières lorsqu’une voix vint briser le petit cocon harmonieux où il s’était psychologiquement niché. Les yeux toujours fermé, il ne reconnut pas la voix de Dorian. Il l’avait cottoyé sur une période trop courte pour en être au stade où il l’identifiait uniquement par la voix. Il crut donc à simple emmerdeur désireux de venir troubler son moment de paix.

« T’as que me contourner, tocard »

Répliqua-t-il donc sans perdre de temps, ne prenant même la peine d’ouvrir les yeux. L’emmerdeur n’avait qu’à passer son chemin, personne ne lui avait demandé de s’adresser au légume grillant sur son banc après tout. Le russe était sur le point de retourner dans son monde de barbapapa, mais il sentit que quelqu’un s’était emparé d’une mèche de ses cheveux. Fronçant les sourcils il commença à se redresser en grommelant.

« Qu’est-ce que tu…. OH PUTAIN »

Le Oh putain correspondait au moment où, relevant ses paupières, les yeux dorénavant assortis du dealer s’était posé sur Dorian, qu’il avait tout naturellement reconnu. Jamais il n’oublierait cette tête de con, d’enfoiré, d’apprenti meurtrier, de…. La liste était longue. Dorian n’avait pas l’air de siiii mauvaise humeur que ça de retrouver le pigeon à qui il avait réparé une aile – pour le jeter dans la cuvette des toilettes après ceci dit- mais l’inverse n’était pas vrai. Wun semblait horrifier de voir son pseudo-sauveur ici. Ses yeux ronds comme des soucoupes le fixaient avec méfiance comme s’il comptait lui sauter dessus pour l’étrangler.

Il mit un certain temps pour passer du mode panique au mode simplement prudent, retrouvant un peu son calme. Dorian n’avait rien à foutre ici. Enfin, il avait probablement plus à foutre ici que Wun, mais le dealer ne voulait PAS le voir ici. Pas pendant ses courtes vacances.
S’approchant prudemment du bain, sans pour autant y pénétrer –peut être par simple esprit de contradiction vis-à-vis de Dorian- il s’accroupit et dévisagea l’infirmer comme s’il s’agissait d’un rapace en chasse – avec méfiance et appréhension, donc.

« Qu’est-ce que tu fiches ici ? »

Demanda-t-il, comme si Dorian avait besoin d’une raison pour être là… Il continua à le fixer quelques longues secondes en silence, avant que ENFIN un sourire –toujours le même, celui du petit con insolent- ne pointe le bout de son nez. On aurait presque pu croire que le brun était contrarié. Il l’était, d’ailleurs, mais comme souvent avec lui ça arrivait et s’en allait en quelques malheureuses secondes. La constance émotionnelle n’était clairement pas son fort.

« Venu achever le boulot ? »

Bon, ok, on pouvait sentir un peu de ressentiment dans sa voix malgré le sourire. Wun ne gardait pas de particulièrement bons souvenirs de sa rencontre avec Dorian, particulièrement pas de la manière dont ils s’étaient quittés. Il faut dire qu’il avait fini dans un état assez catastrophique avec la mauvaise blague de l’infirmier. Infirmier, il osait se prétendre infirmier. Bon sang, encore aujourd’hui Wun mourrait d’envie de lui écraser son poing dans la gueule. Ce type avait pratiquement essayé de le tuer, non ?

Il balaya la suggestion de Dorian de venir dans le bain d’un geste de la main, restant accroupi au bord. Plus loin il était de ce psychopathe mieux il se portait. Bon, le cerveau de Wun semblait avoir oublié qu’avant que Dorian ne décide de prendre des mesures drastiques, le blond avait eu un véritable comportement de petit con. La magie de la mémoire sélective en quelques sortes…

« Ah parce que tu te soucis de mon bien être maintenant ? »

Demanda-t-il caustique, en référence au commentaire de Dorian sur le fait qu’il aurait chaud. Qu’est-ce qui clochait chez ce type ? Un coup il essayait de le griller au soleil comme un vulgaire bout de viande et maintenant il lui conseillait de se foutre au chaud. Sacré numéro. Déjà à l’époque de leur rencontre il passait d’un côté sympathique à un côté antipathique en un rien de temps, mais Wun avait gardé pour unique souvenir de lui le sale type l’ayant balancé à la mer et s’étant barré ensuite, donc le côté sympa était un peu passé à la trappe…

Attrapant une mèche de cheveux bruns pour la tirer jusque devant ses yeux d’un air songeur, Wun esquissa une légère grimace.

« Je préfère le brun, le blond ne me réussissait pas, y a même un taré qui a essayé de me faire la peau en m’abandonnant sur une plage à l’heure du zénith. »

Le rapport cause-conséquence ? Absolument aucun, puisque même avec une teinture brune il n’en avait pas moins une peau de blond , et donc peu importe sa couleur de cheveux, exposé trop longtemps à un soleil agressif il finirait dans un sale état. Non définitivement malgré la structure de sa phrase ces deux informations étaient totalement sans rapport, le but étant simplement de ramener le sujet sur la table histoire de se défouler sur Dorian. Depuis le temps l’ex-blond aurait pu clore cette histoire, mais elle lui était restée au travers de la gorge. Non seulement parce qu’il avait fini vraiment mal, avec une insolation du tonnerre naturellement accompagnée de migraines et de vomissements à gogo, mais surtout parce qu’en temps normal, lorsqu’on lui faisait un sale coup, Wun répliquait. Et là, il n’avait pas eu le temps ou l’occasion de répliquer, et donc d’enterrer cet épisode.

Parce que bien évidemment, le changement de couleur n’avait AUCUN rapport avec une quelconque tentative de passer inaperçu… Wun eut soudain un doute, et il darda ses yeux parfaitement assortis sur Dorian. Il ne se souvenait plus… lui avait-il donné son nom ? Si c’était le cas, ça s’annonçait un peu compliqué , car il avait la vague intuition que s’il demandait à Dorian de ne PAS l’appeler Wunjo mais d’utiliser « Dan » à la place, l’infirmier n’allait probablement pas se montrer coopératif – le passé lui avait montré que la coopération de Dorian n’était pas simple à gagner.

« Oh fait, moi c’est Dan, enchanté de vous rencontrer monsieur »

Enchaina-t-il, avec un grand sourire forcé. Parce qu’à bien y réfléchir, s’il y avait des oreilles qui traînaient par là –et accessoirement des gens au bout de ces oreilles- il valait mieux prétendre ne pas se connaître s’il voulait éviter les ennuis, dont la fameuse question « mais… vous vous connaissez d’où ? ».

Rhaaaa. Les vacances ne s’annonçaient pas aussi relaxantes que prévues…


__________________________________________________


The cycle repeated, as explosions broke in the sky
All that I needed, was the one thing I couldn't find
The colors conflicted, as the flames, climbed into the clouds
I wanted to fix this, but couldn't stop from tearing it down
Burn it down.
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/fiches-validees-f111/wunjo-ivanova-kivimaa-fiche-complete-t3068.htm http://keimoo.forum-actif.net/t8385-it-s-my-life-don-t-you-forget-9834
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Why do you smile all the time ? (RP libre : 1,2,3 personnes ?)   Dim 11 Mar 2012 - 20:35

Bizarrement... Wun ne semblait pas très ravi d'être dérangé, ce qui avait évidemment, tendance à rendre Dorian dans un état d'extase extrême. Mais quelle serait sa tête de chien galeux quand il se rendrait compte qu'il à affaire à son bourreau ? Plaisant. Vraiment plaisant. Les remarques fusaient, tocard, putain... Bref, être brun ne le rendait plus civilisé ni plus poli hélas. Ils n'atteindraient jamais le même niveau d'élégance tous les deux et finalement, il serait plus pointu de dire qu'ils étaient des opposés. Quand l'un représentait la classe, le charme raffiné, le charisme, l'intelligence et la sécurité, l'autre n'inspirait que le dédain, l'insécurité, l'indifférence, l'ignorance et voire même le mépris. Wunjo avait réussit à créer chez Dorian une nouvelle forme de haine. Il ne se sentait pas l'envie de le frapper ou de le tuer, mais simplement de lui rendre la vie difficile ou emmerdante. Il avait cette tête de celui qui tombe des nues à chaque fois que quelqu'un lui fait une crasse et ce serait vraiment une torture de se priver de ces petits rictus qui apparaissaient sur son visage à chaque surprise ou déception.

Le sourire que lui asséna Dorian quand il fut reconnu avait sûrement été très photogénique. Wun avait failli en tomber de son banc tellement il semblait surpris. C'était risible. Achever quoi ? Tu t'en tires très bien tout seul... A croire que je t'ai pas laissé griller assez longtemps, hein... ironisa-t-il tout en riant et en se dirigeant vers l'eau chaude qui lui tendait les bras.
La chaleur qui émanait de l'eau lui provoqua des frissons des pieds à la tête lorsqu'il entra dans l'eau, il se laissa aller à un petit râlement de plaisir quand il fut immergé. Non pas spécialement. Reste dehors si tu préfères, je ne me sens pas mal à l'aise de profiter tout seul de la chaleur de ces bains thérapeutiques mais... si tu n'es pas venu pour te baigner... qu'est-ce que tu fiches ici ?

Il se doutait très bien que Wun avait une vie qu'il ne connaissait pas du tout. Il ne lui avait jamais vraiment révélé la raison de cette balle logée dans sa cuisse, ou pourquoi il rechignait tout court à lui donner son prénom. Tout n'avait été que mystère dans cette relation et c'était le départ même de ce qui s'était passé par la suite. Dorian ne supportait pas être mis à l'écart ou en dehors de la confidence, il lui fallait du concret, des informations justes. Il n'était pas du genre à balader les ragots ou à en informer le premier venu mais Wun avait été plus que méfiant et c'était tout à son honneur... Tant pis pour l'infirmier. Ainsi, lorsqu'il répondit à côté de la plaque pour sa nouvelle couleur de cheveux, Dorian n'insista pas, il préféra se dire qu'il avait simplement eut envie de changer... mais il ne put laisser passer la phrase suivante qui mit sa curiosité sans dessus dessous. Dan ? Et depuis quand ? Et pourquoi tu fais dans le Monsieur alors que j'ai pataugé dans ton sang ? On est bien plus intimes que tu le laisses croire tu sais... Wun ! Oh mais attends... se stoppa-t-il tout en se retournant vers le primate accroupi qui le fixait de ses yeux clairs ... tu ne serais pas en train de chercher à passer inaperçu... Monsieur ? Ca doit vraiment pas t'arranger que je sois là alors. Rien ne pouvait me faire plus plaisir, crois-moi ! Mais mine de rien, Dorian n'était pas plus avancé. Il pouvait assurer avec certitude que Wunjo n'était pas celui qu'il disait être mais il n'en saurait sûrement pas plus pour autant. Le petit légume grillé ressemblait désormais plus à une boite de Pandore qu'un lardon farci. Et la prochaine fois, ce sera quoi ? Tom, le Roux ? Tu sais, même si t'es un de ces MIB des services secrets, ça t'empêche pas de te baigner comme tout le monde.

Il avait volontairement sauté la question du pourquoi de sa présence ici. Il n'avait aucun compte à rendre à cet adolescent boutonneux et il n'était pas spécialement fier d'être un accompagnateur de ce pèlerinage de moutons qui l'accompagnaient. Mais bon... autant prendre le bon côté de chaque chose... le voyage prenait un tout autre sens désormais, alors rien de tel qu'une bonne petite discussion entre 'amis'... Pour une fois, on cherche tous les deux à passer inaperçus si je comprends bien... Je suis ici en tant que personnel accompagnateur d'un voyage scolaire. Super barbant, pour ma part. Ce petit renseignement allait-il mettre la puce à l'oreille du 'vendeur de jouets' ? Se rendrait-il compte que de l'autre côté de la palissade, il y avait des gens qui le connaissaient, des gens qui pourrait très bien indiquer plus de précisions à Dorian sur son état, son passé... Enfin peut-être... Et cette blessure à la cuisse ?
Revenir en haut Aller en bas
Wunjo Ivanov
♦ Civil - Dealer - Bookmaker
avatar

Lion Tigre Age : 32
Compteur 644

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Why do you smile all the time ? (RP libre : 1,2,3 personnes ?)   Mar 3 Avr 2012 - 11:20



Le moins que l’on puisse dire, c’était qu’il y avait une tension électrique entre les deux énergumènes, chacun semblant se délecter de ce qui pouvait faire chier l’autre. Deux emmerdeurs, voilà ce qu’ils étaient, mais au lieu d’unir leur force et d’emmerder le monde de concert –et de conquérir l’univers ultérieurement- ils avaient décidé de se pourrir mutuellement. Wun n’arrivait pas trop à savoir si ça l’amusait ou si ça l’énervait, tant les deux sentiments s’alternaient. Un coup il en riait, un coup il mourrait d’envie de démonter la tronche de l’infirmier. L’oiseau pastéquovore du démon allait finir par le rendre borderline.

Le brun plissa les yeux sans lâcher Dorian du regard, esperant sans doute qu’il pourrait l’étouffer par la simple force de l’esprit –laissez le donc rêver, ce petit.

« Il faut bien que je me démerde tout seul, t’es même pas capable de finir le sale boulot toi-même »

Grogna-t-il. Pour un peu, il irait se plaindre à Fatalys de ne pas l’avoir tué en bonne et due forme. Alors non, il n’était pas suicidaire, mais tout était bon pour accabler ce taré d’oiseau de reproches. Reproches dont le Dodo n’avait, d’ailleurs, strictement rien à faire. 100% imperméable à la bave du Wunjo, un animal unique. Mais ce n’était certainement pas ça qui allait arrêter l’ex mafieux. La ténacité – au sens emmerdant du terme- c’était son fort.

Fatigué de rester en position accroupie, Wun se laissatomber sur les fesses, assis par terre, les jambes écartées et pliées, comme un marmot dans son parc à jouet. Sans le parc, et avec Dorian comme jouet. Se rapprochant un peu du bord, il consentit à laisser tremper ses pieds nus dans l’eau chaude, tout en relevant un regard noir sur l’infirmier.

« Mais je t’en pose des questions ?! »

Et le voilà qui devenait agressif. Nul doute que Dorian était très doué pour faire sortir le russe de ses gonds. Lui qui d’ordinaire se contentait de répliquer avec moquerie commençait à perdre tout sens de la répartie, se contentant d’aboyer comme un chien excité. C’est que le coup de la plage, il l’avait encore en travers de la gorge. Pas que ça le hantait depuis ce jour là, non, en fait il l’avait presque oublié, mais voir l’objet de sa haine surgir devant lui PILE le week end où il avait décidé de se la couler douce, ça le mettait dans tous ses états, visiblement.

Le russe adopta un air renfrogné qui le rajeunissait d’un bonne quinzaine d’années, lui donnant un air de sale môme capricieux plutôt que celui d’un adulte de 25 ans.

Alors forcément, lorsque Dorian refusa de rentrer dans son jeu –honnêtement, il arrivait encore à s’en étonner ?- cela n’arrangea pas les choses. Wun commença à devenir tout rouge, pas parce qu’il avait honte, ou chaud, mais juste parce qu’il perdait les pédales. Il gonfla les joues, lui donnant presque l’air d’un taureau furieux –mais en plus pathétique et moins impressionant- et fusilla pour la 345eme fois l’infirmier du regard.

« Je t’emmerde ! Et qu’est-ce t’en sais que mon prénom c’est Dan ou pas ? Tu crois peut être que j’ai balancé mon vrai prénom au premier couillon qui me ramène chez lui ? »

En fait, oui. Mais niveau bluff, c’était pas trop mal, car si on partait vraiment du principe que Wun était plus malin qu’il n’en avait l’air, il aurait effectivement donner un faux nom à Dorian lors de leur première rencontre pour assurer ses arrières. Dans les faits, ce n’était pas ce qui s’était passé, et l’andouille blonde lui avait donné son vrai prénom. Mais enfin, il n’était pas trop tard pour bluffer, si ?

« Et qui est intime avec qui d’abord ? Va te faire foutre ! »

Il ponctua sa phrase par un coup de pied dans l’eau pour éclabousser l’objet de sa fureur qui faisait gentiment trempette dans le bain. En tout cas, y avait pas à dire, quand il s’énervait, sa répartie descendait au 42eme sous-sol, alors que lorsqu’il parvenait à gagner son calme, il ne s’en sortait pas trop mal en termes d’ironie et de cynisme. Mais c’était plus fort que lui, il n’arrivait pas à rester tranquille plus de 5 minutes d’affilés avec Dorian sous le nez.

« Je me baignerai quand t’auras débarrassé le plancher ! Buggé comme t’es tu serais bien capable d’essayer de me noyer »

Répliqua-t-il, irrité, oubliant au passage sa superbe idée de vouvoyer Dorian. C’est que mine de rien c’était pas facile de gueuler sur quelqu’un en le vouvoyant. Et puis de toute façon Wun et les conventions, ça avait toujours fait 10, il n’était plus vraiment à ça près. Et surtout, il ne leurrait personne –et il n’y avait personne à leurrer, aussi.

Croisant les bras sur son torse, il inspira un grand coup, invoquant le calme. Lorsqu’il eut retrouvé un état de sérenité passablement normal, il reposa son regard sur Dorian, s’amusant du fait que, l’oiseau dans l’eau, lui sur la terre ferme, il pouvait le regarder de haut à loisir.

« Barbant ? C’est pas plutôt les pauvres mômes que t’accompagnes qui devraient se plaindre de t’avoir avec eux ? »

Grimaça-t-il. Il n’osait même pas imaginer quel genre d’accompagnateur pouvait être Dorian, mais surement pas un joyeux drille. Quoique. Wun ne savait rien de lui. Peut être que à part avec lui, Fatalys était la personne la plus adorable au monde. Ouais, non, fallait pas pousser… La probabilité était proche du zéro absolu.

La question du Couscous le sortit de sa réflexion. Il tira sur le vêtement faisant office de bas pour découvrir l’endroit sur sa cuisse où il avait été méchamment blessé. Depuis le temps, il n’y avait plus de blessure, évidemment, mais une vilaine cicatrice car le brun l’avait un peu maltraité, ne suivant pas les conseils prodigués par l’infirmier et ne désinfectant que lorsqu’il y pensait. La cicatrisation avait donc été anormalement longue et avait visiblement laissé ses traces.

« Ma cuisse va très bien. Je suis un grand garçon, je peux me débrouiller sans un infirmier véreux »

Déclara-t-il, hochant fièrement la tête, haussant les sourcils avec insolence. Ceci étant fait, il lâcha le tissus qui retomba, cachant la cuisse et la cicatrice avec.

« C’est un peu tard pour s’y intéresser en plus »

Fit-il ensuite remarquer, prenant appui sur ses mains pour trouver une position plus confortable. Il ne savait pas trop, pourquoi, au juste, il cherchait à s’installer confortablement alors même qu’il aurait mieux fait de juste se carapater. Voilà que, en plus de tout le reste, Wunjo se découvrait des penchants masochistes.


__________________________________________________


The cycle repeated, as explosions broke in the sky
All that I needed, was the one thing I couldn't find
The colors conflicted, as the flames, climbed into the clouds
I wanted to fix this, but couldn't stop from tearing it down
Burn it down.
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/fiches-validees-f111/wunjo-ivanova-kivimaa-fiche-complete-t3068.htm http://keimoo.forum-actif.net/t8385-it-s-my-life-don-t-you-forget-9834
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Why do you smile all the time ? (RP libre : 1,2,3 personnes ?)   Mar 26 Juin 2012 - 16:22

Dorian haussa un sourcil, un peu surpris quand même par la remarque de Wun. Il était réellement en train de "l'engueuler" parce qu'il ne l'avait pas laissé assez longtemps au soleil ? Aux dernières nouvelles, Dorian n'était pas revenu pour l'aider à se sauver, donc c'était lui le seul responsable. Et puis, il l'avait bien cherché :

Attends euh... t'aurais préféré crever ? Mais je n'aurais pas vu cette nouvelle petite tête brune ! Ça aurait été trop dommage !!

Un sourire malsain éclaira le visage de Dorian. Il appréciait vraiment ce genre de relation qui sortait de l'ordinaire. Aucune politesse, aucun respect et par conséquence, aucune fausse modestie ou comportement "prout-prout". Avec cet idiot, c'était même plutôt tout l'inverse, il était désagréable, vraiment très malpoli et il ne répondait pas à la moitié des questions que Dorian lui posait. Ça ressemblait désormais bien plus à un dialogue de sourds qu'à une réelle discussion entre deux adultes.
D'ailleurs... adulte.. le Wunjo, il y ressemblait pas vraiment là avec sa tête d'enfant pourri gâté, vexé parce qu'il n'a pas eu le cadeau tant espéré qu'il avait demandé depuis 6 mois à ses parents gâteux.

Oh oh oh ! T'as pas bientôt fini de beugler ? Déjà c'est pas la peine de m'agresser, je te parle pas sur ce ton là moi, ok ?? Et puis si t'es pas content que j'sois là, casses-toi ! grogna-t-il agacé par le comportement de Wunjo alors que c'était lui qui était venu empiéter sur son propre terrain. Il avait dérangé Wunjo pour le taquiner mais il avait également pensé qu'il serait quand même plus enclin à discuter... une vraie discussion.
Dorian avait été assez soulagé de ne pas le retrouver mort sur la plage lorsqu'il était rentré du travail. Ça voulait dire qu'il avait réussi à se lever et le fait de le retrouver là lui faisait comprendre que la plaie était guérie. Il avait sûrement échappé de peu à une gangrène horrible ! Un Wunjo sur une jambe... ça aurait été la fin du si peu de charisme qu'il possédait...
Enfin bref, quand on est pas doué, c'est à vie...

Il changea de place dans le bain pour ne plus avoir les oreilles trop à portée du terroriste qui lui hurlait dessus. Il ne tenait pas à avoir des acouphènes à cause d'un imbécile ingrat qui ne sait même pas quand il doit être sérieux ou débile.
Le couillon qui t'a ramené chez lui, il t'a aussi sauvé la vie au cas où t'aurais oublié. Un merci ça te tuera pas, et puis que tu t'appelles Wun, Dan ou Tartanpion le Troisième, tu sais, moi je m'en fiche sérieusement, j'vais pas faire un dossier sur toi hein ! Mais t'inquiètes pas, j'ai compris la leçon, la prochaine fois, je te laisser crever sur mon porche et en plus je te marcherais dessus... A force de chercher à réveiller le Diable qui sommeille en l'infirmier, voilà ! Wunjo ne fait que récolter ce qu'il a lui-même semé. Dorian l'a aidé mais il n'a pas été remercié, soit. Mais attention, ça ne se reproduira plus, qu'il n'y compte plus ! Et malgré tout ça, il restait digne dans la haine... il lui marcherait dessus pour accélérer sa mort, dans le but d'abréger ses souffrances...
Dorian il était comme ça lui, il y pouvait rien. Il se devait d'être un homme bien en toutes circonstances !

Il ferma les yeux un instant pour tenter de se calmer. Ce n''était pas souvent qu'il se retrouvait hors de lui comme ça et il n'y avait que deux personnes qui réussissaient ce coup de Maître pour l'instant, cet imbécile de gamin immature et Valentine.
Il prit une profonde inspiration et se concentra sur les mouvements irréguliers du bain à remous qui lui massait involontairement les parties basses de son corps. L'eau chaude, ça apaisait et il était loin d'être venu ici pour se prendre la tête avec le premier péquenaud venu.
Il passa ses bras derrière sa tête et leva le cou vers le ciel tout en gardant les yeux fermés.

Détrompe-toi sale gosse, je ne suis pas tyrannique avec eux, au contraire, j'en ai tellement marre de tous ces mioches boutonneux que je les laisse faire ce qu'ils veulent. Ce serait plutôt les autres vendus du personnel encadrant qui sont à lyncher. Enfin moi j'dis ça, j'dis rien...
Effectivement, Dorian avait quelques tâches à effectuer pendant ce court séjour aux thermes. Il était censé organiser les évènements de demain, préparer quelques plannings bien sûr bien que la tâche incombait aussi aux membres du Comité des Elèves puisque c'était de leur initiative. Initiative d'ailleurs qui n'avait pas trop plu à l'administration mais que peut faire un seul homme contre toute une masse d'élèves, qui plus est quand ce sont eux qui font vivre l'Académie grâce aux frais de scolarité.
Mais Monsieur avait aussi droit à du repos et il en avait sûrement bien plus besoin que cette multitude de chimpanzés à l'avenir déjà tout tracé. Il les détestait ces ignorants qui ne pensaient que les études, c'était juste fait pour s'amuser. Ils ne se rendaient pas compte de la chance qu'ils avaient et ils auraient jamais besoin de travailler d'arrache-pieds pour être patron de Plouc-Compagnie. Bref, il n'avait aucun intérêt pour eux.

C'est marrant que tu dises que tu peux te débrouiller tout seul.. j'ai encore cette vision de toi avachi sur le sol de mon salon, plié en deux parce que t'avais trop envie de pisser et que tu pouvais pas y aller... Là c'est sûr, ton autonomie m'a sauté aux yeux. Il ricana, conscient qu'en enfonçant le couteau dans la plaie, il allait encore se prendre des noms d'oiseaux en pleine face. Mais c'était tellement tentant de le mettre hors de lui ce petit insecte grognon. Dorian secoua la tête pour masquer ce sentiment de "gérance" qui grimpait en lui et se rapprocha de Wunjo tout en gardant le bassin dans l'eau... Non, allez sérieusement, fais-moi voir ça..., il n'attendit pas que le jeune homme lui donne son accord et il souleva le pan de son peignoir qui masquait la cicatrice. Dorian fut surprit. Il fronça les sourcils de déception... ça ne ressemblait pas du tout à ce qu'aurait été le résultat si c'était lui qui s'en était occupé... Attends, tu te fous de moi là ? J'peux savoir ce que t'as foutu avec ta plaie ? On dirait le premier dessin d'un gamin de 3 ans ! J'm'en doutais que t'étais incapable de respecter la moindre des observations. T'as pas l'air de supporter l'autorité, certes mais c'était pour ta propre santé que je t'ai demandé de prodiguer tout ses soins à ta jambe. T'as l'air beau maintenant avec ça...

Il posa son pouce et son index de la main droite sur son front comme pour faire taire le mal de crâne qui commençait sérieusement à lui vriller les tempes, à cause des vapeurs chaudes et de son agacement d'être ainsi peu écouté et respecté. C'était du vrai gâchis.
Tu me fatigues Dan... ou qui que tu sois, j'm'en fous... lança-t-il sérieusement blasé par toute cette mascarade. Il se redressa dans le bassin et récupéra son peignoir qu'il avait laissé sur le côté en attendant. Il aurait volontiers profité du bain pour se reposer mais le sort en avait décidé autrement. Tant pis, il y reviendrait plus tard... quand plus personne ne pourra l'emmerder à proprement parler.
Il sortit du bain et commença à se sécher. Il n'allait pas passer par la case "vérification de l'ordre chez les élèves", il s'en foutait, Valentine ou qui que ce soit avait qu'à le faire. Il avait bien l'intention d'aller vers sa chambre et de n'en ressortir que pour le dîner. Une petite sieste ne lui ferait pas de mal...
Revenir en haut Aller en bas
Wunjo Ivanov
♦ Civil - Dealer - Bookmaker
avatar

Lion Tigre Age : 32
Compteur 644

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Why do you smile all the time ? (RP libre : 1,2,3 personnes ?)   Mar 10 Juil 2012 - 14:44



« Je veux pas creuver »

Répliqua Wun, levant les yeux au ciel. S’il y avait bien une chose que Wun n’était pas, c’était suicidaire. Ou alors suicidaire involontaire. Imprudent, en somme.

« Si j’avais voulu creuver j’aurais pas rampé jusque chez ton voisin sous un soleil de plomb : j’s’rais resté allongé en plein cagnard. »

Il ne releva pas la réflexion sur son changement de couleur, de toute façon il n’avait pas trop envie d’en parler. Seule, la coloration n’aurait que peu d’importance –n’importe qui peut se teindre les cheveux apres tout. Mais avec le changement de nom en prime, ça sentait la mauvaise combine. M’enfin ce n’était pas franchement le lieu pour expliquer à Dodo qu’il s’était enfui de la mafia. Avec autant d’étudiants dans le coin, les murs avaient probablement des oreilles…

« Non j’ai pas fini de beugler »

Répliqua le blond, l’air presque boudeur. Non mais l’autre ! Il allait bientôt lui interdire de déverser son mécontentement ! Inadmissible.

« Pis si t’es pas content t’avais qu’à pas venir me tourner autour »

Ajouta-t-il, hochant fièrement la tête. Non, il ne se casserait pas. Il était arrivé le premier et comptait bien y rester. Et si Dorian tentait la technique de l’agacement pour le faire fuir il pouvait toujours courir. Wun était têtu et tenace. Une vraie plaie. Particulièrement lorsque l’oiseau pastequovore était dans le coin. Ce dernier le faisait régresser jusqu’à ce qu’il soit un môme brailleur, boudeur et susceptible sans qu’il ne sache trop pourquoi.

Et lorsqu’il lui fit remarquer qu’il manquait crument de gratitude, Wun se contenta de plisser les yeux, l’air à deux doigts d’exploser, pinçant les lèvres.

« Oui bah tu m’excuseras mais creuver sur ton porche d’une hémorragie c’est moins pénible que creuver au soleil »

Répondit-il simplement. Non, Wun n’en démordait pas : que Dorian l’ait sauvé ou non, le coup de l’abandon sur la plage ne passait pas du tout et effaçait même les bonnes actions qui avaient précédé. C’était comme ça, il était parfois rancunier l’ex mafioso, et pour le coup il ne comptait pas prononcer un seul merci tant que Dorian ne se serait pas excusé. Et comme les excuses n’étaient pas au programme de l’infirmier, les remerciements ne seraient pas à celui du vendeur de jouet. Ainsi va la vie.

C’était malin, cette histoire, puisque maintenant les DEUX énergumènes nageaient dans une colère sombre. Ça frisait les troubles bipolaires à ce stade, puisque Wunjo oscillait très rapidement entre ironie et taquineries, et beugleries et furie. Il se calmait en 3 secondes, redémarrait au quart de tour, hurlait et s’énervait, puis se rassérénait. Sur qu’il ne facilitait pas la tâche au Dodo.

Wun haussa les sourcils, dévisageant Dorian avec incompréhension. Quel drôle de bonhomme celui là. Le russe le voyait d’avantage en moine ermite au fin fond d’une forêt qu’en infirmier scolaire, franchement dit. Comme quoi il y en a qui loupent leur vocation –les mafieux qui finissent vendeur de joujous, notamment.

« Si tu peux pas piffer les élèves, qu’est-ce tu fous dans une école, mec ? »

Lâcha-t-il finalement. Non parce que si c’était pour ronchonner toute la journée… autant changer de job. A l’hôpital, ils devaient pas manquer de place, si ? Bon les horaires étaient probablement plus nazes… mais on voyait moins de faces boutonneuses.

« Oh bah ça va hein… j’m’en suis toujours sorti et t’étais pas là à chaque fois »

Marmona-t-il, bougon. Il n’avouerait jamais que si Dorian ne l’avait pas ramassé à ce moment là il y serait probablement resté –même si ce qu’avait fait l’infirmier par la suite n’avait pas franchement arrangé son cas, bien au contraire.

« Lâche l’affaire ! »

Grogna Wun alors que l’infirmier voulait vérifier sa cuisse. Il ne fut cependant pas assez rapide pour le bloquer dans son geste, et Dodo se retrouva tout de même à soulever son vêtement pour inspecter la blessure. Et ce qu’il vit, de toute évidence, ne lui plut guère.

Wun l’observa avec des yeux ronds. Il rêvait ou… Dorian était en train de l’engueuler parce qu’il n’avait pas réussi à soigner sa blessure ? Les yeux de l’ex blondinet s’écarquillèrent de plus en plus, lui donnant un air perplexe et perdu, un peu comme un enfant de 8 ans qui se ferait engueuler par ses parents sans vraiment comprendre pourquoi. Oui, c’était tout à fait ça.
Et puis après la perplexité, ce fut la contrariété qui repointa le bout de son nez – elle n’était pas partie bien loin il faut dire. Fronçant à nouveau les sourcils, il s’apprêta à répliquer mais Dorian fut plus rapide que lui, lui coupant la parole qu’il n’avait pas encore prise. Il accompagna sa petite déclaration d’un geste las, se releva, rassemblant ses affaires, prêt à partir. Wun le fusilla du regard mais l’infirmier ne le regardait déjà plus. Ah c’était comme ça ? Il lui gueulait dessus et il s’en allait sans même lui laisser l’occasion de répliquer ? Saleté de piaf pastequovore ! Qu’il s’étouffe un jour avec une pastèque, nom de dieu !

A croire qu’il avait pris le russe au mot lorsque celui-ci lui avait dit de déguerpir s’il n’était pas content. Sauf que le russe ne comptait pas juste gentiment la boucler. Tant pis si Dorian s’en allait et ne l’écoutait plus, il gueulerait s’il le fallait. Il avait déjà bondi sur ses jambes et se tenait debout, les bras croisés sur son torse.

« Tu te fous de ma gueule ? » cria-t-il suffisamment fort pour être sur que Dorian ne l’entende même s’il était déjà à quelques pas de lui. « Respecter des observations ? QUELLES observations ? T’as déjà oublié que tu m’as jeté hors de chez toi sans AUCUNE recommandation ? Alors excuse mais si tes conseils c’était de se jeter dans la mer eh ben pour ta gouverne MOI je n’ai pas de maison en bord de plage, MÔSSIEUR. Et je suis pas médecin, ni infirmier, ni rien du tout, je fais comme je peux pour les soins, et PARDON de pas être un expert ! Et si tu crois que je suis content de me trinballer cette mocheté hein... à t'entendre on dirait que c'est toi qui a une cicatrice immonde sur la cuisse ! »

Bon. Pour une tirade qui était censée être classe et construite, ça avait rapidement tourné aux flots de paroles impulsives. C’était toujours pareil lorsque le russe s’énervait : il balançait tout ce qui lui passait par la tête, et comme ses pensées étaient généralement un gros fouillis sans queue ni tête, ce qu’il criait n’avait guère plus d’allure. Tant pis, au moins c’était dit, non ?

Wun conclut sa petite tirade par un :

« Merde quoi »

Plus murmuré que crié cette fois, alors qu’il passait sa main nerveusement dans ses cheveux bruns, cherchant à se calmer, réalisant qu’il venait de faire une colère, comme un petit garçon. A 25 ans, ça ne s’arrangeait toujours pas, visiblement.
Il posa son regard, où l’ombre de la contrariété planait toujours, sur Dorian, se demandant s’il allait lui accorder une dernière parole, ou juste s’éloigner en l’ignorant. Bah, le connaissant, ça serait sûrement la solution numéro 2. Ca semblait être son option de prédilection avec l’ex-mafieux : le planter comme un idiot et le laisser nez-à-nez avec sa colère.


__________________________________________________


The cycle repeated, as explosions broke in the sky
All that I needed, was the one thing I couldn't find
The colors conflicted, as the flames, climbed into the clouds
I wanted to fix this, but couldn't stop from tearing it down
Burn it down.
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/fiches-validees-f111/wunjo-ivanova-kivimaa-fiche-complete-t3068.htm http://keimoo.forum-actif.net/t8385-it-s-my-life-don-t-you-forget-9834
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Why do you smile all the time ? (RP libre : 1,2,3 personnes ?)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Why do you smile all the time ? (RP libre : 1,2,3 personnes ?)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Seize the Time!An essay by Cynthia McKinneySeptember 19, 2008
» Session time out...
» Damon Moon - "It's time to forget about the past"
» 08. Remember that time is money - Benjamin Franklin
» All Time Low

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
₪ Académie Keimoo ₪ :: Archives Rp's :: Events :: Event2012~Halloween/Shikotsu-Toya :: Event2012~Shikotsu-Toya-
Sauter vers: