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 Un polichinelle dans le tiroir [pv Maku Morichi]

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Shuuri Tanaka
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MessageSujet: Un polichinelle dans le tiroir [pv Maku Morichi]   Lun 3 Aoû 2015 - 20:06

Premier jour de cours depuis la cérémonie funèbre ayant suivi la mort de Sei pour Shuuri.
Après avoir passé les quelques jours suivant cette dernière chez elle, bien à l'abri des regards de ses petits camarades de classe, elle s'était finalement décidé à retrouver les bancs de l'école dès le lundi qui suivit.
Après tout, bien que la tristesse et cet immense vide emplissant son cœur ne l'avaient pas quitté, elle ne pouvait décemment pas sécher les cours plus longtemps que ça... Sei était son passé, ses cours son présent et son futur.

Le matin passa étonnement plutôt rapidement pour la jeune femme affairée à noter ses cours avec soin afin de pouvoir rattraper, plus tard, ceux manqués, mais la récréation ainsi que l'heure du déjeuné furent pour elle un vrai calvaire.
Ici, plus de profs pour occuper l'attention de ses amis, ni même la sienne, mais une dizaine de curieux l'ayant vu traîner avec le jeune décédé et bien décidés à lui demander à tour de rôle comment elle allait, si elle le vivait bien, sans sembler se préoccuper le moins du monde de son besoin de solitude.
Si encore ces personnes étaient des proches à elle, mais même pas ! La plupart de ces badauds lui étaient presque inconnus et devaient lui parler pour la troisième ou quatrième fois à tout casser.
Des vautours avides de chair fraîche, ne pouvait-elle s'empêcher de penser.
Ses amis, les vrais, eux, ils avaient bien compris qu'aborder ce sujet avait pour le moment plus de chance de la faire souffrir que de la soulager. Si un jour elle voulait en parler, elle le ferait, mais pour le moment c'était encore trop tôt.
Quand les cours de l'après-midi débutèrent enfin, ce fut pour elle un véritable soulagement. Sans demander son reste, elle fit signe à la fille venue l'aborder qu'elle n'avait plus le temps de lui parler et s'enfuit comme une voleuse.
Aujourd'hui, elle se rendait à son club de littérature. Autre lieu où les activités étaient si libres qu'elle risquait de tomber sur un autre lourdeau venu se repaître de son malheur pour satisfaire une curiosité morbide.
S'asseyant aux côtés d'un petit nouveau arrivé en cours d'année, Maku Morichi, Shuuri espérait être tranquille le temps de finir sa journée et pouvoir retourner à son dortoir, appeler Akira, le seul à qui elle avait réellement envie de parler.
Akira, son meilleur ami et confident, celui capable de transformer ses larmes en sourires et ses peines en joie. Il pouvait l'écouter parler des heures sans l'interrompre, la mettre face à ses erreurs sans peur de la froisser et la serrer dans ses bras pour calmer ses pleurs sans attiser la jalousie d'un tiers.
Ouvrant son classeur sur le projet en cours, elle s'apprêtait à reprendre là où elle s'était arrêtée la fois précédente -bien décidée à ne croiser le regard de personne afin de limiter les risques que l'on vienne l'aborder- quand elle sentit la nausée la gagner subitement.
Se penchant en avant, les paupière closes afin de la faire passer, elle n'eut d'autre choix que de se rendre à l'évidence : elle ne pourrait pas suivre ce cours dans cet état.
La voix rauque, elle finit par abdiquer et demander au prof si elle pouvait sortir et se rendre à l'infirmerie. Ce dernier, remarquant sans grande difficulté que refuser sa demande équivaudrait à remplacer tout le matériel présent devant elle, hocha vigoureusement la tête avant de faire signe à Maku de bien vouloir l'accompagner.
L'ignorant, Shuuri sortit prestement de la salle et, une main devant sa bouche, partie en courant en direction des toilettes sans prendre garde à si son jeune camarade l'avait ou non suivit.
De toute façon, vu la rapidité avec laquelle le riz et le poisson ingurgité ce midi menaçait de reprendre le sens inverse, le regarder aurait été plus dangereux qu'autre chose.
Se rinçant la bouche après près de 10 minutes la tête penchée par-dessus la cuvette des toilettes, la jeune étudiante ne pu s'empêcher de penser que, décidément, le mental était vraiment une belle pourriture.
Depuis la mort de Sei, pas un jour ne passait sans qu'elle ne finisse dans cet état. Parfois, certaines nausées étaient juste plus violentes que d'autres.
Refermant la porte derrière elle, quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur Maku qui, en bon élève, avait juger bon de l'attendre pour la conduire jusqu'à l'infirmerie comme exigé par le prof. Super...

- T'inquiète pas pour moi, tu peux retourner au club si tu veux... Je vais me reposer un peu à l'infirmerie et ça ira mieux... Je peux m'y rendre seule.

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Maku Morichi
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MessageSujet: Re: Un polichinelle dans le tiroir [pv Maku Morichi]   Lun 3 Aoû 2015 - 21:15

L'arrivée à Keimoo, même si elle s'était effectuée à la rentrée, faisait quand même si j'étais un élève transféré. Ce qui est le cas. Mais j'avais besoin de temps d'adaptation. Autant pour moi que pour ma façade que je voulais créer. Que ce soit en cours ou dans les clubs auxquelles je me suis inscrit, j'étais le nouveau venu. Surtout en classe. Beaucoup se connaissait déjà depuis une année. Je sentais que l'adaptation était compliquée, mais je travaillais avec application et je gardais un certain sourire envers les autres. Dans ces temps-là, mes heures creuses se passaient souvent avec ma sœur. Alors qu'au collège je la laissais s'occuper d'elle, seule, avec ses amies, nous traînions désormais souvent ensemble. Surtout du fait que nous avions un club en commun. Et traîner avec elle n'était pas aisée. Une vraie furie. Un certain Hisaka Rika en fera presque les frais quelques mois plus tard.

Les journées me semblaient presque monotone. Rien ne se passait de vraiment palpitant. Je voyais une opportunité grâce à cela. Celle de m'adapter et de me faire à cette nouvelle vie sans trop de soucis. La différence par rapport à précédemment, c'était que j'étais vraiment dans le monde des riches. Cela n'avait plus rien à voir ou presque à quand j'étais au collège. J'espérais juste ne pas être encore un bouc émissaire.

Le club de littérature était cependant un bon moment pour me ressourcer. C'était là où ma passion faisait sa place. J'aimais lire là-bas et discuter de littérature. Aujourd'hui ne faisait pas exception. Je faisais quelques exercices de lectures. Un livre, une fiche. Je m'étais essayé à en faire des résumés. C'était sympathique.

J'entendais tout à coup ma voisine demander à l'infirmerie. C'était une jeune fille qu'il ne me semblait pas avoir vu ces derniers jours, mais je n'étais pas certain qu'elle était absente : je disais bonjour aux membres, généralement, mais certains se faisaient discrets. Donc je n'étais sûr de rien. Elle semblait mal au point, et le professeur responsable acceptait, me demandant d'un signe de tête de l'accompagner. Alors que je mettais mon marque-page dans mon livre, un peu embêté de devoir laisser ma lecture en suspend, la jeune fille s'était précipitée à l'extérieur. J'hésitais un instant avant de me décider de prendre mon livre avec, au cas où. Je n'avais rien qui pourrait servir pour la jeune fille, qui semblait, au vu de sa sortie, être nauséeuse, malheureusement.

J'atteignais les toilettes les plus proches, avant d'entendre la fille rendre son repas. J'étais un peu dégoutté, mais d'une certaine façon, tout le monde le serrait. Mais j'étais aussi inquiet pour elle. Si ça se trouve, elle était malade ces derniers jours. Mais ce n'était qu'une hypothèse. J'attendais patiemment, à l'extérieur, adossé au mur, lisant distraitement la suite de mon livre – que j'avais eu la bonne idée d'emporter, au final. J'entendais alors la brune sortir, ce qui me fit lever mon nez de mon roman. Celle-ci m'avait remarquer et me disait que je pouvais retourner dans la salle du club, qu'elle irait seule à l'infirmerie. J'eus un petit sourire d'excuse.

« Ma sœur m'enguirlanderait si je ne faisais pas ma tâche correctement. Je t'accompagne. J'ai mon livre avec moi de toute façon. »

Je montrais d'un geste le roman que j'avais avec moi, avant de commencer à marcher, l'obligeant en quelque sorte d'accepter ma compagnie. Ma conscience m'empêchait de toute façon de la laisser y aller seule. Juste au cas où, je me devais d'être là. Si jamais son envie de dégobiller lui reprenait et qu'elle devait utiliser les toilettes des garçons, au moins je pourrais surveiller. Bon, ce n'était qu'une hypothèse parmi tant d'autres. Et puis, si jamais l'infirmier ou l'infirmière n'était pas là, je me devais de donner une présence. Je serais utile, car elle devra se reposer, tandis que je pourrais lui apporter de quoi l'aider. Mais ce serait de la malchance pour elle.

Et puis, j'étais inquiet. Cependant, je ne voyais pas quoi dire. Lancer la moindre discussion me semblait inutile ou stupide. Pire encore : je pensais que faire la discussion n'était pas une bonne idée vu son état. Donc je m'occupais silencieusement de l'accompagner jusqu'à l'infirmerie.
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Shuuri Tanaka
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MessageSujet: Re: Un polichinelle dans le tiroir [pv Maku Morichi]   Lun 3 Aoû 2015 - 21:41

Sa grande sœur quoi ? Dubitatif, Shuuri ne trouva rien à répondre à ça, ne voyant pas très bien ce que la grande sœur de Maku pouvait bien avoir à faire là dedans, aussi se contenta t-elle de hausser les épaules afin de lui signifier que peu lui importait.
S'il voulait vraiment jouer les chien de garde jusqu'à son arrivé à l'infirmerie, grand bien lui fasse. De toute façon, elle était encore bien trop barbouillée pour se fatiguer à le contredire sur quelque chose d'aussi insignifiant.
Avec un peu de chance, l'infirmière lui donnerait quelques cachets et lui permettrait d'aller se reposer une petite heure, voir carrément de retourner à son dortoir pour dormir dans son lit à elle. Après tout, elle n'avait plus que club cette après-midi, la garder plus longtemps était donc inutile. Non ?
Ouvrant la marche, elle fini de franchir les quelques dizaines de mètres séparant les toilettes de l'infirmerie et, se tournant vers Maku afin de voir s'il comptait la suivre à l'intérieur -et apparemment c'était le cas-, ouvrir la porte.

- Sensei ? Vous êtes là ? …

Pas de réponse. Shuuri en déduisit donc que non, elle n'était pas là. Se laissant choir sur le lit le plus proche, sa tête tombant mollement sur l'oreiller, elle se positionna sur le côté de manière à observer le jeune homme l'ayant suivit, un bouquin à la main.
Ce dernier n'avait pas pipé mot durant le trajet, aussi Shuuri finit-elle par concevoir le fait que, peut-être, il n'était pas de si mauvaise compagnie qu'elle aurait pu le penser de prime à bord.
Déjà, il ne lui avait pas parlé de Sei -ce qui, en soi, était plutôt normal et la raison pour laquelle elle s'était installée à coté de lui à la base. Ensuite, il n'avait pas tenté de lancer elle ne savait trop quelle conversation inutile visant à détendre l'atmosphère, mais qui n'aurait fait au final que l'agacer.
Non, il s'était contenté de l’accompagner sagement jusqu'au lieu indiqué par le prof et lisait désormais tranquillement son bouquin -sûrement en attendant qu'une infirmière vienne prendre la relève.
Trouvant soudain le temps long -ses nausées s'étant calmées, mais pas vraiment motivé à retourner en cours- elle se décida finalement à ouvrir elle-même la conversation.

- Tu lis quoi ?

Demanda t-elle, regardant en direction du livre qu'il tenait dans sa main, avant de respirer un grand coup afin de faire passer le léger malaise pointant une nouvelle fois le bout de son nez.
Non pas que ce soit réellement important, mais n'importe quel sujet autre que la mort de Sei étaient les bienvenue, même parler de la pluie et du beau temps.
Et puis, de toute façon, c'était pas comme si elle avait mieux à faire...
Ne quittant pas son petit camarade des yeux, elle attendait.
Vivement que l'infirmière arrive.
Elle ne rêvait plus que de son lit douillet et d'une bonne tasse de chocolat chaud pour faire passer tout ça.

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MessageSujet: Re: Un polichinelle dans le tiroir [pv Maku Morichi]   Mar 4 Aoû 2015 - 11:03

J'accompagnais une camarade de club à l'infirmerie, car elle semblait prise par des nausées. Je l'accompagnais silencieusement, n'ayant parlé que pour dire que je me devais de rester avec elle. Ma conscience m'empêchait de la laisser seule – et l'idée d'une réaction de ma sœur à ce sujet aussi. Ce fut donc dans le silence que nous atteignons l'infirmerie... qui était vide. Et moi qui m'imaginais un tel scénario... Me voilà bien content de l'avoir accompagné.

Je m'autorisais alors à fouiller l'infirmerie pour chercher un minimum de ce qui était nécessaire à la jeune fille. Je trouvais finalement une petite bassine, que j'apportais à côté de la brune, qui s'était allongée sur l'un des lits. Au moins, elle aurait ainsi un récipient au cas où elle avait besoin de dégobiller à nouveau. J'espérais juste que ce ne serait pas le cas, car ce genre de spectacle était dégouttant. Même si bon, quand nous étions malade, nous devons... faire avec. Ce n'est pas le genre de chose que même le malade aime aussi avoir.

Je pris ensuite une chaise avant de continuer la lecture. Je gardais le même silence que pendant notre chemin jusqu'à l'infirmerie, car la discussion n'était pas quelque chose à faire quand l'autre avait la nausée. J'attendais que l'infirmière arrive, avant de bouger. Le temps passait, je lisais tranquillement mon roman, mais je restais attentif à tout besoin de la jeune fille ou à l'arrivée d'une personne dans l'infirmerie. Sans savoir combien de temps s'était passé, le silence fut à un moment rompu par la jeune fille qui me demandait ce que je lisais. Je la regardais alors avant de lui répondre en affichant un petit sourire, quelque peu amical :

« C'est un thriller du nom de Kaïken. C'est d'un auteur français. Je ne sais pas si ça doit être connu au Japon... Tu connais ? »

Je n'avais aucune idée si le roman était connu au Japon. J'avais juste l'avantage d'avoir une mère aussi passionné que moi par la lecture et d'avoir connu ce roman... chez moi, justement. Je pensais que ce roman devait être possiblement publié dans le pays, du fait que la seconde partie du roman se passait justement au Japon – et que le personnage principale de l'histoire adorait cette culture, et s'était marié à une Japonaise. D'ailleurs, en pensant à la situation actuelle, heureusement que je n'étais pas au début du roman, car la scène de départ était assez choquante. Heureusement, c'était la seule... Je reportais mon attention ensuite sur la jeune fille, et pensait à quelque chose.

« Est-ce que tu veux que je t'apporte un verre d'eau ? »

Si cela pouvait lui rincer le gosier, ce serait peut-être pas plus mal... Du moins, j'espérais. Il ne manquais plus qu'elle rende juste après, et je me sentirais mal. Du moins si elle accepte. Bah, elle doit plus savoir ce dont elle a besoin que moi, je pense. Mais je pensais qu'un verre d'eau pourrait lui faire du bien.
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