₪ Académie Keimoo ₪

The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 L'entrée [Zakuro]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nanami Takeda
♠ Lycée - Troisième année
avatar

Genre : Féminin Taureau Dragon Age : 17
Adresse : 2° étage - Chambre 202
Compteur 28

KMO
                                   :

MessageSujet: L'entrée [Zakuro]   Sam 25 Juil 2015 - 17:40

- Tu es sûre que tu ne veux pas que je t’accompagne ? me demanda mon père.
- Non, ça ira. Merci. Lui répondis-je.

Une fois qu’il m’eût passé ma valise et embrassée, je regardais sa voiture s’éloigner. Je comprenais qu’il s’inquiète, mais ce n’était pas la première fois que j’étais pensionnaire, ça n’avait rien de nouveau pour eux si ce n’est que c’était une nouvelle enceinte avec d’autres personnes.

Quand la voiture ne fut plus dans mon champ de vision, je me retournais et rentrais dans le bâtiment. Je regardais bien entendu toutes les têtes qui m’entouraient, comme pour lire en eux. Toutes ces personnes semblaient si différentes et pourtant toutes pareilles : nous logions tous à Keimoo.

Je n’avais pas envie de déposer de suite ma valise dans ma chambre. Premièrement, parce que je ne savais pas où elle était et deuxièmement, parce que j’avais envie de faire connaissance avec les autres élèves. Je cherchais juste un endroit pour la déposer, mais où ? Dans mon ancienne école, on ne montait les valises que le soir de l’arrivée. Durant toute la journée, elles restaient à l’extérieur, à l’abri des pluies qui pouvaient s’abattre le jour.

Tant pis ! Je resterai avec elle ! Elle n’est pas bien grosse, mais très lourde. Oh ! Un banc ! Je m’en approchais et m’y asseyais. Ҫa faisait du bien de se poser malgré le fait que je sois restée assise pendant quelques dizaines de minutes dans la voiture.

Je continuais mon espionnage. Il y avait des personnes de tous les genres : grands, petits, classiques, originaux ! Je trouverai bien au moins une personne qui supportera mon caractère très impulsif !

C’est marrant parce que pendant toute ma jeunesse, ma mère me disait à chaque fois de ne pas analyser les gens, ça pouvait être vexant ou déstabilisant, mais je continue ! De toute façon, nous étions tous différents et moi aussi : mes deux mèches de devant sont blanches et se distinguent bien de mes cheveux bruns et ça, c’était volontaire.

Parfois, un groupe d’amis passait devant moi et j’essayais de savoir de quoi ils parlaient. On pourrait croire que j’étais une commère alors que je ne le cherchais pas du tout.

Bon, il fallait que je m’occupe. J’aime bien rester à penser, mais dans ma tête il ne se passait rien actuellement. Je tirais de la poche de mon sweat une photo avec ma famille dessus sans vraiment réfléchir : je savais qu’elle risquait de me donner le cafard, mais bon, je l’aurai forcément une fois avant la fin de la semaine.

Non ! Non ! Non ! Ce n’est pas le moment de pleurer ! Je rangeais la photo, mais gardais mes mains dans ma poche centrale en m’adossant au banc. J’avais trouvé quelque chose à penser : quand est-ce qu’on mange ? Certes, je n’allais pas le clamer sur tous les toits pour éviter de passer pour la grosse morphale dès mon arrivée, mais je le pensais vraiment.
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10244-nanami-takeda http://keimoo.forum-actif.net/t10690-la-fille-aux-meches-blanches-nanami-takeda#230836
Zakuro Fea
▼ Université - 4ème Année - Comité des Elèves
▼ Université - 4ème Année - Comité des Elèves
avatar

Genre : Masculin Lion Coq Age : 24
Adresse : 3, rue la Chance, app. 11, quartier Hiryuu
Compteur 1522
Multicompte(s) : Kami Otagame - Emmanuel Kokei

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: L'entrée [Zakuro]   Dim 26 Juil 2015 - 2:47

Des cris d'oiseau.



    Dans l'inconstance du ciel se dessinent des motifs irréguliers, lesquels tracent au dessus des hommes les fils jamais traduits d'une calligraphie murmurée par les dieux. On s'étonne du destin, et le Ciel s'égare dans sa propre contemplation.

    Je traverse le parc, et j'ai l'impression de supporter toute la stratosphère sur les épaules. Les paumes en sang, les ongles déchirés, j'avance rapidement, mais le pas maîtrisé par une recherche de soin que j'apporte à l'équilibre de mes mains assemblées en une cuvette de chair. L'oisillon, dans mes paumes, a le noir de jais qu'ont les plumes des superstitions tenaces. Le corbeau est jeune, mais sans doute trop blessé pour survivre. C'est ce que m'a dit ma raison, et ce que mon cœur n'a pas écouté. Je ne crois pas avoir déjà apprécié les oiseaux plus que cela. Pour leur vol et leur liberté, assurément, ils ont toujours été des objets de désir quant à la contemplation des cieux. Pour les mouvements organisés d'un réflexe enfoui dans les gènes de leurs entrailles les plus intimes, assurément. Objet de satisfaction pour l'intellect humain qui s'élève, dans une idée de compréhension, de recherche, puis d'imitation ; combien d'hommes ont jalousés leurs ailes aux oiseaux ?

    Je ne crois pas avoir apprécié les oiseaux plus que cela. Joshua a constamment murmuré des choses à leur propos, à l'élévation de l'esprit vers les apesanteurs immatérielles, mais je n'ai jamais accordé beaucoup de crédit à l'animal qu'était l'oiseau, en lui-même. Fragiles, trop léger pour survivre sur terre, avec des griffes qui ne savent creuser que le sol dans une recherche d'insectes ou de lombric, et un bec trop corruptible pour des prédateurs en surnombre. Et puis, Joshua avait toujours été le chat. Comment aurais-je pu seulement admirer un oiseau quand j'avais un félin à porté de main ? À la délicatesse des plumes je préférais la souplesse du corps. À la douceur du vol, je préférais le dynamisme des bonds. Les ailes se brisaient quand les griffes crochetaient. Je n'avais rien à admirer à l'oiseau.

    À cet animal trop dénué de force qui s'accomplissait avant tout par la grâce, je créais aussi des parallèles avec Kojiro. Comment ne pouvais-je pas penser à lui quand je posais mes yeux sur son corps, et où l'androgynie se mêlait à la subtilité d'un charme dont il savait manier les codes afin d'ennivrer les sens.  Il était terrible, d'ailleurs, de constater que le premier à s'en rendre saoûl était Joshua lui-même. Peut-être, et je l'avais souvent pensé, aurais-je du imaginer un moyen, et beaucoup plus tôt, de briser les ailes à l'hirondelle qu'était Sasaki Kojiro.

    Mais si je l'avais fait, aurais-je réellement éprouvé de la satisfaction ?

    Je ne crois pas avoir déjà apprécié les oiseaux.
    Et pourtant, il faut bien considérer la présence d'une compassion qui aurait déniché sa place dans ma poitrine. Ma balade dans le parc aurait très bien pu s'achever sur une simple marche, laquelle m'aurait aéré l'esprit, dans la dynamique première visée. Peut-être.

    Kannon appréciait placer sur ma route des chemins de compassions que je n'hésitais que trop à entreprendre depuis janvier dernier. Et je la sentais interroger mon cœur, mon âme, comme une boussole qui apparaît à celui qui s'est perdu. Je savais avoir le choix d'en tenir rigueur ou non. La Compassion ne jugeait pas. Mais je me jugeais pour elle. Et je n'avais pas la sensation d'être en appréciation avec moi-même si je me laissais aller à des chemins où je cloitrais mon cœur dans des températures qui acheminaient sous les farhenheit. Je n'avais pas envie de devenir ce que je n'étais pas, et la Compassion était une voie qui, près du meifumado, empêchait le voile de la tuerie d'atteindre mon âme. Je voulais conserver la lumière pour défendre ma propre idéologie face au shima dans lequel je pénétrais sciemment. Il n'y avait pas de prix pour l'âme. Je n'en offrirais aucun pour la mienne.

    J'avais ramassé le bébé corbeau.

    Je traverse le parc, et j'ai l'impression de supporter toute la stratosphère sur les épaules. L'oisillon s'est débattu, pensant certainement avoir affaire au prédateur qui l'a mis dans cet état. J'ai trouvé, près de l'arbre, des débris de nids et des petits corps noirs à moitié dévorés. Un tanuki, assurément, qui a joué avec les oisillons. Près d'une racine reposait des plumes longues, ensanglantée. Le corbeau qui avait cherché à défendre son nid avait du s'enfuir, mortellement blessé. Je savais que les corbeaux étaient des animaux qui tenaient énormément à leur progéniture et qui les défendaient parfois jusqu'à la mort en cas d'attaque de prédateur. L'attaque qui avait eu lieu ce matin là dans l'érable au fond du parc avait été terrible puisque le parent présent n'avait pas vu d'autres solutions que de fuir.

    J'atteins la longue allée de pavée qui s'étire au delà du bâtiment Est, et la remonte, en conservant mon attention sur l'oisillon. Il respire de manière affolée, et quand je franchis les portes du hall, j'ai peur de voir le rythme paniqué de sa poitrine se stopper brusquement. Je balaie des yeux les lieux, et apperçois un banc, près du mur, lequel n'est occupé que par une fille.

    Deux éléments significatifs entrent en jeu : je suis persuadé de ne l'avoir jamais vu, en raison de sa coiffure à la Rogue, laquelle m'aurait marqué si je l'avais déjà croisé, et de plus, sa valise près d'elle atteste d'un rôle de nouvelle qui lui sied convenablement en vue de mon induction. Je m'approche, et vais m'asseoir à ses côtés.

    « Est-ce que tu as de l'eau ? »

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

« Le bleu. Tu es le ciel qui surplombe la terre, qui grise le regard des gens en quête de réponses ou d’atmosphère. Tu es l’intemporalité qui veille sur la planète, qui transcende l’existence sans pour autant la manipuler, sans pour autant se l’approprier. » K. J. M
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t9740-zakuro-fea-fiche-2-0-maj?highlight=Zakuro+Fea+2 http://keimoo.forum-actif.net/t8720-zakuro-fea
Nanami Takeda
♠ Lycée - Troisième année
avatar

Genre : Féminin Taureau Dragon Age : 17
Adresse : 2° étage - Chambre 202
Compteur 28

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: L'entrée [Zakuro]   Lun 27 Juil 2015 - 14:58

J’étais toujours dans mes pensées, avachie sur le banc quand quelqu’un s’approcha de moi. Il était très grand, je ne voyais pas tous les jours des gars de cette taille-là, et portait dans ses mains un petit oisillon.

Je l’analysais pas réflexe, mais pas beaucoup parce qu’il était devant moi et qu’il me regardait. Au premier coup d’œil, il devait aimer les oiseaux pour en avoir sauvé un. Après, qui est assez cruel pour les laisser mourir alors qu’ils ont une chance de survivre ?

Je crois qu’il m’avait posé une question. Je n’étais pas trop sûre, mais il me semblait que c’était : « As-tu de l’eau ? » ou une phrase du même genre. Personnellement, je ne me promène jamais avec une bouteille d’eau : « Non, désolée. » Puis, après réflexion, je repris : « Mais je peux aller en chercher si tu le souhaites. »

N’attendant même pas sa réponse, je me levai, laissant ma valise près du banc, je l’avais oubliée. Je cherchais les toilettes, sans doute y aurait-il un lavabo.

Je tournai presque en rond quand j’en découvris. J’y rentrai et me dirigea vers les lavabos. Par on ne sait quelle chance, il y avait des gobelets « Sans doute quelqu’un s’en est servis ». J’en pris un et le rempli d’eau.

Il fallait maintenant que je retrouve le banc où j’étais. Malheureusement, j’étais trop occupée dans mes recherches que je n’avais pas retenu vers où il était.

J’étais donc avec un gobelet à la main, perdue. Les gens me regardaient, me dévisageaient, mais je ne m’en rendais pas compte ; j’étais absorbée dans mes pensées, essayant de retracer le chemin que j’avais fait jusque-là.

« Je crois que c’est par là. » Je suivais donc l’itinéraire que je mettais fait. Où étais-je à présent ? Je n’en sais rien. Comme à l’aller, j’avais cette impression de tourner en rond autour des bâtiments. Sauf que logiquement, à force de tourner, j’allais forcément retrouver le banc.

Parfois, j’étais tentée de demander où était ce banc, mais il devait en avoir pleins d’autres, donc comment l’expliquer aurait été différent.

« Souviens-toi. Qu’est-ce qui t’avait marquée autour ? Un arbre ? J’avais oublié de regarder les feuilles qu’il y avait et il y en avait pleins de différents tout autour de moi. Un chemin ? Il y en a partout. Une poubelle ? Il me semble qu’il y a des poubelles à côté de pratiquement tous les bancs. Un bâtiment différent des autres ? À mes yeux, ils étaient tous pareils. »

« Si ! Il me semble qu’en face, il y avait des fleurs différentes de celles-ci. » pensais-je en regardant les hortensias devant moi.

Je repris le chemin et cherchais les mêmes que j’avais vues. Après quelques minutes de recherches, je les retrouvais avec sur le banc, toujours la même personne et son oiseau dans les mains.

C’est victorieuse d’avoir trouvée de l’eau et désolée d’avoir mis autant de temps que je lui déclarais : « Tiens, prend ce gobelet. » Je le lui tendis.
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10244-nanami-takeda http://keimoo.forum-actif.net/t10690-la-fille-aux-meches-blanches-nanami-takeda#230836
 
L'entrée [Zakuro]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» demande gif entrée
» Recettes d'entrées en vidéo.
» A l'une des entrées de la catacombe...
» Une entrée fracassante
» Hall d'entrée

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
₪ Académie Keimoo ₪ :: ₪ L'académie Keimoo ₪ :: ► Lycée :: Hall et corridors-
Sauter vers: