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 Schrödinger's box | Ivory

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Zakuro Fea
▼ Université - 4ème Année - Comité des Elèves
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MessageSujet: Schrödinger's box | Ivory   Dim 4 Jan 2015 - 2:05



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    Il y a des histoires qui s'écrivent avec des mots de vérité. Des fictions dans lesquelles se chevauchent réalité et fiction, entremêlés ensemble par la simple distinction que peuvent faire l'auteur et celui qui partage son intimité. Cette pensée m'était familière, et quand je lisais certains écrits, j'avais la sensation, parfois, d'effleurer du doigt ce sentiment que l'écrivain avait abandonné au travers de ses lignes, dans un message qu'un large public ne saurait saisir, peut-être percevoir, mais jamais comprendre. Et souvent, je me demandais à quoi ressemblait le visage de l'être à qui l'écrivain avait écrit les mots dont il offrait l'essence et les sens. Parfois, lorsque j'écrivais, je pensais à Kohaku. Parfois. Souvent beaucoup.
    En l'occurrence, aujourd'hui était une journée qui me paraissait être le début d'un nouveau chapitre. Si je me retournais, il y avait assurément un nombre de pages suffisant pour que je ne sois pas rendu au début d'un livre qui me concernerait. Mais, j'avais tendance à préférer regarder vers l'avant. Et de ce fait, j'ignorais aussi ce qu'il y avait à écrire.

    Le 31 décembre était une journée marquée par le souvenir de l'accident. Le visage de Shiki ainsi que la voiture rouge, le camion, les éclats de lumières et les éclats de verre : la myriade de souvenirs qui valsaient dans ma mémoire se faisait le baume d'une humeur qui me poussait à m'isoler. Je n'étais pas dans une idée d'apprécier le nouvel an ; et ayant refermé la porte de mon appartement derrière moi, j'avais saisi l'inattendu du bout des doigts, pour simplement me laisser porter par une journée dans laquelle je n'avais pas de motivation particulière.

    Midi faisait s'élever un soleil pâle au dessus du centre-ville, et mon sac frappait contre ma hanche. Rejetant mes cheveux en arrière, attrapant les mèches sombres qui valsaient et se donnaient à coeur-joie de se rebeller en frappant contre mon visage, je les attachais en un chignon aux épis épars. Les bruits urbains disparurent bientôt, remplacés par la musique j'infiltrais dans ma concentration, en mettant mes écouteurs et en sélectionnant une playlist. Je n'avais pas de but particulier, simplement l'idée d'aller lire, assurément ; dans mon sac, j'avais emporté des manuels de physique élémentaire. Traversant la rue, je longeais les longs immeubles de comptabilité et les agences de voyage, glissant un coup d’œil amusé sur les propagandes publicitaires. Les reflets de la ville dans les vitres omniprésentes m'offraient le spectacle d'un monde trop en mouvement pour être réellement mobile. J'avisais un petit parc, de toutes évidence vide, et, en traversant le boulevard, me rendait jusqu'au parc. Une chatte,  un animal fin à la couleur crème, s'était arrêtée au milieu du trottoir, me fixant. Passant près d'elle, je me stoppais, pliant les genoux, en m'abaissant à moitié pour venir caresser son crâne triangulaire ; tandis qu'un ronronnement profond se dégageait immédiatement de la gorge de la bête. Je la contournais ; ses yeux verts pâles me suivant aussitôt, comme des aimants, et un sourire léger sur les lèvres, je poussais le portillon gelé du parc, appuyant contre le portique pour faire coulisser les charnières verglacées.

    J'allais m'installer contre une des installations du parc, celle-ci offrant un large panorama sur la ville, et avec une certaine appréciation de l'angle, j'observais le carrefour et les voitures qui se faisaient tâches colorées et floues en fonction de la circulation. Sortant les livres de mon sac, j'ouvrais au hasard le premier manuel de quantique qui me tomba sous la main.

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    « Dieu ne joue pas aux dés. »
    La phrase d'Albert Einstein, réaction critique face à l'élaboration de l'expérience de pensée d'Erwin Schrödinger, établie en 1925, me revint en tête, tandis que j'observais l'illustration d'un chat dans une boîte. Je connaissais l'expérience par cœur, celle-ci ayant été une des premières expériences de mon cogito face à la physique quantique. L'idée du chat, mort et vivant, me laissais aussi rêveur et fasciné que n'importe quelle expérience martiale. Je tournais la page, commençant à lire le texte accompagnant le résumé scientifique, quand soudain, une succession de bruits violents me firent relever les yeux vers le carrefour. Le hurlement d'un moteur, les crissements aiguë de la gomme qui glisse contre le sol, et un choc, sourd, qui fit vibrer mes os. Je me relevais, cherchant à identifier ce qui venait de se passer. Une voiture, à l'arrêt, était encastrée contre le mur qui cerclait le parc. Stupéfait, abandonnant mes affaires sur place, je courais jusqu'au portillon, et arrivant à la hauteur de la voiture, eut un mouvement de suspens, en observant l'avant fumant de la voiture cassé, enfoncé dans le mur de béton. Un mouvement de suspens, et à voir la portière s'ouvrir sur un conducteur sonné, mais totalement entier, je m'approchais de lui, mes yeux courant sur lui, le dévisageant absolument, pour m'assurer qu'il n'avait rien.

    « J-J'ai glissé avec le verglas. Bon sang. Heureusement qu'il n'y  avait personne s-sur le trottoir. »

    Pourtant, comme moi, il s'approcha de l'avant de sa voiture. Le spectacle qui s'y trouvait me laissa de marbre, mon visage incapable d'exprimer le sentiment que je ressentais en remarquant ainsi un morceau de la robe crème dépasser d'en dessous la voiture. Le conducteur eut l'air désolé, et je me penchais en silence, récupérant le petit cadavre. Sous la roue, une fleur pourpre s'ouvrait dans une éclosion morbide. Le conducteur s'excusait, terriblement peiné, mais je ne répondis rien, me détournant simplement. La chatte morte dans les bras, son crâne enfoncé sur le côté, sa gueule sanglante ouverte contre mon bras, elle laissait échapper sur mes vêtements ce sang qui me donnait envie de pleurer devant son misérable état. Si je l'avais pris dans les bras plus tôt, elle ne se serait pas fait renversée. Mes yeux éteints, j'allais jusqu'à la place que j'avais quitté, et déposant le petit cadavre à côté de moi, je détournais les yeux quelques instants, le temps d'enfourner mes livres dans mon sac ; Schrödinger et compagnie tombant à côté, dans la neige, bousculé par mes gestes fébriles. Je poussais un gémissement, et récupérant mon portable au fond de mon sac, pour appeler Kohaku, et pour lui pleurer dessus au téléphone, je tendais la main pour attraper le livre tombé par terre.

    Je stoppais mon mouvement, mes yeux plongés dans les prunelles verts pâles du chat, qui ronronnait, frottant sa tête fragile contre mon avant-bras.

    (…)

    Le portillon du parc s'ouvrit en un bruit de métal chuintant, mais je ne relevais pas immédiatement les yeux. La chatte affectueuse installée entre mes bras, ronronnante, elle avait plaquée son crâne contre mon sternum. Je venais de passer onze minutes intenses, montre en main, à chercher les traces de sang, sur mes vêtements, sur le sol, sur la place. J'étais retourné sur les lieux de l'incident, mais la voiture avait disparue, le conducteur aussi. Le trou dans le mur était là. Mais il n'y avait ni trace de pneu sur le trottoir, ni fleur de sang. Rien. Absolument rien. Juste l'animal aux yeux verts, qui ronronnait entre mes bras.
    Je relevais les yeux vers la personne qui venait d'arriver.

    « Hey. Pense tu que nous puissions vivre dans une boîte de Schrödinger ? »

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MessageSujet: Re: Schrödinger's box | Ivory   Mar 3 Fév 2015 - 21:18

- Ça va être à toi.

Je boude.

- Fais pas cette tête. J'ai du dealer de la meth à une vieille hier, c'était vraiment embarrassant.
- Parce que tu crois que, ça, c'est mie-Arrhh ...

Je n'ai pas détourné la tête à temps.

- C'est dégueulasse...
- Je sais, me répond-il grimaçant. Ils auraient pu trouver autre chose pour lui faire passer le message, là-haut.
- Tch ... C'est pas comme si nos targets avaient la moindre chance de pouvoir l’interpréter, en plus ...
- Bon allez, traîne pas.
- Non mais c'est bon là, le chat est encore en bouillie, j'ai le temps !
- Tu me stresses.
- Que devrais-je dire.
- Ivory ..
- J'y vais, j'y vais ... Sissy...
- Quoi ? Oh je t'ai entendu, hein !

Je m'éloigne déjà. Il s'énerve tout seul en disparaissant au coin de la rue.

Je le regarde, au loin, le grand type, déposant le cadavre sur le banc, à ses côtés. C'est touchant. Je souris faiblement. Il a l'air triste. Personnellement, je serais dévasté. La mort d'une créature aussi belle, juste sous mes yeux. Mais je n'aurais pas eu le cran de prendre son cadavre.
Nom de dieu qu'il est grand. Il parait qu'il est calme, comme type. J'espère bien. J'ai pas envie de le voir s'énerver.

Il range ses affaires, il n'y arrive pas. J'aimerais le prendre dans mes bras et lui dire que tout ira bien. Lui mentir un petit peu. Juste pour le consoler. Il sort son téléphone. Ah, il n'a pas encore vu. Ma montre affiche G²TY. C'est bientôt l'heure.
F, K, Q ....

Et voilà. Magnifique résurrection. Ils savent les recruter, leurs ingénieurs.
Je me donne encore quelques instants, laissant le grand-très-grand type s'affoler. ça me fait pouffer. Je devrais pas me moquer, il ne sait pas le pauvre. Mais quand même ... C'est comme toutes les fois où les gens se mangen la vitrine parce qu'ils ne l'ont pas vu. ça me fait mourrir de rire. Ou quand je relève le bout d'un trottoir pour faire trébucher un gosse. Ah ah ah. Je me prends des points sur mon permis, mais c'est tellement drôle ...

Bon. Cette fois, c'est la bonne. JK²J. Je vais être trop en retard si ça continue. Je vérifie encore mon allure. J'ai choisi quelque chose de simple, très humain. Passe partout. Cela fait quelques minutes qu'il s'est posé sur le banc.
Je pousse le portillon, il grince. Et je me dirige vers lui.
Il est adorable. Grand gaillard avec un chat dans les bras. Je retiens un soupir. Il lève les yeux vers moi. Et il me parle.

« Hey. Penses-tu que nous puissions vivre dans une boîte de Schrödinger ? »

J'hésite encore quelques secondes. Mon rôle est à portée de voix mais je savoure encore ces quelques secondes. Dans un instant je vais devoir lui dire ce que j'ai à lui dire. C'est mon boulot. C'est comme ça. Je ne peux rien changer.
Je fais face à un esprit imaginatif pour qui les frontières ne sont pas immuables. Ça pourra peut-être mieux se passer que prévu. Qui sait.

- C'est très fûté de ta part, Zakuro. Je suis impressionné.

Je m'autorise à caresser la tête de ce magnifique chat. Avant de lui tendre la main.

- Enchanté, je m'appelle Ivory. Oh, pardon ...

Je retire ma main et m'incline devant lui. Japon, japonais. Je garde mes mains dans mon dos pour l'instant.

- C'est presque ça, en fait. A ceci près que tu es le chat. Et qu'il n'y a que toi qui peut ouvrir la boîte.

Je lui souris. Et désigne le chat du menton.

- Elle est belle, n'est-ce pas ? Il aurait été vraiment dommage qu'elle reste défigurée.

Allez, Ivory, arrête de tourner autour du pot. Ne te dépars pas de ton sourire. Ne soupire pas. Ah, trop tard.

- Tu n'es ni mort ni vivant, tu n'es ni endormi ni éveillé. A vrai dire, tu n'es plus dans ce que tu étais avant. La réalité, le monde, la vie ... appelle ça comme tu voudras, tu n'y es plus. Mais tu n'es pas non plus ailleurs. Tu es entre les deux. Il va te falloir en sortir.
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MessageSujet: Re: Schrödinger's box | Ivory   Mar 10 Fév 2015 - 18:10

hrp : il faudra que tu me donnes le code de ton rose.

    La personne qui vient d'arriver n'a pas les vibrations des humains que je croise dans la vie de tous les jours. La personne qui vient d'arriver a aussi cette plastique qui n'appartient pas vraiment au cadre typique d'une journée japonaise. J'ai un peu de mal, je crois. Après tout, il y a un chat qui vient de se faire écraser devant moi. Elle ronronne entre mes bras, comme pour se manifester dans son appréciation de l'instant, et dans la perdition des réalités qui s'entrechoquent. J'effleure son crâne triangulaire du bout des doigt.

    « C'est très fûté de ta part, Zakuro. Je suis impressionné. »
    « Merci. »

    Je souris. Je n'ai pas la moindre idée de qui il est, ce qu'il est, ni même de quoi il est impressionné. Je n'ai pas ce mouvement réflexe qu'auraient certains de mes amis à chercher la caméra vidéo. Il n'y en a pas, on s'en passera. Mon humour merdique aussi, certainement, mais pour le coup, je l'ai déjà remercié, massacrant tout semblant d'humilité. Il s'approche et je peux le voir tendre la main. D'abord pour caresser la tête du félin, avant de se tendre vers moi, doigts serrés, perpendiculaires, dans des lignes qui viendraient presque me frapper. Il se trouble.

    « Enchanté, je m'appelle Ivory. Oh, pardon ... »

    Ce n'est pas comme s'il me restait le moindre doute quant au fait que ce soit un étranger. Néanmoins, le référentiel ici s'appliquerait sur une recherche de correspondance au terme d'interne. La sensation d'appartenir au Japon, face à son sourire poli, me donne maintenant des frissons. Très bien, j'ai senti qu'il y avait quelque chose d'étrange, mais à ce point-là, je ne m'en doutais pas. Par instinct, je détachais mes yeux de son visage, pour détailler le reste du paysage. En tous points, celui-ci n'avait pas changé. La même ville, les mêmes odeurs, les mêmes couleurs, les mêmes impressions.


    « C'est presque ça, en fait. A ceci près que tu es le chat. Et qu'il n'y a que toi qui peut ouvrir la boîte. »

    Je ne réponds pas. A la place, je laisse mon esprit entreposer les données les unes sur les autres, dans une sorte de satisfaction de l'instant. J'ai cette appréciation de la vérité, qu'elle soit faussée ou non, qui me donne envie de sourire. Si je transforme en réalité les vérités parallèles, en les dénaturant de toutes essences de mensonges ou d'impossibilités pour faire des possibilités, alors les probabilités exponentielles de la pluralité deviennent infinies. Et moi je souris, comme un idiot, parce que j'ai la sensation d'avoir brusquement avancé d'un très grand pas.

    « Elle est belle, n'est-ce pas ? Il aurait été vraiment dommage qu'elle reste défigurée. »

    Doucement, je baisse les yeux sur la chatte, en acquiesçant doucement. Mes doigts continuent à malaxer doucement la robe jaune de l'animal.


    « Tu n'es ni mort ni vivant, tu n'es ni endormi ni éveillé. A vrai dire, tu n'es plus dans ce que tu étais avant. La réalité, le monde, la vie ... appelle ça comme tu voudras, tu n'y es plus. Mais tu n'es pas non plus ailleurs. Tu es entre les deux. Il va te falloir en sortir. »

    Je me lève, saisi mon portable, et appelle Kohaku. Une voix ensommeillée en sort, mais sans prendre le temps de lui répondre, je raccroche. Alors je m'assieds sur la table, en balançant lentement mes jambes, feignant de réfléchir. Le chat me fixe, et moi je tords mes lèvres en une moue vaguement amusée.

    « Ben … je n'ai pas envie. »

    Je hausse les épaules.

    « Non franchement. Je suis bien ici. »

    Je souris à Ivory, tandis que le chat, en miaulant, monte sur plat de la table, pour rejoindre mes genoux, et je le récupère contre ma poitrine, appréciant sa chaleur plutôt que le souvenir de sa raideur.

    « Très honnêtement. Sauf si c'est obligé, et qu'il y a des complications qui devraient survenir, je veux dire : ce chat est mort, et peut-être bien qu'il est mort en cet instant-même, ça ne m'empêche pas d'être resté sur la même linéarité d'existence. »

    Je fronce le nez, dans une moue désabusée

    « Par contre, rien ne prouve que toi tu existes, Ivory-san. »



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« Le bleu. Tu es le ciel qui surplombe la terre, qui grise le regard des gens en quête de réponses ou d’atmosphère. Tu es l’intemporalité qui veille sur la planète, qui transcende l’existence sans pour autant la manipuler, sans pour autant se l’approprier. » K. J. M
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MessageSujet: Re: Schrödinger's box | Ivory   Jeu 28 Juil 2016 - 19:04

Awww, il est trop mignon ! Ce réflexe viscéral d’appeler Joshua, c’est trop adorable.
Mon visage ne traduit aucune émotion sinon celle de la bienveillance mesurée.
Son petit test semble avoir donné un résultat qui le satisfait.
Mais le balancement de ses jambes et la moue qui tord sa bouche me fait faire un petit ascenseur émotionnel.

« Ben … je n'ai pas envie. »

Pourquoi, Zakuro …

« Non franchement. Je suis bien ici. »

Pourquoi, tu étais si prometteur …
Il me sourit. Je ne le quitte pas des yeux et ne lui accorde que ma bienveillance mesurée. Mon pari est mal embarqué, il vient de glisser dans la case des Insolents. Peut-être que c’est de ma faute. A l’avoir complimenté comme ça d’entrée de jeu …

« Très honnêtement. Sauf si c'est obligé, et qu'il y a des complications qui devraient survenir, je veux dire : ce chat est mort, et peut-être bien qu'il est mort en cet instant-même, ça ne m'empêche pas d'être resté sur la même linéarité d'existence. »

- J’entends tes paroles Zakuro-kun. Et je concède que l’inaction et l’affabilité peuvent être tentantes. Pour te renvoyer ton honnêteté, certains gagneraient à considérer cette option quand ils se retrouvent eux-mêmes face à leur situation. Mais ce n’est pas ton cas.

Mes bras sont toujours lockés dans mon dos, une position confortable dans laquelle je me retrouve souvent. Car s’il y a bien une chose que j’ai appris dans ce métier, c’est qu’il faut se garantir son petit confort si on ne veut pas finir complètement brisé.
Je ne peux pas lui en dire plus. Il faut qu’il fasse le chemin lui-même, c’est très important. ### sait que ça serait beaucoup plus simple et rapide si je pouvais tout leur expliquer. On a tous essayé. On a tous vu ce que ça donnait. Never again.

Il verra par lui-même de toute façon. Lorsqu’il essaiera de sortir. De dormir.

- Il y a un but. Ma présence a un sens, ta présence a un sens. Et surtout sa présence a un sens.

Je désigne le chat de mon regard.
Je sens une vibration dans mes joues et mes tempes. Oui, oui, oui, je sais. Je retiens un soupir.
Visage aucune émotion. Bienveillance mesurée.
Je viens de me prendre un avertissement. Je lui en dis trop. Je flirte avec le blâme. Les risques du métier.
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