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 Unexpected Christmas [PV Zakuro]

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Hisaka Rika
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MessageSujet: Unexpected Christmas [PV Zakuro]   Lun 8 Déc 2014 - 22:34




Unexpected Christmas (ft.Zack)


Le mois de Décembre, quelle plaie. Entre les examens de fin de semestre qui approchent et les cadeaux de Noël à acheter, j’ai une bonne raison de pester contre la vie cette fois. Cette année je ne veux pas passer pour le garçon égoïste qui reçoit plus qu’il ne donne, ma sœur aînée m’a bien fait comprendre que je devais me démener un peu plus pour nos parents et même si c’est galère…travailler à mi-temps dans un centre commercial reste relativement moins chiant qu’avoir à me taper les sermons de ma sœur pendant au moins deux mois. Celle-ci, je suis presque certain qu’elle n’hésiterait pas à me spammer de mails, même à l’étranger, parfois je me demande si nous sommes bien de la même famille tous les deux. Entre moi, celui qui ne veut rien faire et elle qui court aux quatre coins du monde à la poursuite de ses rêves…Tss.

Voilà, c’est comme ça que je me retrouve, non pas caissier comme il était convenu, mais bel et bien en costume ridicule – affreux – de lutin, me forçant du mieux que je puisse faire à sourire. Entre les enfants qui essaient de m’arracher mon chapeau – pas que je sois contre le fait qu’ils me le prennent, au contraire, mais il est écrit dans mon contrat que si je le perds, je devrai entièrement le rembourser – et les adolescents qui ne se prennent pas assez au sérieux pour ne pas prendre une photo en s’asseyant sur les genoux du Père Noël, enfin…Mon collègue quoi. Non, je ne peux pas dire ce qui est le pire lorsque l’on doit faire le mariole pour combler ses fins de mois. Pendant une période de repos inespérée, je lève du tabouret sur lequel je suis assis depuis bien deux heures et pars chercher de quoi me désaltérer.

Cette journée était tout bonnement affreuse, je ne vois pas ce qu’il pourrait m’arriver d’autre pour faire un effet de cerise sur le gâteau. Alors que j’engloutis un demi-litre d’eau dans la salle de repos, je jette un coup d’œil sur l’horloge digitale accrochée au mur. Dix-neuf heures trente. Fort heureusement, c’est bientôt la fin du service pour moi, je salue les chefs de rayons qui devront rester encore quelques heures pour remettre tous les produits en ordre avant l’ouverture du centre commercial demain. Aujourd’hui, c’est mon dernier jour de travail, je toucherai mon salaire demain, 300 000 Yens pour deux semaines de travail, de 15h30 à 20h, c’est plutôt pas mal après tout. Oh d’ailleurs, qu’est-ce que je vais pouvoir faire demain maintenant que je suis libre et qu’il me reste un week-end avant de rentrer chez moi ? Mmh, je me demande si elle est rentrée. Je devrais peut-être appeler Nao-…

« Rika-san ! Revenez pour la photo !
- J’arrive, j’arrive.
»

Je quitte précipitamment la salle et retourne à mon poste, cette fois c’est une petite fille qui est au centre de l’attention. En face de nous, des parents au sourire tellement niais qu’ils me feraient presque vomir sur place. Je pose ma main sur l’épaule de mon collègue déguisé en Père Noël après quelques secondes d’hésitation. Le bruit du flash retentit, je peux enfin relâcher les muscles de mon visage et retourner à ma place, sur cette petite chaise en bois au milieu d’un décor dit féérique. Cela m’a toujours surpris, fêter Noël dans un pays comme le notre, il faut croire que nous nous laissons trop influencer par la culture occidentale, ou alors c’est pour des raisons économiques, j’en sais trop rien. Et puis, ça avantage bien les parents ce genre de fête, ils ont des excuses à donner lorsque les enfants ne veulent pas rester sage.

« T’as pas un tram à prendre pour rentrer chez toi Rika ? Si tu veux, tu peux y aller après la prochaine photo, y a plus grand monde de toute façon. Et puis c’est notre dernier jour ensemble, j’veux pas que tu me vois comme un mec pas cool. J’suis le Père Noël après tout. OH OH OH ! »

Voilà l’expression de trop. « OH OH OH ! ». Sans elle, je crois qu’ils ne se seraient pas retournés vers nous. Comme on dit, la parole est d'argent, mais le silence est d'or, une fois de plus, quelqu'un aurait pu se taire au lieu de m'attirer des ennuis. Je me demandais comment ma journée pourrait être pire, eh bien je crois que j’ai la réponse à ma question. Si j’avais choisi de travailler ici et non dans une supérette près de mon établissement, c’est bien pour ne croiser personne, et pourtant…Il faut croire que j’ai un mauvais karma. ILS s'approchent, le grand psychopathe et son pote, je ne sais même plus leurs noms....et je crois que je commence à trembler.


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Dernière édition par Hisaka Rika le Jeu 11 Juin 2015 - 14:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Unexpected Christmas [PV Zakuro]   Lun 29 Déc 2014 - 18:47


    « On vous souhaite un joyeux Noël. »


    Les mots éclairés par les led clignotantes incrustaient les rétines et défiaient les lois de la pesanteur, leur contour lourd soulevés au dessus du sol, bien visible au milieu de l'allée centrale, de manière à ce que nul ne puisse prétendre avoir ignoré l'avertissement. En dessous du message destiné au large public consommateur, en petits kanjis brillant, l'équipe commerciale indiquait qu'il y avait un rabais sur certains produits achetés, et que les conditions étaient -

    « Zack ! Réveille-toi un peu. Où sont supposés être les emballages cadeaux ? »

    Les cheveux blonds platine de mon coréen d'ami transcendaient mon attention pour les artefacts lumineux qui contribuaient à noyer les données dans une ambiance de Noël, et arrachant mes yeux des spots publicitaires de la grande surface, j'abaissais mon regard jusqu'à devant moi. Les foules brunes des consommateurs qui vidaient les lieux me donnaient le tournis ; la vision cinétique que je déployais sur leurs crânes bruns me donnait le tournis, et attrapant le visage de Senta comme un repère visuel, je le laissais déverser un flot continu de paroles sans queue ni tête, tandis qu'il m'entraînait au travers du magasin.

    L'idée d'une venue ici, dynamique assurément suicidaire, était à l'origine de l'encéphale rachitique que devait posséder Senta Hong Gil-Dong. Courir jusqu'à un centre commercial moins d'une semaine avant le grand évenement que représentait le 25 décembre, était en soi une idée tellement stupide que je m'impressionnais moi-même de m'être laissé emporté dans ce temple du bruit, des résonances insupportables, et des néons électriques à vous frapper le crâne contre les murs. Je détestais ces lieux à peu près tout autant que je ne devais pas aimer Noël. Senta ignorait mon expression volontairement glacée, et excité comme un gosse, il m'avait entrainé d'un rayon à l'autre, pour que, selon ses dires, je l'aide durant ses commissions. Ma réponse avait été claire, la sienne aussi. Je m'étais vu entraîné ici.

    Senta, dénichant le stand qui organisait une collecte en échange des emballages cadeaux, attrapa mon bras, et m'entraîna avec brusquerie jusqu'à celui-ci. Restant planté devant les tables autour desquelles s'agitaient quelques personnes portant un bonnet rouge de Noël, je restais silencieux, à attendre que cette histoire de paperasse s'effectue, quand tout à coup, un « HO HO HO » des plus débonnaires se fit entendre. Si mon cerveau réagit immédiatement en une sorte de soupir moqueur et las mental, celui de Senta le fit se relever avec les yeux brillants. La ressemblance entre lui et un chien qui vient de flairer un écureuil aurait été flagrante, s'il n'avait pas porté cette espèce de doudoune violette à ce moment là. Il croisa mon regard, et je secouais la tête.

    « ...N'y pense même pas. »
    « Alleeeeeeeeeeeeeeeeeez ! »
    « Non. »
    « Alleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeez ! »

    On a tous ce genre d'ami encore plus gamin que nous-même, et tellement insupportable qu'on serait prêt à accepter n'importe lequel de ses délires ou caprices pour ne plus avoir à le subir. Récupérant les présents qu'il venait de faire emballer, je me dirigeais avec lui vers le stand de la photographie du -fameux- père Noël. Je me demandais si, si mes parents m'avaient poussés à croire en celui-ci, j'aurais apprécié plus Noël aujourd'hui. La question resta en suspens, car tandis que mes yeux glissaient sur la silhouette apparaissant de l'homme qui portait le costume rouge et blanc Coca Cola,   mon attention fut hapée par la présence du lutin à ses côtés. Enfin, du garçon, qui portait le costume du lutin. Je n'eus même pas la possibilité de penser « Oh le pauvre », car avant même que mon cerveau n'établisse un rapport de connivence, j'avais déjà reconnu le visage qui me faisait face. Hisaka Rika, le garçon du jour des avions en papier. Un faible, très faible sourire, étira mes lèvres, tandis que Senta se précipitait en avant, réclamant une photographie avec le Père Noël bridé qui était assis sur son siège à la peinture dorée et écaillée.

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MessageSujet: Re: Unexpected Christmas [PV Zakuro]   Mar 30 Déc 2014 - 1:00




La montagne de muscle et le mec des chiottes de la dernière fois, je ne l’avais pas vu, mais sa voix m’est familière. 14 Février. Une date ancrée dans ma mémoire, non pas parce que j’ai passé une agréable St-Valentin à roucouler comme un imbécile, mais bel et bien parce que toute trace de mon existence aurait pu disparaître en un battement de cil. Sa main avait agrippé mon col, puis m’avait laissé là, en suspension au dessus du vide. Rien que d’y repenser, j’ai le vertige. Mon regard se défile lentement, cherchant à éviter les yeux bleus du géant, pour aller se poser sur la tête blonde à côté de lui. Asiatique, mais vraisemblablement pas Japonais. Immature, mais certainement pas naïf et encore moins inoffensif. Après avoir passé mes journées à observer les comportements des autres alors que je jouais le rôle de l’exclu, l’ombre de la classe, je parviens facilement à détecter les gens fiables ou non.

Je fronce les sourcils, mais je reste muet, je n’ai rien à dire après tout, encore moins dans cet accoutrement de lutin de Noël. Voilà une anecdote qui me pousse à détester encore plus les fêtes. Heureusement qu’après cela, je vais pouvoir partir, c’est la dernière photo de cette soirée, cet hiver, cette année, non…De toute ma vie, je l’espère ? Assis à côté de mon collègue de travail, je m’efforce de sourire one last time sous les feux des projecteurs, allez Hisaka, tu touches ton salaire demain et tu vas pouvoir faire la grasse matinée demain matin, un bon teriyaki t’attend lorsque tu rentreras à Nagoya. Un seul clic, un flash et tout est fini. Je lâche lourdement l’emballage vide que je tenais entre mes mains pour la photographie et rentre dans la salle de repos pour me changer hâtivement.

« Bonnes fêtes de fin d’année Rika-san ! »

Me dit le Père Noël en m’adressant un signe de main que je lui rends quasiment immédiatement. Les muscles de mon visage se relâchent, laissant place à une face inexpressive. Enfin je me retrouve. D’un geste vif, j’enlève mon bonnet vert ridicule et mes fausses oreilles en pointe, puis me débarrasse progressivement du costume. Et c’est lorsque je commence à fermer ma veste que je me rends compte qu’il faut que je me dépêche si je ne veux pas rater mon tram. Je laisse échapper un soupir en nouant mon écharpe, il va falloir que je me dépêche, même en prenant le raccourci ça risque d’être juste. Mon sac posé sur mon épaule gauche, je quitte la pièce et scrute les alentours, plus de signe des deux  énergumènes. Plus de temps à perdre maintenant, je quitte le centre commercial en trombe.

Sous le vent glacial qui fouette violemment mes joues, je n’ai d’autre choix que d’accélérer mon rythme de marche, jusqu’à courir. Les transports nippons sont toujours à l’heure, à mon désavantage parfois. L’air froid remplit mes poumons et me donne la sensation d’avoir de fines aiguilles qui traversent ma cage thoracique. Je souffre le martyr, en espérant que cela ne soit pas en vain. Autour de moi, des petits groupes se bousculent me laisser passer lorsqu’ils me voient, complètement rouge de par le froid et l’effort fourni. Virage à droite imminent, j’emprunte une ruelle qui me permets de gagner deux minutes sur mon trajet habituel, et je fonce sans regarder…pour finalement me retrouver à terre quelques mètres plus loin. Tout d’abord confus, je jette un regard en arrière pour connaître la cause de ma chute tout en me relevant. Une bouteille de bière, probablement pleine étant donné que son contenu coule le long de ma jambe. Je grimace, c’est assez désagréable, mais je n’ai pas le temps de m’attarder là-dessus, il faut que je…

« Hé. Surtout t’excuse pas. »

Une voix rauque, très masculine résonne dans mes oreilles. Complètement à côté de la plaque, je lui réponds avec désinvolture, ne cherchant pas à savoir à qui je m’adresse puisque je ne vois pas le visage de mon interlocuteur.

« Ouais, ouais. Pardon. »

Je m’apprête à reprendre la route, mais je sens une main me retenir au niveau de l’épaule. Tout comme ce jour là, c’est cette même force qui m’immobilise presque instantanément. Je me mets à rire nerveusement. Bordel, je suis faible. Toute la force que je mets dans mes jambes pour fuir est inutile. Je me retourne, cherchant à voir qui est l’auteur de mon agression et lui présenter des excuses un poil plus sincères que celles que je viens de faire. Ce soir, je ne serai pas à l’heure à la station. Ce soir, je me retrouve contre un mur, mes mains tremblantes cherchant à stopper la douleur qui se propage dans mon abdomen. Il m’a frappé. On dit toujours que c’est le premier coup qui fait le plus mal, mais j’ai du mal à y croire parce qu’aussitôt, c’est le deuxième qui m’atteint dans les genoux. Je ne maîtrise plus rien.

Sans comprendre, je m’effondre sur le sol, j’essaie de cracher quelque chose, mais rien ne sort, si ce n’est l’excédant de salive que je viens de produire. A peine remis du choc, je tends la main vers mon sac, tombé au passage, mais cette fois ce sont mes phalanges qui subissent. Crack. Un hurlement silencieux dans la nuit, un appel au secours qui n’aboutira pas. Impuissant, je me sens vaciller sous la douleur. Mon téléphone portable glisse de ma poche et s’allume. Non ! Doucement, mon tortionnaire s’approche de moi sans que je puisse l’atteindre. Il s’accroupit, entre l’ombre et la lumière, puis prend possession de mon cellulaire. Un grognement guttural l’arrête. Dans ma grande volonté, j’ai émis un son comme pour essayer de le retarder même si c’est inutile. Je ne veux pas qu’il lise.

Pourtant, à mon plus grand regret…Je ne suis pas l’un de ces héros téméraires de mangas shounen, ni le protagoniste d’un jeu vidéo qui chercher une ouverture pour se remettre sur pied et terrasser son adversaire dans un combo ultime au nom de l’amour et de l’amitié. Non, je ne suis rien de tout ça. Mon nom est Hisaka Rika, je suis juste une victime fainéante qui se complait dans sa condition misérable. Contrairement à ce que je pensais, rien n’a changé depuis le 14 Février. Et pour conséquence, je ne peux plus bouger un petit doigt après quelques petits coups, et je n’ai même pas cherché à me défendre. Sa main s’approche de nouveau de moi, je ferme un œil comme si je pensais que ça diminuerait ma douleur, mais rien ne se passe. Je rouvre ma paupière, avec un peu d’espoir, il sera juste parti avec mes affaires.

« Tiens, Kagami, amuse-toi un peu pendant que je lis ses messages. Avec un peu chance, il a une meuf à pécho. »

Un deuxième ? Quand est-il arrivé ? Est-ce qu’il était là depuis le début ? Je me sens si humilié, mais malheureusement je ne suis pas au bout du cauchemar. Le dénommé Kagami pose son pied sur mes côtes et me fait rouler en me donnant un coup alors que du coin de l’œil, je vois enfin le visage de l’autre voyou, éclairé par l’écran de mon téléphone. Brun, les cheveux mi-longs avec un sweat à capuche…

« Qu’est-ce que tu regardes ? T’es pd ou quoi ? »

Je roule une seconde fois, laissant échapper un glapissement de douleur lorsque mon ventre touche le sol. Par réflexe, je m’accroche à la première chose qui me vient sous la main. Mauvaise idée lorsqu’il s’agit du tibia de la personne qui vous maltraite. Une fraction de seconde plus tard, j’ai reçu ma punition pour avoir osé regarder l’autre. Une semelle heurte violemment mon visage, un liquide chaud et épais fait sa route le long de mes narines. Du sang, mais pas que. Si les étoiles et la lune scintillent fort dans le ciel, c’est aussi le cas dans les yeux larmoyants d’un adolescent étendu sur le gravier. Très vite, le sang se dilue dans les larmes avant de rejoindre le sol. Au moins une chose est sûre. Moi, Hisaka Rika, je ne tomberai pas plus bas qu’actuellement.

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MessageSujet: Re: Unexpected Christmas [PV Zakuro]   Mar 30 Déc 2014 - 14:50

    « « Qu’est-ce que tu regardes ? T’es pd ou quoi ? »
    « Il ne l'est pas. Mais si tu aimes te faire regarder, t'auras sans doute plus de chances avec nous. »

    La photo avait été prise rapidement. J'étais resté immobile et silencieux, à observer le sourire figé d'Hisaka, dans un mélange circonspect d'un peu d'admiration et de lassitude face à ce genre de situation de vie, avant de récupérer un Senta ravi qui était allé payer et récupérer son cliché. Du coin de l'oeil, j'avais observé les mouvements de Rica qui s'était éloigné. Et sans vraiment d'autres motivations que celle du pressentiment qui tourne mal, j'avais intimé à Senta l'idée de suivre le garçon. Ce fut, de toute évidence, une bonne idée, songeais-je en avançant lentement dans la ruelle. Senta laissa tomber ses cadeaux au sol, une expression de choc gravée sur ses traits. En quelques instants, Noël et son ambiance magique venait d'être éradiqué de l'esprit de Senta, remplacé par une colère froide, laquelle se répercutait également sous mes tempes. Il me dépassa en silence, allant jusqu'à Hisaka prostré au sol. Les deux voyons, surpris dans leur bizutage, eurent un moment de suspens, avant de reculer un instant. L'un des deux, celui qui s'était adressé à l'autre, Kagami, jeta un coup d'oeil torve à Senta qui, l'ignora parfaitement, se penchait sur Hisaka, cherchant à communiquer avec lui, pour voir s'il allait bien. Les doigts du Coréen passaient sur la gorge du petit japonais, et il eut une sorte de soupir de soulagement en se rendant compte qu'Hisaka était conscient. Kagami, lui, ne voyait la situation qu'à son avantage : un type, venu de nulle part, se la jouant justicier, venant quasi jusqu'à sous ses pieds, en ignorant la menace qu'il représentait. En plus, vu le nombre de paquet que ce type venait de lâcher, il ne devait pas être un petit étudiant sans fric. Bien au contraire. Il échangea un regard avec l'autre, un sourire prédateur s'étalant sur sa face burinée. Il prit un pas d'élan, reculant sa hanche, en calculant brièvement l'axe qu'il lui fallait prendre pour frapper le blond agenouillé devant lui. Sa jambe se leva, et fonça, comme un couperet, vers la tête de Senta. Le bruit de l'impact fut celui d'un craquement sonore, et dans un hurlement de douleur, Kagami s'effondra au sol, maintenant son tibias avec ses mains, dans des convulsions au sol. Je n'eus pas un sourire. Le visage de Senta exprimait maintenant une haine mortelle.

    « Pauvre débile ... »

    Son poing relevé, le champion inter-colleges, puis classé 3 de sa catégorie, dans la compétition national, Senta venait de frapper, d'un coup, d'un seul, à l'instar même de la philosophie martiale du karaté shotokan. Son poing du tigre, souple et précis, était une arme dévastatrice contre laquelle l'amateurisme ne valait plus rien. Il détendit lentement ses doigts, rabaissant son bras, satisfait du craquement qu'avait fait l'os sous ses phalanges, durant le contact sismique de son coup porté. Un oi zuki capable de mettre un homme à terre, le tori déjà agenouillé au sol : il avait fallu à Senta une puissance cinétique des plus concentrée dans son buste. J'eus un sifflement appréciateur, que le coréen ne releva. Il pencha la tête, tendant les doigts pour aider Hisaka à se relever quand l'autre voyou, dans un excès d'adrénaline, que ce soit la panique ou la rage, fonça sur Senta pour le frapper, profitant lui aussi qu'il ait le regard baissé.

    Ma semelle de Doc Martens vint se plaquer contre sa face, un craquement d'os résonnant sous mon pied, et dans une torsion du bassin, j'expulsais le type, l'envoyant frapper le mur le plus proche, dans un bruit sourd. Senta releva la tête, d'un air presque surpris.

    « C'était quoi ça ? T'appelle ça un kekomi ? »
    « Je t'emmerde. »

    Il eut un gloussement, et doucement, releva Hisaka.

    « Ça va ? Tu peux tenir debout ? »

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MessageSujet: Re: Unexpected Christmas [PV Zakuro]   Jeu 1 Jan 2015 - 21:07





A la limite de l’inconscience, je tente tant bien que mal de ne pas succomber. J’aurais voulu crier, mais je pense que si je commençais, ils se débarrasseront de moi une bonne fois pour toute. M’enfin, je suppose que c’est ce qu’il m’attend quand ils auront fini de s’amuser avec moi ? J’ai le nez en sang et j’ai l’impression qu’il a enflé depuis que je me suis pris un coup. Mon imagination ? Je ne saurais dire, et pour être honnête je m’en fiche puisque vu l’avancement des choses, je suis bien parti pour ne pas repartir vivant. Et puis d’un coup, une voix s’élève dans la ruelle, celle d’un garçon en colère. J’aimerais pouvoir me tourner pour voir le visage de la personne qui s’est adressée au dénommé Kagami avec autant de courage. Le ton utilisé, cette manière de s’exprimer me dit vaguement quelque chose, mais …dans mon état actuel je suis bien incapable de creuser dans ma mémoire et me rappeler. Je relève piteusement les yeux vers l’un des voyous, il semble avoir reculé. Pourquoi ? Je l’ignore encore ?

Des bruits de pas, quelqu’un avance vers moi, devant l’immobilité de mes tortionnaires, je jette un coup d’œil en arrière pour voir de qui il s’agit. Malgré le fait que ma vision soit un peu troublée, je parviens à distinguer le visage d’un homme, un asiatique blond platine est accroupi à côté de moi. Je plisse les yeux alors qu’il passe ses doigts au niveau de ma gorge. C’est le mec de tout à l’heure, celui qui a insisté pour prendre une photo avec le Père Noël dans le centre commercial, Mister chiottes. Est-ce qu’il est seul ? Ou est-ce que son pote le géant est avec lui aussi ? Il ne semble pas que ce soit ce type qui ait parlé juste avant, mais bel et bien la montagne de muscles. Mais plus que tout, la question que je me pose est…Comment peut-il rester aussi serein alors qu’il y a deux brutes autour de nous ? Il est venu vers moi en se frayant un chemin sans aucun problème, comment est-ce possible ?

« Pauvre débile… »

Trop concentré à regarder le blond, je n’avais même pas remarqué que l’un de mes agresseurs avait préparé une attaque. La scène s’était déroulée en un très court laps de temps. En une fraction de seconde, Kagami était à terre, stoppé par la main de mon sauveur. Je n’ai pas pu suivre toute la scène, mais mes yeux sont aussi écarquillés que ceux d’un enfant à qui on présente son nouveau jouet. Tellement impressionnant, il l’a défait si simplement que ça paraît enfantin de le voir agir ainsi, alors que moi…Je n’ai rien pu faire. Visiblement plus en état de se battre, l’homme reste à terre et ne fait plus un mouvement. Ne voulant pas finir comme lui, j’avance une main tremblante vers le garçon qui me tend la sienne pour m’aider à me relever. Je reprends peu à peu mes esprits, même si je reste abasourdi par les événements récents.

Alors que le pote du géant m’apporte son soutien pour me redresser, un autre bruit survient. Derrière. L’autre voyou n’a visiblement pas lâché l’affaire et a vraisemblablement tenté de se ruer sur nous. Lâche, il attaque des gens quand ils ne peuvent pas riposter. Un sentiment de colère naît en moi, mais je suis bien incapable de m’exprimer en ce moment, mes cordes vocales m’ayant lâché au moment du choc. A la lueur du rayonnement de la lune, je croise le regard de celui-qui-a-failli-me-balancer-par-dessus-le-toit-de-Keimoo, lui a aussi s’est débarrassé du mec au sang chaud qui s’attaque visiblement aux autres par coup de tête. Désormais sa place est contre le mur, presque encastré dedans. Avec tout ce raffut, je me demande comment d’autres gens n’ont pas pu avoir vent de ce qu’il se passe ici, mais je suppose que c’est un phénomène de société d’ignorer ce que l’on ne désire pas voir. Si j’étais dans mon état normal, je crois que j’aurais soupiré, agacé par ma propre impuissance, mais là. Je ne peux que lui adresser un faible sourire, le seul que je sois capable de produire pendant que Mister chiottes communique amicalement avec lui.

« Ça va ? Tu peux tenir debout ? »

Je hoche la tête, me détache un peu de lui et tente de ne pas tomber sans son soutien, mais je finis par vaciller au bout de quelques secondes. Le problème, ce n’est plus vraiment la douleur – bien qu’elle soit encore présente dans mon abdomen – mais ce sont mes jambes flageolantes. Mon corps tout entier vibre encore, comme si cet affrontement l’avait excité en quelque sorte. A quatre pattes, je trouve néanmoins le courage de m’avancer jusqu’au corps engourdi de mon ancien agresseur. Mon téléphone, je dois retrouver mon téléphone. Je commence par fouiller la poche de son sweat, mais il n’y est pas. Moment de solitude, je dois mettre ma main valide dans sa poche. Après un court moment d’hésitation, je plonge mes doigts en espérant qu’il ne se relève pas d’un coup et me fasse valser.

« Je-je… l’ai. »

Quelques mots parviennent à sortir de ma bouche. Pour illustrer mes propos, je brandis mon téléphone et le place en sûrement, dans la poche de mon pantalon. Et progressivement, je me redresse jusqu’à tenir debout en m’appuyant sur un mur. Un pied devant l’autre, jusqu’à atteindre mon sac que je hisse douloureusement sur l’épaule. Je finis par revenir vers les deux autres avec quelques difficultés, mais je commence à reprendre le contrôle le mon corps, et surtout l’usage de la parole. En tout cas, une chose est sûre : j’ai raté mon tram pour ce soir, et je n’ai aucune idée de comment rentrer à l’internat d’ici, à pied, avec cette douleur qui transperce mon corps.

« Me-merci d’être venus. Je ne s-sais pas ce que j’aurais fait sinon euh… »

Dans ma tête, j’essaie de trouver leurs noms, mais la seule chose qui me vient à l’esprit, c’est…Psychopathe et Mister chiottes. Ce n’est pas bien glorieux pour deux personnes à qui je dois désormais la vie, mais il ne semble pas que le géant m’ait dévoilé son nom la dernière fois que l’on se soit vu. En même temps, quelle rencontre ce fut. En y repensant et en ajoutant le fait que je vais probablement être à la rue ce soir, je me mets à rire nerveusement. D’un revers de manche, j’essuie les larmes et le sang qui ont coulé sur mon visage, puis je demande timidement aux deux autres personnes.

« Vous vous ap-appelez comment au fait ? »

Enjambant les pieds du voyou qui détenait mon téléphone tout en me tenant au mur, je m’arrête à l’endroit où je suis entré dans la ruelle quelques minutes auparavant. Plus que les cours, je crois qu’elles furent les plus longues minutes de toute ma vie. Sans raison apparente, je sors mon téléphone de ma poche, il est un peu abîmé et égratigné, mais il ne semble pas trop endommagé. Je soupire de soulagement, mais je suis bien vite rattrapé par quelque chose qui me dérange. Personne dans mon répertoire n’est en mesure de m’aider. J’ai beau parcourir la liste de mes contacts 5 fois, ce n’est pas ça qui m’ajoutera un ami qui puisse se déplacer dans l’immédiat. Papa, Maman, Yuuko et Naoko…La dernière aurait pu remplir ce rôle, mais j’ai déjà eu du mal à lui envoyer un texto pour l’inviter à manger, alors lui demander de venir me porter secours et me ramener. Hors de question.

« Hey euh…Vous re-retournez sur le campus ? »

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MessageSujet: Re: Unexpected Christmas [PV Zakuro]   Sam 3 Jan 2015 - 17:53

    En silence, Senta et moi observions Hisaka Rika se relever lentement, et si je fis une esquisse de geste vers lui, le voir se détacher doucement de Senta pour faire ses propres pas me retint sur place ; et malgré moi, un sourire bref courut sur ma face. Je ne pouvais définitivement plus voir le « japonais remplacable » que j'avais rencontré au Bal de Noël, puis que j'avais menacé à la St-Valentin. Au contraire. Ce devait être assurément minime, mais les changements étaient là.
    Dans une recherche à la fébrilité perceptible, je le vis fouiller les poches d'un de ses agresseurs, pour rechercher son portable. Le mien dans la main, je me demandais un instant s'il était nécessaire que j'appelle la police. Un regard sur les types au sol me fit opter pour le choix négatif, et rangeant mon portable dans ma poche, je jetais un coup d'oeil entendu à Senta qui, passant près de Kagami, lui marcha pernicieusement sur les doigts.

    « Je-je… l’ai. »

    Hisaka releva la main, dévoilant son portable retrouvé. Je lui souriais, satisfait pour lui, tandis qu'il revenait vers nous, secoué par les tremblements. Ni Senta ni moi n'émettions la moindre remarque à ce propos, l'idée que l'autre souffre me fait regretter d'être indécis quand à l'idée de devoir appeler ou non les urgences. Je savais que nous serions rendus responsables d'avoir fait usage de la violence, et en tant que pratiquant, nous ne serions pas en mesure de plaider la légitime défense. Je mordillais ma lèvre inférieure, tandis que Senta jetait un regard désabusé sur les corps frémissant des agresseurs, puis sur les cadeaux au sol, qu'il ramassa lentement, comme comateux.

    « Me-merci d’être venus. Je ne s-sais pas ce que j’aurais fait sinon euh… »

    Senta eut un bref sourire, identique au mien, et sans que le moindre mot ne traverse nos lèvres, nous nous inclinions légèrement devant Hisaka. Ce n'était rien, assurait nos attitudes. Nos regards un peu éteints se faisaient pourtant les témoins de notre inquiétude. À la fois pour lui, et à la fois pour nous et pour la situation. Je ravalais la bile qui me tenait, considérant que j'assumais mes actes. Tant pis s'il fallait faire un tour au commissariat. Hisaka essuya les larmes et le sang qui endiguaient son visage, et le regard baissé vers ses chaussures, Senta et moi fîmes comme si de rien n'était, pour ne pas le gêner. Il releva les yeux vers nous, croisant mon regard, et je me pris presque à rougir.


    « Vous vous ap-appelez comment au fait ? »

    Senta éclata de rire, ce qui eut pour effet de relâcher la tension qui serrait ma poitrine. Comme une bulle qui éclate, l'appréciation simplement satisfaite de la victoire écrasante et assurément inégale me fit simplement sourire, et je laissais Senta balancer son nom à rallonge, -Senta Hong Gil-Dong-, avant que je ne marmonne mon nom, dans un sourire vaguement moqueur. J'aurais du me présenter, la dernière fois, peut-être. Cela aurait peut-être évité le regard de terreur que m'avait jeté Hisaka, tout à l'heure. J'eus un soupir faussement désabusé. Ce n'était pas la célébrité qui me manquait, pourtant. Ha, ha …

    Il y eut un moment de silence. Hisaka fixait son portable, une expression gênée sur son visage, et j'en compris aussitôt la raison quand il tourna ses yeux vers nous, entrouvrant les lèvres pour poser une question.

    « Hey euh…Vous re-retournez sur le campus ? »
    « Hm... »

    Senta tourna ses yeux vers moi, les lèvres pincées. Nous n'avions pas prévu de retourner à l'Académie ; et n'ayant plus sa chambre, Senta ne vivait plus là bas. Personnellement, j'avais payé la caution auprès de la comptabilité en remplissant les formulaires pour conserver ma chambre jusqu'à la fin de mon cycle scolaire, mais j'avais laissé les clefs à mon appartement. Je me retournais vers Hisaka.

    « Non. Nous pensions rentrer chez moi, j'avais invité Senta et quelques amis ce soir. »

    Je fermais la bouche une seconde, mes yeux rivés sur lui.

    « Tu veux venir ? Je t'invite. »

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MessageSujet: Re: Unexpected Christmas [PV Zakuro]   Lun 5 Jan 2015 - 21:02




Tour à tour, les deux garçons se présentent devant moi. Enfin, le surnom de Mister chiottes disparaîtra de mon esprit – ou presque -, remplacé par son prénom, le reste étant trop long et compliqué à retenir pour ma pauvre tête déjà bien endommagée en cette soirée d’hiver. Quant au géant, il marmonne son nom, Zakuro. Je m’incline poliment devant eux et décline également mon identité, même s’ils semblent tous les deux me connaître plus ou moins. Je redresse la tête et pose ma main sur mon nez, enflé. Même si je m’efforce de ne pas le montrer, c’est indéniable : je souffre. Le bon sens voudrait que j’aille à l’hôpital pour vérifier mon état, ou que j’attende patiemment dans ma chambre jusqu’à ce que je me sente mieux et que mon corps récupère de lui-même. Néanmoins, seul, tout cela me paraît irréalisable. Pour la première fois, je prends conscience que je ne peux pas faire quelque chose de moi-même, alors que je m’étais promis de ne plus avoir recours au soutien d’autres personnes.

Pas une trace de quelqu’un qui pourrait m’aider sans poser trop de questions. Je n’ai pas eu d’autres choix que de demander – avec espoir – à mes interlocuteurs s’ils empruntaient le même chemin que moi. Le blond platine semble hésiter, il lance un regard interrogatif à son ami. Rien qu’à leur expression, je peux clairement deviner que ce n’est pas le cas. Je m’apprête à reprendre la parole, un peu déçu tout de même, ils m’ont déjà sauvé la mise il y a quelques instants, je ne peux pas leur en demander plus s’ils ont d’autres plans en tête. Et puis là, Zakuro m’interromps dans mon élan. Toujours intimidé par sa taille et sa prestance, je préfère me taire et ravaler mes paroles. Comme je l’avais prévu, aucun des deux n’a l’intention de rentrer sur le campus. Tant pis. Je tente de cacher ma déception, quand une seconde plus tard à peine, je crois tomber des nues. Est-ce que j’ai bien entendu ou … ?

J’ouvre ma bouche pour la refermer directement après, ne sachant pas trop quoi répondre à cette invitation. Que penser de ces types ? Franchement, c’est difficile d’être objectif après ce qu’il s’est passé. S’il me l’avait proposé au magasin, je l’aurais poliment rembarré, mais maintenant…Je dois avouer être un peu perdu. J’y vais ? J’n’y vais pas ? Tant bien que mal, j’essaie d’éviter leur regard aussi longtemps que je n’ai pas trouvé de réponse à la question de Zakuro. Et les accompagner à leur petite fête comme il dit, n’est-ce pas risqué de se retrouver entouré d’inconnus dans un endroit que je ne connais pas non plus à quelques jours de Noël ? Je veux dire, les congés scolaires d’hiver ont commencé et personne n’est susceptible de remarquer mon absence si jamais je disparais. Enfin, d’un autre côté…Ce n’est pas comme si j’avais le choix, et s’il avait voulu me faire du mal ou m’éliminer, je ne me tiendrais pas debout actuellement. De plus, quitte à agoniser, autant avoir quelqu’un à mes côtés, ça ajoutera un petit effet tragique.

« Je-je ne voudrais pas vous déranger… »

Très rapidement suivi de la fin de la phrase, pour ne pas qu’il prenne cela pour un refus complet. Les codes sociaux, même s’ils me répugnent, je suis bien contraint de les utiliser, en tant que bon Japonais élevé dans les normes. Cela en devient presque une réponse conditionnelle.

« …mais si vous voulez bien de moi. Alors je n’ai aucune raison de refuser. »

Nous sortons alors de la ruelle, rejoignant l’allée principale bondée que j’avais empruntée en sortant du centre commercial. Autour de nous, les gens ne semblent pas remarquer que je suis dans un piteux état – au moins je pourrais me fondre dans la foule – ou alors l’ignorent très bien. Je pousse un soupir en marchant derrière les deux autres, je ne sais pas dans quoi je m’engage en les suivant, mais j’essaie de me rassurer en me disant qu’il y a sûrement pire…même si je n’ai pas encore vu leur appartement ou maison. De temps à autre, je sens le regard de Senta sur moi, mais je ne sais pas si je divague ou si c'est réel. En tout cas, pas moyen de perdre de vue Zakuro dans la foule, il dépasse tous les passants d’une bonne vingtaine de centimètres, si ce n’est plus. Je souris …un peu, il a l’air de captiver l’attention de tous, alors que moi, c’est toujours la même chose, personne ne m’accorde un regard malgré le fait que je titube légèrement et que ma veste est tachée de sang. Depuis l’enfance, je vis dans l’ombre des autres. Fatigué et blessé, je trouve quand même une certaine satisfaction dans cette situation, c’est la première fois que je me rends chez quelqu’un d’extérieur à la famille.

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MessageSujet: Re: Unexpected Christmas [PV Zakuro]   Mar 10 Fév 2015 - 14:01

    « Je-je ne voudrais pas vous déranger… »

    J'entrouvrais les lèvres. Non, tu ne dérangeais pas, non tu ne dérangerais pas, non, tu n'avais pas de moyen de déranger, tu n'étais pas en mesure de déranger. Quelque soit la variante, il y avait cette formule irritable, qui prenait de court, à l'instar d'un collet syntaxique typiquement japonais et qui me donnait envie de décapiter la politesse japonaise-même. Tout autant que de le saisir lui, Hisaka Rika, au col, pour le secouer. Hisaka Rika, n'avais-tu donc absolument rien appris depuis le 14 février ? Mais alors que l'énervement devait apparaître sur mon visage, il acheva sa phrase, tuant l'élan de sentiments néfastes qui s'était mis à déferler dans ma poitrine.

    « …mais si vous voulez bien de moi. Alors je n’ai aucune raison de refuser. »

    Je lâchais un soupir porteur des dernières fragrances de colère.

    « Non, absolument aucune, puisque ceci est un kidnapping, de toutes évidences. En route. »

    Il était aisé de conjuguer les faux-semblants dans une situation telle que celle-là. Mi-figue, mi-raison, mais assurément plus satisfait qu'énervé, je laissais Senta récupérer ses cadeaux tandis que je m'écartais de la ruelle, laissant mes compagnons me suivre, pour débouler dans l'artère principale de la ville. Les mouvements à tout va ne laissait pas envisager l'idée que des agressions puissent être ignorés alors qu'il y avait tant d'êtres humains à quelques pas à peine. Je soupirais, jetant un regard exacerbé sur une vieille femme qui tira la main de sa petite fille pour la rapprocher d'elle quand elle me dévisagea, imité par quelques autres, trop petits pour que je n'ai besoin d'effectuer d'effort supplémentaire avec mes yeux que celui de chercher à regarder une ligne fixe près des trottoirs. J'étais énervé, finalement, et j'avais la sensation que rester dehors, en compagnie de la foule ne ferait qu'intimer mes volontés de rager sur tout ce qui bougeait. Senta se portait mieux, à mes côtés, ses regards successifs sur un Hisaka boitillant derrière nous. Pour un kidnapping, nous lui laissions une marge de liberté assez importante. Quoique techniquement, s'il essayait de s'enfuir en courant, je doutais que nous ayons beaucoup de mal, Senta et moi, à le rattraper. Après, restait à voir s'il s'enfuyait, et surtout, s'il était très raisonnable d'imaginer une espèce de course-poursuite absurde. Je préférais croire qu'il oserait vraiment aller jusqu'au bout, quitte à devoir affronter l'antre du loup. Cela raviva mes humeurs.

    (…)

    Au bas du 3, rue de la Chance, appartement numéro onze du quartier, -ô combien célèbre pour son architecture s'attachant à la tradition-, et passant devant les arbustes qui bordaient les façades de l'immeuble, je jetais un regard aux feuilles agitées malgré l'absence de vent, saluant mentalement les kami. Glissant mes clefs dans la serrure, je laissais la porte ouverte pour permettre à mes deux compagnons d'entrer, tandis que la propriétaire, la minuscule dame boulangère, entrouvrit la porte. En me reconnaissant, elle eut un sourire.

    « Dites donc, mon garçon, il n'est pas l'heure pour des jeunes comme vous d'être dehors. »
    « Nous rentrions, assurais-je avec un sourire. »
    « Oh, qui est ce garçon ? »

    la boulangère avait les yeux tournés vers Hisaka qui pénétrait dans la cage d'escalier, tandis que Senta refermait derrière lui. Je laissais à Hisaka le soin de se présenter. La propriétaire eut un sourire avenant.

    « Attendez moi là, les garçons. »

    Elle referma sa porte, et je tournais mes yeux vers Hisaka. Il avait encore du sang sur lui, mais la propriétaire, habitué de mon contexte martial, avait dépassé depuis longtemps la surprise de me voir en morceau, moi ou mes camarades. Elle revint avec un petit plateau, sur lequel était déposé des viennoiseries. Elle le tendit à Hisaka.

    « Tenez, prenez, mon petit. Zakuro, je compte sur vous pour me ramener mon plateau demain, jeune homme. »

    Je saluais, pour remercier, tandis que Senta souriait. Avant qu'il ne dise quoique ce soit qui aurait fâché ma propriétaire, je le poussais avec le pied vers l'escalier, montrant le chemin à Hisaka. J'étais au premier étage, et Momo, assise sur les marches, nous attendait. Ses cheveux longs, défaits, habillée d'un épais traillis et d'une brassière, pieds nus, elle fumait près du conduit d'aération, ses yeux sombres dirigés sur notre petit groupe. Ses prunelles glissèrent sur moi, puis directement sur Hisaka, ignorant délibérément la présence du coréen. Un sourire tendre courut sur ses lèvres.

    « Un ami à toi. »

    Je hochais la tête, la dépassant, tandis qu'elle tirait sur sa cigarette, fixant Hisaka avec un sourire au fond des yeux. Senta grognait.

    « Mais arrête de fumer là. Ça va puer partout. »

    Le dédaignant précieusement, Momo continua pourtant.

    A l'intérieur, Kojiro était présent avec Takihide, tous deux installés dans le canapé, à parler des dernières nouvelles du journal télévisé. Takihide, petit et timide, avec d'épaisses lunettes sombres sur le nez, était le genre de garçon à passer pour invisible auprès de tout ceux qui ne le connaissaient pas. Le genre de personnage secondaires, qui, dans les shonen, se révélaient souvent être de dangereuses personnes. Kojiro, fin et élancé, avec ses attitudes félines et androgynes non-soupçonnées par lui-même, et qui rejetait ses cheveux longs en arrière, sans se rendre compte que chacun de ses mouvements le faisait passer pour un être qui aurait très bien tenu sa place dans un monde de mannequinat non photoshopé. Je présentais, du bout des lèvres, les identités de mes camarades à Hisaka, tandis que Kojiro tournait ses prunelles noires vers nous, nous saluant dans un demi mouvement de la tête, avant de pousser avec violence un pion sur l'échiquier en face de lui. Momo me dépassa, et contournant la petite table, vint se lover près de Takihide qui, lâchant des yeux l'écran une seconde à peine, joua à son tour. Kojiro soupira, avant de se remettre à discuter. Je m'adressais à Hisaka.

    « Veux-tu boire quelque chose ? Je crois que Momo a fait du thé. »
    « Il est sur la table de la cuisine, il y a des tasses propres dans le lave-vaisselle. »

    Je me dirigeais vers vers la cuisine.

    « Installe-toi, Hisaka. »

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MessageSujet: Re: Unexpected Christmas [PV Zakuro]   Mar 10 Fév 2015 - 19:54





Marche. Fais un pas devant l’autre et surtout ne tombe pas, garde tes yeux fixés sur le dos du géant qui avance sans jamais s’arrêter. Même si des gens le dévisagent ou le pointent du doigt, Zakuro ne baisse pas le regard, je ne peux m’empêcher de me dire qu’il est fort, et assez incroyable dans une certaine mesure. Nous arrivons à destination, enfin…Je suppose, puisque nous nous arrêtons enfin après de longues minutes de marche. Par maladresse, je manque de trébucher sur le trottoir, mais finalement je garde l’équilibre. Mes pupilles viennent se poser sur la plaque devant l’immeuble, même si je me suis retenu de rire lorsque l’autre garçon a déclaré que son ami et lui me kidnappaient, il y a une part de moi-même qui a pris cette déclaration au sérieux et qui essaie de se repérer…plus ou moins. C’est un quartier dans lequel je ne me suis jamais rendu, en vue de sa distance avec l’académie, je me demande ce que j’aurais pu venir y faire étant donné que mes trajets se limitent – en général – à des allers-retours entre la gare et l’académie ou l’épicerie et l’académie ou le travail…et bref, vous m’avez compris.

Rue de la chance, je me demande si elle porte bien son nom. En tout cas, on dirait bien que c’est ici que je vais passer la nuit. La serrure émet un cliquetis sous la pression des clés, la porte s’ouvre et nous entrons à tour de rôle. A ma grande surprise, nous ne sommes pas seuls dans l’entrée. Une femme de petite taille est également là. Une de ses colocataires ou amies ? Difficile à croire. Et mon intuition se confirme. En tout cas, c’est ce que je pensais quand elle nous a fait remarquer que ce n’était pas une heure à laquelle il faudrait rentrer. Je tente de la fuir du regard, c’est exactement ce que dirait ma mère, et je dois avouer que ça m’intimide un peu. Cependant, elle se laisse rapidement convaincre par un Zakuro souriant qui lui assure que nous rentrions. Elle ne demande pas plus d’explication, mais je sens son regard se tourner vers moi. Comme je m’y attendais, je dois être le seul inconnu ici.

« Je-je m’appelle Hisaka et...je fréquente le même établissement que Zakuro-san. Enchanté. »

Pas besoin d’en savoir plus sur les raisons de ma présence ici, du moins je l’espère. Pour accompagner mes paroles d’un geste, je m’incline légèrement devant la femme en dissimulant une grimace au moment où je me courbe. On dirait bien que la douleur dans mon abdomen n’est pas prête de s’en aller. Lorsque je relève la tête, elle disparaît soudainement derrière sa porte en nous demandant d’attendre. Voyant que les deux autres obéissent, je reste aussi planté là, en attendant le retour de la femme, même si je n’ai aucune idée de la raison pour laquelle elle nous a demandé de continuer de squatter le rez-de-chaussée.

« Attendez-moi là, les garçons. »

C’est mon héroïne, définitivement. Quand je l’ai aperçue, avec un plateau rempli de viennoiseries, mes yeux se sont illuminés et j’ai dû faire un gros effort pour empêcher mon ventre de gargouiller. Je me mets à balbutier quelques remerciements, je ne suis pas vraiment habitué à ce genre de traitement depuis que j’ai quitté la maison. Nous finissons par saluer la personne qui nous a offert la nourriture, puis nous empruntons un escalier. Alors que je monte les marches une à une avec le plateau sur les bras, je repense à ces moments de ma vie où j’allais à la boulangerie à côté de mes autres établissements  parce que je devais faire le larbin pour les étudiants de ma classe. J’aurais pu me replonger dans ces vieux souvenirs, ma foi, pas très agréables, mais l’odeur de nicotine vient m’en sortir. Si jusqu’à présent j’avais le regard rivé sur le plateau ou le sol, je relève maintenant la tête jusqu’à apercevoir une jeune femme aux cheveux longs, une cigarette à la main. Cette main qui vient aussitôt se porter à ses lèvres.

Je n’entends pas vraiment ce que disent les autres, je reste juste perdu au milieu de cette bande d’amis, un léger sentiment d’intrusion me picotant le cœur. Au bout du compte, mes oreilles ne captent que la plainte de Senta, au sujet de l’odeur. Je souris discrètement en l’approuvant silencieusement, mais je ne dis rien et suis les deux autres garçons, saluant brièvement la fumeuse. Arrivé à l’intérieur, je mets du temps à compter le nombre de personnes présentes et à assimiler leur visage. Il y a un garçon aux lunettes noires et épaisses, un autre aux cheveux longs et aux airs de mannequins. Takihide et Kojiro, ce sont leurs noms d’après Zakuro. Je me présente à mon tour, assez timidement, avant que chacun retourne à ses occupations principales, c’est-à-dire celles qu’ils exerçaient avant que nous entrions dans la pièce.

« Ah oui…Je veux bien un thé. Merci. »

Un sentiment d’abandon, c’est probablement ce qui décrirait le mieux ce que je ressens au moment où celui que j’appelais le psychopathe se dirige vers la cuisine, me laissant seul avec les inconnus. Pourtant, j’ai toujours un contact visuel avec lui puisque seul un bar sépare la cuisine de la pièce commune. Et puis je réalise que j’ai toujours le plateau de viennoiseries entre les mains, mais je me sentirais mal à l’idée de commencer sans en avoir proposé aux autres. L’air un peu hésitant, je finis par prendre la parole alors que la partie d’échecs semble être à son apogée – ou pas étant donné que les deux jours sont littéralement en train de faire passer la télévision avant leur partie.

« Hey euh. Quelqu’un veut à manger ? »

Je m’approche d’eux dans un élan de courage et me soulage enfin du poids du plateau en le posant sur le canapé, puis je m’assois un peu à l’écart de la bande d’amis en attendant que Zakuro revienne de la cuisine. Cet appartement, je ne sais pas pourquoi, mais il m’inspire quelque chose de spécial. Je ne dirais pas que je m’y sens comme chez moi. Non non, j’ai toujours cette impression d’être un gêneur, mais une certaine atmosphère y règne. Quelque part au fond de mon cœur, j’ai cette sensation que c’est un endroit où ils se réunissent tous pour profiter d’un temps que je n’ai pas. Non, d’un temps que je ne prends pas, c’est différent. Le regard fixe sur un pion qui n’a pas bougé depuis deux tours, je me noie dans ma contemplation. L’ambiance qu’il y a ici est totalement différente de celle que je connais depuis plusieurs années maintenant, depuis le départ de ma sœur à l’étranger plus exactement. Et pour autant, je ne trouve pas que ce chamboulement dans mon quotidien soit désagréable. Je prends une grande inspiration, la maison doit être bien vide maintenant que j’y pense. Tour à tour, nous avons tous quitté le foyer pour y rentrer occasionnellement dans l’année. C’est pour ça que je pense que cet endroit ne ressemble pas à chez moi, c’est parce qu’il est bien plus animé et vivant que ma propre maison. C’était chez moi.


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MessageSujet: Re: Unexpected Christmas [PV Zakuro]   Dim 31 Mai 2015 - 22:19

    Le dos contre le canapé, il observe. Ce soir, dans son salon, c'est un muséeum étrange qui publie des spécimens sur lesquels ses yeux peuvent caresser des définitions propres aux caractères qu'il croise et côtoie. Un sourire en coin, et un thé dans la main, les lèvres entrouvertes sur une réponse qu'il s'apprête à fournir à un Kojiro qui se penche sur lui, Zakuro regarde, avec une satisfaction accomplie, la tête brune qui vient de se rajouter à la réunion d'amis de ce soir. C'est bientôt Noël, et Zakuro songe qu'il aura peut-être le temps d'aller faire un saut au magasin pour acheter un présent à Hisaka, d'ici les jours prochains. Pour le moment, il s'évertue à simplement s'abandonner à ses pensées. Les yeux plissés en un sourire que Momo questionne, il secoue la tête, et répond sans y vraiment réfléchir aux interrogations de Sasaki. Takihide se ressert une tasse de thé, et Zakuro accepte un des croissants, tandis que Senta attrape Hisaka par les épaules pour le tirer vers la X-box allumée. Un jeu se met en marche, l'écran éclaire le salon d'une nouvelle luminosité, Momo retourne fumer près du salon, et Kojiro, lové comme un chaton contre les cuisses de Takihide, lui récite un de leur dernier cours, dans une conversation qui n'appartient qu'à eux. Le dos contre le canapé, Zakuro boit son thé en silence, à regarder les éclats de rire de Senta et les expressions timides de Hisaka, l'ombre de Momo qui traverse le salon, et Takihide qui s'étouffe vaguement avec son croissant. Zakuro sourit, simplement.


Clos. xoxo

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Le bleu. Tu es le ciel qui surplombe la terre, qui grise le regard des gens en quête de réponses ou d’atmosphère. Tu es l’intemporalité qui veille sur la planète, qui transcende l’existence sans pour autant la manipuler, sans pour autant se l’approprier. » K. J. M
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Unexpected Christmas [PV Zakuro]
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