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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Tougen-Kyou, Mon Eden

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MessageSujet: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 1:58

2005/2006.


Note : Attention, Lemon toutes les dix secondes xD A l'époque, j'aimais en écrire tous les dix secondes. Je relirais plus tard. Là, c'est surtout que j'ai retrouvé ça sur une disquette donc, j'en profite avant que ça disparaisse.

Je précise que c'est mal écrit. Le début de l'histoire datant entre mes 10 et et mes 17 ans. Et qu'à l'époque, bah les RPG, c'était pas vraiment de gros pavés bien écrit comme aujourd'hui.


Cette histoire est le passé de l'un de mes personnages RPG qui a été sur différents forums Yaoi. Il est donc possible que je tire des éléments du forum Middle, le village enchanté. D'Hateshinai, de l'ancien Pensionnat St Raphaël, ou du nouveau Amnésia.

C'est une histoire qui a été commencé en 2000, puis abandonné puis reprit. Différentes parties n'ont pas été écrit par moi mais par des amis qui jouaient à l'époque, ou encore, avec ce personnage. Je le signalerais à chaque fois que ce sera le cas.

Pour ceux qui ne le savent pas le Yaoi est un genre décrivant des relations homosexuelles hommes fantasmatiques d'un point de vue féminin et pour des femmes. Une relation homosexuelle dans la vie réelle peut être très différente de ça. Et l'est. Merci d'en prendre compte en lisant ce texte.

Dernier point : des passages sexuelles, violents, sadiques et parfois heurtant peuvent se trouver dans ce récit. Si vous avez moins de dix-huit, je vous déconseille de le lire.


XXXXX

TOUGEN-KYOU MON EDEN

(Préambule)

XXXXX

Dans le village de Sen'nyuukan', au Nord-Est du Japon, se trouvant le magnifique domaine des Indentshi. Ce domaine de plusieurs hectares comportait une grande villa blanche qu'on surnommé la villa des anges. Il était entouré d'un grand mur de pierre et de craie mesurant trois mètres de haut, mais ce dernier ne dissimulait pas entièrement la villa de la même couleur. La propriété contenait un grand terrain. On pouvait y trouver une grande piscine découverte en été, et couverte en hiver. Une forêt et un parc sillonnaient son jardin. Cet ensemble à la fois très sobre et très luxueux était redouté les habitants du village. Les villageois en effet respectaient les propriétaires, mais ils en avaient aussi très peur car on disait que cette maison si blanche et si belle apportait honte, malédiction et malheur sur ses occupants. Sur son trottoir propre les habitants ne marchaient pratiquement jamais tâchant d'éviter le danger. Aucun villageois ne souhaitait y travailler. Et les propriétaires du domaine ne pouvaient faire appel qu'à des particuliers de la ville la plus proche ! Les trois domestiques qui travaillaient là étaient tous des étrangers : une française, un italien et un espagnol.

Dans cette maison vivait cinq adultes. Deux frères si semblables qu'on aurait pu penser qu'ils étaient jumeaux. Seulement le penser car ce n'était pas le cas. L'aîné, Aki Indentshi avait de longs cheveux blonds qui lui tombait bas sur les reins. Il les attachait en une tresse serrée et ne les dénoués que pour prendre un bain. C'était un homme d'une extrême grande taille, et au corps si fin qu'on craignait parfois qu'il ne soit malade. Il avait des yeux bleus plissés comme des amantes et un corps de lait. La blancheur de la maison était presque égale à la blancheur de son corps. Quand il parlait, on avait l'impression qu'il murmurait. Quand il murmurait, personne ne l'entendait. Il avait atteint l'âge de trente-cinq ans mais on ne lui en donnait pas vingt. Aki sortait très peu du domaine sauf pour aller chercher du pain, où les soirs sombres.

Son frère Kiyoshi était plus solitaire encore que son frère. Il ne sortait jamais hors de la main ! Il évitait même le jardin. Plus mince, mais moins grand. Sa peau, trop blanche pour être normale, était aussi horriblement fine. Il pouvait se blesser pour rien, et des bleues parsemés facilement son corps sans qu'il n'est eut à faire le moindre mouvement. Cependant Kiyoshi était plus dur et plus viril que son frère. Si Aki travaillait encore dans les affaires, y comprit dans la bourse, Kiyoshi ne faisait plus rien. Il peignait simplement des toiles qui étaient vendu des milliers de yens une fois par an pendant la réception des anges où tout le gratin japonais aimait se rendre. Kiyoshi Indentshi avait l'âge de trente-quatre.

Les trois autres adultes étaient des domestiques. Laura avait 55 ans, Elle travaillait depuis quarante ans dans la maison Indentshi. Elle avait nourrit les Indentshi, les avaient vu grandir. Et bien qu'elle ne soit traitée par eux que comme une domestique, presque une amie. Elle était au fond de leur cœur une mère à part entière. C'était une femme française, qui retournait une fois par an, pendant deux semaines chez elle dans la banlieue de Paris. Domenico était le jardinier italien de la maison, il vivait dans une cabane au fond du jardin et aimait les jolies filles. Il n'avait que vingt-trois ans, et il avait rencontré Aki en Italie. Le blond s'y était rendu pour des affaires urgentes. Domenico Vuegas parlait beaucoup, il était l'enfant d'une famille nombreuse et aimait les femmes : toutes les femmes. Enfin, l'espagnol de vingt-six ans Dimitri Rodrigo était un immigré qu'Aki avait recueillit à l'âge de quinze ans après l'avoir trouvé sur le trottoir à vendre son corps aux plus offrants.

Une autre personne vivait dans la maison. Un jeune garçon de seize ans, brillant dans les études, qui se nommait Kagaku Indentshi. Il était le neveu, et demi-frère de Kiyoshi et Aki. Une longue histoire mêlant leurs parents. Aki et Kiyoshi ne s'étaient jamais occupé du jeune homme qui avait été élevé par la seule femme de la demeure : Laura.
Kagaku était étudiant à la prestigieuse université de St Raphaël, il ne rentrait que pour demander de l'argent à ses oncles. Il avait sauté cinq classes en tout, et était en première année. Ses oncles ne lui avaient jamais parlé de ses parents, mais …

Un beau matin de février, tout changea pour ces chaque personnes du domaine.

XXXXX

先入観 sen'nyuukan' せんにゅうかん préjugé / idée préconçue

秋 aki あき automne mais aussi : 飽き aki あき fatigue / lassitude / assommant

化学 kagaku かがく chimie - 科学 kagaku かがく science

Kiyoshi : Pur

Laura : du latin "laurus" (laurier)

Pensionnat St Raphaël : pensionnat privé qui est une ville a lui tout seul. Son domaine est principalement scientifique, médicale … Tous les grands chercheurs japonais sont sortit de cette école, et même ceux des autres pays. D'ailleurs 50 de la population du campus est étrangère.


Dernière édition par Lun Marv le Ven 3 Oct 2014 - 6:04, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 1:59

XXXXX

Chapitre 1

Première Rupture

XXXXX

L'université de St Raphaël et son campus ressemblaient bien plus à une grande ville qu'à une simple université. Elle était si grande que les étudiants pouvaient y vivre en autarcie sans avoir besoin du monde extérieur ni pour se nourrir, ni pour se reproduire. C'était dans cette université que le jeune Kagaku travaillait en première année de science. Il dormait dans le bâtiment sept du secteur D2-Ouest. Il vivait avec cinq colocataires à lui mais il n'était pas très dérangeant : il fallait dire que Kagaku était un bourreau des cœurs et qu'il ne pouvait pas s'empêcher de séduire les femmes et de les mettre dans son lit. Il avait à peine quinze ans, et pourtant elles y étaient toutes passées. Aucune ne savait dire non, et Usagi comme les autres n'avait pas pu. Un soir, elle avait tendu les bras, elle lui avait attrapé le cou, et elle l'avait embrassé. Kagaku l'avait prise, l'avait fait gémir. Et une semaine plus tard, il l'avait quitté en se moquant ouvertement d'elle. Ce n'était pas que de la moquerie, il l'avait humilié, et avait salit sa réputation de gentille fille pour lui donner celle de putain.

Mais Usagi n'était pas en colère. Elle était amoureuse du jeune homme. Depuis huit mois que son ventre s'était arrondi, elle tentait de lui parler. C'était devenu difficile, et perdu entre larmes et tristesse, elle finit par ne plus aller le voir. Maintenant, il était trop tard. Elle avait prit sa décision. Bien sûr elle savait le danger mais elle l'aimait tellement cette homme dur et froid, intelligent et rieur. Usagi craignait de ne jamais réussir à obtenir son cœur mais elle avait une carte à jouer et elle devait la tenter.
Après avoir réussit à obtenir l'adresse du jeune homme qui vivait dans le village de Sen'nyuukan', elle avait fat le trajet entre St Raphaël et le domaine Indentshi. Il lui fallait douze heures de route dans des cars minables. Une fois sur place, elle prit une chambre à l'hôtel et prit une douche attendant le soir pour aller à la propriété. Ce soir-là justement, le portail était ouvert, et Usagi alla directement à la villa, un peu tremblante. Elle frappa doucement à la porte. C'était les vacances du mois de février, et tout le monde fêtait la nouvelle année. Les employés étaient sortit. Elle ne voulait pas déranger Kagaku et ses parents mais Usagi ne savait plus où aller.

Au début personne ne répondit.

Usagi commença à sentir des larmes lui venir aux yeux. Elle n'aurait jamais du venir, qu'allait-elle faire à présent ? Mais à l'instant où elle tournait le dos pour partir, elle entendit la porte s'ouvrir. Et elle se retourna de nouveau avec une lueur d'espoir dans le cœur ainsi qu'un éland de peur car maintenant elle ne pourrait plus reculer.
Un homme d'une trentaine d'année, aux yeux très bleus, l'observa sans la voir. Le corps nu, dont la nudité était cachée part une serviette autour d'hanches étroites, fit rougir la jeune fille qui balbutia qu'elle était venue pour parler à Kagaku. Ses mains tremblantes, elle faillit faire tomber le paquetage qu'elle tenait serré contre elle.

Heureusement, Aki eut le réflexe de se baisser et de le prendre des bras de demoiselle. L'homme écarquilla les yeux en sentant le bagage bouger, et quelques secondes plus tard, il vit une frimousse légèrement bronzée apparaître du linge.

« - Mais c'est … » Murmura l'homme en agrandissant le regard devant le nourrisson souriant.

Usagi tendit les doigts et reprit l'enfant dans ses bras, des larmes lui montant aux yeux. Elle éclata en sanglots, et Aki se retrouva là. Les yeux questionneurs, un peu idiots. Il ne comprenait pas cette jeune fille. Pourquoi venait-il ici ? Et cet enfant ? Celui de Kagaku ? Il était mignon. Aki avait toujours trouvé les enfants mignons, Kagaku l'était aussi, mais il n'aimait pas en avoir dans les bras. Il craignait de les casser, de les briser comme-ci il pouvait avec un simple contact transmettre une malédiction. La jeune fille éclata en sanglots, et Aki soupira, l'enlaçant comme un père ou un frère pourrait le faire.

« - Calmez-vous, ça va aller. »

xxx

Assise dans un petit salon aux nuances d'un vert pomme, la jeune femme buvait un thé. Aki souriait tendrement avec dans les bras le jeune enfant souriant et riant. Il eut un éclat de rire, en le sentant bouger. Le nourrisson se retourna tentant de téter un sein qu'il n'arrivait pas à trouver.
Usagi tenta de sourire. Cet enfant ne portait même pas encore de nom, elle voulait d'abord que Kagaku le voit et l'aide à en trouver un. Aussi, ne pouvant attendre plus longtemps, elle osa enfin parler pour poser la question qui la tiraillait :

« - Monsieur … Où est Kagaku ?

- Je ne sais pas. LAURA ! »

Une femme d'un certain âge en robe de chambre rentra lentement dans la pièce. Ses cheveux parsemés de blanc laissaient supposer de sa fatigue. En voyant l'enfant dans les bras d'Aki elle se précipita. Aki n'eut rien à dire, Laura comprenait ce qui s'était passé. Ce sale gosse ! Toujours à faire des conneries ! Elle le dit, prenant et acceptant d'aller lui préparer un biberon maugréant qu'à cette heure-ci tous les magasins étaient fermés et qu'il fallait du lait maternel à cet enfant ! Aki se mit à rire en la voyant râler, il récupéra l'enfant, embrassant le petit visage qui avait commencé à s'agiter devant les haussements de voix. L'homme questionna sa domestique pour savoir où son neveu était passé. Elle expliqua à son maître que Kagaku était sortit avec des amis et qu'il rentrerait certainement très tard.

Aki reporta son attention vers la jeune fille, lui accordant le plus beau de ses sourires, il se mit à bercer l'enfant, chantonnant doucement l'histoire du paradis perdu. Puis quand l'enfant fut endormit, et confier aux bons soins de Laura, il se remit à parler avec Usagi.

« Mademoiselle Usagi, racontez-moi votre histoire, maintenant …

- Oui monsieur mais …

- Pas de mais, mademoiselle. Ne vous inquiétiez pas, d'accord ?

- Oui. »

« Je suis née dans la grande capitale de Tokyo. Mon père est marchant, et ma mère serveuse dans un konekosushi. J'ai eut du mal à obtenir une bourse de St Raphaël mais heureusement je l'ai eut. Mes parents ont vendu leur maison pour pouvoir me payer le reste de l'argent qu'il manquait ! Ils vivent maintenant dans une pièce dans la banlieue de Tokyo. Ils sont très endettés mais ils voulaient ce qu'il y a de meilleur pour moi ! J'ai dix-neuf ans monsieur, vous savez. L'année prochaine je serais majeure et pour mon anniversaire je n'aurais rien car mes parents n'à plus le moindre yen. Tout passe pour mes études. Parfois je souhaiterais mourir de trahir ainsi leur confiance …

« Je ne suis pas une jeune fille dévergondée, monsieur. J'ai toujours fait attention de travailler et de faire mes études avant tout. J'ai eut un petit ami à l'âge de dix-sept mais je me suis séparé de lui, pour mieux travailler. Pas question de trahir la confiance de mes parents.

« L'année dernière, votre fils … ha !? Ho pardon, votre neveu, est venu m'a proposé de me donner des cours pour la physique quantique. C'est un domaine où je suis relativement mauvaise, et Kagaku bien qu'il n'a que 16 ans est le plus brillant de l'aile Ouest. C'est incroyable ! Alors j'ai accepté …

« Pendant nos rendez-vous, il me flattait et il disait me trouver belle. Il a été très gentil. J'ai finit par être amoureuse de lui. Et puis, on a partagé le lit. Je l'ai laissé faire monsieur. Et je pensais vraiment qu'il m'aimait.

« Une semaine après, il m'a demandé de me mettre nue dans une classe. J'ai accepté. Il m'a fait l'amour, et après m'avoir humilié, il m'a jeté. Le pire c'est qu'il avait … c'est qu'il avait tout filmé. Ho, monsieur … vous … snif. Mon dieu.

« Par la suite, mes parents ont découvert la vidéo, mais ils m'ont plus ou moins pardonnés. Même s'ils jurent qu'ils n'auraient jamais cru que je ne puisse être qu'une traînée. Et, puis, pendant les vacances je suis rentrée.

« J'avais bien un ventre rond mais … je ne savais pas. Je n'avais plus mes règles, mais je pensais que c'était le stress et … Mes parents ont bien vu que j'étais enceinte. Ils m'ont mit dehors et je n'avais pas d'autres endroits pour venir ! J'ai prit l'adresse de Kagaku et je suis venue … avec son fils. Ho ! Mon dieu, qu'est-ce qui … »

Un gros bruit de porte venait de se faire entendre. Des rires, des échos de jeunes voix s'amusant dans le couloir de l'entrer. Aki entendit Laura pester, puis des mauvais jeux de mots sur la femme de ménage. Et enfin la voix grave et chaude de Domenico claquant comme un fouet pour ordonner au jeune de se taire !

Après avoir dit à Usagi de l'attendre au premier étage, Aki descendit calmement et accueillit Kagaku. Ce dernier éclata de rire en voyant son oncle, habillé maintenant d'un simple pantalon, l'attendre au coin de la porte. Il appuya sur un des seins d'une des jeunes filles qui l'accompagnaient le sortant du débardeur pour en montrer la grosseur. Celle-ci se mit à glousser, avant de monter la canette de bière à ses lèvres.

« … Toi, j'ai à te parler. »

Aki ne disait jamais le prénom de Kagaku. Car le prénom du père d'Aki : Kukatu était déjà bien trop ressemblant et il n'aimait pas cet enfant. Il lui rappelait trop la tragédie de ses parents. Il voulait l'aimer, mais à chaque fois que la situation s'arrangeait entre eux, Kagaku faisait une connerie. Comme ce gosse ! Qu'allaient-ils en faire ?

« Ca peut pas attendre, le vieux ?

- Non. »

Après un soupir, Kagaku abandonna ses créatures de rêve, et suivit son oncle dans la grande cuisine. Laura qui marmonnait dans son coin se mit à grogner, et elle sortit dans le jardin rejoindre le jeune Domenico qui entretenait de très mauvaise relation avec Kagaku ! Ce dernier, dans la cuisine, s'assit sur une table, fixant l'homme se servir un thé. Aki cherchait les mots, il ne savait absolument pas quoi dire et finalement, après avoir bu une gorgé du breuvage chaud, il dit simplement :

« Tu as mit enceinte une de tes camarades …

- Tu parles d'Usagi ? Je croyais qu'elle allait se suicider !

- Tu .. Tu es au courant ?

- Bien sur ! J'avais parié que j'arriverais à l'engrosser …

- …

- Bah quoi ?

- Ecoutes-moi. Tu vas assumer. Cet enfant, je veux que tu le reconnaisses. Et cette femme, je veux que tu l'épouses. Elle est gentille, douce et affectueuse, peut-être qu'elle arrivera à faire quelque chose de toi !

- Je refuse.

- Tu n'as pas le choix ! »

Aki poussa un cri de douleur. La main du garçon attrapa sa tresse blonde et la tira violemment contre le sol. Des larmes de douleur naquirent au coin des yeux de l'homme, qui se prit un poing dans la figure. Aki émit un petit gémissement la douleur présente lui brouillant la vue. Le second coup que Kagaku comptait donner à son demi-frère fut stoppé par Kiyoshi, son second oncle. Le garçon le fixa, et Kiyoshi sur un ton calme, lui lança :

« Ton père valait cent fois ce que tu es. Tu aurais du crever au lieu de vivre ! »

Ce fut les deux phrases de trop. Kagaku avait toujours vécu dans le lourd silence de la maison blanche. On ne parlait jamais de son père et maintenant il entendait des phrases sur lui. Des phrases dures et cruelles à son égard. Il aurait du crever ?

« JE VOUS HAIS ! »

Ce sentiment-là, il le gardera toute sa vie. A cette seconde précise, il se mit à haïr ses oncles, à haïr cette maison, cette femme, et cet enfant ! Il détestait vivre dans cette demeure. Détestait Laura. Il les détestait ! Il détestait devoir dépendre d'eux financièrement. Et il n'avait plus qu'une envie, se venger. Sauf peut-être d'Aki. Car Aki était le seul à ne jamais rien lui dire de méchant. Sauf cette fois-là, pour l'enfant. L'adolescent s'enfuit cette nuit-là se jurant de faire payer à Kiyoshi ses mots. Et de faire payer à Usagi de l'avoir sali aux yeux de son oncle Aki. Mais il se promit aussi de tout faire pour qu'Aki soit un jour fier de lui : qu'il devienne à ses yeux comme une personne tellement incroyable qu'il ne pourra plus dire une phrase sur lui sans la porter à l'éloge.

L'enfant et la jeune fille furent gardés. Grâce à l'autorisation de ses parents, ils furent mariés dans le mois. Kagaku était un coureur de jupons. Il trompait, et plus il trompait et moins son oncle Aki lui parlait. L'adolescent en fut atteint car il aimait beaucoup son oncle qui lui accordait, avant ce soir de février, toujours quelques minutes.

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Konekosushi restaurant de Sushi
Note de Luciole : je peux pas saquer cette fille
Note de Prune : Je n'arrive absolument pas à prononcer le mot koneko...i
Npte de Mister K : Vos gueules ?


Dernière édition par Lun Marv le Ven 3 Oct 2014 - 3:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 1:59

XXXXX

Chapitre 2

Rupture Définitive

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Quelques mois après le mariage, Kagaku était allongé dans la chambre qu'il occupait chez les Indentshi. C'était les vacances du mois de mai. Il lançait une balle contre le mur bleu de sa chambre, la rattrapant quelques secondes plus tard. Le bruit de l'objet frappant inlassablement les murs finit par attirer Aki. L'oncle poussa doucement la porte sans frapper et s'assit sur le lit. Il regarda son neveu jouer avec le petit objet. Finalement, il tendit la main et l'attrapa au vol. Kagaku tourna un regard résigné vers lui. Il était de nouveau venu pour les vacances, mais il n'avait qu'en envie, retourner à St Raphaël et se noyer dans le plaisir. Luxure et débauche. Là-bas au moins, il ne voyait pas sans cesse sa femme avec son air de gentille fille qui le faisait drôlement chier. Toujours à vouloir lui prouver qu'ils pouvaient fonder une famille avec le sale gosse et elle. Il n'avait que seize ans ! Il voulait profiter des joies de la vie, par s'enterrer dans ce trou !

Aki s'allongea sur le lit près de son neveu. Il ferma les yeux. Kagaku resta à l'observer, se rendant compte de nouveau que son oncle était la plus belle personne qu'il connaissait. Aucun autre homme n'égalait cette beauté qui semblait passer sur chacun des traits de l'homme. Le seul défaut apparent de l'homme était ce bleu près de l'œil qui ne s'était pas encore estompé. C'était comme voir un fantasme en vrai. Sauf qu'Aki était un homme. S'il avait été une femme, Kagaku n'aurait jamais pu résisté qu'il soit ou non de la famille. Aki bien loin des pensées du garçon, se mit parler de sa voix toujours basse osant enfin dire le prénom de son neveu :

« Kagaku ton père était un homme intelligent, brillant, et d'une grande douceur. Ta mère, notre mère avait aussi énormément de bon dans son caractère. Elle a toujours aimé ses enfants. Cependant tu n'as rien à leur devoir. Tu as aussi de grandes qualités. Dans le fond, tu es peut-être même mieux qu'eux. Tu sais … Non, tu ne peux pas savoir. Tu es formidable, alors ne fais pas attention aux propos de Kiyoshi, il était juste en colère. »

L'adolescent eut un rire franc, un peu moqueur. Il aimait bien Aki : il voulait toujours faire plaisir. Cependant cela ne l'aiderait pas. Il savait pertinemment qu'il n'égalait pas Shiro ! Le grand, le merveilleux Shiro ! Brillant scientifique. Le gendre à prendre de temps de son vivant, homme d'affaire, mais aussi homme de cœur. L'éloge de cet homme, il le voyait dans tous les livres d'histoire sur l'économie du Japon, et dans ceux sur la science moderne. Quand un enseignant savait qu'il était son fils, il s'écriait toujours : « tu es le fils d'un génie ! » Oui. Le fils d'un génie. Et lui était minable. Il n'avait sauté que quatre classes. Il n'avait qu'une moyenne de quinze. Il était naze, il était … Kagaku se perdit dans le regard bleu de son oncle qui venait d'ouvrir les yeux. Doucement, il demanda :

« Aki, pourquoi Kiyoshi ne m'aime-t-il pas ?

- Il t'aime, voyons. C'est juste … c'est compliqué.

- C'est toujours compliqué !

- T… Kagaku … Voudrais-tu donner un prénom à ton enfant ?

- D'accord. »

L'enfant né d'Usagi et de Kagaku ne portait toujours aucun prénom. Au Japon on peut attendre jusqu'à l'âge de trois ans avant d'en donner un. Cependant, Aki commençait à s'inquiéter de voir que personne, à part Laura, ne semblait s'en préoccuper. Cet enfant n'était pas rien, il était l'héritier des Indentshi. Celui qui allait porter tout le poids de l'entreprise international sur le dos ! Le premier fils de Kagaku ! Bien sur, Aki, Kiyoshi, et surtout Kagaku contrôlaient la multinationale mais cet enfant devrait s'y mettre.

Aki quitta la chambre lentement après avoir accorder un nouveau sourire à Kagaku lui faisant ainsi comprendre qu'il lui pardonnait pour le soir du nouvel an. La nuit était tombée depuis longtemps quand Aki vit la porte de son bureau s'ouvrir. Kagaku entra dans la pièce sans frapper comme son oncle avait fait en entrant dans sa chambre. Ils eurent tout deux un grand sourire :

« Aki quelle est la fleur que tu préfères ?

- La fleur d'Eden, pourquoi ?

- Alors mon fils se nommera Eden.

- Eden … Oui. Eden … »

Le visage de l'homme s'éclaira. Ce prénom, bien que pas japonais, lui plaisait. Eden Indentshi, le futur héritier des Indentshi ! Eden, le paradis perdu. L'enfant perdu et enfin retrouvé. Peut-être apporterait-il le bonheur dans ce foyer ?

xxx

5 ans plus tard :

L'époque était au travail : le couple était à St Raphaël, les employés toujours surchargés et l'entreprise complètement en hyperactivité. Aki s'ennuyait, et était en permanence frustré et à bout de nerf. Son frère s'était enfermé dans une chambre. Il dessinait à longueur de journée. Eden ne cessait de pleurer, et Laura disait qu'Aki s'occupait trop mal de lui pour en avoir la responsabilité. L'enfant qui n'avait que cinq ans ne cessait pas de courir partout, et d'échapper à la vigilance des adultes. Il parlait peu mais bien, demandait sans cesse des nouvelles de son père et de sa mère, et surtout, lisait des livres bien trop compliqués pour son âge. Laura disait qu'il était tellement précoce qu'il finirait par ramener son premier enfant à la maison à l'âge de dix ans. Cela ne faisait franchement pas rire Aki.

Une nuit, il décida de céder à ses travers pervers. Il s'habilla sombrement, prévint Laura, et sortit du domaine. Il ne vit par deux ombres le suivrent. Il ne vit par un regard étonné et un autre curieux. Aki alla sagement en direction d'une rue, un peu étroite, où des femmes de peu de loi, vendaient leurs corps. Des prostituées aux belles formes et aux grands yeux. Aki leur sourit, tirant l'élastique de ses cheveux, il défit sa natte et. il fit tomber sa cape, dévoilant une tenue provocante et aguichante. Elle lui allait bien certes mais l'homme passait du tendre romantique, un peu timide, et un peu malade, à riche prostituée japonaise. Kagaku et Usagi n'en croyaient pas leurs yeux. Ils savaient déjà que l'oncle était foutu comme un dieu, et que l'âge n'avait jamais eut d'emprise sur lui : il avait toujours l'air d'avoir 25 ans. Mais pourquoi devait-il aborder ce sourire séduisant, ces yeux brillants, un peu fou. Pourquoi est-il en train de ressembler à une pute. Kagaku surtout était choqué : Aki était un homme ! Il était un homme. Pourquoi faisait-il ça ? C'était comme-ci son meilleur fantasme se changeait en le pire des cauchemars en devenant réel.

Loin de toutes ces questions, Aki se baissa en direction d'une voiture qui s'était stoppé devant lui. Il chuchota à l'oreille du conducteur, qui ouvrit sa portière et l'empoigna violement pour le faire entrer. La voiture kaki se stoppa deux mètres plus loin, dans un vieux hôtel minable.

C'était assez pour le couple. Kagaku était venu pour une bonne raison : dire à Aki qu'il voulait changer, ne plus tromper Usagi. Mais à cet instant, cette bonne résolution s'était envolée ! Que foutait son oncle ? POURQUOI ? C'était dégueulasse ! Il ne pouvait pas faire ça, il n'en avait pas le droit ! Il n'avait pas le droit, et surtout pas avec n'importe qui. Avec un autre que lui dans ses rêves le plus dingues !

xxx

Quand il pénétra dans le hall d'entrée, quelques heures plus tard, Aki pensait sincèrement être seul réveillé. Il avait la tête lourde, il avait mal à des endroits dont en temps normal il ignorait l'existence, mais il était heureux : heureux d'avoir vendu son âme, pour rassasier son cœur. Il n'y pouvait rien. C'était devenu une drogue, une punition, et une récompense. C'était simple, et ça évitait de devoir se lier. Vite fait, bien fait. Les billets dans sa poche l'amusait, ils les gardaient dans une boîte à musique, s'amusant à voir combien il pouvait se faire en une année.

« … Aki … »

L'oncle sursauta légèrement, son regard observant son neveu. Il poussa un petit cri, cachant ses lèvres pour se faire taire, avant de repousser Kagaku, mais c'était bien trop tard. Trop tard, et les larmes venaient aux yeux bleues sans trop savoir pourquoi. La lourde cape noire dans les mains de son neveu.

« … Kagaku …

- C'est quoi ce bordel ? EXPLIQUES-TOI !

- C'est … »

« - C'est qu'il s'est fait payé pour se faire enculer. »

Aki sursauta fixant son frère avant de baisser le regard honteux. Il savait que Kiyoshi surveillait souvent ses allers et venues mais cette fois-ci il était certain d'être sortit en toute discrétion. Au lieu de ça, toute la maison était au courant, les larmes tombèrent de ses yeux sans qu'il ne puisse le retenir. Ils étaient tous là : Laura, Kagaku, Usagi, et Kiyoshi, et soudainement son plaisir secret devenait un déshonneur perverse dévoilé. Pourquoi fallait-il qu'ils compliquent toujours tout ?

« Quoi ? MAIS on est Riche ! On n'a pas besoin de ça !

- Tu ne comprends rien, il ne fait pas ça pour l'argent, mais pour le sex …

- … C'est un HOMME ! Aki c'est faux ? Pas vrai, pas vrai c'est faux ! »

Tendrement, Aki sourit, se frottant les yeux. Il hocha négativement de la tête murmurant : « c'est vrai. ». Kagaku découvrit ainsi l'homosexualité de son oncle. Hors Kagaku très hétérosexuel, pas très ouvert, trouva ça plus que révoltant. D'autant plus que son oncle se faisait passer pour une pute pour assouvir ses bas instincts. Ce n'était pas que le fait d'être homosexuel, mais celui d'être à ce point stupide de vendre un corps si parfait. Si beau, si tentateur ! C'était quelques choses d'affreux qu'il ne pouvait pas accepter.
Aki tenta de lui expliquer. De lui faire comprendre, que ce n'était qu'un jeu. Qu'il ne le ferrait plus jamais. Cependant Kiyoshi éclata d'un rire moqueur, contredisant son frère, affirmant qu'il ne ferrait encore, qu'il le faisait depuis toujours. Kagaku ne savait pas quoi penser et sa colère augmentait, violente et dangereuse envers Aki.

« Papa … »

Le petit garçon de 5 ans sortit d'une chambre faîte exprès pour lui se frotta les yeux, et regarda son oncle Aki, qu'il jugea « très beau » avant de voir le sang à sa lèvre. Il se tourna vers son père qui tenait toujours la gorge de son grand oncle. Eden s'approcha, frappant violement son père avec sa main. Ses yeux noirs d'enfant vibrant d'une colère d'adulte. Grognon et mal réveillé, il ne savait pas ce qui se passait mais on ne faisait pas mal à Aki ! C'est mal !

« PAPA ! Fais pas mal à tonton Aki ! T'as pas le droit ! T'as pas le droit ! T'as pas le …

- Ta gueule !

- Kagaku ! »

Les quatre cris arrivèrent trop tard. L'enfant venait de tomber sur le sol, du sang coulant de sa poitrine. Eden se frotta les yeux, et au lieu de se mettre à pleurer, il parla aussi calmement que l'aurait fait Kiyoshi : « Kagaku, tu es un monstre !

- Alors toi tu es le fils d'un monstre, petit con !

- Non. Je n'ai pas de papa.

- Comment ?

- Je vais le tuer et l'enterrer dans le jardin. »

Le lendemain, Kagaku demande de partir en Amérique. « Pour quelques temps. » Comme il ne revenait pas, sa femme demanda de le rejoindre. Ils abandonnèrent tous les deux leurs études, et revinrent quelques fois pour demander de l'argent. Beaucoup d'argents, mais ils pouvaient se le permettre. Au bout d'un moment, ils voulurent prendre l'enfant, mais Aki refusa. Il ne voulait pas qu'Eden parte. Jamais. Laura approuva : si l'enfant partait là-bas, il deviendrait une monnaie d'échange pour avoir encore plus d'argent.


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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 2:00

XXXXX

Chapitre 3

Enfance I

XXXXX

Dans la maison Indentshi le petit Eden était toujours tout seul. Pour occuper son temps, il allait au cinéma qui ne se trouvait pas trop loin. Il y allait tout seul, en s'échappant de la maison. Il avait aussi apprit à nager, et aimait bien lire et étudier. Il était devenu brillant. Il adorait les mathématiques, les sciences et les chiffres. Il avait aussi le goût de la musique, surtout du piano. Il savait jouer du Mozart et du Beethoven. Eden était un enfant talentueux dans tous les domaines mais extrêmement capricieux. Pour la troisième fois, il venait de remporter le prix scientifique des enfants.

Dans les journaux on parlait souvent de lui, et Laura devait se battre pour qu'on laisse le gamin tranquille. Il fallait dire qu'Eden avait su expliquer sans mal l'importance de la recherche génétique sur l'ADN pour les déficiences immunitaires héréditaires. Et savoir trouver cela à l'âge de sept ans, ce n'était pas rien. De plus, il avait explosé les records de QI, et il avait fallut faire un nouveau test juste pour lui.

Il allait tous les matins dans une école pour surdoué. Il n'était heureux qu'avec des équations à résoudre. Cependant Eden était loin d'être l'ange qu'avait été son père au même age. Il aimait tricher, voler, et mentir. C'était un vrai angelot, quand il le voulait mais le reste du temps il demeurait un vrai démon ! Impossible à calmer. Il s'était disputé et battu avec tous les gamins du village et il était parfois si teigneux que pour le raisonner Laura devait employer des ruses d'indien. L'enfant savait tellement ce qu'il voulait qu'il arrivait à faire plier des adultes à toutes ses volontés.

Justement ce matin-là, le petit enfant était de très mauvaise humeur. Il en avait marre de ne pas comprendre l'inéquation de la stéroïdienne A. Il tapa du pied et quitta sa chambre. Evidemment, Laura faisait encore le guet pour ne pas qu'il se sauve. L'enfant eut un sourire malicieux, glissant ses doigts dans ses longs cheveux noirs. Il prit un vase, et le balança par une fenêtre. Voyant Laura accourir au travers du carreau, il se précipita en direction du jardin.

Laura poussa un cri en voyant le vase. « EDEN ! » La femme se précipita vers l'intérieur de la maison, ne voyant pas l'enfant dans le jardin qui était monté en haut d'un arbre. Eden redescendit, et se précipita vers le mur. Habillement il mit ses doigts dans les petits fissures montant ainsi, jusqu'à sauter dans un gros chêne et redescendre.

Une fois dans la rue, le petit garçon se dirigea vers la boulangerie. Il poussa la porte et réclama immédiatement :

« Je veux du réglisse !

- Et on dit quoi avec, mon petit ?

- Avec des berlingots !»

xxx

« Petit … »

Eden, âgé de neuf ans, regarda avec surprise l'homme qui sortait de chez lui. Il cligna des yeux avant de voir l'homme s'accroupir pour être à la même taille. Kagaku ! Que venait-il donc faire ici ? Demander de l'argent à ses oncles ? ENCORE ! Le garçon haussa des épaules continuant de marcher ignorant royalement l'homme qui s'était redressé et qui le suivant cherchant à établir un contact avec son fils.

« Hé, tu sais qui je suis ?

- NON !

- Je suis ton père !

- Je n'ai pas de père.

- Que dis-tu ?

- Il est mort !

- C'est tes oncles qui t'ont dit ça ?

- NON ! C'est moi qui l'ai enterré dans le jardin après l'avoir tué.

- Eden ! Tu …

- NE M'APPELLES PAS COMME CA ! Pars ! »

XXX

Le jour de son dixième anniversaire, Eden reçu une mallette de chimie pour adulte. Quelques jours plus tard, il eut l'occasion de bien s'en servir. Ce jour-là « le monsieur » qui venait régulièrement voir Aki arriva à la maison. Après une blague stupide et vaseuse envers Laura qu'elle ignora royalement, il se dirigea vers la chambre d'Aki. Sans fermer la porte, il tira sur la chemise de l'homme, commençant à l'embrasser.
Eden qui passait près de la chambre, agrandit son regard puis il sourit, et referma la porte. Il écouta tranquillement les cris d'Aki, et ceux de l'homme. Puis, il se rendit dans sa chambre. La chambre d'Eden était rouge et noir. Laura avait bien tenté de convaincre le jeune homme que ce n'était pas des couleurs pour une chambre d'enfant, mais Eden était intransigeant : il voulait une chambre noire aux couleurs rouges. Un peu d'or, et un peu d'argent. Rien de plus rien de moins.

C'était une chambre coquette cependant et tellement bien rangé qu'on aurait pu pensé qu'elle n'était pas habitué. L'enfant était un phobique des microbes. Il avait toujours peur qu'une maladie puisse traîner dans un coin. Eden s'assit sur son lit, ouvrant sa mallette. Dans la chambre pas loin, Aki émit un gémissement plus profond. Le gamin descendit du lit, allant dans la cuisine pour réclamer « s'il te plait », un jus d'orange à Laura. La femme lui donna gentiment et Eden remonta.

Quelques minutes plus tard, après une tape sur les fesses de Laura, le « monsieur » ouvrit la porte pour partir. Il fit le tour du mur, comme il le faisait d'habitude. Eden se mit au-dessus de son balcon, et au moment propice, laissa tomber sa mixture.
Un grand hurlement se fit entendre. Le petit garçon regarda sans réaction l'homme se précipiter vers la piscine. Quelques minutes plus tard, ses deux oncles sortaient dans le jardin d'un pas affolé. Des cris se firent entendre. Kiyoshi riant sans pouvoir se retenir, Laura tentant de garder son calme, mais un sourire défigurant son visage, et Aki tentant d'aider l'homme qui venait de perdre ses cheveux, ses sourcils, et qui aurait certainement perdu encore plus s'il n'avais pas plongé dans la piscine.

Eden sourit soulagé : celui-là ne reviendrait pas ennuyer Laura et faire crier Aki dans sa chambre.

xxx

« Je m'appelle Kacen Raphaël Adjamaila. »

Eden bailla lentement. Il regarda l'arabe qui venait d'intégrer pour deux semaines sa classe de surdoué. Il s'ennuyait énormément et il aurait tout donné pour aller voir Jack l'éventreur qui passait actuellement au cinéma. Les gens qui avaient peur étaient tellement amusants que le gamin avait déjà vu trente-sept fois le film. L'arabe nommé Kacen avait quatorze ans, Eden en avait douze. Seulement quand le garçon prétentieux osa dire une phrase le plaçant meilleur, Eden qui était tout aussi prétentieux, se leva d'un bond !

« Je suis ravi d'être accueillit parmi vous, même si je serais toujours le meilleur. Il ne faudra pas m'en vouloir…

- Ha oui ?

- Oui !

- quatre-vingt-dix-neuf divisé par neuf fois trente-six. Résultat mit au carré. Divisé par le nombre d'os du corps humain à l'âge adulte !

- Facile : sept cents soixante et un et des poussières !

- sept cents soixante et un, virgule deux quatre deux sept un huit quatre quatre six six zéro un neuf quatre un sept quatre sept cinq sept deux huit un cinq cinq trois trois neuf hu…

- Stop ! Les coordonnées de la ville de Xi'an ?

- Xi'an a pour coordonnées 34° 15' N, 108° 57' E. Elle est élevée à 412 mètres au-dessus du niveau de la mer. La ville elle-même couvre 860 km² et …

- FAUX ! Elle couvre 861 km², alors ?

- Alors je suis meilleur que toi !

- Ha oui ?

- Oui ! »

« - Vous deux, ça suffit ! Kacen vas t'asseoir près d'Eden. »

Eden regarda avec un œil noir cet arabe à la peau bronzée mais aux cheveux blanc venir s'asseoir près de lui. Cette place était toujours libre, les camarades d'Eden ne le supportant plus. Finalement, au bout de trois jours, ils devinrent les meilleurs amis du monde. Ils passaient leurs temps à discuter et rien n'aurait pu les séparer.

Le 14 février arriva, et les deux garçons virent des jeunes filles leur apporter des cadeaux. Kacen finit par s'en lasser, et il monta sur le toit de l'école pour éviter les attroupements d'hystéries. Eden le retrouva quelques secondes plus tard, les bras charger de présents offerts par des minettes découvrant la libido, il s'assit près de l'arabe.

« Kacen, c'est pour toi ! »

L'aîné fixa le plus jeune un instant surprit de le voir tendre un cadeau contenant certainement un gâteau en vu de sa forme. Puis il demanda amusé.

« Eden quelle fille t'a passé ça ?

- Personne ! C'est moi qui l'ai fait pour toi. C'est un gâteau au chocolat …

- Quoi ?

- Bah … Le 14 février, faut offrir des cadeaux à ceux qu'on aime. J'en ai offert un à Laura, un à Aki, un à Kiyoshi, même un à Chiot, c'est le chien du vieux monsieur qui demande de l'argent devant le cinéma, et à toi !

- Eden. C'est surtout la fête des amoureux : les filles offrent du chocolats aux garçons …

- Ha. Alors comme je t'offre du chocolat, on est amoureux ?

- Bien sur que non. »

Le regard noir du japonais devint incrédule. C'était quoi exactement être amoureux ? Il ne comprenait plus rien ! L'amour ce n'est pas quelque chose de facile à apprendre dans les livres il l'explique très mal ce que c'est !

« - Ok. Ecoutes Eden, quand on est amoureux, on se tient la main, on s'embrasse sur la bouche, et on dit qu'on s'aime ! D'accord ? »

Le garçon hocha lentement de la tête, et d'un coup, il avait attrapé Kacen par les cheveux. Il lui donna un bisou sur la bouche et il dit avec un grand sourire : « je t'aime. ». Kacen n'osa rien dire le fixant avec des yeux en forme de billes. Eden très amusé de le voir ainsi secoua sa tête, se mettant à sautiller enthousiasme à l'idée d'avoir un amoureux comme dans les livres des contes des cours de littérature. C'était dans des instants comme ça que Kacen se souvenait qu'Eden n'était qu'un enfant.

« Maintenant, on est amoureux !

- MAIS EDEN ! T'es bête … C'est pas ça !

- Je ne suis pas bête ! Je suis UN génie ! T'es mon amoureux ! JE LE VEUX !

- D'accord ! D'accord ! » Soupira l'arabe, se glissant la main dans les cheveux. « Je suis ton amoureux, Eden.

- Chouette ! On va se marier, et on aura plein de bébés ! Je vais le dire à Laura, je vais le dire à Laura … »

Kacen leva les yeux au ciel, se pencha pour embrasser le petit Eden afin de le faire taire. Comment pouvait-on être un génie dans tous les domaines, et se comporter comme un enfant de trois ans au niveau des sentiments ? Mais quel imbécile ! Pourquoi acceptait-il de jouer à ce rôle. Soupirant il prit la main d'Eden et descendit pour retourner en classe. Ils croisèrent un groupe de filles qui offrit une carte à Kacen.

Kacen la rendit gentiment …

« Pas possible, Eden est mon amoureux ! »

xxx

« Eden … »

Laura posa sa main sur la porte de la chambre fermée à clé, écoutant les sanglots de l'enfant étouffé par un oreiller bien placé. Elle finit par aller frapper à la chambre de son oncle Aki, qui l'ouvrit légèrement. Il ne s'était pas occupé d'Eden depuis le départ de ses parents. Et il ne comptait pas le faire. Pourtant il fallut bien se résoudre à écouter la vielle femme, qui avait tout donné pour eux, parler d'Eden.

« Il pleure … »

Ce fut ce début de phrase qui l'inquiéta. Eden ne pleurait pas. C'était un enfant qui ne pleurait jamais. Etrangement, et cela pouvait effrayer ou faire peur. Mais ça faisait bien plus mal de le savoir en train de pleurer. Après s'être informé de la situation, Aki soupira …

« Ca lui passera … »

Pendant la nuit, Laura monta calmement à la chambre de l'enfant toujours fermé à clé. Eden vint l'ouvrir en l'entendant frapper, les yeux gonfler de larmes. La chambre pour la première fois de la vie du gamin était dans un chantier monstre tout semblait avoir été balancé sur le sol. Laura s'assit sagement près du lit de l'enfant …

« Eden …

- Il est partit.

- Allons, mon garçon, ton ami reviendra un jour, ce n'est rien. »

Comment lui expliquer ? Eden n'y arrivait pas. Ce n'était pas son ami qui était partit ! Mais son amoureux. Kacen était son futur mari et il était retourné dans son pays, il l'avait abandonné. L'enfant redoubla de larmes. Jamais il ne lui pardonnerait ! Kacen lui faisait des bisous sur la joue, sur le bout du nez, et sur les lèvres. Kacen l'amusait, et lui donnait des fruits à manger. Ils s'amusaient bien tous les deux. Ils s'étaient même mariés, et ils allaient tous les deux voir dans les roses et les choux : voir si leurs enfants allaient bientôt naître. Et maintenant plus de Kacen … Kacen l'avait trahit ! C'était donc si horrible que ça d'être amoureux ? Jamais Eden ne pardonnerait à ceux qui partaient, tels son père et sa mère !
L'enfant sécha ses larmes, son regard devenant sombre.

« Eden …

- Plus jamais je n'aurais d'amoureux !

- Mais voyons, Eden, on ne dit jamais : jamais !

- NON ! JAMAIS ! JAMAIS ! JE NE SERAIS PLUS JAMAIS AMOUREUX ! C'EST TROP NUL ! Je déteste l'amour ! C'est le pire de tout ! »

xxx


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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 2:00

XXXXX

Chapitre 4

Enfance II

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Eden venait d'avoir 13 ans. Il avait quitté l'école de bonne heure à cause de la canicule. Il mourrait de chaud, et désirait prendre un bain. Malheureusement, la salle de bain qu'il utilisait habituellement était en travaux. Le jeune garçon finit se déshabiller, se mettant nu, sur le sol de sa chambre. Il mourrait de chaud. Ses habits gluants sur sa peau le dégouttaient, il voulait prendre une douche froide : même l'eau de la piscine était trop chaude pour lui.
Alors l'enfant eut une idée : son oncle Aki avait une salle de bain pour lui tout seul. Hors Aki travaillait toujours beaucoup le matin, donc il devait être dans son bureau. Il pouvait en profiter pour aller dans la salle de bain.

Le garçon se précipita, ne prenant pas le temps de s'habiller. Il ouvrit grand la porte, et faillit se heurter à son oncle Aki qui le fixa avec effarement. Il fallait dire qu'ils ne se croissaient jamais. De temps en temps, son oncle lui donnait des cadeaux, de l'argent, et même parfois des punitions. Cependant ce n'était pas très courant et Eden, même s'il adorait ses deux oncles, préférait largement vivre sa vie d'enfant solitaire. Il ne s'était toujours pas remit de la trahison de Kacen, et il ne parlait pas tellement à ses autres camarades. Pourtant il avait beaucoup d'amis, mais si les autres l'aimaient bien, Eden n'aimait personne : car tout le monde finit par partir. Ses parents, Kacen, étaient les meilleurs exemples de cet état de fait.

L'enfant brun aux yeux noir ne fut pas effrayé par ce homme grand et blond aux quelques rides aux coins des yeux, mais il fut étonné : Oncle Aki le regardait étrangement. Le jeune homme sentant la gronderie, se mit au devoir d'expliquer la situation.

« Ma salle de bain est cassée. Je croyais que tu travaillais dans ton bureau. Je voulais t'emprunter ta salle de bain … Pardon, oncle Aki. »

L'homme se baissa doucement, posant sa main sur l'épaule de l'enfant qui agrandit son sourire, laissant apparaître un visage avec une dent manquante : sa dernière.

« Eden, à partir d'aujourd'hui, tu pourras venir prendre un bain ici dès que tu le souhaiteras. »

Et en effet, à partir de ce jour-là, Eden ne retourna presque jamais dans sa propre salle de bain, préférant celle de son oncle. Aki avait un drôle de sentiment. L'enfant si jeune ressemblait à Shiro, son propre oncle, le grand-père d'Eden, et le père de Kagaku. Il avait le même regard noir, les mêmes cheveux longs, doux, mais épais et si sombres. La même assurance, le même sourire, faible et invisible, moqueur et implacable. Le même silence entre chacun des mots qu'ils disaient. Mais là, c'était un enfant.
Eden était un enfant ! Avec de longs cheveux noirs et des affaires pas à sa taille. Laura l'habillant avec d'anciens vêtements de son propre grand-père car Eden salissait trop vite et abîmait trop rapidement. Les vêtements d'Aki aux mêmes ages étant trop étroit, et Eden refusant d'aller faire du shoping. Hors Aki avait toujours été profondément amoureux de son oncle Shiro, maintenant décédé … Alors voir Eden. Le voir ainsi, ressemblant tant à cet homme.

Le garçon ne se posait pas de questions. Il était solitaire mais ne connaissait pas son grand-père. Il ne savait donc pas qu'il lui ressemblait autant. S'il l'avait su, qu'aurait-il fait ? Plus tard, il le serra. Lui, il était profondément heureux. Tous les matins, il se levait pour prendre une douche avec son oncle.
D'abord il s'asseyait sur le lit, et Aki lui retirait son pantalon de pyjama et sa chemise : comme on le fait au petit bébé. Puis Eden rentrait dans le bain, et son oncle passait les doigts dans ses cheveux.

« Aki … Je voudrais me couper les cheveux.

- Ne le fais pas Eden, ils sont très beaux …

- Mais j'ai trop chaud avec moi !

- Je vais te faire un chignon, si tu veux ?

- HA NON ! C'est pour les filles, ça. »

L'homme sourit, s'empêchant de serer l'enfant contre lui. Aki se mordit la lèvre en voyant l'enfant se lever. Mon dieu : il avait envie de l'embrasser, de le toucher, de le serrer contre lui. Pourtant, il avait pensé que sa maladie mentale s'était soignée, qu'il n'était plus fou… Et ça revenait.

« Voilà, Eden, vas te sécher maintenant …

- Tu viens m'aider ?

- Oui j'arrive. »

L'adolescent quitta la pièce, et l'oncle se saisit de son rasoir pour se le planter dans la peau, fermant douloureusement les yeux, se répétant mentalement qu'il n'était qu'un monstre et qu'il n'avait pas intérêt de toucher à cet enfant. Depuis de longues années déjà il se traitait pour de nombreux problèmes mentaux, c'était la raison pour laquelle lui et son frère restaient enfermés dans cette demeure blanche. Ils craignaient de faire du mal.

Depuis l'histoire avec Kacen, Eden n'était pas retourné à l'école. Il suivait des cours à distance. Le matin, il restait avec Aki, au milieu du grand lit. L'homme lui lisait des histoires, et le faisait étudier, même si le plus souvent, c'était Eden qui lui apprenait des événements. Eden avait une telle soif de savoir et une telle énergie positive que son oncle s'en amuser totalement.

L'après-midi, l'adolescent était seul.

Une après-midi justement, Eden décida d'aller voir la chambre de son oncle Kiyoshi. Il frappa doucement, et Kiyoshi lui ouvrit regardant ce petit bout d'homme qui portait les affaires d'Aki, le regarder avec un sourire digne de Shiro.

« Tu fais quoi …

- Je dessine.

- Je peux regarder.

- Si tu veux … »

Cela finit par devenir une habitude. Au bout d'un an, Eden prit cette routine. Il passait le matin avec Aki, prenait la douche, et étudiait dans le lit. Puis il mangeait avec Laura, lui racontant sa matinée. Ensuite, il montait voir Kiyoshi qui lui apprenait à dessiner, et plus tardivement il allait de nouveau manger avec Laura.
Il portait désormais que des affaires de ses oncles et de son grand-père et si quelqu'un se fâchait, Eden se contentait de froncer les sourcils.

Eden adorait ses tontons.

Un soir, il allait bientôt avoir quinze ans et entrer à l'université de St Raphaël après avoir sauté six classes, il entendit Laura parler avec ses oncles.

« Vous ne pouvez plus continuer monsieur, il est trop grand …

- Mais Laura …

- Vous vous souvenez de l'histoire de vos parents.

- Oui.

- Alors, vous ne pouvez pas continuez.

- Oui, je sais …. »

La veille de partir à l'université, Aki fit venir l'adolescent dans sa chambre :

« Eden … Je suis désolé, mais maintenant c'est terminé. Tu es trop grand pour prendre la douche avec moi. »

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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 2:11

XXXXX

Partie 2

Quand tu auras dix-huit ans,

Tu ferras ce que tu voudras.

Introduction

St Raphaël

XXXXX

L'université de St Raphaël était une grande université prestigieuse. Si grande qu'elle constituait à elle seule une ville avec sa forêt, son parc et son lac. Elle avait un centre commercial, des noms de rues, de secteurs et de bâtiments. C'était tellement grand que tous les nouveaux étaient toujours perdus. C'était pour cette raison que les premières années étaient accueillit par des Sempai. Il était six disciples pour un Sempai. Les groupes étaient constitués en fonction d'affinités et de niveaux scolaires. Comme l'école, les groupes étaient mixtes. Aucune différence n'étant faîtes entre les hommes et les femmes.

Le 3 Mars, début de l'année scolaire, chaque Sempai était venu chercher ses élèves. Chaque sauf un. Et c'est ainsi que six jeunes gens se retrouvèrent tout seul. On leur demanda d'attendre dans une des nombreuses cours précisant qu'aucun d'entre eux n'avait le droit de partir de ce lieu. C'était justement la session des surdoués. Normalement, l'école ne prenait les jeunes qu'à partir de 21 ans, mais ces six là étaient en avance sur leurs âges, et en vu de leurs brillants résultats, l'école n'avait pu les refouler, bien qu'elle l'aurait souhaité.

Parmi eux se trouvait : Jean-Louis Christopher Maël Roobest des Nymphéas âgé de seize ans, dont le nom entier était bien trop long. Dès la première seconde, il avait imposé qu'on l'appelle simplement Maël. Il expliqua par un raisonnement logique, que celui qui s'amuserait à dire tout son nom, risquait de le tuer le jour où un danger arriverait. C'était un jeune homme très blond, aux cheveux longs, presque efféminé, qui ne cessaient de se mordre les doigts et de murmurer des mots en Français tel que « merde », « carabistouille » ou « zut ». Il avait des yeux bleus foncés, et sursautait au moindre faux mouvement de ses camarades.

Le second camarade, ou plutôt la seconde, était une jeune femme. Aiko Sakura, une brunette typée japonaise de 19 ans qui ne cessait de parler avec une grande rousse au accent Irlandais du même age qui disait se nommer : Anna Lemonde. La première avait la peau typique d'une japonaise et la posture également. C'était une jeune fille provenant d'une famille très riche qui avait fait d'elle une surdouée en l'obligeant à travailler chaque jour de l'année depuis l'âge de deux ans. Aiko en pleurait le soir tant ses parents était sévère. Anna, elle, n'avait rien d'une surdouée en apparence. Ses parents avaient étés choqués de la savoir admises dans ce lieu si loin de la maison. Anna était le type même de l'adolescente rebelle : piercing, habit noirs, cheveux colorés. Elle parlait avec des « Ouaich, mais t'es qui toi ? »

Le quatrième personnage était un homme riant âgé d'à peine treize ans. Il avait lui aussi des cheveux blonds – presque roux. Il disait être né en Afrique mais il ressemblait plus à un Anglais. Il se nommait Léonard Uster Nathaniel Marv, un nom également à rallonge. Depuis son arrivé à l'université, il notait des mots sur son carnet. Lui n'avait pas demandé à ce qu'on l'appelle autrement. Il avait juste murmuré son nom et avait plongé dans son carnet. Lorsqu'on lui avait à nouveau adressé la parole, il s'était contenté d'un sourire et fixer les nuages. 

Un carnet qui lui fut volé par le cinquième personnage. Un brun aux yeux et aux cheveux noirs qui se nommait Eden Indentshi, âgé de quinze ans ans. Eden eu un grand éclat de rire en voyant la tête de son camarade. Et il réclama une cigarette en échange. Léonard bredouilla qu'il ne fumait pas, se levant pour récupérer son carnet.

Léonard avec un grand sourire réclama son calepin, mais Eden était déjà assit sur un muret en train de le lire. « Je suis arrivé à l'université à 7h00 précise, à 7h05 le bus s'est stoppé et … bien mon petit Lun, t'es pas un toqué de la tête, toi ?
- Léonard.
- Lun te va mieux, blondinette !
- Rendez-mon carnet.
- On dit s'il te plait.
- S'il vous plait.
- Non.
- S'il vous plait !
- Demande à genoux pour voir ? » S'amuse Eden en jouant avec le carnet. Une main le lui arracha des doigts. Maël fronça les sourcils.

« Laisses-le donc tranquille !

- Hm. Tu t'appelles comment ?

- Je l'ai dit : on m'appelle Maël, et toi ?

- Appelles-moi Eden.

- C'est pas très japonais ça !

- Je t'en cause, moi de ton nom ? Va plutôt consoler le petit rouquin. »

Le grand blond s'assit sur le muret, lançant le carnet à Léonard avant de sortir un paquet de cigarette. Léonard le remercia, le rangeant vite. Plus petit que les autres il sursauta en voyant Eden se rapprocher de lui et s'éloigna, craintivement.  Eden ricana et se rapprocha de Maël. Il tendit la main pour prendre une clope, la montant à ses lèvres, refermant à moitié les yeux pendant que l'autre l'allumait. Une des jeunes femmes, Anna s'approcha et réclama une clope qu'on lui donna. Léonard soupira, tournant le regard en direction du dernier protagoniste : un jeune homme à l'air très dur, qui se nommait Richard Love. Il avait 19 ans, et ne souhaitait qu'une chose : en finir avec cette partie de baby-sitting. Lui c'était le plus froid, et plus dur. Il était le fils d'une célèbre famille anglaise et s'il était venu ici, c'était par ordres de ses parents. De son père, surtout.
Léonard sorti son carnet et se mit à écrire ce qu'il voyait.

Ce n'est que bien des heures plus tard, que le groupe vit un jeune garçon se présenter devant eux. Jeune, petit et mignon. Au premier coup d'œil chacun avait pensé qu'il s'agissait d'une fille : le garçon avait de longs cheveux blonds qui lui tombait sur le bas du dos. Il avait une longue chemise blanche, trop longue pour lui, et il semblait faire vingt centimètres de moins que le plus petit d'entre eux. Même Aiko était plus grande que lui, et Léonard avait carrément trois têtes de plus.

« Bonjour, je m'appelle Hajisarashi Hajishirazu »

Les six adolescents pensèrent la même chose : comment une si petite chose pouvait-elle porter un si long nom ? Choisissant de ne pas s'attarder sur la question, ils continuèrent de l'écouter. Au fait, la plupart ne prêtaient pas attention à ses paroles. Eden s'était allongé sur le muret fumant lentement. Son camarade Maël avait la tête penchée vers son visage, s'allumant une nouvelle clope en la mettant en contact avec celle d'Eden. Quand à Anna, elle était carrément en train de bailler.

« Je suis en troisième année …

- QUOI ?

- Mais tu as quel âge ?

- J'ai 18 ans. »

Pour la première fois depuis qu'il était arrivé, Eden agrandit son regard et releva le visage manquant de brûler Maël. Ce gamin ne faisait absolument pas dix-huit ans ! Eden lui en donnait sincèrement douze, mais il pouvait bien monter jusqu'à quatorze. Quoiqu'il en soit, le garçon finit de se présenter. Il remarqua alors seulement les cigarettes, et fronça des sourcils. C'était mal ! Il s'approcha des trois étudiants fumant, trébucha, et tomba à même le sol, avec un petit cri de douleur.

Maël se précipita pour l'aider accompagné par Aiko sous les rires d'Eden, d'Anna et de Richard. Léonard resta impassible continuant de noter les événements qui se passant. Haji se releva et prit la clope des lèvres des trois étudiants.

« Ne fumez pas devant moi ! Bon, vous avez quartier libre. Rendez-vous demain à la cafétéria. Et ne soyez pas en retard. »

Une fois qu'il fut partit, Anna partit d'un grand éclat de rire.

« Il est gonflé, lui, il a eut quatre heures de retard ! »

LE LENDEMAIN :

« Daniel … Arrêtes … »

Hajisarashi était un étrange jeune homme. Il avait été élevé dans divers endroits dont une maison close, un orphelinat et une église, et il avait fait la promesse de venir soigner tous les enfants de la rue. Son père, un homme riche, avait cédé à sa demande, et ils avaient triché. Le garçon était rentré à l'université à l'âge de onze ans avec une carte d'identité marquant quinze. Maintenant, il n'en avait que quatorze en et dix-huit sur le papier.

Depuis son arrivé ici, il partageait une chambre avec différent camarde donc Daniel David. Celui-ci dès la première semaine d'université avait fait d'Haji son objet sexuel.

Daniel posa ses doigts sur le sexe de son ami l'écoutant gémir de douleur en même temps qu'il serrait le chétif membre d'adolescent.

« Haji, j'ai envie de toi … »

Le rougissement qui suivit cette phrase n'aurait laissé personne indifférent. Le garçon hocha négativement de la tête. Il ne voulait pas. Mais Daniel David était le pire des tyrans, surtout envers ce jeune garçon. Un soir, Daniel avait proposé à son camarade mignon de partager un verre d'alcool. Haji ne tenait pas la bouteille, il avait rapidement révélé son secret. Depuis, David lui faisait un horrible chantage : son corps contre son silence. Haji le savait si l'école apprenait qu'il avait mentit sur son âge, lui et son père risquait des gros problèmes pour usurpation d'identité. Ce fut un bruit de gorge qui les stoppa.

« … Hm, hm … »

Eden regarda son Sempai, et cet homme, clignant des eux. Il était rentré dans les toilettes pour aller piser : depuis trente minutes lui et ses camarades attendaient leur Sempai dans la cafétéria. Il ne s'attendait pas à voir deux garçons en train de faire des choses aussi tordus dans les toilettes de la cafét. Daniel relâcha sa prise, abandonnant Haji là, qui soupira de soulagement.

Le futur scientifique termina sa tâche, remontant sa fermeture éclair, il alla se nettoyer les mains et les sécher. Il en profita pour questionner son Sempai :

« Qui es-ce ?

- Daniel David, le meilleur chimiste de l'école …

Ha ! Effectivement j'avais déjà entendu son nom. C'est ton petit ami ?

- Non. Monsieur Indentshi, je ne pense pas que suis pas gay.

- Gay ?

- Tu sais bien : aimer les garçons et faire des trucs avec !

- Ha ça … Tu sais, Sempai, je m'en fout. Mec, fille. C'est la même chose pour moi.

- Comment ça ?

- On les baise, et on les quitte. »

Eden éclata d'un joyeux rire, jetant le morceau de papier dans la corbeille, quittant joyeusement la pièce sans voir le regard de son sempai qui le fixait presque bouleversé d'entendre de tels mots sortir de la bouche du garçon. Eden n'avait jamais eut de sexualité définit, il n'était pas bisexuel, il était simplement hors norme. Depuis l'enfance déjà, il ne différencié les hommes et les femmes que par la génétique et leurs statues au sein des différentes sociétés. Il n'était jamais tombé amoureux – enfin pas depuis l'âge de la primaire – et sa première relation sexuelle s'était passée le précédent été avec Sakura


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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 2:11

XXXXX

Partie 2

Quand tu auras dix-huit ans,

Tu ferras ce que tu voudras.

Chapitre 1

St Raphaël

XXXXX

3 MOIS PLUS TARD :

Aiko regarda la lampe au-dessus de sa tête. Le cœur battant, la respiration forte, elle sentait la transpiration sur elle, mais elle était épanouie. Ce gamin baisait divinement bien. Il était presque un dieu du sexe. Encore quelques progrès, et il arriverait en tête des scores des premières et secondes années : il devait juste apprendre à être moins con. Peut-être même plus que ça. Eden éclata d'un joyeux rire en l'entendant parler ainsi de lui, il l'embrassa sur la joue et il renfila son pantalon. 
La jeune fille l'enserra, et il la fixa. 

« Tu devrais arrêter d'appeler le petit Léonard, Lun et de l'embêter. 

- Il aime ça.

- Tu penses sincèrement qu'il aime être ton souffre-douleur.

- J'aime qu'il le soit. Avoue qu'il est flippant à suivre sa Cassandra partout et à tout noter sur son petit carnet.

- Il est atteint d'au.ti.sme demeuré.

- Taré, bien ce que je disais. Les types comme lui n’attirent que les ennuis et les ennemis. »


Eden profita de la nuit pour aller se dégourdir les jambes et se rafraîchir.

Ce fut un cri qui l'alerta. Rapidement, le jeune homme se précipita dans les directions des gémissements, et il resta là, le visage un peu choqué, de nouveau. Avant qu'un étrange sourire n'éclaire son visage d'étudiant.

Daniel David était né d'un père riche et d'une mère riche. Protégé et adoré, il avait toujours eut tout ce qu'il avait envie et on l'avait toujours aimé. Il n'avait manqué ni d'amour, ni de protection, ni d'argent. Alors quand ce gamin qui partageait sa chambre d'étudiant l'avait ignoré, il s'était déclaré prêt à tout pour lui apprendre qu'on n'ignore par Daniel David ! Et maintenant, il devait reconnaître qu'il était accro à cet ange. En effet Haji était surnommé l'ange, pour différente raison. La première était une raison physique : on ne lui donnait aucun sexe. On ne savait jamais s'il était une fille ou un garçon. La seconde était mentale : la pire des crasses aurait pu lui être faîtes, le garçon ne perdait jamais son sourire et son envie d'aider tout le monde.

Haji ferma douloureusement les yeux en sentant le membre de Daniel venir frapper de nouveau à l'intérieur de lui. Il se mordit la lèvre, gémit, et détourna les yeux. Ne pas faire de bruit, ne pas faire de bruit. Un troisième coup arriva, et le jeune homme entrouvrit les lèvres gémissant langoureusement, avant de laisser de nombreux râles de plaisir désespéré sortir du fond de sa gorge.

« Dan… iel …

- Dis-le … »

Hurlant plus fortement, le jeune homme garçon fut retourné sur le dos, ses jambes relevés au-dessus du corps de Daniel qui s'enfonça plus brutalement dans ce corps qui lui était offert. Haji sursauta, relevant les doigts pour se saisir du cou de l'homme, des larmes sortant de ses yeux bleues, mais ses cris d'encouragements et de supplications devenant de plus en plus intenses. Il avait autant envie que tout ce stoppe qu'il désirait continuer et cet état de fait le rendait démentiel.

Eden resta là, à observer. Passant de curieux à voyeur. Il avait déjà bander : c'était vrai. Devant la télévision, au réveil, avant de baiser une nana. Mais là, c'était différent, il était sur le point d'exploser : comment un garçon pouvait-il autant hurler. Autant gémir. Autant en demander ? C'était indécent. Terriblement excitant. Il n'osa pas s'approcher et resta donc là à voir les coups de bassin, et à sentir l'envie pour goûter à ce plaisir-là. Il aurait bien aimé repartir, mais il ne s'en sentait absolument pas le courage. Il voulait voir jusqu'où ses deux là en pleine rue étaient capable d'aller.

« Arrêtes de pleurer ! »

Le blondinet aux longs cheveux hocha négativement de la tête, des larmes redoublant de ses yeux bleues. Eden soupira doucement, regardant le vieil arbre. Le Sempai venait toujours se réfugier ici. L'étudiant en première année s'approcha de son supérieur, s'asseyant près de lui. Il sortit une cigarette et se mit lentement à fumer. Quelques minutes plus tôt, Daniel et Haji l'avaient vu et au lieu de cesser Daniel avait été d'autant plus violent. Dès qu'il avait relâché Haji, celui-ci s'était enfuit mais Eden savait pertinemment où le trouver.

« T'as mal ?

- … Oui.

- Alors pourquoi tu le laisses continuer ? »

Le regard de l'homme blond se fit plus terrifié et plus perdu. Il glissa ses doigts sous ses yeux bleus, retirant quelques larmes. Lentement il rapprocha ses jambes de son corps, tentant de comprendre lui-même pourquoi il acceptait d'être prit partout ainsi aussi violemment. A l'âge de onze ans, quand pour la première fois Daniel l'avait pénétré, il ne savait pas que c'était du sex. Il n'était pas sot à ce point, mais … Il pensait que tout le monde faisait ça. Que c'était une chose de grand et qu'ainsi personne ne douterait de son âge. Puis, il avait comprit que ce n'était pas répandu mais il n'avait jamais tenté de faire cesser. Pourquoi ?

« J'aime ça …

- Hm ?

- Je … J'aime ce qu'il me fait. Je n'arrive pas à dire non … Fumes pas ! »

Pour la première fois, Eden eut un fin sourire de douceur. Il s'approcha du jeune garçon, glissant ses doigts sur ses mèches blondes pour les remettre en place. Nettoyant les dernières larmes, il regarda le pantalon taché de son sang et releva le regard amusé.

« - T'es étrange Kanmi …

- Kanmi ?

- Oui. Car tu es si doux … Ce nom te va bien mieux que Hajishirazu. »

Le blond eut petit sourire triste. Il regarda ce « petit » qui avait l'air si dur. Il paraîtrait qu'Eden avait réussit à séduire toutes les filles de sa section. Il paraîtrait même qu'elles devenaient dingues à cause de lui mais qu'il était insensible à tout. Il aurait aimé être comme lui, que plus personne ne veule lui faire du mal comme ceux de son unité.

« Eden …

- Oui ?

- Apprends-moi à être fort. Je ne veux plus être faible !

- Non.

- Pourquoi ?

- Kanmi tu es une personne formidable. N'essaye pas de changer, tu es si doux, et si bon. Ne deviens pas comme moi …»

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

甘み kan'mi かんみ douceur / goût sucré / mielleux

恥知らず hajishirazu はじしらず sans pudeur / éhonté / impudent

恥さらし hajisarashi はじさらし honteux / choquant / sans aucune pudeur

C'est pour cette raison qu'Eden a surnommé son Sempai. La signification de son prénom et de son nom ne lui allant pas.

Daniel : de l'hébreu "dan" (juge) et "El" (Dieu)

David : de l'hebreu "daoud" (le bien aimé)

Raphaël : de l'hébreu "rephaël " (Dieu guérit)

Système de St Raphaël :

Evidemment, les enfants ont des profs. Le système veut au fait que les classes soient d'une quinzaine d'élèves (constituées de trois groupes.) et trois à sept fois par semaine, le Sempai vient pour aider ses camarades.
Il faut savoir que le Sempai est payé pour aider ses camarades et qu'il a droit à des privilèges. Les sempais sont toujours les vingt meilleurs élèves de l'école. Calculez 20 x 5 100. Il n'y aurait donc que 100 nouveaux inscrits. Ce n'est absolument pas véridique : il y a au fait 500 à 700 nouveau, mais les élèves dont les résultats ne sont pas supérieur à 16 de moyenne, n'ont pas de Sempai. Ils ont comme tous le monde un enseignant délégué de classe.

Il faut également savoir que les demeures sont mixtes. Elles sont mixtes car l'école ne prend des filles que depuis une trentaine d'années, et qu'elle n'a jamais été adopté de mesures pour elles. Les premières à s'être inscrite ont donc dormie avec des hommes, et la tradition est restée.


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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 2:20

XXXXX

Partie 2

Quand tu auras dix-huit ans,

Tu ferras ce que tu voudras.

Chapitre 2

Daniel David

XXXXX

« Lâches-moi !

- Non. »

Haji ferma douloureusement les yeux abandonnant ses efforts pour se débattre. Il n'avait aucune chance, il laissa donc Daniel le tirer au travers des couloirs de l'aile ouest du bâtiment C devant les regards stupéfaits des enseignants et des élèves qui ne firent rien pourtant pour l'aider. Eden ne comprenait pas la colère de son camarade de chambre et il avait peur. Il aurait aimé posé une foule de question, seulement, il ne voulait pas le fâcher. De plus c'était jeune garçon très paranoïaque et il s'imaginait déjà avoir provoqué tout ça pour X raison. Peut-être s'était-il trompé de brosse à dent ce matin ? Que s'était-il passé ? Il était désolé, il était désolé. Il ne voulait pas faire le moindre mal. Qu'avait-il donc fait ?
Daniel ouvrit violement la porte de l'amphithéâtre, jetant son camarade dans la pièce. Il referma d'un coup sec la porte, et se dirigea vers Haji. Celui-ci, tombé sur le sol, ne pu retenir qu'un petit gémissement de douleur quand Daniel s'agenouilla près de lui et lui saisit les cheveux blonds.

« Tu as été très méchant, Haji !

- Par… Pardon …

- Tu penses peut-être que ça être suffisant ? »

Le petit blond n'en savait rien. Il ne savait pas si ce serait suffisant. Il l'espérait. Pourquoi Daniel était-il encore en colère ? Haji n'arrivait pas à le comprendre. Il l'aimait. Il avait été profondément amoureux de cet homme qui sait tellement avoir toujours raison même quand il a tord. Mais maintenant, il ne savait plus. Il voulait juste être … Comme ce gamin-là. Eden Indentshi. Se foutant de tout, ne respectant pas les lois, sautant par-dessus les lois aussi facilement qu'une enfant sautant à la corde. Ca semblait si facile, et plus simple à vivre mais il n'arrivait pas. Il avait essayé tout seul, mais Haji respectait les lois et les consignes et était toujours atteint par le malheur des autres.

« - Daniel ? … Qu'est-ce que j'ai fait ? »

Il osa poser la question ! David vit cela comme une provocation : Haji s'imaginait peut-être que Daniel n'était pas au courant ! Bien sur que si qu'il l'était ! Il savait que son petit blondinet passait énormément du temps avec un gosse de première année. Qu'il préférait, même reculer des horaires entre eux deux pour ce gamin.

« Et cet Indentshi … Il te fait quoi exactement ? »

Il le frappa. Daniel ne pouvait s'en empêcher. Voir le blondinet le fixer avec incompréhension et peur c'était superbe. L'homme repoussa le garçon contre le bureau. Il déchira le chemise de blond sans ménagement avant de lui pointer du doigt son propre pantalon sans dire une parole. Ce n'était pas la peine, Haji comprit.

« Oncle Aki … ? »

Plus loin dans le couloir, Eden soupirait légèrement. Il écouta la voix de son oncle au téléphone qui lui expliquait par a + b qu'il ferrait mieux de rester dans le pensionnat pour le mois de vacance à venir. L'étudiant aurait bien aimé protester, mais il préféra obéir. Au moins pour le moment. Ensuite, il ferrait une petite visite surprise !

Le brun raccrocha le téléphone, et se rendit tranquillement dans le bâtiment où se trouvait son Sempai Il savait que Kanmi travaillait avec Daniel David sur un projet. Seulement, il ne les trouva pas dans la salle de chimie. Le jeune homme, dégourdit, alla poser des questions. On l'informa qu'on avait vu le plus vieux tirer le plus jeune par le bras jusqu'à l'amphithéâtre de ce bâtiment.

Le jeune homme s'y rendit. Il entendit des cris, quelques pleurs. Cela lui suffit pour entrer dans la pièce.

Quand Eden pénétra dans l'amphithéâtre, Haji ne le vit pas. – Impossible de le voir, puisqu'il était dos à lui. – Le jeune homme était assit, à genoux, sur le sol, les mains sur la taille de Daniel, il suçait lentement le sexe de ce dernier. Des petites larmes de douleur glissant de ses joues quand la main de Daniel tirait sur la cravate qu'il avait encore autour du cou.

Eden ne trouva rien à dire. Il resta là, le regard un peu dégoûté. Il vint s'asseoir, au premier rang, bravant du regard Daniel. Il détestait de plus en plus cet individu, et il allait finir par le faire payer. Cependant c'était aussi contrariant car quand Haji n'était pas là, David était un individu sympathique avec qui Eden s'entendait particulièrement bien !

Daniel laissa le gamin approcher. Il croisa les bras, et gémit en jouissant dans la bouche d'Haji lui maintenant fortement la tête. Il eut un petit rire moqueur en entendent les étouffement du garçon, le tirant pour le gifler avant de le retourner, pointant du doigt Eden.

« Regarde qui est venu voir le spectacle !

- E… Eden ? »

Les larmes tombèrent. De nouveau cela fit mal au brun, qui se leva. Et avec douceur, il tira le blond contre lui, son regard noir menaçant toujours son aîné. La chemise noire de l'étudiant était tombée sur les frêles épaules dans un mouvement d'impuissance. Soudainement, il attrapa le col de l'homme, le collant contre un mur. Sa main s'abattant sur le crâne du Daniel.

« - DANIEL ! Comment oses-tu faire ça à Kanmi ?

- Kanmi hein ? … Je fais ce que je veux !

- Non. Laisses-le … Laisses-le. Il ne veut pas de ça.

- Sais-tu vraiment ce qu'il veut ?

- Oui. Je croie en lui !

- Il te ment sur tout, sur sa vie, sur lui, sur ses amours, il n'est rien, qu'un mensonge, et toi tu y crois ! Mais ce n'est que du vent. Il est à moi, je l'ai acheté, ne te l'a-t-il pas dit ? »

Eden dont les doigts n'avaient toujours pas lâché l'emprise qu'ils exerçaient sur le col de David, se retourna vers le blond collé au mur, effrayé par la colère d'Eden. Celui-ci donna un violent coup dans le corps de l'anglais, le laissant tomber à terre pour le frapper de nouveau. Brutalement, il se retourna, pointant du doigt Haji :

« Acheté ? »

Le blond sourit doucement, tendant les mains pour attraper le poignet d'Eden, le tirant vers lui avec patience, passant lentement sa main dans les cheveux noirs : il s'en doutait, ils étaient doux, aussi doux que le garçon semblait à cet instant dur. « Eden, je n'ai pas été acheté, crois-moi, David parlait d'autre chose ! Calmes-toi maintenant, s'il te plait ! Je vais rentrer avec toi, mais calmes-toi et …
- Embrassez-moi !
- hein ?
- Sempai, embrassez-moi ! »

Le jeune homme soupira doucement. Il regarda peureusement Daniel, avant d'hocher de la tête, et d'embrasser faiblement Eden. Déposant ses lèvres et laissant ce dernier approfondir le baiser sous le rire moqueur de l'anglais qui s'était relevé.

« C'est ok.

- Qu'est-ce qui est Ok, Eden ?

- Je vais t'apprendre à être dur. Tu verras. Je vais t'apprendre à ne plus jamais être Kanmi, … sauf pour moi. »

Les deux jeunes hommes sont assit sous l'arbre. Plus tard, quand ils en parleront, ils le nommeront l'arbre des secrets. Sous cet arbre, ils n'ont le droit de parler que confidence, mot, et vérité. Aucun mensonge, ni aucun acte déplacé. Haji le dos allongé sur le tronc, a les yeux fermés. Une ou deux fourmis viennent le déranger. Il les écarte d'un geste de la main. Près de lui, son ami Eden tape sur un ordinateur allumé. Il ne le sait pas encore mais ce geste banal deviendra une habitude. Au point d'en irriter tous les amis qu'il aura par la suite.

Le silence était installé entre les deux depuis plus d'une heure quand Eden releva le visage. Il sortit un paquet de cigarette de sa poche, le tendant à l'homme.

« Prends-en une !

- Mais … »

Haji releva avec douceur le visage, de longues mèches blondes lui encadrant le visage.

« Mais Eden, tu sais bien que je ne fume pas !

- Je sais. Prends-en une !

- … Non … J'ai pas envie ! Tu sais très bien qu'avec mes soucis de santé, en plus, ce serait dangereux. Je pourrais mourir si je fumais trop, mon cœur est … fragile. Tu le sais ! De toute façon, j'ai horreur de l'odeur des clopes …

- Kanmi, tu m'as demandé de t'apprendre à être fort, n'est-ce pas ? Alors fume. Deviens dépendant. A chaque fois que tu auras peur, envie de céder, que tu seras stressé, anxieux, ou même triste, fumes. Et tu auras le temps de la clope pour t'en remettre.

- Mais …

- Kanmi, tu as promit. »

La main un peu tremblante, le blondinet tendit les doigts et prit l'objet entre les siens. Il déglutit quelques secondes, et finit par la mettre à ses lèvres. Un crachotement lui vint, des larmes lui montant aux yeux. Eden le fixa en riant.

« Eden … c'est dégueulasse …

- Oui. Kanmi. C'est mauvais, et c'est justement ce que tu veux, non ? Devenir mauvais pour ne plus être pur …

- N'importe quoi ! … je .. Je veux être comme toi.

- C'est ce que je disais. Tu veux pas voler le carnet de Lun avec moi ?

- Laisse Léonard tranquille, Eden.

- Définitivement, vous n'êtes pas drôle. »


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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 2:28

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Partie 2

Quand tu auras dix-huit ans,

Tu ferras ce que tu voudras.

Chapitre 3

Week-Eden

XXXXX

Six Mois plus tard

Dernier Week-end du mois de Janvier

Le jeune garçon blond riait amusé devant la moue de son jeune ami Eden. Il l'embrassa doucement sur le bout des lèvres, sortit un trousseau de clé, et entra dans sa colocation. Il ne précisa pas que ses colocataires n'étaient pas là, Eden devait s'en douter, sinon, jamais l'ange blond ne l'aurait invité dans sa maison. Il connaissait trop les différents qui opposaient Eden à David. Retirant sa veste, il se baissa pour sortir un verre de whisky ainsi qu'une bouteille. Il remplit à moitié le verre, et le posa ainsi pur sur la table, à l'intention d'Eden. « Je vais prendre une douche ! »
Eden n'avait pas perdu sa mine renfrognée. Même s'il n'avait que quinze ans, il avait l'autorité d'un homme de trente ans, et son enseignant d'art commençait à lui taper sur le système. Quel était l'intérêt de prendre des belles photos d'être humain, ou plus précisément des cadavres ? Un cadavre, c'est un cadavre, il en a rien à foutre d'être beau sur les clichés, ce n'était pas comme-ci ils voulaient devenir mannequins.
Prenant d'un geste brusque le verre d'alcool, il se dirigea vers la chambre du blond, où il entendait l'eau couler. Cette chambre n'avait pas changé, toujours cette même atmosphère qui ne ressemblait qu'à son sempai, mais, également, des traces du passage de David. Ce qu'Eden pouvait haïr cet anglais: moins qu'il haïssait Léonard, mais les deux haines étaient différentes. Tirant l'appareil photo de son sac, il le fixa avec dégoût, avant de prendre une photo de la pièce. Des peintures se trouvant sur le mur. Il y en avait beaucoup, sur le mur de droite se trouvait des personnes discutant dans un bar. En l'air était dessiné un ciel, il y avait un paysage, un portrait. Et des centaines de tableaux peints collés au mur. Avec un sourire, Eden tira un caleçon du blond qui se trouvait abandonné sur le sol, celui avec des petits cœurs roses que des filles Aiko et Anna lui avaient offert pour son anniversaire, et il le prit en photo en même temps qu'une main qui reprit son bien.

« Eden ! »

Hajishisarazu tenait contre lui son sous-vêtement. Il éclata de rire. Eden était devenu un pervers ! Il le lui dit, et Eden sourit doucement, passant lentement son regard langoureux sur le corps d'Haji presque mit à nu. Ho oui, il était devenu un pervers. Mais ce prof ! La mauvaise humeur ne partait absolument pas :

« Joues le mort ! »

Hochant de la tête, Haji s'allongea, nu, sur le lit. Tel un mort, le visage sur le coté, les yeux clos. Eden prit plusieurs photos, avant qu'Haji ne se tourne, rougissant légèrement, ramenant ses bras sous son visage.

« Eden, arrêtes ! Je croyais que tu détestais la photographie !

- Je ne déteste pas, je suis nul ! Et je déteste être nul !

- alors arrêtes !

- Avec toi dedans, mes photos seront bonnes ! »

Haji se mit légèrement à rire, sans voir qu'Eden continuait de prendre des clichés. Et puis, vivement, il s'assit sur le lit, les jambes écartées, la main entre les jambes pour cacher son sexe, le visage sur le coté. Lentement, il fit glisser ses mains, se caressant prudemment, sous l'œil du viseur, et surtout du regard d'Eden qui se mordit les lèvres, posant l'appareil photos.

« Tu n'as pas honte de faire ça pour des photos !

- Elles seront floues, comme celle que tu as rendu à ton professeur, Eden, rendre flou des photos et dire que les cadavres bougeaient trop … fallait le faire ! »

Le blond dont le corps brillait légèrement de sueur, se mit à rire, devant la mine colérique de son ami.

« Prends autant de photos que tu voudras, Eden, mais, enlèves ce visage fâché ! Je n'aime pas te voir en colère, quand tu es ainsi je ferrais tout pour te faire sourire.

- Baka … »

Le visage d'Eden s'éclaira d'une lueur maligne, alors qu'il plaçait l'appareil photo pour prendre un cliché toutes les six minutes. S'approchant d'Haji, il fit glisser sa main sur son corps, passant ses doigts à l'intérieur d'Haji, il avait envie de le prendre, mais … Haji tourna le visage, pour ne pas qu'Eden le voit, vers l'appareil photo, fermant les yeux. Ecartant légèrement les jambes. Depuis deux mois qu'il était avec Eden, il n'avait jamais tenté quelque chose avec lui, visiblement le whisky avait été une bonne idée, il faudrait qu'il remercie Kiyoshi, l'oncle d'Aki. Deux mois qu'il avait quitté Daniel David. Et rien. Pas un cri. Pas une colère … Deux mois qu'il fumait tous les matins, et à presque toutes les heures. Qu'il suivait chaque consigne du futur scientifique : ne pas sourire aux personnes qui lui parlent, garder un regard froid.

Les mains d'Eden glissèrent dans le dos de son camarade, prenant les longs cheveux entre ses doigts.

« Kanmi … Je vais te couper les cheveux.

- D'accord.

- … Tu n'as pas d'autres réactions ?

- Eden. Si tu veux me couper les cheveux alors coupes-moi les cheveux. 

- hm ? »

Dans la baignoire où l'eau coulait encore, une nouvelle mèche blonde tomba sur le sol. Haji la recueillit, soupirant doucement. Il aimait bien ses cheveux longs : il adorait les avoir ainsi, le long des épaules. Il aimait sentir les mains de ses amants sur ses fesses, ou sur ses mèches. Mais ça importait peu, désormais. L'envie de pleurer lui prit. Ces cheveux, il avait toujours tout fait pour ne pas les faire couper et maintenant …
Eden donna un dernier coup de ciseau. Se baissant pour embrasser la nuque du blond. Il les avait coupé court, assez court pour que désormais Haji ne ressemble plus à un ange mais à un jeune homme.

« Eden … Teint-moi les cheveux …

- Quoi ?

- Regarde … c'est le produit qu'une fille utilise. Je veux des cheveux bruns. Comme toi.

- Arrêtes avec ça ! Tu ne peux pas être moi Haji !

- Je le sais. Tu me teints ?

- D'accord.»

Premier Week-end du mois de Janvier.

La natation était un sport qu'Eden aimait bien à cause du contact avec l'eau. Cela lui rappelait la piscine de son enfance. Cet hiver-là, il profita justement de la saison pour nager avec violence dans le bassin. Les deux seuls qui étaient aussi bon que lui étaient le jeune Maël Roobest et Daniel David. Bien sur, Richard Love et Marv auraient pu être bon. Mais l'un passait son temps à séduire les femmes avec un sourire de Don Juan qui aurait fait craquer n'importe qui. Et le second étudiait tout le temps et s'était fait porté inapte à la pratique de tous sports. Eden en était ennuyé : son souffre-douleur parvenait à l'éviter, il était au journal de l'école, et quand ce n'était encore pas le cas, scotché au téléphone avec son frère Gabriel. Sa petite amie en avait d'ailleurs assez d'avoir un copain autant occupé. Elizabeth avait déjà déclaré plus d'une fois qu'elle finirait par le tuer. De toute façon, toute l'école savait que Léonard était amoureux d'une certaine Cassandra. Seule Elizabeth croyait encore en ses chances. 

Ce soir-là, justement, Eden sortait de l'eau. Il alla se rincer sous les douches, quand il entendit un bruit derrière lui. Le jeune étudiant se retourna, pour croiser le regard légèrement hostile de Daniel David.

« Quelle vitesse, Indentshi, tu as encore battu ton propre record.

- Je sais. Je suis le meilleur.

- On va finir par le croire. Comment va Haji ?

- Tu vis dans le même lieu que lui.

- Oui. Mais il a tellement changé, il fume, il sort tard le soir, et …

- Hé ! Fous-lui la paix.

- Mais je m'inquiète pour lui ! »

Le brun se retourna, regardant l'homme plus grand que lui qu'il finirait par rattraper en taille. Mal à l'aise, Eden finit par détourner le regard. Il était en train d'empoisonner l'existence de Kanmi. Avant ce dernier était un garçon aimé par tout le monde, gentil, et affectueux. Il obéissait à chacun et il avait toujours de grand sourire. Maintenant, il ne parlait plus à personne, ressemblait à un homme, et se montrait froid et distant. Enfin, il essayait.
Mais c'était mieux : personne ne le méritait ! Personne ne méritait de faire pleurer Kanmi, comme les hommes avaient fait pleurer Aki. Les deux se ressemblaient : son oncle, et le jeune homme. Il fallait les protéger.

« Fous-lui la paix, je t'ai dit !

- Il ne t'accompagne jamais à la natation, il me semble …

- Ouais … Il n'aime pas ça. »

En y pensant, Kanmi lui avait justifié ça en lui disant qu'il était comme Léonard et évitait les eaux. Tiens, tiens, Léonard aurait-il peur de l'eau ? 

Second Week-end du mois de Janvier

Normalement Eden aurait du rester au Campus de St Raphaël, seulement il était furieux. Il avait passé Noël seul, avec Kanmi, certes, mais Aki et Kiyoshi avaient refusé qu'il vienne à la maison. Comment osaient-ils lui refuser l'accès de sa demeure ? Eden avait donc profité du décalage d'une compétition de natation pour venir dans le village.

Il faisait nuit quand il arriva. Eden gara la voiture de Daniel. Il lui avait gentiment emprunté en sortant des douches, le vendredi soir. Il grimpant par-dessus le mur de la propriété Indentshi et pénétra dans le terrain.
La lumière de sa chambre était grande ouverte. Le scientifique n'eut qu'un idée : un voleur. Personne d'autre que lui n'entrait dans sa chambre. Glissant contre le mur, où il avait bombardé des années plus tôt un homme, il se mit à grimper s'aidant du mur, de la haie et du marronnier qui poussait ici depuis deux siècles et qu'Aki refusait de couper, puisqu'il ne faisait pas d'ombre à la chambre d'Eden. Eden le comprenait : il n'aurait pas non plus coupé un arbre bicentenaire.

Glissant sur son balcon, Eden regarda au travers de la fenêtre où les rideaux noirs et rouges ne cachaient pas l'intérieur. Il resta là, un peu pétrifié, observant son oncle Aki allongé sur son lit. Le visage tourné vers lui, les yeux fermés, il tenait fermement sa verge. Il était en train de se masturber sur le lit de son petit neveu. Là sur son lit, a lui. Certains se seraient enfuis. D'autres auraient agit. Mais Eden, ne fit qu'un petit sourire amusé, sortant son paquet de cigarette, pour regarder cet homme de plus de 40 ans, si beau et pourtant célibataire, ressemblant à un ange, qui se donnait du plaisir, tout en se faisant souffrir, du sang coulant de sa lèvre inférieur sur SON lit à lui, dans SA chambre à lui. C'était comme voir Haji sur les photographies qu'il avait prit – elles étaient toutes réussies.

Aki n'ouvrit même pas les yeux, à peine avait-il jouit qu'il passa son bras sur son visage, son corps parcouru par des spasmes, et Eden vit avec horreur que son oncle pleurait. Ce ne fut la première fois de sa vie, qu'il se demanda ce qui n'allait pas chez son oncle. Mais sans mal. Juste savoir. Juste comprendre. Pourquoi son oncle était étrange ? Pourquoi son lit ? Et pourquoi cesser les douches dans son enfance ? Pourquoi Aki avait parfois un regard un peu fou et un peu dangereux …

Il y a quelques années, Eden avait trouvés des médicaments que ses deux oncles prenaient. Profitant de son week-end, il décida d'aller se renseigner. Grâce à de l'aide, il apprit qu'ils étaient schizophréniques et certains qu'ils avaient bien d'autres troubles … Mais il n'avait pas assez de temps pour mener son enquête, le week-end allait se terminer.

Second Week-end du mois de Janvier (même date)

« Haji …

- Oui, Daniel ?

- Il faut vite que tu viennes à la piscine de l'aile ouest …

- Pourquoi ?

- Eden Indentshi a eut un accident ! »

Haji ouvrit grand les yeux, laissant tomber le produit qu'il avait dans les mains. Il ne trouva rien à dire, suivant son compagnon dans le gymnase vide de tout monde. Kanmi le comprit, à la seconde même où il pénétra dans le local. Daniel avait mentit. Seulement, il le suivit. Car si David l'appelait c'était pour une bonne raison.

Il retira ses chaussures, et arriva près du bassin. Mais il n'y avait rien. Haji se retourna avec un soupir.

« Ce n'est pas drôle … HA ! »

Le cri d'effroi qui suivit glaça le sang. Daniel poussa Haji dans l'eau, qui tomba, ses yeux s'ouvrant en grand avant de se fermer, ses jambes s'enfonçant dans le bassin trop profond. Il n'eut pas le temps de remonter, son cœur se mettant à battre violement. N'importe qui aurait attrapé le bord de la piscine, mais le blond – plus vraiment blond – était paniqué. Il ne savait pas nager. Il avait toujours eut peur des grandes étendues d'eau. Enfant un dramatique accident s'était produit et depuis, quand l'eau dépassait sa tête, Haji paniquait.

Dans un moment de lucidité, Haji saisit le rebord de la piscine, de longues larmes glissant de ses joues bleues.

« Da…Da…niel … »

L'homme se baissa, glissant sa main sur la joue d'Haji, lui saisissant les cheveux. Le poussant dans l'eau, avant de lui enfoncer la tête sous le liquide. Kanmi eut un sursaut de peur. Des larmes s'écoulant un peu plus de ses yeux. Ses mains tentèrent de s'agripper, puis de pincer et de frapper mais la respiration commençait à lui manquer. L'homme le sortait, le remettait dans l'eau, et le jeune homme ne pouvait que crier et tenter de s'agripper. Il n'entendait même pas ce que Daniel lui disait, il souffrait, il voulait respirer, il avait mal … Il voulait.

« Tu n'aurais jamais du te couper les cheveux, et mettre cette horrible couleur ! Pour qui te prends-tu ! Tu es à MOI !  Tu m'appartiens.  »

L'ange aurait bien aimé répéter mais il n'arrivait pas à se concentrer, il finit par s'enfoncer dans l'eau. Daniel le regarda, attendant qu'il remonte, mais au bout d'un temps il se releva effrayé et plongea dans l'eau comprenant qu'Haji venait de se noyer réellement.


Dernière édition par Lun Marv le Ven 3 Oct 2014 - 2:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 2:49

XXXXX

Partie 2

Quand tu auras dix-huit ans,

Tu ferras ce que tu voudras.

Chapitre 4

Recherche

XXXXX

La chambre d'hôpital était silencieuse. Trop. Pour la première fois, Eden détesta le silence. Kanmi restait là, à fixer le mur blanc. Personne n'avait su expliquer pourquoi il était allé se fourrer dans la piscine profonde d'une trentaine de mètres qui étaient utilisés pour les cours de plonger sous-marine. Léonard Marv, qu'Eden avait surnommé Lun Marv, lui avait expliqué que c'était vraiment curieux. En effet, Lun avait lu dans un journal régional l'histoire du premier traumatisme d'Haji. – Lun avait lu presque tous les journaux. C'était bien simple, si on voulait savoir quelques choses, il suffisait de lui demander. Tous les faits historiques du Japon ou d'ailleurs, et tous les faits divers (allant même jusqu'au vol de chien) avait été lu par Lun, classé et enregistré.

Le jeune futur journaliste déjà bien engagé expliqua à son compagnon de chambre qu'il y a quelques années, le fils d'un riche gérant de cabaret avait été kidnappé. Cet enfant ce nommait Hajishirazu Hajisarashi. Les kidnappeurs avaient été repéré par la police et s'était enfuit, abandonnant l'enfant. Hors, l'enfant était enfermé dans une cave située près de la mer, et ce fut l'année d'un grand raz-de-marée. La maison s'était écroulée sur le gosse, qui s'était réfugié sous une table. Mais l'eau descendait dans la cave, et l'enfant était prit au piège, entouré par des rats, la maison, et l'eau.

Personne ne le cherchait ici. Le garçon ne devait sa vie sauve qu'à un miracle : il avait de longs cheveux blonds, et alors qu'il était inconscient, soulevé par la mer et emporté au loin, quelqu'un remarqua une sorte de « sirène » qui était ballotté par les vague. L'article disait que le garçon devenait fou à chaque fois qu'on parler de se couper les cheveux ou de le mettre près de l'eau.

Lun expliqua calmement que l'enfant aurait du avoir l'anonymat mais qu'à cause de la célébrité de son père, son histoire était passée à la une des journaux. Eden le fit taire. Il le savait. Il savait qu'Haji avait peur de l'eau, même si avant il n'en savait pas la cause. Le jour où il lui avait coupé les cheveux, il avait voulu le faire allonger dans la baignoire, pour lui nettoyer la nuque. Haji avait eut l'air paniqué en sentant l'eau dépassé son front. Il s'était relevé d'un bond et s'était accroché à lui de toutes ses forces. De plus, il était dispensé de natation, et ne venait jamais voir lui et ses camarades, alors qu'il avait assisté à tous les autres cours.

Alors pourquoi avait-il été se noyer ? Juste le jour où il était absent.

La nuit était tombée. Maintenant le silence avait disparu, depuis une minute, des sanglots se faisaient entendre. Eden sursauta quand la porte s'ouvrit, son meilleur ami le fixant avec douceur. Kanmi avait les yeux rouges, mais plus aucune larme ne coulait. Le jeune homme écrasa la cigarette qu'il tenait à la main. Il eut un sourire doux, un peu moqueur. Il était fort ! Jamais plus il ne pleurerait devant quelqu'un.

« Je suis désolé, Eden …

- T'es con ! Pourquoi t'as été te noyer ?

- Je … Je voulais prendre des cours de …

- La vérité.

- Eden … où étais-tu ? »

Le brun soupira poussant son « aîné » à l'intérieur de la chambre. Il lui expliqua, ce qu'il avait vu : Aki. Kanmi eut un grand sourire écoutant la scène de la fenêtre, et dans son cœur d'enfant, il sentit une vague l'emporté : peut-être qu'Eden méritait mieux que lui ! Peut-être qu'avec son oncle il serait plus heureux. Lui appartenait à Daniel et rien ne pourrait changer ça. Trois jours plus tard, ils étaient tous les deux dans la chambre de Lun Marv, celui-ci eut un petit sourire complice. Il avait viré sa petite amie de la piaule, et elle hurlait comme une démente dehors menaçant tous les dieux et les démons.

Eden prit la photographie d'un garçon, posé sur la table basse.

Eden « C'est qui ?

Lun - Gabriel, mon demi-frère …

Eden - Mignon !

Lun - Tout ce qui est humain l'est pour toi.

Haji - EDEN.

Eden - Kanmi, ne soit pas aussi jaloux !

Haji - Je ne suis pas jaloux ! »

Lun ne releva pas les allusions des deux amis, se contentant d'offrir des vieux journaux à Eden et de reprendre la photographie de son jeune frère sans se soucier des propos qui avaient été porté envers lui : Gabriel ne risquait pas de venir dans cette école. Il croisa les bras devant lui.

« Ho ! » S'exclama Eden « Mais c'est Aki ! Ou … Kiyoshi … c'est étrange … et cette femme … Je ne savais pas qu'ils avaient une sœur !»

Le jeune Léonard surnommé Lun sourit avec intelligence avant de rouler des yeux. Il prit les journaux des mains d'Eden, les posa sur son bureau et se mit à expliquer d'une voix plus lente que son rythme habituelle. Visiblement, il prenait Eden pour un abruti. Difficile d'ailleurs de savoir pourquoi il avait accepté d'aider son bourreau lorsqu'il était venu lui demander. 

« - Ce ne sont ps tes oncles. Lui c'est Kukatu, leur père. Cette femme est Ania, la femme de Kukatu. C'est donc la mère de deux enfants. A cette époque, ils ne les avaient pas. Ce fut un grand mariage, qui passa dans beaucoup de chaîne télévisée. »

Eden rigola tout seul. « Ils voulaient faire une race arienne ou quoi ?
Kanmi - Eden, ... ta gueule.  »

Lun les fixa, redressant un sourcil curieux avant de se remettre à parler. Eden songea que c'était la première fois qu'il entendait le jeune homme prononcé plus d'une phrase. Et alors que Lun était à coté de lui, il réalisa aussi qu'il était maintenant aussi grand que Kanmi.

Ne voyant pas l'inspection qu'il subissait, le jeune Lun visiblement enthousiasmé par ses recherches - visiblement passionné tout court par le métier d'enquête - continua : 

« J'ai approfondit mes recherches, et il se trouve qu'Ania est la sœur biologique de Kukatu. Et que les parents des jeunes les ont obligés à se marier, comme eux-mêmes avaient été obligés de se marier par leurs propres parents. C'est un cas typique de consanguinité chez les nobles japonais ! Un peu comme pour toi Haji … même si ton père t'a eu avec sa cousine. »

Kanmi cligna des yeux,. Il ne savait presque rien de sa mère : sauf qu'elle l'avait abandonné chez son père car elle ne voulait pas de lui. Comment Lun savait-il tout ça ? 

Comment avait-il fait pour savoir pour Eden ?

Kanmi se saisit d'une autre photo. Il la plaça près du visage d'Eden, poussant un petit cri tant la ressemblance était frappante. Eden … Shiro Kashikoi … Ce nom Kanmi le connaissait. C'était un célèbre scientifique qu'on étudiait dans les cours.

Léonard précisa tout de même : « Lui, c'est Shiro ! Le grand-père d'Eden. Shiro Indentshi …

- Sous la photo, c'est marqué Shiro Kashikoi comme le célèbre scientifique et homme d'affaire !

- C'est lui.  Shiro a été adopté par les parents de Kukatu, il était donc le fils aîné et devait se marier avec Ania - peut-être pour rompre la consanguinité. Mais pour une raison que j'ignore ... pour l'instant, je trouverais  ...  il disparu de la maison familiale … On le retrouva cinq ans plus tard, il avait retrouvé ses vrais parents, et reprit leur nom. Puis, il est revenu vivre avec son frère, l'épouse de celui-ci, et leurs enfants.

Kanmi : - Ha … Regardes Eden, l'article explique que ton grand-père était un homme brillant ! Et très intelligent ! Il a fait autre chose que les entreprises et les sciences, il a également travaillé pour l'environnement et la NASA !

Lun - En effet. Ania Kurosaki a épousé Kukatu, elle a eu deux enfants avec son frère : Aki et Kiyoshi, puis, pour une raison que j'ignore, elle a trompé ce dernier avec Shiro, et s'est enfuit en France où elle a donné naissance à Kagaku, le père d'Eden …

- Et ?

- Et elle est morte là-bas. Shiro a fait appel au média pour retrouver sa trace, et celle de son enfant, mais c'était difficile. Et puis, l'année suivante, il y a eu ce tragique accident. Shiro a été tué d'une balle dans le cœur par son frère Kukatu, qui s'est ensuite fait exploser la cervelle devant ses deux enfants …

- … ho mon dieu … »

Eden resta là, silencieux. Puis il releva le visage, soupirant.

« Vraiment …

Lun - Eden, tu dois faire attention. Tes oncles doivent être atteint du même mal que leur père. Je ne dis pas qu'ils sont fous, mais ils risquent de finir par sombrer dans la folie. J'ai déjà été chez toi, la blancheur des murs, (Eden redressa un sourcil ... comment ça il avait été chez lui ?) et les activités de tes oncles, toujours si silencieuses m'avaient fait tiquer : ils font leur possible pour éloigner tout danger de sombrer dans la folie … C'est certainement pour ça qu'ils ne veulent pas te voir rentrer. Tu ressembles trop à cet homme … Tu devrais demander conseil à Maël, tu sais bien qu'il veut être psychiatre ! »

Lun pointa du doigt la photo de Shiro. Et Eden la regarda à son tour, hochant de la tête. Si cet homme était célèbre, s'il était presque le meilleur, alors il deviendrait dix fois plus fort, dix fois plus célèbre. Ainsi ses oncles finiront par oublier qu'il ressemble à cet homme. Il n'y avait que ça à faire …

Ce qu'Eden ne comprenait toujours pas, c'est pourquoi Aki pleurait … pour son père ? Certes. Mais pourquoi dans sa chambre a lui ? Qui était la chambre de personne puisqu'elle avait été faite pour lui. Mais c'était un secret passionnant, et Eden aimait les secrets, il chercha à découvrir les raisons. Sa curiosité soudaine rendant d'autant moins bavard Aki. Celui-ci l'ignorait au téléphone, et préférait lui passer Laura.

Ca faisait une semaine qu'Eden avait vu pleuré Aki, une semaine d'université, et de quelques après-midi malheureusement trop court à essayer de trouver des réponses. Il quitta Haji. Retourna avec. Le quitta de nouveau. Eden froid comme un glaçon, passait sa frustration de ne rien savoir sur des filles comme des garçons, il n'était pas vraiment beau, pas le plus beau, mais beaucoup de filles et de mecs étaient attirés par lui avec des espoirs vite réduit à néant. Une fois mais pas deux. Il faisait du mal, et ne s'en souciait pas. Il ressemblait de plus en plus à son père sans le voir.

Eden se résolu à rentrer de nouveau chez lui par surprise. Sa chambre était encore allumée, et de nouveau il monta. Encore une fois il vit Aki, mais cette fois Aki n'était pas en train de sa masturber, il était allongé sur le lit, en pyjama, ses « horribles » pyjamas qui couvrait le corps entièrement, et il lisait un livre. Eden sortit une cigarette, et se mit à fumer tranquillement. Regardant son oncle lire.

Et c'est ainsi qu'il se mit à sécher les derniers cours de la journée, et les premiers cours du matin, maintenant pour ses « oncles » il était toujours absent, alors qu'il était tous les soirs à sa fenêtre. Il devint un voyeur, un peu pervers.

Aki détestait la vue du vide. Il ne regardait jamais au travers du carreau, question d'une phobie sans fin. Aki dormait parfois torse nu, parfois il ne dormait pas, il lisait. Il regardait des photos, et d'autre fois, ses mains passaient sur son corps et alors il passait la nuit à pleurer.

Eden le regardait, des yeux impeccablement froid et vide de sentiment. Il fixait l'homme se déshabiller sans le voir, se changer dans sa chambre. Il fixait l'homme passer ses mains sur lui. Mais un soir, Aki ne se trouva pas à la chambre. Le lendemain non plus. Eden venait, fumait, et partait.

La chambre restait éteinte.

Lorsque la chambre fut allumée de nouveau, le cœur d'Eden bondit étrangement dans sa poitrine, et il monta prévôtalement. Mais ses yeux s'agrandirent de stupeur. Des hommes étaient sur son oncle, et son oncle se laissait faire. Les deux domestiques de la famille étaient en train de faire l'amour leur employé avec un évident plaisir malsain.

Eden rentra le soir même n'arrivant qu'au matin, allant frapper dans la chambre d'Haji.

« Eden, pourquoi tu fais cette tête ? »

Haji fumait une cigarette collée contre le mur, ses cheveux collés sur son front par la sueur. Son sourire revenu sur le visage, il tendit le bras pour passer la main sur le dos d'Eden. Il avait été si violent ce matin, qu'il avait eut peur autant qu'il avait eut mal. Se rapprochant de lui, il posa sa tête dans ses cheveux respirant cette odeur si masculine. « Allez, ne boudes pas, Eden ! Dis-moi plutôt ce qui ne vas pas ! » Le jeune homme brun se retourna, son regard rencontrant les yeux d'étang de son sempai. « Ca ne te regardes pas ! »

La cigarette aux lèvres d'Haji rejeta de la fumé au visage du brun, Kanmi posa le bout de ses lèvres dans le dos, montant par la colonne vertébrale, un bout de langue glissant sur la peau bronzé de son amant. « Hm ... Racontes ! » Eden grogna, se retournant pour plaquer sauvagement son ami contre le lit, ses paumes sur ses épaules, son regard le scrutant. Pourquoi il lui poser autant de question ? Pourquoi, il voulait savoir ? Alors qu'il n'était qu'un coup à sauter après le passage de David ? Ou avant. Car il devait encore se faire enculer par ce chimiste !

La douceur revint dans les yeux de Kanmi, il chuchota un Eden

Rapidement les lèvres de celui-ci avaient prit un morceau de chair. Frisson, soupir, désir, Haji donna un coup de bassin, « non, Eden ! », sensation, langue qui passe, mordillement, frôlement, envie, convoitise, long gémissement enivrant qui monte langoureusement dans tout le corps. Des perles de larmes, Haji donna un autre coup de bassin pour calmer son compagnon, se dégageant de lui. « Il était comment ? »
Eden releva le tête, interrogateur.
« Celui que tu as été voir ce soir ? Avant moi !
- jaloux ? »

Le beau blond avait repoussé Eden, tirant un drap par-dessus lui, posant sa tête sur ses bras. « Pas le moins du monde, il s'appelle comment ? C'est Lun, hein ? J'ai vu comment tu le regardais l'autre jour. Il t'a impressionné. Je vois bien que tu ne l'embêtes plus pareil, que tu le cherches.
- T'es malade. Lun ? Ce gosse taré ? Tu l'as bien regardé ? Il a est laid, il a les cheveux en bataille, un corps maigre, il bouffe rien, passe son temps à écrire, et se comporte en véritable espion limite flippant ...
- Toi, tu l'as visiblement bien regardé. 
- Kanmi !
- Alors qui as-tu été voir ? 
- Tu vas être jaloux.
- Non. Aucun risque. »
Eden le savait, et pourtant, il aurait aimé entendre le contraire. Entendre son sempai lui dire qu'il ne voulait pas avoir d'autres amants, qu'il ne voulait pas qu'Eden voit d'autres personnes, qu'il avait envie de lui seul, qu'il voulait quelque chose d'autre que le physique.

« - Aki …

- Ton oncle ?

- Oui ! »

Aucun regard surprit. Haji sortit une autre cigarette, tirant contre lui le corps d'Eden.

« Couché avec ou juste regardé ?

- … Juste regardé

- Il t'a vu cette fois ?

- … non

- Pourquoi tu étais en colère ? »

Eden grogna avant d'hocher de la tête négativement.

« Il n'était pas seul ! »
Haji fronça les sourcils. « hm, et qui était l'heureux élu ? »
Il retint un petit cri en sentant Eden se retourner et le plaquer de nouveau contre le lit, tirant de draps, sa main se plaquant violement sur le buste du garçon, descendant jusqu'à atteindre le point crucial. Haji ne bougea pas, rejetant de nouveau de la fumée. « Plusieurs ! Hein ? … Essayons avec Aki ! »
Le brun avait stoppé, regardant étonné Haji qui partit d'un éclat de rire. « On va le faire, et tu gémiras Aki !
- Dis pas de connerie, je pourrais pas faire ça !
- Bien sur que si, je vais essayer de te le faire dire, et tu essayeras de me faire dire le nom de mon obsession à moi …
- Je le connais déjà, David ! »
Haji parti d'un éclat de rire, enlevant la cigarette des ses lèvres. « Perdus, chéri ! Et comme tu as perdu … Je vais te prendre !

- Hm ?

- …

- Ok. »

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kashikoi かしこい sage / intelligent / brillant


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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 2:54

XXXXX

Partie 3

Quand tu auras dix-huit ans,

Tu ferras ce que tu voudras.

Seconde Année

Introduction

Introduction

XXXXX

Amitié. Amour. Amertume.

Amour. Amitié. Amertume.

Amitié. Amertume. Amour.

Amour. Amertume. Amitié.

Amertume. Amitié. Amour.

Amertumé. Amour. Amitié.

Dans la vie d'Eden tout se résumait aux chiffres trois. A l'âge de trois mois il était arrivé officiellement dans la maison Indentshi. Il avait trois ans quand il avait comprit que son père était un salaud. Il aurait trente ans quand il mourrait. Il avait eut trois maladies orphelines graves. Il avait fugué trois fois. Il ne couchait jamais plus de trois fois avec la même personne, sauf Kanmi. Et il connaissait les trois A. Ce n'était bien sûr qu'un hasard exceptionnel. Cependant l'homme avait bien conscience qu'il aimait penser par trois. Les trois commandements, les trois idées de synthèses. C'était juste assez. Pas trop peu. Pas trop.

Maintenant, il regrettait ses trois A.

Amitié. Amour, Amertume !

Salopard !

Pourquoi Kanmi l'avait quitté ? Sans raison. Sans mot ? Pourquoi lui avait dit-il simplement dit : « Je suis désolé Eden, mais j'aime Daniel. » Salopard ! On n'avait pas le droit de lui dire non. On n'avait pas le droit de le quitter ! Jamais ! Eden le détestait. Il détestait tout ceux qui partaient ! Ses parents, Kacen, et Kanmi. Et pourquoi fallait-il qu'il y ait des K partout ? Eden soupira tristement. Il se répéta mentalement qu'il devait cesser de penser. La rentrée approchait, et il avait passé les vacances à fixer son oncle en train de se masturber, à participer à des concours débiles, à coucher avec des femmes souvent blondes, et espérer entendre le téléphone sonner et Kanmi lui dire : « Eden, je suis désolé. Je t'aime. » Et pas un autre. Lui. Simplement lui. Salopard !

Eden se l'était promit. Il lui ferrait payer. Qu'importe les moyens, la façons, ou la manière, il ferrait pleurer Kanmi. Il le briserait et il fallait pour cela commencer par cesser par l'appeler ainsi. Son Kanmi avait disparu. Et il allait briser celui qu'il était devenu. Il n'était maintenant qu'un …

Salopard !

Haji soupira tristement. Dans la voiture de son père qui avait voulu le raccompagner au campus pour la nouvelle année. Il avait passé l'été à souffrir. Toutes les heures, il fixait son téléphone, et passait devant le prénom d'Eden. Et toutes les heures, il s'insultait de ne pas l'appeler. Il avait finit par le supprimer, mais même la nuit, il rêvait du numéro. Il en était presque venu à fantasmer ce numéro, et à jouir en prononçant les dix chiffres du portable. C'était pathétique. Il s'en était rendu compte. Mais il le voulait. Ce coup de fil. Heureusement, il avait trouvé son salut en téléphonant à Kiyoshi qui le tenait informé des évolutions d'Eden. – Par ailleurs son ami passait dans le journal fréquemment. – Son ami, son génie. Il semblait un peu triste. Cela ne l'empêchait pas de se balader au bras d'une belle blonde.

Salaud.

Il avait fallut qu'il retrouve quelqu'un aussi vite. Evidemment, Haji n'attendait pas de l'abstinence de la part du jeune homme mais juste un manque. Il aurait presque aimé le voir pleurer, pour ce dire qu'il n'avait pas fait tout ça pour rien. Pour une fois. Il se souvenait de la colère du jeune homme en apprenant le mot « vendre » de la bouche de Daniel. Que ferrait-il maintenant qu'il s'était vraiment vendu ? Vendu à Daniel pour qu'il laisse Eden en paix. Au moins, maintenant il s'était rendu compte d'un fait : il était amoureux. Lui. Amoureux de quelqu'un d'autre que Daniel, mais … Est-ce qu'il aimait Eden comme un ami ? Comme un amant ? Amertume. Les trois A. Pour lui, ce serait surtout les trois PD. Perpétuellement perdu. Profondément désespéré. Paranoïaque débile ! Mais il avait été salaud ! Il n'aurait jamais du le quitter ainsi. C'est mieux. Mieux. Mais ça fait un mal de chien.

Salaud !

Il était un beau salaud. Daniel souriait. Il souriait. Il était heureux. Malheureux. Joyeux. Et triste. Il aimait. Et détestait. Cette année, il avait décidé d'être gentil avec Haji. Il allait être adorable ! Et aussi avec Eden. Il allait faire renaître l'amitié du début avec ce dernier, et de l'amour du premier. C'était certain. Le futur scientifique devait avoir comprit que le blondinet était à lui, alors ça irait. Sinon. Sinon Daniel le tuerait. Il prendrait le garçon, il le violerait. Le déchirait, cœur et chair. L'enfermerait. Et le noierait. Si Haji ne lui appartenait pas, il n'appartiendrait à personne. Surtout pas à un être plus jeune ! Jamais ! Jamais Haji ne sortira avec un jeunot. Un gamin. Cet Eden. Il faisait pitié ! Daniel avait honte en le voyant. Un mioche qui avait même encore des boutons d'acnés quelques fois. SI ! Daniel en avait vu l'année dernière ! Il faudrait les détruire. En commençant par cette fouine de Marv. Toujours à trainer partout. C'était quoi ces questions sur la piscine ? Ce sale enquêteur. Toujours sur le dos de tout le monde. C'était normal que sa Cassandra le quitte tous les quatre matins. Et s'il commençait par elle ? Oui. Elle avait l'air facile à atteindre. Une droguée, ça pouvait en entraîner un autre. Et sous drogues, on pense moins à fouiner. 

Cette FOIS, il serait pire qu'un salaud !
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 3:03

XXXXX

Partie 3

Quand tu auras dix-huit ans,

Tu ferras ce que tu voudras.

Seconde Année

Chapitre 1

Introduction

XXXXX

Deux mois plus tard :

Le regard d'Haji se baissa piteusement, ses cheveux blonds teint d'une substance verte qui dégoulinait le long de son corps. Il n'osa rien dire, se contentant de passer dans le couloir sans écouter les rires autour de lui et les doigts qui se pointaient. Il n'accorda pas un seul regard à Eden et sa bande de copain. Cela ne fit ni chaud ni froid à Eden qui se remit à discuter avec ses amis, décidant de la prochaine blague qu'il allait faire à leur petit mentor !

Ils lui avaient tout fait : les punaises dans les chaussures, le vol des vêtements, l'encre, les choses effrayantes pendant la nuit. Les photographies truquées et non truquées placardées sur les murs. Et ils commençaient tous les quatre à être en manque d'idées.

Richard eut un grand sourire narquois. Depuis le début de l'année, il sortait plutôt officiellement avec Anna. Et Eden sortait plutôt officiellement aussi avec Aiko. Mais aucun des quatre n'étaient très amoureux, et aucun des trois n'était très fidèle. C'était simplement une manière comme une autre de s'amuser. Quand la guerre avait commencé avec leur sempai, la chambre avait été partageait. Maël et Lun refusaient d'y participer. L'un et l'autre pour des raison similaires mais ils étaient tout de même ami avec Eden et Kanmi, et il ne voulait pas que cette guerre continue ! Lun avait bien proposé en parfait médiateur d'échanger les sempais : que le mentor des 2B viennent remplacer celui des 2A. Mais personne n'avait accepté. Lun et Maël était maintenant à part du groupe, faisant parfois la moral !

« Hé … Eden, tu t'en ai encore prit à Haji ? »

Les quatre regards se tournèrent en direction de Daniel qui venait d'arriver. Le sempai des 2B, alla s'installer près des trois comparses le sourire amusé. Quand au début de l'année, il avait comprit qu'Eden était furieux contre Haji, il avait décidé d'en tirer avantage. Il avait colporté des ragots, et Haji qui refusait de parler à Eden n'avait fait qu'affirmer les mots dits. Eden était d'autant plus furieux ! Comment Kanmi avait-il osé le trahir ? Il n'était encore qu'un adolescent successible. Cette expérience lui apprendrait à moins l'être : à moins écouter les autres car on ne peut jamais faire confiance, même à ses amis.

« Tu sais quoi, Eden ? Demain, je vais au Lac avec lui. Je te raconterais !»

Hajisarashi s'effondra sur son lit avant de se relever d'un bond fixant le cadavre qui avait été placé de manière à ne pas être vu dans son lit. Le visage du garçon blanchit, et il retomba assit près du mort, ses doigts montant fatigué devant son visage. Pourquoi Eden se montrait-il si cruel ? Il avait son oncle, il avait ses amis. – Le futur médecin ne savait plus quoi penser. Il souffrait tellement qu'il aurait été capable de se donner la mort si la pensée lui était venue dans le crâne.
Ses cheveux étaient encore poisseux à cause du liquide vert mais ce n'était pas ce qui avait fait souffrir Haji. Ce n'était pas non plus les photographies de nue de lui accrochée dans tout le campus, ou les insultes qu'il recevait maintenant. Pédé, pédale, salopard, pervers, et tant d'autres. C'était cette chambre. Les murs avaient été repeint en blanc : tous ses tableaux, ses dessins, l'œuvre de ses six ans à vivre ici venait d'être effacé. Chacune de ses peines de ses choix étaient inscrit sur les toiles et les murs et il ne restait plus rien.

Le garçon se jura de ne plus jamais peintre pour personne. C'était trop dur, ensuite, que ce soit si facilement détruit.

« Haji grouille on y va !

- Daniel, je n'ai pas …

- Tu viens, c'est un ordre ! »

Le sourire las. Le visage blanc. Haji sursauta pour la dixième fois de la journée. Il voulait parler avec Eden mais il ne s'en sentait plus la force. Il souffrait, jamais il n'avait souffert autant : Eden le détestait, et lui rêvait que le garçon lui faisait l'amour à chaque coup de rein de Daniel. Il en était venu à un point où Haji se dégoûtait lui-même. Il ne pouvait plus se voir, et il avait tout fait pour changer : se teindre les cheveux en noir. Devenir plus fort. Plus sérieux. Plus méchant.

Rien ne marchait.

Il voulait Eden. En ami, ou en amour. Qu'importe. Il le voulait vraiment, juste pour ne plus jamais pleurer autant qu'il pleurait tous les soirs après le passage de David sur son corps. Juste pour le voir et lui faire comprendre qu'il avait agit pour lui. Pour son bien. Car Daniel lui aurait fait du mal.

« On est arrivé … »

Haji sortit de la voiture de Daniel, et fixa le lac devant lui. Il eut un frisson de peur. De l'eau ! Il avait peur de l'eau comme on peut avoir peur de la mort. Mais Haji ne craignait pas la mort, il craignait juste les profondeurs.

Daniel le tira de force. Déjà. Haji n'eut aucune résistance.

« Déshabilles-toi !

- Daniel …

- Dépêches-toi ! »

Il obéit. Haji regarda droit devant lui, ses mèches désormais brunes flottant devant ses yeux. Il sentit une main lui saisir les cheveux, et un souffle se presser contre lui.

« Ecoutes-moi bien, hier soir j'ai accroché une écharpe à la bouée au milieu du lac. Tu vas aller la chercher et tu reviendras me l'apporter. Si tu as bien fait, promit, t'auras ta semaine de libre. Sinon, je me servirais de toi pour jouer aux cartes …

- Dan…

- La ferme ! Tu te souviens de la première fois que je t'ai baissé ? T'avais onze ans ! T'en as plus de quinze maintenant, et tu dis en avoir dix-neuf alors assumes-les car dans un an c'est la majorité. Tu vas le faire ?

- … Oui. »

Il était rentré dans l'eau. Il avait même réussit à nager. Malgré les profondeurs froides, et la peur de cet endroit. Il puis soudainement, il avait entendu un bruit. Un autre aurait pu lui expliquer que ce ne n'était rien : juste David qui venait de partir avec la voiture, en allumant la musique à fond. Seulement là où il se trouvait Haji n'entendit qu'un gros bruit, il se retourna effrayé, l'eau passa au-dessus de sa tête et l'homme eut juste le temps de lâcher l'écharpe et prendre un peu d'air avant de se mettre à paniquer. Il n'avait pas la force de revenir.

Eden leva les yeux au ciel, grognant. Les bras croisés, il regarda Daniel partir, et Haji se débattre dans l'eau. Quels abrutis ! Eux trois. Daniel de partir en croyant qu'Haji n'aura pas le courage de le faire, et qu'il le récupéra tremblant ce soir. Kanmi d'avoir obéit, et d'aller se foutre dans l'eau, et lui-même d'être monté dans le coffre de cette bagnole et d'en être descendu.
Il n'avait rien entendu. Il ne savait pas ce que Daniel David avait dit, mais il s'était rendu compte d'une chose : il était stupide. Stupide de faire confiance à d'autre que lui-même ! Jamais il n'aurait du faire une telle chose et il le savait. Jamais il n'aurait du se venger de Kanmi de ne pas l'avoir aimé …

« E… E… »

Haji releva son visage blanc, son corps tremblant ne pouvant cesser d'avoir peur. Il prit la cigarette qu'on lui tendait, son regard se remplissant de larmes. Il n'avait pas réussit. Pourtant, il savait nager. Il avait apprit. Mais il suffisait qu'il voie l'image de Daniel pour qu'il perde ses moyens et qu'il se noie. Il détestait ça ! C'était comme-ci il n'était qu'un minable incapable de savoir se débrouiller correctement. Un lâche. Un jour il serrait fort : si fort que personne n'imaginera jamais qu'il avait pu être faible. Il serra si fort que plus personne n'osera jamais essayer de l'avoir, ni ne cherchera.

Le scientifique sourit, il était complètement trempé ! Glissant ses doigts sur les mèches mouillées, il embrassa les tempes de son Kanmi tremblant comme un père embrasserait son enfant. Il avait eut si peur de le perdre, cet idiot. Incapable de comprendre que Daniel ne voulait qu'une chose : le détruire. Cette fois, Eden ne protégerait.

« Ed…Eden, il va te tuer …

- Peut-être.

- …

- Idiot ! Cesses de pleurer ! »

Le scientifique se saisit de la clope allumée la plantant dans le sol, son regard noir fixant avec dureté son ami. Le temps des pleurs était raccourcit. Kanmi se mordit les lèvres, faisant disparaître ses larmes mais le moindre mot l'aurait fait sombrer de nouveau.

« Sempai, allez viens. On rentre.

- Eden …

- Hm ?

- … je … voudrais …

- Bien sûr. Crétin. »

XXXXXXXXXXXXXXXXXX

Les parties où Kanmi est tout seul ont été écrit QUE par Ken (qui d'ailleurs à écrit une grande part de la fiction avec moi. Donc, désolé si j'oublie de le dire à chaque fois.) Et meeeeeeeeeeeeeeeeeeeerci à Sam de relire le texte vite fait comme elle dit et qui retire les plus grosses fautes. Vraiment, ty, ma chérie que j'aime beaucoup beaucoup !

La majorité japonaise est à 20 ans
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 3:39

XXXXX

Partie 3

Quand tu auras dix-huit ans,

Tu ferras ce que tu voudras.

(Année 2)

Chapitre 2

Soirée de carte

XXXXX

Novembre. Les feuilles tombantes des arbres, la pluie, et le vent. Dans le salon, il était six personnes. La nuit tombée depuis longtemps recouvrait la pièce de ténèbres. Assit sur un des quatre fauteuils, Daniel David buvait un alcool fort. Ses cheveux coupés courts étaient tartinés d'un gel luisant qu'il avait ramené en arrière. L'anglais semblait fortement contrarié. Près de lui se tenait Set Touhan, un Sempai de 24 ans étudiant dans la classe 5F. De l'autre coté de Daniel, se tenait une jeune femme provocante qui se nommer Sairen Kyouki des 2C de 20 ans.

Ils faisaient tous les trois partis du club des Kaijuu. C'était un des nombreux clubs de St Raphaël. Officiellement, ils disaient s'entraider et jouer à des jeux de sociétés. Officieusement, ils organisaient des soirées bien spéciales où à la place de jouer de l'argent, ils jouaient des personnes. Chaque soirée avait un thème : bizutage de nouveaux, vierges, ou SM. Ce soir-là le thème était la domination des blonds.

Daniel David avait ramené le fils Hajishirazu. Hajisarashi gardait l'air calme. Les bras croisés, le regard fixer devant lui. Il ne souriait pas, il ne pleurait pas. Son regard froid centré devant lui, il comptait mentalement les secondes sans s'impatienter. Et quand, il sentait ses efforts se perdent, il sortait un briquet, une clope, et il fumait. C'était bon : ça irait. La seconde personne a avoir été ramener, était tremblante, pleurante. Ce n'était pas nouveau ! Toutes les marchandises se comportaient souvent ainsi. C'était un jeune homme surnommé Maël Roobest. Sairen l'avait séduit en demandant des cours supplémentaires. Au départ, elle voulait ramener une de ses amies, mais Daniel lui avait demandé de séduire ce jeune homme. Le garçon avait répondu qu'il avait autre à chose à faire que de donner des cours particuliers mais il avait finit par accepter. La troisième marchandise était une jeune fille tremblante. Elle était en 5F, et elle se nommait Aiwa.

Aiwa. Elle portait bien son nom.

Tous les trois avaient les même point commun : blond, fin, mignon. Habillé tous les trois en blanc, ils semblaient prêt à poser pour des photographies. Seulement ce n'était pas le cas, et ils savaient bien ce qui les attendait. Aiwa et Haji étaient habitués à ce genre de cérémonie, Maël comprenait maintenant le sens.

« Et le quatrième ? » Se plaignit Set.

« C'est vrai ça … Kyogi devait venir !

- Et bien il ne viendra pas ! »

Eden eut un grand sourire un peu rieur. Il avait eu de mal à tirer les vers du nez à cet imbécile de Kyogi. Difficile de trouver plus faux que lui ! Un vrai menteur ! A ce point-là c'était presque de la mythomanie. Faudrait que Maël, qui faisait des études de psychologies poussées, l'étudie ! Il trouverait certainement un cas extrême. Le jeune homme regarda ses aînés avec des lueurs amusées dans le regard.

« Indentshi, vous n'êtes pas autorisé à venir !

- Si. Je fais officiellement partit du club des Kaijuu !

- Quoi ?

- Set, ne t'énerves pas. C'est Kyogi qui m'a donné son vote.

- Ecoute mon mignon, il faut trois votes pour rentrer dans le groupe ! » Sourit Sairen.

« - J'ai les trois … Kyogi Hiretsu, Yowa Mushi et Daniel David.

- QUOI ? »

Eden montra sa carte signé par les trois. Set et Kyouki se mirent à dévisager l'anglais qui regarda d'un air dur par-dessus ses lunettes ses compagnons. Il se mit à distribuer les cartes, demandant moqueusement.

« Ca dérange quelqu'un ?

- Mais … pourquoi tu lui as donné ta voix ?

- Car je l'aime bien …

- Et pourquoi Yowa lui a donné ?

Eden : - Yowa avait besoin d'un service. Entre ... Amis ... on peut s'aider.»

Daniel eut un grand éclat de rire, se levant pour taper dans le dos de son jeune compagnon sous les yeux sidérés des personnes présentes. Sairen se mit à grogner.

« Tu … l'aimes bien ?

- Bien sûr ! Si quelqu'un lui fait un jour du mal, c'est moi qui le tuerait … Eden est mon adversaire, et on s'amuse bien tous les deux, pas vrai Eden ?

- Hm … Hm …

Sairen - Mais Indentshi comme t'as fait pour convaincre Hiretsu et Mushi ? Je crois pas trop en ton histoire d'amis. »

L'éclair de cruauté qui passa dans le regard noir n'échappa à personne mais Eden préféra ne pas répondre. Le lendemain, ils verraient aussi les marques de bleus sur le grand Hiretsu qui toutefois affirmera qu'Eden était son ami et qu'il était d'accord de l'avoir dans le club. Quant à Yowa, il expliquera bien plus tard à Daniel David les raisons de son acceptation.
Heureusement pour le moment, personne n'était au courant et Eden avait les trois cartes de parrainage. Il s'approcha simplement d'Haji lui demandant une cigarette, avant de tourner un regard étonné en direction de Maël. Merde. Il n'avait pas songé à ça. Maël releva un peu le visage, il prit la cigarette que lui tendit Eden, tremblotant un peu plus. « E…d… »

« Héééééééé ! Attends un peu Eden ! Elle est où ta marchandise ?

- Ha mince … Je savais bien que j'avais oublié quelques choses.

- Tu ne comptes pas participer sans rien ?

- J'ai une idée. » Daniel eut un large sourire, croissant les bras simplement. « C'est simple, il suffirait qu'Eden se propose lui-même comme marchandise.

- Ok.
- Parfait, jouons !

- Attends ! S'il fait partie du club, il ne peut pas être marchandise.

- Et pourquoi ça Set ?

- Mais voyons Kyouki …

- La ferme. Ce petit m'amuse ! Allez, jouons.

- Non. Les règles sont les règles. »

« Identshi ! Fucking ! Quand je t'ai dit de m'attendre. C'était m'attendre.»

Les regards se tournèrent vers le jeune Léonard, habillé du même costume blanc que les prix-humains sur le sol.

« Eden - Tu étais trop long.
Lun - Une qualité qui t'ira pas. Visiblement, tu aimes ce qui est rapide.
Eden - ferme-la. Je t'avais dit de pas venir. »

Daniel se racla la gorge : On vous dérange peut-être ?

Le jeune enquêteur se retourna, baillant un peu, avant de tirer une chaise de s'asseoir : Je suis le lot d'Eden. Je rentre dans le critère, blond mignon, non ?

Effectivement. Une fois coiffé, habillé et propre, le garçon rentrait dans le critère. Peut-être même davantage que ceux présents.

Daniel : Bien, bien. Jouons.

Aiwa avait cessé de pleurer. Son regard bleu fixait étonné ce jeune homme qui battait les cartes. Il était vraiment bon, à croire qu'il avait fait ça toute sa vie. Eden venait de gagner deux parties à la suite. Il avait passé du temps avec les deux garçons, et maintenant il venait de gagnait une troisième partie en battant Daniel. Daniel eut un éclat de rire lui souhaitant de passer du bon temps, et le jeune homme s'approcha d'elle. Elle trembla. Entre, le jeune Lun qui avait été cherché des coussins pour les installer mieux, une couverture et qui avait fait du thé et réchauffé des cookies. Entre ça, et sa voix riante murmurante toutes les dix secondes des moqueries, elle avait oublié la raison de sa présence ici.

Elle avait oublié qu'Eden comme les autres étaient ... du club.

Aiwa trembla mais suivit docilement le brun dans la chambre qu'il referma. Soupirant, Eden tira une clope qu'il porta à ses lèvres. Elle s'approcha de lui, s'asseyant sur le sol, commençant à lui écarter les jambes. Eden la stoppa, ses doigts glissant dans les cheveux blonds.

« Ne fais pas ça …

- …

- Hé, tu m'as entendu …

- …

- Idiote ! »

Eden releva la gamine, ses doigts glissant sur la peau pale. Servir d'objet. Comment pouvait-on accepter d'être traité de cette manière ? Ca le dégoûtait ! Jamais il n'apprécierait de faire l'amour avec une marchandise. Les humains n'étaient pas des objets.

« Tu n'aimes pas les femmes ?

- Ce n'est pas ça. »

Tendrement, l'adolescent fit asseoir la jeune fille sur ses genoux. Il la garda ainsi , une quinzaine de minutes puis brusquement il la poussa contre le lit, glissant ses lèvres sur les siennes, il fit rouler sa langue à l'intérieur, offrant un baiser passionné à la demoiselle et germa fort les paupière : elle savait : il était pareil. Un bruit de porte se fit entendre et Eden se releva, glissant ses doigts de nouveau dans les boucles blondes.

« - On s'amuse bien à ce que je vois ! Mais c'est fini. »

Eden eut un éclat de rire se relevant pour ouvrir la porte. Il rejoint le jeu de carte, distribuant sans rien dire. Les cartes passant de mains en mains. Il perdit, à son tour, mais n'étant pas le premier à perdre, il vit l'esclave - il ne trouvait pas d'autres mots - des autres partir. Puis, il perdit , à son tour, en premier.

Eden ne bougea pas quand il vit Lun poser sa tasse de thé, et suivre docilement. Ce ne fut que quand le journaliste lui tournait le dos, qu'il le scruta. Eden constata avec stupeur que si les autres esclaves avaient choisis des tenues blanches simples et prudes, Lun avait fait l'inverse. Il portait un short blanc, trop court pour un homme, un tee-shirt léger et découvrant une épaule, et des bottines noirs, rock, n'allant pas avec la tenue. Brutalement, Léonard se retourna et fit un d'oeil à Eden, avant de fermer la porte : s'enfermant avant Daniel.

Eden tressaillit : depuis quand sa victime préférée lui faisait-elle des clins d'oeil ?

XXX

La fin de soirée était arrivée. Eden avait gagné et perdu. Il avait gagné. Il avait gagné et ça le laissait profondément indifférent. Franchement ! Il était juste content d'avoir battu Daniel David qui n'avait pas été mauvais joueurs. Le salon et la chambre lui étaient offerts pour la nuit. Et maintenant, et à vie, tant qu'ils ne les perdraient pas, les quatre lui appartenaient.

Haji assit sur le canapé se demandait bien ce que comptait faire son compagnon. Pour le moment, le cœur était revenu auprès des deux autres marchandises. Eden s'était mit à jouer aux cartes avec Maël, une simple bataille. Et Aiwa sur ses genoux riait comme une enfant.

« Eden t'es trop nul ! Je t'ai encore battu !

- La ferme, Maël !

- Comment tu peux gagner aux Poker et perdre à la bataille ?

- Le poker c'est la logique, et la bataille la chance …

- Mouhahaha ! »

Le rire des trois jeunes personnes se mêla. Tu parles d'une soirée de domination ! Eden la main sur une bière, tourna le regard en direction d'Haji qui eu un petit sourire malgré qu'il avait bien envie de frapper le scientifique : il lui avait dit de ne pas venir, Daniel allait être furieux.

« Allez Kanmi viens jouer ! Tu vas peut-être me battre cette fois !

- Pas compliqué Eden !

- La ferme Maël, t'es mon esclave !

- Oui mon maître, et qu'est-ce que je peux faire pour votre service …

- Heu …

- Poser nu ? Faire l'amour ?

- CHAAAAAAAAANTE une chanson !

- Dorémon ! »

Eden éclata de rire, avec ses deux jeunes compagnons. Aiwa se mettant à chanter le générique du dessin animé, accompagné par Maël. Haji eut un grand sourire, les regardant s'amuser comme des gamins, le sourire fixé aux lèvres ne voulait pas partir : Eden était vraiment une personne incroyable, il pouvait passer de l'homme dur, égocentrique et méchant à l'adolescent rieur et bon perdant.
Toutefois, une chose l'avait bien plus intrigué encore : Pourquoi Lun Marv était-il parti, à peine le dernier maître parti ? Et d'où venait cette facette séductrice du petit ? Quel était ses rapports avec Eden ?

« … Kanmi, ne pleures pas. »

Assit sur le lit, Eden regardait son compagnon. Il était désolé, il ne comprenait pas comment il avait finit dans le lit de son ami. Il s'était pourtant juré cette fois de ne pas le faire : surtout quand il avait vu de la façon dont ils tous étaient traités dans ce club minable.

« Kanmi … s'il te plait.

- …Eden … »

Haji glissa ses doigts devant ses yeux empêchant les larmes de couler. Il releva le visage et s'approcha d'Eden pour l'embrasser, le poussant sur le lit. Il n'avait pas pu s'en empêcher. Prendre Eden, jaloux et terrifié face à l'idée que le journaliste ne soit en train de lui voler.

« - Kanmi … Pourquoi tu pleures ? J'étais si mauvais ?

- Idiot. Baka d'Eden. Je pleure car je suis heureux.

- Hm.

- Je suis à toi maintenant. Je viens de comprendre …

- Hm ?

- Je ne le crains plus. Rien qu'à toi. Et je te promets Eden, je te serais fidèle. Je t'aimerais, et je te protégerais, jusqu'à ce que la mort … ou une partie de carte nous séparent !

- Hé ! T'es con ! On dirait qu'on va se marier !

- Pourquoi pas ?

- Tu plaisantes ?

- Totalement, baka. »

Eden fronça les sourcils, et en un instant il avait envoyé son coussin dans la tête de son Kanmi. Il éclata de rire, se rapprochant pour le chatouiller, leurs rires se mêlant.

« Hé Eden … Tu mattes encore tes oncles ?

- Hm hm …

- La semaine prochaine, je t'accompagne ! »

Et le second coussin s'envola.

XXXXXXXXXXX

settouhan' せっとうはん voleur / vol

sairen' サイレン sirène

兇器 kyouki きょうき arme dangereuse

怪獣 kaijuu かいじゅう monstre

哀話 aiwa あいわ histoire triste

虚偽 kyogi きょぎ faux / mensonge / tromperie / fabulation

卑劣 hiretsu ひれつ abject / méprisable / ignoble / lâche / poltron / bas

yowamushi よわむし lâche / peureux / mauviette
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 4:08

XXXXX

Partie 3

Quand tu auras dix-huit ans,

Tu ferras ce que tu voudras.

(Seconde année)

Chapitre 3

On ne trahit pas St Raphaël

XXXXX

« Daniel … »

Haji le regardait incrédule. Ils devaient tous les deux travailler sur le même projet comme l'année précédente. Haji avait finit par croire qu'ils n'y arriveraient jamais tant le projet était compliqué et ambitieux. Daniel lui-même n'y croyait plus. Et puis, finalement, le blond s'était reprit. Il n'allait pas abandonner aussi facilement ! Que ce serait-il passé Shiro Amagusa avait abandonné ? Il s'était donc remit à sa tâche tout avançait plutôt bien. Daniel et lui formaient une bonne équipe : le chercheur avait des idées bien plus direct et logique que lui, et lui développait un don certain pour les concepts même les plus farfelues.

« On te voit moins souvent ces temps-ci.

- Oui. C'est à cause d'Eden, il me fatigue.

- Tu lui as parlé de ton mensonge …

- Mensonge ? Ho ! Mince, non. J'avais oublié ! Je le ferrais ce soir.

- J'ai entendu dire que tu voulais peut-être changer de voie scolaire. C'est vrai ?

- Oui. Je voulais t'en parler. Eden et moi avons discuté longtemps de notre enfance.

- Et alors ?

- Tu vois, Eden aimerait bien devenir photographe. Il n'y avait jamais pensé jusqu'ici ! Il s'est rendu compte qu'il aimait beaucoup observer les autres, et qu'il passait des heures à observer des détails. A force de passer du temps avec Lun.



- Ce Léonard ...


- Quoi.


- Rien, continue.


- Ah. Enfin. Il n'a pas envie d'être chercheur comme son grand-père, son père et …

- Haji ! Je te parle de toi !

- Oui. J'y viens. Et je me suis rendu compte que je ne désirais peut-être par un médecin. C'est vrai, je veux vraiment aider les personnes autour de moi, mais … au fond. Peut-être que j'aimerais mieux être cuisinier et peut-être mannequin, Lun dit que je peux. Tu vois d'abord je serais mannequin et cuisinier, et quand je serais plus vieux, je me consacrerais qu'à la cuisine !

- Bien sûr ! Et comme ça tu ferras des bons petits plats à ton photographe ?

- Oui ! C'est ça ! »

Rayonnant de bonheur, Haji continua à observer son expérience. Jusqu'ici il n'avait jamais pensé à profiter de sa vie. Il était toujours « quelque chose » pour « quelqu'un » mais maintenant il pouvait avoir le droit d'être lui. Et ce qu'il aimait c'était la cuisine, les enfants, les rires, et les corps autour de lui. C'était décidé l'année prochaine, ils demanderaient tous les deux à quitter St Raphaël et ensuite Haji irait dans une école de cuisine et Eden dans une école de photographie. Ils finiraient ensemble. Mariés. Avec leurs fortunes, ils pourraient même avoir des enfants ! Il deviendrait Kanmi Indentshi, ou Hajisarashi Indentshi, ou Eden deviendrait Eden Hajishirazu … Ou plutôt : Tougen car le vrai nom d'Eden était retranscrit Tougen par tous les japonais.

L'air béat et stupide qu'affichait le blondinet commençait à taper sur les nerfs à Daniel. Il avait tâché de respecter son engagement avec Eden car il aimait bien les deux petits et qu'il savait que la dernière année serait difficile pour eux tous. Seulement, là, il n'allait plus pouvoir continuer à supporter cela ! Hajishirazu ressemblait à une femme sur le point de se marier. C'était franchement écoeurant. Où était passé l'homme ? Violent ! Possessif ! Pleureur, aussi.

« Haji ! »

Le jeune homme releva le nez de son expérience avant de pousser un grand cri, ses mains montant à ses yeux. Daniel regarda le produit qu'il avait dans la main. Un mélange d'un acide citrique avec différents autres produits. Puis le garçon accroupi par terre, qui se tordait de douleur. Et lentement, Daniel se baissa, empoignant solidement le blondinet, lui attachant les mains à la barre du radiateur.

« Haji, mon pauvre petit oiseau. As-tu déjà vu un cuisinier aveugle ?

- … D…d…aniel ! Idi…idiot ! … J'ai, j'ai mal … J'ai mal … Idiot !

- … Tu n'as pas envie de fumer ?

- … Dan…Daniel ! »

David soupira. Ses doigts prirent une cigarette qu'il alluma, son regard fixant le jeune homme qui tendait de se libérer ses yeux bleus s'étant rempli d'une couleur rougie. Les larmes remplacées par des gouttes de sang. Il pleurait du sang. Daniel récupéra une des gouttes, se relevant pour prendre un scalpel. Il planta violement la cigarette dans la paume ouverte d'Haji qui sursauta sous la douleur.

Lentement, Daniel défit les boutons de la chemise du garçon, et d'un coup sec il planta la lame du scalpel dans le corps, commençant à marquer avec attention : 私物 DD Il ne remarqua qu'Haji s'était évanouit qu'à l'arc du dernier D. Daniel se releva, cherchant du regard un liquide qui lui plairait. Il prit un morceau de sel, servant en cours, et le posa violement sur la plaie à vif, réveillant du même coup Haji qui hurla de douleur.

Le blond ne comprenait rien. Il ne voyait rien. Il avait peur. Il avait mal. Aux yeux, et au niveau du cœur. Il sentait le sang et la lame passer sur son corps le marquant comme du bétail. Il sentait qu'on le déshabillait, et à fur et à mesure que Daniel glissait les mains sur son corps, et le préparer pour un viol car cette fois, il ne voulait bel et bien pas, Haji se promit de ne plus jamais faire confiance à personne.

Il ne se mit pas à crier. Jamais plus. Jamais plus il ne se donnerait à quelqu'un d'autre qu'Eden. Certainement pas ! Si jamais il le faisait, alors qu'on le tue dès maintenant, car cette promesse il la tiendrait. Il ne tomberait jamais plus amoureux. C'est Eden qui avait raison, il était stupide.

Lui assonant un violent coup dans le vendre, la rage le prit. Il le violerait là tout de suite ... 

D'abord. Léonard ne s'était pas attendu à un piège. Il fixa Daniel, effrayé, et le corps de Kanmi sur le sol. Il frémit. Tremblant. Recula d'un pas, mais était déjà prit au piège. Une main se referma sur lui et il entendit Daniel murmuré qu'il savait que c'était lui qui avait permit à Eden d'obtenir la troisième autorisation pour le club. Comment s'y était-il prit pour convaincre le membre ? En le suçant c'était bien ça ? 


Lun sourit. Un sourire qui bloqua Daniel. Qui était ce garçon, putain, qui avait aussi vite changé en aussi peu de temps. Dont la rumeur disait aujourd'hui qu'il avait mit enceinte sa Cassandra. Lun sourit d'avantage. Une lueur brillante dans son regard.


- Je sais. Je sais que c'est toi qui a procuré la drogue à Cassandra. Toi qui couche avec elle.


- Et ? Alors ? C'est quoi ton problème ?


- Tu iras là où tu dois aller, en taule. Tu comptes faire quoi ? Le violer ? Me tuer ? Tu as été trop loin Daniel. Compte sur moi pour te traîner en justice. Et prépare-toi à écarter les cuisses.


Lun retomba sur le sol, la joue rougit. Les coups suivants il en contra beaucoup, pas assez.


David rentra dans la salle de classe qu'il avait quitté, quinze minutes plus tôt. Il vit le sac de Lun sur le sol, fouilla dedans. Il prit le téléphone portable du garçon. Il ne mit pas longtemps à trouver le numéro d'Eden. Il avait complètement perdu la tête, il ne remarquait pas qu'Haji était inconscient : qu'il ne pouvait pas hurler car il n'était plus là ! Il le réalisa, soudainement et prit peur.


« … hm ?

- …

- Lun qu'est-ce que tu veux ?

- … Eden ?

- Daniel !?
- …

- Daniel David ! Qu'est-ce que tu fais avec …

- … Kanmi.

- … ne me dit pas que tu as …

- … C'est …

- Comment ? Tu lui as fait du mal ! Qu'est-ce que lui a fait ? Tu l'as frappé …

- …

- Violé …

- pas …

- Dis-moi où vous êtes !

- … Salle de chimie, aile sud, bâtiment C.

- Daniel … Dégage de là avant que j'arrive. Vite ! »



Daniel se redressa ... S'il n'avait pas perdu du temps avec le petit journaliste, il aurait tué Haji, il l'aurait violé. Ce sale petit journaliste qu'il avait enfermé chez lui. L'aller et retour, entre la salle et le dortoir n'avait prit que quinze minutes. Trop. Longtemps. Pourquoi sa rage sur le journaliste avait-elle prit le pas sur l'amour pour son Haji ?




« Je vous remercie encore ….

- C'est normal. »

Kiyoshi se redressa du lit d'hôpital laissant l'enquêteur avec le garçon, il s'approcha d'Eden et se mit à le tirer par le bras. Le neveu préféra ne rien dire car il sentait la colère future venir. En effet, elle ne tarda pas mais plus violente encore qu'il ne l'aurait imaginé. Kiyoshi se retourna, referma la porte, et gifla Eden avec le plus de force que l'homme en était capable. Une marque rouge apparu sur le visage bronzé et pourtant Eden n'avait pas tressaillit.

« Eden Indentshi ! Vous n'êtes qu'un imbécile …

- Kiyoshi …

- Vous ne vous décidez à informer que maintenant l'enfer que vit ce garçon !

- Mais …

- Taisez-vous ! Je suis encore l'adulte ici !

- Mais …

- Je vous ai dit de vous taire ! Un étudiant de sa classe s'est servit comme marchandise de lui, torturé, noyé, et il a manqué de mourir. Il est maintenant aveugle, blessé, et torturé, et vous refusez encore de dire …

- arrêtes d'employez cette politesse d'éloignement, Kiyoshi …

- Pour la dernière fois taisez-vous. Vous refusez de dire qui est le coupable !

- …

- Et tu vas laisser l'enquêteur t'accuser ? Les DD peuvent très bien être les D d'Eden et d'Indentshi. Dis-moi que ce n'est pas toi qui a fait ça à ce garçon, Eden dis-moi que tu n'es pas comme ton père !

- Peut-être … que je suis … comme lui.

- Eden … s'il te plait !

- … Je suis désolé, on ne trahit pas St Raphaël. »

Allongé sur le lit, Haji ne voyait rien. Il sentait la présence de l'inspecteur, mais surtout sentait qu'Eden n'était plus là. Cela l'inquiétait. Il ne voulait pas que son ami parte. Il avait peur. Vraiment peur. Son père allait arriver en avion demain, et il devrait affronter la colère d'un homme de deux mètres quarante qui considérait que toutes les mouches méritaient d'être écrasé. Une mouche étant toutes personnes s'approchant de lui ou de son fils, Haji avait des raisons d'avoir peur. Le père d'Haji était un fou qui avait assassiné la mère d'Haji après avoir entendu celle-ci nommer son enfant de bâtard.

« Ecoutez, je comprends que vous aillez peur …

- Je n'ai pas peur.

- Votre camarade Lun Marv à envoyé un email à notre commissaire (comment a-t-il eu son email personnel , d'ailleurs !) où il a divulgué tous vos problèmes. On a voulu le rencontré pour qu'ils nous en disent plus, mais l'administration nous a répondu qu'il était absent pour trois semaines sans savoir où il se trouvait. Que s'est-il ?

- …

- Monsieur Hajishirazu vous vous rendez-vous que vous protégez-vous votre tueur ?

- Je vais bien !

- Votre ami Eden Indentshi risque la prison !

- … Je suis désolé, on ne trahit pas St Raphaël. »

Cet interrogatoire va durer des semaines. Haji reprendra petit à petit la vue, quand à l'inspecteur il ira interrogé chaque élèves, chaque groupes, mais à chaque fois on lui donne la même réponse insensé : on ne trahit pas St Raphaël.

La suite des mois fut simple. Entre révision et soin, les deux hommes n'avaient plus le temps à grand chose. Eden passait son temps avec ses amis, "ses esclaves", comme il le disait en riant. Lun refusait de lui adresser la parole quand il le croissait dans les couloirs. Eden l'avait bloqué, une fois, pour une explication. Lun avait avoué avoir trop de problèmes avec sa copine Cassandra en ce moment qui sombrait de plus en plus dans la drogue et ses études. Pas surprenant. 


Daniel les évitait quand il marchait dans les couloirs. Il avait fait fermé son club.

Les études étaient terminées pour Haji. Il venait d'être nommer troisième meilleur élèves du Japon, et dans les cinq premiers mondiaux. Malheureusement le garçon profitait peu du spectacle, sa vue était encore très faible. Le jeune diplômé se rapprocha de Daniel, lui aussi avait eut son diplôme avec brillant. Il le regarda simplement dans les yeux, un fin sourire moqueur se dessinant sur les lèvres.

«Jin'roku Sayonara. »

Terminant sa phrase par un petit sourire, Haji partit rejoindre Eden, lui proposant une clope pour fêter ça.

« Hé … Eden, je vais être absent huit mois.

- QUOI ?

- Je vais travailler. Tu sais j'ai bien réfléchit, ton oncle peut-être qu'il t'aime.

- QUOI ?

- Cesses de faire un canard. Il est possible qu'il se masturbe sur ton lit pour ''mieux'' penser à toi.

- …

- Alors tu sais quoi ?

- … Je veux pas savoir.

- Tu vas tenter de l'avoir !

- NON ! Il fait partit de ma famille, crétin !

- … T'as peur qu'avoir des enfants avec lui ?

- hm … QUOI ?

- Je disais t'as peur de tomber enceint ?

- … CRETIN ! »

Haji sourit tendrement se prenant la tape sur la tête. Il baissa un instant le visage pour cacher la lueur de tristesse. Il avait mentit encore une fois Il n'allait pas travailler mais il avait des examens à faire pour ses yeux : le médecin l'avait prévenu, il allait être aveugle avant l'âge de trente ans. Sa vue commencerait à baiser et il finirait par ne plus rien voir. Haji ne voulait pas se plaindre bien que les profondeurs et les ténèbres soient justement sa plus grande phobie. Il allait devenir chirurgien mais … Un chirurgien aveugle pouvait-il exercé ? Désormais il ne serait qu'un poids pour Eden, alors mieux valait disparaître de sa vie.



Il laissa son regard glisser sur les étudiants qui partaient, et frissonna brutalement. Le petit Lun suivait Daniel. Il le suivait de bien trop près et rentrait dans la même voiture que lui.


« Eden ...  Pourquoi Daniel a-t-il téléphoné pour te prévenir avec le téléphone de Lun ?


- Lun m'a dit qu'il avait sans doute oublié son sac ... 


- Mais Lun ne fait pas d'études scientifiques. 


- ... Cassandra, si, non ?


- Peut-être. Ce doit être ça. Ce doit être ça. Lun sait que c'est Daniel qui m'a fait ça ?


- Vu toutes les informations qu'il a envoyé, soit il le sait : soit il s'en doute. 


- Alors pourquoi je viens de le voir partir avec lui ? »

XXXXXXXXXX

Shiro Amagusa : fils d'un seigneur de guerre de la ville de Kyushu Japon A 16 ans, il fut l'un des meneurs de la révoltes des chrétiens contre la répression dont ils étaient victime.

私物 shibutsu しぶつ propriété privée / effets personnels

私物 DD Propriété privée de Daniel David

左様なら sayonara さよなら au revoir

甚六 jin'roku じんろく crétin / lourdaud
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 4:27

XXXXX

Partie 3

Quand tu auras dix-huit ans,

Tu ferras ce que tu voudras.

Chapitre 4

Le temps de Grandir

XXXXX

Décembre. La neige, la pluie, le froid.

Qu'étaient-ils devenus en un mois ? Aiko travaillait dans la société Shogetus Lori pendant les vacances. Richard était à Londres en train de chercher la femme de ses rêves. Maël était rentré chez sa famille en France. Anna faisait les boîtes de concert, dernièrement elle avait été écouter Kuroyume. Et le petit Lun avait décidé d'organiser une révolte chez les étudiants les plus démunis car St Raphaël venait de baisser le nombre de bourse accordée de vingt à dix. Il était père aussi.

C'était les seules faits qu'Eden savait.
Quand à leur sempai : David Daniel travaillait dans l'RSPG. La recherche Scientifique pour protection du gouvernement, et il était apprenti chimiste autant dire que pour lui parler fallait attendre des heures. Seul Haji n'avait pas donné de nouvelles, il avait disparu et Kiyoshi disait que c'était bien fait pour Eden !

Ce dix décembre, Eden était allé en ville. Il devait rentrer le lendemain, mais il s'ennuyait tellement qu'il avait décidé de revenir dans la nuit. La lumière de sa chambre était encore allumée, signe que monsieur Aki s'amusait à se masturber de nouveau sur son lit !
Eden grimpa sur le balcon, près à voir le spectacle, comme un pervers ou un voyeur. Seulement, il s'était planté et Eden resta là, debout sur son balcon.
Dans son lit, Kiyoshi tremblait : signe de sanglot, dans les bras d'Aki. Kiyoshi releva le visage, embrassant son frère sur la joue. Il rebaissa le visage se remettant à sangloter.

Eden mit trente secondes, au moins, à comprendre ce qui se passait. Le dix décembre : c'était la mort de Shiro, son grand-père et de leur père. C'était ce jour-là que leur père avait tué Shiro devant leurs yeux avant de se donner la mort.

Eden soupira. Et resta près de la fenêtre. Il s'endormit, la tête contre une des barres. Par miracle, aucun des deux oncles ne le vit. Quand il se réveilla, il fit demi-tour, et alla boire un café.

Il revint le soir même. Monta à la fenêtre et observa. Kiyoshi dormait sur le sol de sa chambre, prostré sur le tapis rouge et noir. Aki pleurait de chaudes larmes, comme son frère la veille. Pendant un instant Eden vit deux Kanmi. Deux Haji, un endormit, et l'autre en train de pleuré. Il secoua sa tête pour revenir à une vision normale, mais il ne pouvait pas tout à fait. Ce cauchemar le poursuivait : Kanmi étendu sur le sol, le corps salit de sang, et d'autres produits qu'il n'avait pas chercher à identifier. Les yeux gorgés sangs. Et puis cette marque : propriété de David Daniel …
Désormais si quelqu'un voulait faire l'amour à Haji, il verrait cette marque, et il rappellerait à Haji qu'il avait appartenu à un monstre.
Et puis ce doute : comment Lun avait-il obtenu son troisième oui pour le club ? Comment avait-il su tout ce qu'il savait ? Et pourquoi son portable était-il dans le laboratoire ?


Cette fois, Eden choisit de rentrer, il redescendit, entra dans la maison. Monta les marches en silence. Il pénétra dans sa chambre avec un bruit sourd, et claqua la porte fixant ses deux oncles avec un sourire moqueur, le seul vrai sourire qu'il se sentait capable de faire à cet instant.

Mais le sourire se perdit vite devant le visage effrayé des deux hommes.

Eden ne comprenait pas. Ces deux oncles ne faisaient rien de mal. Certes ils dormaient ensemble, mais il n'y avait pas de geste déplacé, alors pourquoi les larmes et la terreur ? Calmement Aki fit asseoir Eden.

« Eden … tu sais que ton oncle et moi sommes malades …

- hm …

- Une vraie maladie, Eden. Et … les examens de Kiyoshi … sont …

- …
- Eden … Je vais mourir. »

Le silence tomba. Aki baissa le regard, ses membres tremblants plus fortement. Kiyoshi expliqua qu'il avait une maladie très rare. Eden lu entre les lignes, le sang consanguin de leur parent, était la cause, Aki avait la même maladie, seulement elle ne le touchait pas autant que Kiyoshi qui s'était soudainement aggravée.

Eden soupira et claqua la porte de la chambre.

XXX

Six heures du matin. Eden se leva, et prit une douche. Puis, il descendit fit deux thés qu'il monta dans la chambre de son oncle Aki. Là, il y trouva, comme d'habitude, Kiyoshi. Eden leur offrit les deux thés, avec les médicaments, puis il ressortait et allait préparer dans la chambre de Kiyoshi les différentes peintures et les deux toiles : son oncle peignait toujours sur deux toiles à la fois.
Alors et pour deux heures, Eden partait étudier pour ses examens. Au bout de deux heures piles, il descendit pour parler avec Laura. Comme toujours il l'aida à préparer le déjeuner. Pendant le déjeuner, Eden remonter étudier. Puis il passa l'après-midi avec ses oncles. Une fois chez l'un, une fois chez l'autre parfois chez les deux.

Tous les jours, le même rituel.

Tout les soirs, Eden veillait assit sur une chaise dans le couloir, et ne se couchait qu'à deux heures du matin quand il était certain que les deux dormaient. Et puis, il ne se coucha plus, restant près du lit de son oncle Kiyoshi. Pensif, songeant aux paroles d'Haji.

Xxx

XXX

L'homme donna gentiment un peu de soupe, et continua d'avancer dans le quartier sordide. Il allait de malheureux en malheureux, souriant, et leur offrant à boire. Soudainement, une main le stoppa, et l'homme se retourna, le regard trop bleu, trop clair et dur se posant sur un jeune homme aux yeux désespéré.

« … Kanmi …

- … Eden !? Eden … qu'est-ce tu fais là …

- Mon … oncle, Kiyoshi … viens, s'il te plait …

- Attends. Calmes-toi. Mon dieu, mais tu es tremblant de froid et tu es complètement sale et trempé …

- Kanmi … Kiyoshi … je ne veux pas qu'il meurt. S'il te plait … Sempai, soignez-le. Sempai … »

S'effondrant l'étudiant en science eu un mouvement d'impatience, puis de fatigue, et enfin de nombreuses larmes. Haji le regarda avec douceur, se baissant pour le faire le relever. Il accepta de le suivre sans d'autres discussions. 



XXX

« Eden … Je suis désolé, mais je ne peux rien faire.

- Kanmi … s'il te plait … s'il te plait …

- Mon dieu, Eden. »

Le médecin se baissa pour prendre dans ses bras le jeune homme qui pleurait toutes les larmes de son corps. Seize ans ? Eden venait de prendre ses seize ans, il n'était plus un adulte fort et Haji détestait de le voir ainsi. Si faible.

« Kanmi sauves-le … J'ai confiance en toi.

- Eden … Kiyoshi est malade. Il n'y a qu'un seule et unique chose à faire : tu dois t'occuper de lui … »

Mal à l'aise, Lun demeura dans l'encadrement de la porte. Eden lui avait téléphone en larmes, l'implorant de venir, de retrouver Haji. Puis l'implorant encore de veiller sur son oncle avec Cassandra pendant son absence. Cassandra, éprouvée de cette nuit à essayer de maintenir l'homme en vie s'était endormie sur un canapé. Lun savait qu'il ne pouvait pas se permettre de dormir : ses enfants ne tarderaient pas à réclamer leurs biberons de lait.

Il prit congé, se mortifiant de réveillé sa compagne. Elle le fixa, implorante : j'en ai besoin, Lun, va m'en chercher.
- Il y en a à la maison. Viens. Allez.

Eden et Kanmi se regardèrent. Ils avaient voulu le rejoindre, pour avoir une explication, lui parler. Savoir, enfin. Et lui dire merci, aussi. Ce n'était pas le moment. Les deux bébés dans le couffins s'étaient mit à pleurer et la femme aussi, réclamant de ce que les deux hommes devinaient trop bien.

xxx

Un soir, l'oncle de 43 ans ouvrit les yeux pour le regarder. Et le gamin de 16 ans, qui ne souriait plus jamais, le fixa. Eden était malheureux. Il savait que la mort allait venir et il ne savait pas comment la vaincre. Il se sentait monstrueux. Et il n'avait plus aucune envie de rire, ni plus aucune envie de sourire. Il ne répondait pas aux appels de ses amis : d'aucun. Même de ceux d'Haji.
Kiyoshi ouvrit la bouche, mais se mit à tousser, et Eden était déjà prêt de lui. La forte fièvre de l'homme lui fit avoir peur, comme il n'avait jamais eut peur : la mort pouvait-t-elle venir si vite ? Il mit de l'eau sur le front, donna des médicaments, et soudainement dans un bruit de vêtement, il avait enlevé ses affaires et s'était couché près de l'homme. Kiyoshi voulu protester, fuir, mais on ne refuse rien à Eden. Et les bras solide d'adolescent avaient cloué le malade dans son lit, lui enlevant ses affaires mouillées de sueurs. Eden se rapprocha de son oncle, lui levant le visage pour l'embrasser. Faisant taire ses suffocations, et le laissant reprendre un rythme régulier.

Le lendemain la fièvre avait légèrement baissé, et Eden était déjà sortit du lit quand l'homme se réveilla. Pourtant il ne pu pas se lever, Eden entra dans la chambre dès qu'il se leva pour lui ordonner de se coucher.
Le soir, Eden se rallongea contre lui. Kiyoshi aillant beau dire qu'il n'était presque plus malade. Le lendemain se passa de la même façon, sauf que Kiyoshi n'était plus du tout fiévreux. Malgré ça, à la nuit tombée, Eden vint dans sa chambre qu'il avait quitté pour descendre le repas, et il enleva ses vêtements. Kiyo cette fois, se releva pour dire qu'il n'était plus malade, mais Eden, avait sourit. Vraiment sourit, d'un rare et beau sourire. Qu'il n'avait plus eut depuis un mois.

- Je ne suis pas mon grand-père …

Cependant Kiyoshi sourit doucement, s'approchant de l'adolescent pour lui soulever le menton.

« Je sais, et je ne suis pas mon père ! Je te ferais du mal, mon péché !

- Je te veux …

- non … laisse-moi.



- Je veux dormir avec toi.


- Une dernière fois, Eden. Une dernière. »

Et ce fut en effet la dernière fois, car au matin le beau Kiyoshi était mort.

Eden partit six mois, faire ses examens. Pour des raisons qu'il ne justifia pas, il échangea sa chambre avec Aki muet depuis la mort de son frère. Mais Eden ne vint pas sur le balcon. Il restait sur le campus, briseur de cœur sans le voir. Une ne nuit pas deux. Il avait fuit. Fuit les sentiments de la douleur en s'enfermant dans sa dureté. Seuls Maël, Lun et Aiwa étaient encore admis. Amis. Maël et Aiwa, de moins en moins, mais demeurant important.

Lun ... Eden le voyait malgré lui. Comme-ci sa petite victime était un corbeau, une ombre planant à coté de lui.

Il n'écoutait plus personne. Il n'alla pas non plus à l'enterrement. Quand on lui parlait, il répondait moqueusement. Le visage fermé, il devint Sempai. Un dur Sempai. Puis, il eut dix-huit ans …

Dix-huit ans et … la résolution d'être un homme.

Un soir, de plus à boire et à fumer, il se vit ramasser et reconduire dans sa chambre par Lun. Il tenta de l'embrasser et fut rejeter. 



Eden retomba habillé sur son lit.


- Dis-moi comment tu as fait pour avoir l'autorisation pour le club ?


- En la demandant.


- Comment tu sais tout ce tu sais ? 


- En l'apprenant.


- Comment Daniel a-t-il fait fait pour appeler avec ton téléphone ?


- En le trouvant.


- ... Tu es agaçant.


Lun sourit, venant au pied du lit pour retirer les chaussures d'Eden. 


- Tu dois pas t'occuper de tes gosses.


- Ils sont gardés par mes beaux-parents ce soir.


- Pourquoi ?


- J'avais du travail.


- Quel travail ?


- Tu poses trop de question, Eden. Dors.

XXXXX

Shogetus Lori : société de restaurent de soba et de ramen.

Kuroyume : rock particulièrement bruyant et très violent !
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 4:31

XXXXX

Partie 4

Incestueuse Idylle

Prologue

XXXXX

Six mois plus tard

Eden rentra sagement dans sa nouvelle chambre. Il alla à son bureau et se mit à travailler sur sa thèse. Pendant un moment, il resta ainsi à écrire. Puis un souvenir de la soirée lui revint en mémoire et il se leva d'un bond. Il entra dans la chambre d'Aki : son ancienne chambre. Il resta là, devant cette porte, un petit sourire aux lèvres et les bras croisés.

Puis, dans un souffle, il murmura :

« Je le savais. »

Aki retira la main de son pantalon. Ses joues rougirent. Il se redressa et se mit à crier. « Sors d'ici, Eden ! » Mais Eden resta parfaitement impassible. Il n'avait peut-être que dix-huit ans, mais il savait ce qu'il voulait. Et surtout, il était fatigué de faire semblant de ne rien voir. Fatigué, épuisé, il en avait marre.

« Je savais que tu ferrais ça, Aki. Et tu sais pourquoi ? Non ? Tout à l'heure, tu ne m'as pas regardé dans les yeux avant de monter … Sur le coup, ça ne m'a pas frappé. Mais tu ne te sentais coupable pour quelque chose que tu avais fait, ou que tu allais faire. »

Le scientifique sourit et alla s'asseoir sur le lit de son oncle, tentant de le regarder dans les yeux. « Aki ? » Aki le visage plus que rouge n'arriva à murmurer qu'un faible oui. Mais cette fois, il hoqueta de surprise, le visage si dur d'Eden était devenu soudainement triste, des larmes ruisselant sur ses joues maintenant humides « tu me détestes car je ressemble à mon grand-père ? »

Eden n'avait pas pleuré à la mort de Kiyoshi. Il n'avait pas pleuré pendant six mois. Il ne tenait plus ! Cette simple contrariété, celle de ne pas être aimé avait tout fait exploser : la mort de Kiyoshi, sa culpabilité envers ce dernier, envers Haji. Ses peurs, surtout celle de se retrouver seul sans personne : devenir comme Shiro, ou pire comme son père.

Et Aki faillit tomber dans les pommes en entendant la question. « Crétin » le blond avait serré dans ses bras le brun qui pleurait toujours et pour la première fois de sa vie. « Oncle Kyo me manque tellement, Aki, Aki, s'il te plait, je veux que tu sois comme avant ? » « Avant ? » « Oui … » Doucement Eden avait inversé la situation serrant dans ses bras l'homme, le collant contre lui, préférant cette situation, il n'était plus un enfant qu'on prenait dans les bras mais un homme qui prenait dans ses bras. « Dors avec moi ! » Et Aki dormit avec Eden.

Au matin, lorsque Eden se réveilla, il attendit le réveil d'Aki « prend ta douche avec moi ». « Mange mieux » « dors nu » Et le jeu dura des jours. Jusqu'au soir « fais-moi l'amour … » « Eden ! NON ! »

Mais on ne dit pas non à Eden, surtout quand il lit un oui dans les yeux, et le garçon avait été à la fenêtre, souriant moqueusement aux cris d'Aki qui était effrayé par la peur du vide, ou d'un grand espace comme la vue de cette fenêtre. « Tu sais ce que j'ai vu ici ? » « Je t'ai vu lire, je t'ai vu te toucher, te frôler, te masturber, je t'ai vu avec lui, mais aussi avec eux … Eux ces … ces … Tu les prenais, tu laissais les domestiques te toucher, et moi j'étais là, je fumais, je voyais …

- ARÊTE

- NON ! Et pourquoi tu préfères te faire cinq hommes qui sont peut-être plus jeune que moi comme un … un .. et MOI ? Tu me dis non !

- Eden … »

Mais Eden n'avait nullement envie d'écouter Aki, d'ailleurs, s'il l'avait écouté, il aurait d'autant plus eut envie de lui. Rapidement, il fut sur le lit plaquant des deux mains le ventre de son oncle.

« Alors ne me fais pas l'amour … Je te le ferais »

Aki fixa dans les yeux froids d'Eden, et doucement Aki sourit, s'asseyant sur le lit alors qu'il ouvrait les jambes, fixant dans les yeux Eden

« Eden, fais-moi l'amour … »

Et le jeune homme de 18 ans n'avait pas eut besoin d'entendre ses mots, et pourtant son cœur s'enflamma, il aimait, il aimait Aki et tant pis pour le reste. Sans avoir la moindre peur, il fit ce qu'il désirait le plus faire.

Une nuit mais sans fin. Ainsi commença une seconde idylle, compliquée, puisque avec son oncle. Incestueuse mais aussi hanté par le spectre de Kiyoshi et le souvenir de Haji.




« Je ne le trouve pas.



Eden : Lun, je croyais que tu trouvais tout.


Lun : J'suis pas Dieu, ok.  Je vais continuer de chercher et je trouverais.


Eden : Pourquoi ton portable ....


Lun : Arrête avec ça. Vraiment avec.Alors, j'ai eu raison ? L'attaque de front à marcher ?


Eden : Mieux que ça. Il a couru. Tu ne trouves pas ça ... Malsain que je me tape mon oncle ?


Lun : Techniquement, vous êtes demi-frères. 


Eden : ....


Lun : Enfin, pas vraiment non plus. Non, je trouve pas ça génant. C'est vos vies, pas la mienne. »
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 4:41

XXXXX

Partie 4

Incestueuse Idylle

Chapitre 1

Six mois

XXXXX

Deux mois

« Je t'aime.

- Eden …

- Je t'aime.

- Eden !

- Je t'aime.

- Tu m'agaces.

- Je t'aime !

- EDEN !

- Je t'aime !

- Je t'aime.

- Eden, fiches-moi la paix !

- Je t'aime.

- … 

- hm hm …



- hm hm !»

Aki soupira lourdement, glissant ses doigts sur son corps pour retirer le col roulé qu'il s'était mit. Il aurait aimé à cet instant étrangler Eden qui depuis six heures, trente minutes, et dix secondes ne cessait de répéter les trois mots. Evidemment qu'il venait de se plaindre qu'il ne les disait pas assez souvent. Mais il y avait une différence entre « pas assez » et toutes les deux secondes. Un peu plus, et il aurait vraiment finit par l'étrangler.

« Eden, je vais avoir froid.

- … Non. »

Le long sourire qu'affichait le futur scientifique fit brutalement rougir Aki qui détourna le regard. Il allait finir par mourir avec un amant aussi endiablé. Eden devait comprendre qu'il était un « vieux » et quant tant que vieux, il fallait aller doucement avec lui. Sinon ils ne tiendraient pas un mois.

XXX

Trois mois

« EDENNNNNNNNNN ! »

Le bruit de son amant au téléphone fit sursauter Eden qui tentait de son concentrer pendant la pause de son examen qu'il allait passer dans quelques heures. Comme il y avait deux sujets différents, ils leurs étaient permit de sortir. Eden écouta les pleurs d'Aki, soupirant en regardant l'heure. Il devait réviser ! Dans le téléphone la voix de son oncle tonna :

« Il est partit … Retrouves-le !

- Aki ! Je suis à dix-huit heures de la maison …

- Mais … mon chat …

- AKI ! Je passe mon examen dans cinq minutes !

- Mais … mon chat.

- Mais Aki !

- Edennnnn, si tu ne récupères pas mon chat, je te quitte !

- Ok. J'arrive. »

XXX

Quatre mois

Eden rentra dans le campus. Deux semaines qu'il n'avait pas vu Aki, deux semaines. Il allait mourir. Et ce sale chat qui lui avait fait raté ses examens. Pourquoi Aki avait acheter un noir et l'avait nommé Eden ? C'était ridicule. Attendez … Qu'est-ce qu'il faisait avec le chat ? Le jeune homme eut une mine de dégoût tentant d'abandonner des images choquantes. Cette seule pensée entendue par son oncle l'obligerait à des semaines d'abstinence, il valait mieux l'oublier.

Soudainement il se figea, fixant son oncle allongé dans sa chambre du campus. Son oncle eut un visage sérieux, ses bras se croissant. Son visage fixant son neveu avec dureté.

« Eden !

- Aki ! Tu me fatigues.

- Ha …

- Attends, ne pars pas comme ça ! »

Aki se retourna avec sévérité et colère.
 Eden resta impassible encore furieux d'avoir fait des heures de routes, d'avoir loupé un examen, pour un maudit chat !

« Eden !

- Aki qu'est-ce que tu veux …

- Ha oui ! »

Aki se retourna brutalement sérieux, son regard devenant dur comme de l'acier, il balança un dossier sur Eden.

« Tu as foiré un Examen !

- …

- Tu ne t'es pas présenté ! Non, mais tu crois quoi ? T'as intérêt de bosser de rattraper ça Eden, sinon je te promets que …

- que ?

- Si tu rates tes examens à nouveau, je te quitte. »

Aki poussa un cri d'étonnement, quand il sentit Eden fixer avec une haine brutale, avant de s’attendrir d'un sourire.

Eden grogna. Il allait lui faire payer ça !

XXX

Cinq mois

Eden embrassa tendrement son oncle, mais soudainement, il sentit des mains le redresser, et des doigts lui glisser sur le dos. Il laissa Aki faire, souriant amusé, quand brutalement, Eden se cabra. Son regard virant à un noir furieux, avant qu'un gémissement ne parcourt ses lèvres.

« Eden …

- Attends. »

Mais visiblement son oncle ne connaissait pas le mot attendre. Eden retomba lourdement sur le lit. Ils l'avaient déjà fait dans ce sens-là, évidemment. Mais à chaque fois Eden devait reconnaître qu'il avait du mal à s'y habituer. Il fallait dire que depuis l'âge de quinze ans, bien des femmes et bien des hommes étaient passés dans son lit, mais à part Kanmi, personne ne l'avait prit. C'était … réservé à Kanmi ? Plus maintenant.
Pour Haji c'était différent … Eden devait lui apprendre à être lui, il devait donc parfois jouer l'autre. Et il adorait ça. Mais …

« Ha … »

Aki eut un regard moqueur ! Il détestait ça : quand il voyait le regard d'Eden se changer, signe qu'il pensait à quelqu'un d'autre. Ca arrivait beaucoup au début, maintenant presque plus, mais là ! Il avait encore pensé à une tierce personne.

Un téléphone sonna. Eden repoussa son oncle : « ... Marv?

Lun : Eden. J'ai besoin de toi.
Eden : Pour ?

Lun : Casser la gueule à des types.
Eden : Pourquoi ?
Lun  : Ca te regarde pas.

Eden : Comment Daniel as-...
Lun : Eden. Ok, ça va, je me débrouillerais seul.

Eden : Où et quand, Lun ? Où et quand ?… »

XXX

Six mois

Eden sortait depuis six mois avec Aki, il ne faut pas s'imaginer des nuits de folie, la maladie d'Aki prenant de plus en plus le pas sur le reste mais pas sur l'amour. Ils passaient beaucoup de temps ensemble. Eden aimait Aki, mais encore une fois, il y avait cette peur, tenace de la maladie. Les paroles de Lun lui revenait sans cesse : eux aussi.
Eux aussi.

Et celle d'Haji menaçant un crime d'arriver.

Aki avait des débuts de démence, mais Eden savait être un homme maintenant. Puisqu'il le fallait. Seulement, un jour ou plutôt une nuit, alors qu'Aki le prenait avec une douceur enrageante, car Aki était doux, si doux que c'était enivrant et frustrant, la police arriva sans prévenir.

Laura était folle d'inquiétude. Elle aimait Eden comme un fils, et voir son oncle abuser nuit et jour de son presque fils la rendait malade. Elle avait tout raconté, et elle avait téléphoné. Aki fut accusé de pédophilie, et on attenta à procès. Le procès eut lieu, et face aux preuves de Laura, Aki fut jugé coupable « pour le moment, en attendant un examen approfondit de la victime ». Surtout qu'Aki le dit : qu'il désirait Eden depuis toujours, qu'il était mauvais. Qu'il le savait. Eden hurla. Cria. Mais le psychologue avait jugé qu'il n'était pas apte à parler : « c'est comme-ci il sortait d'une secte ! Il n'a pas conscience de ce qui l'entoure …

Conscience ou pas. Eden se sauva du centre où il était revenu, il rentra dans la maison, et trouva Laura en larme dans la cuisine …

« Je … Je ne voulais pas ça. »

Qu'importe désormais. C'était trop tard.
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 4:54

XXXXX

Partie IV

Incestueuse Idylle

Chapitre 2

L'Enfer

XXXXX

Où était la logique dans tout ça ? Eden se le demandait bien. Après avoir été envoyé dans un hôpital pour être diagnostiqué. Il avait été renvoyé dans un centre de soin pour enfant victime. Et après, pour jeune délinquant. Et maintenant, il était carrément dans un centre militaire. Effectivement, il n'aurait pas du dire aux psychiatres qu'il avait gagné un pote aux cartes, qu'il bandait en voyant son oncle par la fenêtre, et qu'il avait envie de tuer son père. Il n'aurait pas non plus du draguer toutes les filles et garçons dans le centre pour victime, et se taper la femme du directeur du centre de jeune délinquant. Cependant : Eden avait des circonstances atténuantes. On lui refusait de parler à Aki !
De quel droit lui refusait-on de parler à son oncle ! Aki devait repasser en jugement et il serrait innocenté car Eden comptait bien aller expliquer au juge par A + B que son oncle ne couchait pas avec lui, mais qu'il couchait avec son oncle. Après libre à eux de le foutre lui en prison !

« Monsieur ! Indentshi n'a pas fait ses corvées. »

Sale con. Pourquoi les petites têtes de militaires devaient-elles rapporter leurs copains ? En tant de guerre, ils comptaient aller voir le sergent pour lui dire qu'Eden n'avait pas fait son lit, ou quoi ? Ca servait à quoi tout ça. La discipline ? Mes couilles oui ! En temps de guerre, Eden prendrait ses affaires et il partirait. Il aime bien la patrie, mais il l'aimait encore mieux en restant en vie !

« Garde à vous ! »

Eden se leva. Rejoignant les mains dans les poches ses camarades de chambrés. Une dizaine de recrues plus malignes et fortes les une que les autres souhaitant entrer dans le corps de l'armée le plus dangereux du Japon. Les plus grands kamikazes provenaient de ce camp militaire situé dans le désert. C'était bien simple, une dizaine d'hommes y mourraient tous les mois tant l'entraînement était dur. Et Eden n'avait rien à foutre là !

Il ne voulait absolument pas mourir pour sa patrie. En plus il avait des potes dans tous les coins du monde, il ne pouvait pas s'amuser à vouloir s'en prendre au pays de l'un d'entre eux. Au prochain apéro, il y aurait des disputes. En plus Aki et Haki étaient des pacifistes, et Kacen un prince des pays arabes … Non vraiment. Eden ne souhaitait pas se battre.

Ne pouvant pas empêcher son ironie, le jeune homme remarqua enfin que l'officier l'observer depuis quelques secondes.

« Tenez-vous droit !

- Désolé. Pas envie de bander.

- … Soldat ! Vous parlez à un supérieur !

- Ha ? Maître le supérieur de la grandeur … Foutez-moi la paix !

- Pauvre petit, tu t'es fait violé par ton oncle sur le rapport, écarte les jambes qu'on voit si tu as bien apprit ta leçon ! »

Le regard d'Eden devint si noir qu'il fit reculer d'un pas l'homme mais celui ne lui permit pas d'échapper au coup de poing meurtrier qui venait de s'abattre sur son nez ! Eden eut un grand éclat de rire, sautant sur l'homme, avant de lui donner un croche-patte qui le fit tomber à terre. L'entraînement de ces derniers jours avait finalement porté ses fruits. Eden planta son poignard au niveau de la gorge de l'homme.

« Laissez-moi partir ! Je ne veux pas être dans l'armée ! »

Résultat : cachot !

Le cachot, c'est un endroit horrible. C'est comme une cave, mais sans porte, sans fenêtre avec juste une ouverture de grosses pierres. Le cachot est fermé par un grillage solide, et dedans on ne trouve rien. Juste une douche qui s'enclenche à la même heure, froide, et qui inonde toute la pièce. Un pot servant de WC, et une grosse planche accrochée solidement au mur qui servait de lit pour pas que les rats vous bouffent pendant la nuit.

« Retires tes vêtements avant d'y entrer. On ne voudrait pas que tu te suicides !

- Hm … Mattes pas, gros procs ! »

L'officier qui avait conduit le jeune homme au cachot lui asséna un coup de manchette dans le ventre. Eden tomba sur le sol, se relevant sur le point se riposter mais la porte de la cellule s'était fermée.

Eden grogna. Il allait finir par avoir des bleues sur tout le corps à ce rythme là, et Aki détestait les corps recouvert de bleues. Le garçon eut un faible sourire, relevant le visage : quelqu'un venait d'entrer.

L'officier au nez cassés s'approche d'Eden qui resta immobile près des barreaux, mais dès qu'il vit que l'homme était à porté de main, Eden l'empoigna. Il allait le frapper, le tuer ! Eden était furieux : furieux d'être au milieu des montagnes sans nouvelle d'Aki, furieux d'avoir un sergent stupide.

Le lendemain, l'officier revint. Au fait il n'était pas officier mais capitaine. C'était plus important, parait-il. Eden s'en foutait ! Il voulait sortir de là. Il avait froid, la douche l'avait complètement trempée, et il se sentait dégueulasse.

Le soir d'après le sourire du capitaine laissa envisager le pire :

« Tu sais ton violeur ? Il a eut ce qu'il méritait, il s'est fait torturer et violer en prison ! Parait que c'était pas beau à voir … »

Eden cru qu'il allait mourir, mais l'autre continuait de parler sans voir le trouble qui avait envahit le pauvre scientifique. Les membres tremblants, Eden le fixa déboussolé. On avait fait du mal à Aki. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Pourquoi à lui. Non !

« Dommage qu'il soit pas mort, hein ? »

Et cette fois Eden le fixa dans les yeux : « je veux le voir ! »

Le capitaine le fixa un instant étonné, et soudain un sourire malsain fit place sur son visage. Il ordonna d'ouvrir la cellule et de la refermer après lui.
A peine entré, et Eden lui donna un coup de poing puis se mit à le frapper lui rentrant dedans mais le capitaine sourit lui attrapa les mains, murmurant « t'aime ça être une Salope ? » Eden ne répondit pas, gardant un visage fermé : où était Aki ? « Je t'emmène le voir … » Aussitôt Eden c'était calmé, se relevant, le fixant dans les yeux. « Mais à une condition … Pose tes mains contre le mur et écartes les jambes »

Eden plissa les yeux, devenu glace, et il frappa l'homme de toute ses force. On fut obligé de lui asséner des coups pour permettre à l'autre de partir. Un bleu couvrait son œil, d'autres son corps. Rien à faire. Il allait le tuer ! Lui devenir une putain ? Et puis quoi encore ! Il n'était pas un prostitué ! Il était EDEN INDENTSHI ! On ne lui disait pas non ! On n'en avait pas le droit ! JAMAIS !

Le lendemain arriva. Eden se leva en entendant le pas du capitaine. Bien droit, sans cacher sa virilité, il le fixa dans les yeux. Eden sourit moqueusement, son visage plus raillard que jamais. Après trois secondes, il se retourna et écarte les jambes. Les deux mains contre le mur du cachot, il garda le visage obstinément moqueur.

L'homme dont Eden ignorait toujours le nom entra dans la cellule. Il regarda amusé le jeune homme, flattant sa croûte avant de se mettre derrière lui. Le bruit de la fermeture éclair qu'on descend fit fermer les yeux à Eden, qui se mordit la lèvre. 


Toute la nuit il y avait penser : il aurait du être là pour protéger son Aki. Maintenant, Aki avait été souillé à cause de lui. Il méritait pire que ce que l'homme était en train de lui faire. Au fond de lui, Eden voulait que le militaire lui fasse mal, autant mal qu'avait eut Aki. Il le dit, entre deux spasmes de douleur. « Sale tapette »
ee
Ces deux mots firent sourire le capitaine au lieu de l'énerver qui se déchaîna plus violement sur le corps meurtri s'imaginant qu'Eden adorait ça, que ce gosse trouvait ça bon. Eden flancha, tombant sur les sols, ses deux genoux dans la boue du fond de la cellule, la tête bientôt appuyée dans celle-ci. A cet instant, Eden n'eut qu'une pensée : qu'il allait le tuer. Tuer lui et tout ceux qui avait fait du mal à Aki, et puis, il ne pensa plus se contentant de respirer quand il le pouvait, et de ne pas hurler de douleur, ne pouvant empêcher les larmes de souffrances.

XXX

Le capitaine tenu sa promesse, il fit on ne sait comment transférer Aki à la basse de soin de l'endroit. Et Eden pu le voir, enfin voir son corps, car Aki était dans un profond coma. « Dont il ne sortira jamais » murmura doucement à son oreille le capitaine. Eden lui mit une claque.

« Je reste ici le soigner …

- Bien. Alors suces »

Eden regarda le membre que l'homme sortait de son pantalon. Il hésita, tourna le regard en direction d'Aki, et revint vers le garde. Il n'était pas une pute ! Il ne voulait pas l'être. Il n'était pas Kanmi. Il n'en le serait jamais. Le scientifique murmura ses paroles, se les répétant encore et encore. Tentant de faire passer la douleur de cet endroit. Il soupira légèrement, grognant un …

« Ok. »

Le jeune garçon aux longs cheveux noirs, car il n'avait pas encore eut le temps de ses couper, se baissa et prit le membre entre ses doigts. Il le fit se dresser, avant, d'y mettre les lèvres n'écoutant pas les râles de plaisir de l'autre, tentant de l'empêchant de se servir de sa tête comme d'un objet. Etrangement, Eden n'était pas dégoûté. Plus. Il était indifférent à tout ça. Et quand il sentit le liquide se répandre dans sa bouche, il se releva simplement, glissa sa main sur ses lèvres, et retourna auprès d'Aki.

Tirant une chaise il s'assit près de lui près à prier Bouddha, Jésus de Nazareth ou Mohamed pour qu'on lui rende son Aki. « Oncle Aki … Dors. T'as bien raison … Ce monde est trop pourrit pour y vivre éveillé. Continue de rêver, autant de temps que tu voudras. Mais ne pars pas, là-haut, je ne sais pas comment c'est, mais ici, il y a moi. Et j'ai besoin de toi. »

L'officier resta là, à observer Eden. Le garçon semblait avoir oublier sa présence. Il semblait si faible, et à la fois si fort. Des hommes, il en avait baisé plus d'un. A chaque fois, le résultat était le même : le garçon souffrait, pleurait, puis devenait fou avant de se plier dans le rang. Là, c'était différent. Eden semblait vivre dans un autre monde.

Le capitaine était devenu un protecteur facilement manipulable : Eden avait tout ce qu'il voulait en échange du sexe. Mais Eden était de glace. A part les premières larmes, il ne pleurait plus, il ne parlait même plus, il restait à soigner.

Un soir, l'officier rentra et ordonna à Eden d'écarter les jambes. Il fut brutal, violent et Eden se laissa faire. Mais quand l'action fut finit, il se retourna, un grand sourire aux lèvres.

« Déjà finit ?

- Qu'est-ce que tu dis ?

- Un problème d'érection peut-être ! »

Eden eut un éclat de rire, se baissant de justesse en voyant le coup violent qui allait être porté, avant d'attraper le poignet du capitaine, le retournant violement. Le capitaine fort de dix ans dans l'armée eut tôt fait de repousser le garçon et de le mettre au sol. Poussant un juron, Eden eu un grand éclat de rire.

« … je devrais dire aie, mon capitaine ? »

Indentshi était de plus en plus énervant car il se pliait sans avoir l'air de le faire, car tout ce qu'on pouvait lui faire, il ne semblait pas le voir. Le bon psychologue aurait parlé de traumatisme, il l'était. Un viol c'est traumatisant. Le reste aussi. Mais, ce n'était pas pour ça qu'Eden était froid : c'était sa façon d'être, tout simplement. De ne jamais perdre pied, car il est plus facile de toujours se relever que de rester une éternité couché sur le sol. Il fumait, il dormait peu. Il suivait l'entraînement très rude de l'élite militaire, et soignait pendant ses soirées de libre Aki. Il se faisait baiser et finalement, les jours passaient sans que l'homme blond n'ouvre les yeux. Eden était de plus en plus sombre, arriva les séances où il commença à apprendre à tuer.

Dès la première séance il décida qu'il n'en parlerait jamais à personne. Il devenait une machine capable d'abattre un homme de sang froid sans émotion et sans hésitation.




« Tu me fais mal. »

Eden lâcha la main de Lun.  « Tu l'as retrouvé ?
- Oui.
- Passe-moi les infos.
- Calme-moi d'abord.
- Réponds d'abord à ma question Lun !
- PUTAIN. Lâche-moi avec ce téléphone !
- Tu as couché avec Daniel ?
- ...
- Lun !
- ... 
- Oui. Souvent ?
- ... 
- Crétin. Non, je n'ai pas couché avec Daniel. 
- Pas même le soir au club ?
- Pas même ce soir-là.
- Alors quoi ?
- ... Change de sujet. J'ai besoin que tu m'aides sur une autre affaire, mais si ton militaire continue à te défoncer, ...
- Arrête, je le contrôle parfaitement.
- Tu te trompes. Tant qu'il croirait qu'il contrôle, qu'il viole, ça ira. Quand il verra qu'il est TA marionnette, qu'il peut te perdre, il te tuera.
- J'aurais soigné Aki et retrouvé Kanmi avant.
- ... 
- Lun, couche avec moi.
- Je te dis non à chaque fois.
- Tes gosses dorment, ta copine est encore à se faire sauter par un dealer, tu m'as déjà dit avoir couché avec des hommes. Pourquoi tu ne me veux pas ? 
- Je ne veux pas, c'est tout. J'ai le droit, non ? Pourquoi tu me veux ?
- Je sais pas ... c'est idiot. 
- Oui, cela l'est. Viens boire un verre, allez. T'es en permission je te signale. J'appelle la baby-sitter et on va te trouver un gars en boîte.
- ... Ils seront tous après ton cul.
- J’attire et tu serres ? 
- Ok. »
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 5:15

XXXXX

Partie IV

Incestueuse Idylle

Chapitre 3

Suite

XXXXX

Shun Yakasu était capitaine, fils et petit-fils de capitaine. Il avait toujours été dans l'armée. Sa femme était fille de capitaine, son fils serait fils de capitaine. Lui, a seize ans, il s'était enfuit pour « aimer » un homme. Lui, à seize ans, il avait claqué la porte. Et puis, il avait été bafoué. Baisé et jeté. Il s'était promit de se venger.

Depuis dix ans, tous les jeunes recrus y passaient. Les fortes têtes, il adorait les mater. Leur faire comprendre qu'ici le patron c'était lui ! Mais voilà : pour une fois, il n'arrivait pas à comprendre. Ce garçon, Eden Indentshi, avait un courage hors du commun. Avoir dix-huit ans et suivre un entraînement pour les hommes de vingt-quatre ans qui ont déjà quatre ans d'engagement derrière eux. Des viols, Shun, il en avait commit plus d'un : aucune femme dans la base, que des putes à aller voir en permission, une femme qu'il n'aime pas : ça vous donne des envies de meurtres. Mais …

De nouveau il regarda au carreau de la fenêtre. Eden était punit. Encore. Il avait craché son sang à la figure d'un supérieur après avoir refusé d'égorger un chat.

Le jeune homme était en train de faire des pompes. Un jeune camarade comptait à voix haute : « mille quatre cent trente-deux, mille quatre cent trente-trois », … Shun regarda le visage d'Eden couvert de sueur, son regard noir fixant le sol obstinément. Ce garçon était inépuisable : il avait passé la matinée à subir un entraînement physique intense, puis l'après-midi avait consacré au tir et à aux meurtres et maintenant il faisait des pompes l'air de rien. Quand deux heures plus tard, on vint lui dire d'arrêter, Eden se releva d'un bond. Mais, un instant son visage se figea sous la douleur. Il eut un rictus de moquerie, prenant la direction de la salle d'étude.

Ce ne fut que lorsqu'on annonça le repas, qu'il en sortit. Eden ne se dirigea pas comme les autres vers la cantine. Il était privé de repas pour avoir dit à un supérieur d'aller se faire fouttre ! Il alla se changer, prit une douche, et se rendit auprès d'Aki dans l'infirmerie. Ses doigts passèrent sur le visage de son oncle, et le jeune homme soupira tristement.

Il était perdu. Eden ne savait plus quoi faire. Aki n'était pas mort, mais il n'était plus vivant. Que devait-il faire ? Parfois, il avait juste envie de frapper ses officiers et de partir. Il n'était pas un militaire, et encore moins une pute. Mais … Que deviendrait Aki s'il partait ? Il irait à l'hôpital ? Son procès avait encore été reporté. C'était si injuste … Seulement dans une semaine, il aurait sa première vraie mission. Il allait peut-être devoir tuer quelqu'un. Pourrait-il faire ça ? Devenir ce monstre immonde qui retire la vie ?

Tout ça c'était de sa faute ! De sa faute à lui ! Mon dieu … Eden se demanda un instant s'il était mauvais. Est-ce qu'il était sale ? Dégoûtant ? Est-ce qu'il attirait le malheur parce qu'il était gay ? Valait-il mieux pas tout stopper. Mourir …

« Indentshi venez-là !

- Non ! Je soigne mon oncle ! »

Le regard sombre le garçon se remit à nettoyer les plaies de son oncle qui commençaient à être parfaitement cicatrisées. Une colère noire prit Shun, il était furieux encore plus que les autres soir : il venait de perdre une permission dans un stupide jeu de cartes, et voyant cet enfant/adulte s'occuper ainsi de son oncle le mit dans une rage folle. Au point où prenant le corps nu qu'Eden nettoyait, il menaça de le violer. Shun eut un rire mauvais.

« Il doit être drôlement bon ce vieux pour t'attirer autant ! »

Indentshi se rapprocha de Shun, glissant ses doigts sur sa taille, mais au lieu de prendre le membre comme à l'habitude il se saisit du revolver à la ceinture : il y avait déjà penser, mais ça servirait à quoi ? S'il partait, personne ne s'occuperait d'Aki. Ici il avait tout le matériel pour les comateux. Alors …

Oui, Lun avait proposé de payer, de trouver des solutions, un endroit pour Eden et son oncle. Mais rien ne serait aussi bien que le dernier cri militaire !

Eden pointa l'arme vers l'homme sans ciller.

"Touchez à un de ses cheveux, et vous êtes mort !"

Il avait alors 18 ans.

Aki en avait 47.

Le capitaine en avait 32.

Le capitaine sous le regard noir laissa tomber le corps à terre, et Eden relâcha directement l'arme pour accueillir son oncle dans les bras et le remettre dans le lit, relevant les yeux pour dire :

« Je n'ai pas d'argents à dépenser ! Usez de mon corps autant que vous voulez, mais si vous touchez à Aki, je vous tue !

- Alors t'es bien une salope ! Dis-le !

- Oui. Je suis une putain. Et vous êtes celui qui payait cette pute !»

Le lendemain Aki et lui étaient transférés dans la maison du Militaire. Eden très bon scientifique se mit à travailler pour chercher des réponses dans les domaines médicaux. Il bossait nuit et jour, sans délaisser son Aki, mais dès que le capitaine le désirait, il lui offrait son corps, et depuis le jour de la menace, le capitaine se laissait embarquer dans un amour dangereux.

Eden et ses yeux de glace s'offraient à lui, et le prenaient aussi, mais ne s'ouvraient pourtant pas à lui, alors que le jeune capitaine de 32 ans, lui parlait, le choyait, lui racontait sa vie. Il lui offrait des cadeaux, l'entraînait, et lui accordait des faveurs. Il le consolait même, après qu'Eden ait dut tuer trois hommes en Iran pour une mission secrète.

Eden était devenu son jouet, certes. Mais aussi son trésor, sa seconde "femme", son protégé, son "mari" aussi. Peut-être qu'Eden aurait pu l'aimer, peut-être qu'avec le temps, il aurait su l'aimer. Mais le militaire avait des amis, et les amis du capitaine posaient leurs mains sur Eden, d'un regard de glace il savait les brûler et les empêcher d'aller plus loin. Mais quand ils étaient vraiment souls, ils allaient dans la chambre de l'ange blond, ils osaient poser leurs pattes sur Aki et ils finissaient par avoir Eden qui protégeait comme il pouvait son oncle. Et ça, Eden ne pardonnait pas. On ne touchait pas son Aki et il n'était pas une putain. Un jour ou l'autre, il le ferrait payer. Il ferrait payer tous ceux qui pensaient que gay rimait avec prostitué.

« Eden … Qu'est-ce que tu as … ?

- … Shun apprends-moi à me battre.

- Comment ?

- Je veux devenir encore plus fort !

- Tu es déjà capable de tuer dix hommes en cinq minutes, et tu es le meilleur de ton unité … Ca ne te suffit pas ?

- Non. Je vais être le meilleur de tous les soldats. L'élite numéro un, je vais être capable de tuer, de capturer et de me battre sans être touché une seule fois !

- Bien … »

L'entraînement commença. Rude. Violent. Eden était si constamment couvert d'ecchymoses, qu'il ne se rendait plus compte de la douleur, mais il devint petit à petit le meilleur. Cela ne se fit pas en un jour. Capable de comprendre et t'anticipé chaque mouvement de l'adversaire, maîtrisant l'Aïkido, iaido le judo et le ju Jitsu. Puis vint le karaté, le shotokan-ryu, le kendo et le Kenpo. Pas besoin de dire que le kyud, le ninjuts, sogobudo, taihojutsu, les combats de rues, des guérillas et des hommes dangereux n'eurent aucun secret pour lui.

Juste le Sumo … Eden n'avait pas le poids réglementaire ! Cependant plus Eden gagnait en force, et plus il semblait se renfermer sur lui.

Eden avait maintenant 20 ans. Il venait de fêter sa majorité, et il travaillait dans le bureau avec un air grave. Il repensait à l'appel téléphonique de Lun. Les mots sonnaient dans sa tête : Barre-toi. Tu es majeur et riche. Barre-toi. 



Vers dix-huit heures, il cessa de travailler et monta dans le second étage, là où était installé Aki depuis deux ans. Le scientifique se stoppa fixant le visage blanc de son amant, et les courbes affolées des appareils. Il y avait un problème ! Malgré toutes ses connaissances, Eden ne su pas quoi faire : il fallait l'opérer, mais il n'était pas chirurgien. Il n'était pas docteur. Et il ne connaissait qu'une seule et unique personne qui le soit !

Il demanda alors la permission à Shun, le capitaine de téléphoner à un ami. Shun accepta mais à la condition d'être là quand Eden téléphonerait. Pendant qu'il composait le numéro, l'homme colla son bassin à lui, s'amusant au travers du tissu à passer son membre.

Eden pressa le numéro de téléphone que Lun lui avait donné …

Haji avait abandonné depuis un an son nom. Il était devenu le père Zu, prêtre catholique. Dans sa petite chambre, il était justement en train de discuter avec un autre prêtre, qui était très occupé. Le blond laissa le prêtre s'occuper de son pénis. Hmmm, il allait passer une délicieuse soirée. C'était ce qu'il s'était dit jusqu'à ce que son téléphone sonne. Hors ce téléphone là, il n'était utile que pour une personne : Lun. Lun, qui lui avait offert le téléphone en lui disant : "Seul Eden a le numéro. Un jour, il pensera à toi. Ce jour-là, ne rate pas l'appel." … Une seule. Haji repoussa violement le jeune homme assit devant lui, appuyant sur la touche verte.

« Eden ? »

Eden fronça les sourcils. La voix de son ami était légèrement haletante ! Il aurait pu parier qu'il y avait du monde derrière. Eden soupira, tentant de ne pas pousser un cri, en même temps qu'il parlait.

« Il faut que tu viennes … Vite …

- Eden qu'est-ce qui se passe ?

- …

- Haji … c'est qui cet Eden ? Coupes le téléphone, viens …

- Ha. Je dérange … C'est bon … Je vais appeler Daniel !

- EDEN ! Qu'est-ce qui se passe ! … Mais toi fous-moi la paix !

- Hm ?

- … Eden, réponds !

- Aki … je crois qu'il va avoir une hémorragie interne dans la semaine. Viens.

- Attends … Eden ?

- … C'est qui le mignon dans ton lit ?

- Et toi ? »

Le scientifique stoppa clairement la conversation, son regard noir fixant le téléphone. Il se retourna, et gifla violement son soldat. La vie de son oncle était en danger et il se permettrait pourtant de faire une crise de jalousie à Kanmi, quel crétin.

« Imbécile ! Pour qui te prends-tu ?

- Ede…

- RIEN ! DEUX SEMAINES SANS MOI !

- Pour quoi te prends-tu ?

- … »

Et sans mot dire, Eden claqua la porte de sa chambre un sourire moqueur aux lèvres.

Haji était arrivé dans le centre, conduit par Lun dont les enfants dormaient à l'arrière. Lun avait refusé d'entrer. Des hommes étaient venus chercher Kanmi. On l'avait conduit à la maison du capitaine. Eden qui avait travaillé tardivement dormait sur un ordinateur portable qui affichait sur une page blanche un milliard de petit ttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttt à suite. Kanmi se rapprocha de lui, avant de se stopper en voyant Eden se relever, et un liquide blanc se rependre sur sa cuisse imprégnée d'un sang séché sans qu'il ne s'en soucis outre mesure.
Le scientifique bailla légèrement, avant de sourciller, un grand sourire éclairant son visage halé. Les deux militaires qui accompagnait Haji dans la base sursautèrent : c'était un vrai sourire, pas cette horible rictus moqueur que le garçon affichait constamment !

« Hé ! Kanmi …

- Eden tu … »

Eden eu une mine étonnée avant de remarquer la direction du regard d'Haji, et des deux hommes l'accompagnant. Il leva les yeux au ciel, et tira son ami dans le bureau refermant la porte au nez des deux accompagnateurs.

« Je ne poserais pas de question Eden mais tu devrais prendre soin de toi …

- Hm. Hm. Montes là-haut, je te rejoints. »

Le scientifique préféra se taire. Il était devenu assez fort pour battre son militaire, mais, il devait aussi se rendre à l'évidence, qu'il n'avait pas envie de partir d'ici .Où irait-il ? Que ferrait-il ? Tant qu'Aki était vivant, il resterait là. Sauf que … Qu'Aki allait mourir. A moins d'un miracle, et ce miracle Kanmi allait l'accomplir, il devait le faire !

Eden se dirigea vers la douche, seulement, en y sortant il fut arrêté par son chef de mission : il devait se rendre d'urgence dans le désert pour une simulation de combat. Il avait six heures pour neutraliser une cinquantaine d'agents, et ramener l'otage en vie. Encore un coup de Shun … Mais Eden devait obéir, sinon ils risquaient de s'en prendre à Kanmi ou à Aki.

Haji dans un autre étage regardait le corps du vieil homme. Avec précaution, il se nettoya les mains. La pièce était heureusement stérile : Eden avait un sens du nettoyage relevant de l'acharnement. Déjà étudiant il détestait les moindres signes de bactéries.

Haji demanda à ce que Lun le rejoigne.



Lun : Je ne suis pas une infirmière, Haji.
Kanmi : Tu as si souvent soignés Cassandra, administrer sa drogue et soigner les séquelles, que tu es mieux que ça.

Il se mit à l'opérer. C'était le don d'Haji. Personne n'aurait pu faire ça, à part lui. Ses doigts et ses mains étaient si experts, qu'il était capable de retirer le cœur d'une souris, de le nettoyer et de lui remettre. Si un enfant naissait, il était le meilleur spécialiste pour ce genre d'opération. Sauf qu'Haji détestait le sang. Il avait mal à la tête, sa vue parfois se brouillait mais il n'avait pas besoin de regarder : il s'était entraîné à opéré à l'aveugle. Heureusement cette fois, la vue revint rapidement et il put continuer sans trop de risques.

Et le sang, à cet instant, il y en avait beaucoup. Kanmi eut un soupir. Il n'avait pas pu sauver Kiyoshi, il devait arriver à sauver Aki … Les mains rouges, il eut soudain une impulsion logique.

Quand Eden rentra, sept heures plus tard, il grognait mentalement et insulta toutes les personnes de sa connaissances en passant par ses voisins d'enfances, à ses enseignants et ses amis. Une cinquantaine d'agents ? Tu parles ! Il était soixante-seize, et ils avaient de vraies balles ! Shun devenait fou ou quoi ? En pénétrant dans la chambre d'Aki, Eden soupira de soulagement : les courbes étaient normales. Enfin. Il posa la main sur son épaule blessée par un de ces camarades, et s'approcha des outils pour se retirer la saleté.

Le jeune homme ne remarqua même pas l'absence de son ami : il devait être tout simplement partit, et il claqua la porte pour lire les instructions laissaient pas Kanmi.

Si Eden avait fait plus attention, et s'il avait essayé d'être reconnaissant, il aurait vu que Shun n'était pas là. Et que le verrou de la porte de la cave était fermé. Il aurait aussi, certainement, entendu les gémissements. Et peut-être … Qu'il aurait aussi vu, qu'il venait de se comporter comme le pire des imbéciles et des monstres. Haji encore une fois avait sacrifié tout pour lui : sa situation de prêtre, son orgueil, et même plus. Seulement ….

Eden n'avait qu'une pensée : Aki était en vie. Tout allait bien.



« Laisse-lui du temps Eden. Voir ta vie là-bas la choqué. (...) Non, je ne peux pas venir. Je dois rester avec mes enfants. (...) Non, ... (....) Lache-moi avec ce téléphone. (...) Il va bien. (...) je ne sais pas. (...) »


Cassandra s'assit à coté de Lun, tirant son bras pour lui administrer une drogue. « Ton ami dort à coté, j'ai fait ce que j'ai pu. Il a donné beaucoup trop de sang ... et toi aussi. Il m'a dit qu'il avait lui-même accepté de coucher avec les hommes pour qu'on laisse Eden tranquille pendant un mois. 
- C'est le temps qu'il laisse à vivre à Aki.
- Lun. Daniel passe à la maison ce soir, s'il voit Haji ... 
- Donne-lui rendez-vous à l'hôtel d'en face. Pretexte que tes parents sont là.
- L'hotel, tu es sur ? Dans ton état ? Il voudra encore essayer de te baiser, tu le sais.
- Et comme toujours, comme tous les autres, ils n'y arriveront pas.
- ... A part tous tes clients. »


Le doigt de Lun se posa sur ses lèvres, faisant un chut amusé. « Ils ne doivent rien savoir.
- Tu m'as jamais dit ce qui s'étai passé avec Daniel ? Et pour le reste ... 
- Oui. Appelle Daniel. Je te raconte ensuite. Cassandra ....
- Oui.
- J'aime quand tu es comme ça. Bien.
- ... Je sais, Lun, je sais, mais ça ne durera pas. Comme ton Eden ne pourra pas toujours supporter tout ça.
- Ce soir, pendant mon absence, Aiwa viendra. D'accord ? Elle connait bien Haji, ça ira. »
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MessageSujet: Re: Tougen-Kyou, Mon Eden   Ven 3 Oct 2014 - 6:02

XXXXX

Partie IV

Incestueuse Idylle

Chapitre 4

Et Fin

XXXXX

Douze heures s'étaient écoulées depuis qu'Eden était rentré de sa mission. Il s'était sagement endormit auprès d'Aki. Quand le temps fut écoulé, il défit lentement les bandages de son amant, et brutalement son égoïsme lui revint tel un boomerang à la figure. Merde ! Où est-ce que cet imbécile avait été cherché le sang pour ouvrir Aki ? AB rhesus. C'était le groupe d'Aki, et même Eden qui était donneur universel (O-) ne pouvait lui donner son sang … Au fait, Eden le savait, la seule personne qui pouvait donner son sang à Aki et qui soit encore en vie, était un vieil oncle stupide et arrogant … et …

« … Tu parles d'un génie. »

Eden tourna un regard meurtrier en en direction de Shun. Le capitaine qui était de bonne humeur se rapprocha du jeune homme. Alors lentement il se mit à lui expliquer ce qui s'était passé. Après avoir été envoyé en mission, Haji avait opéré Aki. Puis, il avait été voir Shun et lui avait signalé qu'il n'avait aucun droit sur Eden. Haji avait finalement accepté un contrat, il faisait l'objet d'une soirée, et l'autre ne touchait plus à Eden pendant deux mois.

Eden trembla. Son regard allant au sang laissé pour Aki, à Aki. Puis à Shun. Si Haji s'était retiré autant de sang, il devait être dans un état proche du coma. Voir de la mort. De la mort. Lun lui avait dit que ça allait, non ? Lun mentait. Tout le temps, trop souvent. Et Haji était certainement chez lui.

« Eden si tu quites la base, je tue ton oncle …

- Et bien tue-le ! »

Laissant là l'homme stupéfait, Eden se précipita dans l'escalier sans se rendre compte de ce qu'il venait de dire et de ce que ça signifiait. Quelques heures plus tard il était chez Lun, dans une situation similaire d'il y a quelques années.

« Quand vas-tu cesser de risquer TA VIE !

- Eden …

- Eden ! Eden ! EE ! C'est mon nom. Mais KANMI, as-tu quelques choses dans le crâne ! Te faire soigner par cette tarée de Cassandra. Et si elle avait été camé quand vous seriez arrivé ? Si elle s'était trompée ... 

- Je serais mort.

- … Hm … Kanmi tu veux mourir … ? »

L'homme releva calmement le visage un sourire venant s'y coller malgré sa pâleur. Il se releva faiblement, s'approchant d'Eden.

« Non.

- Kanmi … Comment as-tu pu donner autant de sang ? 



- Lun m'a aidé. 


- Il t'a violé. 


- Non, je me suis prostitué.


- Où est Lun ? »


Aiwa, qui était collé à la porte fit non de la tête à Haji, qui détourna les yeux. Il entendit le bruit d'une voiture, et regarda par la fenêtre, visible du lit de Lun.


-  Pourquoi personne ne veut rien me dire.

- Je t'aime, Eden.

- hm ?

- Adieu. »

Eden resta estomaqué, regardant l'homme sortir de la chambre et partir en direction de Shun qui était venu chercher Eden et à qui Cassandra avait ouvert la porte sans savoir qu'il aurait fallu s'abstenir. 



Seulement le scientifique avait réagit, il se leva d'un bond et se précipita en direction d'Haji lui attrapant le bras pour le regarder droit dans les yeux :

« Epouses-moi ! »

XXX

Un mois passa. Puis un suivant. Et une année …

Eden travaillait durement, matin, midi et soir. Il ne voulait plus penser à Haji, et il était presque arrivé. Les doigts sur son clavier d'ordinateur, il regardait les donnés défilées, seulement sur un de ses doigts il y avait cette bague qui l'amusait et qui mettait tellement en colère Shun. Près de lui des feuilles d'écritures incompréhensibles remplies de statistiques, de chiffres et de lettres n'existant plus. Il avait 21 ans. Il vivait maintenant dans le camp depuis 3 ans. Il était devenu un brillant scientifique, et même le capitaine n'osait plus le toucher sans qu'il l'autorise d'un regard un peu moins froid. Et c'était souvent maintenant lui qui contrôlait. Eden avait l'habitude des orgies du capitaine, tout lui était indifférent. Il travaillait si rudement, qu'il était capable de calculer, travailler, et se battre en même temps. Maintenant, on l'envoyait souvent en mission. Il avait tué en tout : trois cents quatre-vingt-dix hommes.

Haji était à l'étranger. Il reviendrait bientôt, en esperant qu'Eden ne ne soit pas en mission. 

Il revenait justement de l'une d'entre elle, montant son malheureux score à quatre cent vingt-trois. Il venait de sauver la vie d'un Empereur. Ce n'était pas rien. Seulement, Eden n'en tirait aucune gloire. Il était lamentable, il avait faillit tuer son meilleur ami par pur égoïsme. Il était la pute d'un capitaine qui avait l'âge de son père. Et maintenant qu'il était majeur, il pourrait quitter la base, et vivre avec Aki dans leur maison mais …
Il ne voulait pas se retrouver tout seul. Eden était terrifié par l'idée d'être enfermé nuit et jour dans la vieille demeure où Kiyoshi était mort entouré par le spectre des hommes qu'il avait tué au cours de ses missions. Ici au moins, son père ne pouvait venir le voir.

Un bruit de chute dans les escaliers le fit sortir. Eden habillé, comme à son habitude, d'une unique tenue : un jean. Aki se releva, retombant dans l'escalier, ses jambes ne voulant pas le porter. L'homme blond cligna des yeux, fixant Eden étonné avant de murmurer :

« S… Shi…Shiro ? Shiro ? »

Eden ne bougea pas. Son Aki ! Aki ! C'était bien lui, mais … Pourtant. Il était. Mon dieu. Sans avoir perdu l'espoir, il n'y croyait plus. D'une voix glacée et tremblante, le scientifique répondit :

« non ! »

Une voix glacée car sans s'en rendre compte, depuis trois ans ce n'était plus que son regard qui était froid : il était devenu de glace. Mais cette fois, soudainement, un petit sourire apparut sur le visage d'Aki.

« Eden … Tu es … grand ! »

Et ce fut au tour d'Eden de sourire, avant de passer une main sur ses yeux, pour la troisième fois de sa vie, il pleurait vraiment. De longues larmes, des larmes tombant le long de ses joues humides alors que son corps se mettait à trembler et que ses mains tentaient de cacher son désarroi : il n'avait plus besoin de se montrer aussi fort, Aki était là et tout finirait bien.

« … Aki … j'ai fait des choses horribles.

- Eden … aide-moi … J'ai du mal … à parler. … »

Dans la cuisine du capitaine, Eden préparait une soupe en souriant : quand Haji serait que son opération avait si bien réussit qu'Aki était maintenant en vie, ils redeviendraient les meilleurs amis du monde. Il expliquait à Aki tout ce qui venait de ce passer dans sa vie. Qu'il était entré dans l'armée et qu'il vivait chez monsieur Shun Yakasu. L'homme le laissait travailler ici gratuitement car il n'avait pas d'argent. Aki le regarda étonné, 
se mit à rire ... comme il pouvait. 

« Tu as de l'argent Eden ! … Beaucoup d'argent !

- Non c'est le tien ! »

Cette fois Aki le regarda avec sa petite moue qui le faisait rajeunir de six ans. Son père à lui était multimilliardaire, sa mère également leurs oncle aussi. Alors l'argent n'était pas un problème.
Aki ne comprenait pas bien pour le coma. Il se souvenait un peu de la prison, pas trop. Surtout du procès. Il était désolé que son petit Eden ait du à vivre tout ça, et il ne cessait de s'excuser tout en passant ses doigts dans les cheveux noirs d'Eden : Shiro, mon dieu. C'est fou ce qu'il pouvait ressemblait à Shiro. Eden n'était plus un petit garçon, il était plus grand que lui. Et sa carrure ! Bon dieu. C'était un homme. Comment pouvait-il avoir autant de muscles. Et puis ses cheveux courts … L'oncle était impressionné par la ressemble et toutes les dix secondes il se trompait utilisant le prénom de Shiro au lieu de celui d'Eden.

« … Je ne comprends Eden. Pourquoi je suis tombé dans le coma … C'est lié à ma maladie ? Et ton ami … Le petit Haji … comment il va ? Et le petit Lun ? Je m'inquiète pou ce petit depuis que je l'ai vu à ... 
-  … Vous ! »

Aki sursauta, Eden fronçant les sourcils. Mais Shun regarda l'homme, ses yeux se gonflant de colère.

Et alors qu'Aki se mettait à le remercier de ses services, l'homme le gifla violement : Aki ne partirait pas avec Eden, le scientifique était à lui ! La réaction d'Eden fut immédiate, mais l'homme avait attrapé le blond par les cheveux, lui pointant son arme de service sur la tempe.

« Je vais le buter !

- Non … Shun, non ! »

Et c'était bien la première fois qu'Eden l'appelait par son prénom, se refusant d'accepter le peu de sentiment qu'il aurait pu avoir pour un tueur, tricheur et violeur. L'homme tira Aki dans la salle de repos, l'attachant soudainement avec des menottes au radiateur. Et il fixa Eden qui croissait les bras en le fixant. Il allait le tuer … Il allait VRAIMENT le tuer.

« -Je t'avais prévenu ?

- tu vas me tuer, petit Eden, et je le tue lui ! Assis-toi sur la banquette … »

Et Eden s'exécuta. Gardant un air froid, fixant le mur, alors que des mains passaient sur lui. « Arrêtez ! EDEN ne fais pas ça !». Et Aki ne comprenait rien. Lui qui arrivait à peine à tenir debout, avait été dans le coma. Il avait mal dans tout le corps, à cause de ce coma, mais aussi : Eden, il était en train de … « EDEN ». Eden airait pu tuer Shun à cet instant, tout terminer, mais il ne pouvait pas faire ça : le capitaine l'avait protégé, après tout. Il lui avait permit de garder Aki près de lui … A quel prix, certes. Mais il l'avait fait !

« Eden, laisses-moi voir ta souffrance, cris, pleure, supplie, implore-moi de te toucher, sinon, je le tue ! »

Eden ne savait pas comment faire, même s'il le voulait vraiment, montrer sa souffrance, il ne sait pas le faire … Shun se leva pour donner un violent coup de poing à Aki qui cracha un peu de son sang, son corps tremblant un peu plus. Eden était bouleversé : il avait apprit à être froid, mais à contenir, mais il ne le maîtrisait pas …

Et pour la première fois de sa vie, Shun entendit Eden crier.  Aki émit un petit gémissement de douleur, alors qu'on lui attrapait le cou, et une voix suppliante résonna dans la salle, murmurante et faible.

« … Shun, prends-moi, s'il te plait … fais-moi mal, viens en moi, mais lâches-le, lâches-le … je l'aime tellement s'il te plait ! Ne lui fais pas ça … Laisse Kanmi tranquille !»

Les larmes coulaient des joues d'Eden, qui avait ouvert sa chemise, et qui écartait les jambes, passant sa main entre ses fesses. Il ne se rendit pas compte qu'il s'était trompé de prénom, il voulait juste que ça cesse. Les yeux de Shun brillaient, tellement fortement. Avec un tel plaisir apparemment.

« NON »

Aki venait de se relever, vacillant légèrement, mais il donna un coup à Shun, celui-ci lui attrapa la tête et la frappa contre le radiateur.

« Aki, s'il te plait, s'il te plait ! »


Rapidement il lui détacha les mains. Et se mit à le panser. Ca allait aller. Shun n'hésita plus, frappant avec ce qu'il avait à porté de main.

Eden se releva faiblement, et sans mot dire, il avait attrapé le soldat par la main. Il le tourna, lui donna un coup dans l'abdomen, tira son bras vers lui. D'un coup sec, il lui brisa une cote. A l'aide du pied, il lui fractura un tibia. Puis le second .Le garçon attrapa l'homme tombé au sol, et prenant le couteau dans sa main, il trancha d'un coup net la gorge. Gardant le couteau dans la main, juste une seconde, pour trancher d'un coup vif le sexe de cet homme. S'asseyant sur lui pour lui enfoncer la lame plus profondément dans une autre veine.

Eden regarda l'homme se vider de son sang, puis il tomba alors sur le sol, serrant dans ses bras le corps d'Aki dont le cœur avait cessé de battre. Il n'entendit pas les deux gardes qui entraient, ni les cris. Et encore moins les policiers. Mais quand on voulu lui retirer le corps, il hurla ! Qu'on ne le touche pas ! QU'ON NE LE TOUCHE PAS ! Qu'on ne fasse pas de mal à Aki … A Kanmi … A Aiko .. A Kanmi … A ….

Haji regarda les policiers, puis Eden. On l'avait fait appeler. Mais la vue de ce carnage le rendait tremblant de peur. Pas pour lui, ni pour les autres mais pour Eden : comment allait-il s'en sortir sans son Aki ? Il se rapprocha tremblant, posant sa main sur l'épaule du jeune homme.

« Eden … Chut …

- Kanmi ?

- Oui … Tu te souviens, … il faut juste en fumer une ! »

Le jeune homme tendit une clope au scientifique, qui la prit, libérant le corps, et laissant le médecin lui administrer un puissant calmant.

Eden ne comprit que très peu ce qui se passa après, la seule chose qui est sur, c'est qu'un policier alerta d'autres polices et les urgences, et qu'on l'endormit pour le conduire à l'hôpital où il fut opéré car il était grièvement blessé à plusieurs endroits. Il dormit deux semaines.
Lorsqu'il se réveilla, un très vieil homme vint à lui

« Je suis l'avocat de la famille Indentshi, je suis dans le regret de vous annoncer la mort de votre oncle Aki. Suite à une récente enquête demandée par le la famille Hashirazu, nous avons prit connaissance de votre situation quelque peu difficile à l'école de l'armée. Monsieur Shun est mort, mais, l'affaire restera secrète, à condition que vous n'en parliez pas ! »

Eden, ne répondit même pas, se levant malgré la douleur, pour enfiler son manteau.

« Vous partez où ? »

Et la réponse tomba dans le vide.

« … Monsieur …

- Oui …

- Donner ça à Kanmi … A Hajisarashi …. »

Lançant la bague, l'homme quitta la pièce.


XXX


Evidemment cette fouine l'avait retrouvé. Adossé au bar, Eden avala un autre verre de whisky. Sa relation avec Jack depuis quelques temps étaient compliqués. Normal, quand on savait qu'il était venu travailler sur son prochain ouvrage dans un centre pour Homme et que c'était là que Kanmi se terrait. Difficile de ne pas être troublé par sa présence. 


Il avait préféré fuir. Encore une fois qu'avoir à affronter Kanmi. 


C'était sans compter Lun. Ce connard. Quand il s'agissait de lui donner des informations sur Haji, il fallait monnayer. Mais pour lui, aucune pitié. Car il avait bien tenté, de le retrouver, parfois. Le désormais patron d'un grand journal était une tombe.


« Un autre bourbon pour lui, une vodka mélangé à un truc coloré et très sucré pour moi, et un whisky pour lui


- Degage Marv.


- Je viens te chercher pour que tu bosses pour moi. Toi, et Kanmi. Vous deux. 


- Non.


- Ce n'est pas un choix. 


- Va te faire foutre Marv, j'ai jamais pu te saquer. »

Kanmi s'assit, posant la bague sur la table. Laissant Eden la fixer en silence. Seul Lun semblait d'humeur joyeuse, portant un vieux chapeau en feutre, et semblant attirer tous les regards. Kanmi laissa sa tête reposer sur l'épaule d'Eden, qui le laissa faire. Comment lui dire non ?

« Je sais ce que je sais car je suis un génie de l'informatique Asperger et je hais ça. Je hais être curieux, trop curieux. Je hais pouvoir entrer dans la tête des gens sans les comprendre. J'essaye de ne jamais aller dans leurs vies trop privés, de ne pas lire leurs messages, mais je finis toujours par me renseigner sur eux par d'autres moyens : commissariat, hôpital, . archives ... Je hais l'eau, comme Kanmi, j'ai manqué de me noyer en sachant nager.  
- Elle est cool ta vie Marv.
- J'ai effectivement couché pour avoir ton troisième accord. Plus sincèrement, j'ai juste sucé, sous Ecstasy en promettant d'être là à la prochaine réunion comme son objet. J'ai tenu ma promesse. Je n'ai couché avec personne pendant cette réunion. Pourquoi ? Car j'ai menacé à chaque fois par des faits sur eux. Pourquoi je ne l'avais pas fait pour l'accord ? Car il n'y avait rien de compromettant sur lui. Sauf les réunions. Et qu'en y assistant, j'avais prit assez de photos pour le faire chanter.
- ... Et le téléphone ?
- ... Daniel m'a téléphoné. Il voulait parler. J'ai vu Haji sur le sol. Daniel a commencé à me frapper. J'ai perdu connaissance. Je me suis réveillé chez lui, drogué et attaché. Cassandra était là, me suppliant de coucher avec Daniel pour sa dose. J'ai dit non. Daniel a dit qu'il pourrait me violer, tout de suite. Je lui ai proposé un service plus agréable sur le long terme en échange qu'il se fasse soigner par Maël. Il s'est fait soigné, avant de se faire tuer, il y a six ans par des dealeurs.
- C'était quoi ce service ? 
- Expérimenter sur moi. 
- Quoi ? 
- Des maladies et leurs soins.
- Tu étais malade quand tu as donné ton sang à mon oncle ?
- Non. Je voyais Daniel le soir même pour reprendre  un nouveau traitement. Tu as eu beaucoup de chances.
- Pourquoi tu as laissé Kanmi se p... pour moi ?
- ... »


Lun ne répondit pas. Il ne voulait pas leurs dire. Il ne voulait pas leurs dire que pendant que Kanmi se vendait de lui-même au capitaine et avait été dans sa chambre, c'était lui qui se faisait prendre dans la cave. Il ne pouvait pas le dire. Kanmi avait dit à Cassandra, drogués, que c'était lui. Sans savoir. Sans savoir que pendant qu'il jouit la pute du capitaine, ... 


C'était le passé. 


« Il avait fait son choix.
- Lun, tu aurais pu l'aider.
- J'aurais aimé. L'aider, t'aider, mais j'ai rien fait. Et je ne peux plus rien y changer.
- ... Pourquoi tu n'as jamais voulu coucher avec moi ?
- ... J'ai besoin de sexe. Tout le temps. Tous les jours. Je me vends, pour ça. Pour éviter d'avouer que j'en ai besoin, sans forcément aimer. Comment pourrais-je aimer avec des inconnus ? Je ne veux pas le faire avec des gens que j'aime, aimer ça ...  Avoir envie plus que besoin. Car je deviendrais dépendant de vous. 
- ... C'est ...  Pourquoi tu as besoin de moi ?


- Pour bosser. Evidemment. Tuer, ça te dérange pas, n'est-ce pas ?
- ... 
- Bien, bien. Vois-tu, j'ai u quelques personne à assassiner dans le prochain mois. Et, je j'ai besoin d'un bon - très bon spécialise pour m'aider.
- ...Tu fais une guerre ?
- Oui. Une guerre. Pour que l'histoire de Cassandra, la tienne, la sienne ne se reproduisent pas.
- Et la tienne ?
- C'est une autre histoire, Eden. »




XXX


Lun était parti. Eden regarda Kanmi, endormi contre lui. Puis, doucement, attrapa la bague, et  la mit à son doigt. 
- Kanmi ...
Kanmi ouvrit des yeux fatigués. 
- Je t'aime.
- Je sais, Eden. Je le sais. Depuis le premier jour, où tu m'as fixé dans cet amphithéâtre. 
- Bien avant, je t'ai aimé avant de te connaître. 
- Pardon ?
- Dans une autre vie, où j'étais un démon et toi l'ange qui tenta de me sauver.
- Ah ...
- Je t'aime.
- Hm. ... Arrête, je ne te le dirais pas.
- Pourquoi ?
- Car si tu ne te rends pas compte à quel point je me suis accroché à toi ... t'es vraiment débile.
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Tougen-Kyou, Mon Eden
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