₪ Académie Keimoo ₪

The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Somebody That I Used To Know [Aiko Ishii]

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MessageSujet: Somebody That I Used To Know [Aiko Ishii]   Dim 23 Fév 2014 - 5:32

J'espère que tu ne m'en voudras pas d'avoir déjà placé ton personnage dans le récit.


Allons, donc ! Il y a des jours avec. Il y a des jours sans. Aujourd'hui, Eden Indentshi était clairement dans un de ses mauvais jours. Il avait envie de s'énerver contre le monde entier, en commençant par tous les étudiants de l'académie Keimoo. De plus, il avait passé la nuit à réviser, la nuit à travailler, et il avait été déranger dans ses travaux par les bâtards de Lun Marv qui avaient attrapé la grippe. Entre jouer à l'infirmière et à l'étudiant modèle, le garçon avait senti une forte tension lui grimper dans le dos. Puis, à sept heures du matin, il avait été appelé par un professeur pour qu'il vienne directement à l'université suite à un problème sur un de ses travaux envoyés par e-mail dont la lecture était impossible. Le garçon était parti précipitamment, ne souhaitant clairement pas obtenir une sale note à cause de la stupidité des professeurs : et après avoir remit son travail, il avait passé le reste de la matinée, à continuer de bosser sur ses révisions.

Résultat des courses, ce n'était que vers midi qu'il avait réalisé avoir oublié de prendre de quoi manger ; et qu'il avait également oublié sa carte bancaire. De quoi le mettre parfaitement en rogne.

Divaguant dans la cour, le garçon qui portait une vieille veste en cuir, un pull blanc et un jean gris, ne pu s'empêcher de faire divaguer ses yeux sur les différents étudiants occupés, assis, à manger leurs repas en profitant des premiers rayons bleus offerts par le soleil en ces temps de neiges. Dans ce clair-obscur qu'offrait le tableau romantique d'une école sous la neige et protégée d'un ciel bleu, la pseudo-racaille ne voyait que la haine qu'il éprouvait à l'égard de toutes ses personnes-là. Il ne savait pas pourquoi il ne les aimait pas : où il ne savait que trop. Ils lui renvoyaient une image de petits enfants bien sages, qui ne se demandaient rien et qui ne révoltaient pas face à la vie. De gens qui savaient déjà la voie à suivre et qui malgré les difficultés continuaient d'avancer. Alors que lui-même, dans sa vie trop facile, sans le moindre problème, il ne voyait rien d'autre que la moto et ses études. Pas de quoi se vanter d'être quelqu'un qui va réussir sa vie. Le pire, c'est que les gens qui bossaient par passion, il les méprisait tout autant. Ils lui renvoyaient l'image de crétin de père – l'homme le plus adorable au monde – qui avait préféré travailler dans la Police « Pour aider les autres » plutôt que de poursuivre la tradition familiale de la médecine.

Soudainement, alors qu'Eden allait sans doute rentrer chez pour retourner chercher ses affaires, il remarqua une jolie rousse assise comme les autres, quoique un peu éloignée, en train de manger son repas. Un repas, qui ma foi, semblait fort convenir à notre crétin de prédateur.

Allons donc ...

Le garçon n'eut qu'à franchir la vingtaine de pas entre lui et elle. Sa main attrapant le repas de la rouquine pour le soulever, sans prendre conscience de la rudesse de son geste, qui aurait pu faire mal à la pauvre ingénue. Et sans se soucier d'avantage de la demoiselle, il se posa contre l'arbre à côté d'elle et commença à manger sans un mot la nourriture ...,

Non, ce n'était pas du vol ou du racket. Comme ils font les animaux ? Pensez-vous que les chats ne se piquent pas le morceau de viande entre eux. De toute façon, avec ses hanches fines, sa taille de lilliputienne et son allure de moineau, la rouquine n'allait pas mourir d'avantage de faim sans son repas. Non ?




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MessageSujet: Re: Somebody That I Used To Know [Aiko Ishii]   Dim 2 Mar 2014 - 0:25

Pas de soucis ;)




Nuit de merde.

Le réveil sonne alors qu'elle croit s'être endormie quelques minutes plus tot. C'est bien connu, les filles ont des périodes où les nuits sont dures. Un coup chaud. Un coup froid. Sur les nerfs. Fatiguées, mais le marchant de sable refuse de passer. Elle tournent dans leur lit et ravagent l'organisation des draps... Aiko, elle, pendant les nuits agitées et capricieuses, s'isole sous la douche, et laisse l'eau chaude glisser sur sa peau, la vapeur environnante s'emparer de ses poumons. La magie de la chaleur opère au bout d'une bonne dizaine de minutes et lui retourne le cerveau, si bien qu'elle vascille, encore humide, pour rejoindre son lit. Oui, c'est son p'tit plaisir, s'endormir nue dans des draps bien frais.

Mais bon, là, tout d'suite, faut y aller. Elle se débarbouille rapidement dans la salle de bain et tente de remettre en place les mèches rebelles de sa chevelure cuivrée avec un peu d'eau. Ses lentilles bleues. Une touche de mascara. Elle s'empare de son jean bleu foncé, de son pull rose pâle à col roulé et les enfile après avoir placé correctement ses sous vêtements. Un gâteau au chocolat à la bouche, elle balance son sandwich préparé la veille dans son sac de cours, son manteau blanc sous le bras et quitte les locaux.

***

Et encore une matinée écoulée. Dures les révisions. L'air frais de l'hiver, de la neige, pétille dans ses narines alors que le ciel dégagé laisse les rayons du soleil rebondir sur sa peau naturellement rosée. Rien de tel que de s'installer sur un banc loin du brouhaha pour se ravitailler, s'aérer un peu l'esprit et oublier l'odeur des bouquins, au moins pour l'heure qui suit.

Alors que la rouquine s'apprête enfin à entamer son mets, la bouche entre-ouverte, celui-ci lui échappe violemment. Immobile, la position de ses doigts ayant sauvegardée la forme du sandwich, les yeux écarquillés, elle suit du regard le malheureux qui s'installe confortable contre ce tronc d'arbre et profite allégrement de son repas du midi. Pour qui il se prend, çuilà ? Quel culot ! Putain ! Comment les gens peuvent-ils adopter ce genre de comportement, sans éprouver la moindre culpabilité ? Ce genre de type pourrait retirer la nourriture de la bouche d'un enfant sans même éprouver la moindre honte. Cette attitude sans gêne la fout dans une rage folle.

D'un pas énergique et décidé, le visage serré, son sourire habituel à présent inexistant, elle ose faire face au délinquant qui à l'air de s'en battre les noix, tout en savourant chaque bouchée qu'il déchire.

"Tu veux pas que j'te cire les pompes aussi ?"

La voix douce, claire et apaisante de la japonaise n'est plus qu'un souvenir à cet instant précis. Un ton provocateur et méprisant claque entre ses lèvres lorsqu'elle prononce ces quelques mots. Un son qu'elle n'entend vibrer que très rarement. Elle observe, de ses iris bleutés, la mâchoire du protagoniste broyer généreusement son casse-croûte. Et d'un geste vif, inattendu, non calculé, elle lui saisit et le démolit malencontreusement. Mince ! Quel dommage. Le pain d'un coté, les tomates et la salade de l'autre, la tranche de jambon rescapée s'agrippe encore à la mie imbibée de mayonnaise. Quelques miettes se sont même échouées sur les chaussures du jeune homme.

"Oups !"

Bien. Satisfaite, l'étudiante affiche un sourire narquois qu'elle n'hésite pas à montrer au garçon, le fusillant du regard. Si elle ne peut pas manger son sandwich fait maison, personne ne le peut. Et toc ! Tendue par la dose d'adrénaline libérée de cette précédente impulsion, elle retourne sur ses pas lorsqu'un juron lui échappe sur un timbre presque inaudible.

Presque.

"Connard."

...

Aiko rejoint le banc sur lequel ses affaires éparpillées n'attendent qu'à être ranger. Les poings fermés. Et essaie de faire ralentir son rythme cardiaque, accéléré par cette petit altercation.
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MessageSujet: Re: Somebody That I Used To Know [Aiko Ishii]   Sam 8 Mar 2014 - 0:58


Connard ? Connard ! Connard. Mais elle avait tout compris cette petite ! C’était incroyable, quelle perspicacité, quel talent ! Rien que pour ça, elle méritait qu’on la laisse tranquille et qu’on s’excuse du comportement odieux qu’on venait d’avoir.
Ou pas. Définitivement, ou pas. Eden eu un sourcil outré en voyant la nourriture se répandre sur le sol et sur ses effets vestimentaires. Dans un grognement sourd, il la vit tourner les talons pour retourner en direction de ses affaires.

Il avait encore le pain de mie et le jambon dans la main … Il hésita à lui balancer à la gueule. Au lieu de ça, il laissa la nourriture tomber sur le sol sans le moindre respect pour l’environnement.

Sans un mot supplémentaire, le garçon lui avait emboîté le pas. Dans un geste brusque,il se saisit du poignet de la jeune fille, le tordant légèrement, pour l’obliger à se retourner dans sa direction avant de la repousser assise contre le banc qu’elle venait de quitter, la plaquant presque avec violence.
Après tout, elle venait de gâcher de la nourriture. Elle ne pensait donc pas à tous ces petits pauvres qui auraient aimé manger ce sandwich et à toutes ces petites racailles qui avaient besoin de se remplir l’estomac.

Sans comprendre qu’il était dans son tort et qu’il ne devait pas s’emporter, Eden senti une point d’amusement monter en lui. Le problème, c’était que la violence qu’il avait, il ne s’en rendait actuellement pas compte. Il trouvait juste ça amusant de se s’en prendre à quelqu’un, là tout de suite. De l’attaquer, de la voir se défendre et d’attaquer à nouveau pour voir le résultat.

Elle se trompait toutefois. Il ne piquerait pas la nourriture de la bouche d’un enfant sans le moindre remord. Il la piquerait avant. Directement de la bouche, c’était sale. Les enfants, c’était plein de microbes et de bactéries.

Ricanant à moitié, le jeune homme se mit à observer la situation. Ils étaient un peu éloignés des autres : mais pas assez pour la fracasser sans attirer l’attention. Elle était petite, fragile et semblait furieuse de sa première action. Ses affaires personnelles étaient sur le banc, répandues, et il lui faudrait quelques minutes pour les ranger. Quelques minutes qui était à son avantage.

Eden Indentshi relâcha le poignet de la jeune femme, demeurant penchée dans sa direction, au niveau de banc. De loin, on aurait pu penser à un couple, dont le garçon embrassait sa copine.

C’était loin d’être le cas. La petite Terreur des bac à sable semblait prendre un plaisir malsain à contrôler la situation. Au final, ce n’était qu’un gosse s’amusant avec une lampe et des fourmis sans voir qu’il pouvait faire mal. Eden se fichait bien de faire mal, d’autant plus qu’il ne le réalisait pas.

« … Je comprends que ta bouffe soit dégueulasse et que tu es voulu m’épargner l’empoisonnement, mais tu te rends compte à quel point, tu viens de me salir gravement. »

Salir gravement ? Il exagérait ! Son pantalon n’avait au final rien du tout, et seuls les pointes de ses chaussures étaient tâchés. L’exagération n’était de toute façon pas bien éloigné du garçon, qui se pencha un peu plus en avant pour murmurer doucement à l’oreille de la jeune femme.

« Pour te faire pardonner, tu vas me payer un hamburger ? Tu peux directement me filer ton porte-monnaie, si tu ne veux pas te déranger jusqu’au fast-food, ma chère petite Renarde … Mais … T’es courageuse. Jusqu’à quel point ? »

La question était sans doute rhétorique ou posé à lui-même, puisqu’il se laissa tomber à coté de la jeune fille sur le blanc en se mettant à fouiller dans les effets qu’il y avait autour d’eux.




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MessageSujet: Re: Somebody That I Used To Know [Aiko Ishii]   Ven 21 Mar 2014 - 20:36

Un cahier à droite. La trousse à gauche. Un livre par ci. Des feuilles par là. Parfois, la rouquine se maudit pour son manque d'organisation, ses habitudes qu'elle a d'étendre ses affaires autant que possible lorsque l'espace lui est offert. Mais pourquoi ne pas en profiter, hein ? En l’occurrence, c'était pas le moment d'être bordélique. Menant une main à son front, elle ronchonne rien qu'à voir le foutoir qu'elle a éparpiller sur le banc. Son ventre grogne de plus belle, gommant le stress qui s'était emparé d'elle quelques minutes auparavant. A cause de l'autre abruti, son estomac reste vide. Du coup, un saut à la cafette s'impose.

Alors qu'elle se décide enfin à remettre de l'ordre dans tout ça, son poignet se retrouve emprisonné dans une étreinte si forte que son visage se crispe quelques secondes. Ni une ni deux, elle vire sur place et se retrouve le cul assis sans avoir compris c'qui lui arrive. Juste une douleur dans le dos, cognée contre la rambarde en bois. Putain. Elle l'avait oublié cuilà.

...

"Tu m'fais bien rire... Petite Renarde, nee ? On m'l'avait jamais faite celle là. J'trouve ça plutôt mignon."

Taquine et joueuse, Aiko n'hésite pas une seule seconde à lui répondre si aisément qu'elle se surprend elle même. Tout en massant son poignet qui la lance légèrement, elle sourit en repassant cette expression dans sa tête. Un surnom qu'il faudra retenir à tout prix ! C'est tellement attendrissant. Il est bien loin de l'impressionner, ce garçon, dont elle ignore encore le nom. Le genre badboy est tout c'qu'elle aime. Malgré ces airs chétifs, ce petit bout de femme est un roc. Elle le laisse s'acharner plusieurs minutes à fouiller autour de lui, s'amusant de la situation.

"C'est pas parce que t'as une belle gueule que tu peux faire c'que tu veux."

Faut l'avouer, elle n'a pas perdu une seule miette de chaque détail et de chaque trait de son visage alors qu'à l'instant, il était si près du sien. Elle a soutenu son regard à chaque mot qu'il a pu prononcer. Alors courageuse ? Peut-on seulement parler de courage ? Il se prend tellement au sérieux qu'il en devient comique. Elle ne songe même pas à ce qu'il puisse lever la main sur elle. Et même s'il osait, la petit rouquine ferait face avec fierté. Et puis d'abord, quel genre de gars frapperait une fille ? Lui ? Bien qu'en retrait du reste des étudiants, des éventuels témoins vagabondent autour du faux couple. Alors, monsieur le caïd, jusqu'où es-tu prêt à aller pour impressionner la rouquine ?

D'un bond, elle se retrouve debout et fait des va et vient avec ses bras afin de détendre et étirer son dos quelque peu douloureux. Quelle brute. Pour stopper l'idiot qui cherche en vain un peu de monnaie, elle se positionne lentement face à lui, et appose ses deux mains sur les genoux de ce dernier afin d'attirer son attention. Fini les conneries maintenant. Elle se mordille les lèvres alors que son regard bleuté capte les iris du jeune homme. Ses cheveux cuivrés dansent au vent, chatouillant presque les joues du garçon. Son sourire en coin disparait, laissant place à un visage sérieux et à un ton posé.

"Et si tu veux mon fric, faudra venir le chercher."

Elle aussi, elle peut tester ses intentions. Provocatrice, elle se relève, tenant son buste bien droit, les mains à présent dans les poches, admirant un peu de haut celui qui avait dérangé, perturbé, gâché, sa pose déjeuner. Elle aurait pu le laisser faire depuis le début, fermer sa gueule, s'écraser et repartir sans même lui adresser la parole. Mais son orgueil ne lui a pas permis. Pourtant, Aiko Ishii est loin d'être une fille à problème. Mais quand on la cherche, on la trouve.
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MessageSujet: Re: Somebody That I Used To Know [Aiko Ishii]   Dim 23 Mar 2014 - 18:15


Quelle stupide petite renarde. Courageuse, sympathique, jolie. Mais un peu stupide quand même. Si elle était tombée sur la pire des racailles de l’académie Keimoo, elle n’aurait sans doute plus les moyens de parler. Heureusement pour elle, c’était plus un vieux loup ou un vieil ours qui s’en prenait à elle et la situation l’amusait assez pour qu’il n’essaye pas de prouver une quelconque supériorité dont il se fichait bien autant que du dernier insecte qu’il avait pu écraser en marchant dans l’herbe humide du parc de l’académie.
Ce fut donc avec un rire joyeux et certain qu’il regarda la jeune femme alors qu’elle lui indiquait que ce n’était pas parce qu’il avait une jolie gueule qu’il pouvait se comporter ainsi. Un terme, qui foi de l’homme, lui sembla étrangement incohérent avec la situation. Déjà, car ce n’était pas habituel de recevoir un compliment de la part d’une personne qu’on victimise. Question de principe. La victime trouvait laid, moche et méchant la personne qui s’en prend à elle. Ensuite, parce que ce n’était pas le terme qui venait en premier lorsqu’on parlait d’Éden Indentshi. On lui associait beaucoup de surnoms, beaucoup de sobriquets, beaucoup d’adjectifs ou de qualificatifs. Mais certainement pas celui d’avoir une belle gueule. Une gueule de métèque, de con, d’enfoiré, de baroudeur, de salaud, ouais. Ça, ça claquait ! Ça, c’était cool. Une gueule cabossée, abîmée, une gueule qu’on aime pas regarder : OUAIS. Mais une belle gueule, quelle horreur.

Non ! Eden se refusait à ressemblait à tous ses crétins filtrant leurs photographies sur le net pour sembler plus beau que ce qu’ils étaient. Non, Eden refusait d’être soumis au loi de la beauté, des crèmes esthétiques et des problèmes de miroir et d’égocentrique. Il se fichait de son apparence physique, de la taille de sa barge, de la taille de ses oreilles et de ses cheveux souvent trop gras ou trop sec. Il se fichait bien de savoir à quoi il pouvait ressembler.

Il était qui il était, avec ses yeux noirs, ses cheveux noirs, les quelques rares boutons de peau qu’on peut encore avoir à 26 ans, ses dents plus aussi blanches qu’à l’âge d’un an, et ses problèmes de pilosités qu’il se devait d’enlever assez régulièrement au risque sinon de ressembler à un ours.

Ce fut donc avec un rire franc et étonné que le garçon regarda la jolie rouquine alors qu’elle le nommait ainsi. La relâchant toutefois sous le rire, son regard amusé changea en un bien plus prédateur lorsqu’elle l’invita à venir chercher l’argent par lui-même.

La belle aurait sans doute du retourner dix fois sa langue dans sa bouche avant de se mettre à parler. Ainsi elle n’aurait sans doute pas eu droit à un sourire des plus carnassiers sur le visage de l’homme et encore moins à sa main venant glisser derrière son dos pour l’obliger à se rapprocher de lui.

Sans la moindre hésitation, Eden Indentshi laissa les doigts parcourir les poches arrières du jean de la jeune femme pour fouiller sans se préoccuper d’avantage que palper ainsi une demoiselle n’était pas vraiment adéquat, ni conforme aux normes en vigueur. A la limite de l’agresseur sexuelle ou du vieux pervers, l’homme ne s’embêta pas de formalité d’usage.

Toutefois, pas de vraies perversités dans les gestes d’Eden : C’était bel et bien le porte-monnaie de la demoiselle qui cherchait, non pas ses courbes, aussi tentantes soit-elles. Car le garçon avait beau être hétérosexuel, à quelques exceptions près, il n’en demeurait pas moins que la lubricité n’était pas dans ses défauts les plus importants. Évidemment, comme tous les jeunes de cet âge-là, son regard divaguait facilement devant un jean bien taillé, ou une jupe dansante, mais pas au points de figurer dans les anales des pervers de l’académie.

Il était même en général plutôt sobre dans ce domaine et si la jeune fille n’avait pas eu la langue pendue, il n’aurait sans doute jamais eu l’idée de glisser ses mains désormais dans les poches avant de jean.

« … Dois-je regarde entre tes seins si tu y ranges ton porte-monnaie ou vas-tu coopérer ma belle ? » questionna le garçon, en ramenant d’avantage la demoiselle contre lui, pour la garder dans ses bras.

Ses yeux joueurs regardaient la demoiselle, avec une teinte de défi. La situation, qui au départ n’était là que pour remplir son ventre, l’amusait désormais bien trop pour qu’il ne se dérobe. Et s’il n’y avait pas eu les quelques spectateurs au loin : il n’aurait sans doute pas hésité à la pousser contre un mur pour découvrir avec amusement tout ce qu’elle pouvait bien cacher dans les vêtements ou sous les vêtements qu’elle avait sur elle.



Dernière édition par Eden Indentshi le Jeu 24 Avr 2014 - 2:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Somebody That I Used To Know [Aiko Ishii]   Lun 31 Mar 2014 - 18:40

Le renard n'est plus rien lorsque sa cuisse se retrouve entravée dans le piège du chasseur. Il a beau se remuer, se défendre, tenter vainement de se libérer alors que sa chaire se déchiquette sous les dents épointées de l'étau, mais ce pauvre canidé est perdu. Son avenir ne s'envisage même plus. Son sang s'écoule lentement sur son pelage roux. Il s'essouffle. Se fatigue. Puis s'éteint, à petit feu. Le chasseur, lui, se pavane devant la proie qu'il vient de capturer. C'est peut être ce qu'Eden Indentshi pense au moment où il resserre son étreinte autour d'Aiko Ishii, pouvoir se jouir de contrôler la situation.

Or, aujourd'hui, la renarde prend au piège son chasseur. Elle le mène à entreprendre une fouille vestimentaire. Le garçon, qui marque un âge plus avancé que l'étudiante, balade ses mains d'une poche à l'autre de son jean à la recherche du dit porte monnaie, sans se douter qu'il se fait manipuler par la jeune adulte. Des caresses qui heureusement ne virent pas à l’obscénité. Sans le quitter des yeux, elle guette son appel au défi.

Un jeu qu'elle connait bien auquel elle se prête avec enthousiasme. Un jeu tellement passionnant qui peut très vite tourner à son désavantage. Un jeu dangereux qui peut emprunter un chemin dont elle ne pourra revenir si aisément. C'est les risques d'une telle partie, face à un gaillard comme lui. Malgré son poids plume et sa force de moule, elle s'engage à affronter son adversaire, juste pour s'amuser un peu. C'est ce que la rouquine veut lui faire comprendre en relevant un sourcil, le sourire en coin.

"Mince. J'ai du l'oublier chez moi."

Aiko n'a jamais d'argent sur elle. Ça lui évite d'acheter tout et n'importe quoi. Elle a de si bonnes relations avec le gars de la cafette qu'il lui avance souvent ses en-cas. Et elle finit toujours par régler ses dettes. Comme on dit, les bons comptes font les bons amis. Il faudra donc trouver une solution alternative au problème auquel elle est soumise. Payer en nature ? Non... C'est trop tôt. Une relation intime dans ses conditions ne seraient pas la bienvenue. Et puis de toute façon, ça ne remplira pas l'estomac affamé de la racaille, bien au contraire, ça ne ferait que le lui creuser. Cependant...

De ses doigts fins, elle enlace délicatement le cou de son inconnu. Leurs visages maintenant étroitement rapprochés, la rouquine se joue du brun en lui envoyant un regard taquin, le sourire aux lèvres.

"Il me reste des bonbons, si tu veux."

Lui avoue-t-elle, de son haleine encore aromatisée aux fruits rouges. Un goût assez commun que beaucoup de personnes apprécient et savourent.

"Tu veux gouter ?"

Entreprenante et sans même lui laisser le choix de sa réponse, elle va à la rencontre de ses lèvres et se réjouit du baiser qu'elle lui offre. Un baiser sans langue. Juste un contact superficiel. Prendre des risques oui. Mais savoir s'imposer des limites aussi. A tout instant, elle peut se faire éjecter violemment si son receveur se dégoûte, bien qu'Aiko ne soit pas si repoussante... A tout moment, il peut engager un rapport beaucoup plus familier et jouer avec sa force. Des réactions aussi imprévisibles que devinables. Joueuse et à la fois méfiante, elle ne décolle pas de ses lèvres pendant quelques secondes, les goutant tendrement, pianotant de petites pressions avec ses doigts au niveau de la nuque du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Somebody That I Used To Know [Aiko Ishii]   Jeu 24 Avr 2014 - 2:26




« Moo ichido itte kudas… ? »1

Pas le temps de terminer sa phrase, que sur ses lèvres se déposent un délicat baiser. Eden Indentshi n’a même pas le réflexe de répondre ou d’envoyer balader la belle, trop choqué par la situation et totalement pris au dépourvu. S’il avait voulu avoir une surprise aujourd’hui : il en avait une qu’il n’aurait jamais pensé. Décidemment ! Et sa première pensée, très rationnelle et totalement stupide, fut tout simplement : ‘’Putain, il y a que des nymphomanes à Keimoo !’’

Avec une brusquerie qu’il n’aurait sans doute pas choisi, s’il avait eu le temps de réfléchir, l’homme fit cessé le baiser. Eden Indentshi fixa la rouquine avec curiosité, ses mains posées sur ses épaules, l’écartant légèrement de lui. Cette jeune fille était totalement dingue, totalement stupide et incroyablement mignonne. Cependant, le dernier attribut n’excusait pas les deux premiers. Avait-elle vraiment cru que la petite racaille des bacs à sable répondrait avidement à son baiser et l’embrasserait, en se transformant en bon prince ? Ils n’étaient pas dans un conte de fée. Un baiser ne le rendrait ni plus sympathique, ni plus ouvert et encore moins amoureux dès le premier regard.

Toutefois, cela ne le rendit pas non plus violent. Au contraire. Toute violence se dissipa du garçon, qui se contenta de regarder d’un air bovin et demeuré la belle renarde.

Lachant la jeune femme pour s’asseoir sur le banc où il l’avait planté plus tôt, le garçon grogna. Lequel des deux étaient la proie de l’autre, désormais ? Incroyable. Il ne pouvait pas se fâcher ou frapper un feu follet aussi fou. Elle serait capable d’aimer ça … D’autant que les personnes autour d’eux devaient sans doute les avoir vu s’embrasser.

Heureusement pour la belle, Eden n’était pas en couple et n’avait jamais pensé y être. A dire vrai, il n’avait jamais pensé à embrasser personne avant aujourd’hui, et n’aurait jamais pensé que l’idée effleure la pensée de quelqu’un de l’embrasser lui-même. Il passait bien trop de temps à se battre, à étudier et à bosser pour songer, un seul instant, à ce que les gens nomment les aléas du cœur. Jusqu’ici, il s’en était toujours bien porté : et ne voulait surtout pas y penser d’avantage …

Trop tard, sans doute, puisque les questions courraient dans sa tête et la lui prenait …

«Atama ga itai »2 Murmura-t-il, avant de détourner le regard pour fixer devant-lui. Il n’avait plus envie de prendre le déjeuner de la jeune femme. Il n’avait plus envie de l’embêter. Il avait bien envie d’un autre jeu. Un jeu, oui. Dont toutefois il ne connaissait encore aucune règle. Riez ! Allez, c’est le moment de rire. Après tout, du haut de ses 26 ans, Eden Indentshi était sans doute plus proche d’un puceau que d’un Don Juan. Des filles, il en avait connu, assez peu au final.
D’autant que depuis cinq ans, les histoires de cœur de ses amis l’avaient bien assez occupés. Est-ce que cette fille était du genre à sauter dans les bras du premier mec venu, à l’embrasser, l’allumer et se tirer ? Ou encore, à coucher avec pour une nuit, avant de passer à autre chose ?

Eden Indentshi n’était pas du genre à gueuler après ça. Il n’avait rien contre les filles dites faciles, tout simplement car il n’avait rien contre les mecs Don Juan. S’il ne jugeait pas les mecs qui couchaient le premier soir, ce n’était pas pour le faire pour les femmes. Chacun est libre de sa couche et de la personne qui y rentre.

Sauf que lui ne faisait pas rentrer grand monde dans son lit.

A quoi bon se prendre la tête ? Allez !

« Jaa, hajimeyou. »3

Le regard noir du garçon s’était gravement posé sur la jeune femme la décrivant entièrement de haut en bas, une lueur taquine brillant dans ses yeux.

« Pantsu nuide ? »4

… Il n’avait jamais dit qu’il serait classe, charmeur, dragueur ou de ce type-là, hein. Et la surprise passée, l’envie de s’amuse reprenait bien le dessus sur le reste. D’autant qu’il commençait à se demander s’il avait pas faim. D’un autre type de faim, dont la renarde chasseuse pourrait à nouveau être la proie. Dans ce jeu du chasseur chassé chassant, l’un ou l’autre risquait bien de tomber dans un piège à loup.



1Vous pourriez répéter ça ?
2J’ai mal à la tête.
3Commençons.
4Enlèves tes sous-vêtements ?

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MessageSujet: Re: Somebody That I Used To Know [Aiko Ishii]   Sam 24 Oct 2015 - 23:04

Pardonnes moi de tout ce temps.



Plantée là, d'un geste nonchalant, la rouquine amène son index à sa lèvre inférieure et la tâtonne, le regard perdu au sol. L'espace de quelques secondes, elle se rappelle la douceur et l'humidité de son étreinte avec cet inconnu. Aussi surprenant qu'inattendu, le contact avec ses lèvres n'était pas si désagréable. Elle s'attendait à ce que sa bouche soit rigide, froide, abimée. Au contraire, cet échange forcé lui a fait oublié la dureté de sa barbe de 3 jours qui a légèrement picoté sa peau de bébé. Prise à son propre jeu, une certaine honte l'envahit, la honte d'avoir pu aimer ça. Merde. C'était pour l'emmerder, pour le calmer, pour le surprendre... Merde. Ses pommettes rosissent légèrement, non pas à cause du froid, ni à cause du soleil, mais bien parce que son sang chaud afflue anormalement au niveau de ses joues et la brûle.

Rassurée qu'il ait repris possession du banc, elle absorbe les expressions de la racaille, et remarque qu'il est aussi abasourdi qu'elle. Quelle situation dérangeante. Il se passe quoi là ? Elle souffle un bon coup et se détend, toujours debout face à lui. Elle n'a pas prémédité la suite des évènements. Va falloir y aller en improvisation totale maintenant, et surtout sans se dégonfler.

Le brun articule enfin quelques belles paroles.

"Mes ... sous-vêtements ?"

Sérieusement ? Elle fait mine d'être choquée un instant, resserrant sa mâchoire. Ses épaules se tournent, et jette un coup d’œil derrière elle. Un regard affolé à la recherche d'une éventuelle aide. La foule s'éparpille et disparaît doucement, rejoignant les bâtiments. Ses yeux retrouvent la noirceur des pupilles d'Eden. Un large sourire stoppe sa comédie. Elle laisse échapper un éclat de rire, amenant une main à son ventre.  

"Merci ! Merci infiniment ! J'avais pas ri comme ça depuis un petit moment."

Elle se reprend, passe une main dans ses cheveux. Et le dévisage d'un air désapprobateur, le sourire en coin. Elle s'amène à la rencontre de ses genoux, l'effleurant avec son jean. Elle lui présente son poing droit, et débute l'énumération de son désaccord en libérant chacun de ses doigts à chaque chiffre qu'elle prononce d'une voix calme et posée.

"De Un : Tu sens la température qu'il fait ? Tu ne crois tout de même pas que je vais me mettre à poil ici.
De Deux : On n'est pas assez intimes. Je ne connais même pas ton nom. C'est un minimum.
De Trois : Je refuse d'aller plus loin avec un homme qui ne me rend même pas mon baiser."


Cette dernière énonciation n'a lieu d'être que pour provoquer celui qui se tient affalé devant elle. Le jeu ne débute pas. Il continue de plus belle finalement. De quoi le relancer, le tester. Elle s'en amuse et est fière d'elle, n'hésitant pas à le lui montrer. La question de savoir si elle a envie de s'abandonner sur un terrain inconnu et dangereux ne se pose même plus. Ses neurones sont déconnectés. La gagne la possède. La rouquine tient à dominer la situation, et surtout ce mauvais garçon.

Tandis que sa main gauche se dépose légèrement sur son épaule droite, son autre main lui présente un bonbon à la framboise qu'elle tient délicatement et minutieusement près de ses lèvres. Son visage se rapproche par conséquent de cet homme taquin. Sa voix perd en tonalité, ses yeux sont sérieux. Aguicheurs. Elle a envie... Envie de quoi ? De se faire massacrer ? de se faire embrasser ? de se faire rembarrer ? de se faire désirer ? Peu importe.

"Et de Quatre : je ne porte pas de soutien-gorge."
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MessageSujet: Re: Somebody That I Used To Know [Aiko Ishii]   Jeu 11 Fév 2016 - 23:08

Eden Indentshi doit l’avouer, cette petite lui plait. Il a toujours aimé les filles avec du caractère qui n’obligent pas en de doux mensonges dès la première rencontre. Ces filles qui présument que les hommes sont tous des pervers et les femmes toujours des princesses. Celles qui n’obligent pas à ouvrir les portes et à être un gentleman en hurlant sur leurs blogs qu’elles ne sont pas des objets et qu’elles ne sont pas un sexe faible. Qui veulent des hommes tendres, attentionnés, du rêve plein la tête. Il a toujours préféré les filles simples qui aiment rire de tout, séduire, draguer et jouer. Des filles qui disent oui quand on arrive devant une piscine et qu’on dit : « on saute. » Qui ne craignent pas d’abimer leurs manucures, leurs maquillages et qui ne piquent pas un fard à l’idée qu’on puisse entrapercevoir que leurs poils de jambe repoussent. Celles qu’on nomme faciles car elles ne s’arrêtent pas à une promesse d’amour éternel, qu’elles ont connu autant d’hommes que leurs partenaires ont connu de femmes. Qui ne revendiquent pas leurs féminités, qui le sont tout simplement. Qu’elles soient féminines, punk, rebelles, hippies, BCBG, elles osent s’affirmer telles qu’elles sont. Elles ne s’obligent ni à sourire, ni à rire aux blagues des autres. Elles sont elles-mêmes.

Quoiqu’il en soit, Eden ne pouvait pas rester ici. Il avait des cours à suivre, une vie à reprendre et le jeu devait cesser. Il se rapproche du visage de la jolie demoiselle et l’embrasse. Doucement, d’un baiser qu’il ne calcule pas, venant se saisir de sa lèvre supérieure, avant de l’embrasser à nouveau, sa main se glissant derrière la nuque de la jeune femme. Il l’embrasse sans une once de remords. Ce n’est pourtant pas dans ses habitudes. Autant d’embrasser la première fille qui passe que de côtoyer la gente féminine. Le boulot, les études et ses amis lui prennent trop de temps. Et il est pataud avec celles qui lui plaisent. En général, il n’est pas non plus le gars qui attire. Le gars qu’on regarde. Il n’a ni les bonnes manières, ni le look voyou. Il n’a pas ce charisme qui fait fondre. Il n’a d’ailleurs jamais cherché à l’avoir.

Il est plutôt du genre à se moquer de son meilleur ami, Lun, quand celui-ci aguiche et s’amuse des demoiselles dans les bars. Qu’il rit avec elle, taquine, fait des clins d’œil et séduit. La séduction, un simple mécanisme de reproduction. Aux yeux d’Eden, ce n’était qu’une question de société et d’hormones. C’est eux qui obligeaient les japonais à se trouver quelqu’un, à croire en l’amour, à s’accoupler et avoir des enfants. L’éducation qui fait que dès la plus tendre enfance, on pense que passer sa vie seule, c’est triste.

Ce qui est triste, c’est de penser qu’être seul, c’est mal. Aux yeux d’Eden, on était bien qu’avec soi-même. Les autres rajoutaient du bonheur, mais si on ne sait pas s’apprécier, on ne peut pas apprécier la plupart des bons moments de la vie. Il aimait les plaisirs solitaires de la vie, du jeux-vidéos, aux révisions pour les examens, en passant par la course à pied ou les voyages. Ces moments face à lui-même.
Il avait découvert auprès de Lun le plaisir de partager des moments entre amis.

Mais le plaisir de la séduction.

Lun dirait sans doute, si on lui disait qu’on avait vu Eden embrasser quelqu’un : « Je doute que ce soit possible. Vraiment. Et si c’est le cas, ce doit être pour une expérience. » Si on insistait, il continuerait agacé : « Je n’ai jamais vu Eden avec une fille et je doute qu’il en est connu une. Il ne s’intéresse pas à ça. »
C’était faux. Eden n’était pas puceau. L’être ne l’aurait pas déranger, mais il avait déjà connu le plaisir de la chair. Il n’en était pas accro, c’est tout. Ce n’était pas primordial à sa vie. Il s’adonnait parfois à des plaisirs solitaires, parfois il se plaisait à accepter les avances d’une fille de passage dans la ville. C’était rare. La dernière devait remonter à une soirée de jeu de rôle entre amis où l’un de ses potes avait ramené une de ses connaissances d’internet. Une petite femme aux formes rondes et à la voix un peu grave qui avait passé son temps à fumer en buvant des verres des rhums, tout en jouant un rôle de guerrier barbare.

Eden s’éloigna de la demoiselle.

« Si vous n’avez rien à faire ce soir entre dix-neuf heures et vingt-heures, passer au bar de thiercelieux, j’y serai sans doute et nous pourrons continuer notre discussion. »
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Somebody That I Used To Know [Aiko Ishii]
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