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 What a lovely day. Not. | Hisaka

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MessageSujet: What a lovely day. Not. | Hisaka   Lun 13 Jan 2014 - 23:28

WHAT A LOVELY DAY. NOT.
BULL EYE, HEADSHOT, YOU GOT YOUR TARGET RIGHT.

-

« Nous tenons à signaler à la population entière de Keimoo d’éviter, si possible, de se rendre au centre-ville. Ceci est un message d’intérêt général, ne vous rendez pas dans le centre de la ville. Il paraitrait que, pour des raisons que nous ignorons encore, des taureaux, oui j’ai bien dit des taureaux, aient été relâché dans la rue. »

-


Et si les fêtes étaient passées comme elles étaient venues dans le petit monde de Rydia, sobrement, à s’éclipser entre sa chambre, celle de Yuki, dans les dortoirs universitaire de Keimoo, et l’hôpital, leur absence n’arrivait pas à l’exempter de la tâche souvent agaçante que représentaient les courses hebdomadaires. Bien sûr, elle aurait pu rester dans les environs de l’Académie, comme elle le faisait habituellement, dépassant les grillages, le temps d’aller refaire des provisions dans une supérette du coin, mais, cette fois, elle souhaitait profiter de ses courses pour acheter un cadeau de bon rétablissement à Mme Kisaragi qui s’était réveillée, après des mois de sommeil et présageait débuter sa réhabilitation dans les semaines à venir. Depuis l’éveil de la dame, Yuki passait le plus clair de son temps à l’hôpital, chérissant le sourire et les yeux ouverts de sa mère. Ce faisant, comme elle n’avait pas vraiment d’amis dans cette académie, que quelques connaissances qui la saluaient sans plus de chichis lorsqu’il la croisait dans les couloirs, Rydia descendait seule l’une des grande rue du centre ville de Keimoo. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle cherchait à acheter en particulier, son portefeuille pesant lourd dans la poche arrière de son jean, mais savait qu’elle le reconnaitrait immédiatement lorsqu’elle le verrait. Elle contemplait donc les vitrines qui défilaient autour d’elle, attrapant dans ces étendues translucides, le reflet des gens qui la dépassaient, ainsi que celui des automobiles et camions qui roulaient, eux aussi, dans une conurbation pour l’instant peu bloquée par le trafic.

Le monde trottinait et Rydia déambulait.

Une odeur attira son attention, le portrait d’une marque distributrice de viande s’étendant sur le côté du camion qui l’émettait. Pour Rydia, qui avait vécu en ville la quasi-totalité de son existence, l’odeur qui attaquait ses sens se qualifiait simplement de ‘mauvaise’, voir nauséabonde. Elle ne cessa pas de marcher, suivant tranquillement le rythme du gros camion qui la dépassait lentement. Puis, il y eu un bruit de sirène, pas une sirène de police, non, le genre de sirène déchirant l’atmosphère au gré des cris d’une foule, le genre qu’on retrouvait embaumant l’air des manifestations civiles.

Que se passait-il . . . ?

Rydia s’arrêta net. Plusieurs autres piétons autour d’elle firent de même, puis, en quelques secondes, le tout vira au cauchemar. Les lèvres de l’étudiante s’entrouvrirent dans une exclamation muette. Quelqu’un lançait de la peinture rouge partout autour d’elle et le camion à l’enseigne nutritive, commença à vibrer d’une manière étrange sous ses yeux.


« What the . . .  »

Elle ne prit pas le temps de contempler ce qui avait fait en sorte que des bovidés se mettaient présentement à dévaler hors du camions, elle ne prit pas le temps, non plus, d’évaluer le nombre d’animaux qui sortaient de ce même camion. Non. Elle tourna les talons, poussa l’individu qui se trouvait directement derrière elle sans lui accorder le moindre regard et se mit à rebrousser le chemin en courant. Voilà une raison supplémentaire de ne jamais s’encombrer de talons, qui grimpait vite dans le palmarès pour se loger juste sous celle qui stipulait qu’il s’agissait d’une manière supplémentaire d’affliger le genre féminin de stéréotypes disgracieux.

Soit.

Des taureaux, il y avait des taureaux qui se bousculaient entre les véhicules occupants la rue. Des taureaux que les amas de peinture rouge faisaient présentement rager. Et Rydia fuyait sans réfléchir, dépassant des gens dans cette frénésie instinctive qui lui hurlait de se mettre à l’abri.

Et, merde, pourquoi est-ce que ce type ne prenait pas ses jambes à son cou comme tout le monde. Il se tenait debout, au beau milieu du trottoir, comme figé, ses yeux grands ouverts dans ce que la jeune femme interpréta comme de la stupeur. Encore une fois, Rydia ne réfléchit pas. Fendant l’air de ses enjambées, elle attrapa le bras du garçon au passage, un autre étudiant à priori, et gueula, par-dessus la cacophonie, l’entrainant à sa suite :


« ARRÊTE DE REGARDER ET COURS. T’ES CON OU QUOI ? »



Dernière édition par Rydia C. Vincent le Dim 15 Mar 2015 - 17:52, édité 1 fois
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Hisaka Rika
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MessageSujet: Re: What a lovely day. Not. | Hisaka   Mer 15 Jan 2014 - 21:28

Poisson (19/02 – 21/03) : Malchance aujourd’hui ! Il est préférable de vous barricader chez vous plutôt que de mettre un pied dehors, de grands ennuis vous y attendent. Nos astrologues vous conseillent également de ne pas faire la cuisine, pour éviter des catastrophes en tout genre. Amour : Est-ce que l’élue de votre cœur ne serait pas en train de vous filer entre les doigts ? Réagissez ! Elle risquerait de se lasser de votre relation. Santé : Un séjour à l’hôpital n’est pas à exclure.

Rappelez-moi ce que je fais dans cette librairie-papeterie ? Acheter une carte de vœux pour une…amie – décidément ce mot est toujours aussi difficile à prononcer, je n’arriverai jamais à m’y faire je crois – tout ça parce que ma sœur me l’a conseillé, depuis quand je l’écoute celle-ci déjà ? Enfin bref, peu importe, cela n’explique pas le fait que je suis en train de lire une revue d’astrologie au lieu de chercher une enveloppe et un morceau de carton avec quelques trucs gribouillés dessus. Je finis par reposer le magazine là où je l’ai trouvé, aller au comptoir pour payer tout ce que j’ai acheté et finalement, quitter cet endroit bondé. Franchement, je ne vois pas ce qu’elle a de mal cette journée, le soleil ne cogne pas trop fort, la température est agréable, personne n’est venu m’enquiquiner aujourd’hui.

Tant que je suis de passage en ville – pour une des rares fois que je viens ici – c’est peut-être l’occasion pour moi d’aller m’acheter quelques canettes de thé glacé et un peu de friandises sur lesquelles m’acharner quand je ne sais pas quoi faire. Après un rapide tour à l’épicerie du coin, je m’assois sur un banc à l’ombre pour observer les piétons aller et venir, c’est vraiment bien quand je peux me permettre de ne rien faire à part profiter. Pour un Japonais de base, être en vacances c’est mal pourtant, même si l’on m’a éduqué dans cette optique du travail, il en résulte que je reste un économe d’énergie, comme quoi la société n’a pas toujours un impact si important que l’on pourrait le croire.

Je secoue brièvement ma canette, il ne me reste plus grand-chose à boire. Mon regard se focalise sur ma montre, je devrais peut-être commencer à me mettre en route pour rentrer à l’académie, je finirai de boire en chemin. J’attrape habilement le sachet dans lequel se trouve mes achats, puis je me fonds dans la masse en tentant de ne pas provoquer de contact physique entre les gens qui marchent sur le trottoir, et moi-même. Je marche, encore et encore, le regard perdu vers le lointain, sans me préoccuper de ce qu’il se passe autour de moi, même lorsque des gens commencent à crier sans que je comprenne pourquoi.

Finalement, mon ignorance sera vite dissipée, quelques secondes après, je comprends tout à coup pourquoi est-ce que la foule se déchaîne dans les rues. Des taureaux…Bordel, que font de tels animaux au milieu d’un centre-ville ? Je fronce les sourcils comme si je tentais de résoudre le problème par un simple calcul, quelque chose de théorique…Et lorsque je me rends compte que c’est inutile, mon corps tout entier se raidit, je suis incapable de bouger. Les passants en panique se bousculent, des voiturent klaxonnent, les animaux se ruent sur des victimes innocentes et moi, je suis coincé ici.
Est-ce que je vais mourir ici ?

Du sang, des cris, je reste spectateur de cette scène sans pouvoir intervenir, aucun son ne sort de ma bouche, je ne tremble même pas, mes muscles s’engourdissent. Tous ces gens autour de moi, je crois que je n’arriverai jamais à me frayer un chemin vers une éventuelle issue.

Bordel

Est-ce que j’ai peur ? Mon poing reste crispé sur le sachet en polymère, ce qui m’inspire ce sentiment de crainte…Ce ne sont pas ces animaux…Non, c’est cette foule complètement déchaînée. J’étouffe, je sens mes forces me quitter, mon corps ne répond plus, je…Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Je me sens entraîné par une force étrangère, je ne comprends pas. Je cligne doucement des yeux, toujours aussi incompréhensif face à la situation. J’entends un son qui me déchire presque le tympan gauche, cette personne…me parle, et c’est une fille. Ce sont les seules informations que j’arrive à capter, mon cœur bat trop vite et trop fort pour que je puisse entendre un autre son que ce dernier. Je réalise que cette personne vient de me sauver la vie, qu’est-ce que je vais pouvoir lui offrir en compensation ? Du chocolat ? Haha…Quand je suis en panique, je crois que mon cerveau se met en mode pause, je ne suis même pas encore tiré d’affaire et je pense déjà à l’avenir.

Une fois que je prends conscience que je suis assez éloigné de la foule – dans une sorte de ruelle - pour me débrouiller, je lâche machinalement son bras et je commence à marcher. Je titube un peu au début, comme si j’avais abusé de l’alcool. Je m’appuie contre un mur pour reprendre un rythme de respiration régulière. Qu’est-ce que je suis censé faire ? C’est elle qui vient de me traîner jusqu’ici et c’est moi qui suis fatigué ?

« Je-je suis désolé. Je n’arrivais plus à bou.. ger. »

J’ai bien l’intention de quitter les lieux, mais je ne sais pas par où aller. Je regarde tout autour de moi, aux deux extrémités, il y a des gens qui se marchent dessus pour se sauver, des animaux en furie. Je déglutis difficilement, par où est-ce que je vais pouvoir passer ? Je fais un pas en avant, pour finalement reculer, je suis comme pris au piège. Je ne peux envisager de prendre le chemin le plus court, c’est forcément celui que choisiront les passants qui se trouvaient au même endroit que moi, et donc là où se trouveront les bêtes libérées. C’est bien ma veine, pourquoi est-ce que ça n’arrive qu’au moment où je décide de mettre le nez en dehors de ma chambre d’internat ? Bon, si je choisis d’emprunter de petites rues et faire un détour, je devrais pouvoir m’en sortir. Les jambes encore flageolantes, je me dirige vers l’une des extrémités de la ruelle, quand soudain je me rends compte que ma sauveuse n’est pas encore partie elle non plus. D’habitude, je serais parti sans dire un mot…Mais là, comme je lui dois peut-être ma vie, je vais peut-être changer les règles quotidiennes, juste une fois.

« Tu v-vas rester ici jusqu’à ce que ça se calme ? »

Un cri strident retentit au moment où j’achève mon temps de parole, je sursaute, y-a-t-il eu une victime ? Je n’ose pas aller voir, je n’ai pas envie de voir une personne empalée. La sueur coule le long de mon front, il n’empêche que la police pourrait m’arrêter pour non-assistance à personne en danger s’ils apprennent que j’étais présent à cet endroit aujourd’hui. Je tremble, j’ai peur, les hurlements continuent d’être émis de part et d’autre, on doit bien frôler la dizaine de cris simultanés. Toujours coincé dans la ruelle, mon regard croise celui d’une petite fille clouée au sol à quelques mètres de moi, tétanisée, elle semble blessée, est-ce que c’est elle qui a crié juste avant ? Mon visage pâlit, bon sang…Est-ce que je vais continuer d’être un lâche ?

HRPG : Je corrigerai quand j'aurai plus de temps, dis-moi si ça te convient comme ça.

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MessageSujet: Re: What a lovely day. Not. | Hisaka   Lun 4 Aoû 2014 - 0:21


Elle ne réfléchissait plus. Dès l’instant où le monde s’était laissé emporté dans la cacophonie surréaliste des piétinements animaux, elle était passée, et ce avec raison, sur le mode de l’auto-pilote. Elle avait attrapé le bras d’un jeune inconnu, un gamin lambda qui aurait eu tôt fait de se faire massacrer si elle n’avait pas eu la présence d’esprit d’intervenir et ne s’était pas faite prier pour foncer dans la direction opposée de celle d’où avait surgit les taureaux. Maintenant, même alors qu’ils s’éloignaient tous deux du désastre incongru, la jeune femme ne pouvait empêcher son cœur de battre la chamade, usant de sa frayeur pour motiver son corps à ne pas aller à se laisser aller à la fatigue. Elle fonçait, adrénaline rampant à toute vitesse dans ses veines, sans regarder autour d’elle, si bien qu’elle et son partenaire soudain se retrouvèrent entassés dans le mince espace qui séparait deux immeubles. Dans une ruelle.

Si les animaux ne les avaient pas suivis jusqu’entre les cloisons de briques, nombreux des fuyards avaient eux aussi bifurqué dans l’étroitesse de l’endroit, si bien que Rydia et le jeune homme  se retrouvaient appuyés contre le mur, alors que des douzaines de gens paniqués s’évertuaient à faire  à trouver un moyen de se loger dans un endroit suffisamment sécuritaire pour éviter de se prendre des cornes de monstre en pleine côtes.  Les gens criaient et piaillaient suffisamment bruyamment pour que Rydia convienne mentalement que de trainer trop longtemps là où la masse s’agglutinerait prouverait vite dangereux. Elle reprendrait son souffle et décamperait.

Mais décamper par où ?

Comme s’il se sentait plus en sécurité maintenant qu’il se voyait entouré de murs pour les séparer des bêtes déjantées, le jeune homme se permit de lâcher le bras qu’elle avait utilisé pour l’entrainer à sa suite et parut sur le point de s’effondrer, haletant comme un malade. Rydia lui décocha un regard compatissant, sentant la brûlure de l’extertion physique lui ravager les poumons et s’appuya à demi sur le mur pour se stabiliser. Elle réceptionna distraitement les excuses de l’inconnu dans la cohue, emmagasinant l’information essentielle et se focalisa ensuie, et ce malgré elle, sur le brouhaha de la foule. Il faudrait partir dans la direction opposée. Le nombre ne ferait absolument pas la force dans ce genre de situation. Les animaux suivraient le bruit, la foule amoindriraient la mobilité des uns et, Rydia était prête à le parier, personne ne l’aiderait si elle se retrouvait à terre.

Les gens déferlaient toutefois aux deux extrémités de la ruelle et Rydia ne voyait pas du tout comment les éviter, autrement que par une attente qui se montrerait à la fois très stressante et possiblement dangereuse. La jeune femme n’avait pas particulièrement envie de s’en remettre au hasard pour sauver sa peau. Ce n’était pas son genre et cela ne le serait jamais. Mais comment faire ?

Le garçon qu’elle avait sauvé avait délaissé le mur et esquissé quelques pas dans la ruelle avant de se retourner vers elle, aussi peu assuré que lorsqu’elle l’avait arraché à des blessures certaines. Elle cligna des yeux, humectant ses lèvres asséchées dans l’intention de lui répondre, mais, leur dialogue explosa en miettes et le visage de Rydia s’étira dans une nouvelle moue horrifiée.

Des cris, plus stridents et déchirants que l’entière somme du brouhaha qui les entourait. Des cris partout. Puis le regard de Rydia qui se baissait et qui rencontrait la silhouette vaguement sanglante d’une fillette. Son sang se glaça et la totalité de sa trachée s’assécha. Son corps fut parcourut d’un long spasme. Auto-pilote prise deux; elle s’élança jusqu’au corps de la gamine et l’examina, l’interpellant de son japonais trop formel :


« Est-ce que ça va ? »

De part la position de la victime, il était difficile de déterminer l’étendu de ses blessures. S’était-elle simplement heurté les mains et les genoux en tombant, ce qui avait causé son hurlement, ou s’était engagée, à contre-cœur évidemment, dans un face à face avec l’une des bêtes enragées. Rydia aurait aimé pouvoir prendre le temps de s’affairer sur les blessures, peu importe quelle étaient leur gravité, de la jeune fille, mais, égarée dans un centre-ville infesté d’animaux complètement fous, mieux valait prioriser la sécurité.

Il fallait trouver une planque, voler une voiture, s’emparer d’un AK-47. Quelque chose, n’importe quoi.

Dans un mouvement sec, l’universitaire se retourna vers le récipient de sa bonté et l’interpella durement, sa voix tranchant d’un japonais trop linéaire, d’une peur trop mal gérée. Elle tremblait, la fillette aussi et elle était prête à parier, encore une fois, que l’autre statue aussi tremblait.


« Toi ! Aide-moi. Il faut l’aider ! Il faut la mettre en sécurité. »

La gamine ne parlait pas, mais s’accrochait maintenant aux cuisses de Rydia sans se soucier du fait qu’elle ne connaissait aucunement la jeune femme, simplement soulagée de pouvoir se rabattre sur quelqu’un alors que quelques minutes auparavant elle s’était retrouvée toute seule, noyée au beau milieu d’une foule paniquée. Rydia la hissa sur ses jambes, se relevant de sorte à ce que la petit soit entourée par ses bras. Elle la tenait contre elle, pour le moment. Toutefois, si elle devait fuir, le poids de l’enfant deviendrait très rapidement une liabilité.

Encore une fois, elle s’adressa à l’inconnu, brun, jeune, qui malgré sa catatonie questionnable, pourrait peut-être transporter la petite fille une fois que ses propres bras seraient trop fatigués.


« Te sens-tu assez fort pour la soulever ? Nous ne pouvons pas rester ici. »

Une seconde passa, puis deux et Rydia n’attendit pas que son compagnon daigne lui répondre, filant vers extrémité de la ruelle étant opposée à celle où s’était retrouvée la gamine qui sanglotait silencieusement dans ses bras. Elle lui accorda tout de même un long soupir, le fixant, incertaine.

« Aller, il faut bouger. »


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Hisaka Rika
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MessageSujet: Re: What a lovely day. Not. | Hisaka   Mar 12 Aoû 2014 - 20:36

Je me demande si c’est le sol qui tremble autant à cause de la foule agitée à cause des animaux enragés, ou si c’est moi qui n’arrive plus à contrôler mes muscles. Chaque centimètre de mon corps semble secoué par une force extérieure tandis que dans ma tête, c’est le néant, plus rien ne veut fonctionner, je suis coincé dans cette ruelle ou plutôt cet espace étroit dans lequel nous avons trouvé refuge, cette fille et moi. Kami-sama, ne me dites pas que vous allez accorder la vérité à quelque chose d’aussi bancal et inexact que l’astrologie ?! Plus important, cette fillette est toujours blessée, en pleurs…et moi je suis incapable d’articuler ne serait-ce que la moindre syllabe, je suis vraiment un lâche, un raté. Une fois de plus, c’est la jeune femme qui vole au secours de la gamine, je baisse les yeux et tente d’ignorer leur dialogue, comme piégé dans un mauvais film dramatique où je joue le rôle de l’anti-héros.

« Toi ! Aide-moi. Il faut l’aider ! Il faut la mettre en sécurité. »

L’air béat, je me tourne vers mon aînée – même si je ne sais pas grand-chose à son sujet, je peux voir aux traits de son visage qu’elle est un peu plus âgée que moi…une universitaire je suppose – et pointe un doigt vers moi, comme si je m’attendais à ce qu’elle parle à quelqu’un d’autre. Stupide…il n’y a personne dans cette rue, allée ou je ne sais trop quoi…Non, nous sommes livrés à nous-mêmes. D’un côté, cela voudrait dire que nous sommes débarrassés de la foule et par conséquent des taureaux, mais étrangement je n’y croyais pas. Les jambes encore flageolantes, je sors de ma tanière pour rejoindre les deux autres personnes. Je sais qu’en quittant ce lieu, je confie ma propre sécurité aux Dieux, depuis quand suis-je devenu altruiste ? Probablement jamais, mais j’imagine que je dois une fière chandelle à cette fille pour m’avoir sauvé de ce scénario d’horreur.

A peine arrivé à leurs côtés, l’étudiante me questionne de nouveau…pour savoir si je me sentais capable de la porter. Sans me laisser le temps d’y réfléchir, elle file à l’opposé de l’endroit où nous nous trouvions il y a à peine quelques secondes, me laissant bien idiot, exposé au danger. Je ne tarde pas à les retrouver un peu plus loin où notre groupe marque une courte pause, bien trop courte à mon avis puisque – comme je m’y attendais – l’universitaire nous invite – ou nous oblige – à bouger encore plus loin. Je lance un regard attristé derrière moi, mais je suis bien conscient que je n’ai pas d’autre choix que d’obéir, je connais tellement peu cette ville que je ne saurais pas rentrer de moi-même, pire…que ferais-je si je croisais une bête enragée alors que je m’engage sur le chemin du retour ?

Nous avançons encore un peu plus, à l’affût du moindre bruit qui pourrait nous confronter au danger, chaque pas est compté. Alors que je relève doucement la tête, mon regard croise celui de la petite fille toujours en pleurs dans les bras de sa sauveuse. Je fronce les sourcils, que je faisais une gamine de cet âge seule dans la rue ? Pourquoi sa mère n’est pas revenue la chercher ? Est-ce qu’elle sait au moins prononcer correctement son nom ou celui de ses parents ? Et surtout…Qu’allons-nous faire d’elle ? Même si je cours en me disant que je risque ma vie à chaque millième de seconde, je ne peux pas m’empêcher d’y penser aussi. Arrivé dans un endroit à peu près sûr, je m’arrête net dans ma course, interpellant rapidement l’adulte du groupe.

« Hé euh…Où est-ce qu'on va comme ça ?»

Depuis le début de notre course effrénée, je n’avais pas osé lui demander où nous allons. Est-ce qu’elle a l’intention d’aller sauver d’autres personnes ? Un peu gêné par ma question, je regarde mes pieds, profitant de notre arrêt pour vérifier l’état de mes vêtements. Au final, je suis assez soulagé, seule une manche de ma chemise s’est ouverte dans le feu de l’action. La gamine recommence alors à pleurer de plus belle, ce qui me fait soupirer à mon tour. Légèrement agacé par la situation, je m’approche d’elle et lui demande tout d’abord calmement.

« Tu t'appelles comment ? »

Pas de réponse de la part de la petite comme je m'y attendais, juste des cris et des yeux rougis par les larmes salées qui roulent le long de ses joues roses et dodues. Vraiment, j’ai l’impression de tourner en rond. Si au début je ne prenais pas en compte notre itinéraire à cause de la panique, je me rends à l’évidence : à ce rythme là, sans aucune source d’informations à notre disposition, nous serons encore là ce soir. Tout en réfléchissant à une manière de nous procurer une radio ou quelque chose du genre, j’interroge la jeune femme au sujet de ses plans.

« Elle risque d’être un poids pour nous. Je crois que le poste de police n’est pas très loin..Nous devrions la ramener là-bas et attendre que l’alerte soi levée. »



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MessageSujet: Re: What a lovely day. Not. | Hisaka   Dim 15 Mar 2015 - 18:35


Une expiration, lente, tremblante, révélatrice de l’adrénaline qui quittait le corps de la jeune femme, laissant derrière elle un épuisement chevrotant. Rydia agrippait le dos d’une chaise  qui trônait dans le lobby du poste police, sa était vision brouillée par une panique latente qui ne se manifestait que maintenant, alors qu’elle avait enfin la certitude d’être en sécurité. Elle voyait, dans sa vision périphérique, la silhouette endommagée de la jeune fille qu’elle avait portée tout au long du trajet, de cette ruelle dans laquelle elle s’était réfugiée en compagnie du garçon et de d’autres piétons jusqu’à cet havre d’ordre et de loi.

Ses bras tremblaient, son cœur bondissait et elle sentait la chair craquelée et enflée de ses lèvres palpiter avec chaque battement de son sang. Elle avait soif. Elle n’aurait jamais cru avoir à revivre une expérience aussi déroutante à peine quelques mois après le séisme, elle n’aurait jamais voulu en revivre une si tôt, non plus. La routine et l’habitude étaient des baumes qu’elle côtoyait avec acharnement depuis août, passant le plus clair de son temps à s’occuper de ses clubs ou à se rendre à l’hôpital en compagnie de Yuki.

Elle se serait bien passée de cette décharge d’animaux paniqués en plein centre-ville. Une inspiration, lente. Elle était vivante, toutefois. Encore une fois, elle n’était pas du nombre des causalités et, grâce à elle, deux personnes s’en étaient aussi tirées relativement indemnes.

Elle releva la tête, cherchant les yeux de son compagnon, de ce garçon dont elle ne savait même pas le nom. Il lui semblait presque superficiel de le lui demander maintenant, alors que la poussière retombait et qu’ils se trouvaient tous deux de nouveau plonger au cœur d’une cacophonie humaine ( ils n’étaient pas les seuls à avoir pensé au poste de police ). Une suite anti-climatique.

Elle se contenta plutôt de le remercier.


« Je. Merci. Je n’aurais pas trouvé cet endroit par moi-même. »

-

La gamine pleurait à chaude larmes, peu incline à retrouver son calme, à mettre fin à ses gémissements mouillés. C’était à la fois rassurant et embêtant ; rassurant parce qu’elle ne devait pas être trop mal en point si elle arrivait à larmoyer et se plaindre de la sorte, embêtant parce que son comportement intensifiait le stress subit par les deux individus qui l’avaient aidé ( l’un malgré lui et l’autre sans réfléchir ). Rydia n’était toutefois pas médecin, alors les larmes auraient très bien pu être alarmantes et le stress bénéfique. Comment savoir. Elle ne possédait que de très vagues et modiques connaissances en la matière, juste assez pour savoir comment bander et nettoyer une plaie.

L’enfant pesait lourd dans ses bras, rappel constant de la nécessité de se mouvoir. Mais pour aller où ? La question s’était installé dès la libération des bêtes en pleine rue et n’avait reçu aucune réponse définitive depuis. Où aller ? Où seraient-ils en sécurité ? Où pourraient-ils s’occuper des blessures de la petite ? Rydia avait apparemment endossé le rôle de capitaine de leur petit groupe, s’était projeté au front sans vraiment avoir songé aux répercussions que son comportement entrainerait. Elle ne connaissait pas très bien la ville, se retranchait d’ordinaire dans les quartiers entourant l’Académie, ne parcourait quotidiennement que le chemin qui menait jusqu’à l’hôpital. Elle ne savait pas où aller, ne savait pas si les boutiques japonaises étaient toutes impérativement munies d’une trousse de premiers soins.

Elle avançait à l’aveuglette, une inconnue alourdissant ses bras et ralentissant sa démarche. Elle progressait à l’affut de bruits suspects qui se manifesteraient trop près d’eux, flanqué d’un garçon qui semblait encore plus dépassé qu’elle.

Rydia, pourquoi tu essaies toujours de jouer au héro ? (  Je ne joue pas, j’agis, c’est tout. Ce n’est pas mon fichu problème si les gens sont tous des fichues bananes inertes. )

Un regard dans la direction du garçon qui la suivait probablement faute d’une meilleure alternative. Il se questionnait lui aussi sur leur destination et Rydia, dépourvue de repère, n’avait aucune réponse à lui fournir. Elle lui offrit un haussement d’épaules, un
« je ne sais pas encore » empreint d’un vague orgueil. Ils iraient quelque part où ils ne risqueraient pas de se faire démembrer ou perforer, son plan n’allait pas plus loin que cela.

La gamine intensifiait ses pleurs et refusait la communication. Il était impossible pour les jeunes adultes de savoir ce qu’elle faisait là, où se trouvaient ses parents, où elle avait mal. Elle ne parlait pas, n’arrivait même pas à donner son prénom tant son état l’occupait. Elle pleurait, elle paniquait, elle ne voulait pas de cet événement, point final.

Rydia non plus, n’en voulait pas. Tout comme le jeune homme, assurément. Il fallait impérativement qu’ils trouvent un endroit où se poser bientôt, la petite était lourde, les bras de Rydia tremblaient. Si elle n’était pas étrange à l’effort physique et pratique régulièrement sa posture dans le cadre du club de Kyudo, elle n’avait toutefois par l’habitude d’user de ses bras pour réaliser des efforts soutenus.

Le garçon, bien que vite paralysé par les événements, semblait posséder un esprit suffisamment assidu pour faire taire le danger autour de lui l’instant de proposer des solutions. Un poste de police ? Les yeux de Rydia s’illuminèrent dans un clignotement soulagé.


« Montre le chemin. »

-

Auto-pilote mode off. Réactivation des lobes cérébraux. Pensée.

Comprendre.

Rydia s’était redressée, à la suite de ses remerciements, s’était mise à observer les gens qui l’entouraient de sorte à prendre le pouls des dégâts causer par les bêtes. Les blessés qu’elle apercevait semblaient avoir été davantage malmené par la foule que par les . . . taureaux. Les cas plus graves devaient toujours se trouver à l’extérieur. Elle en eut un pincement au cœur.


« J’ai l’impression de rêver. Ou de cauchemarder, plutôt. »

Elle passa une main dans ses mèches humectées de sueur et de poussière.

« C’est irréel. Ils ont juste . . . arrêté le camion et libéré les animaux en pleine rue . . . »

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Hisaka Rika
♣ Université - 2ème année
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Genre : Masculin Poissons Rat Age : 21
Adresse : 15 Rue du Tatami, Quartier Hebi
Compteur 504
Multicompte(s) : Hayden Yoshida

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: What a lovely day. Not. | Hisaka   Dim 29 Mar 2015 - 16:49

Etre le responsable de la vie d’autrui est beaucoup moins facile que dans les jeux vidéo où si notre coéquipier meurt bah…soit on va en chercher un autre, soit on recommence la partie. Cette fois, c’est du réel, je n’ai pas le droit d’échouer quand la jeune femme me demande de lui indiquer le chemin du poste de police où nous avons convenu de nous protéger en attendant que tout ce bordel se termine enfin. La gamine, quant à elle, n’a toujours pas pu dire un mot, même pas son nom. C’est ennuyant, mais je crois que nous ne pouvons pas la forcer à en faire plus, elle doit déjà être assez terrorisée par les évènements, pas la peine d’en rajouter une couche en s’énervant. Je soupire, et moi donc, qui se soucie de mon traumatisme ? Enfin, ce n’est peut-être pas le moment de sortir la carte de l’égoïsme, je dois emmener ces deux là à bon port, en espérant ne pas faire fausse route et surtout, ne pas croiser le chemin de ces magnifiques bêtes à cornes. Bon sang, quelle idée de lâcher des taureaux en plein centre-ville. Ils auront au moins marqué les esprits, ces tarés.

« On devrait y être dans dix minutes. Tenez bon. »

Plus facile à dire qu’à faire, même si je dois faire fonctionner mon cerveau pour me repérer dans l’espace, je n’ai pas à porter la fillette sur mon dos. Je jette un coup d’œil en arrière, les mains de ma sauveuse tremblent, si je ne fais pas vite, elle arrivera à sa limite et je ne pourrais peut-être pas servir de support aussi bien qu’elle. Je suis lamentable pour un homme, n’est-ce pas ? Alors quitte à ne pas avoir de muscle, je dois faire le maximum avec ma tête. Ma respiration s’accélère, je suffoque en fait, les maigres pauses que je m’accorde pour vérifier la sécurité de la route ne suffisent pas à faire rentrer suffisamment d’oxygène pour satisfaire mon système respiratoire. Inspire, expire. Mon cœur bat la chamade et le sang me monte à la tête. Est-ce que c’est le bon chemin ? Est-ce que cette zone est dangereuse ? Sont les questions qui reviennent fréquemment. Je fais un pas en arrière et créer une barrière avec mon bras droit. Un bout du mur sur lequel je m’étais appuyé s’effrite sous la pression de mes doigts, sans doute a-t-il déjà été endommagé par l’un de ces animaux déchaînés, il y a quelques minutes à peine.

La course reprend sans plus attendre, après cet incident, nous sommes à deux rues du poste de police si mes souvenirs sont bons. Il faut tourner à droite juste après ce croisement. Les rues de la ville n’ont jamais été aussi désertes depuis que je m’y suis installé, alors respecter les petits bonhommes lumineux qui servent à guider les piétons ne sert à rien, nous traversons la route en faisant abstraction du trafic…inexistant de toute manière. Alors qu’un paysage désolant de voitures cabossées abandonnées s’offre à nous, la petite parvient enfin à sortir autre chose de sa gorge que des pleurs incessants, ouais. Maintenant c’est « Maman » qu’elle hurle, comme si elle cherchait à alerter des témoins que nous sommes des kidnappeurs. Pas de chance pour elle, il n’y a pas un chat ici. Je relève la tête, l’enseigne du poste apparaît enfin devant nous. Je voudrais accélérer mes foulées, mais mes chevilles ne semblent pas d’accord avec ça, tant pis.

[…]

Une fois entré dans le local, je suis à deux doigts de m’effondrer…un doigt, et puis je me laisse glisser jusqu’au sol. Bordel, on a réussi. Mes mains, mes bras, mon corps tout entier est pris de tremblements, c’est terrible. Malheureusement, nous ne sommes pas au bout de nos peines, d’autres personnes ont pensé – avant nous – de se servir de cet endroit comme refuge le temps que les forces de l’ordre viennent régler cette situation. Pourquoi ? Comment ? Ce n’est plus vraiment un souci maintenant. Je finis par reprendre mes esprits après avoir bu un gobelet d’eau offert par un agent de police, j’essaie de me redresser, mais j’échoue dans ma première tentative. D’un mouvement désespéré, je m’appuie sur mes deux mains pour finalement me tenir debout…mais je chancelle encore un peu. Bon, il ne me reste plus qu’à m’adosser contre ce mur. Et puis sans que je m’y attende – en fait j’avais complètement oublié que j’étais venu ici accompagné haha – l’étudiante qui m’a sauvé me remercie de lui avoir montré le chemin. Je ferme les paupières, quelques instants.

« C-C’est bon, je ne serais plus en vie si …tu ne m’avais pas aidé au début. »

Je me tourne vers elle et lui adresse un sourire triste, nous sommes quittes, d’une certaine manière alors. Une nouvelle vague de rescapés de l’incident pénètre dans le poste de police, à ce train là, on n’aura bientôt plus de place. Je ne suis déjà pas très à l’aise avec la foule, alors s’ils dégagent une aura remplie de stress et de panique, mon cœur ne va pas le supporter…Je crois. En tout cas, la jeune femme – qui s’était murée dans le silence durant un moment – se décide à reprendre la parole. Le plus gros du drame étant passé, j’ai l’impression qu’elle se relâche un peu plus maintenant que nous sommes en sécurité. Celle que j’ai pris pour une héroïne durant tout ce temps se révèle être plus sensible aux évènements que je ne le pensais. Bah, je suppose qu’on réfléchit moins quand on est au cœur de l’action.

« Tu sais pourquoi ils ont fait ça ? »

La question en elle-même est stupide, il n’y a aucune raison qui puisse mener à ce genre de situation. Personne ne devrait penser à lutter pour une cause si cela met la vie d’autres personnes en danger. Et puis des taureaux, merde quoi. Qu’est-ce qu’ils attendaient en faisant ça ? Et où sont-ils actuellement ? J’aurais pu me poser encore plus de questions si la gamine que nous avons prise sur notre chemin n’était pas venue tirer sur la manche déchirée de ma chemise. Je me tourne doucement vers elle, l’interrogeant du regard, qu’est-ce qu’elle veut cette fois ? Je suis désolé, je n’ai rien à manger et je ne sais pas ce qu’on peut faire de toi, sauf si tu te décides enfin à parler.

« Je-je –ve-veux ma maman. »

Bon, au moins cette fois, elle a réussi à faire une phrase entière et pas des braillements comme elle l’a fait au milieu de la rue. Cependant, je ne sais pas trop comment m’y prendre avec les enfants alors c’est un peu délicat pour moi. Rah, et puis ce n’est pas comme si je savais communiquer avec des gens de mon âge non plus.

« Elle s’appelle comment ? Et puis toi, tu t’appelles comment ? On ne peut pas t’aider si on ne sait rien sur toi. »

En espérant qu’elle ne se remette pas à pleurer. Peut-être que je devrais laisser faire la jeune femme pour lui parler. Après tout, c’est elle qui a pris la responsabilité de l’emmener avec nous. La petite fille essuie ses larmes d’un revers de manche, elle est encore secouée au point d’en avoir le hoquet, eh bien, ce n’est pas gagné. Et la salle se remplit de plus en plus, quand est-ce que tout cela va s'arrêter ?

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