₪ Académie Keimoo ₪

In a decade, will you be there ?
 
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 Mains froides, coeur chaud.

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MessageSujet: Mains froides, coeur chaud.   Mains froides, coeur chaud. EmptySam 7 Déc 2013 - 23:21

Le cours touchait enfin à sa fin. Cela faisait maintenant 2 heures qu'ils étaient tous assis dans cet amphithéâtre de taille aussi magistrale que les cours, et le prof venait de déclarer à haute voix qu'ils verraient ensemble la suite la semaine prochaine. Étouffant un bâillement de lassitude, Yoite rangea ses affaires alors qu'un de ses potes venait encore le charrier sur son look du jour. Fallait dire qu'il n'avait pas eut le temps de tout faire ce matin et ses lentilles de contact jaunes étaient restées dans leur petite boîte sur la petite étagère. Du coup, son regard naturel semblait éveiller les moqueries de ses amis habitués à son excentricité. Tout allait bien, ce n'était que des vannes parmi tant d'autres. Il en voyait bien plus que ça avec ses gais lurons!
Ignorant la raillerie avec une dignité bien à lui, le rebelle récupéra son sac et quitta le cours avec ses amis. La journée arrivait à son terme, ils avaient juste un trou d'une heure avec le cours de 20 heures. Il était donc tout juste 19h et sincèrement, il faisait un froid de canard! Pourtant, Yoite réclama le besoin d'aller dehors, d'aller dans les jardins avec ses camarades. Il savait qu'ils seraient tranquilles à cette période de l'année et ils étaient tous assez couverts et excités comme des gosses pour se tenir chaud. Ils s'installèrent alors sur un banc, certains restèrent debout à piétiner sur place en espérant se réchauffer par la pensée. Yoite se situait en bout de banc, les mains glissées dans les poches de son jean et l'écharpe enroulée entièrement pour empêcher tout frisson de s'infiltrer. Il aurait bien pris un bonnet mais sa coiffure valait plus que la température à ses yeux ...
Ils échangèrent des points de vue de manière générale, parlant aussi bien des cours, que des filles/mecs, ainsi que de la température. Ils abordèrent le sujet de Noël et de l'ambiance un peu louche qu'il y aurait chez certains pour qui la maison avait été entièrement détruite avec le séisme. Ils s'étaient tous démenés pour aider les plus malheureux, Yoite avait même hébergé l'un de ses potes le temps qu'il trouve refuge chez un proche un peu plus lointain. L'évocation du séisme creusa d'ailleurs un fossé dans la conversation alors Cheveux Bleus décida qu'il était temps de reparler d'un sujet qui fâchait toujours un peu ses amis :


"J'ai laissé un cadeau au pied du sapin. Vous savez, le geste commercial du centre pour remonter la pente."
- Ouais, ouais, j'en ai entendu parler. Je pensais pas que tu étais du genre à offrir des cadeaux, toi. C'était pour qui?
"Ôsen."
- ... T'es sérieux? Franchement, t'abuses. Je croyais que t'en avais fini avec cette pauvre fille. Grandis un peu et passe à autre chose!

Mission accomplie, le sujet fâcheux était relancé et les remarques désobligeantes de ses potes fusaient dans tous les sens. Yoite s'en foutait. Ça faisait longtemps qu'il n'espérait plus le sourire et les félicitations de ses amis pour avancer. Il faisait ce qu'il voulait, quand il voulait. D'ailleurs, il n'avait pas eut de réponse à son cadeau mais peut-être qu'Ôsen n'avait pas aimé sa blague ...

Quand l'ambiance un peu plus électrique retomba, quelques-uns de ses amis décidèrent de rentrer se mettre à l'abri car ils commençaient à se geler les miches. Il était 19h20, ils avaient encore le temps mais au fil des minutes, les frileux quittaient l'extérieur pour rejoindre le cocon accueillant d'une bibliothèque ou d'une salle d'étude surchauffée. Bilan, ils n'étaient plus que 2 dehors, tous deux assis sur le banc à discuter de tout et de rien. C'était Nakata, un mec qui avait rejoint le groupe récemment mais qui restait généralement en retrait sur les discussions les plus houleuses et sur les avis à donner. Il était sympathique, quoiqu'un peu trop timide. Pourtant, en ce début de soirée, il semblait apte à se confier :


- Tu sais, j'ai demandé autour de moi qui était cette Ôsen dont tu parles de temps en temps. ... Elle est assez jolie et elle a pas l'air méchante.
"Et? Tu crois que je m'en prends qu'à ceux qui ont une sale gueule? Je suis généreux moi, je fais chier tout le monde!"
- Sonobe a raison, tu devrais peut-être arrêter tes bêtises. Trouve-toi une autre occupation.
"Depuis quand tu donnes ton avis, toi? J'écoute pas Sonobe alors que je le connais depuis des années donc avec tout le respect que je te dois, je t'écouterai pas non plus. Et s'il m'arrive quelque chose ... eh bien, je pourrai en vouloir qu'à moi-même."
- Ok, ok. Mais c'est dommage, elle ... elle est vraiment jolie.

Ah là là, en voilà un qui était loin d'être discret. Il la trouvait à son goût? Il n'avait qu'à aller la voir! Yoite le dérangeait dans ses affaires? Il n'avait qu'à s'affirmer et lui foutre un pain ou montrer un brin de virilité!

Bref, la discussion étant arrivée à son terme là aussi, Yoite fit comprendre à cet ami devenu indésirable pour le moment de rentrer. Il avait un coup de fil à passer, il les rejoignait après. Le malvenu s'en alla sans rien dire et le rebelle poussa un profond soupir en se retrouvant seul. Il n'avait personne à contacter, sa princesse devait sûrement être en train de manger devant la télé, son oncle devait encore s'essayer à la pâtisserie après avoir découvert la chaîne culinaire, quant à Wun ... bonne question. En train de s'engueuler avec LUI? Il haussa les épaules et chassa cette pensée, ça le mettait de mauvaise humeur. Allez, il était temps de rentrer, inutile de tomber malade en voulant faire le con, ce serait franchement pas intelligent ... Mmh, encore quelques minutes ...


Dernière édition par Yoite Unden le Mer 7 Mai 2014 - 19:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mains froides, coeur chaud.   Mains froides, coeur chaud. EmptyDim 8 Déc 2013 - 0:59


Les doigts de Lun passèrent sur les pétales des Roses, demeurant un instant à en décrire les striures, s’amusant de la ressemblance entre la couleur de leurs pétales et sa nouvelle couleur de cheveux. Il l’avait fait le six décembre, au garage de Yui Mizushiro. Ethan Matthews et Eden Indentshi étaient occupés à discuter dans la cuisine et Lun s’ennuyait. Il avait finit par monter dans la salle de bain et avait trouvé une bouteille de coloration et un ciseau. Sans doute qu’Eden les avait utilisé pour une expérience ou une autre.

Le garçon se décida enfin à quitter les serres. Depuis que sa popularité avait viré de bord dans l’académie Keimoo, il évitait de traîner dans les lieux remplis de monde et préférait la tranquillité des serres et leur chaleur étouffante. Il y passait ses pauses, ses après-midi et ses soirées. Bientôt il léguerait le club et ça l’effrayait. De ne plus avoir le sanctuaire comme repos. Avec le froid arrivant, même les toits ne seraient plus le refuge idéal.
Ce froid ne dérangeait pas Lun. Il l’aimait car il espérait que la neige viendrait avec et que ses enfants pourraient s’amuser avec avant de partir en vacances chez leur mère.

Toutefois, la chaleur des serres lui permettaient de dormir, travailler et être au calme sans attraper tous les virus qui pouvaient voler au-dehors. Car si le froid ne transmet pas les virus, il les conserve assez longtemps pour les propager tout de même.
La tiédeur des jardins fermés qui lui manqua dès qu’il mit son premier pied dehors. Ses joues rougirent un peu, à cause du froid, alors que son corps se crispait. Sensible au climat, le jeune homme senti chaque parcelle de son corps se parsemer d’une chair de poule désagréable et les bouts de ses doigts blanchir.
Lun se remercia d’avoir pensé à se couvrir d’un gros pull de mailles noires, d’un sous-pull gris et d’un tee-shirt noir. Il portait un de ses vieux jeans, et des bottes épaisses. Un gros bonnet blanc recouvrait ses cheveux, et une épaisses écharpe blanche entourait son cou. Seuls les bouts de ses doigts étaient visibles, le reste de ses mains cachées sous des mitaines assortis au reste des accessoires.

Les pensées de Lun divaguaient et ses yeux aussi. Il aimait cette solitude oisive qui lui donnait le droit de traîner tranquillement.

Un lutin de noël se trouvait sur le banc du jardin. Des cheveux bleus, une mine perdue, une petite taille. Le jeune journaliste demeura quelques secondes bouche bée, quelques mèches de cheveux rouges s’échappèrent de son bonnet et vinrent frapper son visage, au rythme d’un vent japonais peu enclin à la douceur. Il faisait froid, et visiblement, le lutin n’avait pas froid. Pourtant, comme pour Lun, la vapeur d’eau s’échappant de ses lèvres, blanche et vaporeuse, semblait bien prouver qu’il respirait.

Décidemment, songea Lun, en se rapprochant du banc. Le visage du jeune homme se pencha en avant, atteignant la même hauteur que le garçon. Ses yeux brillèrent avec amusement, alors que ses bras venaient encadré le visage du garçon.

« … Hey ! »

Chacun sa façon d’aborder quelqu’un. Actuellement, Lun avait surtout envie de passer du temps avec quelqu’un. N’importe qui ferrait l’affaire. Ethan était sans cesse occupé entre Wunjo, Eden et Miya et ne pouvait pas lui accordait du temps. Sora était occupé avec Narcisse et semblait vouloir l’oublier pour un long moment et la plupart de ses potes semblaient plus occupés par les examens de fin d’année et la préparation au bal que par lui.

Le camé émit un sourire en coin.

« … »

Le visage de Lun se rapprocha de l’oreille du garçon aux cheveux bleus, il en fut si proche qu’il senti son odeur et en sourit d’avantage. Le sourire du garçon en devint carnassier. C’était étrange tout de même cette chevelure, cette couleur, ce style. Un garçon comme ça, il l’aurait sans doute déjà croisé. Pourtant, Lun ne parvenait plus à se souvenir d’où il aurait pu voir, entendre parler ou approcher un garçon à la chevelure bleu.

La seule chose qu’il parvenait à se dire, c’était que le garçon était un génie, comme dans les dessins animés. Il avait les cheveux bleus, il était seul, une nuit froide, sur un blanc, devant l’entrée des serres, comment semblant l’attendre. Il avait des yeux que Lun n’avait jamais croisé auparavant et …

« Est-ce que tu es un génie ? »

Le pire, c’était sans doute que la voix du garçon était sérieuse. Il venait de trouver un génie. Il avait donc droit à trois vœux. Il ne le laisserait jamais partir avant d’avoir les trois.

Oui  …. Après tout. Ethan et Eden l’avaient bien viré du garage, tout à l’heure, en lui disant d’aller se payer des clients. Ce garçon à la crinière d’un océan de départ pouvait …

« J’ai froid et j’ai envie de toi … Réalise mes vœux. »

Les bouts des doigts, encore chauds de Lun, virent se poser sur la seule partie du cou visible, juste à la naissance du visage, frémissant sous cette peau froide. Rêve, ou apparition, Lun avait envie de ce garçon et il ne savait pas encore, ni son nom, si son prénom, mais il savait qu’il n’était pas prêt d’oublier cette rencontre.
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MessageSujet: Re: Mains froides, coeur chaud.   Mains froides, coeur chaud. EmptyMer 11 Déc 2013 - 19:44

Yoite avait froid. Sincèrement froid, au point même qu'il commençait à en trembler mais il était têtu et en plus de ça, il était encore un peu mécontent. Il y avait des jours comme ça où les moindres petites choses influent sur l'humeur du jour et ça semblait être aujourd'hui. Il avait portant réussi à rester calme, de bonne compagnie même jusque-là mais le froid semblait avoir réussi à se glisser dans les paroles de ses camarades. Certains commençaient à le connaître un peu trop et à oser dire franchement ce qu'ils pensaient de lui. C'était loin d'être un mal, le rebelle lui-même étant très franc, mais à ce moment-là, ça l'énerva.
Enfouissant encore davantage ses mains dans ses poches, relevant les épaules pour chercher plus de chaleur, il plissa des yeux pour presque les fermer quand une forme inattendue vint se placer devant lui. D'un geste naturel, il écarquilla les paupières et recula la tête mais ne fit guère plus de mouvements. Deux bras vinrent entourer son visage mais ça ne comptait déjà plus. Ses pupilles étaient fixées sur ce visage apparu comme par magie. Il l'entendit très bien faire "hey" mais que voulez-vous répondre à ça? Sincèrement, ils n'étaient pas potes tous les deux même si, pour sa part, il savait qui il avait en face de lui. Depuis quand est-ce qu'on aborde les gens comme ça? Depuis quand est-ce qu'on peut se permettre de les toucher ainsi? S'il avait été prude, il aurait déjà poussé un hurlement de vierge en panique. Cette pensée lui tira un sourire, Kazuki serait déjà rouge pivoine ... tss.
Le regard amusé mais la bouche toujours fermée, Yoi laissa ce culotté approcher de son visage sans bouger. Que voulait-il? Lui dire un secret? Allez, soyons fous! Mais ... il eut envie de rire. Son estomac se contracta si fort qu'il crut qu'il allait sincèrement exploser de rire. Il retint in extremis sa réaction et s'apprêtait à repousser ce grand intrus pour retrouver un peu de sa solitude perdue. Il n'avait pas de temps à perdre avec des discussions aussi futiles, même si en temps normal il tournait volontairement autour du pot car il adorait énerver les gens. Sortant les mains de ses poches, il les posa sans violence aucune à plat contre le torse de ce contact imprévu mais son geste s'arrêta là. La phrase suivante lui fit stopper tout autre mouvement.
Répète pour voir?
L'ambiance était telle qu'il en avait cessé de frissonner.


"Là dessus, on peut s'arranger. Je considère même le tout comme un seul vœu, après tout l'un exaucera l'autre."

Malgré toute l'ambiguïté de la situation, Yoite resta très calme. Il avait comme la nette impression que des mots comme "désolé, c'était une blague" allaient sortir de la bouche du grand. Yoite pour sa part adorait les défis ou ce qui ressemblait à un défi alors là, dire non à une telle proposition, c'était trahir son modèle de vie!
Pourtant, il gardait quelques doutes enfouis au fond de lui. C'était comme une mauvaise impression dont il décida de se séparer ici même en posant peut-être une question qui fâche mais lui, il s'en fichait :


"C'est pas avec moi que tu vas améliorer ta réputation ... Marv. Qu'est-ce qu'il y a? Tes anciens amants t'ont fait faux-bond alors tu prends ce qui passe? Si j'en avais le temps, je serais vexé."

Ils étaient toujours assez proches l'un de l'autre et Yoite n'avait pas de rancœur de la voix. Comme d'habitude, il jouait juste franc-jeu, histoire de savoir dans quelle histoire il allait encore s'embarquer. Lun Marv, il ne le connaissait pas personnellement mais il savait qui c'était quand il le croisait. Il avait entendu des tas de choses sur lui et surtout son impopularité ces derniers temps. Après le séisme, à priori. Il se fichait bien de la raison de tout ça, il voulait juste lui faire comprendre qu'il savait à qui il avait à faire et qu'il était inutile de jouer un autre jeu. Yoite se plaisait à se dire adulte dernièrement et quand il avait envie de quelque chose, il ne traînait pas pour l'avoir. Là, si son nouvel ami était toujours sérieux, ça lui irait très bien mais s'il faisait marche arrière, il pouvait envie en profiter pour s'en aller. On ne joue pas avec Yoite.

"Jolie ta couleur de cheveux, au fait.

Et oui, il le pensait. C'était rare de voir une touffe sortir du lot ici, il se sentait parfois seul avec sa tignasse couleur ciel des beaux jours. Ça leur faisait un bon point commun!
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MessageSujet: Re: Mains froides, coeur chaud.   Mains froides, coeur chaud. EmptyVen 27 Déc 2013 - 18:11


Le compliment sur sa nouvelle couleur de cheveux lui fit plaisir. Jusqu’à présent, les gens n’avaient pas tellement apprécié sa coloration. Ethan avait qualifié la nouvelle coupe de l’anglais de « très laide, mais si c’est son choix. » et Eden avait levé les yeux au ciel en hurlant « mais c’est quoi cette  mascarade ? » Seule la petite Ethel avait semblé trouvé dans la flamme des cheveux de Lun Marv, une jolie couleur rougeâtre dansante et belle. Sans doute à l’image des peintures actuelles de la jeune femme. Pourtant aucun avis négatif n’avait pu empêcher Lun Marv de s’admirer dans les vitrines de noël et de rougir de plaisir face à ces mèches rouges qui l’encadraient. Elles lui rappelaient un feu de cheminée.
 
L’une des expressions que Lun employait le plus souvent en amitié c’était : L’amitié, c’est un feu de cheminée. Il faut que chacun mette du bois à son tour pour garder la demeure chaude et accueillante.
 
Comme-ci, il était aussi naturel d’être là, aussi proche, Lun continuait de sourire joyeusement. Ses mains encadrant le garçon, il s’assit soudainement sur le banc. Si on pouvait nommer assise la position qu’il prit. Un genou sur le banc, l’autre pendant sur le coté, ses bras entourant le cou de Yoite alors que ses lèvres venaient se poser dans son cou pour l’embrasser doucement, imperceptiblement.
 
« Ma réputation se porte très bien. On n’est jamais autant populaire que dans l’impopularité. Et, je n’ai jamais été aussi heureux que depuis que je le suis. »
 
L’anglais était sincère pourtant son coeur battait la chamade au fur et à mesure de ses mots. Il ne mentait pas mais l’émotion que lui procurait ses dires était importante. Le fait d’être impopulaire chassait les groupies dont il n’avait que faire, lui permettait d’agir à sa guise sans avoir à s’en inquiéter et surtout, lui montrait ses vrais amis. Malgré toute son impopularité, ils ne lui avaient pas tourné le dos. Aucun d’entre eux n’avait souhaité se tenir éloigné de lui. Au contraire, ils le soutenaient. Ils étaient là. Des petites bûches, des petites flammes dans l’antre de son coeur. C’était rassurant. Lun pouvait avoir froid, il le savait. Il n’avait pas à craindre l’hiver : puisqu’il aurait toujours cet endroit pour le réchauffer.
 
 
Le rire du garçon s’envola, alors qu’il haussait des épaules.
 
 
« Tu te méfies de moi au nombre de mes amants ? Le prude qui n’ose pas est-il vraiment plus sage que celui qui s’amuse en attendant de vouloir être gardé ? Je ne me cache pas d’être un mouchoir en papier, usé et puis jeté en quelques utilisations. Cela m’empêche-t-il d’avoir de le droit de rêver qu’on me voit comme une pierre précieuse, dans un écrin de peau d’âne, qu’on voudrait garder ? »
 
 
Le rire s’est tue. Lun a glissé sur les jambes de Yoite, ses joues sont rouges, ses lèvres trop blanches à cause du froid qui lui glace les joues malgré la présence de l’autre.
 
 
« Mouchoir ou Pierre Précieuse pour toi, je ne sais guère. Mais j’ai envie de toi. N’est-ce pas humain de vouloir ce qu’on désire ? D’avoir envie de chaleur quand il fait froid ? »
 
 
Les bras de Lun enserrent le cou de Yoite, alors qu’il dépose son visage contre son épaule. Le garçon sent les battements intempestifs de son coeur, las et douloureux. Il n’est pas du genre aguicheur, il ne l’a jamais vraiment été. Autrefois, peut-être, quand il venait d’arriver. Et encore, c’était de l’ordre du jeu. Il ne joue pas. A l’instant, il ne joue pas. Il cherche juste différemment à remplir son coeur vide, cet endroit en souffrance qu’il ne parvient pas à calmer. Même si cela ne durait que quelques secondes. Même si ça ne durait pas.

Dans le silence de cette nuit feutrée perturbée uniquement par le son de leurs voix. De jolies nuages de vapeurs blanches sortans d’entre leurs lèvres, dont celles de un risquaient de se gercer à cause du froid insistant. Pourtant, il ne pensa pas même à partir, à se mettre à l’abri. Lun pensait aux lumières de noël, à la neige si blanche, aux chants plein d’espoir.
Cette boule de verre, de neige, qu’était son cœur venait de agripper et d’être secoué avec violence sur ce jeune homme, rencontre hasardeuse du destin. Cruel dilemme, puisque Lun ne pouvait savoir que c’était un faux espoirs. Une rencontre qui risquait de n’avoir comme avenir que celui de la neige tombant sur ses doigts.

« Tu veux vraiment une explication ? En as-tu besoin ? Tu me plaît, c’est ainsi. On peut attendre des années à voir si une personne nous convient et n’être jamais satisfait et vouloir d’un coup de tête et que tout soit parfait. Je te prendrais, si tu le désires. Si tu me veux, je l’accepterais. Si tu ne veux rien de tout ça, prends-moi juste dans tes bras. J’ai froid ... »

Les bras du jeune homme se sont agrippés, les yeux se font fermés.

« Si tu veux pas … Attends juste un peu. Juste un peu. Laisse-moi me réchauffer contre toi un instant. S’il te plaît. »

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MessageSujet: Re: Mains froides, coeur chaud.   Mains froides, coeur chaud. EmptyVen 3 Jan 2014 - 16:10

Toujours les mains dans les poches mais le regard fixe, Yoite laissa Lun se décaler légèrement pour avoir un accès au banc. Les premières secondes étaient généralement fraîches, le froid de l'hiver n'étant jamais très loin. Personnellement, le jeune rebelle préférait l'été car il adorait porter des vêtements qui n'empêchaient pas de bouger ou qui vous donnaient pas l'air coincé. Il haïssait la pluie et gueulait franchement contre le vent. La neige n'était pas un problème en soit mais il faisait froid, quoi. Malgré ça, il était dehors en cette fin de journée et il était bien.
Le bisou de Marv dans son cou le fit tourner la tête. Il était moins ... comment dire ... moins direct que prévu. Ses paroles n'émettaient aucun doute sur ses intentions premières mais ses gestes restaient particulièrement mignons. Il avait beau être grand, Lun renvoyait l'image d'un enfant. Yoite avait toujours pensé ainsi de ce géant adulé puis critiqué. Un gosse qui veut juste de l'attention. Après, il s'en fichait un peu de ce qu'il pouvait devenir mais il avait apprécié -sans le dire- le fait qu'il assume ses actes.
A ses mots, Yoite hocha la tête. De son côté, il n'avait jamais été populaire et ne souhaitait pas spécialement le devenir. Avoir des gonzesses collées à ses basques, il n'en voyait pas l'intérêt. Certes, être rebelle n'avait pas toujours été chose facile mais ces derniers temps, il se sentait bien dans sa peau. Disons qu'il faisait ce qu'il voulait et il comprenait donc très bien que Lun soit plus heureux à l'heure actuelle qu'avant.


"C'est pas la même popularité cependant. Quoique ton portrait était loin d'être parfait quand tu étais populaire mais c'est tellement facile d'être jaloux."

Yoite ricana. La jalousie. Il ne pouvait pas dire qu'il ne savait pas ce que c'était, mais franchement il détestait ça. Il se moquait même ouvertement des gens jaloux car ça créait juste des problèmes. La jalousie, c'est presque la haine, ça entraîne des choses qu'on gère pas. Lun aurait pu avoir une image parfaite, style prince comme ce Lawrence machin chose mais il avait trop de côtés lubriques pour que ça n'entache pas le tout. C'était un mec en pleine forme, voilà tout! Qui avait répandu les rumeurs alors? Une ex malheureuse? Une future-ex capricieuse? Allez savoir, mais à coups sûrs, c'était une gonzesse!

Le rebelle fronça les sourcils. Il n'avait rien bu dans la journée, il avait très bien dormi tout à l'heure en classe donc ça ne venait pas de lui. Il y avait des formulations, des expressions qui n'entraient pas dans son cerveau et il était hors de question qu'il fasse trop d'efforts pour un mec qui ne comptait pas à ses yeux. Égocentrique, oui.


"Oublie les métaphores là, tu me donnes juste mal au crâne. Mais sache que tu n'as plus rien d'une pierre précieuse à mes yeux et je dis pas ça uniquement parce que tu couches soi-disant à droite à gauche."

Il le laissa se glisser de nouveau devant lui, assis sur lui. Il n'était pas lourd de toute façon. Par habitude et par envie, Yoite sortit enfin ses mains de ses poches et les glissa autour des hanches de Marv, appuyant assez fort non pas pour qu'il éviter qu'il ne tombe mais pour rétrécir au mieux les couches de vêtements superflues. La position était claire, suggestive mais très intéressante. De petits nuages blancs sortaient de la bouche de Lun alors qu'il lui parlait et Yoite se disait que de son côté, ça devait être pareil. A force de jouer les crétins qui disent "j'ai pas froid", ils allaient assurément tomber malades.
Le rebelle se contenta d'hausser les épaules quand l'impopulaire tenta de lui expliquer qu'il avait juste envie de se réchauffer parce qu'il avait froid. Ça le confortait dans l'idée qu'il prenait ce qu'il passait. Yoi s'en fichait, il faisait exactement la même chose mais là, il avait envie de le taquiner, de lui faire prendre conscience qu'on ne touche pas un inconnu simplement parce qu'on a envie de lui. Il y avait quand même des règles de base à respecter. Après, le rebelle le cachait très bien mais il était en couple. Certes, il ne savait pas trop où est-ce qu'il en était actuellement mais techniquement, il n'était pas libre. Ça aurait donc mal se terminer comme histoire. Une chance pour Marv que Yoite n'était guère à cheval sur les règlements ...

Collant sa tête contre la sienne, de côté, quand Lun posa son front sur son épaule, Yoite tentait malgré tout se réchauffer contre ce corps devenu pratique. Serrés comme ça, ils allaient forcément finir par trouver un peu de chaleur mais pour le moment, ce n'étaient que des frissons de froid qui lui parcouraient le corps.
Le petit monologue qui suivit le laissa de marbre. Alors quoi? Est-ce qu'il avait l'impression que Yoi était un psy? Les états d'âme de Marv, il en avait strictement rien à faire mais la généralité du message, il l'avait bien compris. Tarzan veut Jane, point à la ligne. Mais là-dessus, ils étaient déjà d'accord. Dès le début, Yoite avait été d'accord, juste qu'il avait froid et que ses membres réagissaient moins vite que d'habitude mais il était partant. Il esquissa un sourire quand Marv parla de prendre ou pas. Ça ne réglait pas en paroles ça, c'était au feeling et là aussi, ils allaient se mettre d'accord.

Ayant bien profité de la chaleur -minimum cependant- de Lun, Yoite recula son visage et le haut de son corps, forçant ainsi son partenaire à relever la tête. Il lui répondit juste un "On y va?" très clair qui ne laissait aucun doute sur leur destination prochaine. Le seul souci restait de trouver un endroit. Le fait qu'il ait cours dans quelques minutes ne lui traversa même pas l'esprit et alors qu'il se mettait debout après avoir laissa Lun faire de même, Yoite se frotta les mains et attrapa le poignet de Lun pour le faire avancer après lui. Il savait très bien que celui-ci le suivrait de toute façon puisqu'il était venu le chercher mais qu'importe.
Ensemble, ils franchirent la porte qui menait aux couloirs donnant accès aux salles de classe. Ses potes devaient déjà être devant la salle, voire dedans si elle était ouverte. Ses affaires étaient restées dans son casier, pensant sincèrement qu'il irait reprendre ce dont il avait besoin quelques minutes avant l'heure mais qu'importe. En quelques minutes seulement, Yoite trouva l'endroit qu'il cherchait, un coin plus ou moins dissimulé derrière un escalier qui menait à une porte fermée aux élèves. Peu de personnes passaient ici et encore moins à cette heure-là.
Son corps se réchauffait au fil des secondes, il faisait tellement bon dans les couloirs de l'académie. Seulement, ça ne suffisait pas et maintenant qu'il était venu jusqu'ici, il espérait bien que tout allait se passer comme c'était prévu. D'ailleurs, il se rapprocha de Marv en tentant d'ignorer leur différence de taille qui sautait pourtant aux yeux. Il haïssait les grands ... Attrapant la fermeture du manteau de Lun, il le tira vers lui de façon à rapprocher leurs lèvres et il lui souffla juste avant de l'embrasser :


"Vas-y, fais ce que tu veux."


Dernière édition par Yoite Unden le Mer 12 Mar 2014 - 19:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mains froides, coeur chaud.   Mains froides, coeur chaud. EmptyJeu 13 Fév 2014 - 3:51

[Désolé du temps de réponse. 
Et j'espère que ma réponse conviendra car, 
xD ! Je suis toujours très gênée d'écrire des scènes un peu ... >_<]


Dans l’étroite pièce à la porte refermée par leurs soins, les deux silhouettes masculines étaient occupées à une tâche que bon nombre de jeunes puritains auraient qualifié de billet en première classe en destination de la damnation éternelle. Loin de l’enfer promis par les interprétations hasardeuses d’écrits bibliques au travers des âges, les deux jeunes hommes étaient occupés à une tâche des plus agréables aux yeux de l’un des deux. C’était presque étrange que ces deux-là ne se soient jamais rencontré. Et pourtant pas tant que ça. La vie de Lun dans l’enceinte de l’école était souvent réglée comme du papier à musique. Entre ses enfants, ses études, ses jobs, il n’avait pas vraiment le temps de plaisanter avec des camarades au détour d’un couloir. Ce n’était souvent que tard dans la soirée qu’il pouvait s’aventurer dans les bars, les concerts ou qu’il voyait ses amis débarquer chez lui pour des discussions parfois des plus futiles.

Lun pensait sincèrement qu’on ne pouvait qualifier une personne d’ami qu’à partir du moment où on s’était déjà ennuyé avec elle ; et que pourtant, on aurait pour rien au monde échangé ces moments d’ennuis contre un saut à l’Elastique au-dessus des chutes du Niagara.

Sans la moindre difficulté, Lun avait suivit son homologue dans la cour et les couloirs de l’établissement scolaire. Il n’était pas le genre de personnes qu’il faut courtiser toute la nuit pour obtenir un battement de cils. Pas le genre de personnes à dire oui pour se faire payer des verres et finalement à dire non. A faire un pas en avant puis deux en arrières. Lun se savait catin, mais il aurait pu être pire que ça. Il aurait pu promettre des mensonges à toutes les filles et tout les garçons qui l’aimaient. Il aurait pu mentir, tromper et trahir. Il aurait pu jouer de ses charmes, de sa candeur et de sa célébrité pour obtenir tout ce qu’il désirait, pour abuser les uns et les autres.
Il baisait. Oui. Beaucoup. Sans doute. Il se protégeait, il était clair, il était sincère. Le plus blessé – le plus baisé – c’était souvent lui-même.

Autant victime que bourreau, Lun aurait aimé que le temps se stoppe et qu’il ne soit jamais contraint de grandir. Que les fantaisies qu’il s’accordait puissent rester éternellement possible. Devenir un adulte l’effrayait un peu. La peur de grandir, de vieillir et de jamais trouver de place nulle part également. C’était cette quête incessante pour trouver un endroit où il se sentirait à sa place qui le conduisait souvent aux pires folies. Lui, il ne parvenait à se trouver bien que lorsqu’il aidait une personne, qu’il parlait avec une autre et surtout qu’il était avec des membres de sa famille ou de ses amis. Alors là, toutes ses peurs disparaissaient et il pensait, le temps d’un instant, que la situation telle qu’elle était lui plaisait.

Dans la petite pièce, il était loin des problèmes existentiels qui le travaillaient d’ordinaire. Sa seule et unique pensée était rattachée à un jeune homme aux cheveux bleus et au discours direct. L’unique pensée de Lun était de le satisfaire pleinement et totalement. Il voulait voir les yeux de son homologue se fermer de plaisir, les lèvres rougir d’envie et le corps se muer sous des gémissements qu’il voulait faire sortir du tréfonds de cette petite gorge fine.

La chaleur étouffante dans son bas ventre, l’envie brûlante entre ses doigts, la moiteur du bas de son dos sous l’excitation le submergeaient alors qu’il découvrait ce corps.

Malgré son Curriculum vitae de prostitué, Lun n’était jamais sûr de satisfaire totalement une personne. Il n’en était d’ailleurs que rarement vexé ou blessé. Il savait faire plaisir, il savait faire monter le désir : mais il savait aussi que tous les livres ne plaisent pas à tout le monde, que bon nombre de peintures célèbres furent décrier par certains, et qu’il lui fallait encore avancer et progresser pour atteindre un statut d’œuvre d’art dans le domaine de la sexualité.

La main de Lun était posée au-dessus de l’épaule de l’indescriptible garçon aux cheveux bleus, leurs lèvres jointes ensemble dans un baiser enfiévré par l’excitation. Les lèvres de Lun vinrent chercher celles de Yoite. Se retirant, revenant, jouant, avant qu’un sourire mi-complice, mi-moqueur ne se dessine sur celui qui avait de nombreux centimètres en plus.

Il aimait ces bouts de chairs rosés qu’étaient les lèvres, leurs changements de couleur après de nombreux baiser et leurs formes particulière. Les lèvres étaient à ses yeux comme les empreintes digitales le sont pour des enquêteurs de la criminel : un indice.

La taille de Lun était flagrante au vu de leurs rapprochements. Lun dépassait d’une bonne tête Yoite, et il était obligé de se baisser pour l’embrasser, ce qui ne le dérangeait pas le moins du monde. La taille de ses partenaires n’avait jamais été un critère pour le blond. Ni la taille, ni le poids, ni les formes, ni la couleur, ni le reste. Tout le monde semblait pouvoir plaire au garçon et pourtant, ceux pour qui le garçon avait craqué pouvaient se vendre sur les doigts d’une main. Beaucoup trop aux yeux de certains, beaucoup trop pour les battements de cœurs de Lun.

Naturellement, le blond aurait aimé parlé. Le Britannique était aussi subtile que vulgaire en paroles, mais il s’empêcha de tout commentaire. Aucun mot au-dessus de l’autres. Juste une main qui soulevait désormais le haut de Yoite, pour glisser sur le haut de son pantalon. Jouant et dessinant les lignes de la peau, avant de glisser ses doigts à l’intérieur, attirant à nouveau Yoite pour un baiser plus délicat, assez bref.

Puisque Lun s’attaquait désormais au cou, à la nuque puis à l’épaule de son adversaire sexuel.

La main du garçon glissa pour ouvrir le pantalon de Yoite. Lun s’abaissa, agenouillé, pour faire glisser le tissu le long des jambes de l’autre et découvrir son sous-vêtement.

Les lèvres du jeune homme vinrent se poser sur le ventre de son partenaire, sa tête se redressant pour le fixer avec insistance. Le souffle chaud, excité de Lun, demeurant à quelques millimètres de cette peau offerte.

« … si ça ne te plaît pas, dis-le-moi … » Murmura le garçon, d’une voix presque candide, presque craintive, comme-ci il craignait de mal faire avec des prunelles si innocentes, qu’on aurait pu croire à cet instant précis, que c’était la première fois du garçon : si ce dernier n’était pas agenouillé, les doigts posés sur les cuisses de Yoite, et la langue venant dessiner quelques inscriptions étrangères sur la peau offerte.

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MessageSujet: Re: Mains froides, coeur chaud.   Mains froides, coeur chaud. EmptyMer 12 Mar 2014 - 19:49

L'ambiance était confortable mais c'était quand même la première fois que Yoite venait ici pour faire ce genre de choses. De nombreuses fois, il était venu là avec ses potes pour flemmarder dans ce petit coin vraiment tranquille cependant, ça ne le dérangeait pas plus que ça d'utiliser leur "repère" pour se défouler. Ce n'était pas comme s'ils allaient l'apprendre de toute façon et même si c'était le cas ... il s'en foutait. Il n'avait pas de comptes à leur rendre sur sa sexualité, sur ses partenaires ou sur les lieux choisis. C'étaient ça les jeunes d'aujourd'hui, ils ne respectaient plus rien. Yoite était comme eux, égoïste et pervers mais ça ne l'empêchait d'être agréable à certains moments. Il fallait juste apprendre à cerner sa personnalité un peu compliquée.
Pour l'instant, il n'était pas dur de saisir ce qu'il avait en tête. Coucher avec Marv n'avait jusque-là pas fait partie de ses désirs cachés mais si l'occasion se présentait, alors il ne dirait pas non. Impossible. Pour Marv en tout cas! Fallait pas non plus croire que le rebelle pouvait se taper tous les bouseux qui lui demandaient un câlin. Le jeune homme savait encore garder sa dignité même si c'était assez rare.

Ne souhaitant pas tourner autour du pot ou finalement transformer ce moment en discours barbant, le japonais attira Lun vers lui pour échanger un baiser, premier. Il n'était pas prude, ce n'était plus un secret pour personne, et il n'avait pas non plus dans l'idée de garder ses lèvres intactes pour celui qui serait "le bon". Oui, Yoite avait regardé Pretty Woman et oui, il avait bien ri à ce moment-là. Écarter les jambe, ça gênait personne mais embrasser, hors de question. Sérieux ...
Aussi, il embrassait Lun et avec toute l'envie qu'il avait en réserve. Le géant était compréhensif et ne le forçait pas à se mettre sur la pointe des pieds. Ça aurait été ridicule et vexant. A la place, le rebelle commença à fermer ses paupières, appréciant ses échanges buccaux un peu taquins mais pas innocents. L'avantage de coucher avec Marv, c'était qu'il n'était pas pudique ou timide. Sa technique n'était peut-être pas parfaite, ça il ne le savait pas encore, mais il était persuadé quand même qu'il allait s'éclater à coucher avec lui. Ce serait sûrement la seule et unique fois mais qu'importe, il était trop frustré ces derniers temps pour penser à tout ça. Il s'entendit même lâcher un soupir de contentement quand leurs lèvres se séparèrent et que son haut fut redressé. Il n'était pas encore entièrement réchauffé, aussi quelques frissons vinrent lui titiller la peau, le faisant se cambrer comme pour tenter d'y échapper.
Et ils commencèrent enfin à devenir amants, doucement. Leurs corps semblaient déjà ne plus vouloir se quitter et le rebelle, rapide comme l'éclair, avait déjà fait voler le manteau de Lun, appréciant enfin de pouvoir davantage observer ce corps svelte et longiligne. Si grand. Il fronça les sourcils puis esquissa un sourire quand l'ancien-pop se mit à genoux face à lui. Hin hin. C'était comme ça qu'il aimait les choses. Le pantalon baissé, Yoite se trouvait un peu coincé niveau mouvements des jambes mais pour le moment, ce n'était pas tragique. Lun semblait vouloir prendre des initiatives, il n'allait pas le froisser. D'ailleurs, quand celui-ci posa ses lèvres sur son ventre, le rebelle inspira pour se maîtriser. Il devait cesser de penser à ce qu'il allait se passer sinon il allait jouer dans la cour des précoces. C'en était terminé de faire ceinture pour le bien de quelqu'un, fini!

Clignant des yeux, il posa son regard sur Lun quand celui-ci reprit la parole. C'était gentil de le dire, après tout ils ne se connaissaient pas tous les deux. Il décida de détendre un peu l'atmosphère en lui répondant. De base, il avait prévu de rester silencieux de façon à ce que tout ça se fasse vite et bien mais ... c'était comme s'ils se transformaient en animaux. Yoite n'avait guère de respect pour la vie d'autrui mais il ne se considérait pas forcément comme une bête non plus. Ils pouvaient discuter, tant que ça ne partait pas en pavé socio-dépressif.


"Tant que tu sors pas les menottes ou le fouet, tu n'as pas à hésiter. J'aime tout."

C'était clair et c'était vrai. Yoite n'avait pas essayé la "violence" dans l'acte mais ça ne l'attirait pas du tout. Les griffures, ça passait. Les morsures, déjà un peu moins mais au-delà, il tirait sa révérence. Il était pour le plaisir pur et absolument pas pour la torture qui soi-disant excite. Certes, les câlins n'étaient pas non plus sa tasse de thé dans les moments normaux mais personne n'est parfait. Il aimait faire l'amour, s'en retrouver vidé de toute part, incapable de faire le moindre mouvement. On ne pouvait pas le critiquer, il n'avait violé personne!

Quand la langue de Marv entreprit de commencer son supplice, Yoite ferma les yeux pour de bon en laissant glisser l'une de ses mains dans les cheveux rouges flamboyants de son partenaire. La position suggérait autre chose mais l'attente valait tout l'or du monde. Le rebelle adorait faire monter le plaisir pour mieux l'apprécier par la suite. D'ailleurs, il en profita pour enlever son haut qui termina par terre, non loin du manteau de Lun. Il était assez sec comme mec, musclé par la natation et bronzé par ses origines mais quand même assez fin. Rien de maigre là-dedans, il se trouvait très bien évidemment. Son torse était ... immaculé, que ce soit en terme de pilosité, de tatouage, de piercings, Yoite n'en possédait rien. Il n'était pas contre mais il n'était pas spécialement pour non plus. Et Marv, cachait-il ce genre de petits secrets?
Sourire aux lèvres, il lui attrapa le visage de celui-ci avec ses deux mains et lui fit reculer la tête le temps de se débarrasser de son pantalon avant de risquer de tomber par mégarde. Poussant doucement Marv en arrière, il le fit s'asseoir et s'installa à califourchon sur lui avant d'attaquer la ceinture de son pantalon en passant sa langue sur ses lèvres. Marche arrière? C'était trop tard, le rebelle était lancé mais si vraiment ça devait arriver ... eh bien, il lui suffirait de noter dans sa caboche que Lun ne faisait pas l'affaire et qu'il avait dû rester seul quelques minutes pour s'occuper d'un problème devenu personnel ...
La ceinture fut défaite, le bouton sauta et la braguette entama sa descente. Le sous-vêtement de Marv fit aussi son apparition mais Yoite n'avait pas autant de douceur que son partenaire et sa main droite se faufila délicatement entre le jean et le tissu pour sentir et caresser ce qui allait bientôt le rendre heureux.


"Déshabille-toi." ajouta-t-il en fondant dans le cou de Lun pour mieux dévorer le lobe de son oreille.
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MessageSujet: Re: Mains froides, coeur chaud.   Mains froides, coeur chaud. EmptyMer 7 Mai 2014 - 13:22


Fadaise de l'être que de vouloir sans cesse d'écrire ce qui ne devrait l'être. Là, dans ce lieu qui aurait pu être n'importe quel autre, à une époque qui se siérait à toutes les autres, l'étreinte charnelle entre deux hommes se produisait aussi naturellement qu'il était nécessaire qu'elle le soit. Quelques maladresses, quelques imperfections, l'acte sexuel tout comme l'acte théâtral, littéraire, filmographie comporte des défauts. C'est lorsque ces défauts deviennent aussi indispensables et aimés qu'on obtient un chef d’œuvre.
Loin du chef d’œuvre, les coïts formés dans les pudeurs des mots - s'approchant de la pornographie écrite et distillée depuis l'invention de l'imprimerie dans des fabuleuses aventures parfois érotiques, sentimentales, souvent juste brutales et grossières ; S'approchant du cours d'anatomie où la description serait aussi froide et dénuée de bon sens – s'élevaient par des phrases d'abord, des bruits et des cris ensuite.

La jeunesse, était souvent décriée pour sa bassesse sexuelle comme-ci l'idée parentale qu'une adolescent encore des enfants à leurs yeux puissent être atteint par une questionnement sexuel, tels les universitaires se détournant de la lecture de Victor Hugo pour se plonger dans les tourments sexuels sadiques et critiques politiques du Marquis de Sade ; telle l'envie de s'écrier que la série Skinn n'était qu'un abject ramassis de sottise, refusant  d'accepter que les sentiments, l'alcool et le sexe puissent à ce point être les préoccupations et la vie de ceux dont l'âge diffère en négatif des trentenaires ; ou de l'artiste se passionnant pour Trois études de figures au pied d'une crucifixion de Francis Bacon et délaissant la ronde de minuit de Rembrandt, au scandale trop lointain.  

Le corps était légèrement arqué, les muscles parfois tendus sous le plaisir, la sueur glissante dans le bas de son dos, alors qu'un léger frison faisait redresser les poils de ses avants bras découverts. Lun Marv n'avait jamais songé à décrire avec assiduité dans un journal mémorial les passages à l'acte qu'il avait eu. A chaque fois, il se sentait un peu fébrile, un peu curieux, un peu maladroit, mais toujours aussi tenté de s'en approcher. Comme un amateur de peinture peut perdre pieds dans les musées d'Italie, comme un amateur de films ne se lasse jamais d'aller au cinéma, lui n'éprouvait aucune répétition dans l'acte sexuel. Certains pourraient dire : une baise est une baise. A cela, Lun répondrait facilement : un portrait est un portait, un dessin est un dessin, un film est un film. C'est la manière de faire,d'approcher, les personnes représentées, l'histoire racontée et le contexte où ils figurent qui en différencient les émotions transmises.

Là, l'autre lui était inconnu. Lun n'éprouvait ni Amour, ni Amitié, envers cette personne. Une simple envie, du simple plaisir, de la curiosité et de l'amusement. Un peu de peur, aussi, à l'éveil de la nudité. Ce passage maudit de l'acte sexuel où il doit se découvrir, risquant de voir les yeux de son amants s'attarder sur chaque cicatrice, brûlure, et tatouage de son corps malmené par le temps et les années. Lun haïssait son corps, bien plus qu'il ne serait capable d'haïr quelqu'un. Cette impression de saleté, cette impression d'être à ce point imparfait, que lorsqu'un amant regardait une photographie où il était avec lui : L'amant se dirait "Mon dieu, non. Je ne peux pas sortir avec ça. Il est trop laid."
Douloureux sentiment qui ne partait que lorsqu'il était entouré de ses meilleurs amis, par des bras inconnus ou mieux encore aimés. Lorsqu'il s'endormait, en enlaçant un corps aimé, ou entouré par des bras amoureux, il se sentait comme l'être le plus beau du monde et rêvait doucement à ce paradis certain. Il était alors là où il devait être : loin de ce passé maudit, des ombres pendus au-dessus de son lit, des mains baladeuses qu'il ne pouvait oublier, des portes s'ouvrant au milieu de la nuit et de cet ogre si monstrueux qui se glissait alors dans son lit.

Là, l'autre lui était inconnu. La peur ne pouvait disparaître entièrement, mais elle fut comme avalée dans un sursaut de plaisir, dans un sursaut d'envie, dans un sursaut de rire.

Il ne ferrait pas faux bond, pas encore une fois. Comme il l'avait fait, à tant d'autres amants, des années auparavant, comme il l'avait fait au jeune Akira, par jeu de le laisser insatisfait, par peur de se découvrir. Cette peur moite sur ses mains, tremblante dans son corps, Lun ne souhaitait ni en parler, ni la faire ressentir. Et dans un élan soudain, il embrassa son amant, tout en découvrant une partie de son corps. La ceinture de son pantalon retiré, et ce dernier tombé, ils se retrouvèrent bientôt l'un et l'autre comme Dieu l'avait voulu dans la Création.

Fallait-il pour autant s'arrêter sur des gestes diablement sexy, des courbes tendres, des tournures maladroits, des sursauts brusques, des gémissements d'envie et des gestes experts habitués à chercher là, où l'autre aimait être touché, aimait être embrassé, et lui en faire découvrir tout autant.

Yoite et Lun n'étaient pas des débutants. Ils n'avaient pas à se mentir, à se tromper ou à aller au-delà de tout ce qu'ils auraient voulu. Ils n'avaient pas besoin de se surpasser dans une bêtise effroyable de surenchère débile créée par les médias télévisuels. La maladresse avait fait par à l'expertise, à une brusque bestialité, les mains désormais douces et assurées parcourant ce corps pour en connaître à l'aveugle chaque détail.

Leur acte était simple, passionné et il semblait alors que l'un retournait l'autre pour le prendre, qu'un inconnu qui serait passé et aurait surprit la scène, n'aurait sans doute pas eu à cœur de les déranger et serait retourné à ces préoccupations premières.

Et enfin l'acte s'acheva, après un temps non chronométré et qui n'avait pas non plus la moindre importance. L'odeur de l'acte fait encore sur la peau, Lun se rhabilla aussi rapidement qu'il avait fait pour se déshabiller.

* * *

Rhabillé, adossé contre le mur, l'odeur de sexe de son corps se mélangeant au parfum de ses vêtements, Lun Marv s'alluma une cigarette. Ses yeux verts, fixaient Yoite, sans un semblant de pudeur. Pourtant, il s'était hâtivement rhabillé, sans en donner cette impression. Avec une nonchalance théâtre dont il ne se rendait plus compte ; la force de l'habitude.

Là, serait sans doute la séparation ... Sans doute. Un instant, Lun hésita, comme-ci il s'attendait à dire quelque chose d'important. Les joues de son visage encore embourbées par le feu du plaisir. Toutefois, il s'abstint de commentaire. Signalant simplement qu'il devait y aller.

Pas de commentaires vains sur leurs prouesses, pas d'invitation à poursuivre et à se revoir. Plus tard, Lun se renseignerait pour obtenir son numéro de portable. Plus tard, Lun lui enverrait [Sors avec moi ...] sans savoir que le cœur de Yoite était sans doute occupé par une naïade masculine et au cœur bien plus prude et pure que le sien ; plus tard, Lun serait assez stupide pour vouloir lire la dernière page de son livre avant d'en avoir parcouru les chapitres ... Plus tard.

Maintenant, il était heureux. Assit dans un bus, à fixer les passants des rues, sans les voir, l'esprit ailleurs. L'idiot, le naïf, le corps comblé, le cœur soulagé, il éprouvait un bonheur certain. Ses rêveries le conduisant à penser que peut-être ... cette chaleur dans le coeur ... Il ne fit pas attention que c'était la première fois depuis longtemps qu'il éprouvait l'envie et le désir de l'autre plutôt que le besoin financier et physique ; que c'était la première fois depuis longtemps qu'il ne rentrait pas avec un peu plus d'argent dans le porte-monnaie mais un peu plus de chaleur dans le cœur.


[End, and ... To be continued ... Maybe.]

 
Ps : Je serai enchantée de continuer (reprendre) un rp le mois prochain, après le réveil de Lun. ♥ Désolé, par ailleurs d’avoir abrégé ce délicat moment :^^
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