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 Il fallait bien que ça arrive un jour [CLOS]

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MessageSujet: Il fallait bien que ça arrive un jour [CLOS]   Jeu 5 Avr 2012 - 21:28

Spoiler:
 


  • Se glissant hors de la salle bain, Aleksi marcha pieds-nus vers l'une des fenêtres de sa chambre en internat. Son colocataire dormait encore à poings fermés, sa respiration témoignait pour lui. Hier soir, Aleksi s'était couché assez tôt finalement. Cette dissertation qu'il avait eut à terminer pour lundi de la semaine prochaine lui avait donné du fil à retordre, les conclusions n'avaient jamais été son fort, mais c'était de l'histoire ancienne. Pratiquement une semaine d'avance sur la date butoir, il pouvait définitivement se féliciter! Cependant, ses neurones avait un peu morflées en cette fin de soirée et le sommeil l'avait vite gagné. Aussi, quand son camarade de chambre était rentré en plein milieu de la nuit, il avait juste émis un grognement significatif qu'il avait entendu mais qu'il dormait toujours. Rien de bien dérangeant, en somme.
    Et aujourd'hui ? Eh bien, la matinée s'annonçait ensoleillée et quand le Finlandais ouvrit délicatement le store de la chambre, un léger rayon de soleil vint atterrir sur sa couette, réchauffant aussitôt la pièce, mais éclairant peut-être un peu trop la chambre. Le refermant, mais pas complètement, le but avait été atteint. Se lever aux aurores pour aller faire une balade ... disons complète ! Sa journée, il avait l'intention de la passer à l'extérieur, le lecteur remplit de nouvelles musiques et ... seul. Ce n'était pas un mal être qui s'exprimait mais plus une habitude qui reprenait le dessus. Ses journées avaient beau se passer à merveille depuis son arrivée au Japon, il n'en restait pas moins un solitaire étranger qui adorait la musique dans des situations particulières. En extérieur, sous le soleil, ça en faisait partie.
    Attrapant un long gilet rouge pas forcément épais avant de sortir, Aleksi vérifia quand même qu'il avait bien pris de quoi s'entretenir toute la journée et prévenir quelqu'un en cas de ... On sait jamais, après tout. La porte grinça à peine, le sommeil du juste ne pouvait être dérangé. Le Finlandais était déjà dans les couloirs.

    [ ... ]

    Les rues alentours de Keimoo étaient plus que calmes, ce matin. Les quelques passants déjà réveillés semblaient tous d'aussi bonne humeur que lui. Même le petit chien d'un inconnu, se laissa caresser sans grogner. La mentalité d'ici était tellement différente, les sourires étaient gratuits (sans être pour autant sincères mais soit !), les gens paraissaient chaleureux. C'était à se demander s'ils vivaient tous dans le même monde.
    Quittant les rues tranquilles et paisibles des petits quartiers encore isolés, 'Leksi prit le chemin le plus simple pour éviter de se perdre. Les voitures d'ici ajoutaient une touche un peu plus polluée à l'ambiance mais le climat restait le même. Les japonais en vélos - déjà à cette heure-là ! - le confortaient dans l'image d'un monde sans loi ni rien. Il espérait juste pouvoir en dire autant tout au long de la journée !
    Se faufilant parmi des asiatiques en général plus petits, le géant bronzé prit en cours de route une lignée qui filait vers le métro. il savait où il allait, il n'était pas ingénu à ce point. Internet lui avait tout dit sur sa destination du jour et au pire des cas, si la mémoire lui faisait défaut, il avait prit le soin d'imprimer la feuille où était détaillé tout son trajet. Les transports en commun paraissaient être l'étape la plus dure. C'était sincèrement une des choses qu'il rechignait à faire depuis son arrivée ici. Il y avait tellement de lignes différentes, de stations à découvrir, de tickets à prendre, tellement de monde aussi ... Mais bien qu'il ait bien dormi, il y avait longuement pensé et son courage avait prit le dessus. Ce n'était qu'une étape, comme celle de prendre l'avion qui l'avait mené ici. S'il avait pu survivre dans un pays étranger sans aucun proche, il pouvait prendre le métro, non ?

    Prenant le temps de regarder les différentes stations, les directions que prenaient les wagons, les tickets qu'il devait préparer entre chaque montée et descente, Aleksi laissa la foule se dissiper avant qu'une nouvelle arrive. Le Japon était une usine toute entière. Il avait pensé être davantage tranquille à cette heure mais c'était sans compter sur l'assiduité des nippons. Imprimant chaque ticket nécessaire, il franchit alors les grilles de sécurité et se retrouva devant sa première rame de la journée. Des salary-man en costard discutaient au téléphone, plusieurs groupes de jeunes semblaient sortir d'une soirée à priori bien arrosée, il y avait aussi quelques retraités qui semblaient si habitués à ce train de vie qu'ils prenaient le temps de lire le journal. Ricanant en voyant que lui, de son côté, il tapait du pied pour chasser son stress, Aleksi mit le son de son lecteur un peu plus fort. Il devait se calmer.

    [ ... ]

    Les portes étaient fermées depuis quelques minutes. Les wagons ballottaient au rythme des virages, alternant stations en plein air et stations souterraines. Plusieurs arrêts avaient déjà défilés depuis, de nouvelles têtes faisaient leur apparition à chaque fois mais le Finlandais ne bougeait pas d'un pouce. Debout dans un des coins du métro, le plus possible éloigné des portes puisqu'il ne supportait pas d'être constamment dans le passage, Aleksi ne faisait pas grand bruit. Il avait même pris comme option de fermer les yeux car les yeux bridés (représentant ici la majorité) semblaient parfois scruter cet ado en pleine crise. Il s'y était fait mais appréciait quand même parfois d'avoir la vie tranquille. Vu l'excentricité de certains japonais ici, il se trouvait pourtant bien sage. De toute façon, il devait faire avec car il en avait pour un bon bout de temps dans ce métro. Après tout, il souhaitait aller assez loin aujourd'hui, assez loin pour ne croiser personne, ne pas être dérangé sans en arriver à être perdu. Mais c'est bien connu ! Même à Tombouctou, même dans une ville dont on ignore encore le nom même, il arrive parfois qu'on croise un voisin, un ami, un collègue ou pire ... !



Dernière édition par Aleksi Mattiesko le Mar 5 Fév 2013 - 20:12, édité 1 fois
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Shiki Katsuragi
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MessageSujet: Re: Il fallait bien que ça arrive un jour [CLOS]   Jeu 5 Juil 2012 - 18:48

C'était frustrant. Ce besoin de dormir, mais sans pouvoir à nouveau fermer l'oeil. C'était comme les conséquences d'une nuit blanche, avec ce tiraillement des paupières, ces fourmis qui vous traversent le corps de l'intérieur plutôt qu'en surface et cette impression nauséeuse qui vous empêche de prendre ne serait-ce qu'un café pour vous maintenir en éveil, sous peine de régurgitation immédiate. Shiki savait que ça allait ariver, et ce dès la rentrée. Une nouvelle chambre lui avait été attribuée et cette fois, c'était pour une colocation. Ces deux dernières années, il en avait eu une pour lui seule. Certainement l'influence de son père, bien que Shiki n'avait jamais rien demandé. D'ailleurs à l'époque, ça ne l'aurait pas dérangé plus que ça d'avoir un colocataire. Encore aujourd'hui, ce n'est pas que ça le dérange, mais ses habitudes allaient être chamboulées. Son intimité aussi. Ce qui l'embêtait, c'était l'identité de l'individu qui allait lui tenir compagnie: Ayame Igarashi, co-rédacteur en chef du Keimood. Lun en était le rédacteur en chef. Yun-Jin en faisait partie. Saki aussi. Shiki avait cette sale impression qu'un étau se resserrait autour de lui, et que ceci était lié au club de journalisme. Et avec les scandales qui avaient éclaté à cause de ce Who Knows?, il avait la très désagréable impression que quelque chose allait finir par lui retomber dessus. Lui qui avait fait tant d'efforts pour préserver son image, sa réputation, se faisant discret et changer ses fréquentations afin de ne plus susciter la convoitise des uns et des autres, se sentait à présent en perpétuelle menace. Celle que quelqu'un découvre ce qu'il a toujours réussi à cacher, à savoir sa relation homosexuelle passée. Il y avait mis fin, à contrecoeur certes, mais c'était pour son propre bien. Et pour l'honneur de la famille. Surtout. Il n'était pas comme son frère, qui s'en fichait éperdument. Stupide petit artiste. Insolent. Shiki respectait les goûts et les orientations de chacun, mais tolérait difficilement que ça empiète sur son terrain. Les artistes avaient une certaine vision du monde qu'ils modelaient à leur façon. Mais s'ils pouvaient le faire dans leur coin, ça arrangeait bien le Creepy qui lui avait les pieds trop bien ancrés dans le sol pour y comprendre quelque chose. En plus d'être co-rédacteur en chef du journal de l'université, Ayame Igarashi était le président du club d'Art. Mais bon, il ne fallait pas tirer de conclusions trop hâtives. Si ça se trouvait, ce garçon était probablement très sympathique. Enfin pour Shiki, tant qu'il restait discret et ordonné, ça ne devrait pas poser trop de problème.

Pour l'heure, il allait faire un tour. Petite toilette, quelques vêtements décontractés à savoir un jean's simple et un tee-shirt par dessus duquel il glissa une chemise à manches longues. Une paire de runnings accompagnant le tout, une besace posée nonchalemment en bandoullière et malgré l'heure matinale, il se dirigea vers le parking où se situait le local à vélos. Quelques coups de pédales lui ferait du bien. Une fois sur sa bicyclette, Il quitta le campus, direction la périphérie de la ville. Le Zoo ? La forêt ? Il verrait bien une fois sur place. Le macadam était humide et l'air était frais. Une odeur d'herbe coupée accompagnait la rosée matinale. Une journée agréable de printemps fleurissait à l'horizon, c'était tout dont que le creepy avait besoin pour le moment.
Sauf que la crevaison n'était pas prévue au programme. Un débris de verre, ou de métal avait eu raison de la chambre à air ainsi que du pneu du véhicule de l'étudiant. Examinant les dégât d'un peu plus près, c'était assez sérieux. changement de programme, il allait lui falloir faire un bout à pied afin de rejoindre la ville. Les magasins ouvriraient normalement à son arrivée dans le centre. Donc demi tour à pied, le guidon en main. Il ne voulait pas s'encombrer du cycle indéfiniment aussi dès qu'il trouva un lampadaire près d'un abribus, il enchaina le vélo. Ne désirant pas perdre plus de temps, il grimpa dans le premier jusqu'à la première station de métro vers le centre commercial. Le peuple affluait, quoi de plus normal en heure d'affluence. L'estomac du jeune homme émit un gargouillement familier. Il allait être temps pour lui de prendre le petit déjeuner. A la station suivante, très empruntée, une cohue le poussa vers le fond de la rame, manquant ainsi de lui faire perdre l'équilibre. Il se rettrapa de justesse, mais écrasa involontairement un pied.

- Oh ! Je suis déso...

Levant la tête vers le propriétaire du membre écrasé, il marqua un arrêt avant de finir son mot.

- ...lé.

Impossible de confondre l'individu, il le connaissait. Aleksi Mattiesko. Tous les deux avaient formé une équipe - ou presque - lors de l'Event de pâques 2011, une course au oeufs qu'ils avaient gagné d'ailleurs. Pas dans les meilleures conditions. Le début avait été sympathique, mais Shiki était en phase particulièrement délicate suite à sa rencontre avec Saki, il souffrait d'une relation sentimentale particulièrement délicate, Cammy était sur le point de faire son retour à Keimoo et il s'était vu faire face à l'une des responsable de l'injustice dont l'Intellectuelle avait été victime. En somme, il avait eu les nerfs à fleur de peau mais son binôme n'était pas la meilleure personne trouvée pour témoigner de cette mauvaise passe. Depuis de l'eau avait coulé sous les ponts et Shiki, plus renfermé que jamais, s'était fondu dans l'ombre, loin de toute cette clique de personnes Populaires dont il avait fait partie bien malgré lui pendant quelques années. Cet évènement avait eu son petit effet, faisant le tour de l'établissement mais à présent, il était un peu plus tranquille dans la carapace, triplée de volume en quelques mois, qu'il s'était forgée.
Ne pouvant toutefois ignorer la présence du grand métis, il hocha la tête pour le saluer. Ce n'était pas parce qu'il avait changé son fusil d'épaule qu'il en oubliait la politesse et les bonnes manières. Mais contrairement à leur première rencontre, point de sourire.

- Bonjour, Mattiesko. J'espère ne pas t'avoir fait mal.

Le métro s'était remis en marche à une vitesse constante, mais saccadé par des coups de freins plutôt anormaux. Enfin, peut-être étaient-ils normaux, Shiki utilisait rarement les transport en commun. Bientôt majeur, il était d'ailleurs sur le point de passer son permis de conduire.

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MessageSujet: Re: Il fallait bien que ça arrive un jour [CLOS]   Lun 24 Sep 2012 - 19:06

  • Il y a des points négatifs à chaque situation, ainsi qu'à chaque pays. Dans sa Finlande chérie, il y avait aussi le métro (et puis quoi encore !) mais c'était loin d'être un métro aussi récent, aussi grand et aussi bondé. L'air était respirable car les portes ouvertes à chaque station ramenaient juste ce qu'il fallait d'oxygène mais devoir attendre sans cesse son propre arrêt, se tenir pour ne pas cogner quelqu'un ou encore baisser les yeux car ceux des autres vous dévisageaient, c'était assez dur. Ce serait sûrement pire en Amérique, les Japonais étaient timides en général donc ce n'était pas ici qu'il risquait une agression publique mais vraiment, il avait quand même mal choisi son heure. Qui sait, peut-être bien qu'à 1 heure près, il y aurait eu moins de monde ? Disons que si cette journée s'avérait être un succès, il ferait en sorte de faire quelques tentatives d'horaires différentes.
    Ainsi, il était donc adossé contre une porte à l'opposé de celle utilisée pour sortir, il avait encore un peu d'espace pour lui tout seul mais le nouvel arrêt dégagea un mouvement qu'il qualifia de panique incontrôlée et il fut davantage repousser vers le fond. Le stress le gagnait, il ne devait surtout pas rater son arrêt car déjà, il n'avait pas forcément tous les tickets, il ne connaissait pas et franchement, il n'avait pas besoin de ça. En plus, ce n'était pas comme si ...


    - Aïe.

    c'était sorti tout seul. Pas vraiment de douleur, plus l'habitude de prononcer ce mot quand quelque chose d'imprévu avec une possible blessure arrivait. Au fond, il s'y était attendu avec autant de foule. Relevant les yeux alors qu'il regardait son pied par réflexe, il s'apprêtait à balbutier un "c'est pas grave" quand lui aussi, il marqua un arrêt. -1. La journée commençait pas terrible en fait, c'était pratiquement pire que tout. Aleksi n'avait pas d'ennemis ici, juste quelques personnes qu'il n'aimait pas trop voir près de lui mais qui ne le dérangeaient pas non plus outre mesure. "Lui", il en faisait partie. Ça faisait pourtant un bon moment qu'il ne l'avait pas vu mais il n'avait rien oublié de son visage. Fallait dire que c'était un beau gosse, à priori un populaire (Aleksi n'écoute pas les rumeurs et ne lit rien venant des potins de l'académie). Ça faisait juste une raison de plus de ne pas l'apprécier, cet homme avait sûrement déjà tout ce qu'il voulait, il n'avait pas besoin d'un étranger attendri par ses beaux cheveux lisses.
    Renfrogné de constater que sa silhouette était finalement plus proche de lui que n'importe qu'elle autre personne ici, Aleksi s'apprêtait simplement à détourner la tête sans rien répondre. L'ignorance n'était pas là juste pour blesser (quoique si ça marchait, hein ...), c'était surtout qu'il voulait encore croire en cette bonne initiative que d'aller faire un tour seul à l'extérieur. Rien ne devait le contrarier, il devait penser à autre chose. Malheureusement, il entendit comme un murmure et son cerveau lui fit comprendre que Shiki lui avait parlé. Nom d'un chien, il pouvait pas simplement l'ignorer lui aussi. En plus, il avait pas entendu alors pouvait-il faire croire que sa musique était assez forte pour rester là sans bouger ? Le fait qu'il soit si près de lui le conforta dans l'idée qu'il devait rompre sa solitude ne serait-ce que 5 minutes.


    - Évidement, je n'ai rien entendu à ce que tu as dit. Mais si, par hasard, tu t'es encore excusé, sache qu'il n'y avait pas besoin.

    Comment pouvait-on lui en vouloir de répondre légèrement à côté de la plaque. Ses écouteurs étaient visibles, ce n'était pas des trucs qu'on glissait dans l'oreille, non, ceux-ci se posaient par-dessus, n'étaient pas douloureux donc. Il défiait quiconque qui osait dire "j'avais pas vu !". En attendant, sans le vouloir, il n'avait pas répondu à son bonjour mais l'aurait-il fait s'il avait entendu ? Il était tellement de mauvaise foi que quand quelque chose le chagrinait, il était rancunier et la politesse passait souvent outre. Il avait même tendance à croire que la politesse des autres était une mesquinerie gratuite. Shiki savait qu'il ne l'appréciait pas trop mais il lui avait dit bonjour. Pourquoi ? Qu'est-ce que ça pouvait bien lui apporter ? Soulager sa conscience, c'était inutile, Aleksi l'avait oublié dès que l'event s'était terminé.

    Malgré toute sa mauvaise humeur mise en boule en 2 secondes, le Finlandais ne reposa pas ses écouteurs sur ses oreilles. Il n'avait guère envie qu'ils se mettent à discuter mais il prévoyait quand même l'au cas où. Le japonais était un populaire, il préférait sûrement les amis aux ennemis et peut-être que l'envie d'arranger les choses allait lui prendre les tripes ? Aleksi devait contre-attaquer avant que ça n'arrive. Il n'avait pas la vacherie gratuite dans le sens mais comme dit plus tôt, il était rancunier. En plus, l'attitude presque parfaite du japonais dans un métro l'énervait. Ce n'était pas qu'on lui vole la vedette (au contraire, ça l'arrangeait) mais voir ses filles glousser à côté de lui parce que leurs coudes se frôlaient à chaque mouvement de rame, c'était insupportable. Aussi, il perdit à peu près 10 ans d'un coup et sans réfléchir ... il marcha à son tour sur le pied de Shiki. Pas fort, pas longtemps, juste le geste mais assez pour que celui-ci l'ait senti.


    - Comme ça, on est quittes. J'aime pas que quelqu'un me soit redevable.

    Très mauvais comportement. Aleksi ne connaissait pas bien Shiki mais il se rappelait très bien que celui-ci n'avait pas spécialement sa langue dans sa poche. Qu'à cela ne tienne, s'ils devaient régler leurs problèmes ici, eh bien soit !
    En attendant, son arrêt approchait à grands pas et le bilan actuel de la journée-calme-et-solitaire-en-extérieur était catastrophique.
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Shiki Katsuragi
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MessageSujet: Re: Il fallait bien que ça arrive un jour [CLOS]   Lun 10 Déc 2012 - 15:39

La journée de Shiki n'avait pas particulièremnt mal commencé, hormis le passage de la crevaison, mais il ne fallait rien considérer comme acquis. Il l'avait compris dès qu'il avait posé les yeux sur Aleksi. Cela aurait pu se terminer là, sur les excuses du Japonais mais il avait évidemment fallu que le grand dadet y mette de sa poche. Une provocation tout d'abord. Enfin, Shiki l'avait perçu comme tel et pourtant il n'était pas particulièrement susceptible. La seule personne à l'avoir poussé à bout était Aoshi Hanazo, une de ces brutes insoupçonnées habillées en Armani qui se croyait supérieur à tout et tout le monde. Jusqu'à ce que Shiki découvrît sa faille. Enfin, il n'était pas un fin psychologue mais le quasi-yakouze avait simplement ouvert les vannes laissant ainsi percevoir un étudiant plus torturé qu'il ne l'était lui-même et qui n'avait pas choisi meilleure voie que celle de la violence et méchanceté gratuite comme exhutoire. Depuis... ils s'entendaient plutôt bien, à la stupeur générale. Hanazo et lui-même n'étaient pas vraiment amis, mais avoir cet homme influent dans son entourage pouvait lui être utile un jour. En attendant, il était le confident du rustre personnage et accessoirement, lui évitait de péter les plombs.

Shiki pouvait mettre son pouce dans la main, était capable de faire preuve de patience passant outre toutes les provocations, mais cette fois il se sentait limite. En n'en pas douter, il n'aimait pas Mattiesko. L'aversion était un sentiment qu'il ressentait difficilement. Jusqu'à ce jour, il n'y avait qu'une personne pour qui il lui était difficile de rester aimable, et c'était son frère. Vérité aimait à le provoquer, lui parler sèchement. Il ignorait les efforts de Shiki pour être aimable. C'était un peu pareil avec Aleksi. La différence étant que Vérité avait une raison valable, ce qui n'était pas le cas du Finlandais. Alors en effet, Shiki l'avait un peu joué perso lors de l'Event de Pâques; mais il s'était expliqué et excusé mais son binôme était resté de marbre, sans laisser planer un quelconque désir de réconciliation.

Aleksi savait que la politesse était de mise chez Shiki et bien que le Japonais avait pertinemment vu le casque de l'Artiste, il n'allait tout de même pas le lui retirer pour le forcer à entendre ses apologies. Dans de telles circonstances, n'importe qui - même sourd - aurait compris le sens général de ses propos, même sans les entendres. De plus, qu'il ne dise pas bonjour passait encore. Si de la musique mitraillait l'audition d'Alek, ça pouvait se comprendre. Mais pourquoi tant d'impertinence, là était la question ! Quoiqu'il en soit, les efforts pour des individus de ce genre, c'était terminé, il avait assez donné. Il ne voulait pas répliquer à sa réponse, aussi il s'apprêtait à tourner les talons, quitte à sortir à la prochaine station même s'il n'était pas encore arrivé à destination, mais une énième provocation lui fit dresser les cheveux sur la tête, mettant ainsi son self-control à rude épreuve. Ce n'est pas que le geste, mais plutôt le fait que ce soit intentionnel qui énerva le Creepy. Il n'avait d'ailleurs presque pas senti le pied de son vis-à-vis. Après avoir quitté son pied du regard, il leva ce dernier vers Aleksi qui finissait sa phrase. Shiki n'était pas du genre à répondre aux provocations mais pour le coup, il avait bien envie de lui mettre son poing dans la figure. Serrant fortement ce dernier, il prépara le terrain en lui posant une question, simple:

- Tu as quel âge, Mattiesko ?

En même temps qu'il parlait, il desserra la main. Il réalisait qu'en jouant son petit jeu, il ne ferait que se rabaisser à son niveau qui était inversement proportionnel à sa taille. Au risque de passer pour une chiffe molle, il se résigna à frapper le premier. Avant qu'Aleksi ne réponde, il leva la main.

- Oh et puis tu sais quoi ? J'm'en fous en réalité. Remets donc ton casque, ça rendra service à tout le monde.... Et ça n'a rien de drôle !!!

Ces derniers mots étaient adressés au jeunes filles présentes, vers qui il tourna la tête au visage transformé par l'agacement. Et pour une fois, il se sentit libéré bien qu'une once de remord s'immiscait tandis qu'il constatait qu'il avait offensé cet ersatz de fan-club. Il souffla de dépit et tourna le dos au Finlandais, prêt à descendre au prochain arrêt. Mais le souci était qu'un énième coup de freins - violent cette fois - balança l'assistance, lui y compris. N'ayant pu s'accrocher à temps lorsqu'il s'était retourné, il tomba la tête la première contre une barre sous le poids d'une personne qui avait probablement perdu l'équilibre. Son nez le faisait souffrir tandis qu'un liquide chaud et sirupeux en sortait.

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MessageSujet: Re: Il fallait bien que ça arrive un jour [CLOS]   Sam 19 Jan 2013 - 14:34

  • Shiki avait changé. Dans les souvenirs du Finlandais, le jeune populaire était parfait, prétentieux et mielleux à souhait, absolument sûr de son parcours passé et aussi de celui qui allait venir, sans défaut visible et aimé de tous. Le genre de mec que tout le monde veut approcher mais qu'il est particulièrement jalousé en même temps. Aleksi n'aimait pas ce genre de personnes d'avance et non pas parce qu'il avait des complexes. Il s'assumait et c'était le fait de voir quelqu'un se la péter juste parce qu'il était plus beau qui le contrariait. Chacun ses goûts Shiki était beau mais peut-être qu'avec un œil au beurre noir, il cesserait de sourire à tout le monde.
    Pourtant là, Aleksi le trouvait différent. Pas plus laid ou moins prestant, mais ... différent. Moins attentif aux autres, plus calme et discret. C'était pas un mal, serait-ce qu'il s'était fait taper sur les doigts ? Qu'à cela ne tienne, ça n'allait pas l'empêcher de continuer à agir comme un gosse de 9 ans et à se venger par le seul moyen qui avait traversé son esprit. La réaction fut immédiate. Inattendue d'ailleurs. Le Finlandais savait qu'il aurait réagi mais pas aussi clairement. Sa main, serrée, il l'avait vu. Le japonais était devenu nerveux ...
    Gardant son air impassible tout en se posant plus de 1 001 questions sur ces changements nouveaux, Aleksi eut un ricanement quand il entendit la question. C'était un fait que son geste pouvait être honteux mais ça lui passait bien au-dessus. Ses blagues de gosse avaient énervé Shiki, c'était suffisant. Il ne chercha même pas à répondre, évidemment. Il était inutile qu'il s'enfonce de lui-même et les regards alentours commençaient déjà à se poser sur eux. Pas digne de la plus grande discrétion mais tant pis. Si quelqu'un s'avisait de dire quelque chose, Aleksi était prêt à monter sur ses grands chevaux. Son air rock n'roll et sa grande taille en avait déjà dissuadé plus d'un ...

    Ça devenait étrange. Rabrouées. Complètement calmées les fans féminines de Shiki. Aleksi en avait presque un "o" de surprise de sur les lèvres. Fallait l'avouer, il avait trouvé ça génial. Ces filles ne le dérangeaient pas plus que ça mais il était vrai que leurs gloussements pouvaient monter au cerveau plus vite que le reste. Mais pourquoi ... ? Pourquoi est-ce qu'il avait fait ça ? Il avait pourtant gardé son air fier en lui présentant sa paume de main comme pour l'empêcher de contre-attaquer. Shiki s'aimait, Shiki était fier mais ... Shiki perdait la face. Où était le preux chevalier qui courrait, cheveux au vent, pour sauver les pauvres œufs en détresse il y a quelques mois ?
    S'apprêtant à pousser le bouchon encore un peu plus loin puisqu'il la curiosité était tout ce qui lui restait en l'attente de son arrêt, Aleksi n'eut guère le temps d'ouvrir la bouche si ce n'est pour dire
    "Wow !" quand le métro freina plus durement que prévu. S'écrasant avec toute la grâce possible sur l'homme à ses côtés, le Finlandais n'eut aucune blessure à déclarer. Son lecteur mp3 tomba au sol mais à part s'éteindre sous le choc, il n'avait rien non plus. Lorsqu'il se redressa et s'excusa auprès de son sauveur involontaire, il récupéra son lecteur par terre. C'est là qu'il la vit ... 1 puis 2 ... du sang. Rouge foncé, petites gouttes infimes mais régulières. Quand il releva les yeux, il vit que Shiki en était le douloureux propriétaire. Ce fut plus fort que lui.

    - Sentence divine. La prochaine fois, tu fermeras ta gueule.

    Qui était le plus prétentieux des deux, à l'instant ? Aleksi avait aussi beaucoup changé depuis son arrivée au Japon. Ces airs naïf et doux qu'il arborait les premières semaines n'étaient pas restés longtemps en place et son caractère de fils unique ressortait dès qu'il était contrarié. Sa vie lui manquait, il montrait les dents sans attendre de voir si c'était nécessaire. Shiki ne méritait pas tant de haine, surtout en cet instant, mais ça ne lui sauta pas aux yeux. Il était tellement heureux de le voir si pitoyable devant la foule curieuse qu'il en avait oublié les bonnes manières.
    Malheureusement, un homme d'une quarantaine d'années plus avisés qu'eux deux en querelle de gosses, ne leur laissa guère de choix et alors qu'il les agrippaient tous les deux par le col de leurs hauts, les portes du métro s'ouvrir enfin à l'arrêt suivant. Un message d'excuse était diffusé dans les hauts-parleurs mais Aleksi n'en comprit pas un traître mot. Il était bien trop occupé à tenter de comprendre ce qu'il se passait. Quand il récupéra la mobilité totale de son col, il put clairement entendre :


    "Les jeunes d'aujourd'hui ont encore bien des choses à apprendre ! Vous devriez avoir honte tous les deux ! Réglez vos problèmes comme des hommes en cercle privé et non pas en public. Vous dérangez tout le monde !"

    Et sur ces mots bien piquants, il retourna dans le métro juste avant que les portes ne se referment, laissant nos deux meilleurs ennemis ensemble comme si c'était leur souhait premier.

    Rabaissant les épaules en signe de dépit total de s'être fait gronder ainsi, Aleksi tourna la tête vers Shiki. Celui-ci avait toujours le nez en sang, ça lui donnait un air plus viril, moins glorieux et tellement amusant. Mais devait-il vraiment faire ce qu'on leur avait conseillé ? Régler leurs problèmes ? Aleksi était rancunier, il n'avait pas envie que ça s'arrange. On ne pouvait pas aimer tout le monde, si ? Et ce souvenir de Shiki en sang affalé dans un métro, il voulait le garder bien en mémoire, bien plus qu'un serrage de main hypocrite pour qui personne ne serait dupe.
    Au pire, ils pouvaient encore se chamailler, le prochain métro arrivait dans 5 minutes minimum et le Finlandais avait l'impression de n'avoir rien à perdre, à part du temps. Bilan à faire plus tard ...


    - J'espère que t'as bien conscience d'être l'unique responsable de tout ça ?
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Shiki Katsuragi
♦ Civil - Réceptionniste au Pachinko Palace Hotel | Yakuza
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Genre : Masculin Lion Singe Age : 25
Compteur 1012
Multicompte(s) : Cammy Logan (Hors-jeu) / Erik Thornberg (PNJ) / (Ryosuke Saitô (†) )

KMO
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MessageSujet: Re: Il fallait bien que ça arrive un jour [CLOS]   Dim 20 Jan 2013 - 18:39

Tout était allé très vite et en moins de temps qu’il en fallait pour le dire, Shiki avait été… jeté hors de la rame ? Quelle humiliation. Et pourquoi ? Parce que ça propre tête ne revenait pas à un gamin ? Se tournant, l’incompréhension dans ses prunelles vers le véhicule public, il aperçut derrière l’homme qui venait de mettre les deux protagonistes dehors un visage plus que familier. Une femme d’une cinquantaine d’année qui venait de rentrer dans la rame tandis que lui-même faisait son possible pour ne pas perdre l’équilibre à cause la rudesse du videur improvisé. Et cette femme…était tout simplement sa voisine. Enfin, une riveraine du quartier Amani où se trouvait la résidence familiale. Accessoirement, une commère dont il n’avait rien à craindre, jusqu’à aujourd’hui du moins.

Shiki avait d’ores et déjà oublié la dernière provocation d’Aleksi alors qu’il venait de remarquer qu’il saignait du nez suite à sa chute. A présent, il s’attendait à entendre la sonnerie son téléphone retentir tandis que le mot « Maison » apparaitrait sur l’écran de son téléphone bas de gamme qu’il utilisait depuis quelques années à présent. De la main droite, le sortit de sa poche d’ailleurs et de l’autre, il agrippa une serviette jetable de la cafétéria du campus qu’il mit à son nez. Il avait de la chance d’ailleurs, il n’avait pas assez saigné pour salir sa chemise, mais quand même, la serviette accepta quand même les dernières gouttes qui auraient pu devenir une catastrophe pour son col avant de la jeter dans une poubelle à deux mètres de là. Ignorant royalement Aleksi et son énième remarque puérile, sans pour autant lui tourner le dos, il leva la tête et ferma les yeux. Il était sur la sellette de sa voisine depuis qu’il avait refusé de sortir avec sa fille. Comment Julie, sa mère, pouvait la supporter ?

« ♪ Carry on my wayward son
There'll be peace when you are done
Lay your weary head to rest
Don't you cry no more… ♫ »

Quand on pense au loup… . Il poussa un soupir et appuya sur la touche verte du cellulaire avant que de l’autre côté, sa mère ne tombât sur sa messagerie.

- Oui Maman ?
(nda: en français)
- (…) Shiki, c’est ton père.

Le jeune homme blêmit. Pourquoi avait-il fallu que ce fût son père qui décrochât ? Quelques secondes plus tôt, il imaginait sa mère morte d’inquiétude au bout du fil, elle aurait une once de reproche habillant sa voix et au final, Shiki aurait obtenu juste un blâme dont il se serait remis rapidement. Mais l’autorité paternelle était imprévisible et le Creepy en perdit tout de suite les moyens. Il lui fallait rester digne à l’approche du sermon et écouter sans broncher.

- Oui… Père, excuse-moi. Je..je t’écoute.

Pas « Papa ». Shiki avait grandi, mûri, entrait dans l’âge adulte. Et puis, Satori Katsuragi s’était présenté au téléphone comme « père ».

- Shiki, je viens de recevoir un appel étonnant. T’es-tu battu ?

Bingo. Son ton était froid. Enfin, c’était ainsi que Shiki le percevait compte tenu de son état de stress actuel. C’était ainsi. La personne qu’il admirait, qu’il respectait le plus en ce monde, était également celui qui l’effrayait le plus. Et il l’avait en ligne en cet instant même.

- Pas vraiment…Père. Il y a eu des perturbations sur la ligne de métro et…
- Votre attention s’il vous plait. Suite à un incident technique nous prévoyons une interruption de trafic entre les stations – Centre Commercial – et – Hiryuu – pour une durée d’environ – 20 minutes – . Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.
- et… je me suis cogné contre une barre de sécurité.
- On m’a rapporté que tu t’étais disputé avec un voyageur de ton âge. Un colosse parait-il.

Aucun doute, la commère avait accompli son office avec brio. Cette journée avait pourtant bien commencé. Enfin, elle ressemblait à une autre. Les jours se suivent et se ressemblent, c’est bien connu. A présent, il savait qu’il était inutile d’adresser la parole aux autres s’il n’avait pas été invité à le faire. Ce n’était pas la première fois qu’on s’en prenait à lui parce que son image était trop « parfaite » et donc « anormale ». Mais jamais ça n’avait été aussi loin. Il était arrivé à bon port, mais il aurait préféré être seul. Dans pas mal de situations, il préférait être seul. Seul dans le métro aux heures d’affluences, seul dans sa chambre universitaire, seul dans le quartier Amani. Il se marginalisait. Mais ça ne suffisait pas. Ça ne servait à rien. Pire encore, l’image qu’il désirait renvoyer à son père avait plein de ratés. Des choix qui s’imposaient comme des évidences mais qui pouvaient sembler contraire à l’éthique. Heureusement qu’il arrivait quand même à garder au fond de lui le plus inavouable. Comparer à ça, les remontrances qu’il allait recevoir par son père n’étaient que peu de choses. Il fallait qu’il voie le bon côté des choses. Enfin, si on pouvait dire ça comme ça.

- Oui, Père. Et… j’ai été renvoyé de la rame. Je..je suis désolé.

Une chose pour le moins étrange se produisit alors que la pression stagnant dans la cage thoracique du Japonais était au summum, près d’éclater. Son père se mit…à rire !

- Hahaha ! Mais pourquoi tu t’excuses fiston ! Depuis le temps que j’espérais que tu réagisses enfin ! Bon sang Shiki, il était grand temps que tu agisses comme un homme ! Je suis fier de toi mon garçon ! Enfin, ne vas pas trop loin quand même sinon j’aurai ta mère sur le dos. K’so, elle arrive, je te laisse !

Plus de tonalité. Depuis que Satori s’était mis à rire, Shiki affichait un air à mi-chemin entre la consternation et l’incompréhension. Les épaules légèrement affaissées il s’était demandé s’il n’était pas en train de dormir ou si le choc lui était monté au cerveau, mais non. Il observait son téléphone, ahuri, puis tourna la tête pour s’assurer qu’il était toujours dans le même monde. Mais Mattiesko était toujours là. Shiki avait complètement ignoré l’artiste. Tu parles d’un Artiste d’ailleurs. Une chose est sûre, il ne chercherait plus à paraître « bien » ou poli face à lui. Peut-être que les derniers mots de son père avait au cet effet sur lui. Il était détendu à présent.

- Bien ! Arrivée à bon port, inutile de perdre plus de temps.
- Votre attention s’il vous plait. Suite à un incident technique nous prévoyons une interruption de trafic entre les stations – Centre Commercial – et – Hiryuu – pour une durée d’environ – 18 minutes – . Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

Petit sourire à la Katsuragi, mélange de satisfaction et d’amusement, un brin moqueur, avant que Shiki ne le fasse disparaitre progressivement.

- Sentence divine ?

Pas bien. Mais à lui, ça en faisait, du bien. Il ne faut pas répondre à une provocation par une autre, mais merde, il n’allait pas s’écraser à chaque fois. Ça faisait vraiment trop de bien, de relâcher la pression, de relever un peu le masque pour souffler et prendre un bol d’air frais.
Il amorça alors quelques pas vers la sortie ‘Centre Commercial’ glissant son téléphone à sa place initiale. Ses pensées étaient focalisées sur son père qu’il jugeait, pour le coup, un peu gaga quand même.


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MessageSujet: Re: Il fallait bien que ça arrive un jour [CLOS]   Mar 5 Fév 2013 - 20:11

  • Aleksi non plus n'en menait pas vraiment large, au fond. Etre ainsi mis dehors devant la rame entière n'entrait pas dans la catégorie des choses qu'il appréciait le plus. D'avance, le métro n'était pas une promenade de santé alors maintenant, il se connaissait assez bien pour savoir qu'il éviterait de faire des remous dans un lieu fermé et blindé. Ce n'était que pour sa propre sécurité, il n'avait pas envie de se faire des ennemis publics. Le fait que Shiki soit mis dehors avec lui le rassurait d'ailleurs. Ils n'étaient que deux gosses pris en faute, rien de plus. D'ailleurs, le Finlandais semblait ne pas en avoir finir de sa rancune et alors que son "adversaire" du jour saignait du nez et paraissait figé d'en être arrivé là, Aleksi entendit une sonnerie. C'était sûr, la musique d'une telle série donnait un bon rythme à la mélodie et ça lui rappela qu'il n'était qu'un étranger en voyage d'études.
    Croisant les bras sur son torse en fixant Shiki puisque c'était son portable qui se rendait intéressant, il vit toutes sortes d'expressions apparaitre sur le visage de celui-ci. Passant de la légère humiliation à un visage que blême que jamais, le Finlandais cru d'abord à une mauvaise nouvelle, sincèrement. Si c'était le cas, il allait juste prendre ses clics et ses clacs pour aller quelques mètres plus loin attendre le prochain métro. Ils n'étaient ennemis que dans la joie et la bonne humeur, les soucis personnels n'étaient pas (et ne seraient jamais) matière à rire. Mais bien vite, au fil des réponses de son acolyte, le bronzé compris qu'il était juste en train de se prendre un savon. Humiliation totale. Les rumeurs allaient bon train au Japon, ils n'étaient sur la rame que depuis 2 minutes que déjà, ses parents demandaient des explications. Eh oui, leur fils n'était pas aussi parfait qu'il y paraissait ...
    Ricanant tout seul de voir que finalement, c'était comme une petite victoire donnée sans effort, Aleksi n'avait cependant pas l'intention de s'éterniser auprès de celui-ci. Se reculer de quelques mètres pour avoir la paix quelques minutes n'était pas de refus. Mais il semblerait que la victoire n'allait pas être si belle aujourd'hui. En effet, depuis le début, Aleksi faisait un peu plus le fier car il avait eu le dessus à chaque échange verbal, se retrouvant avec un Shiki en colère (le but principal) puis blessé, puis humilié mais ...


    - Votre attention s’il vous plait. Suite à un incident technique nous prévoyons une interruption de trafic entre les stations – Centre Commercial – et – Hiryuu – pour une durée d’environ – 18 minutes – . Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

    Si ça c'était pas un sublime revers de médaille. Ne pouvant pas contrôler son mécontentement, Aleksi soupira bruyamment juste avant d'entendre la remarque bien placée de Katsuragi. Ouais, ouais, tu fais le malin là ... Se retournant pour lui envoyer un regard de lassitude extrême (puisqu'il était mauvais joueur dans la limite du raisonnable), Aleksi le suivit des yeux sans rien rétorquer. Il n'était pas d'ici et à ce stade, il ne connaissait pas l'endroit. Lui, il n'avait plus d'autres choix que d'attendre le prochain métro, même s'il mettait 2h. 18 minutes, ce n'était pas la fin du monde et vu que son ennemi s'en allait, il allait en profiter pour se calmer mais ... mince quoi ! Sa journée était catastrophique, il avait juste envie de rentrer dans sa chambre, de claquer la porte et de s'allonger sur son lit pour s'évader le temps de quelques minutes.
    Traînant des pieds alors que Shiki n'était déjà plus qu'un souvenir agaçant, Aleksi s'assit sur le banc installé sous une affiche publicitaire vantant les mérites d'un nouveau forfait de téléphone portable. Y avait pas un chat et le message expliquant le nombre de minutes de retard repassait en boucle en lui rappelant que s'il n'avait pas fait l'imbécile, il serait tranquillement en train d'attendre au chaud dans un wagon. Certes, les minutes seraient les mêmes mais ... bref.

    Glissant ses mains dans ses poches pour tenter de se protéger du petit vent qui parcourait la station pourtant souterraine, Aleksi resta à contempler le mur en face de lui tout en fredonnant
    Carry on my wayward son, don't you cry no more ...


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