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 Bienvenue, chers hôtes

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Académie Keimoo
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KMO
                                   :

MessageSujet: Bienvenue, chers hôtes   Lun 20 Fév 2012 - 21:46

Bienvenue, très chers hôtes...



Hiroyuki Kikuyama était un homme très attaché aux valeurs traditionnelles, et c’est tout naturellement qu’il avait repris l’onsen familial à la mort de son grand-père, il y avait plus de cinq ans. Depuis, il n’avait eu de cesse de veiller à son bon fonctionnement, profitant du même coup du calme et de l’environnement privilégié qui régnaient dans le parc Shikotsu-toya. Pourtant, à cet instant précis, un plis soucieux lui barrait le front, tandis qu’il étudiait avec attention la lettre qu’il tenait entre les mains.
Bien sûr, ça n’était pas la première fois que des élèves venaient en voyage scolaire dans son onsen, mais, à chaque fois, il ne pouvait s’empêcher d’être inquiet. Et même si jusqu’ici, jamais aucun problème n’était survenu, il lui sembla cette fois-ci qu’il s’inquiétait à raison, sans vraiment savoir pourquoi.

Il poussa un soupir discret, avant de se lever, reposant la lettre parmi le reste des documents importants.

« Yukino-san »
appela-t-il. « Pourrez-vous me prévenir quand le groupe arrivera ? Je tiens à les accueillir moi-même. »

L’intéressée, une jeune employée de l’auberge, acquiesça en silence avant de se retirer, avec toute la réserve qui incombait à sa fonction.

Hiroyuki fit quelques pas en direction de la terrasse, avant de faire coulisser les panneaux de bois, faisant entrer dans la pièce la fraîcheur hivernale de cette journée de Février. Il aimait bien cette saison. Le jardin était étrangement calme, sous le dais du pin parasol, et tout semblait pris dans cet air blanc et immobile, parfois empli de flocons qui venaient tout recouvrir d’un épais manteau de silence.
Une fois encore, il avait abondamment neigé pendant la nuit, et Hiroyuki laissa un instant son regard s’égarer sur le décor de carte postale qui s’offrait à lui, bénissant une fois de plus le calme de l’endroit.

Au bout de quelques minutes, il se résigna à refermer les panneaux, afin de ne pas finir gelé, et son regard tomba à nouveau sur la fameuse lettre.
L’établissement concerné – l’Académie Keimoo – était, lui semblait-il, une école très réputée, et il aurait dû être rassuré à cette idée. Pourtant… Etait-ce parce que le voyage avait été organisé par le Comité des élèves, ou bien peut-être était-ce la requête qu’ils lui adressaient à la fin de la missive, mais quelque chose l’inquiétait.



* * *


« Kikuyama-san ? »

L’homme se retourna, accueillant la jeune Yukino d’un signe de tête poli.

« Ils sont arrivés. » annonça-t-elle.

Hiroyuki se leva aussitôt, suivant la coursive jusqu’au hall d’entrée.

« Merci, Yukino-san. Vous avez bien préparé ce que je vous avais demandé ? »

La jeune fille hocha la tête.

Prenant une grande inspiration, le gérant pénétra dans le hall.
Devant lui, une vingtaine d’élèves – probablement un peu plus, mais il n’avait jamais vraiment su estimer un nombre à vu d’œil – trépignait, certains restés sur le palier, incertains de la conduite à suivre, d’autres ayant déjà retiré leurs chaussures, les tenant à la main.

« Irasshaimase (bienvenue) »
lança-t-il à l’attention du groupe, afin d’annoncer sa présence.

Aussitôt, plusieurs personnes se détachèrent : deux adultes – probablement le personnel accompagnant – et quatre jeunes gens, qu’il identifia comme le Comité des élèves.

Il leur adressa un signe de la tête, s’inclinant légèrement pour les saluer, et se redressa pour s’adresser à l’ensemble des élèves.

« Veillez laisser vos affaires ici dans le hall ; elles seront déposées dans vos chambres respectives. Vous pouvez déposer vos chaussures ici (Il désigna des casiers alignés le long d’un mur, à droite du comptoir). Je vous demanderai de ne pas oublier qu’elles sont interdites dans toute la partie surélevée du bâtiment, comportant les chambres et les bains. »

Les élèves se mirent aussitôt en branle, se pressant vers les casiers, avant de se regrouper devant lui, attentifs.

« Bien. Si vous voulez bien me suivre, à présent… »


Ils sortirent du hall par un couloir extérieur, longeant un petit jardin décoratif à ciel ouvert, comme on pouvait en voir très souvent dans les maisons de style japonais traditionnel. Le couloir faisait le tour du petit jardin, et desservait la plupart des chambres. La partie gauche, sur laquelle ils avançaient à cet instant, débouchait sur une nouvelle aile du bâtiment, qui abritait les vestiaires, les douches, et les bains intérieurs, et donnait sur les bains extérieurs.

« Bien. À la demande de votre Comité, qui a organisé ce voyage, votre séjour ici commencera par un arrêt au bain principal en plein air (il leva un sourcil à ces mots, signifiant qu’il n’était pour rien dans cette idée farfelue). Je vous demanderai donc en premier lieu de passer par les vestiaires – celui des filles est à droite, celui des garçons à gauche –, vous y trouverez des serviettes, des gants de toilette, et deux paire de sandales. Une pour les bains, et une pour circuler dans le reste de l’onsen. Un yukata vous sera également fourni à la sortie du bain. »

Il fit une pause, balayant du regard la masse des élèves, proprement éberlués.

« Votre comité a insisté pour ce passage soit obligatoire,
ajouta-t-il. Ils tiennent apparemment à ce que, je cite, vous profitiez au moins une fois de l’ambiance particulière du bain en plein air… »

Il fit une pause, comme pour augmenter l’effet dramatique de sa tirade.

« ...Mixte. »




* * *



SPEECH : Vous venez de faire un long trajet avec le bus scolaire et à peine arrivés, vous voilà plongés dans le bain ! Filles, garçons, personnels (et facultatif : Civils) votre premier post commence à la suite de ce post, sur cette situation pour le moins... surprenante. De bon gré ou non, votre personnage se retrouve donc embarqué par tous les autres dans les bains. Cette première scène sera-t-elle appréciée? Quoiqu'il en soit, ceux qui veulent se retirer rapidement de ce regroupement massif ont tout à fait la possibilité de le faire par RP, et décider d'en ouvrir un autre avec qui bon vous semblera, ailleurs... ou dans les bains, dans un RP privé.
Ceux qui en revanche, souhaitent rester papoter et faire connaissance, pensez à ne pas vous éterniser sur des posts trop longs car ce premier RP est un RP multijoueur où tout le monde sera amené à vous lire pour rester cohérent !

Bon séjour et bienvenue, à tous.

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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Mar 21 Fév 2012 - 11:10

Bousculée, étouffée, Saki suivait tant bien que mal le mouvement de groupe qui la portait vers l'Onsen. Elle s'était inscrite en pensant échapper quelques temps à cette oppressante sphère qui se resserrait sur elle à l'Académie mais il y avait bien plus de monde attiré par un voyage scolaire qu'elle n'aurait pu penser.
Elle avait tout de même réussi à trouver une place seule dans le bus et le transport s'était passé tranquillement. Les uns chantaient, les autres jouaient mais elle, elle ne faisait que regarder par la fenêtre, déposant ses yeux sur les arbres de plus en plus rares qui défilaient devant elle. Le paysage blanc à perte de vue l'apaisait...

- Allez, dépêchez-vous de descendre, mais en silence svp !

C'était le signe de départ pour descendre du bus, récupérer ses affaires et sûrement se jeter dans les bains bouillonnants ou choisir les meilleurs chambres. Saki soupira en se levant. Elle se cogna la tête dans le plafonnier au-dessus d'elle et esquissa une grimace généreuse tout en croisant le regard de personnes qu'elle avait déjà croisé auparavant comme Aleksi ou encore Lewis.
Elle récupéra ses affaires et suivi la foule.
L'ambiance qui régnait dans ce bâtiment était tout simplement magnifique. Tout était brillant, impeccable et chaque employé respirait la perfection. Saki se sentait bien ici. Elle était pressée de se retrouver dans un bain chaud et de regagner sa chambre pour être tranquille.

Mais... pour l'instant, elle n'en ferait rien. Le Comité des élèves leur avait préparé une surprise des plus... inattendues et des moins appréciées en tout cas pour notre Creepie.
Vraiment n'importe quoi... murmura-t-elle avant de laisser son sac et ses chaussures à l'entrée et de se diriger mollement vers les vestiaires des filles. Elle n'avait aucunement l'intention de se mettre "à nue" devant ses camarades et encore moins de prendre un bain en compagnie de ses idiots de mâles qui hurlaient comme des forcenés de l'autre côté de la palissade en bois. De vrais animaux.
Attendant patiemment que toutes les filles soient sorties du vestiaire, Saki retira ses vêtements et enfila son maillot de bain, la serviette et les sandales. Elle pouvait rester près du bain sans forcément y participer... ce qu'elle avait tout à fait l'intention de faire.
Elle s'approcha doucement, tentant de passer inaperçue et fut surprise d'être autant mordue par le froid de l'hiver. Le bain était peut-être chaud mais à l'extérieur, ce n'était pas du tout le cas. Elle laissa échapper un souffle gelé et se rapprocha des gros cailloux qui servaient de décoration pour poser son derrière dessus. Elle n'enviait pas du tout la plupart de ses camarades qui prenaient du bon temps dans le bain. Elle détestait ce regard malsain que certains mecs ne pouvaient s'empêcher de poser sur des filles à moitié dénudées. Comportement semi-adulte et si vicieusement intégré au Japon qu'il était devenu difficile d'y échapper même dans le métro ... alors ici...

Déjà lassée du bruit assourdissant qui régnait ici, elle se releva et retourna vers les vestiaires. Une employée lui proposa un yukata qu'elle refusa poliment d'un signe de main dédaigneux. Elle n'était pas mouillée et elle allait remettre ses vêtements sans plus tarder.
Elle se rhabilla mais -en respectant ce qu'elle avait vaguement entendu- n'alla pas récupérer ses chaussures puisqu'elle avait l'intention d'aller voir sa chambre. Elle sentit le regard inquiet et peut-être désapprobateur d'un membre du personnel qui n'appréciait sûrement pas qu'elle s'en aille tout de suite, mais il n'était inscrit nulle part qu'elle n'avait pas le droit d'aller dormir.
Claquant la porte derrière elle, elle se dirigea vers sa chambre en espérant que ses affaires s'y trouvaient déjà...
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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Mar 21 Fév 2012 - 16:12



Yume avait très mal dormit hier soir, sûrement à cause du voyage qu'elle allait faire très Prochainement avec son lycée. Elle avait décidé de s'inscrire pour voir de nouveaux horizons et d'après ce qu'elle avait entendu le parc national Shikotsu-Toya était très agréable à voir. Elle s'habilla rapidement, pris son sac et sortit de sa chambre. Elle avait une mine peu joyeuse, des cernes pas très jolis s'étaient invités sur son visage. Elle resserra son écharpe qui n'arrêtait pas de tomber et se demanda si tout allait bien se passer, c'était presque la première qu'elle quittait Keimoo pour aller aussi loin, ce qui la stressait un peu.

Elle prit le bus avec les autres jeunes, puis prit place à côté d'une personne qu'elle connaissait bien. Ils passèrent tout le trajet à discuter. Leur conversion était tout ce qu'il y avait de plus banale donc pas très intéressante.

Le bus s'arrêta enfin tout le monde descendit en se précipitant.

-Hé faites attention dit-elle après avoir failli tomber et avoir fait tomber son sac.

Elle le ramassa en soupirant puis elle suivti les élèves qui se dirigeaient vers l'auberge. Dans le hall un homme les accueillis. Elle déposa son sac puis se mit à l'écouter. Elle fût stupéfaite quand elle su que les bains était mixtes, elle ne trouvait pas ça très correcte mais, bon qu'est ce qu'elle pouvait y faire ?

Elle suivit les filles qui étaient allées dans les vestiaires, elle mit son maillot, pris une serviette puis elle partit dans les bains. C'était très chaud voir brulant mais, si agréable par ce temps froid et rude.
Elle resta dans le bain malgré le fait qu'il y ait des garçons la rendaient mal à l'aise, puis elle ferma les yeux un peu fatiguée.


Dernière édition par Yume Sekisawa le Lun 21 Mai 2012 - 23:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Mar 21 Fév 2012 - 16:43

Les émissions à la télé sont généralement franchement décalées des programmes qu'on aimerait voir. Ce sont en plus, des rediffusions à tout bout de champ. Malgré cela, le jeune Américain était avachi sur son canapé en train de regarder les images défilées. La neige qui tombait dehors ne faisait que le conforter dans l'envie de ne pas bouger d'ici avant au moins 1 mois ! De toute façon, les japonais étaient aussi frileux que lui et ses affaires marchaient nettement moins bien de ce temps-là. A croire que les mains gelées empêchent les gens de jouer aux cartes ou autre ...
Baillant à s'en décrocher la mâchoire, Cameron éteignit la télévision alors que la pub d'une marque mondialement connue s'achevait. La dernière impression lui laissa comme un ampoule éclairée dans l'esprit. Il entendit presque le "tilt" qui allait avec. Have a break. Et s'il devait prendre ça comme un signe ? Les derniers jours avaient été rudes, son déménagement était toujours reporté parce qu'il avait la flemme de chercher, ses nuits étaient courtes parce qu'il peinait à trouver le sommeil depuis son départ. Que risquait-il ? Vu qu'il ne faisait rien de plus ici qu'ailleurs, autant aller ailleurs pour être réellement sûr de pouvoir apprécier le calme d'un endroit encore méconnu. Et c'est ainsi qu'en triant les brochures qui s’amoncelaient dans un coin de son appartement, Cameron se décida pour un onsen à Hokkaido, juste le temps de quelques jours. Disons qu'il avait besoin de changer d'air et les onsens japonais étaient si bien réputés que la curiosité l'emporta rapidement.

[...]

La route avait été longue mais clémente. Ce n'était absolument pas le temps des départs en vacances chez les écoliers, donc il avait été plus que tranquille. Vitesse irrégulière à cause de la neige de plus en plus abondante, il avait finit par prendre son mal en patience afin de finir le trajet au lieu de rebrousser chemin. Lui, il avait le sang chaud comme toujours, et ce temps blanc le rendait sincèrement frileux. Son humeur se dégradait à chaque flocon et les frissons qui lui gagnaient les cuisses ne faisaient que le rendre plus sensible.
Mais c'était déjà du passé. L'onsen se tenait droit devant lui et alors qu'il venait de se garer, il sentit comme un climat relaxant l'envahir. Ça faisait loin mais l'impression était bien là, vous donnant presque aussitôt l'envie de revenir (voire de ne plus partir !). Un sac de sport à la main, le jeune homme se présenta à ce qu'il considérait comme l'accueil et fut accueilli comme s'il descendait tout droit d'une lignée royale. Y avait pas à dire, là il était heureux.
Après lui avoir expliqué les règles de base, on lui montra sa chambre privée et on lui indiqua aussi les bains intérieurs et extérieurs. Voilà qui lui plaisait ! Cet endroit respirait le propre et le calme, mêlé à une éducation qui valait le détour. Sur le chemin de sa chambre, il avait croiser quelques personnes (âgées pour la plupart) et fut donc ravi de constater qu'il n'allait sûrement pas être dérangé aujourd'hui.

[...]


  • Aaah franchement ... pourquoi se priver ?

Pratiquement comme sur le canapé quelques heures plus tôt, Cameron était en train de se prélasser dans les bains extérieurs de l'onsen. Ils avaient beau être mixtes et "ouverts à tout public", il était seul comme perdu sur une île déserte. Si l'appréhension l'avait d'abord gagné en se demandant si ce bain portait malheur, la chaleur de celui-ci l'avait vite fait changer d'avis. Les vapeurs qui s'en dégageaient caressaient les parties de son corps qui n'étaient pas sous l'eau. En récapitulatif, les sols avaient beau être blancs de neige dans le jardin d'à côté, il n'avait pas froid en tenue d'adam ! Ô doux plaisir !

Mais sûrement aurait-il dû en profiter depuis plus longtemps car, aussi inintéressé soit-il, un raffut de groupe le dérangea bien vite. Avant même qu'il ne puisse se résoudre à quitter les bains pour aller flâner dans les jardins ou se reposer dans sa chambre que déjà, de jeunes pucelles et puceaux venaient se joindre à lui sans même prendre conscience qu'ils dérangeaient. Une chance pour eux qu'ils étaient publics ces bains !
Mais la phrase "j'étais là avant" n'a pas d'âge limite alors l'Américano-japonais décida que l'heure se faire sa révérence n'était pas encore venu. Il avait le temps de se reposer plus tard. Pour l'instant et bien qu'elle était bruyante, ces animaux sur 2 pattes étaient une belle distraction ...
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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Mar 21 Fév 2012 - 17:23

Noahki avait passé une partie de son temps avec Ellen, puis l’autre à chanter à tue-tête avec une bande de potes dans le bus, empêchant foncièrement les gens de pieuter. Un weekend scolaire c’est pas tous les jours, hors de question de perdre son temps à dormir. Un bon séjour dans les thermes et tout ça, c’est que du bon en perspective. Bien qu’il se retrouvait avec pas mal de personne hors de son groupe habituel, ce n’était pas vraiment gênant dans la mesure où Saigara a son art de causer pour tout et rien avec un peu tout le monde. Dans son engouement et sa perspective de se retrouver à l’aise une fois dans le bain, il n’a même pas vu tous ceux qui font partie de la tournée...

A un moment donnée, quand il a appris -non sans surprise- que leur arrivée se ferait dans les bains mixtes, c’est avec bonne humeur qu’il s’est pointé dehors en claudiquant, après avoir pris une bonne douche tout en se marrant avec d’autres. Ce ne serait franchement pas désagréable, il y aurait plein de jolis filles et une ambiance détendue, et ces bains auraient tous le bienfait pour sa jambe en rétablissement. A vrai dire, il était plus habitué aux bains privés : les hommes entre eux et les filles de leur côté. Bien que le japonais avait entendu parler des Onsen mixtes, c’était quand même une drôle d’idée de la part du comité ; maintenant reste à savoir si tous les occidentaux joueraient au jeu, puisque d’après ce que Saigara a pigé, ce concept n’existe pas vraiment par là bas.

En tout cas, c’était pas la mer ni piscine par ici, alors en bon japonais civilisé et habitué aux mœurs, Saigara ne pensera pas au maillot de bain et s’affichera avec une serviette simplement nouée autour de la taille, avant de rentrer dans l’eau bouillante ainsi, de fort bonne humeur. Pas de quoi se rendre malade avec l'étiquette, tous les japonnais font comme ça. D’ailleurs, il ne s’étonnera pas de voir certains se ramener en maillot de bain, mais peu importe ce que font les autres, Noahki n’applique que les formalités. La fumée qui s’échappe de la surface de l’eau est d’ailleurs si dense qu’il faudrait sérieusement en vouloir pour voir à travers l’eau. S’asseyant pour laisser s’imprégner son corps de la chaleur de l’eau monter jusqu’aux épaules , il a laissé la chaleur de l’eau s’infiltrer dans son corps. Un régale à l’état pure.

Il remarquera tout de même une première fille qui à peine arrivée, s’éclipse déjà de son côté. Dommage tiens. Haussant des épaules, Noahki est train de détendre sa jambe avant de grimacer au tiraillement qu’elle lui provoque. C’est vrai qu’on lui avait rappelé de ne pas faire n’importe quoi avant guérison complète –comme du sport par exemple, et le voilà à se raccrocher soudainement au bras de son premier -prochain- voisin/voisine, qui viendra se poser non loin de lui.

-Attends, attends, reste une seconde,
grommelle-t-il, figé sur place, blême.

Tout un art d'engager la conversation.
Mais pour l'heure, l'art est au deuxième plan pour M. Saigara.

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Kohaku Joshua Mitsumasa
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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Mer 22 Fév 2012 - 4:00

Spinning, Spinning,
My Head Is Already Spinning.


-

Japon. Hokkaido. Onsen lambda dont j’avais déjà oublié l’appellation dès mon entrée dans le bus. Somnolant tout au long du trajet, affalé dans un confort relatif sur les cuisses de Zakuro qui n’avait pas vraiment eu son mot à dire en ce qui concernait sa toute récente reconfiguration en matelas improvisé. L’était confortable, presque douillet, me laissant vaciller sporadiquement à l’intérieur et hors du sommeil, bercé par les chants et babillages fracassants des autres étudiants. Léthargie bourrue agrémentée par le boucan rassurant qui explosait dans le véhicule. L’envie de me mêler à la foule, de jouer parmi tous ces humains inconnus ne me charmait pas trop à l’instant. . . . Hokkaido. Carter, lorsque j’étais tout jeune, m’avait parfois raconté que mes parents s’y rendaient lors de ‘x’ voyage d’affaire et je devais avouer que de visiter l’endroit et le contempler de mes propres yeux me rendait un brin amer. Inexplicablement. Inutilement. Pensée perdue parmi les vrombissements de la mécanique du bus, phalanges pressées dans le tissu du pantalon de Zack. Demi-sommeil qui me porta en un éclair jusqu’à notre destination. Éveillé totalement par une paire d’iris ciel, j’eus vite fait de laisser mon compagnon derrière, bondissant sur mes jambes, puis hors du bus, me faufilant jusqu’à mes bagages avec hâte. Trop de temps que je me voyais séparé de leur contenue, de Aliss. Nous, parlant de tout le groupe inclusivement, fûmes accueilli par le personnel bienséant et je m’égarai de nouveau dans la contemplation de la politesse des japonais classiques. Quelle affreuse inutilité . . . ! Pourtant, je retirai tout de même mes chaussure, faisant la moue, laissant mon regard se balader à la recherche de visage connus ou intéressants. Entre Zack et l’Ange Ingénue, je ne reconnus pas grand monde. Hm. Cela ne me laisserait de davantage d’opportunités de rencontres, de jeux. J’aurais un effet de surprise indéniable. Premier sourire.

« Irasshaimase. »


On nous incita à laisser traîner nos affaires parmi celles des autres et ce fut avec un dédain non-dissimulé que j’accédai à la sobre requête, refoulant mon désir d’aller harponner le propriétaire. S’il arrivait quoique ce soit à mon livre . . . Disons que je trouverais un moyen de rendre cet endroit inflammable. Ce fut avec le nez plissé, sourcils froncés que j’écoutai distraitement le reste du monologue explicatif. L’annonce des bains mixtes ne me perturba pas d’autre mesure, bien que des lueurs d’émotions furent bien visibles dans les regards de plusieurs des autres étudiants. C’était davantage l’idée de devoir me pavaner nu en compagnie d’un bon nombre d’individu qui me laissait en proie à un certain inconfort. Je n’avais pas vraiment songé à amener un maillot de bain . . . je comptais m’éclipser dans les bains durant la nuit ou lorsqu’il y aurait moins de monde. C’était quoi cette histoire d’activité obligatoire . . . ! ? Je grommelai. Pourquoi m’étais-je inscrit déjà ?

Ah oui. Pour les kotatsus et les opportunités. Le changement et la liberté hypothétique. Bien qu’en partie japonais, il s’agissait de ma première venue dans les terres du soleil levant. Hmm.

Je me laissai entraîner par la masse, vers les vestiaires, hésitant quelques secondes à m’aventurer dans celui des filles, mais me ravisant. J’aurai pleinement le temps de m’amuser avec elles plus tard, non ? Et ce fut dans le vestiaire des hommes que je me vis confronté à mon premier dilemme à Hokkaido. Non, je n’allais pas m’aventurer dans un bain avec une foule, complètement nu. Pas aujourd’hui en tout cas, peut-être demain. Qui sait ? Je mordillai ma lèvre et en voyant certains qui enfilaient des maillots, je décidai de simplement garder mes boxers. Ce n’était pas mon problème si ça venait à déranger certains de mes compagnons. Who cared about shit like that anyway ? Sur ce, je pénétrai dans les bains, peau blafarde et côtes saillantes, démarche de féline, plongeant avec aise dans l’eau. Chaude, confortable. Je regrettai presque d’avoir passé tout le trajet à faire la sieste sur Zack, mon état d’éveil présent ne me permettant pas de profiter pleinement des sources chaudes . . . Où se trouvait-il d’ailleurs, celui-là ?

Qu’importe. Mes yeux, surmontés de lentilles dorés, explorèrent les détails des gens avec qui j’allais séjourner. Je reconnus distraitement un de mes compagnons de chambre que j’avais croisé une ou deux fois, l’ajoutant au catalogue de ceux que je connaissais. Quoique connaître. Pft. Grand terme.

Well then . . . What to do now ?

Et mes yeux jaunes, echo de l’hilarité que je tente d’acquérir, echo de Chess, cherchèrent l’ébauche d’une situation intéressante, tonitruante. Une fille quittait les bains, et je martelais mes phalanges sur un rocher en l’observant.

La suivre ou attendre . . . ? Sourire. Sourire. Aller, je veux jouer.

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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Mer 22 Fév 2012 - 13:49

« Chess…. »

Le mot était chargé de cette intonation à la fois moqueuse et résignée, bien que je pensais abandonner tout faux-semblant pour céder à un véritable fou rire désespéré. Le voyage s’éternisait, et bien qu’au début je n’avais pas osé remuer l’animal, il apparaissait désormais que Chess était particulièrement lourd. OUIIII ! LOURD ! Un vrai poids mort. Comment d’ailleurs cela pouvait-il être possible, songeais en étudiant ses poignets maigres. Allongé sur mes jambes à la manière d’un chat qui se proclame maitre de son fauteuil, l’alien sommeillait, bercé par les ronronnements du car. Je soupirais, et jetant un regard par la fenêtre, étudiais les paysages défiler. L’archipel nord du Japon était un lieu assez sec à cette époque de l’année, et je ne possédais aucune envie de rester immobile, à subir les intempestives actions du ciel. Soupirant, le visage contre ma paume, le coude replié contre le rebord de la fenêtre, je fis semblant de m’intéresser à la route encore quelques secondes avant de retourner mes yeux vers le crâne blanc de Chess, m’amusant des épis qui se jouaient de sa tignasse. Je me décalais légèrement et dans une ultime tentative pour le réveiller, me penchais au dessus de son oreille, en un terrible yamabushi tengu dont j’imaginais le port du masque. Mes lèvres découpèrent avec soin mes mots.

« Chess, je vais te teindre les cheveux en rose. »

No reaction. Ok, songeais-je en me redressant, résigné.

(…)

La suite du voyage s’égrena à la manière de grains de sable, dans un sablier aux dimensions infernales. Un temps trop long, une attente épouvantable. Je m’ennuyais.
Le soulèvement des paupières aliens me réveillèrent de mon état léthargique, éclipsant un de mes sourires, quand je notais pour la seconde fois de la journée l’éclat onyx des yeux de Chess. Je le laissais s’évader vers l’extérieur, à la manière d’un poisson qui plongerait sous l’eau dans une recherche d’oxygène, tandis que je massais ma tempe douloureuse, et hérissais mes cheveux bruns, en secouant mes mèches. S’en suivit une débauche totale ; mêlant violence et combattivité quand à la sortie en masse des élèves hors du bus. Il fallut pousser tirer, et arracher pour parvenir à sortir de cet habitacle de métal, de tissus et de plastique. Ô air tant béni, priais-je quand le vent vint exploser dans nos poitrines comprimées par la durée du voyage.

(…)

Glissant mes doigts dans mon sac, j’en sortais un carnet à dessins, et dégainais du bout des doigts un crayon à la mine de carbone acérée. Lacérant la surface poreuse, tandis qu’autour de moi les autres se chargeaient de récupérer leurs affaires, je traçais, en katakana aguerris les glyphes nippons le nom de l’oiseau protecteur de notre séjour. La grue japonaise, ou bien le Tancho. « タンチョウ ». J’étudiais une seconde ma feuille, ainsi titrée, puis m’abandonnant aux mouvements de mon poignet et de mes doigts sur le crayon, avançait aveuglément en suivant le troupeau, tandis que je cherchais à imposer sur ma feuille le tracé carboneux de l’échassier à tête rouge.

(…)

« Irrashaimase ! »
« Hajimemashite » Murmurais-je, en cherchant des yeux la source de cette voix puissante, aux intonations ondulantes. Je dévisageais aussitôt le gérant des lieux. Rangeant mon carnet dans mon sac, je me baissais, récupérant mes Doc Martens que je tins en main, attendant un mouvement de libération pour me dégager de l’étreinte du groupe. Le gérant offrit ce mouvement, en désignant les casiers, et je me rendais près d’eux, enfermant mes chaussures noires à l’intérieur de l’un d’eux, bousculé par des plus petits que moi. Soupirant, je me redressais, pour aller me placer contre un mur, croisant mes bras sur ma poitrine, presque détendu. En soi, j’aimais l’endroit, l’ambiance, mais… je gonflais mes lèvres dans une expression boudeuse, me drapant d’impassibilité. Oh, pas de « mais », pour le moment. Nous verrions bien comment évolueraient les choses, n’est-ce pas, songeais-je en fermant les yeux dans un sourire distrait.

(…)
Senta se déshabillait à côté de moi, et je laissais une seconde mon regard courir sur son épaule musclée par l’entrainement. Le coréen arborait un hématome violacé, qui me fit tordre la bouche. Pour cette frappe là ; je m’étais fait tabassé par lui, furibond que je l’ai atteints. Sur le moment, ça m’avait fait énormément rire, bien que ses coups pleuvent sur moi.

« J’ai pas envie de prendre mon bain avec les filles, moi ! » M’écriais-je en tendant mes bras, poings refermés.

Senta ricana en haussant les épaules, et secouant ses mèches teints en blond, il mit son maillot. Je soupirais, et me redressant, jettais sur mes épaules le yukata sombre. Serrant le obi autour de mes reins, j’hésitais à me rendre directement aux bains. J’avais envie de faire un saut dans le grand jardin que nous avions traversé tout à l’heure ; il m’avait semblé qu’en passant contre un des murs, il était possible d’accéder à une surface rocailleuse, où j’avais vu un Tancho. Coïncidence ? Peut-être, souriais-je en sortant des vestiaires. Juste avant de sortir, je récupérais dans mon sac un élastique à cheveux, et nouaient entre elles mes, devenues trop longues, mèches.

(…)

Les gens se pressaient autour des bassins, dans des silhouettes se floutant dans les vapeurs dégagées de la surface de l’eau chaude. J’avais perdu Senta, et je longeais les eaux, en cherchant des yeux quelqu’un de connu. Hell ou Chess, Elio ou Kami, Lun, ou Gabriel n’importe qui… haussant les épaules, j’abandonnais les recherches pour me concentrer sur le mysticisme des lieux. C’était beau ; ces nuages à hauteur du corps, qui en dépit de la journée ensoleillée, avait plongé les étudiants dans une atmosphère grise. Je gardais les bras croisés, tandis que les rires explosaient d’un peu partout. J’avais la terrible envie de désobéir et d’aller escalader la façade de l’autre côté, mais préférant conserver le plus possible mes chances de rester ici longtemps, je retournais mes yeux vers le bassin, retournant marcher vers les eaux.

__________________________________________________

« Le bleu. Tu es le ciel qui surplombe la terre, qui grise le regard des gens en quête de réponses ou d’atmosphère. Tu es l’intemporalité qui veille sur la planète, qui transcende l’existence sans pour autant la manipuler, sans pour autant se l’approprier. » K. J. M


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Ethel Dawkins
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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Mer 22 Fév 2012 - 16:09

    S'étirant doucement, Ethel regarda par la fenêtre. Le paysage défilait, différent à chaque fois qu'elle rouvrait les yeux. Impossible de dire dans combien de temps le bus allait s'arrêter, pour les laisser descendre. Jetant un œil sur la place vide à côté d'elle, la jeune fille sourit, et étendit ses jambes pour dormir plus confortablement contre la vitre. Les écouteurs dans les oreilles, les yeux perdus dans la nature et son esprit ancré dans ses pensées, elle se sentait mieux que jamais. Dès l'évocation d'une escapade en pleine nature, elle avait signé. L'idée de pouvoir enfin partir de Keimoo, ou la forêt ne suffisait plus à lui donner son dépaysement nécessaire l'enchantait. Trois jours, bien suffisant pour recharger les batteries.

    Montant dans le bus sans même regardé autour d'elle, Ethel n'avait pas reconnu les têtes. Peut être une ou deux, le brun assis à côté de l'étrange mec aux cheveux blancs, ou le blondinet qui l'avait déjà accompagné en forêt. Le garçon aux cheveux blancs semblait évoquer quelque chose en elle, mais cela ressemblait plus à un songe ou un délire qu'elle aurait eu. Ça arrivait de plus en plus en ce moment, inutile de chercher une explication à cela. La rouquine n'avait même pas regardé qui était ses partenaires de chambre, et son binôme était un illustre inconnu. C'était ainsi qu'elle appréciait les voyages, quand elle ne savait absolument pas où elle allait. En bonne Anglaise, elle n'avait jamais mit les pieds dans une source d'eau chaude, ses parents détestant ces endroits à l'humidité bien trop chaude. Sa mère était du genre à faire des malaises quand la température dépassait 25 degrés, ils n'avaient jamais donc traîné leur fille dans un tel endroit. Ça ne pouvait qu'être une bonne découverte, après tout. Surtout si elle se basait sur le magnifique paysage qui défilait devant ses yeux.

    Le bus s'ébranla finalement, alors que la jeune fille commençait à repartir dans les bras de Morphée. Ouvrant un œil légèrement surprit, elle regarda autour d'elle. Les élèves commençaient à se lever, prenant son sac, elle fit de même. Le vieil homme qui les accueillit la fit sourire, il semblait tout droit sortit d'un de ces clichés qu'on montre en souvenir du vieux Japon. Suivant ses instructions sans un mot, encore légèrement endormie, mais le sourire aux lèvres, Ethel posa ses affaires dans un casier, quittant ses chaussures. La suite, bien qu'émerveillant ses yeux, fut moins de son goût. Un bain, d'accord, mais mixte ? L'idée de se mélanger ainsi n'était pas dans ses traditions, et elle n'en avait surtout guère envie. Se résignant à suivre tout de même, elle alla se déshabiller, restant en sous-vêtements, légèrement gênée par cette idée.

    Observant les élèves déjà dans le bain, elle rentra doucement, frissonnant au contact de l'eau brûlante. S'immergeant totalement, elle garda à peine la tête hors de l'eau, se calant dans un coin et se détendant quelques instants. Certains élèves avaient l'air bien plus dans leur élément que d'autres, et deux ou trois partaient déjà. Réfléchissant un instant, elle décida de rester, s'enfonçant un peu plus dans l'eau brumeuse. Rien de désagréable à se laisser flotter légèrement, tout en prenant soin de se perdre dans ses pensées, comme tout bon esprit divaguant se respectant. Le fait que les bains soient mixtes finit par être oublié - tant qu'on ne lui demandait pas de retirer son maillot, hein - Elle faisait aussi attention aux autres que s'il avaient été des passoires accrochées au mur, ou un trompe en plein milieu du visage d'un éléphant. Souriant à cette idée, elle imagina un éléphant arriver dans l'eau, et nager au milieu des lycéens. Ce serait une bonne monture aquatique !

__________________________________________________

Si je t'ai blessé, c'est que ta blessure est aussi la mienne.
Alors, ne m'en veux pas.
Je suis un être inachevé.
Bien plus que tu ne le crois.

Haruki Murakami


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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Mer 22 Fév 2012 - 16:24

Il est resté silencieux tout au long du voyage, pas un seul mot sortait de sa bouche comme si le silence l'avait envahi même s'il devait certainement s'ennuyer... Il y en avait bien qui était un peu plus bruyant, mais peu importe. Il ne se laissait pas déranger par eux non plus. Peut-être qu'il s'était même endormi un moment. Quoi qu'il en soit ce voyage lui permettait de voir un autre coin de ce pays tout en apprenant un peu plus et vivre autre chose. C'était une occasion qui peu-être ne risquait pas de se représenter une deuxième fois.

La première chose qu'il faisait en arrivant après avoir pris ses affaires c'était d'enlever sa chapka, Un chapeau russe en fourrure. Il l'utilisait souvent pendant la période d'hiver. Une fois qu'il l'avait enlevé on pouvait apercevoir ses cheveux blonds. Il voulait profite du temps qu'il passerait ici. Lorsque l'homme qui semblait être le gérant leur parlait il écoutait attentivement sans faire aucun bruit. On leur avait indiqué où était les cassier alors, il partait déposer ses bottes noires en cuivre puis revenait en silence. On leur avait dit de laisser leurs affaires... tien... Il n'avait pas l'habitude de laisser ses affaires ainsi lui... Mais vu qu'on leur avait dit il finit par le faire même s'il était certainement le dernier à le faire.

Une fois que c'était fait il suivait les autres. Parmi ceux que il connaissait déjà il y avait Rei qui est dans la même chambre que lui à l'académie. En regardant la feuille qu'on lui avait donnée il s'est rendu compte qu'ils seront encore une fois colocataires, il y avait aussi une autre personne qu'il ne connaissait pas encore. En réfléchissante sur son nom qui était marque sur la feuille il finit par deviner que c'était une fille... ce qui ne le rassurait pas... d'autant plus qu'ils allaient partager leur bain avec les filles ? Il ne pensait pas que ça pouvait être le gérant qui avait choisis que ce soit ainsi... auquel cas cela ne pouvait qu'être... l'idée du comité des élèves... vu que c'était eux qui avait arrangé le voyage.

Bien que cet histoire de bain l'embêtait fortement il ne laissait pas ses pensées s'apercevoir et restait plutôt un air normal comme si cela ne l'avait point surpris. Pendant qu'il était dans le vestiaire il avait remarqué qu'il y en avait au moins un qui n'utilisait que une serviette au lieu d'un maillot, or ce (s) personne (s) était originaire japonais donc il conclut que cela était normal... Du coup il hésitait un moment entre l'option de suivre cet exemple en sachant qu'il y avait aussi des filles pour au moins montrer qu'il essayait d'intégrer la société ou bien d'utiliser un maillot ce qui serait moins embêtant... Au final il finit par suivre l'exemple tout en cachant encore sa véritable pense aux yeux des autres. Au moins il aurait essayé de faire 'comme les Japonais'. Une fois sortis du vestiaire pour sentir cet air frais qui était également froid il s'arrêtait un moment, restant là debout en plein air. Le froid ne semblait pas déranger ce petit Russe, mais devait-il vraiment rentrer dans ce bain ? Il avait notice une fille, elle était parti très vite sans même rentrer dans le bain, il y avait aussi une autre qui avait finis par le faire... elle aussi était en maillot. Décidément cette affaire semblait déranger plusieurs, peut-être essentiellement les filles. Au final il finissait par y aller lui aussi, l'eau était chaude et c'était plutôt agréable. Il finit vite par oublier que c'était mixte ne ce que reste pour un moment.
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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Ven 24 Fév 2012 - 15:04

  • Aleksi commençait à croire sincèrement qu'il était abonné aux voyages scolaires ! Que ce soit des clubs ou de l'école en elle-même, il les trouvait trouvait toujours très intéressants. Malheureusement, ça ne semblait pas être le cas des autres. Installé dans le bus depuis le départ, arrivé pratiquement en dernier d'ailleurs, le bronzé fut stupéfait de voir le peu d'élèves qui avaient pris le temps de dire oui. Est-ce que les sources chaudes étaient trop connues pour les japonais pures souches ? Ou bien avaient-ils déjà prévu des trucs ce WE ? Tout de même, un voyage de 3 jours offert, qui pouvait détourner les yeux ?
    Ces questions l'avaient occupé les premières minutes du trajet mais bien l'ambiance bon enfant qui régnait dans le bus avait eu raison de lui. Le Finlandais ne s'était pas mêlé à l'effervescence de certains mais il avait pris un réel plaisir à les écouter chanter et avait même frapper le rythme dans ses mains quelques secondes. Le froid jouait en sa faveur, son humeur était au beau fixe ! Mais un trajet si long avec personne à ses côtés, ça fatigue forcément et bien vite, le Finlandais avait piqué un petit roupillon comme s'il n'avait rien trouvé de mieux à faire. Bilan : le trajet n'avait pas été si long finalement !
    La descente du bus, elle, fut raide. L'excitation de ceux qui n'avaient pas dormi ou de ceux qui avaient peut-être une envie pressante rendit les choses délicates et une jeune fille qu'il n'avait jamais vu fut bousculée. Sans rien dire, il se contenta de la regarder, vérifiant discrètement qu'elle n'avait rien et quand ce fut le cas, il alla chercher ses affaires en attendant évidemment que toutes les autres soient parties. La foule et le désordre, c'étaient deux choses que le géant bronzé n'aimaient pas. Ça avait peut-être joué sur cette envie à vouloir aller dans un pays où les seuls potes qu'on peut croiser, ce sont des animaux ... Allez savoir.
    Suivant le reste du groupe, ils entrèrent d'une foulée dans l'établissement.

    Ayant abandonné ses chaussures dans un des casiers comme il avait été demandé, Aleksi posa son sac dans un coin, un peu à l'écart mais bien visible quand même. Le laisser là où tous les autres allaient mettre les leurs par-dessus ... et puis encore ! Il ne paraissait pas comme ça, mais il avait emmené des choses auquel il tenait et son sac, bien que pas indispensable, lui importait.
    Mais quand ils furent entre dehors et dedans, sur ces marches surélevées typiques des anciennes maisons japonaises, Aleksi oublia ses inquiétudes. Le voyage valait le détour, les photos sont belles mais la réalité est juste magnifique. Il se croyait tellement revenu dans une époque plus ancienne, où les traditions faisaient régner la vie. Son caméscope était dans son sac, il reviendrait faire un tour plus tard. Le jardin valait bien plus qu'un coup d’œil à la va-vite !

    Uh oh. Des bains mixtes ? En plein air ? Le proprio savait-il qu'il que les décors autour d'eux étaient blancs de neige ? Le jeune homme avait beau apprécier le froid à sa jute valeur, il n'avait pas envie de finir geler ! Mais puisque c'était obligatoire et que certains étaient déjà en train de se changer, pourquoi hésiter. Vu le temps de réflexion qu'il avait eu, les cobayes étaient sûrement déjà dans l'eau !
    Arrivé dans le vestiaire, le Finlandais se déshabilla alors en frissonnant, pestant malgré lui contre la tentative de réchauffement de son corps frileux. Une fois nu comme un ver, absolument inconscient du regard des autres s'il n'était pas le dernier dans le vestiaire, il enfila la serviette autour de sa taille et chaussa les sandales réservées aux bains. Le grand violet avait beau être un étranger, il s'était bien renseigné avant de venir et il savait donc qu'au choix, on pouvait garder ses sous-vêtements mais puisqu'il était ici pour faire comme les nippons, il était prêt à tout accepter ! Le côté "un bain à poil" en faisant donc partie, il ne se dégonfla et ressorti rapidement des vestiaires pour se diriger vers les bains. En toute hâte. Le froid était glacial.

    Tiens Saki. La jeune demoiselle grognon ne sembla même pas le voir alors qu'elle croisa son chemin. Sa tenue semblait indiquer qu'elle venait des bains mais ... déjà ? Quel dommage. Décidément, elle ne faisait vraiment pas d'efforts. Tous les deux, ils ne s'étaient pas reparlés depuis et l'occasion ne risquait pas de se présenter autour d'un bain à vapeur. Peut-être plus tard, qui sait ...
    La tête tournée vers une Saki fuyante, Aleksi heurta quelqu'un. Évidemment. Se retournant rapidement, il reconnu un des mecs du bus mais il était bien incapable de mettre un nom sur ce visage. Brun, les yeux bleus et ... grand. La surprise fut agréable. S'excusant, il ne traîna malgré tout pas et se faufila dans le bain dans un endroit ni trop éloigné ni trop près des autres. Serviette et sandales posées par très loin de lui, sur le bord, il se camoufla jusqu'au menton pour se réchauffer aussi vite que possible. C'était incroyable. Il commençait même à avoir trop chaud alors que la température était négative juste à l'extérieur ! Les japonais étaient formidables !
    En attendant, cette expérience bien qu'agréable, ne lui apportait pas grand chose. Les autres semblaient tous absorbés par les bienfaits d'un tel bain, les filles se cachaient autant qu'elles le pouvaient dans leur coin et les mecs ... bah c'était pas comme s'ils étaient ses potes. Il n'avait pas croisé Lindsey depuis l'affichage de cet event sinon il l'aurait prié de l'accompagner.
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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Lun 27 Fév 2012 - 1:00

Spoiler:
 

Dans les longs voyages comme celui-là, ce qui importunait le plus Cammy, c'était le brouhaha. Et même si le personnel présent tentait d'instaurer un semblant de calme, la rouquine aurait attrapé la migraine si elle n'avait pas prévu une paire de bouchons anti-bruits. Autre inconvénient: le mal des transports. Elle était devenu sensible aux trajets importants dans son Australie natale, lorsqu'elle se baladait au travers des pages de livres avec ou sans images. Peu recommandé, en particulier lors de parcours routiers qui s'étendaient de la petite demeure campagnarde où elle séjournait avec ses parents pendant les vacances, à la ville la plus proche. Aujourd'hui, elle ne peut plus faire de trajet de plus de 20km sans prendre au préalable un médicament. Elle pourrait faire sans, mais dans ce cas, il lui aurait fallu renoncer à de nombreuses lectures soigneusement sélectionnées.

Tandis que le chahut régnait en maitre au fond du bus, là où se mêlaient principalement rebelles et populaires immatures, elle avait tout bonnement élu place dans la pénombre de l'arrière du siège-conducteur, côté fenêtre. Elle ne regrettait pas le lycée ne serait-ce que pour ce type de "compagnie". D'une certaine façon, Cammy avait toujours été plus mûre que les jeunes de son âge. Mais en contrepartie elle avait laissé échapper bien des choses qu'on ne peut vivre qu'avant de franchir la vingtaine et qui aujourd'hui est en passe de devenir un obstacle dans ses relations avec autrui. Se prendre au sérieux, d'accord, lui avait dit une de ses camarades, mais l'être trop, c'était malsain. C'est ainsi que Cammy à commencé à se couper du monde et à se confondre dans une sphère invisible, laissant une révolution d'ouvrages lui ouvrir les portes d'un univers à la limite de la fantaisie, dans une époque révolue ne lui appartenant pas. Son exil, sa solitude...sa Delorean.

Alors ce voyage, c'est une manière pour elle de se faire violence et de tenter de renouer avec les autres. Mais à son rythme. Au départ, elle avait fait en sorte que personne de prenne place à ses cotés, en y laissant volontairement son cabas de coton-bio fétiche qui contenait notamment son bento, quelques bouquins - rien d'énorme, juste trois - et son netbook. Indispensable pour avancer dans son compte-rendu de lecture d'un ouvrage du Moyen-Age. Elle avait choisi Tristan et Iseult, qu'elle avait dévoré en une soirée et dont elle comptait refaire la lecture totale sur la route. Sur son ordinateur, elle avait choisi d'y glisser évidemment ce film français des années 40, version moderne de la légende des amants maudits, L'Eternel Retour. Comparer les deux oeuvres et mettre ça sur papier serait un bonus à son devoir. Très excitant qui plus est.
Livre terminé, mais encore du chemin, Cammy craignit l'ennui. La tête contre la fenêtre, elle avait alors fixé un casque sur ses oreilles, qu'elle avait branché à son ordinateur, lançant ainsi le film qui jurait avec celui qui avait été proposé aux élèves dans le bus. Les manga, ça n'étaient vraiment pas son trip, hormis le genre des Studios Ghibli, pour tout âge. Elle pouvait déjà sentir les regards étranges qui se profilaient à son attention, de par les occupants des sièges alentours. Peu lui en chaut après tout, il y a bien plus important à prendre en compte que le jugement des autres. Ah ! Si encore cela était aussi simple que de le dire... Mais, emportée dans la bichromie de cette merveille cinématographique, les minutes suivantes, le monde matériel avait perdu de son importance.

Presque deux heures plus tard, Jean Marais et Madeleine Sologne encore frais dans sa mémoire, prenant aisément les traits de Tristan et Iseult, l'intellectuelle se saisissait de son bloc note A4 et de son crayon à papier, son matériel fétiche pour écrire le squelette de son exposé, puis la rédaction du brouillon, bien entendu soigné. Le calme était étonnant, évidemment, le bus était à l'arrêt. Pause. Le trajet en était à peine à la moitié, lui avait dit le conducteur. Parfait, elle ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin. A part peut-être pour une pause pipi/repas. Le moment de sortir son bento.
Dix minutes plus tard, alors que les élèves s'esclaffaient en se dégourdissant les jambes, l'étudiante était déjà en train de gratter sur sa feuille, taillant régulièrement son ustensile dans le taille crayon usb (petite merveille technologique, mais pas vraiment discret puisque lumineux dès lors qu'on l'utilise). La petite Australienne passerait ainsi le reste du trajet à écrire, terminant même son devoir, une trentaine de pages manuscrites plus tard, à quelques kilomètres de l'arrivée. Elle aurait pu achever son récit écrit plus tôt si elle n'avait pas eu la nécessité de reposer sa main, victime de crampes à de très nombreuses reprises. Dans ces moments là, elle collait ses doigts sur la vitre, le froid aidant à calmer la douleur.

Ce qui était regrettable, c'est que maintenant qu'elle l'avait achevé, elle n'aurait quasiment rien d'autre à faire à l'auberge, lors des temps libres, notamment avant le coucher. Elle savait que des tâches ménagères seraient de rigueur, ce qui était courant au Japon, même à l'école. Des binômes étaient prévus, elle découvrirait le sien plus tard. Du moment qu'elle ne tombait pas sur un drôle d'hurluberlu, comme... hum, autant ne pas y penser ça pourrait lui porter malheur, ce qui ne changerait pas de d'habitude. Pour l'heure, il fallait quitter le car. Elle fut la première. Bientôt, le troupeau se resserrerait non loin d'elle.

Les lieux étaient tels qu'elle l'avait imaginé, en même temps, elle avait fait des recherches sur le Web avant de donner sa décision quant à sa participation. C'est qu'elle avait hésité. L'idée et le financement venant du comité, elle n'avait pas trop confiance. Mais l'Event de Pâques de l'an dernier s'était bien passé, alors elle s'était laissé tenté cette fois. Et pour le moment, elle ne regrettait pas, si elle ne comptait pas le voyage. Avançant vers le bâtiment cosy, elle tenait d'une main ferme sa précieuse valise vintage - elle a en horreur ces "trolley" sur roulettes absolument dépourvus de charme - tandis que son cabas reposait sur son épaule opposée. Le groupuscule d'élèves passa en chahutant devant elle, avec en tête Dorian et son air hautain et courroucé, tout à fait "lui". Soupirant, elle stoppa sa marche se faisant aussitôt bousculer au point dans perdre l'équilibre. Chutant dans la neige sur l'avant, elle eut juste le temps de lâcher son précieux bagage pour se receptionner sur les mains. Elle entendit des rires qu'elle préféra ignorer. Ca commençait bien.
Alors qu'elle tentait se trouver la meilleure position pour se relever sans trop glisser, elle vit une ombre passer devant elle, puis une main tendue. Relevant la tête, elle sourit au CPE qui l'aida à se redresser. Quelques mots échangés à la volée, - Pas de bobos, Miss Logan? - Tout va bien, merci Saitô-san.. - et l'homme l'accompagna jusqu'au point d'accueil tout en portant les biens de l'Australienne en plus des siens. Bien que la jeune fille n'aimaient pas les armoires à glace, il lui était forcé de reconnaître que cet homme bien bâti était bien sympathique et galant, chose plutôt rare à l'Académie.
Quelques instants après, elle laissait ses affaires avec regret, puis déposa ses bottines dans un des casiers qui restait de disponible. Une balade suivi, laissant la jeune fille s'émerveiller du cachet ambiant, de tout ce décor qui faisait de cette auberge l'endroit idéal pour quelques jours de repos.

Son sourire s'effaça net aux dernières paroles du maitre des lieux. Forcément, c'était trop beau. La réaction de Fatalys faisait écho à ses propres pensées. Il était hors de question qu'elle se mêle à cette bande d'ado boutonneux, en tenue d'Eve. Alors que tout le monde se dirigeait vers les vestiaires, elles retint une personne par le bras, un membre du comité (Aka ou Andy ;) ) et prit la parole de façon tranchante.

- Je ne sais pas d'où vous vient cette idée idiote, quoi qu'il en soit, j'ose espérer que tu ne me feras pas l'affront de m'imposer ça, n'est-ce pas ?

Le regard noir et plein de sous-entendu, elle lâcha prise. Cette personne avait sa part de responsabilité quant aux ennuis que s'était attirés injustement Cammy presque deux ans plus tôt, à la suite d'un vent de rebellion qui avait soufflé à l'Académie, et la pauvre jeune fille avait été prise dans un engrenage infernal à la suite de cela, compromettant ainsi son avenir et surtout, bouleversant à vie ses rapports avec autrui.
Elle tourna les talons et se dirigea vers le propriétaire de l'auberge. Elle s'inclina auprès de lui et reprit la parole d'un ton calme et détaché.

- Je souhaiterais connaitre l'emplacement de ma chambre, s'il vous plait.

L'homme semblait mal-à-l'aise, les consignes étaient strictes. Il secoua la tête et s'excusa. Cammy se tourna, furibonde, posant les mains sur les hanches.

- Tu es du Comité, je suppose que si tu lui donnes ton accord, ma requête sera accordée ? Il y aurait plutôt intérêt car je ne bougerai pas d'ici.

Elle croisa les bras sur sa poitrine, se tenant raide comme la Justice.
Quelle ironie.

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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Lun 27 Fév 2012 - 19:39

« Tsu, » lâcha Andy d’un air réprobateur. « Tu ne chantes pas, là, tu fais semblant. »

L’intéressé lui lança un regard vaguement contrit, quoique peu concerné, tandis que Quinn se coulait sur le siège libre entre eux deux.

« ‘Faut dire qu’entre toi et Aka, on se sent forcément un peu pathétique ! » fit-il remarquer en ébouriffant joyeusement les cheveux d’Andrea.

Le jeune lui lança un regard faussement surpris.

« Quoi ! Tu insinues que je fais trop de bruit ?

- Je n’insinue rien, sweetheart. Je constate. »

Dépité, Andy se tourna vers Akane et, s’emparant de son téléphone portable, monta légèrement le son de la musique.

« ‘Faut tout faire soi-même, hein ! » protesta-t-il avant de se mettre à chanter à tue-tête, avec une justesse tout à fait approximative.

Voilà pourquoi Andrea aimait les voyages scolaires. À Seattle, il n’avait jamais eu l’occasion n’en faire – il fallait croire que les établissements qu’il avait fréquenté n’étaient pas vraiment portés sur la chose – mais il s’était toujours figuré de franches rigolades dans le fond d’un bus, et il n’était pas déçu.

« Dites donc, au fond, calmez-vous un peu ! » lança une voix depuis l’avant du bus, coupant court au concert improvisé.

Aïe. C’est vrai. Qui dit voyage scolaire dit aussi, malheureusement, accompagnateurs.
Bah. Une fois sur place, rien ne serait plus simple que de les semer. Et puis, il était l’instigateur de ce voyage, tout de même ! Il méritait bien un peu de liberté.





« S’qui’s’passe ? » grogna Andy en ouvrant un œil.

Le bus s’était ébranlé une dernière fois, marquant le fin du voyage, et Akane – dont l’épaule lui avait servi d’oreiller une partie du voyage – commençait à s’agiter, tentant visiblement de le virer de là.

« On est arrivé, Andy-de-mon-cœur ! » chantonna Quinn et déposant un baiser sur sa joue dans une attitude pseudo maternelle complètement surjouée.

Andrea s’ébroua puis, s’emparant de son sac à dos, s’élança hors du bus, soudain parfaitement réveillé.
Devant lui s’élevait le mur d’enceinte de l’Onsen, percé d’un élégant portail traditionnel japonais, avec son toit pointu et ses portes de bois.
Derrière se découpait la façade du bâtiment principal ; élégante, tout en panneaux de bois, elle correspondait en tout point à l’image qu’il pouvait se faire d’un tel endroit.





Le sourire aux lèvres, Andrea se laissa porter par le flot des élèves, laissant son regard s’attarder brièvement sur chacun d’entre eux. Il avait beau avoir constitué les binômes et les chambres, il ne connaissait pas la grande majorité d’entre eux et n’avait de ce fait qu’une hâte : pouvoir enfin mettre des noms sur tous ces visages curieux.
Lorsque Hiroyuki Kikuyama, le gérant de l’Onsen, avec qui il avait négocié pour ce séjour, se présenta à eux, il fit d’instinct un pas en avant, en compagnie de Quinn, Tsu et Akane, et des deux adultes qui les accompagnaient.
Jetant un coup d’œil en arrière, il esquissa un sourire à l’idée de ce qui attendant maintenant les élèves. Il ne savait plus vraiment qui avait proposé ça, mais l’idée était proprement machiavélique. Oh, bien sûr, il se doutait qu’il y aurait des mécontents, mais il aimait à croire qu’il n’y avait rien de mieux que de commencer le séjour en créant la surprise.

Et la surprise était clairement au rendez-vous.

Andrea s’amusait à comparer les réactions : surpris, enthousiasme, révolté ; chacun semblait prendre la chose à sa manière. Il n’eut cependant pas le temps de les suivre, car une main venait de lui empoigner le bras.

« Je ne sais pas d'où vous vient cette idée idiote, quoi qu'il en soit, j'ose espérer que tu ne me feras pas l'affront de m'imposer ça, n'est-ce pas ? »

Oh-oh. Celle-là ne trouvait visiblement pas la surprise à son goût. Euh. Oups ?

Il se tourna vers elle, l’air contrit, pour découvrir un visage qui lui était vaguement familier. Hum… N’était-ce pas là Cammy Logan, la fille qui avait été portée disparu l’année dernière ? Andy se mordilla la lèvre, de plus en plus embarrassé. Les pro-directeurs le lui avaient bien assez fait savoir : sa disparition était directement liée à leur petite rébellion, à lui et à la joyeuse troupe du FLPCB. Oh, bien sûr, eux-mêmes avaient largement payé leur écart de conduite, mais il n’avait pu s’empêcher de haïr encore davantage le directeur quand il avait su qu’il avait puni injustement certains élèves. Et, quelque part, il s’en était aussi voulu, affreusement, de se savoir en partie coupable de cette injustice.

« Euh… On a pensé que ça pourrait être drôle. » lâcha-t-il du bout des lèvres, les yeux fixés sur ses pieds.

Mais Logan ne l’écoutait visiblement plus : elle était allée se planter devant Kikuyama-san et, s’étant inclinée avec distinction, avait demandé :

« Je souhaiterais connaître l'emplacement de ma chambre, s'il vous plaît. »

Devant son refus, elle revint vers Andy, qui se tassa légèrement sur lui-même devant son air furibond.

« Tu es du Comité, je suppose que si tu lui donnes ton accord, ma requête sera accordée ? Il y aurait plutôt intérêt car je ne bougerai pas d'ici. »

Il y eut un bref silence, tandis qu’Andrea considérait la chose. Il avait été décidé, avec le reste du comité, qu’aucune exception ne serait faite. Pourtant, là, tout de suite, il avait bien envie d’accepter. Tsu et Quinn ne pourraient probablement pas comprendre, mais Akane avait participé avec lui à la « rébellion », et savait donc aussi bien que lui le tort qu’ils avaient, involontairement, causé à la jeune fille.

« Okay, lâcha-t-il avec un petit soupir. J’en parlerai à Akane, je pense qu’il comprendra. À deux, on devrait pouvoir convaincre les autres… »

Il se tortilla un instant sur place, mal à l’aise, tandis qu’elle commençait déjà à s’éloigner.

« Logan ! » appela-t-il.

Elle se retourna pour le toiser durement, et il se mordit à nouveau la lèvre.

« Je suis désolé. » lâcha-t-il simplement, incapable de trouver quoi que ce soit de plus pertinent.

Il se retourna aussitôt, peu désireux d’affronter encore le regard accusateur de Cammy, et contempla un bref instant les portes des vestiaires, par lesquels il fallait passer pour accéder aux bains.

Bon, songea-t-il. C’est parti !





[Deuxième post à venir =) Je n'en avais prévu qu'un seul, mais j'ai eu envie de rebondir sur l'intervention de Cammy ♥ Et du coup, la suite dépendra de si elle décide de répondre à ça ou pas ^__^]

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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Dim 4 Mar 2012 - 1:12

Une réponse qui se fit tarder un peu trop pour Cammy, bien que le silence instauré devant la détermination de l’étudiante fût bref. Elle haussa un sourcil puis enfin entendit la réponse qu’elle espérait. Enfin, elle se contenta de ce « okay » forcé, démontrant une réponse à contrecœur. Elle ignora le reste et tourna les talons vers le propriétaire de l’établissement qui inclina la tête, s’apprêtant à accompagner Cammy vers ses quartiers.
Stormfield n’en restait pas là : il interpella la demoiselle avant que celle-ci ne prît congé. L’esprit encore courroucé, elle pivota lentement sur elle-même, pour…toiser durement le rebelle. Que pouvait-il ajouter ? Baisser les yeux ne devait pas être dans les attributions du garçon, du moins pas du genre de ce type d’individu. Elle observa cette lèvre qu’il mordillait. Nerveux ? Allait-il lui sortir une réplique cinglante pour lui prouver que le dernier mot lui revenait de droit ? Si c’était le cas, elle était prête à dégainer de bon gré sa fameuse recette de la mandale australe.
Pourtant, à sa plus grande surprise, il n’en fut rien. Mais alors, des excuses ? Près de deux ans après les faits ? Et puis cette façon de les prononcer, aussi simplement que ça avant de lui tourner le dos pour s’en aller. C’en était trop.

Elle ne put s’en empêcher… Elle éclata de rire. De façon convenable bien entendu, mais avec le lourd silence qui venait de s’instaurer, c’était un peu comme si elle criait. Après tout, la situation ne portait pas à rire bien entendu. Peu importait le prix qu’il avait dû payer avec ses complices en conséquence de leur acte de révolte ce matin là. De la boule de neige qu’ils avaient crée, s’était formée une avalanche, avec tout l’effet dévastateur qui pouvait en découler. Cammy s’en était remis à elle-même, puis grâce à sa volonté, et à divers soutiens pour le moins étranges, elle avait remonté cette pente.
Alors de simples excuses sorties de nulle part…

- Stormfield !

Voix rude et sèche. Rire envolé. Juste avant que l’interpellé ne passe les portes menant aux bains.

- Ne t’excuse pas uniquement pour avoir bonne conscience, ça serait le comble de l’impolitesse, et de l’irrespect. Ce qui est fait est fait, il n’y a pas de retour en arrière possible. Et si tu as le cœur lourd, je dirais que… telle est la Loi du Talion.

Simple réciprocité. Mais peut-être que Cammy se fourvoyait, mais dans ce cas Stormfield serait le pire hypocrite qu’il lui avait été donné de rencontrer. Dans tous les cas, elle n’avait plus rien à rajouter. Ou presque.

- Sur ce, bonne baignade.

Juste une pique cynique. Rancoeur.
Tournant à son tour les talons, elle suivit donc Kikuyama jusqu’à ce qu’on l’amène à sa chambre. Elle découvrit ainsi le nom de ses colocataires, tout comme ses tâches. Installation des futons, rien de plus simple. Et son binôme étant…

Elle pensait que le pire était passé. La simple lecture de ce nom lui provoqua des palpitations. La bibliothèque, le toit qui s’effondre sur eux, le dédale dans les sous sols des bâtiments abandonnés de Keimoo. Elle lâcha le papier qui lentement piqua vers le sol.

Noahki Saigara.

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MessageSujet: Re: Bienvenue, chers hôtes   Dim 1 Avr 2012 - 16:38

Oui mais voilà ! Aussi belle était la distraction, ça ne suffisait pas. Cameron avait beau être venu pour penser à autre chose, éventuellement se reposer mais surtout changer d'air, les blablas incessants de ces jeunes le mettaient sur le qui-vive. Même en fermant les yeux, il ne réussissait pas à s'imaginer seul car ces bambins faisaient des remous qui lui chatouillaient la peau. Ce n'était pas désagréable mais ça avait pour effet de le distraire, et donc de le ramener à la dure réalité. Son envie d'escapade prenait le large sans lui ...
Mais un instant ... au fond, qu'est-ce qui le dérangeait réellement ? Étaient-ce ces cris qui finalement parvenaient à le faire penser à autre chose ? Ces têtes inconnus qui lui faisaient bien comprendre qu'il n'était plus dans son quartier ? Ou bien cette ambiance d'hiver mêlée de vapeurs chaudes ? ... Sincèrement ? C'était un peu tout ça. Ne pas se rappeler cette vie qu'il tentait d'échapper pour un week-end, ça voulait dire se rapprocher de celle qu'il avait quitté pour toujours.

[ ... ]

WaterTown, Dakota du Sud.


"Hey Cam, il parait que ton père est encore à l'hosto ?"
  • On peut vraiment rien te cacher, toi.

Que voulez-vous sincèrement répondre à ça ? Ce n'était que la vérité au fond ! A boire comme il le faisait depuis quelque temps, c'était forcément ce que devait arriver. Mais ce n'était déjà plus le problème de Cameron. Son adolescence s'était terminée depuis quelques années déjà mais ses potes eux, ils étaient toujours là, prêts à démarrer au moindre signe. Qu'est-ce qu'il les aimait quand même.
L'indifférence du jeune Américain ne les choqua même pas, Cam n'était pas rentré chez lui depuis longtemps, la mort de sa mère l'avait fait fuir et ce n'était pas avec des menaces paternelles qu'il allait revenir en courant. La vie n'était pas facile dans le coin, les rumeurs faisaient le reste. Tu bois une foi, t'es alcoolique jusque dans les journaux. Aussi, pour éviter d'être dénigré sur une réputation qui n'était pas la sienne, le brun faisait en sorte depuis des années d'être le pire cancre de la ville. Sa bande avait déjà des sacrés coups à son actif, ils n'étaient pas connus partout mais ce n'était qu'une question de temps.
Ce soir, tout allait changer. Il y avait ce bar, situé en plein centre-ville, qui rayonnait la nuit avec ses lumières affriolantes. Les 3/4 des branchés du coin se rendaient là-bas en soirée (un peu moins en journée) pour contempler ces filles dénudées sans plus et consommer sans modération. Au départ, Cam et ses potes avaient eu le droit d'y rentrer, tous excités par ce qu'ils allaient découvrir mais après quelques verres, la nature humaine refait surface et ils avaient vite été mis à la porte. 2 fois. Ce soir, c'était règlement de compte.

[ ... ]

Rouvrant les yeux et constatant qu'il se trouvait toujours en plein milieu de ce bain public, Cameron esquissa un sourire avant de passer sa main sur son visage. Ce souvenir ne remontait pas à très loin mais c'était déjà trop. Sa vie lui manquait, ses pots aussi. Taylor ... Ce soir-là, elle avait été une vraie tigresse et bien qu'elle était la seule fille à se battre, elle n'avait pas fait honte à son grand-frère. Ils avaient réussis, saccagés les lieux jusqu'à ce que la police ne soit prévenue. Bannis de la ville puisqu'ils étaient en cavale, ils s'étaient fait discrets quelque temps avant de revenir en force sans jamais se faire attraper. Aujourd'hui, les enjeux n'étaient plus les mêmes, les risques étaient au moins 10 fois plus gros mais les gains tellement plus jouissifs. Certes, sa vie, ses fréquentations et ses potes lui manquaient, mais il avait pourtant tout ce qu'il voulait. Ou presque.

Relevant ses jambes, il s'appuya dessus pour se redresser et accepta avec plaisir le peignoir que lui tendit l'employée. Perfect timing. L'enfilant aussitôt car le temps se rafraichissait à peine sorti du bain, Cam chaussa les sandales prévues à cet effet et quitta les lieux en direction de sa chambre. Solitude ? Non, éloignement tout simplement. Les petites batailles d'ados, ce n'était plus pour lui.


---> Les chambres.
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