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 Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS]

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MessageSujet: Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS]   Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS] EmptySam 23 Oct 2010 - 20:08

[Quartier Bougu]


Dorian se réveilla en sursaut. La sueur perlait sur son front et ses fins cheveux collaient à son visage. Quel horrible cauchemar il venait de faire. Il passa une main tremblante sur son front chaud bouillant. Hier soir, il avait passé la soirée avec cet inconnu brun, qui l'avait aidé malgré lui à se sortir d'une mauvaise passe. Il regarda sa montre "8h30". Il était largement temps de se lever. Si Feu son père l'avait vu dans cet état, à cette heure tardive, toujours dans son lit, il se serait sûrement prit quelques bons coups de cravaches amplement mérités. Il sortit de son lit, maussade. Sourcils froncés, traits tirés, membres courbaturés, son humeur noire était déjà au rendez-vous de si bon matin. La journée risquait d'être encore pleine de rebondissements...

Il prit une douche longue et relaxante. Il avait beaucoup de mal à s'habituer à la nourriture d'ici, et son estomac lui envoyait des douleurs lancinantes. Il avait beau demander à Al' d'être un peu plus Arabe, voire même Français, dans sa façon de cuisiner, le pauvre étranger n'arrivait pas à trouver les ingrédients qu'il fallait. Le Japon n'était-il pas un des pays qui contenait le plus de restaurants 5 étoiles ? Il ne devait pas être si difficile de trouver de la nourriture qui ne vous envoie pas aux toilettes juste après ! Il se sécha rapidement, préférant laisser ses cheveux sécher naturellement et enfila un jean et un T-shirt noir, il n'avait pas envie de prendre 20 mn pour enfiler un kimono aujourd'hui, il n'était pas d'humeur.
A peine sortit-il de sa chambre que le Pou lui sauta dessus, quémandant à manger. Il l'attrapa au vol, et le caressa tendrement. Il n'y avait qu'avec cet animal inutile et dépravé que Dorian avait tissé un lien presque humain. Il lui parlait, lui racontait ses journées et le caressait dès qu'il en avait l'occasion. Il arriva en bas, Al' n'avait pas l'air d'être là. Il fourra son nez dans le frigo mais ce qu'il vit lui donna des nausées et des aigreurs d'estomac. Il referma la frigo et but un grand verre de jus d'orange histoire d'avoir quelque chose dans l'estomac. Son chat hurla à la mort, tellement il semblait avoir faim. Dorian prit ça pour une requête et accrocha une petite laisse à son animal apprivoisé.

"Ok, allons-y..."

Pour la première fois depuis qu'il était arrivé ici, Dorian allait faire ses "courses" lui-même. Non pas qu'il s'adoucissait mais plutôt qu'un bon bol d'air frais lui raviverait sûrement l'humeur dont il devait faire allégance pour son post au sein de Keimoo et pour sa réputation dans le Quartier Hebi. Ici, il n'y avait que des riches et que des idiots se croyant plus intelligents que tout le monde, alors il n'aurait pas de mal à se faire une place, mais il se devait d'entretenir son imposant égocentrisme.
Marchant avec une fière allure, il laisse son Pou décider de l'endroit dans lequel, il souhaiterait entrer et ce fût une sorte de petite confiserie. Plutôt rustique mais bien entretenue. Les décorations étaient simples, pas criardes, juste simples, tout comme la propriétaire d'ailleurs. Ni moche, ni jolie, entre les deux. De taille tout à fait normale, elle arborait juste un sourire merveilleux et une chaleur humaine qui plût instantannément à notre arabe même s'il ne le montra pas. Il fit exprès de ne pas la regarder pendant qu'il jetait des regards dédaigneux mais intéressés sur les produits qu'elle exposait. L'odeur de sucre et de différentes varietés d'accompagnements sentaient bon dans toute la pièce. Il sentit son estomac se nouer d'impatience. Il ne vit pas une jeune fille blonde arriver derrière lui. Il ne prêtait pas attention aux autres et même s'il l'avait vu entrer, il ne l'aurait sûrement qu'à peine regardé.

Il se dirigea vers la caisse, son choix était fait ! Il prit son chat dans ses bras et salua poliment la vendeuse. Il n'avait rien à lui prouver et elle n'avait pas à lui faire de concurrence déloyale alors il pouvait la respecter en bonne et dûe forme. Il prit ensuite la parole, de façon calme, posée et qui imposait le respect et le silence :

"Je vous prends cette petite sucrerie à l'ananas et celle qu'il reste juste là." Il esquissa un souire particulièrement mesquin et rajouta, d'une voix assez snob et hautaine, "Je ne sais pas trop ce qu'il y a dedans mais mon chat semble particulièrement intéressé."

La jeune vendeuse était déjà en train d'emballer le premier gâteau lorsqu'elle entendit la fin de sa phrase. Elle fut apparemment choquée d'apprendre que son gâteau qu'elle faisait sûrement avec amour, serait donné en patûre à un chat. Elle releva les yeux et le dévisagea. Elle resta muette. Dorian était ravi, sa petite phrase avait eut l'effet espéré, il ne pouvait pas s'empêcher de torturer les gens, même s'ils n'avaient rien qui puisse les relier à sa vie. Il haussa un sourcil, mimant l'attitude de quelqu'un qui ne comprenait pas ce qu'il se passait. Il caressa la tête de son chat et avoua :

"Allons allons... Je vais vous payer alors il vous ait bien égal de savoir dans quel estomac vont finir vos sucreries, non ?"

La Vendeuse ne pipa mot, sûrement qu'il avait touché juste et puis elle ne se permettrait pas de mettre en rogne un client, il en jouerait de sa réputation. Elle termina les deux paquets. Il sourit aimablement et paya, satisfait. Il ne la remercia pas, c'était pas dans ses habitudes. Il se retourna pour partir et se retrouva enfin nez à nez avec la jeune et jolie Blondinette qui était entrée tout à l'heure. Il releva la tête, ne fit pas franchement attention à sa tête mais remarqua tout de même qu'elle semblait plutôt contrariée... Il s'en ficha... Après tout, ce n'était pas son problème à lui...


Dernière édition par Dorian Fatalys le Jeu 20 Juin 2013 - 19:22, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS]   Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS] EmptyLun 22 Nov 2010 - 18:31

Spoiler:
 


    * La sueur est là, perlant sur les corps brûlants et les visages, malicieuse. Une femme gémis, un homme soupire et deux cœurs s'emballent à l'unisson comme si les deux jeunes protagonistes courraient un cross, ou quelque chose dans ce genre. Comme s'il faisait de l'endurance en fait. Le garçon a les yeux rivés sur le visage de sa douce partenaire, déformé par le plaisir alors que celle ci garde ses paupières mi-closes. Le dernier moment de plaisir et tout deux s'affalent sur la matelas avant de s'endormir dans les bras l'un de l'autre.

    * Le réveil de l'homme vient alors qu'un rayon de soleil joueur vient caresser les doux cheveux couleur du soleil de l'étudiante qui n'est autre que la célèbre mannequin et élève populaire, Irydessa de Plessis Bellière. Sora Vassili se lève et se rend à la cuisine, où il prépare alors un copieux petit déjeuner pour sa partenaire nocturne et pour lui même. La demoiselle s'éveille enfin, nullement étonnée de ne pas être dans sa chambre, alors que le beau brun la rejoint sous la couette après avoir déposé un plateau aux pieds du lit. Irydessa sourit alors et tout deux ramènent le plateau vers eux afin de pouvoir déjeuner, tout en papotant joyeusement. Enfin presque, Irydessa étant profondément touchée par le râteau mémorable que Lun Marv lui avait mis, quelques temps plus tôt.

    * Leurs corps étant nus tout les deux, la luxure reprend bien vite possession de la chambrette, après que les deux amants aient déposé le plateaux sur le sol, leur déjeuner étant terminé. Les gémissements reprirent alors, comme durant cette nuit où leurs corps n'avaient fait qu'un.

    "- Tu ne t'arrête donc jamais, Sora ?" dit elle avec un léger accent Allemand-Autrichien qui lui collait à la peau depuis toujours.

    "- Avec toi, je n'en ai aucune envie ma belle..."

    * Les deux jeunes gens se connaissent depuis quelques mois maintenant. C'est dans un bar qu'ils avaient fait connaissance avant de finir la nuit dans le lit du jeune homme. Depuis, ils couchaient ensemble quelques fois. Les coups d'un soir ? Les amants ? La belle Irydessa du Plessis Bellière connait plutôt bien le "système" puisqu'elle a souvent recourt à cette pratique. Moins que plusieurs étudiants de Keimoo peut-être, mais quand même. Penser au plaisir empêche totalement de penser au reste. Et des choses à oublier, Iris en a des tas.

    * Une envie de sucrerie. Il est presque quatre heure de l'après midi maintenant et P.I.B se promène dans les rues et regarde les boutiques décorées en prévision de la fête d'Halloween qui sera bientôt là. Finalement, l'Autrichienne entre dans la confiserie du centre ville et regarde les rayons, cherchant une délicieuse sucrerie à déguster.

    * Son choix est fait après de longues hésitations et l'étudiante s'avance vers la caisse afin de payer. Une boite accroche son attention et la jeune femme décide de demander à la vendeuse de l'ajouter à son paquet de confiseries. Il ne reste plus qu'un bonbon, espérons que le jeune homme qui la précéde ne le prenne pas... Zut. Il le veux pour... son CHAT !!! Le mec est fou, ou quoi ?

    * La vendeuse le regarda alors ahurie mais finit par se laisser convaincre et lui donna le bonbon, l'emballant avec le gâteau qu'il avait, semble t il, choisit pour lui même. Irydessa était mécontente et ne comprenait pas du tout comment il était possible de donner ces confiseries faites maison à un animal de compagnie. C'était aussi stupide que si la jeune femme offrait des frites à son Beretta. Maugréant, la demoiselle le regarda de travers lorsqu'il se retourna, paquet en main, pour quitter l'établissement.
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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS]   Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS] EmptyDim 28 Nov 2010 - 19:01

Il fit quelque pas tout en se dirigeant vers la sortie mais s'arrêta dans son élan. Tout de même, la jeune fille le regardait d'un air désormais plus que contrarié, et cette attitude était tout sauf plaisante. Il n'appréciait guère que quelqu'un le dévisage de cette façon, sans raison apparente aucune et surtout sans dire quoique ce soit... Il gratta le menton de son chat et lui murmura quelques paroles amicales, avant de le reposer à terre et de revenir sur ses pas. Il arborait une confiance en lui indémontable et un sourire de victoire écrasante. Au moins, la jeune femme avait réagi à son intervention, il en était plus que satisfait.
Il se posta devant elle, sans chercher à s'annoncer ou à s'excuser. Il était là, alors elle devrait s'en accoutumer. Rien n'était aussi important que la présence de Dorian devant elle. Avant de dire quoique ce soit, il se mit en tête de la détailler du début à la fin.

Elle était blonde, mais pas un blond discret et fade, non un blond d'une beauté assez rare, il était doré et brillant tel l'or des sables égyptiens. Un régal pour les yeux d'autant plus que ses cheveux étaient soyeux et adorablement peignés. Ils étaient longs et parsemés de bouclettes toutes plus courbées les unes que les autres, elle ressemblait à une princesse dans un conte de fées. Dorian sentait monter en lui une sorte d'enthousiasme grandissant au fur et à mesure qu'il la détaillait sans honte. Son visage, outrageusement maquillé selon les goûts de Dorian était fin et docile malgré la ride de rage et de mépris qu'elle offrait. Sa peau était d'une blancheur délicate et froide. Dorian se sentit soudain enivré d'un besoin de toucher cette frêle créature qui se trouvait juste devant lui. Evidemment, elle était petite et jeune, très jeune même, elle pourrait très bien être une de ses élèves à l'Académie mais ici dans cette boulangerie, qui s'en souciait. Qui plus est, elle était jeune mais pas démunie. Elle avait l'avantage d'être généreusement aidée par la nature. La robe légère qu'elle portait mettait ses courbes en valeur et faisait ressortir la poitrine imposante de cette jeune proie. Dorian était à deux doigts de lui faire comprendre qu'elle était une aguicheuse des plus perverses quand il se souvint dans quel endroit il était. Il toussota pour se sortir des idées malsaines qu'il avait déjà en tête.
Elle ne ressemblait en rien à son ex-femme et c'est sûrement ça qui faisait tout son charme. Elle semblait désormais contrariée d'être ainsi reluquée. Alors Dorian plissa légèrement des yeux et posa son pouce et son index sur l'extrêmité de son menton, lui relevant légèrement la tête par la même occasion. Leurs visages étaient à peine à quelques centimètres l'un de l'autre et le petit cri légèrement gêné qu'étouffa la vendeuse signifiait clairement qu'elle aurait déjà fondue si elle avait été dans les bras de Dorian à ce moment là. Après tout, il était vrai que son charme en avait déjà usé plus d'une. Il était parfait. Revenant à sa petite brebis allumeuse, il demanda :

"Serait-ce que vous le vouliez ?"

Il avait utilisé la formule de politesse pour lui parler, ne négligeant pas que même s'il était jeune et fraîche, elle restait une inconnue. Macho jusqu'au bout des doigts, il respectait quand même la jeunesse. Elle pourrait être son élève et cette evenutalité lui fermait quelques portes. N'attendant pas la réponse de la demoiselle, il arracha la papier du fameux gâteau qui intéressait le chat et la jolie blondinette. Il sentait bon, mais il était assez difficile pour Dorian de savoir quels ingrédients avaient été mis dedans. Il mordit dedans, de façon curieuse et moqueuse. C'était pas mauvais. Il cassa un petit morceau qu'il donna au Poux qui se régala et enfin reporta son attention sur la demoiselle. Il lui tendit le reste du gâteau sous le nez, et rajouta :

"Je vous autorise à mordre dedans mais après... vous devrez me faire le plaisir de m'accompagner chez moi"

Il n'y allait pas par quatres chemins. Il savait ce qu'il voulait. Une nuit. Simplement. Il n'avait pas envie de la connaitre, pas envie de savoir qui elle était, pourquoi elle était là, ni son opinion sur la vie et sur les hommes, il voulait son corps, sa peau, ses cheveux. Il la voulait elle, ou plus précisemment, il voulait qu'elle se donne à lui. Si elle refusait, il n'irait pas la rechercher, mais elle le regretterait sûrement longtemps. Si tôt dans cette journée, dans ce jean délavé et ce t-shirt noir, Dorian était incroyablement sexy. La courbe de ses épaules et la finesse de son corps bronzé accentuait sa taille imposante et cette allure détendue qu'il affichait lorsqu'il marchait. Il était juste... désirable. Ses longs cheveux fins s'accordaient parfaitement à son visage et il n'y avait que cette attitude d'homme narcissique qui pourrait faire fuir la demoiselle. Mais elle avait le choix. Attendant sa réponse, il posa son doigt en plein milieu du gâteau avant de le mettre pile poil sur son front. Il s'approcha délicatement, comme s'il allait goûter un morceau de cette jeune fille mais changea d'avis au dernier moment... Il voulait juste la mettre en appétit... Il se recula, cassant le charme et questionna, méprisable :

"Alors ?"
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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS]   Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS] EmptyJeu 2 Déc 2010 - 15:21


    "Je vous autorise à mordre dedans mais après... vous devrez me faire le plaisir de m'accompagner chez moi"

    * Il n'était généralement pas normal de faire ce genre de proposition sans arrières pensées. Pourquoi donc un homme inviterait il une jeune femme à venir chez lui, si ce n'est pour la mettre dans son lit ? Y avait il d'autres possibilités que celle-ci, sincèrement ? Non. Il était clair que ce drôle de personnage désirait simplement passer du bon temps en couchant avec la jolie mannequin. Il rêvait.

    "Alors ?"

    * Irydessa du Plessis Bellière écarquilla les yeux, choquée par une telle proposition. Pour qui se prenait donc ce rustre ? Cet homme, qui semblait être bien plus âgé que l'étudiante était complétement fou et son sous-entendu était des plus déplacé au gout de la jeune Autrichienne. Ce manque d'éducation avait de quoi ennuyer la jolie princesse, habitué aux bonnes manières, qui lui avaient étés enseignés durant bien des années.

    * Les hommes étaient de plus en plus mal élevés visiblement. Aujourd'hui, ils n'hésitaient pas à draguer outrageusement la gent féminine, dans le seul but de les mettre dans leurs lits. Autrefois, il y avait un vrai jeu de séduction où l'homme essayait de se faire aimer par sa dame. Aujourd'hui, les gentlemans étaient devenu des voyous manquant cruellement de tact, une chose que la jeune Keimoodienne regrettait amèrement. Il était tellement meilleur de courtiser une femme avant de la mettre sous sa couette. Mais visiblement, cet homme avait raté quelques cours de savoir faire avec les filles d'Eve et d'Adam.

    * Les vieilles traditions se perdaient. Où peut être que les manières de la belle Irydessa du Plessis Bellière étaient trop Européennes pour ce pays et ces habitants. Quoique même dans les pays à l'ouest du Japon, les hommes ne se comportaient pas mieux que ceux d'ici. Simplement, la jolie blonde l'ignorait, tout simplement. N'ayant grandis que cinq ans en Autriche, il était difficile d'établir une vrai comparaison. Mais il faut noter que malgré tout en Europe, dans certains pays, les hommes proposent une nuit d'amour à une demoiselle avec bien plus de classe que n'en avait eu celui-ci.

    * Les yeux bleus de la jolie femme aux cheveux d'or fixaient différemment l'interlocuteur impolie, le détaillant sous toute ses coutures, le regard glacial, fulminant intérieurement de l'audace de ce rustre. Mais pour qui se prenait il bon sang ? Croyait il réellement que toute les femmes tomberaient à ses pieds malgré ses mauvaises manière, simplement à cause de son beau fascié ? La belle Iris ne comprenait pas qu'il soit possible de manquer ainsi de respect à la gent féminine. Après tout, les damoiselles n'étaient pas que des morceaux de chair que les hommes pouvaient utiliser à leurs guise. Elles avaient des sentiments, des opinions et des envies... A l'égal des êtres masculins.

    * Mademoiselle du Plessis Bellière leva la main, les yeux exprimant toute sa colère. Une gifle claqua sur la joue de l'impoli qui avait osé être si irrespectueux envers la quart de sang Hongrois, surprenant quelques uns des témoins de la scène, bien que plusieurs jeunes femmes semblèrent approuver le geste de l'Autrichienne. Après tout, en manquant de respect au mannequin, il avait montré de l'irrespect envers toutes les filles d'Eves.

    "- Je ne suis pas une prostituée, mettez vous ça dans le crâne où, à notre prochaine rencontre, vous pourriez le regretter !" répliqua-t-elle aussi cinglante que possible ce fût.

    Le regard quelque peu mauvais, tant elle était en colère, Irydessa imagina avec délice combien il serait bon de soumettre ce pauvre crétin au supplice de l'arme à feu. Car évidemment, être menacé d'un canon offre bien plus de frayeur, de souffrance morale que le simple fait de se faire tirer dessus. Et en telle situation, on se doute que cet idiot ne ferait pas autant le malin face à la très belle blonde. C'est que la Miss pouvait être très effrayante avec un Beretta entre les mains... Comme toute personne tenant un revolver en fait...

    "- Enfoiré..." murmurât elle pour elle même.

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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS]   Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS] EmptyDim 5 Déc 2010 - 16:48

Alors que Dorian avait été on ne peut plus impoli et disgraçieux avec la jeune blonde qui se tenait devant lui, il avait déjà lâché prise et n'attendait pas de réaction de la demoiselle. Il pensait qu'elle ne répondrait pas puisqu'il avait juste joué un terrible jeu de séduction à sens unique. Il la trouvait fortement jolie certes mais il savait quand même -en homme charmant qu'il était- qu'une femme ne serait pas flattée par autant d'arrogance et de convoitises malveillantes. Il était intéressé mais pas idiot. Il avait donc déjà abandonné toute possibilité de réponse et son esprit vagabondait tranquillement sur d'autres courbes qu'il voyait passer au-delà de la vitrine ainsi que sur les feuilles joliment colorées qui tombaient des arbres. Bref, il était aux abonnés absents. Mais ce fut de courte durée. Contrairement à ce qu'il avait pensé, la demoiselle répondit. Et elle ne fit pas que répondre, Dorian était tombé sur une de ces lionnes sauvages qui protègent leur descendance, un vrai fauve enragé, une erreur de la nature, une des sept plaies de l'Egypte, la Peste en personne. Elle venait tout bonnement de le gifler, et pas du dos de la main, non non, une bonne vieille gifle que vous recevez quand vous avez fait une grosse grosse bêtise ou que vous avez vexé la gente féminine. Il revint à lui aussitôt, perturbé par cette attitude à laquelle il ne s'était pas attendu du tout. D'un, il avait mal à la joue puisqu'elle n'y avait pas été de main morte et de deux, il était terriblement désappointé et vexé de s'être ainsi fait humilié par une blondinette harpie de 12 ans à peine. Il porta la main à sa joue et reposa un regard fou de rage sur elle, qui était au comble de la haine puisqu'elle avait eut l'impression d'être prise pour une pute. Là Dorian tiqua, il comprit que ses paroles avaient été assez mal interprétées, ou plutôt qu'elles avaient été trop prises au sérieux. Et il était évident que son humour égyptien n'avait pas du tout été apprécié ici. Il frotta doucement sa joue et répliqua, tout aussi cinglant et de mauvaise humeur :

"Depuis quand le fait de demander à une femme de m'accompagner jusqu'à chez moi rime avec prostituée ?", il avait décidé de jouer sur les mots, les idées, de renverser la situation à son propre avantage. "Si vous avez pensé à des choses obscènes nous concernant alors c'est vous qui avez les idées mal placées ! Peut-être ai-je été trop direct, ça je le reconnais. C'est ma faute ? Soit ! Mais ne me jugez pas trop vite !" Il se retourna pour faire face en même temps à Irydessa, mais aussi aux différentes vendeuses, il se devait de toucher leurs coeurs, de leur faire comprendre qu'il y avait péril en la demeure et surtout grosse maladresse de sa part "N'avez vous donc aucun humour ? Le Japon serait-il devenu une puissance mondiale tellement riche en technologie qu'il se serait appauvri en ironie ?", puis il se retourna vers Irydessa, pour lui parler personnellement :

"Si vous ne voulez pas qu'un homme quelqu'il soit vous aborde, ne vous présentez pas devant lui dans cette tenue, avec ce maquillage et cette attitude. Vous ne vous rendez pas compte à quel point vous êtes désirable, et capable de faire tourner la tête à tous les hommes que vous voulez ?"

En parlant franchement, sans équivoque, sans obscènités, juste par flatterie et vérité, il espérait calmer sa colère et sa douleur, pour essayer d'arriver à un résultat plus sociable et plus adulte. Même si elle était encore une adolescente en crise. Hélas, lorsqu'elle murmura "enfoiré", même de façon discrète, à son égard, il comprit qu'elle ne lâcherait pas le morceau. Il lui saisit la main avec force et nervosité et lança, agaçé :

"Je ne me suis jamais permis de vous insulter alors respectez-moi Mademoiselle. En aucune façon, j'ai été impoli, vous en avez tiré vos propres conclusions. Si vous n'étiez pas intéressée, il vous suffisait de dire 'non', et je m'en serais allé en tout bien tout honneur. On aurait pas eu besoin de s'afficher en public dans un tel scandale ridicule ! Juste pour un gâteau ??"

Dans un geste de rage incontenue et de perte de contrôle de son attitude calme et sereine, il jeta le gâteau si délicieux à la poubelle. Après tout, il était insensé et même complètement gamin d'en arriver à ce résultat, juste pour un gâteau. Il soupira et reprit son chat dans ses bras qui faisait sûrement la gueule pour la petite sucrerie jetée avant d'être consommée. Le Poux, comme s'il savait son Maître en colère sortit les griffes et fut presque agressif envers Irydessa, il hissa ses poils dans un "Fff" frénétique. Dorian haussa un sourcil et demanda, ayant retrouvé une bonne partie de son calme hivernal :

"Il vous agresse... vous allez le frapper lui aussi ?"

Il savait bien quelle était la réponse mais c'était pour lui montrer que la violence ne résolvait pas tous les problèmes et qu'il était parfois inutile de réagir au quart de tour pour une simple malentendu. Personne n'était mort, personne n'était blessé -du moins physiquement- alors cessons là toutes les hostilités. Il y a des choses bien plus graves dans le Monde. Conscient de s'être lui-même laissé aller à l'emportement, Dorian prit le parti de s'excuser, en tant qu'homme, il se devait de le faire. Il regarda la belle emeraude sauvage et lui demanda, d'un ton amical et sincère :

"N'y a-t-il pas moyen d'agir en adultes responsables même si vous êtes visiblement plus jeune que moi ?", il se retourna une nouvelle fois vers les vendeuses, chat dans les bras, "... allons Mesdames, en gage de ma bonne foie et parce que j'ai jeté ce gâteau merveilleux dans votre propre poubelle, je vous invite toutes à prendre un café chez moi. Mon domestique est présent, il s'occupera de vous avec toute l'attention que vous méritez. J'habite la maison juste là, vous voyez ?" dit-il en pointant du doigt la magnifique demeure qu'il arpentait depuis plusieurs semaines maintenant. L'effet fut saisissant ; les vendeuses eurent le regard brillant à partir du moment où elles comprirent qu'il était très riche et sûrement puissant. Elles excusèrent même son arrogance passée et se mirent à rougir tout en faisant du surplace, imprécises sur le choix à faire. Dorian sentit qu'il n'était pas loin d'arriver à son but. Il était prêt à céder à tous les caprices de ses dames, rien que pour pouvoir revenir dévorer leurs succulentes sucreries dans un avenir proche, "Vous pensez vraiment que je vais attenter à votre intimité ? Un homme n'a-t-il plus le droit d'être un minimum Gentleman ?"

Ce fut le coup de grâce pour les serveuses, elles se mirent à parler toutes en même temps, prextextant qu'il n'avait rien fait de mal, que la gifle n'était pas méritée après tout et qu'elles seraient ravies de venir prendre le thé un jour de fermeture. Dorian acquiesca avec un sourire. Il était sincèrement ravi de s'être réconciliées avec elles. Il se retourna alors vers Irydessa et demanda, souriant :

"Et vous ? Toujours pas intéressé par le café ? Vous ne voulez pas rencontrer mon adorable serviteur Al' ? Je suis sûre que vous l'aimeriez. Si vous refusez, dîtes le moi simplement, sans esclandres et sans mise en scènes, et je m'en irais sans que vous vous en aperceviez. On ne se reverrait plus jamais, je vous le promets."

Il avanca de nouveau vers la porte, voulant laisser un espace à la Demoiselle, sans trop la forcer à répondre tout de suite. Il attendait une réponse, quelqu'elle soit. Il passa sa main sur le dos de son chat et murmura, tendrement, avant de passer la porte : "Désolé si vous vouliez ce gâteau..."
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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS]   Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS] EmptyMar 7 Déc 2010 - 1:56


    "- Depuis quand le fait de demander à une femme de m'accompagner jusqu'à chez moi rime avec prostituée ? Si vous avez pensé à des choses obscènes nous concernant alors c'est vous qui avez les idées mal placées ! Peut-être ai-je été trop direct, ça je le reconnais. C'est ma faute ? Soit ! Mais ne me jugez pas trop vite !"

    * Irydessa écoutait parler le jeune rustre, un sourcil arqué. Comment ne voyait il pas le rapport entre sa proposition douteuse et de la prostitution ? Cela y ressemblait fort et bien des demoiselles présentes étaient d'accord avec la jolie Mannequin. Son nom était chuchoté dans l'assistance, bien des gens reconnaissant la célèbre Autrichienne. Beaucoup l'admiraient pour sa grâce lors des défilés, d'autres simplement pour la notoriété de son père. Néanmoins, cela montrait combien elle était célèbre et donc, par extension, riche et puissante. Puissance... Qui est plus puissant qu'une jeune femme que deux états se disputent pour l'avoir comme Snipeuse ? Miss du Plessis Bellière n'eut pas le temps de répondre que le brun attaquait de nouveau, prenant les vendeuses et clientes à témoin.

    "- N'avez vous donc aucun humour ? Le Japon serait-il devenu une puissance mondiale tellement riche en technologie qu'il se serait appauvri en ironie ?"

    * L'occasion de répliquer, enfin. La mannequin ne laissa pas passer une telle aubaine, une si belle opportunité et répondit enfin à tout ce qu'avait dit l'homme au chat depuis qu'il avait reçut la gifle de la jeune et jolie étudiante. D'ailleurs ce geste ne pouvait pas lui avoir fait bien mal, si l'on excluait évidement les blessures infligées à son égo.

    "- C'est de la prostitution dans le sens où vous me proposez de manger ce gâteau à la condition que je vous accorde une visite dans votre demeure. Hors, en général, un homme ne propose pas innocemment de venir chez lui. Un inconnu, j'entends. Ils ont toujours une idée plus... sexuelle de la chose. Je ne suis pas dupe et loin d'être idiote. Un homme pense au sexe dans quatre-vingt-dix-neuf pourcent des cas où il invite une inconnue pour un moment dans son logement." La demoiselle prit une courte pause avant de reprendre. "Par ailleurs, peut-être ne l'aurez vous pas remarqué mais je suis Européenne." ironisa t elle. Il est vraie que la séduisante Iris n'avait rien d'une Japonaise. Son physique était typique de la suédoise, la norvégienne où encore la Danoise.

    "- Si vous ne voulez pas qu'un homme quelqu'il soit vous aborde, ne vous présentez pas devant lui dans cette tenue, avec ce maquillage et cette attitude. Vous ne vous rendez pas compte à quel point vous êtes désirable, et capable de faire tourner la tête à tous les hommes que vous voulez ? Je ne me suis jamais permis de vous insulter alors respectez-moi Mademoiselle. En aucune façon, j'ai été impoli, vous en avez tiré vos propres conclusions. Si vous n'étiez pas intéressée, il vous suffisait de dire 'non', et je m'en serais allé en tout bien tout honneur. On aurait pas eu besoin de s'afficher en public dans un tel scandale ridicule ! Juste pour un gâteau ??"

    * La jeune femme ne comprit pas vraiment ce que cet homme reprochait à ses vêtements qu'elle avait choisit très sobres. Arborant un jean couleur crème et une tunique en laine noire, la demoiselle n'avait pas souhaité être aguicheuse. Iry était séduisante de nature, qu'y pouvait elle ? Sa grâce naturelle la faisait resplendir aux yeux de la populace. Et son maquillage ? Elle n'en portait pas aujourd'hui, mis à part un peu de mascara.

    "- Au contraire, je crois que je me rend parfaitement compte de l'impact que j'ai sur la gent masculine."dit elle en sortant un magazine de son sac à main pour le mettre dans celles du jeune brun.

    * En couverture s'étalait une photo de la magnifique plante dans une élégante robe bustier de couleur noire dont la jupe était constitué de plume de cette même couleur. Un maquillage très discret et les cheveux lâchés en cascade sur ses épaules donnaient un air angélique à l'Autrichienne. Un gros titre tapait à l'œil : *Défilé Plessis&Bellière, les plus belles tenues*. Un autre titre s'étalait dessous, plus discret : *Et aussi, Irydessa du Plessis Bellière, découvrez ses secrets modes.*

    "- Mais je crains fort de en rien pouvoir y faire. Je ne vais pas demander pardon à tout les hommes de la terre simplement parce que je suis relativement jolie et bien faîte. Je n'ai pas choisit les atouts que m'a donné Dame Nature figurez-vous. Par ailleurs, pour mon impolitesse, j'ai pris votre proposition comme une insulte. Donc, dans un sens, à mon idée, c'est vous qui aviez ouvert les hostilités..."

    * Le chat du jeune homme sembla être mécontent de voir son maître jeter le reste de confiserie dans la poubelle du magasin et sous les murmures surpris de l'assistance, qui prenait partie pour l'un ou pour l'autre des deux protagonistes, l'animal sortit les griffes et hérissa le poil en fixant Irydessa.

    "Il vous agresse... vous allez le frapper lui aussi ?"

    "- En temps que fervente militante militante pour la PÉTA je ne me le permettrait pas... Il ignore de toute façon ce qui nous oppose. S'il se montre agressif, c'est tout simplement parce que les bêtes réagissent par rapports aux sentiments qu'elles ressentent chez chaque être humain."

    * Cet homme ne connaissait il définitivement pas la célèbre demoiselle ? Son nom faisait pourtant couler de l'encre dans la presse : militante pour la PÉTA, militante contre les Maladies Sexuellement Transmissibles, marraine et ambassadrices de plusieurs associations caritatives, ambassadrice de la marque Plessis&Bellière qui appartenait à son père, mannequin pour Dior, Victoria's secret et la marque familiale et enfin icône de la mode. Iris était loin d'être une inconnue pour le grand public et ce depuis sa naissance. Son visage avait circulé partout sur la toile et les affiches publicitaires, tout comme on avait pu le voir sur de grands panneaux préventifs, puisqu'elle avait posé pour une affiche sur le SIDA dans le but de sensibiliser la populace. Son corps nu avait également était vu et revu puisque la belle l'avait laissé voir, seins cachés par un bras et cuisse voilant son intimité, orné du slogan : Je préfère défiler nue qu'en fourrure. De plus, la mort de sa mère avait fait les choux gras de la presse : impossible de ne pas connaître son visage.

    "- N'y a-t-il pas moyen d'agir en adultes responsables même si vous êtes visiblement plus jeune que moi ? Allons Mesdames, en gage de ma bonne foie et parce que j'ai jeté ce gâteau merveilleux dans votre propre poubelle, je vous invite toutes à prendre un café chez moi. Mon domestique est présent, il s'occupera de vous avec toute l'attention que vous méritez. J'habite la maison juste là, vous voyez ?"

    * Un murmure parcouru l'assistance. La richesse évidente de cet adulte faisait sensation auprès de la gent féminine. Mouai, elles étaient sacrément superficielle au goût d'Irydessa. Additionner un bel homme avec de l'argent et voilà que ces dames tombaient à genoux. La séduisante étudiante aux cheveux solaires leva les yeux au ciel. Iris aussi avait de l'argent bien plus que de besoin. Cependant, elle n'en faisait pas ainsi l'étalage, contrairement à son "rival".

    "- Vous pensez vraiment que je vais attenter à votre intimité ? Un homme n'a-t-il plus le droit d'être un minimum Gentleman ?"

    * Les vendeuses se mirent à jacasser de plus belle, finissant par décréter, pour la plupart, que la gifle n'était pas mérité. Pourtant, il est certain que la belle avait eu raison de défendre ainsi des valeurs qui lui tenaient à cœur, même s'il y avait eu méprise, comme semblait vouloir le faire croire l'homme aux cheveux chocolats. Iris ne résista pas bien longtemps à l'envie d'exprimer haut et fort ce qu'elle pensait du comportement de ses congénères.

    "- Je vous trouve bien superficielles Mesdames. Il suffit que cet homme expose sa richesse à vos yeux pour que vous lui pardonniez tout. Mais vous semblez oublier une chose : aussi haut que l'on puisse s'asseoir dans la société, on en reste pas moins un homme... Avoir de l'argent ne fait pas le bonheur, je en le sais que trop bien. Et cela n'efface pas nos défauts. J'aurai honte si j'étais vous, de réagir comme vous l'avez fait lorsqu'il a montré sa demeure et parlé de son employé."

    * Un murmure se fit entendre et beaucoup rougirent, conscientes que la séduisante mannequin avait tout à fait raison. Évidemment, Iris fut contente de l'effet que produisait son petit discour car après tout, il fallait bien redescendre un peu sur terre.

    "- Et vous ? Toujours pas intéressé par le café ? Vous ne voulez pas rencontrer mon adorable serviteur Al' ? Je suis sûre que vous l'aimeriez. Si vous refusez, dîtes le moi simplement, sans esclandres et sans mise en scènes, et je m'en irais sans que vous vous en aperceviez. On ne se reverrait plus jamais, je vous le promets."

    * Il se mettait en avant et Irydessa n'aimait pas vraiment cela : "Et patati et patata et moi ci et moi ça, et ma maison, et mon domestique..." La jeune femme aussi avait des gens à son service, mais elle ne l'étalait pas ainsi pour épater la galerie devant tout un magasin. Et des maisons, villes, employés etc, Dieu sait que Miss du Plessis Bellière en avait un bon nombre.

    * C'est ce moment que choisit Mathieu, le garde du corps Hongrois de la séduisante populaire, pour entrer dans la confiserie. Aussitôt, il questionna la jeune femme d'un regard pour s'assurer que tout allait bien et lui tendit finalement un téléphone, en lui expliquant brièvement de qui provenait l'appel, bien qu'il n'en évoqua pas les raisons.

    "- L'Empereur du Japon, sa majesté Akihito, désire s'entretenir avec vous Milady."

    "- Fort bien Mathieu, je vais prendre l'appel."

    * Sortant quelques minutes pour s'entretenir avec le dirigeant du pays du soleil levant, afin de ne pas êtres dérangée, la jeune femme qui s'en alalit quérir un lieu calme jeta un regard en direction de son dragueur. Après quelques minutes passées dehors, la demoiselle retrouva la chaleur de la confiserie. La vie semblait avoir repris son cours maintenant car vendeurs et clients avaient recommencés à vendre, acheter et flâner dans les rayons.

    * Iris du Plessis Bellière posa son regard sur Mathieu et put voir qu'il surveillait Dorian avec une grande attention, nullement dissimulée. C'était son travail de surveiller toute personne qui serait susceptible de s'en prendre à la jolies mannequin étudiante. Les yeux bleus de la jeune populaire finirent par se poser à nouveau sur Dorian. Quelques instants, Iry resta muette, réfléchissant encore à la nouvelle proposition que lui avait faite le charmant inconnu. Se décidant finalement à donne rune réponse, la quart de sang Hongrois prit la parole :

    "- Je suis d'accord pour un café. A condition que mon garde du corps vienne avec nous."

    * Garde du Corps. Peut-être était-ce la preuve la plus irréfutable de la richesse et de l'importance de la famille Plessis Bellière. Ce n'est pas par prétention que la belle blonde avait employé ce terme. Mais il fallait bien fournir une explication au fait qu'elle souhaitait la présence de Mathieu. Bien évidemment, il ne serait pas prudent d'accepter l'invitation de l'homme sans que l'employé de Monsieur Plessis Bellière suive sa maîtresse.

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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS]   Chapitre 4 : "Mante Religieuse" - [CLOS] EmptyMar 11 Jan 2011 - 16:35

Le flot de paroles qui se déversa suite à son petit test de changement de personnalité lui scia les jambes. Mauvaise idée. La jeune femme n'avait pas la langue dans sa poche, au grand dame des pauvres oreilles de notre infirmier. Il avait tenté de gagner ses faveurs en se faisant passer pour un homme poli, courtois, respectueux et profondément choqué et désolé. Ce qu'il -en l'occurence-, n'était pas du tout. Cette attitude lui avait arraché des cris du coeur et lui avait fait perdre une centaine de points dans sa côte de popularité personnelle. Il se décevait. De plus, il était actuellement contraint d'écouter, ou du moins de faire semblant, la demoiselle qui pensait qu'il était utile et sûrement sain pour sa propre réputation, de répondre. Croyez-vous vraiment ?
Il fixait un point de l'autre côté du trottoir, se grillant une clope en même temps, désireux de trouver la moindre existence d'un quelconque plaisir dans le fait de se trouver ici en cet instant précis. C'était difficile, il fallait l'avouer. Les crissements sonores qui parvenaient à ses oreilles rendaient son esprit flou. Il ne captait que quelques bribes de paroles donc il ignorait la provenance... C'est ainsi qu'il capta les mots :

- Européenne
- PETA

Il resta assez stoïque et passif quant à leur sens dans un contexte sûrement instructif. Peut-être la belle avait-elle dit qu'elle était Européenne. Aaahh, c'était pour ça que... que... que rien. Dorian se massa le front avec son pouce et son index, il n'en avait que faire des religions, coutumes, traditions et autres origines ethniques dont lui faisait part la moitié des gens d'ici. Qu'est-ce que ça pouvait bien changer ? Il ne lui avait pas adressé la parole parce qu'elle était chinoise, polonaise ou bien turque !! Elle avait un beau fessier, simplement. Il esquissa un sourire suite à cette conclusion des plus diaboliques. Sa côte personnelle remontait. Son esprit reprenait le dessus.
Ensuite, il y avait cette histoire de PETA. Une association apparemment. Pour les animaux. Il haussa les sourcils, dans un "Mmh..." significatif. Disait-elle cela pour défendre le Poux ? Semblait-il maltraité ? Les récentes marques qui ornaient son somptueux pelage ne lui étaient pas dûes. Il venait à peine de le recueillir l'animal. Mais... de quoi on parle là ? On s'en fout également des animaux. Si c'est tout ce que la sauterelle trouvait à dire, il ferait mieux de tailler son chemin vite fait, bien fait. Il avait à faire à une psycopathe en puissance. Et puis sa cigarette était presque terminée.

Pourtant... ce fut à ce moment là que la blondinette poussa un semblant de discours moralisateur aux serveuses de la confiserie. Dorian n'en écouta qu'un morceau mais retint surtout un passage : "Avoir de l'argent ne fait pas le bonheur, je ne le sais que très bien.". Aaah et bien voilà. Tout le problème était là. L'évidence même lui sauta aux yeux. Comment n'avait-il pas pu le remarquer plus tôt ? Il était évident qu'une fille si jeune, si naïve et tellement sur la défensive, ne pouvait être.... qu'une adolescente en crise. Elle débordait d'argent mais elle n'était pas heureuse. Les trois quarts de la Terre donneraient Père et Mère pour obtenir un centième de sa fortune, et seraient sûrement 100 fois plus heureux qu'elle. Si toute cette richesse ne lui convenait pas, alors pourquoi l'exposer ainsi ? Pourquoi adopter cette attitude si snobe et si prude, tout en osant prétendre qu'elle n'était qu'une simple fillette exemptée de prétention ? Elle respirait la dépression à des kilomètres et était l'archétype même d'une adolescente mal dans sa peau et tellement choyée qu'elle ne connaissait rien aux vrais plaisirs de la vie.
Dorian écrasa sa cigarette et tout en la fixant froidement dans les yeux, sans sourire, sans sympathie aucune, et sans préjugés par rapport à l'éternel différence homme/femme, il lui rendit la conclusion psychologique à laquelle il était parvenu :

"Votre comportement montre votre besoin d'attention..."

Mais, contre toute attente, la jeune femme avait tout de même accepté le café.
...
Quel café ? Ooh non. Dorian se frappa le front, il avait passablement oublié sa demande précédente quand tout était devenu clair en lui. Arrf, la boulette. Il allait devoir se coltiner une adolescente instable pendant tout un moment Expresso... et son... son garde du Corps. Dorian se masqua discrètement la bouche. Il avait envie de rire. Sincèrement. Un garde du Corps, de nos jours, c'était tellement ringard. Elle était au Japon et dans une vulgaire boulangerie d'un Quartier riche, en quoi était-elle menaçée de quelque chose ? Et puis, c'était qui cette fille d'abord pour oser se trimballer sasn honte avec un Gorille en costume ? Withney Houston en pleine répétition de BodyGuard ? Elle vivait dans un rêve. Même les politiciens devaient avoir les idées plus claires que cette enfant. Pendant un court instant, Dorian faillit lui tapoter la tête pour lui faire comprendre qu'elle pouvait retourner dans son pays de Cendrillon.
Toute cette arrogance le dégoûtait et au fond de lui même, il espérait que ce n'était pas comme ça qu'il était perçu vis à vis des autres, sinon il préférait mettre lui-même fin à ses jours tellement ce comportement était odieux. Elle n'avait pas besoin de dire qu'elle était riche et membre de je n'sais quelle association débile et inutile, elle respirait déjà toute cette fanfreluche. Une poupée de cire dans un corps humain. Le flot de paroles s'arrêta enfin. Il lâcha un profond soupir qui pouvait passer pour une résignation aux yeux de la demoiselle qui n'avait rien vu de son caractère exacerbé. Un mal de tête récurrent lui secouait les tempes, assez violemment. Elle avait réussit à le mettre en pétard. Il leva les yeux vers elle.

"Je ne sais pas ce que vous vous êtes mise dans la tête, mais ce n'est QU'UN café. Vous savez, un de ces trucs qu'on boit tout en discutant simplement ?"

Il posa une main sur sa hanche, conscient que ses paroles risquaient de dépasser ses pensées et que c'était pas son rôle de jouer le tuteur d'une adolescente. Elle ne lui mettrait pas en plus sur le dos, le fait d'avoir ruiné ses rêves d'enfants. Il reprit, désireux tout de même, d'y aller en douceur :

"... et puis... je ne sais pas du tout qui vous êtes ; mais franchement, après cette discussion charmante en votre compagnie, j'avoue que... je m'en fous royalement."

Il avait été aussi doux qu'il pouvait l'être à cet instant. Elle savait qui il était lui ? Non, et alors ! Il n'allait pas en faire un plat. Dorian n'avait pas le complexe de Narcisse, il ne s'aimait pas au point de tomber amoureux de son reflet mais cette petite en prenait la bonne voie. Elle risquait fort de se brûler les ailes en apprenant que quelqu'un sur cette Terre ignorait son existence. Mais il allait falloir faire avec, parce qu'il y a aussi des gens qui ont une vie et qui n'ont que faire de la vie des autres.
Revenant soudain à la réalité cauchemardesque qui l'entourait, il repensa à son odieuse proposition de café. Bon hélas, la parole était dîte, il n'allait pas non plus leur dire non maintenant. Ce serait ingrat, et Dorian était peut-être malpoli et peu courtois, mais il n'était pas non plus sadique. Les Brandy bourgeois et gâteux n'étant pas sa tasse de thé, il préféra le signaler tout de même au jeune couple -qui ne s'assume pas-, qui restait planté là, à attendre que le café leur tombe sous le nez :

"Bon euh... qu'il vienne. Mais je vous préviens, que ça ne se transforme pas en goûter pour enfants, ou en réunion de fifilles pourries gâtées avec toute cette clique, sinon restez ici... tous les deux."

Il les fixa, d'un air mauvais en tentant de voir si le message était bien passé. Il ne faisait plus du tout attention à eux. Son rôle s'était élevé. Il soupira une nouvelle fois, blasé de devoir leur indiquer sa demeure chérie. Il fit juste un signe de tête, tout en reprenant la route, accompagné d'une nouvelle cigarette et de sa saloperie de chat...

[Suite au Loft de Dorian - Quartier Hebi]
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