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 My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]

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HAN Yun-Jin
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MessageSujet: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Mar 23 Fév 2010 - 23:47

      - '' Si ma partenaire ne me plaît pas, je sais où revenir ... "


    Déclara-t-il en laissant courir son doigt sur la mâchoire de la jeune fille. Il la dépassa, sans la quitter des yeux, marchant à reculons. Puis enfin il entra dans la salle des fêtes. Il déposa sa lourde cape au vestiaire et marcha d'un pas léger, se faufilant à travers la petite foule. Que de costumes, diantre ! Certains étaient complètement bluffants, d'autres pas assez soignés pour masquer leur identité, mais tous beaux.
    Une scène sur la droite, un buffet au fond, et des tables rondes pour un dîner en tête à tête. Sincèrement, Yun-Jin n'aurait jamais imaginé vivre ça et participer à ça dans sa vie, lui qui était tellement terre-à-terre qu'il risquait une intoxication au silicium se sentait comme un poisson dans l'espace : pas du tout à sa place. Mais fort heureusement, son costume lui permettait d'être celui qu'il voulait, et donc de se transformer en poisson de l'espace à loisir. C'était assez irréel comme sensation, se trouver au beau milieu de gens tous costumés et sur leur 31 comme si la chose était tout à fait naturelle. Une St Valentin pas comme les autres, ça c'est sûr.

    Certaines filles étaient vraiment sexys, il aurait bien aimé tomber sur elles. Ah tiens au fait ..... Qui était donc sa Belle ce soir? Pitié, pas d'extravagance, pitié, pas de froufrou et de rose. Il ouvrit la carte. OUF non, Merci Dieu tous puissants de Keimoo. Une jeune fille à la chevelure de feu, dans une robe simplissime. Élégance et chic, rien qui ne pouvait mieux convenir au coréen. Il jeta un regard alentour. Pas de demoiselle ressemblant à la photo. Il fit le tour de la salle mais non. Bon, elle ne doit pas encore être arrivée. Il se rapprocha du buffet, mains croisées dans le dos, il inspecta la nourriture : des chinoiseries, magnifique, en accord avec le thème de cette soirée. Pour autant il n'avait pas faim. Il aurait préféré boire. Champagne par exemple, cela faisait bien longtemps. Il chercha des yeux si, sur la table, quelque chose ressemblait à des verres de champagne. Oui ! Terrible. Mais pas tout de suite. Être ivre avant même d'avoir découvert sa partenaire, quel manque de sobriété. Aussi, il se retourna vers le reste de la salle, où commençait à arriver plus de monde. Peut-être sa belle inconnue. Son regard fut accroché par deux lasers verts.


      **........ whouaa ..... **


    Il en resta coi. Il mit quelques secondes à se rendre compte que cette personne était un homme tellement il était .... séduisant, désirable .... érotique. Son masque à plume bleues ne faisait qu'ajouter au mystère, il se déplaçait avec grâce, avec aplomb, toute une conduite assurée. Magnifique. Son cœur battait la chamade. Il détourna la tête, se rendant compte qu'il fixait cette personne depuis un moment. Trop longtemps. Ne souhaitant même pas réfléchir sur ces sentiments ambigus, il prit le premier verre d'alcool qui lui tomba sous la main, en le bu cul sec. Oh pouah .... Un cocktail immonde. Il n'en reprendrait pas, pour sûr ! Et tandis qu'il pestait intérieurement sur les goûts de chiottes de ce comité des fêtes, s'essuyant la joue d'une larme ayant échappé à ses yeux, il la vit.

    Elle était encore mieux que sur la photo. Il vissa son chapeau sur sa tête, et remit un peu son jabot en place : direction la belle Rousse.


      - Young Lady, permettez-moi d'humblement vous demandez d'être ma cavalière ce soir,


    formula-t-il tout en saisissant doucement la main de la jeune fille et de lui faire une baise-main. S'il participait à un bal, autant jouer le jeu jusqu'au bout.


Dernière édition par HAN Yun-Jin le Lun 15 Mar 2010 - 3:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Mer 24 Fév 2010 - 0:51

    Elle entama sa coupe de Kir puis s’éloigna gracieusement du buffet. Il lui fallait marcher avec prudence car déjà, elle apercevait des éclats de verres sur le sol. Ce n’était guère étonnant. Mine de rien, porter un masque avait pas mal d’inconvénients : les angles. La petite Australienne regarda aux alentours les tenues des différents étudiants de Keimoo. Elle se rendit compte que la plupart des costumes étaient très extravagants et qu’au final, elle était plus susceptible de se faire remarquer dans cet accoutrement. Les minutes passèrent et toujours personne. Avait-elle eu finalement plus de chance qu’elle ne l’avait espéré ? Après tout, elle avait du s’inscrire à la dernière minute… Peut-être n’y avait-il plus de cavalier… Si seulement c’était le cas…

    - Mademoiselle ?

    Elle se retourna vivement, croyant qu’il s’agisait de son compagnon inconnu… Mais non. Il s’agissait de l’homme qui l’avait accueillie.

    - Oui ?

    Il n’était pas question cette fois de se laisser perturber ! C’était certes embarrassant, mais pas question de passer pour une mijaurée !

    - Ne vous éloignez pas trop du bar…sinon votre Valentin ne saura vous trouver… Ce qui serait, il faut bien l’avouer, un véritable gâchis…


    Cammy déglutit. Elle prit une bouffée d’air, puis sourit au bel homme. Il fallait se faire violence !

    - Seriez-vous en train de me faire du charme, Monsieur ?
    - A défaut de pouvoir vous séduire… Cependant, il faut quand même que vous rejoignez le bar.


    Cammy avala une deuxième rasade de Kir sans pouvoir détacher ses yeux de ceux de l’homme.

    - Très bien. A plus tard, peut-être…


    Elle lui sourit et s’éloigna vers le lieu précédemment nommé. Son cœur battait la chamade. Elle était elle-même surprise de l’audace dont elle avait fait preuve. Elle regarda sa main, comme elle avait coutume de faire lorsqu’elle avait la sensation qu’on portait un regard sur elle.
    Soudain, cette même main se vit happée par une autre. Elle leva les yeux vers son propriétaire qui déjà, avait pris la parole.

    « Young Lady, permettez-moi d'humblement vous demandez d'être ma cavalière ce soir… »


    Elle l’observa avec un regard surpris, qu’elle dissimula aussitôt. Une tenue extravagante, un chapeau haut de forme particulièrement original, comme sa veste. Il était….ridicule. Mais s’exprimait avec une grâce qui heureusement lui sauvait la mise. Décidant de jouer le jeu, elle fit une rapide révérence tout en arquant ses lèvres, en un sourire discret.

    - Avec plaisir, Mister Caroll…

    Evidemment elle avait aussitôt songé au chapelier fou de Lewis Caroll. Elle raffolait de l’histoire d’Alice aux Pays des Merveilles. Le Chapelier n’était pas son personnage préféré. Elle préférait de loin, le Lapin Blanc. Comme elle, toujours la sensation d’être en retard. Ou plutôt de perdre son temps.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Mer 24 Fév 2010 - 5:46

    La demoiselle lui fit une petite révérence et son sourire témoignait de son accord. En même temps, il valait mieux, parce que sinon, ils se serraient chacun retrouvés seuls. Il serait alors purement et simplement parti. Il lui lâcha la main.

      -Avec plaisir, Mister Caroll…


    Il fit entendre un petit rire. Oh, bien, elle connaissait. Il n'était pas tombé sur une idiote. Il suffisait de savoir si elle avait un caractère intéressant et alors il saurait si la soirée allait bien se passer ou s'il prendrait vite congé.

      - Je vous en prie, appelez-moi Lewis. Et vous, serez-vous Alice ? Ou est-ce qu'un autre nom vous conviendrait mieux ?


    Que leurs identités soient préservées. Attendant sa réponse, il glissa sa main dans sa veste pour y trouver le cadeau. Enfin c'est ce qu'il pensait. Il tâta ses autres poches, le reste de sa veste, celles du pantalon ... Nada. Raah !!

      - Alors ça c'est fâcheux. J'aurais juré avoir mis le cadeau dans ma poche de veste. Si vous voulez bien attendre une seconde...


    Il la laissa au bar, slaloma entre les invités costumés en direction du vestiaire. C'est pas vrai quelle tuile. C'est vraiment pas sérieux ça !! Il espérait que l'écrin serait dans la poche de sa cape sinon il était bon pour une autre déconvenue. Il fit la queue, plus longue qu'à son arrivée. Il entendit diverses conversations, deux filles parlaient avec entrain d'une de leur proche qui avait une peur panique du vendredi 13 - Tiens une victime de paraskevidékatriaphobie, pensa Yun-Jin, il serait intéressant de voir s'il n'y avait pas des liens avec son histoire personnelle. Peut-être une transition phase orale/phase annale trop marquée ? Ou un syndrome de .... STOP ! Stop, stop stop. Pas les cours. Apprendre à ne pas réagir en otaku de la psychologie. Il s'obligea à s'intéresser à autre chose, et surprit une autre conversation qui n'avait aucun lien direct avec la psychologie : un concours de baisers. Paraîtrait-il que les membres du comité, à moins que ça ne soient les employés avec les ailes, observent les invités et notent qui embrasse qui. Etait-ce vraiment plausible ? Il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus avant, son tour venait. Il récupéra sa cape une seconde et sentit le paquet sous la main. OUF !

      - Nom d'une cacahouète ! Quelle épouvante !


    Soulagement. Il n'aurait vraiment pas apprécié une telle erreur. Il rendit la cape, ayant pris soin de prendre l'écrin bien entendu, et retourna vers le bar, espérant que sa cavalière ne se soit pas vexée de cette attente. Il y avait encore plus de monde, les couples se formant, d'autres, jeunes filles déguisées, attendant encore que ces messieurs masqués viennent se présenter à elles.

    * * *

    Quelques minutes plus tard, Yun-Jin était de retour auprès de la belle rousse.

      - Vraiment désolé.


    Il se mit d'aplomb et lui tendit l'écrin. C'était un présent neutre, anonymat oblige, mais de qualité, et joli, selon lui. Restait à savoir si elle allait apprécier.

    Spoiler:
     

    Le bijoux venait directement de Corée, moins décoré et précieux que ceux fabriqués pour les costumes traditionnels, mais il n'allait quand même pas mettre des mille et des cents pour une inconnue. Une musique, une valse, première de toute la soirée, se fit entendre. Ah. Zut, est-ce qu'elle avait envie de danser ? Ou bien, est-ce qu'elle n'aimait pas ça ? Yun-Jin se dit que la majorité des filles aimaient danser, mais danser avec un gars au chapeau bizarre ? Moins peut-être. Il repoussa la décision, essayant de voir dans son comportement si elle désirait ou non se lancer sur la piste.
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Jeu 25 Fév 2010 - 0:01

    Effectivement, Cammy pouvait s’imaginer au Pays des Merveilles avec tous ces personnages de contes de fée dont elle raffole et qui tournent autours des deux jeunes gens… Mais pour l’instant, elle observait particulièrement le Chapelier qu’elle appellerait donc Lewis. C’était mieux ainsi. Et puis « Chapelier » c’est ridicule à donner comme surnom. Va donc pour Lewis. Avant de prendre la parole, elle le vit farfouiller dans ses poches… ses multiples poches…Avait-on idée de se vêtir ainsi aussi ? A la limite, si les poches étaient factices, ça lui aurait rendu la tâche plus facile de trouver ses affaires…

    - Hum…Alice. peut-être. Tout comme elle je me sens un peu perdue bien qu’émerveillée par ce que je vois passer depuis mon arrivée… Et avec votre compagnie, ça ne fait plus aucun doute, je me sens dans un conte fantaisiste, ou bien au pays des légendes… Mais que faites-vous donc ?

    Elle se sentait un peu offusquée du manque d’attention qu’il lui témoignait.
    - Alors ça c'est fâcheux. J'aurais juré avoir mis le cadeau dans ma poche de veste. Si vous voulez bien attendre une seconde...

    - Quoi ???


    Et en plus, il la faisait attendre !!! Pour un gentleman, il avait encore des cours de galanterie à prendre… Mais en bon Chapelier qu’il était, ce type était vraiment bizarre. Le voilà donc qu’il s’éloignait pour aller chercher « son cadeau ». Tu parles d’un présent. Une belle excuse pour filer à l’anglaise oui… Elle soupira longuement, se tournant à nouveau vers le bar pour réclamer une nouvelle consommation. Et sur qui fallait-il qu’elle tombe ?

    - Vous ?

    Il s’agissait du bel homme de tout à l’heure. Elle se sentit rougir une fois de plus mais lui décocha un sourire des plus charmants.

    - Décidément, vous êtes partout… Et ne me dites pas que je suis trop loin du bar cette fois ! De toute façon, j’ai enfin trouvé mon… Enfin, mon cavalier.


    Elle n’avait pas eu envie de dire « Valentin ». De toute façon, pour elle ce garçon n’était ni plus ni moins qu’un partenaire de mascarade.

    - J’ai remarqué. Il me semble être un homme charmant.


    Cammy regarda dans la direction où Lewis s’était éloigné, mais ne l’aperçut pas au milieu de la foule accumulée près des vestiaires.

    - C’est vous qui le dites. Premièrement, sa tenue est trop criarde et ridicule, mais en plus il me laisse en plan… Je me sens vraiment stupide. Je savais que j’aurais dû rester dans ma chambre…


    Elle se sentit un peu plus à l’aise. Ca lui faisait du bien de se lâcher. Le « pingouin » lui tendit une coupe, dont elle ignorait le contenu. Elle le regarda fixement puis accepta la coupe. Elle la porta à ses lèvres et but une bonne gorgée. Elle toussota.

    - Wah ! Qu’est-ce donc ?

    - Gingembre, champagne et chocolat. Le cocktail le plus enivrant, c’est notre sélection spéciale. Un jeune homme en a déjà consommé et regardez ses effets…


    Elle regarda un peu plus loin et vit un homme vêtu de fourrure et de velours. Il portait un masque de plumes bleue et rouge. Ses cheveux longs et brillants retombaient élégamment sur ses épaules nues. Cammy en fut impressionnée.

    - Oh… Il est beau.


    Elle tourna la tête. Son pingouin avait disparu. Elle fit une petite moue déçue, puis termina sa coupe d’une traite. Elle secoua la tête et sentit une chaleur envahir tout son être. Elle ferma les yeux et souffla un coup. Wow. Peut-être y avait-il autre chose que du gingembre du champagne et du chocolat dans le cocktail… Alors qu’elle ouvrit les yeux de nouveau, une autre personne lui fit face. Il s’agissait d’un homme, déguisé en pierrot. Il posa une main sur la joue de l’Australienne pour ensuite approcher ses lèvres des siennes. Réalisant ce qui aller se passer, elle le poussa violemment.

    - Non mais ça ne va pas ?!?!


    Et elle partit. Pas Cammy, mais sa main. Une gifle monumentale, colossale. Pendant un instant, le monde se figea autour d’elle. Elle leva les yeux au ciel tandis que le pierrot allait pleurer ailleurs. Elle s’apprêta à s’en aller, après tout Mister Caroll ne revenait plus et le Pingouin avait disparu. Pourquoi rester, surtout après ce qu’il venait de se passer ?

    - Vraiment désolé.


    Tiens donc, mais qui était de retour ??? Ne serait-ce pas son Chapelier ? Et si elle l’envoyait boire son thé ailleurs lui aussi ? Elle fronça les sourcils, prête à l’incendier, lorsqu’il lui tendit l’écrin. Alors ça n’était pas une excuse… Elle tendit le bras pour ouvrir la boite.

    - Oh…

    C’était magnifique. Elle s’attendait à une connerie, comme un bijou, une fiole de parfum, ou pire encore, un poème. Elle n’a rien contre les poèmes… mais pas dans ces circonstances. Non il s’agissait d’un objet de décoration de style asiatique, mais ça n’était pas Japonais. Ca ne semblait pas être Chinois non plus…

    - C’est vraiment charmant. Qu’est-ce donc, et d’où cela vient-il, Lewis ?


    Elle se rappela qu’elle avait elle aussi deux petites choses à lui remettre. Le présent fabriqué par les enfants de Keimoo, et sa petite babiole. Elle se sentait déjà ridicule à l’idée de lui offrir ce dernier item qui était bien moins original que ce qu’elle avait amené…



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Dernière édition par Cammy Logan le Ven 26 Fév 2010 - 18:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Jeu 25 Fév 2010 - 3:09

    Ce baiser avec cette belle inconnue avait eu le don d'augmenter un peu sa chaleur interne. C'était excitant tout ça, le mystère, l'audace qu'on peut en tirer.... Il n'avait pas revu le bel inconnu aux plumes bleues, et tant mieux. Dieu sait ce qui lui serait passé par la tête. Embrasser une inconnue, sans problèmes, il n'avait jamais froid aux yeux, mais un homme …. Nan. Juste nan. Trop peur des conséquences. ( Tu vas voir héhéhé ). Il porta le dos de sa main à sa joue, histoire de calmer le jeu.

    Il se doutait bien que laisser la demoiselle seulement quelques minutes n'allait pas forcément lui plaire, mais il lui fallait offrir son cadeau é_è. Il s'était dépêché pour ne pas la courroucer plus, ce ''Quoi??'' se transformant tout le long de son absence en une épée de Damoclès dangereuse. Heureusement que le courant passait assez bien, elle ne le rembarrait pas, elle acceptait même de jouer le jeu. Que demander de plus ?

    Elle fronça les sourcils. Pas bon signe, mais il allait se rattrapper. Les filles sont à l'honneur ce soir, comme toujours en fait. Et il commençait déjà à remonter la pente, en témoignait son Oh…Héhé, il était fier de son petit effet, mais n'en laissa rien paraître. Rien de plus goujât que de se vanter des cadeaux qu'on fait.


      - C’est vraiment charmant. Qu’est-ce donc, et d’où cela vient-il, Lewis ?


      - C'est un Norigae [Norigué], un élément indispensable aux tenues traditionnelles et nobles des coréennes. La plupart du temps, il est porté sur le haut de la tenue, mais certaines le mettent espièglement dans leur chevelure...,


    dit-il en désignant la coiffure de la rousse, qu'il trouvait absolument fabuleuse, autant par sa simplicité que par la couleur même des cheveux. Les coréens varient rarement de couleur, noir, bruns en mode naturel, mais le reste était la plupart du temps des couleurs artificielles. C'était plaisant de voir ce que la nature pouvait donner à chacun. Et il lui sourit, d'un sourire sincère. Il avait senti l'odeur de chocolat lorsqu'elle avait parlé. Avait-elle mangé quelque chose ?

      - Normalement, c'est une pierre de Jade, mais je pense que celui-ci est simplement en silicium. J'espère que la couleur vous plaît.


    Ceux en jade étaient hors de prix, et il aurait été déplacé de l'offrir pour un simple bal, ce genre de bijoux étant réservé pour les cérémonies officielles. Raisonnement fait, il commençait à avoir faim. Soif aussi, il aurait bien pris d'abord un grand verre d'eau pour l'atténuer, et un alcool pour le plaisir. Avaient-ils seulement de l'eau ? Quelques couples s'étaient mis à danser, s'en sortant bien, ou moins bien. Et aucun signe de la part de la demoiselle. Gah. Bon, d'après son feeling, elle était du genre à savoir ce qu'elle voulait et de ne pas en démordre. Bon, et bien face à un tel caractère, il vallait mieux la jouer en douceur.

      - Souhaitez-vous danser ? Je vous promets d'être bon cavalier. A moins que vous ne souhaitiez vous …


    Arg ! Un mot de vocabulaire manquant !! Vite vite vite …..

      - …. manger quelque chose ?


    Rah la peste soit les langues étrangères ! ! Elle aurait parlé coréen, il aurait pu lui parler avec charme. Et pour ponctuer tout ça, voire lui faire oublier son petit temps d'hésitation, il lui tendit la main, l'autre dans le dos, prêt à se plier tout entier à sa volonté. Il avait totalement oublié qu'elle aussi était censée lui donner quelque chose.

    [Voilà, c'est court, mais l'échange devant se produire, je ne peux pas faire mieux.]
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Ven 26 Fév 2010 - 23:16

    Ecoutant attentivement les explications de son cavalier, Cammy observa plus en détail le fameux Norigae. Bon, la couleur bleue de l’objet n’était pas du tout assortie à sa tenue, ni même à sa couleur de cheveux, mais peu lui importait. Elle tenait là un objet peu courant, hormis dans le pays distributeur. Il s’agissait donc de la Corée… Le Chapelier serait-il coréen ? Si tel était le cas, seule l’identité d’une personne lui venait à l’esprit. Elle en avait entendu parler par ses congénères de la section de psychologie lors de la précédente journée « Portes-Ouvertes » mais n’avait jamais eu l’occasion d’échanger quelques mots avec lui. Qui plus est, elle était incapable de se souvenir de son nom…ni même de son visage qu’elle n'avait aperçu que de loin. En plus, ce costume ne l’aidait pas à se faire une idée de sa véritable apparence.

    Elle le vit observer sa coiffure. Fallait-il qu’elle le portât dans sa chevelure ? Ça pouvait être charmant, le problème était qu’elle avait coiffé ses cheveux un peu n’importe comment pour donner cet effet débraillé qui contrastait avec son allure générale et rien ne pouvait tenir dessus. Elle décida donc de l’accrocher à sa bretelle. Ceci faisant, elle sentit que sa tête lui tournait. Les effets de l’alcool ? Ou de ce qu’il y avait dans le cocktail ? Elle commençait à avoir des doutes sur le bel homme de tout à l’heure. Parce qu’elle savait que ce n’était pas une coupe de Kir et un cocktail qui pouvait l’émécher à ce point… Elle avait chaud. Très chaud. Elle répondit à son Chapelier, pour donner le change. Il ne fallait pas qu’elle se laissât aller alors que la soirée ne faisait que débuter.


    - Oui, la couleur me plaît beaucoup Lewis, merci beaucoup…


    Il lui fallait faire autre chose. Si elle restait là à discuter, elle finirait par proposer à Lewis de se trouver un endroit où s’asseoir… Elle ne voulait pas se donner l’air de ne pas supporter l’alcool. D’une part, parce que c’était très impoli, et de deux ça pourrait mettre le Chapelier dans l’embarras. C’est alors que ce dernier lui proposa quelque chose de très intéressant alors qu’une musique d’origine européenne se fit entendre. Une valse hongroise !!! C’était parfait. Elle allait pouvoir mettre à profit ses petits cours de danse qu’elle avait pris lorsqu’elle devait jouer le premier rôle dans une pièce de théâtre dont l’histoire se déroulait à Vienne.
    Elle ne remarqua pas la difficulté d’élocution du jeune homme tant l’idée de danser lui plaisait.

    - Non, non, c’est une excellente idée. J’aime les valses.. Après le Menuet, c’est celle que je préfère.


    Elle regarda vite-fait la piste lorsqu’elle vit le mystérieux garçon de tout à l’heure danser avec un…Chaperon Rouge. Il semblait maîtriser le pas. De façon divine. La jeune fille semblait suivre correctement.

    - Et visiblement, je ne suis pas la seule à aimer la Valse… Bon c’est sûr que ce garçon a de l’allure et il me rappelle quelqu’un…


    Cammy, en grande curieuse qu’elle était, aimait tenter de savoir qui se cachait sous tel ou tel masque. Et même si la carrure et l’allure lui rappelaient un certain lycéen, elle chassa tout de suite cette pensée.

    - Non, je me trompe probablement. Ce n’est pas du tout son style.


    Elle poussa un petit rire. Elle se sentait euphorique. Elle s’adressa à nouveau à son Valentin, tout en farfouillant dans sa pochette qu’elle ne quittait pas.

    - Au fait, avant de nous mettre en piste, j’ai aussi quelque chose pour vous. Deux choses en réalité. Je vais commencer par le moins joli.


    Elle sortit de son sac un petit objet, un peu bête comme cadeau de « St Valentin » selon elle, mais qu’elle trouvait mignon. Et puis, elle n’allait tout de même pas lui offrir une babiole stupide comme toutes ces chochottes en jupons ? Bon…peut-être que si. C’était un peu « féminin » comme objet, mais bon, il avait intérêt à apprécier, sinon elle le plaquerait là, et elle irait à la recherche du Pingouin !
    Oh,mais à quoi pensait-elle tout à coup ?? Elle effaça ces pensées comme on pouvait chasser des mouches…mentalement bien entendu.

    - C’est bien moins original que le Norigae, je suis désolée… Faire des cadeaux à un inconnu, ce n’est pas trop mon truc…


    Elle tendit une petite pochette qui contenait un objet très apprécié des Nippons… (et évidemment, il a fallu qu’elle tombe sur un Coréen !)

    Spoiler:
     


    - C’est un Strap… Vous savez…pour les téléphones portables… Celui là représente, si vous ne connaissez pas, le Catbus de « Mon voisin Totoro » un superbe long métrage d’animation des studios Ghibli, du grand Miyazaki. Ce petit objet s’allume un peu avant qu’un message ou un appel retentit.


    Elle soupira. Elle se sentait un peu ridicule. Elle observa le Norigae. Et se sentit encore plus stupide.

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Dernière édition par Cammy Logan le Sam 27 Fév 2010 - 17:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Sam 27 Fév 2010 - 16:43

    Il l'avait cru résistante, un brin rebelle, et donc difficile à gérer pour toute une soirée, mais aux vues et sus de ses récentes réactions, il semblerait que ce ne fut qu'une attitude de premier abord. De quoi faire le tri, et tester un inconnu avant même qu'il ne puisse vous tutoyer. Belle technique. Comme présenti, elle semblait avoir un caractère du feu de dieu, ce qui promettait une soirée moins ennuyante que prévu. Il aurait supporté une potiche, car, on ne dirait pas comme ça, mais Yun-Jin est un gentleman. Cependant, ça l'aurait franchement peiné d'offrir un Norigae pareil à une fille qui ne le méritait pas. Tiens d'ailleurs, il avait envie de le dire.

      - Je suis content que ce soit vous qui l'ayiez. Ça m'aurait chagriné qu'une gourde l'emporte.


    Il la vit l'accrocher à sa bretelle. Bon, ça n'allait pas très bien avec la robe, même lui pouvait s'en apercevoir, mais tant pis. Il était quand même beau.
    L'espace d'une seconde, lorsqu'il eut fini de faire sa proposition, il cru qu'elle allait refuser.

      - Non, non, c’est une excellente idée. J’aime les valses.. Après le Menuet, c’est celle que je préfère.


    Et voilà. Toutes les filles aiment danser. Même les plus féministes en opposition totale aux schémas romantiques classiques chérissaient au fond d'elles cette envie de valser. Bon, peut-être que dans leurs esprits, un chapelier fou n'était pas le cavalier idéal, mais sa jolie Alice allait pouvoir éprouver son talent. Car, toujours gentleman, Yun-Jin n'était pas un séducteur de pacotille. Pas parce qu'il tenait à conclure tout de suite avec une fille, ni parce qu'il avait besoin de ce genre d'armes pour obtenir celle qu'il voulait, mais bien parce que Yun-Jin est un homme qui va au fond des choses, et qui n'aime pas qu'elles soient faites à moitié. Aussi, que ce soit la danse, les bonnes manières, ou plus dans l'intimité, la luxure, il aimait à combler ses compagnes. Pour ce qui est de la rousse, il s'en tiendrait à la danse, aux bonnes manières et au charme de circonstance, comprenez bien. Il n'était pas là pour séduire, mais parce que l'hôpital avait besoin de fonds, et que le comité des élèves avait trouvé rigolo d'organiser tout un cérémonial autour de cette oeuvre de charité. Il fallait bien jouer le jeu.

    Menuet, hein ? Une danse raffinée pour une Alice raffinée. Heureusement qu'il n'avait pas à le danser, parce qu'il n'en connaissait pas les pas. La valse, en revanche, il l'avait maintes et maintes fois dansée. Il appréciait particulièrement cette place de meneur au service de la grâce des femmes, grâce qu'elles seules avaient. Yun-Jin pensa quelques secondes qu'essentiellement, c'était ça qui le charmait chez le sexe opposé. Rien de mieux pour le mettre en émoi qu'un cou gracile sur lequel il pouvait poser ses lèvres, ou de tenir entre ses mains leurs hanches souples et élancées. Bon, arrêtons là les digressions, Mademoiselle l'entretenait de quelque chose. Il tourna la tête pour regarder dans la même direction et tomba sur .... l'homme aux plumes bleues. Qui, allègrement, faisait virevolter sa cavalière. Quelle beauté. Il devait rendre jalouses toutes les filles qui posaient un regard sur eux. Lui-même sentit un pincement au coeur dont il se garda bien de faire l'interprêtation, au risque de se voir emprunter un chemin qu'il s'obstinait à ne pas concevoir. Un autre pincement prit d'assaut son esprit, mais d'une autre nature : il espéra que sa belle ne serait pas déçue, car il avait beau être bon danseur, il ne savait pas en faire autant.

    Ses lèvres s'étirèrent en un sourire pour faire écho au rire charmant de la belle rousse. Elle avait l'air plus détendue, mais aussi plus ... Il ne saurait dire. Une sorte de petite pointe noire dans le bilan haut en couleur. Bah ... Une fausse impression sûrement. Arrête de projeter tes angoisses sur les autres, pensa-t-il.

      - Au fait, avant de nous mettre en piste, j’ai aussi quelque chose pour vous. Deux choses en réalité. Je vais commencer par le moins joli.
     


    Ah ! Il avait complètement oublié ! Lui aussi était censé recevoir un cadeau. Il croisa les mains dans le dos, attendant patiemment qu'elle le trouve. Elle, au moins, n'avait pas été étourdie au point de se tromper de poche. Heureusement qu'elle ne le connaissait pas, il aurait honte. Ce fut un objet petit qu'il connaissait bien, puisque lorsqu'il sortait avec des filles, la plupart d'entre elles lui offraient ce genre d'accessoire, érigeant la babiole au statut de preuve de leur relation. Au moins, il échappait au coeur sécable. Ça, c'était extrêmement niais. Voyant l'objet, il ne put retenir un sourire entendu. Du coup, ce genre d'objet n'avait aucune autre signification que celle précédemment exposée, et que ça soit une parfaite inconnue qui le lui offre était ... paradoxalement rigolo. Il l'accepta, bien entendu, on ne refuse pas un cadeau d'une si jolie fille. Il reconnu ce fameux chat, pour avoir vu le dessin animé quelques années plus tôt. La posture du dit chat s'assortait parfaitement avec le reste de la tenue. Et il commenta, espiègle, dans le but de contrer la phrase négative de sa partenaire de soirée :

      - Ce sera mon Chat de Cheshire.


    Il ouvrit un peu sa veste et déposa le cadeau dans la poche, bien au chaud contre son coeur. Et juste comme il allait répliquer autre chose, il l'entendit soupirer, et nota son coup d'oeil au Norigae. Femme qui soupire, se lasse de sourire.

      - N'ayez crainte, votre seule présence suffirait à combler l'homme le plus capricieux.


    Il lui prit la main gauche et plongea ses yeux dans les siens.

      - Si nous tardons trop, nous allons rater cette valse. J'ai bien peur que l'époque dans laquelle nous vivons veut que ce genre de danse ne reste pas longtemps au répertoire. Alors, allons danser, nous aurons toute la soirée pour le reste.


    Puis, sans brusquerie, Yun-Jin tourna les talons, tenant toujours la main, et fendit la foule, sa belle à sa suite, pour atteindre le centre de la piste. Il se retourna, pour lui faire face, et en un geste gracieux vint lui-même poser la main prisonnière sur son épaule. Main droite dans le haut du dos de la belle, l'autre venant s'offrir pour recevoir sa jumelle, il prit soin de se mettre en position, délaissant toutefois la règle qui veut que les partenaires ne se regardent pas. C'était très joli pour la forme, mais terriblement froid et impersonnel. Et, accrochant le rythme après une petite inclinaison de la tête, il fit un pas en avant, dirigeant son Alice avec un plaisir merveilleux.

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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Sam 27 Fév 2010 - 19:12

    - Je suis content que ce soit vous qui l'ayez. Ça m'aurait chagriné qu'une gourde l'emporte.

    Une expression de surprise apparut sur la face à demi cachée de l’Australienne. Voilà un compliment qui semblait parfaitement sincère vu comment il avait été énoncé. Par là même elle ne passait donc pas pour une idiote. C’était un réel plaisir à entendre. Parce que si Cammy avait l’habitude de certains compliments, pour la plupart elle ne les estimait pas honnêtes. « Comme tu es brillante ! », « Tu es si jolie… », juste parce qu’on a de bonne notes et qu’on ne ressemble pas à une Asiatique. Brillante, ça restait à voir. C’est sûr que Cammy était du genre à travailler dur mais elle ne se trouvait pas « brillante ». Jolie… pfff. Une expression un peu puérile. La prenait-on pour une gamine ? Bref, les compliments en général, très peu pour elle. Ou bien, tout dépendait la personne qui en était l’auteur.

    Lorsqu’elle offrit le petit Strap, elle fut de nouveau surprise. Le Chat de Cheshire. Il est vrai que le Catbus lui ressemblait, notamment par son sourire. La thématique du conte de Lewis Caroll était vraiment amusante et parfaitement au goût de la jeune fille. Se sentir « Alice » était comme vivre le conte lui-même. Jamais elle n’aurait imaginé passer une soirée comme celle-ci. Bref, en effet, elle se sentait bien plus détendue qu’au commencement. Cependant elle était tout de même agacée de la futilité de son cadeau. Même si le Totoro-Cheshire pouvait représenter un lien particulier, justement en rapport avec le conte anglais, il n’empêche que ça n’était qu’une babiole qui ne lui avait coutée que 3$ sur EBay. Comparant son Norigae et le Strap que le Valentin rangeait soigneusement dans la poche intérieure de sa veste, elle se fit à nouveau surprendre par les propos du jeune-homme.

    - N'ayez crainte, votre seule présence suffirait à combler l'homme le plus capricieux.


    Cette phrase l’acheva. Ses lèvres s’étirèrent en un charmant sourire, parfaitement naturel et sincère. Ce compliment ressemblait à de la flatterie plus qu’autre chose, cependant le regard du jeune homme ne démontrait aucune feinte. Si la soirée était emprunte de masques en tout genre, Cammy fut toutefois ravie d’être tombée sur un…gentleman. Elle n’en avait jamais rencontré jusqu’alors. Elle réalisa avoir eu des pensées un peu dures le concernant mais au final, fut ravie d’être tombée sur un cavalier aussi prévenant. Il lui attrapa la main, l’invitant à ce joindre à la foule. La remise de l’autre objet attendra donc. Au diable les consignes !

    - Vous avez raison Lewis. Ce style de musique appartient à un autre Temps… C’est bien dommage. Je n’ai rien contre les genres actuels, mais il faut avouer que danser sans avoir la possibilité de partager quelque chose avec son partenaire, est cruellement fade. Danser en solo, bien que dans un groupe, reste tout de même emprunt d’une forme de solitude… Quelle tristesse. C’est malheureusement ce que représente l’âge de Fer des années 2000…

    Elle se sentit un peu bavarde. Mais peu lui importait à présent. Elle avait envie d’échanger quelque chose avec son cavalier, autre que quelques mots échangés à la volée, sans queue ni tête. Parler de tout sauf de soi ou de l’autre. Si seulement il était possible de vivre sans égoïsme en partageant les joies de ce qui se passait alentours sans trouver un réel profit personnel. Là était ce que désirait Cammy. Et si ce garçon pouvait partager, ne serait-ce que quelques instants - le temps d’une valse - un peu de son monde, alors cette soirée serait la meilleure qu’elle aurait passée depuis son arrivée au Japon.

    Lorsqu’ils furent sur la piste, tout s’effaça. Le Chapelier l’avait accueillie dans la danse de façon gracieuse et élégante. « Alice » suivit sans problème son cavalier dans un tourbillon d’allégresse et de légèreté. Elle plongea également ses prunelles dans celles de son partenaire. Son bien-être fut tel qu’elle ne se sentit pas baisser lentement les paupières, puis les fermer, pour mieux savourer cet émoi qui l’envahissait tout entière. L’euphorie lui reprit et sa tête lui tournait. Probablement la valse… Un autre sourire vint à naître sur ses lèvres.

    La musique s’estompa, la valse s’acheva. Toujours aussi gaie, elle rouvrit lentement les yeux. Elle distinguait mal les traits de son Valentin. Elle ne réalisait pas que sa vue se brouillait. Mais alors qu’elle commençait à ressentir un fourmillement inquiétant dans son abdomen, faisant fondre son sourire radieux, elle défaillit. Perdant l’équilibre, elle s’évanouit soudainement dans les bras de son charmant cavalier.

    Le dernier cocktail qui lui avait été offert contenait en effet plus que ce qu’il lui avait été dit. Le mélange d’ecstasy et d’alcool avait eu raison du corps en parfaite santé de l’Australienne.


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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Dim 28 Fév 2010 - 19:48

    Lorsque cette soirée avait été organisée, la présence d'un centre de secours n'avait pas été proposée mais imposée. Ce bal de la St Valentin, du Nouvel An Chinois, enfin bref cette réunion d'élèves de l'Académie promettait d'être particulièrement risquée. Elle mêlait lycéens et élèves de l'enseignement supérieur, un cocktail dur à maîtriser, parfois pas très judicieux et qui laissait le champs quasiment libre aux débauches les plus innommables. N'avaient-ils pas prévu des chambres à l'étage ? N'y avait-il pas de l'alcool ? Pas étonnant que le directeur y soit opposé. Sex. Drug. Rock'n'Roll. Trois mots qui ne s'accordent d'habitude pas avec « soirée de charité ». Aussi, dans une pièce discrète à côté des vestiaires, attendent trois secouristes et deux pompiers, le matériel prêt à recevoir les blessés. Ce soir, leur pire ennemi se nommait probablement Alcool, et il sera malheureusement aidé par son disciple Drogue. Le coréen ne se doutait pas une seconde qu'il allait avoir besoin de ces cinqs volontaires lors de la soirée, étant du genre sérieux et pas enclin du tout à s'enchaîner à des substances. Mais on ne maîtrise jamais les évènements, et ce n'est que par un bel hasard que Yun-Jin avait noté dans un recoin de son esprit l'emplacement du centre de secours.
    Mais pour l'instant, laissons les jeunes gens profiter de cette valse d'antan.

      - Vous avez raison Lewis. Ce style de musique appartient à un autre Temps… C’est bien dommage. Je n’ai rien contre les genres actuels, mais il faut avouer que danser sans avoir la possibilité de partager quelque chose avec son partenaire, est cruellement fade. Danser en solo, bien que dans un groupe, reste tout de même emprunt d’une forme de solitude… Quelle tristesse. C’est malheureusement ce que représente l’âge de Fer des années 2000…


      - Il ne tient qu'à nous de profiter du moment, dit-il d'une voix douce.


    Alice était bonne cavalière. D'emblée, il était évident qu'elle connaissait les pas, sinon ils se seraient purement et simplement rentrés dedans. Mais au lieu de ça, Yun-Jin put la conduire à loisir, la faisant tourner au milieu des autres. Le principal était de ne pas se cogner aux autres, faire que cette danse soit une pause dans le temps rien que pour tous les deux. Ne pas rencontrer d'autres univers. Et pour ça, Alice jouait le jeu, elle le fixait de ses belles prunelles noisettes. Puis ses paupières se fermèrent, un sourire s'étira sur ses lèvres, et Yun-Jin, en une sorte d'écho fit de même. Qu'une fille se laisse aller dans les bras d'un inconnu ainsi, c'était rare. Du moins c'était la preuve qu'elle lui faisait confiance, et il n'y a rien de mieux pour accrocher Yun-Jin que de laisser son sort entre ses mains. Il prit soin de la guider convenablement, son attention focalisée entièrement sur la jeune personne qu'il tenait entre ses bras. Diriger, prendre la responsabilité des choses le galvanisait. Il aurait fait un excellent chef d'entreprise. Mais Dieu que la gestion était ennuyante !

    Il se demanda si sa cavalière allait bien. Elle ne rouvrait pas les yeux. Il était prêt à lui faire signe pour la ramener sur terre, mais la fin de la valse le fit pour lui. Il s'arrêta, les mains toujours sur elle. Et c'est là qu'il vit que quelque chose n'allait pas. Son Alice ne posa pas les yeux sur lui, du moins, bien que toujours souriante, elle avait l'air hagard. Son sourire s'effaça.

      - Al...


    Il n'eut pas le temps, sa belle s'effondrait dans ses bras.

      - Alice !


    Il mit un genou à terre, se servant de l'autre pour y tenir sa cavalière. Il lui tapota la joue, doucement, puis un peu plus fort, histoire de faire réagir les réflexes, et la ramener à sa conscience, mais non, rien. Il lui ouvrit la paupière. L'oeil ne réagissait pas. Son coeur manqua un battement. Aussitôt, il mit deux doigts dans son cou, espérant de tout son être qu'il allait sentir un pouls. Ouf, oui, son coeur battait, mais trop vite. Il mit le dos de sa main devant son nez : elle respirait, deuxième bon signe. Les gens autour s'étaient arrêtés, regardant le couple à terre. Il ne l'avait laissé que quelques secondes, elle n'avait pas pu s'enquiller assez de verres pour un coma éthylique. Et puis même il aurait senti son .... Haleine. Ce n'était ce qu'elle avait mangé qui sentait le chocolat, mais ce qu'elle avait bu ! Bon sang, était-ce vraiment possible de s'effondrer ainsi pour si peu d'alcool ? Quelque chose lui disait que non. Des images de fêtes en Corée lui revenaient, des images de fêtes semblables à celle-ci, où l'excès était le maître mot de la soirée.

    Il repéra son sac, qui, dans sa chute, avait attéri un peu plus loin, déversant son contenu, du moins en partie, sur le sol. Son bras tendu, il ramena tout dans le sac, à savoir, des bracelets à grelots, un téléphone et ..... une ... une bombe lacrymogène ? Quid ? Que les rues de Keimoo ne soient pas rassurantes la nuit, certes.... Mais de là à se protéger ainsi... Enfin, il fouilla plus avant dans le sac, mais ne trouva rien d'autres que des affaires de filles et un passeport... Australien. Plus tard, ce n'était pas le moment. Ce qu'il cherchait en vérité, c'était une quelconque trace de preuve. Un cachet. Un sachet de poudre, bien qu'objectivement l'overdose de cocaïne était à bannir. Elle serait plus mal en point que ça. Mais rien. Il ferma le sac, le mit rapidement dans sa veste, et, glissant son bras sous les genoux de son Alice endormie, la souleva aisément. Il fendit de nouveau la foule, en direction des vestiaires, mais surtout de l'infirmerie. Il sentait les regards sur eux mais n'en avait cure, il était trop inquiet pour leur jeter ne serait-ce qu'un regard noir.

      - Tenez bon, Alice, vous avez juste bu la mauvaise potion.


    Il passa la porte restée ouverte du centre de secours, et expliqua tout de suite la situation.

      - Je ne me suis absenté que quelques minutes, je pense que quelqu'un a mis quelque chose dans son verre. On dansait simplement, et elle a défailli.


    On lui indiqua où la poser, deux secouristes s'affairant autour d'elle.

      - Quel est son nom ?


      - Euh ... Je ...


      - Oui, vous ne savez pas.... répondit l'une des secouristes, se rappelant alors que le concept de la soirée était l'anonymat.


    Yun-Jin sortit le sac, l'ouvrit et en extirpa le passeport. Cammy Logan. 1990. 19 ans. Adelaïde. Australie.

      - Elle s'appelle Cammy. Cammy Logan.


    Et la secouriste prononça ce nom, encore et encore, s'affairant autour d'elle jusqu'à ce qu'elle reprenne conscience. Dans sa course, Yun-Jin avait perdu son chapeau. Tant pis. On l'écarta un peu, pour laisser à Cammy de quoi respirer, ne pas se sentir oppressée. Elle reprit ses esprits.

      - Bien, plus de peur que de mal, jeune fille.


    Yun-Jin s'approcha d'elle et lui caressa affectueusement les cheveux.

      - Vous m'avez fait peur, Alice. Qu'est-ce que vous avez bu ? Dites-le moi.



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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Dim 28 Fév 2010 - 23:34

    - Surtout Cammy, fait attention à ce que tu vas boire. Je ne dis pas que je ne te fais pas confiance, je sais très bien que tu es une jeune femme responsable. Mais rien ne me prouve que tes camarades le seront…
    - Maman, essaierais-tu de me faire peur alors qu’avec Papa vous m’avez fait un coup de Trafalgar ? Et puis, il ne s’agit là que d’une soirée d’étudiants ayant pour but d’aider les enfants de l’hôpital…


    Wade avait ajusté la tenue qu’elle prêtait à sa fille. Elle avait achevé l’ourlet de la jupe qui était bien trop longue pour l’étudiante. Enfin, « prêtait »… Lors de l’essayage, elle avait l’impression de se revoir, plus de vingt ans auparavant. Cette tenue, elle l’avait portée au bal de fin d’année de sa « Terminale ». Elle ne connaissait pas encore Seth.

    - Deux grossesses ont eu raison de ma taille. Et puis, je n’ai plus trop l’âge de porter cet ensemble ma petite Cammy, aussi je tiens à ce que tu la gardes.

    La jeune intello avait regardé sa mère avec un grand étonnement. Puis lui avait répondu avec un grand sourire. Elle aussi savait que sa mère ne porterai t plus ces vêtements. Elle avait été honorée qu’elle les lui offre.
    - Merci beaucoup, Mummy. J’en prendrai grand soin.


    Elle aurait dû l’écouter. Et ne pas boire ce qu’on lui offrait si elle ne voyait pas la préparation se faire devant elle. Il était évident qu’après cette soirée, elle ne participerait plus à aucune autre de la sorte. Ni soirée d’étudiants, ni fêtes de fin d’année. Plus aucune. Pourtant elle était prudente, ne sortait jamais… Pourquoi fallait-il que le sort jette son dévolu sur elle, qui n’avait rien à voir avec tous ces jeunes inconscients qui, pour profiter de leur vie qui leur avait été offerte, se devait de la gaspiller en futilités ? Alcool, sexe, drogues, violence gratuite, et autres irresponsabilité en tout genre… Pourquoi ne profitaient-ils pas du peu de temps qu’ils avaient pour étudier avec assiduité ? Et combien de vies avaient été ruinées définitivement avant même de pouvoir commencer ?

    - Tenez bon, Alice, vous avez juste bu la mauvaise potion.


    Elle était dans un grand château ou des cartes défilaient sous les ordres d’une reine aussi laide que son époux était petit. En réalité, elle-même était petite. Minuscule en réalité. Enfermée dans une bouteille, elle observait tout ce monde qui lui jetait des regards en coin. La bouteille chuta, et elle se vit dévaler une pente, tournant dans cette bouteille. La gravité n’avait pas sa place. Puis tout s’arrêta.

    - Elle s'appelle Cammy. Cammy Logan.

    A travers la paroi de verre épais de la bouteille, elle vit des yeux énormes la fixer. Un regard animal, rond. Des yeux félins. Il recula, tandis qu’Alice ajustait la robe de sa mère qui s’était froissée. Lorsqu’elle posa à nouveau ses yeux devant elle, elle reconnu le propriétaire des yeux. Un Chat-Bus avec un sourire large et un chapeau étrange. Avec des chaines qui pendouillaient. Le regard d'Alice fut attiré alors par un objet bleu qui ornait sa robe. Comment cela s’appelait-il déjà ? Ah oui…un Norigae. D’où cela venait-il ? Elle ferma les yeux, pour se souvenir. On l’appelait par son prénom. Cammy. Oui, c’était bien son prénom.

    - Bien, plus de peur que de mal, jeune fille.

    Elle ouvrit les yeux. Il y avait du monde. Où était-elle ? Qu’était devenu le Chatbus ? Où se trouvait le chapeau ? Elle discerna peu à peu les traits d’un jeune homme au regard inquiet. Des iris noirs… comme ceux d’un certain Chapelier.

    - Vous m'avez fait peur, Alice. Qu'est-ce que vous avez bu ? Dites le moi.

    Elle sentit une main lui caresser les cheveux. C’tait un geste doux et rassurant. Presque protecteur.

    - Le Chatbus…c’est lui qui a votre chapeau…


    Elle ferma à nouveau les yeux. Elle entendit une voix dire qu’elle était en train de délirer. Ellerouvrit les yeux. Non, elle ne délirait pas.

    - Je ne me nomme pas Alice, mais Cammy. La mascarade est... 'over'.


    Elle tenta de se lever, mais n’en eut pas la force suffisante.

    - Mademoiselle Logan, vous n’êtes pas en état, vous devez vous reposer. Vous allez rester sur le lit un certain temps. Une ambulance va arriver.

    - Non, ce n’est pas la peine, je vais bien. Ayez la gentillesse de bien vouloir me donner ma pochette, s’il vous plait.


    Le secouriste, obtempérant, lui remis ladite pochette. Cammy, avec difficulté en sortit un bracelet de coton noir, sur lequel un grelot doré y était fixé. Elle leva ses yeux vers son Valentin.

    - Lewis, veuillez accepter ceci je vous prie. Il s’agit d’un objet confectionné par les enfants de l’hôpital de Keimoo. J’en possède un également. Malgré la tournure des évènements, il faut que vous le portiez, pour eux… Je ne puis vous accompagner pour le moment, j’en ai bien peur, mais n’oubliez pas que... je reste votre cavalière. Je ne saurai vous priver de vous amuser. Allez donc, ne vous souciez pas de moi. Et faites aussi attention à ce qu’on vous donnera.


    Ces paroles l’avaient fatiguée. Elle réalisa qu’elle portait encore son masque. Quelle idiotie. Elle porta sa main à son visage pour en déloger l’objet. Pour elle, la soirée était terminée. Et elle allait la finir sur ce lit, sauf si elle se remettait avant qu’elle ne s'achève. Elle porta un dernier regard à son Valentin avant de fermer à nouveau les yeux...

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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Lun 1 Mar 2010 - 10:43

      - Le Chatbus…c’est lui qui a votre chapeau…


    Le .... quoi ? Mazette, elle était ailleurs.

      - Elle délire. On va devoir lui ...


      - Je ne me nomme pas Alice, mais Cammy. La mascarade est... 'over'.


      - Je suis désolé.


    C'est tout ce qu'il trouva à dire, et malgré la profonde sincérité de ses excuses, il se trouvait minable à l'heure qu'il est.

      - Mademoiselle Logan, vous n’êtes pas en état, vous devez vous reposer. Vous allez rester sur le lit un certain temps. Une ambulance va arriver.


      - Non, ce n’est pas la peine, je vais bien. Ayez la gentillesse de bien vouloir me donner ma pochette, s’il vous plait.


    Yun-Jin s'empresa de la transmettre au secouriste. Elle y chercha quelque chose ... Un bracelet noir, avec un grelot.

      - Lewis, veuillez accepter ceci je vous prie. Il s’agit d’un objet confectionné par les enfants de l’hôpital de Keimoo. J’en possède un également. Malgré la tournure des évènements, il faut que vous le portiez, pour eux… Je ne puis vous accompagner pour le moment, j’en ai bien peur, mais n’oubliez pas que... je reste votre cavalière. Je ne saurai vous priver de vous amuser. Allez donc, ne vous souciez pas de moi. Et faites aussi attention à ce qu’on vous donnera.


    Il referma sa main sur le dit bracelet sans la quitter des yeux, hochant la tête à chaque fois qu'elle prononçait une phrase. Cette scène avait un côté tragique insupportable. Ils étaient censés s'amuser... Pas... Pas s'allonger sur un lit d'infirmerie.
    Yun-Jin batti en retraite, laissant son Alice entre les mains des secouristes qui le pressaient de sortir.

    La salle lui paraissait désormais trop pleine. Trop de gens. Trop de bruit. Il déambula aux quatres coins de la pièce, le regard vaguement occupé à chercher son chapeau perdu. Mais ses pensées étaient ailleurs. Cammy Logan. S'il ne s'était pas trompé de poche, il n'aurait pas eu à la laisser seule, et elle n'aurait pas bu. Elle n'aurait rien pris. Et ils seraient là encore, à papoter à une table en dégustant des chinoiseries, ou alors à danser si l'envie leur prenait. Au lieu de ça elle était allongée au centre de secours, obligée de répondre à des questions visant à déceler si oui ou non elle prenait de la drogue. Il savait que ce n'était sa faute en rien, mais rien à faire, c'est bien de la culpabilité qui serrait son coeur.

    Une odeur infiltra ses narines, émanation opiacée lourde de souvenirs, réminiscence dont il se serait bien passé. Impossible actuellement de mettre un nom sur cette odeur, le seul qui lui vient à l'esprit, il ne veut plus le dire. Ne veut plus y penser. Il tourna la tête, et vit une personne déguisée en Geisha. Homme ou femme peut importe. Elle fumait une pipe chinoise, et devant elle se trouvait une bouteille et des verres. Son regard accrocha celui de l'autre, et il s'en détourna automatiquement. Que ce soit celui auquel il pensait ou pas, la vérité lui était égale. Il ne voulait pas que ça soit lui. Oublie. Oublie. Il s'éloigna de quelques pas, accostant alors le bar.

    Lequel de ces verres contenait encore du poison? Elle ne lui avait rien dit. Pas un seul indice. Il ne pouvait que regarder les autres jeunes gens prendre les verres à une vitesse terrifiante, comme si ces récipients contenaient la jeunesse éternelle. Pourquoi sa génération avait-elle le besoin irrépressible de foutre leur existence en l'air ? On lui proposa un verre, il ne put que décocher un regard noir au serveur. Etait-ce eux ? Etait-ce juste quelqu'un de mal intentionné ?
    Quelqu'un passa près de lui, l'appelant par son prénom. Un de ses camarades, déguisé en un personnage de Naruto (berk), l'avait reconnu. Il lui servit un sourire conventionnel et s'éloigna.
    Cammy Logan. Il se répéta ce nom, telle une litanie, pour le graver dans son esprit. Il la trouverait. Il s'excuserait. Il ... Il ferait quelque chose. Quoi... Il ne savait pas.

[à toi Brieg =D]
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Lun 1 Mar 2010 - 21:38

  


La fête battait son plein, les dernières barrières morales cédaient devant l’assaut continu des hormones et de l’alcool. « V » se délectait de cette décadence, de cet instant si particulier où l’individu le plus poli devenait le pire des salops, où les règles n’avaient plus lieu d’être, où l’ordre laissait place au chaos. Fendant la foule, il se dirigea vers le lieu saint du bal, véritable caverne d’Ali Baba des assoifé(e)s où se trouvaient pierres précieuses liquéfiées et divins breuvages, véritable paradis sur Terre. Débuta alors la dégustation, un verre de chaque alcool, amer, sucré, boisé, fruité, à chaque gorgée son balai de sensation, à chaque gorgée l’ivresse gagnait peu à peu, à chaque gorgée « V » gagnait en importance dans la tête de Brieg.

Le choix fut difficile puis finalement il prit deux verres d’hydromel, non pas deux verres, la bouteille. Ah, et aussi la bouteille d’absinthe cachée sous la table, avec ça il tiendrait la soirée voire plus, tant pis pour celui ou celle qui avait oublié cette offrande à Dionysos, « V » la consommera avec un plaisir certain. Les deux bouteilles en main, il était temps de décoller… Non, il manquait quand même les verres. Un peu de décence, au début tout du moins, après ils ne seront plus vraiment utiles.

Sur le buffet se trouvait un chapeau abandonné, tandis que son propriétaire s’éloignait dans la foule. Capuche sur le visage, « V » évoluait au milieu de la foule avec plus ou moins de difficulté, l’escalier vers les salons lui paraissait si loin, si loin, si loin. Mais qu’importe, on ne laisse pas attendre une dame et il se fraya un passage dans la foule mais plus il avançait plus il s’éloignait ce maudit escalier. Après une lutte désespérée contre cette marée humaine, « V » parvint à s’en extirper… à l’opposé de l’escalier. Il venait d’atterrir dans le coin calme de la salle, posé dans un coin sombre une geisha fumait la pipe, un chapelier fou s’attarda quelques secondes et repartit. Un chapelier fou sans chapeau d’ailleurs… Sans chapeau… Sa main réagit instinctivement et passa sur sa tête, plus de chapeau, à la place se trouvait sa capuche, tant pis, il fera sans.

Sans chapeau… Le Chapelier sans chapeau. Sans chapeau le Chapelier… Horreur et damnation ! Le Chapelier fou ! Vite la bouteille ! Euh… non. Il est passé où le Chapelier ? Joli Chapelier où es-tu ? A tes lèvres « V » veut goûter car te tuer il ne peut se résoudre. Dans la précipitation, une mèche rousse s’échappa de la capuche, feu follet virevoltant autour de la tête du jeune homme. Il ne lui fallut que quelques secondes avant de retrouver le Chapelier s’éloignant du buffet, plus que quelques pas à faire et le rouquin serait sur lui.

Sans brusquerie mais avec force il stoppa son cher Chapelier. Posant sa tête sur l’épaule de celui-ci il dit d’une voix mielleuse.


- Aux lèvres de ma belle tu as goûté mais dans la précipitation tu as oublié les miennes. C’est un affront que je ne puis tolérer.

Sans laisser une chance au Chapelier de résister, « V » prit son visage de ses deux mains et l’embrassa, l’embrassa encore et encore. Inspiration, expiration, de doux effluves sortant de la bouche du rouquin vinrent caresser le visage de sa victime. Inspiration, expiration, lèvres contre lèvres, sa langue pénétra la bouche du pauvre Chapelier. Leurs salives se mélangèrent, pendant combien de temps, « V » n’aurait su le dire. Rassasié, notre jeune homme se mit face au Chapelier, sourit et remit son masque.

- Eh bien le tort est réparé maintenant. Veuillez m’excuser de vous abandonner, mais à présent une belle demoiselle m’attend.

Sans demander son reste, le gai luron s’en partit vaquer vers d’autres horizons, laissant le Chapelier à son sort. Tournant un peu trop vite sur lui-même, la capuche tomba révélant une chevelure rougeoyante mais le mystère demeurait quant à l’identité exacte de « V ». Mais pour ceux qui le connaissaient, il était désormais facile de lever le voile pour qui sait observer attentivement.

D’un pas rapide, le breton atteint enfin l’escalier, non sans mal il faut l’avouer. Un bon quart d’heure s’était écouler depuis qu’il était en bas, une question le tarauda alors… Sa cavalière sera-t-elle toujours là quand il rentrera dans le salon ?

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HAN Yun-Jin
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Lun 1 Mar 2010 - 23:04



    Il prit une grande inspiration, en fermant les yeux, et expira de même. Bon, désormais elle était entre les mains des secouristes, il ne pouvait objectivement rien faire de plus ce soir. De toute façon, il était déjà décidé qu'il la trouverait pour s'excuser et rattrapper le coup. Alors, il ne lui restait plus qu'à partir. Il tourna la tête à gauche, à droite. Peut-être tenter de retrouver son chapeau. Il n'était pas d'une grande valeur, mais il l'aimait bien quand même. Il avait la sensation d'une pièce unique en le portant.

    Et puis, il n'avait plus sa cavalière, il avait vaguement reconnu quelqu'un dans la salle, mais cette personne était occupée avec sa propre partenaire. Bah.... il irait s'occuper de faire monter les enchères, histoire d'obliger les riches à débourser plus pour l'hôpital. Mais son intuition, pour ne pas dire son analyse objective des choses, lui soufflait qu'il n'allait pas rester plus longtemps. Il n'était plus dans l'ambiance.

    C'est perdu ainsi dans ses pensées qu'il se fit surprendre par un contact rapproché. Il ne put pas s'en défaire, une tête capuchonnée venant se loger sur son épaule. Allons bon, qu'allait-il lui arriver maintenant?


      - Aux lèvres de ma belle tu as goûté mais dans la précipitation tu as oublié les miennes. C’est un affront que je ne puis tolérer. 


    Il lui fallut quelques instant pour comprendre à qui cette tête appartenait, et à peine revenu de ses limbes grises et mélancoliques, à peine conscient de ce qui se passait et surtout de ce qui allait se passer, il sentit deux mains se poser de chaque côté de son visage.

      - Mais, je...


    Mais je rien du tout, Yun-Jin. Il sentit les lèvres du rouquin se poser sur les siennes, et malgré l'état d'alcoolisation avancé du type qui, présentement, l'embrassait, il y avait en ce baiser une douceur qui contrastait avec l'ambiance générale de cette fête.
    L'incident avec Cammy, l'odeur de cette geisha lui rappelant de mauvais souvenirs, ses pensées moroses. Il nageait en pleine confusion. Il n'aurait pas imaginé un instant que ce Zorro puisse lui en vouloir de l'avoir oublié. Il aurait plutôt penché pour un direct du droit.

    Mais plus le temps de penser, son assaillant à l'haleine aussi enivrée qu'enivrante venait d'introduire sa langue dans sa bouche. Ce n'était plus un simple baiser, mais bien, comme une grosse vingtaine de minutes plus tôt, un véritable patin. Une galoche. Une pelle, que dis-je ? Un excavateur. En tous cas, un excavateur efficace, puisque cela fit remonter des sensations un brin oubliées dans le corps divin du coréen. Il se laissa même aller à glisser timidement une main dans les cheveux du roux.

    Lorsque ce dernier en eut fini avec lui, c'est en ouvrant les yeux que Yun-Jin se rendit compte qu'il les avait fermés.


      - Eh bien le tort est réparé maintenant. Veuillez m’excuser de vous abandonner, mais à présent une belle demoiselle m’attend.


    Sur ces quelques mots, l'homme à la chevelure de lion s'en alla. Euh.............
    Il porta la main à son visage et s'en couvrit la bouche. QUOIIIIII??? Il sentit ses jambes chanceler, aussi il se rapprocha d'une banquête pour ne pas, lui aussi, finir aux urgences. Décidemment rien ne se passait comme prévu, ce soir. Voilà maintenant qu'il embrassait un homme. Plus exactement qu'il avait laissé un homme l'embrasser, mais c'était du pareil au même ( pas de fausses excuses avec Yun-Jin ). Et encore, si ce n'avait été que ça, l'importance aurait été quasi nulle, mais le plus grave dans tout ça, c'est qu'il avait réagi. C'était cette odeur opiacée, il en était certain. Maudit soit-elle. Et malédiciton aussi sur sa foutue mémoire. Haro sur les souvenirs ! ! ! Profitant qu'il était assis, il se laissa aller contre le dossier, la tête en arrière, fermant les yeux pour essayer de chasser tout ça de son esprit. Il tenta de se focaliser sur la décision hasardeuse de son vote pour le Roi et la Reine, mais en vain. Ça lui apprendra à embrasser les jeunes filles comme ça, sans prévenir.

      - Tu l'as bien cherché au final.


    Mais bon, aurait-il pu sincèrement deviner que le cavalier de cette inconnue pêchait à la mer et à l'océan? Parbleu non ! ! Il laissa s'échapper un profond soupir, les effluves alcoolisées encore présentes dans sa bouche après le passage de son assaillant, et, posant son bras sur ses yeux fatigués pour les cacher, faisant abstraction de ce qui l'entourait, il renonça à diriger son esprit vers des eaux plus clémentes. Le tumulte se calmerait après une bonne nuit de sommeil.




Dernière édition par HAN Yun-Jin le Mar 2 Mar 2010 - 16:55, édité 1 fois
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Shiki Katsuragi
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Mar 2 Mar 2010 - 0:22

    La valse qu’avaient échangée Shiki et son Petit Chaperon Rouge eut un drôle d’effet pour le jeune Cupidon. Jamais il n’avait autant attiré l'attention, autant pour sa grâce que pour son apparence. Cependant, le regard du populaire avait été l’espace de quelques instants, attiré par l’image d’un homme portant un drôle de chapeau, rattrapant sa cavalière qui semblait faire un malaise. Une jeune rouquine élégamment vêtue avec pour seul déguisement, un masque verdâtre. Le garçon n’eut aucun mal à la reconnaitre. Avec si peu d’artifice et une telle chevelure, il ne pouvait s’agir que de Cammy… La valse terminée, il avait bien eu l’idée de regagner le poste de secours afin de prêter main forte au cavalier de la demoiselle, mais visiblement, le Chapelier semblait avoir la situation bien en main. Ne désirant pas froisser sa propre cavalière, il resta donc avec elle, continuant son petit jeu de séduction.

    Un certain temps s’écoula et sa Valentine dût s’éloigner. Ils se retrouveraient plus tard. Shiki jeta alors un regard alentours, attrapant un verre de jus de fruits exotiques. Il ne devait pas consommer trop d’alcool, il savait qu’il ne tiendrait pas. Et, contrairement à la plupart des jeunes étudiants présents ce soir, il ne lui fallait pas être éméché pour passer une bonne soirée, bien au contraire. In Vino Veritas. Il savait que s’il consommait un verre de trop, il allait se trahir. Il lui fallait jouer le jeu.

    Parcourant la salle d’un pas léger, il aperçut la silhouette longiligne d’une geisha. Elle était magnifique si ce n’était l’objet qu’elle tenait en main et qui lui faisait, aux yeux du lycéen, perdre une partie de son charme. Qui plus est, l’odeur qui se dégageait de cette fumée n’était pas du goût du jeune homme. Il préféra s’éloigner dans la direction opposée. Observant ce qu’il se passait autour de lui, il sourit lorsqu’il vit les embrassades à la volée de la population keimosienne. Il était plutôt ravi que ça ne lui tombât pas dessus. La dernière fois qu’une personne l’avait embrassée à la volée, il en avait été particulièrement troublé. Peut-être parce que l’auteur de ce baiser était un homme. Mais depuis, les pensées du populaire avaient changé. Cet évènement l’avait travaillé. Pourquoi n’avait-il pas balancé son poing à la figure de cet imbécile ? Pourquoi son cœur s’était mis à le bombarder de l’intérieur ?

    Il porta son verre à ses lèvres et avala une gorgée. Son regard fut alors attiré par un homme vêtu de noir, en train d’embrasser… Le cavalier de Cammy. Il ne désirait pas jouer les curieux, mais il ne pouvait s’empêcher d’observer la scène. Peut-être parce que le Chapelier était dépourvu de son accessoire principal. Le Cupidon avait l’incroyable sensation d’avoir déjà aperçu cette personne. Cependant le maquillage et le postiche ne lui facilitait pas la tache. Le Chapelier, semblant à première vu être perturbé, alla s’assoir quelques mètres plus loin. Shiki entreprit d’aller à sa rencontre. Ne serait-ce que pour prendre des nouvelles de son amie. Mais pour autre chose aussi.

    Il se dirigea vers le bar et demanda un grand verre d’eau. Il le prit et se dirigea vers le Chapelier qui avait alors posé son bras sur ses yeux. Une bonne façon de prendre quelques instants de repos, telle une méditation. Le Cupidon s’arrêta devant lui. Il ne douta pas de son approche sourde, étant donnée le volume sonore de la musique. Pourtant, celle-ci s’atténua alors que la séquence slow commençait. Ah…un peu de calme, ça ne pouvait faire que du bien. Alors que la voix envoutante d'une étudiante envahissait les lieux par le fabuleux Our Song de Onitsuka Chihiro, le lycéen prononça quelques mots.

    - Je pense que vous avez besoin d’un verre d’eau…si je puis me permettre.

    Il tendit le verre au Chapelier, sachant qu’il était là, tel un intrus. Il était fort possible qu’il se fasse rembarrer, cependant, il pressentait que ça ne serait pas le cas. Ses lèvres ne s’étirèrent que légèrement, pas de trop. Shiki était en parfaite maitrise de soi-même, et tenait à le faire comprendre.


Dernière édition par Shiki Katsuragi le Mar 2 Mar 2010 - 23:34, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Mar 2 Mar 2010 - 16:44

    Une fois les yeux fermés, la douleur se fut plus précise. Pas grand chose, rien de méchant, c'était juste les lentilles qui avaient besoin d'un peu de sérum physiologique. Reposer ses yeux pendant quelques minutes devrait être suffisant. Il resta comme ça quelques instants, se laissant gagner par une douce torpeur. Qu'est-ce qu'il ferait demain.... Est-ce qu'il s'octroie une journée de repos ? Mauvaise idée. Rien de mieux que de se plonger dans le travail pour s'empêcher de penser. Il avait fini tout ce qui était possible de faire concernant sa matière, dossier, recherche bibliographique, observation clinique.... Avec humour, il se dit qu'il pourrait exploiter la situation dans laquelle il se trouvait pour illustrer le concept d'acte manqué. Mais non … Non il valait mieux se plonger dans autre chose. Peut-être travailler son anglais. Ou mieux, aller à l'aquarium de Kyoto. Oui. Ça fait tellement longtemps qu'il n'a pas pu plonger... Voir les couleurs si magnifiques, si sublimes. Oui, il irait à l'aquarium, oui il se noierait dans les reflets chamoirés des écailles, et tout irait bien.

    Sa petite méditation fut interrompue par une phrase. Qui parlait ? Il ouvrit les yeux, un peu péniblement, et tomba sur …........... Lui....
    Ses yeux balayèrent l'entourage, cherchant quelqu'un d'autre à qui cet homme pouvait s'adresser, mais non. C'était bien à lui qu'il tendait un verre. Il posa les yeux dessus. Aaah … Désolé, joli garçon, mais il était hors de question d'accepter quelconque boisson d'un inconnu, aussi séduisant soit-il. Néanmoins, il prit le verre, par politesse et le posa sur la table.

      - Je n'ai pas soif.


    Ce qui était un mensonge total, il pouvait même sentir sa bouche pâteuse maintenant que son esprit avait espéré boire. Mais il avait dans l'intention de bientôt quitter la fête, et d'aller s'abreuver d'une bouteille d'eau minérale dans sa chambre. Et dans un excès de paranoïa, il irait même craquer une nouvelle bouteille vierge. D'un signe de la tête, il proposa à l'inconnu de s'asseoir à ses côtés. S'il avait fait tout ce chemin vers lui, ce n'était pas par simple bonté d'âme. Il n'y croirait pas. Il voulait l'aborder, pour papoter, pour plus, il ne savait pas, il s'en fichait un peu.

    Il se redressa, étant précédemment affalé sur le canapé. La pause était terminée, il n'aimait pas paraître faible devant qui que ce soit. Et surtout pas devant un inconnu qui lui avait provoqué des papillons ventraux rien qu'en le regardant. Il se rendit compte que la musique avait changé, plus douce. Un slow. Les couples dansaient, en mode rapproché. Au moins là, il savaient tous comment faire. Ils ne se rentraient plus dedans. Cammy aurait-elle apprécié? Il ferma les yeux une seconde, le temps de chasser cette pensée de son esprit. Il irait la voir avant de repartir.

      - Belle prestation,


    lança Yun-Jin, en référence bien sûr à la valse. Il dériva son regard sur les plume bleutées. Elles lui rappelaient certaines parures d'écailles dont pouvaient se pourvoir certaines créatures marines. Cet homme aurait pu être une sirène ... Une Médée adoucie ... Un charme des profondeurs prêt à vous noyer dans l'infini des abysses. Il se laisserait faire. Si seulement ces yeux ne le quittaient pas.... Ces .... Yeux verts dont il n'arrivait pas à détacher les siens. Il détourna la tête, la chaleur monta aux joues. Heureusement qu'il faisait sombre autour d'eux. Il fallait qu'il parte de cet endroit, avant que quelque chose d'irréversible ne se produise en lui. Il se sentait comme au bord d'un gouffre. Le moindre déséquilibre, la moindre inattention de sa la part de sa raison, et il tomberait.


[Sorry, Yun-Jin est intimidé u_u]
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Mar 2 Mar 2010 - 19:24

    Shiki était amusé de la réaction du Chapelier lorsqu’il l’avait interpelé. Effectivement, il n’y avait personne aux alentours puisque la séquence Slow avait eu le succès qui lui était dû… L’inconnu attrapa le verre pour…le déposer aussitôt. Pas soif ? Alors soit la personne était mal lunée, soit elle était méfiante. Mais au vu de son expression, Shiki opta pour la seconde.
    Il s’installa à coté du jeune homme, le remerciant d’un signe de tête également, pour son invitation à le rejoindre. Le populaire observa le moindre de ses traits, le moindre mouvement… Il se redressa, oubliant tout confort de repos. Shiki appréciait cette marque de politesse, comme si le Chapelier lui accordait toute son attention. L’espace d’un instant, il allait lui proposait de se laisser à son aise, mais ça serait trop…lui.

    - Belle prestation

    Shiki haussa un sourcil. De quoi parlait-il ? Il suivit son regard sur la piste et comprit qu’il parlait de la valse. Alors ainsi, parmi les regards qu’il avait sentis lorsqu’il dansait avec son Chaperon Rouge, le sien en faisait parti ? L’espace d’un instant, il trouva cela…déroutant. Mais il en fut satisfait, et flatté. Son sourire s’élargit, brillant. Il hoqueta même un petit rire. Gardant les yeux rivés sur la piste ou une grande sensualité en émanait, il lui répondit, d’un air serein, gardant cette part de jovialité naturelle qu’il ne put dissimuler.

    - Je vous remercie. Ma mère est française, et ce genre de danse est très courant en Europe. Et puis, la valse est d’une telle beauté qu’il aurait été dommage de ne pas lui faire honneur. De plus, j’ai la chance d’avoir une cavalière connaissant les pas. Peut-être parce qu’elle est d’origine européenne. Ce fut un très bon moment.

    Il tourna la tête vers le Chapelier, remarquant que ce dernier fixait le détail des plumes de son masque. Leurs regards se croisèrent alors. Son vis-à-vis avait des yeux sombres, perçants. Rien à voir avec ceux, froids et dénués d’expression de celui qu’il, un mois plus tôt, avait rencontré sur la passerelle. Ils lui semblaient familiers…
    Ce n’était pas son genre de tenir un regard aussi longtemps, mais Shiki voulait savoir à qui appartenaient ces deux onyx qui semblaient le sonder. Mais le contact fut brisé lorsque l’homme détourna son regard brusquement. Shiki inclina la tête puis il porta son attention sur la table devant lui. En particulier sur le verre qui y était posé. Il se pencha pour l’attraper.

    - Je n’ai peut-être pas versé moi-même l’eau dans ce verre, mais je suis resté attentif. Cette eau n’est pas souillée par je ne sais quoi de douteux.

    Et pour confirmer ces dires, il but une gorgée.

    - Porter un maquillage n’est pas évident. Je ne sais pas comment les femmes font pour supporter cela à longueur de journée. Et avec la chaleur humaine qui règne ici, je ne sais pas comment vous faites pour la supporter sans éprouver le besoin de vous rafraichir. Qui plus-est, cette eau est particulièrement fraîche…

    Ce n’est pas bien certes. Mais Shiki portait également du maquillage. Cette poudre blanche le déshydratait. Et il n’était pas du genre à transpirer pour peu de chose. Mais il n’insisterait pas plus. Il se contenta de prendre une nouvelle gorgée avant de déposer le verre devant le Chapelier. De façon tout à fait innocente, bien entendu !
    Portant son regard sur le poste de secours, il pensa à son amie. Comment allait-elle, que s’était-il passé ? Il ne voulait pas se montrer indiscret, mais peu lui importait, il voulait être assuré.

    - Dites… veuillez pardonner mon indiscrétion mais…

    Il posa à nouveau son regard sur l’inconnu. Ses parents lui avaient appris qu’il fallait toujours regarder la personne à qui on s’adressait.

    - Je suis sûr de ne pas me tromper, mais votre cavalière c’est bien Logan ? Je me suis fait du souci lorsque je l’ai vu défaillir tout à l’heure… Heureusement que vous étiez là… Vous avez eu le bon réflexe.

    Cammy était une des rares personnes à avoir vu clairement en lui. Ils se voyaient peu depuis qu’elle était à l’université, mais ils avaient toujours conservé un excellent contact. Il l’admirait pour sa vivacité, son dynamisme et son altruisme. Et c’était la première raison qui l’avait amené au Chapelier même si… ce dernier l’intriguait. D’une pierre, deux coups comme on dit.


Désolée, c'est court... :/


Dernière édition par Shiki Katsuragi le Mar 2 Mar 2010 - 23:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Mar 2 Mar 2010 - 21:52

[C'est une discussion, on ne peut pas s'éterniser sur leurs pensées indéfiniment u_u le mien aussi sera court][Et pis j'aime pas en écrire des tonnes juste pour dire de pas faire court]


      -Je n’ai peut-être pas versé moi-même l’eau dans ce verre, mais je suis resté attentif. Cette eau n’est pas souillée par je ne sais quoi de douteux.



    A ces mots, Yun-Jin ne put s'empêcher de le regarder à nouveau, victime d'une attraction hypnotique. Le bel oiseau but une gorgée. Bon. De deux choses l'une, soit il y avait de la drogue et il s'amusait à le feinter, soit c'était juste de l'eau. Et comme il n'était pas pathologiquement atteint de paranoïa, Yun-Jin écarta la première option automatiquement. Il regarda ses lèvres tremper dans l'eau et imagina la sensation divine de ce liquide prenant le chemin de son estomac, adoucissant sa gorge sèche au passage. Se désaltérer. Au lieu de ça, il toucha son visage, sentant une texture peu naturelle. Oui le maquillage. Il n'avait pas eu le temps d'y penser. Ni le temps ni la présence d'esprit, car il fallait l'avouer, soit c'était la qualité du produit, soit il supportait très bien d'avoir quelque chose sur le visage, mais somme toute, il l'avait complètement oublié. Sa mère l'avait aidé, lui expliquant avec un air professionnel et concerné qu'il fallait mettre une base, et une sous-couche et... Il avait arrêté d'écouter. Il ne se grimait que rarement. Il ne savait pas à quoi il ressemblait. Avait-il des traces de noir sur les joues ? Son regard était-il le même que celui que le miroir lui avait renvoyé en début de soirée ? Sûrement pas. Mais pas à cause du khôl.

    Il aurait voulu expliquer la situation, mais ça lui aurait fait une belle jambe, à cet inconnu, de savoir que sa cavalière était à l'heure actuelle à l'infirmerie. Il se contenta de le regarder, encore, faisant mine d'ignorer le verre sur la table. Par abus de fierté ? Non. Mais ces orbes verts étaient tellement attachants... Cela devenait un sujet de questionnement d'ailleurs. Ces yeux sont d'un beau vert, certes. Mais comme peuvent l'être d'autres yeux. Ceux d'une femme par exemple... Encore des questions. Il n'avait que des questions en tête. Comme par exemple : Pourquoi était-il venu lui parler? Les gens sont-ils si téméraires ? Il en doutait fortement. La témérité est une qualité peu courante. Avait-il l'air si pathétique ? Il espérait que non.

      -Dites… veuillez pardonner mon indiscrétion mais…


    Ah ? Est-ce que l'une de ses questions obtiendrait une réponse avec ce qui allait suivre ?

      -Je suis sûr de ne pas me tromper, mais votre cavalière c’est bien Logan ? Je me suis fait du souci lorsque je l’ai vu défaillir tout à l’heure… Heureusement que vous étiez là… Vous avez eu le bon réflexe.


    Bingo. Ainsi c'était ça. Quel cachotier.

      - Vous auriez pu vous annoncer plus tôt.


    Yun-Jin posa son regard sur la piste de danse. Était-il un ami? Ou une simple connaissance.

      - C'était elle. Elle est prise en charge par les secouristes maintenant. Je pense que pour elle, la soirée est finie.


    Surtout, ne rien dire en trop. Si ce type était un ami de Cammy, il aurait plus de détail de sa bouche. S'il n'était qu'une vague connaissance, il ne voulait pas faire l'erreur de la mettre mal à l'aise devant des révélations personnelles. Il tendit la main, prit le verre et en bu une longue gorgée. Il est vrai que ça faisait du bien. Il reposa le verre, et prit soin de ne pas continuer à regarder en direction de l'inconnu aux plumes bleues, car dans l'ombre qui les entouraient, et la chaleur environnante, il craignait que son passage mélancolique ne ressorte trop dans ses yeux. Et Yun-Jin n'est PAS mélancolique. Il ne voulait pas que quiconque pense ça de lui.

    Maintenant qu'il y pensait, Cammy avait dit quelque chose à propos de lui. Qu'elle pensait que c'était quelqu'un de sa connaissance, mais que ce n'était pas son style d'être ainsi. Ou quelque chose du genre. Ainsi monsieur ne joue pas franc jeu. Yun-Jin eut un faible sourire. Oui, c'était bien l'évènement pour se permettre ce genre de choses. Lui-même avait agi avec audace en embrassant la Vénus de Flamme. Et en y repensant bien, son cavalier aussi avait su trouver de la ressource pour oser venir jusqu'à lui, ''reprendre'' ce qui lui avait été volé.

    Alors, soit, bel ange. Si tu veux être un audacieux, sois audacieux. Mais, en ce qui le concernait, pour l'heure, la soirée avait épuisé son stock de bravoure. Il poussa un petit soupir, et se leva. PlumBoy avait eu ce qu'il désirait non? It's time to leave.

      - Et bien, passez une bonne soirée. Pour ma part, la fête a désormais un goût amer.


    Il prévoyait de faire un autre tour de la salle, pour essayer de trouver son chapeau, de passer par l'infirmerie pour savoir si Cammy allait mieux et s'il avait le droit de la voir pour passer un peu de temps avec elle. Et après, il s'en irait. Plus rien ne le retenait ici.


[*supposition* le bon moment pour lui en donner une, de raison u_u]
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Shiki Katsuragi
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Mer 3 Mar 2010 - 0:54

    Quelle était cette pression dans l’air, ce nuage de trouble…cette ombre d’inquiétude ? Shiki sentit comme un reproche les premiers mots de l’étudiant. Si son loup ne couvrait pas la moitié de son visage, il aurait été aisé de voir le saisissement qui l’animait. Quelque chose dans ces mots, dans cette voix… le perturbait. C’était tellement palpable que c’en était frustrant de ne pas pouvoir l’atteindre. C'était comme essayer de retenir de l'eau qui s'écoule d'entre les doigts.
    Non, c'est comme essayer d'attraper une vapeur, une fumée, un souffle d'hiver...

    Il en sut plus sur l’état de Cammy. Ça ne le réconfortait pas tant que ça cependant, il ne pouvait rien faire. Même s’il avait la possibilité d’aller voir son amie, il n’en ferait rien. Malgré la faible lueur des environs, il pressentait que quelque chose ne tournait pas rond. En même temps, comment pourrait-il en être autrement lorsque soudainement on se retrouve sans cavalière ? Ce qui semblait en revanche étonnant c’était que cela rendait l’atmosphère pesante. Quel lien y pouvait-il y avoir entre le Chapelier et son Alice ? A moins que quelque chose de dramatique ne fût derrière tout ça. Quoiqu’il en fût, personne ne devait supporter un tel poids lors d’une soirée organisée pour aider les enfants d’un hôpital et qui plus est, à l’occasion de la Saint Valentin. N’était-ce pas sensée être la fête de l’Amour ? Même si Shiki ne savait pas encore ce que signifiait être amoureux, il savait malheureusement à quel point se sentir coupable pouvait-être source de malheurs. Surtout lorsqu’on décide de porter le fardeau d’une responsabilité qui n’est en rien bienfaitrice. Le lycéen repensait à toutes ces années où la moindre bêtise de la part de ses frères créait en lui l’effroi de la déception de ses parents, sans compter ce qu’une simple erreur d’inattention pouvait être source d’ennuis,lourde de conséquences. Et ça, il ne le souhaitait à personne. Il ferma les yeux un bref instant tandis que le Chapelier se levait, prononçant les mots de la prise de congé.

    Il y eut comme un déclic. Shiki sentit comme une odeur de chocolat chaud. Il avait l’impression de se trouver dans une salle immense, quasiment vide, laissant ainsi résonner le moindre pas, même peu lourd. Il eut un frisson. Une voix lui parvint aux oreilles… « Tiens, réchauffes toi… »
    Il ouvrit les yeux brusquement. Il n’y avait pas de chocolat chaud ce soir. Le seul chocolat qu’on pouvait trouver était un des ingrédients du cocktail nommé ‘Aphrodisiak’…
    Il leva les yeux vers son vis-à-vis qui s’apprêtait à partir. Non, il ne fallait pas qu’il s’en aille. Pas tout de suite. Maintenant, Shiki en était sûr. Il le connaissait. Seule une personne de son…entourage, portait cette voix…et cet accent.

    - Shibal…

    Il ne connaissait pas la signification de ce mot. Mais il l’avait retenu. Et ça lui avait échappé. Que devait-il faire à présent ? Il se sentit comme en panique. Heureusement… heureusement, il y avait le masque. Le populaire se leva à son tour, et fit face au…coréen. Il lui attrapa le poignet s’opposant ainsi à son départ précipité. Il plongea ses orbes verdoyantes dans celles, innommables du Chapelier.

    - Il ne faut pas que vous vous sentiez responsable de ce qui est arrivé à Logan. Songez à ce que cette fête peut vous apporter, à vous. Ne soyez pas le pantin de vos émotions, Sem…

    Il s’interrompit aussitôt. Sa langue avait fourché, il ne fallait pas. Non, ça n’était pas le moment. Il lui fallait faire quelque chose, tout de suite. Quelque chose qu’il ne songerait jamais à faire en temps normal. Juste pour donner le change. Quelque chose digne d’un…. D’un quoi ?
    Il le lâcha alors sans pour autant le quitter des yeux. Il se remémora la passerelle, cette pensée perturbante qui ne l’avait pas quittée pendant plusieurs jours et qui l’avait tant intrigué, bouleversé. Tant dans son esprit que dans son propre corps. Il vit encore cette ombre noire posséder les lèvres de… son sempai. Il serra les poings, la mâchoire. Il avait la sensation de se trouver dans une impasse, toutefois… Il vit une issue. Une folle issue. Ce soir n’était-il pas celui de tous les vices ?

    Il oublia toute raison, il laissa tomber les éternelles milles questions confuses dont il ne pouvait discerner la moindre parcelle et tendit les mains vers le visage du Chapelier.
    Les posant délicatement sur ses joues, il approcha simultanément son visage de celui de l’étudiant. Il commit alors l’impensable. De lui-même, il alla poser délicatement ses fines lèvres sur celles de l’intello. Le populaire prit soin de les goûter, subtilement, l’une après l’autre. Il n’était pas question de voler ce baiser. Cela était une chose qu’il se refusait à faire. Mais pourquoi alors ?
    Il le ressentait comme un besoin, comme il avait eu le besoin de connaitre son nom en cette journée de portes ouvertes, il y avait de cela quelques semaines… Alors oui, Han Yun-Jin était du sexe masculin. Ca pouvait être perturbant d’embrasser un homme. Mais Shiki ne se demanda même pas pourquoi ceci lui importait si peu.
    Il mit fin à ce doux échange, se reculant tout en plongeant à nouveau son regard dans celui de ce personnage échappé d’un conte étrange. Dans l’air, s’échappait une mélodie jazzie portée par la voix d’un célèbre crooner… C’était la fin de la séquence de slows et les mains du Cupidon se détachèrent lentement du visage qu’elles tenaient prisonnier.
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Mer 3 Mar 2010 - 18:44

      -Shibal…

    Il tourna la tête automatiquement vers celui qui avait prononcé ce mot. Ce n'était plus de la surprise, mais de la stupéfaction. Il l'aurait entendu si ce mec était coréen. Comment ... ?

      -Il ne faut pas que vous vous sentiez responsable de ce qui est arrivé à Logan. Songez à ce que cette fête peut vous apporter, à vous. Ne soyez pas le pantin de vos émotions, Sem…

    Le pantin ? Cette personne avait bien du culot, de pouvoir prétendre connaître ses pensées intimes. Trop de mystère tue le mystère, d'abord il connait Cammy, ensuite, il lui sort un mot, que dis-je, un gros mot coréen, pour après lui servir un discours de morale ? Ce n'était pas le moment de lui chercher des poux. Il serra son poing dans sa main, une sourde colère ajoutant à la pression qu'il s'infligeait déjà. Cette colère n'était pas dirigée vers cet homme. Il avait juste la désagréable impression d'être dans un marais, entouré de sables mouvants : plus il se débattait contre cette ambiance confuse qui le troublait, plus il s'y enfonçait.

    Qui avait drogué son Alice ? Qui lui avait dérobé son chapeau? Pourquoi l'homme à la cape avait choisi de l'embrasser plutôt que de le battre ? Pourquoi est-ce que ce simple contact avait fait surgir des souvenirs ? Pourquoi ce garçon si à l'aise à séduire son entourage était venu vers lui? Pourquoi n'avait-il pas tout de suite annoncé qu'il s'inquiétait pour elle ? Quel lien avait-il avec elle ? Est-ce qu'elle allait bien ? Etait-ce de sa faute ? Calme-toi. Pourquoi ce mec avait dit SHIBAL ? Pourquoi le retenait-il par le poignet ? Qu'est-ce qu'il voulait de plus ? Arrête. Là, tout de suite, n'allait-il pas l'appeler Sempaï ? Bon sang, il le connaissait ?! Est-ce qu'il se foutait de lui ??? Maîtrise-toi.
    Qui es-......







    Deux contacts sur ses joues. Comme peu avant. Non. Un contact sur ses lèvres. Comme peu avant. Non. Tellement surprenant.
    Tout était différent. Lui. L'autre. L'air, les sons. Eux. L'odeur. L'odeur de l'oiseau parfait à laquelle il n'avait pas fait attention, encore. Ces deux mains encadrant son visage avec douceur rien que le fait qu'elles lui appartiennent changeait tout. Et ce baiser.... Pas de baiser volé. Pas de baiser enivré. Encore une fois, il fut pris au dépourvu. Ses yeux se fermèrent sous la douceur apaisante. Il pouvait sentir que ce n'était pas un baiser que l'on donne pour jouer, pour s'amuser, pour tenter.... Ce n'était pas un baiser pour un inconnu. Peu importait la tempête rageuse qui prenait son cœur la seconde d'avant, ces lèvres venaient de la chasser.

    Le baiser prit fin, il était chaste, court mais tellement intense. Ses mains étaient détendues, son cœur aussi. Il relâcha sa respiration, ouvrit les yeux, plongeant dans hésitation dans les abysses.

      - 누구야 ? ( Nougouya = Qui es-tu?)


    Il porta la main au visage du garçon, à son masque d'ailleurs et fit mine de vouloir l'enlever. Montre-moi qui tu es. Parmi toutes les questions que tu m'infliges, donne-moi au moins une réponse. Mais il s'arrêta dans son geste. Une envie plus grande vint le submerger, dépassant sa soif de curiosité, écrasant le désir de se raccrocher à quelque chose dans ce monde d'incertitude. Le bien-être qu'il venait de ressentir, les yeux fermés au chaos, à l'abandon entre les mains de cet homme, était un sentiment bien plus indispensable que sa satiété.

      - 아니... ( Ani = Non ... )


    Sans remarquer qu'il avait continué en coréen, il fit glisser sa main sur la nuque, les cheveux caressant la peau, et rapprocha l'inconnu pour un autre baiser, gardant la même douceur. Tant pis pour les questions. Tant pis aussi pour les réponses. Trop de questions tue les questions. Il y penserait plus tard. Pour l'instant, il goutait à nouveau aux lèvres du japonais. Les premiers contacts se firent en douceur, mimétisme chaste, mais il sentit que, plus que de la douceur, plus que de l'apaisement, finalement, il avait besoin de plus venant de cette personne.
    Il attrapa une lèvre avec les siennes - ouvre-toi -, joua un peu sur ce terrain nouveau alors que son autre main, libre, s'agaçant d'être laissée derrière, vint se poser sur le torse accessible. Elle ne bougea pas, trop occupée à déceler les battements de son cœur. Et puis, le jeu cessa. Il colla ses lèvres, assaillant ses semblables - laisse-moi entrer -, infiltrant sa langue pour aller réveiller sa sœur. Sa main, d'un geste vif, glissa sur les flancs, se logeant dans le dos - sois à moi un instant - à même la peau.

    Comme les fois précédentes, son coeur battait la chamade, son sang ne passait plus dans ses veines, il y courrait, répandant dans son corps l'excitation implacable de l'adrénaline. Le Ballet des Voluptés s'accordait au rythme de leur échange, chaque fois que Yun-Jin amorçait une courbe et touchait la langue de l'autre, c'était un déferlement de sensations, de frissons, d'ivresse, de chaleur .... Et il recommençait, encore et encore.

    Jusqu'à ce que respirer par le nez ne put plus suffire. Il se recula un peu, prenant une grande inspiration, les mains toujours sur le japonais, comme si son corps ne pouvait se résoudre à se dissocier de l'autre.

    Mais son cerveau se remit en marche. Pas besoin de se scandaliser. Ce qui était fait ne pouvait être changé. Il n'empêchait que ce qu'il venait de faire... Ce qu'il avait fait de sa propre volonté ... Bon sang. Bon. Sang. Il ramena ses mains vers lui, mettant un peu de distance, se détournant. Et voilà. Il ne voulait pas en arriver là, le gouffre l'avait happé. Et plus que toutes les autres questions qui l'avaient taraudé ce soir, ce qui venait de se passer allait être un sujet de remise en question sur un point qu'il pensait acquis.

      - Pardon ...


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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Jeu 4 Mar 2010 - 0:38

    Des mots incompréhensibles, mais il en émanait tellement de douceur que Shiki ne chercha pas à savoir ce qu’ils signifiaient… Le fait d’avoir prononcé un mot en coréen dont il ignorait la signification avait-il suffit à faire croire au Chapelier que lui-même parlait cette langue ? Ou bien le baiser qu’il venait de lui offrir lui avait-il fait oublier dans quel pays il se trouvait ? Peu importait. La voix de l’étudiant avait radicalement changé. Elle était si agréable…mais pourquoi est-ce qu’il ne disait rien de plus ? A son tour, il leva la main jusqu’au visage du populaire qui fut incapable de détacher ses yeux des iris argentées de son vis-à-vis. Ça n’était certes pas leur couleur naturelle, mais le regard ne trompait pas. Non, il ne fallait pas qu’il lui ôtât son masque, il ne devait pas le reconnaitre. Qu’allait-il penser de lui sinon ? Un bon garçon de bonne famille venait d’embrasser un autre homme… et si cela se savait dans Keimoo ? Quelle image allait-il donner de la famille Katsuragi ? Ce serait un déshonneur… Il baissa les yeux, une façon inconsciente de lui informer que ce geste était inconcevable.

    Une autre parole, un autre mot de cette langue si douce…au sens inconnu. Pourquoi fallait-il que ce soit si séduisant à entendre? Il en voulait entendre davantage, quitte à rester dans l’incompréhension la plus totale, peu lui importait. Ce langage maternel était un lyrisme envoûtant… Mais au lieu de se voir offrir quelques mots de plus, il sentit la main du Chapelier se frayer un chemin jusqu’à sa nuque. Il devinait ce qu’il allait se passer ensuite. Bien plus encore, il l’espérait. Un frisson lui traversa l’échine lorsque les lèvres des deux garçons se retrouvèrent scellées une fois de plus. Shiki ne marqua aucune résistance et se laissa docilement embrasser. L’allégresse était telle qu’il eut envie d’approfondir le contact, afin de mieux sentir le goût de cette bouche exquise.

    Comme si le coréen avait lu dans ses pensées, il alla au devant de cette envie, faisant délicatement entrouvrir sans difficulté les lèvres du Cupidon tandis que ses paupières s’abaissèrent. Son cœur battait tellement fort qu’il crut qu’un orage se préparait. Les coups de tonnerre à l’intérieur de son corps lui procuraient d’autres tremblements, et ça n’était pas de l’effroi. Un autre frémissement saisit le lycéen alors qu’il sentait contre son torse à découvert, le doux contact de l’autre main du chapelier. Quelle était donc cette satisfaction dont il fut soudainement envahi ? Il avait l’incroyable sensation d’être à la merci, presque sans défense, d’un être dangereusement déroutant. Et ça lui plaisait. Oh oui, ça lui plaisait tellement qu’il en souffrirait presque d’allégresse… Cela ne faisait plus aucun doute, Shiki était totalement séduit, faisant ainsi honneur au thème de la soirée. Quelles seraient les conséquences de cet évènement ? Il n’en avait que faire. Ce qui comptait le plus pour lui en cet instant précis, c’était de profiter de chaque seconde de ce baiser que les deux garçons s’échangeaient. Plus enivrante que la danse de début de soirée, la valse de cette caresse transportait de bien-être le populaire dès l’instant ou leurs langues se mêlèrent enfin. Ce fut foudroyant. Une flamme ardente consumait de part en part sa chair faisant naître chez le Cupidon une fièvre qui jusqu’alors lui était inconnue. Si seulement cela ne pouvait ne jamais s’arrêter… Il pourrait tout donner pour prolonger à l’infini cet instant d’égarement presqu’insolent.

    Mais… au grand désespoir du populaire, la magie prit fin. Etait-il possible d’éprouver autant d’amertume de ne plus sentir cette si douce gourmandise qu’était ce baiser ? Fallait-il qu’il en redemande au point de passer pour un débauché ? Shiki ouvrit à nouveau les yeux, lentement, s’extirpant ainsi de ce songe transcendant, tentant de garder un souvenir du bout de ses lèvres en l'y faisant effleurer l'extrêmité de ses doigts… Il ne pouvait se résoudre à s’en tenir là. Mais un autre détail le frappa soudainement alors que le Coréen murmurait un mot d’excuse. Semblant se réveiller soudainement, le lycéen leva les yeux vers ceux de son Sempaï, comme s’il se rendait compte qu’il avait oublié quelque chose de très important.

    - Pourquoi ces excuses ?

    Il poussa un soupir. Ce qui était fait, était fait. Shiki avait parfaitement conscience de qu’il venait de se produire. Et pour rien au monde il ne voudrait l’effacer. Cela avait été bien trop…bon.

    - Ecoutez, il faut que je m’absente deux minutes…

    Il regarda autour de lui et vit que…le petit Chaperon Rouge le cherchait.

    - Il faut que je prenne congé de ma cavalière. Attendez-moi surtout. Je reviens tout de suite...

    Il lui fit un petit sourire, un brin amusé, et fendit la foule amassée qui semblait parfaitement concentré sur le concert qu’offrait des élèves de l’Académie. Aucun regard ne se tournait sur lui. Ce qui venait de se produire n’avait-il donc attiré l’attention de personne ?
    A bien regarder, il y avait tellement de couples qui se bécotaient, qu’un de plus ou de moins… Et c’était très bien comme ça ! A présent, il lui fallait faire quelque chose pour le moins pénible : devoir laisser le petit Chaperon Rouge retourner auprès de sa Mère-grand. Comment allait-elle réagir ?

    _________________________________________

    A la grande surprise de Shiki, Chelsea, tel était son nom, l'avait très bien pris. Le jeune populaire se sentit incroyablement bien, et en prime avait hérité de l'autre moitié du pendentif qui lui avait été offert. Il l'avait glissé dans la poche intérieure de sa veste et...ne comptait pas l'offrir. Du moins, ce n'était pas prévu pour l'instant ! Il en savait rien, c'était un peu confus... Il préféra ne pas y songer en réalité. Il ne tarda pas plus longtemps et s'empressa de retourner auprès du beau Coréen.
    Quel était donc cet émoi qui l'avait envahi ? C'était une impression étrange, comme s'il pouvait marcher sur les airs... Il se sentait comme ces plumes qui ornaient son masque. Mais avec la liberté en supplément. Pas une liberté feinte cette fois. La musique était assourdissante, mais il ne l'entendait pas... Il croisa une infinité de personnes, mais c'était comme si elles étaient toutes constituées d'ombre... La seule personne qu'il arrivait à distinguer après avoir scruté la foule, c'était évidemment le Chapelier. Un grand sourire arqua ses lèvres lorsqu'il le revit. Il prit une grande inspiration puis franchit les quelques mètres restant qui les séparaient.

    - J'espère ne pas avoir été trop long...

    Il ne savait pas ce qui allait se passer. Ils allaient peut-être finir de faire connaissance... Devait-il dire qui il était ? Puisque lui même avait découvert l'identité de l'étudiant. Ça serait plus juste et pourtant.... Il avait envie de continuer ce petit jeu. Et s'il continuait ce petit jeu de séduction ? Mais à présent, n'était-ce seulement qu'un jeu ?


Dernière édition par Shiki Katsuragi le Sam 6 Mar 2010 - 9:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Ven 5 Mar 2010 - 1:15

    Ses yeux étaient rivés sur l'ailleurs. Tout était mieux que de retomber dans cette torpeur qui lui faisait commettre des actes désastreux. Il entendit l'inconnu lui demander d'attendre. Lui demander aussi de ne pas s'excuser. De toute façon, à cet instant, il ne pouvait que garder le silence. Il hocha la tête, un signe pour lui signifier qu'il avait bien entendu, mais rien de plus. Il ne vit pas son sourire. Il ne vit pas cet air impatient d'un gamin qui venait de trouver comment aller sur la lune. Cela n'était pas nécessaire, il pouvait l'entendre dans sa voix. De nouveau, il fut seul. Une solitude relative aux vues du nombre de gens qui se trouvaient dans la pièce, mais, c'est bien connu, on pouvait se sentir seul au milieu de la plus grosse des foules.

    Il n'y avait pas mort d'homme, pas de quoi se morfondre. Pas de quoi se pourrir la tête. Mais aussi grand qu'avait été le plaisir ressenti, Yun-Jin ne pouvait pas s'empêcher de penser. De penser. Penser, penser, PENSER ! Un autre soupir. Il porta son attention sur la piste de danse. Sur les gens au bar, sur ceux en couple, ceux tout seul. Okey ... Relax. Ce n'était pas comme s'il s'était engagé à se marier. Ou à faire quelque chose entraînant des conséquences graves. Décidemment, ce soir, il n'agissait pas comme d'habitude.

    Pourquoi est-ce qu'il attendait ? Est-ce qu'il y avait un « après » raisonnable ? Bah ... Au point où il en était ... Non. Il ne fallait pas penser comme ça. Au fond de lui, il s'insurgea contre cette réaction contre-nature. Défaitiste. Passif. Fataliste. Autant de termes qui ne devraient pas le qualifier. La léthargie était finie, le doute et l'angoisse aussi. Se laisser submerger par de telles faiblesses.... Il s'en bafferait bien, tiens.

    Finie la musique douce, la sono crachait de la violence. Assourdissante. Plus le temps passait, plus il avait envie de partir. Il avait dit qu'il attendrait. Il fait toujours ce qu'il dit, il est un homme de parole. Un groupe d'étudiants passa près de lui, et sur la tête de l'un d'eux, il reconnu son chapeau. Il avança rapidement, le pas léger, et, en un gracieux et discret tourbillon, il vint s'emparer de sa propriété et disparaitre dans la foule. Le voleur tourna lentement la tête pour essayer de voir qui lui avait découvert le chef mais, trop alcoolisé, il ne vit que les remous de la foule. Yun-Jin laissa le groupe s'éloigner et revint à sa place. Il vérifia qu'à son chapeau, il ne manquait rien, puis le replaça sur sa tête. Il le vit arriver.



      - J'espère ne pas avoir été trop long...


    Cette fois, il pouvait le regarder. Il n'était plus perdu. Il marchait simplement sur une nouvelle terre, et s'il devait écrire une nouvelle carte pour s'y repérer alors il le ferait. Il planta ses yeux dans ceux du japonais, faisant preuve d'un cran sans faille. Plus d'égarement. De nouveau, Yun-Jin commandait Yun-Jin. Plus question de se laisser aller comme il l'avait fait, ça voulait dire perdre de nouveau totalement pied. Une fois dans la soirée lui avait suffit.

      - Cette musique me tape sur les nerfs. Je monte à l'étage.


    Ce jeune homme avait visiblement le désir de continuer. Et, objectivement, Yun-Jin se sentirait très frustré de tout arrêter là, de ne pas parler avec lui, de ne pas savoir qui il était, du point de vue de son identité, ou du point de vue de l'être humain qu'il était. Il sentait que s'il avait cédé à une envie, cela ne signifiait pas qu'il avait cédé à n'importe qui. Femme, ou homme maintenant, Yun-Jin ne cédait jamais à n'importe qui. Il ne lui accorda qu'un seul regard. Quitte ou double, mon ami. Il n'aimait pas les demi-mesures. S'il ne le suivait pas, il serait fixé sur la nature de tout ceci, et s'en accommoderait très vite. Il passerait le reste de la soirée comme précédemment prévu, à surenchérir sur des Cupidons, à voter pour l'élection Kinq&Queen, et après un dernier passage vers Cammy, il irait se reposer de cette étrange nuit dans sa chambre.
    Mais si au contraire, il le suivait, ce dont il avait l'intuition d'ailleurs, alors s'ouvrirait une nouvelle page dans l'histoire de Yun-Jin.

    Il slaloma parmi les convives, évitant les ivrognes, rattrapant les défaillants éventuels, fuyant les débordements de toutes sortes.Les escaliers, bien que larges de composition, représentaient une difficulté en plus. Des couples s'en servaient de boudoir, de table de comptoir, de siège, et de lit. Il évita de leur marcher dessus, ôtant au passage quelques verres, pour les déposer plus loin, à des filles ou garçons déjà trop imbibés à son goût. Et ainsi arrivèrent-ils à l'étage. La musique s'entendait toujours, mais en sourdine, comme derrière un feutre. Des rires fusaient de partout, des cris, des larmes des fois. La fête se transformait en débauche peu à peu. Il y avait beaucoup de monde.

    Il ouvrit des portes, donnant parfois sur un couple entrelacé, sur un groupe en pleine bataille, et puis finalement, sur une pièce vide, plongée dans le noir. Yun-Jin jeta un oeil au masque de plumes, et entra sans hésiter dans la pièce. Prudemment, il avança dans la pénombre jusqu'à ce qui lui semblait être une lampe et trouva son interrupteur. La pièce fut éclairée d'une douce lumière tamisée. Il y avait là, un lit, une table entourée de deux chaises, et un meuble à portières, où était posée cette lampe.

    Il ouvrit l'unique fenêtre qui donnait sur une grande pelouse noire. Au loin, les lumières de la ville. L'air frais lui fit du bien. Il se rendit compte alors qu'il avait trop chaud dans cette salle. Les yeux toujours rivés sur l'extérieur, il dit :

      - Ferme la porte.


    Si ce n'était déjà fait. Puis il se tourna vers le japonais, en fermant la dite fenêtre. Il ne fallait pas prendre froid non plus. Il l'observa un moment, ses yeux se transformant alors en deux dagues affutées. Ainsi armé, il passa au crible chaque détail de la tenue de l'homme au masque de plumes, depuis ses chaussures, jusqu'à la plume la plus belle, en passant par la texture de son pantalon, la forme de la découpe en V, et le grain de peau. Mais plus que des détails descriptifs, il observait la manière dont ce corps se tenait, comment il faisait usage de ses mains, quels tics faciaux ou musculaires l'assaillaient. Autant d'indices qui lui permettait de prendre possession de lui avant même de lui poser LA question.
    Son inspection prit fin. Il ôta son chapeau, le posa près de la lampe, fit de même avec la veste, et vint délicatement la poser sur le dossier d'une chaise. Moins évident, il décrocha les barrettes, une à une, et ôta enfin sa perruque, de même que l'élastique de sa queue de cheval. Il ébouriffa ses cheveux pour finir de les libérer de la tension qu'ils subissaient, les déposant sans grande délicatesse.

      - Tu sais qui je suis, de toute façon....


    S'il y avait une salle de bain, il aurait bien voulu enlever ses lentilles, et son maquillage, mais on a pas tout ce qu'on veut dans la vie. Ses pas lents le menèrent jusqu'à l'autre, près, très près.

      - Maintenant, dis-moi.


    Avant même que l'autre puisse répondre il ajouta :

      - Je ne suis pas du genre à jouer longtemps à ce jeu-là.


    Il posa ses doigts sur les lèvres douces, signifiant implicitement que c'est là qu'il avait envie de revenir, mais que tant qu'il n'aurait pas ce qu'il voulait, seuls ses doigts y toucheront.


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Shiki Katsuragi
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Sam 6 Mar 2010 - 12:32

    Le coréen avait récupéré son chapeau. Comme la pièce maîtresse d’un puzzle. Mais il n’y avait pas que ça. Le regard que lui portait Yun-Jin avait changé. Shiki revit ainsi l’étudiant qu’il avait rencontré dans l’amphi de l’université. Son regard n’était pas perçant, mais il avait retrouvé de sa fermeté. Cette témérité qui démontrait qu’il reprenait enfin les choses en main. Le Cupidon en éprouva une aise particulière, si ce n’était cette boule qui commençait à croître dans sa gorge. Sa propre suffisance s’était envolée à l’instant même ou les yeux des deux garçons s’étaient de nouveau rejoints. Juste un regard… et le Cupidon avait perdu toute l’assurance qu’il s’était efforcé, depuis le début de la soirée, de mettre en évidence. Il n’y avait plus qu’une chose, matérielle, qui lui sauvait la mise et l’empêchait de perdre totalement et définitivement pied. Elle était fixée sur son visage. Il ne fallait pas qu’elle tombe. Garde cette barrière Shiki, sinon tu te feras dévorer en une bouchée par…

    - Cette musique me tape sur les nerfs. Je monte à l'étage.


    Le populaire déglutit. Ce n’était plus des papillons qu’il avait dans le ventre. C’était plus oppressant, presque dérangeant, pas vraiment désagréable. C’était à la frontière de tout cela. Alors pourquoi Shiki s’y raccrochait comme s’il avait l’impression que sa vie en dépendait ? Avait-on idée d’apprécier cette sensation presque nauséeuse qui lui tressait ses entrailles ? Il avait déjà peine à respirer. Il sentit à nouveau la foule tourbillonner autour de lui, la musique lui perforait le crâne de part en part et une bouffée de chaleur insupportable s’empara de ses organes en une déflagration, prête à le consumer sur place. Il lui fallait quitter les lieux. Loin de cette foule oppressante et diabolique. Le dernier regard que lui lança le coréen lui fit l’effet d’une flèche. Lorsque le dernier se détourna pour s’éloigner, le Cupidon porta la main à sa bouche. Il avait été totalement ratatiné par l’imposant charisme de l’étudiant. Tout lui échappait à présent. Il était tombé dans un gouffre sans fond sans avoir la moindre possibilité de prendre un quelconque repère. Rien pour se rattraper. Il se contenta de sombrer.

    Il se fit bousculer par une lady, à la perruque sans dessus dessous et au rouge à lèvres dérapant. Elle avait les yeux vitreux, presque sans vie. Que se passait-il ce soir ? Il jeta un coup d’œil circulaire. Une bagarre venait d’éclater, quelques verres furent brisés, des corps amorphes commençaient à joncher le sol. Plus loin encore, des couples se bécotaient de façon vulgaire. Quel était donc cet Enfer ? C’en était trop pour l’étudiant. Il se hâta de rejoindre le Chapelier, dont il discerna de loin de couvre-chef. Il le vit monter les escaliers. Il prit le même chemin. Sur les marches, bouteilles, verres, coupes, emballages de…préservatifs, quelques vomissures. Encore et toujours des couples qui ne remarquèrent pas qu’un Chapelier et un Homme au Masque de Plumes empruntaient le même chemin. Lorsque ce dernier atteignit le haut de l’escalier, l’étudiant lui adressait une invitation à le suivre dans une pièce. Un peu de calme, bien volontiers. Shiki lui emboîta donc le pas et pénétra la petite salle, vide de débauche et d’ivresse. Aucune trace d’odeur dérangeante. Pas d’alcool, ni de transpiration. Mais une panacée. Un apaisement. Oxygène. Source de vie.

    De l’air frais.

    Comme cette pièce était agréable ! Elle présentait un lit. Symbole de repos, d’accalmie, de trêve. Enfin, telle était la pensée de Shiki qui ne voyait pas là un ustensile de luxure et d’impudicité. Ou du moins, il désirait ne pas y penser. Il lui fallait se raccrocher à une planche de salut.
    Le coréen se tenait à la fenêtre qui évacuait le climat impur pour y véhiculer cet azur tant apprécié.

    - Ferme la porte.


    Shiki tressaillit. Ces mots avaient été prononcés avec une telle fermeté, qu’il ne put faire autrement que de s’exécuter. Il prit la poignée, et ferma délicatement la porte. Pour être certain que rien ne pouvait importuner l’ambiance salvatrice de cette chambre salutaire, le lycéen déclencha le petit loquet de sécurité, délicatement. Presque sans bruit. Juste un infime claquement. Il pivota légèrement afin de faire face au Chapelier. Sa main gauche alla attraper son auriculaire droit, pour ne pas rester les bras ballants. Ce serait une position bien trop passive et puis….il lui fallait triturer quelque chose. Était-ce de la nervosité ? Peut-être bien. Peut-être pas. Il était incapable de savoir ce qu’il ressentait en cet instant précis. Il se trouvait sur un chemin qu’il n’avait jamais emprunté et qui n’indiquait aucune direction. Que faire ? Devait-il prendre la parole ? Mais pour dire quoi ?

    Il se fit embrocher par le poids du regard scrutant de l’étudiant en Psychologie. Le Cupidon se sentit presque nu, impuissant à l’idée de se faire détailler ainsi. Il était incapable de soutenir la pesanteur de cette inspection et détourna son attention sur…le sol. De la moquette. Crème. Son cœur battait trop fort. Ça raisonnait dans la pièce. Non, l’écho vrombissait dans sa tête, dans son corps tout entier. Il avait froid. Il attrapa la chair de poule.
    Des bruits de mouvement. Un chapeau quittait le crâne qu’il couvrait. Shiki observa de nouveau son vis-à-vis. La veste fantastique alla recouvrir le dossier d’une chaise. Puis, le postiche. Avec attention, le populaire observa cette désunion. Chaque mouvement, chaque geste. Les cheveux naturels faisaient leur come-back avec une impertinence épatante.

    - Tu sais qui je suis, de toute façon....


    Oui, Shiki le savait. Quelque part, très enfoui, il avait presque eu l’envie de se tromper. Parce qu’il savait que Yun-Jin était dangereusement déstabilisant. Il l’avait su, inconsciemment, le jour même de leur rencontre. Le Coréen s’approcha alors de lui, très près. Trop près. Bien trop près. Il envahissait sans pudeur l’espace vital du Japonais. Il était bien plus grand que lui, et Shiki peina à lever le regard pour croiser le sien. Pourquoi fallait-il qu’il fût à ce point troublé ? Il n’avait plus rien d’un Cupidon. Son propre costume était devenu une farce, parfaitement en inadéquation avec le comportement naturel qui était revenu l’habiter. Shiki ne pouvait plus jouer, il était percé à jour. Même si Yun-Jin ignorait qui il était.

    - Maintenant, dis-moi.


    Le ton était impératif. Un ordre. Mais avec quelle classe ! Shiki ne put répondre, il enchaina.

    - Je ne suis pas du genre à jouer longtemps à ce jeu-là.


    Shiki ne jouait pourtant plus. Il n’en avait plus envie. Il regarda ses lèvres avec envie alors que le Chapelier – certes démuni de ses atouts carnavalesques – posait ses phalangettes sur les siennes (de lèvres, nda --'). Les deux garçons avaient-ils la même envie ?
    Et ça lui revint. Il voulait à nouveau y goûter. Son cœur s’affolait. Par réflexe, le populaire entrouvrit la bouche, pour mieux sentir ces doigts qui l’effleuraient.
    Une drôle de sensation dans le bas ventre. Son sang battait dans ses veines, ses membres. Il ferma les yeux un instant.

    Shiki, ressaisis-toi.
    Je ne peux pas.
    Ne flanche pas.
    Je…ne peux pas.


    Il rouvrit les paupières délicatement, levant ses orbes malachite vers les celles d’acier du bel étudiant. C’est une voix douce, presqu’aphone qui s’échappa, en réponse.

    - Sempai… Cessez de me torturer ainsi. Otez ce masque qui me recouvre si l’envie vous est trop insupportable. Je ne puis le faire de moi-même.


    Sa respiration se fit plus forte. Un autre frisson frétilla son épiderme.

    - Tout ce que je vous demande en contrepartie, c’est de ne pas me juger sur le comportement que j’ai eu jusqu’à ce que je vienne à vous. Ce costume… n’est pas moi.


    Le thème était la Saint Valentin. Il était Cupidon. Il devait attirer le regard. Il devait séduire. Mais il ne voulait en aucune façon que Yun-Jin le considérât ainsi. Les choses étaient alleés suffisamment loin pour qu’un malentendu gâche tout.
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Sam 6 Mar 2010 - 21:47

C'est à toi de lancer la musique, au moment où tu voudras =)
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    Malgré tout le sérieux, et toute la force que Yun-Jin avait récupéré face à ces yeux si envoûtants, il savait qu'il n'était pas loin d'une limite qu'il valait mieux ne pas franchir ce soir.
    Il est un homme fier, un homme de raison, qui ose aller jusqu'au bout, qui n'a pas peur de franchir les limites pour servir son dessein. Un intellectuel, oui, qui passe son temps à flirter avec les théories, à jongler avec ses maîtresses, respectivement nommées Connaissance et Science, et à tromper ses auteurs favoris en en lisant d'autres. Mais ce cerveau toujours en quête de plus de savoir est alimenté par la passion. Et si Yun-Jin est comme il est aujourd'hui, c'est bien à cause de ce trait fondamental de caractère.

    Depuis sa première année d'université, il a décidé de sublimer ses passions charnelles dans une passion plus cérébrale, trouvant là une matière inépuisable, une énergie renouvelable à souhait pour faire de grandes choses. Il est aussi, un homme d'ambition. Mais avant cette première année, avant de détourner son ardeur vers les livres, il se consumait souvent pour la peau des femmes. Il aimait flirter, il aimait séduire et ensorceler, faire durer les charmes pour mieux fasciner. Et pour ça, il était armé d'un charisme naturel ravageur. Pas de la séduction légère, pas juste pour une nuit, il aimait voir dans les yeux de sa partenaire qu'il avait réussi à marquer son esprit à jamais, qu'il pouvait partir sachant que si un jour il revenait, il serait de nouveau son Roi.
    De tout temps, le coeur humain l'a fasciné.


    Alors quand il sentit ce tremblement terrible venir s'emparer des pupilles de celui qui se transformait vite en une proie, cela fit appel à un instinct gardé sous clé depuis longtemps. Il se sentait comme trois ans en arrière, maître de son monde, et de plus encore, il sentait dans son ventre qu'une bête terrible s'éveillait, et de Chapelier Fou - Follement Séduisant - il devenait un chasseur ayant réussi à acculer sa proie. D'une attitude agacée, presqu'au bord de la colère, le japonais le transformait en un irrésistible tombeur


      - Sempai… Cessez de me torturer ainsi. Otez ce masque qui me recouvre si l’envie vous est trop insupportable. Je ne puis le faire de moi-même.

    Encore du Sempai, hein. Ce n'était pas les personnes qui manquaient dans son entourage à utiliser ce terme, et à vrai dire, ça ne le renseignait pas beaucoup. L'importance n'était plus vraiment là, désormais. Il n'avait pas eu besoin qu'on l'autorise à enlever ce masque, il pouvait le faire quand il voulait. C'était bien la première fois qu'un garçon réveillait de tels instincts chez Yun-Jin. Peut-être parce qu'il le dépassait franchement... Non.... C'était l'effet que Yun-Jin produisait sur lui qui le galvanisait ainsi, il sentait émaner de lui les mêmes signaux que chez les filles qu'il courtisait. Et ça l'excitait grandement.
    Néanmoins, la limite s'imposait d'elle-même comme infranchissable, du moins pour ce soir. Il avait l'intuition qu'il ne pouvait pas aller trop loin avec cette personne. Pas par manque d'envie, mais par prudence.


      - Tout ce que je vous demande en contrepartie, c’est de ne pas me juger sur le comportement que j’ai eu jusqu’à ce que je vienne à vous. Ce costume… n’est pas moi.

    Yun-Jin afficha un sourire carnassier. Quand j'en aurais fini avec toi, mon joli, tu te sentiras prêt à devenir tout ce que tu veux. Au lieu de parler, le coréen souleva le menton de ses doigts et, poussant doucement le corps de l'autre avec le sien, vint rapprocher ce garçon, plus pour longtemps masqué, du mur. Ils ne pouvaient pas être plus proches, Yun-Jin avait glissé sa jambe entre celles de l'autre, et, prenant la main de sa victime, il vint la déposer sur sa propre nuque. Touche-moi.

    Il pouvait sentir l'odeur de sa peau, une odeur d'homme bien entendu, mais qui ajoutait au délice du moment. Il fit glisser ses mains sur le torse, de bas en haut, et vint découvrir une épaule pour l'embrasser. Prenant le cou en otage entre sa main et sa bouche, il remonta doucement vers l'oreille, déposant des baisers qu'il avait du mal à ne pas changer en morsure, inspirant cette odeur comme s'il voulait la marquer en lui. Mais toute proie que le garçon était, il ne fallait en rien l'effrayer, sinon il allait s'enfuir. Puis, n'y tenant plus, il s'empara des lèvres, de la bouche, de la langue de son partenaire, sans brusquerie, pour lui montrer qu'il n'avait rien à craindre avec lui. Embrasse-moi. Il suspendit ce baiser après quelques secondes, le regardant de toute sa hauteur avec, dans les yeux, une lueur suave, chaleureuse.

      - Regarde-moi. N'aie pas peur.

    Des paroles murmurées auxquelles suivirent une exploration plus audacieuse. Yun-Jin descendit sa main sur la hanche, glissant lascivement sur les fesses puis plus bas, sur la cuisse. Ses gestes étaient lents, plus instinctifs que calculés. Se retrouvant au même niveau, le corps épousant les formes de l'autre corps, il sentit que la limite s'approchait à grands pas. Il avait chaud, il pouvait sentir la pression qui montait, rien que le fait d'être près de cet être qu'il avait repéré depuis le début pouvait être une source d'excitation. Mais il ne bandait pas encore, et il s'arrêterait bientôt pour que cela n'arrive pas.

    N'ayant pas changé la position, sa main toujours sur la cuisse, remontant douuuuucement les fesses puis le long du dos, son visage tout près de celui de l'autre, il retira doucement le masque.

      - ...

    D'abord il ne le reconnu pas, il pensa que c'était un garçon incroyablement beau, mais que ses traits ne lui disaient rien. C'est parce qu'il était absorbé par les yeux. Il recula un peu la tête, et son expression se figea l'espace d'un instant. Jamais il n'aurait cru que ce puisse être lui.

      - Shiki ....

    Il expira d'un coup, exprimant sa surprise, mais aussitôt, c'est un sourire qui étira ses lèvres.
    Ainsi, il avait prit dans ses filets un gars convoité, un garçon d'une politesse et d'un sérieux qui rendait cette situation absolument invraisemblable. Mais tout le monde a ses petits secrets. Et il était plutôt fier d'avoir réussi à dépasser le vrai masque que Shiki portait tous les jours.

      - Et tu crois que maintenant, .....

    D'un mouvement rapide, il fit faire marche arrière à sa main, prenant la cuisse par en-dessous pour la monter sur sa hanche.

      - Je vais reculer ?

    Il n'attendait pas de réponse, le baiser qu'il donnait alors à Shiki était assez passionné pour faire taire n'importe quel ''mais''. Il le fit durer plus longtemps que ce qu'il prévoyait, entraîné, piégé lui-même dans le tourbillon de sensations qui montait crescendo. C'est pourquoi, il s'arracha d'un coup à cette impétueuse folie qui commençait à prendre le dessus. Il s'écarta d'un bon pas, prenant de grandes inspiration pour calmer son coeur.

      - Tu es .... Tu es mineur...

    Il avait atteint la limite. Plus, et Yun-Jin aurait commencé à le déshabiller. Il s'appuya de ses mains sur la table, le temps de reprendre ses esprits, et de calmer sa chair qui ne demandait qu'à goûter à celle de l'autre.

      - Bon sang.... , dit-il en regardant Shiki. Toi....

    Il ne s'en serait jamais douté. Etait-il gay ? Si oui, il n'avait rien vu venir. Mais plus important, est-ce que tout ceci était sérieux ? Que devait-il faire ?

      - Est-ce que ... Est-ce que c'est juste pour t'amuser ?


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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Dim 7 Mar 2010 - 18:01

Spoiler:
 


    Ce sourire qu’affichait le Coréen pétrifia pour quelques instants le lycéen. Alors qu’il se sentait déjà prisonnier de l’envoûtement que l’étudiant exerçait sur lui, à présent il se jugeait non plus victime du spirite, mais tel le gibier captif, résolu désespérément à ne plus trouver d’issue. Était-ce de l’effroi, ou juste de la soumission ? Il fut incapable de trouver la réponse et à vrai dire, il s’en fichait pas mal. Il découvrait des sensations inconnues qu’il n’aurait jamais pu ne serait-ce qu’imaginer. C’est pour cela qu’il jouait franc-jeu. Le masque qu’il portait ce soir n’avait plus aucune valeur, ni aucune utilité dès lors qu’il avait deviné l’identité du Chapelier. Le masque inconscient qu’il portait au quotidien n’était nécessaire que pour se faire une place dans la communauté. Car rien n’était plus agréable que d’obtenir la bonne estime des autres, quels qu’ils soient. Shiki était satisfait de la réputation qu’il avait réussi à obtenir par sa grâce, sa gentillesse, ses bonnes manières de garçon de bonne famille. Pourtant il n’était pas noble. Certes, ses parents gagnaient bien leur vie, mais il n’en jouait pas. Il n’avait jamais voulu compter sur eux pour s’intégrer dans la société. Il ne voulait pas être une marionnette. Cependant, là, face à cet homme qui le dominait de toute sa splendeur, il devenait une autre personne qu’il ne connaissait pas. Il devait se douter que ce qu’il échangeait avec Yun-Jin avait des allures de flirt - et encore, ce mot est un sacré euphémisme – mais il n’eut même pas cette pensée puisque les amourettes ne l’avaient jamais intéressé. Et pourtant, il aurait pu en vivre une multitude. Du succès, ça oui il en avait. Il était d’ailleurs incapable de dire combien de lettres décorées de petits cœurs il avait pu découvrir dans son casier à chaussures depuis qu’il était arrivé à Keimoo. Les déclarations ouvertes étaient plus rares mais il n’aimait pas ça. Car à chaque fois, il faisait naître des larmes amères sur les visages juvéniles des jeunes filles qui avaient eu le malheur de s’éprendre du populaire. Sans compter celles qui n’avaient jamais eu le cran de se déclarer d’elles-mêmes et qui envoyaient leurs amies à leur place.
    Shiki n’avait jamais cherché à séduire, ni à plaire, mais seulement à se faire accepter. Il s’y était peut-être pris de la mauvaise façon. Il avait alors été affublé de cette image de « populaire » sans réellement en comprendre la raison. C’est pourquoi il ne pouvait s’ouvrir, se confier qu’à ceux qui découvriraient d’eux même la personnalité profonde du lycéen.

    Lorsqu’il avait rencontré Yun-Jin, il avait été séduit par cette passion qui l’animait lorsqu’il lui parlait de son domaine d’étude mais également par cette facilité qu’il avait de la transmettre aux autres. Il ne l’avait pas regardé comme les autres le faisaient. Dès les premières minutes de leur rencontre, il s’était senti transpercé par l’intérêt que l’étudiant pouvait lui prêter.
    Là encore, il lui transmettait une autre forme de passion que le Cupidon désirait partager.
    Il sentit un doigt passer sous son menton afin de lui redresser le visage. Shiki se laissa docilement faire. A vrai dire, il se pouvait qu’il le laissât faire ce qu’il voulait de lui parce qu’il savait très bien que face à lui, il ne pourrait témoigner la moindre résistance. C’était plus fort que lui. Il avait ce désir de s’abandonner complètement à un seul être, sans songer aux conséquences. Faire ce qu’il s’interdisait de faire depuis des années. Agir de façon irresponsable, juste pour une fois, juste pour quelques instants. C’est ainsi qu’il se retrouva contre le mur, le corps du Coréen le couvrant de toute sa puissance. Il expira, comme s’il avait retenu son souffle un peu trop longtemps. Il se laissa manipuler jusqu’à ce que sa main atteigne la nuque du prédateur. Il la caressa du bout des ongles artificiellement sombres. Il ne pouvait plus détourner son regard de celui, hypnotique, de Yun-Jin. Il y lut quelque chose qu’il ne pouvait décrire sans réaliser qu’il se trouvait dans le même état.

    La respiration s’accéléra lorsqu’il sentit les mains de l’étudiant glisser sur son torse jusqu’à ce que l’une d’elle déshabillât son épaule. Ce contact le fit frémir. Ce n’était pas pareil que précédemment, dans la salle de bal. C’était bien plus lascif, mais en rien importun. Il sentit ses lèvres parsemer sa peau de baisers. Il expira de nouveau. Il ne se posait plus de question et se contenta de se laisser aller à ce doux contact ô combien enivrant. Il entendit les bourdonnements de la musique au niveau inférieur. Il songea à toutes ces filles et tous ces garçons qui s’offraient aux premiers venus, sans savoir qui ils étaient en réalité. C’était un jeu pour eux… Shiki n’aurait jamais su en faire autant. Il avait joué aussi. Mais il fallait tôt ou tard se rendre compte des limites à ne pas dépasser. Dès l’instant où il avait posé ses lèvres sur celle de son sempai, c’était fini de jouer. Il avait dès lors passé cette frontière.
    Il profitait de cette exaltation, alors que l’autre main du Coréen lui maintenait la nuque. Il était complètement à sa merci. Le pire, c’est qu’il aimait ça – pour ne pas dire 'adorait'. Il retint un gémissement en retenant sa respiration, mais ne put en revanche empêcher son corps de vibrer à cette effervescence. Il en voulait plus, en espérait plus. A peine ce désir l’eut traversé que Yun-Jin reprit possession de ses lèvres. Shiki répondit aussitôt à ce baiser qu’il aspirait, avec toute la fougue qui lui était également offerte. Il savait pertinemment que ce qu’il se déroulait était un grand tournant dans la vie du lycéen. De une, il était en train de vivre sa première liaison ‘amoureuse’. Il échangeait ses premiers baisers. De deux, il découvrait qu’il pouvait être attiré par les hommes. Pouvait-il être aussi attiré par le sexe opposé ? Il ne se posa pas cette question. Pour l’instant seul comptait cet individu voluptueux, attrayant. A dix-sept ans. Pour certains, cela ferait tard, mais quelle importance ? Il sentit que son partenaire avait de l’expérience, ce qui n’était guère étonnant au vu de son adresse…

    Le baiser prit fin. Trop vite. Il garda les yeux fermés. Il en voulait encore. C’était comme lui retirer sa friandise préférée de la bouche.

    - Regarde-moi. N'aie pas peur.

    Quel était donc ce timbre de voix ? Shiki ouvrit les paupières et obtempéra. Dieu, comme il était beau… Il le laissa le caresser à sa guise, de tout son soûl. Il redressa la tête en arrière, comme pour mieux savourer ces gestes lubriques. Le lycéen n’était pas stupide. Même alors qu’il n’avait aucune expérience, il savait très bien ce qu’il se passait entre Yun-Jin et lui. Il était juste incapable de lui résister.
    C’est alors que l’étudiant décida de lui ôter son masque. Il sentit son unique armure lui échapper, impuissant. Il prit peur. Qu’allait-il se passer à présent, comment Yun-Jin allait réagir, qu’allait-il penser de lui ? C’était quitte ou double. Shiki n’avait pas l’apparence que lycéen modèle témoignait chaque jour. Il venait de se comporter comme jamais il ne l’avait fait auparavant, et s’était laissé docilement dominer comme…une femme. Il se sentait complètement démuni et faible. Un court instant, il avait espéré que le maquillage, la tenue, la perruque pouvait encore le camoufler… Mais non. Lorsqu’il vit le visage de son vis-à-vis se figer il avait compris qu’il l’avait bel et bien démasqué, au premier comme au second degré. Loin de vouloir se laisser submerger, le populaire se contenta de garder les yeux rivés sur ceux de Yun-Jin.

    - Shiki ....

    Il l’entendit expirer, puis le vit sourire. Il avait l’impression qu’un gros poids avait été évacué de son être. Un soulagement. Une délivrance.

    - Et tu crois que maintenant, .....

    Possession le retour. Mais c’était différent. Plus d’autorité.

    - Je vais reculer ?

    En effet, Shiki avait eu cette pensée, un quart de seconde. Mais c’était avant que l’étudiant n’étirât ses lèvres.
    Yun-Jin l’embrassa à nouveau, d’une passion plus dévorante que précédemment, comme s’il cherchait à se rassasier des lèvres du populaire. Ce dernier s’abandonna à lui, avec une liberté qu’il n’avait pas encore eut le loisir de ressentir jusqu’à présent. Ils savaient tous les deux qui ils étaient, et, dans les bras l’un de l’autre, ils laissèrent leur ardeur prendre les commandes. Le temps s’arrêta l’espace de quelques secondes et bien plus encore. Shiki était en émoi, chaque parcelle de son corps était sensibilisé à l’extrême et réclamait le contact de l’autre.
    Lorsque l’étudiant s’écarta de lui, Shiki s’appuya, dos au mur, pour ne pas perdre l’équilibre. Il était essoufflé et s’efforçait de reprendre calmement sa respiration. Il ferma les yeux pour se faciliter la tâche, puis le rouvrit, ne supportant plus longtemps de ne pas voir le visage de son Chapelier.

    - Tu es .... Tu es mineur...

    Son cœur manqua un battement. Une ombre au tableau. Pourquoi avait-il dit ça ? A quoi ça lui avançait ? La soirée regorgeait de lycéens et d’étudiants. Yun-Jin étant juste majeur, si quelqu’un l’appelait Sempai, c’est qu’il y avait de fortes chances qu’il soit plus jeune, et par là même mineur ! Voulait-il donc ruiner ce qu’ils avaient partagé ce soir ? Yun-Jin n’avait-il pas envie de lui quelques minutes plus tôt ?

    - Est-ce que ... Est-ce que c'est juste pour t'amuser ?

    Hum. Une question qui donnait réponse aux doutes du lycéen. Il se dégagea du mur afin de se tenir droit. Il devait garder son sang froid. Reprendre le contrôle. Il ajusta sa veste de fourrure et ramassa son masque qui avait fini sur la moquette. Des mèches de sa perruque passèrent devant ses yeux. Lorsqu’il se redressa, il les remit en place. Observant son masque, un fin sourire orna ses traits.

    - C’est un bel accessoire. Mais je ne fait que le louer, avec le reste de la tenue. C’était le costume idéal, le plus invraisemblable de la boutique.

    Le lycéen s’approcha de la table et y posa délicatement l’objet. Il s’éloigna ensuite vers la fenêtre qu’il ouvrit. C’est vrai qu’il faisait frais, mais il lui fallait se remettre les idées en place. Même s’il suffisait de sentir Yun-Jin près de lui pour perdre à nouveau le contrôle de ses émotions.

    - C’est amusant de passer pour ce qu’on n’est pas. Séduire, aguicher. Mais ça ne m’intéresse pas. J’ai toujours repoussé les avances qu’on me faisait, j’ai ignoré l’amour que de jeunes filles me vouaient… Les flirts, c’est puéril.

    Il pivota pour accrocher à nouveau l’attention de l’étudiant. Il poussa un soupir. Quitte à être démasqué, autant rester honnête jusqu’au bout.

    - Il n’a jamais été question de m’amuser avec vous, Sempai. Peut-être aurais-je continué à jouer si je ne vous avais pas reconnu grâce à votre accent.

    Gros soupir. Il se dirigea à nouveau vers lui et repris le masque. Sans s’arrêter, il se dirigea jusqu’à la porte.

    - Mais puisque mon âge semble être un obstacle, peut-être devrions-nous retourner à nos personnages respectifs et poursuivre cette soirée plus bas. Le résultat des enchères a été révélé. Vous n’ignorez sans doute pas que je figure parmi les lots. Il faut donc que je trouve mon…possesseur.

    Un brin de regret se mêlait à sa voix. Il n’avait pas envie de quitter cette pièce, ni de devoir passer la soirée avec….une autre personne que son Chapelier Fou. Mais, il était temps pour lui de remettre ce masque.
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MessageSujet: Re: My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]   Dim 7 Mar 2010 - 20:52

Le sang pulsait encore comme voulant réanimer la passion que Yun-Jin voulait éteindre. Il n'en revenait pas de s'être laissé aller de cette façon, de ne pas pouvoir se contenir, s'arrêter. Et surtout …. pour un garçon. Pour un garçon qu'il ne connaissait que depuis peu. Il avait réussi à percevoir quelques traits de Shiki, comme cette extrême politesse qui tenait tout le monde assez loin de lui, cette attitude posée et toujours calme qui se voulait être discrète mais qui, malheureusement, dans le monde de notre jeunesse actuelle, le mettait en décalage. Mais comment pouvait-il saoir jusqu'à quel point il pouvait lui donner sa confiance ?

Sa question n'appelait à rien d'autre qu'une simple réponse. Il pouvait avoir des ennuis à cause de sa minorité, de plus, il était coréen, et, l'homosexualité étant très mal perçue autant au Japon qu'en Corée, ces trois éléments réunis formaient un cocktail que Yun-Jin souhaitait tenir éloigné de lui de peur que ça ne lui explose à la figure.

Il vit à la manière qu'il avait eu de se remettre droit, de réajuster son costume, à sa façon de ramasser son masque, que c n'est pas ce qu'il attendait de son Sempaï.


    - C’est un bel accessoire. Mais je ne fait que le louer, avec le reste de la tenue. C’était le costume idéal, le plus invraisemblable de la boutique.

    - Shiki …

Il ouvrit la fenêtre, rafraîchissant leur pensées à tous les deux. Il pouvait pourtant sentir la douleur tendue de la frustration crier à l'intérieur de lui. Allait-il se calmer, bon sang ?


    - C’est amusant de passer pour ce qu’on n’est pas. Séduire, aguicher. Mais ça ne m’intéresse pas. J’ai toujours repoussé les avances qu’on me faisait, j’ai ignoré l’amour que de jeunes filles me vouaient… Les flirts, c’est puéril.

C'était sa réponse. Et pas besoin d'être docteur es psychologie pour comprendre qu'il l'avait vexé. Il se redressa, montrant ainsi qu'il écoutait avec sérieux au moment où Shiki le regardait de nouveau. Shiki. Shiki Shiki Shiki SHIKI. Ce nom résonnait sans cesse dans sa tête depuis qu'il avait ôté le masque. Il le revit arrivant à l'amphi, mouillé et prenant déjà froid dans les courants d'airs de l'université. Il se souvenait du chocolat.... De ces pupilles vertes qui lui demandaient son nom. Il se souvint de l'allure que Shiki avait lorsqu'il dansait, de l'attraction terrifiante qu'il imposait à quiconque posait les yeux sur lui. De ce baiser en bas. Il l'avait suivi. Il lui avait fait confiance en le suivant jusqu'ici.

    - Il n’a jamais été question de m’amuser avec vous, Sempai. Peut-être aurais-je continué à jouer si je ne vous avais pas reconnu grâce à votre accent.

Le voyant se diriger jusqu'à la porte, Yun-Jin tressaillit. Non, il ne voulait pas. C'était un malentendu.

    -Mais puisque mon âge semble être un obstacle, peut-être devrions-nous retourner à nos personnages respectifs et poursuivre cette soirée plus bas. Le résultat des enchères a été révélé. Vous n’ignorez sans doute pas que je figure parmi les lots. Il faut donc que je trouve mon…possesseur.

Sans réfléchir plus, il parcouru la petite distance entre lui et Shiki, venant dans son dos et, lançant son bras par dessus l'épaule de Shiki, appuya de toute sa force sur la porte. Les enchères. Il les avait complètement oubliées. Ça, le fait que Shiki était au box office, et surtout ….. Que Yun-Jin avait demandé à un ami d'enchérir pour lui, sur Shiki. Parce qu'il ne connaissait que deux personnes parmi les 6, et qu'il était hors de question de payer pour Kodaa Lewi's. Mais l'argent de Yun-Jin n'avait sûrement pas suffit.

    - Tu m'aurais simplement dit que tu étais sérieux, ça aurait été suffisant. Pardonne-moi.

La nouvelle proximité physique lui envoya une décharge à travers le corps. Il ne put empêcher sa main de venir doucement se placer sur le ventre du japonais, de se rapprocher de lui, de mettre son nez dans le cou.

    - Shiki....

Il sentait que la pression remontait à grands pas, et il ne pouvait que l'avouer maintenant, il avait terriblement envie de lui.

    - J'ai été méfiant, comprends-moi. C'est …... C'est la première fois que j'ai envie de …

Il serra les dents. Il n'aurait jamais imaginé dire ces mots un jour.

    - Envie d'un garçon comme j'ai envie de toi maintenant.

Libérant la porte, il vint enrouler son bras autour de Shiki, le faisant tourner pour le mettre face à lui.

    - Et d'autant plus depuis que je sais que c'est toi.

Il entendit sa respiration s'emballer, témoin de l'envie qui grimpait encore et toujours. Il serra le poing. Calme-toi, bordel ! Il avait l'impression d'être un animal en rut, incapable de se contrôler.

    - Si ….

Concentre-toi.

    - Si tu dois retourner en bas..... Très bien. Mais... Je veux te revoir. Le plus tôt possible. Sinon je vais devenir fou.

Il pressentait déjà que s'il avait à patienter trop longtemps, il se mettrait à tourner dans sa chambre comme un lion en cage. Un, voire deux jours au plus. Il guettait la réaction de Shiki, une boule au ventre, témoin de l'importance du moment.
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My Funny Valentine [le Coréen et l'Australienne][X]
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