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 Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN

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Nikolaï S. Evans
♥ Professeur de Biologie-Chimie {Université}
Nikolaï S. Evans

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MessageSujet: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyMer 9 Jan 2019 - 20:32

Université de Keimoo, Japon 

Mardi Huit Janvier Deux mille dix neuf 

Dix-huit heures vingt neuf.



Lunettes sur le nez.

Quelques semaines s’étaient passées depuis sa rencontre avec Jake Keegan.
Les stocks étaient toujours dans le vert, mais il fallait tout de même se mettre à penser à la quantité à demander pour la prochaine livraison, ainsi qu’au moyen d’acheminement. Professeur Evans gardait en permanence le petit morceau de papier sur lequel était marqué le numéro de l’Américain dans sa poche. Comme un gri-gri duquel on a du mal à se séparer. Il donnait actuellement un cours de Bio-chimie à des doctorants en devenir. Il leur avait marqué quelques formules au tableau, attendant patiemment de récupérer leur réponses qui serviront au cours suivant. Pendant tout ce temps libre, Nikolaï pensait au lieu de leur prochaine rencontre, rencontre probablement moins cruciale que la première. 

Notre russe cependant, se trouvait face à un dilemme pour lequel la réponse n’était pas si simple. Lors de leur entrevue, Jake avait pris la décision d’écourter leur rencontre, ce qui lui offrait finalement la main-haute, bien que tout cela ne soit pas une compétition. Il avait laissé la décision finale à Nikolaï qui n’avait pas spécialement l’habitude de passer un coup de fil quand il était dans le besoin. Cette notion de besoin, bien étrangère à notre russe qui habituellement comble le manque des fêtards aguerris mais aussi des toxicomanes endurcis. Pour conclure, Nikolaï n’avait pas l’habitude d’appeler mais d’être appelé.
La trotteuse se rapprochait dangereusement du 12, annonçant une fin d’heure et demie de réflexion bio-chimique qui le rassurait tant. Il était encore dans son élément, les sciences. 
La fin de son cours est arrivé, les doctorants se lèvent dans un chaos organisé et viennent poser leurs ébauches sur le bureau du professeur qui les saluent tous un a un d’un signe de tête, leur disant de son anglais tinté d’un accent russe qu’il les verra le lendemain. 




La salle est vide, si vide que l’on pourrait entendre la trotteuse durant sa course effrénée contre le temps. Mais il ne l’entend pas non. Notre russe ne fait que penser, si fort qu’il se met même à marmonner dans sa barbe de 3 jours. Sa main vient se perdre dans sa poche pour aller y chercher son petit téléphone à clapet prépayé, tapant rapidement le numéro de téléphone de Jake inscrit sur le petit papier qui était resté fermé, tant il avait eu le temps de lire le numéro. 
Son pouce s’arrête quelques instants sur le bouton du téléphone vert avant de l’enfoncer. Notre russe laisse passer 3 sonneries puis raccroche. Il se lève, range les papiers de ses élèves se dirige vers la porte en recomposant le numéro intendant bien d’avoir Jake de vive voix au téléphone. Les yeux rivés sur la trotteuse il ne prend pas la peine de dire bonjour, allant droit au but. 

«  Mr. Keegan, je suis Evans. Il faut que l’on se voit rapidement. Demain soir, je viendrai vous chercher. »
Il attend la réponse de celui-ci, les yeux rivés sur cette trotteuse qui s’approche gentiment du 3.

« Après la fermeture de vos portes, Entendu. Tenue décontractée, Jake.»



Il raccroche, sans sucre ni sel. 30 secondes maximum, la trotteuse venant de passer le 6. Pas de sms, un nouveau téléphone toutes les deux semaines, payé en liquide par un intermédiaire. Passé à la javel avant d’être mis à la poubelle, même si en général il se contente de le jeter à la mer. Des précautions simples pour un minimum de traces. Notre russe sort à présent de la salle en prenant soin d’éteindre la lumière. Il ferme la porte derrière lui, saluant une étudiante plutôt jolie pour une nippone dans le couloir puis s’en va en direction des escaliers. Il laisse glisser le téléphone dans sa poche. Alors qu’il arrive devant sa voiture. 
Le moteur ronronne, 
Quinze minutes plus tard à peine, il arrive chez lui.  

***



Quartier Hebi, Keimoo, Japon
Mercredi neuf janvier deux mille dix neuf 

Vingt et une heure vingt trois. 





Devant son miroir hors de prix, Nikolaï s’affaire à mettre ses lentilles. Les cheveux d’un coiffé, décoiffé, il s’apprête à rejoindre Jake pour leur petite entrevue. Il avait prévu de le mener dans le bar du quartier Bogu, celui qu’il affectionnait tant, là où il jouait au poker dans l’arrière salle avec ses ‘amis’ de jeu. Le bar de tous les vices. 'The bitter End'. 
Il sort de l’ascenseur, salue le gardien de son immeuble et s’engouffre après quelques pas dans un taxis qui l’attendait. 
Bien que de prendre un taxi soit risqué, Nikolaï ne souhaite pas que Jake ne voit la voiture qu’il conduit. Après avoir donné l’adresse du hangar de l’américain, il demande au chauffeur de s’arrêter une centaine de mètres avant celui-ci afin de lui donner le montant indiqué par le compteur avant de sortir. 
Il s’approche lentement du Hangar, capuche enfoncée, clope allumée, attendant patiemment son rencard du soir, comptant sur le fait que celui-ci ait un deuxième casque - ou non. 
Bien que cela l’arrangerait qu’il n’en ait pas pour son invité. Traces d’ADN oblige.
bref.
 C'est l'heure.


***

The Bitter End, Quartier Bogu.
Keimoo Japon
Vingt deux heures quarante sept



Prenant soin de passer sa main gantée dans son casque avant de le coller dans les mains du videur qui lui sourit après un clin d’oeil, Ils s’engouffrent dans le bar, Jake à sa suite. 
Ne regardant personne il part pour s’installer à une table ni trop loin ni trop près du petit dance floor improvisé, en passant par le bar où il demande une bouteille neuve de vodka et une de whisky, celles de la cave ‘personnelle’ de Nikolaï, en mesure de les payer. Il indique la table à Jake, l’invitant à s’assoir. Le bar est bondé, soirée à thème quelconque. Il y a beaucoup d’étrangers, quelques locaux également. Un lieu plus ou moins à couvert, bien qu’il n’y ait encore peu de chances que Nikolaï n’ait les autorités aux trousses, pour l’instant. Un serveur arrive donc avec deux verres, un bac à glaçons, vous savez, les beaux glaçons ronds translucides faits d’une façon spéciale et leur pince, ainsi que des serviettes et finalement les deux bouteilles. Posant finalement son regard sur Jake, il lui lâche un sourire en lui servant un verre de whisky avant de le regarder d’un air interrogateur en indiquant les glaçons d’un mouvement de tête. 

Une fois le verre posé devant Jake, Nikolaï commence par quelques banalités, tout en se servant son verre de vodka ‘on the rocks’.
« J’espère que l’ambiance ne jure pas trop par rapport à ce que vous connaissez Mr. Keegan. » Il sirote son verre et le repose sur la table.  « Les endroits publics offrent une meilleure planque, mais il faut toujours veiller à connaitre le nombre de sorties et où elles se trouvent. » Il reprend une gorgée de vodka et sort de derrière son dos un dossier ni trop fin ni trop épais, qu’il garde devant lui. « Pardonnez-moi Monsieur Keegan mais je suis quelqu’un de prudent. J’ai fais mes devoirs, je sais quasiment tout ce que j’ai à savoir sur vous, votre famille. » Il l’ouvre et le survole tendis qu’il jette un oeil à Jake dans la pénombre du bar. «Je crois que vous avez le profil parfait pour cette affaire, Mr Keegan. Et je ne serai pas vexé que vous fassiez vos devoirs sur moi. »  Il regarde à nouveau en direction du bar, levant le bras et faisant signe de la main qu’il manquait quelquechose sur la table. Attendant patiemment que le serveur lui porte ses lamelles de citron vert, Nikolaï reporte son attention sur Jake devant qui il pousse le dossier. «  Je n’ai pas tout lu mais il semblerait qu’il y ait deux,trois zones d’ombres que ma curiosité malsaine me pousse à éclaircir, si cela ne vous pose pas trop de problèmes. J’aime savoir à qui j’ai affaire avant de m’engager dans une relation professionnelle de la sorte. »

Alors que le serveur vient poser l petite assiette de rondelles finement coupées comme il les aime, Nikolaï s’allume une cigarette, fixant maintenant son regard sur Jake. 


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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyMer 9 Jan 2019 - 21:45

Quelques semaines depuis la rencontre avec ce Evans, oui. Largement suffisant pour Jake de mener son enquête sur cet individu. Après quelques recherches infructueuses sur internet et ses réseaux sociaux - le contraire l'aurait étonné - le californien avait changé ses méthodes. A cheminer entre deux rendez-vous professionnels, des soirées à préparer des commandes ou encore seul chez lui, il avait finalement mis les pieds à l'université. Après avoir flâner dans les alentours de l'école, il avait inventé une excuse assez intelligente et farfelue pour pouvoir entrer dans les murs de l'enceinte, sans éveiller les soupçons. C'est là qu'il l'avait vu et reconnu. Décidément, cet homme le surprenait un peu trop à son goût et piquait sa curiosité à vif. Ayant usé de ses charmes auprès d'une secrétaire un peu trop laxiste sur le devoir de réserve, il avait eu accès au dossier du personnel et avait pu retracer le parcours du professeur. Il avait mémorisé tout ce qu'il avait à savoir sur lui : date et lieu de naissance, identité, études, adresse de domicile, groupe sanguin... A supposer sur toutes les informations soient vraies, bien entendu. Sur cela, il émettait une réserve. Il avait donc poussé les recherches auprès du commissariat, puis auprès d'un juge. Là encore, privilège de famille puissante. La vie avait ensuite repris un cours plus normale, puisque sa soif avait été étanchée.

Quand son téléphone sonna un mardi soir, il n'eut que le temps de le sortir de sa poche avant que l'appel ne soit visiblement volontairement coupé. Numéro masqué. Jusqu'où ce type irait dans la prise de précautions ? Jake garda le portable en main, le fixant en silence, une moue sur le visage, jusqu'à ce qu'il sonne à nouveau. Il avait compté mentalement le nombre de sonnerie et avait décroché, prenant un air détaché, faisant mine d'être surpris d'entendre la voix de son interlocuteur.

- Bonsoir, Monsieur Evans. Demain, parfait.

Il l'avait ensuite laissé raccrocher, décoller le portable de son oreille et sourit en regardant l'écran qui signalait une durée d'appel de vingt-sept secondes. Accord rapide, tout comme leur première rencontre. Tout semblait se jouer très rapidement entre eux.

Le lendemain, Jake sort de la douche, récemment installé dans son bureau à l'entrepôt. Une serviette autour de la taille, l'autre dans la main qui ébouriffe ses cheveux, il s'avance dans la pièce, jetant un coup d’œil à l'horloge. 21h45. Il s'approche de la baie vitrée et aperçoit le russe qui l'attend en bas. Juste le temps d'un sourire, il lance la serviette qu'il tient dans la main sur le fauteuil où Evans avait passé leur première rencontre et d'un coup d'index fait tomber celle autour de sa taille. Nu comme un ver, il longe les fenêtres, sans quitter son nouvel associé des yeux, jusqu'à revenir dans la salle d'eau, ouvrir l'armoire et choisir la première tenue qui lui tombe sous la main : chaussettes, boxer, jeans classiques, sweat noir à fermeture éclair. Pas de t-shirt, non. Il enfile le tout et se plante devant le miroir, inspectant la propreté de ses dents, puis passant une main dans ses cheveux. Ce sera suffisant pour les coiffer : ils sont déjà secs de toute façon. Il prend tout le nécessaire et sort de son bureau, verrouille la porte derrière lui, vérifie l'alarme du hangar, prend son portable et enclenche celle de l'étage, tout en prenant le chemin de l'issue de secours. Il enfile son casque et sa veste de moto, cale le second casque sur le réservoir et démarre, faisant le tour du bâtiment pour rejoindre Evans de l'autre côté. Sans couper le moteur, il lui tend le casque, l'interrogeant du regard sur le lieu où ils doivent se rendre.

Arrivés au bar, il tend également son casque au videur, ôtant ensuite sa veste pour faire de même avec cette dernière, un sourire de politesse sur les lèvres, en guise de merci. Il prend le pas de son acolyte et s'installe en face de lui, à la table, après avoir pris le temps d'observer le bar pendant que l'autre commandait à boire. Whisky et vodka. Bien loin du vin français de le première fois. Il décline les glaçons et ne touche pas au verre, observant le manège de son voisin, tandis que ce dernier prend la parole. L'ambiance ? Il est californien, tout est dit. Les nombre de sortie ? L'entrée, l'issue de secours près des toilettes, celle derrière la scène du DJ, celle derrière le bar et une autre à l'opposée de la porte d'entrée. Peut-être d'autres, mais le bar n'a pas l'air suffisamment grand pour en offrir davantage. Il pose son regard sur le dossier que Evans pose sur la table, un sourire amusé sur le visage. Soit il détient plus d'informations sur lui que lui n'en détient, soit sa mémoire laisse à désirer et il a besoin d'écrits. Jake n'est pas surpris par le fait qu'il ait fait des recherches, puisqu'il en a également fait de son côté. A savoir sur sa famille ? N'ayant que de modestes, voire rares, contacts avec son paternel, il n'a pas du tirer grand chose de ce côté-là... Tout dépend jusqu'où ses informations remontent. Qu'il fasse ses devoirs sur lui ? Cela sonnait presque comme une autorisation. Il ne doutait donc pas que ce soit déjà fait ?

Jake s'adosse à la banquette, alors que le serveur pose l'assiette de mets sur la table, croisant ses mains sur cette dernière. Il n'a toujours pas touché à son verre, n'a pas regardé le dossier que Evans avait poussé vers lui, ni même cherché à l'ouvrir. Il ne s'est pas non plus séparé de son sourire amusé, fixant le blond des yeux sans réussir à s'en détacher. Il avait l'air moins féroce qu'à leur première rencontre, donnant même l'impression de s'excuser de ce dossier.

- Quelles zones d'ombre ?

Le californien humecte ses lèvres, posant un doigt sur le rebord du verre de whisky, avant de le faire tourner dessus. Il n'aime pas le whisky. Il repousse le verre, se penchant sur la table, invitant silencieusement l'autre à s'en donner à cœur-joie.

- Jake, je vous en prie.

Il fronce le nez, surjouant le dégoût, et baisse les yeux sur le dossier.

- Surtout quand vous sortez des informations sur moi. Informations visiblement suffisamment intéressantes pour piquer votre curiosité à vif.

Il reporte son attention sur le blond, son éternel sourire aux lèvres.

- Ceci dit, il suffisait de me demander, Nikolaï. Ma vie est quasiment rendue publique par mon nom. Je ne peux trop rien cacher.

Il pose ses doigts sur le dossier, l'ouvrant distraitement. Il feuillette les pages, n'y accordant que peu d'importance, ne s'arrêtant pas particulièrement sur l'une d'elle. Il le referme, noyant son regard dans celui de Nikolaï, lui montrant qu'il attend ses questions. Mais merde. Il sait qu'Emy n'échappe pas à la puissance de leur nom et qu'il est facile d'avoir également des informations sur elle, mais voir sa photo sur une des pages l'ennuie. Sans parler de l'article qui tente de rendre hommage à sa mère, mais glorifiant surtout le chef de famille. Pour donner le change et être certain de ne pas se trahir, il hèle à son tour le serveur, lui indiquant d'un geste de la main qu'il souhaite un autre verre. Sans quitter l'employé des yeux, pour s'assurer qu'il a bien compris la demande, il continue :

- Votre dossier n'indique cependant pas mes goûts en matière d'alcool.

Le serveur lui apporte le verre vide et Jake tend la main vers la bouteille de vodka, pour le remplir. Il y laisse tomber un glaçon, avant de le faire tourner dans l'alcool, observant sa lente dissolution. Il lève son verre et l'entrechoque doucement sur celui de son voisin.

- Santé.

Avant de boire une bonne rasade, intérieurement convaincu qu'il va en avoir besoin pour satisfaire la curiosité de Nikolaï, sans trop en dire, ni éveillé les soupçons.

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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyJeu 10 Jan 2019 - 1:01

Bondé
Le bar était bien vivant pour un mercredi soir. Parfaitement ce dont avait besoins ce lieu pour le remettre sur les rails. Le patron, une connaissance de Nikolaï n’avait pas pu cacher ses soucis de dettes à son compagnon de poker qui lui avait prêté une bonne somme d’argent afin de pouvoir le laisser tourner. Toutes ces personnes présentes, qui buvaient et dansaient apporteraient probablement de quoi rembourser les dettes de son ami. Enfin, au moins une des échéances promises.
Une fois les yeux reposés sur son ‘date’ Nikolaï attendait les réponses à ses questions; non-questions. Visiblement, il devait bien y avoir quelques zones d’ombres car Jake avait pris soins de rebondir sur ce terme que notre russe avait en fait lâché sans vraiment y réfléchir. Observant maintenant l’Américain qui refusait son whisky et qui le-lui tendait à présent. Un américain qui n’aime pas le whisky ? Première surprise. Nikolaï ne s’était pas attendu à ça du tout, ayant encore en tête quelques clichés tout à fait hollywoodiens à propos de ces ‘ricains.


Deuxième cliché, les américains parlent. Et celui-ci se montre plutôt d’accord pour répondre à ses questions; et ça tombe super bien tant il en a. Mais certaines d’entre-elles ne sont pas encore d’actualité, et pour quelques réponses il devra donc attendre. Patience est mère de vertu, et Notre russe peut se montrer très, très patient. 

Niko observe Jake lorsque celui-ci feuillète le dossier. Il ne s’arrête pas, tournant de façon nonchalante les pages ce qui ne donne aucun indice de plus. M’enfin, cela a peu d’importance, maintenant que l’Américain est d’accord pour répondre à ses questions. hi-hi 
« Votre dossier n'indique cependant pas mes goûts en matière d’alcool. » Cette réplique a au moins eu pour mérite de faire rire notre russe, qui dévoile maintenant ses dents qui laissent échapper un petit rire guttural alors qu’il regarde son propre verre vide avant de lâcher un «  My Bad Jake, my bad.» retenant encore quelques petits rires discrets. Il faut bien l’avouer, Nikolaï est plutôt bon public lorsque l’ambiance s’y prête. Jake avait même pris les devants, demandant un verre vide afin de se servir un verre de vodka à son tour. Alors qu’ils trinquaient rapidement, Nikolaï arqua un sourcil et lâcha sur un ton mi-amusé mi…pervers. « Navré encore Jake, ce liquide n’est pas le meilleur des élixirs russe.. en ma possession. » Après quoi il termine son verre cul sec, sachant pertinemment que son interlocuteur saisirai probablement l’allusion. Se servant un verre à nouveau, Nikolaï s’était contenté de se remémorer à demi-voix quelque chose que son ancien ‘associé’ lui avait dit avant qu’ils ne s’embrouillent et qu’il ne s’en débarrasse.. ‘Sex OR business’


« J’ai besoins de savoir si vous avez des relations apte à vous couvrir en cas de pépin. Je n’ai pas l’envie ou le besoin de connaitre leurs noms. Mais c’est important. Je ne le ferai pas pour vous. » Il reprend une gorgée de vodka en attendant la réponse de Jake, puis reprend. « J’ai beau être plutôt méticuleux, je ne suis jamais à l’abris d’une armée de petits pois sous le matelas de la princesse. »

Alors qu’il termine sa phrase, il aperçoit du coin de l’oeil un gars qui se rapproche de lui afin de lui annoncer quelque chose à l’oreille. Se raclant la gorge et posant l’un de ses avant bras de la salle, son poing se serre jusqu’a ce qu’il remercie son gars avant de le laisser disparaitre derrière le rideau non-loin du DJ. « Jake je dois vous demander de m’excuser, j’ai un petit pois à retirer de sous mon matelas. » Lui dit-il en forçant un sourire, alors que la veine sur son front venait de Popper comme le bouton d’un allume cigare dans une vieille voiture. Il se lève lentement, et s’éloigne de la table en servant un nouveau verre à l’Américain, disparaissant à son tour derrière le rideau noir pour réapparaître moins de dix minutes plus tard, la main derrière le dos.

S’asseyant à nouveau, il s’excuse une fois de plus, se servant un verre et remettant celui de son nouvel ami à niveau tout en souriant « Je ne veux pas paraître indiscret mais vous avez une.. soeur? Comprenez qu’elle ne doit rien savoir de notre association, au même titre que le reste de votre famille ». Tout en remettant ses cheveux en arrière, Nikolaï soulignait simplement que leur affaire se devait être discrète, sans trop rentrer dans les détails. Il ne pourra pas se permettre d’avoir un maillon instable dans sa chaine, même un qui ne tient pas spécialement l’alcool. L’attitude de l’américain avait changé, si bien que Nikolaï se prit à sourire de façon amusée alors qu’il se rallumait une cigarette, en proposant une également à Jake.


« Si vous êtes toujours partant, j’aurai besoins d’un acheminement courant Février pour trois caisses. La date importe peu, mais elles doivent être là en Mars au plus tard. » Nikolaï fait une pause, buvant la fin de son verre de Vodka dilué d’eau, ce qui le fait grimacer. « Je vous laisse 25% sur mes ventes, en plus de ce que je vous paie pour l’acheminement bien entendu. » Puis il ajoute avec un large sourire, « J’espère que vous êtes à l’aise avec le liquide Jake, et que vous avez de quoi le blanchir. »

Après quoi il se ressert un verre, y jetant un nouveau glaçon rond et une rondelle de citron vert.

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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyJeu 10 Jan 2019 - 2:25

Au sourire sur le chemin du pervers que lui adresse le russe et ses quelques mots prononcés, lourds de sous-entendus, Jake ne répond que par un sourire 100% obscène. La pertinence paye, l'allusion a été saisie en plein vol ! Sourire qu'il ne garde cependant que l'espace d'un instant, sentant le sérieux de son interlocuteur revenir à travers sa confession suivante. Il ne le ferait pas pour lui ? A quoi servait donc d'avoir des associés, s'il ne comptait pas suivre cet engagement jusqu'au bout ? Le californien fronce les sourcils, juste un peu, répondant à sa question par un simple signe de tête. Père Keegan ne laissera jamais son rejeton entacher le nom de son empire et son pouvoir a déjà été amplement suffisant pour couvrir bien pire qu'un trafic de drogues. J va pour soulever l'injustice de ce comportement, mais il est interrompu dans sa lancée par un intrus qui se penche à l'oreille de Nikolaï. Voilà qu'il s'en trouve agacé. Non pas qu'ils soient coupés dans leur échange : venir dans un endroit aussi fréquenté ne pouvait pas leur faire y échapper. Mais de voir ce gars se pencher sur son blond - oui, quelque part entre la première rencontre, le coup de téléphone, le trajet en moto et son premier verre de vodka bu d'une traite, le blond était devenu son blond - le rendait étrangement... jaloux. Un bruit de bouche lui échappe, mais il ne s'en inquiète pas : ça passera bien plus pour de l'impatience face à cette interruption que pour de l'envie mal placée. L'américain ne peut s'empêcher de poser son regard sur le poing que l'autre serre sur la table, témoignant sans retenue de son énervement à l'annonce qu'on lui fait. Jake en vient même à regretter le bruit autour d'eux, qu'il avait d'abord jugé propice à couvrir certains mots dans les réponses qu'il donnerait à Nikolaï, pouvant lui amener un certain avantage. Il aurait aimé entendre ce qui se disait.

- Allez-y, "princesse".

Un sourire mi-encourageant, mi-compatissant se dessine sur ses lèvres, alors qu'il saisit déjà le verre que vient de lui remplir son associé. De nouveau, il le vide d'un trait, sans pour autant perdre de vue Nikolaï, jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champs de vision, derrière le lourd rideau phonique de fond de scène. Il aspire bruyamment de l'air entre ses dents et rouvre le dossier, le feuilletant encore plus distraitement que la première fois, pour le refermer dans la foulée. Un autre verre, un autre glaçon, il teste une rondelle de citron, le vide : effectivement, cette vodka est loin d'être la meilleure qui lui ait été donnée de boire. Nouveau regard vers le rideau, qu'il regrette de ne pas voir se rouvrir. Il se lève, va au bar - espérant perdre plus de temps à se déplacer dans la foule, qu'à héler le serveur - et demande leur meilleure bouteille de vodka, précisant qu'il souhaite autre chose que la pisse de chat qu'ils ont sur leur table. L'employé le prend mal, ne dit rien mais tout se lit sur son visage. Jake lui sourit un dixième de seconde, méprisant, et paye cash la bouteille qu'il lui amène. Retournant à la table, il se serre un verre, oublie le glaçon, mais pas le citron, le vide et le repose un peu trop fort. Il soupire, ferme les yeux et appuie sa tête sur le dossier de la banquette. Il ne voit donc pas le retour de Nikolaï à leur table, mais est tiré de son repos par le mouvement de quelqu'un s'asseyant en face de lui. Il ne manque pas la main dans le dos, mais ne s'y attarde pas, se redressant pour plonger son regard dans celui du russe.

Jake ne perd pas non plus une seconde de cette main qui passe dans les cheveux de son acolyte, reprenant son éternel sourire, sachant pertinemment que l'autre ne va pas tarder à comprendre qu'il ne tient pas l'alcool.

- Demi-sœur. Emy. Mais vous avez son nom, sa photo et son lieu de résidence dans vos notes, il me semble.

Jake ramène le verre vers lui, y mettant un glaçon, sans citron, mais se contentant de jouer avec, le faisant tourner sur la table.

- Vous vous doutez bien que si je décide finalement de ne pas inclure mon assistante dans nos combines, je ne vais pas y risquer ma sœur. Simple logique, somme toute rhétorique.

Il se fout de sa gueule, le lui montre par un sourire intimant l'ordre de poser des questions plus pertinentes. Il s'attendait à mieux que ça et risquerait de se trouver déçu. Il prend la cigarette, la cale entre ses lèvres, s'appuie sur le dossier de la banquette en soulevant ses hanches, de façon à pouvoir saisir son briquet bon marché dans sa poche. Il allume la clope, aspire une grande taf et souffle, prenant soin de ne pas envoyer la fumée dans le visage de son voisin, bien qu'il s'en grille une également. Jake le fixe droit dans les yeux et opine du chef pour répondre à sa question.

- Pour retour en mars, prenons un départ entre le 20 et le 24 février. Je vous donnerai la date exacte en fonction des coûts et autres facteurs dont vous devez vous douter.

Le voyant finir son verre de vodka bon marché, il pousse vers lui la bouteille qu'il a acheté au bar alors qu'il l'avait planté là. A l'annonce de la part qu'il toucherait, Jake se redresse, posant ses deux coudes sur la table et profitant du geste pour porter le verre à ses lèvres et en prendre une petite gorgée cette fois.

- Maintenant que vous avez l'air totalement disponible et en espérant ne plus être dérangé par toute chose relative à ce que vous planquez dans votre dos, j'aimerai éclaircir plusieurs points.

Il passe sa langue sur ses lèvres, finit le verre et le repose à l'envers, estimant avoir largement picoler pour le reste du mois. Nouvelle taf sur la clope.

- Si pépin il doit y avoir, il serait en relation avec votre trafic, pas mes ventes. Et ce serait à moi de me défendre ? Hum...

Il fait non de la tête, regrettant le dernier verre.

- Vous allez y mettre du vôtre et m'assurez un minimum de protection, même si je suis effectivement bien entouré.

Non-négociable.

- Je ne veux rien de votre argent. Vous allez me servir à en gagner, en plus de m'économiser du temps avec les douanes russes. Remarquez...

Il pointe la bouteille de vodka hors de prix posée à côté de la piquette du russe.

- ... que je vis déjà suffisamment bien pour ne pas m'enrichir sur votre dos.

Non-négociable. Il regrette l'avant-dernier verre maintenant.

- Pour votre espérance, je suis au regret de vous annoncer que vous me dévergondez, il va donc falloir m'apprendre à blanchir... En tout cas, concernant le liquide.

C'est à son tour de formuler des sous-entendus pervers, accompagné de sourire mi-joueur, mi-... salement pompette. Il écrase la clope dans le cendrier, sentant qu'elle va le laisser sur le carreau s'il continue à tirer dessus.

- Et donc, que cachez-vous, en plus de vos armes ?

Il laisse échapper un rire, gardant pour lui une réplique bien trop graveleuse pour ne pas le faire passer pour un idiot. Garder sa langue, ignorer cette liesse que procure l'alcool et garder sa langue.

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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyJeu 10 Jan 2019 - 22:24

Sucré.
Nikolaï n’était pas du genre sucré.
Si bien qu’il observait l’américain qui devenait de plus en plus saoul de minute en minute d’un regard un peu irrité. Négociant en vins, qui ne tient pas l’alcool. Les cordonniers sont les plus mal chaussés après tout. Et c’est peut-être pas plus mal. Nommer un alcoolique comme responsable du bar est une mauvaise idée, au même titre que laisser un toxicomane aux commandes d’un ‘labo de chimie’. 
Il aura simplement à éviter d’éterniser les rencontres avec les contacts Russes si rencontre il y a, et de ne pas l’inviter à ces nuits de poker qui voient passer plus de bouteilles que de participants autour de la table. C’est probablement pour ça qu’il s’est vu allégé de 10 000 dollars la dernière fois ? Mh, peut-être. 
Plus leur entrevue.. entrevue ? Non, au-delà d’une heure ou deux cela n’est pas une entre-vue mais un date. Enfin, en quelque sorte. Bref. Nikolaï profitait de cette expérience pour en savoir un peu plus sur Jake. Points forts, faiblesses, attitudes, regards et autres signes de langage corporel qui pourraient le/les trahir lors d’éventuelles rencontres avec les russes, enfin, les autres russes ou juste autres que lui-même.

Il faut bien reconnaitre que les questions bêtes, Nikolaï sait tout à fait bien les poser. Jake cependant, bien que les réponses fussent toutes sensées et pertinentes, étaient beaucoup trop directes, beaucoup trop empruntes d’alcool, voir condescendantes. Cela pourrait poser problème si jamais ils avaient à rencontrer du monde ensemble, oui. C’était sûr. 
L’américain l’extirpa de ses pensées avec une fenêtre de 5 jours fin Fevrier. Dates qu’il repassaient en tête, voir si ses stocks lui permettraient de lancer une petite soirée folichonne avec les copains, ou non. Tendis qu’il terminait son verre, Jake pousse vers lui une bouteille que Nikolaï n’avait pas commandé au bar. Son regard de pose sur lui alors qu’il débute. « Maintenant que vous avez l'air totalement disponible et en espérant ne plus être dérangé par toute chose relative à ce que vous planquez dans votre dos, j'aimerai éclaircir plusieurs points. » Ah oui ? Il hausse un sourcil quand celui-ci retourne son verre. « Si pépin il doit y avoir, il serait en relation avec votre trafic, pas mes ventes. Et ce serait à moi de me défendre ? Hum… Vous allez y mettre du vôtre et m'assurez un minimum de protection, même si je suis effectivement bien entouré. » Légitime Mr Keegan, mais vous n’avez pas saisi.

Là, Jake allait titiller sa curiosité, même si l’allocution de Jake se voulait de moins en moins précise. « Je ne veux rien de votre argent. Vous allez me servir à en gagner, en plus de m'économiser du temps avec les douanes russes. Remarquez…- ... que je vis déjà suffisamment bien pour ne pas m'enrichir sur votre dos.» Ce n'est pas un concours de compte en banque Jake.. Nikolaï se senti presque obligé de répondre immédiatement mais Jake ne semblait pas avoir terminé. Il attendra une autre fois pour lui expliquer qu’il préfère liquider les mauvaises bouteilles gratuitement que de faire louper une vente d’une très bonne, qui rapporte plus de bénéfices au bar qui lui doit de l’argent. Mais… ce serait se disperser d’avantages pour pas des broutilles. « Pour votre espérance, je suis au regret de vous annoncer que vous me dévergondez, il va donc falloir m'apprendre à blanchir... En tout cas, concernant le liquide. » Cette phrase, Nikolaï l’aurait effectivement trouvée plutôt sympa et engageante si seulement Jake ne semblait pas totalement pompette après 3/4 d’une bouteille de Vodka.. à deux.


Il se ressert un verre de sa mauvaise bouteille, celle qu’il buvait quand il était ado. Puis reviens sur ce qu’avait dit Jake précédemment. « Voyez les 25% de marge comme une prime de risque. Si vous n’en voulez pas, il ne me sera pas nécessaire de vous expliquer comment blanchir de l’argent, mais cela m’arrangerai que vous les preniez, ou je vais encore devoir acheter une autre boite.. et c’est fatiguant. » Un lâche un soupir. Il vient d’ailleurs de repenser à commander une nouvelle trieuse/compteuse à billets. Les Yens lui donnent décidément plus mal à la tête que l’horrible saké tiède japonais. «  Ou alors voyez ça comme une prime de risque. Ces 25% dont vous ne voulez pas pourraient servir à faire taire des officiels un peu trop curieux, des deux cotés de la mer. »
Il se met à jouer avec son verre, faisant ballotter le glaçon dans un sens puis un autre. 

« En ce qui concerne votre protection, vous n’avez pas saisi. Si mes concurrents se rendent compte que je loue vos services, ils s’empresseront d’essayer de trainer votre nom dans la boue afin de m’exposer et me faire couler. » Il hausse les épaules et continue. « Si atteinte physique il y a, je ne peux pas vous garantir de m’en occuper personnellement, mais les 25% dont vous ne voulez pas peuvent aussi servir pour votre protection, sans avoir besoins de les blanchir et sans mettre aucun billet de votre poche sur la table.» Il ne savait pas si l’américain allait comprendre la moitié de la phrase, mais il se contenta de répéter. « Pas de sortie d'argent suspecte, pas d'entrée monétaire improbable. Prenez ces 25% Jake. Vous ne vous faites pas d’argent sur mon dos. Oui, voyez-les comme une prime de risque. »
Nikolaï déporta son attention de l’américain pendant un instant, sirotant son verre en regardant la foule se mouvoir dans une discipline désorganisée de bras en l’air, de déhanchés et autres mouvements bizarres que peuvent bien faire les danseurs. Ayant pensé à autre chose il observe son acolyte et dit rapidement « Cela étant dit, si vous ne voulez vraiment pas de cet argent, ne je peux pas vous forcer à le prendre. C’est mon offre, tout simplement. » Un genre de commerce équitable. Ha-ha .. 

Posant les yeux sur le verre retourné de l’Américain, il s’adressa à lui, se passant une main dans les cheveux alors qu’il sentait son téléphone à clapet vibrer dans sa poche. Il l’ouvrit et lâcha un petit sourire tendis qu’il le refermait. 

«  Je vous appelle un taxi peut-être ? Un de mes gars peut vous déposer la moto demain à l’entrepôt. J’ai encore quelques affaires à régler. »



La soirée battait son plein, Nikolaï remettait son téléphone dans sa poche et jeta un oeil à sa montre.

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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyJeu 10 Jan 2019 - 22:24

Sucré.
Nikolaï n’était pas du genre sucré.
Si bien qu’il observait l’américain qui devenait de plus en plus saoul de minute en minute d’un regard un peu irrité. Négociant en vins, qui ne tient pas l’alcool. Les cordonniers sont les plus mal chaussés après tout. Et c’est peut-être pas plus mal. Nommer un alcoolique comme responsable du bar est une mauvaise idée, au même titre que laisser un toxicomane aux commandes d’un ‘labo de chimie’. 
Il aura simplement à éviter d’éterniser les rencontres avec les contacts Russes si rencontre il y a, et de ne pas l’inviter à ces nuits de poker qui voient passer plus de bouteilles que de participants autour de la table. C’est probablement pour ça qu’il s’est vu allégé de 10 000 dollars la dernière fois ? Mh, peut-être. 
Plus leur entrevue.. entrevue ? Non, au-delà d’une heure ou deux cela n’est pas une entre-vue mais un date. Enfin, en quelque sorte. Bref. Nikolaï profitait de cette expérience pour en savoir un peu plus sur Jake. Points forts, faiblesses, attitudes, regards et autres signes de langage corporel qui pourraient le/les trahir lors d’éventuelles rencontres avec les russes, enfin, les autres russes ou juste autres que lui-même.

Il faut bien reconnaitre que les questions bêtes, Nikolaï sait tout à fait bien les poser. Jake cependant, bien que les réponses fussent toutes sensées et pertinentes, étaient beaucoup trop directes, beaucoup trop empruntes d’alcool, voir condescendantes. Cela pourrait poser problème si jamais ils avaient à rencontrer du monde ensemble, oui. C’était sûr. 
L’américain l’extirpa de ses pensées avec une fenêtre de 5 jours fin Fevrier. Dates qu’il repassaient en tête, voir si ses stocks lui permettraient de lancer une petite soirée folichonne avec les copains, ou non. Tendis qu’il terminait son verre, Jake pousse vers lui une bouteille que Nikolaï n’avait pas commandé au bar. Son regard de pose sur lui alors qu’il débute. « Maintenant que vous avez l'air totalement disponible et en espérant ne plus être dérangé par toute chose relative à ce que vous planquez dans votre dos, j'aimerai éclaircir plusieurs points. » Ah oui ? Il hausse un sourcil quand celui-ci retourne son verre. « Si pépin il doit y avoir, il serait en relation avec votre trafic, pas mes ventes. Et ce serait à moi de me défendre ? Hum… Vous allez y mettre du vôtre et m'assurez un minimum de protection, même si je suis effectivement bien entouré. » Légitime Mr Keegan, mais vous n’avez pas saisi.

Là, Jake allait titiller sa curiosité, même si l’allocution de Jake se voulait de moins en moins précise. « Je ne veux rien de votre argent. Vous allez me servir à en gagner, en plus de m'économiser du temps avec les douanes russes. Remarquez…- ... que je vis déjà suffisamment bien pour ne pas m'enrichir sur votre dos.» Ce n'est pas un concours de compte en banque Jake.. Nikolaï se senti presque obligé de répondre immédiatement mais Jake ne semblait pas avoir terminé. Il attendra une autre fois pour lui expliquer qu’il préfère liquider les mauvaises bouteilles gratuitement que de faire louper une vente d’une très bonne, qui rapporte plus de bénéfices au bar qui lui doit de l’argent. Mais… ce serait se disperser d’avantages pour pas des broutilles. « Pour votre espérance, je suis au regret de vous annoncer que vous me dévergondez, il va donc falloir m'apprendre à blanchir... En tout cas, concernant le liquide. » Cette phrase, Nikolaï l’aurait effectivement trouvée plutôt sympa et engageante si seulement Jake ne semblait pas totalement pompette après 3/4 d’une bouteille de Vodka.. à deux.


Il se ressert un verre de sa mauvaise bouteille, celle qu’il buvait quand il était ado. Puis reviens sur ce qu’avait dit Jake précédemment. « Voyez les 25% de marge comme une prime de risque. Si vous n’en voulez pas, il ne me sera pas nécessaire de vous expliquer comment blanchir de l’argent, mais cela m’arrangerai que vous les preniez, ou je vais encore devoir acheter une autre boite.. et c’est fatiguant. » Un lâche un soupir. Il vient d’ailleurs de repenser à commander une nouvelle trieuse/compteuse à billets. Les Yens lui donnent décidément plus mal à la tête que l’horrible saké tiède japonais. «  Ou alors voyez ça comme une prime de risque. Ces 25% dont vous ne voulez pas pourraient servir à faire taire des officiels un peu trop curieux, des deux cotés de la mer. »
Il se met à jouer avec son verre, faisant ballotter le glaçon dans un sens puis un autre. 

« En ce qui concerne votre protection, vous n’avez pas saisi. Si mes concurrents se rendent compte que je loue vos services, ils s’empresseront d’essayer de trainer votre nom dans la boue afin de m’exposer et me faire couler. » Il hausse les épaules et continue. « Si atteinte physique il y a, je ne peux pas vous garantir de m’en occuper personnellement, mais les 25% dont vous ne voulez pas peuvent aussi servir pour votre protection, sans avoir besoins de les blanchir et sans mettre aucun billet de votre poche sur la table.» Il ne savait pas si l’américain allait comprendre la moitié de la phrase, mais il se contenta de répéter. « Pas de sortie d'argent suspecte, pas d'entrée monétaire improbable. Prenez ces 25% Jake. Vous ne vous faites pas d’argent sur mon dos. Oui, voyez-les comme une prime de risque. »
Nikolaï déporta son attention de l’américain pendant un instant, sirotant son verre en regardant la foule se mouvoir dans une discipline désorganisée de bras en l’air, de déhanchés et autres mouvements bizarres que peuvent bien faire les danseurs. Ayant pensé à autre chose il observe son acolyte et dit rapidement « Cela étant dit, si vous ne voulez vraiment pas de cet argent, ne je peux pas vous forcer à le prendre. C’est mon offre, tout simplement. » Un genre de commerce équitable. Ha-ha .. 

Posant les yeux sur le verre retourné de l’Américain, il s’adressa à lui, se passant une main dans les cheveux alors qu’il sentait son téléphone à clapet vibrer dans sa poche. Il l’ouvrit et lâcha un petit sourire tendis qu’il le refermait. 

«  Je vous appelle un taxi peut-être ? Un de mes gars peut vous déposer la moto demain à l’entrepôt. J’ai encore quelques affaires à régler. »



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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyJeu 10 Jan 2019 - 23:31

Il parlait beaucoup, trop vite et Jake se contentait de le fixer, sourire léger sur les lèvres. Cela ne devenait pas compliqué de suivre le résonnement de son interlocuteur à cause de l'alcool... Le russe n'avait aucune suite logique dans les idées. Une prime de risque ? Information mentionnée trois fois. Acheter une autre boîte, fatigant ? Ce n'était absolument pas son problème. Faire taire des gens ? Pour ça, il faudrait q'ils soient suffisamment idiots pour donner de quoi jaser. Traîner son nom dans la boue ? Son dossier ne devait pas mentionner qu'il n'en avait strictement rien à faire, de ce nom. Atteinte physique ? C'est donc penser que personne n'a jamais essayé de s'en prendre à lui ou qu'il ne sait pas se défendre. Et retour à la prime de risque, une boucle.

Jake prend une longue inspiration, puis soupire. Il profite de cette pause. La musique, les gens qui parlaient fort pour s'entendre étaient devenus un bruit de fond lancinant, qu'il arrivait même aisément à occulter. Mais le flot de paroles de son voisin lui martelait les oreilles et la vodka, le cerveau. Quand l'autre reprend la parole, il pince les lèvres, détournant à son tour son regard vers cette foule, jusqu'à tomber sur le rideau noir. Qu'est-ce qu'il cache dans son dos ? Encore des mots, que le blond n'écoute pas, trop distrait par cette nouvelle obsession.

Le californien garde un moment le silence, battait son pied sous la table au rythme des basses de la musique. Il penche la tête sur le côté, se remettant même un instant dans le fond de la banquette. Il parcourt la salle des yeux, conclue que ce n'est vraiment pas un endroit pour lui et reporte enfin toute son attention sur son voisin. Il se penche à nouveau sur la table, pour être certain de se faire bien comprendre, fixant Nikolaï, son air sérieux pouvant faire oublier qu'il a trop bu.

- Je suis certes saoul, Nikolaï, mais l'alcool ne m'a jamais rendu idiot. Tout au plus, il me rend impatient, surtout quand je dois parler avec quelqu'un qui ne me donne aucune information utile.

Cartes sur table.

- Une libellule vole de toutes ses forces. Un papillon arrive et essaye de la suivre, mais en vain. Alors il s'essouffle et tombe sur le sol. Il serait resté longtemps dans les airs, s'il avait simplement flotté. Mais il a découvert quelque chose sur le vol : il ne pouvait plus se contenter d'être léger et de simplement flotter. C'est pourquoi il a volé. Il a arrêté de flotter.

Jake remet son verre vide à l'endroit et, d'une main habile, lui donne de l'élan pour le faire glisser sur la table et le rattraper de l'autre, sans quitter son voisin des yeux. Il penche la tête dans le sens opposé de la première fois, ne souriant plus.

- A savoir qui est le papillon, qui est la libellule, si l'un de nous incarne l'un d'eux ou s'il est juste spectateur de la scène.

Il se redresse, haussant les épaules.

- Ou si nous allons passer aux choses sérieuses.

Il n'en dit pas plus, sur lesdites choses sérieuses.

- Donc nous avons mis au point la stratégie pour leurrer les autorités et envisagé une date pour la première collaboration concrète. Chose que nous aurions pu établir beaucoup plus rapidement si vous ne tourniez pas autour du pot.

Il passe sa langue sur sa canine, tiquant en même temps.

- Je vous fourni les bateaux, Nikolaï. Je ne suis pas un de vos acheteurs, ni un de vos fournisseurs, encore moins votre nourrice. Ce trafic ne m'apporte rien qu'un peu de frissons, que je pourrais très bien obtenir avec un bon drift.

Il sourit, enjôleur.

- Ne l'oubliez pas.

Il ouvre un peu le zip de son sweater et enfile sa capuche, passant une main sur la cicatrice de son opération au travers du tissu, sans y penser. Elle le gratte, il est fatigué.

- Appelez-moi demain, en fin de journée, je vous confirmerai la date du convoi de fin février.

Sans ajouter un mot et ne lui laissant plus le temps de rétorquer, il se lève et lui adresse un signe de tête poli, le sourire battant son plein sur ses lèvres. Il se dirige vers le videur qui a récupéré leurs affaires et récupère sa veste, qu'il enfile sans la fermer, expliquant rapidement qu'il récupérera son casque demain. Il sort de la boîte, prend une grande goulée d'air frais, le nez au ciel, alors qu'il fouille ses poches, vérifiant qu'il a toujours ses clefs de moto. Il s'avance vers le bolide, soulève la selle et place le U sur une roue, avant de bloquer le guidon d'un mouvement sec. Un dernier coup d’œil à son bolide, puis à l'entrée du bar, il remonte le zip de son pull et enfonce les mains dans les poches de sa veste, prenant le parti de rentrer chez lui à pieds, espérant y arriver sobre.

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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyLun 11 Fév 2019 - 13:54

Joueur,
Presque chiant.
Il l’avait probablement piqué au vif. Nikolaï aimait bien pousser les gens avec qui il allait travailler, les balloter de droite à gauche de façon à voir s’ils s’agaçaient plus ou moins vite, de manière plus ou moins violente. Un genre de papillon qui tourne à répétition autour de la fleur avant d’être sûr d’aller s’y poser. Jake marquait un point. Il était saoul, mais pas idiiot. Loin de là, il transpirait même un peu trop l’intelligence, mais au moins Nikolaï ne le découvrirait pas à ces dépends plus ou moins tard. Ce n’est pas toujours rassurant d’entrer en business avec quelqu’un de trop mâlin. C’est bien pourquoi notre russe prend un malin plaisir de jouer au con. 
 Jake ne pouvait également pas être plus au point avec sa comparaison des petits bêtes volantes. Niko appréciait vraiment le rapprochement. L’américain qui file comme la libellule alors que le russe lui papillonne littéralement. Ca lui avait même arraché un mini sourire en coin parce qu’observer la scene le passionne peut-être même plus que d’être acteur. 

Il l’écoutait plutôt attentivement, au dessus des bruits de foule. Et le regarda se lever, les yeux plissés comme à son habitude. L’américain s’en va, un autre type prend aussitôt sa place.

La discussion ne dure a peine plus de temps qu’il n’en faut pour quitter le bar. Le russe se lève, passe le rideau occultant, et sort par la porte arrière menant à une ruelle à la parallèle de celle qui donne sur l’entrée principale du Bitter End. C’est un cul de sac, la conversation s’enlise, les esprits s’échauffent, le ton monte, les armes sortent. 
C’est marrant comme le temps s’arrête lorsque quelqu’un est sur le point de tirer. Cette impression que la terre ne tourne plus sur elle-même, qu’elle est sur le point de dérailler de son axe. Pourtant, les yeux du russe restent rivés sur le canon qui pointe directement en direction de son torse. Il se saisit du canon de sa main gauche tout en repoussant vivement le poignet du tireur de son autre main. Il le ramène à lui et lui met un coup de coude à l’arrière du crane. 
Quelqu’un tire en direction du Russe et de sa bande qui ne ripostera pas, adoptant la technique du cafard. - A terre groupés - en fuite éparpillés -

Il court.
Tendis que certains de ces gars passent par le bar, Nikolaï lui n’avait que la solution de la petite ruelle. Il la remonte aussi vite que possible avec les quelques verres d’alcool dans le nez qui rendent sa course un peu moins rapide qu’en état de sobriété, mais l’instinct de survie fait des miracles dans ces moments-ci. I n’y a quasiment personne dans les rues. Ce qui finalement, est plutôt arrangeant au vu des évènements. Une fois arrivé au bout de la contre allée, Nikolaï prend la décision de ne pas repasser devant le bar et de prendre la ‘grande rue’ à sa gauche. Il cavale toujours, deux gars à sa suite.
Il renfonce totalement sa capuche avant qu’elle ne s’envole, filant à pleine vitesse au détour d’un coin il percute quelqu’un, qu’il emmène à terre avec lui. Dans sa course folle il ne faisait plus tellement attention à ce qui pouvait se trouver devant lui. Rapidement il se colle au mur, plaquant la personne au mur également en posant son arme sortie sur la tempe de celui-ci, tout en regardant si les nippons de l’autre ‘gang’ étaient toujours à sa poursuite. Alors qu’il est à l’affut des bruits de course qui se rapprochent d’eux, il prend le temps de poser ses yeux sur la personne qu’il tient en joug. Il n’abaisse pas son arme tout de suite, avant qu’il ne remarque du sans sur sa main.


D’un geste brusque il pointe son arme vers le sol, incitant Jake à faire silence en attendant que les deux types à sa recherche finissent de scruter le carrefour à la recherche de notre tête blonde. Alors qu’ils décident de partir en direction des boulevards probablement moins animés que les ruelles de Bogu, le russe traine se saisit de l’américain au niveau du col et l’entraine à nouveau dans une course soutenue vers les ruelles sombres dans lesquelles ils arriveront à se planquer au cas-où. Nikolaï n’avait pas prévu d’impliquer Jake dans une telle fin de soirée. Mais c’est alors que le son de deux coups qui partent viennent fendre l’air. Dans un acte probablement inconsciemment protecteur il repousse Jake derrière un conteneur à ordures alors qu’il se retourne pour tirer à son tour, portant un genoux à terre. Il se rend compte soudainement d’une cinglante douleur au niveau de l’épaule gauche. Alors qu’il avait touché l’un de ses poursuivant il avait été touché lui aussi. 
Deux fois. 

S’adossant au mur tout en bloquant sa respiration il s’adresse à Jake, d’une voix basse. «  We gotta move Jake, fast. »

Il se relève d’un bon plus ou moins vif, serrant son arme essayant de faire passer la douleur. 



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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyMer 27 Fév 2019 - 21:42

Le problème de rentrer à pied chez soi, c'est que le trajet est forcément plus long. Jake hésite plusieurs fois à le faire à petites foulées, improviser un footing nocturne, mais dès qu'il accélère le rythme, en plus du palpitant qui s'emballe beaucoup trop rapidement, la vodka lui tabasse la gueule. Dur rappel à la réalité et au fait qu'il ne boit pas suffisamment pour avoir appris à tenir l'alcool. Il se donne plusieurs tentatives, se ravise à chaque fois et renfonce ses mains dans les poches de sa veste, bougon. Le côté positif à ne pas être fin buveur est que la quantité de drogue à éliminer est beaucoup plus modeste qu'un pilier de bar : rapidement, il retrouve sa lucidité et se met même à observer les rues qu'il passe. Coup d’œil à son portable, il comprend qu'il n'a quitter le bar il n'y a que dix minutes à peine. Putain. La route va être longue. Téléphone de nouveau en poche, il s'arrête un instant, se tâtant à faire marche arrière pour récupérer sa moto. Arrêté au coin d'une rue, il fronce les sourcils en voyant cette masse noire et informe arriver trop vite à sa hauteur, pour finir par le percuter avec tant de violence qu'ils en finissent tout deux à terre. Les yeux écarquillés, il se retrouve aussitôt plaquer au mur, ne pouvant que fixer le vide devant lui alors qu'il sent le canon d'une arme posé sur sa tempe.

OK. Chouette fin de soirée. J se demande, l'espace d'un instant, s'il ne va pas mourir ici pour un iPhone. Il aurait apprécié quelque chose de plus glorieux, il faut avouer. L'arme quitte rapidement son crane, il ferme les yeux, inspirant le plus d'air possible de la façon la plus silencieuse qu'il puisse, humectant ses lèvres. La gorge est sèche, il regrette presque un verre de vodka, sur le coup. Sentant le regard de l'inconnu sur lui, il en profite pour tourner la tête également, fixant son regard dans celui de Nikolaï. Il arque un sourcil : il est étonné de ne pas être finalement si étonné que ça. Merde, il lui avait dit de l'appeler demain, pas de l'embarquer dans une embrouille ! Un bon drift, pas une mise en danger mortelle avec flingues et poursuites ! Il regrette sa moto. Toutes ces idées se perdent alors qu'il est maintenant entraîné par le russe dans une ruelle sombre.

Les coups de feu lui vrillent les tympans. Gros calibres, pour faire autant de bruit à une si grande distance, même si les rues désertes leur donnent davantage de résonance. Visiblement les gars n'ont rien à foutre du risque d'alerter tout le continent ! Pas le temps de s'attarder sur l’acouphène qui s'estompe déjà que Jake se retrouve maintenant repoussé derrière un conteneur. Faudrait savoir : lui rentrer dedans, le foutre contre un mur, le tirer par le col, le jeter derrière une grosse poubelle... Il se sent tel un pantin à qui ont a décidé de faire représenter un mauvais numéro. Il se sent un peu comme Guignol, cette célèbre marionnette lyonnaise, en France. Nouveaux coups de feu, puis la voix de Nikolaï qui lui intime l'ordre de se sortir les doigts du cul. De façon plus polie.

Jake se relève en même temps que lui, coordonné sur ses mouvements. Mais beaucoup plus rapidement alors que, des deux, c'est sûrement lui le plus saoul encore. Il fronce les sourcils, passe rapidement son acolyte au crible et s'aperçoit du sang sur son épaule, visiblement le sien, surtout avec la gueule qu'il tire.
C'est maintenant que le cerveau s'active et ce de façon assez hallucinante. Quand cortex préfrontal, hippocampe et amygdale cérébral se mettent en action, c'est toujours spectaculaire. Voici comment ces trois structures vont faire agir le blond : l'amygdale sonne l'alarme - il était temps ! - et lui permet de réagir. Jake appuie sur l'épaule valide de son coéquipier de galère, lui intimant l'ordre de se baisser à nouveau, avant de le tirer vers lui pour le cacher également derrière le conteneur-cocon. Tout ça grâce à la sécrétion de l'adrénaline, qui pousse également Jake a choper le second glock glissé dans le dos du russe. Un coup d’œil au chargeur, 17 balles, belle bête, bon choix. Surtout pour un règlement de compte dans des rues nippones. Il charge, enlève la sécurité et voici le tour du cortex préfrontal d'analyser la situation et de l'hippocampe de la comparer avec une autre identique ou similaire qu'il aurait dans la base de données de la mémoire. OK, rien de si immergé, mais les journées paintball, airsoft et stand de tirs lui reviennent rapidement en tête. Il suffit de mettre de côté qu'il s'agit maintenant de balles réelles. Facile !

Jake lève le nez vers le dessus du toit, aperçoit la silhouette d'un des tireurs, qui les shooteraient sûrement à peine seraient-ils debout. Imitant la position du blond quelques instants plus tôt, il pose genou à terre, lève l'arme appuyée sur ses deux mains et tire, faisant mouche et restant le premier surpris. Il ne sait pas trop dans quelle partie du corps de l'ennemi sa balle à atterri, mais il n'en reste pas moins que ce dernier s'effondre et ne semble plus être une menace. Il se lève, tire Nikolaï par le bras pour le relever, le relâchant rapidement pour que ce dernier puisque courir à son aise. Il dévale la ruelle sombre dans laquelle ils s'étaient cachés et s'arrête au bout, se plaquant au mur et faisant un signe de tête à l'autre pour lui montrer deux gros gars sur leur gauche. Ne sachant qui est dans quel camp, il ne peut décemment pas tirer sur tout ce qui bouge. Face à la réaction du russe, il pointe son arme sur les deux gars, tirant en tout et pour tout cinq balles : les deux tombent. Là encore, il ne cherche par à savoir où il les a touché, notant juste qu'il reste onze balles dans son chargeur. Un coup d’œil par-dessus l'épaule de son acolyte et il aperçoit l'arrêt de bus. Son regard remonte la rue et il tique. Est-ce que ces gars seraient prêts à tirer sur un bus rempli d'hommes et de femmes d'affaire rentrant chez eux ? C'est un risque à prendre avec Nikolaï blessé et lui dont l'adrénaline commence déjà à s'estomper, son cerveau le calmant pour éviter qu'il ne meure d'une overdose. Accessoirement et à défaut de crever dans une vieille ruelle.

J montre le bus, puis l'arrêt d'un signe de doigt à l'autre et l'entraîne au petit trot vers son but. Il s'arrête, regardant autour de lui : rien de suspect. Il attend alors que le bus soit à l'arrêt pour courir et s'engouffrer dedans, ayant pris soin de traîner l'autre derrière lui. Il cache son arme dans son dos, au même endroit que le range habituellement Nikolaï et sort son portefeuille de la poche arrière de son jean, noyant le poisson. Il paye pour les deux et pousse l'autre vers le milieu du bus, prenant soin de rester entre lui et la fenêtre côté ruelle où ils se faisaient précédemment tirer dessus. Le bus démarre, Jake reste un moment aux aguets, lui-même peu convaincu d'avoir semé les gars de façon aussi efficace avec un simple bus. Mais soit. Il se tourne alors vers le blond, le plaquant contre un siège, sa main enserrant son épaule blessée pour faire un point de compression, la seconde se plaquant sur sa bouche au cas où il lui prenne l'envie de gueuler à cause de la douleur. Il en profite pour noyer dans ses yeux un regard réprobateur, lui signifiant qu'il se serait bien passé de tout ce merdier. Il enlève doucement sa main de sa bouche, sans desserrer celle sur son épaule. Coup d’œil au-dessus de leurs têtes pour constater qu'ils sont sur une ligne qui ne descend pas si loin de chez lui : seulement 4 arrêts. Il se détend, sans lâcher l'épaule du russe et pose sa tête de l'autre côté de son visage, sur la clavicule valide.

- Putain, j'étais beaucoup trop saoul pour ça...

Il soupire, sans bouger et compte simplement les arrêts, décider à garder le silence jusqu'à ce qu'ils descendent.

Quatrième arrêt, J lève le nez et entraîne Nikolaï dehors.

- On va devoir marcher un peu, compresse toi-même ta blessure, j'ai mal à la main.

Sur ces mots, il retire sa main et la détend en ouvrant et fermant plusieurs fois le poing. Il prend la direction de sa villa, jetant un regard furtif autour de lui. Le flingue le gêne, sa cicatrice le gratte, il n'est pas à l'aise avec l'idée d'avoir peut-être buter trois gars. Non pas qu'il regrette, juste qu'il n'avait pas calculé les coups et ne connait donc pas les retombées. Pour quelqu'un qui mène sa vie comme une partie d'échec, c'est assez déstabilisant.

Jake sort les clefs de sa poche de veste, déverrouille la porte d'entrée et l'ouvre. L'alarme se désactive automatiquement grâce à son portable et il referme derrière Nikolaï, avec deux tours de verrous. Il passe sa main sur le cadran non loin de l'entrée pour que les volets roulants de tout le rez-de-chaussée se ferment, synchronisés. Nouveau soupir, il montre le sol au blond.

- Merci de ne pas t'asseoir sur le canapé, j'y tiens.

Il va directement au bar, prend sa meilleure vodka et la tend au russe, sans prendre la peine de lui donner un verre. Retournant vers la cuisine, il retire sa veste et son sweat, se retrouvant torse-nu, pour se laver correctement les mains. Tout en les essuyant dans un torchon qui sort du placard, il revient vers Nikolaï et pose son regard sur son épaule blessée.

- Bon...

Ne prenant pas la peine de lui demander son avis, il enlève sa veste, commençant par la manche au bras valide, puis tirant vers le bas, pour lui faire le moins mal possible, afin d'enlever le bras blessé. Visiblement le plus simple, surtout quand il constate le sweat. Il soupire, ses épaules s'affaissant : fatigue, alcool et descente d'émotions le découragent plus rapidement. Il hésite un instant à le couper, mais procède finalement comme pour la veste : un bras, la tête, puis le dernier bras. Allant directement à l'essentiel, il pose son regard sur la plaie, retenant la grimace de dégoût. Il le contourne, constate les trous de sorties dans l'omoplate.

- Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle, mais les balles ne sont pas dedans.

J prend rapidement la main de l'autre dans la sienne, constatant également qu'elle n'est pas froide. Il sert ses doigts sur les siens, notant au passage une légère résistance de l'autre : chose tout à fait normale.

- Et aucun nerf n'a l'air d'être sectionné.

Il recule d'un pas, fixant Nikolaï dans les yeux. Il relâche sa main et indique l'escalier d'un mouvement de tête.

- Douche à l'étage et j'ai un kit de couture et du fil de pêche quelque part, si tu veux t'amuser à recoudre tout ça. Même si je me ferai une joie de le faire, par pure vengeance pour ce soir.

Léger sourire et le californien retourne au bar, se servant une bonne rasade de... limonade.

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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyJeu 21 Mar 2019 - 23:39

Abasourdi.
Nikolaï n’avait jamais imaginé que son nouvel associé serait si bon tireur. Bien qu’ayant l’habitude de se sortir tout seul de la merde, il devait avouer que c’était plutôt agréable de courir à deux cette fois-ci, bien que l’on soit toujours tout seul au moment de mourir, être plusieurs juste avant est assez rassurant. Ce n’était pas sa première blessure de guerre, il avait subi quelques rixes et autres règlements de comptes sanglants auparavant mais il ne s’habituait jamais vraiment à la douleur. Cette fois-ci en revanche, il se rendit à l’évidence qu’il ne pourrait probablement pas assurer son cours Lundi. 
Le russe se laissait donc balader. Son acolyte respirant l’assurance pour leur fuite, celui-ci se laissa guider jusqu’a un arrêt de bus dont il n’avait jamais soupçonné l’utilité jusqu’à ce jour. Bien vu de la part de l’américain de les trainer jusqu’a un lieu fréquenté. Les petits gangs ne veulent jamais vraiment opérer en public et ce sera tant-mieux pour cette fois-ci. Niko ne raffole pas des courses poursuites, mais il doit avouer que celle-ci était tout de même moins délicate que la précédente où il avait été contraint de voler une moto et remonter à toute vitesse la voie rapide russe verglacée dans un blizzard mordant.

Assis sur son siège, l’amérloc’ plaqué contre-lui, Nikolaï avait tout de même pris le temps de renfoncer sa capuche afin que sa chevelure n’attire pas de regards indiscrets. Un moment de répit plus tard et un peu perdu, il se laisse à nouveau trainer hors du bus, avant que Jake ne lui dise quelque chose à laquelle il ne prête pas attention. Maintenant dehors il essayait de se concentrer sur l’endroit où ils venaient de descendre et oublier le fait que son coeur semblait battre dans son épaule alors que son bras s’engourdissait de plus en plus. Il n’avait pas l’intention de compresser quoi que ce soit tout seul, il ne pensait plus vraiment. 


Le blond fut sorti de ses pensées floues par la voix de Jake lui indiquant de ne pas s’asseoir sur le canapé, chose qu’il ne comptait finalement pas faire avant de garder en main la vodka que l’américain venait de lui tendre sans piper mot. Visiblement, son acolyte avait bien décidé de ne pas lui laisser de choix dans la suite des événements.  Ni une ni deux il se retrouvent tous les deux torse-nu. L’américain scrutant la plaie de Niko, qui le suivait du regard jusqu’a ce qu’il disparaisse de son champ de vision.  ’Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle, mais les balles ne sont pas dedans et aucun nerf n'a l'air d'être sectionné.’ Bonne nouvelle oui, en effet. Mais la douleur n’en est pas moins cuisante. Jetant un oeil à sa veste et à son sweat, Nikolaï se contente de soulever une épaule en soupirant. Une de plus à jeter. Et c’est bien dommage, elle était pourtant jolie cette veste. ’ - Douche à l'étage et j'ai un kit de couture et du fil de pêche quelque part, si tu veux t'amuser à recoudre tout ça. Même si je me ferai un joie de le faire, par pure vengeance pour ce soir. ‘


Jusqu’a lors spectateur de son propre état, Nicolaï se décida à monter l’escalier en laissant son bras choir le long du corps. Il n’avait même pas frissonné lorsque Jake lui avait pris la main pour voir si celle-ci avait encore des réflexes. Pas à pas il gravit les marches jusqu’a l’étage, afin de se diriger vers la salle de bain, de façon tout aussi silencieuse qu’a son arrivée. Il n’avait rien dit depuis une bonne demi-heure au moins, ni même pensé à une petite punchline à l’humour douteux, non. Une plaie par balle vous vide, alors ne parlons pas de deux.


S’asseyant sur le rebord de la baignoire, Nikolaï pose le verre de vodka sur le coin de celle-ci en le plaquant sur le mur afin d’être sûr qu’il ne tombe pas. Il lui était désormais nécéssaire de reprendre ses esprits. Sortant son arme de sa ceinture, il laisse celle-ci tomber sur le sol sans vraiment s’en rendre compte puis se relève, allant fouiller dans les placards à la recherche d’un paquet de compresses sans remuer l’intégralité des étagères. 
Bingo, compresses, antiseptique et même bandages,  Nikolaï vint à placer le paquet de gaze dans la vasque avant de rapprocher le verre de vodka qu’il plaça à coté du porte savon et de replier le tapis de bain en l’envoyant dans une direction quelconque d’un mouvement de pied. Après tout, l’américain semblait vraiment tenir à son canapé. Alors peut-être tenait-il aussi beaucoup à son tapis de bain? 

Attrapant de sa main valide les compresses, l’autre pendait toujours le long de son flanc, comme morte d’engourdissement. Tellement concentré sur la suite des opérations, Nikolaï n’avait pas encore remarqué que Jake était monté à son tour. De façon tout à fait mécanique, il trempa les compresses dans la vodka avant de les appliquer sur les plaies, retenant une grimace à chaque application. Il remarqua seulement la présence de Jake qui le regardait dans l’encadrement de la porte lorsque son regard vint se poser sur le miroir pour jeter un oeil à l’aspect de ses plaies de face. Plutôt satisfait de son nettoyage et tel un contorsionniste, le russe s’affaira à panser les plaies de sortie de façon assez efficace. Un quart de paquet de compresses plus tard, celles-ci se trouvaient toutes dans le lavabo. Nikolaï se retourna pour saisir de la main de Jake le kit de couture ainsi que le fil de pêche que celui-ci semblait avoir trouvé. Il lâcha à voix basse un ’spac’’. Un demi-merci en russe qu’il n’avait pas remarqué avoir prononcé, il se retourna pour poser le kit de couture sur le lavabo, et d’en ouvrir le petit couvercle pour y découvrir -avec joie- une aiguille courbée.


En un ‘rien de temps’ il avait réussi à préparer son aiguille qu’il avait bien entendu trempé dans son verre de vodka avant de commencer la technique du ‘string purse’ parfaite pour les plaies rondes et qui ne cause pas trop de cicatrice.
Lorsque l'on regarde le corps de Nikolai, on peut y voir une ribambelle de cicatrices en tous genres. Des belles et bien nettes aux bien moins discrètes. Entre plaies par balles, arme blanche ou tout simplement accidents de la vie, Nikolaï se retrouvait maintenant avec 4 cicatrices en devenir. 4 de plus sur une toile déjà bien remplie.

Ces gestes étaient tout de même précis pour un type dans sa condition. Plutôt à l’aise, comme un type qui avait pour habitude de le faire seul, il n’avait pas demandé à Jake de l’aider pour les plaies à l’arrière de l’épaule. Pour celles-ci, il s’était contenté de le faire en fil continu, tenant un morceau du fil de pêche dans ses dents tendis que sa main venait suturer de façon moins aisée mais tout de même maitrisé les plaies de sortie. Tous les héros dans les films savent suturer une plaie, mais jamais ils ne nous disent comment ils l’ont appris. Après des années dans les sphères obscures du crime organisé, Nikolaï avait eu le temps de s’entrainer sur des amis et sur lui-même, supervisé par un camarade a formation d’interne en chirurgie qui avait décidé de soigner à ses heures perdues ses amis qui n’avaient pas eu la chance de sortir du ‘ghetto’.

Le dernier fil maintenant coupé, après un petit quart d’heure de soins, Nikolaï reposa les yeux sur le reflet de Jake tout en jetant les compresses dans la poubelle d’appoint au sol, près de la vasque. Il reposa l’aiguille dans le verre quasiment vide de vodka et s’adressa à J d’un ton calme, comme à bout de souffle. ’Je rangerai tout ça, mais pour l’instant il faut que je… ‘ Et avant même d’avoir pu finir sa phrase, ses genoux vacillèrent sous lui.

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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyVen 22 Mar 2019 - 8:03

Jake suit son nouvel associé du regard, lorsque ce dernier grimpe une à une les marches de l'escalier menant à l'étage. Il porte le verre de limonade à ses lèvres, le vide en stockant le surplus dans ses joues, le temps d'avaler les premières gorgées. Le verre maintenant posé dans l'évier, il soupire, s'appuyant contre le plan de travail, le visage enfoui dans ses mains. Rapidement pourtant, il se redresse, le nez plissé : sa peau sent encore le sang. Peut-être l'odeur le fait un peu vriller, le voilà en train de se laver une nouvelle fois les mains, frottant le savon de façon presque frénétique, sans oublier de se décrasser jusque sous ses ongles courts. Il se rince, soupire de nouveau en s'essuyant les mains et finit par jeter le torchon sur l'îlot, prenant déjà le chemin de la salle de bain, où il a envoyé le russe. Il marque un temps d'arrêt, récupérant l'arme qu'il a toujours dans la ceinture de son jeans et, après un rapide coup d’oeil pour vérifier que la sécurité est bien remise, il la pose sur la console de l'entrée.

A mesure qu'il grimpe les escaliers, il retrouve son calme, passant tout de même rapidement ses doigts sous son nez, constatant que cette odeur de sang n'est plus qu'un vague souvenir. Jake se dirige vers l'ancienne chambre de son colocataire, devenue un bureau, où trône encore un lit - pour tromper l'ennemi - et ouvre plusieurs portes de placards, avant de trouver enfin ce qu'il cherche : le nécessaire à couture et, non loin de celui-ci, le fil de pêche. Coïncidence que ces deux éléments, somme toute d'utilisation très différente à l'origine, soient rangés au même endroit. Il s'approche ensuite de la salle de bain d'un pas silencieux, s'appuyant finalement sur le chambranle de la porte, constatant que l'autre blond a déjà trouvé ce dont il avait besoin. Il grimace, tout comme le russe, imaginant la sensation de brûlure que doit provoquer de la vodka sur une plaie fraîche et ouverte. Son regard croise le sien dans le miroir, alors qu'il a encore un léger rictus de dégoût sur le visage, et tandis qu'un frisson remonte péniblement le long de son échine, face à cette imagination trop réaliste. Il réalise à peine que Nikolaï récupère la petite boîte et le fil dans ses mains, trop occupé à constater le nombre impressionnant de compresses éparpillées dans le lavabo, avec tout ce sang dessus.

J ne perd pas une miette de l'habilité du blessé. Plusieurs fois, il grimace à nouveau en voyant l'aiguille se planter dans la chair déjà meurtrie et brûlée du russe, mais cela ne dure jamais longtemps devant les gestes sûrs et impressionnants dont il use pour se recoudre lui-même. Jake ne lui propose absolument pas de l'aider : il ferait certainement un carnage et cela pourrait même devenir dangereux s'il s'y prenait mal et que les plaies s'infectaient par la suite. Dernier coup de ciseaux, Nikolaï commence déjà à ranger un peu le bordel qu'il a mis dans la salle de bain, que le californien en est encore à rester impressionné de sa dextérité, les yeux toujours rivés sur la couture. La voix de l'autre le fait revenir brutalement dans son corps. Corps qu'il propulse en avant, un bras entourant les hanches du russe, tandis que l'autre main se plaque sur son épaule valide, de façon à le faire tenir debout.

- Que tu te reposes, ouais.

Jake ne le lâche pas, interchangeant la position de ses bras, pour finalement passer la tête sous celui de l'autre, afin de pouvoir l'aider à marcher jusqu'à la chambre juste à côté. Celle transformée en bureau. Il l'assoit doucement sur le bord du lit et l'oblige à s'allonger, tout en le faisant pivoter, accompagnant son corps avec le sien, se retrouvant à le surplomber de tout son long. Veillant à ne poser aucun poids sur lui, il s'attarde un moment à observer son torse, notant le bon nombre de cicatrices qui y figurent déjà. Finalement, les blessures de ce soir ne feront pas trop tâches. Il ose même jusqu'à passer ses doigts sur l'une d'elles, l'effleurant seulement. Rapide pensée pour la pauvre marque laissée par son opération des années plus tôt, suite au tremblement de terre qui avait secoué Keimoo, dans tous les sens du terme. Il soupire, affichant une moue indescriptible, et cessant enfin de toucher le corps du russe. Il se redresse et tire la couette, pliée en deux sur le bout du lit, pour la dégager. Sans piper mot, il défait le pantalon de son acolyte, le fait descendre le long de ses jambes, pour lui retirer complètement, le laissant négligemment tomber au sol. Il rabat la couette sur lui, sans couvrir non plus ses épaules et sort de la pièce, ne lui ayant accorder aucun autre regard.

Cette soirée ne rime à rien. Cette collaboration ne rime à rien. Jake s'appuie sur le lavabo, les mâchoires contractées par la colère. Merde ! Il a un fils, il a convaincu Ethel qu'il n'est plus l'enfoiré irresponsable qu'il était en les abandonnant tous les deux et le voilà à déshabiller un homme, qu'il vient de tirer d'une ruelle avec deux balles dans l'épaule, après avoir conclu qu'il ferait passer sa drogue par bateau, en la dissimulant par ses importations de vins. Et dans quel but ? Pimenter un peu son existence futile ? Il fixe son reflet dans le miroir, se maudissant lui-même de n'être qu'un con. Sans chercher à freiner ses mouvements de rage, il débarrasse le lavabo des dernières compresses, range les gazes propres et les bandelettes. Il récupère l'aiguille dans le verre de vodka, vide le reste dans le lavabo et finit de tout ranger, avant de mettre le nécessaire de couture et le fil de pêche de côté. Sortant les produits d'entretien d'un placard, il s'affaire à nettoyer le sang dans le lavabo et aux alentours, tout en continuant de s'auto-flageller mentalement, les mâchoires commençant à devenir douloureuses.

Quelques minutes plus tard, ramassant l'arme que Nikolaï avait laissée tomber au sol et après avoir remis le tapis de bain, il descend dans le salon, vérifiant qu'il a bien verrouillé la porte d'entrée. Il enclenche l'alarme de périmètre et récupère la seconde arme. Encore le nez dans un placard, il sort tout un barda pour nettoyer les flingues. Alors qu'il s'y atèle, sur la table où il a plutôt pour habitude de préparer ses commandes quand il ne les fait pas à l'entrepôt, il commence enfin à se détendre, la fatigue lui tombant dessus d'un coup. Il finit par ranger les armes propres dans le bar et monte de nouveau à l'étage. Une fois dans sa chambre, il quitte son jeans et son boxer pour se laisser tomber, nu comme un ver, sur le canapé où il dort, se couvrant négligemment de sa couverture, avant de fermer les yeux et de sombrer dans la minute.

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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyMer 27 Mar 2019 - 14:00

Brrrrrrp Brrrrrrrp
Rien.
Brrrrrrp Brrrrrrrp
Un grognement. 
Brrrrrrp Brrrrrrrp.





Les yeux de Nikolaï s’ouvrent lentement sur le plafond d’une chambre inconnue. Ses sourcils se froncent mais le russe ne bouge pas. Réalisant qu’il n’est plus qu’en boxer, alors qu’il ne se souvient pas d’avoir retiré son jean. Ses sourcils se froncent d’avantages, alors qu’il repousse la couette d’un coup de bras droit. Sans douter de rien, il tente de se relever d’un bond. 
Vif retour à la réalité de par la douleur virulente qui lui donne à nouveau d’avoir le coeur dans l’épaule. Le Russe retient un râlement plaintif le temps de reprendre sa respiration et que ses esprits se dégagent gentiment du brouillard enveloppant son encéphale, Qui cogne. Fort. 
Son oreille est attirée par un son plutôt Jazzy qui doit probablement venir de quelque part dans cette supposée maison qu’il ne reconnait pas. Renfilant tant bien que mal son jean qu’il ne ferme pas, Nikolaï se prend de satisfaction à l’idée de ne pas avoir à renfiler ses chaussettes. Après s’être raclé la gorge, notre russe se lève avec précaution avant d’aller s’aventurer dans les couloir de la demeure Américaine. 
Les souvenirs lui reviennent lentement alors que son cerveau se met en route.
Ce couloir, cette salle de bain.
Hier, elle ne puait pas le détergent mais ce matin, cette odeur lui pique le nez comme du mauvais speed. Il renifle machinalement et s’avance vers le miroir pour jeter un oeil aux plaies qu’il s’était vu offrir la veille. En soupirant de lassitude alors qu’il inspecte les petites croutes qui se formaient gentiment sur chaque plaie, le russe lâcha une petite phrase qui annonçait des représailles, bien entendu. ’Heads are gonna roll.’


Il enfonce maintenant la main valide dans la poche de son jean, regardant les messages qu’il avait bien pu recevoir cette nuit. Une notification de boite vocale bientôt pleine, 7 sms de destinataires différents et un appel manqué d’un numéro russe qu’il reconnaissait bien. Rien de bien urgent, somme toute. Lentement il se retourne, laissant son bras pour mort et s’affaire à descendre lentement les escaliers, guidé par le Jazz qui maintenant était sûr de provenir du rez-de-chaussée. Il se laissait porter par les notes groovy et les odeurs de.. d’oeufs brouillés ? De Bacon aussi ? Et du café. Définitivement du café. 
Il en avait presque l’eau à la bouche, mais il fut vivement ramené à la réalité lorsque la lumière du salon vint lui piquer les yeux. Son bras droit vint instantanément couvrir ses yeux qui avaient bien de mal à se décoller. La luminosité lui tapais le lobe occipital comme lors d’une mauvaise migraine ophtalmique. Le brouillard dans son crâne n’était pas prêt de se dissiper. 
Pas avant une tasse de café.

S’approchant à pas plus ou moins discret de l’ilot où se trouvait l’américain, Nicolaï se pinçait l’arrête du nez alors qu’il avait encore les yeux fermés. La langue sèche, les oreilles sonnantes et son coeur dans l’épaule, Il s’éclaircit la gorge pour lâcher d’une voix tout de même semblable à celle de quelqu’un qui aurait trop fumé. 
"Vous n’auriez pas un peu d’aspirine Mr. Keegan ? J’ai mal à la tête."


A vrai dire cette aspirine il la descendrait bien avec un bon verre de Vodka, accompagné d’un médicament type décontractyl ou un bon valium histoire de bien relâcher ses muscles endoloris, mais surtout pour faire passer la douleur, la douleur qui l’empêchaient d’être assis de façon détendue sur la chaise de bar sur laquelle il s’était maintenant hissé. Attendant patiemment que Jake réponde favorablement ou non à sa requête pour de l’aspirine, Nicolaï regardait ses nouvelles blessures refermées de façon clandestine. Il semblait plutôt satisfait alors qu’il regardait maintenant les cicatrices sensiblement boursoufflées de son bras gauche qu’il avait recousues lui-même également. Haussant les sourcils de façon saccadée, il faisait le tour des cicatrices visibles qu’il avait pu soigner lui-même, notant une nette amélioration pour les plaies rondes, puis une certaine constante pour les plaies horizontales qu’il n’affectionne pas spécialement réparer tout seul car un peu plus longues à suturer.  Sans relever la tête il s’adresse à nouveau à Jake de sa voix toujours roque mais tintée de bonne humeur.

" Je prendrai bien aussi un peu de tout ce que vous préparez, je crois avoir faim. "

Son regard s’était posé sur l’américain, des mèches de cheveux éparpillées devant les yeux. 
Sur ses lèvres se dessinait un sourire dévoilant partiellement ses dents blanches.

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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyLun 1 Avr 2019 - 15:53

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Aucune idée de l'heure du coucher, mais le portable qui lui indique de façon sadique qu'il n'est que quatre heures du matin ne fait que blaser le californien. S'il y a bien un moment où son sourire n'illumine jamais son visage, c'est lorsqu'il se réveille aux aurores, accueillant l'insomnie comme une vieille amie. Il se rallonge sur le dos, posant son avant-bras sur son front trempé de sueur. L'agitation de son sommeil va encore une fois l'obliger à changer le drap qui couvre le canapé et laver également la couverture. Il humecte ses lèvres, soupire et se lève, prenant la direction de la salle de bain, toujours nu comme un ver.

Une serviette autour de la taille, une seconde négligemment posée sur ses cheveux mouillés, il reprend le chemin inverse réalisé quelques minutes plus tôt, prenant soin de refermer la porte de sa chambre derrière lui. Un boxer et un jeans plus tard, il regarde le pochon au fond du tiroir qu'il vient d'ouvrir. Après la nuit passée, successive à d'autres aussi peu glorieuses, un rail de speed l'aiderait à tenir et donner le change. Il regarde par-dessus son épaule, s'interrogeant sur la capacité de Nikolaï à reconnaître un shooté alors qu'il a lui-même deux blessures par balles à l'épaule. Jake repousse le tiroir, récupérant serviettes, drap et couverture, avant de descendre silencieusement les marches. Il jette les tissus dans la machine dans la buanderie et ferme le hublot, sans la programmer. Il indique d'une voix basse la commande d'ouvrir les stores du rez-de-jardin et se dirige vers la table du salon pour ouvrir son ordinateur portable, à l'endroit-même où il nettoyait les armes de Nikolaï quelques heures plus tôt.

D'ailleurs, lorsque son nouvel acolyte descend les marches de l'escalier, Jake a troqué le boulot contre la préparation d'un petit-déjeuner, sur une compilation maison de ses titres de jazz-hop préférés en léger fond sonore. Ne sachant ce que le russe préférerait, il a misé sur un peu de tout, ayant eu largement le temps de tout préparer : café, thé, œufs brouillés, bacon, petites saucisses, muffins, pancakes, sirop d'érable, gelée de fruits... Il le surveille, le regardant franchement jusqu'à ce qu'il soit à la dernière marche, puis détourne les yeux pour revenir à ses fourneaux. A la question de Niko, le californien sourit simplement et pose le verre d'eau qu'il avait préparé, y jette un cachet effervescent et pose un petit cacheton mauve à côté.

- Ce sera plus efficace que de l'aspirine, mais surtout ne prends pas d'alcool avant quelques heures.

Ce qui est souvent à éviter avec les décontractants musculaires, davantage avec ceux interdits dans le pays. Jake n'en était peut-être pas à son coup d'essai en participant à un trafic de drogues. Alors que le blond semble observer son propre corps, l'américain fait de même, commençant par la plaie de la veille puis passant à des cicatrices de blessures tout aussi graves, mais plus anciennes, visiblement toujours soignées de façon clandestines. Il se lasse de cette analyse plus vite que le second, attrapant l'assiette qu'il avait sortie du placard, pour la remplir d'un peu de tout. Lui avait décidé de se faire souffrir à coup de piercings et de tatouages, ce qui lui paraissait beaucoup moins dangereux tout de même. A la demande du blond, il pose l'assiette devant lui, son éternel sourire dessiné sur ses lèvres. Il lui tourne le dos, ouvrant un tiroir pour attraper couteau et fourchette, puis un placard pour une tasse à café. Il pose les couverts à côté de l'assiette de Nikolaï et rempli la tasse de café brûlant, avant de la poser également sur le comptoir.

- Etant donné que tu m'as entraîné dans une rixe à l'arme blanche, que tu es maintenant chez moi et que je t'ai vu quasi-nu, tout ça en une soirée... Je pense que tu peux abandonner le vouvoiement.

Il pose son regard sur le blond, arquant rapidement un sourcil pour appuyer sur le côté incroyable de ce rapide résumé de la veille, sans avoir perdu son sourire une seule seconde.

- Et les chaises à la table sont bien plus confortables, si tu veux.

Reprenant le verre d'eau qu'il avait laissé traîner sur le plan de travail pendant qu'il préparait le petit-déjeuner copieux de son convive, il fait le tour du comptoir en buvant une gorgée et reprend l'assiette qu'il venait de lui donner, pour la poser sur la table face à la baie vitrée. Il en profite pour demander oralement la désactivation de l'alarme périphérique et ouvre un placard bas, en sortant une boîte plastique. Il fait coulisser un des pans de la baie et rempli la gamelle qui se trouve au-dehors avec des croquettes, puis vide son verre d'eau dans la seconde. Aussitôt un petit chat de gouttière gris avec de belles rayures noires se précipite vers la nourriture. Jake en profite pour lui faire des caresses, déclenchant des ronronnements de bonheur et revient à l'intérieur, rangeant la boîte dans le placard, après avoir refermé la fenêtre.

- Pas sûr qu'entre associés on doive connaître les routines personnelles de l'autre, il va peut-être falloir revoir nos critères de confidentialité.

Il va se servir une tasse de thé, passant derrière Nikolaï, dans l'idée de s'asseoir près de lui, mais il s'arrête finalement pour regarder la plaie de l'omoplate.

- Derrière, c'est laid. Tu t'en es mieux sorti devant. Et du coup...

Il se penche, pour vérifier, posant sa main un peu froide - sortir nourrir le chaton, torse-nu, en plein mois de janvier, donne souvent les mains froides - sur la nuque du blond, la faisant ensuite glisser sous la blessure.

- Désolé... Ouais, faudra sûrement faire sauter un ou deux points, pour rouvrir et désinfecter, c'est déjà purulent. Et refaire quelques points entre d'autres, ce n'est pas assez fermé.

Il boit une gorgée de thé, le regard toujours fixé sur la plaie, confirmant dans sa tête qu'il fallait vraiment arranger cette couture rapidement.

- Je te le ferai après, quand les cachets que tu viens de prendre feront effet. Tu risques d'ailleurs d'avoir des nausées et une difficulté à garder un bon équilibre pendant la première heure.

Nouvelle gorgée de thé.

- Avant que j'oublie...

Il contourne la table et ouvre la porte du bar, sortant les deux glocks, qu'il pose sur la table, devant l'assiette de Nikolaï.

- Elles sont propres, au cas où tu aies prévu une nouvelle fois de te faire tirer dessus bientôt.

Jake finit son thé, pose la tasse dans l'évier et retourne enfin près du blond, pour s'asseoir finalement, déposant une nouvelle assiette avec pancakes, sirop d'érable et gelée de fruits.

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MessageSujet: Re: Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN    Sans Sucre ni Sel - JAKE KEEGAN  EmptyMer 5 Juin 2019 - 13:35

Douloureux.

Il est vrai que la douleur n’avait pas fait partie de la routine matinale de Nikolaï depuis un moment et pourtant, il s’en accommodait pas si mal. Mais tout de même, il n’allait pas refuser le petit cacheton violet de son associé. Ne reculant rarement devant la nouveauté, le russe se saisit de la petite pilule qu’il lance dans sa bouche d’un geste assuré puis vint porter le verre à ses lèvres, tendis qu’il le terminait d’une traite. Il ne pu retenir un petit mouvement de tête reflex suivant le dégoût. Le genre mouvement incontrôlable qu’il expérience lorsqu’un gout ou une pensée vient à la dégouter. Lentement il reposait le verre sur le comptoir, le regard un peu vitreux. Il réfléchissait à ce que venait de dire Jake à propos de l’alcool avec le cachet et à quel point il était déconseillé de mélanger. Seulement les mélanges, bien qu’ils soient déconseillés, étaient souvent les meilleures expériences de Nikolaï lors de soirées. Il pensait alors qu’il se servirait bien un verre de vodka, mais n’étant pas chez lui il se ravisa bien vite de demander. 
Ne pas être dépendant de Jake trop souvent trop vite. 
Voilà son nouvel objectif du matin. 

Lorsque la voix de Jake s’éleva à nouveau, Nikolaï fut sorti de ses pensés. Il était entrain d’analyser de façon plutôt lente le résumé -fidèle- de la soirée de la veille. Alors qu’il s’apprêtait à déguster le petit déjeuner que l’américain lui avait préparé, il se vit dérobé de son assiette avant même qu’il ne puisse y toucher. Ses sourcils se haussèrent rapidement alors que son associé venait poser ses victuailles sur une table donnait sur une baie vitré. Le russe se leva sans broncher, attrapant la tasse de café qu’il ne lui avait pas prise, et vint s’assoir à son tour à la table donnant sur la plage. Donnant l’air de l’écouter distraitement, Nikolaï répondit à Jake alors qu’il attaquait son assiette d’une seule main armé de sa fourchette.

« Si l’on se vouvoie dans la vie privée, il ne faudra pas oublier de se vouvoyer face à mes clients si jamais vous êtes amené à les rencontrer. » Il se rendit compte qu’il venait de le faire et ajouta, le sourire en coin Effectivement Jake, tu m’as vu à moitié nu. Tu as raison. Son sourire s’effaça aussi vite qu’il était apparu alors que l’autre lui parlait de routines et de confidentialité. Son regard était fixé sur le chat qui mangeait gentiment ses croquettes offertes par Jake. Et, continuant de regarder le matou d’un regard vitreux, le russe lâcha à voix mi-haute pour Jake, mais surtout pour lui-même. 
[color=darkseagreen] Pas de témoins. Eliminons le chat. [\color] Il rit pour lui-même à nouveau, s’arrêtant bien vite pour tourner la tête en direction de Jake qui se permettait de critiquer la façon dont il s’était suturé.

Ne relevant pas la critique, il s’occupait de terminer son assiette pensant qu’il n’avait peut-être pas été judicieux de manger alors que le cachet violet pouvait éventuellement le rendre malade. 
Après tout, Jake avait pris la décision de lui offrir à manger en toute connaissance de cause. Si le russe venait à être malade -ce qui était plutôt rare depuis ses jeunes années à Keimoo- il n’y serait pour rien -ha ha- et le laisserai ramasser comme il l’eut ramassé hier -haha-. Il se ressaisit au moment où Jake lui disait qu’il s’occuperait de les refaire lui-même. Levant les yeux vers lui et passant sa main sur les plaies à l’arrière de son épaule il soupira, l’air résigné avant de lâcher un «  Si tu y tiens » alors que Jake posait ses armes sur la table devant lui. Affichant un petit sourire il vérifia les chargeurs rapidement d’une seule main d'un geste assuré, se servant de la table pour les remettre en place puis repoussa les armes un peu plus loin avant de dire sur un ton sarcastique mais pas trop.

Je les aurait sorties après avoir touché à l’aiguille à ta place.. Des armes chargées proches d’un homme blessé.. bonne idée, Jake.

Il se racla la gorge en regardant Jake poser une nouvelle assiette de victuailles devant lui. Rien qu’a l’odeur il sentit comme une boule se former au fond de sa gorge. Un peu comme quand on a les dents du fond qui baignent. Détournant le regard de l’assiette et la repoussant avec autant de non-chalance que ses armes quelques secondes auparavant, il s’adressa à Jake, se raclant la gorge à nouveau. 


 « Je crois que..il tâtonne du bout des doigts ses plaies bourgeonnantes sans réaction visible de sa partj’ai des fourmis dans les doigts … On devrait s’y mettre je pense. Reposant sa main sur la table, il se saisit d’une de ses armes pour la contempler. Et  profites-en pour retirer les bourgeons surtout. Un bon couteau bien aiguisé devrait faire l’affaire. De l'alcool, ciseaux à ongles, l'aiguille arrondie, fil de pêche, compresses.. Enfin, je suppose que tu sais.



Posant son regard sur Jake, Nikolaï haussait les sourcils alors que les deux coins de ses lèvres venaient se lever de façon incontrôlée. Avant de ricaner bêtement. 

Une arme dans la main d’un mec défoncé au petit déjeuner. 
Bonne idée Jake, bonne idée.
Il secoua la tête afin de reprendre son sérieux. Il s'éclaircit la gorge comme faisait son père lorsqu'il était sur le point de se concentrer et attendit patiemment que Jake revienne avec tout l'attirail nécessaire. Sans s'en rendre compte il s"était débarrassé de l'arme en main, si bien qu'il prit le temps d'attraper le poignet de Jake après que celui-ci eut déposé le tout sur la table, le serrant comme l'on tient un oiseau. Assez pour le retenir mais sans lui faire mal. Ses yeux se levèrent sur l'Américain, lui adressant un regard sincère et soutenu. Sur ses lèvres ne se dessina pas de sourire mais le coin de ses yeux se plissèrent comme lorsque l'on arbore le plus joyeux des smile. Reprenant sa position initiale, -regard au loin, main tenant son bras endolori- Nikolaï laissa Jake s'affairer à nettoyer les plaies avant de couper les fils. Une fois cela fait, la voix du russe vint s'élever à nouveau afin de guider son associé dans la délicate tache de retirer les bourgeons.
"En Principe on ne les retire pas, on les brûle à l'acide mais je suppose que tu n'as pas cela chez toi. Il inspire profondément Il faut inciser la base. lorsque tu as le morceau de chair qui est mobile il te suffit de le couper avec ta paire de ciseaux. Là dessus du balance l'alcool et tu me jette une compresse sur le dos avant de suturer. Il ne savait pas si Jake avait déjà fait quelque chose de la sorte mais il préféra spécifier après une courte pause "Pour la suture ne t'embête pas. Pince la peau, traverse le tout avec l'aiguille, laisse du fil et fait un noeud. 3 ou 4 points devraient suffire, je pense.

Alors que Jake s'exécutait d'une main étonnement assurée, le russe lui, retenait tout de même quelques gémissements d'inconfort. Serrant les dents et ramenant le menton jusque son torse en se contractant, Nikolaï s'efforçait de bouger le moins possible, le temps semblait s'être arrêté, les minutes passant pour des heures. Lorsque Jake eut enfin fini, Niko se passa une main dans les cheveux, les ramenant vers l'arrière de son geste habituel.

Merci. Lâché dans un souffle, il n'avait pas haussé la voix.

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