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 Le pont

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Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
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Satoshi Sakutaro

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MessageSujet: Le pont   Le pont EmptyDim 18 Nov 2018 - 17:00

Je tournais tranquillement entre mes élèves. C’était l'un des derniers cours de l'année, avant une pause de quelques semaines jusqu'à la rentrée en Avril. Mais j'avais déjà annoncé que pour ceux qui étaient intéressés, ils pouvaient me contacter par message pour que je continu de faire une ou deux séances par semaine. L'un des autres professeurs avaient lâchés un mot sur les nationaux qui approchaient, et j'avais, semble t'il, un fan club qui était en préparation pour venir me supportait. Eriko, particulièrement, passait son temps a me poser des questions sur le tournoi, sur les participants, sur ma stratégie. Elle était insatiable. Sans parler de Saito qui, lui, semblait attendre a chaque fois le moment des exercices pour tout arrêter et m'en parler. Si ça continuait, tout le dojo allait venir m'encourager, et j'étais mal a l'aise rien que d'y penser.

- Partenaire mixte, mettez vous comme vous voulez, sauf vous deux. Saito et Eriko, vous vous entraînez ensemble.

D'une part parce qu'ils avaient un bien meilleur niveau que les autres, et d'une autre, parce que comme ça ils seraient trop occupé a essayer de soumettre l'autre et de lui faire admettre qui était le meilleur pour s’intéresser a moi. J'avançais tranquillement jusqu'à mon sac et ouvrait la poche intérieur. Il était dix-huit heure passé, soit bientôt l'heure d’arrêter. Mais j'avais un message. C'est vrai que j'avais un line maintenant. Je ne m'y étais toujours pas fait. Avant je n'avais pas pris la peine de m'y intéresser parce que je n'avais quasiment personne qui pouvait m'envoyer des messages. A part Mika. Mais elle préférait m'appeler pour m'hurler dans les oreilles.

C’était Misuzu. La scène de notre dernière rencontre était encore fraîche dans ma tête, une semaine tout au plus, et je ne lui avais pas trop parlé depuis. Elle etait très occupée avec ses révisions, sans doute, et moi, de mon coté, avec mes....hum....entraînement. On ne peux pas dire que j'étais très studieux ces derniers temps. J'ouvrais le message en question et plissait les yeux. Une invitation. Le plus grand pont. Dix neuf heure. Je me sentais soudainement assez inquiet. Elle n’était pas du genre a m'inviter comme ça. Elle avait sans doute un problème. J’espérais juste que ce n'en était pas un gros. Ou alors elle voulait juste me voir ? Dans tout les cas, je n'allais pas la faire attendre.

- Bon, on arrêtes la, tout le monde dehors, je dois y aller.

Il y eu un concert de protestation, mais finalement la plupart écoutèrent. J'eu juste un peu de mal a pousser Eriko vers les vestiaires, elle qui voulait toujours plus, mais finalement, convaincue par l'une de ses amie, elle capitula. Le temps qu'ils se changent, je rangeais le maigre matériel et me changeais aussi rapidement. Ou plutôt, j'enfilais un pull par dessus ma tenue, histoire de ne pas avoir l'air trop débraillé. En même temps, c’était bien dans cette tenue que j'avais l'air d’être le plus....moi. Tout le monde sortaient les uns après les autres, et je passais en dernier, refermant la porte derrière moi.

- Bon, prochaine séance après-demain, ne faite pas d'effort pour ne pas surcharger, vous êtes jeunes encore. Surtout toi Eriko, ne va pas faire je ne sais quoi d'idiot pour finir par te blesser.


Elle rougit un peu et n'ajouta rien, et tout le monde me remercia, comme d'habitude. Bientôt, il n'y avait plus personne, et je me mettais moi même en route. Ca devait faire un an que je la connaissais maintenant. Un peu plus, un peu moins ? Tout ça grâce a cette histoire de cérémonie du thé. C’était vraiment idiot, en fait. J'aurais peut être du l'envoyer bouler. Mais je ne savais même plus pourquoi je l'avais simplement écouté me passer un espèce de savon, et en disant que je devais absolument revenir. Ça c’était passé comme ça ? Je n'étais même plus vraiment sur, tout ce que je sais c'est que je n'étais pas revenu. Et que je l'avais recroisé plus tard a son konbini, puis au temple. Puis le voyage, et la, j'avais eu un genre de déclic. Difficile a exprimé. Il s'etait vraiment passé quelque chose.

J'arrivais dans le parc. Le plus grand pont donc. Pas difficile de le trouver, vu que la majorité était des petits permettant juste de passer sous des obstacles d'eaux d'un ou deux pieds de long. Pour éviter de devoir sauter au dessus. Mais le grand était sans doute plutôt pour passer au dessus d'un court d'eau. Je tombais dessus rapidement, et j'essayais de m'arranger un peu les cheveux. J'aurais du prendre une douche, mais en même temps, j'aurais tais en retard sinon. J’espère qu'elle n'allait pas trop m'en vouloir d’être tout débraillé. J’espère qu'elle allait bien.

Je la voyais finalement, sans savoir si elle m'avait vue de loin ou non. J'approchais doucement en constatant qu'il n'y avait pas grand monde autour de nous. Vu l'heure, les gens commençaient a rentrer. Je commençais a grimper le pont de bois, pour la rejoindre. Tiens, c’était peut être le moment de lui proposer pour le tournoi ? Enfin, il fallait que je m'assure qu'elle n'avait pas de problèmes, déjà. J'arrivais a sa hauteur.

- Misuzu-san, tout vas bien ? Désolé pour le retard, je suis venu dés que j'ai vu ton message. Tu as un soucis ?

J'avais sans doute le visage légèrement trop crispé pour être rassurant, et j'essayais de le délasser. J’étais la pour l'aider, pas pour l’inquiéter encore plus. Mais en demandant directement, au moins nous pouvions éclaircir le sujet.

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MessageSujet: Re: Le pont   Le pont EmptyJeu 6 Déc 2018 - 1:58




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Je tente de garder ma respiration alors que j’attends sur le grand pont en bois dans le Jardin des secrets. C’est un nom ironique pour cet endroit, quand on sait que je m’apprête justement à divulguer un secret que je garde en moi depuis quelques temps maintenant. J’avais passé la journée quelque part entre rêvasserie et réalité, sans parvenir à me concentrer sur mes cours ou mes révisions, mon esprit dérivant sans cesse sur ce que j’allais lui dire. Satoshi-kun. C’est un garçon assez étrange, mais je crois que c’est quelque chose que j’aime bien, en fait. Une fois mes cours finis, je suis rentrée dans ma chambre étudiante, j’ai pris un bain, me suis lavé les cheveux, et j’ai passé une tenue, hésitant entre plusieurs possibilités. Une fois la décision prise d’éviter le style uniforme, peu approprié pour un événement dans ce genre, le champ des possibles s’est réduit pas mal. J’ai tenté une robe avec des talons avant d’abandonner. Trop habillé. Trop féminin, trop… différent de ce que je fais d’habitude. Le kimono étant aussi hors de question, j’ai fini par opter pour un jean sombre, des boots, et un pull noir à col montant. Par dessus, un manteau léger et une écharpe fine juste pour me protéger du vent encore frais de ce milieu de mois de mars. Après une tentative ratée de maquillage sophistiqué menant presque à une crise de nerfs, je me suis contentée d’appliquer les mêmes produits que d’habitude. Crayon à sourcil, mascara, un peu de khôl, poudre, blush. Juste du baume à lèvres, les couleurs flashy ou sombres ne me paraissant pas vraiment idéales avec mon teint probablement fatigué. Je fais un peu plus d’effort que d’habitude, mais pas tellement. Si le maquillage était mon domaine de prédilection, ça se saurait.

J’avais envoyé un message à Satoshi, lui donnant rendez vous dans ce fameux jardin, sur ce fameux pont, à dix neuf heures. Mon cœur battait déjà à toute vitesse en tapant les caractères sur mon téléphone, et j’hésitais plusieurs minutes avant d’appuyer sur la touche « envoyer ». À quand remontait la dernière fois où j’avais dit ce genre de choses à quelqu’un moi ? Bon dieu, dans quoi est-ce que je m’embarquais ? J’allais sans doute tout gâcher entre nous. Il ne me voyait probablement pas du tout comme ça. J’hésitais à décommander ou même à ne pas me rendre au lieu en question. Finalement, je me faisais violence, attrapant mon sac à dos et mes chaussures avant de claquer la porte de ma chambre pour quitter la résidence. Le temps que j’arrive au parc, la nuit commençait déjà à tomber. Je prenais le temps d’observer un peu les premières fleurs de cerisier qui commençaient à s’ouvrir, un peu en avance sur leurs congénères, de ce qu’il me semblait. Peut être que le climat était un peu différent à Keimoo qu’à Tokyo. Je ne pouvais pas m’empêcher de tripoter nerveusement mon écharpe d’une main alors que j’attendais Satoshi en observant le parc, l’autre main posée sur la rambarde du pont. L’endroit commence doucement à se déserter, et alors que je suis des yeux un groupe de femmes en tailleurs, j’entends des pas qui se rapprochent sur les planches en bois du pont. Je me retourne immédiatement pour faire face à Satoshi. Il porte sa tenue d’art martial habituel, avec un sweater par dessus. Ses cheveux sont légèrement ébouriffés et je sens déjà le rouge qui me monte aux joues. Il est vraiment beau, et le voir comme ça me fait perdre pas mal de mes moyens. Néanmoins, quelque chose m’interpelle. Il a l’air vraiment crispé. Oh, non. Je l’ai ennuyé à le faire venir ici. Il était certainement occupé. Ou alors je l’ai inquiété. Il m’interroge pour savoir si j’ai un souci et je secoue la tête en regardant mes pieds.

J’ai eu tort de lui demander de venir. Je ne peux pas lui dire ce que je ressens. Ça va tout gâcher entre nous. Il ne voudra probablement plus me parler après ça. Il vaudrait sûrement mieux que je me taise. Mon cœur se ratatine dans ma poitrine, mais je me ressaisis. J’ai pris une décision, bon sang. Il est temps de l’assumer. Je mens très mal de toute façon et j’aurais certainement pas mal de difficultés à trouver une excuse convenable. « Ah, Satoshi-kun. Konnichiwa. » J’ai du mal à aligner deux mots ou à respirer convenablement. « Tout va bien, désolée, je voulais pas t’inquiéter… » Je suis certainement rouge cerise à l’heure actuelle. « Si je t'ai demandé de venir, c'est parce que j'ai quelque chose à te dire, en fait. » Respire, Micchan, respire. Tout va bien se passer. C’est extrêmement difficile de forcer mon cerveau à fonctionner alors que tout ce qu’il m’envoie, c’est des grésillements et de la panique. Bon dieu. Il faut que je respire. Je lève les yeux vers lui l’espace d’une seconde et détourne le regard presque immédiatement. « Alors voilà… » Je débute, mais j’hésite. Il y a peu de chances qu’il ressente la même chose pour moi que moi pour lui. Il vaudrait sûrement mieux faire machine arrière tant que je le peux encore. Je déglutis avec difficulté en observant le parc alentour. Il n’y a presque plus personne maintenant et la nuit a déjà bien commencé à tomber.

Quelques pétales de cerisiers tombent autour de nous et dans l’eau, même si ça n’a rien à voir avec la pluie de fleurs que ça peut être en avril. « Euh, ça fait quelques temps qu’on se connaît maintenant… » Je m’enfonce. Clairement, je m’enfonce. J’essaie de gagner du temps, je suppose, reculer pour mieux sauter, mais je ne fais qu’augmenter encore mon niveau de stress. Okay. J’inspire profondément, je ferme les yeux, les rouvre. « Au début je te trouvais un peu bizarre. Et puis, j’étais fâchée à cause de ce stupide club de cérémonie du thé. » Je ne serai jamais bonne en cérémonie du thé. Tant pis. L’année à venir je changerai de club, je suppose. Bref, pourquoi je commence à penser à ça moi ? « Mais après ça, j’ai appris à te connaître. » Bon sang, il va me rejeter. Ça va être l’humiliation. Mais il est trop tard pour s’arrêter maintenant. « Et, euh… » Mon cœur bat si fort dans ma poitrine que j’ai l’impression qu’il va à tout instant briser mes côtes pour s’échapper de ma cage thoracique. Je tortille le coin de mon manteau entre mes mains tremblantes. « Euh, en fait, avec le temps… » Respire, Misuzu, respire. « …Ben… Je crois que je suis tombée amoureuse de toi, en fait. » Bordel. C’est dit. J’ai juste l’impression d’être une condamnée à mort déjà allongée sur le billot et qui n’attend que le coup de hache fatidique. Je glisse juste un regard vers Satoshi, le reste de mon corps totalement et absolument paralysé par la trouille.

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MessageSujet: Re: Le pont   Le pont EmptySam 22 Déc 2018 - 23:52

Je suis assez soulagé de la voir. D'une part que cela veux dire qu'elle n'a pas les deux bras et les deux jambes cassés. En effet c’était sans doute un peu exagéré, et je n'aurais pas forcément était la première personne qu'elle aurait appelé, sans doute, si c’était la situation dans laquelle elle était. Enfin elle était debout. Si elle était la, c'est que physiquement ça devait aller. L'autre partie des possibles problèmes, c’était, si je récapitules bien, la Mafia Russe établie au Japon, les Yakuza, peut être un problème avec sa famille dont elle a l'air très proche....et puis je suis parti un moment dans le coté ou elle a tué quelqu'un et a besoin d'un complice pour découper le corps en petit morceau et le faire disparaître. Mais encore une fois, je vois difficilement qui elle aurait pu tué. Quoi que, elle est assez solide, avec les gens. Sauf avec moi. C'est vrai ça, elle ne me tape jamais sur l'épaule comme elle fait avec Himura-san. Bref, je m'emporte. Je lui souris :

- Tant mieux. Oh, ne t’inquiète pas, je suis très content de te voir. Comme d'habitude.


Quelque chose a me dire ? Hum....si je ne dois pas être inquiet, c'est que je peux supprimer une très grosse partie de tout ce que j'avais imaginé. Tout en fait, parce que chaque possibilité est une source d'inquiétude en soi, je pense. Bref. Je n'avance pas beaucoup, alors je me concentre plutôt sur son visage. C'est la meilleure chose a faire. Je remarque qu'elle semble un peu apprêté. Elle a peux être un rendez-vous ensuite ? Dans tout les cas, elle est toujours aussi mignonne, ça c'est sur. Je m'approche d'elle pour qu'elle n'ai pas besoin de hurler pour que je l'entende, puis j'hoche la tête comme pour la mettre en confiance.

- Je t'écoute, Misuzu-san.


Elle tourne un peu beaucoup autour du pot. J'ai du mal a voir ou elle veux en venir. Ah, bizarre, c'est vrai que c'est souvent ce que tout le monde doit penser de moi. Je ne vais pas lui en vouloir, je me demande depuis le début pourquoi elle passe autant de temps avec moi de toute manière. Au fil du temps j'ai fini par mettre ça sur le compte de la folie, ou d'une quelconque amitié qui aurait débuté suite a une dispute – la cérémonie du thé qu'elle évoque – et au vu de tout ce qu'elle me raconte, j'ai l'air d'avoir toujours tapé dans le mille. Je soupir intérieurement. Qu'est ce que j'espérais de toute façon ?

Mais elle ne s’arrête pas la. Elle parle et j'ai l'impression que ses lèvres bougent de plus en plus lentement au fil de ses phrases. Et quand elle achève sa dernière syllabes, j'ai l'impression d'avoir mal entendu. J'hésite presque a tourner la tête sur le coté pour voir si il y a quelqu'un d'autre, mais je passerais encore plus pour un idiot. Alors je ne bouge pas, je la regarde quelque secondes, dans le moment le plus gênant de ma vie. J'ai envie de lui répondre, mais je ne suis même pas sur d'avoir bien compris ce qu'elle vient de dire, et je n'ai pas envie de répondre a coté. Cependant, plus je reste silencieux, plus la situation progresse sur l'échelle du malaise absolu.

- Je....


Je me tourne sur le coté, de profil par rapport a elle maintenant. Puis je ne peux m’empêcher d'avoir un genre de rire a peine audible. Je n'arrive pas a songer que cela risque de la vexer encore plus, et je n'arrive même pas a préciser que je ne me moque absolument pas de ce qu'elle vient de dire, bien au contraire. Juste que, le fait que moi, quelqu'un me dise ça, me paraît tellement incongru, que je trouve cela finalement assez cocasse. Arrive un moment ou le silence me pèse sans doute autant qu'elle. Je n'arrive même plus a savoir si elle a finit de parler il y a trente secondes ou trente minutes.

- Tu sais....si le premier jour ou on s'est rencontrés, au dojo. La fois ou tu m'avais parlé du club. Si j'ai accepté de t'accompagner manger....ce n'est pas par hasard.

Je ne réfléchissais plus, et parlais comme ça venait. En même temps, je me rendais compte que je savais ce que j'en pensais depuis toujours en fait. Pas d'hésitation, de doutes. C'est juste la normalité que je lui exposais.

- Si j'ai eu envie de manger a nouveau avec toi, comme cet hiver quand tu étais dans ton jolie Yukata...d'ailleurs je me souviens que tu m'avais dis que ca s'appelait pas comme ça, que ça avait un nom....je suis désolé....j'ai complètement oublié.

Je m'adossais finalement a la rambarde du pont en levant un peu la tête pour respirer l'air de plus en plus frais. Qu'est ce qu'il était étouffant ce parc, soudainement !

- Si je t'ai invité a venir en voyage avec nous....avec moi. Si c'est a toi que je pense en première quand j'ai envie de sortir manger quelque part ou bien si j'ai des envies de sortir la nuit a quatre heures du matin pour me retrouver de façon louche devant l'endroit ou tu travailles....


Oui, c’était logique en fait. Je ne bougeais pas, ne savait pas si je devais m'approcher d'elle, ou m'éloigner, ou rester immobile. Alors dans le doute, je restais dans ma position, tournant juste la tête vers elle, avec sur le visage peint un sentiment moins heureux que ce que j'aurais voulu lui montrer. Non, je lui répondais juste de la façon la plus logique qui me venait.

- Bah c'est parce que je suis amoureux de toi aussi, depuis le tout début. Misuzu.


C'etait étrange de le dire, et encore plus étrange de réaliser que depuis toujours je l'avais su, sans jamais vraiment en prendre conscience. Je devais etre bizarre.....

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MessageSujet: Re: Le pont   Le pont EmptyMar 23 Avr 2019 - 22:02




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J’ai vraiment du mal à respirer. J’ai peur d’avoir fait une énorme erreur en lui avouant mes sentiments comme ça alors que les choses se passaient plutôt bien entre nous. La première réaction de Satoshi ne laisse pas beaucoup de place à l’interprétation, mais lorsqu’il se détourne et a un genre de rire, je ne peux m’empêcher d’avoir l’impression que le monde entier est en train de s’écrouler. Il reste sans parler ensuite pendant un moment qui me paraît une éternité avant de finalement se mettre à parler. Je l’écoute, silencieuse, alternant entre les moments où j’oublie de respirer, retenant mon souffle, et ceux où je prends de grandes inspirations aussi silencieusement que possible. Les mots s’arrangent en phrase qui font peu à peu sens dans ma tête et l’espoir revient peu à peu. Effectivement, il a passé du temps avec moi dernièrement, mais ça pourrait être tout simplement parce qu’il n’osait pas dire non ou parce qu’il m’apprécie en tant qu’amie. Ce sont des possibilités tout à fait réalistes, voire même probables. Pourtant… Le couperet tombe, et il semblerait bien que ma tête sera séparée de mon corps une autre fois.

Je mets plusieurs secondes à comprendre ce qu’il a dit et lorsqu’il prononce mon prénom je cligne des yeux comme si je me réveillais d’un drôle de songe. Amoureux de moi. Depuis le tout début. Sérieusement ? Je lève les yeux vers lui. Il n’a pas l’air de vouloir plaisanter ou se moquer de moi. J’avoue qu’au début, j’ai juste été polie avec lui. Mais rapidement je me suis rendu compte qu’il y avait plus que ça. Sauf que comme un témoin de Jéhovah à qui on proposerait d’entrer pour développer ses arguments, je suis tellement surprise de ne pas me faire rembarrer que je ne sais même pas quoi faire ou dire maintenant. « Euh… » Je me sens rougir de la racine des cheveux jusqu’aux orteils. « Je… » Bon dieu, Misuzu, réveille toi ! Secoue toi un peu, ma vieille. « C’est vrai ? » Bon. Au moins une phrase avec un verbe et un sujet. C’est déjà pas mal. Et la question vaut la peine d’être posée. « Enfin je veux dire… » J’hésite, ayant du mal à trouver mes mots. « Je pensais pas que… » Je m’attendais un peu à ce que ce soit un coup d’épée dans l’eau. Je lève les yeux vers lui, le dévisageant un instant. Alors que j’ai envie d’avancer vers lui, je recule légèrement, d’un petit pas, puis d’un autre.

Je n’ai pas exactement peur, mais je suis déstabilisée, je n’ai aucune idée de ce que je dois faire. La première fois que j’ai été amoureuse, ça ne s’est pas du tout passé comme ça, c’est lui qui a fait le premier pas, et… Satoshi n’a pas l’air parti pour faire autre chose que juste me regarder avec cet air qui me déstabilise toujours. J’ai beau ne plus être une adolescente, je suis aussi perdue qu’une collégienne. Mes yeux se fixent de nouveau sur mes pieds. Pour un moment gênant, ce moment est vraiment gênant. Je finis par relever la tête avec un petit sourire. « Je pensais que tu aurais compris, avec les chocolats… » Néanmoins le message qu’il m’a envoyé après ne m’avait clairement pas donné ce genre d’impression. On aurait plutôt dit un ami surpris et flatté, du moins c’était l’impression que ça m’avait donné. Mais je ne suis pas douée pour lire les émotions des gens, encore moins par texto. Je repense à ce qu’il a dit. Depuis le début ? C’est vrai qu’il a pu y avoir quelques indices. Quand il m’a pris la main à Fukuoka, ou encore quand il a dit que ma présence ne le dérangeait jamais. Quand il m’a complimenté sur mon kimono, ce genre de choses. Mais à chaque fois, j’ai considéré ça comme des exceptions accidentelles à une affection purement platonique. Manifestement j’ai eu tort. « Disons que c’était pas juste des giri-choco… Enfin, bon, voilà, ça a foiré. » Je laisse échapper un petit rire un peu gêné en venant tripoter mes cheveux dans ma nuque, puis prends mon courage à deux mains pour me rapprocher un peu de lui. « En tout cas je suis contente que… Euh… Tout ça. » On n’est plus très loin l’un de l’autre à présent. Je le dévisage, réalisant que j’ai chaud. Pourtant la nuit est déjà presque totalement tombée. « Du coup, euh… » Je m’interromps. Arrête de parler, Misuzu, tu vas tout ruiner. Tais toi juste. Je me contente de lui faire un grand sourire, plissant légèrement les yeux. J’ai la sensation très agréable que mon cœur est enveloppé dans quelque chose de très duveteux, de confortable, de chaud. Je me contente simplement de tendre un peu ma main vers lui, pour lui proposer sans rien dire de la prendre dans la sienne. Je ne suis pas trop sûre de quoi faire d’autre, de toute façon.

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MessageSujet: Re: Le pont   Le pont EmptyDim 28 Avr 2019 - 2:10

C'etait assez innatendu, toute cette situation. A quel moment, aujourd'hui, c'etait censé se passer de la sorte ? C'etait vrai que ce matin la, j'étais passé sous deux echelles a la suite. Mais ce n'etait pas censé uniquement enlever le mauvais sort de la premiere echelle ? Peut etre que cela avait au contraire eu l'effet inverse et m'avait donné de la chance ? Dans tout les cas, je n'avais pas eu d'autres mauvais présages.

L'effet inverse en réalité. J'avais la sensation que tout allais bien. A l'exception de quelques tracas du quotidien, quelques questions que je me posais pour mon futur. Et a chaque fois, c'etait en sa présence que j'avais songé a tout ça. Meme quand j'avais perdu les nationaux, elle etait réstée avec moi. C'etait pour ça que je l'aimais en fait. Parce que c'etait sans doute vraiment pour moi et rien d'autre. Pas des choses que j'aurais fait, et pas sur un coup de tete, vu le temps que cela avait prit pour que nous arrivions a cette situation. Le pont semblait vraiment vide d'un coup.

Je l'écoute me parler en la regardant, la dévorant des yeux meme. Je devais avoir un regard effrayant et je finissais par m'en rendre compte, donnant pour résultat de me faire tourner les yeux vers l'eau qui passait dans le petit ruisseau sous nos pieds. Qu'est ce que je devais dire a présent ? Que j'étais content aussi ? Cela paraissait logique. Lui redire que je l'aimais ? Cela faisait peut etre...trop ? Je n'allais pas devoir l'embrasser la, si ? C'etait la suite logique en fait. C'est ce que faisaient les gens amoureux ? Je n'avais pas du tout pensé a ça en disant oui. Voila que j'avais envie de dire non. Enfin, pas non dans le sens non, mais plutot dans le sens...non! Sois un homme Sato ! Elle avait déjà fait le premier pas en plus. De façon inespérée. Je l'aurais fais si j'avais eu la connaissance de mes sentiments pour elle, mais j'étais vraiment handicapé, semblait il.

Alors que je reléve enfin la tete, je vois sa main devant moi. Elle me la tend. Elle voulait que je la prenne. Ce que je fis doucement, la refermant dans la mienne. Je n'avais jamais remarqué mais sa main etait vraiment plus petite que la mienne. Pourtant je lui avais déjà tenu, non ? Mais jamais de la sorte. C'etait les mains des filles en général sans doute, non ? Ou alors juste la sienne. Je n'avais que trois ou quatre points de comparaison, mais ils etaient tous effacés dans mon esprit a cet instant.

- Du coup, ouais.

Wouah, sacré répartit. Et elle avait encore fait le premier pas. Elle devait prendre toute les décisions ou quoi ? Je me sentais vraiment nul, a cet instant, il fallait que je réagisse. L'inviter quelque part, maintenant ? Ou tout simplement commencer par dire quelque chose ? Ca aurait etait bien. Laisser faire mon instinc, cependant, etait une très mauvaise idée. J'allais forcément dire n'importe quoi. Il valait mieux réfléchir...réfléchir....réfléchir....ah ! Au moment ou je venais de reprendre conscience de mes mouvements, je vais de me rendre compte de ce que je faisais, je l'avais tiré vers moi, et avais refermé mes bras sur elle, pour la serrer doucement contre moi. Elle etait brulante, et je pouvais entendre son cœur battre la chamade.

- Désolé.

Qu'est ce que je disais ? Pourquoi je m'excusais ? Pour ne pas avoir etait capable de me rendre compte que je l'aimais depuis quasiment notre premiere rencontre ? Que je ne lui avais jamais montré assez bien toute la joie que me procurait sa présence, et lui avait fait croire que je m'en fichais d'elle ? Qu'elle avait l'air de s'etre énormément prit la tete a cause de moi ? Oui, désolé pour tout ça.

- J'aurais du d'avantage ouvrir les yeux. Je ferais de mon mieux a partir de maintenant.


Aucune idée de savoir si cette phrase etait idiote ou non, et impossible actuellement de voir son visage. J'avais la tete au dessus de la sienne....ses cheveux sentaient divinement bon. Je me demandais de façon stupide ce qu'elle pouvait bien mettre comme shamppoing, mais ce n'etait probablement pas le meilleur moment pour demander, et je m'insultais intérieurement pour avoir ne serait ce que penser si c'etait le bon moment pour ça ou non. Encore une fois je me rendais compte de mes mouvements trop tard, et baissais légérement le visage, lui embrassant le dessus de la tete. Puis je la relachais doucement et reculais, avant de lui sourire :

- On reste ensemble maintenant ?

Sous entendu, vraiment ensemble ? Partout, tout le temps, rien que nous ? Ce soir, demain, ensuite ?  J'avais juste l'impression que toute cette situation n'etait qu'un reve.

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