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 Late night walk [Satoshi]

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Misuzu Watanabe
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MessageSujet: Late night walk [Satoshi]   Sam 27 Oct 2018 - 3:27




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late night walk.

   
Avec un soupir, je place les dernières cannettes dans l'étagère réfrigérée avant de regagner ma place derrière le comptoir de la caisse où m'attend Kaede, très occupé à faire semblant d'être occupé. J'étouffe un bâillement avant de m'adresser à lui:

« Rappelle moi pourquoi tu es arrivé en avance déjà ? »
« Parce que j’ai besoin d’argent et qu’ils ne peuvent pas m’engueuler pour être arrivé plus tôt. Je me fais plus de thunes tout en ayant l’air d’un employé zélé. »

Je jette un œil à sa face goguenarde, une légère moue boudeuse se dessinant sur mon visage.

« Au moins tu pourrais faire autre chose que me regarder travailler, wagamama desu yo… »

Son sourire diminue et sa bouche se tord dans une expression faussement blessée.

« Oh, voyons, je vais travailler dur quand tu seras partie, mais je ne voulais pas te voler ton travail… J’imagine que tu as besoin de garder l’esprit occupé. »

Je fronce les sourcils, sans vraiment être sûre de ce qu’il essaie de me dire.

« Eh ? »

Il me jette un regard surpris, et hausse les épaules comme pour signifier une évidence.

« Ben… Le white day ? Tu attends quelque chose non

Dès qu’il prononce ces mots je me sens rougir comme une tomate. J’enfonce ma tête dans le col de mon hoodie avant de marmonner dans ma barbe.

« J’attends rien… Je, euh, j’ai pas fait ça pour ça. »
« Peut être, mais normalement, dès que j’arrive tu m’assailles des dernières nouvelles de ‘Sacchan’, que tu n’appelles probablement jamais comme ça quand tu t’adresses à lui d’ailleurs, et tu n’arrêtes jamais d’en parler d’habitude. Et là je suis là depuis dix minutes et tu ne l’as toujours pas mentionné. Donc clairement tu essaie de ne pas y penser. »
« Et tu t’es dit que la meilleure chose à faire c’était de m’obliger à y penser ? »

Il éclate d’un rire franc pendant que je rabats la capuche de mon sweat sur ma tête et la tire pour cacher une partie de mon visage. Il me taquine encore un moment et j’essaie de ne pas trop faire la mauvaise tête. On continue à discuter et après avoir prétendu pendant un moment qu’il avait une demie douzaines de cadeaux à remettre pour le white day, il admet que personne ne lui a rien offert pour la saint Valentin, à part sa mère. Ça me surprend un peu, et je me sens un peu coupable. Cette année, je me suis tellement concentrée sur les chocolats pour Satoshi que je n’ai fait de giri-choco pour personne à part mon manager. En arrivant au travail, j’ai d’ailleurs trouvé dans mon casier une écharpe blanche en laine très douce. Je ne porte pas beaucoup de blanc mais ça m’a fait très plaisir. Je m’excuse néanmoins auprès de Kaede de ne rien lui avoir offert, tout en théorisant que son absence la majeure partie de l'année a dû avoir à faire avec l'absence de chocolats, ce à quoi il répond par une blague, avant d’ajouter que ça ne lui importe pas tellement et qu’il avait autre chose à penser. Je décide ainsi d’aller réarranger les magazines jusqu’à la fin de mon service, tout en repensant à ma journée. Rien de spécial de s’étant passé, c’est assez vite fait, même si le souvenir de ma professeure de design me félicitant sur mon prototype de vaisselle me fait légèrement sourire. Peut être que je devrais envisager de faire autre chose que seulement restaurer des tableaux, qui sait. Mais bon, j’ai encore le temps pour y penser. Après tout, pourquoi ne pas faire un double cursus ? Je me renseignerai pour savoir si c’est possible. Je ne suis qu’en première année mais j’ai eu des bons résultats, alors qui sait ? Je retourne un instant derrière le comptoir, et Kaede me tapote gentiment l’épaule.

« T’inquiète pas. Je suis sûre que tes honmei choco étaient tellement délicieux qu’ils lui ont tourné la tête et qu’il va te donner quelque chose pour le white day. »

Je hausse les épaules, un peu dépitée, avant de dire d’un air qui se veut désabusé.

« Je suis sûre qu’il a pensé que c’était des giri-choco. Je pense pas qu’il s’imagine un seul instant… »
« Micchan, tu n’en sais rien. Tu verras bien. Moi en tout cas je soutiens ton équipe ! Go Micchan, go ! »

Sans relever le fait qu’il m’a appelée Micchan au lieu de l’habituel Suzuchan, je hausse de nouveau les épaules mais lui fais néanmoins un sourire un peu penaud avant de m’engouffrer dans les vestiaires. Je bois un peu d’eau avant de retirer mon tablier et de passer mon manteau. Bien qu’on soit au début du printemps, il fait encore très frais durant la nuit, et étant donnée ma propension à tomber malade, je préfère être prudente. Je passe également l’écharpe laissée par Kobayashi-san pour le white day et enfouis mon visage dedans. Elle est vraiment très douce. J’imagine qu’il a particulièrement pris soin de prendre quelque chose de bien après que je l’aie aidé à choisir quelque chose pour sa fiancée. Je suis sur le point de partir lorsque je remarque un mot au sol devant mon casier. Je le récupère. Il est écrit Watanabe-san, merci pour ton travail assidu, signé par le manager. J’empoche le papier avant de repasser par la boutique, où j’achète une bouteille de thé au lait, un taiyaki et un magazine que j’ai repéré en les rangeant, que je feuillette avant de l’amener jusqu’au comptoir.

« Un magazine d’organisation et de rangement ? Eh ben, moi qui croyais que tous les artistes étaient bordéliques… »
« C’est le cas, » dis-je avec un petit rire, « mais j’essaie de ne pas suivre les clichés. Et puis, acheter un magazine ne m’engage à rien. »
« Eh, je devrais peut être faire comme toi. »

Il me rend la monnaie, que je remets dans mon portefeuille, et je sens qu’il me tapote le haut du crâne du bout du doigt alors que j’ai encore la tête dans mon sac. Je finis ce que je suis en train de faire et redresse la tête, prête à lui dire d’arrêter de m’embêter, quand je vois qu’il regarde sur le côté.

« On dirait bien que tu vas même pas avoir à attendre. »

Je suis le regard de Kaede et mon visage s’empourpre. Immédiatement, j’envisage la fuite. Je ne suis pas maquillée, fatiguée, les cheveux en pagailles et dans une tenue franchement approximative. Mais il n’y a pas d’autre issue. J’enfonce un peu plus la tête dans mon écharpe, rabat de nouveau la capuche de mon hoodie sur ma tête, et m’avance jusqu’à l’extérieur sous les encouragements plus ou moins discrets de Kaede. J’ouvre la porte et sors du konbini, le cœur battant, les doigts serrés autour des manches de mon sweater.

« Ah, Satoshi-kun, Konbayo… »

Oh non. Comme j’hésitais entre konbawa et ohayo, je me suis retrouvée à mélanger les deux. Mais là je suis trop embarrassée pour vraiment rajouter quoi que ce soit, et puis, il est quatre heures du matin. À cette heure là, ma capacité à corriger mes propres erreurs grammaticales est allée se coucher depuis longtemps.
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Dernière édition par Misuzu Watanabe le Dim 18 Nov 2018 - 19:49, édité 1 fois
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Late night walk [Satoshi]   Mar 30 Oct 2018 - 16:25

Quel enfer. Il était environ trois heures du matin et je tournais en rond dans ma chambre, sans savoir quoi faire. C'etait déjà le quatorze, et je n'avais toujours pas la réponse a la question que je m'étais posé depuis un mois. Qu'est ce que j'offre ? Depuis que j'avais eu un cadeau a la Saint-Valentin de Misuzu, je m'étais mis en tête de lui en faire un en retour. Tradition oblige. Mais je n'avais absolument jamais fait ça moi. Je connaissais, bien sur, les modalités. Le cadeau devait marqué le type d'affection que je lui portais, et c’était déjà le première problème. Je n’étais moi même pas sur de ça.

Et puis il ne fallait pas commencer par la, mais plutôt analyser son cadeau a elle. Il fallait que le mien soit trois fois plus cher, mais en même temps, difficile d'évaluer exactement le prix des ingrédients qu'elle avait utilisé. Elle en avait quand même fait beaucoup, ce qui voulait bien dire qu'elle avait du mettre quand même un peu d'argent. Et après analyse plus approfondit, l’enquêteur Sakutaro avait réalisé que ce n’était pas des Choco-giri. Difficile de bien savoir ce qu'elle avait voulu me faire passer comme message, et dans le doute, il valait mieux que je lui fasse passer ce que je pensais d'elle.

Il valait mieux éviter le malaise, et donc un cadeau qui montrait mon affection pour elle, sans pour autant casser quelque chose. Elle aimait manger, du salé en plus. C'etait donc la dessus que je m'étais dirigé en premier. Un assortiment de petits pains sucrés et salés. Des Melon Pan aux Tsubuan Pan, en passant par les Doriyaki. J'avais fait en sorte de tout faire moi même, et j'avais étais bien content d’être mieux payé qu'avant, parce que mine de rien, les ingrédients revenaient assez chère. En salé, j'avais opté sur des Nikuman brioché cuit a la vapeur, je ne savais pas vraiment faire grand chose d'autre et je préférais faire quelque chose de parfait plutôt que plusieurs moyens. Je les avais fourrés au curry, histoire de faire un petit clin d’œil a nos conversations.

Je songeais au deuxième cadeau. Quelque chose de blanc. Pas une écharpe, parce que c’était exactement le genre de truc qu'elle aurait déjà reçu de quelqu'un d'autre, probablement. J'aurais pu lui acheter une balle de base-ball. C’était blanc après tout, mais elle devait déjà en avoir beaucoup. Je préférais quelque chose d'unique. Un bonnet ? C’était pas du tout unique....sauf si je le faisais moi même ? Problème, j'étais vraiment pas très doué pour ça. Ah, un bijou en or blanc ! Bon, le bonnet serait parfait. J'avais passé trois semaines a me casser la tête, de tuto en tuto sur youtube pour réussir a faire un bonnet en laine que j’espérais a sa taille. J’étais assez fier de moi. Il ne me restait plus qu'a lui donner, mais ce serait assez gênant non ?

Le plan était donc le suivant, simple comme bonjour. Étape un, la retrouver a son travaille, comme je l'avais déjà fait une fois. Etape deux, la raccompagner chez elle. Etape trois, lui faire un petit speech pour qu'elle comprenne que j'étais vraiment content de la connaître, qu'elle etait très importante pour moi et que je....que je....hum.....bref, petit speech, un peu plus court et ce serait parfait. Étape quatre, glisser le paquet discrètement dans son sac. Dans le paquet, un petit mot pour lui faire comprendre que ca vient de moi. Etape cinq, je la quitte devant chez elle, et je rentre chez moi. Mission accomplit. Simple comme bonjour.

Et pourtant, alors que j'étais devant l'entrée du konbini, cela n'avait plus du tout l'air d’être aussi simple que dans mon esprit. Il suffisait peut être que j'entre... ? Oh non, il y avait aussi Kaede. Pas que je ne l'aime pas, pas du tout. Il était sympa et on se voyait de temps en temps. Et même plus forcément par hasard, on avait déjà était boire un verre en ville, discuter de tout et de rien. C’était facile avec lui. Contrairement a Hisaka par exemple, lui faisait la conversation pour deux. Mais en l’occurrence, si il était ici pour le message et le speech et tout, ce serait encore plus gênant. Alors je devais faire en sorte de faire croire que j'étais la par hasard. Elle devinerait que non avec le paquet, mais il n'avait pas besoin d’être au courant. Enfin, si il l’était, pas grave, je n'avais juste pas envie qu'il braque son regard remplit de jugement sur moi.

La porte coulissa alors. Elle était la. Caché par une capuche. Yes, elle n'avait pas de bonnet, c’était plus qu'une bonne nouvelle. Elle était vraiment jolie. La, devant moi. Non, plus que ça encore. Elle était...belle. Je suis prit de court, ce n’était pas prévu dans mon plan que ce soit elle qui ouvre la conversation. Mais vu comme elle s’emmêle les pinceaux, je présume que ce n’était pas prévu dans son plan non plus. J'incline la tee et sourit :

- Misuzu, je suis content de te voir. Pour te dire la vérité....comme je suis sortit tot, je me suis dis que je pourrais te raccompagner ? Il me semble que tu finis bientôt.

Ce stalker. Je n’étais pas du tout en habits de sport, et je connaissais parfaitement ses horaires de ce soir et des deux jours suivants. C’était limite flippant. Non, carrément flippant. Je croisais les bras, en visualisant si elle avait un sac sur elle ou non. Moi même j'avais le mien, avec le cadeau dedans. Bon, faire comme si j'avais absolument totalement oublié la date du jour. Le plan se déroulait sans accroc. Presque.

- Enfin, je ne veux pas te déranger, bien sur. Tu veux peut etre finir ici, ou rester avec Himura-san ou....je sais pas. Je propose juste, ne te sens pas obligé de venir avec moi.

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MessageSujet: Re: Late night walk [Satoshi]   Mer 7 Nov 2018 - 3:49




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Lorsque Satoshi explique la raison de sa présence, j’oublie pendant un instant de cacher mon visage fatigué et probablement pâle comme un linge pour lever mon regard vers lui dans une expression surprise. Sorti tôt ? Sorti tôt de quoi, à quatre heures du matin ? Il a un sac de sport, mais ses vêtements ne correspondent pas. Ses cheveux sont secs donc il n’a pas l’air d’avoir pris une douche ou d’avoir transpiré… Ok, bon c’est un peu flippant que je l’observe sous tous les angles, mais on va dire que c’est mon côté peintre qui me rend observatrice. Je réajuste un instant les bretelles de mon sac à dos sur mes épaules pour me donner un peu de contenance, et lui sourit, un sourire un peu forcé probablement mitigé de confusion.

« Euh… Oui, je viens de finir, en fait… Mais, euh, Satoshi-kun, qu’est-ce que tu fais là à cette heure ? »

Si je n’avais pas mieux sû, j’aurais pu dire penser qu’il était là pour moi. Est-ce qu’il était là pour moi ? Mal à l’aise, je jette un nouveau regard par dessus mon épaule à Kaede qui me montre son pouce comme pour me rassurer, et hoche la tête avec encouragement. De toute façon, celui là, je ne peux pas attendre quoi que ce soit de lui dans une situation comme celle ci. Je resserre ma prise autour de ma bouteille de thé ainsi que sur le taiyaki, dont l’emballage bruisse légèrement. Ne sachant sur quel pied danser, je lui fais un sourire gêné lorsqu’il parle de nouveau.

« Eh ? Finir ici ? Qu’est-ce que tu veux dire ? J’avais prévu de rentrer. Je n’ai pas l’habitude de rester toute seule dans la rue à quatre heures du matin. En général je rentre directement… »

J’essaie de ne pas paraître désinvolte ou désagréable. Je ne veux pas qu’il ait l’impression que je ne suis pas contente de le voir, mais la fatigue et le stress du rythme de révisions que je m’impose quotidiennement ne m’aident pas à faire preuve de bonne humeur. Et je n’ai pas envie qu’il me voie comme ça. Pas parce que je ne lui fais pas confiance. Je sais que je pourrais être vulnérable avec lui sans qu’il me juge, enfin… probablement. Mais je ne veux pas qu’il ait une mauvaise image de moi. Je me dandine d’un pied sur l’autre, les mains prises, ne sachant trop que faire. En même temps, la dernière fois que nous avons fait ce trajet ensemble, j’ai passé un très bon moment avant de me ridiculiser en tombant à plat ventre dans l’eau. J’ai donc de nouveau un léger sourire toujours un peu gêné.

« Tu ne me dérange pas… »

Je fourre le taiyaki dans ma poche pour libérer ma main droite qui vient immédiatement se poser sur la base de ma nuque, tenue au chaud par ma capuche, mon écharpe et mes cheveux. Si ce geste n’a que rarement l’effet escompté de me redonner contenance, là il est encore moins efficace que d’habitude. Je dévisage Satoshi de nouveau, sans arriver à lire l’expression sur son visage. Il faut dire que je perds tous mes moyens dès que je pose mes yeux sur lui en général. Mon cerveau va à mille à l’heure. Non, mais, vraiment, qu’est-ce qu’il fait là ? Toujours dans l’optique de diffuser un peu la tension qui règne, j’ouvre ma bouteille de thé et en boit de longues gorgées avant de revisser le bouchon.

« Euh… On y va ? »

Parce que sinon on va rester là à se dévisager comme deux abrutis pendant deux heures, et ça va rendre la situation encore plus bizarre. Je me mets en marche, tentant en vain d’arrêter le train de mes pensées qui va à toute vitesse. Mon cœur cogne dans ma poitrine, comme si une rave party se déroulait dans ma cage thoracique. Okay, Micchan, okay, étape un, détendre l’atmosphère, parce que c’est pas tellement le fort de Satoshi. Je lui souris un peu de travers.

« Au moins il pleut pas cette fois, pas vrai ? »

Mon dieu. C’est nul. J’ai envie de me jeter contre le mur le plus proche. Bon, bon. Si j’enchaîne, il n’aura pas le temps de s’attarder sur cette phrase. Je balance le premier truc qui me passe par la tête.

« Désolée pour ma tête de déterrée… J’ai beaucoup de travail en ce moment, et donc incidemment pas beaucoup le temps de dormir. »

Je dis ça comme si ça expliquait tout, comme s’il savait que j’ai eu une note en dessous de 60 aux dernier examens, et que si je n’ai pas 90 aux prochains je peux dire adieu à mon espoir d’être major de ma promo. Comme s’il savait que je me mets totalement la pression toute seule, alors que mes parents me soutiennent, que ma prof a appelé ma note une « erreur de parcours » et que techniquement je n’ai pas « besoin » d’être major de promo. Mais trouver du travail dans ce domaine, et encore plus un travail qui me plaît risque d’être vraiment difficile sans quitter le Japon si je n’ai pas les meilleures notes possibles. Après tout, je pourrais toujours partir en Europe, qui sait… Je laisse échapper un soupir inquiet sans faire exprès. J’ai déjà assez de mal à me faire des amis en temps normal, je ne sais pas si je résisterais en plus au choc culturel… Je fronce les sourcils, avant de reprendre une expression normale, réalisant que je suis plutôt impolie à ne pas faire la conversation avec Satoshi. J’étire légèrement mes bras, pour essayer de faire disparaître ou au moins s’estomper tous les nœuds que j’ai dans le dos, les épaules et le cou, dus au stress, au manque de sommeil, au fait que je viens de passer quasiment huit heures debout peut être. J’enchaîne sur un sourire légèrement plus sincère.

« Tu n’as pas froid comme ça ? Tu n’es pas très couvert. »

Avec mon pull, mon manteau, mon écharpe etc. je dois ressembler à un bibendum à côté de lui. En jetant un nouveau regard à sa silhouette élancée, j’ai un pincement au cœur. C’est évident que je suis trop ordinaire pour lui. Je n’ai rien de spécial, et lui, il est… Il y a une sorte de sérénité qui se dégage de lui. Mais en même temps une sorte de mystère. Après toutes les conversations qu’on a eues, j’ai l’impression de ne connaître qu’une infime part de son histoire et de sa personnalité. Et puis, il n’a jamais l’air de rien juger. Je pourrais lui dire n’importe quoi et il m’écouterait, hausserait peut être un sourcil tout au plus puis retournerait à son expression calme habituelle.
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MessageSujet: Re: Late night walk [Satoshi]   Sam 17 Nov 2018 - 3:16

C’était un peu comme plonger en plein océan avec une bouée, et laisser le bateau partir, le regarder s'éloigner, puis se sentir extrêmement seul. On se sentait soudainement apeuré, en détresse...et tout a coup....miracle. La bouée. Elle est la, comme Misuzu. J'avais eu peur de cette rencontre, de ne pas savoir quoi dire, d’être trop lâche pour refuser de faire demi-tour et de partir en courant. Mais non. Je me sentais serein. Jusqu’à ce qu'elle me demande la raison de ma présence ici. Je lui disais ? Je lui disais rien ? Je passais pour un idiot ? Himura, arrête de me regarder bon dieu.

- Oh hum.....je me suis réveille tout a l'heure....comment dire....plutôt très tôt. Presque tard en fait, il était trois heures.

J'avais pas dormi une minute.

- Et je me suis souvenue que tu m'avais dis que tu travaillais souvent de nuit. Et a cette époque ou il fait vraiment froid....je me suis dis que ca pourrait te faire plaisir que je vienne te faire passer un peu le temps. Pas que tu t’ennuie, enfin je sais pas du tout, j'ai pas fais beaucoup d'horaire de nuit, mais je me disais que....

Je soufflais. Je m’enfonçais a vitesse grand v.

- Je suppose qu'on peux dire que je suis venu pour te voir. Voila.

C’était pas si mal. Maintenant que c’était sortit, je me sentais mieux, presque content. Alors que cela me paraissait tellement impossible a dire il y a de cela quelques minutes encore quand je venais vers le Kombini. Je l'écoute partiellement, en songeant soudainement que si je ne lui prête pas une oreille plus attentive, elle va croire que je me moque d'elle, ou alors je vais rater une information cruciale. Et quand je lui prête de nouveau mon attention complète, elle me propose d'y aller. Mince, j'ai forcément rater un truc important. Pas grave.

Je me mettais a marcher tranquillement a son rythme, les mains dans le dos. Quand je m'en rendais compte, je croisais plutôt les bras, puis sans savoir quoi faire de mes mains, je les enfouissais finalement dans mes poches. Pas envie de passer pour un vieillard avec ma position solennel, les bras dans le dos. C’était la position que je prenais quand je faisais le tour du tatami pendant les exercices. Histoire d'avoir une posture droite, mais ca faisait sans doute un peu trop vieux maître pour l'occasion.

- C’est vrai, mais c'est un temps a neige. Je pense que nous n'en avons pas terminé. En France il y a un dicton qui dit « noel au balcon, pâques au tison », et il ne faisait pas particulièrement froid avant le mois de Janvier.....enfin, peut importe. Je t'ennuie avec ça.

Je souriais timidement en tournant la tête vers elle. Elle était vraiment adorable, emmitouflé comme ça. Je ne sais pas pourquoi, mais ca me donnait un sentiment, une envie de la protéger que je n'avais pas habituellement. Mais elle n'avait pas besoin de moi. Au contraire, je n'imaginais pas comment elle devait être, en colère. Je connaissais ma mère, je connaissais Mika. Si une femme est la créature la plus belle du monde, que dire de quand elles étaient en colère. La créature la plus terrifiante ? Hum....qu'aurait dit Ashura ? Non, ne pense pas a lui.

- J'imagine. Et les examens qui approchent a grands pas. Et te connaissant un peu maintenant, tu dois être du genre a réviser jour et nuit pour avoir la meilleure note possible. C'est admirable que tu conjugues ton travaille, de jour comme de nuit, avec ta vie étudiante. Quand je travaillais au Konbini, j'avais encore plus du mal a ouvrir un livre la journée que le reste du temps. Et de base, je ne suis pas très studieux.

Certains auraient dit que j'étais talentueux de réussir mes années sans travailler. Mais c’était probablement l'année de trop de toute manière. J'allais devoir prendre une décision pour mon avenir. Abandonner ? Changer d’établissement ? Ou juste de filière, avec la bourse sportive ? Trop de questions a cette heure matinale. Sans vraiment y réfléchir, je levais la main et la posais une seconde sur son épaule en la regardant :

- Mais tu sais, le sommeil est aussi important dans les activités physiques et cérébrales que l'activité en elle même. Tu dois vraiment te reposer. Peut être qu'a coté tu devrais travailler tes cours avec quelqu'un ? Je ne sais pas si ca marche pour tout le monde, mais je sais qu'avec mes méthodes, réciter le cours sans le voir, et me faire corriger mes erreurs a l'oral m'aide ensuite a m'en souvenir. Si tu as besoin d'aide pour ça...n'hésite pas a me demander.

Je retirais ma main, et c'est a ce moment précis que je remarquais le mouvement que j'avais fais avec. Je soupirais. C'etait peut etre le bon moment... ? Mais qu'allait elle dire ? Et si elle n'aimait pas....et si....
Je m’arrêtais net dans ma marche, l'air décidé. Si je ne le faisais pas maintenant, je ne le ferais jamais.

- Misuzu.

J'en avais meme oublié la petite particule de politesse. A croire que nous étions plus que des amis. Je sortais le sac contenant le paquet ou se trouvait le bonnet, et la boite de nourriture maison. J'approchais, et m'inclinais en lui tendant :

- ...C'est pour toi. Désolé, j'avoue, c’était aussi pour te donner ça. J'ai...ca m'a vraiment touché que tu me fasse un cadeau pour la Saint Valentin. Je ne vais pas te mentir, c’était bien la première fois que ca m'arrivait....bref. Dans tout les cas....voila, c’était normal que je t'en fasse un en retour. J...j’espère que ca te plaira.

Je lui laissais prendre le paquet et redressais un peu mon visage, le souffle court. Je l'avais fais. Incroyable, je n'en croyais pas mes yeux, et je regardais bêtement mes mains désormais vides.

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MessageSujet: Re: Late night walk [Satoshi]   Sam 17 Nov 2018 - 20:40




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Je fronce de nouveau les sourcils quand il commence à partir dans une explication plutôt alambiquée. Ceci dit, il m’a déjà dit qu’il avait parfois du mal à dormir, mais le hasard serait vraiment trop fortuit pour qu’il ait été ici comme ça pile au moment où je sors du travail. Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Je commence à être confuse avec toutes ses explications, et j’ouvre la bouche sans qu’aucun mot ne sorte parce que je ne sais pas quoi dire. Il doit se rendre compte que ce qu’il raconte est un peu trop compliqué, parce qu’il s’arrête comme pour reprendre son souffle. Ce qu’il dit juste après me fait à la fois plaisir mais me surprend surtout énormément. Pour me voir ? Wow. Ça change tout. Néanmoins, malgré mon cœur qui tambourine dans ma poitrine, je fais bonne figure et propose de se mettre en marche.

On fait la conversation sur la météo comme un couple de vieux, et d’ailleurs la position originale de Satoshi, mains derrière le dos, n’a rien pour atténuer cette impression. Il doit s’en rendre compte parce qu’il change de posture plusieurs fois, avant de fourrer ses mains dans ses poches. Je n’ai pas le réflexe de lui dire qu’il ne m’ennuie pas, loin de là, perdue que je suis dans mes pensées, les rouages de mon cerveau tournant à toute vitesse pour tenter de démêler cette situation qui n’a tout bonnement aucun sens. Tu vas pas avoir à attendre a dit Kaede, comme si Satoshi venait pour le white day. Mais c’est absurde. Déjà parce qu’il n’a pas l’air d’avoir quoi que ce soit avec lui, et ensuite parce qu’il faudrait être sacrément timbré pour se lever à trois heures du matin pour donner un cadeau de White Day au lieu d’attendre une heure plus raisonnable. Je n’imagine pas du tout quelqu’un faire ça pour moi, encore moins Satoshi qui, j’en suis sûre, a déjà oublié la saint valentin. Ou alors il se venge de moi pour lui avoir jeté les chocolats à la tête. Mais il n’avait pas l’air particulièrement en colère, ceci dit.

Je secoue la tête pour sortir de mes pensées et enchaîne en excusant mon apparence par mes révisions, sans mentionner la tourmente dans laquelle m’a plongée mon unique note disons, légèrement moins bonne. Bon, un 58 fait forcément tâche quand il est au milieu de notes qui sont plutôt dans les 90. Je me fige, les membres complètement raidis quand il pose sa main sur mon épaule et que je remarque son regard posé sur moi. Au fur et à mesure qu’il parle, je sens mon visage chauffer et s’empourprer. Je veux dire, à force j’avais bien compris qu’il n’en avait pas rien à faire de moi, mais là je dois avouer que ça me touche vraiment et que je suis un peu prise au dépourvu. J’oublie de respirer pendant quelques instants et je ne reprends mon souffle que quand il retire sa main. Je hoche simplement la tête, histoire de dire que je comprends ce qu’il me dit, mais à vrai dire mon cerveau a arrêté de fonctionner avec tout ce qu’il vient de lancer. Nous reprenons notre marche mais après à peine quelques pas, je réalise que Satoshi vient de s’arrêter brusquement, et je me retourne vers lui, un peu surprise, lorsqu’il prononce mon nom.

« Oui ? »

Il fouille dans son sac un instant et en sort quelque chose, mon souffle se fait de plus en plus court jusqu’à ce qu’il me tende un sac assez volumineux. Je reste interdite un moment, sans comprendre de quoi il s’agit. Ou plutôt, une fois dans ma tête me crie de récupérer ce qu’il me tend, mais je n’ose pas, comme si son présent allait me mordre aussitôt que je tends mes doigts vers lui. Je le laisse s’expliquer, tout en essayant de ne pas m’emballer. C’était la première fois qu’il recevait quelque chose, donc peut être qu’il n’y connaît rien et qu’il ne sait pas ce que ça implique de faire un cadeau en retour pour le White day. Mais peut être qu’il sait, et que c’est moi qui n’ai de cesse de chercher des excuses pour ne pas avoir à assumer les sentiments que j’ai envers lui, et encore moins les avouer ?

« Ah, il ne fallait pas, t’étais vraiment pas obligé… »

Je secoue les mains, faisant mine de refuser le cadeau pendant un bref instant, avant de me reprendre. On ne refuse pas un cadeau. Et je n’ai surtout pas envie de le rendre triste, en plus de passer pour une malpolie. Je finis donc par me saisir du sac en question avec hésitation, tout en rappelant de temps en temps à mon corps qu’il faut respirer. Je jette un œil à l’intérieur du paquet, et j’en sors un premier paquet. Passant les anses du sac autour de mon poignet, je l’ouvre et y découvre un bonnet blanc aux mailles légèrement irrégulières. Je le retire du paquet. La laine est particulièrement douce et on dirait que le bonnet a été fait à la main. Je le mets sur ma tête avec un grand sourire et les joues toujours aussi rouges.

« Ah, il est un peu grand… Mais c’est pas grave, il est parfait… Euh, C’est toi qui l’a fait ? C’est super… »

J’aurais pas dû dire qu’il était trop grand. Oh, non. Mais pourquoi je peux pas me taire deux secondes ? J’ajuste le bonnet sur ma tête un peu mieux et sors la boite du sac. Mon cœur s’emballe et mon visage s’illumine certainement lorsque je découvre de nombreux en-cas alignés régulièrement dans la boite.

« Wow, mais… Satoshi-san. Kun. Satoshi-kun. T’aurais vraiment pas du t’embêter autant… Enfin, c’est vraiment très gentil, mais ça a dû te prendre un temps fou… »

J’essaie de retrouver un semblant de contenance en refermant la boite et en la remettant dans le sac.

« Je les mangerai tous, promis, je suis sûre qu’ils seront délicieux… »

C’est peut être bien plus que ce qu’on ait jamais fait pour moi. Je ne sais même pas comment réagir. Et même en essayant de ne pas tout interpréter de travers, ça me donne de l’espoir. Vraiment beaucoup d’espoir. Un véritable élan de tendresse s’empare de moi, et sans même tenter de maîtriser mon souffle devenu complètement court, je m’approche de lui, me hausse sur la pointe des pieds et l’embrasse sur la joue avant de me reculer précipitamment et de baisser les yeux.

« Désolée, c’est juste… C’est vraiment gentil. Ça me fait très plaisir. Vraiment. »

Sauf que maintenant je suis très gênée, vraiment très gênée, au point que je ne sais plus où me mettre. Je m’incline donc très bas, brusquement, avant de me redresser tout aussi brusquement sans réussir à contenir le grand sourire qui illumine mon visage.

« Merci beaucoup, Satoshi-kun, tu es vraiment super ! »

Sur ces bonnes paroles, je prends mes jambes à mon cou, ce qui devient décidément une habitude lorsqu’il s’agit de nos conversations. J’ai l’impression de flotter sur un petit nuage alors que je cours quasiment à toutes jambes vers l’université, serrant le paquet contre moi, et surtout certaine d’une chose. Je vais lui avouer mes sentiments. Je ne vais pas pouvoir continuer à faire semblant beaucoup plus longtemps, alors autant lui dire la vérité, et avec un peu de chance il ne me rejettera pas.

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Late night walk [Satoshi]   Sam 17 Nov 2018 - 23:28

Sa première réaction est de me dire que....je n'aurais pas du ? Mince, c'est par politesse ou c'est.... « tu n'aurais vraiment pas du ». Du genre une façon de me dire que c'etait vraiment inconvenant, qu'elle aurait préférée ne rien avoir de ma part, ou quelque chose du style. Mais non, elle le prend finalement. Elle était assez porté sur la coutume, de ce que je me souvenais, alors refuser un cadeau, même si elle n'en voulait pas, elle ne l'aurait pas fait. Enfin, je crois. Je pensais peut être ça plutôt pour me donner un peu de confiance.

- C'est...c'est normal, toi aussi tu m'as fais des chocolats. Tu as pris de ton temps alors....j'avais vraiment envie de te faire un petit truc aussi.

Je la voyais sortir le premier paquet. Merde, le bonnet. Je le trouvais absolument affreux, malgré tout le mal que je m'étais donné. Elle allait sans doute sourire et le refourguer dans le sac. Elle n'allait pas porter un truc aussi maladroitement fait. Mais voilà qu'elle l'enfile. Et qu'elle sourit. Elle a l'air contente, et ce sourire la rend définitivement adorable. Je détourne un peu le regard. Je ne suis pas peu fier du résultat, je trouve qu'il lui va parfaitement. Il est un peu grand, comme elle le souligne, mais il vaux mieux ca que l'inverse. Je passe le pouce le long de la cicatrice qui court sur le coté du coin de mes lèvres, un peu gêné :

- Désolé, je suis vraiment un débutant....c'est la première fois que je faisais un truc comme ça....je peux essayer de l'arranger a ta taille....mais j'ai peur de faire plus de mal que de bien. Il faudra que je t'en fasse d'autre, histoire de m'améliorer. Tu fera attention...il tombe sur tes yeux...

Alors qu'elle baisse la tête, je remonte le bonnet machinalement qui avait glissé sur ses yeux. Je recule ma main aussitôt en songeant que je devrais éviter de toujours rentrer dans son périmètre personnel. Je la laisse observer la nourriture que j'ai fais. Rien d’extraordinaire, juste un peu de temps, et quelque recettes sur internet. Bref, rien de moins que ce qu'elle avait fait. Mais comme il fallait faire au minimum trois fois plus, je n'ai pas lésiné sur les quantités. J’espère que ce n'est pas trop. Sinon ça aura l'air au moins aussi ridicule.

- J'ai....j'ai un peu lâché les révisions....alors j'en ai profité. Cela ne m'a absolument pas dérangé, au contraire. Ça m'a fait plaisir. Et voir ton sourire me fait encore plus plaisir.

Elle me promet de tous les manger, et je me dis qu'elle doit avoir du courage. Parce qu'il y en a pour quand même un ou deux repas pour tout se coltiner. Alors qu'elle range la boite et que je considère l'affaire comme réglé, extrêmement satisfait, je lève la tête juste a temps pour la voir quasiment contre moi, m'embrassant sur la joue. Mon visage s'embrase, autant que le sien de ce que je peux voir, alors que nous sommes en contact pendant une brève seconde. Elle vient de....oh.

- C'est....


Je n'ai pas le temps d'ouvrir la bouche d'avantage. Elle est déjà inclinée quasiment a l'horizontale. Gêné, je m'incline en retour, un peu moins qu'elle. C'est si super que ça ? En tout cas ca me fait très plaisir. Dommage qu'elle n'ai pas pu rester avec moi la dernière fois. J'aurais bien voulu qu'elle puisse avoir la même sensation que celle que j'avais maintenant. Ce sourire, c'est vraiment quelque chose, je ne me lasse pas de la regarder. Alors que je fais un ou deux pas en avant pour m'approcher de sa hauteur, la voilà qui me remercie....et s'en va en courant.

- …. ?

Je regarde son corps recouvert de son manteau devenir de plus en plus petit a mesure qu'elle s'éloigne. Qu'est ce que j'ai dis ? Qu'est ce que j'ai fais ? Ce n’était pas bien finalement ? Je fais soudainement le lien avec la dernière fois a la Saint Valentin. Quand elle était partit exactement de la même manière. Elle a l'air vraiment d'avoir du mal a....non, je me fais des idées. Elle etait sans doute aussi gênée que moi, c'est tout. C'est même carrément logique. Je dois lui avoir fait un peu peur, venir la voir a cinq heure du matin pour lui offrir ça. Je soupire en reprenant la route de l'académie. Je l'avais fais, et j'étais très fier de moi. D'avoir enfin fais ce pas en avant vers elle. De ne pas rester cacher dans ma timidité maladive. Mais c’était clairement parce que c'etait elle que je l'avais fait.

Je repensais au tournoi national. Plus que trois semaines. Maintenant que c'etait fait, j'allais devoir me concentrer totalement sur le travaille. Tient, je pourrais lui proposer de m'accompagner a Tokyo peut etre ? Hum, bonne idée.

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Late night walk [Satoshi]
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