₪ Académie Keimoo ₪

In a decade, will you be there ?
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]

Aller en bas 
AuteurMessage
Viggo Nyström

avatar

Genre : Masculin Capricorne Tigre Age : 20
Adresse : 22 Rue Akaiberry, Quartier d'Hebi
Compteur 55

MessageSujet: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Dim 26 Aoû 2018 - 2:32

Face à la réponse de Satoshi, Viggo haussa les épaules et le laissa répondre au téléphone avec le dénommé Ryu. Après un bref échange à propos d’un rendez-vous au port, le soir il revint à lui et lui ordonna de rassembler ses affaires. Il pianota sur le téléphone et laissa un bref message pour signaler leur arrivée imminente. Le suédois secoua la tête :

« -Il ne reste que les affaires de Takeshi. »

Les siennes étaient maintenant dans une petite maison, située sur le bord de mer, non loin de la ville. Il avait fait venir des meubles lors de la période de deuil afin d’occuper son temps et il ne lui restait plus que quelques cartons à déballer, chose qu’il ferait probablement en rentrant s’il ne parvenait pas à retrouver le sommeil. Maintenant que les cendres de son ami reposaient six pieds sous terre, il n’avait plus aucune raison de dormir dans l’appartement du défunt. Il rejoignit Satoshi dans le couloir alors que ce dernier lui expliquait qui était ce fameux Ryu.

« -J’imagine que ce n’est pas la seule personne de ce genre avec qui tu es en bons termes, fit remarquer Viggo en descendant l’escalier avec lui. »

Arrivés à la voiture de Satoshi, ce fut ce dernier qui prit le volant, cette fois. Viggo ne protesta pas et rejoignit la place passager en remettant ses gants dans les poches. Il préférait toujours être celui qui conduisait, mais il ne s’agissait pas de sa voiture, alors il n’était pas vraiment en position de décider. Pour tromper l’absence de volant entre ses mains, il observa la ville défiler à travers la vitre, un coude sur la portière, la main sur le bas du visage. Ses yeux restaient figés, comme si son regard fixait quelque chose d’invisible qui suivait la voiture, au lieu de glisser sur plusieurs points fixes le long de la route comme le faisaient la plupart des gens qui observaient un paysage défiler.

Il pensait toujours à Takeshi et essayait de deviner ce qu’il avait bien pu lui cacher. Depuis combien de temps était-il impliqué et pourquoi ? Le suédois essaya de chasser tout cela de sa tête le temps du trajet, histoire de tenir jusqu’à chez Jonathan et Ayame. Mais quand ce n’était pas Takeshi, il pensait à sa famille : qu’auraient-ils pensés du fait qu’il se lance dans cette enquête ? L’auraient-ils approuvé ? Ou au contraire, l’auraient-ils dissuadé ? Même pour lui, cela était difficile de répondre. De toute façon, ils n’étaient plus là pour l’approuver ou le réfuter : ils ne revenaient seulement que  lorsqu’il était seul, afin de lui rappeler et de lui faire ressentir encore plus cette absence, ce vide impossible à combler auprès de lui.

La voix de Satoshi l’avait soudainement arraché à ses pensées. Il se tourna vers lui et écouta la remarque qu’il avait à lui faire à propos de son couteau. Un conseil à propos de combat ? Tiens, étrange comment l’histoire se répétait, dix ans plus tard…

« -Je vois que certaines choses ne changent pas, dit-il en notant le conseil dans un coin de sa tête. »

Ils s’arrêtèrent dans une rue devant un imposant portail qui lui rappela celui d’une propriété qu’on lui avait suggéré d’acheter, avec l’argent qu’il gagnait lorsqu’il courait encore en Formule 1. Satoshi lui indiqua qu’il ferait mieux d’aller acheter des fleurs pour « une première approche ». Viggo se dit qu’il aurait surtout mieux fait d’en acheter par politesse, surtout lorsqu’on débarquait à l’improviste chez quelqu’un à qui on n’avait pas parlé depuis près de six ans. Il sortit de la voiture et réajusta sa cravate avant de fermer sa veste. Six ans qu’il ne l’avait pas vue. Elle avait sûrement changée. Comment l’accueillerait-elle ? Il ne savait pas vraiment, mais il se disait qu’un bouquet de fleur serait déjà une marque de politesse.

Alors que Satoshi allait s’affairer à sa tache, il jeta un coup d’œil aux alentours et repéra un fleuriste, à cent mètres, sur le trottoir d’en face. Il traversa rapidement la rue et entra dans la boutique où la caisse avait été désertée. Il se pencha sur les fleurs, qu’il étudia. Il y a dix ans, il aurait sans doute choisi les fleurs les plus colorées ou extravagantes. Mais les gens changent en une décennie et Ayame ne ferait sans doute pas d’exception à la règle et elle pourrait croire qu’il revenait comme si de rien n’était, comme s’ils s’étaient vus il y a une semaine. Ou bien peut être qu’elle se moquerait des fleurs et qu’il ferait mieux de prendre la première qui lui passait sous la main.

« -Vous cherchez des fleurs en particulier ? »

La voix provenait de derrière lui. Il se retourna et fit face à une jeune fille, probablement la vingtaine qui se tenait les mains jointes devant lui. Il ne sut pas s’il s’agissait de ses traits d’albinos, ses cicatrices, l’air froid dont il avait toujours eu du mal à se débarrasser ou les trois en même temps. En tout cas, elle fit un pas en arrière en levant la tête vers lui :

« -Oui, répondit-il. C’est pour offrir à une amie… une amie que je n’ai pas vu depuis longtemps. »

Il se força à sourire, afin d’essayer de la mettre à l’aise, ce qui sembla un peu marcher, puisqu’elle retrouva le sourire à son tour.

« -Une amie, répéta la jeune fille en balayant la boutique du regard… Je sais. »

Elle s’approcha d’un pot contenant des fleurs dont les pétales étaient blanches et formaient une sorte de délicate hélice végétale. Il s’approcha un peu plus pour la voir en emballer six dans un bouquet :

« -Ce sont des gardénias, expliqua-t-elle avec le sourire. »

Le suédois hocha lentement la tête et la regarda faire. Il n’y connaissait pas grand-chose, en fleurs, à vrai dire. Il la regarda se démener avec la caisse enregistreuse qui semblait faire des siennes et pianota sur son téléphone.  Une brève recherche sur internet lui indiqua que le gardénia signifiait « le pardon » dans le langage des fleurs. Il se demanda s’il ne s’agissait pas d’un signe puis chassa cette idée de sa tête en se rappelant qu’il ne croyait pas à ce genre de choses. Voyant que la caisse ne s’ouvrirait pas tout de suite et que Satoshi risquerait de l’attendre trop longtemps, Viggo lui tendit un billet :

« -Gardez la monnaie, ce n’est pas grave, essaya-t-il.

-Vous êtes sûr ? fit la fleuriste, visiblement étonnée. »

Viggo hocha la tête et la salua avant de sortir d’un pas pressé. Il traversa la rue et rejoignit Satoshi à l’entrée du portail :

« -Allons-y. »


Sa voix était normale, son air neutre et froid, mais au fond, Viggo était nerveux.

__________________________________________________
"Be running up that road...
Be running up that hill...
Be running up that building..."
Running Up That Hill - Chromatics:
 


"He drove. That was what he did. What he’d always do.":
 

"The best therapy is a night drive with music.":
 


Playlist de Viggo --> https://www.youtube.com/watch?v=dX3k_QDnzHE&list=PLNOVwvVqPmPu0OPwa79yZP05A8CYOthcV
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t11103-viggo-nystrom-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 21
Compteur 591

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Lun 27 Aoû 2018 - 3:05

Je l'observais partir, avant de m'appuyer contre le mur. Plus le temps passait, plus j'avais la sensation d'avoir laissé échapper quelque chose a l'appartement. Et ce n’était pas étonnant, dans la mesure ou ces types n’étaient pas des guignols. Bien moins qu'une grande partie de ceux que j'avais pu rencontrer en ville. Si ils avaient était envoyés, c'est que la mission était importante. J'aurais du fouiller le meuble directement. J'aurais du suivre mon instinct.

J'allais ouvrir le portail, puis remontais en voiture pour la garer dans la ruelle. Je restais assis encore un moment, sortant mon téléphone pour envoyer un message a ma mère. Je n'allais pas pouvoir rentrer pour le week-end, malheureusement. Aussitôt fait, je sortais de l'habitacle, puis verrouillais le tout. Je dépassais le portail que je faisais refermer avec le même code qu'Ayame m'avait donné deux années auparavant. Mon amitié avec elle datait de bien plus longtemps, de la fois ou j’étais intervenu sur le lieu d'un de ses concerts avec mon unité pour une alerte a la bombe. Une histoire de fou, qui avait faillit mener sur une prise d'otage. J'avais fini par partager sa vie, et même jusqu'à sa chambre pendant environ deux semaines, et forcément, ça nous avais rapproché.

J'attendais appuyé contre le mur que le garçon revienne, et je le voyais finalement revenir dans ma direction avec un bouquet de fleur. Une bonne façon de nouer un lien, ou d'en renouer un. Je savais pertinemment qu'ils ne s’étaient pas vu durant les deux dernières années. Après, savoir exactement ce qu'il en était avant cette période, ce n’était plus de mon ressort. Une fois qu'il est a ma hauteur, j'observe le bouquet plus attentivement. Plutôt jolie, mais difficile d'en dire plus. Mika aurait pu en dire beaucoup, mais moi, la connaissance des fleurs était resté dans les mains de ma maman.

- Détend toi un peu, on parle d'Ayame la, elle ne va pas te manger.


Viggo faisait son possible pour paraître le plus neutre qu'il pouvait présenter, mais son aura entière laissait une impression de rigidité. J'appuyais sur la sonnette, en essayant de décrypter son regard. Bwah, il n'allait rien faire de gênant. Je crois ? J’espérais, très fortement, en tout cas. Finalement, la porte s'ouvrait, mais pas sur Ayame ou son manager. Sur une magnifique créature, blonde vénitienne, plus grande que la Japonaise de base. Léa Masuda, sans aucun doute. Elle semblait agacé. Elle etait vraiment sublime, et je dois avouer que si j'avais pu en choisir une parmi les trois filles Masuda, mon choix ce serait porté sur elle. Enfin, nous n'aurions jamais pu vivre ensemble. Le feu et la glace, ça ne fait pas bon ménage, non ?

Elle marcha droit jusqu'à nous, et s’arrêta a notre hauteur, nous observant avec attention, avant de soupirer fortement, et de passer entre nous deux, en marmonnant quelque chose qui ne semblait pas vraiment flatteur. Je connaissais le pedigree de la donzelle, alors je ne m'en formalisais pas vraiment. Je prenais le chemin que la jeune femme venait d’emprunter , pour atteindre la porte d'entrée, ou un Jonathan ruisselant de sueur, vêtu d'un genre de short de sport, de basket, et d'un t-shirt blanc qui etait bon pour la machine.

- Elle est déjà partit ? Oh merde, qu'est ce qu'elle me.....Oh, Sakutaro...et...Oh, Nyström ? Bordel, Satoshi, c'est quoi ce plan encore. Bon sang il me faut un verre d'eau.

Je souriais. Celui qui avait désormais dépassé la quarantaine semblait fidèle a lui même. Capable, mais en même temps voyant toujours le coté vide du verre. Il nous fit entrer rapidement. Dans la maison, la première chose qui sautait aux yeux, ou plutôt, a l'oreille, c'est la musique que l'on pouvait entendre comme si elle était juste au dessus de nous, peux importe la pièce dans laquelle nous nous trouvions. C’était un temple a la musique, et chaque pièce avait était conçue pour pouvoir fournir la meilleure configuration sonore partout. Il y avait des enceintes dans chaque mur, permettant ainsi d'etre audible partout, plus ou moins fort selon la convenance. C’était une musique très rythmée qui passait actuellement. Pour faire du sport, c’était parfait.
Le manager posa des verres vides, désigna le frigo, puis se servit lui meme un verre d'eau plein :

- C'est pas un super jour pour venir, elle est déchaînée.....je la tiens pas depuis ce matin. Elle court encore, et encore, et encore....j'ai plus vingt ans moi...et....

Une voix se fit entendre depuis l'etage du dessus, se deversant par l'escalier. Une voix féminine :

- Jonathaaaaan, tes pompes vont pas se faire toute seule ! Tu vas devenir gros ! C'est maintenant qu'il faut combattre, tant que tu peux te bouger.

- Au secours, fit l'homme d'un air misérable, avant de se passer les mains sur le visage, et de boire un coup.

__________________________________________________

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Viggo Nyström

avatar

Genre : Masculin Capricorne Tigre Age : 20
Adresse : 22 Rue Akaiberry, Quartier d'Hebi
Compteur 55

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Jeu 1 Nov 2018 - 23:54

“-Je sais, répondit Viggo. J’espérais juste que si on devait se revoir, ça serait pour... Laisse tomber, allons-y.”

Une jeune femme aux cheveux blonds vénitiens vint à leur rencontre. Elle s’arrêta face à eux et les détailla. L’albinos fit de même : l’une des filles des Masudas, mais son nom lui échappait. Après tout, il avait surtout fréquenté Ayame et se perdait souvent avec les noms du reste de sa famille. Droite, froide, le regard sévère. Viggo su qu’il ne valait mieux pas perdre son temps avec elle. Elle passa entre Satoshi et lui avec pour seule excuse des marmonnements qu’il ne chercha pas à comprendre. Avec sa gentillesse et son excentricité, Ayame avait fait figure d’exception dans sa famille, s’il se souvenait bien. Il soupira et poursuivit son chemin avec Satoshi jusqu’à l’entrée.
Jonathan les attendait. Il était en tenue de sport et sortait visiblement d’une séance intensive, à en juger la sueur qui ruisselait sur son visage et imbibait ses vêtements. A en juger la tête qu’il faisait, il ne s’attendait certainement pas à voir Satoshi débarquer chez lui et encore moins Viggo, notamment à cause du juron qu’il employa quand il le reconnu.

“-Bonsoir, Jonathan, fit le Suédois avec un signe de tête.”

Il n’avait pas tellement changé, malgré les quarante ans passés. Le jeune homme suivit Satoshi et Jonathan à l’intérieur de la maison. Mélomane qu’elle était, Ayame avait fait installer un dispositif d’enceintes dans toute la demeure, si bien que le volume sonore restait partout le même, peut importe ou l’on se rendait. Cela devait coûter une fortune mais lorsqu’on est une star planétaire de la chanson, on ne doit pas être très regardant au niveau des prix. Le suédois se demanda s’il devrait faire de même. Après tout, avec l’argent gagné durant ses années en Formule 1, additionné à toutes les parts qu’il avait dans l’entreprise familiale, il n’aurait même pas à vérifier les prix, lui non plus. Mais cela faisait des années qu’il se contentait d’une bonne chaîne hi-fi ainsi que d’un lecteur de vinyles dans son salon, alors pourquoi changer ?
La musique suivait un rythme rapide et puissant, pas exactement la même qu’il écouterait pour de l’exercice, mais ça devait déjà encourager le premier venu qui se mettait au sport.

Jonathan semblait aux abois et respirait comme s’il venait de faire un marathon. Cela s’avera presque être le cas, au vu de ses explications. Comme toujours, Jonathan s’efforçait difficilement de tenir le rythme de sa protégée. En parlant du loup, sa voix perça à travers la cage d’escalier. Viggo eut l’impression de revenir des années en arrière, puisqu’il n’avait eu l’occasion de l’écouter que lorsqu’elle chantait, depuis.

“-Il y a certaines choses qui ne changent pas, pensa-t-il tout haut.”

Il regarda les verres vides sur la table avant de s’éclairer la gorge :

“-On peut peut être vous aider : Satoshi a suggéré que nous allions vous rendre visite.”

__________________________________________________
"Be running up that road...
Be running up that hill...
Be running up that building..."
Running Up That Hill - Chromatics:
 


"He drove. That was what he did. What he’d always do.":
 

"The best therapy is a night drive with music.":
 


Playlist de Viggo --> https://www.youtube.com/watch?v=dX3k_QDnzHE&list=PLNOVwvVqPmPu0OPwa79yZP05A8CYOthcV
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t11103-viggo-nystrom-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 21
Compteur 591

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Ven 4 Jan 2019 - 20:52

J'allais jusqu'au frigo sans faire attention a la voix qui avait fait soupirer le manager. Il semblait un peu plus que ça maintenant. C'etait son bras droit, son homme a tout faire. Son confident, son meilleur ami. Elle lui faisait confiance pour tout, il ne l'avait jamais trahit aprés tout. Je regardais Viggo pour voir si il avait une petite soif, puis je servais dans les verres que Jonathan avait sortit un peu de jus d'orange. Je prenais mon verre, tendant l'autre a Viggo et retournais vers la cage d'escalier.

- Je sais pas ce qu'elle a en ce moment, elle a du tomber sur une emission de sport et se faire piquer par l'idée d'en faire également. Ca fait deux semaines que ca dure, elle me mene la vie impossible. Je suis pas si gros en plus....non ?

Pire que ça, il etait plus que bien entretenu, il faisait des activités physiques au quotidien en courant absolument partout tout le temps. Arrivé en bas des marches, je faisais un petit signe a mon compagnon de me suivre. Aprés tout, pas besoin de perdre de temps, il suffisait de monter.

- On va la canaliser, t'inquiete pas pour ça Jonathan. Oh, et j'ai la surveillance que tu m'as demandé la semaine. Pour la petite...hum....entreprise.


Pas besoin d'en dire plus, je ne savais pas jusqu'à ou ils se connaissaient, avec Viggo. Il valait mieux rester discret, et c'etait ma spécialité. Je grimpais les marches quatre a quatre pour arriver a l'étage ou une légére odeur de sueur et de déodorant m'attrapa le nez. Elle aurait mieux fait de faire son sport dehors, mais vu l'odeur chez moi, j'étais mal placé pour critiquer. Alors que j'avançais dans le couloir, la porte sur le coté s'ouvrit, laissant Ayame sortir uniquement vétue d'une serviette, semble t'il sortant de la douche.

- Ah, te revoila pour finir ton prog....


Elle poussa un petit cri de surprise en comprenant que ce n'etait pas Jonathan qui etait montée et recula dans la salle de bain en claquant la porte. Je faisais comme si je n'avais rien vu et continuais vers le petit salon au bout du couloir ou elle me recevait la plupart du temps pour parler de ce qu'elle voulait que je fasse pour elle. Elle etait l'une des seules a me payer pour mon travail, ou, tout du moins, l'une des seules dont j'acceptais l'argent. Avec tout ce qu'elle avait en revenue, elle ne se rendait meme pas compte de mes tarifs.

- Tu as de la chance Viggo, pouvoir te rincer l'oeil sur l'idole du pays comme ça, c'est pas donné a tout le monde.


Je masquais un ricanement en voyant l'air de mon coéquipier, en entrant dans le salon. Je prenais une nouvelle gorgée de jus d'orange en entendant la jeune femme grommeler depuis la salle de bain voisine. De mon coté, je tombais assis dans un des sofa, confortable, et allumait la télévision qui faisait la moitié du mur opposé. Je faisais comme chez moi, mais j'avais tellement l'habitude qu'elle s'agace de mes manieres que je n'y faisais plus vraiment une grande importance. A la télévision, encore et toujours des vols, des agressions, des affrontements entre clan. Bref, le quotidien. Et peu de nouvelles importantes que je ne savais pas déjà. Une seule en fait.

« Prise d'otage dans une station service en périphérie de la ville ».

- Hum....c'est a deux pas de chez notre mort. Il y a peut etre un lien. On ira y faire un tour ensuite....ca va, tu t'en remet de tes émotions ?

Nouveau sourire.

__________________________________________________

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Viggo Nyström

avatar

Genre : Masculin Capricorne Tigre Age : 20
Adresse : 22 Rue Akaiberry, Quartier d'Hebi
Compteur 55

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Sam 5 Jan 2019 - 21:09

Viggo suivit Sato et Jonathan jusqu’au frigo. Faire son sport et vivre dans la même maison que son agent lui paraissait étrange, quand il y pensait. Certes, cela faisait plus de dix ans qu’ils devaient se connaître mais il n’imaginait pas que l’on puisse devenir aussi proche. Sa relation avec son agent restait strictement professionnelle, lorsqu’il courait encore. Bien sûr, il leur était arrivé d’aller boire un verre où de dîner ensemble en parlant uniquement de sujets personnels, mais la plupart du temps leur relation était restée professionnelle. Le suédois pris le verre que lui tendait Satoshi et but une gorgée.

« -Merci. »

Jonathan était loin d’être gros. Pour son âge, il était même plutôt bien taillé, se dit le jeune homme. A en juger la voix autoritaire de la jeune femme à l’étage, elle avait dû déjà le forcer à se mettre au sport de manière régulière depuis longtemps pour avoir une telle forme physique. Mais pour qu’elle l’épuise à ce point depuis ces deux dernières semaines, Ayame avait vraiment dû le pousser dans ses derniers retranchements. Viggo en conclut qu’Ayame était toujours cette source d’énergie intarissable et que son passage à l’âge adulte n’avait certainement pas ralenti.

Il ne réagit pas à l’échange entre Jonathan et Satoshi à propos de leurs magouilles. Bien qu’il n’y ait jamais été mêlé, l’espionnage était monnaie courante en Formule 1, lorsqu’une écurie cherchait à obtenir des informations sur les réglages et les moteurs d’une écurie concurrente. En soi, le monde du sport automobile n’était pas si différent de celui du showbiz. Après, il se pouvait que cette entreprise comme ils le disaient soit à propos de quelque chose bien loin du feu des projecteurs, mais si c’était le cas Viggo n’avait aucune idée de ce dont il pouvait s’agir… et il n’en avait pas grand-chose à faire, à vrai dire.

L’odeur de la transpiration mêlée à celle d’un déodorant emplit ses narines. Pas de doutes, l’entraînement effectué à l’étage devait être intense. Après tout, tout cela lui était bien familier. La porte sur la gauche s’entrouvrit. Bien qu’il se trouvait en retrait derrière Jonathan et Satoshi, Viggo reconnu immédiatement Ayame. Il n’eut pas vraiment le temps de la détailler, mais malgré ses cheveux ébouriffés en raison de la douche elle restait très facilement reconnaissable. C’était sans doute dû au fait qu’il voyait sa tête partout sur les couvertures d’albums qui s’affichaient sur son téléphone quand il écoutait une chanson d’elle. D’après la déclaration qu’elle s’apprêtait à faire, Jonathan n’était pas au bout de ses peines, comme après son premier appel qu’elle avait lancé tout à l’heure lorsqu’ils venaient d’entrer dans la maison.
Toujours est-il qu’elle ne devait pas s’attendre de voir Jonathan débarquer seul puisqu’elle poussa un cri de surprise avant de claquer la porte de la salle de bain. Viggo se figea un instant, lui aussi surpris par cette retrouvaille pour le moins invraisemblable, puis reprit son chemin derrière les deux hommes. Il se contenta de soupirer à la remarque de Satoshi et vida son verre de jus d’orange avant d’entrer avec lui dans le salon où il posa son verre sur la table basse.
La salle était dotée d’un large canapé dans lequel tomba le blond sans la moindre gêne. La télévision sur le mur qu’alluma Sato semblait gigantesque par rapport à celle qu’il avait chez lui. Il se dit que l’intérêt résidait sans doute dans le fait d’inviter des amis afin de regarder un film dans le noir comme au cinéma, mais c’était un concept qui lui était étranger. Il avait préféré éviter de regarder la télévision depuis qu’il était revenu à Keimoo. Entre les vols, les meurtres et les règlements de compte, il n’avait pas besoin qu’on lui rappelle à quel point la ville était devenue un merdier sans précédent ces dernières années. Les deux détonations de fusil à pompe, celle qui avait arraché la tête de Takeshi et celle qui lui avait laissé des cicatrices au visage le lui rappelaient suffisamment.

Viggo enfouit les mains dans les poches de son pantalon de costume et se dirigea vers la fenêtre où il observa la nuit qui était lentement en train de tomber. Satoshi l’interpella. Le jeune homme tourna la tête vers la télévision : une prise d’otage dans une station-service non loin de chez Takeshi. Il haussa les épaules :

« -Je ne vois pas vraiment en quoi ça pourrait être lié, mis à part qu’il s’agisse là aussi d’un braquage. »

Il y avait tellement de violence dans cette ville que presque n’importe qui aurait pu avoir la bonne idée d’aller braquer une station-service. On avait bien braqué le garage, mais il y avait tellement de coups comme ça qu’il était difficile d’imaginer qu’il s’agissait des mêmes criminels. Après tout, cela faisait bien longtemps qu’il avait arrêté de croire au Père Noël.

« -Et ce n’est pas la première fois que je vois une femme sortir en serviette d’une salle de bain, répondit-il en se retournant de nouveau vers la fenêtre. »

__________________________________________________
"Be running up that road...
Be running up that hill...
Be running up that building..."
Running Up That Hill - Chromatics:
 


"He drove. That was what he did. What he’d always do.":
 

"The best therapy is a night drive with music.":
 


Playlist de Viggo --> https://www.youtube.com/watch?v=dX3k_QDnzHE&list=PLNOVwvVqPmPu0OPwa79yZP05A8CYOthcV
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t11103-viggo-nystrom-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 21
Compteur 591

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Sam 5 Jan 2019 - 22:42

- Ahah, mais ce n'est pas n'importe quelle fille, il y a quand meme un bon quatre-vingt dix pour cent des hommes de ce pays qui donneraient cher pour passer une nuit avec elle. C'est ça, d'etre une idole.

J'avais toujours le nez plaqué contre la télévision, penché en avant sur le sofa. J'écoutais attentivement chacune des informations, sans pour autant les prendre pour argent comptant. Cela faisait longtemps que le journalisme a Keimoo n'etait plus totalement neutre. J'essayais de détailler la station-service en question, en écoutant distraitement Viggo qui me disait que cela n'avait probablement rien a voir. Surement. Peut etre ? Ou peut etre pas, nous n'étions pas sur place. Mais toujours est il qu'il ne fallait absolument pas négligé tout ça.

- L'arme principale dont je dispose, mon ami, c'est l'information. Ne néglige jamais la moindre bribe de nouvelle que tu pourrais connaître. Celui qui a l'information a le pouvoir. C'est bien comme ça que les Yakuza controlent la ville.


Je reculais finalement dans le canapé en soupirant. Depuis combien de temps n'avais je pas eu autant l'impression de n'avoir aucune idée de par ou commencer ? Et plus j'avançais, plus je doutais avoir une chance de trouver quoi que ce soit. Alors que mon regard dérivait lentement d'un coté a l'autre de l'écran, plus distraitement, je n'entend pas les bruits de pas dans mon dos.

- Tatatata tata taaaaaaaaaaaaa !

Un corps qui s'élance soudainement, dans le couloir, en courant. Le bruit de pas de plus en plus rapide qui retentit dans notre direction. Un crissement du parquet, et une boule de cheveux bruns explose dans le salon, alors qu'Ayame court vers le canapé. Elle plonge en avant, tete la premiere, retombe souplement sur les bras, pour soutenir le salto avant qu'elle n'aurait pas reussit a faire sans ce point d'appuie, et retombe sur ses pieds devant nous, les bras écartés comme a la fin d'un numéro de circle.

- Voila ! Tu me dois dix balles, Sakutaro Satoshi-kun.


Elle se retourne vers nous, un éclatant sourire sur le visage, le regard toujours aussi vif et enjoué. Je me souvenais de ce pari fait il y a quelques temps. Qu'elle n'etait pas capable de faire un salto avant. Meme si elle avait utilisé ses mains dans la manœuvre, sur le canapé, c'etait quand meme un bon effort. Et toujours aussi gracieux, huit sur dix pour la manœuvre. Je soupirais interieurement, sortant un billet.

- Tiens....les voilà.

Elle le prenait en ricanant, avant de s'étirer et d'élargir son champ de vision jusqu'à ce qu'il tombe sur Viggo. Pendant un instant, elle n'eut plus son regard habituel. Comme si une émotion différente avait traversé son esprit frétillant. Juste un instant, avant de redevenir comme d'habitude. Elle recula d'un pas, pour s'éloigner de la télé.

- Et qui voilà donc dans mon salon, le célébre Viggo Nystrom. Quel honneur, je suis désolée, si j'avais su que tu allais venir, j'aurais préparé mon carnet pour un autographe.

Elle semblait contrarié par quelque chose. Qu'il n'ai pas répondu a ses derniers messages quelques années auparavant. Dix années, d'avantage peut etre ? Elle ne s'en souvenait meme plus. Peut etre moins, finalement. Toujours est il qu'elle avait laissé filer, sans le relancer. Si il n'avait pas répondu c'etait qu'il avait une raison.

- Désolée pour ta famille, j'ai appris ça y'a pas longtemps. J'aurais voulu venir a l'enterrement, mais j'avais environ un an de retard. Deux peut etre ? Bref. Que me vaux le plaisir de cette visite ? Je suppose que vous etes pas la pour un karaoké ?

__________________________________________________

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Viggo Nyström

avatar

Genre : Masculin Capricorne Tigre Age : 20
Adresse : 22 Rue Akaiberry, Quartier d'Hebi
Compteur 55

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Dim 6 Jan 2019 - 18:22

« -Une idole… »

Ayame était une belle femme. Le contraire l’aurait étonné, après tout. Pas étonnant que les artistes les plus en vogue avaient toujours des têtes impeccables. Il observé le même phénomène en Formule 1 avec certains fans féminins qui n’avaient d’yeux que pour les pilotes les plus beaux. Viggo avait tout de suite compris à l’époque qu’il ne serait jamais James Hunt, mais cela ne lui avait fait ni chaud, ni froid. Il se demanda ce que devait penser Ayame à propos du fait d’être une idole comme Satoshi venait de le définir. Elle qui il y a dix ans lui parlait d’histoires quasi-mystiques sur les étoiles et la Lune à propos de ce qui la poussait à chanter, une sorte de transe, d’expérience qu’elle voulait avec le plus grand nombre, être désirée sexuellement en faisait-il partie ? Il n’en savait rien et de toute façon, ne prévoyait pas de lui poser la question.

Il ne risquait pas d’avoir beaucoup d’informations, lui qui avait passé les deux derniers mois reclus dans sa maison et qui n’était essentiellement sorti que pour aller faire les courses ou courir. Et s’il n’en avait pas, il espérait que Satoshi en avait suffisamment pour pouvoir se mesurer au reste de cette ville… autrement il risquerait d’enfin rejoindre ses parents, sa sœur et Takeshi.

Il tourna la tête juste à temps pour voir une Ayame visiblement déchainée entrer dans le salon. Elle fonça vers le canapé et dans un salto avant particulièrement bien exécuté, passa par-dessus le canapé avant de retomber juste devant Satoshi. Il faut croire qu’elle avait du prendre des cours de gymnastique en dehors de son travail. Elle éclata de rire, toujours aussi fort après toutes ces années et réclama de l’argent à Satoshi qui lui tendit un billet. Un pari qu’il lui avait demandé de relever, visiblement. Pas de doutes, ces deux-là étaient restés proches. Elle semblait vraiment heureuse et il n’avait certainement pas envie de gâcher le moment en… croisant son regard comme elle venait de le faire.

Viggo le senti tout de suite. Avec une fille aussi enjouée et pleine de bonne humeur, la moindre variation se faisait ressentir puissance mille. Il sentit quelque chose passer dans son regard alors qu’elle tombait sur lui. Une surprise qui était loin d’être bienvenue. A cet instant, Viggo se demanda s’il n’aurait pas mieux fait de rentrer chez lui et de laisser Satoshi faire son travail. Bien qu’il s’était retrouvé avec Satoshi dans le même appartement que deux Yakuzas problèmes armés plus tôt dans la journée, il trouvait la situation actuelle plus intimidante. Ce qui sonna comme une raillerie de la part d’Ayame ne l’aida pas à le mettre plus à l’aise. En même temps, ce n’était pas comme si elle n’avait pas de raisons de lui en vouloir. Ne sachant quoi lui répondre, il opta pour la simplicité :

« -Bonsoir Ayame. »

La dernière fois qu’ils s’étaient vus, c’était lors d’un dîner à Nagoya il y a six ans. Il venait de remporter le grand prix du Japon et après s’être croisés lors d’un gala la veille, ils avaient décidé de passer une soirée ensemble en tête à tête, loin des mondanités et des caméras dans un petit restaurant. C’était seulement deux semaines avant que sa famille ne disparaisse dans le crash. Après cela, il avait limité ses apparitions publiques aux grands prix et effectuait le moins de conférences de presse possible. Il avait cherché à s’isoler et sa passion était la seule chose qui l’avait maintenu à flot. Ayame avait essayé de le contacter et l’avait relancé. Il s’en souvenait. Mais la douleur était encore trop vive à ce moment-là et il n’avait pas vraiment souhaité qu’elle le voit dans cet état. Il avait réussi à garder un masque suffisamment solide pour le public, mais seul face à quelqu’un… Quand il s’était enfin senti en état de parler de nouveau, trop de temps avait passé ce qui l’avait fait hésiter à reprendre contact avec elle. Finalement, il ne l’avait pas fait. Sans doute était-ce lâche et stupide de sa part, mais le mal était déjà fait.
Il ignorait qu’elle habitait toujours à Keimoo, lorsqu’il était revenu il y a deux mois. Sans doute aurait-il tenté de la revoir s’il avait su. Mais de toute façon, la mort de Takeshi et l’état dans lequel cela l’avait replongé depuis l’en aurait probablement empêché.

La mort de sa famille remontait à il y a six ans et la réponse de la jeune femme ne le surpris pas vraiment. Il se dit qu’il ne valait mieux pas faire de remarque s’il voulait que la conversation reste la plus calme possible. Viggo décida d’expliquer les choses, non sans avoir jeté un œil à Sato :

« -Je… J’ai demandé de l’aide à Satoshi, pour une affaire. Il m’a dit que tu pourrais nous renseigner. »

Son japonais était excellent, comparé à il y a dix ans, quand ils s’étaient rencontrés. S’il semblait pourtant aussi crispé, c’était sans doute à cause de sa nervosité à l’idée de la revoir. Cela se traduisait par ses clignements d’œil qu’il avait toujours. A vrai dire, il était tellement crispé qu’il n’avait pas encore pensé à lui tendre le bouquet de gardénias qu’il avait acheté juste avant d’entrer.

__________________________________________________
"Be running up that road...
Be running up that hill...
Be running up that building..."
Running Up That Hill - Chromatics:
 


"He drove. That was what he did. What he’d always do.":
 

"The best therapy is a night drive with music.":
 


Playlist de Viggo --> https://www.youtube.com/watch?v=dX3k_QDnzHE&list=PLNOVwvVqPmPu0OPwa79yZP05A8CYOthcV
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t11103-viggo-nystrom-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 21
Compteur 591

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Sam 12 Jan 2019 - 2:53

Elle hocha la tete, l'air de digérer l'information. Elle etait devenue bien sérieuse soudainement. Trop, pour etre tout a fait franc, et je me demandais bien ce qui pouvait lui passer par la tete. Elle nous tourna le dos en remontant un peu son jean, comme si elle venait de se rendre compte qu'il manquait de tomber, observant visiblement l'écran.

- ….hum hum...héhé....mouhahahahaha.

Elle partit dans un genre de rire satanique étrange, l'air de vouloir se donner un air terriblement machiavélique. Trop pour etre tout a fait réaliste. Elle posa les poings sur ses hanches, riant a gorge faussement déployée, le dos penché vers le bas. Je soupirais en me demandans parfois si elle n'avait pas toujours dix neuf ans, comme lors de notre rencontre. Elle se retourna finalement, et planta un ongle sur le front de Viggo :

- Toi !


Puis un vers moi :

- Et toi ! Vous avez frappé a la bonne porte messieurs. Si vous voulez éliminer quelqu'un, voler un truc, ou quoi que ce soit d'autre, je suis la bonne personne. La caid. La meilleure des meilleures. Mais il va falloir payer cher....trés cher...alors, qui dois-je discretement assassiner tel le serpent ? Un créancier ? Le petit d'ami d'une adolescente innocente...ou encore....une belle mere ?


Elle croisa les bras alors que je soupirais a nouveau, en écartant la tete pour voir la télé derriere elle. Elle sentait fort le savon et le déodorant, de sorte que je ne pouvais m'empecher de cligner des yeux. Je me levais finalement, histoire de ne pas rester trop proche. Et m'écartait un peu. Pauvre Ayame, elle qui n'aurait pas fait de mal a une mouche, je me demandais quel genre de film elle avait bien pu regarder la veille pour se faire un délire comme ça. Enfin, l'important etait de s'amuser, je présume. Et elle s'amuser tout le temps, elle avait cette chance de toujours trouver le bon coté des choses.

- Pardon madame la tueuse, je crois qu'on s'est trompé de porte finalement.


- Pfff, embeter une professionnelle comme moi.

Elle attrapa la télécommande et changea de chaine avant que je puisse protester, jusqu'à tomber sur une chaine de clip. D'ailleurs, c'etait l'un de ses derniers qui passait. Elle devint véritablement sérieuse pendant quelques secondes a nouveau, et je pu distinguer l'actuelle Ayame, l'adulte. Son œil se crispa sur l'écran, comme en pleine analyse, cherchant la moindre erreur, le moindre défaut. On disait d'elle dans le milieu qu'elle etait insatiable, toujours en train de composer, de jouer, de chanter, mais en meme temps, très difficile a satisfaire. L'age avait apporté une baisse dans sa satisfaction générale. Elle qui etait heureuse de fredonner une mélodie au hasard, avait toujours besoin de plus pour se sentir vivante. Un peu comme une drogue. Il y avait d'ailleurs une rumeur comme quoi elle aurait touché certaines substances de ce type. Mais ce n'etait pas mon probleme.
Elle se retourna finalement, faisant disparaître la vision du dos de son corps a nos yeux, pour retrouver sa face.

- Bon, sérieusement une minute. Qu'est ce qu'il se passe pour que tu viennes me demander un truc, Satoshi-san ? C'est rare....non, attends, Viggo, commence. Ca m'interesse d'avantage.

Avant que je puisse dire quoi que ce soit de plus, elle enchaina :

- Je sais, Viggo, invite moi a manger quelque part. J'ai la dalle, et tu pourra me raconter. De toute façon, Satoshi a autre chose a faire pour l'instant...n'est ce pas...Sato-chan ?

Je soupirais, en hochant la tete. Elle glissa dans ma main un bout de papier, avant de se retourner vers Viggo.

- Prend ma voiture si tu veux
, fis je sans grand entrain, avant de retomber dans le sofa, et en sortant mon téléphone.

__________________________________________________

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Viggo Nyström

avatar

Genre : Masculin Capricorne Tigre Age : 20
Adresse : 22 Rue Akaiberry, Quartier d'Hebi
Compteur 55

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Sam 12 Jan 2019 - 23:02

La réaction d’Ayame l’avait pris au dépourvu. Il ne pensait pas qu’elle serait encore du genre à faire ce genre d’imitations à son âge. C’était comme si sa mentalité était largement en retard avec l’âge qu’elle avait, un chose pour le moins étrange quand on connaissait le monde dans lequel elle vivait, toujours sous les flashs, sur une scène ou dans une foule. Il se laissa faire et regarda son doigt se planter au milieu de son front puis faire de même à celui de Satoshi.
Viggo cilla rapidement. La voilà qui se prenait maintenant pour une tueuse à gages. Difficile de croire qu’elle pouvait plaisanter à ce propos, contrastant avec l’état dans lequel la ville avait été plongé. Satoshi entra brièvement dans son jeu, ce que le suédois n’arriva pas à faire. Pas envie de plaisanter là-dessus. Au fond, il l’enviait. Il aurait aimé pouvoir conserver un esprit aussi léger, aussi innocent et plein de vie. Une sorte de joie permanente qu’il avait souvent quand il était petit et qu’il avait perdu depuis longtemps, maintenant.

L’attitude qu’elle adopta après avoir changé de chaîne et faire apparaître à l’écran un de ces clips musicaux rappela à Viggo ses jours en Formule 1. Comme elle, il observait en détails les écrans quand il rentrait au stand pendant des séances d’essais ou de qualification. Il essayait de déterminer à quels endroits il pouvait faire mieux. Pouvait-il passer plus près à ce virage ? Mordre un peu plus le vibreur dans cette épingle ? Freiner un peu plus tard avant cette chicane ?
Il cilla une nouvelle fois alors qu’elle se retournait vers Satoshi pour lui demander ce qu’ils faisaient ici. Puis elle se tourna vers lui avant même que Sato n’ait pu dire quoi que ce soit. Viggo avait essayé pendant le trajet d’élaborer sa réponse, choisir ce qu’il devrait lui dire et les détails qu’il passerait sous silence. Il ne voulait pas la choquer. Puis il s’était souvenu que s’ils se rendaient chez elle, c’était avant tout afin qu’elle leur donne des informations. Elle avait sûrement entendu parler d’histoire peu réjouissantes dans ce genre. Mais si elle en avait réellement entendu parler, pourrait-elle se montrer toujours aussi légère comme elle venait de le faire ? Il ne savait pas vraiment et sa réponse s’était brouillée. Fort heureusement pour lui, elle ne lui laissa pas le temps de répondre pour lui proposa de l’inviter au restaurant afin qu’ils puissent en parler. Il haussa les épaules :

« -Oui, si tu veux. »

Il remarqua le papier qu’elle lui glissait dans la main avant qu’il ne tombe dans le canapé. Viggo hésita un instant à leur demander de quoi il s’agissait, s’il pouvait l’aider mais il se rappela que Satoshi lui avait dit qu’il ne ferait qu’attirer l’attention. Un gaijin gosse de riche albinos, il serait aussi discret qu’une nonne dans une maison de passe. Et puis il devait bien des explications à Ayame. Il n’allait tout de même pas l’éviter une nouvelle fois alors qu’il l’avait déjà fait au cours de ces dernières années. C’était l’occasion de renouer, de s’expliquer s’il y arriverait. Le suédois prit les clés de la BMW :

« -Je te la laisserais devant ton bureau, si tu veux et je mettrais les clés dans la boite à lettres. »

Il laissa les fleurs sur la table du salon, autant ne pas s’encombrer et les laisser sur place. Puis il fit signe à Satoshi :

« -On se rappelle plus tard. »

Puis il descendit l’escalier avec Ayame. Une fois dehors, il sortit ses gants de sa poche et les enfila avant de monter à la place conducteur avec elle. N’étant pas de la même taille que Satoshi, il régla les rétroviseurs et le siège avant de démarrer la voiture. Puis ils se mirent en route et prirent la direction du centre-ville. Viggo laissa à Ayame le choix de mettre de la musique ou non. Il cherchait quelque chose à lui dire, essayer d’ouvrir la conversation :

« -Sinon… tu voudrais aller manger quelque part, en particulier ? »

Il se dit qu’il aurait pu trouver mieux comme ouverture, mais c’était tout ce qui lui était venu à l’esprit.

__________________________________________________
"Be running up that road...
Be running up that hill...
Be running up that building..."
Running Up That Hill - Chromatics:
 


"He drove. That was what he did. What he’d always do.":
 

"The best therapy is a night drive with music.":
 


Playlist de Viggo --> https://www.youtube.com/watch?v=dX3k_QDnzHE&list=PLNOVwvVqPmPu0OPwa79yZP05A8CYOthcV
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t11103-viggo-nystrom-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 21
Compteur 591

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Dim 13 Jan 2019 - 1:05

Alors qu'elle le regardait déscendre, elle fit un signe de la main, un genre de v de la victoire a Satoshi puis suivit dans le couloir, en trotinant pour le rattraper.

- Bah dis donc, tu te crois déjà chez toi, voilà que tu passes devant, ca fait plaisir. Bon, attends, je vais changer de fringues pour sortir. Ce short me fait des grosses fesses. J'ai pas envie de ressembler a un sac a patates.

Elle se dépécha de rejoindre une double porte qui semblait etre sa chambre et y disparut un moment. Une bonne dizaine de minutes. Puis enfin, elle sortit, habillée avec un pull ouvert dans le dos, un slim et des botines noires. Elle s'étira en attrapant un manteau avant de faire le tour de la maison en eteignant la plupart des lumieres, une autre télévision qui tournait dans le vide, et mettant un terme a la musique qui jouait dans chacune des pieces. Puis enfin, elle revint devant l'entrée :

- Hopla, j'suis prete. J'suis comment ? J'ai pas mis de truc trop chic, je sais pas ou on va encore.


Elle ouvrit la porte et passa en premiere, s'étirant a nouveau, comme si elle avait les épaules lourdes, et déscendit jusqu'au petit portillon. Elle sauta au dessus en prenant un peu d'élan et en s'aidant de ses mains, et manqua de tomber de l'autre coté en retombant mal :

- Aie, merde, j'espere qu'il regardait pas par la fenetre.

Elle boitilla jusqu'à la voiture et s'éngouffra a l'intérieur. De la, elle laissa le garçon démarrer, pendant qu'elle retirait sa chaussure et montait sa cheville sur son genou pour le regarder. Elle n'avait probablement rien mais elle se le massa distraitement en fronçant les sourcils de douleur. Elle jeta un coup d'oeil dans la rue en soupirant. C'etait vraiment désert, contrairement au reste de la ville, c'etait édifiant de voir a quel point la rue de sa maison n'avait absolument personne de part et d'autre. Le trottoire etait désert.

- J'sais pas, ou tu veux. Y'a des réstau de tout partout. Hum, non, évites le port. Je vais pas aller par la.

Elle commença a chantonner tranquillement en reposant son pied sur le sol, observant par la fenetre. Son téléphone vibra une fois, deux fois, trois fois, et elle décrocha finalement, parlant une bonne moitié du trajet a propos de choses concernant le port, justement, semblait etre au centre de la discussion. Elle raccrocha finalement et secoua la tete :

- Ouais, définitivement pas le port. Il fait pas bon d'aller la bas. J'mangerais bien des nouilles. Va a l'est de la ville, vers Bougu. Y'a de bons réstau de nouilles par la bas.

Si a une époque, l'idée d'aller a Bougu etait dérangeant, maintenant ce n'etait plus qu'un quartier comme un autre. Ils passerent devant l'académie, qu'elle regarda avec un air extremement triste sur le visage, pendant un instant. Elle semblait penser a beaucoup de choses tout le temps, comme toujours. Mais plus aussi joyeusement qu'avant. La facade etait peut etre plus facile a gratter aujourd'hui par rapport a la derniere fois.

- Je sais pas ce que c'est l'histoire, mais pourquoi tu es aller voir Sato-chan ? Je veux dire, c'est le meilleur dans son domaine, c'est clair. Aprés tout ce qu'il a fait en meme temps....enfin je sais pas si tu sais....bref, tu es pas d'ici, je pensais pas que tu serais au courant de son job de nuit. Ca doit etre grave pour qu'il ai accépté. Il a pas le temps de s'occuper des petits trucs. Tu sais qu'il enquete sur une multinationale en meme temps ? C'est completement dingue quand on y pense. Ca doit etre cool d'etre un genre d'espion guerrier militaire. Enfin, peut etre pas en fait.

Elle laissa sa tete rouler en arriere contre l'appuie, regardant le plafond. Difficile de savoir si elle etait triste, mélancolique, ou si elle pensait juste a quelque chose. Elle ouvrit la fenetre tranquillement, et s'appuya sur le rebord, la tete au vent a l'exterieur :

- Tu as toujours la meme aura en tout cas. On dirait que tu es mort. C'est toujours aussi triste que le jour de notre rencontre. La dessus, tu as pas changé.

__________________________________________________

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Viggo Nyström

avatar

Genre : Masculin Capricorne Tigre Age : 20
Adresse : 22 Rue Akaiberry, Quartier d'Hebi
Compteur 55

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Dim 13 Jan 2019 - 2:49

« Un sac à patates avec lequel des milliers d’hommes rêvent de coucher, pensa Viggo en référence à ce qu’avait dit Satoshi. »

Il l’avait attendu en bas de l’escalier le temps qu’elle se change. Elle mit bien dix minutes à se changer, sans doute en train de farfouiller dans ses affaires à essayer de trouver la bonne tenue. Elle revint dix minutes plus tard, habillée d’un pull d’un jean et de bottines qui bien qu’il n’était pas expert en mode, trouvait qu'elles lui allaient plutôt bien. Après avoir fait le tour des lumières, elle revint dans l’entrée où il attendait.

« -Tu es très bien comme ça. »

Avec son costume deux pièces et sa cravate, il semblait trop habillé pour un simple dîner. Afin de se donner un air plus décontracté, il défit sa cravate, l’enroula avant de la ranger dans la poche de sa veste. Puis il défit un bouton de sa chemise. Elle passa devant pour sortir. Ayame, comme à son habitude, avait déjà commencé à prendre de l’avance en courant. Il n’essaya pas de la rattraper. Il avait les clés, après tout. Elle eut la bonne idée d’essayer de sauter le portillon et se réceptionna mal.

Une fois dans la voiture, il jeta un coup d’œil à sa cheville qu’elle massait afin de voir s’il devrait faire un passage en pharmacie, mais elle semblait aller bien.

« -Pas le port, alors. »

Elle chantonnait, encore une fois comme à son habitude. Son chant fut interrompu par plusieurs vibrations de son téléphone, auquel elle finit par céder. Viggo ne suivit pas la conversation, trop occupé à réfléchir à ce qu’il pourrait lui dire. Il l’entendit simplement parler du port. Elle lui suggéra Bougu, pour ses restaurants de nouilles. Tant mieux, il n’aurait pas su où aller sans faire une recherche sur son smartphone, sinon.

« -Va pour des nouilles à Bougu, alors. »

Ils passèrent bientôt devant l’académie de Keimoo. Viggo n’y était jamais allé, dans ses souvenirs, mais il savait qu’Ayame fréquentait l’école et qu’elle y connaissait énormément de monde, d’ailleurs. Elle devait déjà être populaire là-bas, à l’époque. Etrange de se dire que c’était il y a déjà dix ans. Le temps s’était écoulé aussi vite que des grains de sable entre les doigts au gré du vent. L’endroit semblait vraiment avoir perdu de sa splendeur, contrairement à ce qu’il en avait vu. C’était triste à voir, mais logique quand on voyait l’évolution de la ville. Pour Viggo, l’université de Keimoo ne représentait pas grand-chose puisqu’il ne l’avait pas fréquenté. Mais en voyant l’air qu’affichait Ayame à cet instant, il se sentit vraiment désolé pour elle. Cette dernière lui parla alors de Satoshi, ce à quoi il répondit :

« - C’est la teneuse d’un salon de thé qui m’a conseillé d’aller le voir. Je cherchais un détective privé ou quelque chose dans le genre… Je pensais qu’il était avocat mais j’ai vite vu tout à l’heure que ce n’était pas tout à fait ça. Tu sais, ça ne fait que depuis cet après midi que je l’ai revu après toutes ces années. Je ne savais pas qu’il s’intéressait à des dossiers aussi importants. »

Espion-guerrier-militaire ? Soit elle exagérait, soit ça expliquait pourquoi il possédait un pistolet et l’avait nettoyé sans gêne devant lui, ce qui avait du sens. Il haussa les épaules :

« -Je n’en sais rien. Il a l’air d’aimer ce qu’il fait et ce n’est pas donné à tout le monde de faire le métier qu’on veut faire. Encore plus à Keimoo, j’ai l’impression… »

Viggo fronça les sourcils. Peut-être qu’il était mort intérieurement, en fait. Au moins il serait en accord avec son physique, si cela s’avérait être vrai. Il est vrai qu’à l’époque, il était plutôt timide et intimidé à l’idée de parler à quelqu’un. Aujourd’hui, c’était différent. Il n’était plus spécialement timide, il était… Non, il n’était pas mort. Vivant, en revanche, c’était beaucoup plus difficile d’y répondre.

« -Merci. »

Son intonation sonna bien plus froide qu’il ne l’aurait voulu. Il se tut alors pendant plusieurs secondes. Ils s’arrêtèrent finalement à un feu rouge. Après avoir vérifié dans le rétroviseur qu’il n’y avait personne derrière eux, Viggo soupira :

« -Excuse-moi, je ne voulais pas paraître aussi… »

Il cligna des yeux plusieurs fois après avoir déglutit puis se tourna vers elle et essaya de chercher son regard pour la première fois depuis qu’ils étaient tous les deux dans la voiture :

« -Je suis désolé d’avoir débarqué comme ça chez toi ce soir, sans prévenir avec Satoshi. J’aurais aimé qu’on puisse se revoir dans de meilleures circonstances, comme à Nagoya, il y a six ans. »

Il cilla une nouvelle fois. Et puis merde, puisqu’il en était aux excuses, autant tout dire et crever l’abcès et lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur depuis qu’il était rentré chez elle. Au point où il en était… :

« -Et je suis désolé pour tout le reste. Pour ne pas avoir répondu à tes messages, pour t’avoir ignoré toutes ces années, encore plus après t’avoir dit que je voudrais qu’on se voie plus souvent, quand on était à Nagoya. C’est juste qu’après… après ce qui est arrivé à ma famille, je me suis beaucoup renfermé sur moi. Les choses ne se sont pas vraiment arrangées, après ça et j’ai mis du temps à me rouvrir un peu. A ce moment-là, je me suis dis que je devrais essayer de te rappeler, mais je me suis également dis que c’était trop tard et que tu m’en voudrais plus qu’autre chose de revenir comme ça, comme une fleur… comme maintenant, en fait. Je veux juste que tu saches que tu n’y es pour rien et que ça n’a jamais été contre toi en particulier, mais plus envers… le monde entier, en fait. Je sais que ça ne change rien, au final, mais... je suis désolé, sincèrement. »

Aussi loin que Viggo s’en souvenait, jamais il n’avait aligné autant de mots à la suite avec elle et à cet instant, il ne savait pas du tout s’il s’agissait d’une bonne chose. Sans doute allait-elle croire qu’il avait préparé ça sur un papier et répété pendant plusieurs heures comme un acteur, mais c’était vrai. C’était tout ce qu’il voulait lui dire.
Le feu repassa au vert. Viggo reprit alors son souffle et remit la voiture en route vers Bougu dans le silence.

__________________________________________________
"Be running up that road...
Be running up that hill...
Be running up that building..."
Running Up That Hill - Chromatics:
 


"He drove. That was what he did. What he’d always do.":
 

"The best therapy is a night drive with music.":
 


Playlist de Viggo --> https://www.youtube.com/watch?v=dX3k_QDnzHE&list=PLNOVwvVqPmPu0OPwa79yZP05A8CYOthcV
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t11103-viggo-nystrom-mei
Ayame Masuda
♠ Lycée - Quatrième année
avatar

Genre : Féminin Sagittaire Dragon Age : 18
Adresse : Hiryuu - 3 rue de la chance - Immeuble Legends - App. 14
Compteur 221
Multicompte(s) : Satoshi Sakutaro/Sportif

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Dim 13 Jan 2019 - 3:31

- Oh, ok. Un salon de thé. Je sais qu'il va souvent le soir dans un endroit de la sorte, mais il en parle pas beaucoup. C'est bizarre pourtant, je me dis qu'il devrait lui faire de la pub. A la fille Tanaka, je veux dire. C'est elle qui tient l'endroit, je crois ?

L'Empire Tanaka etait très connu, surtout pour la fille Masuda qui vivait un peu dans le meme «monde », meme si elles semblaient avoir prit des chemins différents. La voiture ralentissait en approchant d'un feu rouge et la jeune femme en profita pour fermer la fenetre en sifflotant, l'air contente. Enfin, difficile de savoir quand elle etait contente de quand elle ne l'etait pas.
Ce fut a ce moment qu'il décida de commencer a parler, beaucoup. Elle en bailla assez ouvertement, sans faire quoi que ce soit pour le masquer. Il parla une bonne minute en fait, et elle songea qu'il avait peut etre un peu changé, finalement. Elle coupa sa derniere phrase, avant qu'il ai pu totalement terminé toute sa tirade :

- Ne te justifie pas. C'est débile. Inutile. Tu as vécu ta vie comme tu voulais et comme tu pouvais. Ne crois pas que je te juge ou que je suis en colere ou quoi que ce soit. Je m'en moque un peu. La, aujourd'hui, tu es la, le reste je m'en fou.


Elle n'avait pas dit ça d'un ton extremement cassant ou quoi. Au contraire, quand elle parlait, c'etait souvent sur le ton assez doux qui etait bien différent de celui vif qu'elle avait en chantant. Au fil des années, la différence etait encore plus nette, elle semblait totalement métamorphosé sur scene, contrairement a son adolescence ou il y avait encore un pont entre les deux « elles ». Elle resta silencieuse et éclata finalement de rire :

- Bon sang, je me suis tellement trompée. En fait, tu as pas du tout changé. Tu es toujours beaucoup trop sérieux. J'aime bien ça, en fait. Enfin, je sais pas si j'aime bien. Tout le monde est toujours sérieux. Le seul qui ne l'était pas....n'est plus la.

Elle soupira en pensant a son frere, toujours disparut. Elle se demanda si elle le reverrait jamais un jour. Il n'etait probablement pas loin, cherchant sa voix comme il avait toujours fait. Mais c'est vrai que son rayon de soleil s'etait envolé. Un peu comme Haneko, qui avait quitté la ville pour la campagne en la larguant plusieurs années avant. Sans vraie raison. Pour la préserver, peut etre, de ce besoin de plus en plus important d'aide de la médecine notamment. Elle etait sans doute un frein pour la carriere de la brune. Un frein que cette derniere aurait voulu pouvoir tirer sans se retenir. Elle l'aurait choisit sans hésiter, mais le résultat etait qu'elle se retrouvait finalement quasiment toute seule, avec Lea, sa sœur, et Jonathan, son ami de toujours.

- Je suis un poil véxée quand meme. Je suis largement au dessus du monde entier moi. Mais on va dire que tu etais un petit peu dans les vappes a ce moment la. Et que tu as oubliée ma grandeur, mouahaha.

Meme rire que précédemment, un peu moins porté cependant, cette fois. Elle etait réstée assez sobre. Elle désigna un parking plus loin, avant de tourner la tete dans sa direction :

- Bon, tu veux refaire un tour de la ville pour me faire une autre tirade ? C'est ptet le moment pour me reveler ton amour caché pour moi ?

Nouveau sourire.

- Enfin, dans tout les cas, ici sinon ce sera bien. J'ai pris ma perruque, donc normalement ca ira. J'espere. Essayons quand meme de trouver un coin tranquille.

Elle enfila la dite perruque, et vu a quel point cela lui allait et cela changeait meme les traits de son visage, ce n'etait pas de la camelote acheté dans n'importe quel magasin. Elle se retrouva blonde désormais, ressemblant affreusement a sa sœur qui etait toujours teinte.

- Tu savais que j'etais moitié Japonaise, moitié Allemande ? Dommage que je sois pas aussi blonde que ma mere. Ca m'irait peut etre bien. Ca me donnerait un style.
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10720-ayame-masuda http://keimoo.forum-actif.net/t10728-livret-scolaire-de-ayame-masuda
Viggo Nyström

avatar

Genre : Masculin Capricorne Tigre Age : 20
Adresse : 22 Rue Akaiberry, Quartier d'Hebi
Compteur 55

MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   Dim 13 Jan 2019 - 15:25

Il réfléchit un instant :

« -Oui, c’était elle. Elle m’a dit que je devais dire à Satoshi que c’était elle qui m’avait aiguillé jusqu’à lui. »


Keimoo restait une petite ville, finalement et tout le monde se connaissait. Ou Ayame connaissait tout le monde, du moins. Pas étonnant que Satoshi l’ait gardée comme source d’informations.
Elle avait baillé pendant qu’il s’expliquait longuement auprès d’elle, mais n’avait pas réagi, trop absorbé par ce qui lui pesait sur la conscience. Il fut coupé avant même d’avoir pu interrompre et sa réponse le laissa pour le moins… dubitatif.

« -Euh… D’accord. Merci, alors. »

Il ne s’attendait pas à ce qu’elle se jette à son cou une fois qu’il aurait terminé, mais étrangement il n’avait pas vu venir cette réponse-là, surtout dans la manière dont elle l’avait dite. Il devrait avoir l’habitude, pourtant… Au moins, elle semblait le comprendre, c’était déjà ça. Il sembla réellement soulagé et ses mains se détendirent un peu plus sur le volant.
Elle éclata alors de rire et le railla. Toujours aussi sérieux, hein ? En même temps, tout le monde devait l’être à ses yeux. Mais la fin de sa phrase et le soupir qu’elle poussa témoignait d’une blessure qu’elle devait avoir enfoui au fond d’elle. A cet instant, il se sentit plus proche, comme s’il savait ce qu’elle traversait. Quelqu’un n’était plus auprès d’elle et elle en souffrait. Il faut croire que personne n’est épargné, dans ce monde… Il hésita à lui demander de qui elle parlait, mais elle le railla une nouvelle fois avec le sourire. Pas de doutes, pensa Viggo, cette fille est vraiment un rayon de soleil sous forme humaine.

« -Tu sais, commença-t-il, ce n’est pas parce que je ne te parlais plus que je t’ai totalement oublié. Attends… »

Il s’arrêta à un panneau stop et sortit son téléphone portable de sa veste. Il le déverrouilla et le tendit à Ayame : l’écran affichait l’interface d’une application de streaming musical. Parmi les différentes playlists qu’avait composé Viggo, il y en avait une intitulée sobrement « Ayame Masuda ».

« -Je n’ai jamais acheté de produits dérivés, en revanche j’ai des chansons à toi, ici. J’en ai plusieurs parmi mes favoris. »

Les chansons d’Ayame n’étaient pas toujours composées dans un style qu’il appréciait, mais il y en avait quelques-unes qui lui plaisaient et qu’il avait pris plaisir à écouter, parfois même avant un grand prix. Il rangea son téléphone dans sa poche alors qu’elle désignait l’entrée d’un parking, une centaine de mètres plus loin.
Il essaya de rebondir sur sa dernière question avec un sourire :

« -On verra plus tard. Allons déjà dîner. »

Ce n’était pas si mal, mais il aurait pu mieux faire. Takeshi l’aurait sans doute applaudi. Il aurait même sûrement dit… Le visage de Viggo s’assombrit : non, pas tout de suite. Cela faisait deux mois que son vide se faisait cruellement ressentir. Il n’y avait rien de mal à essayer d’y échapper, même quelques minutes. Il cligna des yeux avant de garer la BMW sur le parking alors qu’Ayame enfilait une perruque. Sage précaution pour ne pas être reconnue, compte tenue de sa popularité au Japon.

« -On va voir ça… »

Il jeta de nouveau un œil à la perruque. Cela lui rappela quelque chose qu’il décida de lui faire partager. Avec un peu de chance, ça l’amuserait :

« -Tu savais que j’ai porté une perruque, pendant quelques temps ? »

Cela remontait à ses années en tant que pilote, quand sa réputation à grimpé en flèche. Son albinisme le rendait immédiatement reconnaissable au milieu d’une foule et il avait essayé pendant un temps de se cacher sous une perruque de cheveux noir aile-de-corbeau. Mais la fausse chevelure s’avérait très inconfortable à porter pour lui et il avait fini par l’abandonner et d’adopter totalement sa condition avec bien évidemment le fait qu’on allait le reconnaitre souvent dans la rue.

« -Je ne savais pas. Peut être que ça t’irait bien… Enfin, c’est déjà pas mal avec la perruque. »

Même s’il ne pouvait s’empêcher de remarquer le contraste entre le noir de ses sourcils et la blondeur de ce qui devait faire croire aux gens qu’il s’agissait de ses cheveux. Il coupa le contact, claqua la portière et rangea ses gants. Puis il guetta les environs, l’air incertain :

« -On part de quel côté ? »

__________________________________________________
"Be running up that road...
Be running up that hill...
Be running up that building..."
Running Up That Hill - Chromatics:
 


"He drove. That was what he did. What he’d always do.":
 

"The best therapy is a night drive with music.":
 


Playlist de Viggo --> https://www.youtube.com/watch?v=dX3k_QDnzHE&list=PLNOVwvVqPmPu0OPwa79yZP05A8CYOthcV
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t11103-viggo-nystrom-mei
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Dans des circonstances plus réjouissantes... [PV Satoshi et Ayame]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Comme dans la gueule du loup . . . [PV Shirley, Annabelle, Ayame, Erreur]
» Haïti: un camion plonge dans une rivière, des dizaines de victimes
» ET LA VERITE SORT DU PUIT/SOU MENSONGE DANS GNB CONTRE ATTILA
» haiti dans les annees 50
» Les changements climatiques menacent le tourisme dans les Caraibes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
₪ Académie Keimoo ₪ :: ₪ Event ₪ :: ► See you in ten years :: Dans 10 ans-
Sauter vers: