₪ Académie Keimoo ₪

In a decade, will you be there ?
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Quelque part entre les ombres [pv Sakutaro Satoshi]

Aller en bas 
AuteurMessage
Viggo Nyström

avatar

Genre : Masculin Capricorne Tigre Age : 19
Adresse : 22 Rue Akaiberry, Quartier d'Hebi
Compteur 39

MessageSujet: Quelque part entre les ombres [pv Sakutaro Satoshi]   Ven 22 Juin 2018 - 0:41

« Agence Sakutaro. » C’est ce qui était inscrit avec une adresse ainsi qu’un numéro de téléphone sur le petit papier cartonné que lui avait laissé Naoko Tanaka, la propriétaire du café où il s’était restauré la veille, après l’enterrement de Takeshi. Il se pinça l’arrête du nez avec son pouce et son index, même encore aujourd’hui, il avait du mal à imaginer que le bonhomme était parti… Non, il n’était pas parti : il avait été pris et il ne reviendrait plus jamais.

La police avait gardé son cadavre pendant cinq jours, le temps de l’inspecter, puis on lui avait rendu pour l’incinération. Il y avait ensuite eu cette période de quarante neuf jours durant laquelle les cendres devaient reposer chez un proche. Viggo dormait encore chez lui, le jour où il s’était fait descendre. Il avait donc loué l’appartement pour la durée du rituel tout en cherchant un autre pour quand il serait enterré. Le suédois n’avait jamais été trop porté sur la religion, mais il avait insisté pour que Takeshi puisse être enterré proprement. Et puis il s’était dit qu’il aurait aimé profiter d’une certaine manière de son appartement avant d’être enterré six pieds sous terre pour de bon.

Il s’était dit qu’il attendrait au moins l’enterrement avant de faire quelque chose, afin de laisser du temps à la police, au cas où il y aurait du nouveau. Mais nous étions le lendemain de la dernière cérémonie. Il était dix huit heures passé et il n’avait aucune nouvelle, pas de suspect, pas d’empreintes, rien et à en juger la manière dont l’officier de police qui avait reçu son témoignage avait l’air désintéressé, il en conclut qu’il n’aurait jamais de réponses sur ce qui s’était passé il y a maintenant deux mois. C’était donc à lui de prendre les choses en main.

Seul problème, il n’avait aucune connaissance en termes d’enquête et avait donc cherché quelqu’un qui pourrait l’aider. Lorsque Naoko lui avait donné le carton, la veille, il n’avait pas tilté. C’est seulement en arrivant dans sa chambre d’hôtel qu’il se souvint : Satoshi Sakutaro. C’était lui qui l’avait initié aux arts martiaux, dix ans plus tôt après son arrivée à Keimoo. Il se souvint de leur discussion sur le tatami, le goût de l’eau sucrée à la pomme ainsi que de l’averse, le jour où ils s’étaient rencontrés. Après, ils s’étaient rarement croisé en deux ans à cause de leurs horaires différents au dojo et ne se parlaient jamais très longtemps, quand ils se voyaient. Ils avaient fini par se perdre de vue, après que Viggo ait quitté Keimoo pour l’Allemagne. Néanmoins, il n’avait pas gardé de mauvais souvenir de ce japonais au tempérament calme et aux cheveux blonds, expert en arts martiaux. Peut être serait-il content qu’il avait poursuivi ce sport, entre temps…

Il était donc devenu avocat, à la suite de ses études de droit ? Viggo avait d’abord été sceptique à l’idée de se tourner vers l’avocat, mais Naoko lui avait comprendre qu’il ne se limitait pas qu’à cette activité, alors autant aller le voir, non ? Au mieux, il pourrait peut être faire en sorte que justice soit rendue et au pire, cela lui permettrait de revoir une vieille connaissance qu’il avait pratiquement oublié.

Le suédois rangea la carte dans la poche intérieure de sa veste puis sorti de sa Saab qu’il avait garé juste au pied de l’immeuble et s’approcha de l’entrée. C’est en voyant la plaque « Agence Sakutaro – Avocat », qu’il comprit qu’il était au bon endroit. Alors qu’il arrivait devant la porte en verre devant l’entrée, Viggo aperçut son reflet sur la vitre et s’arrêta dans son élan : il portait un costume bleu marine avec une cravate bordeaux maintenue par une pince sombre. A ses pieds, ses chaussures marrons foncées qu’il venait de cirer s’accordaient avec la couleur de sa ceinture. Il pouvait encore entendre la voix de sa mère lui annoncer « Tu es tout beau, mon chéri ! », son père lui dire « Tu as vraiment l’air d’un professionnel » et sa sœur ricaner « Ah là, elles vont toutes tomber comme des mouches ! ». C’était son père qui lui avait appris à faire ses nœuds de cravate, lorsqu’il avait encore du mal à les faire tout seul. Il lui avait appris à toujours faire propre sur soi afin de faire bonne figure, par politesse pour les rendez-vous d’ordre professionnel.

Viggo avait gardé cette habitude de s’habiller de la sorte pour les rendez-vous, comme avec ses anciens patrons d’écurie, en Formule 1 ou lors de ses examens oraux, à l’université. A vrai dire, s’il portait surtout de temps en temps des costumes, c’était parce que c’était l’un des seuls moyens de se rapprocher de son père. Il avait parfois la sensation de le voir, lorsqu’il croisait son reflet dans une vitre, lui qui était toujours impeccablement habillé.

L’albinos laissa échapper un long soupir : il n’y avait plus que lui maintenant. Lui et ses cicatrices encore visibles après deux mois, sur sa lèvre supérieure et sous son œil gauche, les traces d’une blessure extérieure profonde qui l’était encore plus à l’intérieur. Viggo entra dans l’immeuble et remonta la cage d’escalier avant de s’arrêter devant la porte du bureau. Il se demanda si Satoshi le reconnaitrait : après tout, il avait probablement changé en dix ans, à commencer par sa coiffure, qu’il gardait désormais plus court et coiffée proprement, notamment lors de ses rendez-vous. Les cicatrices étaient loin de l’avoir défiguré et c’était probablement sa démarche qui contrastait le plus avant son lui d’avant qui se tenait souvent penché en avant, les mains dans les poches. Aujourd’hui, il se tenait droit, ce qui mettait beaucoup plus en avant sa silhouette élancée et avançait avec la même démarche que lorsqu’il se dirigeait vers sa voiture, sur les circuits, avec calme et détermination mêlée à une forme d’élégance presque féline.

L’homme réajusta le nœud de sa cravate et posa sa respiration. Puis il toqua doucement à la porte du bureau. Après un instant, il posa la main sur la poignée avant de pousser la porte et de pénétrer dans le bureau à pas feutrés.

__________________________________________________
"Be running up that road...
Be running up that hill...
Be running up that building..."
Running Up That Hill - Chromatics:
 


"He drove. That was what he did. What he’d always do.":
 

"The best therapy is a night drive with music.":
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t11103-viggo-nystrom-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 21
Compteur 565

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Quelque part entre les ombres [pv Sakutaro Satoshi]   Ven 22 Juin 2018 - 17:10

J'étais assis au milieu de la pièce, au milieu d'une grande couverture bleue sur laquelle était étalé mes deux armes que j'avais ramené de mes années militaires. Mon glock 17 était séparés en quatre parties, de sorte de pouvoir le nettoyer efficacement. J’étais justement en train de passer un coup de chiffon sur le ressort, afin de ne pas avoir de mauvaise surprise si j'avais besoin de m'en servir. Je n'avais pas tiré une balle depuis que j'étais revenu en ville, mais il valait mieux faire attention. Et puis j'avais ma licence, mon port d'arme, et mon grade. Si jamais ca tournait mal, je n'avais aucun doute sur le fait que je pouvais rendre un malheureux incidents invisible avec l'aide de deux ou trois relations a Tokyo.

A coté de mon arme de poing, un FN 2000 attendait son tour pour être passé au nettoyage. Je l'avais récupéré après une action commune avec une unité Belges sur le territoire. Un entraînement. C’était un cadeau et je l'avais gardé discrètement. Seul quelqu'un de mes supérieurs étaient au courant que j'avais gardé ça, et c’était tant mieux. C’était facile a transporté, quand c’était démonté, pas très lourd, compact. Bref, une arme parfaite pour moi. Mais je n'étais encore jamais sortis en ville avec ça. J'avais faillis, une fois, a la bibliothèque, mais il y avait bien trop de civil la bas ce jour la.

J'entendais le crissement de la poignée que l'on baissait, et levait la tête dans cette direction. Je sautais sur mes jambes, rabattant la couverture par dessus le matériel. Vêtu uniquement d'un sort pour traîner chez moi, torse et pied nu, je devais avoir l'air de sortir du lit. Mais j'aimais bien cette tenue pour traîner chez moi. Je m'étirais un peu, en poussant le tout dans un coin de la pièce du pied, juste a temps pour voir la porte s'ouvrir.

- Hi hi Domo.

L'homme qui fit son apparition était tiré a quatre épingles. Je le connaissais de nom, et de visage, mais j'avais surtout entendu parlé de lui, ou plutôt, du garage ou il travaillait, ces dernières semaines. Il y avait souvent de sales histoires, mais la sienne semblait sur le haut du tas. Je n'avais pas vraiment lu tout ce qu'il était arrivé, mais il était évident qu'il ne venait pas me voir pour dire bonjour. Le parallèle avec Hibari-san me vint en tête. Trois jours plus tôt, le PDG était également venu me voir. J'allais avoir du boulot. Je m'appuyais contre le bureau en souriant :

- Nyström-san, quel bon vent vous amene ?

Je lui souriais légèrement, en inclinant la tête, puis avouais avec un air un peu désolé :

- En vérité je m'attendais a votre visite. Mais il y a de cela plus d'un mois. Je m'étais dis que vous aviez laché l'affaire, alors c'est vrai que vote visite n’était pas vraiment sur mon planning. Entrez donc, faite comme chez vous. Laissez moi une seconde, nous serons mieux en haut pour discuter.


Je lui désignais l'escalier, avant de prendre la couverture remplit des composants de mes armes, montant a l'étage derrière lui. La porte etait ouverte sur le salon, et je lui désignais le canapé.

__________________________________________________

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Viggo Nyström

avatar

Genre : Masculin Capricorne Tigre Age : 19
Adresse : 22 Rue Akaiberry, Quartier d'Hebi
Compteur 39

MessageSujet: Re: Quelque part entre les ombres [pv Sakutaro Satoshi]   Ven 22 Juin 2018 - 20:35

Lorsqu’il entra dans la pièce, Viggo se demanda s’il ne s’était pas trompé d’étage pendant un instant car le seul homme présent dans la pièce n’était vêtu que d’un short qui dévoilait la musculature ne pouvait appartenir qu’à quelqu’un qui avait pratiqué de l’activité intensive. Mais ce sont ses cheveux blonds sur son visage d’asiatiques qui dissipèrent les doutes : il s’agissait bien de Sakutaro Satoshi, le jeune homme qu’il avait connu il y a dix ans. Il avait vieilli, comme tout le monde et gardait désormais ses cheveux courts… Tout comme lui, en fait. Chose étonnante, il le reconnut immédiatement en l’appelant « Nyström-san ». Ce n’était pas mauvais signe, il ne vieillissait pas plus que tout le monde, c’était déjà ça. Il commença en s’exprimant dans un japonais qui sonnait naturel lorsqu’il parlait :

« -Sakutaro-san, commença-t-il en lui rendant le sourire avec un peu de gêne. Je… J’arrive au moment ? fit-il en penchant la tête sur le côté »

Il s’avança un peu en fronçant les sourcils. Peut être aurait-il mieux fait de prendre rendez-vous. Mais à vrai dire, il avait il préférait venir directement afin de voir s’il pouvait faire confiance au freelancer et prendre rendez-vous avec lui pour une autre fois s’il n’avait pas le temps tout de suite. Néanmoins, les explications de Satoshi le surprirent et cela se ressentit dans sa voix, visiblement assez troublée par la nouvelle :

« -Vous m’attendiez ? »

Et il n’avait pas pris rendez-vous… La propriétaire du café l’avait-elle prévenu ? C’était possible, après tout puisqu’elle le connaissait personnellement. En revanche, Viggo se sentit beaucoup moins à l’aise quand l’homme en short déclara qu’il l’attendait il y a plus d’un mois de cela et cela monta encore un peu lorsqu’il lui avoua qu’il pensé qu’il avait « lâché l’affaire ». Comment pouvait-il être au courant ? Avait-il des contacts à la police ? Cela ne serait pas étonnant, il tenait un cabinet d’avocat, après tout. Avec sa célébrité, lorsqu’il était encore sur les circuits, il s’était habitué à ce que les gens sachent des choses sur lui alors qu’il ne les avaient jamais rencontrés. Mais lorsqu’il s’agissait d’une affaire de cette importance, celui lui procurait la désagréable sensation d’avoir été espionné, peut être même depuis qu’il avait posé les pieds dans Keimoo.

« -D’accord…»

Il monta l’escalier, comme lui avait indiqué le japonais pour rejoindre le salon. Satoshi était juste derrière lui, une couverture bleue dans laquelle il semblait y transporter quelque chose. Du matériel d’entrainement, comme dans le temps, lorsqu’il était au dojo, peut être ? Il n’en savait rien et pour être honnête avec lui-même, il ne préférait pas savoir, pour l’instant. Cela lui faisait bizarre de se vouvoyer de nouveau avec Satoshi, quand ils se tutoyaient, à l’époque. Enfin, ils n’avaient jamais été les meilleurs amis du monde et cela faisait des années qu’ils avaient perdu tout contact. Ce n’était pas vraiment étonnant qu’il ait décidé de réadopter le vouvoiement. Après tout, il était devenu un professionnel qui tenait son propre bureau, alors il devait sûrement se comporter de la sorte. Cela ne lui posait pas de problème, en soi. Au moins ils s’étaient reconnus, c’était déjà ça. Enfin reconnu, Satoshi semblait connaître plus de chose sur lui que l’inverse…

Viggo inspecta le salon du regard, essayant de se figurer le mode de vie qu’avait adopté Satoshi après toutes ses années. Il défit le bouton de son blazer avant de s’asseoir sur le canapé dans une posture droite :

« -Alors… vous avez réussi à devenir avocat, on dirait, déclara Viggo alors que ses yeux scannaient encore le moindre recoin de la pièce. »

Il ne voulait pas vraiment démarrer tout de suite avec « l’affaire du garage », ne serait-ce par courtoisie pour Satoshi afin de ne pas le brusquer. Après tout, cela faisait presque une décennie qu’ils ne s’étaient pas vus…

__________________________________________________
"Be running up that road...
Be running up that hill...
Be running up that building..."
Running Up That Hill - Chromatics:
 


"He drove. That was what he did. What he’d always do.":
 

"The best therapy is a night drive with music.":
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t11103-viggo-nystrom-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 21
Compteur 565

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Quelque part entre les ombres [pv Sakutaro Satoshi]   Sam 23 Juin 2018 - 17:07

Je le regardais un moment. Je n'avais pas pensé qu'il allait être aussi surprit que ça. Je veux dire, c’était un peu mon boulot de connaître tout ce qu'il se passait dans cette ville. Tout le monde voulait des informations. C’était une forme de guerre a part entière. Aussi bien le principal de l'académie, que les différents gangs de Yakuza, que le pdg d'une entreprise en banqueroute. Qu'un ancien garagiste qui cherchait a avoir des informations sur la mort d'un proche.

- J'avais pensé que vous chercheriez des informations. Et souvent, quand on cherche des informations par ici, on termine chez moi. Enfin, j'ai pas le monopole du secteur. Mais je vous voyais pas trop aller voir la famille Habarashi, vous voyez ?


Je souriais doucement, avant de le suivre dans l'escalier. Une fois en haut, il le laissa entrer. C'etait un quatre pièces aussi spacieux que l'étage du dessous, avec un salon, une cuisine, une chambre avec une petite salle de bain, et un débarras que j'avais modifié pour que cela fasse office de salle de sport. Il ne fallait pas perdre la forme après tout, mais avec mon rythme de vie, il n'y avait aucune chance pour que cela m'arrive.

- Faites donc comme chez vous. Je vais chercher du thé.

Je laissais tomber la couverture sur le sol, a coté du fauteuil ou j'avais l'habitude de me mettre pour observer la télé qui se trouvait dans le coin de la pièce, visible du sofa comme du une place. Du thé. J'avais l'impression d'avoir souvent ce genre de phrases, depuis avant hier. J'avais exactement dis la même chose a Takuya. Décidément, je n'étais pas très original. Je mettais l'eau a chauffer en revenant dans la pièce principale, juste a temps pour l'entendre me parler.

- Je suppose oui. Mais bon, je ne pratique plus beaucoup. J'ai d'autres...hum....centre d’intérêt.

Je tombais dans le fauteuil, étirant la couverture pour révéler son contenu. Je récupérais les pièces de mon arme de poing et commença a le remonter tranquillement, sans le regarder, en soufflant sur les pièces de temps a autre. Il voulait la jouer a la discussion amicale, alors que son regard était tellement triste que j'avais l'impression de pouvoir lire l'histoire de sa vie a l’intérieur.

- Et vous alors, c'est l'ancien champion, ou le diplomé de commerce qui vient me voir ? Ou alors c'est l'homme ? Vous m'avez l'air bien seul aujourd'hui, monsieur Nyström.

C'etait sans doute manquer de tact, mais je n'avais pas envie de l'obliger a jouer la comédie aussi longtemps. J'avais la sensation qu'il etait sur le point de pleurer. Je terminais de remonter mon arme et la posait sur la table basse se trouvant entre nous, en tombant au fond du fauteuil, le regardant fixement en silence. Comme pour l'analyser. Finalement, le bruit de l'eau bouillante me rappela a l'ordre, et je retournais a la cuisine, avant de revenir une derniere fois. Deux tasses, quelques parfum d'infusions et de thé, l'eau bouillante, et des madeleines. Je servais les tasses et le laissait choisir ce qu'il désirait, avant de croiser les bras sur le t-shirt gris uniforme que j'avais enfilé en montant :

- Qu'est ce que vous me voulez, mon ami. Je ferais au mieux pour vous aider.


J'avais bien sur ma petite idée.....

__________________________________________________

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Viggo Nyström

avatar

Genre : Masculin Capricorne Tigre Age : 19
Adresse : 22 Rue Akaiberry, Quartier d'Hebi
Compteur 39

MessageSujet: Re: Quelque part entre les ombres [pv Sakutaro Satoshi]   Mar 26 Juin 2018 - 0:18

« -C’est une de vos amies, qui m’a conduit à vous. La propriétaire d’un café, non loin d’ici qui m’à dirigé vers vous… et puis de toute façon, je ne connais pas la famille Habarashi. »

Même si cela ne l’empêchait pas de se faire une idée de quel genre d’individus il s’agissait. Il inspecta la pièce du regard, notant au passage que Satoshi vivait confortablement. C’était même la première fois qu’il venait chez lui, d’ailleurs. Etrange que la vie les ai fait se retrouver pour une occasion aussi triste… Peut être était-ce une manière de lui dire qu’il avait encore des choses à régler dans son passé ? Non, sûrement pas : le destin, ce genre de choses, il n’y croyait pas.

Son regard se promena dans la pièce alors qu’il allait chercher du thé. Un appartement classique, en somme. Cela lui rappelait un peu celui qu’il avait à Stockholm, il y a quelques mois, d’ailleurs. C’était une belle ville, un peu plus fraiche que Keimoo et elle lui avait permis de se changer un peu les idées, les premiers mois après son retour, lorsqu’il y était revenu il y a quatre ans. Il faisait de longues marches solitaires, tard le soir le long du Stockholm Ström ou dans la vieille ville. Il y courait, aussi afin de garder la forme. C’était avec une certaine appréhension qu’il était repassé devant l’immeuble dans lequel il avait passé les trois premières années de sa vie. Il n’avait gardé que quelques souvenirs de l’appartement familial. Des odeurs, quelques sons, quelques images… Mais il n’avait jamais oublié la ruelle qu’ils avaient habités, il y a presque trente ans. C’était gravé dans sa mémoire. Parfois il en rêvait, la nuit et parfois… c’est ce qui l’empêchait de dormir.

D’autres centres d’intérêts ? En même temps, si on l’avait aiguillé vers lui en tant qu’enquêteur, il ne devait plus seulement faire l’avocat dans un tribunal. Qu’avait-il bien pu faire en attendant ? La réponse lui vint sous la forme d’un pistolet, que commença à remonter Satoshi avec la nonchalance la plus totale. Viggo ne connaissait rien aux droits concernant les armes à feu, au Japon. Mais s’il y a une chose dont il était sûr, c’est que ce n’était pas du tout comme aux Etats-Unis où l’on pouvait en acheter dans une boutique spécialisée avec un permis. Avait-il des liens étroits avec la pègre locale ? Cela pourrait expliquer pourquoi on l’avait dirigé vers lui, il avait peut être de l’influence. En attendant, il ne savait pas vraiment comment prendre le fait que Satoshi se montrait devant lui avec une arme et c’est sans doute avec un regard déconcerté qu’il l’observait faire.

Quant à lui répondre s’il était un ancien champion ou un diplômé de commerce, c’était difficile. Il avait toujours eu la sensation d’avoir été coincé entre ses deux statuts. Il n’était pas surpris que le japonais sache pour ses titres, puisque cela avait fait la une, au moins dans les rubriques « sport » des chaines infos et des journaux, à l’époque. En revanche, il fut un peu plus surpris à l’idée qu’il sache à propos de son diplôme… Peut être n’avait-il pas repéré de paparazzis qui l’avaient espionnés à Stockholm ou un élève de sa promotion avait livré l’info pour un magazine people. A vrai dire, il ne lisait jamais ce genre de magazines, alors il ne savait jamais s’il apparaissait dedans. Cependant, il n’excluait pas la piste que Satoshi ait pu…

« -… »

Il ressentit le dernier commentaire de Satoshi comme un crochet en plein dans l’estomac. Ses traits se durcirent tandis que ses doigts se contractaient sur ses jambes, réminiscences des tics qui agitaient ses mains et l’encourageaient à prendre le moindre objet afin de le manipuler promptement. Il cilla quatre fois avant de commencer à baisser le regard pour poser les yeux sur le pistolet que venait de poser le japonais sur la table. Ses traits s’affaissèrent : le masque se lézardait lentement.

Seul. Voilà ce qu’il était désormais. Il ne s’était jamais considéré comme « seul », à proprement parlé. Même s’il ne brillait pas à l’école pour ses résultats ou sa popularité, Sara, Janina et Mikael avaient toujours été là pour lui, à la maison. Ils n’étaient pas du même sang, mais ça n’avait rien changé au fait qu’il faisait partie de la famille. Mais depuis qu’ils étaient partis… Jamais le mot « solitude » n’avait pris autant de sens. Le fait de faire partie de quelque chose d’important, quelque chose qui vous réchauffe le cœur… et l’Atlantique avait englouti tout ça. Il lui restait la tombe de sa sœur, mais ce n’était guère une grande consolation. Puis il y avait eu Takeshi. A peine retrouvés, il était déjà reparti et pour de bon. Tout ce qu’il lui restait, c’était de l’argent qu’il avait hérité et amassé lors de ses heures de gloires. Mais contrairement à la croyance commune, l’argent n’apportait pas le bonheur et les passions que lui permettait d’assouvir sa fortune ne pourraient jamais remplacé cette part de lui-même, peu importe ce qu’il essaierait.

Il parvint à se contenir, mais c’était comme essayer d’empêcher une armoire pleine à craquer de s’ouvrir brutalement. Il fallait forcer, appuyer de toutes ses forces sur les portes afin de les maintenir fermées. Alors que Sakutaro revenait et lui servait du thé et des gâteaux en tout genre, Viggo déclara en levant la tête vers son hôte d’une voix caverneuse :

« -Il n’y a plus que moi, maintenant. »

Il porta une tasse à ses lèvres et sembla réfléchir longuement à sa réponse en dévisageant Satoshi. Le plus difficile, lorsqu’il avait perdu sa famille, c’était qu’il n’y avait personne à blâmer, après les analyses des boites noires de l’avion. Sa colère s’était perdue dans le vide et il n’y avait rien à y faire. Mais pour Takeshi, les choses étaient très différentes, au point qu’il arrivait à Viggo d’envisager une possibilité à laquelle il n’avait jusqu’à présent jamais pensé, si les choses se présentaient mal… Si Satoshi savait pour l’affaire du garage, sa question n’avait que pour seul but que de simuler un échange normal entre un avocat particulier et son client :

« -Je pense que vous savez ce que je veux, mais je préfère vous le dire : je veux que soit rendue pour Takeshi. »

__________________________________________________
"Be running up that road...
Be running up that hill...
Be running up that building..."
Running Up That Hill - Chromatics:
 


"He drove. That was what he did. What he’d always do.":
 

"The best therapy is a night drive with music.":
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t11103-viggo-nystrom-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 21
Compteur 565

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Quelque part entre les ombres [pv Sakutaro Satoshi]   Mar 26 Juin 2018 - 12:38

Alors c’était donc Nao-chan qui l'avait conduit jusqu'à moi. Hum, pas étonnant, j'avais l'impression qu'elle me faisait de la pub plus souvent que je ne le croyais. Enfin, pas que ça me dérangeais. Si il y avait du travail a faire, je le faisais avec joie.

C’était un peu mon objectif de vie maintenant, d'aider comme je pouvais. Je n'avais de toute manière pas grand chose d'autres a faire de mes journées. Pas comme si j'avais une petite amie ou une femme. Pas d'enfants. J'avais une vie d'adolescent, a me balader et faire des conneries a longueur de journée. Sauf que moi, ces conneries la, ça sauvait souvent des vies.

- Je suppose que si c'est Nao-chan qui vous envoie....je n'ai pas beaucoup de raison de vous mettre a la porte.

Alors qu'il semblait songeur, il me sembla vraiment triste. Mais il n'avait pas le monopole. Des gens comme lui, j'en voyais souvent, au cœur d'un combat quotidien a travers la ville. Au moins lui il avait de l'argent. Pas sur que ca le console vraiment cependant. Mais il n'etait pas confronté aux rackets quotidiens. Je n'allais pas vraiment dire cela cependant. Ca manquait clairement de tact.

Plus que lui hein. Je n'avais pas fais de recherche sur lui ou sa famille. Mais il disait ça comme si tout le monde était mort. C’était peut être le cas. Mais je m'abstenais de poser trop de questions pour le moment. Ce n’était pas mon rôle. Tout ce que je savais, c’était la mort de ce garagiste avec qui il travaillait. Takeshi quelque chose. Je l'avais un peu connu après être arrivé. Il connaissait assez les alentours du quartier ou il travaillait pour avoir des informations souvent intéressantes. Enfin, il ne m’était plus d'une très grand utilité, maintenant.

Je devenais vraiment indifférent. S'en était presque inquiétant, il faudrait que je consulte peut être. Au final, je n'avais pas fais la guerre a proprement parler, et je donnais pourtant l'impression de revenir du vietnam. Enfin, une grenade, ou un obus, c’était moins pire qu'un tremblement de terre non ? Il n'y avait rien de pire que ça, de mon point de vu. J'écoutais ce qu'il disait et ne pu m’empêcher de sourire :

- Justice ? Il n'y a pas de justice dans cette ville. Si il est mort, ce n'est sans doute pas par hasard. Il a tr
empé de prêt ou de loin a une famille et il s'est brulé les ailes. Ou alors il n'a pas eu de chance et s'est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment.

C’était presque une habitude dans cette ville. Un mauvais regard, et un coup partait par réflexe. C’était la loi du plus fort, la loi de la jungle. Et dans cette jungle, les gens n’étaient que rarement aussi blancs que l'ont pouvait le croire. Je prenais une gorgée. Thé pèche mangue, un classique, deux sucres. Puis je le regardais a nouveau.

- Vous ne voulez peut être pas savoir ? Vous avez une belle image de lui. Alors pourquoi vouloir soulever le sac poubelle ? Parce que sous ce sac, il y en a souvent des plus petits et qui sentent plus mauvais.

Je devenais vraiment nul en métaphore, mais celle la etait assez imagé pour qu'il comprenne ou je voulais en venir.

- Je veux bien vous aider. Mais ce sera long, compliqué, et sans doute éprouvant. Je ne veux pas vous perdre en court de route.

__________________________________________________

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Viggo Nyström

avatar

Genre : Masculin Capricorne Tigre Age : 19
Adresse : 22 Rue Akaiberry, Quartier d'Hebi
Compteur 39

MessageSujet: Re: Quelque part entre les ombres [pv Sakutaro Satoshi]   Jeu 5 Juil 2018 - 23:04

Il ne sut pas vraiment pas vraiment comment interpréter le fait qu’il n’ait pas été mit à la porte car cette Nao l’avait envoyée à lui. Il se contenta d’hocher la tête dans un mouvement quasiment imperceptible.

« -J’ai du mal à croire qu’il se soit tourné vers ce genre d’individus. Il n’aurait jamais pu leur emprunter par exemple, je lui ai dit que je pourrais l’aider de ce côté-là… »

Après, Takeshi lui avait souvent rit au nez lorsqu’il lui avait dit qu’il pourrait l’aider au cas où les affaires au garage deviendraient difficiles, financièrement. Il n’aurait pas été stupide au point de demander de l’aide à la mafia locale, non ? Surtout que le vieux ne l’aurait pas fait revenir ici en sachant pertinemment qu’il l’exposerait au danger à la même occasion. Non, ça ne ressemblait pas au Takeshi qu’il avait connu. Mais après presque quoi… dix ans ? Rien n’était impossible. Viggo prit une profonde inspiration :

« -Je dois savoir. Je l’ai vu mourir juste devant moi et je n’ai absolument rien pu faire. Je n’ai rien vu venir et… c’est probablement en essayant de me sauver la vie qu’il est mort. »

Il marqua une pause, le regard posé sur l’arme de Satoshi et sembla ailleurs, comme durant beaucoup de nuits, depuis le braquage. Il revoyait le canon du fusil pointé vers la tête de Takeshi. Le regard menaçant sous la cagoule, l’air quasiment impassible de son patron qui semblait à peine impressionné par l’arme. Puis il voyait l’arme pivoter, les mains du japonais qui cherchaient à s’en emparer. Et puis le premier coup de feu. Une détonation fulgurante, puis le coup en pleine tête qui l’envoyait au sol, l’aveuglement temporaire, le bourdonnement des oreilles, la tiédeur du sang qui coulait sur son visage… Puis venait le deuxième coup de feu, un éclat de lumière, un puissant chuintement, dernier vacarme avant le silence assourdissant. La tête de Takeshi explosait, des petits morceaux de chairs virevoltaient un peu partout dans un nuage liquide pourpre et enfin, le corps tombait lourdement, presque au ralenti, sans visage, sans tête… plus rien.

Le suédois se réveillait souvent dans ses draps en pleine nuit et en sueur, depuis ce jour. Il savait comment tout allait se jouer, peu importe l’approche qu’il tentait, le résultat était le même : Takeshi mourrait. C’était quelque chose qu’il n’arrivait pas à se sortir de la tête : quand on lui avait annoncé la mort de sa sœur et de ses deux parents, il n’était pas là avec eux. Il se les avaient imaginés terrifiés à l’idée de mourir, terrorisés, pleurant pendant d’interminables instants avant le crash, envoyant leurs dernières pensées à lui, leur Viggo chéri… ou bien le maudissant, l’insultant de s’être sentis obligés par sa faute d’aller le voir pour brandir un stupide trophée après avoir tourné en rond sur un circuit pendant presque deux heures. Sa seule consolation venait du fait qu’au final, ils n’avaient peut être rien senti, qu’ils n’avaient jamais eu le temps de comprendre ce qui allait se passer. Pas de cris, pas de douleur… Tout s’éteignait d’un coup.

Mais là, c’était une mort en directe. Un spectacle d’une horreur et d’une violence inouï. Une mort d’une extrême violence et impitoyable. On ne lui avait donné aucune chance, pas une once de pitié. Et tout ça pourquoi ? Quelques fichus billets dans une caisse enregistreuse. Viggo sortit de ses rêveries macabres et leva la tête :

« -Peut être qu’il ne sera plus aussi innocent que je ne le voyais, mais ça sera toujours meilleur que la dernière image que j’ai de lui. »


L’albinos prit une gorgée de thé avant de reposer sa tasse :

« -Probablement… Mais j’y tiens beaucoup trop pour laisser tomber. »

__________________________________________________
"Be running up that road...
Be running up that hill...
Be running up that building..."
Running Up That Hill - Chromatics:
 


"He drove. That was what he did. What he’d always do.":
 

"The best therapy is a night drive with music.":
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t11103-viggo-nystrom-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 21
Compteur 565

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Quelque part entre les ombres [pv Sakutaro Satoshi]   Sam 7 Juil 2018 - 16:51

Puisqu'il était déterminé, il n'y avait aucune raison de le repousser plus longtemps. Je soupirais. Il n'avait pas l'air de se rendre compte dans quoi il s'embarquait. Il pouvait être aussi triste, et avoir le regard aussi froid qu'il le voulait, il restait un gosse de riche, qui avait tout eu, puis qui avait tout perdu. Il n'avait absolument aucune idée de ce qu’était la rue. A trop mettre son nez dans les affaires des autres, cela finissait par devenir notre propre affaire. Et contrairement a ce qu'il semblait croire, on pouvait toujours perdre plus. Il n'y avait pas de fond dans le puit. Sauf la mort.

- Bon, j'accepte. Mais je prend très cher je vous préviens. Je prend 3000 Yens de l'heure.

Je souriais légèrement. Il allait être facile a plumer. J'aurais probablement pu devenir riche avec lui. Il avait l'air prêt a tout. Si je lui demandais 10 000 yens de l'heure, j'étais quasiment persuadé qu'il n'aurait rien vu comme problème. Après tout, le meilleur de la ville en la matière avait le privilège de demander le prix qu'il voulait non ? J'étais sans doute trop gentil. Je sortais une cigarette que j'allumais distraitement, avant d'envoyer le paquet a coté de lui, pour qu'il puisse se servir si il en voulait une.

- C’était une blague. Je n'ai pas besoin d'argent. Je vous aiderais gratuitement, en faisant ce que je peux. Ou au pire si je vous fait pitié, vous pouvez toujours me donner ce que vous voulez. Je vais pas non plus me battre avec vous.


J'éclatais de rire, de façon un peu nerveuse, en songeant a la suite. J'allais devoir être méthodique. Il me fallait d'abords des informations, connaître l'emplacement du garage et aller l'inspecter. Savoir dans quelle zone de la ville il se trouvait me donnerait des indices sur qui pouvait bien le contrôler. La ville était divisé en zone a présent. Et ce n’était pas du tout les mêmes qui dirigeait d'un coté l'académie, et de l'autre le port, par exemple.

- On va commencer par aller voir sur place. Enfin je dis on, mais c'est moi. Vous devriez rentrer chez vous, c'est assez dangereux ce genre d'univers. Moi ça ira. J'ai l'habitude, et j'ai le respect des gens. Je ne me ferais pas attaquer sans raison. Mais un homme bourré au as comme vous, vous êtes la poule aux œufs d'or dans une ville pareille.

Je pourrais sans doute aller voir Ryu, il aurait probablement de quoi m'aiguiller, même si il faudrait que j'y mette le prix. Enfin j'avais entendu parler de deux ou trois trucs dans ma surveillance du port, ces derniers jours, alors ca irait, probablement. Je me levais pour aller jusqu'à mon bureau, et y prenait un carnet vierge. Je revenais m’asseoir, et l'ouvrait avant d'écrire des broutilles, puis de remonter mon attention vers le garçon en face de moi :

- L'adresse du garage. Nom et prénom de la victime, ce qu'il a comme famille, comme amis, les gens qu'il fréquente le plus souvent. Hum.....Je suppose qu'il doit y avoir un carnet avec ses clients majeurs. Un petit garage comme ça, c'est souvent la même clientèle qui revient. Et dans cette ville, on évite de prendre des risques en s'adressant a des inconnus sans assurance qu'il est clean. J'écoute, si vous avez une idée de quelqu'un qui pourrait être utile. Il habite au garage, enfin, a coté ? Sinon je veux bien l'adresse de son domicile aussi. Ça peux être intéressant d'aller voir.

Il etait temps de s'y mettre.

__________________________________________________

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Quelque part entre les ombres [pv Sakutaro Satoshi]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Quelque part entre les ombres [pv Sakutaro Satoshi]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le secret de la volonté est quelque part entre la fureur et le calme total.
» Jour 1 - Quelque part entre les ombres
» Si jamais vous avez une centaine de secondes qui traine quelque part . ^^'
» « Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]
» en retard, en retard. j'ai rendez-vous quelque part ! (jin kyung)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
₪ Académie Keimoo ₪ :: ₪ Event ₪ :: ► See you in ten years :: Dans 10 ans-
Sauter vers: