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 Une rencontre, des soucis [Jun]

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Lily Andersan

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MessageSujet: Une rencontre, des soucis [Jun]   Dim 3 Juin 2018 - 20:45

Ca y est, Juin avait pointé le bout de son nez… et de manière plutôt agressive de surcroit. Le soleil était brillant, lourd et violent, ce qui n’est pas au gout de tout le monde. Portant ses éternelles manches longues, Lily avait chaud, très chaud. Ce qui n’était pas normal à ses yeux, dans la mesure où elle avait bien fait attention à enfiler une robe légère à dominance de blanc… Malgré cela, ce n’était visiblement pas assez.

Il était un peu plus de midi, les cours de la matinée venaient de se terminer et nous étions en pleine heure du déjeuner. Cette pause était plus que bienvenue pour la jeune fille qui se fit une joie de quitter sa chaise pour aller s’acheter un petit quelque chose à manger, ainsi qu’une boisson fraiche. Ce dernier point étant le plus important !

Chantonnante et avec son plus grand sourire, Lily fit le trajet jusqu’à la cafeteria. Après une queue assez grande, elle eut le loisir de choisir d’acheter un simple sandwich, ainsi qu’une canette de jus de fruit frais. La dite canette était glacée au toucher, et la lycéenne ne pus s’empêcher de la passer rapidement sur son visage, dans le but de se rafraichir temporairement. Quelle chaleur se répétât-elle.

La pièce dans laquelle elle était semblait climatisée, mais, de ce fait, était également bondée. Comme chacun le sait, la présence de monde et de nourriture au même endroit finit systématiquement en une cacophonie ou chacun parle plus fort que son voisin. Evidemment, cela était aussi normal que compréhensible, mais la petite blonde préférait manger en paix, dans une ambiance plus calme. Sa salle de classe était l’endroit parfait à ses yeux : il y avait toujours quelqu’un pour faire un fond sonore, mais rarement plus de dix personnes, garantissant une certaine quiétude.

Le soleil était à son zénith dehors, aucun moment de la journée ne serait plus chaud que maintenant, raison de plus pour se hâter à rentrer dans sa salle et profiter de sa pause avec ce froid liquide (à moins que ce ne soit le contraire). Et c’est exactement ce que fit Lily, ressassant les rencontres agréables de ces derniers jours.

Plongée alors dans sa bulle, l’écossaise s’assit a sa chaise et profitât de son repas. Etrange… quelque chose était étrange dans cette salle. Il y avait d’ordinaire peu de monde, mais là, c’était silence complet... Tournant alors la tête, elle ne vit personne : la salle était entièrement vide, aucune âme en vue. C’était curieux pourtant, il y avait cours de math cette après-midi et, d’ordinaire, le nombre d’élèves croissait au fur et à mesure que la pause se terminait… pas l’inverse.

Par acquis de conscience, la jeune fille regarda son emplois du temps, toute une classe ne pouvait se décider de sécher un cours, cela était impossible… Alors, aujourd’hui : Français, Anglais, Déjeuner, Sport, Club… Sport ? Comment ça « Sport » ?

Il semblerait que Lily ai fait une petite erreur : elle avait confondue ses cours de l’après-midi avec ceux du lendemain. Le mystère de la salle de classe vide était résolu ! Mais  à quel prix ? La jeune blonde avait toujours eu des soucis en sports et, il faut dire, c’était les rares moments qu’elle n’aimait pas dans sa semaine. Qui pouvait sérieusement courir avec une telle chaleur qui plus est ?

Attendez une minute… Son professeur n’avait pas dit quelque chose à propos de la chaleur la semaine dernière ? Réfléchissant énormément, elle eut sa réponse, réponse qu’elle redoutait, réponse qui lui fit commencer à ronger frénétiquement son ongle de majeur droit : c’était piscine.

Pas question de pointer là-bas, se dit-elle tout en tirant fortement sur ses manches. Hors de question que quelqu’un ne les voit. Mais comment faire ? Bien évidemment, elle pouvait juste faire comme elle avait toujours fait : se cacher jusqu’à la fin du cours, mais elle préférait tenter l’infirmerie d’abord. Peut-être que l’infirmière comprendrait, peut-être qu’elle arriverait à se faire porter pâle.

Se levant précipitamment, Lily couru vers le bâtiment administratif. Aaron lui avait précisément montré ou était ce dernier, et elle s’en souvenait encore suffisamment bien pour ne pas se tromper de chemin. Elle avait encore du temps, mais si jamais cela échouait avec l’infirmière, elle allait avoir besoin d’un peu de temps pour trouver une échappatoire.

L’alliance de la course et de la réflexion n’était pas toujours une bonne idée, la situation qui suivit aurait pu faire exemple de cas d’école. Perdu dans ses pensée et cherchant de manière désespérée la porte de l’infirmerie, elle se sentie percuter quelque chose, quelque chose de mou… Lily avait percuté relativement violemment quelqu’un et s’était complètement vautrée par terre devant la porte de l’infirmerie. Quel dommage qu’elle ne l’ait pas remarqué, trop occupée à essayer de chercher un objet qui était tombé lors de l’impact : ses lunettes.

Tandis qu’elle tâtonnait dans ce monde aux couleurs aussi diffuses qu’informes, elle prit la parole, laissant transparaitre inquiétude, honte, et panique marqué :


« J-J-J-Je suis vraiment désolée, j-j-je v-v-vous avait vraiment p-p-p-pas vu. J-Je cherchais l’inf-f-f-firmerie et-et Je v-v-vous ai pas fait mal au m-moins hein ? V-Vous auriez p-pas vu d-des lunettes ? Je s-suis tellement vraiment d-désoléeeeeeeeee »


Caressant le sol dans le but de chercher cet objet, Lily sentie quelque chose de très petit et mou. Etais-ce du riz ?

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Lun 4 Juin 2018 - 5:38

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La matinée avait été longue, toujours cloitrée dans une salle de cours, j’avais laissé les matières ainsi que les professeurs défilés, sans vraiment y accorder d’attention. J’étais bien trop occupée à penser et à rêvasser pour m’intéresser à la magie de l’arithmétique ou aux exploits des colons au cours des dix siècles passés.

Je me contentais donc de gribouiller sur mon cahier des tas de croquis inachevés, que je ne prendrais jamais le temps de reprendre après, simplement pour me donner une contenance, éviter d’attirer l’attention d’un enseignant qui s’ennuierait.

C’est quand la pause déjeuner sonnait qu’un sourire s’instaura soudainement sur mon visage. Je m’empressais de ramasser brièvement mes affaires, accordant peu d’importance à celles que j’aurais pu égarer en me précipitant de la sorte. Néanmoins, il fallait absolument que je me dépêche, afin d’éviter la foule d’élèves dans les escaliers, et pouvoir regagner mon casier en toute tranquillité.

J’y avais, dès le matin-même, conservé un repas, que j’avais soigneusement préparé moi-même.
J’avais reproduit une recette apprise lors de mon club de cuisine, à savoir des sushis de saint-jacques agrémentés d’une sauce pesto aux pistaches. Un vrai travail de chef, que j’avais raté à quelques reprises, et bien que je n’étais pas certaine du résultat, j’avais mis tout mon cœur à l’ouvrage, et étais bien décidé à affronter le verdict.

Je me dirigeais donc lentement dans les escaliers, parcourant les nombreux couloirs me séparant de l’infirmerie où je souhaitais me rendre. Étonnamment, le geste présent était purement amical, du moins cela venait du cœur, puisque je n’avais aucunement l’intention de gratter une quelconque autorisation pour sécher le moindre cours. Je voulais tout simplement offrir à monsieur Wang de quoi lui témoigner ma gratitude -ainsi que peut être mon intérêt quant à ses propositions lors de notre première rencontre-, pour m’avoir sauvé lors de cette satanée réaction allergique dans son bureau.

Tout ce que j’espérais, c’est qu’il soit présent et ne pas avoir effectué tout ces efforts en vain. Au pire, s’il n’était pas là, rien n’était perdu, je les mangerais toute seule. Mais il fallait avouer que c’était tout de même moins tentant…

Faisant preuve d’une vigilance extrême concernant tous les élèves m’environnant qui n’étaient décidemment pas très habiles avec leur corps en plein changement, je préservais le bento sous mon bras, effectuant plusieurs mouvements de bassin, levant les bras, baissant la tête, évitant tous les obstacles potentiellement nuisibles à la pause déjeuner que je prévoyais.

C’était donc au pied de la porte de l’infirmerie que je me regardais rapidement dans le reflet d’une vitre, histoire de me rendre un minimum présentable.

Évidemment, ma tenue ne correspondait pas vraiment au règlement, dans le sens où mon débardeur baillant laissait apparaître ma poitrine un peu exagérément, et où mon short plutôt court, venait remonter de façon plutôt échancrée, pour laisser apparaître mes collants résilles. Et comme pour vouloir tenter de couvrir un peu le reste, j’avais également opté pour des cuissardes, considérant qu’elles m’habillaient bien davantage que mes pantalons en général.

Mon maquillage légèrement sombre mais restant soft histoire de ne pas trop attirer les foudres du personnel semblait être resté intact depuis la matinée. Je m’adressais alors un sourire, plutôt satisfaite de mon apparence, prête à pénétrer la salle.

C’était la main sur la poignée, un léger soupir poussé que je me retournais, interpellée par un bruit de pas précipité lorsque je vis foncer droit sur moi une chevelure blonde qui n’avait pas vraiment l’air japonaise.

La vélocité à laquelle cette petite chose se déplaçait ne me laissait pas le temps de me dégager que la voilà qui était affalée sur moi, à terre, ayant complétement détruit mon ouvrage.

Je poussais d’abord un cri de stupeur, puis, une fois la tête de la jeune fille plantée sur ma poitrine, je la repoussais avec dédain, secouant mes vêtements avant de parcourir les environs du regard.

La jeune étrangère semblait chercher ses lunettes, desquelles je m’emparais sans ne plus tarder, et ce n’était certainement pas pour les lui rendre. Je la regardais tâtonner le repas qu’elle venait de gâcher sur le sol, balbutiant des excuses dont je n’avais absolument rien à faire. J’étais vraiment déçue et en colère que cette petite idiote vienne interrompre mes affaires.

« On dirait qu’elles te servent à rien ces lunettes, puisque t’es même pas capable de te déplacer sans me rentrer dedans. »


Je continuais d’agiter l’objet tant convoité par ma camarade, les sourcils froncés, attendant de pied ferme une explication un peu plus valable qu’un simple « je suis désolée ».

« Tu viens de gâcher mon repas. J’espère que tu comptes pas t’en tirer comme ça? »


Puis un petit sourire mesquin vint s’instaurer au creux de mes lèvres. Finalement, j’avais beau être terriblement en colère, j’étais désormais plutôt intriguée par la punition que cet être frêle allait bien pouvoir m’inspirer…


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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Lun 4 Juin 2018 - 14:53

Le sol était chargé d’odeurs, certaines fortes, d’autres plus subtiles : cela sentait le poisson cuit, préparé soigneusement avec ce qui semblait être du riz. A n’en point douter, cela aurait été délicieux, si cela n’avait pas été éparpillé au sol justement. Reprenant un peu ses esprits, Lily accumula les informations qu’elle détenait actuellement : courant pour ne pas perdre de temps, elle avait percutée de plein fouet ce qui s’apparentait à une fille, qui avait, dans leur chute, fait tomber son déjeuner. La pauvre, elle devait être affamée maintenant.

Tandis que l’écossaise s’excusait platement, la victime de sa maladresse s’adressa à elle d’un ton sec, masquant à peine une colère profonde, exprimant un reproche s’apparentant plus à une vérité qu’autre chose. La jeune fille se savait maladroite, c’était un fait. Elle-même s’était déjà demandé comment elle pouvait l’être à ce point. Perdue dans ses pensées, elle ne dit rien, voyant sa respiration accélérer d’un coup : elle commençait à céder à la panique. Comment allait-elle pouvoir se faire pardonner de cette bavure ? Comment pouvait-elle faire face à elle après une telle perte ? Et si elle ne se sentait pas bien justement du fait qu’elle n’avait pas mangé ? Que faire ? Que faire ?

Dans ce tourbillon de question, Lily se fit interrompre par un bruit près d’elle, un bruit d’objet n’ayant rien à voir avec la nourriture éparpillée au sol. Une boite à bento aurait fait un son creux, mais ici, c’était plus subtil, plein. Osant à peine regarder la victime de sa maladresse, elle remarqua une forme vaguement noire que cette dernière agitait lentement dans ce qui ressemblait à une main. Cela était probablement une des rares formes que la petite lycéenne reconnaissait dans son état : cette fille avait retrouvé ses lunettes, mais ne semblait pas vouloir les lui-rendre. Exigeant probablement des excuses.

Peu sure d’elle, Lily se releva péniblement et regarda dans la direction générale de son interlocutrice, plissant les yeux et fronçant les sourcils dans le vain espoir de mieux la discerner. Maintenant debout, elle ne vit pas que sa robe était légèrement tachée, ni que du riz était resté collé dessus. Au lieu de cela,  une masse informe vaguement humaine se tenait là, juste en face d’elle, sans bouger autre chose que ce qui s’apparentait à sa main, tenant des lunettes ne lui appartenant pas.

Alors rouge comme une pivoine, l’écossaise s’inclina et pris la parole avec un débit de parole plutôt impressionnant pour qui la connaissait un minimum. Le seul petit souci était qu’entre son bégaiement et son accent à couper au couteau, comprendre son discours demanderait quelques efforts :


« B-B-B-B-Bonjour mademoiselle, je suis vraiment vraiment vraiment vraiment désolée d’avoir gâché votre repas qui sentait super bon. V-V-V-Vous devez avoir vraiment faim du coup. Vous voulez que je vous rembourse ça ? Que j’aille vous acheter quelque chose ? C-C-C-Ca le remplacera pas, mais c’est le minimum que je puisse faire pour vous… J-Je suis vraiment très très maladroite et-et-et je suis vraiment désoléééééééeeeeeeeeee… »


La situation, interrogations, manque de vision, fit complètement céder Lily à la panique : des larmes s’était mises à couler sur ses joues. Heureusement qu’elle était suffisamment penchée, sinon son interlocutrice aurais pu le remarquer… Si tant est que la voix brisée par les sanglots n’ai pas donnée un indice suffisamment évident.


« P-P-Pardonner moi mademoiselle, c-c-c-c’est juste que j-je suis perdue e-et que j-je sais pas du tout quoi faireeeeeeeee… »


Elle poussa un petit cri : instinctivement et sans vraiment s’en rendre compte, elle venait de recommencer à se ronger frénétiquement le pouce…

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Lun 4 Juin 2018 - 19:58

Celle qui plus tôt venait de renverser les mets que j’avais pris le soin de préparer semblait vraiment perturbée par ce petit incident. Au moins, même si cette action ne m’enchantait guère, je pouvais être certaine qu’elle ne cherchait pas à me faire la guerre, qu’elle était tout simplement abominablement maladroite. Mais je n’allais pas lui pardonner si facilement pour autant. Et puis après tout, peut être qu’elle jouait un rôle et qu’elle avait prit un malin plaisir à me rentrer dedans…

De plus, elle m’avait tout de même blessée. Je m’étais cassé les côtes en début d’année, lors de l’incident au centre commerciale, et cette dernière avait plongé la tête droit dedans. Je continuais de la regarder, toujours fâchée, faisant tournoyer ses petites lunettes rondes, qu’elle cherchait vainement.

C’est quand je compris qu’elle avait capté que c’était moi qui les possédais qu’un petit sourire se dessina sur mon visage, alors qu’elle se relevait, rouge comme une tomate, proposant de me racheter un repas. Je levais un sourcil, toujours à terre, m’adossant contre un mur, en soupirant :

« L’argent ne saurait remplacer ce que tu viens de détruire. C’est mon temps que tu viens d’éparpiller sur le sol. »

Puis, lui attrapant la main, je la tirais vers moi avec une force à moitié contrôlée, de sorte à la faire agenouillée près de moi.

Des tas de grains de riz étaient rester collés à ses habits, et dans sa chute, perlaient sur le sol. Un peu écœurée par l’odeur des mets, mélangées à la poussière de l’établissement scolaire et aux nombreux désinfectants de l’infirmerie, je reniflais nonchalamment.

Elle m’annonça qu’elle était perdue, avant de pousser un cri surprenant tout en se rongeant les ongles. Un peu répugnée par cet être qui semblait à la fois complétement déboussolé et fragile, je la regardais, un peu surprise, sans bouger.

Je passais alors ma main sur sa joue, pour ramener une mèche rebelle de ses cheveux derrière son oreille. Je glissais finalement ses lunettes au bout de son nez, juste histoire de lui permettre de discerner les traits de mon visage. Je voulais qu’elle se souvienne.

« C’est mieux comme ça non? »


Mes yeux glacials plongés dans les siens, j’esquissais un doux sourire, aussi soigné que les lents gestes que j’effectuais, avant de lui reprendre ses lentilles. Elle venait certainement de penser que tout était facile, et je comptais bien savourer sa descente en enfer.

« Si tu veux te faire pardonner comme tu prétends le désirer, il va falloir faire tes preuves. »

Puis je la poussais sur le sol, assez doucement pour éviter qu’elle ne se casse la mâchoire, tout en gardant le contrôle en m’agrippant à sa nuque.

« J’apportais ce repas à quelqu’un en fait. Je voulais savoir s’il était bon. Maintenant, je ne peux plus lui remettre dans cet état… »

J’affichais une moue légèrement triste, tout en prenant une voix faussement déçue. Puis je continuais, d’une voix bien plus suave, comme si je savourais déjà sa réaction :

« Je crains qu’il ne me faille un autre cobaye. On peut dire que tu tombes bien. »


Je laissais mon petit rire résonner dans le couloir vide avant de s’éteindre. Par chance, vers cette heure, je ne risquais pas de me faire prendre par de potentiels témoins, étant donné que tout le monde était dehors, à la cafétéria, ou dans leurs salles respectives.

« Tu vas manger ces grains un par un. »

J’accentuais cette phrase d’une voix roque, histoire de lui faire comprendre qu’elle n’avait plus le choix. Finalement, la plus à plaindre dans cette histoire, ce ne serait certainement pas moi…

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Lun 4 Juin 2018 - 22:45

Cette fille était visiblement très en colère, en même temps, il y avait de quoi : c’était la maladresse de Lily qui avait provoqué cette catastrophe. Alors adossée contre le mur, elle exprima une phrase concernant non pas l’argent, mais le temps passé à faire ce repas, désormais totalement éparpillé aux quatre coins de ce couloir. Cette voix était si froide, si autoritaire… si triste en un sens.

Dans ce genre de cas, un sourire calmait souvent, faisant réaliser à la personne que tout n’était dû qu’a une simple maladresse… Mais, dans ce cas présent, Lily n’avait pas le cœur à rire, trop occupée à voir des interrogations tournoyer violement dans sa tête.

C’est alors que l’écossaise senti quelque chose la ramenant à la réalité, la masse humaine lui servant d’interlocutrice avait saisie sa main et tira vers elle avec une force suffisamment conséquente pour l’attirer à nouveau au sol, près d’elle.

Encore perdue dans ses sanglots, la jeune fille avait tenté d’expliquer sa situation, tout en reprenant ses vilaines habitudes. Ceci eut pour effet de lui provoquer un léger saignement tandis qu’elle attendait un signe de la part de cette fille, dont la colère était légitime.

Un geste calma Lily, cette fille blanche de cheveux commençait à lui caresser doucement le visage, comme si rien de tout cela n’était grave, l’invitant à juste se détendre, chose qui arrivât. Peut-être l’avait-elle pardonnée finalement. Cette pensée fut confirmée par le fait qu’elle lui posât délicatement ses lunettes sur le nez : enfin Lily y voyait net.

Deux choses était à remarquer : cette fille était plutôt jolie, elle avait un visage fin et maquillé subtilement, mettant en valeur deux très beaux yeux. L’autre chose à remarquer était justement ses fameux yeux, leur couleur était aussi rare que magnifique. Un bleu glacier, extrêmement pale. Elle toisait la jeune fille d’un regard faisant froid dans le dos, mais l’on pouvait également y déceler une certaine beauté. Elle souriait, un sourire doux et gentil, invitant l’écossaise à faire de même, lui adressant son plus grand sourire.


« O-Oui c’est beaucoup mieux mademoiselle, merci de m’avoir rendu mes lunettes, c’est vraiment gentil de votre part. Si je peux, je trouve que vous avez de jolis ye – hein ? »  


Eclat de stupeur et d’incompréhension tandis que la jeune fille se retrouvait à nouveau plongée dans ce monde qu’elle n’appréciait pas : ses lunettes venaient à nouveau de lui être arrachée, tandis qu’elle entendait ce que désirait cette belle fille. Visiblement Lily allait devoir faire quelque chose pour se faire pardonner…. mais quoi ? La était toute la question. Maintenant son sourire, elle se gratta légèrement la tête tout en penchant cette dernière. Qu’allait-elle devoir faire ? Pourquoi lui avoir repris ce qui était aussi vital que ses yeux ?

Mais, pas le temps de parler que déjà la scène continuait, sentant une pression derrière la nuque, l’écossaise fut plaquée au sol sans réel ménagement, ni douleur particulière. L’odeur de poisson venant de la nourriture éparpillée au sol se faisait forte et un peu plus désagréable au fur et à mesure que le temps passait. Pas encore au point de provoquer des haut-le-cœur, mais c’était à signaler.

Et c’est alors que cette fille expliqua ce qu’elle attendait de Lily pour obtenir un éventuel pardon : elle allait devoir manger le résultat de sa propre maladresse. Et pas n’importe comment non, un par un… cella risquait de prendre du temps, beaucoup de temps. Il était normal de demander une certaine forme de rétribution, mais cela n’allait pas trop loin ? N’était-ce pas de la méchanceté à ce niveau-là ? Dans tous les cas, la jeune fille pris la parole, déglutissant d’un certain dégout et s’exécutant lentement.


« D-D’accord, j-je vais le faire mademoiselle. Je vous ai mise en colère alors je suppose que c’est normal… non ? Mais, je vais avoir besoin d-de mes lunettes pour pouvoir y arriver… vous pouvez me les rendre s’il vous plait ? Je suis vraiment désolée… »  


Continuant un léger sourire, autant pour se rassurer elle que sa nouvelle rencontre, le visage de la jeune lycéenne parlait pour elle : cela aurais pu être bon. Oui, « cela », et ce pour une raison simple : la poussière ambiante ainsi que le coté ultra aseptisé de cet endroit donnait un sale gout à tout cela. Chaque grain était pire que le précédent, crissant contre les dents…

Lentement mais surement, c’est ce qui résumait le mieux l’action en cours. Mais après deux bonnes minutes, qui semblaient paraitre une éternité pour l’écossaise, elle ne trouva plus de grain sous ses tâtonnements. Il y en avait surement d’autres, mais impossible de les trouver dans ces conditions.

Déglutissant une dernière fois, elle regarda cette fille qui ricanait doucement, sans vraiment comprendre pourquoi, elle allait devoir lui dire quel gout cela avait…


« C-C-Ca aurais pu être super bon si je n’avais pas tout renversée mademoiselle… J’en suis vraiment encore désolée… Euuuh, est ce que vous auriez un peu d’eau s’il vous plait ? »  


Cette dernière question avait autant pour but de calmer les esprits, changer de sujet et aussi pour réellement faire passer ce gout qui restait dans sa bouche. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle avait repris son sourire.


« C-C-C’est bon mademoiselle, on est quitte maintenant ? »


Lily avait seulement une grande incertitude dans la voix, rien de plus, essuyant une petite larme de sa manche.

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Mar 5 Juin 2018 - 23:25

Alors que j’avais feint la pardonner, après l’avoir bien fait culpabiliser d’avoir éparpiller mon temps aux quatre coins de se couloir, cette dernière, complétement crédule, se mit à me remercier. C’était le doux et beaucoup trop mignon sourire qu’elle m’affichait que je prenais un malin plaisir à détruire à nouveau, lui ôtant les lunettes que je venais de lui remettre.

Cependant, cette dernière, plus idiote qu’elle ne le paraissait, le maintenait, espérant peut être me faire changer d’avis suite à cette candeur irréprochable. J’étais plutôt intriguée par cette réaction. Je n’étais pas vraiment du genre à torturer tous les passants que je pouvais trouver, mais en général, on attendait une réaction de panique, de crainte, ou même de rébellion. Or, cette dernière semblait tout à fait sereine, bien qu’un peu déboussolée, mais vraiment pas méfiante quant à ce qui l’attendait. Comme si elle acceptait la sentence avant même qu’elle ne soit énoncée. C’était drôlement étrange à mon sens, vraiment étrange.

C’est alors que je l’écoutais accepter, toujours en bégayant, ma demande, tout en me demandant si je pouvais lui rendre ses lunettes pour qu’elle puisse effectuer ma requête. Je restais immobile, ne gaspillant pas ma salive pour lui refuser ce geste, tout en continuant de la scruter, pour voir si vraiment, elle s’exécuterait.

Les yeux grands écarquillés, la regardant s’agenouiller pour lécher les grains un par un, un soudain sentiment de pitié s’instaura dans mon cœur, qui n’avait plus l’âme à s’amuser. Je commençais vraiment à me demander si elle trouvait cela normal, car elle agissait exactement comme si tel était le cas. Je n’en revenais pas. Jusqu’où était-elle donc prête à aller ?

Même si je commençais à la prendre un peu en pitié, mon esprit toujours prêt à entamer de nouvelles expériences me criait qu’il fallait la pousser à bout, histoire de voir à quel point elle pouvait être capable de m’obéir.

Je m’approchais d’elle à nouveau, la relevant en lui tirant légèrement les cheveux, puis lui remettais ses lunettes au bout de son nez, d’une façon bien moins délicate que précédemment. Elle m’attendrissait et m’énervais tout à la fois. Comment pouvait-elle se faire diriger de cette façon ?

Je soupirais, puis lui répondais :

« Non, j’ai pas d’eau. Mais puisque tu a soif, je t’emmène avec moi. Je connais un endroit où on en trouve très facilement. »

Puis je lui adressais un méchant petit sourire mesquin, avant de la prendre brutalement par la main, et de la trainer vers moi. J’écrasais les nombreux grains restant au sol, me souciant peu de l’hygiène des lieux. Juste en face de l’infirmerie se trouvait la porte des toilettes. Je la trainais donc avec moi dans ces dernières, puis lui désignais les WC.

« Regarde, c’est un peu comme un puit. Tu plonges tes mains en forme de bol, puis tu rapporte à ta bouche ! »

Tout en lui expliquant la petite idée que j’avais eu en tête, je reproduisais les gestes, sans bien sûr m’approcher des toilettes. Puis je lui parlais d’une voix forte et clair, un peu comme si je la prenais pour une idiote, car c’était clairement le fond de ma triste pensée à cet instant.

Puis je continuais de la regarder, avec beaucoup d’insistance, me tenant sur le pas de la porte, histoire d’empêcher une fuite éventuelle, ne sachant absolument pas à quoi m’attendre, et n’ayant pas vraiment conscience des dangers que j’encourrais à inciter de la sorte une jeune élève à s’abreuver dans des sanitaires. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’elle se rebelle…

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Lily Andersan

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Jeu 7 Juin 2018 - 12:38

Elle n’avait pas souhaité lui rendre ses lunettes. Toute bêtise méritait punition, cela était un fait, et c’est par cela que Lily avait toujours vécue. Il était logique que cette fille réclame quelque chose en échange, mais cela n’allait-il pas trop loin ? Peut-être pas, peut-être était-elle trop triste à propos de son repas pour vraiment réfléchir, peut être que c’était comme cela que l’on faisait ici. Dans ce dernier cas, la jeune fille n’était pas certaine d’apprécier cette « tradition ». Cela pouvait être dangereux de manger par terre comme cela, il était dingue que personne n’ai pensé aux différentes maladies et autre choses que cela pouvait entrainer. Si l’on ajoutait à cela le fait que jamais elle n’ait entendu parler de cela avant, au vu de tout ce qu’elle avait consommé en termes de japanimation et autre livres, sites sur ce pays, Lily ne croyait que très moyennement en cela.

Toujours était-il qu’elle se relevait doucement, le visage légèrement crispé par ce gout absolument immonde qu’elle venait d’ingérer. Elle avait terminé cette tâche, elles étaient quittes maintenant non ? En tout cas, c’est ce qu’elle exprima, espérant récupérer ses précieuses lunettes. Tout ce temps passé à essayer de se concentrer sans ces dernières avait donné un début de mal au crane carabiné. Mais son interlocutrice n’avait pas à savoir cela, du moins pas pour le moment.

Sans crier gare, la masse blanche s’approcha de Lily abruptement et cette dernière sentie quelque chose lui attraper ses cheveux. Quelque chose de fin, comme des doigts et quelque chose de massif, sans doute la paume qui allait avec. Au final, empoigner serait un mot plus juste pour être honnête, serrant fort, mais pas violemment non plus. Soudain, Lily vit une masse s’approcher rapidement de son visage, lui faisant fermer les yeux. Un léger choc se fit sentir, et l’instant d’après, elle y voyait clair. L’inconnue lui avait rendu, de manière peu sympathique, son principal outil de vision.

Un soupir et une voix sèche, le tout se terminant par une pointe d’amusement… De l’amusement ? Non, cela était impossible, elle devait surement se tromper. Toujours était-il que cette fille savait où trouver de l’eau, et cela était vraiment appréciable. Souriante quant à l’information, Lily vit ce dernier diminuer quand l’inconnue lui saisit brutalement la main l’attirant avec elle derrière une porte. Elle avait une sacrée poigne, causant une légère douleur. Bon, cela pouvait arriver d’être si excitée d’aider que l’on ne contrôlait pas sa force, en tout cas, l’écossaise avait déjà ressentie cela.


« M-Merci beaucoup. C’est vraiment gentil à vous de m’aider vous savez… m-mais vous me serrez fort vous savez mademoiselle… »


Des toilettes, bien, il y avait toujours un robinet… mais pourquoi l’amenait elle dans une cabine ? Faire un bol avec ses mains ? Elle… Elle ne lui demandait tout de même pas de boire dans les toilettes ? Au vu du style de l’explication, très claire, pas de doute possible.

Boire dans les toilettes, quelle idée aussi étrange que saugrenue. Si c’était bien de l’eau potable qui était utilisée, puiser dans la cuvette, pleine de batteries et autres choses du style... sans parler de la propreté extrêmement discutables de ces toilettes.

Cela relevait de la folie, et elle était si sérieuse en l’expliquant. Non, cela était impossible… se pourrait-il que c’était comme cela qu’elle buvait ? Comment quelqu’un pouvait se persuader que boire dans les toilettes était une bonne chose ? Surtout quand il y avait un robinet d’eau propre juste en face. Ne savait-elle donc pas s’en servir ? Ou même acheter une bouteille d’eau ? Le manque d’argent peut être. Beaucoup de choses peuvent être faites pour compenser une entrée d’argent modeste, la jeune fille ne le savait que trop bien.

Complètement incrédule, Lily pris la parole d’un air aussi étonné que sérieux, affichant un sourire compatissant et gentil :


« Euuh, mademoiselle, vous savez que c’est pas bon de boire dans les toilettes, vous pourriez tomber super malade et ce serait vraiment dommage. Et puis, je veux pas être méchante, mais le gout ne doit pas être très agréable non plus, hein ? Si vous voulez, je peux vous montrer comment acheter une bouteille d’eau, je pourrais même vous en offrir une si vous le souhaitez, j’ai pas trop d’argent, mais ça me ferait plaisir ! Vous savez, je sais ce que c’est de pas avoir trop trop de sous, donc si vous préférez, je peux vous montrer comment vous servir d’un robinet… »


Elle semblait vraiment sincère dans son propos, ayant, comme à son habitude, comprise de travers que son interlocutrice souhaitait. Cependant, une chose était sur : aucune méchanceté ni désir de prendre la fille en face d’elle pour une imbécile ne se lisait sur son visage.

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Ven 8 Juin 2018 - 17:52

La jeune fille qui m’avait obéis sans se manifester commençait à m’adresser un beau sourire lorsque je lui rendis ses lunettes, de façon quelques peu violente, avant de lui promettre de l’abreuver à présent. Cette dernière pensait certainement que nous faisions une trêve, que nous étions quittes.

Mais finalement, je n’étais même plus fâchée. Tampis pour Lee, il attendrait. En attendant, moi, je ne comptais pas laisser s’échapper mon nouveau rat de laboratoire. Je comptais bien expérimenter ses limites, qui semblaient être bien plus élastiques que celles de la plupart des gens que j’ai pu côtoyer.
En sommes, on aurait pu dire que cette jeune fille me fascinait… à sa manière.

Alors que je la trainais dans les fameux sanitaires, cette dernière se plaignais que je la serrais trop fort. Ne me penchant pas vraiment sur les complaintes qu’elle avait à m’adresser, je continuais de la serrer jusqu’à ce que nous arrivions à destination. C’était donc ainsi que je la lâchais, toujours aussi brutalement que je l’avais trainée.

Il était vrai qu’il m’arrivait souvent de ne pas savoir contrôler ma force. Par chance, je n’étais pas vraiment du genre baraqué, je ne pouvais donc pas vraiment blesser mon entourage. Du moins, pas aussi intensément qu’il me serait arrivé de le vouloir.

Mes explications faites quant à ce que j’attendais de cette demoiselle, cette dernière eut comme un léger moment d’arrêt, et me regardait, complétement abasourdie par ce que je venais d’énoncer.

Je soupirais donc, faisant passer ce dernier pour une marque d’exaspération voir d’impatience, alors qu’au fond, il s’agissait d’un soulagement. J’étais vraiment soulagée qu’elle ne m’obéisse pas aussi facilement que pour les grains de riz. Évidemment, il allait falloir jouer les durs pour conserver son respect, pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas à se rebeller contre moi, mais qu’il ne fallait pas pour autant écouter et obéir aux ordres de n’importe qui.

J’étais consciente que les gestes que je lui avais imposés plus tôt pouvaient s’avérer dangereux, et même si elle avait eu le don de m’énerver à l’excès -et ce étant particulièrement dû à mon sang chaud-, je me sentais un peu coupable de l’avoir malmenée de la sorte. Après tout, elle avait l’air vraiment jeune. Mais sa naïveté continuait de m’insupporter. En fait, pour moi, elle sonnait tout bonnement faux.

Si je n’aimais pas particulièrement qu’on ne m’obéisse pas, je crois que je préférais tout de même les rebelles en herbe que les faux-gentils, qui vous salissent derrière, se donnant des airs de parfaits innocents. Ne connaissant pas plus que ça cette enfant, c’était dans cette catégorie que je l’avais rangé, et elle avait le don d’hérisser mes poils à chaque sourire forcé qu’elle m’adressait.

Mais c’est bien lorsqu’elle se mit à faire son petit discours que la haine fusa en moi. Elle avait osé me dénigrer, me traiter de pauvre et d’idiote à la fois, m’expliquant qu’elle pouvait m’apprendre à utiliser un robinet. Son discours était tellement absurde qu’il n’y avait plus aucun doute possible : elle se foutait vraiment de moi.

Je me mis alors à rire, frôlant presque la crise d’hystérie, face aux propos de la jeune fille. Puis, je la prenais par le col de sa robe vraiment démodée, la plaquant contre la porte des WC que j’avais au préalable fermée.

« Tu caches bien ton jeu. Dire que j’ai faillis culpabiliser tout à l’heure… En tout cas, tu fais fort ! Faut dire que t’as quand même obéis pour le riz. Tu joues tellement bien les victimes, c’est pas possible ! »


Puis je la relâchais doucement, lui adressant un sourire mesquin légèrement effrayant. En fait, j’en venais presque à admirer la performance qu’elle venait de me donner. Et je commençais même à être fière d’elle, décelant un esprit purement machiavélique et intelligent qui ne demandait qu’à sortir de ce corps d’enfant.

« J’avoue que tu te débrouilles bien. Mais tu peux pas faire ça sur n’importe qui, compris ? »


Puis je soupirais. Elle m’avait quand même pris pour une idiote, mais je ne lui en voulais pas, du moins pas pour cette fois. Cependant, il fallait que je sois claire : la prochaine fois, ça ne passerait pas.

« C’est quoi ton nom ? »

Puis plantant mes yeux dans les siens, je proposais, avec une certaine insistance :

« Je pourrais t’apprendre à te défendre autrement. Ça doit être fatiguant de jouer tout le temps la comédie… »


Son mentor. Voilà que j’avais de drôles d’idées maintenant. Mais, bien que je ne connaissais absolument pas cette jeune fille, elle avait un petit quelque chose presque attachant…
Et du potentiel.

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Sam 9 Juin 2018 - 0:56

Comment quelque chose d’aussi basique qu’acheter une bouteille d’eau ou boire à un robinet pouvait ne pas être acquise pour quelqu’un ? Qu’est ce qui était arrivé à cette fille pour qu’elle prenne l’habitude de s’abreuver aux toilettes ? Elle devait sans doute manquer sans d’argent… ce qui expliquait pourquoi elle avait été autant en colère quant au repas renversé plus tôt.

Toujours était-il que cette demoiselle semblait avoir besoin d’aide, et c’est exactement ce que Lily lui proposa. Cette dernière savait ce que c’était de vivre dans une famille très modeste, et il n’y avait aucun mal à se serrer les coudes, n’est-ce pas ?

Cependant, la jeune fille vit une réaction pour le moins…. inattendu. Son interlocutrice fit un rictus marquant une profonde colère, suivi d’un rire. Un rire frénétique, faisant limite froid dans le dos. Elle riait tant qu’elle prit appuis contre le mur. Lily se sentait un peu perdue et ne dit rien, se contentant de pencher légèrement la tête tout en regardant, perplexe, la jeune femme en face d’elle. Que se passait-il ? L’écossaise n’avait pourtant pas tenté une plaisanterie ou autre, donc pourquoi riait elle comme cela ? Même ses plus gros fou-rires avec son amie de toujours ne l’avait pas fait éclater de rire de cette manière.

Apres que cette fille décidément bien incompréhensible se soit calmée, elle attrapa Lily par le col de sa robe et la plaqua, sans réelle délicatesse, contre la porte, avant de prendre la parole.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’écossaise ne comprit absolument rien de ce que lui disait cette femme. Si les mots individuellement avaient chacun leur sens, le mélange rendait quelque chose d’étrange… comme si elle employait une grande série d’expression sans que cela n’ait de rapport avec la situation. Bloquée dans une incompréhension se lisant clairement sur son visage, Lily ne répondit rien. Lâchant alors doucement sa prise, elle continua, lâchant une phrase presque aussi obscure que la précédente.

Tandis que la mystérieuse chevelure blanche soupirait, la jeune fille fit un rapide point dans son esprit. Elle se savait être capable de réfléchir vite, et bien il était le moment de l’utiliser. L’écossaise rassembla divers mots-clés du monologue auquel elle avait assisté : « Cacher son jeu », « Obéir », « Jouer les victimes », « faire ça sur n’importe qui »…

Cacher son jeu, que souhait-elle dire par cela ? En quoi Lily cachait un jeu ? Et de quel jeu s’agissait-il d’abord ? Se pourrait-il qu’elle considérait tout ce qu’il s’était passé comme un jeu ? Oui mais pourquoi le cacher ? Et en quoi la jeune fille était responsable… Passons à la suite, peut être que cela s’éclairera de lui-même.

Obéir. Celui-là était facile. En effet, après avoir fait une erreur, il était normal de se racheter, faire un geste envers la personne qui était en position de victime. C’était la première étape vers le pardon avec les excuses. Apres, on ne pouvait pas obéir à tout et n’importe quoi non-plus, cependant, force était de constater que Lily avait une définition très approximative du « tout et n’importe quoi ».

Jouer les victimes. Par définition, une victime était quelqu’un qui s’était fait léser par quelque chose ou quelqu’un. Comment pouvoir jouer ça ? En quoi cela était un jeu ? Et en quoi Lily était concernée par cela ? Cette dernière était déjà incapable de mentir pour la moindre petite chose, alors simuler la victime ? Impossible, juste, impossible.

Quant à la dernière expression clé, et bien, évidemment qu’il  ne fallait pas renverser le repas des gens. Ce n’est pas parce que cela lui était arrivé que cela devait se reproduire… d’autant que la contrepartie était vraiment gustativement immonde. Cependant, le dire de cette manière impliquait qu’il était possible de priver certaines personnes de leurs repas, ce qui était tout bonnement impensable.

Complètement absorbée par ses réflexions, la réalité rappela à l’ordre Lily, qui sursauta légèrement, tant pis pour le bilan, il se ferait sur le tas :


« Euuuh, ben je m’appelle Lily Andersan mademoiselle, et-et vous comment vous vous appelez ? »


Reprenant son légendaire sourire, la jeune fille écouta ce que lui disait son inconnue, à propos de se défendre et de jouer la comédie, ce qui n’était vraiment pas pour arranger les réflexions déjà perturbées de l’écossaise. Les yeux dans les yeux, cette dernière transmit sans le souhaiter toute son incompréhension, tandis qu’elle recevait une certaine forme d’intérêt et de curiosité.


« A-Alors, qu’est-ce que vous voulez dire par « défendre » mademoiselle ? Parce que je dois vous avouer que j’ai pas tout tout compris à ce que vous venez de me dire. Mais, vous avez l’air super forte et gentille et tout ça donc je suppose que je pourrais accepter d’apprendre avec vous, ça pourrais être intéressant. »


Tirant sur ses manches, la jeune fille souriait sincèrement, et laissait transparaitre un certain soulagement : la situation s’était considérablement détendue et il fallait reconnaitre que cela faisait du bien. Et puis, apprendre auprès de cette femme pouvais se révéler intéressant. En effet, bien qu’heureuse de son état, l’écossaise savait que sa confiance en elle était toute relative et cela lui ferait peut être du bien d’en avoir un peu plus.

Tandis qu’elles sortaient des toilettes, elle se risqua une question :


« A-Au fait, vous vouliez dire quoi exactement par « jouer la comédie » mademoiselle ? Parce que je trouve pas du tout ça fatiguant de faire comme je fais d’habitude »

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Lun 11 Juin 2018 - 22:55

Complétement obnubilée par le personnage que la jeune fille s’était créer, je ne cessais de la jauger du regard, tentant de comprendre comment elle pouvait avoir une telle maîtrise d’elle-même pour porter, agir et parler en adéquation avec la jeune et fébrile petite fille qu’elle incarnait. Décidemment, je m’étais terriblement bien faite avoir, mais j’en étais étonnamment contente. Qui aurait pu penser que je ferais une telle rencontre dans le coin d’un couloir ? Moi qui pensais manger tranquillement un plat et faire les beaux yeux à l’infirmier, voilà que tous mes plans paraissaient terriblement ennuyants par rapport aux activités de la jeune inconnue.

Cependant, alors que je lui témoignais toute ma reconnaissance et mon respect quant à sa performance, cette dernière ne semblait pas vouloir décrocher de son rôle, et me regardais, le regard plein de fausse innocence, la tête légèrement penchée, comme ces jeunes filles candides dans les mangas.

Je plantais néanmoins mes yeux dans les siens, avec une énergie se voulant convaincante, histoire de lui montrer que je l’avais démasquée, que moi aussi je pouvais être particulièrement mesquine, et qu’elle n’avait pas à continuer devant moi. Malheureusement, mon petit discours n’avait pas l’air de la touché plus que ça, en fait, elle poursuivait dans son rôle, ce qui commençait vraiment à m’énerver.

Je ne comprenais pas pourquoi elle continuait après tout ce que je venais de lui dire. Je respirais de façon un peu plus intensive, tentant de calmer mes esprits, pensant qu’il lui fallait peut être un certain temps pour marquer la transition entre son personnage et sa vraie personnalité. Après tout, comme je venais de le faire remarquer, ce devait être épuisant…

C’est alors qu’elle sauta sur l’occasion de répondre à ma question. Elle s’appelait Lily Andersan. On voyait déjà à ses traits qu’elle était étrangère, et son nom ne fit que le confirmer. Cependant, j’ignorais s’il s’agissait de sa véritable identité, ou si, par prudence, elle m’en avait adressé un faux. Un sourcil légèrement surélevé, je tentais de la cerner, mais la spontanéité dont elle faisait preuve venait tout compliquer. Quoiqu’il en soit, il ne fallait pas que je lui révèle le mien, au risque de me faire avoir. Après tout, elle était bien plus maligne qu’elle ne le paraissait, et, même s’il m’est difficile de l’avouer, à cet instant, je la craignais.

Je continuais de la regarder, le regard moins expressif que précédemment, simplement agacée qu’elle continue de me prendre pour une idiote. Je décidais donc je jouer moi aussi un petit rôle, et lui adressais un faux sourire, tentant d’imiter le sien, avant de répondre, la voix bien plus aigüe et enjouée que d’habitude :

« Moi c’est Val… »

Je marquais un temps d’arrêt. Cela faisait un petit moment que je n’avais pas pris mon nom de scène, et je me sentais coupable de l’employé pour continuer mes gamineries. Ce n’était pas du tout la vie que je m’étais promis de lui rendre. Je poursuivais alors, me grattant l’avant bras, histoire de marquer une fausse gêne :

« Moi c’est Rea. »

Bien, maintenant je m’étais moi aussi inventé un personnage, et bien que je n’avais pas du tout planifié cela, je commençais déjà à me sentir amusée. Finalement, bien qu’elle avait faussement acquiescé d’apprendre avec moi, c’était elle qui semblait décidé à partager son expertise. Je la laissais faire, plutôt intriguée du résultat. Et comme si elle avait comprit mes attentes, elle déclarait qu’elle ne comprenait pas en quoi je l’accusais de jouer la comédie.

Je levais les yeux en l’air : j’avais compris qu’il ne fallait pas flancher, qu’il fallait rester dans son rôle, même lorsqu’on tente de vous faire avouer la vérité. Cependant, je trouvais qu’elle allait un peu loin, que tout dans son jeu paraissait bien trop réel.

Laissant donc tomber mon masque de Rea, parfaite petite fille gentille, que je venais d’endosser, je la prenais à nouveau par le col de sa robe, vraiment fâchée, et la plaquais contre la porte. Alors que ma main prenait son élan pour caresser le visage de la jeune blonde, cette dernière se stoppa, faisant place à un léger cri de rage, avant de continuer :

« Grrr ! J’en ai marre ! Pourquoi est ce que tu continues alors que j’ai compris ? C’est frustrant, c’est pas possible ! J’ai vraiment envie de te claquer… »

Je serrais les dents, et inspirais. Elle était vraiment redoutable, et ne manquerait certainement pas d’aller me punir par l’après, en allant cafter tout les gestes que j’avais pu poser…

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Mar 12 Juin 2018 - 22:02

Cette belle inconnue était décidément bien étrange ! Ses propos étaient incohérents, tenant un discours pour le moins déroutant. Cependant, ce n’est pas parce que son interlocuteur était étrange que l’on ne lui devait pas politesse et gentillesse, c’est en tout cas comme cela que fonctionnait Lily. Malgré cela, force était de constater que quelque chose n’allait pas.

Cette fille pouvait passer de la colère à la douceur en l’espace de quelques secondes, la regarder avec une sorte d’admiration et devenir froide l’instant d’après. En plus de cela, on aurait presque pu dire qu’elle ne s’adressait pas à la bonne personne, peut-être l’avait-elle confondue avec une de ses amies ?

Toujours était-il que la situation était aussi étrange que dérangeante. Lily avait beau être gentille, patiente et compréhensive, elle pouvait avoir ses limites… et ces dernières commençaient doucement à pointer le bout de leur nez. Peu de choses faisaient réellement sens depuis  que les deux filles s’étaient rencontrées et pour être parfaitement honnête, l’écossaise commençait à s’en effrayer. La jeune fille manquait de confiance en elle, c’est un euphémisme, et ne pas comprendre une situation donnée l’effrayait énormément. Sans doute par peur de dire ou faire une bêtise, il était arrivé à l’écossaise de paniquer face à un stress de cette nature.

Fixant Lily de son regard glacier, la demoiselle aux traits asiatiques se présenta plutôt curieusement, cependant, un nom était lâché : Réa. Dieu qu’il était agréable de pouvoir enfin poser un nom sur une personne, d’autant que c’était un nom plutôt joli à l’écoute. Cependant, sa voix portait quelque chose, quelque chose qui sonnait étrangement, presque que comme faux. L’ouïe de la lycéenne était suffisamment développée et entrainée pour entendre beaucoup de choses, ses parents lui avait souvent, d’ailleurs, dit que la nature lui avait offert cela pour compenser sa vue catastrophique. L’écossaise doutait que son interlocutrice lui mentait ouvertement, pourquoi, après tout, faire cela ? En revanche, cette Rea ne lui disait pas tout… bien, chacun a le droit de garder sa vie privée ou autre pour lui-même, cela était normal. D’autant qu’elle avait très probablement souhaité taire son nom de famille, au vu de la première syllabe prononcée.

Bref, rien de grave, mais rien n’expliquait le changement de ton de cette asiatique aux cheveux argentés. Elle s’exprimait désormais de manière bien plus enjouée que ce qu’elle avait pu discerner auparavant. La colère s’était dissipée plus tôt et malgré cela, cette voix n’avait rien à voir. On ne sentait pas un apaisement ou une sérénité classique d’un bien-être… non, rien ne pouvait se sentir en réalité, comme si cette dernière était creuse. Inutile de dire que Lily était encore plus perdue après ce changement qu’avant.

Cependant, il fallait rester poli avec son interlocutrice, après tout, même si elle était étrange, elle méritait autant de considération et de respect que quiconque. C’est pour cela que la jeune fille pris la parole, adressant son éternel sourire à cette fille :


« J-Je suis enchantée de faire votre c-connaissance mademoiselle Rea, on est parti de manière compliquée, mais j’espère que on pourra bien s’entendre. »


Enchainant par une question à propos de qu’avais déclaré la demoiselle aux cheveux blancs plus tôt, la jeune fille espérait obtenir plus d’éclaircissements sur la situation étrange, et qui sait, peut-être pourrais elle se détendre un peu. Car, oui, elle était redevenue clairement nerveuse, tirant sur ses manches longues et fuyant le regard, certes magnifique, de cette Rea.

Soudain, Lily se fit de nouveau plaquer contre la porte, cette fois ci un peu plus fort que précédemment. L’asiatique avait le visage déformée par la rage et la colère, se préparant à frapper le visage de l’écossaise, avant de s’arrêter a dernier moment. Enfin, un cri mêlant rage et autre chose, que la lycéenne ne put réellement identifier, se fit entendre dans ces toilettes désespérément vides et isolées.

C’était trop ! Trop de cris, trop de rage, trop d’incompréhension… Pourquoi Rea cherchait elle à la frapper ? Pourquoi était-elle dans cet état ? Qu’avait fait Lily pour provoquer tout cela ? Non, vraiment, tout cela était effrayant.


« P-Pourquoi v-vous me f-faites ca m-m-mademoiselle Rea ? Je ne c-comprend *sniff* rien… J-Je suis *sniff* v-v-vraiment désolée si j-je *sob* vous ai fait q-q-quelque chose de mal… »


Les larmes aux yeux, la jeune fille commençait à pleurer du au stress. Dans sa tête et son visage tournait autant d’incompréhension que de surprises, rehaussées par une peur non point prédominante mais décelable. A cet instant précis, elle ne souhaitait qu’une chose : se mettre en boule dans un coin et se faire oublier...

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Ven 15 Juin 2018 - 4:56

J’observais du coin de l’œil la jeune fille que je retenais en otage, au beau milieu de ces sanitaires vides et trop propres pour être publics. Cette dernière semblait plutôt mal à l’aise: elle ne cessait de toucher ses manches, bien trop longues par rapport à la température ambiante. C’était certainement fait exprès pour rougir vite, histoire de rentrer au mieux dans son personnage de P-pe-petite fille frêle. Ou bien simplement pour qu’on la prenne en pitié concernant ses goûts vestimentaires qui laissaient clairement à désirer.

Sauf que moi, je savais que tout ça n’était qu’une mise en scène. Sur moi, ce petit cinéma n’allait pas fonctionner. Encore fallait-il la convaincre de ne pas me balancer. J’allais devoir être obligé d’être agréable avec elle si je ne voulais pas éternellement vivre dans la crainte de cette rencontre.  

Cependant, elle commençait vraiment à me fatiguer, et bien que je prenais mon mal en patience, si j’étais réputé pour quelque chose, c’était certainement pour ne pas l’être, patiente.

La colère montant donc soudainement, tel un torrent déchainé dans mon âme, je plaquais la jeune femme contre la porte, plantant mon regard dans le sien, qui se mit à s’embuer.

Alors c’était donc ça, elle allait continuer encore et encore. Décidemment, elle n’avait pas de limite…

Je soupirais, la relâchant petit à petit, laissant tomber ma colère qui s’avérait complétement inutile en vue des talents d’actrice qu’elle me démontrait à nouveau. Je commençais vraiment à me demander si la meilleure chose à faire n’était tout simplement pas d’abandonner. Après tout, si elle me balançait, je risquais simplement un renvoie en vue des activités pour lesquelles je m’étais déjà fait prendre. Un renvoie d’un jour ou deux grand maximum. Après tout, je ne l’avais pas vraiment brutalisée non plus, et puis je ne l’avais absolument pas forcée, c’était elle qui avait obéis comme une idiote quant à cette histoire de grains de riz…

Évidemment, c’était Kimi qui n’allait pas se réjouir d’apprendre que sa fille a encore des ennuis au lycée. Mais vu tout les sermons qu’elle avait déjà pu m’adressé, ce n’était clairement pas ce qui me faisait le plus appréhender ce moment. Non, c’était simplement du aux inscriptions universitaires que nous étions censés préparés depuis déjà un an maintenant. Les entrées universitaires étant très importantes, surtout lorsqu’on vient d’une académie plutôt prestigieuse, c’était toute une histoire de dossier qu’il fallait s’assurer blanchir avant de faire son entrée dans le milieu. Chose pour laquelle je n’avais pas beaucoup d’espoir en vue de mon parcours…

Néanmoins, je tentais comme je pouvais de réduire les problèmes pour cette année. Par là, je n’entendais évidemment pas croupir et m’ennuyer à mourir pour le restant de mes jours, mais simplement être un peu plus discrète...

Quoiqu’il en soit, les reniflements de la jeune étudiante me ramenèrent bien vite à la réalité, et c’était exaspérée que je la regardais à nouveau. En fait, elle me troublait légèrement. Il faut dire que ma théorie comme quoi c’était une actrice hors norme commençait clairement à faire place aux doutes.

Évidemment, c’était tout à fait possible, et je rangeais cette idée dans un coin de mon cerveau, mais d’un côté, elle semblait tellement sincère, tellement stupide et candide que je n’étais plus certaine de moi-même lorsque son visage s’inonda de larmes.

Le cœur serré, je la regardais vivre une sorte d’incompréhension qui bien malheureusement, m’était assez familière. C’était exactement la même expression de souffrance, stress et peur entremêlés que j’avais déjà pu décelé sur le visage de certaines victimes de mes anciennes fréquentations.

Me sentant terriblement mal de me dire que depuis le début, elle ne jouait pas la comédie, je ne voulais pas vraiment y croire, et préférais rester dans le déni, me placer comme la victime, comme si c’était elle le bourreau qui se moquait éperdument de moi, alors que clairement, mes propos étaient insensés. C'était la solution facile, c'était lâche, puéril, mais étrangement, cela me restait impossible.

Je commençais donc à laisser tomber le poids de mon corps vers elle, collant mon menton au sien, passant ma main sur ses joues humides.

« Lily… Je dois savoir… Est-ce que depuis tout à l’heure tu joues la comédie ou est ce que t’es vraiment stupide? »


Ma question pouvait paraître assez abrupte, mais je ne voyais pas de manière plus claire pour la lui poser. Il fallait que je saches, bien que je n’étais pas forcément enchantée par l’idée…

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Sam 16 Juin 2018 - 3:26

Peur. Lily avait peur. Peur du comportement aléatoire de la jeune femme en face d’elle. Peur de se prendre un coup. Oui, l’écossaise était véritablement effrayée, les jambes tremblantes tandis que Rea la maintenait à nouveau plaquée contre cette porte. Mais pourquoi donc faisait elle tout cela ? Pourquoi alternait-elle entre les phases de calme, de fureur et de discours incohérents ?

La voix de la lycéenne se brisa, sentant des larmes couler sur ses joues. Adressant ses questions plus comme une supplique à la laisser tranquille, que comme de véritables questions. Au fond, Lily ne souhaitait pas entendre de réponses, parce que cela risquait d’être du même acabit. En réalité, c’est surtout parce qu’elle se savait trop déstabilisée pour comprendre les réponses qui seraient apportées. les informations défilaient dans la tête de Lily mais n’était plus analysées, se contentant de les voir chacune comme une agression potentielle.

Au fond, la jeune fille était en train de céder lentement à la panique. Quand c’était comme cela, elle n’avait point trop de solution, sauf une. Sans demander l’accord de son interlocutrice, elle porta son annulaire gauche à sa bouche, rongeant frénétiquement son ongle. L’écossaise y allât trop fort et se provoqua un saignement, accompagné d’un rictus de douleur. Elle avait mal, c’était un fait. Mais se concentrer sur cette douleur-ci, qu’elle venait de provoquer sans véritablement le souhaiter, l’aida à se recentrer.

Cela pouvait paraitre étrange, mais c’était comme cela que Lily arrivait à combattre ses moments de stress intenses. Cela servait de point de repère, de phare, pour son esprit partant dans tous les sens. Cela pouvait paraitre étrange comme pratique, quelque peu glauque, mais qu’importe, cela fonctionnait. Le plus surprenant était que tout cela restait inconscient et c’était probablement la raison pour laquelle Lily n’était jamais parvenue à se débarrasser de sa manie d’attaquer ses ongles.

Se recentrant sur le doigt qu’elle avait toujours en bouche, absorbant ce liquide rouge au gout métallique, la jeune fille sentie que l’emprise sur son col s’était relâchée. Le visage emplis de rage de Rea s’était également adoucie. Elle semblait se poser des questions elle aussi.

Visiblement chacune d’elle avait énormément d’interrogations en tête impliquant l’autre. Mais personne n’osait parler. Lily continuait de traiter son doigt endolori et, ne sentant plus de sang, le fit rejoindre son emplacement initial, c’est-à-dire aux côtés de son autre main. Utilisant cette légère douleur comme focalisateur pour diriger ses pensées de la bonne manière. Elle avait enfin réussi à se calmer, réussissant enfin à respirer et réfléchir plus sereinement. Tandis qu’elle essuya rapidement ses joues d’un revers de manche, son visage affichait toujours son état actuel : peur et incompréhension entremêlés. Mais au moins elle ne paniquait plus, ce qui déjà était un exploit en soit.

Soudain, avec une grande lenteur, Rea laissa reposer le point de son corps sur son interlocutrice. Pourrait-on parler de douceur ? Probablement pas, mais Lily sentait que cela s’y approchait. Le menton de l’asiatique se colla contre celui de la lycéenne tandis qu’elle caressait doucement les joues humides de la petite étudiante. Elle venait, à nouveau, de totalement changer de comportement, mais cette fois-ci, il y avait quelque chose. Quelque chose qui sonnait vrai, comme si elle avait décidée de lui témoigner un peu de gentillesse. D’ordinaire une telle proximité aurait fait virer au pivoine le visage de Lily, mais pas maintenant, pas comme cela. Il y avait bien trop à penser pour se préoccuper de cela.

Rea parlait d’une voix calme, entrecoupée, mais légèrement perturbée. Mais le ton employé était très intéressant, on aurait presque pu penser qu’elle venait d’avoir une sorte de révélation qui l’avait secoué jusqu’au plus profond d’elle-même. Le genre de révélation que l’on refuse d’admettre au début. L’écossaise connaissait bien cela, elle-même ne connaissait que trop bien ce sentiment.

En revanche, pour ce qui est des mots employés, l’écossaise n’avait que deux choix : soit admettre qu’elle jouait une certaine comédie, comédie de quoi, cela était toute la question, ou admettre qu’elle était stupide. Stupide ? Stupide pour quoi au juste ? Lily était la première à dire qu’elle était maladroite, se trompait et avait une mémoire aléatoire. Mais stupide ? Non, elle ne l’était pas. Quelque part, elle se sentait légèrement vexée par cette question si abrupte, mais cela n’était pas grave, au contraire. Son interlocutrice semblait elle aussi plutôt maladroite avec les gens, au vu des expressions employées, cela pouvait se sentir au ton employé.

Ne parvenant pas à maintenir ce regard de glace, la jeune fille pris la parole, d’une voix traduisant un peu tout : angoisses, incompréhensions, compréhension ainsi qu’une légère envie d’être rassurante auprès de son interlocutrice.


« Je suis la première à dire que je suis un peu bête et très maladroite mademoiselle Rea. Je devrais vous répondre en vous disant que je suis stupide, parce que je ne joue pas de comédie ou quoi que ce soit que vous pensez. Mais je ne suis pas stupide ! Ou alors ce-c’est stupide pour vous de respecter les gens ? C’est stupide pour vous de s’excuser quand on a fait une bêtise ? C’est stupide pour vous quand j’essaye de vous écouter, de vous comprendre ? Je comprends que vous soyez toute maladroite quand vous parlez aux gens, je le suis aussi beaucoup vous savez. »


Sur la fin de son discours sa voix s’était de nouveau brisée, presque comme si elle évacuait calmement une partie de ses émotions, mais sans se montrer agressive ou accusatrice. Juste une profonde envie de comprendre. Enfin, Lily tenta quelque chose. Autant pour rassurer cette demoiselle qu’elle-même, elle passa délicatement ses bras autour de son interlocutrice. L’enlaçant gentiment avec un de ses sourires, quelque peu forcé cette fois-ci.


« Je suis désolée si je vous ai parue agressive. O-Ou si je vous ai offensée tout à l’heure sans le vouloir. V-Vous savez, je cherche juste à vous comprendre Mademoiselle Rea… »

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Dim 17 Juin 2018 - 22:21

La jeune fille qui n’avait cessé de tumultuer mon esprit depuis cette histoire « d’incident » plutôt suspect, commençait vraiment à changer d’expression. Je voyais son visage lentement se déformer par la crainte, l’incompréhension, et c’était à cet instant même que la vérité surgissait, une vérité que je n’aurais peut être pas préféré connaître, mais qui m’étais primordiale.

Ses joues s’humidifiaient plutôt rapidement, et ses reniflements, bien qu’ils auraient pu m’agacer, la rendait attendrissante. J’étais vraiment bête de l’avoir jugé si vite, de m’être laisser emporté par mon imagination excessive : il était flagrant qu’elle n’avait pas les qualités d’une manipulatrice, c’était une victime, complétement désemparée, et j’en étais en grande partie fautive.

La jeune fille, complétement en détresse, se mit à nouveau à ronger ses doigts, de sorte à pousser un léger couinement, similaire à son précédent, qui me rendait extrêmement mal à l’aise. Cette fille, si elle n’était pas aussi malveillante et intéressée que ce que j’en aurais pensé, était définitivement névrosée. En même temps, à en juger son apparence, il ne fallait pas longtemps pour le comprendre…

Je me laissais donc tomber sur elle, l’implorant finalement de clarifier les doutes qui s’instauraient de plus en plus fortement la concernant.

Elle finit par me répondre, m’adressant un discours pour le moins très embrouillé, me qualifiant comme étant « maladroite avec les gens ». Elle était décidemment bien naïve. Je n’étais pas maladroite, juste détestable, désagréable, impolie… Et elle était bien trop gentille de me voir de la sorte.

Lentement, un petit sourire s’installait sur mon visage, alors que je restais toujours aussi près d’elle, sans confronter son regard, qui semblait-il, séchait peu à peu. J’étais vraiment bête de m’être fait tous ces films. En tout cas, je ne risquais plus rien à présent, je savais qu’elle n’irait pas me dénoncer, elle était bien trop naïve et idiote pour comprendre ce qui venait de se passer.

Et c’est alors que je m’apprêtais à me dégager, à l’abandonner dans ces toilettes vides, que cette dernière se mit à passer ses bras autour de mon corps, et à exercer une légère pression : elle m’enlaçait.

Complétement surprise par les gestes qu’elle venait de poser, je me mit instantanément à rougir, et à balbutier des mots incompréhensible, parce que c’était clairement comme ça que je me sentais : je ne comprenais pas.

Je restais donc immobile, à l’écouter s’excuser, à tenter peut être de nouer des liens avec moi.
Pourtant, il était clair que ces derniers étaient impossibles, nous n’étions clairement pas du même monde, et j’avais autre chose à faire que sauver des âmes en peine trop fragiles pour comprendre les dures lois du réel. Pourtant, elle était si tendre, si mignonne -même si je n’aimais pas trop me l’avouer-, que ces gestes, sa voix tremblante, tout venait me toucher au plus profond de moi.

Me reprenant soudainement, c’était le corps rigide que je la repoussais assez sèchement, toujours sans la regarder. Puis, une fois nos corps à une distance raisonnable, je reprenais, toujours aussi mal à l’aise, des gouttes froides perlant sur mon visage :

« N-Ne fais plus jamais ça, compris ? »

Puis, toujours aussi serrées dans la petite cabine où nous nous trouvions, je prenais ses deux épaules, plantant à nouveau mon regard glacial dans le sien, mais d’une façon bien moins brutale, se voulant simplement lui signifier que je lui annonçais quelque chose d’important :

« Je t’ai menti. Sur mon nom. Je m’appelles Aoki Jun. Tu peux m’appeler Jun, mais crois pas qu’on est amies pour autant… »

C’était en fait un peu contradictoire l’autorisation que je venais de lui accorder. Mais je m’en fichais. J’ignorais si j’allais la revoir, mais maintenant que nous étions ensemble : pourquoi la quitter ? Finalement, bien qu’opposé à l’idée que je me faisais d’elle, elle promettait tout de même d’être intéressante, du moins, à sa manière. Et de toute évidence, il était bien trop tard pour manger…

« Bon, alors dis moi… Qu’est ce qui urgeait tant pour que tu me rentre dedans ? Tu voulais voir Lee toi aussi ? »


Il avait après tout un penchant net pour les jeunes filles puisque c’est lui qui m’avait accosté dans ce bar. Évidemment, il ne se doutait pas que j’étudiais dans l’académie… Et bien que je doutais fort que le schéma se soit reproduit avec cette Lily -puisque de toute évidence, elle n’aurait certainement jamais eu l’idée de pénétrer un bar-, j’étais plutôt intriguée par son histoire...
Fin prête à m’ouvrir aux rencontres que m’imposait le hasard.

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MessageSujet: Re: Une rencontre, des soucis [Jun]   Hier à 15:03

L’action de Lily semblait porter ses fruits : enlaçant doucement cette fille si étrange, les deux esprits étaient plus calmes. La jeune fille aimait être tactile, mais était bien trop timide pour l’être autant qu’elle le souhaiterait. Toucher les gens, ressentir leur chaleur, ressentir un malaise ou une joie à travers un frisson… Elle qui parlait beaucoup trop, cela constituait également une manière silencieuse d’exprimer à quel point elle tenait aux gens.

Quelques secondes avant, elle avait vidé une partie du fond de sa pensée sur cette Rea, qui souriait, sans toutefois la regarder dans les yeux. Elle devait être en pleine réflexion, aussi Lily ne souhaitait pas vraiment déranger cela, optant pour une action plus silencieuse. Le souffle de la japonaise s’était détendu et son visage exprimait quelque chose comme de la joie… Pas vraiment en réalité, cela ressemblait plus à autre chose. Etait-elle rassurée ? Rassurée de quoi ? Cela ne devait pas être cela, mais cela s’y approchait. Un vrai limbe de mystère cette fille, se dit intérieurement la petite blonde.

Toujours était-il qu’elle serrait maintenant dans ses bras cette fille habillée à son image : étrange. En un sens elle était belle, mais manquait un peu de pudeur. On aurait dit qu’elle cherchait à mettre en valeur chaque morceau de sa féminité, par l’aide de vêtements courts et resserrés. Cependant, Lily aimait bien ses espèces de bottes montantes : la jeune femme devait avoir chaud, mais cela était sans doute confortable… bien que si ces dernières avait été plates, cela aurait été plus agréable. L’écossaise n’était pas à l’aise avec des talons, préférant avoir le pied sur et posé au sol. Il faut dire qu’elle était déjà suffisamment maladroite comme cela, nul besoin d’en ajouter en déstabilisant ses appuis.

Probablement très surprise, Rea marmonnât quelques mots plus ou moins incompréhensibles, rougissante vivement. Elle était mignonne comme cela, la jeune japonaise belle, forte, féminine, intimidante… déstabilisée par un simple câlin, n’exprimant rien de plus qu’un peu de gentillesse. Son comportement brusque qui suivi donna un immense sourire à la jeune fille : Elle était rigide, bégayante tandis qu’elle exprimait à Lily son désir qu’elle ne recommence plus cela. Ben voyons, c’était bien mal la connaitre, d’autant que son interlocutrice semblait secrètement apprécier ce geste.

Sans réellement laisser le temps à Lily de répondre, la jeune femme planta ses yeux dans ceux de l’écossaise, bien plus doucement que précédemment : elle avait menti ! Rea s’appelait en réalité Jun, Aoki Jun. Pourquoi lui avoir caché son véritable nom ? Et pourquoi le révéler maintenant ? Se pourrait-il que cette femme avait confiance en elle ? En un sens, c’était très agréable et cela ne fit qu’augmenter le sourire de la jeune fille qui, au fond, était profondément rassurée que la situation arrivait à un dénouement  agréable.

Ne pas croire qu’elles étaient amies… Oh douce contradiction. D’un côté elle lui révélait son véritable nom, qui semblait bien trop important pour qu’elle se sente le besoin de le cacher, et de l’autre elle lui disait qu’elles n’étaient rien l’une pour l’autre. En plus de cela, les rougeurs sur son visage n’avaient pas encore terminées de s’estomper, augmentant encore plus la contradiction. Sa voix semblait intriguée, intéressée en un sens.

Effectivement, elles ne seraient pas forcément amies, du moins au début, mais elles avaient fait connaissance. Certes pas de la manière la plus douce, mais cela n’était pas bien grave au final : Lily voulait en savoir plus sur elle, percer une partie du mystère de cette femme. Quant à son interlocutrice, la jeune fille pouvait lire dans son regard de l’intérêt, de la curiosité envers elle, ce qui était fort appréciable.

Ce fait fut confirmé par les différentes questions que lui adressa la japonaise, souhaitant savoir pourquoi Lily  était si pressée tantôt. Le nom d’un certain « Lee » fut prononcé. Mais qui était-il ? Ce nom ne disait absolument rien à l’écossaise, qui pencha la tête légèrement, pour marquer cette interrogation. Cependant, Rea, ou peut être devrions-nous dire Jun à présent, était venu le voir.


« Je… Je voulais aller voir l’infirmerie avant le début de mon cours de sport pour avoir une excuse pour pas y aller… Mon professeur ne veut pas que j’ai ma combinaison pour la piscine, donc je peux pas, et veux pas y aller. Ce… C’est qui ce monsieur Lee ? »


Lily semblait nerveuse, inquiète, tirant inconsciemment sur ses manches tandis qu’elle expliquait la situation. Cependant, elle retrouva rapidement son sourire :


« Apres, c’est pas bien grave si je n’y vais pas, même si à l’infirmerie ils avait pas voulu me dispenser, j’y serait quand même pas aller. J’aurais fait comme d’habitude je pense, c’est-à-dire me cacher dans un coin et dessiner ou chanter ou je sais pas encore trop quoi d’autre… Mais je suis contente parce que on s’est rencontrée… même si c’était un peu difficile au début. »


Elle riait, détendue, retrouvant enfin ses bonnes vieilles habitudes, transpirant la joie de vivre. Tandis qu’elle parlait, elle sortit des petits pansements de sa poche et les posa sur ses doigts. Les deux filles étaient enfin sorties des toilettes, et cela n’était pas plus mal en un sens, permettant de balayer toute cette situation.


« Et toi ? Tu faisais quoi ici ? Je suis encore désolé pour ton repas tu sais, c’était pour ce monsieur Lee ? Je comprends que tu souhaites pas qu’on soit amie pour l’instant, mais tu sais quoi, je t’aime bien Jun. Tu vas me contredire, mais je sais que tu es très gentille au fond. Oh, et j’aime beaucoup tes bottes, elles sont vraiment jolies je trouve. »


Peut-être avait-elle trop parlée, peut-être qu’elle en avait trop dit… mais, fidèle à elle-même, Lily avait dit le fond de sa pensée… De nouveau heureuse et souriante.

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