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In a decade, will you be there ?
 
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 Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]

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Viggo Nyström

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MessageSujet: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Mar 24 Avr 2018 - 18:05

L’odeur du thé à la bergamote embaumait l’immense salon de la demeure, chauffé naturellement par les rayons du soleil printanier à travers les grandes baies vitrées qui offraient une vue sur la piscine en terrasse, mais surtout sur le Pacifique qui s’étalait à perte de vue jusqu’à l’horizon. Janina Nyström n’était pas mécontente de cette vue. Son mari avait toujours su trouver les meilleurs emplacements pour leurs domiciles à travers le monde. Elle soupira avant d’approcher la petite tasse fumante à ses lèvres et de souffler sur le liquide chaud et translucide. Le thé de 16h, un de ses nombreux plaisirs personnels. Qu’importe qu’elle soit en train de lire, d’écrire, travailler un rôle ou se prélasser sur le canapé, ce rituel quotidien était sa pause qui lui permettait de recharger les batteries et de rester éveillée jusqu’à tard, le soir, surtout au cas où ils recevraient des invités ou qu’elle devrait se rendre à un dîner mondain. Mais il n’y aurait rien de tout cela ce soir : Mikael était à Osaka pour négocier une affaire, sa fille toujours derrière le fil de l’horizon, probablement en train de dormir à cette heure de l’autre côté de l’océan. Ce soir, elle dînerait seule avec son fils. Un fils invisible à cet instant, enfermé dans sa chambre à enchaîner les tours de circuit virtuels devant son écran. Même quand il n’était pas en train de courir ou de travailler, Viggo trouvait toujours un moyen de s’adonner à sa passion. Il lui rappelait elle, lorsqu’elle avait son âge, en train d’apprendre et de répéter des tirades entières alors qu’elle n’allait même pas les jouer sur scène, juste pour le plaisir, parce qu’elle aimait ça, parce que cela la passionnait.

Cette époque lui manquait, parfois, mais l’instant présent et la vie qu’elle menait et qu’il lui restait avait encore de nombreuses surprises à lui offrir. Le verre de sa vie n’était même pas encore à moitié vide, selon la suédoise malgré la cinquantaine qui pointait le bout de son nez à l’horizon. La femme se retourna et se dirigea vers la salle de bain où elle recoiffa brillamment sa chevelure toujours aussi enflammée et remit convenablement les bretelles de sa combinaison ample, vert émeraude –comme ses yeux- sur laquelle on avait imprimé des motifs de fleurs blanches. Pour le maquillage, elle n’avait appliqué discrètement qu’un peu de fond de teint, afin de ne pas paraître trop sophistiquée.

Elle posa le regard sur sa montre, inspirée des peintures de Salvador Dali : la petite ne devrait pas tarder à arriver. Elle l’avait repérée en l’écoutant chanter dans un bar le soir, la semaine dernière alors que le clan Nyström était réuni au complet pour une soirée en famille. En entendant la petite chanter, Janina sut qu’elle tenait probablement un des rôles de la pièce qu’elle souhaitait écrire puis mettre en scène. C’est donc via son agent qu’elle l’avait contactée le lendemain du spectacle afin de lui donner rendez-vous pour qu’elles puissent discuter de son éventuelle participation à la pièce. Un petit rôle, mais qui lui permettrait d’utiliser son talent.

Ces derniers temps, Janina avait surtout rééditée la pièce, réécrit et corrigé certains passages qui ne lui paraissaient plus aussi bons avec le regard qu’elle y portait maintenant. Elle retourna dans le salon et but une autre gorgée de thé avant de se rasseoir sur la table du salon où elle s’affaira sur le clavier pour terminer de corriger les derniers éléments de la pièce. Il ne lui restait plus que quelques scènes à revoir et le script serait prêt pour la semaine prochaine. C’est donc avec air à la fois tranquille et déterminé que la femme de théâtre se remit au travail.


Dernière édition par Viggo Nyström le Mer 25 Avr 2018 - 0:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Mar 24 Avr 2018 - 18:52

- Mais pourquoi on se déplace, a la base ? Je veux dire, elle avait qu'a t'envoyer un mail non ? Parce que...hum....comment je pourrais expliquer mon point de vu....

L'homme se passa la main sur la nuque, en sachant très bien que si il commençait a argumenter avec elle, il en aurait pour des heures. Peut être même jusqu'à ce qu'il arrive a s'en décoller. Il n'avait lui même pas prévu d'aller a cette rencontre. Il s’était juste dis qu'il enverrait Ayame discuter un peu, que la connaissant, elle refuserait puisque cela ne l’intéressait pas vraiment de chanter pour un spectacle avec d'autres gens sur scène, et comme ça, il aurait était débarrassé de cette histoire. Il avait assez a faire sans devoir se coltiner les histoires de représentation d'il ne savait qu'elle famille riche de la ville.

- Oui, je sais. Elle a dit je crois, que je devais avoir un rôle ou quoi. Mais de un, j'espere que c'est que de la chanson hein, parce que moi, j'ai toujours étais ultra nulle pour apprendre un texte par cœur. Sauf si c'est chanté.


Pour ça, le manager ne pouvait pas dire le contraire. Ayame était tête en l'air. C’était évident, n'importe qui aurait pu le dire juste en la regardant faire. Juste en la regardant vivre. Si elle devait apprendre des placements sur scène, un texte a réciter, des mouvements précis, c’était dors et déjà peine perdue. A la seconde ou elle penserait a autre chose, elle oublierait la totalité de ce qu'elle devait faire. Voila pourquoi quand elle dansait durant ses concerts, c’était totalement improvisé. Juste parce qu'elle en avait envie sur le moment. Parce que pour le reste, elle avait une oreille incroyable. Il lui suffisait d'entendre une chanson une fois pour en connaître les paroles par cœur. Son oreille retenait le rythme, son cerveau les paroles, et en les superposant, elle pouvait la répéter comme si elle l'avait apprise durant des heures.

- Mais c'est peut être pas du théâtre. Enfin je sais pas. Dans tout les cas, il n'y avait aucune chance que je te laisse t'en tirer. C’était ton idée, alors tu viens avec moi.

Elle était clairvoyante, se dit il en passant la main dans sa tignasse noire. Il avait enfilé a la va vite son sempiternel smoking noir, attaché sa cravate tout en marchant dans la rue, alors qu'elle le tirait afin de ne pas être en retard, chose qu'elle de testait le plus au monde. L'heure, c’était comme le tempo d'une chanson, il ne devait jamais y avoir d'accro. Elle même portait une tenue que quelqu'un qui la côtoyait souvent pouvait qualifier de « habituel ». Sa veste blanche habituelle, une jupe classique qui descendait juste au dessus des genoux, ses collants qui semblaient déjà etre usés, alors qu'elle venait juste de les acheter, et ses tennis blanches. Sur son dos, elle transporter son énorme house de guitare, dans laquelle se trouvait la nouvelle qu'elle avait acheté deux mois plus tot avec Haneko. « Tenshi ».

- En fait c'est plutot amusant tu trouves pas ? C'est comme si on rentrait chez mes parents, sauf qu'on y va pas. Ou que j'allais chez Hane-chan. Ou que j'allais a l'école. En fait je passe tout le temps la.

- Mais s'il te plaît, ne parle pas autant chez cette femme. A défaut d’être très intéressant pour toi, sois polis.

Elle tourna la tête vers lui alors qu'ils arrivaient dans la rue ou se trouvait l'immense demeure ou elle habitait, la plus grande de la ville. Elle se demanda si sa plus grande sœur s'y trouvait, mais éviterait bien d'y entrer. Dans le risque de tomber sur sa mère, et de l'entendre encore....non, plutôt, de ne rien entendre. Un bonjour, si elle n’était pas trop dans la lune ou occupé a sa prochaine partition. Du moment qu'elle ne lui proposait pas un nouveau duo dans les Émirats....

- C'est bon ca va, on dirait pas comme ça mais je sais me tenir. Parle pas comme mon père, Jonathan-san.

Ils avancèrent dans la rue suivante, et n'etaient désormais plus très loin de la ou ils avaient rendez-vous. Il vérifia l'adresse sur son smartphone et hocha la tete, alors que sa protégée s’arrêtait devant la porte en question. Elle avait vraiment de la mémoire, quand elle était intéressée un minimum.

- Je vais parler en premier, en Anglais. Je crois que ces gens en seront soulagé. Je te ferais la traduction. Surtout ne dis pas n'importe quoi. Tu as un accent parfait, on croirait que tu est née la bas. Dommage que tu ne comprenne rien a ce que tu dis.

Elle gloussa, en lui faisant un clin d’œil, et fit un pas en arrière pour lui laisser la priorité. Elle se mit a chantonner doucement, et le jeune adulte su très bien que lui dire de cesser ne rimerait a rien. Elle faisait toujours ça, sans y penser. A voix basse, de sa douce voix qu'elle avait quand elle ne chantait pas sérieusement. Quand elle n'utilisait pas sa poitrine. Quand la porte s'ouvrit, il s'inclina, et appuya sur la tete de la brune pour qu'elle en fasse de meme.

- Bonjour, je suis Jonathan Hikebi, et voici mademoiselle Masuda. Pardon, j'espere que nous ne sommes pas en retard.
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Mar 24 Avr 2018 - 23:02

Lorsque la sonnette retentit, Janina sursauta malgré le fait qu’elle s’attendait à la visite. Elle se leva de sa chaise, ferma son PC dernier cri et se dirigea vers la porte d’entrée qu’elle ouvrit, découvrant un homme en costume d’un noir classique. A en juger la qualité du nœud de la cravate et la droiture du col, la femme aux cheveux roux ne put s’empêcher d’identifier l’homme à un personnage de Vaudeville, un mari ayant rapidement quitté le domicile de sa maîtresse afin d’échapper à son mari et qui devait maintenant se dépêcher de rentrer pour ne pas être en retard pour le dîner chez lui.
Elle s’inclina poliment avant de le gratifier d’un sourire qui était l’une des nombreuses raisons de son succès, en Europe :

« -Bonjour, vous devez être Mr. Hikebi, c’est bien ça ? Merci beaucoup d’être venu, je suis Janina Nyström. Ne vous en faites vous êtes pile à l’heure. Et puis de toute façon, je n’avais rien de prévu avant le dîner, alors. »

Elle gloussa légèrement afin d’appuyer ses promos et soulager Jonathan d’un éventuel stress qu’il aurait pu ressentir en arrivant ici. Sa prise de parole directement en anglais l’avait un peu surprise, étant donné qu’elle s’était préparée à échanger en japonais avec lui, du moins au début.  Son regard se dirigea ensuite sur l’adolescente à ses côtés qu’il avait fait incliner en posant la main sur sa tête :

-… et toi, tu dois être Ayame Masuda. Je suis contente que tu sois venue, sois la bienvenue. »

Avec sa veste blanche, sa peau de porcelaine, sa jupe et ses collants, l’adolescente lui rappelait les poupées que lui offrait sa mère à Noël. Elle s’habillait presque de la même façon, lorsqu’elle avait environ l’âge de la jeune chanteuse. C’est surtout son profond regard qui attira son attention, l’espace d’une demi-seconde. Janina, à peine plus grande qu’elle, lui sourit comme le ferait Marraine la Bonne Fée dans Cendrillon.
Elle s’écarta et les fit entrer avant de refermer promptement derrière eux. Elle indiqua alors l’espace du salon, sur la gauche, composé de deux larges canapés modernes, d’un immense écran plat fixé au mur et d’une grande table de salon. A droite, à l’autre bout de la pièce, on remarquait une cuisine ultramoderne dotée de plusieurs tabourets ainsi que d’un bar. Comme toute suédoise qui se respecte, Janina leur fit preuve de l’hospitalité typique de son pays natal avec un ton qui n’était pas sans rappeler celui d’une hôtesse dans un hôtel tant ses mots sonnaient doux dans sa bouche :

« -Avant que nous commencions, je viens de faire chauffer un peu de thé et j’ai sorti une boite de madeleines, si vous en voulez. Je peux également vous préparer un café, un chocolat ou n’importe quoi d’autre. J’ai aussi d’autres gâteaux en réserves pour la collation, si cela vous intéresse. »
***

« Direction l’épingle du Grand Hotel en 2. Virer serré. Enchainer avec Mirabeau bas. Toujours en vitesse 2, léger freinage, atteindre la bonne sortie. Plein gaz dans le tunnel, légèrement vers la droite, troisième, quatrième, cinquième… »

Le circuit de Monaco avait toujours été l’un des plus originaux mais aussi l’un des plus difficiles pour les pilotes de course. Pour Viggo, cela avait été longtemps le circuit sur lequel il avait rêvé de courir : l’idée de foncer à plus de deux cents à l’heure dans les rues d’une ville puis de longer le bord de mer dans une voiture de course lui avait paru totalement irréaliste la première fois qu’il en avait entendu parler. Lors de la seule fois où il avait couru sur place, en GP2, le circuit s’était révélé plus complexe à maîtriser que prévu, notamment à cause de l’étroitesse de la piste, prévue habituellement pour deux voies de circulations, ce qui ne laissait que très peu de place pour dépasser et donc encore moins à l’erreur.
Assis sur le siège de son kit de jeu, un casque audio sur les oreilles, Viggo parcourait le tracé de ce circuit mythique sur son jeu vidéo dans une partie en ligne où les aides à la conduite avaient été réduites au minimum afin de s’approcher au plus près de la réalité. Pour jouer, il avait installé sa console dans un meuble sur lequel il avait posé une télévision et s’asseyait dans un siège baquet, similaire à celui qu’on pouvait trouver dans des voitures de sports. Le siège était relié via des tiges en métal au sol à une commande de pédales pour la console ainsi qu’un volant placé en surélévation. Ainsi, il retrouvait presque les sensations de la conduite, les secousses, les vibrations et l’encaissement des G en moins. Les joueurs contre qui il courait étaient bons, pour des joueurs, mais cela n’empêcha pas Viggo de filer rapidement vers la victoire avec un tour d’avance sur le deuxième.  Après une après midi à faire de l’exercice intensif pour se maintenir en forme dans la salle prévue à cet effet à l’étage, le jeune suédois avait prit une bonne douche afin de chasser l’odeur de la transpiration. Revenu dans sa chambre, il avait enfilé un t-shirt blanc –un vêtement qu’il avait en presque dix exemplaires– ainsi qu’un pantalon de jogging gris. Il s’agissait de sa tenue pour la maison quand il n’y avait rien à faire. Le jeune homme avait eu l’envie de descendre boire un jus de fruit et de manger un morceau, comme il le faisait certains après midi, mais c’est en voyant son kit de jeu trôner fièrement dans le coin de sa chambre qu’il entendit son appel, et ne résista pas à l’envie de faire une course.
Après avoir éteint son jeu, il se leva puis s’étira avant de se demander quand est-ce qu’il finirait par ranger le bazar qui régnait dans sa chambre, un bazar qui incluait des vêtements et des notes de leçons de japonais par correspondance éparpillées au pied de son bureau. Finalement, il sortit de sa chambre et descendit les escaliers menant au salon en pensant à…

« -… j’ai aussi d’autres gâteaux, si cela vous intéresse. »

Le rendez-vous... Merde. Viggo avait complètement oublié que sa mère recevait cet après-midi la fameuse chanteuse qu’ils avaient vus se produire, la semaine dernière. Il la vit d’ailleurs entrer avec celui qui devait être son agent, en costume deux pièces. Alors qu’il s’apprêtait à remonter, probablement pour se rhabiller ou hiberner jusqu’à leur départ, Janina le repéra et s’adressa à lui en suédois avec un sourire qui mélangeait affectuosité et moquerie :

« -Ah, Viggo ! Tu viens enfin de sortir de ton perchoir, viens dire bonjour aux invités. »

Viggo resta un instant figé, la sensation d’être un lapin pris dans les phares d’une voiture, puis cilla rapidement des yeux. C’est dans sa démarche habituelle –quoiqu’un peu plus rigide-, légèrement courbé vers l’avant, en jogging, pieds nus et les cheveux encore humides qu’il s’approcha des invités, ses yeux pâles brillants d’un éclat sanglant à la lumière du salon. Il s’apprêtait à tendre la main mais se corrigea bien vite en s’inclinant comme le faisaient les nippons, mais d’une manière un peu plus gauche, sans trop savoir s’il s’inclinait trop ou pas assez face aux invités de la maison :

« -Konichiwa, articula-t-il avec un peu d’hésitation et un accent qui essayait toujours de se faire remarquer, Je m'appelle Viggo. »
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Jeu 26 Avr 2018 - 18:08

Alors que les présentations se faisaient, Ayame pensait déjà a autre chose. Elle avait réussit a convaincre Haneko de venir l'écouter chanter dans sa petite zone de confort du parc qui se trouvait vers Hiryuu, entre les arbres, un peu a l'abri des regards. Un endroit ou elle allait plus souvent ces derniers temps, car puisqu'il ne fallait pas que sa relation avec Haneko soit connue, le mieux etait d'aller dans des endroits ou elles ne seraient pas trop vu. Et ce parc en etait un. Elle gloussa toute seule, pendant une seconde, avant que Jonathan lui tapote la tete pour la ramener au présent. Elle cligna des yeux un instant, et releva la tete, toute sourire comme a son habitude.

Elle fit grincer ses épaules, pour ajuster sa guitare qui se trouvait derriere son dos, bien attaché. Elle n'allait nul part sans elle. La house renfermait en vérité un grand nombre d'objets, donnant au tout le résultat que pouvait avoir un sac a main pour une femme classique. Sa guitare, sa flute, son énorme carnet qu'elle utilisait depuis ses tout début, renfermant la totalité de ses créations, bien trop nombreuse pour que le carnet puisse tout contenir sans qu'elle ai du y rajouter un bon nombre de feuille scotché et ou collés. Son enceinte Bose hors de prix, de la taille de sa main, et une multitude d'autre chose qui rendait le tout étrangement lourd pour une fille de sa taille. Mais elle ne s'en plaignait jamais.

Elle observa les alentours, avant de retirer le contenant de ses épaules et de le poser délicatement appuyé contre le canapé ou elle se laissa tomber dans un soupir de plaisir. Elle se mit tranquillement a chantonner en regardant tout autour d'elle, sans véritable gène, absolument aucune marque d'appréhension ou de stresse. Elle semblait être la sans vraiment y être. Pour certain, cela aurait pu paraître mal élevé. Mais elle était simplement un peu toujours dans son monde, la concentration aussi évasive qu'une plume, allant ici et la au gré du vent.

♪ Everything i wanna be
Caught up between them
Think they can kill my dream ?
No No No No ♪

♪ Hidai na mousou isso soko ni sutete oki na
jidai wa moutou ni warera no saki e ♪

♪ Chuucho wa oroka yousha mo nain darou ka
YES or No ka sonna koto wa kikuna hora
aite ga nan darou ga suki ni shitain da
uso wa tsukenai no de ♪

Elle sursauta, quand Jonathan lui tapota la joue. Elle regarda a droite et a gauche. Il était quelle heure ? Ou était elle ? Ah oui, elle s'en souvenait maintenant. Dans la maison de cette dame, Suédoise. Son prénom déjà ? Aucune idée maintenant qu'elle essayait d'y penser. Elle la regarda, et lui fit un grand sourire. Elle n'avait aucune idée d’où était la conversation, si on lui demandait une réponse quelconque ou quoi que ce soit.

- Pardon, j'ai tendance a m'éparpiller.

Elle ricana en reprenant son évaluation des alentours, sans remarquer le moins du monde qu'une personne supplémentaire ni qu'elle avait déjà parlé. Jonathan inclina la tête devant lui poliment, en se présentant, lui ainsi qu'Ayame, en forçant cette dernière a incliner la tête. Elle sourit, alors que ses yeux étaient très visiblement concentré sur le mur, comme si elle l'étudiait très sérieusement. Jonathan en profita pour refuser poliment les propositions de boissons et de nourritures. Il ne comptait pas passer sa fin de journée ici. Il sentit son téléphone sonner et s'excusa poliment, en se levant et s'éloignant. Ce fut son départ qui ramena légèrement Ayame a la réalité, et surtout, a l'endroit ou elle se trouvait. Elle sourit a la femme en face d'elle.

- Pardon, je ne sais plus si je vous ai donné mon nom. Je suis Ayame.

Pas de marque de politesse extraordinaire, si bien que n'importe qui a cheval sur le protocole aura probablement tiqué. Elle tourna les yeux vers le garçon, le détaillant sans aucune gène, et lui sourit également. Pas besoin de se présenter a nouveau. Viggo. Elle l'avait entendue dire son nom. A chaque fois qu'elle se concentrait, tout ce qu'elle avait manqué lui revenait en mémoire, comme si il lui suffisait d'un temps d'adaptation. Elle regarda surtout le haut de son corps :

- Cool tes cheveux, Viggo.

Encore une fois, aucune marque du respect qu'il était quasiment obligatoire d'avoir pour un ainé. Mais quand elle rigolait derrière, comme elle venait de le faire, tout lui était généralement pardonné. Jonathan revint a ce moment la et vint lui glisser quelques mots dans l'oreille en parlant assez vite.

- Le musée a adoré ta présentation. Ils veulent que tu en fasse un autre le mois prochain. Enfin, on est pas encore en Mai, mais ils veulent pour début Juin. Donc tu as intérêt a le faire.


Elle le regarda en soupirant. Elle n'avait pas particulièrement adorée jouer du piano sans aucune chansons, avec des partitions d'un classicisme que sa mère adorait. Mais si c’était incroyable pour la meilleure pianiste du Japon, Adelaide Stein-Masuda, alors Ayame n'avait probablement rien a dire a ces vieux réac. Elle fit une moue agacée, sans répondre, se retournant plutôt vers leurs hôtes :

- Alors, pourquoi avez vous besoin de moi ?

Aucun tact, pas le moindre détournement de phrase. Droit au but. Du pur Ayame dans le texte. Elle croisa les bras, alors que Jonathan soupirait de lassitude sans rien ajouter.
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Ven 27 Avr 2018 - 1:11

Viggo n’avait pas quitté des yeux Ayame en la voyant entrer dans la pièce. L’homme, avec son costume ressemblait à l’un de ces hommes d’affaires qu’il croisait parfois dans le paddock, un collier au bout duquel pendait un badge sur lequel était inscrit en grosses lettres « V.I.P. ». La fille, quant à elle, avec son énorme étui à guitare sur le dos et la façon dont elle s’était laissé tomber sur le canapé, lui parut différente de l’autre soir. Peut être était-ce parce qu’elle n’était pas sur la scène en train de chanter, sa guitare à la main, sous le feu pâle des projecteurs du bar dans lequel ils avaient diné, l’autre soir.

Il nota qu’elle ne sembla vraiment revenir à la conversation que lorsque son agent l’eut quitté pour aller passer un coup de fil. Elle s’excusa par deux fois, l’une pour s’être perdue dans ses pensées, ce qui ne sembla pas déranger sa mère, bien au contraire : elle aimait les gens qui rêvaient, même en plein jour. Après tout, les œuvres qu’elle jouait sur scène étaient liées à l’imaginaire. Pour sûr, sa mère était une artiste.
La jeune fille s’excusa une autre fois pour ne pas avoir donné son prénom, excuse à laquelle Janina répondit avec un sourire et dans un japonais simple que Jonathan le lui avait déjà donné.

« -On peut se tutoyer, si tu veux, avait-elle ajouté. Tu peux m’appeler Janina. »

Elle l’avait d’ailleurs repéré à cet instant et lui demanda de venir se présenter, ce qu’il fit auprès d’Ayame. Cette dernière se mit à l’observer attentivement de la tête au pied. Viggo avait toujours su qu’il était différent. Il l’avait compris en arrivant à l’école, en remarquant la façon dont les autres enfants le regardaient, surtout lorsqu’il arrivait dans une nouvelle école.
Que ça soit à Stockholm, New-York, Paris, Singapour, Rome, Sydney ou Le Cap, on l’avait toujours dévisageait avec de grands yeux. Parfois il n’y avait que des regards, parfois les chuchotements s’y ajoutaient. Pourquoi il est tout pâle ? T’as vu ses cheveux blancs ? On dirait un vampire, un fantôme. Tu crois que c’est un mort vivant ?

Et puis parfois, c’était plus physique, dans un coin de la cour quand un surveillant était déjà occupé, dans les vestiaires avant ou après le cours de sport… Il avait appris à supprimer ses émotions, dans ses moments là. Malgré les tentatives, les mots et même parfois des coups, tout ce qu’on arrivait à obtenir de lui, c’était un mutisme pesant et ses yeux pâles qui cillaient en fixant les détracteurs comme s’ils ne s’agissaient que de simples statues qui l’encerclaient. Après deux ou trois essais, les brutes laissaient tomber, comprenant qu’ils n’obtiendraient aucune larme, aucun cri, aucune injure ou même coup en retour de la part du garçon.
Avec l’âge, les esprits semblaient s’ouvrir un peu plus. Bien sûr, il y avait toujours des idiots qui n’avaient pas grandis et qui cherchaient toujours à l’atteindre, mais c’était toujours sans succès. Bien sûr il y avait toujours des regards. Les choses changeaient. On l’avait même déjà invité à une fête, lorsqu’il avait 16 ans, mais il s’était terriblement senti mal à l’aise, malgré toutes les bonnes intentions de l’hôte.

La façon dont Ayame l’observait l’avait un peu gêné, car il lui semblait presque qu’elle le faisait avec un microscope, comme s’il n’était qu’un item que l’on trouvait au milieu d’un cabinet de curiosité. Il remarqua qu’elle s’attarda beaucoup sur sa tignasse blanche.

« -Cool tes cheveux, Viggo. »


Elle accompagna sa remarque par un petit rire, qui arracha l’ombre d’un sourire à l’albinos. Elle n’avait sans pas dit cela par pitié pour sa condition ou pour se moquer de lui. Non, cela lui sembla honnête et direct de sa part. Alors que Jonathan revenait pour expliquer quelque chose qui sembla faire perdre son sourire à Ayame, Janina interpella Viggo dans sa langue :

« -Pourquoi ne pas te servir un verre et rester un peu avec nous, avec moi ? Je t’ai à peine vu, aujourd’hui. »

Il hésita, puis lui adressa un léger sourire, pour lui faire plaisir :

« -D’accord, maman. Je vais juste m’habiller, je reviens tout de suite. »


Il repartit dans les escaliers et remonta dans sa chambre. Il avait entendu la question d’Ayame et le début de réponse de sa mère. Il avait déjà discuté de la pièce avec sa mère, lors d’un dîner en famille et devina le résumé qu’elle ferait à ses invitées : la pièce s’intitulait Un Dernier Verre.
Il s’agirait d’un huit clos, dans un bar, en fin de soirée. Un meurtre serait commis et la propriétaire en serait la victime. Les trois derniers clients sur place, tous ayant de bonnes raisons de vouloir l’assassiner, seraient interrogés par des policiers qui attendaient en planque devant le bar et donc arrivés immédiatement après la découverte du corps.
La spécificité de la pièce serait qu’à partir de là, elle serait improvisée et jouée en interaction avec le publique, qui essaierait de trouver le ou la coupable en fonction des indices, des motifs et de leur intuition. Étant donné que la pièce se jouerait plus d’une fois, le public et donc le coupable à la fin de la pièce changeraient à chaque représentation.
L’argent récolté par la vente des places serait alors reversé à une association locale dont la mission serait de favoriser la mise en place de plusieurs projets communautaires dans la ville de Keimoo.

Si Janina avait besoin d’Ayame dans la pièce, c’était surtout pour l’ouverture de la pièce, puisque la première scène serait la fin d’un concert donnée par une chanteuse dans le bar où se déroulerait l’intrigue. Pas un rôle important, il lui suffirait de dire « merci beaucoup » et de saluer deux ou trois des clients du bar fictif avant de quitter la scène avec sa guitare. Pour sa mère, il s’agirait d’instaurer une ambiance dans la salle, de permettre à une jeune chanteuse de déployer son talent et peut être même de la faire connaître auprès d’un plus large public, si elle n’était pas très connue.
Sa mère lui avait expliqué tout ça, avec son père avec fierté autour d’un repas, chose normale, quand on sait que le théâtre représentait toute sa vie, pour elle. Elle lui avait même fait lire certains passages, pour qu’il lui donne un avis. Le sien avait été favorable, mais il n’était pas du tout un amateur de théâtre, donc il ne sut pas vraiment si son jugement avait de l’importance.

Dans sa chambre, Viggo retira son pantalon de jogging et enfila un jean noir puis s’assit sur le rebord de son grand lit pour passer à ses pieds une paire de Chuck Taylor à ses pieds et noua promptement les lacets. Une fois prêt, il redescendit dans le salon et fila droit à la cuisine. Là, il se servit un verre de jus d’orange frais, pressé le matin même par sa mère puis s’empara d’un cure-dent rangé avec tous les autres dans un tiroir. Puis il revint s’asseoir alors que sa mère terminait les explications de la pièce. Il se tenait légèrement recroquevillé sur le canapé, son verre dans une main, le cure-dent glissant mécaniquement entre ses doigts dans l’autre, un geste qu'on le remarquait souvent faire avec des stylos, des clés ou parfois même avec des couverts, lorsqu'un repas s'éternisait un peu trop.

« -Alors qu’en dîtes vous ? demandait Janina avec un sourire franc. »
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Dim 29 Avr 2018 - 14:19

Elle avait écouté sans jamais broncher, les yeux braqués sur la maîtresse de maison qui semblait vraiment passionné par son explication, alors qu'Ayame avait probablement a peine comprit la moitié, son attention continuellement détourné par le départ puis le retour de Viggo, et surtout, la façon qu'il avait de faire bouger cet objet entre ses doigts. Elle soupira intérieurement en songeant que c’était criminel de faire ça alors qu'elle essayait de comprendre ce qu'on lui racontait. Tout ce qu'il fallait savoir, après tout, c'est qu'elle était la pour du théâtre. Et qu'elle n’était vraiment pas douée pour.

- Huuuuuum.


C’était plutôt pour se donner de la contenance qu'une réponse, quand on lui demanda ce qu'elle en pensait. Elle se leva et commença a marcher lentement derrière le canapé, en chantonnant, les yeux fermés, se maintenant de la main au meuble sur lequel elle était assise une seconde plus tôt. Jonathan décida de faire la conversation lui même plutôt qu'attendre que la brune se décide. Il savait déjà ce qu'elle allait dire, il savait déjà ce qu'allait être sa réaction. Aussi, il décida de gagner du temps.

- C'est une idée intéressante, le concept est original. Et surtout, donner la recette a une œuvre de charité vous honore. Je reconnais bien la votre pays. N'allez vous pas avoir de difficultés a faire la traduction en Japonais ?


Cela l’intéressait, pour le coup. Ils n’étaient pas la depuis longtemps, et l'accent était exécrable. Au niveau du vocabulaire, et vu la façon qu'ils avaient de parler, il était sur que l'écriture de la pièce, au moins pour la partie non improvisé, devait être agréable. Ayame s’arrêta soudainement et revint s'asseoir, ouvrit la house de sa guitare et souleva son énorme carnet pour venir le mettre sur ses genoux. Neuf ans d'écriture musicale, de dessins en tout genre, d'idées, étaient répertoriés dans ces pages. Elle sortit un stylo et commença a écrire tout en chantonnant.

- Pardonnez la, ça lui prend souvent. Je suppose que les artistes sont toujours un peu bizarre.


Elle écrivit rapidement une ligne de texte, puis une ligne de notes de musique. Elle se mit a sourire, rigola lentement toute seule, puis referma son carnet en coinçant son crayon entre ses lèvres. Elle agita les pieds, comme si ce qu'elle venait de penser l'excitait au plus haut point, et finalement, se souvint de pourquoi elle réfléchissait a la base. Elle regarda Jonathan qui avait trop l'habitude pour être gêné ou mal a l'aise, puis Viggo, le garçon qui semblait terriblement ennuyé d’être la. Et enfin, la mère, qui attendait une réponse.

- Alors déjà, c'est un super projet. J'aime bien regarder du théâtre. C'est marrant des fois. Bon, j'en regarde pas souvent. Quasiment jamais en fait, mais a chaque fois que j'en ai vu j'ai bien aimé.


Mais ce n’était pas le sujet. La femme n'en avait sans doute rien a faire de savoir si la Masuda aimait le théâtre ou non. Elle n'avait rien contre l'idée de participer. Mais de une, cela lui prendrait sans doute beaucoup de temps, et du temps, elle n'en avait pas. Et ensuite, a part gâcher la pince par ses habituelles maladresses, personne n'y gagnerait rien.

- Je veux pas avoir l'air de la fille ultra occupée.....mais je suis vraiment tout le temps occupée. J'ai un concert dans un mois, le musée veux que je joue a nouveau pour eux, parce que la dernière fois ils ont trouvés que ca c’était bien passé. Bon, c'est vrai que j'ai mieux joué que je pensais.....mais je suis pas trop trop classique. Je dois avoir récupéré ça de ma mère.


- Ayame est la fille d'Adelaide Stein Masuda, la célèbre pianiste. Vous devez connaître.

- Hum hum, on s'en fiche. Bref. En fait le problème c'est surtout que je suis vraiment nulle pour faire semblant d’être quelqu'un d'autre. Quand j'étais au collège, j'ai ruiné une pièce et j'ai fini par chanter au lieu de jouer mon rôle. C’était marrant. Mais pas vraiment le but recherché.

Elle eu un sourire en se souvenant de son professeur de l'époque, vexé de voir que sa pièce avait moins de succès que cette petite gamine qui chantait, certes très bien, mais totalement en improvisation, loin de ce que lui avait prévu. Elle resta silencieuse, un instant et reprit la parole.

- Et j'ai beaucoup de mal a me souvenir de texte et tout. Enfin, sauf les chansons. Mais c'est différent, je....je parle beaucoup désolée. Tout ça pour dire que je ne pense pas etre la personne que vous recherchez. Vous feriez mieux d'essayer de dénicher un nouveau talent. Je ne pense pas que votre public et le mien soit compatible.


Elle se gratta la tête, refuser était un art plus difficile qu'il n'y paraissait.
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Sam 5 Mai 2018 - 15:56

Viggo se demanda s’il était clair pour les invités qu’il souhaitait être ailleurs. Bien sûr qu’il aimait sa mère et il avait trouvé cela intéressant de l’entendre parler de sa pièce avec passion, surtout à en juger le temps qu’elle avait passé à l’écrire. En tant que lecteur, il avait trouvé cela très admirable de sa mère de se lancer dans un tel projet, surtout qu’il ne doutait pas de la quantité de travail que cela impliquait pour écrire une œuvre. Mais à cet instant, il aurait préféré rester dans sa chambre avec un livre ou aller faire un tour en voiture.
Il avait remarqué le regard d’Ayame lorsqu’il était revenu s’asseoir, ce même regard qui observait le cure-dent naviguer entre ses doigts pâles. Il se demanda si elle aussi souhaitait être ailleurs, elle aussi…
A peine sa mère eut-elle fini ses explications qu’Ayame se leva et entama une marche qui lui parut très étrange, une main sur le canapé, les yeux fermés en chantonnant un air qu’il ne connaissait pas. Il devina du coin de l’œil le regard étonné de sa mère qui semblait elle aussi surprise par la jeune fille. Seul Jonathan resta tranquille, semblant habitué à ce genre de comportements. Ce dernier aborda justement la question de la traduction auprès de sa mère, qui revint à lui avec un sourire :

« -Je vous remercie. Pour la traduction, j’ai sollicité l’aide d’un très bon ami à moi, Tenshiro Watanabe. Peut être le connaissez vous, il a joué dans plusieurs films produits ici et s’est proposé de m’aider pour la traduction de la pièce. »

Ce fameux Tenshiro était déjà venu dîner à plusieurs reprises ici, avec sa femme. Un homme simple et modeste malgré les critiques élogieuses auxquelles il avait souvent droit, selon Janina. Pour Viggo, qui ne regardait jamais la télévision en dehors des grands prix, il n’était qu’un autre invité.
Ayame revint soudainement s’asseoir et se mit à noter ce qu’il devina être des notes de musiques et peut être des paroles. Il repensa à ses notes qu’il se faisait, lorsqu’il découvrait un nouveau circuit et qu’il mémorisait par cœur avant de se lancer sur la piste. Janina répondit avec bonhomie aux excuses de Jonathan à propos de l’attitude d’Ayame qu’elle observait avec curiosité. Son « processus de création », comme elle le disait devait être amusant à voir.
A en juger le début de réponse que fit Ayame, Viggo sut qu’elle n’allait sûrement pas être positive. Janina dû le deviner, elle aussi, puisqu’elle haussa furtivement les sourcils, comme elle le faisait souvent quand quelque chose lui déplaisait. La remarque de Jonathan à propos de la parenté de l’adolescente sembla cependant la surprendre, puisqu’elle avait commencé à ouvrir la bouche, sans doute pour lâcher « Oh » d’étonnement en raison de tout ce que cela devait impliquer.  Mais la jeune fille fut prompte à couper court à toute manière d’aborder ce sujet.
Viggo la comprenait, à cet instant : être « fils de » ou « fille de » n’était pas toujours très simple à assumer. Le fait qu’on devait tenir une certaine réputation, prendre la relève… Sa sœur s’était toujours plus montrée plus douée que lui à cela, mais de son côté, il avait toujours prit soin d’éviter tout scandale.
Janina poussa un long soupir quand Ayame eut terminé ses explications. Il ne s’agissait pas d’un soupir d’agacement, mais plus celui de quelqu’un qui réfléchissait. Elle comprenait que la jeune chanteuse, bien qu’un peu mal à l’aise dans son refus, ne le faisait avec dédain. Janina devait surtout se rendre compte qu’elle n’avait sans doute mal évalué la notoriété dont devait déjà jouir cette petite. Cela ne sembla pas la surprendre, avec un talent pareil, on ne passe jamais inaperçu très longtemps… Elle resta silencieuse quelque secondes, puis elle leva les yeux vers l’adolescente et joignit les mains sur ses genoux :

« -La pièce ne se jouera pas avant au moins plusieurs mois, puisqu’il y a encore de nombreuses étapes à franchir dans le processus de création, ce qui te laisserais encore du temps pour réserver quelques soirs, le temps de jouer la pièce. On ne la jouerait qu’une semaine, 5 ou 6 représentations en tout. Si tu acceptes, tu n’auras aucun souci à te faire au niveau du texte à apprendre, puisque je te demanderais juste de chanter une chanson en ouverture, rien de plus. »

Elle leva en suite les mains et fit un geste en les croisant à l’horizontal, comme pour supprimer toute éventuelle menace que ses mots auraient pu laisser transparaitre :

« -Mais si tu n’es pas intéressée, c’est toi qui décide. »


Alors qu’elle reprenait une gorgée de thé, Viggo terminait son verre et faisait maintenant passer son cure-dent entre ses deux mains, toujours avec les mêmes mouvements rapides et mécaniques.
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Sam 5 Mai 2018 - 18:30

Elle écouta la réponse, en penchant la tête sur le coté, tout en triturant une de ses mèches de cheveux par réflexe, du bout du doigt. Aucun texte a apprendre ? C’était déjà plus intéressant de son point de vu. Elle se leva lentement, comme pour s'étirer les jambes, sans détourner le regard, comme si elle faisait ça sans y penser. Une petite minute, et elle retomba assise, en lâchant des « hm hm, so desu ne » compréhensif. Elle analysait la proposition sous l'angle nouveau que l'on venait de lui dire.

Elle ne comprenait pas l'utilité de lui demander ça plusieurs mois en avance. Si elle n'avait pas le choix que de prévoir ses concerts un moment avant qu'elle se produise, ce n’était pas pour elle, c'etait juste pour permettre aux gens de savoir, bien sur. Et encore, elle décidait toujours de le faire a la limite la plus proche possible. Elle n'ouvrait jamais une idée de concert plus d'un mois avant la date qu'elle voulait fixer le spectacle. Elle le faisait quand elle avait envie. Quand elle etait dans l'optique d'en faire un. Dans l'envie. C’était une pulsion qu'elle avait, et comme pour tout le reste de sa vie, c’était ainsi, son fonctionnement.

- Le truc déjà, au niveau des dates, c'est que j'aime pas trop réserver des soirées a l'avance. Si ça tombe sur un soir ou j'ai envie de chanter dans un bar, bah je serais coincée. Et j'aime bien suivre mes envies plutot qu'un planning. Bon j'ai pas le choix des fois. Mais voilà.


Elle trouvait cela logique, alors que Jonathan a coté de lui retint un soupire ennuyé. C’était un calvaire de prévoir des événements a l'avance, et il se souvenait encore amèrement de cette fameuse soirée de réunion avec la plupart des tenanciers de Bar avec qui ils faisaient affaires, vouloir l'écharper car elle ratait une soirée sur deux ou qu'elle n'allait jamais se représenter dans le bon. Un soir ou elle devait aller dans un bar dans le centre de Keimoo, elle se retrouvait a Hyriuu, alors qu'un autre jour encore, elle décidait au contraire d'aller a Keimoo centre ou elle n'avait pas de programme. En effet, comme tout les bars la voulaient, ils avaient fait un planning pour que tous soit équitablement répartit. Mais elle faisait comme si il n’existait pas.

- Ensuite, chanter une seule chanson c'est dommage. Autant que ça commence plus tôt et que je chante plus longtemps. Mais le problème c'est le public.

Elle avait en tête une population de quinquagénaire qui viendrait voir la pièce et n'apprécierait pas d'écouter une adolescente. Elle aurait bien plus changer son répertoire en fonction de la population. Elle savait improvisé dans quasiment tout les domaines. Et quand on était la fille d'Adelaide Stein Masuda, il n’était pas étonnant d’être extrêmement douée en musique classique. Par exemple elle avait quelque mois plus tôt accompagnée sa mère, sans vraiment avoir le choix, a une fête d'anniversaire du fils d'un Emir d'Arabie-Saoudite, ou elles avaient jouées en duo toute la soirée. Ça avait était une bonne expérience, et elle s’était même rapprochée d'Hayden durant ce séjour. Tout bénéfique pour elle.

- Ça change tout un peu.....mais je veux mettre des conditions pour ma participation.

Elle se demanda si la femme allait croire qu'elle souhaitait être payée, ou avoir des avantages quelconques vis a vis des autres. Jonathan lui, songea qu'elle ne devait pas se rendre compte qu'elle avait devant elle la chanteuse la plus populaire de la ville, et que rien que par sa présence, elle allait probablement faire doubler ou tripler le nombre de spectateurs potentiels. Si elle le savait, alors elle accepterait sans doute la totalité des conditions de la brune. Aussi farfelue qu'elle pouvait l’être. Cette dernière leva un premier doigt :

- Première condition, je veux que la pièce ai lieu en Août, cet été donc. Ça vous laisse quatre mois. Ainsi, on pourra faire la représentation en extérieur. Pourquoi pas sur la plage. Comme ça, il pourra y avoir plein plein de monde !

L'objectif ici était de pouvoir avoir un public varié. Elle n'avait absolument pas envie de se retrouver devant un public de théâtre tous tirés a quatre épingles, qui n'avaient absolument aucuns gouts de la musique qu'elle pouvait faire. Elle n'avait surtout pas envie que des gens du style de ses parents gâchent une idée aussi intéressante. Elle leva un deuxième doigt :

- La seconde, c'est que je veux littéralement faire une première partie. Je ne veux pas juste chanter une chanson. Je veux chanter pendant au moins une heure. Et a la fin de mon concert, vous pouvez enchaîner sur votre pièce.


Il y aurait peut être un départ de gens, mais l'argent serait déjà la, les gains seraient toujours présent. C’était la condition la plus dure a faire accepter, car il y avait un risque de voler la vedette de la pièce. Mais c’était important pour elle.

- Bon, au moins trois chansons. Pas forcément une heure. Mais je veux avoir le temps de....comment dire... « rentrer dedans. »


Elle sourit. Le temps de rentrer dans sa bulle, dans la fameuse « Aya-stase », ou plus rien n’était audible pour elle, plus rien au delà de sa chanson, rien au dela de la musique. Elle leva finalement son troisième doigt, sa dernière condition :

- Je veux que voir le spectacle soit totalement gratuit. Que tout le monde puisse voir. Et chacun donnera ensuite la somme qu'il désire. C'est ce que je fais pour tout mes concerts.

Elle n'avait pas besoin d'argents, elle s'en fichait. Tout ce qu'elle gagnait elle le donner a ceux qui travaillait pour elle, ou alors elle le reversait aussi a des associations ou finançait des projets pour la ville. C'etait ce qu'elle avait fait jusque la, et elle avait toujours récolté d'avantage que si elle avait donné un prix fixe a ses billets. Les gens etaient bien plus généreux quand il n'y avait aucune obligation a payer.

- Alors? Voila, en échange, je participerais a toute vos représentations, même si c'est que pour les 5 premières minutes, pour la pièce je veux dire.

Elle sourit, se releva en s'étirant, puis retomba encore assise. Jonathan lui, avait le nez dans son téléphone et n'écoutait plus vraiment.
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Dim 6 Mai 2018 - 16:47

En observant la réaction d’Ayame après l’explication de Janina, Viggo sut qu’elle avait vu juste puisqu’Ayame sembla de nouveau plongée dans la réflexion. La rousse la laissa réfléchir en toute tranquillité. Elle avait tout son temps devant elle pour essayer de la convaincre et Ayame n’était pas une invitée désagréable, au contraire. Néanmoins, cela ne l’empêcha pas de froncer les sourcils quand Ayame commença à aborder les plannings et surtout les conditions. Janina craignit que la fille d’Adelaide Stein Masuda décide de monter sur ses grands chevaux afin de faire un caprice d’enfant de star. Viggo en avait l’habitude, lui, dans les écoles où il allait. Il ne montra aucune réaction particulière à cela et l’écouta distraitement.
Mais les conditions étonnèrent la suédoise aux cheveux roux, qui eut un peu de mal à le cacher : elle s’attendait à ce qu’elle exige une loge avec un certain type de nourriture, une assistante qui lui ferait tout ce qu’on voudrait ou même un repas quatre étoiles pour son animal de compagnie. Mais Ayame les propositions de l’adolescente furent toutes autres et Janina les écouta attentivement. Après tout, de bonnes idées pourraient peut être en émerger…
Alors qu’Ayame terminait ses explications, la femme sembla pensive, analysant les conditions de l’adolescente pour voir si elles étaient compatibles avec ce qu’elle avait prévu jusqu’à présent. Elle réfléchit pendant quelques instants avant de répondre :

« -Tout d’abord, j’apprécie ton idée par rapport à une représentation en extérieur, cela pourrait effectivement ramener plus de monde. Peut être serait-ce un peu plus compliqué sur la plage, mais le faire dans l’un des parcs de la ville serait aussi efficace. »

Elle avait en tête les représentations auxquelles elle avait participé à l’Open Air Theatre, à Regent’s Park, il y a quelques années, quand ils étaient encore en Europe. Jouer du Shakespeare en plein air offrait toujours quelque chose de magique, aussi bien aux acteurs qu’aux spectateurs.

« -Pour une éventuelle première partie, je ne peux pas me permettre de faire une heure, puisque le tout durerait beaucoup trop longtemps. Je pourrais cependant avancer l’heure du rendez vous de disons… une demi heure ? Cela te permettrait de faire plusieurs chansons, si tu le souhaites, je comprends tout à fait ce que tu veux dire par « rentrer dedans ».

Il s’agissait d’une vraie artiste, songea-t-elle. Une personne qui vivait pour son art. Pas l’une de ces chanteuses qui recherchaient avant tout à se faire remarquer en s’affichant avec les vêtements de grands couturiers ou en exposant leur plastique probablement refaite à coups de scalpels et d’injections, le tout avec des paroles simplettes qu’elles n’avaient probablement jamais écrites. Ayame et elle avaient toutes deux une passion pour ce qu’elles faisaient et rien que pour ça, la japonaise pouvait être sûre d’avoir le respect de la femme de théâtre. Il fallait cependant encore accorder la dernière condition :

« -Pour être tout à fait honnête, Ayame, j’admire beaucoup ta générosité et si cela ne tenait qu’à moi, j’aurais sans doute adopté la même méthode pour récolter de l’argent. Mais il faut que tu saches que je me suis mis au service d’une association qui exige quelques garanties afin de financer leur projet et je ne suis pas sûre qu’ils accepteraient de rendre leur spectacle gratuit de base. »


Elle leva le doigt en signe d’apaisement afin de souligner le fait qu’elle n’avait pas terminé ses explications :

« -Cependant, je pourrais essayer d’aborder ta manière avec eux et voir s’ils seraient d’accord. Je tiens à dire que tu m’avais bluffé l’autre soir, comme tout le reste du public dans la salle où nous étions et c’est pour ça que j’aimerais vraiment t’avoir sur scène. Si tu me laisses quelques jours et que j’arrive à les convaincre, est-ce que tu serais toujours partante ? »

Janina joignit les mains sur ses genoux et se pencha en avant, afin de s’asseoir de manière plus décontractée :

« -Sinon, en dehors de notre escapade en famille, à ce bar où tu donnais un concert, je ne suis pas beaucoup sortie et j’ai passé beaucoup de temps à travailler sur cette pièce. Du coup, je n’ai pas vu si tu avais donné d’autres représentations. Combien de concerts fais-tu par mois ? Tu as l’air d’avoir plus d’expérience que je ne l’avais imaginé, sans vouloir t’offenser. »

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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Dim 6 Mai 2018 - 20:23

Elle s'étira, l'air agacé. Pas une seule de ses conditions n'avaient étaient acceptés totalement, et elle avait la désagréable impression que c’était une façon de dire « c'est moi qui décide ». La totalité des demandes avaient étaient expérimentés par elle même par le passé, mis a part sans doute cette histoire de faire la première partie. La façon que la femme avait eu de renvoyé l'adolescente dans les cordes était clairement pour montrer le dominant dans un rapport de force qu'elle avait du mal a visualiser. Elle se leva une énième fois, se tournant finalement dos a son interlocutrice, observant le mur opposé d'un air rêveur. Jonathan qui sentait bien que la façon dont elle allait s'exprimer n'allait sans doute pas plaire a une femme de ce standing, prit la parole :

- Sachez que toute les conditions évoqués ont déjà étaient mises en place par le passé. Ayame a une vraie expérience de la scène et de l'organisation. A vrai dire, elle s'en occupe presque autant que moi maintenant. Si bien que....


La petite brune se retourna et coupa la parole a son manager, qui tiqua et retomba assis au fond du canapé sans rien dire. Si dans une relation il devait y avoir un dominant et un dominé, il était évident qu'elle devait sans doute gagner la plupart des débats dans lesquels ils étaient tout les deux confrontés. C’était surtout parce qu'il avait la rationalité de savoir qu'elle n'abdiquerait jamais, alors plutôt que de parler encore et encore, il préférait la laisser faire.

- Il suffit de décaler le début de la présentation. Mettons que vous disiez que la pièce commence a dix neuf heure, et que ma représentation a lieu a dix-huit heure. Ceux qui veulent voir l'un ou l'autre peuvent choisir, ce n'est pas difficile a mettre en place, et je pense de toute façon, sans vouloir vous offensez, que je ramènerai sans doute beaucoup plus de gens que si vous faisiez juste de la pub pour ça.

En fait, elle disait ça, mais elle ne connaissait pas la notoriété de cette femme. Ce qu'elle savait, c’était la place qu'elle avait désormais a Keimoo. Elle n’était plus dans l'ombre de sa mère et avait sa propre notoriété. Elle savait qu'a l'instant ou elle lançait l'annonce d'un concert sur twitter, elle avait salle comble dans les deux jours. Cette femme ne devait pas se douter de la foule qu'elle ferait venir. Elle s'accroupit, pour faire marcher ses articulations, et sembla vouloir monter debout sur le canapé, mais finit par s'abstenir.

- Pour le paiement, par contre, c'est non négociable. Vous en faite pas pour les associations et tout ces trucs la. Si ils vous font chier, je peux financer ce qu'il y a besoin de financer a la place, c'est pas un soucis. Il faudra juste me rembourser a la hauteur de ce que j'ai dépensé en matériel. Le reste ira a une association qui vous va. Je refuse de faire payer quelqu'un pour écouter de la musique. Chacun est libre de donner, et il y aura des donneurs, beaucoup, comme d'habitude. Mais je ne suis pas un produit commercial.

Elle se passa la main dans les cheveux, en songeant au prix exorbitant d'une place de concert pour assister a une représentation de sa mère, notamment dans les grandes salles de classique de Tokyo, la ou elle représentait le plus souvent. Elle prit une grande inspiration avant de lui faire un grand sourire. Elle parlait sans arriérés pensés, mais il était évident qu'elle n'était pas énervé pour un sou. Elle établissait simplement les faits qu'elle avait en tete, ni plus ni moins. Elle s'éloigna un peu dans le salon une fois qu'elle avait terminé de parler, en chantonnant.

Spoiler:
 

♪ Shinjiteru mono wa aru kai ?
Kage mo katachi mo nakute kamawanai
Omoidashita yo bokura no hibi wo
Ikari wo hanatsu kimi no mune no naka de ♪

♪ Yume kibou yubi wo kuwaete
Tada nagamete owaru tsumori wa naku
Kitto itsuka kanau hazu datte
Sonna hitogoto mitai na hanashi kai ♪

Elle fit un petit couinement amusé, alors que Jonathan se redressait, comme pour combler le blanc qui venait de ce créer par les deux couplets qu'elle venait de chanter.

- Nous connaissons bien les différents groupes et associations de la ville. Les Masuda sont une famille vraiment influente au Japon et surtout a Keimoo. Par exemple, la fete des investisseurs pour la nouvelle année a eu lieu au manoir Masuda, pour vous donner une idée. Avec le maire et ses adjoints, ainsi qu'un grand nombre de vip. Loin de moi l'idée de vouloir donner de l'importance a tout ça, après tout cela n'a rien a voir avec moi et avec Ayame, mais vous pouvez imaginer que si vous dite que c'est la volonté de la petite Masuda, vous ne devriez pas avoir beaucoup de chance d'essuyer un refus.

Même a l'international, la famille Masuda, le père, était vraiment connu au niveau business, et la mère musicalement parlant, qui était Allemande d'origine et avait jouée dans les plus grandes salles de concert partout sur la planète. Ayame revint a cet instant, pour entendre la question suivante.

- Oh, vous ne m’offensez pas, j'en ai pas l'air comme ça, mais je pense que je suis assez sérieuse. Je fais une représentation par jour. Minimum. Sans parler des concerts, des festivals....des fois je fais des live sur youtube aussi.

C’était une performance colossale que d'avoir ce taux de représentation. Les artistes n’étaient pas aussi actif normalement. Mais c’était sans doute ce qui l'avait rendue populaire. Sa proximité avec les gens, sa régularité dans les performances. Elle sourit a nouveau :

- Si vous voulez, je peux vous faire une démo ou un truc, pour vous rassurez si vous hésitez encore de mes compétences. J'ai ma guitare et ma flûte traversière sur moi. Sinon si vous avez un piano ou une batterie, je peux aussi. Enfin j'oblige pas, si vous vous en foutez, moi aussi au fond.

Jonathan ricana intérieurement. Si sa mère ou son père l'avait entendu parler comme ça, ils auraient fait une attaque.


Dernière édition par Ayame Masuda le Sam 12 Mai 2018 - 0:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Mar 8 Mai 2018 - 22:37

Jonathan s’exprimait étrangement vite et Viggo crut qu’il cherchait presque à masquer quelque chose avant qu’il ne soit trop tard. Ce n’est que lorsqu’Ayame prit soudainement la parole en l’interrompant au passage qu’il comprit pourquoi est-ce qu’il avait essayé de passer un peu de pommade au préalable.
Viggo ne sut pas si cela eut un grand effet sur sa mère, car sans même se tourner vers elle, il sentit son regard changer, en particulier lorsqu’elle déclara qu’elle pourrait faire bien plus d’entrée que sa mère. Il en conclut qu’elles devaient ignorer beaucoup de choses l’une de le l’autre, même si selon lui, Ayame aurait bien plus de succès ici, sur sa terre natale. Il se demanda cependant si la tendance serait la même si elle se produisait à Stockholm… La suédoise dévisagea longuement la chanteuse, l’air de dire « tu as un sacré culot, mais j’aime ça ».
C’est avec ce même regard qu’elle l’écoute entonner deux couplets d’une chanson dont Viggo ne comprit que la moitié et sa mère peut être encore moins. Ce n’était pas dans son style musical, mais il devait admettre qu’elle chantait vraiment bien et qu’une vie pleine de succès devait l’attendre. Il trouva tout de même très étrange qu’elle se mette à chanter comme ça, au milieu du salon, sans prévenir. Enfin, qui était-il pour juger quelqu’un s’il était « bizarre » ou non ?
Janina sembla elle aussi étonnée, mais ne sembla pas vouloir la réprimander pour ça. Ce n’était pas comme si elle s’était mise à gribouiller les murs ou fumer dans le salon sans en demander la permission. Des peintres dessinaient sur des serviettes en papier au restaurant et des écrivains prenaient parfois un instant pour noter une phrase dans un carnet au milieu d’une conversation. Si pour Ayame c’était le chant, l’en empêcher serait cruel et elle la prendrait sûrement pour une fermée d’esprit qui ne respecte pas son talent.
Jonathan prit alors la parole, sans doute pour distraire l’attention après ce moment qu’il devait qualifier de « gênant » et l’hôte de la maison l’écouta avec attention, hochant la tête par même alors qu’elle imprimait les informations qu’elle recevait. Elle répondit à Jonathan temps :

« -J’ai donc bien fait de faire appel à elle et à vous par extension. J’expliquerai son point de vue, alors et je vous fais confiance pour qu’ils acceptent sans trop tergiverser, à en juger ce dont vous et Ayame venez de me dire à propos de l’organisation de ses concerts. »

En parlant d’Ayame, celle-ci revint pour répondre à sa question à propos de sa fréquence de concerts. Une réponse qui fit ciller l’actrice qui s’enfonça un peu dans le dossier du canapé, estomaquée :

« -Une représentation par jour… minimum ? »

Ajouter à cela les festivals et des lives sur YouTube… C’est ce que l’on appelait de la dévotion envers son art. Cette fille devait vraiment déborder d’énergie. Elle haussa les épaules en soufflant du nez après sa dernière remarque. Bien évidemment qu’elle n’avait aucun doute, sinon elle ne lui aurait pas fait une telle proposition :

« -Je ne doute pas de toi ni de ton talent, Ayame et les quelques couplets que tu viens de chanter renforcent mon opinion à ce propos. Est-ce que c’est une chanson de toi, d’ailleurs ? »

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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Sam 12 Mai 2018 - 0:48

- Hum hum hum....

Elle avait répondue a la dernière question qui concernait le nombre de représentations sans vraiment semblait y réfléchir, signe que ce n’était pas des paroles en l'air. Quand quelqu'un répondait du tac au tac, il n'y avait quasiment aucun doute sur le fait qu'il disait la vérité. De toute façon, ce n’était pas très difficile de vérifier. Il suffisait de faire un tour tout les soirs vers dix huit heure, de chercher l'endroit du centre-ville ou une foule était rassemblée. Il y avait de grandes chances de tomber sur la petite brune.

- C'est pas extraordinaire. Je chante tout le temps de toute façon, alors que ce soit devant un public ou non, ça ne change strictement rien pour moi.

Elle éclata de rire, après avoir tenté de corriger cette phrase qu'elle avait fait. Histoire de ne pas paraître trop vantarde sans doute. Elle se souvenait encore de la tete d'Hisaka quand elle lui avait dit qu'elle voulait chanter tout les soirs. Il avait bredouillé quelque chose comme «c'est impossible, j'ai des choses a faire aussi », et du coup, elle l'avait embêté pendant plusieurs jours pour essayer de le faire changer d'avis, a priori sans succès. Elle écouta la partie suivante. La conversation a propos de la pièce était terminée, mais pas le rendez-vous. Elle s'en fichait, elle n'avait rien d'important a faire. Rien en fait, a part chanter. Ce qui était quand même la chose la plus importante de sa vie, étrangement.

- Hum ? Ce que je viens de chanter ? Mais c'est « Symbol » de « Luck life ». C'est super connu, et plutôt récent.

En fait, c’était sortie quelque chose comme deux ou trois jours plus tôt. Difficile que ce soit super connue, autant qu'elle le chante avec autant d'exactitude en ne l'ayant entendue que quelque fois. Mais on pouvait dire que c’était son talent principal. Son oreille musicale. Elle ne retenait pas vraiment les paroles en tant que telle. Elle superposait la musique sur le texte, et son cerveau imprimait les paroles de façon absolument naturelle au bout d'une ou deux écoutes. Des fois trois, en fonction de la complexité du texte. Et parfois encore un peu plus, notamment quand ce n’était pas en Japonais. Mais il ne lui fallait rarement plus d'une heure pour connaître une chanson par cœur.

- Du coup non, c'est pas du tout de moi. J'ai pour principe de ne jamais chanter une chanson de ma composition en dehors de mes concerts. C'est un cadeau que je fais pour ceux qui viennent me voir. Qui donnent du temps pour une petite écervelée qui chante sur une scène de bois pour s'amuser et passer le temps.

Elle s'étira en se relevant a nouveau. Il semblait que l'entrevue approchait de sa fin. Elle regarda Jonathan, qui hocha légèrement de la tête, comme pour aller dans ce sens. Comme il semblait toujours vouloir parler en premier, elle se détourna un peu de la conversation, pour chanter une nouvelle fois pendant une petite minute a voix plus basse. C'etait assez fort pour que si quelqu'un l'écoutait, il pouvait l'entendre. Mais en parlant avec Jonathan, il y avait des chances pour qu'elle ne soit pas concentrée sur elle.

- Je vais prendre congé. Voila mon numéro, appelez moi quand vous aurez plus d'informations. J'ai un rendez-vous, alors je vais laisser Ayame ici. Ne vous inquiétez pas pour elle, elle connaît bien la ville.

Elle était née ici après tout.

♪ Have you ever loved someone so much, you'd give an arm for?
Not the expression, no, literally give an arm for?
When they know they're your heart
And you know you were their armour
And you will destroy anyone who would try to harm her
But what happens when karma turns right around and bites you?
And everything you stand for turns on you to spite you?
What happens when you become the main source of her pain?
"Daddy, look what I made", Dad's gotta go catch a plane
"Daddy, where's Mommy? I can't find Mommy where is she?"
I don't know go play, Hailie, baby, your Daddy's busy
Daddy's writing a song, this song ain't gon' write itself
I'll give you one underdog and you gotta swing by yourself
Then turn right around in that song and tell her you love her
And put hands on her mother, who's a spitting image of her
That's Slim Shady, yeah, baby, Slim Shady's crazy
Shady made me, but tonight Shady's rocka-by-baby... ♪


C’était déroutant. Elle râpait purement et simplement, d'une façon encore une fois totalement naturelle. Elle avait travaillée bien entendue. Elle travaillait tout les jours pour parvenir a être toujours meilleure, mais si on avait dit a quelqu'un qu'elle etait née en chantant de la sorte, des styles totalement différents les uns des autres, avec un accent parfait qui aurait pu la faire disparaître dans une foule de natif, alors ces personnes auraient sans doute cru totalement que c’était possible. Elle s’éclaircit la gorge en amenant sa main devant sa bouche poliment, et se retourna en faisant un signe de la main a son manager.

- Ta cravate.

Elle éclata de rire, alors qu'il remettait son vêtement toujours de travers avec une petite rougeur aux joues. Il s'inclina et disparut vers la sortie. On entendit la porte se refermer, signe qu'il était finalement partit. Elle sourit a ses deux hôtes :

- Vous avez encore des questions ?
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Sam 12 Mai 2018 - 23:52

« -Je vois, je vois, fit Janina en hochant la tête. »

Si cette petite avait autant de talent et déployait autant d’efforts à l’exploiter, un avenir radieux l’attendait, il n’y avait aucun doute ça cela. Encore une fois, elle fit le parallèle avec elle, au même âge. Toujours en train de travailler un rôle, un texte, parfois même une simple réplique alors qu’elle ne la jouait pas. Cela devenait un peu narcissique, à force, songea la suédoise en faisant la moue quand Ayame lui donna le titre du morceau ainsi que le nom de l’artiste. Elle secoua la tête :

« -Je ne connaissais pas du tout. »

Elle nota dans un coin de la tête d’essayer de l’écouter, un de ces quatre, mais n’était pas sûre de s’en souvenir. Viggo n’avait aucune idée de ce dont elle parlait, lui non plus. A vrai dire, hormis les musiques très connues que l’on considérait presque comme des classiques, il n’avait pas une immense culture musicale. Après, il lui arrivait d’écouter les stations locales et cela lui permettait de se tenir au courant de quelles étaient les musiques à la mode ou, mais il préférait vraiment faire ses propres playlists, que ça soit pour lire, conduire, jouer ou faire du sport.
Janina acquiesça en entendant l’explication de la jeune femme en se disant qu’elle avait choisi la bonne personne pour ce spectacle. Une fille simple, honnête, généreuse mais passionnée. Le genre de personnes qu’il faudrait plus dans le monde… Elle se tourna vers Jonathan :

« -C’est d’accord. Merci à vous d’être venu, en tout cas. Je vous recontacterais dès que j’aurais des nouvelles. »

Viggo s’était concentré de son côté sur ce qu’Ayame semblait réciter à voix basse. Il ne comprit pas tout de suite, étant donné le volume de sa voix, mais il reconnut rapidement le couplet de ce rap d’Eminem. Ce n’était pas un grand fan de rap, mais il connaissait au moins le fameux rappeur originaire de Détroit et quelques uns de ses morceaux. C’était assez étrange de voir une adolescente comme elle râper aussi bien sur un morceau de ce chanteur. Elle avait un excellent accent, en plus, ce qui rendait vraiment le rap crédible et les paroles pour le moins mélancoliques s’accordait à sa voix douce, sans pour autant perdre de leur impact. Il essaya de l’imaginer chanter sur un de ses morceaux favoris, mais se rappela que les chansons qu’il écoutait n’étaient pas très connues aux oreilles du grand public et préféra se focaliser sur l’écoute de la jeune fille assise sur le canapé en face de lui. Ce n’est que lorsqu’elle s’arrêta qu’il remarqua qu’il avait hoché doucement la tête au rythme du rap qu’il avait deviné. Visiblement gêné, il cligna trois fois des yeux de manière compulsive et détourna finalement le regard vers l’autre côté de la pièce, l’air un peu honteux.

Sa mère sourit lorsqu’Ayame fit remarquer à Jonathan sa cravate, apparemment attendrie par la complicité entre les deux. Elle raccompagna Jonathan jusqu’à la porte de son élégante démarche que sa combinaison mettait en valeur, puis revint dans le salon avec un air satisfait sur le visage pour retrouver Ayame souriante. Elle répondit :

« -Je crois que je sais tout ce que je voulais savoir et je te tiendrais au courant dès que possible via Jonathan pour te dire si ta partie se fera ou non. Ah si, vu que tu m’as dis que tu fais un concert par jour, je suppose que tu en as un ce soir ? Est-ce que tu souhaiterais manger ici avant de partir ou quelque chose à grignoter pour le chemin ?

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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Sam 26 Mai 2018 - 16:27

Elle ferma les yeux, essayant de se concentrer un instant pour essayer de se remémorer la suite de son programme du jour. Il devait etre seize ou dix-sept heures maintenant. Elle pouvait aller faire une de ses représentations pour dix huit heures, mais puisqu'elle n'avait pas cours le lendemain, elle préférait commencer par jouer en extérieur. Il y avait un parc non loin de chez elle d'ailleurs. Non loin d'ici donc, puisque la maison de ses parents, et la sienne donc, n’étaient a quelques dizaine de mètres d'ici. Elle se demanda si son interlocutrice était au courant d'ailleurs, mais elle n'avait absolument pas l'envie de parler de ses parents.

- Hum, c'est sympa de faire la proposition, mais moi je mange plutôt après, tard le soir. J'ai ma cop....euh, ma meilleure amie qui fait beaucoup de cuisine et qui me prépare des trucs le soir.

Ouf, elle avait faillit faire une énorme bourde. Ce n’était pas vraiment pour elle, surtout pour Haneko, qui refusait absolument que sa relation avec la petite Masuda soit rendu publique. Ce n’était pas une histoire de journaliste ou quoi que ce soit d'autre. Simplement, elles avaient toute les deux étaient élevés dans un monde ou ce genre de chose n’était pas acceptés. Et si Ayame s'en fichait un peu, de la réaction de ses parents, Haneko elle, n’était pas prête a ce que son père soit au courant. Et puis même la jeune femme savait que si ses parents l'apprenait, les choses deviendraient soudainement bien plus compliqué.

- Bon du coup j'vais commencer a prendre mes affaires moi....

Elle se leva doucement, et commença a rassembler les pages qui étaient tombés de son carnet trop petit pour tout ce qu'il contenait. Elle gardait toujours le sourire, si bien qu'il semblait qu'il était impossible de rendre triste ce petit être. Une fois bien fermement harnaché avec un élastique prévu a cet effet, elle l'enfouit dans la house de sa guitare, a coté de sa flûte traversière, qui dépassa un moment avant qu'elle la remette a l’intérieur également. Puis enfin, ce fut Tenshi qui revint a sa place, dans sa maison de tissu, alors qu'elle chantonnait encore et toujours.


♪ Sailing my sea! 
Yeah - Never say die Gotta go! Go!
Asu e no chizu hirogete Issho ni ikou ze Go along along
Bouenkyou de nozokeba Michinaru minato e Go along along ♪

Elle referma le tout, et fit un tour sur elle meme sur un pied d'une façon presque trop innocente pour etre fait par une fille de presque dix huit ans, et quand elle fut certaine qu'elle avait bien tout rangée, elle se tourna vers Viggo d'abord, s'inclina rapidement, sans avoir l'air de le faire vraiment par envie, plus comme une habitude, puis elle sortit un morceau de papier et donna directement son numéro au garçon :

- Tiens, si tu veux écouter de la musique. Du rap ou ce que tu veux, je suis tout le temps dispo pour jouer.

Elle avait remarqué quand il l'avait écouté et quand il l'avait au contraire ignoré. Elle avait l'habitude de repéré les gens qui l'écoutait. C’était plus un réflexe qu'une véritable analyse. Cela apparaissait devant ses yeux avec facilité. Elle lui sourit, avant de se tourner ensuite vers sa mère, et s'inclina également, faisant le même procédé en écrivant son numéro et en lui offrant. Elle semblait bien loin de la parano des stars.

- Si vous voulez savoir des choses, hésitez pas, a toute heure du jour et de la nuit. Enfin, plutot le jour. Et pas trop entre huit heure et dix sept heures, j'suis en cours. Normalement. Mais souvent je suis au club donc je peux répondre. Voilaaa !


Elle s'inclina une nouvelle fois et se dirigea vers la porte presque comme si elle etait chez elle, ayant facilement mémorisé le chemin que venait de prendre Jonathan juste avant elle. Elle ouvrit la porte, et enfila rapidement ses ballerines.


♪ Get on the deck! Get on the deck! Sono te de kaji o tore
Get on the deck! Get on the deck! Yoake no umi e to fune o dase
Seiippai Hareruuya Ima da ho o age Nakama to tomo ni
Kaisei no sora no shita Yume to iu na no daikoukai e ♪

Elle sauta les trois marches qui menait sur la rue, et retomba en écartant les bras, comme aprés un numéro de danse ou de cirque. Elle fit d'ailleurs deux ou trois pas de danse dans la rue, sans se soucier des regards qu'elle pouvait attirer, puis se tourna vers la porte.

- Merci pour l'invitation en tout cas.

Elle se prépara a partir.
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Dim 27 Mai 2018 - 1:26

« -Comme tu veux, avait répondu Janina. »

Chacun s’était levé pour se saluer correctement afin de se dire au revoir. Viggo s’était longuement étiré. Maintenant que l’invitée allait partir, il allait pouvoir retourner vaquer à ses activités. Il cherchait notamment à battre le record du tour à Suzuka. Quand il se disait qu’il n’était qu’à deux heures à peine de voiture de ce circuit mythique, cela l’attristait de ne pouvoir le parcourir qu’en voiture. Peut être devrait-il essayer de s’inscrire dans une compétition amateur, le temps d’un week end. Bien sûr, il ne passerait peut être pas inaperçu, mais quand même… cela lui ferait passer cette envie pressante de dévaler les routes de montagnes à toute vitesse. Les jeux vidéo restaient amusants et divertissants, mais ce n’était rien comparé à…

« -Viggo ? »

Sa mère venait de l’interpeller dans sa langue natale alors qu’Ayame rassemblait ses affaires en chantant :

« -Oui, maman ?

-Viggo trésor, je voulais nous faire un gâteau pour demain mais il me manque des œufs, tu veux bien aller m’en chercher, si tu n’as rien à faire ? Une boite de six.

-Pas de problème, Maman. »


Elle lui fit un grand sourire, le même que depuis qu’il était en âge de sortir seul et qu’il allait parfois faire le coursier pour elle. Ce sourire qui lui ferait braver des rideaux de pluies. C’est alors qu’Ayame l’interpella :

« - Tiens, si tu veux écouter de la musique. Du rap ou ce que tu veux, je suis tout le temps dispo pour jouer. »

Il cilla instant quand Ayame lui dit cela, puis une seconde fois quand elle lui tendit un papier avec son numéro. C’était quelque chose auquel il ne s’attendait pas, pour être honnête, surtout qu’ils s’étaient à peine adressé la parole. Il prit très bien sa proposition, mais semblait vraiment gêné :

« -Merci beaucoup… c’est très gentil. Mais le rap, ce… c’est pas vraiment mon truc… Enfin, c’est juste que je connaissais bien celui-ci et… et puis tu râpais vraiment bien, alors… »

« Vraiment bien » était un peu réducteur quand on se rendait compte de la qualité de son chant. Viggo regretta instantanément d’avoir dit cela et ne sut pas quoi ajouter d’autre afin de se corriger et qu’Ayame comprenne qu’il avait beaucoup apprécié ce rap qui l’avait tiré de son ennui, le temps de quelques vers. Il hocha tout aussi mécaniquement qu’elle la tête puis la laissa passer à sa mère.

« -Oh… Tu fais bien. Je t’enverrais un SMS afin que tu puisses avoir aussi mon numéro au cas où, dit-elle en agitant le billet. »

Elle s’inclina elle aussi. Viggo renouait les lacets de ses baskets quand il vit Ayame revenir vers la porte d’entrée pour sortir. Il se demanda elle passait combien d’heures par jour à chanter, en dehors des concerts. Il se demanda également en l’entendant chanter quelle était cette manie, chez certains chanteurs japonais d’écrire la moitié de leurs couplets dans la langue de Shakespeare avant de repasser dans leur langue natale. Cela lui rappelait cette chanteuse française dont il avait oublié le nom de scène qu’il avait entendu une fois à la radio, lorsqu’il était de passage à Paris.
Janina l’accompagna jusqu’au portail :

« -Pas de souci pour l’invitation, tu es la bienvenue, ici. N’hésite surtout pas à faire signe, si tu repasses par ici, ma porte est toujours ouverte ! »


Alors qu’elle tournait les talons pour remonter l’allée, Viggo franchit à son tour le portail. Il avait enfilé sa veste satinée blanche que lui avait offerte sa sœur. Avec son tigre qu’elle avait fait broder avec des tissus noirs sur le torse et dans le dos, elle lui avait dit qu’il avait l’air d’un super héros. Lui n’y voyait qu’un joli habit et surtout un cadeau de sa sœur. C’est pourquoi il la portait aussi souvent. Le soleil étant encore assez haut, il avait enfilé ses lunettes de soleil et passé sa casquette sur sa tête afin de se protéger des rayons U.V. Il rangeait son portefeuille dans la poche intérieure de sa veste quand il remarqua qu’il était à côté d’Ayame.

« -Je vais dans cette direction, dit-il en indiquant d’un geste du menton un côté de la route. Je dois aller faire une course pour ma mère… Et toi ? »

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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Mar 29 Mai 2018 - 14:17

Elle s'étira en regardant le ciel. La vaste étendue qui ne l'a faisait pourtant pas autant rêver que la nuit. C'etait le jour et la nuit, c'est le cas de le dire. La journée il y avait quoi ? Des nuages, qui voyageaient mollement d'un point a l'autre de la planète, remplit de larmes et d'ennuis. Cette torpeur qu'ils dégagent la faisait vraiment bailler d'ennuis. Elle avait déjà vu des gens capable d'observer les nuages pendant des heures....ou alors c’était un personnage dans un manga peut être. Elle ne s'en souvenait plus, toujours est il que c’était le pire public pour elle.

Sa vie et son public venait la nuit. Lorsque la lumière du soleil, comme celle des projecteurs, baissait, pour que seul le regard des spectateurs, de ses amis d'un soir, l'observent, chantent, dansent, s'amusent avec elle. Les étoiles, toute en illumination, dont l'éclat n'avait rien a envier a celui qu'elle voyait dans les yeux de ceux qu'elle arrivait a attraper avec sa musique. Et a y penser, alors qu'elle marchait vers le portail de la résidence, il n'y avait absolument pas plus agréable sensation que celle de faire rêver les gens. Elle se retourne pour saluer une énième fois, et sans doute dernière, la Suédoise, ou tout du moins c'est ce qu'elle croyait être, au vu de l'accent. Elle était assez doué pour deviner des choses a partir de la voix. Déformation professionnelle sans doute.

- A bientôt sans doute.

Elle commença a marcher vers la droite. S’arrêta, et se pencha en arrière, jusqu'à pouvoir voir le garçon la tête un peu vers le bas. Il lui avait adressé la parole, aussi elle fit les dix pas en marche arrière, presque en courant. Elle avait l'habitude de marcher en arrière. C'est ce qu'elle faisait souvent quand elle était avec quelqu'un. Puisqu'elle marchait vite, et couplé au fait qu'elle voulait plutôt parler avec quelqu'un de face, alors elle se mettait devant la personne et marchait sur ses talons.

- Ah tu vas vers le centre-ville ? J'ai entendu ce que ta mère a demandé, mais j'ai rien comprit. C'est pour ça que tu y vas non ? Hein, hein ?

Elle éclata de rire sans réelle raison, regardant autour d'eux pour essayer de déterminer la route la plus rapide et celle qui lui faisait le plus faire un détour pour atteindre son objectif, qui n’était en réalité pas vraiment déterminé encore. Le centre-ville était probablement la ou elle allait se rendre dans tout les cas, et elle avait aussi envie d'acheter un dessert avant d'aller rendre visite a sa petite amie.

- Bon, du coup j'peux venir avec toi alors. Et puis tu as l'air maladroit, et avec un mauvais sens de l'orientation, et tu connais pas trop la ville, alors je peux venir aussi avec toi.

Elle ricana encore plus, sans vraiment savoir d’où elle sortait ça. Pour elle, qui connaissait la ville comme sa poche, il était plus ou moins évident que quelqu'un n'ayant pas l'habitude de vivre ici n'avait pas forcément une très bonne connaissance de l'endroit. C’était même plus que de la logique, c’était de la simple logique mentale. Elle commença a marcher de nouveau, cette fois dans la direction qu'elle avait indiqué, marchant encore en arrière pour pouvoir faire face au garçon. On pouvait penser que de cette façon elle allait se prendre quelqu'un, mais d'une part les gens la voyait et surtout l'entendait de loin et faisait attention, et d'une autre, elle avait un centre de gravité assez bas, et couplé a une ouie exceptionnelle, elle parvenait souvent a éviter les gens qui s’apprêter a lui rentrer dedans, par réflexe. Souvent, il y avait déjà eu des accidents bien sur.

- Vu que tu as jamais étais élève ici, dans une ville ou la moitié de la population est étudiante, c'est normal que tu sois un peu perdu. Enfin, je sais pas vraiment si tu es perdu ou non en fait. Mais tu vois moi je suis née ici. J'ai toujours vécu dans ce quartier d'ailleurs, tu sais peut etre pas mais ma maison est pas loin après la tienne. Tu dois l'avoir vu, c'est le gros manoir de riches, bien matuvu, qu'on ne peux pas rater. Je crois que c'est presque la plus grosse maison de la ville...on peux pas etre tranquille la dedans, c'est pour ça que je suis vite partie.

Elle soupira, alors qu'on aurait dit que parler de ça était a la fois un besoin et un problème. Elle n'avait pas a proprement quitté le domicile familiale, disons plutôt qu'elle s’était incrusté chez son frère et sa plus jeune sœur, Arata et Léa. Elle ne perdit pas le moins du monde son sourire, au contraire, et montrait une agilité pour le type de déplacement qu'elle utilisait remarquable. Elle s'étira, le confrontant a nouveau :

- Et du coup, si tu aime pas le rap, pourquoi tu agite la tete comme un amateur de ce type de chanson ? Moi j'aime tout, je chante de tout, je m'adapte, je vie dans la musique tu vois ? Elle bouge tout le temps, et si tu court pas après, tu la perd de vue. Tu écoutes quoi alors ?
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Mer 30 Mai 2018 - 0:16

S’il y a bien une chose dont il était sûr, c’était qu’Ayame avait une drôle de façon de regarder derrière elle. Pourquoi ne pas faire simplement demi-tour, comme tout le monde ? Au lieu de ça, elle accourait vers lui en marche arrière, presque comme lui le ferait en en voiture. En un instant, elle se retrouvait devant lui et restait littéralement en marche arrière, sur les talons afin de lui parler. Il se demanda si elle faisait cela afin de pouvoir mieux l’observer, cet étrange garçon venu de l’autre côté du globe. Maintenant qu’il se retrouvait seul avec elle, il réalisa à quel point elle était une véritable boule d’énergie lorsqu’elle lui posa une question. On aurait dit une enfant de six ans qui semblait surexcitée par tout ce qui l’entourait :

« -Je vais dans cette direction, oui, elle m’à demandé d’aller faire une course pour elle. »


Le soudain éclat de rire de la jeune fille lui fit froncer les sourcils derrière les verres sombres de ses Wayfarers. Elle semblait presque… ivre ? Non, peut être hyperactive, car elle semblait très alerte dans sa façon de scruter les environs. Peut être qu’il achèterait autre chose dont il aurait besoin, s’il y en avait. Après tout, on trouvait de tout dans les magasins japonais.

« -Tu trouves que j’ai l’air maladroit ? »


Cela faisait déjà quelques mois que les Nyströms avaient emménagés ici. Bien sûr, il pourrait aisément se perdre dans certains quartiers, mais il avait déjà commencé à mémoriser une partie du centre-ville et les grands axes. Lire les panneaux s’avérait toujours difficile, mais il s’y faisait comme il le pouvait. Au moins, il connaissait déjà le chemin vers où il se rendait, mais ne vit pas vraiment d’inconvénient à ce qu’elle l’accompagne, si elle se proposait. En la voyant marcher de la sorte, Viggo en conclut qu’elle devait souvent le faire. Cela se voyait à l’aisance dont elle faisait preuve pour marcher sur ses talons tout en évitant les obstacles qui auraient pu la faire tomber. Après tout, si elle chantait, elle devait également posséder une bonne ouïe afin de se corriger elle-même. Cette ouïe devait l’aider à se repérer. Il se dit que si elle venait à perdre la vue du jour au lendemain, ces deux capacités lui permettraient de s’adapter très vite à son handicap. Il chassa néanmoins cette idée morbide de sa tête et continua de marcher, toujours en lui faisant face, les mains dans les poches de sa veste.

« -J’habite ici depuis quelques mois. La ville est grande, mais j’arrive à me repérer dans la ville, sur les grands axes, notamment. Après, j’aurais sûrement plus de mal dans certains quartiers où je n’ai pas encore mis les pieds. Je commence aussi à connaître un peu les alentours de la ville, les routes de montagne surtout. »

Quand elle parla de son manoir, le suédois dû réfléchir un instant. Il fit le listing des maisons du quartier et chercha la plus grande qui lui viendrait à l’esprit. Un grand manoir m’as-tu vu… Une maison sembla rentrer dans ce critère.

« -Je crois que je vois de laquelle tu parles… tu n’aimes pas chez toi ? Où est-ce que tu vis, du coup ? »

Il apprécia cependant la façon dont elle parlait de la musique. Aucun doute, elle était investie à cent pour cent dans sa musique. D’une certaine manière, cette personnification qu’elle faisait de la musique pouvait être également employée en course automobile pour parler d’une pole position, voir même d’une victoire à une course : elle bouge tout le temps, et si tu ne lui court pas après, tu la perds de vue.
Sa question le troubla un peu. Bien sûr, il était loin d’être un amateur de rap comme elle le suggérait. Beaucoup de gens appréciaient ce style musical, souvent perçu comme un moyen d’exprimer une colère populaire. Ils n’auraient peut être pas eu tort par le passé, mais de nos jours, Viggo, en dehors des rares morceaux qu’il écoutait pour ses entrainements, avait constaté que les paroles des rappeurs se limitaient à répéter à quel point ils avaient un stock d’armes gigantesque, une réserve de cocaïne équivalent à ce que produisait tous les cartels de la planète réunis, qu’ils possédaient les dernières meilleures supercars qu’ils n’hésitaient pas à exposer dans leurs clips en faisant des gestes ridicules avec les mains (ça l’était encore plus quand on savait qu’ils n’avaient pas les moyens de s’en payer une et qu’ils étaient obligés d’en louer une pour la faire apparaître dans un clip), le tout en répétant que toutes les femmes qu’ils connaissaient étaient à leur pieds, pour ne pas être plus vulgaire. Il y avait même ce rappeur américain qui avait sorti un single qu’il avait simplement intitulé « I Am God », littéralement « Je suis Dieu ». On ne pouvait vraiment pas s’attendre à mieux en termes de subtilité de la part des Américains, c’était sûr.
Toutefois, Eminem, qui était lui aussi américain, produisait des raps de bien meilleurs qualité avec une très bonne diction. Viggo n’en était pas fan. Il n’avait jamais téléchargé une de ses chansons, mais lorsqu’il écoutait la radio en voiture et que la voix de « Slim Shady » commençait à se faire entendre, il ne changeait pas de station, car c’était loin d’être quelque chose de désagréable à écouter, au contraire.

« -Je ne suis pas vraiment un amateur, mais je connais quelques musiques de lui. C’est pour ça que j’ai reconnu celle que tu chantais, et comme tu le faisais bien… »

Bien qu’il écoutait la radio de temps en temps, Viggo préférait ses playlists. Il fit mentalement le tour des musiques qu’il écoutait récemment et les groupes qu’il appréciait. La musique était un de ses moyens d’évasion préféré avec les polars. C’est ce qui lui permettait d’égayer un simple trajet à pied et de transformer ses excursions en voiture en un véritable trip, surtout la nuit, lorsqu’il sillonnait les routes aux alentours de Keimoo. C’était presque aussi intense que rouler à deux cents à l’heure sur un circuit pour lui. Peut être que c’est ce qu’il ferait, si sa mère irait se coucher tôt, ce soir…

« -Euh… J’aime un peu le rock, mais j'écoute surtout de l’electro. J’aime bien Chromatics, Depeche Mode, Archive ou encore Kavinsky… Enfin, il y en a d’autres, mais c’est ce qui me vient en tête, là. »

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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Jeu 31 Mai 2018 - 20:08

Elle s'étira, en s’arrêtant pour regarder autour d'elle, histoire de voir le nom des prochaines rues. Satisfaite de la direction, elle reprit sa marche, sans jamais montrer le moindre signe de fatigue. Elle était étrange. Elle avait toujours étais mauvaise en sport, avec peu d'endurance, pas vraiment de souplesse. Et pourtant elle était capable de faire tout un concert en courant partout sans jamais etre essoufflée, ou de marcher pendant des heures sans avoir l'air fatigué le moins du monde. Bien sur, quand arrivait le soir, elle tombait de sommeil et on ne la revoyait pas avant une bonne grasse matinée.

- M'ouais, chai pas, la ville est pas si grande je trouve. Des fois je pars le matin et je fais le tour. L'été, ça m'arrive d'aller jusqu'à la plage, et de jouer de la guitare toute la nuit. C'est trop cool je trouve. Et puis c'est plus verdoyant que Tokyo donc j'aime bien.


Elle était naïve et n'avait peur de rien. Marcher la nuit dans les rues ne lui avait jamais posé de problème, et elle etait du genre a aller voir n'importe qui qui lui parlait, sans jamais penser a une mauvaise intention. Hayden, son professeur principal, lui avait déjà fait la leçon en la trouvant sur la plage tôt le matin, comme si c’était normal. Mais elle avait sans doute déjà oubliée, ne comprenant pas vraiment le problème. Si cela devait lui arriver, ça aurait déjà étais le cas non ?

- Et puis comme tu dis y'a des panneaux, et c'est pas dur de comprendre y'a des dessins. Faut que tu visite plus. Que tu ailles a Hyriuu, a Bougu, a Amani ! Y'a pas que Hebi et le centre ville !

Parler de sa maison ne semblait pas vraiment être dans ses goûts, et même si c’était elle qui avait amené le sujet, elle grimaça en songeant a la gigantesque demeure remplit de gens qui faisaient la cuisine, le ménage, qui étaient censés veiller sur elle, sur tout le monde. Elle aimait bien Taki, celui qui était censé être a son service directement a elle. Mais elle avait déjà demandé plusieurs fois a ce qu'il n'ai pas besoin de travailler pour elle. Elle se débrouillait toute seule.

- Non j'aime pas trop. On est jamais tranquille y'a toujours quarante personnes partout tout le temps, pour me poser des questions, si je veux manger, m'habiller, faire si, faire ça, je peux pas etre tranquille et ca m'agace. Quand je suis chez moi je m'enferme dans ma chambre et ma salle de musique, et sinon je suis dans l'appartement de mon frere et ma sœur. C'est une coloc a deux, mais en fait on est un peu a trois.

Elle rigola en songeant a la façon dont elle s'incrustait constamment. Mais ca ne dérangeait personne, au contraire, Arata et Léa semblait être plus content encore quand la cadette était a moitié allongé sur eux, sur le canapé, le soir devant la télé. Ce qui arrivait rarement finalement, étant donné qu'elle ne regardait jamais la télé. Mais c’était un détail.

- En tout cas moi j'aime tout. J'écoute pas énormément de rap, mais y'en a que j'adore. Du coup j'en fais aussi en concert. Et puis je fais jamais deux chansons du meme style a la suite. Des fois je fais du classique, du reggae, du rock, de la jpop, et encore d'autres trucs et encore d'autres machins et on va pas tout citer.

Elle s’éclaircissait la gorge. Avant d'entonner quelques paroles de « Libera me from Hell ».

♪ Do the impossible, see the invisible
Row! Row! Fight the power!
Touch the untouchable, break the unbreakable
Row! Row! Fight the power! ♪

♪ Power to the peeps, power for the dreams
Still missing piece scattering, so incomplete
We be the most incredible soldier from underground
See how easy they all fall down ♪

Elle gloussa en s'étirant a nouveau, écoutant la suite de ce qu'il aimait. Elle connaissait bien sur la totalité des groupes qu'il évoquait. Elle etait une vraie machine a musique, certain du club de musique l'avait surnommé «youtube ». Mais elle ne prenait pas ça pour une moquerie, plutôt comme un compliment. Elle n’était pas du genre a s'agacer de toute façon.

- Tu écoutes des chansons qui sont aps super populaire ici, c'est marrant, ça fait presque des musiques de vieux un peu. Mais Depeche mode c'est pas vraiment de l'éléctro, c'est plutot de la new wave. Attend comment c'est déjà....

Elle prit une inspiration, et sa voix etait différente. Venant plus de la poitrine, révélant le coffre et la puissance incroyable qu'elle devait avoir quand elle se donnait en concert.

♪ Reach out and touch faith
Your own personal Jesus
Someone to hear your prayers
Someone who cares
Your own personal Jesus
Someone to hear your prayers
Someone who's there 
Feeling unknown ♪

Elle s'arreta, s'étira comme a chaque fois qu'elle finissait une petite chanson et lui fit un sourire :

- C'est ça ?

Elle savait que c'etait ça.
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Jeu 31 Mai 2018 - 23:13

Il haussa les épaules. Après tout, si elle avait vécu ici depuis qu’elle était née, il n’était pas étonnant qu’elle puisse trouver la ville petite. S’il restait ici plus longtemps qu’avant grâce à son contrat, peut être qu’il finirait peut être par la trouver assez petite. Ce n’était pas une sensation avec laquelle il était familier, puisqu’il avait régulièrement déménagé avec sa famille. En général, il finissait par très bien connaitre les trajets quotidiens, les quartiers dans lesquels ils habitaient, mais une ville entière, c’était beaucoup plus difficile.

« -C’est vrai que Tokyo n’a pas beaucoup de verdure… »

Il n’avait pas eu si souvent l’occasion de se rendre dans la capitale depuis son arrivée au pays, mais les quelques fois où il y était allé, il avait constaté que la ville, bien qu’elle rayonnait par ses canyons d’enseignes lumineuses et son avancée technologique, souffrait d’un cruel manque d’espaces verts, quand on la comparait à Keimoo. Enfin, ce n’était pas lui qui se rendait le plus souvent dans ce genre d’endroits. Plus depuis longtemps en tout cas. Il se souvint que sa mère l’emmenait souvent au parc avec sa sœur, lorsqu’il était petit. Ce n’était pas quelque chose qu’il appréciait énormément : avant de sortir, sa mère le badigeonnait de crème solaire sur le visage, les bras, les jambes… Bien sûr, il protestait car il préférait rester à la maison afin de jouer avec ses petites voitures, ses Legos ou sur sa console de jeu, mais lorsqu’il se rappelait que Sara venait elle aussi au parc, il finissait par accepter. Ils jouaient tous les deux dans les bacs à sable, sur les toboggans, faisaient des tours de carrousel… Il protestait toujours quand Sara ne venait pas avec lui, mais ses ardeurs étaient rapidement calmées avec une glace à la vanille qu’il savourait, collé à sa mère sur un banc. Parfois, c’était même Janina qui devait insister pour qu’ils rentrent à la maison. Le Parc Humlergarden, Central Park, le Parc Monceau, De Waal Park, Parramatta Park… des noms dont il s’était toujours souvenu, même après toutes ses années.

« -J’essaierais de me promener un peu plus dans ces quartiers, alors, admit Viggo. »


A vrai dire, il voulait surtout trouver de bonnes routes de campagnes qu’il pourrait parcourir en solitaire ou avec sa sœur, quand elle serait en vacances ici. Il hésita à demander à Ayame si elle connaissait de bonnes routes, mais se douta que cela ne devait pas être son genre, et se ravisa pour l’écouter parler de son entourage.

« -Tu as une salle de musique, chez toi ? »

Cela lui paru logique, si elle était une telle chanteuse avec autant de moyens, elle devait y passer du temps pour s’entraîner. C’était un peu comme la salle de sport à la maison, en fait. Mais contrairement à ce qu’elle racontait, chacun respectait l’espace de tout le monde, chez lui. Il était d’accord avec elle : si ses parents passaient  leurs temps à l’interrompre alors qu’il faisait du sport ou qu’il jouait sur son jeu, il finirait par devenir dingue, lui aussi.

« -L’appartement de ton frère et ta sœur… »

Il se demanda si Sara lui ferait une telle proposition, un jour. La famille restait très soudée et mis à part son père qui était souvent en voyage d’affaires aux quatre coins du pays dans lequel ils habitaient temporairement, le clan Nyström était toujours resté regroupé dans la même maison. Après, Sara était partie faire ses études aux Etats-Unis, mais il sut que si elle avait eut la possibilité de poursuivre ses rêves tout en restant au domicile familial, elle l’aurait fait, le temps de terminer ses études.

« -Donc… tu as l’air de connaître beaucoup de choses, dans la musique, en fait. »

C’était très impressionnant quand il y pensait, d’être aussi versatile dans la musique qu’elle chantait ou qu’elle devait jouer. Il se demanda presque si elle était une diva, quand elle aborda le fait qu’elle faisait du classique, mais pensa plutôt qu’elle parlait de jouer du violon, par exemple.
La chanson qu’elle interpréta ne lui dit rien, même si pour une fois il comprenait toutes les paroles. Cela ressemblait à un chant révolutionnaire, mais encore une fois, il ne connaissait pas.

« -C’est ce que j’aime, répondit-il tout simplement. Et je ne savais que Depeche Mode était de la… New Wave ? »

Il savait que la plupart des musiques qu’il écoutait n’étaient pas très populaires auprès des gens en général, mais cela ne le gênait pas, puisqu’il les écoutait la plupart du temps dans son coin. Depeche Mode était très populaire en revanche, mais surtout chez des gens plus vieux que lui. Elle n’avait pas tout à fait tort, en fait…
La chanson qu’elle interpréta le sortit de ses réflexions. Il l’avait immédiatement reconnut. Pour la première fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés, il y a une heure, Viggo afficha un franc et large sourire : ce n’était pas sa préférée du groupe, mais il l’adorait quand même et son interprétation, même sans instrument, n’avait l’air d’avoir à rougir de l’originale, puisqu’Ayame arrivait à transformer complètement sa voix afin qu’elle soit le plus proche du ton qu’employait le chanteur durant ce morceau. Il la laissa terminer le couplet et hocha la tête en clignant rapidement des yeux, toujours avec le sourire :

« -Personal Jesus, c’est bien celle là, oui. Même si je préfère I Feel You, de ce groupe. Je l'écoute souvent, quand je conduis. »

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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Dim 3 Juin 2018 - 16:29

Tokyo, elle ne connaissait pas très bien. En fait elle n'y avait fait son premier passage que quelque semaines plus tôt. Elle ne voyageait pas beaucoup. Ou plutôt, si, elle voyageait un peu partout au Japon, mais ne visitait jamais. Ses voyages c’était un résumé d'aller jusqu'à une salle de musique, ou une zone de festival, et c’était tout. Pas de quoi être impressionné. Elle était allée voir Reira avec Arata, son frère. Elle avait rencontré Reira un peu plus tôt dans l'année, en Janvier, et avait apprit de sa bouche qu'elle allait se marier.

Reira etait une vieille amie. Elle avait l'age de son frere, mais elle avait toujours passé plus de temps avec des gens plus vieux. C'est avec Reira qu'elle avait commencé a se produire dans les bars, quand elle avait onze ou douze ans. Et quand elle avait rencontré Jonathan, son manager, il avait fait comprendre que Reira n'avait pas le niveau, et cette dernière s’était retirée d'elle même, partant pour la capitale en prétextant continuer ses études la bas. C’était le premier amour de son frère, c'est pour cela qu'elle savait que savoir qu'elle allait se marier lui collerait un choc. Donc elle l'avait accompagné a Tokyo, histoire d'arrondir les angles. Si elle avait etait triste du départ de Reira, c’était plus de cinq ans dans le passé maintenant, et elle avait sa propre vie maintenant. Elle se souciait bien plus de son frère que d'elle.

- Je me suis promenée qu'une fois a Tokyo, je bouge pas beaucoup en fait. Je vais a pas mal d'endroits, mais je sors jamais des salles de concerts. J'y allais avec ma mère avant, et maintenant toute seule. Ah si, j'ai fais un concert privé avec ma mère pour un émir en Arabie Saoudite. Enfin, c'est ma mère qui devait le faire, et ils voulaient un truc familial un peu, alors Adelaide m'a obligée a jouer avec elle. J'avais pas trop envie. Adelaide c'est ma mère au fait, si tu savais pas. Ah et puis c’était pas des chansons comme la, je fais du piano depuis que j'ai trois ans.


C’était en imitant son frere qu'elle avait commencé le piano. Celui ci était obligé de suivre des leçons de leurs mère qui voulait en faire son héritié musicale. Ayame, elle, n'avait jamais eu cette chance, alors que son frère, lui, détestait ça. Encore une autre raison du fait qu'elle n'aimait pas beaucoup sa mère. Ou plutôt, qu'elle lui en voulait pour énormément de choses. C'est pour ça qu'elle avait acheté son propre piano a l'age de cinq ans, pour pouvoir continuer discrètement.

- Ouais, y'a ma chambre, au quatrième étage, et collé a ma chambre, y'a ma salle de musique. Mais y'a toujours un majordome, ou un cuisinier ou une femme de chambre pour venir voir. Et a coup de courbettes et de trucs.....on est au moins quarante la dedans. Bon j’exagère un peu. Mais après Papa est jamais la, et maman est toujours enfermé avec son piano. Hum, désolée, je raconte ma vie un peu.

Elle éclata de rire et s’arrêta soudainement devant une vitrine ou il y avait des guitares. Elle observa les instruments d'un œil critique, sans faire vraiment de commentaire a ce qu'il disait, l'écoutant distraitement. Elle ne savait pas si elle s'y connaissait tant que ça en musique. Tout ce qu'elle pouvait dire, c’était qu'elle était vraiment passionnée. Et c’était, de son point de vu, la meilleure raison pour y consacrer sa vie.

- Ouais, mais du coup je m'incruste, c’était pas pour moi a la base. Surtout que du point de vu de l'université je vis chez mes parents. Mais tu vois tout le monde s'en fou. Jamais ma mere m'a demandé ou je dormais le soir. Et je suis même pas sur qu'elle soit au courant que je suis chez Arata. C'est tendu entre eux. Bref. Ouais j'm'interesse a tout en musique.


C’était sans doute a cause de son énergie débordante. Elle dormait beaucoup, mais dans des créneaux un peu plus espacés. Elle avait l'habitude de faire au moins une nuit blanche par semaine. Mais la nuit suivante, elle pouvait quasiment faire deux fois le tour de l'horloge. Son surnom de panda n’était pas volé, de ce point de vu. Elle haussa les épaules concernant Depeche mode. Elle n’était pas non plus une inconditionnelle du groupe.

- J'aime bien ce groupe, mais je trouve ça moins fort que les chanteurs solo. Une fille comme Aimer, elle est juste fantastique. Elle est en solo depuis ses débuts, et elle continue a innover, c'est ouf !



♪ Tatoeba kimi no kao ni mukashi yori shiwa ga fuete mo soredemo ii nda
Boku ga GITAA wo omou you ni hikenaku natte mo kokoro no uta wa kimi de afurete iru yo
Takai koe mo dasezu ni omoidoori utaenai
Soredemo unazuki nagara issho ni utatte kureru kana
Waren bakari no hakushu mo hibiki wataru kansei mo iranai
Kimi dake wakatte yo wakatte yo ♪

Elle tapait dans ses mains en rythme et se retourna de la vitrine, s'en désintéressant. Rien n'avait la valeur de Tenshi a ses yeux, sa guitare qu'avait nommé Haneko, sur son dos.

- Tu entends ces textes ? C'est ouf tu trouve pas ? Quand tu pense qu'elle fait tout toute seule. C'est ce que je veux faire aussi. Enfin, ce que je vais faire tout court.


Elle n'avait l'air d'avoir aucun doute sur le fait qu'elle réussirait. Elle était déjà bien partie de toute maniéré, mais depuis le jour ou elle avait commencée, pas un seul instant, elle n'avait douté. Elle sort son téléphone, et regarda la chanson qu'il venait de nommer. Elle la reconnu rapidement, l'écouta d'un bout a l'autre, puis ferma les yeux, la répétant comme si elle venait de l'apprendre par cœur en une écoute. En fait elle l'avait déjà entendu avant, facilitant l'apprentissage, mais c’était quand même une belle performance.


♪ I feel you
Your sun it shines
I feel you
Within my mind
You take me there
You take me where
The kingdom comes
You take me to
And lead me through Babylon ♪

Elle gloussa, réstant immobile une seconde, puis reprit son air normal :

- C'est bien celle la ? J'avoue j'aime bien, mais je la trouve un peu moins bossé. Ils ont déjà fait bien mieux. Mais y'a eu un remastered y'a pas longtemps. Je crois ?


On se tournait un peu sur eux quand ils passaient. Sur elle en fait, observant la jolie chanteuse. Elle attirait vraiment beaucoup les regards.
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Lun 4 Juin 2018 - 2:58

« -C’est que j’avais cru comprendre, quand ton… manager ( ?) avait dis que tu étais la fille d’une grande pianiste. Du coup le piano c’est l’instrument que tu sais jouer le mieux ?

Lui n’avait jamais appris à jouer un instrument en particulier. Il y avait bien sa mère qui lui avait fait essayer le violon, mais il avait trouvé cela ennuyeux au bout de deux leçons. Peut être que le professeur avec qui il jouait, qui trouvait le moyen d’être à la fois monotone et grandiloquent pour se donner des airs d’intellectuel ne l’aidait pas à s’y intéresser. A moins qu’il lui manquait simplement cette chose, cette fibre créative qui poussait les gens à apprendre à jouer d’un instrument de musique, à chanter ou les deux, comme le cas d’Ayame. C’était d’ailleurs pour cela qu’il tenait les musiciens en haute estime, car lui-même se sentirait incapable de composer une chanson ou un texte musical. C’était presque fascinant pour lui. C’est vrai, après tout comment arrivait-on à créer une mélodie ? Comment venait l’idée, comment les artistes faisaient-ils pour réussir à composer une œuvre, note après note, vers après vers ? Un vrai mystère qui ne l’empêchait pas d’aimer écouter de la musique et de s’en servir comme isolant d’un monde qui devenait parfois un peu trop oppressant.

Peut être qu’Ayame ressentait la même chose que lorsqu’il était au volant, lancé à plus de deux cents kilomètres à l’heure, le pied enfoncé sur la pédale de l’accélérateur. Une sorte de boule au ventre, un état second qui le poussait à aller plus vite et le transportait presque dans une autre dimension dont lui seul avait la clé. Il avait décidé de lui poser la question car pour la première fois, il conversait réellement avec une artiste, qui avait presque son âge, en plus.

« -Qu’est-ce que tu ressens, quand tu chantes ? »

Il fut un peu surpris de savoir que la famille d’Ayame employait des majordomes. Dans sa famille, ils n’avaient jamais eu recours à ce genre de service permanent. Ils employaient bien sûr une femme de ménage qui passait une journée par semaine pour faire un peu de ménage, mais un service permanent comme des majordomes… C’était quelque chose que les Nyström avait toujours refusé. Peut être était-ce à cause de la volonté de ses parents de conserver une certaine « normalité » ? Enfin, pour Viggo cette normalité était relative quand on savait la fortune d’une des familles les plus riches de Suède.

Quant à la salle de musique… Viggo se dit qu’il installerait peut être sa chambre à côté du côté du garage, la prochaine fois afin de se rapprocher au maximum de ses passions, même si pour l’instant, c’était la salle de sport qui avoisinait sa chambre. C’était l’un des inconvénients au fait d’adorer les sports mécaniques plutôt que la peinture ou la musique. Là où d’autres pouvaient obtenir un atelier de peinture ou une salle de musique à côté de leur chambre, pour lui c’était un peu plus compliqué. Est-ce qu’il le regrettait pour autant ? Pas le moins du monde.

« -Non, ne t’excuse pas, ça ne me dérange pas. »

En la voyant s’extasier devant les guitares, il crut se revoir lorsqu’il n’avait que sept ans et qu’il s’extasiait devant les modèles réduits de voitures qui étaient alignées derrières les vitrines des magasins de jouet ou de modélisme. Elle avait les yeux qui semblaient briller du même éclat enfantin que lui, lorsqu’il voyait les petites voitures luire sous les lumières des boutiques. Maintenant, il s’extasiait devant les vrais modèles, même si pour l’instant, il est plus que satisfait de sa Mazda qu’il affectionnait tant.

« -Je comprends un peu. Nous aussi, on a un peu de mal, avec certains autres membres de la famille. J’espère que tout se passe entre eux et toi, en tout cas. »

Mikaël Nyström avait appris à ses dépends qu’on ne pouvait arriver à la tête d’un empire que l’on avait bâti sans se faire des ennemis, y compris dans la famille. Viggo s’était toujours tenu à l’écart de ces histoires de conflits familiaux. Il n’y avait rien d’intéressant à l’idée de prendre part ou de même observer des frères, des sœurs, des oncles ou des cousins éloignés jaloux qui réclamaient leurs part de l’Empire Nyström. Cela se voyait surtout pendant les repas de famille. Dans ces moments là, il préférait aller s’isoler ailleurs une fois les plats terminés. Heureusement que sa sœur Sara était là pour l’aider à faire passer le temps et à ignorer les sous entendus et autres tensions qu’on pouvait ressentir durant ces réunions forcées.

A peine eut-elle décollé le nez de la vitrine qu’elle se mit à chanter une chanson dont encore une fois, il avait du mal à saisir les paroles. Heureusement que sa voix était là pour compenser, autrement tout cela se serait révélé être une expérience douloureuse. A vrai dire, il se sentait désolé pour Ayame à cet instant car elle semblait si enthousiaste à l’idée de chanter une de ses chansons favorites et lui si… largué.

« -Sans vouloir te vexer, Ayame, bredouilla-t-il en haussant les épaules. J’ai déjà un peu de mal à comprendre l’anglais par moments en chanson, alors en japonais je ne saurais te dire… »

En revanche, son air gêné disparut quand elle entonna I Feel You et c’est même du bout des lèvres qu’il entreprit de chanter le morceau du groupe britannique, d’autant plus que la performance de l’adolescente valait clairement le détour. Cette chanson était l’une de celles qui lui donnait le plus la pèche, avec un rythme, une instrumentale et une voix grave et puissante qui lui procurait ce genre de sensation d’invincibilité, surtout lorsqu’il marchait dans la rue en l’écoutant avec ses écouteurs.

« -C’est elle et je pense que c’est ma favorite du groupe, même si je crois que les gens préfèrent celles que tu as chanté avant, j’ai l’impression… Et oui, il y a eu un remastered, en 2006. »

A vrai dire, il ne le savait que parce que c’était la version qu’il avait téléchargé sur son téléphone. L’originale remontait à 1993. Ayame n’avait peut être pas tort au final : peut être qu’il aimait surtout les chansons de vieux. En attendant, les mini-performances à répétition de la jeune fille attiraient beaucoup les regards alors qu’ils marchaient car Viggo constata que nombreuses étaient les personnes qui se retournaient en la voyant passer. Il crut tout d’abord que cela était dû au duo improbable qu’ils formaient avec d’un côté un gaijin au teint morbide, avec des cheveux blancs sous une casquette et des lunettes de soleil et de l’autre une jolie poupée qui ne cessait jamais de chanter. Mais fort heureusement, il constata qu’on la regardait surtout elle. Après tout, elle était plutôt mignonne…

Ils s’arrêtèrent devant un konbini à l’angle d’une rue et Viggo demanda alors en désignant le magasin derrière lui avec le pouce par-dessus son épaule :

« -Je vais acheter deux ou trois trucs, puis je vais devoir rentrer. Tu veux m’accompagner juste le temps de faire les courses ou… ? »


Derrière ses lunettes de soleil, on devinait son regard qui semblait prier pour qu’elle accepte. Après tout, il avait eut plus de conversation avec elle en une après midi qu’avec le reste de sa classe de l’an dernier en plusieurs mois, lorsqu’il était encore en cours. Il souhaitait simplement passer quelques minutes de plus avec elle, profiter un peu de sa bonne humeur et de sa légèreté.

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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Ven 8 Juin 2018 - 16:12

- Hum hum.

Encore cette façon de faire bouger sa gorge, sans vraiment savoir si c’était un réflexe ou une façon de signifier qu'elle écouter ce qu'il disait. Difficile a dire, alors que ses yeux ne semblaient jamais faire vraiment face a la personne qu'elle écouter. Et puis des fois, sans même que quelqu'un lui adresse la parole, elle se mettait a fixer la personne sans aucune raison, ses yeux enfoncés comme pour essayer d'extirper l’âme de son interlocuteur. Elle fronça les sourcils, en collant presque son front contre la parois, afin de bien voir les instruments.

- Pff...qu'elle arnaque de vendre ça aussi chère....ca vaux pas la moitié du prix....


Elle avait parlé a voix basse, pour elle même sans se soucier que Viggo l'écoute ou non. Et quand elle recula, son attention était totalement revenu sur le jeune homme, réfléchissant aux dernières phrase qu'il avait dit. Elle se demanda si c’était du piano qu'elle jouait vraiment le mieux, et pensa a Haruki. Qu'est ce qu'il aurait dit lui ? Rien du tout, il aurait simplement fait un commentaire aussi étrange qu'il l'était lui même. Mais elle n'avait pas oublié son émotion a chaque fois qu'il jouait, a chaque fois que, dissimulé derrière son sempiternel paravent, le pianiste fantôme lui faisait profiter de son talent. Elle soupira. Ce n’était pas sa mère la meilleure pianiste du Japon. Pour elle, c’était bien ce garçon qui avait disparut du jour au lendemain, Haruki Lee.

- Je ne sais pas, C'est un peu comme si.....tu vois le ciel ? Il regarde constamment. Il bouge, il vol, il danse. Et puis parfois je lève la tête, et je me retrouve devant son regard enjoué. Il me dit «vas y, elles ne sont pas la encore, les étoiles, elles se préparent ». Alors je m'échauffe, je donne du coffre pour le satisfaire en attendant qu'elles arrivent. C'est comme une répétition. Et la, la nuit tombe. Le ciel, après avoir bien travaillé, va dormir. Amaterasu-sama disparaît, et c'est Tsukuyomi-chan qui prend le relais. Avec ses innombrables sœurs. Un public incroyable, le meilleur de tous. Et je m'y retrouve aspirée, afin de les contenter.


Elle s’arrêta. Elle n'avait pas du tout répondue a la question, mais était satisfaite de ce qu'elle venait de raconter. Pour quelqu'un qui ne la connaissait pas, cela ne devait pas vraiment avoir de sens, mais dans sa bouche, c’était comme l'histoire de sa vie qu'elle racontait, l'histoire de ses soirées ou elle se donnait corps et âme pour satisfaire ces astres qui gouvernaient sa vie. Alors qu'elle allait ajouter quelque chose, ils étaient devant le Kombini. Et avant qu'elle puisse répondre a la question, deux adolescentes un peu plus jeune étaient devant Ayame, tendant un carnet a la jeune femme, tout excitées. Cette derniere, malgré l'habitude qu'elle avait de ce genre de traitement, ne sembla pas comprendre immédiatement ce qu'on attendait d'elle. Elle pensait a autre chose de toute façon, comme d'habitude.

- Oh, ah oui, j'vais le faire. C'est quoi vos....oh, oui, deuxième B, Elya-san et Maria-san, ouais, je me souviens de vous en fait.

Elles clignèrent des yeux, l'air un peu abasourdit. Ayame connaissait quasiment tout le monde a l'université. Elle écoutait tout, comme si chaque parole était une note de musique, et passait beaucoup de temps un peu partout, si bien qu'elle finissait par entendre beaucoup de discussion, et retenait la plupart des noms et les visages. Les deux semblaient vraiment contentes et inclinèrent la tete un grand nombre de fois avant de s'éloigner avec de grands sourires. Ayame fit un dernier signe de la main et se retourna vers le garçon :

- Ouais si tu veux, on peux entrer. Je connais pas trop ici. Enfin, je fais rarement des courses en fait. Quand je mange avec Ha....enfin avec mon amie, c'est elle qui prépare et qui fait les courses. Quand je veux l'aider je lui fais juste perdre du temps ahah. Et puis chez moi on a genre deux ou trois cuisinier qui prépare tout ce qu'on veux a toute heure de la journée. Enfin, la nuit aussi j'crois, mais on est plutôt tous décalés niveau horaire dans la famille. Sauf Ara-nii, surtout depuis qu'il fait du haut niveau dans ses compétitions de sport. Léa-nii dort qu'une nuit sur deux. Elle est cinglée.


Elle éclata de rire en prenant les devant. Elle apprécia la fraîcheur de l’intérieur, et se demanda si elle n'allait pas acheter quelque chose a grignoter. Une glace peut être. Elle fit un signe de la main au vendeur, sans même le connaître, et il la regarda comme si il venait de voir passer un fantôme. Oui oui, c’était bien la vraie, qui habitait a une dizaine de minutes a pied. Sans y penser, elle commença a chantonner a voix basse, comme elle faisait toujours.

Spoiler:
 


♪ anjun na suteeji
kawaku hodo negai
mizu ga ito wo tsutai
dareka ni kanau konnan na suteeji ♪

♪ choujou wo shimesu moyou
suiheisen ga chuu wo mau
nando kujikaretemo ♪

♪ sono kibou wo ryoute ni
bokura nami wo utte
tsubasa wo misero to dakebun da ♪

♪ Get down 
wa all let you know this time
can you bring me down
back up, gets far of the sky, black rover ♪


Elle sursauta et s’arrêta dans un rayon, devant une boite de sorbet un peu pour enfant, semblant en extase.

- Woooow, il m'en faut, c'est comme ce que m'offrait Ara-nii quand j'étais petite !

Elle ouvrit le congélateur et en extirpa une boite, avant de chercher son porte-feuille dans sa house de guitare.
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Lun 11 Juin 2018 - 17:46

Elle lui parut bien plus intéressée par les instruments de musique derrière la vitre en raison de l’attention qu’elle y portait et de la brève réponse à sa question. D’ailleurs, elle sembla ajouter quelque chose pour elle-même, quelque chose qui lui déplaisait, mais il préféra ne pas demander pourquoi elle soupirait. Après tout, elle l’aurait montré, si elle voulait partager cette remarque avec lui.

Mais une foi décollée de la vitre, Ayame reporta toute son attention sur lui et décida de lui répondre à propos de ses ressentis lorsqu’elle chantait. Peut être aurait-il une réponse qui l’aiderait un peu plus à la cerner. Du moins c’est ce qu’il pensait… jusqu’à ce qu’elle prenne la parole.

« -Ah… d’accord. »

Elle aurait pu parler en anglais ou même en suédois, il n’aurait sans doute toujours pas compris. Enfin, si, elle semblait être… inspirée par le ciel, en particulier les étoiles ? Ce n’était pas vraiment clair. En tout cas, cela le confortait un peu plus dans l’idée qu’il ne comprendrait sans doute jamais réellement les artistes, encore moins s’ils parlaient tous comme Ayame venait de le faire. Et puis c’était peut être à prévoir, puisqu’il ne comprenait déjà pas grand-chose aux poèmes. Les chansons étant des formes de poèmes, alors si un chanteur devait s’exprimer en images comme dans un poème… Pas de doutes, Ayame était vraiment une special flicka*.

C’est alors que deux adolescentes sortirent de nulle part et se dirigèrent vers Ayame d’un air agité. A en juger les regards qu’elles lançaient vers la chanteuse et leurs carnets, il s’agissait de deux de ses fans qui lui demandaient un autographe. Derrière ses lunettes de soleil, Viggo fronça les sourcils : si les gens la reconnaissait même dans la rue jusqu’à lui demander des autographes, c’est qu’elle devrait vraiment avoir une notoriété importante, du moins dans Keimoo.

Lui devait se promener sur un circuit, pour qu’on le reconnaisse, et encore, seuls les plus passionnés le reconnaissaient. Enfin, cela ne le dérangeait pas le moins du monde. Lui faisait ce qu’il faisait parce qu’il aimait ça, parce que c’est dans ces moments là qu’il se sentait vivant et surtout, parce qu’il était bon. Vraiment bon. Et s’il pouvait redonner le sourire à quelqu’un en signant un papier, un poster ou en prenant une photo, alors il n’y voyait pas vraiment d’inconvénient à le faire.

Mais ce qui vint le plus le surprendre vint du fait qu’Ayame semblait déjà connaître le nom des jeunes filles. S’étaient-ils déjà rencontrés ? Cela semblait probable puisqu’elle connaissait déjà leurs classes, à l’école. En attendant, c’était bien la première fois qu’il voyait une célébrité qui connaissait le nom de ses admirateurs. Une fois les groupies disparues au coin de la rue, Viggo se tourna vers elle :

« -Ca t’arrive souvent, ça ? »

Il l’écouta alors qu’ils entraient dans le magasin. Des cuisiniers à domiciles, donc ? Il n’était pas vraiment étonné, puisqu’ils avaient bien des majordomes. Mais le fait qu’ils se devaient d’être disponibles vingt quatre heures sur vingt quatre l’étonna beaucoup. Il avait toujours pensé que ce genre de personnel pouvait quitter les lieux après une certaine heure. Mais au vu de ce que racontait Ayame, on pouvait en tirer deux conclusions : d’une, que manger en décalé était une nécessité chez sa famille et de deux que si elle avait quelqu’un qui ne dormait qu’une nuit sur deux parmi les siens, il devait y avoir des gens vraiment spéciaux dans sa famille.

A la maison, c’était sa mère qui faisait la plupart du temps la cuisine. Lorsque son père était là, il faisait également à manger de temps en temps, surtout pour des plats uniques que sa mère ne savait pas faire. Sa sœur savait un peu cuisiner et il se demandait si elle s’était améliorée, maintenant qu’elle vivait à l’étranger, loin de sa famille. De son côté, Viggo savait préparer les plats les plus basiques et les plus simples, mais il devait être le moins bon entre sa sœur et ses parents.

Il la laissa prendre la tête et retira ses lunettes de soleil qu’il suspendit au col de son t-shirt. Puis il retira sa casquette et l’accrocha à sa ceinture avant de saluer le vendeur, qui ne s’attendait visiblement pas à croiser Ayame dans son échoppe, à en juger son expression bouche bée face à l’entrée de sa cliente. Il lui fit un signe de tête, sans se préoccuper de s’il l’avait remarqué ou non. Elle se remit à chanter, la dixième fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés, il y a une heure… enfin, c’est ce qu’il lui semblait.

Alors qu’ils traversaient le rayon des surgelés, Ayame poussa un cri en s’interrompant dans sa chanson pour se pencher sur une glace pour enfant. Vu les regards qu’elle lançait au sorbet glacé, c’était comme si elle venait de tomber sur un trésor. Comme ce qu’Arata lui offrait quand elle était petite ? Cela expliquait sa réaction, elle retombait en enfance. Peut être n’avait-elle pas souvent l’occasion de se faire plaisir de cette manière… ou peut être s’extasiait-elle devant tout et n’importe quoi, il n’en savait pas trop, mais compte tenu de son attitude joviale, il n’en serait pas surpris.

Alors qu’elle cherchait son portefeuille dans l’étui à guitare qui lui servait de sac à main, Viggo s’empara de son côté d’une boite d’œufs dans un rayon, pour sa mère. Sa mère préparait souvent des gâteaux, pour la famille ou lorsqu’il y avait des invités qui venaient dîner. Elle en faisait de toutes sortes, au chocolat, au citron, aux fraises, aux amandes… C’était parfois à se demander si elle n’avait pas été pâtissière, dans une vie antérieure, tant elle était douée. Peut être qu’il l’assisterait en rentrant, il verrait si elle lui demanderait son aide, une fois rentré.

Il s’arrêta devant un petit rayon dans lequel étaient suspendus des piles, des pellicules mais également des appareils photos jetables. Il se souvint que c’était sa mère qui l’avait initié à prendre des photos avec ces petites boites jaunes, juste avant qu’il ne parte pour un championnat d’Europe de karting : « Maman ne pourra pas venir avec toi. Mais elle veut que tu lui ramènes des souvenirs. Tu veux bien faire ça, mon lapin ? ». Elle lui en avait donné trois pour qu’il puisse en prendre beaucoup avant d’arriver au bout des pellicules. Il se souvint même de son conseil en lui donnant : « Et n’oublie pas : ne met jamais ton doigt devant l’objectif ! ».

Viggo avait appliqué ça à la lettre et était revenu avec les trois pellicules terminées. C’était essentiellement des photos des circuits, des karts, des mécaniciens, des circuits et parfois des paysages pris depuis la banquette arrière d’une voiture. Il avait depuis gardé l’habitude de garder un de ces appareils Kodak sur lui lorsqu’il se rendait sur un circuit et qu’il n’était pas au volant pour prendre des photos. Il n’y avait aucune intention artistique et ses prises de vues n’étaient pas recherchées. Il voulait juste garder des souvenirs, des photos qu’il classait dans des albums rangés dans les étagères de sa chambre.

Les photos étant prohibées lors des séances d’essais qu’il avait effectué avant la reprise de la saison, il n’avait pas pu en prendre depuis une éternité. Ne sachant pas s’il aurait l’occasion de courir ailleurs avant la reprise du championnat l’an prochain, il aurait un creux dans ses albums, d’autant plus que cette habitude lui manquait un peu. Peut être devrait-il en prendre lors de ses pauses au garage ? Après tout, il arrivait que des clients viennent avec de beaux modèles de voitures, alors… Et puis, connaissant Takeshi, il apprécierait peut-être et en jouerait, surtout si Viggo lui offrait des copies de ses photos. Il décrocha le paquet jaune sur lequel était inscrit Kodak Fun Saver et l’observa d’un air pensif, hésitant à l’acheter ou non en attendant qu’Ayame ne revienne.
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Mer 13 Juin 2018 - 14:17

- Bye bye !

Elle faisait encore des grands signes de la main quand Viggo lui adressa de nouveau la parole. Si cela lui arrivait souvent ? Tout le temps en fait, surtout depuis un an. Mais elle aimait bien parler aux gens, alors cela ne lui posait aucun problème. Elle se demanda si ça allait être de pire en pire, mais quand elle était allée a Tokyo, elle n'avait quasiment eu aucun dérangement. Quelques photos tout au plus. Pour l'instant, cette popularité ne sortait pas vraiment de la ville. C’était tant mieux, elle pouvait toujours se poser dans un parc sans que cela pose problème. Et de toute façon, elle comptait bien ne jamais changer ça.

- Je sais pas trop si « souvent » c'est le bon mot. Je dirais deux ou trois fois par...hum...par heure. A Keimoo.

Une fois dans le konbini, elle semblait tout excitée. Peu importe ce qu'elle faisait, elle finissait dans cet état de toute manière. Cette histoire de glace, c’était parfait. Elle referma le congélateur avec sa boite de glaces a la main, soufflant un peu, parce qu'elle trouvait ça super froid. Elle n'aimait pas trop le froid, ni la chaleur d'ailleurs. Les températures tempérés, c’était le mieux. Elle revint vers le garçon en chantonnant, et ses yeux s’agrandir :

- Wouaaaaa, des Kodak, c'est trop cool ! J'en prend un !

Elle en tira un autre du rayon, et le tourna entre ses mains avec une certaine fascination. Elle avait toujours adorée prendre des photos. Pas toute seule, elle s'en moquait, mais avec Arata, c'etait une activité qu'elle adorait. Bien qu'aujourd'hui, elle pouvait prendre des photos de bien meilleure qualité rien qu'avec son téléphone portable, c’était le genre de souvenir qui, comme les glaces, la stimulait intellectuellement.

- Je faisais partis du club de photo de l'école jusqu'à l'année dernière. Mais j'y vais quasiment plus avec ma dérogation, j'ai le droit de faire quasiment que de la musique. C'est cool, merci a Yui-sensei....peut importe ou il se trouve aujourd'hui. Avec Haruki-san sans doute, ahah.


Elle alla droit vers la caisse, et s'inclina joliment devant l'étudiant qui s'y trouvait, et la salua tranquillement d'un « Salut, Masuda-chan ». Elle semblait vraiment être connue de plus ou moins tout le monde ici. Elle balança la poignée de yens qu'elle devait a la boutique, et s'étira longuement sans prêter attention a toute la file qui s’était formée derrière. Si certain était agacé, il y avait des étudiants et même quelques adultes qui semblaient l'avoir reconnue et avait l'air habitués. Ceux qui travaillaient a Keimoo, surtout.

- Si elle commence a chanter c'est foutu.

- C'est clair....

Elle éclata de rire et libéra la place a Viggo en s'inclinant devant le vendeur et en sortant. Quand le garçon la rattrapa, elle avait une glace dans la bouche, le paquet enfoncé dans sa house de guitare a moitié ouverte, et elle se débattait avec le carton de l'appareil photo, toujours impatiente d'utiliser tout de suite ce qu'elle venait d'acheter. Elle leva le regard vers Viggo avec un gros « hum ? », dans un regard qui, dans sa position, la bouche en cœur et le carton dépouillé de toute part sauf la ou il fallait, elle pouvait vraiment avoir l'air....mignonne, comme une enfant en bas age.

- Vi o t com f ?

Elle s’arrêta, gloussa a nouveau, et retira la glace de sa bouche en lâchant le carton d'une main, penchant la tête sur le coté.

- Oups, j'arrive pas a l'ouvrir, pardon pour le truc. Tu veux une glace ? J'vais prendre les vingt-cinq photos sur le chemin de l'école, ahah.

Elle se tourna dos a lui, pour qu'il puisse prendre la boite dans sa house si il voulait, tout en reprenant la glace dans sa bouche, et s'affairant a terminer de déballer l'appareil. Une fois fait, elle lança le paquet dans une poubelle adéquat et rata sa cible. Elle rala contre elle meme en se penchant pour le prendre et le déposer dans le conteneur, avant de se retourner vers le garçon, et de le prendre directement en photo, avec le konbini dans son dos.

- Et hop, c'est dans la boite.
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MessageSujet: Re: Pour une noble cause [PV Ayame Masuda]   Ven 22 Juin 2018 - 12:07

Deux à trois fois par heure ? Si elle aimait bien se déplacer à pied, elle devait prendre des photos ou signer des autographes à la moitié de la ville en une journée, à ce rythme là. Sa mère l’avait clairement sous estimé, en conclut-il après qu’ils soient rentrés dans le konbini. Heureusement qu’Ayame ne pouvait s’empêcher de chanter en permanence car il put l’entendre arriver dans son dos, juste avant qu’elle ne pousse un cri, en voyant les appareils photos jetables qu’il était en train d’inspecter. Elle en tira d’ailleurs du rayon et l’inspecta avec la même excitation qu’un enfant qui recevait un jouet pour Noël.

Elle lui expliqua alors qu’elle avait fait partie d’un club de photographie dans son école, mais qu’elle n’y allait quasiment plus, depuis qu’elle chantait. Il faut croire que sa passion et son métier prenaient de plus en plus de place jusqu’à lui laisser de moins en moins le temps à se consacrer à d’autres activités. Il se demanda s’il se serait inscrit à un club dans ce genre, s’il en avait eu la possibilité, au lycée, mais en conclut rapidement que non. Les gens qui en faisaient partie devaient probablement débattre du sens caché de leurs prises de vues, sans doute un peu de la même manière qu’Ayame lorsqu’elle décrivait ce qu’elle ressentait en chantant. Inutile de préciser qu’il ne s’y sentirait pas à sa place. Il hésitait encore à le prendre quand la jeune fille se dirigea vers la caisse avec l’un de ces petits cartons jaunes entre les mains. C’est sans doute ce qui le décida à en prendre un à son tour avant de se diriger vers la caisse, son paquet d’œufs dans l’autre main.

Ayame salua le vendeur qu’elle semblait bien connaître car elle l’appelait par son nom. Aucun doute : elle était connue mais connaissait également beaucoup de monde. Les remarques de deux clients derrière eux confirmèrent le fait qu’elle devait chanter comme elle l’avait fait sur le trajet tous les jours. Lorsque ce fut son tour, Viggo salua promptement le vendeur d’un signe de tête, paya pour ses articles avant de rejoindre Ayame qui venait de sortir du magasin.

Quand il arriva dehors, il la trouva en train de s’acharner sur le carton de l’appareil photo, sa glace à moitié déballée dans sa bouche. Il parvint à garder une expression neutre en la voyant, même s’il avait envie de sourire en la voyant. C’est sans doute le fait qu’elle essaya de parler et qu’elle ne parvint pas articuler qui le fit souffler du nez en esquissant un sourire.

« -C’est pas grave, dit-il alors qu’elle s’excusait sans doute pour avoir eu l’air aussi ridicule. »

Il hésita cependant à prendre une glace lorsqu’Ayame lui en proposa une, mais décida de se servir. Après tout, ce n’était pas comme s’il en mangeait tous les jours et la journée était suffisamment chaude pour qu’il en savoure une. Il la mangerait probablement sur le retour.

« -Merci, c’est gentil. »

Après un panier manqué ainsi qu’un emballage jeté proprement dans une poubelle, Ayame se retourna. Avant même qu’il n’ait pu réagir, elle le prit en photo avec l’appareil qu’elle venait de déballer. Il avait dû avoir l’air un peu surpris, mais fort heureusement pour lui, il n’était pas en train de parler car il aurait eu la bouche ouverte à cet instant et aurait sans doute eut l’air idiot sur la photo. Ses courses étant maintenant faites, il devait rentrer chez lui alors qu’Ayame, elle, irait dans la direction opposée.

« -Bon, c’était… sympa de te rencontrer, déclara-t-il timidement avec un sourire. Merci encore pour la glace et puis… euh… A une prochaine fois, du coup ? »

Ne sachant pas quoi faire, il s’inclina légèrement afin de la saluer et resta un instant planté là, au cas où Ayame voudrait le saluer ou autre. Puis il lui fit un signe avant de tourner les talons. Viggo ne savait pas s’ils auraient l’occasion de se revoir, prochainement, sans doute grâce à sa mère… ou peut être pour une autre occasion, comme en allant la voir chanter dans un bar. Après tout cela le ferait sortir un peu plus souvent, se dit-il alors qu’il commençait le même chemin du retour, mais en sens inverse.

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