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 Les opposés satyres [PV Jun Aoki]

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Jun Aoki
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MessageSujet: Re: Les opposés satyres [PV Jun Aoki]   Lun 16 Avr 2018 - 18:28

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L’affreuse sonnerie stridente du lycée venait annoncer la pause déjeuner. À moitié endormie, et surtout très ennuyée par mon cours de mathématique, je ramassais mes affaires lentement, avant d’être interpellée par une nouvelle sonnerie : celle de mon téléphone abandonné au fin fond de mon sac de cours. Je le laissais sonner un instant, avant de répondre, histoire de me retrouver seule et tranquille. Je savais très bien [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] était à l’autre bout du fil.  

« Salut bébé, devines où je viens de passer »

Sa voix masculine qui murmurait à mon oreille me décrocha un sourire. Je regardais furtivement par la fenêtre, ayant une petite idée déjà d’où il pouvait se situer. Je raccrochais dans un petit rire mignon, avant de m’empresser de descendre les escaliers pour aller le retrouver à notre endroit habituel.

Cela faisait un petit moment que j’avais rencontré Kazuo, une histoire complétement délirante, une rencontre dans un abri-bus. Le genre de truc qui n’arrive jamais. Mais maintenant que c’était là, j’en profitais, tout simplement. C’était d’autant plus excitant de se dire que tout ça ne rimait absolument à rien, que c’était complétement fou.

Je retrouvais donc mon ténébreux rebelle, adossé contre un mur, fumant une cigarette, avant de le tirer vers moi pour l’embrasser. Il s’agrippa finalement à mes cheveux, et continua, de façon plus intense. Je l’arrêtais lentement, le regardant dans les yeux, et le prenant par la main, juste après lui avoir fait enfiler sa capuche. Nous pénétrions l’établissement sans aucun problème, tout en restant vigilants concernant les regards indiscrets. Le prix exorbitant de la scolarité ici n’était certainement pas investi dans la sécurité. Quoiqu’il en soit, il restait qu’il n’avait rien à faire ici, et moi, je n’avais rien à faire avec un homme plus âgé, encore moins là où je l’emmenais.

Je m’y étais rendue par erreur, en m’aventurant dans les couloirs, comme à mon habitude, avant de m’apercevoir que le lieu était étonnement désert, et pour cause, de nombreuses affiches d’avertissement venaient signaler à qui ne l’aurait pas soupçonné, que l’accès aux sous-sols était prohibé. Loin de m’effrayer, cela m’amusait, et n’était pas pour déplaire à mon partenaire, éternel rebelle.

Dans un élan de rire, nous pénétrions les couloirs sombres, sans ne plus se soucier du temps. Après tout, c’était bien plus amusant que de passer deux heures allongée dans l’herbe à fumer, en attendant le prochain cours. Par ailleurs, je n’étais pas vraiment prête à y assister, puisque mon partenaire se mit à me plaquer contre un mur, et à m’enlacer, tout en bécotant mes lèvres d’abord, afin de descendre dans ma nuque. Ses mains baladeuses se mirent à déboutonner ma chemise, avant de s’attaquer à mon jean destructuré.

Je fermais les yeux, m’abandonnant à cet homme, avant de croiser le regard d’une jeune adolescente, superposée sur le tas de caisse nous faisant face. Les yeux tout écarquillés, les joues écarlates, je repoussais un peu violemment mon partenaire, qui se mit à rire, ne comprenant pas ce qui était en train de se passer.

Je dévisageais la jeune punk qui s’amusait à nous espionner. Une jeune japonaise, assez ténébreuse je dois dire. Je m’approchais alors lentement d’elle, sans même prendre le temps de me rhabiller, simplement de reboutonner mon pantalon.

« Tu trouves pas que ça sent la cigarette ? »


J’adressais un sourire narquois à la jeune fille qui semblait vouloir disparaître au milieu de ce débarras. Je montais alors sur la caisse inférieure à celle où elle était assise, histoire que nos visages soient à la même hauteur. Je prenais une mèche de ses cheveux que je replaçais derrière son oreille, afin de mieux pouvoir distinguer ce visage, que ne manquerait pas de me rappeler.  Elle avait l’air légèrement triste, ou apeurée, je n’arrivais pas clairement à le distinguer.

Je m’emparais alors de la cigarette posée au bord de ses lèvres, afin de la faire rejoindre les miennes. Je soufflais sur son visage, dans le but de la mettre mal à l’aise.

« Alors, c’est quoi ton nom ? Je t’ai jamais vu dans le coin. T’as pas vu que l’accès est interdit aux lycéens ? »

Loin d’être apeurée finalement par tout ce que la jeune japonaise venait de découvrir à mon sujet, j’étais plus intriguée concernant le sien. Et bien déterminée à ne pas la laisser s’échapper.


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MessageSujet: Re: Les opposés satyres [PV Jun Aoki]   Lun 23 Avr 2018 - 5:00

Alors que j’attendais de pied ferme à ce que ma nouvelle proie se mette à rétorquer la moindre chose, cette dernière s’annonçait comme étant plus compliquée à faire parler. Tremblotante, elle évitait mon regard, ce qui me décrocha inévitablement un petit sourire, à la fois quelques peu fière du malaise jouissif que je venais d’instaurer, mais aussi attendrie par la jeune brune, qui s’avérait plutôt touchante, à préférer loucher sur mon décolleté que de se noyer dans le bleu artificiel de mes yeux.

Mais c’est quand elle proposa de l’oublier en échange de son silence que mon rire résonna au milieu de ce couloir vide. Je jetais un regard à mon amant, qui commençait à s’approcher, quelques peu excité par la situation semblait-il. Il fallait dire que la jeune fille aussi proposait une tenue particulièrement sexy, dans un style toujours gothique.

Avant même que cette dernière ne s’avise de tenter de fuir, chose dont elle rêvait sans doutes à cet instant, je bloquais sa cuisse de ma main, pour bien lui faire comprendre mon refus quand à son fameux arrangement. C’était moi qui fixerait les règles. Je prenais le pouvoir, puisque de toute évidence, elle n’était pas assez sûre d’elle, pas assez puissante, pas assez intelligente ou peut être pas assez cruelle pour se servir de tout ce qu’elle venait d’apprendre. Savoir c’est pouvoir. Tout le monde sait ça. Mais apparemment, tout le monde n’est pas capable de le prouver. Heureusement que je suis là.

Néanmoins, je restais sur mes gardes. Après tout, rien ne me garantissait son silence. Elle était peut être plus redoutable que ce qu’elle me laissait croire. Les plus vicieux agissent dans le silence. Le pouvoir, c’est aussi agir sans être vu.

« C’est bien malpoli ce que tu fais là. On t’as jamais appris à répondre avant de questionner? Pourquoi est ce que je te répondrais, qui plus est, favorablement, alors que tu n’as même pas daigné te pencher sur ma question? »

Je soupirais, secouant la tête, afin de lui témoigner ma fausse déception.

Je la prenais finalement quelques peu violemment par le menton, histoire de plonger mon regard dans le sien, avant d’insister.

« Je t’ai demandé ton nom. »


Les lents pas de Kazuo résonnaient derrière moi. Sa main se posa enfin sur mon épaule.

Pensant qu’il souhaitait me calmer, que peut être, il allait me résonner, car j’allais peut être loin avec cette jeune fille, je relâchais ma camarade. Après tout, elle ne nous avait rien fait, mais je ne pouvais pas courir le risque de la laisser partir. Des jeunes filles aux cheveux noirs, de type asiatique comme elle, il y en avait plein le lycée. Et malgré son look quelques peu différent, je ne pourrais certainement pas facilement retrouver son identité. Tandis que moi, il faut dire que mon style était plutôt unique en comparaison, dans le sens où peu d’élèves arboraient de telles colorations. De plus, étant déjà dans le rouge concernant mes écarts dans l’établissement, je n’avais aucunement besoin qu’une petite idiote se mette à rapporter mes ébats amoureux à la direction, ou je risquais le renvoi pour de bon.

« Bébé, tu trouves pas qu’elle est un peu trop calme là? »

Kazuo, caressant ma nuque, murmurait à mon oreille.

« Je penses que tu devrais marquer le sceau de ton autorité sur elle. »


Il s’empara alors de la cigarette que notre voyeuse avait entamée, et que je continuais depuis lors. Une fois face à moi, il me la tendit, tout en me lançant un regard un peu trop insistant. Sans détourner le mien pour autant, ce dernier perdait quelques peu en détermination, et se fit davantage interrogatif. La brûler… Je n’aurais jamais eu d’idée pareille en temps normal, j’aurais même sans doutes trouver ça abominable. Pourtant, j’aurais été capable de me le faire moi-même, je l’avais déjà effectué, et bien que supportable, la douleur était plutôt intense.

J’ignore encore si tout était du à l’ambiance, à l’effet de la présence de Kazuo, à mon simple désir de vengeance, à l’expression de ma rage profonde, mais me voilà qui m’emparait de cette clope, à moitié consumée, et venait la planter sur la main de la jeune femme.

« Tu comprends bien que ton silence dépasse toutes les conditions que tu daigneras nous imposer. Ici, c’est moi qui commande. Et toi, tu te tais. Compris? »


Les larmes me montaient aux yeux, sans qu’aucune expression faciale ne viennent trahir mon trop plein d’émotions. Je lançais un dernier regard à Kazuo, qui, comblé, faisait scintiller ses canines.

Puis, je lui adressais un lent sourire, qui ne tarda pas à se décomposer face à notre nouvelle amie.


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MessageSujet: Re: Les opposés satyres [PV Jun Aoki]   Ven 4 Mai 2018 - 20:10

Le cri strident que ma jeune victime poussait parvint à faire sortir mes yeux de leur orbite. Je continuais de regarder Kazuo, histoire de me rassurer, quant au crime que je venais de commettre. Le geste que je venais de poser était abominable, et pourtant, même si j’étais toute effrayée et empathique concernant la pauvre fille que je torturais et l’idée de me faire prendre, j’étais aussi, par la même occasion, étrangement excitée. Comme si cet acte de violence m’était plus jubilatoire que la scène que nous n’avions pas pu achever plus tôt, mon partenaire et moi.

Ce dernier restait serein face au visage fripé de douleur qu’affichait la jolie brune. Je respirais ainsi un bon coup, avant de reprendre les menaces. Kazuo s’avança, puis la gifla, conscient que son cri aurait très bien pu nous faire prendre. Elle qui nous suppliait en prétendant qu’elle ne parlerait pas, comment pouvait-on lui faire confiance après les actes que nous venions de poser, et sa réponse à ces derniers ? Après tout, il avait raison. Nous ne pouvions pas. Et nous étions désormais aller trop loin pour se permettre de reculer.
Le bruit de claque que provoqua la paume de la main de Kazuo sur la joue pâle de celle qui me faisait face me fit sursauter. J’avais bien déjà pu observer mon partenaire à l’action, notamment dans ce bar, où un homme me collait un peu trop alors que je dansais. Mais je ne l’avais jamais vu dans cet état, je ne l’avais jamais vu frapper une femme, et encore moins, aussi jeune. C’était tout de même un adulte, il risquait bien plus gros que moi s’il se faisait prendre. C’était d’ailleurs pour le défendre que je me devais de faire comprendre à notre sujet que son silence n’était pas optionnel.

« Tu penses qu’on va boire ces belles paroles ? »

Kazuo se mit à ricanner d’un air si sombre qu’il en venait à me terroriser moi-même. Je restais néanmoins impassible, et, alors que je tentais de relever notre victime en la tirant par les cheveux, mon regard stoppa net sur une canette de café chaud.

Je laissais donc retomber la jeune fille que j’avais tirée par les racines, tel un vieux déchet, puis m’emparais de la cannette. J’en buvais une gorgée, qui me brula la langue. Il était terriblement chaud, de quoi la faire pleurer à nouveau.

Je tournais les talons, histoire de lui faire face afin de mettre en œuvre ma minute Euréka, et commença à en verser sur son pantalon.

« Ouuuh ! C’est chaud… »

J’accompagnais mes propos d’une voix terriblement agaçante et ironique, tout en ôtant ma chemise complétement.

« Regarde, c’est simple. Tu n’as qu’à ôter tes vêtements. À moins que tu ne préfère supporter la douleur… T’as l’air presque maso dans ton genre. Sinon je vois pas pourquoi tu porterais de pareilles horreurs. »

Je parcourais son corps de haut en bas, le regard dédaigneux. Puis, un vieux sourire mesquin, tanguant vers la perversité s’instaura sur mon visage. Je commençais vraiment à me prendre au jeu, et je m’épatais moi-même du génie dont je faisais preuve. J’étais n’était désormais plus le pantin de Kazuo, je ne lui obéissais plus. Désormais, c’était moi qui décidais, qui prenait les risques, et surtout, qui couvrait mes arrières.

Je glissais discrètement mon téléphone dans la main de Kazuo, ouvert sur l’appareil photo. Des images. L’objectivation. Il n’y avait rien de mieux pour faire chanter quelqu’un que d’obtenir des photos de ses sous-vêtements. Et je ne pouvais le savoir que trop bien, à mes dépends.

Je baissais de plus belle le regard en direction de la jolie brune au visage couvert de vieilles reliques de maquillage. J’haussais un sourcil, toujours souriante, dans l’attente d’une réaction, qui s’annonçait intéressante…


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