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 Les opposés satyres [PV Jun Aoki]

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Kanon Kirova
♠ Lycée - Deuxième année
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KMO
                                   :

MessageSujet: Les opposés satyres [PV Jun Aoki]   Ven 13 Avr 2018 - 19:09

La rentrée avait eu lieu, c’était aussi simple que ça… Rétrospectivement, Kanon apaisait son esprit en concédant intérieurement que l’évènement se révéla être une épreuve bien moins ardue à surmonter que l’idée qu’elle s’en été faite. Si son angoisse atteignit son apogée le premier jour de classe, l’indifférence globale que lui témoignèrent ses congénères, et l’air hagard qu’affichaient d’autres nouveaux venus ce jour-là, eurent l’effet d’un anxiolytique naturel pour la jeune fille. C’est alors plus tard et inconsciemment qu’elle cherchait des similitudes entre enfer et paradis, entre son ancien établissement nauséabond et cette nouvelle promesse d’un avenir plus clément. Horizon dont ce qui, il y a encore peu de temps, faisait figure de simples prémices, avait désormais laissé place à l’aurore d’une chance qu’elle comptait bien embrasser pleinement.

Ici aussi, elle constatait l’existence de souffre-douleurs potentiels à l’allure chétive, arpentant les couloirs en longeant les casiers. À ceci près que désormais, il ne serait plus question de vider le contenu de leurs sacs dans les chiottes de l’établissement ou de leur administrer de quelconques sévices corporels. Après plusieurs journées passées dans l’académie, elle se surprit à assimiler l’inhabituelle retenue dont elle faisait preuve dorénavant, et la mesurée discrétion à laquelle elle aspirait, à ces figurants que l’on peut apercevoir dans ces longs-métrages low-budget comportant des lycéens. Dans son cas, elle aurait pu être la figurante N°12, que la costumière aurait fardé de maquillage noir, de vêtements noirs, et de deux ou trois pin’s « Anarchy » judicieusement placés sur un sac de cours… Noir. De façon à pouvoir couvrir en une seule fois tous les stéréotypes et clichés sur les genres Punk/Rock/Metal/Gothic et autres en seulement cinq secondes de présence à l’écran. Avec cette image en tête, couplée à la sensation de brider elle-même sa vraie nature, rayonnait autour d’elle cette aura antipathique qui lui sommait de laisser sortir son moi intérieur.

Aussi, prendre ses marques dans ce contexte s’avérait une tâche délicate pour Kanon. Comme lorsqu’au fil de ses pérégrinations dans l’académie, un jour qu’elle hasardait ses pas dans la roseraie pour la première fois, la singularité du spectacle qui se dévoilait à elle leurra son jugement un bref instant. Si d’autres élèves n’eurent pas été présents en même temps qu’elle en ces lieux, elle aurait juré avoir pénétré par effraction sur une propriété privée en dehors du campus. C’est dans un environnement ô combien plus analogue à ce à quoi elle était accoutumée, qu’elle improvisa un havre de paix.

Ingénieusement intégré à l’architecture du reste de l’établissement, l’accès légèrement dérobé aux sous-sols de l’académie donnait l’impression qu’il voulut espionner le flot interminable d’élèves qui passaient devant lui sans toutefois jamais vouloir en attirer l’attention. L’issue sournoisement sobre qui menait au lieu en question ne manqua pas de retenir spontanément l’attention de Kanon. Interdit aux lycéens, le secteur muet et vide de tout habitant constituait la parfaite retraite pour la jeune fille sensible à cette atmosphère. Ce jour-là, elle s’était le plus naturellement du monde installée sur des caisses superposées négligemment. Le dos au mur, subtilement cachée par le désordre général, elle prenait une gorgée dans sa canette de café chaud, puis réchauffait ses doigts en les entourant autour de cette dernière. Allumant une cigarette, elle s’employait depuis son perchoir à répandre dans la pièce des ronds de fumée, les laissant évoluer sans contrainte dans cet espace bercé de la musique mécanique émise par des machines dont les doux et lointains ronronnements ne permettaient pas d’identifier formellement la provenance. Ses songes ne résistaient pas plus longtemps à la tentation de se perdre dans ce théâtre enténébré hors du temps.

À moins que…

« Qu’est-ce que… ? Merde ! »
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Jun Aoki
♠ Lycée - Quatrième année
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KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Les opposés satyres [PV Jun Aoki]   Lun 16 Avr 2018 - 18:28

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L’affreuse sonnerie stridente du lycée venait annoncer la pause déjeuner. À moitié endormie, et surtout très ennuyée par mon cours de mathématique, je ramassais mes affaires lentement, avant d’être interpellée par une nouvelle sonnerie : celle de mon téléphone abandonné au fin fond de mon sac de cours. Je le laissais sonner un instant, avant de répondre, histoire de me retrouver seule et tranquille. Je savais très bien [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] était à l’autre bout du fil.  

« Salut bébé, devines où je viens de passer »

Sa voix masculine qui murmurait à mon oreille me décrocha un sourire. Je regardais furtivement par la fenêtre, ayant une petite idée déjà d’où il pouvait se situer. Je raccrochais dans un petit rire mignon, avant de m’empresser de descendre les escaliers pour aller le retrouver à notre endroit habituel.

Cela faisait un petit moment que j’avais rencontré Kazuo, une histoire complétement délirante, une rencontre dans un abri-bus. Le genre de truc qui n’arrive jamais. Mais maintenant que c’était là, j’en profitais, tout simplement. C’était d’autant plus excitant de se dire que tout ça ne rimait absolument à rien, que c’était complétement fou.

Je retrouvais donc mon ténébreux rebelle, adossé contre un mur, fumant une cigarette, avant de le tirer vers moi pour l’embrasser. Il s’agrippa finalement à mes cheveux, et continua, de façon plus intense. Je l’arrêtais lentement, le regardant dans les yeux, et le prenant par la main, juste après lui avoir fait enfiler sa capuche. Nous pénétrions l’établissement sans aucun problème, tout en restant vigilants concernant les regards indiscrets. Le prix exorbitant de la scolarité ici n’était certainement pas investi dans la sécurité. Quoiqu’il en soit, il restait qu’il n’avait rien à faire ici, et moi, je n’avais rien à faire avec un homme plus âgé, encore moins là où je l’emmenais.

Je m’y étais rendue par erreur, en m’aventurant dans les couloirs, comme à mon habitude, avant de m’apercevoir que le lieu était étonnement désert, et pour cause, de nombreuses affiches d’avertissement venaient signaler à qui ne l’aurait pas soupçonné, que l’accès aux sous-sols était prohibé. Loin de m’effrayer, cela m’amusait, et n’était pas pour déplaire à mon partenaire, éternel rebelle.

Dans un élan de rire, nous pénétrions les couloirs sombres, sans ne plus se soucier du temps. Après tout, c’était bien plus amusant que de passer deux heures allongée dans l’herbe à fumer, en attendant le prochain cours. Par ailleurs, je n’étais pas vraiment prête à y assister, puisque mon partenaire se mit à me plaquer contre un mur, et à m’enlacer, tout en bécotant mes lèvres d’abord, afin de descendre dans ma nuque. Ses mains baladeuses se mirent à déboutonner ma chemise, avant de s’attaquer à mon jean destructuré.

Je fermais les yeux, m’abandonnant à cet homme, avant de croiser le regard d’une jeune adolescente, superposée sur le tas de caisse nous faisant face. Les yeux tout écarquillés, les joues écarlates, je repoussais un peu violemment mon partenaire, qui se mit à rire, ne comprenant pas ce qui était en train de se passer.

Je dévisageais la jeune punk qui s’amusait à nous espionner. Une jeune japonaise, assez ténébreuse je dois dire. Je m’approchais alors lentement d’elle, sans même prendre le temps de me rhabiller, simplement de reboutonner mon pantalon.

« Tu trouves pas que ça sent la cigarette ? »


J’adressais un sourire narquois à la jeune fille qui semblait vouloir disparaître au milieu de ce débarras. Je montais alors sur la caisse inférieure à celle où elle était assise, histoire que nos visages soient à la même hauteur. Je prenais une mèche de ses cheveux que je replaçais derrière son oreille, afin de mieux pouvoir distinguer ce visage, que ne manquerait pas de me rappeler.  Elle avait l’air légèrement triste, ou apeurée, je n’arrivais pas clairement à le distinguer.

Je m’emparais alors de la cigarette posée au bord de ses lèvres, afin de la faire rejoindre les miennes. Je soufflais sur son visage, dans le but de la mettre mal à l’aise.

« Alors, c’est quoi ton nom ? Je t’ai jamais vu dans le coin. T’as pas vu que l’accès est interdit aux lycéens ? »

Loin d’être apeurée finalement par tout ce que la jeune japonaise venait de découvrir à mon sujet, j’étais plus intriguée concernant le sien. Et bien déterminée à ne pas la laisser s’échapper.


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