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 Here comes a feeling — [Satoshi]

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Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Jeu 31 Mai 2018 - 15:00

Je n'avais même pas vraiment remarqué que je m'étais mis un peu a l'écart du reste du groupe. Le plus proche était un élève de première année d'université du club de Taekwendo. Il faisait vraiment la tête et je supposais qu'il avait du être éliminé. C’était sans doute comme ça les compétitions, et ça m'arriverait peut être un jour également. Je souffle un grand coup, sans entendre l'arrivée de Misuzu. Je l'entends a peine en faite, quand elle me félicite, mais je sens bien sa main tapoter mes cheveux avec une certaine affection dans ses doigts. Je ne peux faire disparaître mon sourire de satisfaction, levant la tête pour la regarder avec ce sourire idiot que je ne peux faire disparaître.

- Je t'ai entendu plusieurs fois, ça m'a donné de l'énergie, c'est gentil de ta part de te préoccuper de moi de la sorte.


Elle me tend la serviette que je pose sur ma tête sans vraiment y réfléchir, laissant les pan du tissu tomber de chaque coté de mes oreilles. Je souffle encore, j'ai vraiment tout gagné. Comme a l'époque, je pensais cela impossible, et j'avais finalement réussit. Bon, moins simplement qu'au lycée, j'avais eu une petite sueur froide a la fin. Mais le dénouement était heureux pour cette première journée, aussi j'allais éviter de trop y repenser pour le moment. Je pourrais faire le débrief dans le bus du retour, sans doute.

- Oh, oui, tout le monde a terminé ? Ouais bien sur, on peux sortir ce soir si tu veux. Ça me fera prendre l'air et dénouera mes muscles de marcher un peu.

Je me lève et m'étire. Voir la salle tellement pleine quelques heures auparavant maintenant quasiment vide me fait un effet étrange, presque de vertige. Demain il y aura beaucoup moins de monde. Seulement les meilleurs. Et j'en ferais partis. Je m'écarte de la rambarde et commence a suivre Misuzu. Je croise le regard de Naomi qui lève le pouce en l'air vers moi avec un signe de tête satisfaite. J'entends déjà la grosse voix d'Akai dire que si il avait était sérieux il aurait tout gagné. Il semble qualifié, comme environ le quart des combattants de Keimoo. Comme prévu, jusque la.

J'effectue le chemin jusqu'à l'auberge perdu dans mes pensées, a tel point que je manque de rentrer plusieurs fois dans Misuzu juste devant moi. Finalement nous y voilà, et je passe la main sur son épaule comme pour lui dire « a plus tard » sans un mot, un peu fatigué. Je rejoins la zone des garçons et retrouve mon sac laissé plus tôt dans la journée. Je l'ouvre et récupère une serviette et un pantalon ample que je portais toujours après l’entraînement. Pas vraiment un jogging mais pas vraiment un jean non plus.

Je me dirige droit vers les bains, et y débouche en premier. Je récupère une canette d'eau aromatisé a la pomme a un distributeur, et au lieu d'aller me baigner directement, je vais jusqu'à la cloison et tombe assis en m'y appuyant le dos. Rapidement le lieu est bondé, et je garde les yeux fermés, proche du sommeil, de la méditation que je pratique quasiment tout les jours. Une jambe allongé, l'autre remonté vers ma poitrine, mon bras et ma tête appuyé sur mon genou surélevé. Je n'écoute pas vraiment les conversations, et quand j'ouvre les yeux de nouveau, il n'y a quasiment plus personne. Je vois Akai qui se retourne, et qui lâche proche de la cloison, d'une voix assez forte, presque exagéré.

- Ne reste pas tout seul trop longtemps, Sakutaro, tout le monde va partir. Si tu fais un malaise il n'y aura personne, a part peut être des filles de l'autre coté.

- Hum ? Oh, ne t'en fais pas, j'ai l'habitude de rester longtemps dans les bains, j'en ai collé a ma maison et....bref, merci de t’inquiéter mais tout ira bien.

Il semblait plus parler vers la cloison que pour moi, maintenant que j'y pense, et je le regarde sortir l'air amusé et surtout satisfait, sans que je comprenne pourquoi. Encore un peu et il ne reste plus que deux ou trois garçons, qui sortent a leur tour. Shinji sort finalement du bain et se tourne vers moi. Finalement, il est le seul ami que j'ai au club. En dehors de Misuzu bien sur. Il me regarde amusé, en ajustant sa serviette et prend la parole :

- Tu vas va le faire hein ? Les nationaux. Comme au lycée.

Je le regarde surprit. Je n'avais aucune idée qu'il était au courant. Je pensais que personne ne le savait, mais il semble que je me sois trompé. C’était pour ça qu'il avait attendu que tout le monde sorte ? Je lève la tête pour regarder vers le ciel, en soupirant.

- C'est pas vraiment la même chose....

- Je t'avais vu en fait, j'y étais aussi a ce tournoi. Tu étais vraiment le plus fort, tu sortais du lot. Dans la salle a Sendai, on parlait beaucoup de toi. C'est pour ça que tout le monde a était surprit quand tu as abandonné les nationaux alors que tu t'y étais qualifié si brillamment. Tout le monde te voyais comme le gars a abattre, et puis tu t’étais abattus tout seul. C'est pour ça que je suis content pour toi, tu mérite de le voir, le décors que seul ceux qui gagnent peuvent voir.

Il me tape sur l'épaule, et je me retrouve tout seul contre cette cloison. Tout seul dans les bains en fait ? Je n'entends plus vraiment de bruit de l'autre coté non plus. Le silence. Je ne l'avais plus entendu depuis un moment, et je me sens serein soudainement. C’était sans doute ma chance. Peut être ma dernière, de gagner quelque chose dans ma vie.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Jeu 31 Mai 2018 - 16:59




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Alors que je pensais être seule, j’entends des bruits d’eau de l’autre côté de la cloison, et la voix soudaine et forte d’Akai qui me fait presque sursauter. Il dit à Satoshi de ne pas rester trop longtemps. Satoshi est donc encore là ? Si je n’étais pas déjà rouge à cause de la chaleur de l’eau, j’aurais sûrement piqué un fard. Bon, pas qu’il puisse me voir ou même m’entendre, mais… Effectivement, sa voix calme confirme qu’il est bien là, de l’autre côté de la paroi en bambou. Je me mordille la lèvre inférieure, n’étant pas totalement sûre de la conduite à adopter. Etrange qu’Akai-san ait parlé à Satoshi comme ça d’ailleurs. Enfin bon, Akai est quelqu’un d’assez extraverti, et je ne pense pas qu’il évite Satoshi comme ça sans raison, donc en fait ce n’est pas particulièrement surprenant. Non, ce qui est surprenant plutôt c’est qu’il parle aussi fort, presque comme si… Oh. Mais non, il n’a aucun moyen de savoir que je suis encore là. Peut être l’a-t-il fait à tout hasard, ou peut être que je me monte encore la tête toute seule.  

Je m’apprête à me lever et partir, ou au moins changer d’endroit dans le bain, quand une voix qui ne m’est pas très familière m’incite à rester là où je suis. Loin de moi l’idée d’écouter aux portes, mais bon… Je m’approche un peu plus, histoire d’entendre mieux. Eh ? Donc ce qu’il avait vaguement évoqué cette nuit d’averse, c’était ça ? Les nationaux, eh ben… Je réajuste pensivement ma serviette sur ma tête. Je ne suis pas sûre de savoir qui est cette personne, mais manifestement, Satoshi confirme sa version… Hm. Finalement, ce n’est pas si étonnant. En revanche, cette histoire de s’être abattu tout seul… Je me demande bien pourquoi. C’est assez intriguant. Peut être que si j’ai l’occasion je lui demanderai.

Finalement, le silence s’installe de nouveau, et j’en déduis que l’autre garçon est parti. Satoshi aussi, peut être. Mais peut être pas. J’essaie de ne pas penser au fait que je suis potentiellement à quelques mètres de lui et ce sans rien d’autre pour me couvrir qu’une toute petite serviette. En même temps, il ne me voit pas. Mais ça reste un peu gênant. De toute façon, ça ne sert à rien que je reste aussi près maintenant. En m’appuyant sur le bord du bassin, je me lève, mais ma main glisse sur la pierre mouillée et je retombe assise dans l’eau, me cognant le coude et faisant gicler de grandes gerbes d’eau autour de moi.

« Eh-Itai ! »

C’est plus un cri de surprise que véritablement de douleur, mais ça n’empêche que maintenant je ne suis plus du tout discrète. Je reste sans rien dire alors que je masse mon coude douloureux. Je me mordille l’intérieur de la lèvre tout en m’aspergeant d’eau brûlante histoire de ne pas avoir froid. Pour la discrétion, on peut dire que c’est raté. Bon, de toute façon, maintenant, il sait que je suis là. En gardant la majeure partie de mon corps dans l’eau, je m’adosse à la cloison.

« Satoshi-kun… Désolée, je n’ai pas pu m’empêcher d’entendre votre conversation… »

Je soupire un peu. Il va penser que j’écoute aux portes. Enfin, aux murs. Enfin, aux cloisons de bambou tressé. En même temps il n’aurait pas totalement tord. Je baisse un peu la tête, remonte mes genoux et y pose mon menton, mes bras entourant mes jambes. Le vent, aussi léger qu’il soit, est assez frais et me fait frissonner. D’une main, je ramène de l’eau sur mes pieds, histoire d’avoir au moins un peu moins froid.

« Ne, Satoshi-kun. Pourquoi tu as arrêté après ? »

Je demande doucement, mais réalise rapidement qu’il n’a peut être pas envie d’en parler. J’hésite un moment avant de me rattraper. Je commence vraiment à avoir froid, maintenant.

« Enfin… Gomen, ne, je suis trop curieuse sûrement. C’est juste que ça m’intrigue. Tu n’est pas obligé de me dire, je comprendrai. »

Histoire de ne pas me concentrer sur la situation assez étrange et un peu gênante, je lâche mes jambes, et m’enfonce de nouveau dans l’eau, tripotant ma serviette un moment avant de la reposer sur mes cheveux trempés, et de m’enfoncer dans l’eau presque jusqu’au nez. Il ne fait vraiment pas chaud dehors, c’est un peu l’inconvénient (ou peut être l’avantage ?) des bains en extérieur comme il y en a dans les ryokan traditionnels tels que celui-ci. Il faut dire que l’endroit est magnifique, tout en pierres et en matériaux naturels, même si l’eau est vraiment très chaude, et ce même pour quelqu’un comme moi habitué aux sources naturelles dans lesquelles il est presque douloureux d’entrer tant l’eau est chaude.  Bon, elle ne l’est pas autant que dans la montagne ou ce genre d’endroits, mais quand même. Néanmoins, c’est plutôt agréable, et ça m’aide à me détendre et à me débarrasser de la pression des cours, des clubs, et même de la tension qui m’habite toujours lorsque Satoshi est dans les parages.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Jeu 31 Mai 2018 - 18:15

Je restais la devant l'eau encore bouillante du bain. L’arrière de la tête appuyée contre la parois de bambou, regardant le ciel sombre de la nuit avec une nonchalance pas vraiment voulue. Je me sentais tellement bien en cet instant que j'aurais pu m'endormir purement et simplement. Mais j'avais en tete ce rendez-vous nocturne que j'avais avec Misuzu, et a cette idée, je ne pu m’empêcher de sourire d'avantage. C'etait une sensation étrange que de savoir que j'allais sortir avec une fille. Mais pas vraiment comme avec Mika. C'etait elle qui me poussait toujours a faire tout et n'importe quoi, bien souvent contre ma volonté. Au contraire, ce soir, j'avais vraiment envie de vivre cette soirée. C’était peut être ça l'amitié a l'université. Ou il y avait autre chose.

Je sursautais en entendant un gros plouf de l'autre coté, et une voix féminine que je reconnue facilement lâcher un petit gémissement de douleur. Je restais la, immobile, presque en oubliant de respirer. Misuzu était encore dans le bain. Et elle s’était encore fait mal. Je soupirais, a la fois inquiet et amusé. Cela semblait être une habitude pour elle, il n'y avait pas trop besoin de s'en faire. D'ailleurs elle ne m'est pas beaucoup de temps a venir se remettre contre la cloison. Je sens presque son dos contre le bambou. Elle est juste derrière moi et j'ai presque l'impression d'avoir son dos contre le mien.

- Tu étais encore la, Misuzu. Tu ne t'es pas fais trop mal ?

Si personne n'etait venu voir si tout allait bien, c'est sans doute que de son coté aussi tout le monde etait partit. Il n'y avait donc que nous deux et la vapeur pour tout compagnon. Je soupirais un peu, sans vraiment savoir l'attitude que je devais adopter. Sortir pour la laisser tranquille ? Lui parler pour éviter le blanc ? Rester la en silence ? Je prenais la canette et l'ouvrait, alors qu'elle était resté a coté de ma jambe depuis tout ce temps. Je buvais doucement une gorgée en écoutant la question. Elle avait entendue ? Bah, c’était plus vraiment un secret. J'avais rendu ça publique a la seconde ou j’étais entrée dans un gymnase pour refaire des tournois.

- T'en fais pas.....j'avais de toute façon décidé d’arrêter de faire comme si c’était un secret d’état de toute façon.

En fait je l'avais décidé devant le lac en mangeant mon bento, un peu plus tot dans l’après-midi. Et c’était parce que j'avais discuté avec elle. C’était totalement grâce a elle que j'avais pris cette décision, alors je n'avais aucune raison de lui cacher des choses. Bon, pour raconter mon enfance, c’était sans doute trop tot. Bon, carrément trop tôt. J'imaginais commençait a ouvrir la bouche pour parler de mon père, et rien qu'a cette idée, je restais silencieux une bonne minute, le souffle un peu court. Non, c’était définitivement impossible.

- Quand j'étais plus jeune....disons que j'étais encore moins sociable que maintenant, quand j'étais au collège je parlais a personne. J'arrivais pour les cours, je me dépêchais de rentrer ensuite. Pas de club, pas d'activité, juste mes jump que me ramenait ma mère. Enfin je lisais pas super vite donc ca me passait le temps, ahah.

Olala, c’était bizarre de parler de ça a voix haute. Pas si difficile, juste bizarre. Que Shinji en parle et que j'écoute, c’était une chose, mais que je le raconte s'en était une autre. J’espérais vraiment qu'il n'y avait pas d'autre filles de l'autre coté. Pitié, faite que Naomi soit retournée a l’intérieur. C’était trop tard pour faire marche arrière de toute façon.

- Et en fait j'étais a Mûra, je t'ai raconté, c'est la campagne profonde. On avait un club de kung fu mais il y avait qu'un membre. Je t'épargne les détails, parce que ce serait vraiment long a expliquer. Mais j'ai fini par commencer a faire ça. Disons que c'est devenu comme....hum....une façon de vivre ? J'oubliais tout quand j'en faisais, si bien que j'ai commencer a en faire absolument tout le temps, c’était presque une drogue.


Je me souvenais encore des journées ou il n'y avait pas cours, et quand au début je ne savais pas ou en faire a part avec Hikari, je me sentais vraiment mal. Comme si je perdais mon temps a ne pas être en train de m’entraîner. Lointaine époque.

- J'ai continué jusqu'au lycée, mais j'en faisais par réflexe. Parce que j'aimais bien en faire. Je n'étais pas du tout dans l'optique d'en faire un métier, ou de gagner des tournois ou quoi que ce soit. Bref, en deuxième année, le club du lycée de Sendai ou j’étais m'a inscrit a un tournoi automatiquement et j'ai du y aller. C’était le tournoi régional, et le gagnant allait aux nationaux. J'y ai participé et j'ai gagné. Facilement en fait. A force de m’entraîner tout le temps comme un débile parce que j'avais pas de vie et que je savais rien faire d'autre, il semblait que j'étais devenu assez fort.

Je lâchais un rire un peu forcé, comme pour dire que je m'en fichais. Ce n’était pas le cas, dans un sens, j'étais fier d’être fort, de voir que tout le temps que j'avais passé a faire encore et encore les mêmes gestes, les mêmes poses, les mêmes efforts, n'avaient pas étaient inutiles.

- Et puis la j'ai vu le regard de mes adversaires. Il y en avait beaucoup qui voyaient des rêves se briser. Qui avaient misés leurs vie dessus. Alors je me suis dis que ce n’était pas normal que moi, qui faisait ça comme un passe temps brise le rêve de ceux qui étaient bien plus motivé que moi. Et puis en plus, j'ai remarqué que les gens me regardaient différemment. J'étais bien plus populaire, soudainement. Et ça m'a dégoutté. Du coup je suis pas allé aux nationaux et voilà l'histoire. Hum, un peu longue pour pas grand chose, pardon.

Je finissais ma canette et me redressais, prêt a aller me laver.

- Tu devrais sortir avant d'attraper un coup de chaud dans l'eau. Et puis je crois qu'on a encore prévu quelque chose non ? Je te retrouve dehors. Pardon pour l'histoire nulle.


Je me lavais rapidement, et sortait des bains.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Jeu 31 Mai 2018 - 21:17




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Mince. On dirait bien que Satoshi m’a entendue. Il me demande si je ne me suis pas fait trop mal, et j’hésite un instant à ne pas répondre et faire comme si je n’étais pas là, mais bon. Je me contente d’émettre un « daijoobu desu » peu assuré. Au moins il ne semble pas trop vexé que j’ai totalement espionné sa conversation manifestement privée. Ce n’est pas un secret d’état… Néanmoins, je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à présent. Ceci dit, il a dit « arrêter de faire comme si. » Je me demande ce qui l’a aidé à se décider, du coup. Mais bon, vu que je ne vais pas lui demander comme ça là tout de suite, inutile de se poser trop de questions. Nous restons silencieux tous les deux, et je n’ose rien dire, comme si je pressentais que Satoshi allait expliquer davantage de choses et qu’il fallait que je lui laisse la place de s’exprimer. J’en profite pour prendre de longues inspirations chargées de vapeur d’eau. Je reste silencieuse aussi lorsqu’il explique les tenants et les aboutissements de cette histoire d’abandon, marquant juste mon intérêt avec quelques « hmmm » et « so desuka ? » à intervalles réguliers. Il lâche un rire un peu forcé, et un court silence s’installe. Je l’encourage.

« Et après ? »

Il explique s’être senti coupable et pas à la hauteur en terme de passion quant aux autres, et je me prends à froncer les sourcils, dubitative. Pourtant, à moi, il me semble qu’il est très passionné. Je m’enfonce encore un peu plus dans l’eau, jusqu’au nez cette fois, et la majorité de mes cheveux qui avaient un tout petit peu commencé à sécher est à nouveau trempée. De toute façon, ils ne peuvent pas sécher comme ça, il faut que je le fasse au sèche cheveux. Je laisse échapper un « so desu ne » un peu sombre, son histoire me faisant un peu de peine. J’ai connu des phases où j’avais l’impression de ne pas mériter mes succès ou d’être tout simplement nulle dans tout ce que j’entreprenais. Aussi, alors qu’il s’excuse, je me redresse.

« Non. Ne t’excuse pas. Merci de partager ça avec moi. »

J’ai un petit sourire lorsqu’il me suggère de sortir avant d’attraper un coup de chaud. Il est plutôt attentionné, loin d’être la personne froide que j’imaginais avant de lui parler vraiment pour la première fois.

« Daijoobu desu. Elle n’était pas nulle. Merci de m’avoir expliqué. »

Après ça, je pose ma serviette au bord, et plonge la tête dans l’eau chaude qui me brûle presque le visage, avant de sortir rapidement. Pensivement, je m’avance jusqu’à la cloison dont j’ai entendu Satoshi s’éloigner, et y pose la paume de la main, que je laisse pendant un instant avant de la ramener contre ma poitrine, serrant les doigts. Finalement, je rerentre dans le onsen intérieur, le traverse, et me sèche avant d’enfiler le yukata de l’auberge. Une fois mes cheveux ayant à peu près retrouvé une texture normale, je me rends dans ma chambre d’où sortent à l’instant Naomi et Momoe, qui m’invitent à rejoindre tout le monde dans la salle à manger. J’acquiesce, dépose mes affaires, et prends néanmoins cinq minutes pour appliquer le minimum syndical de maquillage, histoire de ressembler à quelque chose. Au passage, j’attrape aussi le tanzen fourni par l’auberge et l’enfile, me disant que si besoin, je repasserai me changer avant de sortir avec Satoshi.

Sortir avec Satoshi… Bon, bien sûr, ce n’est pas un rendez vous. Enfin, je ne pense pas ? Mais quand même, j’ai une drôle de sensation dans le ventre en y pensant. Cette fois, ce n’est pas par hasard que nous nous sommes croisés, il m’a demandé en bonne et due forme de l’accompagner quelque part. Si j’avais su, j’aurai prévu des vêtements un peu plus adaptés… C’est dans des moments comme ça que je regrette de ne pas avoir une amie proche qui saurait me conseiller sur ce genre de sujets. Mais bon, à la guerre comme à la guerre.

Je rejoins la salle à manger dans laquelle il y a déjà un brouhaha assez audible, et m’installe dans un siège libre. Le repas a l’air délicieux. Plein de différents plats à partager et un bol de riz chacun. Je regarde rapidement autour de moi mais je ne vois pas encore Satoshi. En revanche, je vois parfaitement bien Akai à quelques sièges de moi qui parle d’une voix forte avec son accent du sud. Il semble m’apercevoir aussi et s’adresse tout de suite à moi.

« Ahh, Micchan ! On fait une partie de Mah Jong après dîner ? Je compte bien prendre ma revanche sur toi ! J’ai amené des tuiles ! »

Le Mah-Jong. J’avais complètement oublié. Je m’apprête à rétorquer en plaisantant, mais je me rappelle rapidement du rendez vous avec Satoshi. Enfin, rendez vous… Bref. Je hoche donc la tête, et fais un petit sourire à Akai.

« Ça dépend, je comptais aller me balader après dîner… Mais en revenant je serai ravie de te battre à plate couture, comme d’habitude. »

« Eeehhh, zurui ne ! Tu es trop sûre de toi ! Je compte pas me coucher tôt de toute façon, je vais profiter avant de me faire battre demain ! Préviens moi quand tu seras prête à te prendre la défaite du siècle !»

Je ris un peu derrière ma main et il retourne à sa conversation très animée avec son voisin, un garçon que je ne connais pas. Entre temps, Satoshi est arrivé. Je le salue d’un petit hochement de tête, et sépare mes baguettes avant de saisir mon bol, prête à manger.

« Minna-san, itadakimasu. »

Je ne l’ai pas dit très fort, de toute façon tout le monde a déjà commencé à manger ou presque, mais c’est un réflexe plus qu’autre chose. Avec le côté large des baguettes, je saisis quelques gyoza que je dépose dans l’assiette devant moi.

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Dernière édition par Misuzu Watanabe le Jeu 14 Juin 2018 - 2:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Ven 1 Juin 2018 - 20:58

L’intérieur de la partie homme des bains est totalement silencieuse quand je sors finalement de l'eau. Tout le monde dois déjà avoir commencé a manger. J’espère qu'ils ne m'ont pas entendu, sinon le moment ou je vais arriver, tout le monde risque de me regarder et ce sera le gros malaise. Brr, rien que d'y penser j'ai l'impression d'avoir déjà les regards tournés vers moi. Misuzu va peut être m'attendre par contre, ça ne m'étonnerais pas, mais de toute façon, après lui avoir raconté une histoire aussi gênante, je doute pouvoir soutenir le premier regard qui croisera le sien. Le second peut être sera plus simple, on verra.

Je sors des bains sans avoir enfilé mon haut, la serviette sur les épaules. Ou plutôt, c'est parce que j'ai pris mon bas de pantalon, mais que je n'ai pas vraiment pensé a prendre et me voilà torse nu dans les couloirs, j'adore. Je me dépêche de rejoindre la chambre, et il n'y a quasiment plus personne. Tout le monde est bel et bien rendu a table. Tant mieux dans un sens, surtout pour ceux qui sont qualifiés pour la journée de demain. Je fouille dans mon sac pour sortir un t-shirt noir et ma veste de la mime couleur. Meme si les couleurs ne vont pas trop avec mon pantalon beige, je m'en moque, ce sont des vêtements que j’apprécie, je ne suis pas la pour faire un défilé de mode.

- Oh, Sakutaro-senpai, vous allez pas manger ?

Deux garçons de deuxième année de lycée me parlent, et je sursaute un peu. Je me tourne, un peu gêné. Ils sont déjà revenu ? Ils sont rapide dis donc, ils ont la soirée pour eux, c'est comme des vacances après tout. Celui de droite est qualifié en judo je crois, il faut que je fasse comme un senpai ferait. Oui, ce que m'aurait dit Hikari a l'époque. Erf, je sais pas en fait, vu que j'ai jamais fais de tournoi en sa présence. Hum.

- Ne...ne te couche pas trop tard, pour demain, mais profitez bien, c'est pas souvent qu'on a un séjour tout frais payé par Keimoo.


Ils hochent la tête, le garçon ayant l'air surprit de voir que je savais qu'il avait gagné ses combats. Oui, pendant que j'attendais, j'avais eu largement le temps eu le temps de regarder comment cela allait pour les autres. J'avais pas mal regardé les combats d'Akai, qui avait fait trois ou quatre victoires, si j'avais bien tout vu, largement de quoi passer au round suivant. Aoi avait écrasé sa poule en Aikido, et était la seule avec moi a n'avoir fait que des victoires. J’espérais pour elle qu'elle gagne, c’était a sa portée.

Au moment d'entrer dans la grande salle bruyante, mon téléphone sonne, dans la poche de la veste que je porte sur mon épaule. Je le prend doucement, et regarde qui c'est. Ma mere. Je souris un peu en entrant dans la pièce complètement, alors que Naomi me rentre presque dedans, me désignant un plateau qu'elle allait m'apporter, pensant que je m’étais endormis. C’était sympa de sa part, mais je suppose que si je lui posais la question, elle allait me dire que c’était son devoir de faire attention au capitaine. Il n'y avait pas d'autre manager de son age, et elle devait sans doute s’inquiéter de la relève après elle. Je prenais le plateau en décrochant, tout en lui faisant un petit signe de tete.

- Sato-Sato ! Pourquoi tu ne m'a rien dis ! Heureusement que Mika-chan te surveille, même depuis Tokyo, pour avoir des infos, et surtout qu'elle m'en parle. Qu'est ce que j'ai fais pour que tu me fasse autant de cachotteries ?


C’était bien ma mère ça. Je la voyais presque devant moi, dans le salon, faisant des grands gestes théâtrales pour que je m'excuse comme quand j'étais petit. Je devais lui manquer, la version enfant de moi qui passait mon temps a tout lui raconter, quand nous étions a Tokyo. Je prenais place a coté de Misuzu qui était en bout de banc, en lui souriant.

- C'est parce que tu t’inquiète tout le temps quand je fais des choses comme ça. Tu te souviens la dernière fois ? J'ai cru que tu étais tombée dans les pommes. Et c’était juste de l’entraînement.

- Allons, je suis pas si faible, Sakutaro. Tu oublis qui a passé quasiment vingt-quatre heure pour te mettre au monde ? Ça c’était un combat.

- Oui oui, j'étais gros, joufflu et tout mignon, je sais bien, tu le dis tout le temps. Tout vas bien a la maison ? Le temple est tout silencieux je présume....


- Oui, comme d'habitude un mois après les fêtes, je ne m'y habituerais jamais. Tu manges bien j’espère ? Tu es tout seul je suis sur, mon pauvre SatoSato.


- Ahah, non je suis avec une amie. Bon, je mange justement, alors je te rappel tout a l'heure d'accord ? Oui maman, bisous. Moi aussi oui.

Je raccroche doucement, et tout la tete vers Misuzu a nouveau, l'inclinant en lachant un faible « Itadakimasu », puis en commençant mon bol de riz. Aprés l'histoire que je lui avais raconté, maintenant ça. J'aurais vraiment du prendre l'appel avant de rentrer. Je suis probablement tout rouge maintenant. Que faire pour ne pas perdre le fil. Engager la conversation, c'est ça le secret.

- On sort toujours après ? J'ai même pris ma veste tu vois, comme ça tu me demandera pas si j'ai froid, comme la dernière fois.


C'etait une remarque amicale, mais en m'écoutant, le ton de ma voix donne l'impression que je lui fais un reproche. Bon sang, je suis vraiment nul.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Sam 2 Juin 2018 - 1:44




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here comes a feeling.

   
Par je ne sais quel miracle, je parviens à ne pas rougir quand Satoshi s’assied à côté de moi. Je me contente de hocher la tête et de lui sourire, avant de remarquer qu’il est au téléphone. Je ne mets pas longtemps à comprendre que c’est sa mère à l’autre bout du fil. Enfin, quand il parle de temple, je commence à me douter, et ça se confirme quand il dit littéralement « maman ». Bien joué, Sherlock. Je mange en silence, fronçant les sourcils quand Akai me fait comprendre par des expressions faciales élaborées que je vais encore entendre parler du fait que Satoshi et moi sommes « trop proches pour être honnêtes, » quoi que ça veuille dire. Nous avons ainsi presque une conversation silencieuse, mais je ne saurais dire qui gagne l’argumentation, en fin de compte. Satoshi raccroche son téléphone, prononce un « Itadakimasu » discret. Je le regarde du coin de l’œil et je pourrais jurer qu’il rougit. Je me demande bien pourquoi.

Finalement, après un instant où nous mangeons tous les deux sans rien se dire, Satoshi entame, ou peut être reprend la conversation. Alors qu’il me demande si on sort toujours, j’ai un  regard paniqué vers Akai. S’il a entendu ça, je suis partie pour en entendre parler pendant des lustres. Mais non, il a repris sa conversation animée avec son voisin. Tant mieux, parce que je l’entendais déjà me dire « Alooooors Micchan, c’est ça ta balade ? » Satoshi m’indique également qu’il a pris une veste, et je perçois presque comme une taquinerie, mais il garde tellement un air sérieux que j’ai du mal à savoir si c’est le cas. Je hoche la tête, rougissant légèrement.

« Ee. J’en ai toujours envie. Et toi? »

Je laisse passer un instant, plongeant mon regard dans le bol de riz que je tiens à la main pour éviter de le laisser se perdre n’importe où.

« C’était à cause de moi la dernière fois, comme tu avais dû me prêter ta veste. Tu n’auras pas besoin cette fois ci, ne t’inquiète pas. »

J’essaie en même temps d’évaluer si je peux rester habillée comme ça, et probablement pas, en fait. Sinon, je vais avoir froid et il va me refaire le même coup, s’exposant lui à un rhume ou encore autre chose, forcément quelque chose d’handicapant pour son activité sportive.  Bon, mon autre tenue n’est pas très élégante, mais elle est un peu mignonne, je suppose… Oui, allez, ça ira. De toute façon, ce n’est pas comme si c’était un rendez vous romantique… Et puis, c’est moi qui ai insisté pour qu’on aille à la Fukuoka Tower, donc si jamais il y a du romantisme ça sera entièrement de ma faute, uniquement. Bon, et aussi celle des dramas, émissions de télé et anime de romance que je consomme peut être un peu trop.

« Ano, par contre, je vais devoir me changer, si ça ne t’embête pas de m’attendre ? »

Je me demande s’il ne se force pas par politesse, mais à vrai dire le brouhaha ambiant me fait mal à la tête et j’ai besoin d’aller marcher un peu à l’air libre de toute façon. Et puis, il n’est pas encore tard et même si la nuit est déjà tombée depuis un moment, ce n’est pas inhabituel, loin de là. A vrai dire, il me tarde un peu de voir les illuminations avec Satoshi, même si le romantisme de ce moment, je l’ai fabriqué de toutes pièces. Malgré le fait que la nourriture est délicieuse, je me retrouve à manger vite et assez peu comparé à d’habitude. J’ai l’estomac comme noué, et j’ai peur d’en comprendre la raison. Est-ce que c’est pour ce soir ? Est-ce que je suis inquiète pour Satoshi, pour demain ? Peut être qu’il devrait rester ici se reposer. Mais peut être que je devrais être égoïste et profiter du fait qu’il veuille bien passer du temps avec moi. Finalement, j’opte pour la deuxième option.

Je termine donc rapidement mon repas, finis le reste de mon thé, et enfourne un mochi avant de me lever. Histoire que Satoshi ne croie pas que je m’enfuis pour ne jamais revenir, je me penche néanmoins légèrement vers lui.

« Je vais me changer, mais prends ton temps pour finir de manger. Je t’attendrai dans le hall, d’accord ? »

Sans vraiment attendre de réponse, je m’écarte de la table, et quitte la salle pour retourner changer de tenue. Je trottine, traînant des pantoufles sur le sol du couloir, jusqu’à finalement arriver à bon port. En faisant attention de bien tout replier, j’enlève les vêtements que je porte avant d’enfiler mon autre tenue, sortant les vêtements de mon sac. Une robe pull noire à fines rayures horizontales blanches, légèrement large, un épais collant noir, mon hoodie par dessus. Je récupère également mon écharpe rouge que je prends à la main, histoire de ne pas avoir trop chaud tant que je suis à l'intérieur. Pour les chaussures, je n’en ai pas pris d’autres de toute façon. Je vérifie mon maquillage dans le miroir et me repoudre un peu le nez, avant d’attraper ma sacoche, de la purger de ma boite à bento et de mes baguettes mais prenant soin d’y laisser mon thermos de thé (probablement à peine tiède à présent), au cas où.

Une fois tout ça fait, je retourne dans le hall, où des sièges ont été disposés, et où il y a même un carré de tatamis entourant un foyer carré traditionnel au dessus duquel est accroché une bouilloire en fonte. Comme Satoshi n’a pas encore l’air d’être là (il faut dire aussi que j’ai battu des records de vitesse), je m’assieds en seiza devant, me penchant pour observer les braises dont la chaleur imprègne peu à peu mon visage, et en marmonnant diverses onomatopées à voix basse, plus pour moi même que pour qui que ce soit d’autre.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Sam 2 Juin 2018 - 21:36

Je la regarde s'éloigner. Elle était quand même forte, réussir a avaler un repas en aussi peu de temps, c’était franchement la première fois que j'assistais a ça. Pas de quoi faire de commentaire cependant, vu qu'elle était déjà partie. Je replonge mon visage dans mon bol de riz, le visage fermé a cause de la fatigue, d'une part, mais également a cause du fait que je ne peux m’empêcher de réfléchir au lendemain. Et aussi a la soirée. Erf, maintenant que je viens d'y penser, c'est foutu. Elle doit être en train de se changer la....non, pense pas a ça, sinon ça va devenir compliqué. J'suis pas bizarre non ? J'suis pas ce genre de mec. Oui, voilà, exactement. Un peu de sang froid.

Je termine ma dernière bouchée et me lève, mais je me retrouve assis une seconde plus tard quand Akai et un autre garçon avec qui il parlait me font signe. Je glisse sur le banc a coté d'eux, histoire de voir le problème. Ils ont devant une grande feuille blanche A4 avec l'arbre des différents tournois de la journée, pour les universitaires. Ce doit être la feuille que j'avais fais avec Naomi et qu'elle avait gardé, quelque jours plus tôt. Il y en a une aussi pour les lycéens, qui doivent être en ce moment entre les mains de ces derniers. Je me penche un peu, histoire d'essayer de voir combien il y a de qualifier. Et c'est assez faible, encore moins que ce qu'on avait prévu. Ce n'est pas une énorme douche froide, parce que nous nous y attendions un peu, mais c'est loin d'etre une franche reussite.

- Je vais faire un tour avec Misuzu, j'irais parler a Shinji, Hayato et Shizune. Je suppose que c'est mon rôle.

Ils ne font pas de commentaires, et même Akai semble avoir l'air un peu grave, ce qui ne lui ressemble pas. Shinji, Hayato et Shizune, trois étudiants que tout le monde apprécie et que nous voulions aller voir le plus loin possible, qui n'avaient pas dépassés la phase de poule. Pire, pour Shinji, c’était sa dernière chance de vivre un national qui s'envolait. Cela me faisait prendre conscience qu'il allait bientôt quitter le club, et avec lui, la seule personne avec qui j'avais l'habitude de parler au dojo. Akai aussi, et tant d'autres. Encore un an, et ce serait Naomi, et deux ans, et ce serait mon tour. Peut être même pas deux ans, d'ailleurs, les choses pouvaient évoluer très vite, et je n'avais pas encore pris de décision vis a vis de mon avenir.

Après un signe de tête a deux ou trois personnes, je remmène mon plateau et sort, me dirigeant vers le hall, en espérant ne pas trop avoir fait attendre Misuzu. Mais elle est la, devant le foyer, assise. Elle ne semble pas m'avoir vue, et je reste un petit moment a la regarder de dos, le visage plus fermé que je voulais, des tonnes de choses se percutant dans ma tête. Quand j'aurais quitté a mon tour l'université, je ne la verrais probablement plus. Alors qu'est ce que je devrais faire ? Profiter déjà, ce serait pas mal. Si j’arrête mes études, je quitterais sans doute Keimoo. Je n'ai rien qui m’empêche de partir ici. Et puis ma mere serait contente que je me rapproche, sans doute. Hum, c'est vraiment compliqué. Je m'approche doucement et pose la main un bref instant sur son épaule :

- Pardon pour l'attente, on y va ?

Je garde ma veste a la main en reculant d'un pas afin de la laisser se relever, lui sourit légèrement, me forçant un peu cependant. J’espère que ce n'est pas trop visible, je n'ai pas envie qu'elle pense que je simule, ou que je n'ai pas envie de venir. Je me retourne et commence a avancer vers la sortie. Justement, je croise Shizune, qui s'incline un peu devant nous deux en souriant. Son sourire me semble terriblement faux, mais je ne sais de toute façon pas quoi lui dire. Je ne la connais quasiment pas, et je n'ai jamais vécu ce qu'elle est en train de vivre, une déception sportive. Je réfléchirais sur le chemin, et lui parlerait en revenant.

Dehors le froid est nettement plus mordant, mais ça ne me gene pas. Pas encore besoin de mettre ma veste, je décide de rester encore un peu en t-shirt. Ma veste sur l'épaule, je ne la mettrais que sur le chemin du retour probablement. Je sors de la zone de l'auberge, me retournant pour laisser Misuzu me rattraper. Sans y penser, j'avais marcher a un rythme soutenu sur ces quelques mètres, la tête ailleurs. Essayant de briser ce silence que j'ai instauré moi même, je reprend la parole :

- Elle te va bien ta tenue. Enfin, je veux dire....je trouve que ce genre te vetements, ca fait vraiment « toi ». Si tu vois ce que je veux dire....c'est sans doute pas clair ahah.

Je regarde l'auberge une poignée de secondes sans rien dire, pensant encore a mes kohai et mes senpai dans la tristesse de l'élimination, et me retourne finalement vers Misuzu. Faisant comme si de rien etait, je regarde autour de nous. On est bien dans une ville touristique, même a cette époque de l'année il y a des gens dehors qui se promènent, pour la plupart bien emmitouflé. Je dois avoir l'air bizarre dans ma tenue de printemps.

- Bon, c'est par ou du coup ? J'aurais du regarder avant....

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Dim 3 Juin 2018 - 21:05




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Alors que je suis plongée dans la concentration du feu, une main se pose sur mon épaule et je sursaute avec un genre de cri de surprise, mais pas trop fort, heureusement. Je me retourne et il s’agit de Satoshi. Bien évidemment. Mais j’étais perdue dans mes pensées et sur le moment il m’a fait peur, enfin, il m’a surprise. Il s’excuse de m’avoir fait attendre et me propose d’y aller. Je secoue doucement la tête.

« Iie, daijoobu desu, je n’ai pas attendu longtemps. »

Je lui souris et me lève rapidement et réalise qu’il est aussi en train de me sourire. Bon, rien d’étonnant, il est poli et plutôt gentil. En revanche, pour sortir de l’auberge et faire les premiers mètres, il marche d’un pas beaucoup plus rapide que j’avais prévu et je me laisse distancer. Ça me trouble, d’ailleurs, qu’il aille aussi vite. Peut être qu’il n’avait pas envie que je l’accompagne, et qu’il essaie de faire que ça se termine le plus vite possible ? Bon, j’interprète trop. Après tout, c’est lui qui m’a proposé d’aller quelque part, non ? Je n’arrive pas à bien me souvenir, et, alors que c’était aujourd’hui, tout est flou dans ma tête. Hm. De toute façon, c’est trop tard maintenant, je suppose. Finalement, je le rattrape à quelques mètres de l’auberge, alors que le froid nocturne mord ma peau. Je remarque qu’il n’a pas encore mis sa veste. Il résiste vraiment très bien au froid, c’est dingue. Il n’a même pas l’air de frissonner ne serait-ce qu’un tout petit peu, alors que moi avec tous mes vêtements je ne suis pas loin de trembloter. Un peu plus et j’irais me blottir contre lui… Enfin, soyons sérieux, je n’oserais jamais. Mais bon, ça peut pas faire de mal de rêver. Forcément, alors que je suis plongée dans ma rêverie, il complimente ma tenue. Mon visage qui avait retrouvé sa couleur normale grâce au froid vire de nouveau au rose-rouge alors que je secoue vigoureusement ma main devant le bas de mon visage avec un sourire gêné.

« A-Ah, non non, c’est rien du tout, c’est juste, euh… Enfin de vieilles affaires quoi. Et puis, je n’avais pris que ces chaussures, alors…»

Je m’interromps et laisse passer un instant, essayant de me calmer alors que mon cœur s’est de nouveau emballé tout seul, puis finit par marmonner quelques mots de plus, en enfonçant mon menton dans mon écharpe.

« Arigatou, Satoshi-kun. »

Je me demande bien ce qu’il peut vouloir dire par « ça fait vraiment toi », par contre. Des baskets avec une robe, et un hoodie par dessus, ça fait vraiment moi ? Désordonné, dépareillé ? Non, je ne pense pas qu’il aurait critiqué de la sorte, en général il fait plutôt des compliments. Il est probablement comme ça avec tout le monde, j’imagine. Mais ce soir, il a l’air un peu bizarre. Je ne saurais pas dire en quoi, mais j’ai l’impression que son visage n’a pas la sérénité habituelle… C’est sûrement des idées que je me fais, mais il n’a pas l’air dans son assiette. J’hésite un instant à lui demander ce qui ne va pas, mais avant que j’aie réfléchi suffisamment à ma phrase, il s’interroge, ou m’interroge sur la direction à prendre. Je ne saurais dire si la question était pour moi ou pour lui, mais je suppose que je devrais aider. Avec un petit sourire, je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’il est vraiment distrait et que c’est plutôt mignon. Alors que je cherche sur mon téléphone l’application GPS, que je finis par trouver et où j’entre l’adresse, j’entends des pas se rapprocher de nous lentement. Je n’y prête pas vraiment d’attention, pensant qu’il ne s’agit que d’un passant quelconque. Cependant, je déchante très vite lorsqu’une voix très familière parvient à mes oreilles.

« Alors, Micchan, on fait des cachotteries ? Une balade après dîner hein ? T’aurais pu préciser que tu serais pas toute seule ! Satoshi-san a été honnête, lui ! »

Je lève immédiatement la tête pour me retrouver face au sourire goguenard d’Akai, qui me surplombe d’une bonne vingtaine de centimètres. Mes oreilles sont brûlantes d’un coup, et mon visage se crispe en une expression particulièrement étrange, du moins je suppose. Je jette un regard accusateur à Satoshi mais rapidement mon cerveau se met à la recherche d’une solution à cette situation.

« A-Ah Akai-san, c-c’est pas ce que tu crois, euh, ça c’est décidé à la dernière minute… »

Il a un large sourire, hoche la tête et hausse les épaules.

« Ah, so desu ne, je peux venir avec vous alors ? »

J’écarquille les yeux. Oh, non non non… Il faut que je trouve un moyen de le faire partir avant qu’il ne décide de s’incruster pour de bon juste pour me faire rager.

« Eh-Eto… Euh… Eh bien, en fait… »

Il éclate de rire et me met une tape sur le bras, qui me fait un peu mal et me fait presque perdre l'équlibre. Il ne sent décidément pas sa force.

« Je plaisante, Micchan, j’ai prévu autre chose. En revanche je t’attends pour notre partie de Mah-Jong ! Amusez vous bien ! À plus tard, Satoshi-san. »

Ainsi, Akai tourne les talons avec un petit sourire narquois et rentre dans l’auberge de sa démarche en zigzag. Cet imbécile est venu spécialement pour se moquer de moi et voir la tête que je ferais s’il proposait de venir. Quel idiot. Il me paiera ça plus tard. Je soupire de soulagement. Je me tourne vers Satoshi, l’air désolé.

« Gomen, ne… C’est un idiot. Il aime bien m’embêter. »

Je rebaisse la tête vers mon portable, et j’ai maintenant une idée de la direction à prendre. Je pointe donc du doigt la rue qui part à gauche à l’embranchement un peu plus loin.

« C’est par là. »

Sans attendre, je me mets en route. Le GPS disait 15 minutes à pied pour y arriver, et si je ne marche pas un peu vite je vais avoir froid. En plus, Satoshi doit être vraiment fatigué, et je ne veux pas le faire rentrer trop tard. D’ailleurs, peut être que je devrais vérifier que ça ne l’embête vraiment pas de venir.

« Ne, Satoshi-kun… Tu dois être vraiment fatigué, non ? On n’est pas obligés d’y aller si tu préfère rentrer te reposer… »

Il fait vraiment une drôle de tête. Je ne veux pas être intrusive, mais bon…

« Est-ce que ça va, senpai ? Tu as l’air un peu bizarre, ano… Tu n’as pas l’air dans ton état normal, je veux dire. »

Je tourne rapidement le regard. Inutile qu’il voie que ça m’inquiète vraiment de le voir comme ça. Au bout d'à peine quelques mètres, nous bifurquons vers la gauche, et la ville en contrebas est encore plus belle la nuit avec toutes les lumières, je prends quelques instants pour l'admirer avant de me remettre en marche.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Lun 4 Juin 2018 - 18:01

Alors que je commence a sortir mon téléphone, je remarque que Misuzu semble bien plus rapide que moi. Je regarde rapidement au dessus de son épaule, en remettant le mieux au fond de ma poche, puis voyant qu'elle n'a vraiment pas besoin de moi, je me détourne, fais un pas sur le coté, observant un peu la nuit nouvellement tombée. Une belle nuit d'hiver, un peu nuageuse, assez froide, mais pas encore comme dans les terres a Mûra. C’était peut être parce qu'il ne faisait vraiment pas chaud la nuit chez moi,notamment dans ma chambre, a cause de la partie du toit non isolé.

C’était sans doute a moi de m'occuper de ça, je le ferais au prochaine vacances, depuis le temps. Et puis, je commençais a mettre de l'argent de coté pour racheter totalement la petite maison. Certes, nous ne payons pas de loyer, mais c'est au bon vouloir du propriétaire du temple. Peut etre qu'un jour j'aurais de quoi acheter le temple aussi ? M'ouais, autant continuer a y prier encore un paquet d'années, parce que pour que cela arrive, c'est plus qu'un miracle qu'il faudrait.

Je me retourne, exactement de la meme façon que Misuzu, quand j'entends la voix d'Akai, juste derrière nous. Qu'est ce qu'il peux bien vouloir ? Je lui ai dis que j'allais aller parler en revenant aux trois étudiants les plus déçus. Mais ce n'est pas après moi qu'il en a, il parle a Misuzu. Ils sont vraiment amis ces deux la ? J'ai l'impression de ne les avoir quasiment jamais vu ensemble, et pourtant maintenant que je passe du temps avec elle, j'ai l'impression d'entendre beaucoup plus souvent le son de sa voix. Il se moque la ? J'aurais peut être du me taire ? Si il veux venir et que Misuzu veux aussi, ca ne me pose pas vraiment de soucis, mais dans le doute, je préfère me taire. Vu qu'apparemment cette situation est de ma faute. J'aurais sans doute pas du lui en parler de cette petite sortie.

Après une rapide discussion, il apparaît qu'il était vraiment en train de se moquer d'elle, et se détourne, de son pas traînant, non pas sans lui avoir taper un peu le bras, sans doute amicalement, mais ça ne m’empêche pas de me crisper un peu. Un homme frapper une femme, même amicalement, je ne pouvais m’empêcher de tiquer, c’était instinctif. J'avais sans doute trop de mauvais souvenirs. Rien que de penser a l’état de ma mère ce soir la, j'avais envie de frapper un mur. Enfin, m'écraser le poing sur du béton armé n'était probablement pas la bonne solution. Elle s'excuse légèrement, alors qu'il disparaît, et je l’empêche de finir sa phrase. Elle n'a pas besoin de s'excuser. Je lui prend doucement le bras et soulève un peu sa manche :

- Il abuse de faire ça. J'ai bien vu que ça t'a fait mal. Il faudrait lui dire d’éviter de faire ça a l'avenir.

Je passe un doigt rapidement sur sa peau, comme pour faire disparaître la douleur, avant de le relâcher. C’était ce que faisait ma mère quand j'étais petit. Un passage de sa main, et hop, c'est magique, c'est disparut. C’était sans doute, non, totalement idiot, mais je l'avais fais sans y penser. Histoire de ne pas parler de ça plus que de raison, ça m'énerve déjà assez comme ça. Elle m'indique plutôt la direction, et alors que je m’apprête a lui emboîter le pas, elle reste immobile. Elle s’inquiète encore pour moi ? J'ai sans doute était un peu trop vif vis a vis de cette histoire de tape, ou peut être parce que je pense un peu a autre chose. J'incline la tête.

- Pardon, ne crois pas que je n'ai pas envie d’être la. Au contraire, ca me change les idées, et puis je n'ai jamais vu la Fukuoka tower donc c'est une bonne occasion. On ne fait pas souvent des visites avec quelqu'un avec qui on se sent détendu.

Je relève la tête, en commençant a marcher tranquillement, histoire de lui prouver que je veux y aller. Si on reste la, ca va être de plus en plus difficile de la convaincre que tout vas. Et puis c'est le cas, je n'ai aucun soucis, je suis content. Victoire comme je voulais, soirée avec l'une des seules personnes avec qui j’apprécie passer du temps en dehors de ma solitude habituelle, bref, j’étais juste un peu désolé pour mes camarades.

Je passe un petit moment en silence, alors que nous nous éloignons du lac. La tour est bien illuminé contrairement aux alentours si bien que malgré la distance, nous la voyons de loin. Je m’arrête une seconde, au milieu du chemin, et fait un pas de coté pour éviter les gens. J'observe un peu en silence, avant de souffler.

- Désolé, c'est vrai que des fois j'ai un peu la tete ailleurs, excuse moi, tu dois penser que je me moque de toi un peu.

J'hésite un peu, et puis je me décide. Puisque je lui ai déjà parlé un peu de moi, je ne suis plus a un etat d'ame prêt. Et étrangement, lui parler m'apaise.

- Je pense a certain anciens du club. Shizune-san, Shinji-kun, entre autre. Ils sont éliminés. Pour Shinji c'est pire, c’était son dernier tournoi, et il n'aura jamais fais les nationaux de toute sa scolarité, depuis le collège. Je pense qu'il doit être vraiment mal. Faudrait que j'aille un peu leurs parler en revenant. Mais je sais pas quoi leurs dire. Je veux dire, je suis pas douer pour réconforter les gens. Et puis Shizune c'est une fille déjà, et ensuite je la connais quasiment pas. C'est un peu compliqué. Elle a encore l'année prochaine....mais son espérance devient de moins en moins large. A ce niveau, les jeunes surdoués sont souvent devant les anciens qui travaillent. Et pour Hayato-san....ce n'est que sa première année, mais pourtant c’était tellement une valeur sur....bref, désolé.


Je me passe la main au niveau de la petite cicatrice qui me semble toujours plus apparente dans ces moments la, au coin de mes levres. Je désigne la tour, un peu soulagé d'avoir parlé.

- On y est presque, j’arrête de nous ralentir, promis.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Lun 4 Juin 2018 - 23:23




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Alors qu’Akai est reparti nonchalamment à l’auberge, je me frotte un peu le bras et Satoshi réagit très rapidement. Il me prend le bras et avant que j’aie le temps de me reculer remonte ma manche. Euh. Qu’est-ce qu’il fait là ? Je rougis violemment alors qu’il regarde mon bras qui doit être plein de bleus à force de me cogner partout, mais en revanche ça m’étonnerait qu’Akai y soit pour quoi que ce soit.

« A-Ah, non mais ça va, il ne m’a pas fait vraiment mal, et puis je lui fais souvent pire, alors… »

Je m’interromps brusquement quand il passe le bout de son doigt sur ma peau. Je suis à ça de frissonner, mais au lieu de ça je reste là, bouche ouverte, ne sachant que dire. Finalement, il me lâche et je n’ai plus mal du tout, même si on ne peut pas dire que c’était très douloureux à la base. J’ouvre et ferme la bouche plusieurs fois comme un poisson hors de l’eau avant de réussir à retrouver une certaine contenance et lui indiquer le chemin. Lorsque je lui précise que l’on est pas obligés d’y aller, il hoche doucement la tête, mais me rassure, en laissant entendre au passage qu’il se sent détendu avec moi. Encore cette sensation dans ma poitrine, que je ressens décidément de plus en plus souvent. J’ai de la chance de l’avoir rencontré.

Finalement, nous marchons un moment en silence alors que nous nous éloignons du lac. J’ai rentré mes mains entièrement dans mes manches pour ne pas avoir froid aux doigts, et je vais assez vite. La tour est rapidement visible, et alors que je l’admire en pensant aux illuminations qu’on va voir d’en haut, aux arbres couverts de guirlandes lumineuses, Satoshi s’arrête au milieu du chemin. Je m’en rends compte presque immédiatement parce que je n’entends plus ses pas et je me retourne vers lui. Il s’excuse et je m’apprête à lui dire que ce n’est pas grave d’avoir la tête ailleurs, mais il continue, après une seconde d’hésitation. J’écoute attentivement ce qu’il me dit et je me sens aussi fondre un peu à l’intérieur. Il dit toujours qu’il n’apprécie pas les gens, mais en fait il s’inquiète pour les autres quand même. Effectivement, maintenant qu’il en parle, il y a de quoi être un peu triste. Mais il ne faudrait pas que ça gâche sa victoire. Il s’excuse encore et touche la cicatrice près de sa bouche du bout des doigts. Ce n’est pas la première fois que je le vois faire ça, en fait il le fait même assez souvent. Mais ce serait sûrement indiscret de demander comment est-ce qu'il a reçu cette blessure. Je hoche simplement la tête, cherchant quoi répondre, mais il m’incite à repartir.

« Non. »

Encore une fois, j’ai parlé d’une manière presque froide, sans le vouloir. J’étais partie pour tout débiter d’un coup et maintenant me voilà bredouillante et rougissante.

« E-Eh. Eto- Ne t’excuse pas. »

Je prends un instant pour respirer et me rapproche de lui, levant le bras pour lui tapoter le dessus de la tête.

« Ne te laisse pas démoraliser par ça. Chacun a son domaine de prédilection. Si ça peut t’aider… Moi, dans une telle situation, j’aimerais qu’on me dise que j’ai fait de mon mieux, et que c’est ça le plus important. J’aimerais qu’on me dise qu’on est fier de moi et de tous les efforts que j’ai fait pour arriver là où je suis, et ça tout en suivant des études. Et que rien ne m’empêche de continuer à pratiquer plus tard. »

Je souris, baissant un peu le nez, enfonçant ma tête un peu plus dans mon écharpe. Tout le monde ne peut pas être le meilleur dans tous les domaines. Moi, par exemple, je ne suis la meilleure dans rien, mais il faut garder espoir et se donner à fond pour réussir ce qu’on entreprend. Au moins, si Satoshi peut me confier à moi, je sers un peu à quelque chose. Soudain, une idée me vient.

« Tiens, tu sais, quand on sera rentrés, on pourrait cuisiner pour les gens du club, des gâteaux par exemple. Manger, ça remonte toujours le moral. Je m’en chargerai si tu veux, j’ai pris de l’avance sur mon travail scolaire. »

Galvanisée par l’idée de pouvoir faire quelque chose pour remonter le moral de mes camarades, je reprends ma marche, me tournant légèrement vers Satoshi.

« Allez, allons voir les illuminations, ça te remontera le moral, senpai. »

Ainsi, nous traversons les allées d’arbres illuminés, avant d’arriver au pied de la tour. Comme je m’en doutais, c’est encore ouvert. Les dernières entrées sont à 21h30, c’est affiché au niveau de la porte, et il n’est qu’environ 20h30 ou 21h. Je vérifie l’heure. Ah. 20h48. Nous arrivons au niveau de la billetterie et je sors ma carte de l’université avant de me tourner vers Satoshi.

« Ah, tu as ta carte étudiant ? Il y a un prix réduit. »

Je lui montre la mienne ainsi qu’à la caissière, et sors mon porte monnaie, prête à payer 800 yen pour nous deux, ce n'est pas cher. En attendant qu’elle imprime les billets, je me prends à rêvasser. C’est un endroit vraiment romantique et même si ce n’est pas vraiment lui qui a proposé, ce n’est pas anodin que je sois là avec lui. Bien sûr, il est trop tôt pour penser à une déclaration ou quoi que ce soit du genre, d’autant que je ne suis même pas sûre de mes sentiments et surtout loin d’être sûre de leur réciprocité… Mais ça pourrait être l’occasion de mener un peu l’enquête, qui sait.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Mar 5 Juin 2018 - 13:46

- La violence et les coups ne sont jamais la pour rire, ou pour s'amuser. Je déteste ça, la violence gratuite.

Bon j'avais sans doute exagéré, la violence, ce n’était pas mettre un coup pour rigoler sur le bras d'une amie. Mais j'avais du mal a la voir faire « bien pire ». Je veux dire, il fait facilement deux têtes de plus qu'elle, et doit probablement faire le double du poids. Il s’était qualifié pour la phase finale des qualifications précédents les nationaux, alors il n’était probablement pas très réceptif aux coups qu'elle pouvait lui même, sans sans la sous-estimer. Bon, j'étais bien placé pour savoir qu'un bon coup dans les jointures des muscles pouvait coucher n'importe quel colosse, mais je n'y avais pensé qu’après.

Et c'est pour cette raison, quand je m'étais arrêté, que j’espérais qu'elle ne me prenne pas pour un gars chiant qui veuille la remettre a sa place. Je voulais juste éviter qu'elle ne se fasse mal, c'est tout. Elle ne fait pas vraiment de commentaires supplémentaires ensuite. Elle semble plutôt s’inquiéter, et entends immédiatement quand je m’arrête. Elle devait être a l’affût je suppose ? Ou alors elle a une très bonne ouïe, au choix. Elle s'approche. Elle va s'énerver peut etre ? Mais elle me tape sur le dessus de la tête, encore. Ça commence a devenir une habitude. On se croirait de plus en plus dans un manga. Enfin, c’était moi qui lui avait la « Itachi » précédemment, avec mes doigts, et rien que penser a cet instant gênant me fit rougir rapidement. Heureusement qu'elle n'en avait jamais reparlé, sinon je serais mort de honte.

Je l'écoute doucement. Elle me donne un speech tout fait en fait ? Je me demande si je devrais lui demander de venir avec moi pour parler a Hayato et Shizune. Non parce que Shinji, y'a pas de soucis, je le connais bien, ça va faire deux ans que je suis dans le même club que lui, ou plutôt, dans la mémé spécialité de club. Mais les deux autres, eh, c'est vraiment la plaie pour moi de les encourager. J'allais répondre quelque chose, de nul sans doute, comme par exemple un « tu es doué pour ce genre de chose », mais je n'ai pas le temps de le dire qu'elle me prouve que ma phrase nulle est exacte. C'est une bonne idée, même si pour le coup, faire des gâteaux c'est pas du tout ma spécialité. Mais si c'est avec Misuzu....je peux pas vraiment refuser.

- C'est une super idée. On les fera ensemble, si ca te dis. Tu es vraiment douée pour trouver des idées comme ça.

Putain, je l'ai dis. Alors que j'avais même compris que c’était complètement nul comme phrase. Irrécupérable le type. Je reprend la route, après avoir entendu la dernière phrase qu'elle me dit. Je ne sais pas si quelques lumières ont la capacité de remonter le moral, ou si j'ai vraiment besoin d'avoir le moral remonté, vu que je ne me sens pas si triste que ça, juste un peu songeur. Mais la ou elle a raison, il faut avancer. Il n'y a pas énormément de monde, ca nous permettra d’être tranquille. Ce n'est pas les vacances après tout, et même un week end, il n'y a pas autant de monde que si nous étions a Tokyo par exemple.

Nous arrivons aux pieds de la tour, et je lève la tête, pris légèrement de vertige. C’était comme beaucoup de grands édifices, quand on étais en bas, et qu'on regardait vers son sommet, on avait l'impression qu'elle était en train de tomber. Ce n'est pas la tour de Tokyo non plus, toutefois. Enfin, je dis ça, mais je ne l'ai pas vu depuis mes huit ou neuf ans, alors ce n'est pas comme si j’étais un expert en tour. Un expert en tour, tu t'entends Sato ? Qu'est ce que tu racontes ? J'avance vers le guichet, en posant la main sur le porte monnaie de Misuzu.

- C'est bon, c'est moi qui ai invité de toute façon.


Ah, c'est vraiment moi ? C'est marrant, mais au moment ou je dis ça, je me rend compte que je n'en ai aucun souvenir, c'est cocasse. Je sors aussi ma carte, et 800 yens, pour payer. Je dois sans doute gagner plus qu'elle, je connais les salaires des étudiants en Konbini pour y avoir travaillé plus d'un an, et a coté, on peux presque dire que je suis riche. Sans compter la bourse sportive qui arrive a la rentrée. Hum, c'est vrai que si j’arrête les études, je ne l'aurais plus, a prendre en compte. Je récupère les billets et passe devant, jusque dans le hall. Une fois a l’intérieur je m’arrête et me retourne pour attendre Misuzu.

- On va directement en haut ou tu veux visiter ? Je ne sais pas jusqu'à quelle heure c'est ouvert.

J'étais un peu tête en l'air ce soir, moi qui avait l'habitude de toujours tout vérifier, voilà que maintenant je fais un peu tout a l'instinct. J'écoute sa réponse, et suit sa trajectoire, ayant complètement oublié cette histoire de gens a consoler, un peu hypnotisé par la démarche de la jolie jeune femme devant moi. Je me pince un peu le bras, histoire de revenir a la réalité. Si elle me parle maintenant, je n'aurais rien a lui répondre, prit par surprise, ce serait encore plus gênant que tout ce que j'ai fais juste la.

- Je ne viens pas souvent dans ce genre d'endroits. En fait, en ville a Sendai, je ne connais que mon lycée et la petite zone commerciale juste a coté. Enfin, tu as déjà du comprendre que j'étais pas du genre a beaucoup sortir, je vais pas encore m’éterniser la dessus.

Je lui souris légèrement, en commençant a monter les marches.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Mar 5 Juin 2018 - 16:15




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Bon, eh bien il faudra que je fasse gaffe avec Akai, parce que manifestement cette histoire de coup amical sur le bras trouble Satoshi beaucoup plus que moi. Je hoche la tête et marmonne que je lui dirai à l’avenir. Personnellement ça ne m’a jamais dérangé, mais j’imagine qu’il a ses raisons. Après qu’il m’ait expliqué ce qui l’inquiète et que j’aie fait de mon mieux pour prodiguer des conseils un minimum utiles, sans être totalement sûre d’avoir réussi, nous voilà repartis. Apparemment, il trouve mon idée de gâteaux intéressante et je rougis un peu quand il me propose de le faire avec moi juste avant de me complimenter.

« Ah, non, c’est rien, c’est juste que… Enfin, la nourriture ça réconforte toujours non ? Enfin, on verra… »

J’évite de répondre au fait qu’on les fasse ensemble. J’imagine qu’on verra ça plus tard, je ne veux pas lui faire prendre un engagement qu’il ne pourra peut être pas respecter. Je veux dire, cuisiner quelque chose avec lui c’est le shoujo de mes rêves mais bon, il ne faudrait pas que ça lui bloque un moment où il voulait faire autre chose, et puis après tout, je peux bien me débrouiller toute seule. Bon, étant donné le nombre de membres, ça me prendra peut être plusieurs jours, mais bon… Au moins, si ça peut aider…

Pendant que je rêvassais, nous sommes arrivés à la tour et alors que je sors mon porte monnaie pour payer, il me dit que c’est lui qui m’a invité. C’est vraiment lui ? Il a dit qu’il voudrait bien aller quelque part, mais… Enfin bon, j’ai réagi trop tard. Normalement j’aurais refusé plusieurs fois mais bon. J’imagine que pour une fois je peux laisser faire. Je m’incline un peu et le remercie à demie voix en rougissant. Bon sang, Misuzu, quand est-ce que tu vas t’arrêter de rougir ? Je n’en peux plus de cette stupide timidité qui m’empêche de faire les trucs les plus basiques. Je souffle un peu alors que nous nous éloignons du guichet pour pénétrer dans le hall. Satoshi me demande où nous devrions aller d’abord et je hausse les épaules. Nous n’avons pas tellement de temps. Je jette un œil au panneau des étages et me mords l’intérieur de la joue en remarquant qu’il y a un étage romantique pour les couples. Ok. Non. Stop. Je n’ai pas 14 ans non plus, il faut que je me calme. Je me retourne vers lui avec mon expression la plus neutre possible.

« On devrait sûrement aller en haut, pour avoir le temps d’observer assez, et si on a du temps en redescendant on verra bien. Mais comme ça ferme à 22h… Et puis, il ne faut pas que tu rentres trop tard, tu dois te reposer avant demain. »

Je hoche la tête en fronçant un peu les sourcils d’un air un peu déterminé avant de prendre la direction de l’escalier. L’ascenseur est au premier étage, heureusement qu’il n’y a pas besoin de tout monter à pied. Mais il ne faut pas qu’on rentre trop tard de toute façon. Je ne veux pas être responsable du fait qu’il soit fatigué demain, et il faut qu’il mette tout de côté pour atteindre son objectif. J’y aurais pensé, j’aurai pris un autre bento pour lui donner demain midi. Au moins il aurait bien mangé. J’espère que ça va aller pour lui… Il explique ne pas être beaucoup sorti. J’imagine que par rapport à lui je dois être quelqu’un de très sociable. Il faut dire, j’ai toujours voulu avoir des amis même si je n’ai pas vraiment gardé contact avec les gens du lycée à part Kazuki… Mais bon, j’étais souvent partante pour les sorties karaoké, les parcs, et même les gokon, bien que ça n’ait pas donné grand chose… Je lui fais un petit sourire.

« Alors j’apprécie que tu aies bien voulu sortir avec moi, dans ce cas. »

Je réalise ce que je viens de dire presque immédiatement et rougis tout de suite, balbutiant pour tenter de me rattraper.

« Enfin, je veux dire, euh, sortir dehors, enfin, se balader quoi. »

Je me prends sûrement encore la tête pour rien, comme d’habitude, mais ça a été un réflexe plus qu’autre chose. Avec un peu de chance il ne va pas y réfléchir plus que ça. Je tente de me détendre avec un petit rire qui doit sonner parfaitement faux, et ma main vient caresser l’arrière de ma tête, encore une fois par réflexe. Finalement, je me tais et monte les marches en silence. Inutile de continuer à m’enfoncer. Il doit penser que je suis complètement immature ou je ne sais quoi. Ugh. Je ne suis pas vraiment douée pour ce genre de choses. Stupide timidité.

Finalement, nous voilà à l’étage et je me dirige toujours en silence vers l’ascenseur, faisant juste un pauvre sourire à Satoshi histoire qu’il ne pense pas que je lui fais la tête. Simplement, je ne sais pas quoi dire, j’ai peur de raconter n’importe quoi encore une fois et de me ridiculiser. Par chance, il y a d’autres personnes dans l’ascenseur ce qui me donne une bonne raison de me taire en regardant le bout de mes chaussures. Les personnes qui sont avec nous s’arrêtent à divers étages, sauf deux filles d’environ notre âge, peut être un peu plus jeunes, qui restent dans l’ascenseur jusqu’en haut. Lorsque les portes s’ouvrent, elles se précipitent dehors en s’écriant toutes sortes de choses et en oubliant toute discrétion. Ridicule. Je ne ferais jamais un truc pareil, ou du moins c’est ce que je me dis en sortant jusqu’à ce que je vois la vue.

« Uwaaahh !! Sugoi ! »

Sans pouvoir m’en empêcher je cours jusqu’à la baie vitrée et y pose mes deux mains en approchant mon visage de la vitre.

« Mite mite Satoshi-kun ! Les illuminations sont trop jolies ! »

Je me prends à rire comme une adolescente en regardant tour à tour le paysage et le jeune homme qui m’accompagne, et en pointant du doigt divers monuments et choses que je trouve particulièrement jolies. La dernière fois que je suis montée dans une tour aussi grande, je devais avoir une dizaine d’années, pas plus. Et puis, être ici avec lui, c’est vraiment super en fait. Au moins, même si je ne lui avoue jamais mes sentiments, j’aurai tous ces souvenirs à chérir dans un coin de ma tête.

« Ureshi dayo… »

J’espère au moins que ça va aider à lui remonter le moral. Peut être que je suis un peu simple, mais moi ce genre de vue m’aide à retrouver la bonne humeur, ça et manger quelque chose de délicieux.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Mer 6 Juin 2018 - 0:38

C'est sans doute vrai que la nourriture est un bon outil pour désamorcer une situation quelconque, mais bon, je n'ai pas les gâteaux sous la main pour venir m'aider tout a l'heure. Par contre j'ai Misuzu sous la main, et je pense toujours a lui proposer de venir avec moi. Mais ce n'est pas ce qu'un capitaine devrait faire non ? Aaaaah, je suis perdu la, je dois faire quoi ? Me taper la honte, ou perdre mon honneur ? Ah, oui, j'ai pas vraiment d'honneur, donc je suppose que je proposerais a Misuzu.

- C'est vraiment ce que ma mere dit toujours. Quand j'étais jeune....enfin, vers onze ou douze ans...

Oui, vu qu'avant il y avait mon père. Mais comme pour moi ma vie avait un peu redémarré a dix ans, je considérais la partie avant comme la vie d'une autre personne qui avait la tête, le corps, et la voix que j'avais eu dans la deuxième vie. Enfin, j'étais quand meme jeune a dix ans, donc je suppose que ca passait comme si de rien etait.

- ...Ma mère me faisait souvent des gâteaux. Mais c'est marrant, maintenant que j'y pense...j'ai jamais appris ça. Pourtant elle m'a apprit pas mal de chose en cuisine, vu que de toute façon a part moi ou elle, il y avait personne pour faire la cuisine. Mais par contre, pas ça....hum, je me demande bien pourquoi...hum, désolé, c’était juste pour l'anecdote. Je me perd un peu.

Je ne réalise même pas ce que je viens de dire, immédiatement, mais de toute manière, Misuzu a du comprendre que je n'avais que ma mère. Vu que je parle tout le temps d'elle, enfin, souvent, pour ne pas paraître bizarre, et jamais de « l'autre ». Tout le monde finissait par comprendre de toute manière. Alors que nous commençons a monter, j'écoute la réponse a ce que je viens de dire, et ne peux m’empêcher de sourire. Franchement, cette fois. Deux fois dans la même journée, c’était quasiment un événement national. Je tournais la tête vers elle, un peu amusé.

- Tu dis ça comme si tu m'avais supplié de venir. C'est plutôt moi qui te remercie d’être venue. Tu n'as rien demandé. Je crois. Depuis tout a l'heure j'essaye de me souvenir qui a demandé, mais au fond, on s'en fiche un peu, non ? L'important c'est que ce soit agréable, je pense.

Toujours rajouté un petit mot a la fin pour bien montrer que je n'ai aucune confiance en moi. « Je pense ». Bah non, j'en suis sur. Mais il faut toujours que j'en rajoute un peu. Nous montons dans l'ascenseur, sans que j'ai vraiment regardé une seule fois autour de moi durant toute la montée. Je la regarde elle, en fait. A chaque fois, aussi bien la nuit au Kombini, que la marche autour du lac de ce matin. Maintenant ici. Je ne peux m’empêcher de l'observer. C’était souvent que j'observais les gens, mais avec elle, il y avait un coté qui me mettait mal a l'aise. Je n'en avais pas l'habitude. Je détourne la tête quand je me rend compte que nous ne sommes pas assez seuls pour que ce soit discret, attendant silencieusement l'arrivée.

L'une des choses que j'aimais bien avec elle, c'est qu'elle semblait capable de rester silencieuse sans que ca devienne un profond malaise, et a contrario, elle peut engager des conversations et parlait sans que ce soit fatiguant. Être avec elle ne m'ennuie jamais, et ca, pour le coup, c'est une première. Enfin, elle ne me sautait pas dessus, en me frottant les cheveux avec les paumes des deux mains et en me mordant l'oreille....Oui bon, j'avais treize ans, Mika douze ans, mais c’était encore un traumatisme bien présent. Et je suis sur que un jour elle rencontrait Misuzu, elle se ferait un plaisir malsain a raconter cette journée....ah, et la journée ou j'étais resté coincé dans l'arbre....aie aie aie....je suis fatigué rien que d'y penser.

Elle sort comme un démon de sa boite, en me faisant signe de la rejoindre. Pas aussi vite que les deux filles qui étaient encore avec nous, c'est sur, mais j'ai a peine le temps de comprendre ce qu'il m'arrive qu'elle est la a me faire la présentation orale des alentours. Mais c'est plutôt une série de « Ureshi » qu'une vraie présentation. Elle est assez mignonne comme ça. Au moins elle est pas blasé de la vie. Je m'approche a mon tour, pour observer a travers la vitre. C'est vrai que la vue est intéressante, mais finalement, ce n'est pas cette vision de la ville qui accroche mon regard. C'est plutot le ciel. La nuit. Voir la lune de plus haut, c'est un spectacle que je n'avais pas souvent vu, et qui me fascinait.

- Ouais ouais....


Je suis clairement déconnecte pendant un instant, la tète trop levé pour regarder les illuminations. J'avais presque l'impression de me retrouver sur le toit de ma maison, a observer la nuit, quelques années auparavant. J'en ai quasiment le souffle coupé pendant une seconde, bien plus pris par l'émotion que ce que j'aurais pu songé. Je ne me rend même pas compte que je reste le regard fixé pendant deux bonnes minutes sur le ciel, les yeux un peu plus ouverts que d'habitude. Et c'est au bout de ces deux ou trois longues minutes que je me rend compte que je lui ai pris la main. Je la regarde, puis je regarde nos mains enlacés. C’était comme ce matin, ce n’était pas grave non ? Je l'avais fais sans réfléchir, perdu dans mes pensées. J'avais bougé sans m'en rendre compte.

- Oh désolé, c'etait pas vraiment....euh....désolé, bref.

Je retirais doucement ma main, et redescendais d'un niveau pour observer les illuminations.

- J'adore la nuit. Je n'aime pas le soleil, en fait, mais je trouve la nuit vraiment...oh, mais je te l'ai déjà dis ça, je crois, non ? Il y a longtemps.

Parle Sato, pour combler le malaise, mais évite de radoter.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Mer 6 Juin 2018 - 4:51




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Il n’arrête pas de me comparer à sa mère je ne suis pas sûre que ce soit une bonne chose. C’est la première chose qui me vient à l’esprit quand il explique qu’elle ne lui a pas appris à faire des gâteaux mais lui en a fait souvent. La deuxième, c’est que j’ai la confirmation qu’il n’a que sa mère. Bon, il me l’avait déjà dit en quelque sorte, mais là c’est encore plus clair. Je me contente de hocher la tête en silence. Il me sourit ensuite, expliquant que lui non plus n’est pas sûr de qui a proposé de venir ici. Je lui rends son sourire en essayant de garder les rougissements au minimum, et nous nous dirigeons vers l’ascenseur. Je perds immédiatement tout contrôle et maturité et sautille vers la baie vitrée où je me colle avant d’appeler Satoshi à me rejoindre, excitée comme une préadolescente.

Alors que je lui montre différentes choses qui attirent mon regard, je lève les yeux vers lui et je le vois la tête un peu levée. On dirait qu’il regarde plus haut que la ville. Peut-être que ce n’est qu’une impression puisqu’il est plus grand que moi ? Pour en être sûre, je suis la même trajectoire des yeux et non, je ne m’étais pas trompée. Ce qu’il regarde c’est le ciel. Je m’apprête à lui demander ce qu’il regarde exactement quand je sens sa main toucher la mienne. D’abord le dos de nos mains qui se frôlent, ce qui suffit à me faire rougir, étant donnée que je suis faible et que je n’ai aucun self control. Ensuite, après un instant, je sens ses doigts qui entourent les miens et c’est comme si tout mon squelette se ramollissait. Mon cœur bat à toute vitesse et j’ai l’impression que mes jambes sont des nouilles trop cuites tant elles sont molles. Ehhh… Je tourne brusquement ma tête vers lui histoire d’essayer de déceler une éventuelle expression, mais il reste plongé dans son observation du ciel. Quant à moi, je reste silencieuse en essayant de comprendre ce qui est en train de se passer. Je n’observe plus du tout la vue, maintenant.

Peut être qu’il avait juste besoin de faire ça pour se réconforter ? Comme il est inquiet, ça serait peut être un comportement normal, je suppose ? De toute façon, j’imagine que si ça avait été n’importe quelle autre fille il aurait fait pareil. Je veux dire, il m’a tenu la main plusieurs fois et ce n’était jamais d’une manière particulièrement romantique, pas vrai ? De toute façon, je ne vois pas ce qu’il pourrait me trouver. Je suis parfaitement ordinaire, et je n’ai même pas de gros seins. Ce n’est pas faute d’avoir bu du lait et essayé toutes les astuces que j’entendais les filles s’échanger au lycée. Alors je ne vois vraiment pas ce que quelqu’un pourrait me trouver. Après tout, si Aki a tenu à mettre fin à notre histoire en partant, c’est que je ne valais sûrement pas la peine de rester ni d’attendre, je suppose. Oui, c’est sûrement quelque chose qu’il a fait sans vraiment y penser, et pas parce que c’est moi particulièrement. Inutile de me donner de faux espoirs, ça sera encore pire après. J’ai un petit soupir désolé et peut être que c’est ça, peut être pas mais en tout cas il semble se rendre compte que nos mains sont l’une dans l’autre. Il s’excuse et retire sa main. Voilà. Comme je m’en doutais. Je reste silencieuse, et l’observe du coin de l’œil. Maintenant il semble regarder la ville. Il commence à dire quelque chose, puis s’arrête. Je hoche la tête avec un petit sourire probablement à peine visible dans la pénombre de cet étage.

« Hmmm. So da yo... Tu me l’as dit cette nuit où il pleuvait si fort, l’automne dernier. »

La nuit où j’ai arrêté de trouver que tu étais quelqu’un d’intimidant et un peu bizarre, et où j’ai commencé à ressentir cette chaleur dans ma poitrine à chaque fois que je pense à toi. Je songe un quart de seconde à lui dire, puis efface immédiatement l’idée de mon cerveau. Quelle idiote. Non, mais vraiment. J’ai déjà l’occasion d’être près de lui, et je n’ai pas l’intention de gâcher ça en avouant des sentiments qui sont forcément à sens unique. Non, autant me fabriquer autant de beaux souvenirs que possible que je pourrai me rappeler plus tard, quand je serai mariée avec quelqu’un que mes parents m’auront présenté. Oui, c’est sûrement mieux comme ça. Après tout, leur mariage était arrangé et ils s’aiment énormément. Mais oui, ça ira très bien comme ça. Pourtant, je n’arrive pas à calmer mon cœur qui bat la chamade quand je suis près de lui. Je serre les poings, m’enfonçant les ongles dans les paumes. Allez, Misuzu, calme toi.

« Cette fois ci, contrairement à l’autre fois, la lune est bien visible et ronde. C’est sûrement un bon présage pour demain, non ? »

Bon, l’avantage avec la pénombre, c’est qu’en plus de pouvoir bien observer la vue, on ne remarquerait presque pas que je suis rouge tomate. C’est à dire qu’une question me trotte dans la tête et j’hésite de plus en plus à la poser. Je respire, longue inspiration, longue expiration, et je décide de me lancer, d’une voix un peu penaude, presque plaintive.

« Ne, Satoshi-kun… »

Oh, non, Misu, on dirait vraiment une collégienne maintenant. Pose juste la question l’air de rien, histoire de moins lui mettre la puce à l’oreille. Oh mais quelle idée stupide. Je ferais mieux de trouver autre chose à dire maintenant.

« Est-ce qu’il y a- »

Mais pourquoi je continue à dire la même phrase ? Maintenant ça va être encore plus compliqué de trouver autre chose à dire. J’ai envie de me jeter contre les murs, je ne vais jamais réussir à me sortir de cette situation embarrassante. Qu’est-ce que je pourrais lui demander ? Oh, Satoshi-kun, je me demandais comme ça totalement par hasard, est-ce que tu aimes le maquereau grillé ? Est-ce que tu aimes la tempura de citrouille ? Est-ce que tu aimes les filles avec de gros seins ? Non, non, c’est trop grillé maintenant. Il faut que je continue.

« -Quelqu’un que tu aimes bien ? »

Oh mon dieu. J’espère qu’il ne lit pas les pensées parce que là c’est totalement le chaos dans mon esprit. Je détourne aussitôt la tête pour faire comme si j’admirais la vue, avant de reprendre d’une voix nonchalante avec un petit rire qui sonne encore une fois sûrement très faux.

« Eh, nante neee- enfin, c’est juste comme ça, par curiosité. Tu n’es pas obligé de répondre. »

Bon dieu, Misuzu, seras tu un jour capable de te comporter en adulte ?

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Mer 6 Juin 2018 - 14:04

Je me demande bien ce qu'il m'a prit de faire ça. C’était pas désagréable, et je ne crois pas que cela ai posé un réel problème. Elle n'a rien dit de toute façon, si cela l'avait gêné, elle en aurait clairement parlé. Je l'observe du coin de l'oeil mais elle est totalement tournée vers les illuminations. J'ai l'impression qu'elle est moins imprégnée soudainement, mais c'est probablement parce qu'elle aussi pense a autre chose. Après que j'ai essayé d'engager la conversation a nouveau, elle confirme que nous en avons parlé la nuit du konbini. Cinq heure du matin, sous la pluie, c’était un bon souvenir.

- La prochaine fois qu'on se promène a cinq heure du matin, essayons de le faire a un moment ou il pleut moins, tu ne crois pas ?

Je pense a ce qu'elle dit ensuite. La Lune est vraiment belle, oui. Mais pour moi, ce n’était pas cette étoile gigantesque qui tournait autour de la terre. C’était bon pour les scientifiques ça, et je n'avais jamais étais très bon en maths ou en physique de toute manière. C’était bon pour ces idiots de scientifiques astronomes. Comme lui. J'étais sans doute beaucoup trop rêveur, et beaucoup trop imprégné de mythologie. C’était ça de vivre dans un temple probablement. J'hochais doucement la tête dans la pénombre, avant de remonter le regard sur la lune.

- C'est vrai. Après tout, il n'y a pas plus courageux que Tsukuyomi. Je veux dire, il fallait bien être courageux pour faire toute l’ascension de l’échelle céleste. Des tripes, de la concentration, et une grande détermination. Je crois que c'est ce qu'il me faut pour demain, tu penses pas ?

Je tourne a nouveau la tête vers elle. C'est ce qu'il faut pour le fils de Ashura. Pour se faire sa propre place dans ce monde, en s'écartant de la prise du démon. Je soupire, en imaginant un peu ce qu'il doit être en train de faire. Il doit faire jour, il doit travailler, comme d'habitude. Je sens mon bras se crisper. En fait, c'est tout mon corps qui se retrouve bien trop tendu pour être discret. J'essaye d’effacer l'image de ma tête, en forçant mes yeux sur l'astre lunaire, et plutôt de trouver de quoi parler a nouveau. Quand c'est elle qui prend la parole.

Elle bafouille, elle hésite. J'ai parfois l'impression que je lui fais peur, mais je ne vais pas recommencer a réfléchir au fait qu'elle soit contente d’être la ou non. J'ai déjà réfléchis et pris une décision a ce propos, je ne vais pas y revenir cent sept ans. Si elle ne voulait pas etre la, elle ne le serait pas. Mais je me demande quand meme la raison pour laquelle elle semble si fébrile. Je n'aurais pas du lui prendre la main. Bon, bah que je les fait intentionnellement, je me demande bien pourquoi mon corps a réagit comme ça. Mais au fond, je ne regrette pas un seul instant.

- Quelqu'un que...hein ?

C’était quoi cette question ? Des gens que j'aimais bien ? Euh, oui, quelque une quand même. J'étais quelqu'un qui aimait la solitude, mais je n'étais pas non plus un ermite. Mais elle le savait non ? A force de parler, elle devait bien savoir que j'avais quelque amis. Pas beaucoup, certes, mais quand meme. Hum, il doit y avoir quelque chose que je n'ai pas compris. Mais peu importe comment je réfléchis, je n'arrive pas du tout a voir. Alors je répond de la façon qui me paraît le plus logique.

- Bah toi, déjà, sinon je serais pas la, tu te doute bien.

C'est pas ce qu'elle avait dit d'ailleurs ? Ah non, ca c'est moi qui ai du le dire mentalement, prêt du lac, tout a l'heure, c'est clair. Bon, la réponse fait trop axé sur elle, elle va trouver ça louche. Il faut que je rajoute des noms. De toute façon la liste n'est pas bien grande. Je retire directement les gens que je n'ai pas vu depuis une plombe, que j'aimais bien mais avec qui il s'est passé des trucs bizarres. Comme Aslinn par exemple. Je me demande si ca va, d'ailleurs, chez elle. Bref.

- Puis y'a Nao-chan aussi, Hisaka-san.

Tiens d'ailleurs, en parlant d'Hisaka, je me demande si Misuzu connaît la fille pour qui il travaille. Ayame Masuda. Je l'avais vu qu'une fois, mais c’était exactement le genre de personne que j'avais pas envie de trop voir a nouveau. Beaucoup trop excitée pour moi. D'aprés ce que je sais, elle est célèbre. Je lui poserais la question aprés, elle qui semble être un peu au fait de ce genre d’événements.

- Et puis y'a Mika...ma...

Je repense a Misuzu, le premier nom que j'ai dis. Aaaaaaaaah, je crois que je viens de comprendre le sous-entendu. Non, j'en suis sur en fait, voilà pourquoi elle pose cette question, qu'elle semble pas super a l'aise, qu'elle me regarde pas, et je suis persuadé d'avoir vu son visage rouge cramoisie. Hum...du coup faut que je fasse une nouvelle réponse alors. Mais maintenant que j'y pense, il y a bien quelqu'un que j'aime bien....mais ce serait un peu difficile carrément trop impossible d'en parler la. Surtout a la personne concerné....mais qu'est ce que je raconte moi.

- Désolé, je viens de comprendre. Et euh...pas trop. Mais tu sais, de toute façon, je parle quasiment a aucune fille, et c'est clairement réciproque. Enfin, tu es peut être au courant de choses que je ne sais pas ? Je passe pas mon temps a écouter les conversations des autres, ahah.

J'essaye de donner un ton léger a cette question, mais c'est clairement une vraie question. Peut etre que depuis que je suis capitaine, on parle plus souvent de moi ? En bien ou en mal ? Alors qu'avant je n'en avais rien a faire, j'avoue que maintenant, ça m’intéresse un peu. Juste un peu hein. Je me passe la main dans les cheveux. Ils commencent a etre long, mais j'aime bien.

- Désolé en tout cas, je suis a coté de la plaque pour ce genre de questions. Pour tout ça en fait. On peux pas dire que ma vie soit vraiment trépidante de ce coté la.

Et elle ne se rend pas compte a quel point c'est tristement vrai.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Jeu 7 Juin 2018 - 3:05




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Je souris en repensant à cette fameuse nuit où nous étions rentrés ensemble sous la pluie. Quand je pense que j’avais fait semblant d’avoir mal au genou pour qu’il reste. N’importe quoi. Mais je ne regrette pas de l’avoir fait, pas plus que je regrette de lui avoir avoué en janvier. Je hoche la tête en me mordillant l’intérieur de la lèvre quand il propose d’éviter la pluie lors de notre prochaine balade nocturne.

« Ee. Ça sera sûrement mieux, et puis ça m’évitera de me ridiculiser en tombant à nouveau. »

Bon, à vrai dire ça ne changera sûrement rien. Je tombe et je me cogne souvent et un peu partout et malheureusement, je pense que ce n’est pas demain la veille que j’arrêterai d’être ochokochoi. C’est sûrement d’ailleurs le mot qui me définit le mieux. Maladroite, qui comprend les choses de travers… Ouais, on peut dire que ça me correspond bien. Je soupire un peu et puis il évoque Tsukuyomi. Effectivement, il n’y a pas vraiment plus courageux. Je hoche la tête.

« Je suis sûre que tu as déjà tout ça, et que tu vas y arriver. Kaguya-hime te regarde sûrement de là haut et te portera chance. »

Kaguya-hime ? Mais qu’est-ce que je raconte, moi. Quand elle a remis son manteau de plume et est rentrée au royaume de la lune, elle a arrêté de se soucier des humains. Mais bon, inutile de dire ça à Satoshi. Il le sait peut être mais je préfère éviter d’insister sur le fait que ce que je viens de dire était stupide. Je jette un œil à ce garçon qui m’accompagne et j’ai presque l’impression de le voir se crisper. J’évite de lui faire remarquer, mais ça m’étonne beaucoup et même ça m’inquiète un peu, lui qui est si serein d’habitude. J’ai comme l’impression qu’il y a encore des choses que je ne sais pas sur lui, mais inutile de demander, s’il n’a rien dit c’est sûrement qu’il n’avait pas envie, et je ne veux surtout pas le mettre mal à l’aise par rapport à ça. Bon, enfin, la question que je pose juste après le met sûrement mal à l’aise, mais… EEEHH ??

J’écarquille les yeux de surprise, sans même rougir tant je suis choquée. Mon cœur rate un battement et j’oublie de respirer pendant quelques secondes alors que je me tourne vers lui d’une manière tellement raide que je dois avoir l’air d’une statue ou d’un robot. Moi ? Comment ça moi ? Euh, est-ce qu’il vient de… Oh. Ah. Tout s’explique. J’ai un petit soupir un peu penaud. Qu’est-ce que j’espérais, en même temps ? Quelle idiote je fais. J’entortille mes doigts dans le bout de mon écharpe pendant qu’il énumère des prénoms, en essayant de ne pas avoir l’air trop déçue. Au bout d’un moment, il semble hésiter, puis je crois qu’il comprend le vrai sens de ma question. Et du coup, je ne sais pas trop sur quel pied danser. En même temps, s’il n’y a personne qu’il aime bien, ça veut dire que j’ai une chance ? Mais j’ai décidé d’être raisonnable et de m’appliquer seulement à me fabriquer des beaux souvenirs. Et puis, du coup, s’il n’y a personne, ben, ça veut dire qu’il n’y’a pas moi, donc. Bon, j’aurais dû m’en douter, effectivement. Je fais donc un sourire un peu triste quand il dit qu’il ne parle quasiment à aucune fille. C’est pas si étonnant que ça avec ce que j’ai entendu sur lui. Mais bon, je n’ai sûrement pas besoin de lui dire. Ah ? Si ? Ça a l’air de l’intéresser. Peut être que je devrais éviter de lui raconter ça, après tout, je sais bien que c’est faux, j’ai même des preuves. Mais il faut dire que c’est un bruit qui court pas mal. Bon, de toute façon, j’imagine qu’il doit s’en ficher.

« Ah, ben… Disons que beaucoup de filles trouvent que tu es mignon et que c’est dommage que tu détestes les filles. Enfin, disons que la rumeur c’est que tu as peur des filles, en quelque sorte. Mais, euh, c’est stupide, de toute façon ce genre de bruit de couloir c’est toujours des idioties. Il y en a sûrement aussi sur moi, et sur un peu tout le monde, alors… »

Je lui fais un sourire que je veux rassurant alors qu’il s’excuse de n’avoir pas compris ma question. Sa vie n’est pas trépidante… Bah, s’il savait.

« A-Ah, non, t’inquiète pas. C’est moi qui ne suis pas claire. Désolée. »

Ça fait maintenant un moment qu’on regarde le paysage, et je vérifie l’heure sur mon téléphone. Presque 22 heures, déjà. C’est fou comme le temps passe vite. Il est l’heure d’y aller. J’embrasse la scène du regard une dernière fois et me dirige vers l’ascenseur, en prenant bien garde que Satoshi m’emboite le pas. Je reste silencieuse dans l’ascenseur, plongée dans mes pensées. J’imagine que ma vie non plus n’est pas très intéressante de ce côté là. L’événement de l’année c’était cette histoire avec Kazuki, pendant les vacances d’hiver… Mais à part ça, rien. Et en plus, ce n’était même pas comme si ça avait été une expérience positive. Nous n’avons que très peu parlé, depuis. J’imagine que c’est normal. Ou alors peut être qu’il gardait contact avec moi juste pour ça. J’aurais dû clarifier les choses. Nous sortons de l’ascenseur et de la tour, et je lève la tête pour la regarder une dernière fois. Je ne reviendrai sûrement pas ici avant un moment. Nous nous mettons en route et je reste murée dans le silence pendant la majeure partie du trajet, mon regard s’accrochant aux lumières de la ville, aux premières feuilles timides légèrement secouées par le vent. Je soupire légèrement et sans trop savoir pourquoi, je détourne le regard avant de parler doucement.

« Ne, Satoshi-kun… T’inquiète pas. Moi non plus il n’arrive pas grand chose dans ma vie de ce côté là. »

À part que je t’ai rencontré et que j’ai cette boule de chaleur dans ma poitrine et les mains moites et les genoux qui se dérobent sous moi quand je te vois.

« J’imagine que c’est une bonne chose, je peux me concentrer sur mes études, comme ça. De toute façon, j’ai déjà eu de la chance une fois, je n’attends plus vraiment qu’il m’arrive ce genre de chose… Je suis sûrement trop banale pour ça. »

J’en ai peut être trop dit. Sûrement trop dit. Je me redresse soudainement et lui fais un grand sourire, je force même un petit rire. Inutile qu’il s’inquiète pour moi ou quoi que ce soit d’autre.

« Ah, nante ne ! Ara ara, moi qui devais te remonter le moral et voilà que je m’apitoie sur mon sort ! Ne fais pas attention, concentre toi plutôt sur les combats de demain ! Est-ce que je peux faire quelque chose pour t’aider à te préparer ? Ou pour parler aux personnes qui étaient déçues ? »

Pas la peine de lui mettre mes problèmes de confiance en moi et mon complexe d’abandon sur le dos. Et puis, je n’ai vraiment pas de quoi me plaindre. Tout se passe plutôt bien. Je regarde devant moi, seulement pour réalise que nous ne sommes plus très loin de l’auberge.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Jeu 7 Juin 2018 - 20:32

Je n'ai probablement pas d'expressions vraiment prononcé sur le visage, mais si je pouvais décemment pousser un cri de surprise, je l'aurais sans doute fais. Qu'est ce que c'est que cette histoire encore. C’était vraiment ça  ma réputation ? Bon sang, je suis encore plus bas que ce que je croyais dans la tête des gens. Moi qui pensais que je donnais un air bizarre d’extérieur. Mais c'est encore pire, les gens pensent que j'ai peur d'eux. On en est donc rendu la, et bah. Je ne peux m’empêcher de rigoler. Vraiment en fait. Je détourne un peu la tête, pour masque mon sourire, sans vraiment pouvoir cacher les tressautements de ma voix pendant une seconde.

- N'importe qui aurait peur des filles après avoir passé deux mois en vacances avec Mika....

Je me retrouvais dix ans en arrière, sur ce petit chemin qui surplombait l’arrière du collège. Première année ici, première année loin de Tokyo. C’était le point culminant de la période ou j'avais qu'une envie, dormir tout le temps. Je marchais doucement vers chez moi, longeant les maisons, vers la colline ou se trouvait la petite maison ou nous habitions depuis quelques semaines. Elle s'etait planté devant moi, les bras croisés. «Eh, tu es trop beau pour faire la gueule comme ça, c'est triste ». J'avais continué, sans répondre, et je crois que ca l'avait véxé. « Pauvre débile, je retire ce que j'ai dis, t'es moche ». Mais pourtant elle avait continué de me suivre partout, et ce jusqu'à aujourd'hui.

- Une fois quand j'avais douze ou treize ans, j'en pouvais plus qu'elle passe son temps a me suivre partout. Et elle parlait, encore et encore et encore, ça me rendait fou. Du coup je m'étais caché dans le creux d'un arbre. Y'a un vieil arbre bicentenaire a l'entrée de mon village. Et je me suis retrouvé coincé dedans. Et c'est elle qui m'a retrouvé et m'a aidé a sortir. C’était incroyablement honteux. A ma place, tout le monde aurait peur des filles après ça, tu crois pas ?

Je souriais en la regardant d'un air amusé, et alors qu'elle s'excuse, je lui fais un petit signe de la main histoire de lui dire que ce n'est vraiment pas important, au final. On peux discuter sans que l'un de nous deux s'excuse a la fin ? Ca prendrais sans doute un peu de temps. D'ailleurs, en parlant de temps, il est venu le moment de faire demi-tour. C’était agréable, et j'avais presque hâte d’être a la prochaine sortie avec elle, vu qu'il était déjà décidé que ce ne serait pas la dernière. Une autre réussite de la soirée.

A aucun moment je ne reprend la parole. Pas plus quand nous sortons de l'ascenseur. Pas d'avantage quand nous sortons de la tour. Il fait vraiment froid maintenant, et j'enfile ma veste, a regret. Le froid augmentait graduellement la résistance physique. Plus vous teniez face a un froid glacial, plus les températures moyennes ne vous faisaient plus rien. Et a force, le corps s'y habituait. C’était sans doute de cette façon que j'étais devenu aussi peu frileux. Et que je détestais les températures trop chaude. J'étais liquide a vingt degrés après tout.

C'est finalement elle qui achève de rompre le silence, mais d'une voix un peu moins enjouée que d'habitude, a tel point que je m’arrête une seconde. Mais voyant qu'elle continue, je lui emboîte le pas a nouveau. Ah oui, j'ai du dire un truc de ce genre, tout a l'heure, mais je ne pensais pas qu'elle avait vraiment noté ça. De la chance ? En amour elle veux dire ? C'est de ça qu'on parlait a ce moment la, si je me souviens bien. En quoi elle pouvait bien avoir eu de la chance ? Elle voulait sûrement dire par la qu'elle avait déjà eu quelqu'un. Une fois sans doute, si j’interprète bien sa phrase. Je ne répond rien, la laissant déballer ce qu'elle a a dire.

Nous revoilà devant l'auberge, et maintenant l'endroit est totalement désert. Tout le monde est a l’intérieur, et les gens sont probablement tous rentrés chez eux, avec ce froid, a une heure aussi tardive. Ce n’était pas une balade a sens unique non ? Elle n'avait pas besoin de faire comme si elle n'avait pas a être triste, même si elle en avait envie. Je n’ai pas envie de me concentrer sur quoi que ce soit d'autre que ce regard un peu éteint qu'elle porte sur moi. Je lève doucement la main sur le coté, et tape sur son front du bout du pouce. Je viens de le refaire la ? Tant pis, j'assume maintenant.

- C'est plutôt l'autre qui a eu la malchance de te perdre. Cette personne doit s'en mordre les doigts a l'heure qu'il est. Mais tu sais, la vie est courte, dans un sens, mais elle aussi longue. Ce n’était qu'une étape sur le chemin que tu empreintes. Et il y en aura d'autres. Alors ne baisse plus la tête comme tu le fais quand tu hésites. Parce que quand tu fais ça, je ne peux plus te regarder dans les yeux, et ça m’embête un peu.


J'avance de nouveau dans l'allée, la laissant un peu en arrière. Quand j'ai trois ou quatre mètres d'avances, je me retourne une nouvelle fois en lui souriant :

- Je veux bien l'aide de mon capitaine adjoint pour aller parler a Shizune-san. Tu as l'air d'avoir plus de tact que moi.

Et j'ouvre la grande porte, entrant a l'interieur.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Ven 8 Juin 2018 - 0:43




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Apparemment, les rumeurs stupides ont l’air de le faire rire. Ça me surprend un peu au début, si bien que je me tourne vers lui avec une expression se rapprochant sûrement de celle d’un chat surpris par un éternuement. Il a l’air de vouloir cacher son rire mais ça ne marche pas du tout et finalement mon visage se détend et je me prends à rire un peu moi aussi. Eh ben, cette Mika a l’air de vraiment être un cas particulier. En même temps, moi aussi j’aimerais bien avoir une amie comme ça. Enfin, vu comment il en parle, peut être pas. Mais ils ont l’air plutôt proches. Et ça, c’est une bonne chose.

Ensuite, il me raconte une anecdote qu’il me semble avoir déjà entendue. On dirait que cette histoire d’arbre l’a vraiment marqué. En même temps, se retrouvé coincé et devoir se faire aider justement par la personne que l’on fuyait, c’est assez drôle. Je mets ma main devant ma bouche pour qu’il ne me voit pas trop rire et ne pense pas que je me moque de lui.

« Tu m’avais raconté cette histoire d’arbre, oui… Je saurais pas dire si on peut avoir peur des filles, en étant moi même une. Je sais juste qu’en général elles ne m’aiment pas trop, mais c’est sûrement de ma faute, je m’entends trop bien avec les garçons, j’imagine. »

Je hausse les épaules. C’est vrai que j’aimerais bien avoir une amie fille autre que Nao, que j’aime beaucoup mais qui ne compte peut être pas vraiment comme une amie, étant donné que nous sommes de la même famille. Mais je ne suis pas vraiment sûre de comment me faire une amie. La plupart des filles me font peur ou bien nous n’avons pas grand chose en commun. Oh. On dirait bien qu’il a raison. C’est facile d’avoir peur des filles en fait. Bon, je pourrais justifier ça en disant que j’ai peur des gens en général.

Finalement, nous partons de la Fukuoka tower et le chemin jusqu’à l’auberge se fait principalement dans le silence jusqu’à ce que je finisse par le briser, probablement vraiment tard par rapport au moment où il l’a dit, mais bon. Malgré le fait que j’aie repris un air enjoué après, Satoshi répond à mes jérémiades, ce qui me mortifie un peu. Je ne veux pas lui donner l’impression que je suis quelqu’un de négatif, surtout pas. En revanche, je rougis assez violemment, trop pour mettre ça sur le compte du vent froid qui me pique la peau depuis que nous sommes sortis. À vrai dire, quand il dit ça, j’ai limite les larmes aux yeux. Je les sens s’embuer et je prends une grande inspiration en clignant plusieurs fois des yeux pour essayer d’assécher les petites larmes qui se sont formées. Je renifle discrètement, en espérant pouvoir mettre ça sur le compte du froid si besoin, puis me tourne vers lui en souriant du mieux que je peux. Je ne sais pas quoi penser de la dernière phrase, mais là j’ai plus envie de m’excuser qu’autre chose.

« Je ne pense pas qu’il s’en morde les doigts. Au contraire, c’est sûrement mieux pour lui, après tout. Mais merci de me réconforter, senpai… Désolée, je voulais te remonter le moral et finalement c’est toi qui finis par devoir remonter le mien. »

Malgré mes efforts, j’ai toujours les yeux humides. Je me détourne un moment et essuie les larmes qui perlent du coin de la manche.

« De toute façon, je ne suis pas vraiment inquiète. Au pire, mes parents me trouveront quelqu’un pour me marier, et même si je ne trouve pas de travail je pourrai toujours être femme au foyer. Ça doit te sembler nul, mais c’est un peu rassurant de me dire que ce n’est pas grave si je ne suis pas vraiment douée dans ce que je fais. »

Mince. J’en ai peut être trop dit. Je n’ai pas non plus envie qu’il me prenne pour une fille sans ambition, alors que lui est plein de projets et est passionné. Enfin, je suis passionnée aussi, par l’art, mais disons qu’il est clairement plus doué dans sa discipline que je ne le suis dans la mienne. Les bonnes notes ne font pas tout, et je ne pense pas vraiment avoir de talent. Bien sûr, je vais continuer à faire de mon mieux, mais ça ne m’assure rien du tout. Mais bon, au moins j’aurai un diplôme. Je reste les yeux perdus dans le ciel où on ne voit pas bien les étoiles, plus ou moins dos à lui, le buste entouré étroitement de mes bras.

« C’est drôle, je pense que je n’avais jamais parlé de ça à personne. »

Forcément. Personne n’a envie d’entendre ce qui me fait peur et me rend anxieuse. Je ne suis pas censée être cette personne. Je suis censée être positive et joyeuse, celle qui réconforte. Pas celle qui est réconfortée. Néanmoins, il avant dans l’allée de l’auberge et je me retourne, prête à lui emboîter le pas. Il me demande si je voudrais bien l’aider avec Shizune, et je hoche la tête, avec un grand sourire qui me fait plisser les yeux.

« Bien sûr ! Je ferai de mon mieux pour la réconforter. »

Finalement, je le rattrape et nous entrons ensemble dans l’auberge. Une fois débarrassée de mes chaussures, je me dirige directement vers la grande salle d’où on peut encore entendre des rires et des éclats de voix. Alors que j’y entre, Akai m’interpelle immédiatement. On dirait bien qu’il a un peu bu, il a les joues rouges et les yeux brillants.

« Micchan ! Te revoilà !! Prête à te faire battre à plate couture ? »

Je lui fais un grand sourire avant de lui répondre d’une voix forte, mon côté garçon manqué reprenant le dessus.

« Tu parles, c’est moi qui vais t’éclater ! En plus, t’as un désavantage, puisque t’as pas été capable de résister à l'appel de la boisson, baka ! »

Il éclate de rire, se lève et me tend un verre, m’invitant à le boire. Je le renifle et le porte à mes lèvres. Du saké. Plutôt bon, avec ça. Bon, un verre ça ne peut pas faire de mal. J’en prends une petite gorgée et lui rend. Je ferais mieux de ne pas boire si je veux parler avec Shizune. Je le remercie, et lui demande où elle se trouve. Il hausse les épaules et interroge les autres. Apparemment, elle serait dans sa chambre, qui est juste à côté de celle que je partage avec Naomi et Momoe et trois autres filles. J’acquiesce et me met en marche.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Ven 8 Juin 2018 - 20:05

Mon visage s'assombrit un peu, mais je ne fais pas de commentaires. C'est triste de voir ça comme ça. Il est évident que ce n'est pas ça qu'elle recherche. Elle veux sans doute trouver quelqu'un de vraiment bien, qu'elle aime, que son cœur aura choisit. Mais les mariages arrangés n’étaient pas si rare sur l'archipel, et j'avais d'ailleurs entendu ma mère dire que si elle n'avait trouvé personne, elle aurait sans doute était contrainte de faire la même chose avant ses vingt-cinq ans. De toute façon elle avait était jeté dehors quand elle avait accouché, alors qu'elle n'avait que seize ans. Je n'avais jamais rencontré mes grands-parents. Mais c’était peut être mieux comme ça. Je n'aurais probablement pas apprécié beaucoup leurs compagnie, d’après ce que je savais d'eux.

J'attends qu'elle arrive de nouveau a mon niveau, et j'entends rapidement cette phrase qui semble insignifiante, ou elle dit qu'elle n'en a jamais parlé a personne. C'est intéressant, ca veux dire que je suis digne d’être dans la confidence ? J'aime bien cet état de fait je suppose. Je referme la porte derrière moi et enlève ma veste, alors que la chaleur humaine m'attrape instantanément. Il fait presque trop chaud pour moi, et je passe deux doigts au niveau de l’arête de mon nez, comme pour essayer de garder contenance.

- Je te laisse avancer, je crois qu'Akai-san t'attendais non ?

Je lui souris légèrement, la laissant prendre les devant. Oui, je n'aime pas ces grandes assemblées. Et si je trouve ça un peu triste pour ceux qui ne vont pas y aller, je suis content que le tournoi d'Avril ne soit pas commun a toute les disciplines. Il n'y aura que moi. Misuzu peut être ? Je pourrais lui demander de venir a nouveau avec moi, même si il n'y a personne d'autre. Enfin, je parle comme si j'étais déjà qualifié. Il y a quand même ce petit détail a régler. Quatre combats supplémentaires a gagner, contre des garçons qui s’entraînent autant que moi et qui veulent la même chose que moi. Ce ne sera probablement pas facile....

En parlant de gens qui avaient le moral dans les chaussettes, Shizune-san semble vraiment contente que nous venions discuter un moment avec elle. Au final, je laisse Misuzu faire la quasi-totalité de la discussion. C'est vrai que maintenant que j'y pensais, c’était bien la première fois que je l'entendais parler de quelque chose a propos d'elle même. C'est sans doute pour cela qu'elle a l'habitude de consoler les gens. Cependant a la fin, alors que pour la remercier, Shizune avait embrassé Misuzu sur la joue, elle me retient par le bras quand je suis mon amie pour sortir de la pièce, m'embrasse a mon tour sur ma joue, et me souhaite bonne chance pour le lendemain. En disant, soit dit en passant, qu'elle croyait en moi. Je lui souris, incline la tête, et me dépêche de sortir, le visage un peu rouge.

Nous revenons vers la grande salle, elle pour faire sa fameuse partie de Majhong, et moi pour....je ne sais pas en fait, je n'ai juste pas envie de dormir. Alors que je marche dans le couloir de l'auberge, je la regarde encore un moment, de dos. J'ai presque honte de baisser un peu les yeux sur sa silhouette, dans l'obscurité partielle de la zone ou nous nous trouvons, et je me demande comment font ceux qui regardent les femmes dans la rue sans même faire semblant de regarder autre chose. Impossible sans doute, pour moi. Avant de rentrer dans la salle principale, je prend la parole a voix basse.

- Merci pour l'aide, elle a l'air d'avoir appréciée de parler avec toi, c’était cool de ta part.

J'incline un peu la tête, presque trop solennellement vis a vis de la relation que nous avons l'un envers l'autre a présent, et je la laisse rentrer tout en allant vers la table ou il y a déjà beaucoup moins de monde. A peine une poignée de lycéen, les autres partis faire je ne sais quoi. Il reste Naomi qui semble écrire des choses sur une feuille, concentrée, Akai et quelques amis a lui, et un autre groupe d'étudiants réunis juste a coté de Naomi, regardant une video sur une tablette. L'un d'eux m’interpelle.

- Oy, Sakurato-san, viens donc voir ça une seconde.

Je regarde une seconde vers Misuzu, comme pour m'assurer que ce n'est pas a elle que l'on parle, mais non, c'est bien moi. En meme temps, Sakutaro c'est bien mon nom je crois. La tablette était celle du club, je la reconnaissais facilement. C’était sans doute Naomi qui le lui avait prêté. Akai me regarde bien plus sérieusement que comme il est quand il parle a Misuzu, comme si avec moi, c’était sérieux, et qu'avec elle, c’était pour rigoler. L'amitié sans doute. Hum.

- Ouais, regarde ça, ca va t’intéresser. Micchan, regarde aussi si tu veux voir le type que je vais démolir aux nationaux.


Si même le grand gaillard me le dit, c'est que ça doit être intéressant. Je m'approche doucement. C'est une vidéo d'un combat qui semblait avoir eu lieu quelque jours plus tôt. Mukuro, le fameux monstre qui gagnait tout les nationaux de Judo était en train de combattre. Il n'avait pas participé au tournoi de ce week-end finalement, vu qu'il semblait déjà avoir assez de points pour se qualifier. Le garçon qui tient la tablette fait une avance rapide, laissant défiler les combats de différentes disciplines les uns après les autres, jusqu'à arriver a la partie qui me concerne. Kung-fu wing-chun, sans doute un des adversaires qui sera aux nationaux, si j'arrive a m'y qualifier. Il étale son adversaire comme un rien alors que le combat vient a peine de débuter.

- Qu'est ce que.... ?


Je me penche pour mieux voir. Classique et imparable, un coup de pied de pointe classique. L'adversaire baisse son centre de gravité pour le contré. La garde est ouverte, le chemin vers la tête dégagé, un coup de talon rotatif au niveau du menton. L'adversaire s'écroule, ses jambes ne pouvant plus supporter son poids a cause de ce coup au niveau d'un des points les plus fragiles du corps humain. Le vainqueur se retourne, et je sursaute presque, manquant de bousculer un des étudiants a coté de moi. Je le connais lui. En fait, je ne comprend même pas comment je ne l'ai pas reconnu plus tot. Je le connais même très bien, c’était a cause de lui que j'étais la aujourd'hui.

- Dé..désolé. Je vais me coucher, bonne nuit.

Je m'incline rapidement, avant de m’éclipser, avant d'avoir besoin de dire quoi que ce soit, avant d'avoir besoin de respirer. Si j'avais su, après toute ces années, que je n'avais qu'a remettre le pied sur un tatami en tournoi pour retrouver mon maître, j'aurais sans doute repris plus tôt. Je me dépêche de retourner dans la chambre des garçons. Met mon réveil sur cinq heure, enfonce mon téléphone dans la poche de mon short en mode vibreur pour éviter de réveiller tout le monde le lendemain, et enfonce ma tête dans mon futon, essayant de m'endormir le plus vite possible pour arrêter de penser.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Ven 8 Juin 2018 - 21:31




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Finalement, la discussion avec Shizune se passe plutôt bien. Il faut dire, sans vouloir me vanter, je suis plutôt douée pour réconforter les gens, peut être parce que mes parents ont toujours trouvé les mots justes pour me réconforter moi. Bon, du haut de mes vingt ans je ne peux pas espérer avoir les mots de réconfort universels, mais après qu’elle ait versé quelques larmes et que je lui ai répété de différentes manières que l’important c’était qu’elle ait fait de son mieux et qu’elle avait toujours sa dernière année, elle avait l’air de se sentir un peu mieux. Je l’avais couverte de compliment, comme quoi je l’admirais de suivre des études aussi difficiles que les siennes et de mener en même temps la compétition de front, ce genre de choses. Ça l’avait manifestement touchée. En tout cas, assez pour qu’elle vienne m’embrasser la joue et que ça me fasse rougir. Evidemment, les rougissements s’étaient intensifiés lorsqu’elle avait fait pareil à Satoshi, qui était resté silencieux mais néanmoins présent durant toute la conversation. Ce n’était pas de la jalousie, mais plutôt comme si nous avions eu un contact indirect. Je m’étais sentie stupide de réagir comme une collégienne et avais rapidement calmé mon cœur qui battait une fois de plus à toute vitesse dans ma poitrine.

Nous parcourrons les couloirs de l’auberge en silence, retournant vers la grande salle. Alors que je suis sur le pas de la porte, Satoshi me remercie à voix basse. Pourquoi à voix basse ? Néanmoins, je souris sans tourner vraiment la tête vers lui.

« Non, de rien. C’est normal. Et puis, ça m’a fait plaisir. »

Un groupe de garçons est regroupé pas très loin de Naomi-san, en train de regarder quelque chose sur une tablette. L’un deux appelle Satoshi et je m’apprête à trouver quelque chose à faire en attendant qu’Akai, qui est parmi eux, soit disponible quand il m’interpelle également. Ah, il veut me montrer Mukuro, c’est ça ? J’hésite à le vanner, mais préfère éviter étant donné que je veux qu’il soit dans un bon état d’esprit avant les combats de demain. Je les rejoins donc, juste derrière Satoshi, et me concentre sur la tablette. Effectivement, Mukuro est très impressionnant. Akai, du haut de son mètre quatre-vingt cinq ou quatre vingt dix, a l’air ridiculement gringalet par rapport à lui. Et ils sont dans la même catégorie de poids ? Difficile à croire. Je me tourne légèrement vers lui, décidant de ne pas avoir une approche trop sérieuse qui révèlerait facilement que je m’inquiète pour lui.

« Ara ara... J’irai prier pour que tu prennes vingt centimètres alors, avant que tu le combattes. »

Il éclate de rire en se mettant une claque sur la cuisse.

« T’es trop méchante, Micchan ! Il n’est pas si grand que ça, c’est son adversaire qui est tout petit ! »

Nous échangeons encore quelques blagues alors que le garçon qui tient la tablette fait avance rapide. Satoshi semble interpellé par quelque chose. Il se penche, s’éloignant donc légèrement de moi, et mon regard suit le sien. Le jeune homme qui combat a vraiment l’air très fort. Je retiens un sifflement admiratif, et le changement d’expression sur le visage de Satoshi m’inquiète brusquement. Je fronce les sourcils, essayant de déterminer ce qui lui fait cet effet là, mais en vain. Il se redresse brusquement et souhaite bonne nuit au groupe. Je me relève également et m’apprête à lui parler, sans trop savoir de quoi.

« Satoshi-kun… »

Trop tard. Il est parti. J’ai une moue inquiète qui n’échappe évidemment pas à Akai.

« Bah alors Micchan, t’inquiète pas pour ton senpai, va, et inquiète toi plutôt de notre partie de Mah Jong ! J’ai trouvé deux victimes consentantes pour participer ! »

Je lui mets une grande claque sur l’épaule en le taquinant de nouveau, et nous installons les quatre murs rapidement, comme des gens qui ont l’habitude de jouer. Finalement, même s’il s’est amélioré, je gagne quand même, et largement, avec un yakuman d’avance. Clairement, avoir fait une main pure quasiment dès le début m’a grandement aidé. Je bois quelques verres de saké mais garde l’esprit clair, ce qui m’aide probablement pas mal aussi par rapport à mes trois adversaires. Finalement, je taquine Akai en lui promettant de lui demander de l’argent la prochaine fois, alors qu’il geint et accuse sa propre malchance d’être responsable de sa défaite. La salle se vide peu à peu, et je ne pars pas longtemps après Akai. Après un rapide détour à la salle de bain, je réenfile mon yukata, que j’attache sans trop serrer, et je me glisse dans mon futon après avoir réglé mon réveil et souhaité bonne nuit à Naomi et Momoe qui discutent à voix basse sans que je sache de quoi.

Je reste éveillée un moment après m’être couchée, de nombreuses choses se bousculant dans ma tête. Beaucoup de choses se sont passées aujourd’hui. Déjà, Satoshi m’a tenu la main. Et même, plusieurs fois. Mon visage doit briller d’une lumière rouge dans la pénombre tellement je sens mes joues brûlantes. Je repense à d’autres choses. Peut être que je devrais lui dire, si mes sentiments se confirment, ce que je ressens ? Mais j’ai peur que ça gâche l’amitié que nous avons nouvellement noué. En même temps, qui ne tente rien n’a rien… C’est là qu’il me faudrait une amie proche à qui poser ce genre de questions. Finalement, malgré les pensées qui se bousculent chaotiquement dans ma tête, je finis par m’endormir, et malgré plusieurs réveils intempestifs dans la nuit, celle-ci se passe sans encombre.

Quand je me réveille le lendemain, Momoe et Naomi sont déjà debout, mais encore dans la chambre. Je vérifie mon téléphone: il est un peu plus de huit heures. Les trois lycéennes sont encore endormies, pêle-mêle sous leurs futons. Moi même, on ne peut pas dire que j’ai eu le sommeil immobile : je suis emmêlée dans mon yukata et dans la housse du futon, mon oreiller à plusieurs mètres de moi. Je m’assieds et frotte mes yeux encore bouffis de sommeil, emplissant mes poumons de l'odeur de la paille d'igusa, saluant mes deux camarades qui quittent la chambre à peine quelques minutes plus tard, encore vêtues de leurs yukata. Bon, tant mieux, ça m’évitera de me changer. Je range les parties de mon corps qui sont sorties du vêtement et sors du futon, entreprenant de le ranger avant d’aller également petit déjeuner.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Sam 9 Juin 2018 - 0:13

Il y avait comme une odeur d'eau. Difficile a dire, du renfoncement de mon futon, tout ce que je savais, c'est que mon téléphone n'avait pas encore vibré. Exactement comme d'habitude en fait. J'ouvre les yeux, et je me rend compte que vu la luminosité de la pièce, j'aurais tout aussi bien pu les garder fermés. Je soupirais en prenant mon téléphone afin d'avoir un peu de lumière, désactivant l'alarme. On pouvait dire que j'étais quasiment prêt a aller courir. Juste a sortir mon short en jogging, et un t-shirt, ce que je faisais rapidement. Puis je sortais discrètement de la pièce, ouvrant juste assez pour me faufiler sans remplir la pièce de lumière. Quasiment tout le monde dormait...Ah non, un lycéen était debout aussi, et passait exactement en même temps que moi, n'ayant pas osé ouvrir la porte de lui même avant.

- Pardon senpai, j'arrivais pas a dormir.

J'avance un peu dans le couloir en l'observant. Il a les yeux bouffit, signe qu'il n'avait sans doute pas passé une très bonne nuit. Le silence est quasiment palpable, et j'hoche simplement la tête, histoire de lui dire que ça n'a pas d'importance. Il n'y avait que deux lycéens qualifiés, sur tout ceux présentés. Quasiment rien. Une lycéenne avait, de son coté, atteint le stade des huitièmes de finales. Ils étaient tous jeunes et auraient un certain nombre d'occasions de faire mieux les années suivantes, mais je pouvais comprendre le stresse que l'adolescent avait. J'aurais sans doute etait....non, j'étais pareil au même stade que lui. Et encore maintenant, je pouvais sentir, beaucoup plus que la veille, la pression étreindre ma poitrine. Je ne pouvais pas échouer maintenant, surtout aprés ce que j'avais vu la veille.

- Si quelqu'un te demande ou je suis, je vais courir autour du lac. Enfin, je serais sans doute revenu avant que tout le monde soit réveillés.


Faire le lac devait prendre environ une heure. Sans doute entre huit et dix kilomètres pour un tour complet. Ce serait parfait. Il était a peine cinq heure passé, je pouvais revenir vers six heure, passer au Konbini, puis rentrer pour me préparer avant d'y aller. Si le rendez-vous était un peu avant dix heure au gymnase, la plupart iraient ensemble. J'irais de mon coté, j'étais plus serein comme ça. Avec Misuzu peut être ? Elle pouvait aussi passer du temps avec ses autres amis, ça ne me dérangeait pas. Je sortais de l'auberge rapidement. Il faisait vraiment frais pour être en t-shirt, mais je savais pertinemment qu'au bout de cinq minutes, cela n'aurait était qu'un fardeau supplémentaire.

C’était une bonne prévision, quand je reviens, il n'est meme pas encore six heures. J'ai couru bien plus tranquillement que d'habitude. Si mon meilleur temps pour dix kilomètres doit être dans les trente-trois ou trente-quatre minutes, j'ai mis un peu de quarante pour les faire aujourd'hui, l'esprit un peu ailleurs. Je vois au loin des membres de notre groupe qui partent faire a leurs tour un footing matinal, juste un peu moins tôt que moi, comme souvent. A l’académie, j'ouvrais souvent la porte du bâtiment en premier le matin. Je m’arrête au niveau du konbini et entre en m'épongeant le visage avec mon t-shirt. Je commence a acheter de quoi me faire a manger, et je tombe sur une boite a bento qui fait le triple des boites normales. Je la prend en plus, en songeant que je pourrais faire un peu plus et partager avec Misuzu. Je lui dois bien ça.

Je reviens ensuite jusqu'à l'auberge, qui est encore bien silencieuse, et vais récupérer quelques affaires dans le dortoir ou tout le monde se réveille lentement, ou au contraire, fais un peu de rab. Je prend de quoi aller prendre une douche, et je rejoins rapidement la zone des bains, ou encore une fois je suis bien tranquille. Je ne vais pas dans les bains cette fois, restant dans la partie douche pour gagner du temps. J'aurais tout le temps de profiter chez moi, pendant les grandes vacances. Une dizaine de minutes plus tard, je suis ressorti, ayant enfilé mon Nan Quan que je n'avais pas mis la veille, mon ginjôtan fermement serré contre mon torse. Je l'ai un peu alourdit aujourd'hui, afin de l'enlever juste avant le premier combat, pour me sentir plus léger qu'a l'accoutumer. Il fait probablement une quinzaine de kilo actuellement.

Il n'est plus très loin de sept heure quand j'atteins la cuisine pour commencer a faire notre repas pour la journée. Rien de bien extraordinaire. Une partie du bento et remplit par du riz, dans une case a coté, du curry un peu adoucit pour être destiné a être mangé froid. Une petite part d'omelette, qui sera sans doute bien pour moi aprés les deux premiers combats du matin....enfin, en supposant que je les gagnes bien sur. Puis dans un coin de la boite, quelques Udon et un peu de maquereau. Si je me souvenais bien, elle m'avait dit qu'elle aimait beaucoup. Et puis faire ce repas coûterait moins cher que d'acheter quelque chose sur place, et serait, je l'esperais, meilleur. J'étais confiant pour mes compétences de cuisine, mais j’espérais que ça lui irait. Pour la boisson, deux bouteilles d'eau, dont une aromatisé a la pomme, dans mon sac, et je referme la boite, alors que huit heure approche. Je mange un morceau pour le petit déjeuné, très rapidement, quelques tranches de pain, puis je sors de l'auberge au moment ou on dépasse huit heure dix.

Je sors devant, et marche vers le lac, restant en face de l'auberge. J'ai croisé beaucoup de monde a présent. Je pose mon sac a dos et ma veste sur un banc, puis prend place a coté, en tailleur, fermant les yeux. La méditation, pendant les deux heures restantes, est sans doute la chose qui m'aidera le plus a faire le vide dans ma tête.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Sam 9 Juin 2018 - 3:18




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C’est en traînant des pieds que je replie mon futon sur lequel j’ai pourtant vraiment envie de me laisser tomber à nouveau. À vrai dire, dormir plus m’a fait du bien étant donné le peu d’heures de sommeil que j’ai réussi à capter la nuit d’avant. Avant de  sauter la marche de notre chambre au couloir, je saisis au passage ma trousse de toilette et mon tanzen et une fois sur la terre ferme j’enfile les chaussons fournis par l’auberge. C’est en traînant des pieds et en bâillant que je me dirige vers les lavabos pour me laver les dents et le visage. Mes cheveux ne ressemblent absolument à rien. Plats derrière, explosés devant et sur les côtés. Je soupire en essayant de les discipliner mais ça n’aide pas grand chose, donc finalement une fois l’arrière ébouriffé je décide de laisser tomber l’affaire. Au moins tout est à peu près à un volume similaire. Bon, certes, mes cheveux ressemblent à un genre de pomme de pain, mais je ne peux pas faire mieux sans les mouiller et je n’ai pas vraiment le temps.

Je repasse à la chambre et balance ma trousse de toilette du côté de mon sac avant de rejoindre la salle à manger pour prendre le petit déjeuner avec tout le monde. Akai et moi échangeons quelques grognements et marmonnements incohérents en enfournant riz, poisson, etc. soulevant quelques regards intrigués autour de nous. Je me concentre ensuite sur la lecture des petites écritures au dos d’un paquet de biscuits laissé traîner par un quelconque lycéen ou étudiant avant de finir mon petit déjeuner et de me lever, en marmonnant des salutations aux gens qui arrivent. Il est environ huit heures trente quand je repasse le seuil de la chambre, et les deux lycéennes sont levées et se préparent en grandes pompes. Je ne les avais pas bien détaillées hier, mais elles sont toutes les deux très mignonnes dans un certain style. Cheveux teints, maquillage, ongles longs et vernis… Quand j’étais au lycée, tout ça m’était rigoureusement interdit. Bon, certaines filles contournaient le règlement, mais j’ai une fois roulé ma jupe pour qu’elle arrive un peu plus haut, et un surveillant m’avait repérée et fait une leçon de morale en plein milieu d’un couloir bondé. Evidemment. J’étais censée faire ça en dehors du lycée, comme faisaient les autres filles, mais personne ne me l’avait dit et je m’étais donc ridiculisée.

En fin de compte, une fois le minimum syndical de maquillage appliqué, qui malheureusement ne masque pas le fait que j’ai les yeux encore bouffis de sommeil, je suis prête rapidement. Une fois mes vêtements de la veille au soir remis et mon yukata plié et rangé, je remets tout ce qui est nécessaire dans mon sac, le balance sur mon dos et vais pour patienter dans le foyer. Etrange, je n’ai pas vu Satoshi. Je tente de distinguer sa silhouette dans le flux des étudiants et des clients divers de l’auberge, mais personne qui lui ressemble. Hm. Si je demande, on va me taquiner, surtout si ça parvient aux oreilles d’Akai, qui pour l’instant a été assez supportable peut être parce qu’il a la tête complètement dans le brouillard. En attendant, l’absence de Satoshi m’inquiète vraiment étant donnée sa réaction à la vidéo d’hier soir. Mais je ne veux pas non plus être envahissante. Aussi, plutôt que de le chercher partout, je décide de sortir de l’auberge après avoir fait savoir à Naomi qui passait par là que je les rejoindrai au gymnase. Elle acquiesce, de toute façon je ne suis pas une lycéenne et elle n’est pas responsable de moi. À vrai dire, maintenant que j’ai eu l’occasion de parler un peu avec elle, elle me fait moins peur.

J’enfile mes baskets, en tape doucement le bout sur le sol, et sors. La fraîcheur du matin se colle immédiatement à mon visage et j’ai un petit frisson. J’enfonce mon visage dans mon écharpe, et me mets en marche vers le lac qui reflète d’une manière presque éblouissante le soleil pâle du matin. Je plisse les yeux en m’en approchant, chacune de mes expirations formant un petit nuage de vapeur autour de mon visage. Sur le chemin, une silhouette familière m’incite à bifurquer légèrement, tout en restant en face de l’auberge néanmoins. Je me rapproche de Satoshi d’un pas que je veux dynamique mais qui reste encore pas mal endormi, et m’apprête à l’interpeller, avant de réaliser qu’il est assis en tailleur. Je contourne le banc et réalise qu’il a les yeux fermés. Oh. Je fais quelques pas de recul afin de ne pas le déranger dans sa méditation, et attends qu’il réouvre les yeux accroupie, les bras entourant mes jambes.

« Ah, Satoshi-kun… Ohayo… »

Je lui souris gentiment, penchant un peu la tête sur le côté et me relève.

« Désolée, j’espère que je n’ai pas interrompu ton, euh… enfin ta méditation. »

Nouveau sourire, mais je parviens à éviter les rougissements intempestifs. Bien joué, Micchan. Tu as de quoi être fière.

« Ano- Ça va mieux ? Je me suis inquiétée hier soir après que tu sois parti si vite… Enfin, tu n’es pas obligé de me dire, mais, euh, si tu veux, je suis là. »

Bon, là pour le coup c’est un peu nul. J’enfonce mon visage un peu plus dans mon écharpe alors que mon visage retrouve sa couleur rouge habituelle de quand je suis avec lui.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Sam 9 Juin 2018 - 14:16

J'ai l'impression d’être dans la petite salle a l’arrière du temple. Cet endroit qui fut d'avantage un havre de paix qu'un lieu d’entraînement durant un bon nombre d'années. Je sens son aura tout autour de moi, je sens l'odeur du vieux tatami un peu poussiéreux. Tout est la, mais je sais que si j'ouvre les yeux, pour regarder la porte ouverte devant moi, il n'y aura que l'étendue d'eau qui se trouvait aussi la une seconde auparavant, une minute, une heure peut être. J'ai totalement perdu la notion du temps. Je suis peut être mort, et je me retrouve a la frontière de la vie. Ou alors je me suis juste endormis et je dois trouver un moyen de me réveiller ?

Une nouvelle présence s'immisce dans la pièce, quelque chose de chaud et doux, un peu timide, et j'ai quasiment l'impression de voir une couleur rouge apparaître sur les joues de cette forme translucide qui ne m’apparaît qu'en sensation. Cette impression quand quelqu'un vous regarde sans pouvoir exactement mettre le doigt sur elle. C’était exactement ça que j'étais en train de ressentir. J'ouvre donc les yeux, histoire de voir, et je vois Misuzu qui me regarde fixement. Je n'ai pas de mouvement de recule, parce que je m'attendais a voir quelqu'un. Non, en fait je m'attendais a la voir elle. Je lui souris un peu, en constatant la position qu'elle a. Entre elle qui est a moitié accroupit, et moi qui semble avoir mes deux jambes aspirés l'une sous l'autre, il est probable que nous formions un duo étrange.

- Misuzu, tu as bien dormi ? Tu es rouge un peu autour des yeux, tu manques de sommeil peut être ? Oh, pardon, Ohayo, c’était pas très polis ça.


Mes yeux se plisse un peu alors que j'incline la tete pour m'excuser rapidement, bien que je sais qu'il n'y en a pas vraiment besoin, et j’enchaîne en me redressant un peu plus en détendant mes jambes pour pouvoir me remettre debout. Je n'ai absolument aucune idée de l'heure qu'il est. Pas loin de neuf heure sans doute. Je tire un peu sur les muscles inférieurs de mon corps, alors qu'elle s'excuse de m'avoir interrompue. Au contraire, il n'y aura sans pas de présence plus relaxante que la sienne avant les combats, aussi je secoue la tête.

- Pour m'interrompre, il faudrait déjà que ta présence me dérange, et c'est tout l'inverse. J'aime bien être avec toi.

Et c’était vrai, ce n’était pas une façon d’être aimable. Ça me changeait de ma solitude, j'avais l'impression d’être presque normal. Bon, normal c’était un grand mot, j'étais probablement loin d’être quelqu'un comme tout le monde, j'avais peur des filles déjà, et ça, c’était étrange. Je me mord la lèvre pour ne pas éclater de rire sans raison a cette idée, le cœur léger. Même quand elle évoque Hikari, sans vraiment le faire exprès. Je l'avais presque oublié pendant une seconde. Comme tout le reste, quand elle débouche dans mon champ de vision.

- Non non, ne t’inquiète pas. C'est juste que....c'est un garçon que je connais et que je respecte beaucoup. Je ne l'ai pas vu depuis très longtemps et j'étais un peu surpris de le voir en compétition, rien de méchant.

Bon, il y avait bien sur bien plus que ça. C’était mon mentor, mon héros. Je me souvenais encore quand je venais le voir alors qu'il s’entraînait tout seul, seul membre du petit club de kung-fu du collège. On aurait dit un héros de manga bref. Il était....comment je pourrais le décrire....il était cool. Avec les filles, les profs, ses amis. Même sa sœur était cool. C’était un peu celui que j'aurais voulu être. Une figure parfaite du combattant populaire, tout l'inverse de moi. Je me rendais compte que j'avais sans doute exagéré, mais quand j'avais onze ans, c’était comme ça que je le voyais. Il n’était pas beaucoup plus vieux que moi, mais a l'époque, j'avais l'impression qu'il était adulte comparé a moi. Et puis, lui au contraire, il avait juste fait ça comme un senpai a son kohai, comme je faisais moi meme au club aujourd'hui. J'étais juste totalement idiot.

- Oh, au fait, j'ai préparé un repas pour nous deux.

J'ouvrais mon sac a coté de moi, pour en sortir la grosse boite de bento. Elle était vraiment beaucoup plus grande que les boites de Misuzu. Je devrais lui rendre celle qu'elle m'avait prêté d'ailleurs. Je la posais sur mes genoux et l'ouvrait, révélant les différentes préparations que j'avais fais rapidement deux heures plus tôt. Le curry était encore tiède, c’était vraiment de la qualité. Vu le prix, en même temps, il valait mieux. Elle me serait vraiment utile pour la suite.

- Comme j'avais que la boite que tu m'as prêté, j'en ai racheté une plus grosse pour que je puisse mettre de quoi manger pour deux dedans. J’espère que ça t'ira, j'ai fais ça rapidement ce matin après mon footing. Je te devais bien ça non ? Bon, ca sera sans doute moins bon que ce que tu as fais hier, mais on aura pas besoin de se ruiner en sandwitch la bas comme ça.

Je refermais la boite pour éviter de refroidir trop vite les aliments, et la remet dans mon sac a coté des bouteilles. Je lui rendrais la sienne plus tard, pas besoin qu'elle se la trimballe trop longtemps. J'ai mon sac entier qui n'est pas très gros, afin de ne pas avoir a revenir a l'auberge plus tard. Je gagnerais du temps. Je me met debout en m'étirant, observant les premiers lycéens qui vont vers le gymnase. Puis je tourne le visage vers Misuzu.

- Il reste une bonne demi-heure avant de commencer a y aller. Tu veux faire quelque chose ? Marcher un peu peut être ? Ou alors me parler, je suis la aussi. Mais ne baisse pas la tête cette fois.

Je dis ça sur le ton de la plaisanterie, mais je me rend bien compte que quand je fais une blague, ca n'a pas le meme impact que si c'est Akai qui le faisait. Sans doute parce que de toute façon je ne fais jamais des blagues droles. Je suis pas doué pour ça.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Ven 15 Juin 2018 - 0:27




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Après à peine quelques minutes, Satoshi se retourne et sourit légèrement. Immédiatement je me sens fondre à l’intérieur. Je lui rends son sourire et penchant la tête sur le côté, et j’ai une petite moue immédiatement lorsqu’il me fait remarquer que j’ai encore les yeux gonflés. Pourtant, j’ai dormi. Bon, peut être pas tant que ça, la partie de Mah-Jong a été assez longue et j’ai tourné tout un tas de choses dans ma tête avant de dormir, mais quand même. Je marmonne dans ma barbe des choses assez incohérentes mais j’avoue que son commentaire m’a un peu vexé, et j’enfonce mon visage dans mon écharpe en me relevant. Bon, évidemment, ce qu’il dit juste après me fait oublier cela immédiatement et je rougis, et pas seulement à cause du froid. Je me retrouve de nouveau à marmonner sans avoir vraiment quoi que ce soit à répondre. Je plisse les yeux en souriant et ma main gauche vient immédiatement se placer sur le haut de ma nuque. Je ne sais pas pourquoi je continue à faire ça alors que ça ne me donne aucune contenance supplémentaire. Mais bon.

Il me rassure quant à l’identité du mystérieux combattant sur la vidéo d’hier soir, mais j’ai comme qui dirait l’impression qu’il ne me dit pas toute la vérité, et je ne saurai dire si ça me vexe ou si ça me fait de la peine. Dans les deux cas c’est quelque chose de léger, parce que je sais pertinemment qu’il ne me doit absolument aucune explication, mais, je sais pas, j’avais l’impression qu’on était peut être assez proche pour qu’il m’en parle. Mais bon. Tant pis. J’imagine que nous n’en sommes pas encore là. Du coup, je me demande si j’aurai dû être honnête avec lui par rapport à mon plan de secours, hier soir. Peut être que ça l’a mis dans une position embarrassante, ou qu’il n’avait pas du tout envie de savoir ce genre de choses. Il n’a même pas répondu, à vrai dire. Mais bon, le mariage arrangé n’est pas toujours une mauvaise option, c’est pas comme si c’était forcé. Mes parents se sont bien rencontrés comme ça, après tout, et ils s’aiment énormément. Je hoche donc la tête sans rien dire. Ce qu’il dit après me fait en revanche passer à un tout autre état d’esprit. Je ne réponds même pas et me contente de rester là, les bras ballants, la bouche entrouverte de surprise, mon visage virant progressivement au rouge tomate, le vent rabattant mes cheveux dans mes yeux. Il a fait quoi ? Un repas ? Pour nous deux ? Ma mâchoire remue dans le vide alors que je cherche quelque chose à dire, mais je reste silencieuse, essayant déjà de respirer correctement pendant qu’il me montre rapidement ce qu’il a fait. Quand il disait qu’il allait me faire du curry, je n pensais pas que ça serait là, tout de suite. Je suis totalement prise de court, je dois bien l’avouer, et totalement à court de choses à dire. Pas que ça ne me fasse pas plaisir mais je ne m’y attendais pas du tout. Je sens mon visage totalement brûlant et je finis par réussir à me sortir de cette espèce d’état de choc dans lequel je me suis perdue. Je cligne des yeux, secoue légèrement la tête et avale ma salive.

« A-Ah, mais euh, enfin… C’est vraiment trop gentil senpai. Tu n’avais pas besoin de- enfin- merci. Je suis sûre que ça sera délicieux. »

Je pique du nez dans mon écharpe une nouvelle fois. Très pratique, cette écharpe, pour me cacher, même si je dois maintenant être à peu près de la même couleur. La journée commence mal pour mon éloquence et mon rythme cardiaque. Mon cœur bat à toute vitesse contre mes côtes, tant et si bien que j’ai l’impression de sentir mon pouls partout dans mon corps. Il me demande si j’ai envie de faire quelque chose, mais honnêtement, si on n’est que tous les deux et qu’on va encore crapahuter je ne sais où, j’ai surtout peur de me ridiculiser. Certes, je m’étais promis de profiter de toutes les occasions pour passer du temps avec lui, mais là je suis convaincue que ça serait surtout l’occasion pour moi de me ridiculiser, et je n’en ai pas vraiment envie. Aussi, je lui souris timidement.

« Eh bien, en une demie-heure on n’a pas vraiment le temps de faire quoi que ce soit… Tout est un peu trop loin. On pourrait peut être juste y aller, non ? Comme ça tu auras le temps de t’échauffer… »

Quelle idiote. Je me sens ridicule. Néanmoins, je lui laisse le temps de mettre son sac sur son dos, et je m’avance dans la direction qu’empruntent déjà les autres. Tout en marchant, je lui jette un regard du coin de l’œil. Il est tellement attentionné. Ça n’a rien à voir avec Aki. Aki était… Eh bien, il était gentil, et intelligent, et beaucoup d’autres choses, mais il ne remarquait jamais quand j’avais froid, ou mal au pieds, et il ne m’aurait jamais préparé un bento. Ce comportement est complètement nouveau et je n’ai aucune idée de l’attitude à adopter. J’ai presque envie de pleurer, là. Personne n’a jamais été gentil comme ça avec moi, à part des membres de ma famille. Je sens mes yeux s’embuer et je renifle un grand coup pour essayer de me calmer. Je sais que ma réaction est beaucoup trop exagérée, et je ne suis moi même pas sûre de comprendre pourquoi, mais ça me touche vraiment. Je sais qu’il m’a dit de ne pas baisser la tête, mais là c’est très compliqué de ne pas le faire, alors je tourne juste la tête dans la direction opposée, vers le lac, en espérant qu’il ne va pas remarquer que je suis au bord des larmes comme une gamine. Je toussote pour me racler la gorge en espérant que ça va m’aider à avoir une voix normale.

« Désolée, euh… Je suis pas bien réveillée. Je suis pas trop du matin, en fait, donc excuse moi si ma conversation laisse à désirer… En tout cas, je suis sûre que tu vas réussir tes combats aussi bien qu’hier et atteindre ton but, je crois en toi. Ganbatte, ne, et tout ira bien. »

Je force un sourire, plissant un peu les yeux pour essayer de rendre l’illusion plus vraie. Inutile de le troubler avant ses combats. Je dois avoir les yeux vraiment rouges. S’il me demande, je n’aurai qu’à dire que c’est les allergies. C’est juste que… Je sais pas. J’imagine que je ne pensais pas mériter qu’on s’occupe de moi, et ça fait déjà plusieurs fois que Satoshi s’occupe de moi, et je suis vraiment confuse, parce que je n’arrive pas à savoir si c’est juste parce qu’il est gentil et qu’il ferait ça avec tout le monde, ou bien si c’est un comportement spécifique qu’il n’a qu’avec moi.

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MessageSujet: Re: Here comes a feeling — [Satoshi]   Ven 15 Juin 2018 - 18:21

Je souris a sa phrase, histoire de ne pas l’inquiéter. Il n'y a pas de soucis, chacun a son propre rythme de sommeil. Cela faisait partis des choses que j'avais étudier avec le kung fu. Je m'y connaissais un peu en médecine asiatique maintenant, les principes de bases, ce qu'il fallait faire en urgence, les meilleurs massages possible en fonction de la blessure musculaire....un cursus de médecine....c'est ce que j'aurais du faire en fait... ? Mais je n'étais pas très fort en maths. Mais bon, je pouvais m'améliorer.

- Ce n'est pas grave tu sais. Personnellement c'est plutôt l'inverse pour moi, j'aime bien me lever tôt le matin. Et je me couche rarement tard.

C’était totalement faux, vu que je me couchais rarement avant vingt trois heures. Mais c’était globalement parce que j'oubliais de regarder l'heure et que je m’entraînais longuement. Mais cette idée que je venais d'avoir resta bloqué un moment dans ma tête. Pourquoi ne pas changer de filière maintenant, en fait ? Reprendre a zéro ? Mais c’était probablement une idée folle. Passer de nouveau tout en bas, une nouvelle première année. Mais après tout pourquoi pas ? Je pouvais prendre un peu plus d'heure et me trouver un appartement dans le centre-ville, pas loin du dojo. J'allais avoir ma bourse sportive a partir de la rentrée, et si je parvenais a faire un top huit, elle serait encore plus élevé. C’était une opportunité parfaite.

- Misuzu, tu penses que je....

Je m’arrêtais la. Quel idiot de poser une tel question sur un coup de tête. C’était la pire idée qui soit. Je ne pouvais pas me résoudre a avouer que je venais de perdre deux ans de ma vie. Mais si j'attendais, ce serait encore plus de temps de perdu. Que c’était compliqué. Alors que je pensais doucement, le gymnase était déjà quasiment devant moi, et je manquais de rentrer dans un étudiant devant moi. Il venait sans doute regarder, il n'y avait plus beaucoup de participants. Je soufflais en fermant les yeux, avant de me frapper les deux joues avec les paumes de mes mains. Je ne pouvais pas me déconcentrer maintenant. Mais si je gagnais les nationaux....la bourse sportive serait encore plus élevé et....

J'étais a l’intérieur avant même de m'en être rendu compte. J'étais vraiment totalement ailleurs. Mon premier combat ne serait pas avant une heure, j'étais le huitième, parce que j'avais eu ma décision en dernier, et que mon nom de famille, avec un S, était plutôt vers la fin des listes en générale. Aussi j'allais directement vers la même tribune que la veille, ou se trouvait déjà un grand nombre de membres du club. Les lycéens semblaient excités pour les spectateurs, et mort de trac pour les derniers participants. Je me mettais un peu a l'écart, en faisant une place pour Misuzu, si elle voulait s'asseoir.

- Ce n'est pas trop ennuyant de passer deux jours a regarder ? Je ne pourrais pas, je suis plus inquiet pour les combats des autres que pour les miens....comment dire....quand c'est moi, je maîtrise. Mais je ne peux rien faire pour les autres. Je trouve ça vraiment frustrant, si je puis dire.

Je ne savais pas trop pourquoi je parlais de ça. Aussi, je sortais plutot la grosse boite que j'avais préparé le matin même, la posant a coté de Misuzu. Comme ça elle n'aurait pas besoin de m'attendre pour manger si elle avait faim. Je prenais également l'une des deux bouteilles dos et la posait sur ses genoux, avant de sortir la seconde, de l'ouvrir, et de boire une gorgée. Eau aromatisé a la pomme. Comment vivre sans cette merveille.

- Ne te sens pas obligé de m'attendre. Comme mon combat est en dernier, je risque d'en enchaîner deux et ce sera probablement jusqu'à quatorze heure. Je mangerais après, mais n'hésite pas a commencer.

Je me redresse finalement, avançant pour m'appuyer sur la barriere, regardant en dessous le mur contre lequel je m'étais appuyé la veille en attendant le résultat. Aujourd'hui, j'étais bien décidé a gagner tout mes matchs sans la moindre décision. Quatre ko technique, et j'étais aux nationaux.

- Bref, je vais aller en bas un peu plus tot, a tout a l'heure.

Je lui souris, et aprés un bref signe de la main, je me dirige vers l'escalier, pour déscendre dans l'arene.

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