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 Une rose sans épines [PV Satoshi]

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Chrissy O'Connor
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MessageSujet: Une rose sans épines [PV Satoshi]   Sam 3 Mar 2018 - 15:46

À force de se faire réprimander, Chrissy avait pris, pendant ses cours, en particulier ceux de ballet, l’habitude de se restreindre à rester académique comme les professeurs le répétaient tout le temps. La jeune danseuse avait horreur de faire ça, se sentant prisonnière de son propre corps, mais ça semblait améliorer le regard que ses professeurs portaient sur elle. Cependant cela ne changea pas celui des autres filles de la promotion. Avant elles passaient leur temps à ricaner quand elle se faisait réprimander et à lui faire des « farces » en lui piquant ses affaires et en les disséminant un peu partout par exemple. À présent, la demoiselle pouvait voir la haine dans leurs yeux. Elle n’arrivait pas à comprendre ce qu’elle avait bien pu leur faire. Elle ne faisait que travailler dur pour réussir, pour faire toujours mieux, pour se dépasser. Elle ne voulait ni ne faisait rien d’autre.

Lorsque le cours du jour s’acheva, Chrissy attendait que la professeur et les autres filles soient sorties pour pouvoir continuer à danser un peu à sa manière mais alors qu’elle allait brancher son téléphone sur la sono, une fille de son cours vint la voir et lui fit une requête toute innocente en somme.

_Chrissy ? Je peux te parler à l’extérieur un moment s’il te plaît ?

La jeune écossaise bien qu’un peu surprise, hocha la tête.

_ Aye bien sûr j’arrive.

Elle récupéra ses affaires et quitta la salle, prenant le soin de fermer la porte. Alors qu’elle se retournait, elle fut surprise de se retrouver non pas face à son interlocutrice mais face au groupe de filles qui avait pour habitude de lui faire des crasses.

_Que se passe-t-il ? Tu voulais me parler ? Demanda-t-elle en regardant la fille qui était venue la voir dans la salle de danse.

Celle-ci détourna le regard et une autre, Tori, une grande brune qui faisait presque une tête de plus que Chrissy, prit la parole.

_Ouais, on voulait te parler, Princesse…

Chrissy eu un mouvement de recul qui ne servit pas à grand-chose puisqu’elle avait la porte dans le dos. Elle n’aimait pas le ton que sa « camarade » venait d’employer, et encore moins la façon dont elle l’avait appelé. Et encerclée comme elle l’était, cela ne présageait rien de bon.

_ Je ne suis pas une…

_ On t’a rien demandé ! C’est nous qui parlons, toi tu la ferme et tu ouvres grand tes oreilles.  C’est pas parce que tu viens d’arriver ici que tu peux faire ce que tu veux. Certaines d’entre nous sont là depuis le lycée. Alors arrête de te croire au dessus de tout et de tout le monde, t’as compris ?

_ Mais je…

La jeune écossaise était désemparée. Elle n’avait rien fait de mal et n’avait jamais eu la prétention d’être mieux que quiconque. Pourquoi ne la laissait-elle donc pas s’expliquer ?

_ Ta gueule ! Cria l’étudiante aux cheveux couleur de jais en se jetant sur Chrissy pour lui assener un coup de genou dans le ventre.

La demoiselle lâcha son sac lors de l’impact et se plia en deux, elle avait le souffle coupé et retenait ses larmes naissantes à grand peine.

_Tu vas arrêter de faire ta mielleuse avec les profs, tu crois qu’on a pas vu ton petit jeu ? Toujours des bonnes notes partout, ça me paraît vachement bizarre. Surtout pour une petite fille pourrie gâtée comme toi, reprit Tori avec mépris.

Chrissy se redressa en serrant les dents.

_ Je ne vous ai rien fait ! Je ne fais que faire de mon mieux et travailler pour réussir. Et tu n’as pas le droit de…

Elle fut interrompue par la gifle qui s’abattit sur sa joue. Elle porta sa main à sa pommette, regardant avec stupeur, l’étudiante qui se tenait en face d’elle, fière de son geste. Tori s’approcha à nouveau de façon à ce que leur deux visages ne soient qu’à quelques centimètres l’un de l’autre.

_ Je me donne tous les droits. Et ce n’est pas toi qui va me dire ce que j’ai à faire ou non. Non mais pour qui elle se prend celle là ?! Maintenant dégage Princesse et réfléchit à ce qui vient de se passer. On sera peut-être pas aussi gentilles la prochaine fois, finit-elle en ricanant avant de lui cracher au visage.

Chrissy attrapa son sac et poussa le cercle de danseuses qui s’était formé autour d’elle pour partir. L’une d’elle en profita pour lui faire un croche-pied et elles éclatèrent de rire à l’unisson lorsqu’elle se retrouva par terre. La jeune écossaise, blessée et humiliée, se releva en larmes et s’échappa en courant. Elle quitta le bâtiment et couru jusqu’aux jardins. Elle ne savait pas trop pourquoi elle avait choisi de venir ici, mais dans un sens, personne ne viendrait l’y trouver. Elle entra dans la roseraie et vint s’asseoir sur un des murets qui délimitait l’endroit, posant sa tête et ses bras sur ses genoux et pleurant à chaudes larmes.
HRP:
 


Dernière édition par Chrissy O'Connor le Ven 30 Mar 2018 - 16:34, édité 1 fois
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Une rose sans épines [PV Satoshi]   Dim 4 Mar 2018 - 17:56

Je ne savais même pas ce que j'étais venu faire ici, a la base. J'avais, toujours bien aimé la danse. A regarder bien sur, malgré mon corps leste et agile, obtenu grâce a un entraînement plutôt intense, je n'avais jamais eu la grâce qu'un danseur se devait d'avoir. Pourtant, ma mère avait toujours dis que j'avais le corps d'un danseur. Mais j'avais préféré un autre genre de sport. Ce vendredi après midi, j'avais déambuler dans les couloirs après la fin de la période des clubs. Je comptais retourner m’entraîner plus tard, quand le dojo serait un peu moins peuplé. Il devait y avoir le club de combat avec armes, je n'avais pas envie de déranger, et l'idée de m'isoler dans mon petit dojo dans le bâtiment abandonné ne m'avait même pas effleurée l'esprit.

J'avais fini par arriver ici, et le cours n’était pas encore fini, j'avais donc jeté un œil. Ma mère avait dansée, a une époque, et mon amie Mika avait était aux nationaux de gymnastique. Ce n’était encore une fois pas la même chose, mais je ne pouvais m’empêcher de trouver des similitudes dans toute ces activités ou le travail du corps était autant la base que la finalité de la discipline. Pendant une seconde, je me disais que je pouvais bien proposer a Misuzu de danser, puis ses multiples bleus et égratignures me revinrent a l'esprit, et j'acceptais alors le fait que c’était probablement trop dangereux.

Je sortais discrètement quand le cours prit fin, laissant les danseurs et surtout les danseuses, qui étaient plus nombreuses en nombre, quitter l'endroit. Aussi, je prenais place dans les escaliers, sortant mon téléphone et une canette d'eau aromatisé a la pomme. J'approchais de la limite de mon stock, il allait falloir que je fasse des courses bientôt. Je venais d'avoir ma seconde paye de mon nouveau travail, et comme la première fois, l'augmentation vis a vis du konbini avait fait tressauter mon petit cœur de classe basse de l'archipel.

Ce furent quelques bruits qui me sortirent de mes songes. Il n'y avait quasiment plus personne. Une blonde, que je remarquais en premier. Après tout, nous n'étions pas nombreux a partager ce trait physique par ici. Une étrangère, ou alors une demi-Japonaise, vraisemblablement. Je connaissais un bon nombre d'étudiants maintenant, mais je ne l'avais jamais vu, elle. Soit elle était très discrète, soit elle était nouvelle. J'analysais le reste des filles présentes. Des étudiantes, dont deux que je connaissais bien. Elles faisaient parti de mon club. Penshak pour la plus petite des deux, et l'autre faisait du karaté. Elles n’étaient pas du genre a faire beaucoup de bruit. Aucune absence, des filles banales.

Pourtant, si je ne me trompais pas, c’était bien une scène peu agréable qui avait lieu sous mes yeux. Je me souvenais de cette scène quand j'étais au collège, ou j'avais étais témoin d'un lynchage et que j'avais juste baissé la tête sans rien dire. C’était il y a environ dix ans, et je m'en voulais toujours. Je n'avais pas encore commencé mon art martial, a l'époque, et je ne parlais de toute façon a personne. Ici, je pouvais sans doute faire quelque chose, mais la jeune femme semblait s'en sortir en poussant les autres avec force pour sortir du cercle. Je sentis mon cœur se soulever quand je la vis s'écraser sur le sol.....puis se relever en pleurs, quittant l'endroit. Je me levais a mon tour, rassemblant mes affaires.

Elles s’aperçurent de ma présence. L'une d'elles ouvrit la bouche et lacha un « Sakutaro-senpai », l'air mal a l'aise. Mon expression neutre, mon regard sans doute froid, la dissuada d'aller plus loin, et elles s’éloignèrent. Je descendais rapidement les marches a la suite de la blonde. J'avais perdu sa trace. Je songeais que c’était sans doute étrange que j'aille lui parler alors que je n'avais pas bouger le petit doigt, mais je ne pouvais pas rester la sans rien faire. Pas deux fois. Et puis qu'est ce que j'aurais fais ? J'aurais frappés les assaillantes ? J'aurais fais la morale ? Non.

Je m’arrêtais devant un distributeur, récupérant des boissons, avant de me mettre en quête de l’étudiante. Il n'y avait pas énormément d'endroit ou je pouvais la trouver. Elle cherchait de la solitude, s'éloigner de l'académie, et je ne connaissais que quelques endroits ou c’était possible. Le troisième fut le bon. Le jardin. A cette heure ci et en cette période de l'année, il n'y avait personne. Sauf la petite blonde assise la tete dans les bras sur un muret, un peu loin. Les mains dans les poches, j'approchais silencieusement, regardant aux alentours. Il n'y avait absolument personne, si bien que le silence, simplement entrecoupé de sanglots, etait vraiment pesant. J'arrivais juste devant elle, sans qu'elle n'ai eu l'air de me remarquer. Je sortais alors une canette de thé glacé, avant de la tendre devant elle, avant d'attirer son attention :

- Dure journée hein ?

Quand elle leva la tête pour me regarder, je faisais un simple sourire, avant de poser la dite canette a coté d'elle, puis de m'asseoir a mon tour sur le muret. Je ne savais pas trop quoi dire, alors je gardais le silence un moment, histoire de ne pas trop la brusquer. Je ne pouvais pas dire quelque chose comme « je sais ce que tu ressens », ou encore « ce sont de vrais garces ! » Ca ne la soulagerais pas. Et puis ce n’était même pas vrai, je n'avais jamais étais embêté. Juste laissé seul. Aussi, je décidais juste de parler pour ne rien dire, histoire d'apaiser l'atmosphere :

- C'est amusant, il y a tellement peu de blonds ici, que si quelqu'un arrivait, sans avoir l'habitude, il pourrait croire que nous sommes des fleurs. Meme si a cette période de l'année, notre couleur est plutôt assez lumineuse.

Je souriais, pour moi même cette fois, en songeant que c'etait un peu ridicule, comme approche.

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MessageSujet: Re: Une rose sans épines [PV Satoshi]   Mar 13 Mar 2018 - 16:47

Les larmes de Chrissy coulaient sans relâche, de toute façon elle ne dérangeait personne, à part peut-être les fleurs. La jeune écossaise avait beau réfléchir, elle ne comprenait pas le comportement de ses camarades. Elle se posait toujours les même questions, sans trouver de réponses concrètes. Pourquoi la haïssaient-elles ainsi ? Pourquoi la traiter ainsi ? Pourquoi lui faire du mal ainsi ? Pourquoi ? Qu’avait-elle fait pour mériter ça ? Si elle avait fait quelque chose de mal, elle en était désolée...mais elle ne savait même pas ce qu’elle avait pu faire. Elle n’avait à son sens rien fait, rien à part essayer de trouver sa place dans cette ville où elle n’était que parce que c’était la décision de ses parents, pour ne plus l’avoir dans les pattes. Rien à part travailler dur pour réussir, quitte à devoir rester ici. Elle ne faisait que dépasser ses propres limites. Alors pourquoi n’arrivait-elle pas à s’intégrer ?

Perdue dans ses interrogations et ses sombres pensées, Chrissy n’entendit même pas que quelqu’un approchait.

- Dure journée hein ? 

La demoiselle sursauta et releva précipitamment la tête pour regarder celui qui se tenait devant elle. Elle ne su d’abord pas comment réagir ? Qui était-ce ? Que faisait-il là ? Que voulait-il ? Encore tant de questions dans l’esprit de la jeune danseuse. Elle se rendit compte qu’elle devait offrir un bien étrange spectacle, les yeux rouges et bouffis, les joues trempées de ses larmes, en tenue et chaussons de danse. Elle n’avait même pas pris la peine de se changer. C’était bien la dernière chose à laquelle elle avait pensé avant de quitter les couloirs de l’académie. Elle hésita à dire quelque chose, n’importe quoi pour qu’il ne la trouve pas ridicule ainsi mais elle préféra se taire, qu’est-ce que ça changerait de toute façon qu’il la trouve ridicule ou non ? Son état parlait pour elle, non ?

Cependant il ne fit aucune remarque, à croire qu’il ne l’avait pas remarqué ou qu’il faisait semblant de ne pas l’avoir remarqué. Il se contenta juste de lui sourire avant de poser une canette à côté d’elle puis de s’asseoir lui aussi sur le muret, non loin d’elle. Le silence se prolongea et Chrissy prit doucement la canette entre ses mains encore tremblantes d’émotion, murmurant un merci du bout des lèvres, elle n’était même pas sûre qu’il l’ait entendue. Elle en bu une gorgée, du thé glacé, peu adapté à la température extérieure mais peu importait. La jeune femme eu alors un petit frisson et prit son pull dans son sac pour l’enfiler par dessus son justaucorps, ce n’était pas l’idée du siècle d’être sortie ainsi. L’idée du siècle pour tomber malade ça oui !

Finalement, le jeune homme reprit la parole, brisant le silence que la jeune écossaise n’arrivait pas à briser.

- C'est amusant, il y a tellement peu de blonds ici, que si quelqu'un arrivait, sans avoir l'habitude, il pourrait croire que nous sommes des fleurs. Même si a cette période de l'année, notre couleur est plutôt assez lumineuse.

Chrissy l’observa un instant, il était grand, beaucoup plus grand qu’elle. Bon ce n’était pas bien compliqué d’être plus grand qu’elle, songea-t-elle, petite comme elle était. Il était blond aussi, comme elle. Un occidental ? Comme elle ? Il n’avait pas tout à fait tort dans ce qu’il disait, la comparaison était même plutôt jolie, bien que c’était sans doute loin d’être ce que les gens d’ici pensaient réellement d’eux.

La jeune écossaise essuya maladroitement une larme sur sa joue et inspira profondément pour se calmer et maîtriser sa voix.

- Si seulement ils pouvaient nous voir comme des fleurs... Mais ils nous regardent comme si nous venions d’une autre planète. Pourtant je sais que l’orient et l’occident sont très différents mais tout de même, n’avons-nous pas deux yeux, deux bras, deux jambes , un tronc et une tête comme eux ?

Chrissy soupira en baissant les yeux, elle en profita pour enlever les pinces et élastiques qui retenaient sa chevelure. Elle laissa glisser dans son sac son nécessaire de coiffure et passa une main lasse dans ses cheveux qui se déposèrent sur ses épaules et tombèrent en cascade dans son dos. Puis elle porta son regard sur les fleurs qui grimpaient près d’elle sur le muret.

- J’aimerais être une fleur...Elles au moins elles s’acceptent et s’organisent ensemble dans le jardin. Elles ne s’écrasent pas les unes les autres.

Elle regarda à nouveau le jeune homme non loin d’elle et lui sourit tristement.

- Pourquoi est-ce si difficile de trouver sa place ?

La jeune danseuse ne savait pas vraiment à qui elle parlait. Lui posait-elle la question à lui ? Se la posait-elle à elle-même ? Ou la posait-elle à une entité plus grande dont on ignorait si elle existait ou pas ? Peut-être tout ça à la fois...
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MessageSujet: Re: Une rose sans épines [PV Satoshi]   Ven 16 Mar 2018 - 12:28

Hum, je m'étais peut être lancé dans quelque chose qui me dépassait. Consoler une inconnue, juste parce que je me sentais responsable. Responsable de quoi, en fait ? Parce que l'une des filles qui se trouvaient dans le groupe de celle qui semblait la harceler faisait partit du club que je dirigeais ? Sans doute. Reste que j'étais la maintenant, et il fallait bien que je dise quelque chose. Elle semblait vraiment mal. Je ne sais pas si « le cœur brisé » était une bonne définition de son état, mais reste que j'avais l'impression qu'elle accusait le coup. J'aurais bien voulu que Mika soit la, au lieu d’être allée se perdre a Tokyo. C’était toujours elle qui consolait tout le monde, non ?

Elle avait l'air de se fourvoyer, en songeant que je ne venais pas d'ici. Cela sous-entendais que j'avais vraiment plus l'air d’être Français que Japonais, sans doute. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Avec mes cheveux blonds et mon teint bien trop pale pour être un pur souche d'ici. Seul mes yeux pouvaient faire penser que j'étais bien né sur l'archipel. Également, cela voulait dire qu'elle même n’était pas d'ici. En même temps, difficile de se tromper, elle avait un accent qui empêchait de s'imaginer le contraire.

- Je t'ai vu danser tout a l'heure. Tu es plutôt douée. Tu as une bourse sportive peut être ?


C’était une chose difficile a avoir, il fallait être repéré, avoir un vrai talent. Et même avec ça, souvent, cela ne suffisait pas. Si elle avait réussit a avoir ce gain en provenance de l'académie, il n’était pas difficile de deviner la raison pour laquelle elle était devenue un bouc émissaire. Une personne un peu douée dans une discipline, venant d'un pays étranger, dans un endroit ou ces mêmes étranger étaient affreusement mal vu. Elle ne savait sans doute pas dans quoi elle s'engageait avant de venir ici. Et si elle avait sue, elle n'aurait probablement pas accepté. Comme beaucoup d'autre.

- C'est vrai que ce n'est pas simple d'avoir la sensation d’être la ou nous sommes censés être. Mais ne crois pas qu'elles ont fait ça parce que tu ne viens pas d'ici. Oh non. C'est parce qu'elles ont peur.

Je ne savais pas ce qu'il en était pour les autres, mais je savais que celle qui était dans mon club, justement, n'avait jamais réussit a aller très loin en tournoi, n'avait jamais eu de vraie reconnaissance pour son travail acharné. Dans notre discipline, et dans le sport plus en général, il ne pouvait y avoir qu'un vainqueur. A la limite, en arrivant en quart ou en demi-finale d'un tournoi, on pouvait être vu, être un peu plus sur le devant de la scène. Mais c’était une minorité. Une poignée d'étudiants comparés aux dizaines, peut être même aux centaines qui travaillaient tout les jours depuis des années.

- Elles sont sans doute jalouses de toi. La méchanceté gratuite ça n'existe pas vraiment. L’être humain ne fait rien sans raison. Même si elles ne s'en rendent pas vraiment compte. C'est la toute la difficulté. Pour trouver sa place, il faut toujours continuer a se battre, en espérant qu'un jour ça paye. Mais si tu veux mon avis, ce n'est pas souvent ceux qui essayent d'écarter les autres par la force, comme elles l'ont fait, qui arrivent le plus vite au bout du chemin.

Je me demandais si je parlais dans le vide. Ce n’était pas vraiment une bonne façon de réconforter quelqu'un. Comme avec Hisaka, je parlais sans vraiment savoir si j'améliorais la situation, ou si au contraire, elle devenait de pire en pire a chaque mot qui sortait de ma bouche. Je baissais le visage vers les plantes qui nous entourais en songeant a ce qu'elle avait dit un instant auparavant. Cela n'avait pas l'air aussi simple que cela. Je tirais un peu sur le col de ma veste, comme si j'avais l'impression d'étouffer. Il faisait chaud ici.

- C'est la même chose pour les fleurs. Ce n'est pas aussi facile que tu semble le penser. Elles sont constamment attaqués, par les averses, par les insectes, les animaux, d'autre types de plantes comme les mauvaises herbes, le chiendent....

Habitant a la campagne, avec une mere qui adorait le jardinage, j'avais quelque connaissances en la matière. Assez pour pouvoir en parler au moins. Même si ce que j'étais en train d'expliquer était plus métaphorique que vraiment technique.

- Mais ce sont les fleurs qui résistent a la totalité de ces attaques, qui atteignent maturité et qui sont les plus belles. Je ne doute pas que tu fera la même chose.

Je tournais la tête vers elle, pour la regarder, et l'inclina légèrement :

- Je suis Sakutaro Satoshi. Je suis le capitaine du club de combat sans armes, et l'une des filles qui t'ont...embêtés, si je puis dire, fais partie de mon club. Alors je viens m'excuser en son nom. Ça ne se reproduira plus, tu as ma parole.

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MessageSujet: Re: Une rose sans épines [PV Satoshi]   Jeu 22 Mar 2018 - 21:55

Le jeune homme blond sembla un instant désemparé par les questions un peu hasardeuses et existentielles de la demoiselle. A nouveau le silence s’installa entre eux, elle aurait peut-être mieux fait de se taire. Chrissy ferma un instant les yeux profitant de la brise glaciale qui vint faire virevolter ses mèches blondes. Puis elle suivit du regard la direction dans laquelle le vent avait poursuit sa route comme si elle pouvait le voir bien qu’il n’en était évidemment rien, à part lorsque les branches s’agitaient d’un côté ou de l’autre, que les rares feuilles s’envolaient dans un tourbillon invisible. Son mystérieux interlocuteur reprit la parole et elle reporta son attention sur lui.

_ Je t'ai vu danser tout a l'heure. Tu es plutôt douée. Tu as une bourse sportive peut être ? C'est vrai que ce n'est pas simple d'avoir la sensation d’être la ou nous sommes censés être. Mais ne crois pas qu'elles ont fait ça parce que tu ne viens pas d'ici. Oh non. C'est parce qu'elles ont peur. Elles sont sans doute jalouses de toi. La méchanceté gratuite ça n'existe pas vraiment. L’être humain ne fait rien sans raison. Même si elles ne s'en rendent pas vraiment compte. C'est la toute la difficulté. Pour trouver sa place, il faut toujours continuer a se battre, en espérant qu'un jour ça paye. Mais si tu veux mon avis, ce n'est pas souvent ceux qui essayent d'écarter les autres par la force, comme elles l'ont fait, qui arrivent le plus vite au bout du chemin.

Il fit une pause, comme si il hésitait à poursuivre. La jeune danseuse avait du mal à croire que ses camarades puissent avoir peur d’elle. Elle s’attirait les foudres des professeurs la plupart du temps à cause de son style peu académique. Cela aurait même dû les rassurer.

_ C'est la même chose pour les fleurs. Ce n'est pas aussi facile que tu semble le penser. Elles sont constamment attaqués, par les averses, par les insectes, les animaux, d'autre types de plantes comme les mauvaises herbes, le chiendent....Mais ce sont les fleurs qui résistent a la totalité de ces attaques, qui atteignent maturité et qui sont les plus belles. Je ne doute pas que tu feras la même chose.

Chrissy sentit le rouge lui monter aux joues, il ne lui en fallait pas beaucoup. C’était gentil de sa part. Il tourna alors la tête vers elle et l’inclina légèrement.

_ Je suis Sakutaro Satoshi. Je suis le capitaine du club de combat sans armes, et l'une des filles qui t'ont...embêtés, si je puis dire, fais partie de mon club. Alors je viens m'excuser en son nom. Ça ne se reproduira plus, tu as ma parole.

La jeune écossaise ne lui répondit pas de suite, elle lui rendit juste son signe de tête, essayant de trouver ses mots. Elle se sentait bête à présent, il était évident qu’il était japonais maintenant qu’il lui disait son nom…

Bien qu’elle avait la gorge encore nouée, elle se sentait un peu mieux de pouvoir parler de tout ça, elle se sentait un tant soit peu moins perdue dans ce monde qu’elle découvrait à peine, bien qu’elle ne comprenne pas encore tout.

_ Alors tu es d’ici finalement ? Désolée, je ne voulais pas…Ce n’était pas…Bref ça n’avait rien de méchant, c’est juste que c’est une chose que j’ai remarqué et que je n’arrive pas à comprendre. Comme beaucoup de choses d’ailleurs…

Elle se tut un instant en baissant les yeux, elle se sentait tellement à côté de la plaque depuis qu’elle était arrivée ici. Chrissy redressa la tête et reprit en soupirant.

_ Chrissy O’Connor. Danseuse, écossaise et donc parfaite étrangère…

Elle soupira à nouveau et passa une main dans ses cheveux.

_ C’est gentil, mais ce n’est pas si grave ne t’en fais pas et puis..ce n’est pas à toi de t’excuser pour elle, je ne leur en veux pas de tout façon. Je ne comprends juste pas leur comportement…Quand bien même elles auraient peur, peur de quoi ? Je me fais taper sur les doigts quasiment tous les jours par les professeurs parce que bla bla bla « restez académique mademoiselle O’Connor »…Qu’est-ce que je déteste ce mot…

Un silence gêné se fit. Chrissy hésita un instant avant de reprendre.

_ Je n’ai pas de bourse sportive, je ne sais même pas si mon dossier scolaire a joué un quelconque rôle dans mon admission ici…Mes parents ont donné beaucoup d’argent à l’Académie pour que je sois inscrite. Ils voulaient juste…il voulaient juste ne plus m’avoir dans leurs pattes. Et quand bien même mes notes auraient fait pencher la balance, je ne suis jamais allée à l’école, ni au collège ou même au lycée. C’est nouveau tout ça pour moi…j’ai passé les 18 premières années de ma vie dans la maison familiale entre les nounous, les gouvernantes et les professeurs particuliers…Je ne comprends rien aux gens autour de moi, aux relations…J’ai l’impression d’être un agneau complètement perdu au milieu des loups.

Elle sourit tristement à ce Satoshi. Elle ne savait même pas pourquoi elle lui racontait tout ça, cela ne l’intéressait sans doute pas le moins du monde et il devait la trouver bien idiote et bien naïve…
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MessageSujet: Re: Une rose sans épines [PV Satoshi]   Sam 24 Mar 2018 - 15:04

Sa réponse ne fit que renforcer mon impression. En effet, je n'avais jamais mis les pieds en dehors de l'archipel, et rien ne pouvait vraiment donner l'impression du contraire. C’était probablement un autre facteur qui faisait que j'avais toujours fait en sorte de rester discret. Je n'avais de base pas envie de me mêler a la foule, mais avec tout ces regards, il était préférable de ne pas trop lever la tête. La lumière de mes cheveux ressortaient beaucoup du sombre de mes compatriotes du pays du soleil levant.

- Ouais, je suis pas vraiment pur jus, je vais pas te mentir. Mais en tout cas ma mère est une pure Japonaise, je suis né a Tokyo. Disons juste qu'elle est tombée amoureuse d'un Français, et me voilà.


Je supposais qu'il n'y avait pas besoin d'aller bien loin pour tomber sur de la discrimination. Je n'en étais pas étonné le moins du monde. Mais si moi j'avais ce ressentis, je n'imaginais pas la pauvre jeune femme qui était lâché au milieu de ce monde inconnu, ce n’était sans doute pas simple. Surtout qu'une fille comme Misuzu ou encore Mika ne se serait pas laissé marché sur les pieds. Mais rien qu'en la regardant, j'avais la sensation que la jeune femme qui était restée assise a coté de moi n’était pas fait du même bois. Et par chance, je n'avais pas du tout l'habitude de parler avec ce genre de personne.

- C'est naturel, je suppose, que quand nous sommes dans un endroit ou tout le monde se ressemble, dés que quelqu'un sort du lot, il se fait remarquer. Et vu que les Japonais sont souvent bruns.....je ne sais pas ce qui est le pire. Être Japonais mais un peu différent, ou alors être totalement étranger.


La deuxième hypothèse, forcément. Même en étant blond, je n’étais pas du tout le seul, sans compter la mode de se faire une teinture. Je n'avais pas d'accent, j'étais un des leurs, dans un sens. Elle par contre, en venant d’Écosse comme elle venait de me le dire, ça rendait les choses vraiment compliqué. Cela expliquait son accent prononcé, et surtout le fait qu'elle décortiquait bien les syllabes quand elle parlait. Un classique des débutants dans une langue.

- C'est une façon de se protéger, sûrement. Cumulé a l'effet de groupe. C'est comme ça, je suis désolé pour toi, j'espere que tu ne t'es pas trop fait mal en tombant tout a l'heure.


J'aurais peut être du éviter de trop en rajouter sur le fait que j'avais vu toute la scene, je supposais que etre aperçue durant ce genre de moment génant n'allait pas augmenter la confiance qu'elle pouvait avoir en moi. Cependant, vu la façon dont elle se mit a me parler, soit je devais avoir l'air d'etre quelqu'un qui l'on pouvait se confesser, soit elle avait vraiment besoin de vider son sac. J'écoutais donc en silence.

Encore une fille de riche. Ce n’était pas vraiment étonnant, vu l'école en question, ou les trois quart des étudiants étaient friqués, et il était difficile de rentrer a l'académie sans au moins avoir une bourse. Je pensais au fait que je n'avais pas pu manger tout les jours convenablement les premiers mois pour me dire que obtenir cette bourse en Avril ne serait pas de refus. Et entendant qu'elle n’était jamais vraiment allée a l'école, je réalisais que ce n’était pas l'enfer qu'elle devait vivre, c’était pire que ça. Rentrer a l'académie de la sorte, quand on était un peu fragile, dans une société élitiste comme le Japon. Ses parents ne devaient pas l'aimer beaucoup.

- Ce n'est pas simple de trouver sa place je suppose, surtout dans une situation ou l'on plonge dans l'inconnu. Il faut que tu arrives a te forger des relations, trouver des amis. C'est pas facile, mais se créer un cercle social c'est la meilleure façon d'évoluer dans une société.


Dis comme ça, j'avais l'impression de rejeter ça sur ses épaules. Comme si je disais « fais ça, mais compte moi pas dans les potentiels amis ». Maintenant que j'étais la, que je m'étais lancé dans cette histoire, je n'avais pas trop le choix, je devais en faire un peu plus. Je penchais un peu la tête, en pleine réflexion. Avant hocher la tête, comme si je venais de comprendre ce que je devais faire pour régler la situation.

- Si tu veux....enfin, je veux dire, si tu en a envie....on peux se faire un truc. Manger quelque part. J'ai une très bonne amie, tu la connais peut être ? Watanabe Misuzu-chan. Tu pourrais essayer de redécouvrir l'endroit de zero, partir sur un meilleur pied que tu ne semble l’être. Je suis sur qu'elle et toi vous vous entendriez bien. Elle est adorable.


Tellement adorable que je ne pouvais m’empêcher de rougir, et je détournais la tête le temps que ça passe. Essayer de faire en sorte qu'elle se sente plus a l'aise, plus chez elle, ce n'etait pas un si mauvais projet.

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MessageSujet: Re: Une rose sans épines [PV Satoshi]   Jeu 29 Mar 2018 - 21:21

Ceci expliquait cela. C’est donc d’un pays non loin de celui de la demoiselle que lui venaient ses cheveux blonds. Un choc des cultures, un peu comme ses propres parents, même si c’était moins flagrant du fait qu’ils venaient tout deux de pays occidentaux. Les États-Unis et l’Écosse.

_ C'est naturel, je suppose, que quand nous sommes dans un endroit ou tout le monde se ressemble, dés que quelqu'un sort du lot, il se fait remarquer. Et vu que les Japonais sont souvent bruns.....je ne sais pas ce qui est le pire. Être Japonais mais un peu différent, ou alors être totalement étranger. 

Il n’avait pas tout à fait tort. Passer inaperçu ici avec des cheveux lumineux comme le soleil était peu probable, cela sonnait même un tantinet irréaliste. Peut-être devait-elle juste accepter d’être différente, d’être une Gàidhlig au milieu des Iapanais, accepter et essayer de se conformer aux attentes locales, d’être comme eux ou alors assumer ses origines. La première option semblait être la plus simple sans doute, bien que l’adaptation serait un long processus. Mais Chrissy était loin de vouloir laisser tomber son côté écossais. On ne se refait pas, ils sont connus pour être têtus et bornés, ce n’est pas un mythe. Peut-être pouvait-elle trouver un juste milieu ? Y arriverait-elle ? Le pire était sans doute cela. Ne pas savoir si elle allait finir par y arriver, par s’intégrer sans perdre une partie d’elle même.

Revenant sur ce qu’il s’était passé, Chrissy ne pu retenir un rire nerveux lorsque Satoshi justifia l’action de ses camarades par une façon de se protéger et quand il lui demanda si elle ne s’était pas fait mal.

_ Arrête de leur trouver des excuses...s’il te plaît...Je t’ai dis que je ne leur en voulais pas. Je veux juste qu’elles me laissent tranquille. Et non rassure toi, je ne me suis pas fait mal en tombant, je suis danseuse, je sais comment tomber sans me faire mal, ça paraît bizarre dit comme ça je sais mais c’est une chose qu’on apprend. Ce qui fait mal c’est de savoir que des gens aient assisté à ça, c’est le fait de ne pas pouvoir me défendre face à elles parce que je suis seule et que je ne sais pas comment faire, ce sont les coups que j’ai reçu. Tu me diras ça pourrait être pire, j’ai juste pris un coup de genou dans l’estomac et une gifle…

Elle repensa à la menace que Tori avait proféré avant qu’elle ne s’enfuit : « Maintenant dégage Princesse et réfléchit à ce qui vient de se passer. On sera peut-être pas aussi gentilles la prochaine fois… » La jeune écossaise porta inconsciemment la main à son ventre, ne voulant pas penser à cette « prochaine fois ». Se rendant compte, qu’elle fixait un point dans le vide et qu’elle s’était tue, Chrissy se reprit bien vite, enfouissant ses peurs au fond d’elle et avoua à son camarade la triste vérité. Le fait qu’elle n’était ici sans doute que grâce à l’argent de ses parents. Elle savait que son dossier scolaire n’était pas vilain, mais elle se demandait si quelqu’un l’avait vraiment regarder avant d’accepter son admission. Sans doute pas.

_ Ce n'est pas simple de trouver sa place je suppose, surtout dans une situation ou l'on plonge dans l'inconnu. Il faut que tu arrives a te forger des relations, trouver des amis. C'est pas facile, mais se créer un cercle social c'est la meilleure façon d'évoluer dans une société.

Si le cœur de Chrissy se serra à ces paroles, elle fut reconnaissante à Satoshi de ne pas avoir dit tout haut ce qu’il pensait tout bas après les révélations qu’elle venait de lui faire. Il devait sans doute penser qu’elle n’avait pas sa place dans cette école…et sans doute avait-il raison. Et pourtant elle donnait tant d’elle pour se faire une place, pour prouver qu’elle méritait cette place. Mais prouver à qui ? A elle-même ?

La jeune écossaise rapprocha un peu plus ses genoux de son buste, croisa à nouveau les bras dessus et y posa son menton, ne quittant pas des yeux le jeune homme et étant pourtant à tes années lumières de l’instant présent.
« Il faut que tu arrives a te forger des relations, trouver des amis. » Cette phrase résonnait dans sa tête. C’était bien ça le problème, c’est qu’elle n’y arrivait pas, c’est qu’elle ne connaissait pas les gens, elle ne savait pas comment les aborder. Elle repensa un instant aux seuls « amis » qu’elle avait eu jusque là. Son clan de danseurs à Édimbourg. Elle avait réussi à se faire une place là bas, mais ce n’était pas avec des mots qu’on s’intégrait à la vie nocturne écossaise, c’était à travers la danse, les battle. La vie diurne était autre chose, on ne rencontrait pas les gens en dansant ce qui était plutôt dommage puisque c’est un langage universel qui se comprend à travers le monde sans avoir à faire mille et une traduction pour communiquer.

- Si tu veux....enfin, je veux dire, si tu en a envie....on peux se faire un truc. Manger quelque part. J'ai une très bonne amie, tu la connais peut être ? Watanabe Misuzu-chan. Tu pourrais essayer de redécouvrir l'endroit de zéro, partir sur un meilleur pied que tu ne semble l’être. Je suis sur qu'elle et toi vous vous entendriez bien. Elle est adorable.

Chrissy revint sur terre et releva précipitamment la tête. Elle regardait Satoshi sans répondre, se sentant un peu perdue.

_ Et bien je...pourquoi pas, mais...tu n’es pas obligé tu sais...je ne voudrais pas déranger...

La demoiselle se gratta l’intérieur du poignée gauche, un tic qu’elle avait lorsqu’elle était nerveuse. Et pourtant elle espérait tellement de ce nouveau départ que Satoshi semblait lui proposer. Cependant, sa nervosité ne l’avait pas empêcher de remarquer les rougissements du jeune homme quand il évoqua cette Misuzu, bien qu’il essayât de les cacher et un léger sourire se dessina sur son visage. Même si elle-même n’avait jamais connu ça, elle avait lu assez de livre d’amour pour deviner que le capitaine du club de combat sans arme était amoureux de son amie.
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MessageSujet: Re: Une rose sans épines [PV Satoshi]   Ven 30 Mar 2018 - 16:19

Je poussais une grande inspiration. Tout n'allait pas comme je l'avais espéré au début, mais il semblait que j'avais attiré son attention. Chercher des excuses ? Je voulais juste....je ne sais pas ce que je voulais. Protéger le club ? Peu de chance, je ne m'en sentais pas aussi responsable. La consoler alors ? Sans doute un peu plus, mais j'aurais du savoir que je n'aurais absolument rien a dire de vraiment rassurant, de vraiment correcte pour la booster de nouveau. Cette idée de repas n’était pas si mal. J'allais pouvoir éviter de rester trop longtemps tout seul avec elle, et de rendre la situation trop malaisante. Je n'aurais qu'a demander a Misu-chan de lui parler de nourritures, c’était sa spécialité, elle faisait des conversations entières toute seule, en monologue.

- Je ne t'aurais pas proposé si ca me dérangeais, tu sais ? Ca me paraît logique, pas toi ?

Je lui faisais un sourire avant de sauter de mon mur, et de lancer ma canette dans une poubelle avec souplesse. Mes petits entraînements avec Nakamura-sempai m'avaient au moins apporté un peu de justesse sur ce point, et couplé a mon entraînement récent au lancé de couteaux, je supposais que j'étais devenu pas mauvais. Même si le lancé de couteaux n'avait rien a voir avec le couteau, a force d'en manier, j'avais commencé a étudier cette partie de l'art, et j'étais devenu pas trop mauvais.

- Laisse moi juste lui envoyer un message....ou l'appeler, ça ira plus vite.

Je passais la main dans mes cheveux, comme pour me recoiffer. Stupide Sato, elle n'est pas encore la. Je prenais un petit soupir pour m'encourager, et composa son numéro que je connaissais par cœur, a force de ne parler quasiment qu'avec elle par message. La sonnerie sembla durer des heures. Puis un petit « clic », et j'entendais sa voix. Un sourire apparut un bref instant sur mon visage, avant de parvenir finalement a reprendre mon sang froid. Je prend une voix assuré, alors que cela fait déjà bien dix secondes qu'elle a décroché :

- Misuzu-chan, désolé de te déranger, ca va ? Je voulais te proposer d'aller manger en ville avec moi et une amie. Je me suis dis que ça pourrait être sympa. Si tu veux bien sur.


Je la laissais répondre. En fait, a part si elle avait déjà quelque chose de prévu, je n'avais pas vraiment peur de sa réponse. Elle avait toujours dis oui aprés tout, non ? Et je pensais que nous étions arrivés au stade ou nous étions vraiment amis. Vraiment amis. Vraiment amis. Calme toi Sato, c'est bien ami, ce n'est de toute façon pas comme si ca pouvait être mieux. J'entendais sa voix et cela me tira de mes songes. Elle acceptait, comme prévu. Je retenais un énième soupir de soulagement, avant de sourire plus normalement.

- Ok, alors on se retrouve disons dans.....trente minutes, devant l'entrée du campus. D'accord ? A tout a l'heure, Misuzu-chan.

Je tournais la tete vers Chrissy, le sourire sans un peu trop large, et je prenais sur moi pour retrouver une attitude convenable. Trente minutes, c’était bien assez pour que la jeune Écossaise ai le temps d'aller se changer. Et oui, même moi j'arrivais a prendre ce genre de détails en compte parfois. J'approchais pour ne pas avoir a crier pour lui parler, vu que je m'étais éloigné d'une bonne dizaine de mètres en téléphonant, sans m'en rendre compte.

- Elle a dit qu'elle allait nous rejoindre. Si ça te va, on se rejoins devant la grille ? Je doute que tu ai envie de sortir comme ça, n'est ce pas ?

Je la regardais de bas en haut. Elle n’était vraiment pas grande, mais dans ce pays, ce n’était pas si voyant. Et au moins, dans la rue, il y avait des chances que cela ce reporte plutôt sur mes épaules. Je lui faisais un sourire, en répétant le lieu du rendez vous, et en m'éloignant vers la sortie de la serre, en prenant soin de lui faire un petit signe de la main. Elle me prenait sans doute pour un fou. Un malade qui etait venu lui parler alors que je ne l'avais jamais vu de ma vie avant, et qui faisait ça juste pour m'amuser. Peut être qu'elle ne viendrait pas, ou qu'elle allait penser que je comptais lui mettre un lapin.

Dans tout les cas, venir ou non ne dépendait plus que d'elle. Je retournais rapidement changer de tenue, pour quelque chose d'un peu moins etrange que le Nan Quan traditionnel que j'avais sous mes vêtements, en pensant a la base retourner au dojo. Ce ne serait probablement pas pour aujourd'hui....

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