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In a decade, will you be there ?
 
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 Full Moon [ pv Yuuta ]

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Ayame Masuda
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MessageSujet: Full Moon [ pv Yuuta ]   Mer 21 Fév 2018 - 12:48


CHiCOwithHoneyWorks - Pride Kakumei:
 
♪ risou dake o kuchi ni shiteta kako 
kabe wa doko ni datte tachifusaide 
tesaguri de ikiteku ♪


La foule qui avait commencé a s'assembler depuis maintenant les deux heures que durait le concert improvisé sembla s'égayer a nouveau. Il y avait au moins une centaine de personnes, si bien que certains se trouvaient obligés de rester devant la porte, voir a l’extérieur, debout sur la terrasse. Les fenêtres, malgré le froid mordant de Janvier, était grande ouverte pour permettre au plus de personnes possible d'en profiter. C’était devenu un rituel, et elle avait son public, les habitués qui venaient après le travail pour avoir la chance d'oublier le quotidien a travers sa musique. Et si le froid était présent, l’atmosphère, elle, était toujours aussi brûlante.

♪ akai sora ga kage o nobasu 
mada sore wa tayorinakute jibunkatte 
tameiki o kobosu ♪

♪ chigau hohaba awanai kokyuu demo 
kimi wa massugu ni butsukatte 
soba ni itekureru ♪

♪ surechigai miwataseba sou torinokosareteita 
asu wa mietemasu ka 
kurayami kakikesu kimi no koe ga kikoetanda ♪

Un groupe de jeunes adolescents venant d'un collège a coté du campus sifflèrent a l'annonce du refrain. Certains enfants, encore plus jeunes, rigolaient et essayer de suivre le rythme de la voix de l'adolescente. Tous semblaient s'amuser.

♪ yowakutatte tachimukaunda 
riyuu nara kimi ni moratta 
wakatteru, dakara ikunda yo. 
ima mo kurushikutte mune ga itai yo 
chikara nara kimi ni moratta 
mamorinuku tame ni ikunda yo ♪

♪ maketebakari mamoru mono mo nai 
sonna jishin nakute shiai houki 
iiwake o kobosu ♪

♪ dokokaratonaku mimi o sashita koe 
kimi wa massugu ni butsukare tte 
kuyashisou ni nageku ♪

♪ fureaeba mune no oku ni dosoku de fumikonde 
asu wa kimi ga kimero 
kurayami kakikesu kimi no koe wa naiteita ♪

Elle leva les bras, s'écartant de sa guitare qui vint reposer contre sa poitrine, maintenant par la sangle qui passait dans son dos. Son front couvert de sueur, un sourire éclairant son visage de bout en bout, c’était sans doute le moment ou elle était le plus magnifique, inatteignable dans sa bulle que personne ne pouvait percer, mais que tout le monde pouvait toucher, écouter, s’imprégner. C’était le clos du spectacle, et sa voix explosa autant dans le bar que dans la rue.

♪ namida nante furiharaunda 
riyuu nara boku ga tsukutta 
wakatteru, dakara ikunda yo. 
ima mo kowakunatte ashi ga sukunde 
hontou wa furueterunda 
torimodosu tame ni tatakau yo ♪

Elle chantait a capella maintenant, mais cela n'avait plus vraiment d'importance, la musique semblait résonner malgré la perte de l'accompagnement de la guitare.

♪ tachimukau 
kowakunai 
kimi ga iru 
koko ni iru 
matteite 
daijoubu 
makenai yo 
mitometeru ♪

♪ saa fumikonde susumunda 
todoku made warae ♪

Puis une dernière fois, le bar s'embrasa.

♪ koe ni naranai sakebigoe ga 
mune no naka furueterunda 
wakatteru, dakara tatakau yo. 
ima wa hitori janai mune ga atsui yo 
chikara nara kimi ni moratta 
mamorinuku tame ni tatakau yo ♪

♪ kimi to mata waratteru ! ♪

Le bar explosa d'applaudissement, alors que tout le monde étaient ravi, comme d'habitude après les prestation qu'elle improvisait quasiment tout les soir après l'école. La première fois qu'elle avait mit les pieds ici, elle devait avoir onze ou douze ans. C’était avec Reira. C’était son amie qui avait commencée a jouer un peu de guitare dans les bars. Puis quand elles avaient continués, a deux, elles avaient prit de plus en plus de proportion, jusqu'à atteindre le moment ou les bars commençaient a se disputer la présence des deux musiciennes. De l'eau avait coulé sous les ponts. Elle avait établit un planning équitable. Et tout les soirs après dix sept heures, sauf exception, elle se retrouvait a jouer pour les différents tenanciers. Elle se fichait un peu de pour quel bar elle donnait de son temps. Elle n'était la que pour les gens et la musique.

Les applaudissements étaient tellement fort et pourtant, elle ne semblait pas les entendre. Le regard vitreux, elle commença a essuyer les larmes qui roulaient sur ses joues. Et petit a petit, elle parvint a revenir dans le moment présent, et alors que les gens avaient maintenant l'habitude de son étrange façon d'etre ailleurs suite a ses prestations, ils savaient également qu'il fallait applaudir un peu plus longtemps afin que lui parviennent les dernières bribes de remerciements pour son travail. Elle fit un sourire pour son public, en secouant finalement la main, sautant de la chaise ou elle se tenait debout depuis quasiment une heure et demi. Elle commençait souvent assise, mais ça finissait deux fois sur trois debout sur une chaise ou une table.

Elle attrapa le verre d'eau qu'on lui tendait, alors que la plupart des gens commençaient a partir d'un air ravi. Il n'y avait pas d'attentes supplémentaires. Quand c’était terminé, c’était terminé. Elle ne pouvait pas se permettre de rester longtemps, elle devait travailler ses cours, travailler ses partitions, aussi elle ne donnait jamais plus de deux heures de son temps. Étant donné qu'elle chantait tout les soirs, les gens aimaient profiter de ce temps sans en rajouter. Si elle avait fait trois ou quatre heures,les gens se seraient peut être lassés de toute façon. Elle remercia pour le verre d'eau, décidant d'aller dehors. Elle parvint a se frayer un chemin vers la sortie, se trouvant dans la grande rue. Le soleil était quasiment couché, et elle pu enfin respirer a pleins poumons. Les gens lui souriaient, approchaient pour discuter un peu, pour la féliciter.

Elle inclina la tête en s'éclipsant un peu plus loin, histoire d'avoir un peu la paix. Elle s’arrêta, s'appuyant sur le dossier d'un banc, savourant son verre d'eau en regardant le ciel avec un grand sourire sur le visage. Et dans un coin de la tête, elle essaya de croire qu'elle pourrait continuer ces prestations tout au long de sa vie. C’était le 31 Janvier. La pleine lune.
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Yuuta Fukuro
♣ Université - 4ème année
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MessageSujet: Re: Full Moon [ pv Yuuta ]   Mer 28 Fév 2018 - 19:24


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La nuit était tombée, une douce quiétude emplissant gentiment chaque rue de la ville de Keimoo ; les rues se vidaient, les bars et dernier Kombini aussi, le froid mordant de cette fin de janvier en décourageant plus d’un à s’aventurer dehors, à cette heure-ci, par ce temps-là.

C’était un temps où il faisait bon rester chez soi, s’emmitouflant dans une couverture épaisse, un chocolat chaud à la main, son ordinateur portable branché à sa télévision avec Netflix tournant en grand écran et accompagné d’un chat des plus demandeur en câlins.

Du moins, c’était le programme que s’était organisé Yuuta pour cette soirée, lui qui était revenu des US il y avait à peine deux jours, s’il n’avait pas oublié qu’il devait travailler. Et par travailler, il fallait comprendre aller coller des affiches, dehors, par ce temps et ce froid.

Avec les remerciements de la tête du domaine Fukuro : Oba-san.

C’est qu’elle n’avait pas perdue son temps, ni même sa frénésie à vouloir châtier le jeune garçon pour son erreur lors de la Silent Night : non seulement s’était-il excusé auprès de la famille Masuda, à qui les excuses avaient semblé faire ni-chaud ni-froid, mais le fiasco de cette fameuse soirée était maintenant vieux de plus d’un mois.

Pourtant, Oba-san ne semblait pas être satisfaite de si peu ; utilisant le retour du jeune garçon aux US pour entrer en contact avec les organisateurs de ladite soirée, mettant Yuuta à leur service pour faire table rase entre la famille Fukuro et le conservatoire de Keimoo.

Autant dire que le jeune garçon avait fait une drôle de tête lorsqu’il avait appris la nouvelle en plein milieu de son séjour parmi sa famille.

Fort heureusement, le comité était majoritairement des jeunes gens à qui la demande de la matriarche Fukuro sembla être exagérée et non avenue. Ainsi, pour ne pas vexer un des deux partis, ceux-ci avait conclu un marché avec le jeune musicien : il devait simplement faire la tournée de la ville pour distribuer des pamphlets pour la prochaine soirée que le comité organisait.

Petit point bonus en plus : étant informé du travail qu’il devrait faire une fois rentré des US, il avait pu s’organiser sur place, ramenant dans ses bagages quelques affaires en plus qu’il pensait ramener qu’en été.

C’est donc pourquoi, pour la 3ème nuit cette semaine, il s’était emmitouflé dans des habits chauds, avait enfilé ses Street Inline et était parti à la conquête des rues de Keimoo, malgré le vent qui rougissait encore plus son visage que de normal.

En plus du matériel adéquat, il s’était aussi organisé quant à ses rondes ; commençant par la distribution des flyers dans les Kombinis, shops et bars de la ville, ce dernier soir où il devait sortir pour "travailler" avait pour objectif principal de coller les dernières affiches qui lui restaient.

Rien de bien excitant, rien de bien difficile et c’était très bien ainsi.

Profitant de la joie qui l’emplissait à chaque fois qu’il se retrouvait avec des patins en ville, Yuuta fis plusieurs détours avant de partir pour le centre-ville ; il passa par les rues qui possédaient ces longs escaliers, slidant les barrières en leur centre et profitant qu’il n’y avait aucun passant pour arrêter sa folle descente, puis coupa à travers les parcs, sautant les bancs publics qui feraient office d’obstacles en temps normal.

La sensation de liberté était enivrante, sa vitesse ne cessant d’augmenter malgré le vent froid qui fouettait les rares parties de son visage qui n’étaient pas protégés contre sa morsure glaciale. Son cœur battait mille à l’heure à chaque embranchement de rues, les bâtiments et néon des échoppes se transformant en un mélange flou de couleurs, les rares voitures circulant encore ne devant que des traînées sonores dans son sillage.

Pendant ces instants, il ne regrettait pas du tout qu’Oba-san ait gardée la façon de réfléchir des matriarches d’il y a 200 ans, toutes basées sur l’honneur, le respect et la préservation du nom Fukuro.

Cependant, il n’était pas non plus là pour s’amuser toute la nuit ; bien qu’il ne lui reste plus qu’une cinquantaine d’affiches à coller contre des murs, il se devait de terminer son travail. La fin de celui-ci signifiant aussi pour lui la fin des remontrances de la part de la matriarche Fukuro. Yuuta savait qu’Oba-san ne faisait pas tout ça par haine de sa personne, non, il savait qu’elle n’était plus énervée contre lui depuis longtemps, c’est juste qu’elle se devait, d’un point de vue externe, à assurer "l’ordre" et le bon fonctionnement de la famille.

Étant mâle Fukuro, il avait été dispensé des leçons "familiale" que recevait chaque femme de la famille. Par contre, sa sœur qui les avaient reçus, n’avaient pas rechignée à lui partager chacune d’entre elles, apportant une vision toute autre au jeune garçon de la position des femmes chez les Fukuro.

En bref, sans elles, la famille aurait disparue il y a longtemps ; lister tous les hauts faits décisionnels des matriarches par rapport à la sauvegarde de la famille ne permettant pas à faire justice à ces personnes remplies de sagesse qui avaient su préserver celle-ci d’une main de maître.

C’est pourquoi Yuuta obéissait, sachant qu’il y avait bien plus derrière les étranges demandes et actions d’Oba-san qu’il n’y paraissait. C’était donc la raison pourquoi le jeune garçon collait maintenant ses affiches au centre-ville, dans les endroits réservés à ça, tout en sifflotant un air jovial, la vapeur sortant de sa bouche apparaissant et disparaissant en rythme de la chanson.

Ok ! Partie Nord du centre-ville fait, plus que l’Est, l’Ouest et le Sud et je peux rentrer au chaud.

Plaçant la bonbonne de colle dans son sac où trônait déjà le reste des affiches enroulées en un tube serré, il balança son sac sur son dos après avoir vérifié que tout tenait bien place dans celui-ci, serrant les sangles et replaçant son casque sur ses oreilles.

 


Après avoir veillé à ce que celui-ci soit bien serré, il sorti son téléphone et lança une playlist qui l’accompagna jusqu’à l’Est du centre-ville où il reprit son collage d’affiche. Par contre, le rythme des morceaux qui passaient dans ses oreilles créaient à chaque instant une envie folle en lui de refaire quelques détours.

Il avait réussi à se retenir pour toute la partie Est, dansant sur place pendant qu’il collait ses affiches, s’imaginant slider de longue barre métallique et sautant par-dessus escaliers et bancs publics. Reprenant son chemin en direction du sud, il craqua aux abords d’un dédale d’escaliers en béton qui aidaient les passants à monter d’un parc en contre-bas jusqu’à la route plus haut.

Mais le plus beau, c’est que ces longues rangées d’escalier, entre coupées de moments plats toujours reliés avec une barre métallique en leur centre, terminait après une descente de plusieurs mettre à l’entrée d’un parc, les bancs publics étant à peine visible même d’où il se trouvait.

Une aubaine !

Yuuta s’approcha alors du début des escaliers descendants, analysant le chemin qu’il pourrait emprunter, s’excitant déjà en avance d’avoir trouvé un pareil endroit. C’est qu’en plus, il y avait personne ; il pouvait bien se permettre une… deux voire trois descentes, non ? Ne pouvant plus attendre, il rebroussa un peu chemin pour prendre de la vitesse, démarra une playlist et s’élança.


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Il attaqua la barre métallique avec un "Royal" ; les deux pieds en slide et les genoux orientés vers l’arrière, s’accroupissant pour garder de la vitesse. Arrivant rapidement à la première partie plate, il profita que sa vitesse le fasse un peu décoller de la rambarde pour changer sa position et faire un "Acid inversé" ; son pied se plaçant en slide ouvert alors que son pied arrière faisait passer la barrière sur ses côtés, commençant un grind simple.

S’il n’était pas caché sous son écharpe, Yuuta était sûre que le sourire qui s’affichait maintenant sur ses lèvres aurait de quoi illuminer toute la ville.

Pour la suite, il passa rapidement de son "Acid inversé" à un "Unity inversé", se retournant au second plat pour reprendre sa position initiale, faisant face à la descente pour placer un "X-grind" suivi d’un "Porn star". Désireux de reprendre un peu de vitesse pour les bancs qui l’attendaient plus bas, il slida la dernière partie de la rambarde des escaliers avec un simple "Royal" pour finir par sauter, s’amusant à placer un simple "Stalefish", histoire de ne pas foiré sa réception.

Gardant son momentum, il fonça droit vers un premier banc, plaçant un "Safety" pour passer au-dessus, fonçant plus vite que jamais vers le deuxième jusqu’au moment où un frisson parcouru soudainement tout son corps.

SHIT !

Ce banc était occupé et vu sa trajectoire et sa vitesse, le sauté revenait à rentrer en contact avec le crâne de cette personne, roller en premier. Fort heureusement, il n’était pas dans un état second, son cervelet lançant des ordres direct à son corps, jetant celui-ci sur le côté pour éviter une collision avec la tête de la personne assise ou même avec le banc.

Petit détail amusant : alors que son corps allait se jeter dans un roulé boulé, Yuuta pensa avant tout à son sac et ses affiches, laissant tomber celui-ci avant que son corps n’essais d’éviter la collision, espérant qu’il n’y aura que peu de dégâts.

Pour la suite, ce fut un mélange de roulade, de vision du sol, puis du ciel et à nouveau du sol ; son corps était tombé à terre sur le côté afin de ne pas rentrer de plein fouet dans le banc. Ses mains se rapprochant immédiatement de son corps et ses jambes se recroquevillant légèrement, Yuuta fit plusieurs roulades, perdant tout sens de l’orientation, ne sentant que le changement du sol contre sa peau, celui-ci passant de la douceur de l’herbe à la dureté du goudron.

Roulant ainsi sur une bonne dizaine de mètre avant d’enfin s’arrêter, il se retrouva dos au sol, ses yeux regardant le ciel, voyant mille et une étoile, factice et réelles. Il resta ainsi quelques instants, récupérant gentiment ses sens.

Après un temps donné, il revint peu à peu à lui, gesticulant ses doigts, toujours plaqué au sol sur le dos.

« Doigts… Check. » Il bougea alors ses doigts de pieds au chaud dans ses roller. « Doigts de pieds… Check. » Alors, il plia et déplia ses bras dans les airs. « Bras… Check. » Les posant à terre, il s’appuya sur ses coudes afin de s’asseoir là où il était précédemment couché. « Dos… Aouch... Check ! » Une fois assis, il plie et déplia ses jambes en même temps qu’il fit tourner, lentement, sa tête sur les côtés. « Jambes. Check. Tête. Check… Ok, tout est bon. »

Peut-être que l’adrénaline du moment faisait encore effet, il le sentirait bien après. Par contre, il y avait quelque-chose d’autre, ou plutôt quelqu’un d’autre, qu’il devait vérifier, c’est pourquoi il tourna la tête sur sa droite, la surprise et la lassitude passant tour à tour sur son visage.

« Toi ?! »

Il se laissa alors retomber dos au sol, regardant le ciel et y tendant ses bras comme pour y attraper quelque-chose.

« Pourquoi ? » Il replia un peu ses bras, les tendant à nouveau en direction de la jeune Masuda à sa droite. « Pourquoi à chaque fois que je la croise, il m’arrive quelque-chose ? Hein ? » Ses bras reprirent leur position de base ; tendue vers le ciel, avant de tomber sur son visage, Yuuta se facepalmant dans un soupir. « S’il vous plaît, faites qu’il ne lui soit rien arrivée. »

Ensuite, il ne mit pas long à se relever, sentant quand même une douleur dans le dos, patinant gentiment en direction de la jeune fille.

« Hey, little Birdie, ça va ? Rien de cassé ? »

Au mot "Birdie", l’esprit de Yuuta envoya à celui-ci l’image d’un gros oiseau jaune, celui qu’il voyait tant à la télévision quand il était petit, celui qui n’arrêtait pas de répéter : « Remember Kids, never forget your protection when roller skating ! »

Il se mit légèrement à ricaner à lui-même, ne remarquant pas les nombreuses mais très légères brûlure de goudron ensanglantées qu’il avait sur les bras.


HRP:
 

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MessageSujet: Re: Full Moon [ pv Yuuta ]   Ven 2 Mar 2018 - 13:36

Le ciel était magnifique, bien plus que ce qu'elle avait pensée en sortant. Les étoiles étaient parfaitement visible, et le froid sec qui s'abattait depuis plusieurs jours sur la ville avait permit au ciel de se dégager. Il n'y avait pas un nuage. Elle avait l'impression que les astres pouvaient directement discuter avec elle. Depuis toute petite, elle avait toujours eu une sorte de relation privilégiée avec les étoiles. Elle pouvait en nommé un bon nombre, bien que c’était souvent des noms a elle, et pas ceux scientifiques, ceux qui étaient donnés officiellement.

L'été, elle avait l'habitude de sortir la nuit, de jouer et de chanter dans des coins tranquilles devant son public favoris, le ciel nocturne. Elle avait souvent des envies de monter sur le toit de la grande demeure familiale pour rester ainsi allonger pendant des heures. Et elle était patiente. Elle ne voyait pas le temps passer. Une fois dans sa bulle, plus rien ou presque ne pouvait l'en faire sortir. Le son de la voix d'Arata ou d'Haneko étant la grosse majorité de ces exceptions.

C'est pour cette raison, entre autre, qu'elle ne remarqua rien. Le rider ne la frola même pas. Il s’était jeté avant, et elle avait a peine sentit le souffle de son passage sur sa nuque. Les sons, ne parvenaient pas a pénétrer sa carapace, aussi bien que la sensation de fraîcheur. Le seul geste qu'elle faisait était de porter son verre jusqu'à ses lèvres de temps a autre, faisant ainsi diminuer le volume du liquide extrêmement lentement. Elle ne prenait que des petites gorgées.

C'est exactement pour cette raison que quand elle entendit le garçon s'adressait a elle, elle ne réalisa pas immédiatement que c’était a elle qu'il s'adressait. Si elle n'avait pas sentit la chute, elle avait quand même était légèrement distraite, de sorte qu'elle entendit la voix de Yuuta du premier coup. Elle tourna la tête vers lui, lentement, le regard vide. Ce regard qu'elle avait quand on la prenait au dépourvu. Ses pupilles semblèrent revenir vers la lumière, et elle parvint a visualiser la personne qui était désormais a coté d'elle. La première réaction qu'elle eu fut la suivante :

- Pourquoi tu m'appelle comme ça ?

Elle l'avait entendu l’appeler comme ça un certain nombre de fois, mais finalement, c’était la première fois qu'ils se parlaient dans le calme. C’était un peu comme si elle le rencontrait pour la première fois. Loin de cette soirée silencieuse. Loin de ce nouvel an bruyant. Les émotions encore a vifs suite a la soirée au bar, elle avait la sensation d'avoir l'esprit encore un peu embrumée. Elle regarda autour d'elle, avant de reprendre une gorgée d'eau.

- Tu as une tete bizarre, on dirait presque que tu.....euh....tu es tombé ? Ca va ? Tu as des marques sur les bras. Tu devrais te couvrir l'hiver.


C’était assez amusant, en prenant en compte qu'elle était vite sortie du bar, et qu'elle n'avait rien sur elle a part un débardeur fin et une jupe recouvrant des collants. Bien loin de la tenue que l'on pouvait porter pour un mois de janvier. Mais comme si elle était imperméable au monde extérieur lors de le petit moment ou elle avait regardé le ciel, elle revint enfin a la réalité et eu un frisson. Elle se leva d'un petit bond :

- Je reviens.


Elle retourna vite au bar qui se trouvait a une trentaine de secondes de marches, récupéra deux nouveaux verres d'eau, sa guitare et son manteau, avant de revenir jusqu'au banc. Il était toujours la, et la manœuvre n'avait durée que deux minutes. Elle lui tendit le verre avant de se rasseoir en posant l'instrument sur ses genoux, et son verre sur la house de cette dernière. Au final, elle n'avait toujours pas changé sa guitare....

Elle s'étira en baillant a s'en décrocher la mâchoire, sans mettre la main devant sa bouche. Si sa mère l'avait vue faire ainsi, elle se serait probablement prit une bonne remontante. Le statut que lui prodiguait son nom devait l'obliger a avoir un peu de tenue. Mais elle s'en moquait bien. La tête remontant vers les étoiles, un peu comme si il n'était pas la, elle se remit a chantonner. Malgré tout le temps qu'elle venait de passer a chanter a pleins poumons, elle n’était jamais rassasiée, elle n'en avait jamais marre. Elle continua ainsi de fredonner sans vraiment réfléchir a ce qui était en train de sortir. Cette mélodie, c’était l'une de ses propres chansons, qu'elle avait écrite pour son prochain concert. Et comme a chaque fois qu'elle sortait une nouvelle chanson, elle ne pouvait s’empêcher de la chanter jusqu'à la première fois ou un public l'entendrait, comme pour se persuader qu'elle était réussit.

- J'aimerais bien m'approcher des étoiles, quand elles écoutent, c'est apaisant. Si j'étais plus proche, je pourrais être encore plus sereine.


Elle avait dit ça comme ça, sans se préoccuper du fait qu'il l’écoutait ou non. Difficile de savoir si elle était contente d'avoir de la compagnie. En vérité, être seule ou avec quelqu'un n'avait jamais posé de différence pour elle, mais elle ne pouvait s’empêcher d'aller parler aux gens, même a des inconnus. Sa faculté d'approcher les gens, coupler a sa gentillesse et sa naïveté, faisait d'elle, Ayame Masuda, l'une des personnes avec qui il était le plus facile d'échanger, de côtoyer. Il n'y avait pas vraiment besoin de mots, il suffisait de la voir sourire.

- Tu veux de l'aide... ?
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MessageSujet: Re: Full Moon [ pv Yuuta ]   Mar 6 Mar 2018 - 21:50

Le choc devait être plus grand qu’il ne le pensait, du moins c’est ce que l’esprit de Yuuta était en train de penser après analyse : premièrement, il était impossible qu’avec une chute pareille, sans protection, il se soit sortis autant indemne. Deuxièmement, la jeune fille qu’il croyait être Ayame Masuda semblait bien trop passive pour être réelle au vu de ce qui venait de se passer ; après tout, elle venait aussi d’éviter un accident qui aurait pu être bien plus grave qu’il n’y paraissait.

« Pourquoi tu m’appelle comme ça ? »

Sur le coup, Yuuta fut des plus surpris : cette question était… étrange. N’avait-elle pas réalisée ce qui c’était passé ? Ce ne lui avais ni chaud ni froids de voir une pareille masse lui passer à côté de si près et à toute vitesse ? Et c’était quoi cet air passif sur son visage, comme si elle était en semi-trance ?

Elle est pétée ?

Soudainement, une autre réflexion passa dans l’esprit du jeune garçon, celle-ci le faisant regarder la suite d’escalier qu’il avait slidé puis où il s’était craché ; c’est vrai que vu d’en bas, la pente était raide et dangereuse, slidé la rambarde tenait de l’imbécilité complète et s’il s’était craché dans les marches, il serait sûrement mort. Peut-être que, après tout, il avait bel et bien succombé dans sa chute.

L’idée le fit déglutir bruyamment, ses yeux retournant sur le visage de la jeune fille qui le regardait.

« Tu as une tête bizarre, on dirait presque que tu…. Euh… tu es tombé ? Ça va ? Tu as des marques sur les bras. Tu devrais te couvrir l’hiver. »

Des marques ? Yuuta leva alors ses bras, remarquant les écorchures dues à sa rencontre des plus fracassantes avec le goudron et qu’il ne sentait pas, pour tout dire, il ne sentait aucune partie de son corps. Le sang coulait légèrement des plaies, mais à la vue du liquide rouge, son esprit s’affola tout seul, celui-ci encore sous le coup de l’adrénaline du moment et ne réfléchissant pas pleinement.

Ca y est, je suis mort…

Était-ce ainsi qu’il avait quitté ce monde ? En se crashant violemment lors d’une sortie en roller ? Quelle manière débile de quitter cette terre ! Il aurait préféré partir d’une manière plus intéressante ; en sauvant une demoiselle en détresse d’une bande de brute, en combattant une armée d’Alien ou encore en sacrifiant sa vie pour la survie d’un groupe de rescapé d’une invasion de zombie.

Mais non, nigaud qu’il était, il avait simplement slidé la barre de trop, se vautrant magistralement par la même occasion. Il n’osait pas imaginer ce que les gens allaient dire en lisant le faire part de décès dans le journal le lendemain.

"Encore un de ces jeunes abrutis qui a perdu la vie.", "En slidant les escaliers de ce parc ? Qui serait assez stupide pour le faire ? ", "Vous imaginez la pierre tombale ? « Ci-gît le crétin à roulette, partis trop vite, pensant qu’il pouvait y arriver, mais en fait non. » ".

Oui, les gens allaient bien rire de sa pauvre mésaventure. Mais bon, il était mort, pourquoi ce soucié de qui allait parler de lui ? D’ailleurs, en parlant de gens, quelque-chose perturbait quand même Yuuta : s’il était mort, pourquoi la jeune Masuda était là ? Est-ce que c’était la faucheuse qui avait pris l’apparence de la personne la plus "pure" qu’il connaissait afin de ne pas trop l’effrayer lors de son passage à l’autre monde ?

« Hey, petite quest… »

Elle n’était plus là.

Sans rigoler, la jeune fille qui était là à peine quelques instants avait totalement disparue sans faire un bruit. Yuuta regarda de part et d’autre de sa personne, tentant de voir si celle-ci ne s’était pas glissée ailleurs, comme derrière son dos pour lui planter sa faux, par exemple.

Mais rien, nada, pas de petite tête aux cheveux noirs dans son champ de vision. Un frisson parcouru alors tout son être.

What the f*ck is going on, here ?

C’était flippant, il n’y avait pas d’autres mots. Yuuta était même impressionné que, malgré le fait qu’il soit mort, la vision et disparition de cette jeune fille pouvait lui faire ce genre d’effet.

Décidément, elle n’était pas comme les autres, loin de l’idée qu’il se faisait des Masuda à la base. De son vivant, il aurait dû lui dire à quel point il avait des aprioris sur cette famille et ô combien, à elle toute seule, elle avait su marquer son esprit à l’inverse de ce qu’il croyait.

Mais c’était trop tard maintenant, non ?

Triste d’avoir eu cette réflexion et de ces non-dits qu’il ne pourra jamais exprimer, il baissa les yeux au sol, maudissant intérieurement sa propre bêtise pour avoir fait sa tête brûlée et bousillé, par la même occasion, toutes ces possibilités de faire encore du bien autour de lui. Ça lui avais donné un goût amer dans la bouche, qu’il fut bien heureux de laver avec le verre de liquide transparent qui était apparu dans son champ de vision puis dans ses mains.

Il allait le porter machinalement à sa bouche lorsqu’il s’arrêta net dans son mouvement.

Wait, what ?!

Il regarda alors le verre, faisant tourner lentement le liquide dans celui-ci, se demandant d’où il était arrivé et ce que cela pouvait être. Relevant les yeux, il remarqua que la faucheuse était de retour et compris que c’était celle-ci qui lui avait apporté le verre. C’était donc comme ça qu’elle agissait ? Elle n’utilisait plus sa faux pour extirper les âmes de cette terre pour les cieux, mais leur donnait à boire un liquide inconnu ?

Il regarda un instant le verre, pensif, puis haussa les épaules et bu l’entier du conteneur en une fois : s’il devait partir, autant le faire d’un trait et non pas petites gorgées après petites gorgées, non ? Une fois le récipient vidé de son liquide qui avait étrangement le même non-goût que l’eau terrestre, il leva les yeux au ciel, prêt et s’attendant à y être emmené.

Ce à quoi il ne s’attendait pas, c’était à quel point l’eau fraîche qu’il avait bue lui fit du bien à son corps et son esprit ; le froid du liquide ingurgité rafraichissant tout son être, son esprit se désembua, un nouveau frisson parcourant énergiquement son corps et lui faisant retrouver les sensations dans l’entier de celui-ci.

« J’aimerais bien m’approcher des étoiles, quand elles écoutent, c’est apaisant. Si j’étais plus proche, je pourrais être encore plus sereine. »

Le jeune garçon descendit alors ses yeux vers la jeune fille, voyant en même temps la vie dans les yeux de celle-ci alors qu’auparavant elle semblait si… loin. Cette vision lui fit afficher un sourire sincère sur les lèvres alors que son esprit raillait le fait qu’il se soit cru mort auparavant. Il ne pouvait pas décrire le pic de joie qu’il ressentait à ce moment-là, c’était en même temps comique et triste.

Cependant, emporté par la joie de n’avoir été qu’un crétin pour son choix de slide et sa conclusion quant à son sort, il amena une de ses mains vers la jeune fille, tapotant le haut de sa tête d’une manière douce et amicale.

« Tu veux de l’aide… ? »

Yuuta ne put s’empêcher un autre sourire joyeux de s’afficher sur son visage, ses yeux pétillant soudainement d’énergie, son esprit désireux de s’amuser à nouveau. Mais de façon plus calme cette fois.

« Non, non. Désolé. » Il avait l’air d’un joli nigaud heureux, retirant rapidement sa main de sur la tête de la jeune fille. « J’suis juste heureux d’être là. Avec toi. »

Se mouvant enfin de sa position debout pour aller s’asseoir à côté de la jeune fille, il sentit par la même occasion les effets de l’adrénaline qui avait quitté son corps ; c’était comme s’il avait pris 90 ans d’un coup, son corps lui semblait lourd, lent et vieux, chaques membres qui avaient pris part à la chute envoyant des signaux qu’ils n’étaient pas vraiment content de ce qu’il s’était passé.

S’asseyant lourdement sur le banc dans un râle de contentement, il s’affala un peu plus, sa tête partant en arrière et son regard se posant sur les étoiles brillantes disséminées dans le ciel habillé de son manteau noir comme l’encre.

« Les étoiles, hein ? » Il prit le temps de regarder la voute céleste, ses pensées se perdant dans les histoires de sa famille qu’on lui avait tant conté étant enfant et qui parlait de ces astres brillants. « Dis, pour toi, certaines d’entre elles représentent-elles des gens ? »

Yuuta leva alors le bras en l’air pointant une série d’étoiles formant une forme de casserole.

« Certaines ont déjà des nom : La Grande Ours. La Petite Ours. » Il en pointa une autre puis une autre, citant quelques constellations avant de pointer vers l’amas de celle à côté. « Mais celles-ci… Pas de nom précis… Est-ce qu’il y a là des étoiles qui, pour toi, brillent plus que d’autre ? Comme la mémoire d’une personne cher à ton cœur ? »

Il tourna alors la tête, pointant du doigt à un autre endroit.

« Pour ma famille, celle-ci est la plus importante, même si c’est pas vraiment une étoile. » Il pointait la lune, pleine, ronde et brillante dans le ciel comme un lampadaire éclairant l’obscurité ambiante de la ville. « Elle est à la base de la création des Fukuros, une drôle d’histoire qui remonte à très loin mais qui se transmets oralement de génération en génération chez nous. »

Il se releva alors sur le banc, se tournant du côté de la jeune Masuda, sourire aux lèvres.

« Ta famille est importante. Vous avez aussi des contes et légendes sur sa création ? » C’était une question qu’il s’était posé il y a longtemps ; est-ce que tous les grandes et réputées familles du Japon avait une histoire, des contes sur leurs origines ? Ou était-ce seulement pour les vieilles familles fermières comme la sienne ? « Tu sais d’où elle vient ? S’il y avait déjà des Masuda dans le passé qui ont pris part à des moments importants du pays ? Un ancêtre ou un endroit qui est cher ou important à ta famille ? »

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MessageSujet: Re: Full Moon [ pv Yuuta ]   Mer 7 Mar 2018 - 11:38

Elle leva les yeux vers le haut de ses orbites pour observer la main s'écraser sur son crane comme si elle était une enfant. Elle soupira, sans se débattre pour autant. C’était inutile, elle n'allait pas se disputer avec lui. Elle n'aimait pas vraiment qu'on lui fasse ça, elle avait l'impression de voir son père qui lui tapotait le crane pour éluder tout le reste, comme une excuse avant de partir. Il n'avait jamais était très concerné par l'éducation, laissant tout a sa femme qui était bien trop a part pour s'en soucier elle même. Ou plutôt que de dire qu'elle ne s'en souciait pas, c’était plutôt qu'elle n'arrivait pas a exprimer ce qu'elle ressentait. Elle s’était enfermé dans cette protection musicale, dont le cadenas était un sombre piano qui la coupait du monde extérieur.

- J'ai pas trois ans tu sais....

Elle avait marmonné ça, comme pour le faire arrêter sans être trop violente, et il s’arrêta finalement. Sans qu'elle sache si c’était a cause de ce qu'elle avait dit, si c’était plutôt vis a vis du fait qu'il avait comprit que ce n’était pas très raisonnable de la traiter comme une enfant. Elle allait bientôt avoir dix huit ans quand même ! Bon, elle était plus proche des dix-sept, toujours, mais de toute façon, elle ne se sentait pas différente que lorsqu'elle avait quinze ans. Elle faisait toujours la même chose, s'amusait toujours de la même façon, vivait dans sa propre bulle, qui, aussi ressemblante a celle de sa mère qu'elle pouvait l’être, avait quand même la différence majeur qu'elle ne jouait pas que pour elle, avait ce besoin de chanter avec les gens, avoir un public. Sa mere, elle, aurait pu rester enfermé toute sa vie dans la grande pièce sombre du cinquième étage du manoir familiale, pour jouer de son piano.

Elle sursauta quand il s'adressa de nouveau a elle. Elle avait parlé des étoiles sans y réfléchir, mais il faut croire que c’était un sujet qui l’intéressait. Et sa question était étrange. A des gens ? Ce n’était pas des gens, c’était des étoiles. Rien a voir.

- C'est bizarre comme question. Une étoile, c'est une étoile. Si elles étaient comme des gens, alors elles ne seraient pas intéressantes. Parce qu'elles seraient exactement comme nous. C'est le fait qu'elles soient différentes qui fait que je les trouves vraiment belles.

Si lever la tête était revenu a faire de la musique pour un public, dans une salle, alors elle l'aurait fait moins souvent. Le garçon enchaîna, et elle eu plusieurs secondes de réflexion. Encore une fois, les étoiles ne lui rappelait personne, parce qu'elles étaient des entités a part entière pour elle.  Quand aux noms qu'il citait, elle n'en avait aucune réelle connaissance autre que ce que l'on apprenait a l'école. C’était ses propres noms qu'elle donnait a ses « amies ».

- Quand tu croises quelqu'un dans la rue, tu penses pas a quelqu'un d'autre, ça serait vexant. C'est la même chose pour elles. C'est comme si tu disais qu'elles n'avaient pas d'existence propre. Et du coup si tu dis ça a haute voix, elles vont s'agacer, et c'est normal. C'est comme moi si moi, Ayame, tu passais ton temps a m'appeler euh....je sais pas moi....Hinamori. Et que tu me parlais comme si je n'étais pas moi mais une autre personne. Je trouverais ça vexant.

Elle ne le regardait plus, elle regardait les étoiles a nouveau, en souriant vers ces entités qui semblaient si proche et pourtant si loin d'elle. Elle poussa un soupir d'aise, comme si elle était extrêmement satisfaite de cette vision. Elle regarda la lune, qu'elle n'avait jamais vraiment appréciée. Elle etait trop grosse, prenait trop de place. Une histoire ? Elle n'en avait aucune idée.

- J'aime pas trop la lune. En fait, elle fait son intéressante, elle se met devant tout le monde en disant « c'est moi la plus grosse, c'est moi la plus belle ». Elle a un ego énorme, et hautaine. Au moins le soleil, lui, il attends que les étoiles s'endorment pour venir. C'est quoi cette histoire avec ta famille ?


Elle trouvait cela un peu étrange qu'une famille estime avoir un lien avec un astre comme la lune. D'un coté elle était curieuse, elle avait envie de savoir ce que c’était que cette fameuse histoire, et d'un autre, elle était très légèrement agacé. Pas énormément, Ayame n’était jamais en colère. Ou presque jamais, en dehors de moment d'agacement, elle ne s'énervait pas. Et ce n’était pas du tout envers le garçon, ce n’était pas lui qui avait inventé cette histoire. Elle reprit de nouveau la parole, en se levant, comme pour faire s'approcher sa tête du ciel :

- C'est mon père et ma mère  qui ont crées l'empire Masuda. Y'a cinquante ans, il existait pas. Mon père a lancé le coté business, ma mère le coté culturel. On a rien de toute ces histoires nous. Et puis a part Léa qui est déjà connue dans son domaine, et Maya qui va peut etre vouloir reprendre l'entreprise, je sais pas trop, bref, personne ne va perpétrer notre nom sur des générations je pense. Je me trompe peut être. Des fois je me dis que j'aurais du prendre un nom de scène, mais de toute façon c'est trop tard. Et puis même si j'aime pas trop mes parents, j'aime bien mon nom. Parce que c'est le même que celui de mon frère.

Elle s’arrêta finalement, elle parlait énormément, mais semblait ne pas le remarquer. Soit les gens appréciaient, soit ils étaient agacés. Plus souvent la deuxième solution. Elle était populaire en tant qu'artiste, mais en tant que personne, elle était considéré comme étant un peu étrange, dans son monde. Elle ouvrit soudainement la house de sa guitare posé sur le sol, et sortit son énorme calepin qui devait peser une tonne, et qu'elle avait depuis plus de dix ans. Elle l'ouvrit a l'endroit ou était un marque-page, vers la moitié, la ou elle en était. Ce n’était même plus les pages du cahier original, mais des pages scotchés ou agrafé, rajouté par la brune. Elle écrivit une ligne, les paroles de sa nouvelle chanson, qu'elle venait d'avoir en tete. Elle eu un sourire de satisfaction avant de le refermer et de le poser sur le banc avant de s'étirer.
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MessageSujet: Re: Full Moon [ pv Yuuta ]   Lun 12 Mar 2018 - 15:50

 « Wait, wait, wait ! Hold your horses ! »

Yuuta se pencha alors en avant sur le banc, tentant de capter le regard de la jeune fille qui venait d’ouvrir un cahier devant elle pour y griffonner il ne savait quoi, ne sachant pas si elle se foutait de lui ou non.

Il attendit un moment, perdu dans ses réflexions puis laissa tomber lorsque celle-ci ne fit même pas attention à lui, trop occupée avec son cahier.

« Les Masuda n’existaient pas il y a cinquante ans ? » Il s’appuya à nouveau sur le dossier du banc, le regard perdu au loin. « Pas possible… »

Ça veut dire que, quand mes parents étaient enfant, le nom Masuda n’était pas ? Non, j’ai dû mal comprendre.

« Attends, attends. Mais le père de ton père, alors ? Et le père de celui-ci ? Tu ne vas pas me dire que le nom de ta famille a perdurée pendant toutes les ères du Japon sans rien faire de spécial ? » Il amena alors une main sur son menton, pensif. « J’veux dire, pour avoir un empire aujourd’hui, dans ce pays, il faut au moins avoir une petite renommée, non ? »

Il avouait volontiers ne pas être au courant de toutes les nuances de la société nippone, encore moins lorsqu’il s’agissait des grandes familles et de leurs histoires respectives. Pourtant, de l’éducation qu’il avait reçue sur les Fukuro, il semblait à Yuuta que c’était chose normal pour une famille qui aurait survécu les âges, d’avoir une histoire plutôt fournie qui la précédait.

« Même ma famille, issue de la campagne, est rapidement citée dans les cours universitaires pour futur Botaniste et Biologiste Végétale. » Le regard toujours perdu dans le vide, Yuuta faisait rapidement un tri de tout ce qui lui avait été inculqué par les femmes Fukuro lors de ses nombreuses visites aux domaines étant plus jeune. « Un de mes ancêtres avait défriché tous ses champs pour les remplir de fleur au milieu de l’ère Yamato, lançant l’industrie du maquillage dans la région et assurant la pérennité de la famille par la même occasion. »

Il tourna alors le visage vers la jeune fille.

« Tu vas pas me dire qu’une famille aussi reconnue que la tienne aujourd’hui n’a aucun ancêtre qui a sût préserver le nom Masuda à travers les âges et toutes les complications des ères japonaises ? » Le garçon aux cheveux blancs arqua alors un sourcil questionneur. « Même pas besoin de remonter si loin non plus ; comment votre clan a survécu au choc pétrolier de 1973 ? Si mes souvenirs sont bons, mis à part pour le monde paysan, ce choc a fait des ravages dans la société japonaise qui s’était rapidement enrichie lors de la reprise de l’industrie entre 1953 et 1965. »

Il croisa alors les bras.

« Ca me semble bizarre d’avoir aucun historique de vos ancêtres et de ce qu’ils ont fait pour faire perdurer votre nom ?  Même pas une histoire contée par les plus anciens de la famille aux nouvelles générations de Masuda ? »

Maintenant qu’il y repensait, peut-être que ce "devoir de remémoration" était propre à sa famille, celle-ci sortant d’un milieu paysans où il était coutume, de base, de passer ses connaissances à la génération suivante afin de faire perdurer la mémoire des ancêtres, mais aussi de faire éviter des erreurs aux futurs adultes qui porteraient, un jour, l’avenir de la famille tout entière sur leurs épaules.

« Mouais, je sais pas… Ça me semble bizarre ou alors j’me fais juste des idées et c’est ma famille qui est trop bizarre à ce niveau-là. Sorry. »

Grimaçant quand même, il replaça son regard sur l’astre brillant qui était dans le ciel, regardant cette lune pleine et ronde, se remémorant les histoires que les anciens de sa famille lui avaient racontées sur celle-ci et la fondation des Fukuro.

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MessageSujet: Re: Full Moon [ pv Yuuta ]   Jeu 15 Mar 2018 - 11:57

« Kono de ni....omae mo....non, c'est nul... »

Elle se frotta les cheveux des deux mains d'un air un peu fou, comme pour essayer de se stimuler les quelques neurones qui étaient encore en état de marche après la prestation qu'elle avait proposé un peu plus tôt. Elle écoutait distraitement son voisin de banc, tournant la tête vers lui de temps en temps pour essayer d'analyser en même temps ce qu'il était en train de raconter. Il semblait déçu ? Ou alors surprit. Elle n'y prêta pas vraiment attention au début, mais voyant qu'il continuait d'en parler d'un air vraiment interloqué, elle repoussa son carnet, duquel s'échappa plusieurs feuilles mal scotché a l’intérieur.

Tout en se penchant pour les récupérés, elle tenta de se souvenir un peu de ce que sa grand-mère avait bien pu lui raconter plus jeune. C’était un peu peine perdue, étant donné qu'elle ne l'avait jamais aimé, préférant largement Maya, et sans doute un peu Arata bien que ce dernier ne pouvait pas la voir en peinture non plus. La matriarche Masuda avait éduqué les deux premiers enfants principalement. La cadette n'avait pas eu le droit a ce traitement, et elle en était largement satisfaite.

- En fait j'sais pas trop. Je dois t'avouer que j'en ai un peu rien a faire de l'histoire de ma famille. Tout ce que je sais, c'est qu'en 1973 par exemple, y'avait pas d'empire a perdre. Ma grand-mère était femme au foyer, mon grand père avait un magasin je crois, mais de toute façon ce que nous avons aujourd'hui, c'est mes parents qui l'ont fait.


Elle attrapa son verre d'eau, et bu a nouveau une gorgée, en repensant a l'histoire de ses parents. C’était finalement l'une des seules choses qu'elle avait voulue savoir. Le reste elle s'en moquait totalement. De la même manière qu'eux n'en avaient rien a faire d'elle.

- Ma mère était déjà une pianiste importante du conservatoire durant son adolescence. Elle est rentrée a Keimoo, et elle a rencontré mon père. Il n'avait pas grand chose. Je ne sais même pas comment elle est tombée amoureuse de lui. Je ne sais même pas si elle était vraiment amoureuse de lui. Chacun a utilisé la notoriété de l'autre, et petit a petit, la situation a évolué pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui. Mon père est froid, ma mère est glaciale, et je doute que deux glaçons ensemble parviennent a se réchauffer, mais il a bien fallut faire des enfants, c'est bien vu.

Et sans doute que petit a petit, a force de pondre, ils avaient de mois en moins eu envie, et que lorsque la quatrième était arrivée, c’était tout juste si lui donner un nom avait était une corvée. Elle soupira a cette pensée, en revenant au présent. Pas besoin de parler de cette entreprise florissante qu’était celle de son père. Il n'aurait rien pu faire sans sa femme, et finalement, c’était elle le meilleur porte étendard de sa société. La plus grande pianiste du Japon, forcément, ça en jette. Mais plus pour longtemps. « Parce que très bientôt, je serais plus célèbre qu'elle ». Même si cela ne ferait que contribuer a la pérennité des Masuda.

- Désolée de te décevoir, j'ai pas d'histoire incroyable sur comment un loup de trois cents kilo a était chassé par un de mes ancêtres et qui a créé une entreprise avec la peau qu'il a récupéré sur lui. Rien que l'histoire d'un jeune homme ambitieux qui a toujours rêver de devenir plus grand, jusqu'à posséder l'une des plus grandes fortunes du pays, en se servant de la femme la plus populaire qu'il a rencontré. Si il avait trouvé mieux, je serais peut être vraiment blonde maintenant. Malheureusement, je n'ai rien d'autre que du sang Allemand qui n'a pas suffit a teindre cette chevelure sombre qui est la mienne.

Elle sourit, comme pour signifier la fin de l'échange. Elle n'avait pas vraiment envie de s'occuper d'avantage de sa famille, et commença a regarder le ciel a nouveau, reprenant ses pensées a propos de sa prochaine chanson. Elle eu un trait de génie en attrapant son carnet, qu'elle semblait avoir du mal a soulever a bout de bras. Il était plus large qu'elle maintenant. Elle sourit en griffonnant des paroles sans vraiment de liens entre les unes et les autres. Sans le regarder, elle reprit la parole, comme si elle ne s’était pas interrompue, comme si il n'avait pas posé toute ces questions précédemment :

- Mais tu m'as rien raconté toi.

Elle était curieuse, c’était indéniable, et surtout, elle espérait pouvoir trouver une inspiration pour sa prochaine partition. Elle reprit sa place a coté de lui, en ouvrant plus franchement son gros carnet, afin de pouvoir dessiner ses notes plus facilement. Ces notes qui se répétaient dans sa tête avec exactitude. La main qui tenait son crayon s'agita dans les airs, comme si elle tenait une baguette de chef d'orchestre.

« Tsuki Tsuki, oh ore wa, ore wa..... »

« ...Bof »
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MessageSujet: Re: Full Moon [ pv Yuuta ]   Jeu 29 Mar 2018 - 19:37

L’échange était terminé, la jeune Masuda à ses côtés regardant à nouveau le ciel, repartant dans le monde qui habitait ses pensées, cherchant quelque-chose dans le tréfonds de sa petite tête. Yuuta fit de même, levant les yeux au ciel à son tour, regardant la pleine lune qui illuminait le monde de ses rayons, perdu lui aussi dans des souvenirs de soirées emmitouflés dans des couvertures à écouter des contes de sa grand-mère.

Que le temps passait vite ! Il n’arrivait pas croire que ces souvenirs avaient déjà 20 ans d’âge.

« Mais tu m’as rien raconté, toi. »

Le jeune garçon aux cheveux blancs eu un sourire, ses yeux ne quittant pas ce disque blanc accroché à ce fond noir qui s’étalait au-dessus d’eux.

« Tu sais, je viens d’une famille paysanne et dans ce monde-là, il y a beaucoup de croyance dans tout ce qui est esprits, gardiens ou autres spécialités du genre. » Il plaça ses bras derrières sa tête, comme un coussin de fortune pour soutenir son corps encore endoloris. « Ces histoires sont transmises oralement de génération en génération dans la famille, chaque enfant l’entendant dès l’âge de 3-4 ans et la quantité transmises augmentant à chaque nouvelle étape de leur vie. »

Il rigola légèrement, ce rappelant qu’au début il était toujours excité d’écouter cette histoire, mais que, après l’avoir entendu pour la centième fois, il s’était vite retrouvé embêté de devoir prendre du temps à devoir l’écouter encore et encore.

Pourtant, il n’avait jamais fait de caprices ni même déroger à la règle de s’asseoir en silence et d’écouter.

« Je crois que je l’ai bien entendue un millier de fois cette histoire, c’est pour dire à quel point je la connais par cœur… Et elle est longue en plus donc je t’en fais un rapide résumé car ça risque de ne pas trop t’intéresser. T’as d’autres choses plus intéressantes à faire, j’en suis sûre. »

Sourire aux lèvres, il chercha la meilleure manière de faire un résumé de cette longue et pénible histoire à raconter, se sentant tout de même étrange de la conter à quelqu’un ne faisant pas partie des Fukuros.

Est-ce que c’est ok de le faire ? Sans les détails ça devrait être bon, non ?

« Disons que, il y a de cela un bon millier de générations et voir plus, la récolte avait été tellement bonne et la moisson prenait tellement long qu’un de mes ancêtres dût récolter les fruits de son dur labeur éclairé par une lune claire, pleine et ronde. Des heures et des heures durant il récolta, remerciant intérieurement l’astre céleste de lui permettre de continuer son travail pour encore un peu de temps. »

Les yeux toujours rivé au ciel, Yuuta ne faisait pas réellement attention à ce que la jeune Masuda faisait ou même si elle écoutait.

«Mais, à un moment donné, il trouva quelque-chose étrange et leva les yeux au ciel pour remarquer que la lune n’y avait pas bougé d’un iota depuis un bon moment. Remarquant même quelque-chose tomber de ses côtés, il quitta sa bêche pour aller voir ce que c’était et après une bonne marche, il tomba nez à nez avec une chouette géante, aussi pâle et lumineuse que la lune elle-même. Elle expliqua à mon ancêtre qu’elle était celle qui poussait la lune chaque soir dans le ciel, mais qu’elle était à bout de force et ne pouvais plus le faire. »

À raconter l’histoire ainsi, Yuuta ne pus s’empêcher de ricaner un peu, trouvant le récit et le fait de le dire plutôt comique une fois dépouillé du contexte familiale.

« En résumé, mon ancêtre aida la chouette en la nourrissant et veillant sur elle pendant qu’elle se reposait. Comme il la protégea contre trois loups qui avaient tenté de l’attaquer, elle lui offrit trois cadeaux sous forme de promesses éternelles, devenant par la même occasion le gardien sacré de la famille que mon ancêtre renomma Fukuro lorsqu’il retourna chez lui. »

Amusé, il haussa les épaules avant de tourner son regard vers la jeune fille.

« Crois-moi ou non, mais un de ces cadeaux perdure toujours aujourd’hui, l’arbre généalogique des Fukuros le prouve et… » Mais il remarqua alors que celle-ci semblait écrire ou dessiner dans son gros carnet bien remplis. « Hey ! Écris pas ce que je te dis ! C’est un truc de famille et… »

Mais il s’arrêta net dans son mouvement pour arrêter la jeune fille dans son écriture, quoi qu’elle ait écrit, quelque-chose tirant au niveau de son coude. Il fit alors un mouvement du bras pour regarder ce qui n’allait pas et il comprit tout de suite en voyant la tâche rouge qui imbibait cet endroit de son pull.

« Ah shit. »

Tirant légèrement sa manche pour la retroussée et vérifier si ce qu’il pensait était bien juste, il fit une grimace lorsque le textile, imbibé de sang qui avait séché, tira sur la plaie contre laquelle il s’était collé. Il serra les dents lorsqu’une autre partie de son corps tira de la même façon que son coude, son esprit commençant à enregistrer chaque endroit où la même chose avait dû se produire.

Pas bon ça ! Ça va compliquer le collage des…

Yuuta se leva alors soudainement du banc.

« Les affiches !! »

Regardant frénétiquement autour de lui, il remarqua rapidement l’endroit où son sac trônait dans l’herbe, marchant immédiatement à sa rencontre et ouvrant la fermeture éclair de la poche principale quand il le retrouva, priant au fond de lui que les affiches n’étaient pas trop abîmées.

Heureusement, il remarqua que les affiches étaient encore en bon état et il lâcha un soupir de joie à l’idée qu’il n’aurait pas à recommencer tout son travail et surtout se taper à nouveau les réprimandes d’Oba-san.

Plaçant le sac sur son dos, il revint vers la jeune Masuda, son esprit à nouveau sur le bon chemin.

« Désolé, mais je viens de me souvenir que j’ai à faire et après ça serait bien que j’aille quand même faire vérifier si je me suis pas cassé quelque-chose. » Il baissa les yeux pour regarder le gros carnet de la jeune fille. « Je te fais confiance de rien ébruiter si t’as écris quoi que ce soit. Sinon, prends soin de toi et à une prochaine, ou pas. »

Il lui fit signe de la main, un sourire amical aux lèvres avant de se retourner et de repartir en roulant afin de terminer de coller ses affiches et, s’il en aurait encore la force, faire un détour par la case hôpital pour vérifier qu’il n’avait rien de grave.


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