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 peace of mind, for five minutes. [satoshi]

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Misuzu Watanabe
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MessageSujet: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Lun 5 Fév 2018 - 17:25




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peace of mind, for five minutes.

   
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Finalement, après près de deux semaines passées loin de Keimoo, je suis rentrée. Arrivée tard le soir, je n’ai pas eu le temps de défaire mes valises avant qu’un sommeil salvateur vienne me cueillir d’un seul coup. Il faut dire, si les vacances sont faites pour se reposer, je n’en ai pas vraiment eu l’occasion. Entre le grand nettoyage, la préparation des osechi, les multiples repas de soba, le saké du nouvel an, les multiples entraînements avec Kazuki, les diverses virées à Tokyo, sous la neige, tombée en quantité cette année, et le temps passé avec mes parents mais aussi à peindre et à dessiner de nouvelles choses, en fin de compte, j’avais dépensé plus d’énergie que j’en avais récupéré. En visitant le temple pour la première fois de l’année, j’avais eu une petite bénédiction, la meilleure selon le prêtre principal de mon temple, car elle permet aux choses d’encore s’améliorer d’année en année. Une fois la prédiction attachée autour d’une branche, j’avais néanmoins demandé ce que je devrais faire maintenant que je ne vivais plus à Tokyo. Rendre une première visite au temple local ? Y prendre une prédiction ? Simplement aller me présenter aux kamis et me remettre entre leurs mains ? Il m’avait conseillé d’y faire un vœu, peut être d’y acheter l’omamori local en plus de celui qu’il y avait ici, et simplement d’y passer un peu de temps afin de m’assurer la bienveillance des kami.

Aussi, à peine réveillée ce matin, aux environs de dix heures, j’avais décidé de me rendre au temple. Il était déjà un peu tard, mais bon, le cinq janvier c’était quand même assez tôt dans l’année. Ça irait pour cette fois. Une fois lavée, coiffée, légèrement maquillée et rassasiée, j’avais passé presque une heure à enfiler mon kimono. Le Juban en coton noir et fleuri attaché autour de ma taille, le kimono principal avait glissé sans effort. Clairement, ce kimono est mon préféré, sans quoi je ne l’aurai probablement pas ramené, puisqu’il n’est pas très pratique à transporter, devant être plié d’une manière très particulière dans une boite plate, enveloppé de papier de soie, et surtout pas froissé, puisque cette soie particulière ne peut être repassée, au risque de quasiment se désintégrer entre mes doigts. Il n’est en fait pas si traditionnel, car si la couleur rouge se retrouve souvent dans des kimonos de filles de mon âge, en revanche le motif de fleurs blanches, quelque part entre la pivoine et la rose, ainsi que le feuillage vert, sont une petite extravagance de ma mère, que j’avais bien voulu suivre, à l’époque où nous l’avions fait faire. Une fois l’obiage blanc rayé de couleurs chaudes installé par dessus le kimono plié à la bonne longueur, venait la partie plus compliquée : nouer l’obi seule est quelque chose que je ne sais pas forcément très bien faire seule, aussi je me contentais d’un nœud assez simple. Les couleurs ocre, noire et blanche de l’obi, ainsi que ses motifs géométriques, tranchaient avec le kimono en lui même mais s’accordaient bien avec l’obiage et et l’obijime, également noir et orné de bandes blanches à chaque bordure, et de losanges également blancs. Je me contentais de le nouer d’une manière assez nonchalante, histoire de ne pas trop en faire. Dans les cheveux, pas de kanzashi, mais simplement une barrette pour retenir une partie de mes cheveux. Une fois mes tabi enfilées, je passais un haori d’une couleur ocre un peu rosée, parsemé seulement de quelques fleurs plus vives, au niveau des manches. Je ne voulais pas avoir froid donc il valait mieux me couvrir. Finalement, une fois toutes mes affaires réparties entre mes manches et un petit sac noir uni au fond en bambou tressé, je sortais en fermant la porte derrière moi, emportant mes chaussures, de simple zori avec une semelle légèrement pentue en bois foncé, et des lanières noires, elles aussi légèrement fleuries.

Je prenais le bus une fois sortie du campus, lassée de devoir faire des si petits pas, et n’ayant pas prévu de mettre deux heures pour arriver au temple. Le trajet était ainsi beaucoup plus rapide, mais la montée des marches jusqu’à l’allée des bonsaïs se faisait épuisante avant que je finisse, enfin, par arriver.

Je me dirige, d’abord, vers la fontaine pour faire mes ablutions. Une fois mes mains et ma nuque humidifiées, je commence par chercher l’endroit où écrire mon vœu et l’accrocher, en vain. Alors que je vais pour m’approcher d’un des prêtres, il est alpagué par une famille et je bats alors en retraite, décidant de faire le tour du temple afin de, peut être, trouver l’endroit par moi même. A petits pas, limités par mon kimono serré autour de mes jambes, j’entreprends de contourner l’édifice, qui est bien plus grand que le petit temple où je vais à Saitama. Alors que je passe finalement le coin de l’édifice, j’entends des cris et des rires d’enfants. Intriguée, je presse légèrement le pas, et bientôt j’aperçois une nuée de marmots autour d’une silhouette de plus haute stature. Je plisse les yeux tout en continuant à m’approcher, puis les écarquille en réalisant de qui il s’agit. Oh, non. J’ai pris mes précautions pour éviter Satoshi avant qu’il ne parte en vacances, bien décidée à prendre du recul après l’avoir trouvé en compagnie d’une fille chez lui lorsqu’il m’avait demandé de venir récupérer mon pull. J’y ai réfléchi, pensé pendant un moment, me demandant s’il avait fait exprès de m’appeler alors qu’il était avec quelqu’un, histoire de me faire passer un message ou quelque chose d’autre, et puis j’ai décidé de faire ce qu’il faut pour me sauvegarder. Trop de signaux contraires auraient certainement fini par me faire perdre pied. Mais là, il n’est qu’à quelques mètres, et je ne peux décemment pas faire marche arrière, ça serait clairement très malpoli. Je m’approche donc un peu plus m’arrêtant presque en face de lui, et m’incline, un peu trop bas sans doute.

« Satoshi-san… Akemashite omedetou gozaimasu, enfin, un peu en retard... »

Je lui souris, déjà un peu embarrassée, espérant qu’il ne va pas me questionner sur ma soudaine disparition du club, séchant les cours ou n’y allant que lorsque j’étais sûre qu’il ne serait pas là.

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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Lun 5 Fév 2018 - 18:57

- Saito-kun, concentre toi un minimum s'il te plaît. Je sais bien que c'est pas super intéressant, mais si tu veux vraiment combattre avec Fukuo, ou même, devrais-je dire, avoir une chance de combattre avec lui sans paraître ridicule aux yeux de toute ton école, tu devrais vraiment t'y mettre.

Le garçon qui était en train de parler avec un de ses camarades, me lance un regard assassin. Mais j'ai l'air d'avoir tapé juste, et il s'incline dans la pose martiale traditionnelle, avant de retourner a ses Keiko. En a peine cinq jours, j'étais parfaitement respecté par la totalité des quinze garçons qui faisaient partis de mon groupe. Et il y a une chose, au delà de la position d'instructeur, que les enfants respectent. C'est la force. Ils avaient tous vu la façon dont j'avais gagné le tournoi local avec une facilité déconcertante. Mon niveau était tout en haut de la pyramide amateur, et j'avais le rythme de vie d'un combattant professionnel. Si bien qu'il n'y avait eu personne dans ma catégorie qui avait ne serait ce qu'approchés mon niveau. Et forcément, voir des gens qui s’entraînent chaque jours devant soit se faire retourner face contre terre avec impuissance, ça aide a se faire une réputation.

C’était suite a ce tournoi que le gérant du dojo était venu me proposer un travail. C’était deux heures de cours deux fois par semaine pour les groupes d'enfants, et tout les jours durant les vacances. Au début je devais faire mes preuves en bénévolat et pourquoi pas obtenir le poste d'instructeur par la suite, si cela se déroulait bien. Je n'avais aucun diplôme dans ce domaine. Je ne m'étais jamais considéré comme étant un maître. Mais cela ne l'avait pas du tout dérangé. Il avait dit que si il y avait un accident, le dojo prendrait la responsabilité. Je n'étais qu'un employé de toute façon. Voila comment je m'étais retrouvé depuis cinq jours a m'occuper le matin d'un groupe de garçons, et l’après-midi d'un groupe de filles. La paye annoncé était bien meilleure que celle du konbini, prêt d'un tier supérieur. J'allais pouvoir arrêter de travailler de nuit. C’était juste parfais.

Les vacances n'avaient pas étaient de tout repos, pour tout dire. Rien de bien étonnant avec Mika qui passait son temps a me sauter sur le dos quand je n'avais pas notifier sa présent, ce qui avait le don d’accélérer mon rythme cardiaque de soixante bons battements par secondes, et de me parler, encore, et encore, et encore, sans jamais s’arrêter. Heureusement, elle était aller aider sa grand-mère, avec son petit frère, et je ne l'avais pas eu sur le dos a toute heure de la journée. Mais je devais bien avouer que sa présence avait était agréable. Je l'aimais bien. Au fond, c’était un peu comme ma sœur. Elle ressemblait tellement a ma mère qu'elle aurait facilement pu passer pour un membre de ma famille, et comme elle criait sur tout les toits que j'étais son frère – pour rigoler comme elle disait – c’était fréquent que ceux qui ne nous connaissais pas – c'est a dire personne a Mura – puissent se tromper. Voila que j'avais une sœur jumelle, du coup, décidément....Mais ces vacances avaient étaient parfaites. Je ne regrettais absolument aucune seconde. J'avais même pu me remettre a jour au niveau du Jump. Bref, je n'avais pas vu ces deux semaines passés.

- Bon les gars, on fait une pause, on va tous souffler un peu, allons dehors prendre l'air. Ce n'est pas simple de rester concentrer aussi longtemps sans perdre de rigueur.

Tout le monde se relâche, et lâchent un « osu » a l'unisson. Je laisse le Zarei de coté, n'étant pas très amateur de ce respect a outrance qui était de rigueur envers l'instructeur. Je préférais qu'ils me considèrent comme un ami qui vienne donner des conseils. Alors que je me dirigeais vers la sortie, je passais devant un miroir afin de m’arrêter une seconde pour m'observer. J'avais tellement l'habitude de porter des vêtements amples que moi même je me surprenais parfois de voir a quel point mes bras étaient secs. Le Nan Quan noir que je portais, lacés d'oranges, amplifiait cette carrure sec que j'avais forgé. J'avais toujours trouvé que ce vêtement traditionnel m'allait bien. Me donnait une certaine prestance. J'avais toujours ma boucle d'oreille a droite, que je m'étais fais posé avec Aslinn. Finalement, alors que je l'avais fais a contrecœur, j'aimais bien, maintenant. Deux ans plus tard, cela faisait partis de moi, a présent. Comme d'habitude, mon pendentif en forme du yin et du yang se trouvait a l’intérieur de mon col, bien calé au cœur de ma poitrine. Mes cheveux étaient un petit peu plus long, vu que je ne les avais pas coupés depuis un mois. Il faudrait vraiment que j'aille chez le coiffeur.

Je reprend la route vers la sortie en essayant d'ajuster un peu ma coiffure. J'enfile mes basket noires avant de suivre les enfants a l’extérieur. J'étais toujours épatés de voir le niveau que certain avait déjà. Il y avait des petits survoltés, aussi bien chez les garçons que chez les filles. Cependant, dans chaque groupe, il y avait deux ou trois élèves étonnamment disciplinés. Étonnamment attentif. Il y avait cette fille, Eriko. Elle semblait m’apprécier et venait souvent me parler, arrivant en avance, partant après les autres. Elle dégageait une certaine....comment pourrais-je le dire....une certaine sagesse. Et je ne m'étais pas attendue a trouver ça chez une fillette de onze ans. Je m'étais toujours freinés a donner des conseils, estimant qu'un garçon qui n’était pas au sommet, ne pouvait pas prétendre donner des cours. Mais depuis que j'avais fais ces quelques jours, je devais me rendre a l'évidence. J'adorais ça. Ce n’était pas un travail. Partager ces moments était toujours enrichissant, étonnamment prenant. C’était peut être ça, ce que les gens appelaient «une vocation ».

Je sursaute. On me parle. Mon prénom. Des salutations, des souhaits de nouvelle année. Je tourne lentement la tête. Qui est ce ? Qui est cet ange qui vient soudainement me parler, drapé dans cette lumière qui semble me frapper en pleine poitrine.

- Misuzu... ?


C’était Misuzu, définitivement. Habillée traditionnellement. Elle etait sans aucun venue au temple, et voilà qu'en passant sur le coté, elle était venue me voir directement. Difficile de savoir ma réaction, étant donné que j'avais songé qu'étrangement, elle n’était jamais revenue au club. J'avais supposé qu'elle voulait m'éviter, suite a une erreur que j'avais du faire, ou dire. Les vacances étaient arrivés en un clin d'oeil, et je n'avais pas eu le temps d'aller la voir. C’était il y a plus d'un mois, déjà. Le temps avait filé a une vitesse déconcertante. Je passe une main légèrement tremblante dans ma tignasse blonde, pour me donner de la contenance. Elle était vraiment magnifique, habillée de la sorte.

- Wow, tu es sublime comme ça, Watanabe-san. Excuses moi pour ma surprise, je ne m'attendais pas a te voir ici. Tout mes vœux de bonne année.

Je m'inclinais, alors que j'entendais les enfants chuchoter entre eux dans mon dos. « Vous croyez que c'est la copine de Sakutaro-sensei ? » « Vous croyez vraiment qu'il a une petite amie ? Il ne parle que de Kung-fu » « Forcément, dans un cours sur le kung-fu, baka ». Je m'éclaircis la gorge en me retournant vers eux, avec un sourire légèrement agacé sur le visage :

- Vous ne devriez pas énerver Watanabe-san, vous savez. Sinon, j'ai peur que je ne pourrais rien faire pour l’empêcher de vous corriger. Elle est bien plus forte que moi.


Ils avaient l'air sceptique. Sans doute parce que j'étais un garçon, et elle une fille ? Aux yeux de garçons, enfants qui plus est, cela avait un poids. Et puis ils m'avaient tous vu combattre. Et puis, serrée comme elle était dans son kimono, elle n’était sans doute pas vraiment effrayante. En même temps, difficile de faire passer un ange pour un démon.

- Asagoro-kun, tu reprends tes Henka. Mitami-kun, tes Geri. Les autres, faites des series de Keiko, encore, jusqu'à ce que je revienne.


Ils repartaient en parlant bruyamment, alors que je soupirais en les gardant en vue jusqu'à ce que le dernier ai passé la porte. Ils avaient beau m'écouter, ils restaient des enfants. Certains étaient caractériels, d'autre avaient un peu de mal avec la discipline. Je savais très bien que si je n'étais pas la, l'exercice n'allait pas être pratiqué avec beaucoup de rigueur. Mais j'étais assez content de l'attitude qu'ils avaient. Assez pour leurs laissés plusieurs minutes de liberté. Je me retournais vers Misuzu :

- Désolé pour ça, Watanabe-san. Ne leurs en tiens pas rigueur. Tu n'as pas froid comme ça ?

Je souriais lentement :

- Enfin, je suis content de te voir, ça fait longtemps. J'étais un peu inquiet. J'ai pensé que ta blessure au genou t’empêcher de venir au club.

C’était vrai. La première partie de la phrase. J'étais plutot content de la voir, j'aimais bien passer du temps avec elle. En tout cas, les deux fois ou nous avions etaient seuls tout les deux etaient très agréables. Pour la seconde partie de ma phrase, en revanche, je n'y croyais pas un seul instant. Mais j'essayais d'éviter le malaise, en lui donnant une excuse toute trouvée.

- Tu veux t’asseoir a l’intérieur ?

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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Lun 5 Fév 2018 - 23:03




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Satoshi se retourne lentement, comme s’il avait entendu un esprit lui siffler des menaces à l’oreille. Il a l’air surpris, presque choqué de me voir. Bon, c’est vrai que je suis loin d’avoir la même allure que d’habitude, mais quand même. On croirait qu’il a vu un fantôme. Je pourrais me vexer s’il fait une tête comme ça à chaque fois qu’il me voit. Il passe sa main dans ses cheveux, comme s’il cherchait quoi dire. Je décide de ne pas relever le fait qu’il m’a appelé par mon prénom sans suffise honorifique, mais je m’apprête à dire quelque chose lorsqu’il s’adresse à moi. Evidemment, mon visage vire au rouge cramoisi lorsqu’il me complimente. Il faut vraiment qu’il arrête ça, mon cœur est fragile, c’est le Japon ici, par un genre de pays où on complimente comme ça les filles de son entourage à tour de bras. Je suis sûre qu’il dit ça à toutes les filles qu’il connaît, de toute façon. Il me souhaite également la bonne année, après avoir signifié sa surprise. Ben, j’avoue que si j’avais pu continuer à l’éviter, je l’aurai sûrement fait. Je m’incline de nouveau après qu’il l’ait également fait et j’entends les enfants qui grouillent autour de nous chuchoter, s’interroger, supposer des choses. Evidemment, ça n’aide pas mes joues à retourner à leur couleur naturelle. Il se tourne vers eux, utilisant de nouveau mon nom de famille, cette fois, prétendant que je suis plus forte que lui. Je m’apprête à rétorquer quelque chose, mais les visages sceptiques des enfants me donne envie de jouer le jeu. Je fais mon sourire le plus carnassier, et décide de continuer dans la voie qu’à emprunté Satoshi.

« C’est vrai, j’ai fait un pacte avec Akuma-oo sama, pour qu’il me donne plus de force que le plus fort des hommes ! En échange, je lui prépare des petits enfants en manju salés… »

Je poursuis ma tirade avec ma meilleure imitation de rire de sorcière, les doigts crochus, et un genre de grimace. Les enfants ont un moment de silence, comme s’il y avait un doute chez certains, alors je décide de rire de bon cœur et bientôt la plupart d’entre eux font de même.

« Ecoutez Satoshi-sensei, c’est votre professeur et vous lui devez le respect ! »

Avec un sourire, je laisse Satoshi donner des ordres aux chenapans, puis les suis du regard alors qu’ils rentrent dans le dojo. Je ne sais pas très bien y faire avec les enfants, sûrement à cause du fait que je n’ai ni frère ni sœur, et que la plupart de mes cousins et cousines ont environ mon âge. Satoshi s’excuse et me demande si je n’ai pas froid. Je hausse brièvement les épaules avec un nouveau sourire.

« Daijoubu desu, j’ai un juban en dessous, alors ça va. Et puis, je bouge, je marche, tout ça. Ça me tient chaud. En revanche, je t’ai déjà dit de m’appeler par mon prénom, Satoshi-senpai. »

Je lui souris de nouveau, les yeux un peu fermés, comme à mon habitude, la tête légèrement penchée sur le côté. Et puis, lui non plus, avec ses bras découverts, ne porte pas vraiment une tenue adaptée à la saison, tandis que moi, j’ai un kimono d’hiver. Je ne peux pas m’empêcher de glisser un regard un peu en biais sur ses bras. Quand il porte des manches longues, on ne peut pas se rendre compte qu’il est en fait beaucoup plus musclé qu’il ne laisse paraître. Enfin, je me doutais qu’il était plus athlétique qu’on ne pourrait le penser, après tout, avec cette histoire de nationaux, et puis c’est quand même le capitaine du club, ils n’auraient pas confié cette tâche à quelqu’un sans talent.

« Et toi, tu n’as pas froid ? »

Je ne peux pas m’empêcher de poser la question, et puis ça m’aide à donner une raison au fait que je regarde ses bras depuis quelques instants, le visage encore un peu rouge. Je détourne le regard et baisse les yeux lorsqu’il évoque le fait que je me suis absentée du club. Comment lui expliquer qu’après l’avoir trouvé avec une jolie fille chez lui à presque minuit, je suis rentrée jusqu’à mon appartement en courant, j’ai balancé le sweat par terre, et je suis restée dans mon bain plusieurs heures d’affilée, à essayer de comprendre pourquoi j’étais aussi troublée. Après tout, ce n’était pas comme si je n’avais pas déjà des doutes. Mais j’avais essayé de comprendre pourquoi il ne m’avait pas tout simplement dit qu’il avait une petite amie. Il n’avait aucun intérêt à me mentir, pourtant. En tout cas, il faudrait que je mette les choses au clair, à un moment.

« Ah, non, j’avais juste beaucoup plus de travail que prévu, et aussi au konbini... J’ai été à d’autres séances plusieurs fois, à des heures différentes… »

J’évite soigneusement de le regarder dans les yeux. Je ne mens pas très bien, et j’aimerais m’éviter un peu plus d’embarras.

« Je suis contente de te voir aussi. Tu as passé de bonnes vacances, j’espère ? »

La première partie de ma phrase est sortie toute seule. En même temps, c’est vrai. Je suis contente de le voir. Pourtant, on ne se connaît pas si bien que ça, mais sa présence tranquille est en fait assez rassurante. Il me propose de m’asseoir à l’intérieur et je secoue la tête, tout en levant ma main au niveau de mes épaules, paume ouverte vers lui.

« Kekko desu. C’est gentil, mais j’ai quelques choses à faire ici. Je cherche l’endroit où on accroche les vœux, à vrai dire. Je ne vais pas tarder à le trouver, je pense. Mais j’en ai encore pour un moment, alors peut être à plus tard ? »

Je m’incline de nouveau vers lui, en prenant bien garde à ne pas le regarder bizarrement, cette fois, et je m’éloigne à petits pas, sans me retourner. Au bout de quelques minutes, je trouve finalement l’endroit tant recherché. Pour écrire les vœux, il y a le choix entre des marqueurs et des pinceaux, et je suis le conseil toujours avisé de ma mère, qui préfère tout faire à la manière traditionnelle, quitte à se donner plus de mal. Je trace doucement les caractères, en écrivant le même souhait que tous les ans : « que tout aille pour le mieux et continue à aller de mieux en mieux. » C’est toujours ce que j’écris, sauf lorsque j’ai quelque chose de précis à demander. Une fois mon vœu accroché, je déambule un peu dans le jardin qui entoure le temple. Une chance que Keimoo ait été épargné par la neige, sans quoi je n’aurai pas pu voir tout cela sous le soleil. Quoique ça doit être magnifique sous la neige aussi.

Je finis par retourner vers l’entrée du temple, jette une pièce dans la boite à offrande, tire la corde en paille qui fait sonner les grelots géants, tape dans mes mains deux fois, et prie un moment, souhaitant encore et toujours la même chose, avant de taper de nouveau dans mes mains, de m’incliner, et de reculer de quelques pas.

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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Mar 6 Fév 2018 - 0:12

- Je n'ai jamais froid.

C'est ce que je répond de but en blanc, sans vraiment réfléchir. Ce n’était pas tout a fais vrai. Je suppose que tout nu en Alaska en hiver, j'aurais froid. Mais en l’occurrence, le climat du Japon ne me dérange pas le moins du monde. Je n'ai pas bien chaud actuellement, mais ce n'est pas non plus comme si j'étais dehors depuis une heure. Au contraire, le froid me revigore un peu, alors que la chaleur de l’intérieur de la pièce principale du dojo m’était un peu montée a la tête.

C’était finalement plus simple que d'écouter la suite. Elle semble presque honteuse. Mais voyons, Misuzu, c'est ma faute. J'ai du te paraître bizarre et tu ne voulais pas me revoir, voilà tout. J'ai bien compris, pas besoin de paraître aussi gênée. Je pourrais même comprendre si elle me le disait comme ça, qu'elle ne voulait pas me voir. Ça me paraîtrait logique. J'étais moi même d'autant plus gênée que lorsque Mika m'avait demandé si je fréquentais une fille, et alors que je n'avais pas parlé a Misuzu depuis deux semaines, c’était son visage qui était apparut dans ma tête un instant. J'aurais du faire le premier pas, au moins pour m'excuser. Mais aucun son ne sort de ma bouche. Enfin, si en fait, pas du tout ce que j'aurais voulu laisser entendre.

- Je suis soulagé alors. J'ai vraiment cru pendant un moment que tu étais vraiment blessée. J'ai vu que tu es venue a quelque séances, mais beaucoup moins que d'habitude. J'aurais du venir avant les vacances, pardonne moi.

Les vacances, c'est la dessus que nous enchaînons. Je n'ai rien de vraiment intéressant a lui raconter. Une vie banale dans le fin fond du Japon, avec des petits vieux qui viennent prier au temple que nous gérons avec ma mère. Entre les préparatifs et mon entraînement que j'avais alourdis pendant cette période au calme loin de la ville, je n'avais vraiment pas beaucoup d'aventures a lui raconter. Il suffirait qu'elle voit ou j'habitais pour comprendre que ce n’était vraiment pas incroyable.

- Sans doute moins intéressant que toi en tout cas. Il n'y avait que ma mère et.....une amie.


Je grimace en pensant a mes tentatives de fuite lors de la première semaine. J'avais tout tenté. Sortir a six heures le matin, tard le soir, m'éclipsant vers la foret, rien a faire. On aurait presque dit qu'elle avait un radar sur elle pour me suivre, c’était surnaturelle.

- Cette amie en fait, je la connais depuis que j'ai dix ans. Je ne sais pas pourquoi mais elle m'a toujours suivit partout, comme un grand frère. Et elle est vraiment...vraiment....vraiment...

Je soupire de fatigue.

- Vraiment hyper-active. Je l'aime beaucoup, mais je suis content d’être revenu au calme aussi. Bref, rien de très intéressant. Je ne vais pas te prendre ton temps a te raconter mes vacances.


Et puis, comme elle me le dit soudainement, elle a quelque chose a faire et ne peux pas rester. Je fais disparaître en une demi-seconde la déception qui apparaît peut etre sur mon visage. C'est bien ce que je pensais, elle ne veux pas rester avec moi. Enfin, elle a sans doute quelque chose a faire, vraiment, mais c'est probablement une bonne excuse. Je lui souris en passant la main dans mes cheveux a nouveau.

- Oh, pardon, je ne voulais pas te retarder. A plus tard peut être, alors.


Je la regard partir, sans lui faire de signe de la main. Elle est de dos de toute façon. Je retourne vers l’intérieur du dojo, ou les enfants semblent plus m'attendre que faire les exercices. Le silence tombe quand je rentre dans le bâtiment, et la plupart reprennent les mouvements qu'ils faisaient a la hâte. Je reçois a peine quelques questions sur la sorcière, mais une trentaine de minutes plus tard, alors que le cours s’achève, Saito vient me voir et avec ses gros sabots me lance un « En tout cas, c’était une sacrée belle sorcière, vous devriez aller la retrouver maintenant, on connaît la sortie ». Je le regarde un instant. C’était vrai. Il fallait que je lui parle. Comme un sentiment qui venait d’apparaître dans ma tête. Si je ne retournais pas vite la voir, peut être que nous ne parlerions plus jamais.

- Tu as raison, merci pour le conseil, Saito-sensei.


Il gonfle la poitrine d’orgueil, comme pour dire « bien sur que oui, si ça vient de moi ». J'attrape mon sac et enfile rapidement ma veste, avant de me diriger vers la sortie. Je dis a haute voix de m'excuser auprès du maître du dojo, et que j'ai du partir plus tôt. Je salue mes élèves, et ils font de même, en me sommant de raconter cette histoire la prochaine fois. On dirait qu'ils sont plus curieux de savoir ce que je vais dire a Misuzu que moi même. Amusant, c'est moi qui suis sans doute trop en retrait.

Je sortais a l’extérieur. Ma veste me tenait vraiment chaud, si bien que je l'enfouissais rapidement dans mon sac, tournant autour du temple pour retourner devant l'entrée. Si je me souvenais bien ce qu'elle m'avait dit, je ne devrais avoir aucun mal pour la trouver, et je vais directement vers l'autel du temple. Je la trouve assez facilement, tant elle me semble lumineuse. En pleine prière, je la regardais en restant largement en retrait, derrière une file de gens qui attendaient leur tour. Elle finit par se retourner vers moi, et j'attrape son attention avant de sortir a l’extérieur. Elle me rejoint une minute plus tard, et avant qu'elle puisse dire quoi que ce soit, je m'incline devant elle, les joues rouges cramoisies :

- Écoutes, j'ai...j'ai bien réfléchis et je voulais m'excuser. Je ne sais pas si j'ai fais quelque chose...enfin, j'ai sans aucun doute fais quelques choses d'inconvenants, et j'en suis désolé. C'est a cause de ça que tu m'évites et que tu ne viens plus au club, n'est ce pas ? Je ne veux pas être la cause de ton envie d’arrêter le Taekwendo. Alors si tu veux, je ferais en sorte d'éviter les heures ou tu es la. Pour ne pas t’incommoder. Et je m'excuse encore une fois. Je ne vais pas t’embêter plus longtemps, pardon pour tout.

Je me sens un peu bizarre. Je suis un peu triste de dire tout ça, mais soulagé, dans un sens, en espérant avoir détruit tout problème avec cela et surtout, qu'elle puisse retrouver l'envie de venir s’entraîner. Elle m'avait dit qu'elle appréciait ça après tout. Sur cette tirade, et cette inclinaison extrêmement basse, je me prépare a la laisser définitivement tranquille, faisant un pas en arriere.

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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Mar 6 Fév 2018 - 0:53




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peace of mind, for five minutes.

   
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Alors que je finis ma prière et que je me retourne, j’aperçois Satoshi. Il porte à l’épaule un sac de sport semblable à celui que je trimballe toujours avec moi en temps normal. Il me fait signe et je hoche la tête, avant de m’écarter un peu de la foule pour le rejoindre.  Je suis sur le point de lui demander comment s’est passé son cours, mais il me fait presque sursauter en s’inclinant brusquement devant moi. Je jurerais qu’il a rougi.

La tirade qui vient alors me fait virer au rouge cerise à mon tour. Il s’est donc rendu compte que je l’ai évité, mais ne sait pas pourquoi ? Oh, dans quoi t’es tu encore fourrée, Micchan ? Il propose d’éviter de venir au club en même temps que moi et je secoue la tête vigoureusement, oubliant qu’il ne peut pas me voir. Il s’excuse de nouveau. Pourquoi est-ce qu’il s’excuse toujours ? Il semble se redresser puis s’incline de nouveau, encore plus bas cette fois, alors que je triture la manche de mon kimono entre mes doigts, complètement incertaine de ce que je devrais faire. Je ne peux décemment pas lui dire que j’étais ravie lorsque j’avais reçu son mail me proposant de récupérer mon pull, que j’avais arrangé mes cheveux et même mis un peu de poudre sur mon nez avant de descendre l’escalier en chantonnant, enchantée à l’idée de passer peut être un autre moment nocturne avec lui, comme quelques nuits auparavant. Je ne peux pas lui expliquer qu’après avoir vu cette fille si jolie dans sa chambre cette nuit là, je me suis sentie vraiment nulle et ordinaire et indigne d’un quelconque intérêt. Comment est-ce que je peux arranger les choses ? Il fait un pas en arrière et par réflexe, j’attrape le bas de sa tunique.

« Cho-Chotto Matte ! »

Je me suis écriée sans même y prendre garde, et je suis beaucoup plus proche de lui que je ne le voudrais. Je recule d’un pas, les yeux rivés sur le bout de mes tabi. Après tout, je me suis peut être monté la tête toute seule. En tout cas, d’après ce qu’il a dit, il semble que son « amie » ne soit effectivement qu’une amie. Mais ça n’explique pas la fille chez lui au milieu de la nuit. Quoi qu’il y ait entre eux, je ne veux surtout pas interférer ou me mettre entre eux. Bon, mais là, il faut dire quelque chose, parce que je suis plantée là immobile la bouche ouverte à balbutier depuis au moins trente secondes. Je lève la tête et le regarde dans les yeux pendant quelques secondes.

« Je- non, désolée, je t’ai évité c’est vrai, mais c’est juste parce que- enfin- Je ne voulais pas qu’il y ait une situation ambiguë et que ça risque de créer des problèmes avec ta petite amie… Enfin, je comprends, tu n’es pas obligé de dire que tu as une petite amie, mais c’est juste que tu m’as complimenté plusieurs fois et, euh, c’était très gentil, ce n'est pas que je n'ai pas apprécié, mais tu ne devrais pas faire ça, complimenter d'autres filles si tu es en couple avec quelqu’un… Enfin, c’est pas bien quoi. »

Je détourne immédiatemment le regard. Ce que je viens de dire, j’aurai dû le dire depuis le début. Depuis le premier compliment qu’il m’a fait en fait. Je m’en veux énormément de l’avoir laissé se comporter ainsi avec moi, ça et quand il m’a presque portée après que je sois tombée, et toutes ces autres choses. J’aurai dû me comporter avec lui comme avec les autres garçons que je fréquente, mais pour une raison que j’ignore, j’en ai été incapable. Et maintenant, j’ai honte de m’être fait complice d’une potentielle trahison. Je suis peut être un peu vieux Japon, mais je n’aurai pas dû faire ça. Quelque part, ça me rend triste, parce que j’aimais bien qu’il me complimente et j’apprécie de passer du temps avec lui, mais je ne peux pas faire comme si de rien n’était. Mon cœur bat la chamade et j’ai les yeux humides. Ça m’insupporte, d’être comme ça, rougissante, timide, incapable de dire ce que j’ai sur le cœur quand je suis avec lui.

« C’est moi qui devrais arrêter de venir au club, baka. C’est ta passion, alors que pour moi, ce n’est qu’un passe temps. Je suis vraiment désolée de n’avoir pas tout de suite mis les choses au clair. J’aurai dû le faire dès le début, dès que nous avons dîné ensemble. »

Je n’ai jamais voulu que les choses deviennent si ambigües. Et puis, de toute façon, même s’il n’avait pas de petite amie, aucune chance qu’il s’intéresse à moi. Je finirai par me marier par dépit avec n’importe lequel des garçons avec qui je fais du sport, on fera des enfants sans passion et je finirai par abandonner la peinture pour être mère au foyer. Et ce n’est pas si grave. Au moins j’aurai eu quelques belles années, ce qui n’est pas donné à tout le monde. C’est à mon tour de m’incliner vers lui.

« Encore désolée. Je vais y aller, alors. »

Quelque part, c’est sûrement le meilleur moyen de commencer l’année. Mettre à plat tout ce qui n’est pas terminé. J’aurai sûrement dû le faire avant, d’ailleurs, mais bon. Je me redresse, évitant son regard, et passe à côté de lui pour descendre la pente et partir. Tant pis pour les présentations aux kami, elles attendront.

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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Mar 6 Fév 2018 - 1:45

Je n'aurais peut être pas du dire ça. Mais je me sens tellement soulagé de l'avoir fait que je respire enfin plus clairement. Et il aura fallut qu'un gamin me motive pour que j'arrive enfin a placer des mots sur ce que je voulais lui dire depuis le mois de décembre. Je n'ose pas la regarder, mais dans un sens, j’espère qu'elle est soulagée . Par contre, pourquoi, alors que je veux reculer, je sens une main me retenir ? C'est pas possible, elle va me frapper ? J'ai encore fais une erreur, j'en suis sur. J'essaye de lever la tete, mais mon cou est comme bloqué. Allons, mon petit Sato, ce n'est pas si difficile pourtant.....aller. Je respire un coup, avant finalement lever la tête, juste a temps pour avoir l'impression de sentir mon cœur se briser.

Son visage est triste. J'ai presque l'impression qu'elle va....pleurer. Je vois des larmes aux coins de ses yeux, alors qu'elle me dit d'attendre. D'attendre quoi ? Mon dieu, qu'est ce que je peux bien ajouter a ça ? Je n'ai jamais vécu une situation comme ça. En fait, la dernière fois que je me suis disputé avec une fille, c'est moi qui me suis mis a pleurer et c'est Mika qui m'a tapé sur la tête pour me consoler. J'avais dix ans, et j'avais du passer l’après-midi a me cacher dans l'énorme tronc de l'arbre centenaire qui gardait l'entrée du village. J'avais cru être coincé un moment, c’était la peur de ma vie et.....hein ?

- Attends, attends.


Je n'ai pas parlé assez fort, ou alors elle est tellement lancée qu'elle ne m'a pas entendue. J'ai rêvé ou quoi ? Elle a bien dit que j'avais...euh....hein ? Notre quiproquo aurait atteint ce niveau ? La première chose, c'est que j'appliquais simplement les mêmes habitudes que j'avais avec ma mère. Elle qui passait son temps a me répéter de lui dire « combien je suis belle, fais moi des compliments comme quand tu étais petit », puis de ça, c’était passé a « sois toujours élogieux envers une femme, même les inconnues, elles en seront toujours ravies ». Bref, je ne pensais pas que cela était répréhensible. C’était une façon d’être gentil, sans rien de plus.

- Je crois qu'il y a une....

Elle enchaîne sur le fait que c'est elle qui devrait ne plus aller au dojo. Mais pourtant je.....mais a quel moment ca a dérapé a ce point ? Pourtant tout etait parfait. Discuter avec elle était un moment joyeux, la première comme la seconde fois. On ne se parle pas pendant un mois, et soudain c'est le drame. Je regarde autour de moi. Quelques personnes semblent avoir observés dans notre direction, aussi je retourne mon attention vers Misuzu qui semble avoir finit. Elle veux partir a son tour. Mais on est dans un film ou quoi ? En observant sa réaction, je me rend compte que la mienne juste avant, identique, etait ridicule au possible. Je l'attrape par les épaules pour lui faire comprendre qu'elle ne va pas bouger pendant encore au moins une seconde. J'essaye de le faire avec douceur. C'est a moi de parler.

- En fait, je voudrais poser une question. Trois fois rien, juste euh....a quel moment tu as cru que j'avais une petite amie.... ?


Voila une question extrêmement pertinente. Bravo Sato. Je reconnais bien la l’être rationnel que tu es. J'en conviens, ma mère aurait adorée que je lui ramène une petite Japonaise pour le réveillon, mais je lui avais ramené son blond, encore une fois, rien de plus. Bon, le temps de finir ma phrase, je reste une seconde silencieux, pour essayer de visualiser a quel moment ca a pu arriver. La première fois que je lui ai parlé, il n'y avait que nous. La seconde aussi. Je ne crois pas avoir entendu de rumeur sur moi. Tout le monde sait au club que je ne fréquente personne, et personne de ma promotion, en dehors de ceux du club de combat, ne s’intéresse a moi au delà du « blond qui ne parle jamais ».

- Tu veux quand meme pas parler de....


Je ne pense pas qu'elle m'ai vu avec quelqu'un sans que je la remarque. De toute façon qui sont les filles que je fréquente. Je vois Nao-chan, souvent, mais vu qu'elles sont cousines, elle doit bien savoir qu'il n'y a vraiment aucune chance que je puisse la « voler » a Haruhiko-senpai. Elle a peut être confondu Hisaka avec une fille, de loin.....mais peu probable. Quand meme, un peu de respect pour mon ami. Tout me ramène a cette soirée la. Que j'avais totalement oublié, vu qu'elle avait mal terminée. Tout ça parce que j'avais voulu etre gentil....ce n'etait pas elle quand meme.

- Aoki-san ? La fille qui était chez moi quand tu es venue chercher mon pull ?

Je me demandais un moment si je pouvais éclater de rire, mais j'avais peur de la vexer. La seule femme qui s’était intéressé a moi, c’était bien ma mère, et a part si j'avais intégré l'univers d'un doujin sacrément piquant, je suppose que nous n'irions jamais dans cette...bordel pourquoi je pense a ça ? Je vais vomir sur ses pieds. Ma pauvre maman, si elle voyait mes pensées actuellement.

- Je crois qu'il y a un malentendu. Ce jour la, j'étais aller a Bougu pour....euh....faire un truc.

Chercher Katsuragi-san, en fait. Mais dire un truc ressemblait a une fausse excuse, je devais dire la vérité. Je reculais pour m'éloigner de l'entrée du temple, histoire que nous ne soyons pas juste a coté de l'allée centrale.

- Bon, autant tout te raconter alors. Je me suis perdu, il y a longtemps. Un an je crois. Il était tard la nuit, et je suis tombé sur un homme qui m'a aidé et m'a prêté son écharpe. Shiki Katsuragi. Aujourd'hui, je le connais bien, mais au mois de Novembre, j'étais encore a sa recherche. A Bougu en l’occurrence. Pour lui rendre ce qu'il m'avait prêté.

Et en plus, au final, c'est lui qui m'a retrouvé...

- Et je suis tombé sur Aoki-san. Elle va au lycée a Keimoo, je la connais du club. Elle était en pleine altercation avec un homme, et du coup je me suis fais passer pour son frère. Pour le dissuader. Et comme elle ne semblait pas dans un etat assez correct pour la laisser seule, je l'ai invité chez moi pour regarder un film. Lui tenir compagnie un moment. Voila, c'est ça l'histoire de ma « petite amie ».

Je tire sur mon col. Il fait froid, mais j'ai l'impression d’être en sueur. Je suis rouge, j’espère juste que je ne transpire pas réellement. Et finalement, d'une voix un peu plus basse :

- Désolé de t'avoir gênée avec ces compliments. C'est ridicule mais.....ma mère m'a toujours dis que c’était une façon d’être agréable a une femme. Comme je t'apprécie.....j'en ai trop fais, excuse moi.

Je ne comprend pas comment elle a pu penser que moi, j'avais une petite amie. Moi, Satoshi Sakutaro, « le blond qui ne parle a personne », du collège a la deuxième année d'université, sans même se connaître entre eux, ils avaient tous fini par me donner ce surnom. Qui m'allait finalement bien, si j'étais honnête avec moi même. Que dire maintenant....je n'ose pas la regarder, encore. Je ne sais même pas pourquoi je lui ai expliqué ça. Ça me gène qu'elle pense que j'ai une petite amie.... ? Sans doute que je ne veux pas qu'il y ai de malentendu, je ne suis pas ce genre de coureur de jupon....je ne.....jamais je ne pourrais faire ça a la femme que j'aime, voyons ! Rendre malheureuse ma chers et tendre....si jamais un jour cela m'arrivait....si je devenais ce genre de personne....encore valait il mieux que je me fasse seppuku. Ne change pas la dessus, Satoshi Sakutaro. Ne deviens pas comme Ashura. Ne la fais pas pleurer.

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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Mer 7 Fév 2018 - 0:39




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peace of mind, for five minutes.

   
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Alors que je m’apprête à partir, je sens les mains de Satoshi qui me retiennent, sur chacune de mes épaules. Je baisse la tête, cherchant à tout prix à éviter son regard. Je sens qu’il maîtrise sa force et en quelque sorte, j’apprécie le geste. Il y a un instant de silence avant qu’il ne le brise pour me questionner. À quel moment j’ai cru qu’il avait une petite amie ? Mes yeux s’écarquillent tous seuls et je me retrouve à bégayer sans donner de réponse claire.

« A-Ano- Chotto- Chotto matte… »

C’est tout ce qui réussi à sortir de ma bouche. J’aimerais expliquer la situation mais il semble que mon cerveau ou bien mon corps me l’interdise. Je me contente d’ouvrir et de fermer la bouche comme un poisson hors de l’eau, le visage cramoisi. Je m’attends presque à ce qu’il me secoue comme un prunier ou quelque chose comme ça tant il a un air de surprise et d’incompréhension. Il prononce un nom. Aoki-san ? Je ne connais pas ce nom là. Je secoue la tête mais il précise qu’il s’agit de la personne présente chez lui ce fameux soir. Alors je reste un instant immobile avant de hocher légèrement la tête. A la manière dont il parle d’elle, je pense qu’on peut affirmer qu’il ne s’agit pas de sa petite amie. Ok, peut être pas, mais il y a peut être quelque chose entre eux quand même… Je reste sur mes gardes. Je fronce les sourcils quand il mentionne Bougu, mais mon expression s’adoucit assez vite lorsqu’il commence à me raconter le contexte.

« Non, mais, ça ne me regarde p- »

Je n’ai pas le temps de finir ma phrase qu’il enchaîne et explique sa rencontre avec Aoki-san. Une altercation, Satoshi faisant ce qu’il fallait pour la tirer d’un mauvais pas… D’un coup je me sens stupide d’avoir présumé des choses sur une situation sans la connaître du tout. Encore une fois, Misuzu, tu t’es montée la tête toute seule sur de simples suppositions. Je mords ma lève inférieure. Je devrais sûrement m’excuser pour mon comportement, dans ce cas. Je n’ai plus aucune excuse, qui plus est, maintenant que je connais toute l’histoire.

« Désolée, tu n’as pas de comptes à me rendre… Je n’aurai même pas du poser la question. Ce ne sont pas mes affaires. »

Il s’excuse de m’avoir complimentée. Comment lui expliquer que ce ne sont pas les compliments qui m’ont gênée (enfin si, un peu, quand même) mais le fait qu’il les fasse alors que je le croyais engagé avec quelqu’un d’autre ? Je me sens vraiment stupide, maintenant que je réalise à quel point ma réaction était disproportionnée. Tout s’explique, maintenant. Du coup, je me sens assez coupable. Je glisse un œil vers son visage. Il a les joues rouges et du coup, moi aussi. Et voilà qu’il s’excuse de me complimenter. Je secoue la tête. C’est pas ça du tout… Et puis- wait. Est-ce qu’il a dit qu’il m’appréciait ? Non. Il veut sûrement dire de manière amicale. C’est vrai que les moments qu’on a passés tous les deux sont plutôt des bons souvenirs. Voire vraiment, même. Bon, il a été honnête avec moi. Je suppose qu’il serait probablement bien que je fasse de même, histoire de partir sur de bonnes bases. Mais d’abord il faut que je lui fasse comprendre qu’il n’a rien fait de mal et que tout est de ma faute.

« Eto- Satoshi-san. Désolée. C’est pas que ça me fait pas plaisir. Je pensais que la situation était différente, désolée. J’aurai dû poser directement la question au lieu de m’imaginer tout un tas de choses… Je te présente mes excuses. »

Je m’incline vers lui, dégageant ainsi mes épaules de ses mains, et recule légèrement, triturant le lien de mon sac entre mes doigts crispés. Il m’a dit des choses sur lesquelles il n’avait aucun compte à me rendre, alors je devrais sûrement faire de même. Mais d’abord, d’abord… j’essaie de retarder au maximum le moment où je vais devoir avouer que je lui ai menti.

« Désolée, je t’ai jugé sans savoir alors que tu as fait quelque chose d’honorable. C’est juste que ça me paraissait improbable que quelqu’un comme toi n’aie pas déjà quelqu’un. Et puis, ça ne me regarde vraiment pas. »

Je suis vraiment stupide. Je suis probablement en train de me couvrir de ridicule, là. Je vais m’enfoncer alors que la situation est déjà bien assez malaisante comme ça. Bon, inutile de faire durer davantage. Je prends mon courage à deux mains, et c’est non sans difficultés que j’arrive à balbutier quelques mots, après un long silence.

« Cette nuit là. J’ai menti. Je n’avais pas mal, enfin, pas autant que j’ai prétendu. »

Les mots peinent à sortir de ma bouche, il va se demander de quoi je parle. Peut être me prendre pour une folle. Il n’aurait peut être pas tort, à vrai dire. Mais je ne veux pas qu’il pense que je suis quelqu’un de malhonnête, j’ai juste fait ça pour ne pas le laisser tout seul. Après qu’il m’ait dit qu’il n’était pas très bien, je me serais sentie mal de le laisser aller s’entraîner tout seul dans le dojo vide. Et puis, il faut aussi que je me l’avoue. J’avais envie de passer un peu plus de temps avec lui.

« Je- J’avais juste pas envie que tu partes. »

Je retiens ma respiration et mon visage prend une teinte de rouge encore un peu plus prononcée. Pour me donner contenance, je replace une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de jeter un œil au visage de Satoshi.

« Enfin, euh- pas sans t’être réchauffé au moins un peu. »

Honnêtement, si en essayant de me rattraper comme ça je continue à m’enfoncer, il vaudrait peut être mieux que je fasse vœu de silence.

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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Mer 7 Fév 2018 - 20:12

Je me demande si dans un concours d'excuse, nous pourrions participer en couple. Comme un couple de danseurs, ou de patineurs, par exemple. Dans une catégorie mixte, ou il faut s'incliner en s'excusant le plus longtemps possible sans ciller, ou sans donner l'impression que ce n'est pas naturel. Il faudrait ainsi convaincre les juges de notre bonne foi, et il est difficile en regardant le visage brûlant de Misuzu de me dire qu'elle fait ça pour être correct. J'en ai trop fait, je suppose. J'en fais toujours trop, mais je suis comme ça. C'est involontaire. Mais je me rend compte de plus en plus que chacun de notre coté, en ayant voulu bien faire, nous avons eu la sensation d'empirer les choses.

- Tu ne voudrais pas....t'asseoir un peu ? Les gens vont commencer a se poser des questions, tu ne crois pas ?

Je ramène toujours tout aux gens, comme si l'attention qu'ils faisaient peser sur moi était un poids d'une lourdeur incommensurable. Et ce n'est pas tout a fait faux, je ne peux pas m’empêcher d'avoir l'impression de les déranger. Je recule en lui désignant un endroit ou s'asseoir, un banc en bois qui est glacé, mais pas assez pour qu'il me fasse oublier la conversation que nous avons. Et au moins elle ne pourra plus s'incliner, je dois avouer que cela me met un peu mal a l'aise. J'ai l'impression de ne pas le mériter.

Elle me parle de tout, de l'histoire de son genou qui, comme je m'en doutais, n'avait pas grand chose au final. Je veux dire, je n'étais pas médecin, mais vu la façon dont elle avait sautillé sur ses jambes une fois chez elle, c'est que cela ne devait pas être très grave. Je n'avais pas du tout pensé, cependant, que cela pouvait être parce qu'elle ne voulait pas que je m'éloigne. Que je reste, que nous passions un peu plus de temps ensemble. Elle avait bien fait. Cela avait était très agréable. Mais je ne pouvais que difficilement lui dire cela comme ça, la situation était assez gênante de la sorte.

Je restais silencieux pendant un moment, alors qu'elle avait fondue également dans le silence. Nous étions la, devant le va et vient des gens qui étaient la pour prier, pour essayer de rendre cette nouvelle année comme ils le voulaient, en obtenant un petit coup de pouce divin. Je regardais ma veste du coin de l’œil, en songeant que j'allais sans doute bientôt l'enfiler a nouveau. Le froid m'avait rattrapé. J'observe l’intérieur de mes avants bras, en commençant a remettre de l'ordre dans mes pensées.

- Je crois....que chacun de notre coté, nous avons imaginés des choses. Le terrain que nous voulions voir a plat, était déjà recouvert de bosses, de part et d'autre, si bien que nous nous sommes un peu perdu de vu.


Je suppose que c’était plus ma faute que la sienne. J'aurais du lui parler le soir ou elle etait venue chercher son pull. J'aurais du me rendre compte pour son genou, au lieu de rester dans le silence. A force de ne pas vouloir brusquer les choses, on fini par se perdre dans l'océan. Et c'etait ce qui etait arrivé, indubitablement. Je laisse mon dos s'appuyer contre le dossier, en levant la tête un peu plus haut, pour que mes yeux passent de la population, au ciel encore un peu blanc de ces derniers jours. Il ne neigeait plus, mais cela reprendrait, j'en étais certain.

- Mais tu sais, tu as l'air de croire qu'il y a beaucoup de gens qui s’intéressent a moi, mais tu te fais des idées. J'ai toujours eu l'habitude d’être seul, et avant d’être promu capitaine du club, pour lequel, je vais être franc, je n'ai pas trop eu mon mot a dire, je faisais même en sorte d'attendre que tout le monde parte pour commencer a m’entraîner. C'est peut être ridicule, mais c'est le genre de personne que je suis.  Ne me surestimé pas trop.

Enfin, si c’était surestimer quelqu'un de penser qu'on s’intéresse a lui.  C’était probablement encore une fois un peu orgueilleux de dire ça. Mais de toute façon, ça ne sert a rien de corriger, vu que je suis déjà au fond du fond dans cette histoire. Je passe lentement la main dans mes cheveux, qui sont indubitablement beaucoup trop longs et qui doivent me donner un air étrange, avant de reprendre :

- Je me demandais si....enfin si tu veux bien sur. On pourrait reprendre depuis le début. Oublier cette histoire et repartir de zéro. Après tout, si ce n’était qu'un malentendu, il n'y a pas vraiment besoin que l'un de nous deux quitte le dojo, non ? Et puis je préfère quand tu es la, j'ai tout de suite l'impression que le dojo est....

- Sakutaro-kun ! Sakutaro-kun !


Je sursaute, tournant la tete vers un homme s'approchant de moi. Roh, de tout les moments il fallait que ce soit maintenant. Il fait partit du dojo, et c'est lui qui doit me délivrer la certification des points que j'ai gagné lors du tournoi, et que je dois présenter pour l'inscription du suivant, a la fin du mois. Je soupire en me levant.

- Tu m'attends deux minutes ? Pardon de devoir nous interrompres.

Je lui souris légèrement, avant de me retourner dans la direction de l'homme qui m'attends a une dizaine de mètres. Je fais un pas en avant, puis me décide, me retournant de nouveau vers Misuzu, prenant mon courage a deux mains, lâchant dans un souffle :

- Oh et....pour ton genou....je suis très content que tu l'ai fais.

Je lui souris a nouveau, d'une façon un peu moins crispé, avant de me retourner entièrement pour ne pas lui laisser voir que le teint rouge de mes joues fait totalement ressortir la blondeur de mes cheveux.

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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Mer 7 Fév 2018 - 23:52




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Il me propose de m’asseoir, et je hoche la tête, toujours sans le regarder, lui emboite le pas, jusqu’à un banc dont le froid traverse rapidement le tissus de mon kimono, envoyant des frissons dans mes cuisses et le reste de mon corps. J’hésite un instant à me lever mais Satoshi a raison, les gens regardent. Pas forcément méchamment, mais avec des regards curieux qui sont assez inquisiteurs pour me gêner.

Le silence s’installe pendant un instant après que je confesse mon mensonge de ce soir là. Je m’attends à ce qu’il s’en aille, ou qu’il me fasse des reproches, ou qu’il m’attrape par les épaules et me secoue comme on secoue un arbre fruitier. Je pourrais comprendre s’il le faisait, vraiment. Au fur et à mesure que nous restons tous les deux coi, les battements de mon cœur commencent doucement à se ralentir. S’il avait voulu se lever et partir et ne plus jamais m’adresser la parole, il l’aurait sûrement déjà fait. Enfin, je suppose. Il finit par prendre la parole, et je laisse échapper une respiration de soulagement parce que je n’avais aucune idée de ce que j’aurai bien pu dire pour arranger les choses. C’est probablement plus de ma faute que de la sienne, après tout, j’aurai simplement dû être honnête et poser les questions directement au lieu de me faire des idées toute seule dans mon coin comme je le fais beaucoup trop souvent. Il est trop tard maintenant pour les remords, de toute façon. Je peux juste essayer d’arranger les choses à partir de maintenant et dans le futur. Je me contente de hocher la tête, les mains serrées, doigts entrelacés sur mes genoux, mon sac à côté de moi sur le banc.

« So desu ne... »

C’est tout ce qui sort de ma bouche mais ça me paraît largement suffisant. C’est inutile d’en rajouter. Je voudrais éviter de raconter n’importe quoi. Et puis, il dit des choses que je ne suis pas sûre de comprendre. Il a pourtant tout pour être populaire. j’ai cru comprendre qu’il n’aimait pas trop la compagnie des gens, mais ça ne veut pas dire que la réciproque est vraie. Moi, par exemple, j’aime sa compagnie. Je glisse un regard vers lui. Il regarde le ciel. Je détourne les yeux qui reviennent se poser sur mes mains. Ce n’est pas une question de le surestimer, ça me paraissait juste normale qu’un garçon comme lui soit populaire auprès de tout le monde et notamment des filles. Je me mords légèrement la lèvre inférieure. Quelle idiote je fais. Et maintenant, je l’ai mis dans l’embarras, tout ça à cause de mes préjugés.

Il propose de reprendre à zéro, je hoche la tête. Non, aucun de nous deux n’a besoin de quitter le dojo, c’est vrai. Et puis- Hein ? Il a l’impression que le dojo est quoi ? Quelqu’un l’a interpelé, et il s’est interrompu. Honnêtement, j’aimerais bien savoir ce qu’il allait dire. Un homme s’approche, mais je n’ai aucune idée de qui il est, je me contente donc de le suivre simplement du regard, avant de me lever en même temps que Satoshi et de saluer l’inconnu en m’inclinant à une hauteur moyenne.

J’acquiesce lorsqu’il me demande de l’attendre, et rougis encore un peu plus lorsqu’il me sourit, essayant de lui rendre son sourire mais n’arrivant qu’à une grimace crispée. Il s’éloigne et je m’apprête à me laisser tomber sur le banc lorsqu’il se retourne de nouveau vers moi. Les battements de mon cœur s’accélèrent. À vrai dire, moi aussi, je suis contente de l’avoir fait, cette nuit là, même si j’ai dû mentir. Dire que je n’apprécie pas le temps passé avec lui serait malhonnête. Il me sourit de nouveau, et cette fois si j’arrive à faire de même. Il se retourne et une fois de plus je jurerais l’avoir vu rougir. Non, ce n’est même pas que je jurerai, j’en suis certaine. Oh, j’espère que je ne l’ai pas mis mal à l’aise. Je reste ainsi quelque minutes assise à me ronger les sangs en regardant autour de moi avant qu’il ne finisse par revenir. Je me lève immédiatement, frissonnant légèrement de froid, et je prends mon courage à deux mains.

« Je suis désolée d’avoir présumé de choses que je ne savais pas. C’est juste que ça me paraissait évident que tu sois populaire, enfin, même si tu ne l’as pas choisi tu es capitaine de club, et puis tu es plutôt grand et super kakoii et- enfin… hm.»

Je m’arrête, le souffle un peu court. J’ai déclamé ça comme une tirade. Ça me rend triste qu’il soit seul, ou qu’il ait l’impression de l’être, parce que moi je l’apprécie sincèrement. Mais du coup, je ne suis pas vraiment sûre de ce qu’il faut que je dise pour changer de sujet. Je regarde un peu autour de moi.

« Tu- euh… Tu fais quelque chose après ? Je dois acheter un omamori, mais après j’ai du temps… Ah, enfin, tu dois sûrement vouloir rentrer te changer, désolée. »

Il a certainement autre chose à faire que passer du temps avec moi, après tout, il a l’air assez sollicité comme ça, et il a bien précisé qu’il ne s’est pas vraiment reposé pendant les vacances. Je prends mon sac sur le banc et me prépare à le saluer et le laisser aller à ses occupations.

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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Jeu 8 Fév 2018 - 1:12

L'homme en question se prénomme Monsieur Hammerburg. Un Allemand expatrié qui, de loin, ne pays pas de mine, mais a chaque fois que je me retrouve devant lui, j'ai le sentiment d’être un insecte. Je n'ai pas peur de lui, je sais me défendre. Mais il a ce petit quelque chose d'intimidant. Ce petit quelque chose qui m'est étranger. A sa manière, il me rappel Hikari. De façon traditionnel, je m'incline devant lui en posant mon poing droit fermé dans la paume de ma main gauche, avant de relâcher ma pause, pour prendre le papier qu'il me tend. Nous échangeons très rapidement, il me souhaite bon courage, me remercie pour mes efforts, et m'annonce que nous discuterons bientôt du poste a pourvoir, que je tiens bénévolement actuellement. Cela s'annonce bien, et je lui souris en le remerciant.

Je me retourne en marchant lentement vers Misuzu, la tête enfoncé dans le papier. Yes, j'ai réussis a atteindre le palier trois. Petite explication. Il y a une multitude de petit tournoi tout au long de l'année compétitive, chacun offrant un certain nombre de points. En fonction du nombre obtenu, il est possible de se qualifier pour le tournoi qualificatif principal qui est fin Janvier. Ce tournoi est divisé en dix paliers. Son nombre de points déterminés le palier dans lequel nous débutons, et plus nous sommes hauts dans les paliers, moins nous avons de combat a gagner pour se qualifier pour le tournoi final, qui a lieu en Mars. Qu'on se le dise. Commencer au palier deux est un énorme handicape, surtout quand l'on doit affronter, en septième combat, quelqu'un qui n'en a eu encore qu'un ou deux. Mais c’était mieux que le dernier, et puis, j'avais l'occasion d'y participer.

- Excuse moi pour l'attente, Wata....Misuzu-san. C'est mon papier pour le tournoi de fin Janvier auquel je me suis qualifié. Désolé de t'avoir planté comme ça.

Elle saute devant moi, et j'ai presque envie de refaire une blague sur son genou. Mais l'expression de son visage m'en dissuade. Ce n'est pas le moment, elle est vraiment sérieuse. Elle semble aussi sérieuse que moi, une minute plus tôt, quand je lui avais fais ma petite tirade. J'ouvre légèrement les yeux sous la surprise. Évident ? C'est vraiment, vraiment bizarre, parce que personne ne m'a jamais dis ça. Même Mika passe son temps a se moquer de moi en disant que je n'aurais jamais de popularité en continuant de froncer mes sourcils « de façon toujours aussi sérieuse », je cite. Mais j'avais le souvenir de ces groupes de filles qui étaient venu accourir pour me parler dans les couloirs quand j'avais gagné le tournoi en deuxième année. Qui ne m'avaient jamais adressé la parole avant. Et qui avaient disparut aussi rapidement quand j'avais annoncé que je me retirais du tournoi national.

- Je suis....vraiment touché que tu dises ça. Mais j'ai déjà eu l’expérience de gens qui venaient simplement quand j'avais quelque chose a apporter. Du coup, j'ai vite fais en sorte de ne rien avoir a apporter a personne. Enfin, je n'ai pas eu trop de difficulté a faire ça, vu que c’était le cas de base. Je suis plutôt banal. Bref, ne parlons pas de moi, et surtout pas de ça, ils me rendent malades rien que d'y penser. Comme dit l'expression Française, « Il vaux mieux vivre seul que mal accompagné ».

Parler en Français a ce moment la ? Sato, mon pauvre garçon, ne te donne pas un genre comme ça, c'est ridicule. Je soupire en détournant le regard, quand elle reprend la parole, me proposant timidement, tellement timidement qu'elle vire de bord presque aussi rapidement, si je veux faire quelque chose avec elle ensuite. Je plante mon regard sur son visage en souriant. Bien sur que oui. Difficile de repartir a zéro, si on ne fait rien pour refaire connaissance, non ?

- J'ai l'habitude de vivre avec mon Nan Quan, c'est un peu une partie de moi. Je peux rester avec, ce n'est pas un problème. Par contre toi, tu sembles frigorifier. Tu m'as passé ton pull l'autre, jour, alors tiens, enfile ma veste.

Sans vraiment lui laisser une chance de refuser, je pose ma veste dans ses bras, avant de faire un pas en arrière pour ne pas qu'elle puisse me la renvoyer. Ce ne sera sans doute pas très stylisé, couplé a son kimono, mais l'important est de ne pas avoir froid, non ? Je me demande ou nous pourrions aller pour etre au chaud, et vu ou nous sommes, aller boire un chocolat ou un café, voir un thé, si je laisse ressortir l'éducation de ma mère. Dans un sens, nous en avions déjà bu un ensemble, mais dans un autre, moi qui lui avait dit que je n'aimais pas le club de cérémonie du thé, si a chaque rencontre j'en prenais un, elle pourrait trouver ça louche.

- Si tu veux, on pourrait trouver un endroit ou boire quelque chose de chaud ? Tu vas vraiment attraper froid, ton visage est a moitié bleu et a moitié rouge. Et puis tu as tes mains qui tremblent un peu.

Ce n’était pas nécessaire d'en dire autant....Je me prend pour son pere ou quoi ? Enfin en tout cas, je suppose que la situation s'est amélioré ? Je lui fais un sourire en m'écartant pour que nous puissions prendre la route vers la zone la plus proche de notre position, ou nous pourrons profiter d'une boisson chaude, afin de combattre la chape de froid qui s'est abattue sur la ville en ce temps hivernal.

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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Jeu 8 Fév 2018 - 18:17




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En revenant, il explique la provenance du papier qu’il tient dans les mains. Ah, alors il s’est qualifié pour la prochaine étape ? Ça veut donc dire qu’il a bien réussi le tournoi dont il m’avait parlé la première fois que nous avons eu une vraie conversation, on dirait. Je lui souris légèrement et hoche la tête. Il faudra que je songe à l’interroger là dessus plus tard. Je fronce légèrement les sourcils quand il me répond. Comment peut il penser ne rien avoir à apporter à personne ? C’est évidemment faux, et puis, tout le monde a quelque chose à apporter. Je comprends qu’il ne veut pas que les gens se rapprochent de lui par intérêt, mais en s’isolant comme ça on a vite fait de devenir misanthrope et amer. Il finit sa phrase par une expression en français, et j’ai évidemment beaucoup de mal à la comprendre. Peut être par manque de pratique, ou peut être parce que mon niveau est tout simplement assez bas. En tout cas, je ne comprends que quelques mots, dont le mot pour « seul » et ça s’arrête là. Aucune idée donc de ce qu’il a voulu dire, mais c’est sûrement inutile de lui en parler, il n’a pas besoin de savoir comme mon niveau de Français est basique après tout. Pour une raison qui m’échappe, il soupire et regarde ailleurs.

Lorsqu’il répond positivement à ma proposition de faire quelque chose ensuite, je ne peux m’empêcher de sourire en fermant un peu les yeux, la tête légèrement penchée sur le côté comme à mon habitude, mes deux mains serrées contre ma poitrine. Ça doit être bien, d’être résistant au froid. Par contre, il laisse sa veste tomber entre mes bras et je sens tout de suite mes joues virer au rose. Maintenant que je la tiens, ça va être difficile de refuser. Difficile aussi de nier que j’ai froid, à vrai dire, étant donné que mes dents sont presque en train de claquer. Pourtant avec trois couches de vêtements, j’aurai pensé limiter les dégâts. M’asseoir sur ce banc glacé n’était peut être pas la meilleure idée, à vrai dire, parce qu’il ne me semble pas que j’avais froid avant. Je déplie donc la veste en question. C’est un hoodie gris foncé avec une fermeture éclair, tout ce qu’il y a de plus simple, bon si ce n’est qu’il est évidemment trop grand pour moi, mais ça n’est pas quelque chose d’inhabituel dans mes tenues de toute façon. En revanche, je ne vois pas comment le mettre par dessus mon kimono, alors je me contente de le lancer sur mes épaules. Je ne sais pas si c’est le fait de porter un vêtement en plus ou le fait que je suis totalement rouge et brûlante de confusion qui en est la cause, mais en tout cas j’ai presque immédiatement moins froid. Et je réalise que je suis vraiment très malpolie.

« Ah- Arigatō… T’étais pas obligé, mais… Enfin, c’est gentil. »

Il propose d’aller s’installer quelque part et j’acquiesce d’un hochement de tête rapide. Je sens mes oreilles chauffer lorsqu’il précise que j’ai vraiment l’air d’avoir froid. En même temps, il n’a pas tort. De la main (tremblante) qui ne tient pas le sac, je resserre la veste contre moi, son parfum me parvient. Difficile à décrire avec des mots, mais agréable. Je sens les battements de mon cœur s’accélérer imperceptiblement et mon cerveau ordonne à tout mon corps de rester calme. Reste calme, Micchan. Il me sourit et s’écarte, et je suis juste vraiment impressionnée par le fait qu’il n’aie pas froid comme ça. Je m’apprête à m’éloigner du temple lorsque la mission que je me suis fixée me revient.

« Ah, il faut que j’achète un omamori d’abord ! Si ça ne te dérange pas de m’accompagner… »

Je laisse la question en suspens un instant, et me dirige de nouveau vers le bâtiment. Après avoir rendu les miens au temple pour qu’ils soient brûlés, il ne m’en reste presque plus aucun, alors je pourrais peut être en acheter plusieurs. Mais pas trop. Il ne faudrait pas que je passe pour quelqu’un de superstitieux. L’échoppe où sont exposés les nouveaux omamori n’est pas très loin et nous y parvenons rapidement. Sous l’œil attentif du vendeur, j’en sélectionne plusieurs. Un pour la réussite scolaire, un yaku yoke en bois pour repousser les mauvais esprits, un pour la santé, et alors que je regarde un peu plus loin, j’en vois un pour la réussite sportive. Sans rien dire, je me saisis de celui là aussi et me dirige vers la caisse, sortant mon porte monnaie de mon sac. Une fois les talismans payés sans encombre, je me retourne vers Satoshi et lui fais un sourire.

« Tu avais une idée de là où tu voulais aller ? Il est presque midi, alors on pourrait manger quelque chose aussi ? Tu dois penser que je mange tout le temps… »

J’ai un petit rire derrière ma main. Je dois donner une image de gourmande et honnêtement, je ne peux pas dire que c’est faux. Je lance ça l’air de rien, après tout, même s’il le pense, je ne peux rien y faire. C’est vrai que manger est l’une des choses que je préfère dans la vie, et c’est comme ça. La nourriture fait toujours du bien quelles que soient les circonstances. En revanche, il est sûrement inutile d’attendre avant de l’interroger sur le sujet du tournoi. Et puis, si je lui donne le talisman maintenant, ça sera moins bizarre qu’en étant assis et sans possibilité de changer vraiment de sujet aussi facilement.

« Alors, tu as bien réussi ton tournoi dont tu me parlais l’autre fois, on dirait… Omedetougozaimasu ! Et, euh, je me doute que tu ne vas pas en avoir besoin, mais je me suis dit qu’on sait jamais, ça peut toujours aider un peu, alors… tiens. »

Tout en parlant, j’ouvre le sachet en papier qui contient les porte bonheurs, fouille brièvement et en sors le talisman. Je range le sachet dans mon sac et lui tends l’omamori des deux mains avec un sourire.

« Tu n’auras qu’à l’attacher à ton sac de sport… Ce n’est pas grand chose, mais c’est au cas où. Ganbatte, ne ? »

Je détourne rapidement le regard, histoire d’éviter un épilogue. C’est juste une manière de me racheter et de montrer qu’il n’y a aucune rancune de mon côté. Je lui souris et me mets en marche, m’éloignant doucement du temple.

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Dernière édition par Misuzu Watanabe le Dim 11 Fév 2018 - 12:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Ven 9 Fév 2018 - 18:52

Au moins, elle semble accepter ma veste sans trop protester. Pendant une seconde j'avais songé au fait qu'elle allait sans doute refuser, me la lancer a nouveau comme elle m'avait envoyée son pull lors de notre soirée au konbini....c’était plus d'un mois auparavant, et je n'avais véritablement pas vu le temps passé. Je me perdais a songé un peu a ce que ce temps passé aurait pu être si il n'y avait pas eu un tel quiproquo. Nous n'aurions probablement pas passés beaucoup plus de temps ensemble. Après tout, nous étions chacun rentrés chez nous durant les vacances. Et les choses semblaient s'arranger maintenant. Nous n'avions pas beaucoup de temps a rattraper. Juste assez.

Elle annonce qu'elle doit acheter des talismans. Je ne fais pas vraiment de commentaire, mis a part que je lui annonce que j'ai tout mon temps et que je vais l'attendre un peu plus loin. Elle se retourne et je la regarde partir, avec ma veste trop grande sur les épaules. Je suppose que c'est un peu étrange comme accoutrement, mais je me surprend a songer au fait que cela ne lui va pas si mal. J'avais bien de lui proposer. Je m'approche d'un arbre auquel je laisse mon dos s'appuyer, en baissant un peu la tete histoire de ne pas trop attirer l'attention. Bien sur que c'est impossible, en mettant mes cheveux en avant, il n'y a rien de tel que cet éclat un peu lumineux pour faire tourner les regards vers moi. Alors je redresse finalement la tête, regardant un peu l'horizon. Songeant que cela doit me donner un air mélancolique ridicule, j'essaye de trouver un point sur lequel fixer mes yeux, et je décide que le temps sera parfait pour ça.

Je réfléchis un instant aux Omamori qu'elle est partit acheté. Je dois avouer que si ma mère adore ce genres de traditions, je n'y avais jamais vraiment prêté attention. Sans doute parce que Ashura trouvait cela ridicule. Cependant, accroché a mon sac, celui que je portais sur les épaules, se trouvait déjà deux talismans que j'avais récupéré pendant les vacances. L'un des deux venant de ma mère. Un Gakugyô Jôju, qui était censé m'assurer la réussite de ma deuxième année. En disant ça, elle avait largement froncée les sourcils, signe que je n'avais d'autre choix que de dire « oui oui, aucun soucis », sans ne serait ce que songer a lui dire qu'il y avait une maigre chance d’échec. Elle ne m'en voudrait pas, mais elle savait que j'avais toujours besoin d'une certaine motivation pour avancer. Le second, c’était celui de Mika. Un Yaku Yoke, le même qu'elle m'offrait chaque année. Parce que, comme elle disait, «vu que tu as une des cheveux lumineux, les oni auront plus envie de venir t'attraper ». Logique, je suppose.

Je sursaute un peu quand Misuzu me sort de mes pensées. La revoilà qui arrive, l'air un peu satisfaite. Elle vient droit vers moi. Pendant une seconde, je m'étais presque attendu a ce qu'elle s'en aille en allant tout droit sans me voir. Mais non, c'est bien moi qu'elle rejoint, ce n’était pas un rêve. Une fois devant moi, elle m'interroge sur l'endroit ou nous pourrions aller. Comme la dernière fois, je sèche un peu. Je ne mange jamais a l’extérieur, si bien que finalement, le seul restaurant auquel j'ai déjà mangé a Keimoo, c'est celui ou j'ai étais avec elle.

- Je dois t'avouer que je n'en connais aucun. A part celui ou nous avons déjà été. Mais tu dois avoir envie de changer, peut etre ? En tout cas....


J'avais oublié. L'argent de la dernière fois ! Je sors de mon sac mon portefeuille, et l'ouvre, pour sortir l'argent qu'elle avait déposée sur la table plusieurs mois avant. Je ne lui avais jamais rendue. Je prend l'argent, avant de lui prendre lentement la main pour lui ouvrir, et déposer les billets a l’intérieur. Peu de chance qu'elle s'en souvienne.

- Mais cette fois, si je t'invite, laisse moi le faire officiellement. J’espère que tu ne devra pas partir en courant.

C'est vrai qu'elle travaillait beaucoup, d’après ce que j'avais compris. Mais vu que cette fois elle avait proposée, j’espérais que notre temps ensemble serait plus loin. Je m'écarte d'elle d'un pas en rangeant mon porte-feuille. Alors que je commence a faire un pas pour m'éloigner, elle reprend la parole. Elle me parle du tournoi, ah oui, pendant une seconde, j'avais oublié. C’était elle, elle m'avait totalement fait oublier cette histoire. Pendant une seconde, je me vois presque sur le tatami. Puis elle me félicite, si bien que je sors une nouvelle fois de ma propre tête pour que mon regard attrape son visage. Elle n'a quand même pas....Si. Elle m'en a acheté un. Je dois sans doute laisser échapper de la fumer au niveau de mes oreilles, mais je parviens a garder un ton assuré.

- Oh, tu n'aurais pas du. C'est super gentil. Je.....comment dire...

Moi je n'ai rien a lui offrir. Quel idiot, j'aurais du aller en acheter un avec elle. Mais c'est trop tard maintenant. Ça ferait trop bizarre, elle penserait que je le fais par obligation. Je lui fais un grand sourire, un peu forcé, pas parce que je ne veux pas lui sourire mais parce que mon malaise a atteint son climax, Je me passe la main dans les cheveux, avant de le regarder, et directement de l'accrocher a mon sac avec les deux autres. Alors que je m’apprête a lui parler, elle a détourné le regard. Sato, tu as raté quelque chose....comme d'habitude. Je la rattrape en deux enjambés, alors qu'elle avait commencé a s'éloigner du temple.

- Pour tout te dire je......je n'aime pas trop les tournois. Combattre des gens. Je m’entraîne plus comme une habitude, que dans l'optique de vraiment taper des garçons sur un tatami, entourés par une foule de gens.


En fait je déteste ça, et je m'en rend compte a mesure que mes paroles sortent de ma bouche.

- Cependant, je suis content de le faire, parce que cela me permet de remercier quelqu'un qui a beaucoup fait pour moi, a un moment ou je.....hum....bref, ce n'est pas important. Ce que je voulais dire, c'est que grâce a toi, je pense qu'il ne peux plus rien m'arriver. Je suis protégé par ton vœux maintenant.

Je tire sur le col de mon haut noir, en regardant la pointe de mes chaussures.

- Du coup....tu sais ce que tu voudrais manger ? Tout me vas, je ne suis pas difficile.


Et puis, après m'avoir fait un cadeau, je ne peux pas ne pas accéder a toute ses requêtes.

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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Dim 11 Fév 2018 - 14:09




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Alors que je viens de le rejoindre, il attrape ma main d’un air sérieux. Je lui jette un regard surpris, et je rougis un peu, évidemment, avant qu’il ne glisse des billets dans ma paume. Je les regarde un instant, puis le regarde lui, confuse. Pourquoi il me donne de l’argent ? Il parlait du restaurant où nous étions allées et… Oh. Hein ? C’était il y a trois ou quatre mois, c’est de l’histoire ancienne maintenant.

« Ah, non mais c’est pas la peine c’est… Enfin… »

Je suis sur le point de lui rendre l’argent mais il reprend la parole. Je secoue la tête. Inutile de m’inviter… Je souris néanmoins à la dernière chose qu’il a dite, c’est vrai qu’il avait dû me prendre pour une folle cette fois là, mais j’avais failli être en retard, et je n’avais pas commencé de travailler là longtemps avant et je ne pouvais donc pas me permettre de faire mauvaise impression. Heureusement, ma course avait payé et j’avais été pile à l’heure pour pointer, avant de passer plusieurs minutes à récupérer mon souffle sous le regard amusé de Kaede. Je me contente de sortir mon propre porte monnaie de ma manche et d’y ranger les billets sans rien dire.

En revanche, je suis assez satisfaite de l’effet de mon omamori. Ce n’est pourtant rien de spécial, mais pour une fois, ce n’est pas moi qui suis confuse et décontenancée par sa générosité, mais l’inverse. J’ai un petit sourire avant de me mettre en route, alors qu’il semble vouloir se confondre en remerciements et excuses. Au moins, j’ai coupé court à ça. Il me rejoint en quelques enjambées à peine, probablement parce que mes pas sont limités par le tissus de mon kimono et les geta que je porte, qui font un bruit mat de bois sur la pierre à chaque pas que je fais. Je dois admettre que sa veste me tient assez chaud, à moins que ce soit tout simplement le fait de bouger au lieu d’être bêtement assise à ne rien faire. En me rejoignant, il m’explique ne pas aimer faire des combats. Je hausse un sourcil. Pourtant, n’est-ce pas le principe d’un art martial que de servir à combattre des gens ? Je m’apprête à l’interroger, mais il reprend, évoquant quelqu’un à qui il doit beaucoup. Je me tourne légèrement vers lui, dubitative, alors qu’il s’interrompt. Néanmoins, je lui fais un nouveau sourire, les yeux à moitié fermés, lorsqu’il dit être protégé par mon vœu. Si jamais mes pensées peuvent avoir un quelconque effet, je serai ravie qu’elles l’aident.

« Tu sais, c’est pas vraiment comme si tu tapais des gens dans la rue… Ce sont des combattants entraînés, il n’y aucune honte à ça… Au contraire. »

Je m’interromps un instant, incertaine de ce que je devrais dire.

« En tout cas, tu dois vraiment avoir un très bon niveau… j’avoue que je serais totalement incapable d’en juger, à moins de te voir combattre bien sûr, mais bon… »

Je hausse les épaules imperceptiblement, mais il est vrai que je ne l’ai vu que dans des combats amicaux, où, forcément, personne ne se sert vraiment de sa force. Cependant, s’il est doué, il devrait certainement exploiter ce talent, sans se sentir mal par rapport à ça.  Le silence s’étend un peu, avant qu’il m’interroge sur ce que je veux manger. C’est vrai, il a évoqué le fait qu’il ne connaissait pas de restaurant en dehors de celui où nous étions allés la dernière fois. Nous aurions pu y retourner, d’autant qu’il n’était pas forcément loin, mais je n’ai pas vraiment envie d’y aller à chaque fois. Au contraire, j’aimerais aller dans un autre endroit, mais je ne suis pas sûre de connaître un restaurant précis. Peut être qu’on pourrait aller dans une des rues bordées de restaurants qui sont disséminées un peu partout dans Hiryuu, et choisir une fois là bas ? Je n’ai qu’une vague idée de ce que je veux manger.

« Peut être qu’on pourrait regarder si on trouve un restaurant coréen ? Kimchinabe tabetai… Ou alors un endroit pour manger de la soupe de mochi, certains restaurants doivent toujours en servir, non ? »

Comme d’habitude, l’idée que je vais bientôt manger me revigore et mon humeur s’améliore immédiatement. Je souris donc à Satoshi, me penchant un peu en vant, tout en faisant bien attention à ne pas marcher n’importe comment, histoire de ne pas me prendre les pieds dans mes geta et risquer de tomber et rouler jusqu’en bas de la pente qui s’éloigne du temple.

« Tu n’as pas de plat que tu aimes particulièrement ? Ou que tu te fais toi même quand tu as besoin d’être revigoré ? »

Il est vrai que par expérience personnelle, je considère toujours la nourriture comme quelque chose qui peut remonter le moral ou donner de l’énergie quand les choses ne vont pas bien. Finalement, si je ne faisais pas de sport, je serai sûrement au double de mon poids actuel, étant donné tout ce que je mange. Mais après tout, j’ai une vie assez active, alors je pense que ça va. Je balaie le paysage du regard. Les alentours de ce temple ont vraiment été bien pensés, et il y a déjà des végétaux qui commencent à fleurir malgré les températures encore très basses, et ça fait des petites tâches de couleur un peu partout, ci et là.

« Je suis contente d’être venue ici. »

Je lui souris de nouveau. Ma petite bénédiction fait déjà effet, on dirait.

love.disaster

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: peace of mind, for five minutes. [satoshi]   Lun 12 Fév 2018 - 15:45

C’était une question que je m'étais souvent posé. Se battre sur un tatami, dans un endroit ou il y avait des arbitres, des règles, du respect. Ce n’était pas du tout la même chose que se battre dans une ruelle mal famée de Bougu. Je me souvenais encore de cette soirée avec Hibari-san, quand nous avions du nous battre pour nous sortir de ce bar miteux dans lequel je m'étais retrouvé. Perdu dans la ville, j'avais demandé mon chemin, et de fil en aiguille, nous avions du fuir. Je me souvenais parfaitement de ce coup a la pomme d'Adam, suivit, au ralentis, de cette attaque a la choppe de bière qu'il avait infligé a notre assaillant. Je n'avais jamais couru aussi vite que ce soir la, mais aujourd'hui, pratiquement deux ans après cet incident, je ne pouvais m’empêcher d'en sourire.

La honte n’était pas vraiment le mot que j'utilisais. C’était plutôt la tristesse. Ce n’était pas tant les combats que je n’appréciais pas, c’était d'avantage l'esprit de compétition que je n'avais pas. Je n'avais aucun désir de m'élever au dessus des autres, aucun désir de remporter des compétitions. Mais maintenant que j'ai pris du recule, c'est également une façon de communiquer. Lors d'un combat, l'apprentissage se fait en accéléré. Lors du tournoi que j'avais fais quelques semaines plus tôt, je n'avais pas retrouvé cet égo qui transpirait de tout les combattants quand j'étais au lycée. Je suppose que c’était différent maintenant que nous étions plus vieux.

- Je ne sais pas si j'ai un très bon niveau.....je suppose juste que le niveau du tournoi de la ville n’était pas très élevé.....je doute aller très loin de toute façon....

Pendant une seconde, je réfléchis a ce qu'elle dit sur les endroits ou nous pourrions aller. Je n'ai quasiment jamais mangé Coréen. D'une part parce que ma mère ne fait rien d'autre que du Japonais, et d'autre part parce que la restauration dés écoles fait globalement de même. Mis a part quelques petites folies quand j'étais au lycée de la part de l'école, ainsi qu'a l'académie, et encore, c’était quand je me décidais a changer mes habitudes, je n'y avais jamais goutté. J'étais largement plus connaisseur en soupe de Mochi, mais de la même façon ce n’était pas non plus le genre de chose que je mangeais souvent.

- Je suis du genre a faire des choses classiques. Curry, Ramen, Yakisoba, sushi quand j'ai un peu de temps pour cuisiner. Je dirais que ce que je préfère c'est le Curry. Mais c'est probablement parce que ma mère m'en faisait toujours quand j'étais un peu triste, plus jeune. Je dois t'avouer que je ne m'y connais pas trop.


Et puis jusqu'à il y a peu, je n'avais vraiment pas beaucoup d'argent a mettre dans ce genre de chose. Je mangeais des choses bons marchés, ce qui allait bien avec mon habitude de rester a la diète. Pas que j'en avais besoin, mais c’était encore une fois purement psychologique. Cependant, depuis que je travaillais, je mangeais en plus grosse quantité. Je n'avais toutefois jamais eu un gros appétit. Ayant l'impression qu'il fallait que je propose quelque chose pour ne pas etre un boulet, je renchérissais :

- Un endroit qui sert du curry m'irait bien, si cela te va aussi. Enfin, si tu t'y connais en nourriture, ce doit te paraître être un peu simple, donc faisons comme toi tu veux.


Elle disait être contente d’être venue. Moi aussi, même si je n'oserais jamais en dire d'avantage. Je ne voulais pas paraître bizarre. Je n'avais pas vraiment imaginé lui reparler. Puisqu'elle m'avait clairement évité, j'avais pris en compte le fait que cela n'arriverait plus. C’était une bonne surprise. J'avais le sentiment qu'il fallait que j'en dise d'avantage, pour ne pas qu'elle ai l'impression que je n'étais la que pour lui faire plaisir. Ce qui n’était pas le cas, j'avais l'impression que c’était l'inverse, qu'elle avait comprit que j'appréciais sa compagnie et qu'elle voulait....je ne sais pas trop faire quoi.

- Pour tout t'avouer.....je ne pensais pas avoir la chance de manger avec toi aujourd'hui. Quand je me suis levé, la perspective que j'avais pour la partie après mon cours, c’était quel genre d'anime j'allais regarder, quel ramen j'allais manger, et quel genre d’entraînement j'allais faire ce soir. Mais grâce a toi, ma journée est clairement plus agréable.


Je repensais un peu a cette histoire de tournoi, et au fait qu'il n'y avait pas beaucoup de qualifié en Kung-fu. Nous irions en bus, avec les différents niveaux. Il y avait quand même quelque lycée. Je n'avais pas encore vraiment regardé qui allait participer aux autres disciplines, ni même celle qui avait lieu au même endroit le même week-end que moi. Je songeais a ce qu'elle avait dit plus tot, et relança le sujet.

- Mais....pour le tournoi...désolé, j'en parle encore, pour le tournoi, si ça t’intéresse, tu peux venir. C'est le dernier week-end de Janvier. Et l'académie donne des autorisations pour que les membres du club aillent voir les participants. Il faut remplir les bus pour que ce soit rentable. Enfin, je ne te propose pas de venir me voir, je suppose que cela ne t’intéressera pas, mais si il y a un tournoi de Taekwendo, tu pourrais trouver cela intéressant a voir ?

Et puis, avoir une deuxième personne...non...un deuxième amis, avec Shinji, avec moi, je devais bien l'avouer, ne m'étais pas désagréable.

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