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 My great konbini [pv Misuzu ]

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Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
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MessageSujet: My great konbini [pv Misuzu ]   Dim 28 Jan 2018 - 20:45

Le plafond me semblait rouge, dans la noirceur de la nuit. J'ouvrais les yeux. Toujours rouge. Ce n’était pas qu'un rêve, plutôt une hallucination. Encore un mouvement de mes paupières, et je voyais finalement la couleur habituelle de mon appartement. Ou plutôt, de ma chambre, vu la taille qu'elle faisait. Impossible de savoir l'heure qu'il était, ni pourquoi je venais de me réveiller en sursaut. Mais au vu de la sueur sur mon front et mon torse, je n'avais aucune difficulté a imaginer la teneur du rêve que je venais de faire. Sans doute quelque chose lié a un certain homme, dans une certaine cuisine.

Je soupirais en me redressant dans l'obscurité. Il m'était impossible de me rendormir maintenant, c’était la même chose depuis dix ans. Et si j'avais longtemps cru pouvoir changer les choses, je m'étais maintenant fait une raison. Ces rêves arrivaient moins fréquemment depuis un ou deux ans, si bien que quand je me réveillais de la sorte, j'acceptais simplement l’état de fait que la nuit serait longue, et que je devais simplement faire en sorte de trouver une façon de la faire passer plus vite.

Et cette façon, je la connaissais parfaitement. Une chose qui m'aidait, qui me faisait oublier ces lointains problèmes. J'enfilais un t-shirt, et un pull, avant de passer un pantalon de jogging. Je regardais mon téléphone. Il était trois heure vingt-huit. Une heure parfaite pour aller courir dans les rues de la ville. J'ouvrais lentement la porte de mon appartement, en essayant de faire le moins de bruit possible. Une fois sortie, je n'aurais plus la possibilité de rentrer jusqu'à l'ouverture des portes par Mr Thornberg, a six heure du matin. Je n'allais pas le réveiller a cinq heures. J'avais juste a courir plus longtemps que d'habitude, et j'aurais fini plus tôt. J'aurais le temps de réviser un peu, les examens terminaux approchaient bien plus vite que je ne l'avais soupçonné.

Il pleuvait averse a l’extérieur, mais j'avais l'habitude de courir par tout les temps et toute les température. Quand il était l'heure de faire mon footing, j'allais courir, je n'avais pas plus besoin d'y réfléchir que ça. C’était un événement mécanique de ma journée, que je suivais sans jamais y déroger, depuis que j'avais dépassé ma deuxième année de collège. J'étais tellement gringalet, qu'Hikari m'avait dit de courir, que c’était important pour que je puisse me développer physiquement. En fait, il voulait juste que je ne sois pas dans ses pattes lorsqu'il était dans le dojo.

Je ne savais pas ou j'allais aller, aussi, je laissais simplement mes pieds me guider au rythme de la pluie tombant dans mes cheveux. L'eau coulait sur mon visage, m'offrant un sentiment de fraîcheur bienfaiteur. J'avais cette sensation d'étouffement qui n'arrivait pas a s'échapper de mon corps. Me ramenant des années en arrière, a l'époque ou j'étais a la merci d'Ashura. Il reviendrait sans doute un jour, comme dans la légende, et je devais me tenir prêt a l'accueillir, pour mon avenir, celui de ma mère. Pour ma vraie famille.

J'avais couru plusieurs kilomètres. D'abord le long de la voix de tram qui bordait le campus de l'académie, puis j'avais obliqué dans la rue principale de Keimoo, passant devant les commerces fermés, dans la noir. A cette heure, les lumières des spot n’étaient même plus en marche, et je me frayais un chemin dans le pénombre avec une certaine satisfaction. J'étais bien mieux qu'en restant allongé a songé a des idées qui n'apporteraient absolut rien au problème. Qui n'en était même plus un depuis longtemps, et finalement, c’était une boucle. Penser au fait que j'y pense me rendait malade. En colère. Contre moi même. Car j'y accordais une importance qu'il ne méritait pas. J’espérais simplement que maman, elle, ne se rendait pas aussi malade que moi. Elle ne le méritait pas.

Je devais avoir atteint Hiryuu, sans même avoir réfléchit a ma destination. Il n'y avait qu'une échoppe dont la devanture était éclairé de plusieurs néons, qui me brûlèrent légèrement la rétine. Attiré par la lumière comme un insecte, je ralentissais un peu, faisant quelques pas pour arriver devant les portes automatiques. Je m'appuyais contre une barrière qui était installé sur le trottoir, avant de sortir mon téléphone de ma poche.

Il était trois heure quarante-huit. J'avais couru plus d'une demi-heure, déjà. Le temps passait vite. J'envisageais d'envoyer un message a quelqu'un, mais tout le monde dormait a cette heure, et ce n’était de toute façon pas du tout mon genre de faire ce style de démarche. J'étais l’asocial de service. « Le blond qui ne parle jamais », comme disait mes camarades de Sendai. Et ils avaient bien raison, je n'avais rien pour contredire ce fait. Je n’étais pas comme tout le monde. Quand ils rigolaient tous, moi je fermais les yeux en restant dans mon mutisme. Quand au contraire, tout le monde étaient tristes, moi je restais avec mon expression neutre. A part. Pourquoi m'étais-je autant éloigner du reste du monde ? Que j'avais involontairement rejoins quand le précédent capitaine du club de combat sans armes m'avaient inscrit d'offices comme nouveau capitaine du club. Je n'avais rien demandé.

Je laissais mon téléphone retourner dans ma poche, alors que je levais le visage vers le ciel, laissant la pluie frapper directement mes joues. Je me demandais bien qu'est ce que j'avais pu faire de travers pour être a ce point invisible. J'avais juste agis comme il me semblait bon de le faire. Ceux qui étaient populaires, qui n'avaient pas de difficultés pour avoir un groupe d'amis solides, ils le faisaient de façon naturelle, aussi ? Si c’était le cas, alors j'avais juste étais moi même. A Tokyo, quand j'avais sept ou huit ans, je n'avais eu aucun soucis comme ça. Il y avait eu Nao-chan, déjà. Et d'autre dont j'avais oublié le nom.

Je soupirais. C’était trop tard pour y penser, et il fallait regarder devant moi. Le passé etait le passé. Pour tout. Je ne pouvais plus rien y changer. Je passais la main dans mes cheveux détrempés, avant d'entrer dans le konbini. Il était désert a cette heure ci, et je lâchais un « pardon pour l'intrusion », sans regarder autour de moi, ne sachant si il y avait quelqu'un. J'avançais simplement droit devant moi, vers le coté de la boutique ou se trouvaient les boissons fraîches. J'avais six ou sept cent yens sur moi, j'avais largement de quoi me payer une eau aromatisé a la pomme. Je n'avais aucun soucis pour trouver ce que je venais chercher, étant donné que l'endroit était agencé comme le konbini auquel je travaillais depuis un an maintenant. Un peu plus même. Le temps passait vraiment vite.

Je retournais vers la caisse, cherchant dans mes poches, tout en posant ma boisson sur le comptoirs. Je levais la tete vers le vendeur, qui était une vendeuse, clignant des yeux avec surprise. Je connaissais ce visage. Je devais sans doute devenir tout rouge, et par réflexe, je passais la main sur les mèches de cheveux collés par la pluie sur mon front. Je devais ressembler a rien, totalement trempé de la sorte. Je reconnaissais facilement ce visage. Je revoyais ce sourire de ce fameux repas, plusieurs semaines plus tôt. Bordel, pourquoi je n'arrivais jamais a me souvenir des noms de familles des gens. J'étais bon pour les visages, mais les noms, c’était une catastrophe. J’espérais que je n'allais pas être trop familier, mais de toute façon, il n'y avait que nous. Je prenais la parole pour rompre le silence, en lui souriant légèrement, ajustant toujours mes cheveux. Un seul mot, comme pour la saluer, d'une voix plus heureuse que je ne comptais vraiment la laissait paraître.

- Misuzu.

D'un coup, je n'étais plus seul dans la nuit.

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Dernière édition par Satoshi Sakutaro le Dim 4 Fév 2018 - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Lun 29 Jan 2018 - 0:13




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Les shifts de nuit sont presque mes préférés. Les gens qui entrent dans le konbini sont toujours l’occasion pour moi de m’inventer des histoires, d’imaginer leurs vies, ce qui les a amenés ici à cet instant T.

J’étais sortie de cours tard, ce qui ne m’avait laissé le temps que d’avaler un rapide repas et de me changer pour mettre une tenue un peu plus confortable. Clairement, c’était pas comme si j’allais rencontrer l’homme ou la femme de ma vie comme ça pendant une nuit de travail, je m’habillais donc en conséquence, juste pour être bien, au chaud, dans une tenue qui me permettait d’être à l’aise. J’enfilais une paire de leggings de sport doublés histoire d’être au mieux, un long, très long hoodie adidas qui descendait environ jusqu’à mi-cuisse, rouge vif et sans le nom de la marque sur la poitrine, seulement le logo brodé d’un fil de la même couleur que le reste du vêtement. C’était cette absence de nom qui avait donné envie à mes parents de me l’offrir, eux qui n’aiment pas cette propension des jeunes à afficher des marques partout, pour tout et pour rien. Au moins, ils avaient accepté de le prendre de la taille que je voulais, donc au moins deux fois trop grand. Mais comme ça, il est super confortable et je peux m’enfouir dedans comme une tortue dans sa carapace, et je peux le porter avec juste des leggings épais dessous. Aux pieds, des baskets noires, légèrement montantes, avec une bande blanche et une bande bleu vif de chaque côté. Alors que j’allais sortir, je m’étais aperçu que le ciel était sombre de nuages et j’avais attrapé mon parapluie au cas où, le jetant dans mon sac à dos à côté de mon hankachi et de ma bouteille de thé froid. Une fois mes affaires prêtes, je m’étais rendue au travail d’un pas rapide, veillant à ne pas être en retard.

Je soupire, le coude appuyé sur le comptoir. Les shifts de nuit peuvent aussi être les pires. J’ai passé la nuit à m’ennuyer et à faire semblant de ranger les produits ou d’arranger mon tablier, avant de finalement rendre les armes et, à ma pause, acheter un magazine qui gît ouvert devant moi alors que je le relis en détail pour la deuxième fois. Chiharu est dans la réserve, et Kaede ne m’a fait la conversation que quelques minutes avant de s’engouffrer dans les vestiaires, le pli de l’oreiller encore marqué sur la joue gauche. En revanche, je ne me suis pas trompée. Il pleut à torrents. Je détourne le regard vers la vitrine, la rue n’est éclairée que de quelques lampadaires donc la lueur est reflétée par une multitude de gouttes et les flaques troubles qui se forment sur le sol. La musique jazzy vaguement électro qui passe dans le magasin et le bourdonnement des frigos ne font qu’ajouter à une ambiance à la fois relaxante et mélancolique de solitude paisible.

Je baisse à nouveau le nez vers mon magazine, en tentant de ne pas piquer du nez ou de m’endormir, même si tous les sons alentour m’y incitent. Cette somnolence explique peut être pourquoi je manque à tous mes devoirs en entendant la clochette de la porte tinter, et que je ne lève même pas la tête pour saluer le client. Je me contente d’un machinal « irasshaimasse » et tourne mollement la page de mon magasine, pour tomber sur un article qui explique comment ranger ses vêtements par matière plutôt que par couleur, afin de gagner du temps selon la saison et la météo du jour. Entre un DIY sur les succulentes et un article sur le rangement minimaliste, ça pose l’ambiance. Mais après tout, pourquoi pas, j’ai volontairement choisi un journal qui n’avait aucun rapport avec l’art histoire de me changer les idées des courts. Et puis, peut être qu’effectivement, ranger ses vêtements par matière est plus pragmatique. Je fronce les sourcils et tapote la page du bout de l’index, quand je réalise que le client qui est entré plus tôt est devant ma caisse. À vrai dire, je m’en rends compte parce que ses cheveux gouttent sur le sol et un peu sur le comptoir. En relevant la tête, je réalise qu’il est absolument trempé. Je vois d’abord une bouteille de boisson à la pomme, et ça me fait penser à quelqu’un. En regardant juste un peu plus haut, plus haut que le haut de ma tête en fait, je vois un visage que je connais. Il dit mon nom, et je balbutie le sien.

« Sakutaro senp- Eto- Satoshi san. »

Je reste la bouche bée, les yeux écarquillés de surprise pendant un instant, avant de machinalement l’encaisser, sans le quitter des yeux plus d’une seconde, et je pose la monnaie sur le comptoir, en évitant bien de lui tendre directement, comme le veulent les conventions. Ma mâchoire bouge un peu dans le vide en attendant que je trouve quelque chose à dire. La dernière fois que nous avons vraiment parlé, c’était autour d’un dîner qui ressemblait beaucoup trop à un tête à tête pour que je m’en remette comme si de rien n’était. Je ferme la bouche, me mords la lèvre. Je dois admettre avoir passé un bon moment, mais nous n’avons pas réellement reparlé depuis, à part quelques conversations très courtes. Je le regarde de haut en bas, cherchant quelque chose à dire, puis je vois sur l’horloge numérique que mon service finit dans à peine cinq minutes. Je pourrais m’enfuir en courant dans le vestiaire histoire qu’il ne me voit pas comme ça, en sweatshirt et sans maquillage, les yeux cernés, l’air complètement endormi.

C’est alors que je m’apprête à saluer et à prendre la fuite, que mon cerveau intègre l’information qu’il est complètement trempé. En bredouillant quelque chose que je n’arrive moi même pas à comprendre, je fouille dans la poche de mon tablier, pour en sortir mon hankachi totoro que j’ai soigneusement placé là au cas où, et je me hisse sur la pointe des pieds pour tenter de sécher un peu ses cheveux. Je le fais sans réfléchir. J’en profite pour m’adresser à lui d’un ton un peu moralisateur.

« Tu vas attraper la mort en restant comme ça trempé et dans le froid ! Tu es tout seul ici ? »

Simple curiosité, bien sûr. Je pose la question l’air de rien. Je me demande surtout pourquoi il est ici au milieu de la nuit, peut être qu’il fait la fête avec des gens, qui sort d’une soirée karaoké ou bien que sais-je. Peut être qu’il est avec quelqu’un.  Bientôt, alors que je suis perdue dans mes pensées, ses cheveux, mon hankachi et une partie de la manche de mon pulls sont tout aussi trempés les uns que les autres. Et surtout, je réalise que j’ai inité le contact physique sans même y penser. Je retire ma main et le hankachi reste sur sa tête tandis que je recule d’un pas, rouge comme une pivoine, balbutiant de nouveau d’une voix à peine intelligible.

« Euh- Je- Euh- Désolée… Je voulais juste… Enfin… Désolée. »

Je détourne le regard, le visage brûlant à tel point que si de la fumée me sortait par les oreilles, ça ne m’étonnerait même pas.


love.disaster

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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Lun 29 Jan 2018 - 1:24

Mes yeux restent fixer sur elle. J'ai l'impression que j'ai autant d'effet sur elle qu'elle sur moi. Ma brusque apparition, tel une créature mythologique ayant bravé la nuit pour venir dans son humble konbini, un Yakuza sortant de la brume après un violent règlement de compte, pour venir s'abreuver. J'avais peut être l'air de quelqu'un qui allait l'agresser ? Je baissais les yeux pour visualiser ma dégaine. Je devais avoir l'air vraiment bizarre. Quel idiot sortirait en pleine nuit sous la pluie pour acheter une bouteille d'eau aromatisé ? Maintenant que j'ai stoppé mon effort, je me rend compte que je suis frigorifié. J'aurais du mettre ma parka que j'avais acheté pour ce genre d’événements. Je soupire devant ma propre idiotie. Puis je songe a Katsuragi-san. Je suppose que je pourrais etre un Yakuza, en fait.

Je lève la tête de nouveau vers elle, détaillant son visage. Je n'avais pas fais assez attention, mais dans le silence uniquement rompu par la vmc et par les réfrigérateurs présent un peu plus loin dans les étalages, je me rend compte que son regard est incroyablement intense. C'est la suggestion que je me fais quand mes yeux croisent les siens, alors qu'elle pose la monnaie sur le comptoirs. Je ne remarque pas la différence avec l'habituelle rendue de monnaie, tant je suis occupé a détailler ce regard.

C’était quelque chose que les gens avaient toujours trouvés étranges chez moi. J'observe les gens fixement, parfois, des gens a qui je n'ai jamais parlé, a qui je ne parlerais jamais. Je le fais de loin, dans un coin, et la plupart du temps, personne ne s'en rend compte, mais évidemment, quand quelqu'un le remarque, je passe pour le type étrange de service. C’était comme ça que j'avais obtenu cette faculté de me souvenir des gens, au moins de visage. C'est comme ça que j'avais facilement gagner mon tournoi de kung-fu au lycée. Fusionné a mon niveau, je parvenais a trouver facilement des points faibles a mes adversaires. La façon qu'ils avaient de se tenir, de monter une garde, de se mouvoir en avant, en arrière. L'analyse était l'une de mes spécialités, aussi bien psychologique que physique, et c’était sans doute l'une de mes principales forces.

Je sursautais alors, revenant a la réalité. Une sensation de chaleur sur mon front. Une douceur allant totalement a l'encontre du froid qui me brulait quasiment la peau depuis que j'avais reconnue le visage de Misuzu. J'ouvre les yeux, que j'avais cru avoir fermé. L'image devant moi m’apparaît. Le visage de Misuzu a disparut de mon champ de vision direct, pour laisser la place a son buste, légèrement bombé. Son bras est tendu, et en levant les yeux, je reconnais son visage, et je suis la longueur de son bras pour m'apercevoir qu'elle m'éponge le front dans un geste affectueux. Heureusement que je n'ai pas sursauté trop fort, j'aurais sans doute stoppé instantanément ce geste qu'elle avait fait sans doute pour être gentille. Ou simplement polit. Elle semble s'en rendre compte en même temps que moi.

Elle retirait sa main avec une rapidité incroyable, digne des réflexes des plus grands joueurs de base-ball Japonais. Je me souvenais avoir vu il n'y a pas longtemps un saut sur grille d'un joueur de l'équipe de Tokyo, dont je n'avais plus le nom en tête, qui avait empêché un home run sayonara lors de la quatorzième manche. J'avais quasiment l'impression qu'elle venait de faire la même chose. Elle se confond en excuse en retirant son bras, rouge comme une écrevisse, mais avant qu'il me soit hors de porté, j'attrape sa main doucement, avant d'incliner la tete, pour la remercier :

- Ne t'excuse pas, c’était adorable. J'avais froid, merci beaucoup.


Je regarde sa main une seconde avant de la relâcher pour ne pas rendre ce moment trop malaisant. Je rassemble l'argent sur le comptoir, comptant machinalement, sans vraiment penser qu'elle ai pu faire une erreur. J'enfouissais la monnaie tout en reprenant la parole, presque en chuchotant, alors qu'il n'y avait finalement que nous deux, et personne a déranger.

- Oh, et non, pas du tout, je ne suis pas du genre a sortir ou faire....bref. Je n'arrivais plus a trouver le sommeil après que....hum hum, bref, j'avais envie de courir, je me suis dis que je ne serais pas dérangé a cette heure.


Je lui souris en achevant de ranger ma monnaie, prenant ma bouteille. Je ne tourne pas le visage vers la porte. Sans savoir vraiment pour quelle raison, je ne parviens pas a détourner le regard de son visage. Je me sentais tellement.....agonisant est peut etre un grand mot, mais c’était la sensation que j'avais. Et j'ai la sensation soudaine que je me trouve dans un havre de paix. Une petite boule apparaît dans mon estomac. Et si l'étouffement revenait en passant la porte automatique du konbini ? Je m'avance pour m'appuyer sur le comptoir juste devant elle, baissant un peu les yeux des siens, pour ne pas la gener :

- Désolé d’être rentré comme ça, a cette heure. Je n'avais pas pensé que je pouvais avoir l'air bizarre ou quoi. Tu es toute seule ? La ou je travail, nous sommes toujours par équipe de deux ou trois, mais je n'ai vu personne d'autre, je crois.


Je ne tournais pas la tête pour vérifier, utilisant son regard comme pour voir sa réponse avant qu'elle ne parle. Sans lui laisser le temps d'enchainer, je réfléchissais a une façon de paraître a l'aise, d'avoir l'air sur de moi. Je regardais ce que j'avais sous la main, et je n'avais pas des centaines de possibilités. Je poussais la bouteille que j'avais prise sur le comptoir :

- Tu as soif ? Tu peux en prendre si tu veux.

Mais quel abruti. Pourquoi je lui propose de l'eau, comme ça, d'un coup ? Et puis je me rendais compte que je ne lui avais jamais rendue son argent. Je baissais les yeux a mon tour, avec le sentiment d'avoir etais vaincu. Je lui faisais un sourire géné avant de faire un pas en arrière, comme pour eviter de la gener d'avantage. Je venais sans doute de rendre sa nuit beaucoup plus bizarre et ennuyante que ce que j'aurais voulu. J'aimais bien ne pas avoir de client, la nuit. Et je détestais quand des alcooliques ou des gens vraiment bizarre venaient pour « discuter ». Je devais ressembler a ça a ses yeux actuellement.

- Je ne vais pas te déranger d'avantage, Misuzu. Merci beaucoup. Pour mon front, je veux dire. Enfin, pour la pluie....hum...

Tais toi. C'est bon, n'en dis pas plus.

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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Lun 29 Jan 2018 - 12:48




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Alors que je m’éloigne de lui, il attrape ma main et le hankachi tombe sur le comptoir avec un petit bruit mou. Il me remercie, et- adorable ? Non, ce n’était pas adorable, c’était intrusif et présomptueux. Il lâche finalement ma main qui vient se serrer contre ma poitrine, cachant le badge avec mon nom épinglé sur mon tablier. J’ai du mal à lui rendre son sourire pendant qu’il explique qu’il n’arrivait pas à se rendormir et qu’il a décidé de sortir courir. Inutile de le dire, mais quel genre de personne sort sous une pluie torrentielle comme celle là sans au moins un k-way pour se protéger ? Et courir à quatre heures du matin ? Je hausse un sourcil, sans proférer le moindre son néanmoins, et je continue de le dévisager, avant que mon regard ne se porte sur mon hankachi qui gît, trempé, sur le comptoir. J’avance la main et le ramasse, le faisant glisser sur la surface en béton. Il s’excuse d’être rentré, et me questionne. Je hausse les épaules avec un léger sourire.

« Tu n’as pas l’air bizarre. Tu fais ce que tu veux, ça ne regarde personne, si on est ouverts à cette heure c’est qu’il y a des clients… »

Je fais une courte pause, jetant un regard alentour. Le lieu est froid mais chaleureux, comme un refuge pour les âmes égarées sans sommeil au milieu des ténèbres, pour les étrangers sans but et les travailleurs de nuit fatigués et affamés.

« Je ne suis pas toute seule. Ma collègue est dans la réserve, et la personne qui me remplace est arrivée il y a quelques minutes. »

Si jamais tu voulais essayer de me tuer et de me couper en morceaux, c’est raté. Bon, ce n’est pas comme si il pouvait m’arriver quelque chose et comme si Satoshi me faisait peur. Il m’intimide un peu, certes. Mais pas plus que ça. Il n’est pas plus effrayant que n’importe lequel de mes amis sans e, alors pourquoi je me retrouve incapable de me comporter avec lui comme avec eux ? Je me reconcentre sur ce qui se passe dans la vie réelle de la réalité véritable et en baissant les yeux je vois qu’il a poussé sa bouteille vers moi sur le comptoir. Je hausse de nouveau un sourcil et lui jette un regard dubitatif. Je suppose qu’il m’en propose, mais même si j’en voulais je ne peux de toute façon pas boire autre chose que de l’eau pendant mon service. Je lui fais un petit sourire gêné avant de remuer ma main libre de droite à gauche, paume ouverte vers lui.

« Kekko desu. »

Il baisse les yeux. Oh non. J’espère que je ne l’ai pas vexé. J’enchaîne rapidement pour ne pas qu’il m’en tienne rigueur.

« C’est parce que, euh, je suis au travail, je n’ai pas le droit. »

Je lui souris, un peu plus sincèrement et naturellement cette fois, les doigts de ma main gauche toujours serrés autour de mon handkachi humide. Il me remercie et semble prêt à partir. Les rouages de mon esprit tournent à toute vitesse et sans que mon cerveau en ait donné l’ordre, mes lèvres prononcent un mot.

« Non. »

Je me fais un peu peur à moi même quand je réalise que j’ai parlé fort et d’une voix qui ne laisse place à aucun questionnement ou à n’importe quelle sorte d’excuses. Mon visage est tendu, et lorsque je m’en rends compte je fais de mon mieux pour le détendre et sourire à nouveau dans sa direction, les yeux un peu fermés, en essayant de retrouver mon air sympathique.

« Je ne peux pas te laisser partir comme ça, sous la pluie et dans le froid, tu vas attraper la mort et je me sentirai un peu responsable. »

Bien rattrapé, Misuzu. Ça aurait pu être pire, vraiment. J’espère juste que je ne lui ai pas fait peur au point qu’il prenne ses jambes à son cou. Mes yeux cherchent quoi dire dans les étalages et au delà de la vitrine, et c’est ce moment là que Kaede choisit pour débarquer du vestiaire. En entendant la porte se fermer, je me tourne vers lui et lui sourit, sourire qu’il me rend.

« Vas y, Suzuchan, tu as l’air exténué ! »

Il a un petit rire et je lui mets une tape amicale sur le bras, les sourcils faussement froncés.

« Tu sais très bien que c’est ma tête normale ! Toi par contre, tu as encore le pli de l’oreiller sur la joue, warugaki ! »

Nous avons tous les deux un petit rire, et je me tourne vers Satoshi qui doit probablement penser que je suis un genre de rombière, maintenant. Jongler entre ma facette garçon manqué et l’autre est assez compliqué.

« Tu veux bien m’attendre ? J’ai fini, on n’a qu’à rentrer ensemble ? »

Kaede me met un petit coup de coude et me jette un regard entendu, dos à Satoshi histoire qu’il ne voie rien. Je fronce les sourcils pour l’intimer à se taire et à ne rien faire de stupide, et je me dirige dans le vestiaire. Ce n’est pas comme si j’avais grand chose à y faire, je retire mon tablier et ouvre mon casier pour m’emparer de mon sac à dos et y glisser mon hankachi, lorsque je remarque, enroulé, tout au fond, l’un de mes sweats. Ah, oui. Je l’avais laissé la dernière fois, parce qu’il faisait beaucoup plus chaud que prévu et je ne voulais pas m’encombrer d’un pull. Je le sors, le secoue pour le dérouler, et le renifle rapidement : il sent encore bon, à vrai dire, je suis à peu près certaine qu’il sortait juste de la lessive quand je l’ai abandonné dans mon casier. C’est un sweat en coton épais avec l’intérieur doublé d’une polaire très fine. Il est bleu vif, et de chaque côté et sur chaque manche, il est agrémenté d’une bande bicolore rouge et blanche, aux couleurs du japon, et dans le dos est orné du logo de la candidature de Tokyo pour les jeux Olympiques de 2020, celui avec les fleurs de cerisier. Il est beaucoup trop grand pour moi, comme la plupart de mes hauts, donc il devrait pouvoir lui aller. Ça vaut le coup d’essayer en tout cas. Je referme mon casier, pointe, et je sors dans la boutique, brandissant le vêtement à bout de bras.

« J’ai trouvé ça, si tu veux ! ça devrait d’aller et au moins tu auras peut être un peu moins froid. »

Kaede me jette un nouveau regard entendu et s’apprête à dire quelque chose mais je le fais taire d’un regard noir, et m’éloigne pour attraper un onigiri à la bonite et une serviette en coton, plus grande que mon hankachi, et encore heureux. Je retourne vers le comptoir et y pose les deux objets, ainsi que la monnaie quasi exacte. Je récupère deux pièces de un yen et attrape la serviette, dont je déchire l’emballage avant de la lancer à Satoshi. Je donne le sachet de la serviette à Kaede et lui fait un hochement de tête.

« Osaki ni shitsureishimasu. »
« Otsukaresama deshita ! »

Je fourrage dans mon sac et en sort ma bouteille de thé au jasmin, très infusé et très peu sucré, dont je prends une gorgée avant de la ranger dans mon sac et de sortir mon parapluie. Pour l’instant, nous sommes protégés par le auvent du magasin. Sans regarder Satoshi, je déballe mon onigiri et en prend une bouchée que je savoure. Puis, levant les yeux vers le ciel, appuyée contre la vitrine du magasin, je lance une question l’air de rien.

« Tu as du mal à dormir ? »

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Lun 29 Jan 2018 - 20:33

Un silence prolongé. Je regarde la porte, sans être bien sur de l'avoir entendue. Ce n’était pas le bruit du vent, tout comme ce n’était pas quelqu'un d'autre. C'est bien elle qui vient de refuser mon départ. C'est une prise d'otage ! Au secours ! C’était beaucoup trop doux pour être agressif, ou, tout du moins, c'est comme ça que je l'avais entendu. Je tourne la tête vers elle. Elle me sourit, et je ne peux m’empêcher de lui rendre. Elle me rend presque nerveux en fait. Je ne contrôle rien, depuis que j'ai mis les pieds dans cet endroit. Je commence a réfléchir a ce que je devrais répondre.

Je pourrais lui demander pourquoi elle veux que je reste. Lui demander de répéter pour être sur que c'est bien le mot qui est sortit de sa bouche, dans la mesure ou je suis assez étonné pour me le demander actuellement. Elle va sans doute vouloir me reparler de cette histoire de club de cérémonie du thé. Après tout, je n'ai jamais remis les pieds la bas une seule fois depuis. Je ne lui avais absolument pas promis de revenir de toute manière, mais elle n'avait pas eu l'air de vouloir cracher le morceau. Dans un sens, je me souvenais de ce qu'elle m'avait dit, et je pouvais presque retrouver un peu de Mika dans ses paroles. Mon amie n'avait jamais était du genre a me laisser m'en tirer. Quand elle avait quelque chose en tête, elle avait l'habitude de me sauter sur le dos, me tapant sur la tete en me criant dans les tympans jusqu'à ce que j'accepte. Bon, c’était quand nous avions treize ans, et j'avais en fait un peu du mal a voir Misuzu avec ce genre de réactions. Mais ce n’était pas vraiment étonnant, de toute façon, Mika était unique en son genre.

Misuzu choisit cet instant pour compléter sa phrase. Et j'ai du mal a comprendre pourquoi elle se sent responsable si je tombe malade. Je pourrais lui dire que je n'avais pas étais malade depuis plusieurs années....oh, maintenant que j'y pense, c'est vrai. Je devais sans doute avoir une bonne constitution. De mémoire, cela ne devait pas avoir eu lieu depuis mes dix ou onze ans, la première année ou nous avions déménagés a Miura. Mais ce n’était pas le sujet. Je lui fis un sourire en m'approchant a nouveau, en me préparant a la rassurer et a lui dire que c’était gentil mais qu'il n'y aurait pas de problème. C'est a cet instant précis qu'un garçon qui devait avoir dans nos ages sortit de l’arrière boutique. Reprenant ma discrétion habituel, je baissais la tête en faisant un pas en arrière pour les laisser discuter, me préparant a vraiment disparaître.

Je ne faisais pas vraiment attention a ce qu'il disait, mais j'eu un petit sourire en la voyant lui taper sur le bras. Ce n’était pas bien méchant, mais encore une fois, dans ce geste, j'avais l'impression de revoir mon amie d'enfance. Ou plutôt......non, ce n’était pas la désormais Tokyoïte que je voyais, mais plutôt....ma.....hum. Elle m'interrompait a nouveau pour me dire qu'elle avait finit et me demander de l'attendre. Vu comme c’était demandé, je ne pouvais pas vraiment refuser. Et puis, elle doit faire ça a chaque fois qu'elle travaille la nuit, mais j'ai du mal a me résoudre a la laisser sortir toute seule dehors pour faire toute la route jusqu'à Keimoo. Bougu n'est pas loin, alors si je peux faire en sorte qu'il ne lui arrive rien, je prefere. Je ne la sous-estime pas. Mais je sous-estimes encore moins les confrères de Katsuragi-san. Je lui fais un simple en sourire, en me retournant pour m'appuyer contre le comptoir en croisant les bras :

- Je ne disparaîtrais pas, promis, j'attends.

Je l'observe partir a l’arrière, exactement au même endroit que je rejoins également après mon service. C’était amusant, nos konbini respectif avaient exactement le même agencement. C’était peut être une norme générale. Je ne m’intéressais pas vraiment au garçon qui continuait de travailler, et je m'écartais un peu quand le garçon se mit a la caisse Je le saluais en m'écartant vers l'entrée, inspectant sans vraiment y penser les rayons. Misuzu ne tarda pas, revenant habillée en civile, et je ne pu m’empêcher de la détailler de haut en bas, le plus discrètement possible. Au moins, j'étais assez doué pour ça. De ses basket a son legging, détaillant légèrement ses formes, jusqu'à son haut, puis son visage, sur lequel je restais bloqué un instant. Son visage. C’était sans doute étrange mais j'éprouvais comme.....de l'attirance. Je me reprenais en baissant les yeux, alors qu'elle achetait une serviette.

- Oh, merci.

Je l'attrapais en vol en même temps que je prononçais ces paroles, essuyant mes cheveux rapidement, avant de la suivre vers l’extérieur. Il pleuvait toujours. J'observais le pull qu'elle m'avait donné précédemment, avec une délicatesse qui m'étonna moi même. C’était un vêtement, et j'avais presque eu une façon sacrée de le toucher. Je décidais de l'enfiler en étant un peu gêner, rougeur qui se transformait en rouge cramoisi alors que l'odeur de la jeune femme emplissait l’intérieur de mon âme. C’était en plein essayage qu'elle me posait cette question d'apparence anodine, si bien que je me retournais vers elle avec le sweat a moitié enfilé, et sans doute un air totalement stupide.

- Euh....


Étrange question. Enfin, c’était sans doute parce que c’était moi qu'elle était étrange. Parce que je n'allais pas lui dire qu'une créature divine démoniaque frappait la déesse de la tristesse dans ma cuisine. Enfin, en tout cas, c’était ce que racontait mon rêve, encore et encore. Je pense qu'elle et moi, nous n'avions pas encore franchis ce stade la. Que nous ne le franchirions sans doute jamais. Avoir l'air bizarre devait déjà être une grosse partie de son opinion envers moi, pas besoin de transformer cet avis en « psychopathe ». Je finissais d'enfiler le vêtement avant de m'appuyer a mon tour contre la devanture.

- J'ai le sommeil agité, je fais des mauvais rêves, parfois. C'est comme ça depuis que je suis petit. Et comme je cours tout les jours, souvent, quand je me réveille de la sorte, plutôt que de rester a cogiter sur mon futon, les yeux braqués sur le plafond, je sors dehors respirer l'air, sentir la pluie. Ca m'apaise.

Pas toujours. Très rarement en fait. Jamais, en vérité. Sauf ce soir, avec toi.

- Je n'aime pas trop le jour. Enfin, le soleil. Je le trouve agressif, alors que la lune est douce et apaisante. Enfin je dis n'importe quoi, désolé, je ne vais pas gâcher ton heure de débauche avec cette philosophie stupide.


Il était quatre heure passé maintenant, et me retrouver seul avec elle de la sorte, était étrange. Je ne l'aurais jamais imaginé, en sortant du bâtiment plus tôt. Je baissais les yeux vers le vêtement sec que je portais, reprenant la parole malgré moi :

- Tu sens incroyablement bon, c'est agréable. Aussi apaisant que la lune en fait, ahah.

Moment de gêne, alors que je m'empresse d'ajouter :

- Je le laverais, je ne vais pas gâcher cette odeur avec la mienne, en plus je viens de courir. Désolé, en fait.


Je m'éclaircis la gorge en détournant le regard, avant de reprendre une nouvelle fois la conversation, enchaînant bien trop vite contrairement a d'habitude. Promis, c'est ma dernière phrase.

- Je fini toujours mes horaires a six heures. Tu fais comment pour rentrer dans le bâtiment ? Tu réveilles monsieur Thornberg pour qu'il t'ouvre ? Ou tu patientes quelque part ?

Si c'est pour toi, si c'est pour nous deux, je veux bien l'affronter. Je l'ai déjà fais, et j'ai survécu.

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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Mar 30 Jan 2018 - 0:58




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Pendant qu’il s’essuie les cheveux, j’en profite pour observer Satoshi à la dérobée. Il a dû rester très longtemps sous la pluie pour être trempé comme ça. Il y a sûrement une raison, mais je me garde bien de l’interroger. Après tout, ça ne me regarde absolument pas. Déjà, la question sur ses difficultés à dormir était limite trop intime, alors je vais essayer de rester correcte, même si j’avoue que ma curiosité me joue parfois des tours. Alors que nous sommes tous deux appuyés sur la vitrine, je me retourne rapidement et jette un coup d’œil à l’intérieur, seulement pour voir Kaede qui me fait un clin d’œil et un pouce en l’air. Je hausse les épaules d’un air mécontent et me détourne, regardant de nouveau la rue dont le béton est martelé par une multitude de gouttes d’eau. Je prends une nouvelle bouchée de mon onigiri pendant qu’il me parle.

Il explique préférer aller courir plutôt que de rester allonger à réfléchir. Il a sûrement raison, car pour avoir tenté maintes et maintes fois cette méthode, je peux assurer qu’elle n’est pas des plus efficaces. Mais sortir de sous la couverture en hiver, dans le froid, alors qu’on est bien au chaud dans son lit, est parfois une épreuve plus que douloureuse. Néanmoins, je hoche la tête et accompagne ses paroles d’un « hmm » compréhensif.

« Je devrais peut être essayer alors. »

Je ne m’adresse pas vraiment à lui mais plutôt à moi même, et ma voix n’est pas vraiment intelligible. Quand j’aurai trouvé un remède à la crise existentielle et à la peur du futur, je la publierai et peut être qu’avec ça je deviendrai millionnaire et je pourrai consacrer tout mon temps à être la personne dynamique et positive que je m’efforce de rester la majorité du temps. Il par un peu de son désamour pour la lumière du jour, et j’acquiesce. Il m’arrive de penser la même chose, mais c’est rarement un bon signe. Néanmoins, il est vrai que la lune est plus douce. Je l’écoute attentivement mais il finit par bredouiller des excuses.

« J’aime bien ta philosophie stupide, moi. »

Je détourne la tête vaguement pour cacher que j’ai rougi et je me concentre dans l’observation du mur qui nous fait face de l’autre côté de la rue. Bien sûr, mes joues qui n’étaient « que » roses virent en fait au cramoisi lorsqu’il complimente mon odeur. Enfin, euh, celle de mon sweatshirt. Aussi apaisant que la lune ? Je m’apprête à balbutier quelque chose quand il s’excuse de nouveau. Je secoue la tête. Trempé comme il est il doit juste sentir la pluie et c’est tout. Mais tant mieux, ça m’évite de relever. J’attrape ma capuche de ma main libre et la place sur ma tête, histoire d’être un peu cachée, et un peu réchauffée.

« Tu n’as pas besoin de t’excuser, comme ça, tout le temps. Daijobu desu. Hontoni daijobu desu.»

Evidemment, j’évite à tout prix de le regarder. Mon visage droit briller rouge dans la nuit maintenant. Je mords dans mon onigiri une nouvelle fois, une bouchée plus grosse que les autres, et je lève le nez vers le ciel donc il est impossible de distinguer autre chose que des nuages. Pas d’étoiles, et pas d’astre lunaire.

« On ne la voit pas, la lune, ce soir. C’est dommage. Mais j’aime bien la pluie. »

Je repense à l’histoire que ma mère me racontait, celle de l’esprit de la pluie qui vient abreuver les champs, les rizières et les fleuves poissonneux. Kuraokami, un long dragon argenté aux cornes et à la barbe bleutés, qui serpente entre les arbres et les immeubles et apporte les ténèbres bienfaitrices, qui permet à tout de se régénérer. L’espace d’un instant, je m’imagine voir le dragon de la pluie serpenter haut dans le ciel juste sous les nuages. Mais non. Il n’y a rien de tel. Juste la lueur des réverbères, le bruit de la pluie, et un garçon appuyé à côté de moi. Ce n’est peut être pas plus mal. Me sortant de mes pensées, il m’interroge sur la manière dont je rentre après le travail. Je hausse les épaules, les yeux cachés en partie par ma frange sur laquelle ma capuche appuie. Je m’adresse à lui en continuant à regarder droit devant moi.

« J’ai une clé. Je demande un double à Thornberg-san quand je travaille la nuit. »

Comme preuve, je retire mon sac à dos de mes épaules et je le pose sur le sol ainsi que le parapluie, mord dans mon onigiri afin d’avoir les deux mains libres, sortant ladite clé de la poche avant et la secouant un peu en l’air avant de la remettre à sa place. Je jette un œil à Satoshi et me redresse, finissant en deux bouchées ma boule de riz. Je remarque que les caniveaux commencent à se transformer en véritables ruisseaux et je suppose qu’il est temps d’y aller. Je jette un œil à mon portable que je sors de la poche ventrale de mon sweat : Quatre heures sept. Ça va. Ça pourrait être pire. Je récupère le parapluie toujours posé au sol, et l’ouvre en tendant bien mes bras devant moi.

Je traîne des pieds sur le trottoir mouillé et j’ai à peine fait un pas en dehors du auvent que mes baskets sont trempées. Néanmoins, le bruit de la pluie sur le plastique transparent du parapluie, le tap-tap des gouttes, est un son assez relaxant ce qui m’aide à ne pas m’épancher sur l’état de mes chaussures.

« Let’su-go ! »

J’ai retrouvé un peu de mon énergie et alors que je lève légèrement mon poing fermé vers le ciel tout en prononçant les mots anglais avec mon accent, disons, très moyen, ma capuche retombe sur mes épaules. D’un petit geste de la main, je la replace puis j’invite le jeune homme qui m’accompagne à me rejoindre sur le parapluie. Après tout, il est assez large pour nous deux. Nous nous mettons en route et l’eau que je soulève en marchant éclabousse mes jambes, le froid transperce mon leggings et sa doublure en un rien de temps. Heureusement, le haut de mon corps est encore à peu près au chaud. Alors que nous cheminons et que l’eau dégringole de partout, je réalise quelque chose. La clé que j’ai n’ouvre que la porte principale puis celle de l’aile des filles. Je me mords l’intérieur de la joue, incertaine quant à l’attitude à adopter. Non, mais, peut être qu’elle ouvre aussi celle des garçons. Peut être que la porte sera ouverte, ou que nous pourront réveiller le concierge. Et sinon, eh bien… J’imagine que je déciderai à ce moment là du comportement à adopter.

« Tu rentres rendre visite à ta mère pour les vacances ? »

Bravo, Misuzu, si tu avais voulu trouver un sujet plus banal tu n’aurais sûrement pas fait mieux. Mais je suis curieuse d’en savoir plus sur sa famille, et j’essaie de le faire de la manière la plus subtile et discrète possible. En fait, peut être que ce garçon m’intéresse un peu plus que je ne veux bien l’admettre. Sans réfléchir, je pousse légèrement sur son bras pour lui indiquer de tourner à gauche dans une rue montante, puis je retire de nouveau ma main. Il faut que j’arrête de le toucher comme ça. Ça pourrait vraiment devenir ambigu.


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Dernière édition par Misuzu Watanabe le Mer 31 Jan 2018 - 22:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Mer 31 Jan 2018 - 21:15

La pluie ne cesse de tomber, comme si le ciel voulait achever une nuit que j'avais commencé par un cauchemar, et que j'avais pourtant penser pouvoir achever d'une meilleure façon, bercé par la douce odeur émanant du vêtement qu'elle m'avait prêté. Il valait mieux que j’arrête de penser a ça, et encore moins de lui en parler. Elle allait penser que j'étais un genre de fétichiste de l'odeur des gens, et cela renforcerait encore d'avantage le coté psychopathe que je n’arrêtais pas de lui montrer depuis que j'avais atterris dans son konbini. Je soupirais sans y penser, en l'écoutant parler. C'est vrai que dans certaine circonstance, c’était agréable la pluie.

- Je me demande bien pourquoi c'est souvent considéré comme une métaphore de la tristesse et de la mélancolie. Ce n'est pas toujours agréable, je le conçois bien, cependant, ce n'est pas pire que d’être sous la chaleur du soleil sur la plage a quarante degrés l'été en vendant des confiseries.

Triste expérience que j'avais fait un an auparavant. Heureusement, j'avais pu compter sur Hisaka pour éviter de mourir seul. C'est toujours moins ennuyant de mourir a deux. Je crois. Elle m'indiquait qu'il était temps de partir, et j'étais d'accord avec elle. Une seconde avant, j'avais légèrement louché sur la clé qu'elle m'avait montré. Pendant une année entière, j'avais du batailler tout les soirs avec moi même pour avoir le courage de demander a Thornberg-san, que je trouvais monstrueux a l'époque, de m'ouvrir. Et elle me sort une clé de nul part, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. C’était sans doute mon sex appeal qui n’était pas assez développé. Sans doute. Ou peut être que le concierge avait un faible pour les jeunes femmes. Je n'avais sans doute pas assez les cheveux longs pour....hum....Watanabe-san ne les avaient pas long non plus....oh ! Watanabe, voilà son nom :

Alors que je m'approchais pour être sous le parapluie avec elle, je songeais au fait que, maintenant que j'avais dis son prénom, il serait sans doute étrange de l'appeler de nouveau par son nom de famille. En même temps, je ne l'avais appelé Misuzu qu'une seule fois, elle a peut être oubliée....enfin....peut être pas. Hum, j'allais continuer de l'appeler par son nom de famille, comme le voulait les conventions....oh, mais elle m'avait dit d'utiliser son prénom la dernière fois....mais c’était il y a plus d'un mois......

Tout en songeant a ça, elle m'avait fait tourner plusieurs fois, me faisant suivre la route de l'académie et le contact de sa main n'avait pas suffit a me sortir de mes pensées. En revanche, j'avais bien vu qu'elle tenait le parapluie a bout de bras pour nous recouvrir tout les deux. Puisque je pouvais le tenir plus haut plus facilement, je posais lentement ma main sur celle qui tenait le parapluie, lui ouvrant légèrement les doigts, en prenant l'objet, avant de pencher la tête sur le coté pour que mon regard ai accès au sien. Je lui fis un sourire sans doute un peu timide, en remarquant quelque gouttes de pluies sur une mèche qui dépassait de sa capuche.

- Tu dois être fatiguée, tu sors du travail, je vais m'occuper de le tenir, repose ton bras un peu. Merci au fait, grâce a toi, je ne suis pas encore plus trempé qu'a l'aller. D'abord le pull, maintenant le parapluie, tu es sans doute ma bonne étoile. Ou mon ange gardien.


Du revers de ma main libre, je venais faire tomber les gouttelettes d'eau de sa mèche, sans vraiment y penser, en regardant a nouveau la route. Le konbini ne nous éclaires plus depuis un moment, et comme les lumières ne sont toujours pas allumés, il n'est pas simple de se diriger. Mais avec quelques fenêtres qui éclairent un peu la nuit sombre, j'arrive a mettre un pied devant l'autre. Je tourne régulièrement les yeux vers la capuche de Misuzu, pour être sur de ne pas la perdre, bien que la chaleur qu'elle dégage au milieu de la nuit est assez pour me faire comprendre qu'elle ne me quitte pas d'un centimètre. Depuis que j'ai pris le parapluie, puisque je suis droitier, je ne peux empêcher mon épaule de toucher la sienne de temps en temps, mais cela ne me dérange pas plus que ça. Et si cela la dérange elle, elle me le dira. Je suppose.

- En effet. Je pars le premier jour des vacances.


C'est vrai, j'attendais ça depuis longtemps. Ma mère me manque un peu, je dois l'avouer. Après tout, je suis une plante qui a était élevé par la luminosité de la femme la plus lumineuse du monde. Quand cette plante se trouve dans l'obscurité, cette lumière lui manque. Déjà quatre mois que je ne l'ai pas vu, et je sais que les temps sont de plus en plus difficiles. L'aider pendant quinze jours ne sera pas une mince a faire. Je me rend compte que ma réponse est plutôt évasive, et si je me souviens déjà en avoir parlé avec elle, je ne sais plus exactement ce que je lui avais dis, aussi, j’enchaîne aussitôt :

- Ma mère travaille dans un magasin qui vend des magasines, dans une ville pas loin de Miura, la ou j'habite. Mais a coté, nous avons la maison de gardien du temple de Miura. Aussi, durant la période des fêtes, elle a une autorisation spéciale pour s'en occuper. C'est un temple privé, mais la population du village a tellement l'habitude d'y aller que le propriétaire les autorises. Il y a beaucoup de personnes âgés, quatre-vingt pour-cent de la population de Miura en fait. Du coup cela aurait était difficile de les envoyer effectuer les prières ailleurs. Donc ma mère s'occupe de tout. Je l'aide pour le grand nettoyage, je m'occupe des omikuji, ce genre de chose. Il est important que je l'aide lors de cette période parce qu'il y a beaucoup a faire, et comme elle est toute seule......elle est encore très jeune, mais j'ai un peu peur qu'elle se surmène parfois. Et puis quand nous étions a Tokyo, elle passait du temps avec Etsuko-san, la maman de Nao-chan....mais maintenant elle ne fréquente plus personne de son age.....


J'avais longuement parlé. Beaucoup trop même. Je sursautais presque, cassant la forme de mon poignet de sorte que le parapluie ne nous abritas plus durant une seconde. Je le redressais rapidement en ajoutant plus bas :

- Désolé, j'ai beaucoup trop parlé déjà. Tu t'en fiche de la vie de ma mère, c'est normal. Mais comme j'ai répondu a ta question, on peux parler de toi. Ta famille vit a Keimoo ? Ou autre part et tu rentres pour les fêtes de fin d'année.....Je suppose que tu n'es pas d'ici, sinon tu n'aurais pas une chambre étudiante....

Bien joué Sato, ça c’était une bonne analyse. Ca ne rattrape pas mon interminable monologue, mais ca a le mérite de ne pas laisser de blanc !

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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Mer 31 Jan 2018 - 23:57




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Le crépitement de la pluie sur le trottoir est une bande son relaxante qui passe comme bruit de fond de notre conversation. Il semble être d’accord avec moi : le côté désagréable de la pluie est largement exagéré par les gens, en général. Je me demande bien d’où il sort cette comparaison en revanche, mais ça sent le vécu. Je lève un sourcil mais ne relève pas particulièrement.

« Hmm. Je trouve ça plutôt reposant. »

Sans y penser, j’acquiesce et marmonne quelques mots pour signifier mon accord. La pluie qui éclabousse mes jambes commence à vraiment imprégner le bas de mon leggings, et le léger vent venant de la droite fait que bientôt, ma manche du même côté est également humide ainsi qu’une partie de ma capuche et de ma chevelure. Il fait plus froid que ce à quoi je m’attendais. Mais bon, ça n’est pas si grave, je me sècherai en rentrant. Nous marchons quelques minutes en silence avant que Satoshi ne reprenne la parole. Il me propose de prendre le parapluie et je m’apprête à refuser lorsqu’il me complimente de nouveau. Je vais vraiment finir par penser qu’il le fait exprès. Bientôt, j’imagine que mon visage a atteint la même couleur que mon pull. C’est la première fois qu’on me traite d’ange gardien et je ne peux pas m’empêcher de sourire et même d’avoir un petit rire que j’étouffe derrière ma main libre.

Je m’apprête à plaisanter pour essayer de reprendre contenance quand je vois sa main passer près de mon visage et secouer légèrement la mèche de cheveux la plus humide, probablement parce qu’elle sort vraiment de sous ma capuche. Je ne peux m’empêcher d’avoir un léger mouvement de recul, par surprise, par timidité peut être, je ne saurais trop expliquer. Si c’était possible, mon visage rougit encore plus qu’auparavant.

« Eh- Are- Ano- »

Les mots qui sortent de ma bouche ne parviennent pas à former une phrase entière, néanmoins je ne m’enfuis pas. Je pourrais, pourtant. C’est très certainement le plus d’intimité physique que j’aie eu avec qui que ce soit depuis un moment. Pas que ce soit désagréable, ça fait du bien d’avoir quelqu’un qui s’occupe de soi. C’est juste inhabituel et inattendu, surtout venant de sa part à lui étant donné notre relation, disons, plutôt distante. Donc, au lieu de partir à toutes jambes consigner tout ça dans mon journal, je me contente de mordiller l’intérieur de ma lèvre inférieure et de regarder le sol avant d’enfouir mes mains dans la poche de mon sweat et d’y entrecroiser mes doigts pour les réchauffer. Forcément, puisque nous sommes serrés sous le parapluie, il arrive que nos épaules se touchent parfois, mais je préfère ne rien dire et ne pas le faire remarquer. J’hésite à m’éloigner un moment. Une chose est sûre, je vais consigner tout ça dans mon journal dès que je serai seule chez moi.  Finalement, je m’éloigne un tout petit peu, ce qui a pour effet de m’exposer un peu plus à la pluie, mais au moins il n’y plus de risque de contact involontaire. Il ne faut pas que je commence à me faire des idées, c’est complètement stupide. Satoshi est grand, sportif, gentil, il a forcément une petite amie. Et puis, enfin, n’importe quoi. Je secoue la tête pour me débarrasser de ces pensées stupides, et me reconcentre sur ce qu’il me raconte. Il part le premier jour des vacances. Oh, donc il va passer Noël là bas ? Peut être que sa petite amie va l’accompagner.

J’ai un petit soupir. Moi, je vais passer Noël toute seule, à manger du gâteau et à regarder des anime et des dramas, probablement, peut être relire les derniers shonen jump. Il reprend, explique ce que fait réellement sa mère, comme profession. Il m’avait en effet expliqué qu’elle s’occupait d’un temple, mais n’avait pas précisé son métier, du moins pas que je me souvienne. Je hoche la tête, lâche quelques « hm » d’intérêt pour montrer que j’écoute ce qu’il dit. Il semble tenir beaucoup à sa mère et je ne peux pas m’empêcher de trouver ça attendrissant. Je suis proche de mes parents aussi, et ils me manquent. Heureusement, de nos jours, on peut s’envoyer des messages et s’appeler par Line, et même faire des appels vidéo. En tout cas, j’ai un sourire lorsqu’il explique qu’il va aider sa mère. Il a l’air d’être quelqu’un d’assez serviable. Il y a une fille qui a plus de chance que moi… Non, mais. À quoi je pense ? Ça suffit, Misuzu. Reprends toi. D’autant que dans ce qu’il dit ensuite, quelque chose m’interpelle. Etsuko-san ? Nao-chan ? Je connais ces noms. Je tourne la tête vers lui, sourcils levés, yeux écarquillés et bouche entr’ouverte.

« Chotto- Nao-chan ? Tanaka Naoko-chan ? »

J’ai un petit rire. Qui l’eût cru ? Je replace une mèche de cheveux derrière mon oreille, et détourne à nouveau la tête et les yeux pour regarder loin devant moi, un peu en hauteur.

« Nao-chan est ma cousine… Etsuko-san est la sœur de ma mam- ma mère. C’est drôle. Je ne savais pas que vous vous connaissiez. »

La fin de ma phrase remonte un peu en terme d’intonation, comme si je posais une question, même si techniquement ce n’en est pas une. Pendant l’espace d’un instant, Satoshi tient bizarrement le parapluie et l’eau nous tombe dessus librement, avant qu’il ne le replace. Il s’excuse de nouveau. Bien sûr que je ne me fiche pas de la vie de sa mère. Je ne me fiche de rien et surtout elle a l’air d’être une personne admirable qui travaille dur. Je me tourne très légèrement vers lui et lui sourit.

« Hontoni daijobu desu. Bien sûr que je ne m’en fiche pas. Au contraire. »

J’essaie de trouver exactement quoi répondre en regardant en l’air, me mordillant la lèvre, cherchant mes mots. Je sors mes mains de ma poche et entrecroise de nouveau mes doigts, mais cette fois dans mon dos, plus bas que le sac à dos, à peu près au niveau de mes fesses, et me penche légèrement en avant tout en continuant à marcher.

« Saitama ni ikimasu. Mais le 26. Pour aider au ménage, mais laisser mes parents passer Noël tous les deux… Je prépare des osechi pour les personnes qui devront travailler le premier janvier dans ma ville aussi. Beaucoup de choses à faire, mais j’aime bien rester occupée. Il me tarde surtout de manger des soba au réveillon et d’aller au temple. »

Je soupire alors que la salive me vient à la bouche en pensant à tout ce dont je vais pouvoir m’empiffrer pendant la longue semaine que je vais passer à Saitama.

« J’irai peut être voir un entraînement et Raionzu, Kaneko-kun m’a proposé… »

Et voilà que je parle encore de Kaneko-kun devant Satoshi. Il va vraiment finir par penser que je suis une groupie. Alors que je commence à me flageller mentalement, je vois le portail du campus qui se dessine au loin. Une fois celui-ci passé, il ne nous restera qu’une dizaine de minutes de marche avant d’atteindre la résidence universitaire. Tant mieux, car je commence à vraiment avoir froid et si ça continue je vais finir par grelotter. Mine de rien, je glisse un regard vers lui et demande d’un ton aussi détendu que possible.

« Et toi, tu vas passer Noël avec… ? »


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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Jeu 1 Fév 2018 - 15:25

Je manquais de m'étouffer a mesure que je l'écoutais me répondre. Misuzu Watanabe. Tu es vraiment pleine de surprises. Enfin, ce n'est probablement pas ta faute. Non, ce n'est pas ta faute du tout. De la même manière que je n'ai jamais choisis d'avoir Ashura pour père, voilà que tu connais l'une de mes lumières. Que tu connais ? Tu partages même son sang ! Je savais bien que les Tanaka n’étaient pas qu'une lignée unique. Si je n'avais pas était souvent souvent chez eux, j'avais déjà entendue parlé du fait qu'elle avaient des cousins et des cousines. Enfin, au moins une, que j'avais finalement juste a coté de mon épaule.

- Le monde est petit. Nao-chan est ma meilleure amie, je la connais depuis que j'ai six ou sept ans. Ma mère a rencontrée Etsuko-san alors que je venais de naître, j'avais quelque chose comme.....deux ou trois mois. Et puis comme ma mere avait seize ans et qu'elle ne s'occupait plus de rien a part de moi, elle sortait beaucoup. Et Etsuko-san tenait un petit magasin dans notre rue. Elle était enceinte de Nao-chan a ce moment la.

J'avais entendu cette histoire des centaines de fois. Ma mère aimait bien la raconter aprés quelques verres, surtout au tout début de notre déménagement forcés, quand elle se sentait extrêmement seule. Difficile de lui en vouloir, alors qu'elle avait tout laché pour un homme, sacrifiant son avenir et sa famille, pour au final se retrouver seule avec un enfant a charge au fin fond de la cambrousse.

- Quand Nao-chan est née, nos mères se sont perdues de vues. Et il semble que nous avons tout les deux étaient a la même école. On s'est rencontrés le jour de la rentrée, sans savoir qu'en fait on s’étaient sûrement pas mal croisés bébé. On est devenu tout de suite amis. Jusqu’à ce que.....hum....jusqu’à ce qu'elle déménage, et que je....je bouge de Tokyo, quand j'avais dix ans. Et j'habite a Mûra depuis, voilà. Enfin, je suppose que les jeunes femmes de votre famille sont adorables. Deux sur deux pour l'instant, c'est plutôt honnête.

Je soufflais en me passant la main dans les cheveux, écoutant la suite de ses paroles, alors que nous parvenions a la grille délimitant le campus. Nous approchions du moment ou je devrais me séparer de l'ange qui avait permis a ma nuit de prendre un sens moins dramatique. C’était plus ridicule, étant donné que je savais bien que j'étais le seul fautif de cette situation, toujours a ressasser et a donner un caractère beaucoup plus grave que ne l’était réellement. Je n'étais pas malheureux. Ce n’était qu'un cauchemar.

Je songeais aux Soba, et a la quantité que je vais sans doute devoir ingurgité sous la pression des grands-mères du village qui vont encore en offrir plus qu'il n'est possible d'en manger a ma mers, et je soupire. Elle va passer noël toute seule ? Si elle n’était pas partie le 26, je lui aurais bien proposé de venir avec moi, mais de toute façon nous ne nous connaissions a peine, non ? Ma mère aurait était ravie d'avoir la cousine de Nao-chan en vacances, elle qui n’arrêtait pas de me dire qu'elle voulait revoir la Tanaka, depuis que je lui avais dis que nous nous étions retrouvés a Keimoo.

- Tu as de la chance de connaître un joueur comme ça. Je veux dire....c'est toujours une énorme source d'inspiration. Vu que tu aimes jouer au Base-ball, fréquenter un joueur comme ça c'est très utile pour s'améliorer soi même.

C’était comme ça que j'étais devenu meilleur. Il n'y avait pas de secret. Ce n’était pas en réfléchissant au mouvement, c’était simplement en le comparant avec quelqu'un de meilleur, et de s’entraîner pour atteindre cette personne. Et quand l'objectif était atteint, il fallait regarder le niveau encore au dessus, et ainsi de suite. Seul un maître pouvait avoir l'honneur de déclarer avoir crée une nouveauté dans une discipline. Les autres ne pouvaient que baisser la tête et apprendre.

- J'avais un maître, c'est lui qui a commencé a m'apprendre mon art. Il était inatteignable. Quand je faisais un pas en avant, il en faisait dix. Et comme je faisais souvent trois pas en arrière, je ne pouvais même pas prétendre être sur le même chemin que lui. Mais bon il faut toujours s'accrocher. Aprés tout, tu es le futur ace de l'équipe de base-ball de Keimoo non ? Tu ne peux pas te relacher !

Je lui faisais un sourire que je voulais avoir pour but d’être un encouragement, en ouvrant la grille pour la laisser passer.  Je refermais derrière moi avant d'ajuster un peu mieux le parapluie. Il était évident qu'elle avait froid, je pouvais le voir au léger frémissement de son corps, de ses épaules.  Je faisais bien en sorte de me caler sur sa vitesse, pour ne pas la ralentir aussi bien que de ne pas aller trop vite pour elle. Nous serions a l'abri le plus vite possible, avant qu'elle n'attrape froid. J'avais l'habitude de courir sous la pluie, alors je ne m'en faisais pas trop pour ça.

- Avec qui je vais passer noel.....

Certaines années Mika était venue le matin pour ouvrir mes cadeaux a ma place. Je me frottais la tête a cette idée, en dissimulant un sourire amusé. Ça me rendait fou, a l'époque. Mais de toute façon, c'est toujours comme ça que j'avais réagis avec elle. Essayant de fuir comme je pouvais ses excentricités. Et au final, c’était moi qui l'avait invité plusieurs fois a Keimoo. C’était étrange, sans doute, les relations humaines.

- Il y a une vieille amie a moi qui s'invitait souvent chez moi quand nous étions petits. Alors même que je faisais tout pour m'en débarrasser....elle était plutôt super-active et....bref, en dehors d'elle, vu que a part maman, je n'ai pas de famille autre, donc nous le faisons juste tout les deux, tranquillement. Elle aime bien les vieilles traditions, aussi, nous ne faisons pas vraiment de grande fête.


Hésitant a enchaîner avec mon idée suivante, je me retenais de lui proposer néanmoins si elle ne voulait pas de la compagnie pour ce jour la. Totalement inappropriée. Tout comme lui parler du fait qu'elle allait passer cette soirée la seule. Enfin, je n'étais personne pour dire qu'elle etait seule. Elle allait peut être chez les Tanaka, si c’était de la famille.

- Je n'ai jamais vraiment apprécié etre avec beaucoup de gens, de toute façon, etre juste avec ma mere me suffit.

Nous étions a mi-chemin, dans le campus.

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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Jeu 1 Fév 2018 - 23:35




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Manifestement, le fait que je sois de la famille de Nao-chan le surprend. Il faut dire que c’est une drôle de coïncidence. C’est à mon tour d’êtr néanmoins surprise lorsqu’il explique connaître Nao-chan depuis longtemps, très longtemps même. Depuis avant même sa naissance. Il est vrai que c’est incroyable.

« Ehhhh ? So desu ne… Ça alors… Si ça se trouve on s’est croisés sans même se connaître. »

Je murmure d’un air pensif, tout en regardant toujours le sol. C’est dingue quand même. Je me demande ce que j’aurai pensé de lui si je l’avais rencontré étant enfant. J’étais beaucoup plus brute et beaucoup moins en contrôle à l’époque, c’était juste avant que j’opère l’espèce de division que j’observe encore aujourd’hui entre ces deux facettes de ma personnalité, selon le contexte et les conventions sociales. Je lui aurai sûrement fait peur sans m’en rendre compte. Finalement c’est peut être mieux qu’on ne se soit pas rencontrés à cette époque. Je reporte mon attention sur ses paroles. En fin de compte, ce n’est pas étonnant qu’ils soient amis. Je peux imaginer leurs personnalités bien coller ensemble. Il explique qu’il vit à Mûra. Je connais, sans y être jamais allée cependant. Je n’ai d’ailleurs aucune idée des spécialités culinaires de la préfecture d’Ibaraki et ne peux donc pas embrayer sur ce sujet. En finissant son anecdote, il me fait de nouveau un compliment détourné et je sens mes oreilles et mes joues chauffer une fois de plus.

« Non, mais, euh- Enfin, c’est gentil mais c’est inutile de me flatter, hein… »

Mes protestations meurent dans ma gorge. Je ne sais absolument pas comment réagir à des compliments de ce style. Je ne suis entourée généralement que de garçons, ou du moins principalement, et leurs compliments se limitent généralement à mes exploits sportifs ou à ma nouvelle casquette, et ça s’arrête là. Donc forcément, c’est un peu compliqué de trouver quelque chose à répondre, à part nier. Je me contente donc de détourner la tête vers la droite, histoire de ne pas risquer de croiser son regard. Nous sommes côte à côte donc il y a peu de chances, mais je préfère être sûre. Je ne sais pas comment prendre cette situation ou son comportement avec moi. D’abord il me dit que je sens bon, puis touche mes cheveux, maintenant ça… Je lève les yeux au ciel. S’il a une petite amie, son comportement est vraiment inapproprié.

Il rebondit sur mon allusion à Kaneko-kun. Effectivement, c’est très bien d’avoir quelqu’un de meilleur que soi, et si je vivais encore à Saitama je m’entraînerais sûrement très souvent avec lui. À vrai dire, je l’aime bien. Plutôt comme un ami que quoi que ce soit d’autre bien sûr, mais on rigole bien tous les deux. J’ai un petit sourire involontaire en repensant à la fois où je lui avais envoyé la balle en plein visage après qu’il se soit moqué de moi en disant que je lançais comme une fille, et qu’il avait saigné du nez. Sur le moment j’étais mortifiée, mais finalement c’est plutôt une anecdote rigolote. Saitama me manque, parfois. Surtout les étés passés à traîner autour du lycée et à me rendre à Tokyo, le yakiniku à côté du supermarché, et les pique-niques sur les rives de la Nakagawa.
Je tends l’oreille pour écouter ses explications quant à son maître. J’aime bien son côté persévérant. Il a raison, il faut faire de son mieux sans jamais arrêter ses efforts.
Je rougis un peu à l’allusion au fait que je sois l’ace de l’équipe. Déjà, si j’arrive à l’intégrer alors que je suis une fille, je serai contente. Mais je ne veux pas refroidir l’atmosphère, alors je tends légèrement mon poing en l’air, touchant le bord du parapluie.

« Ganbarimasu ! Je vais continuer à m’entraîner ! »

À vrai dire, avoir quelqu’un qui m’encourage là dessus est assez agréable, car malgré mes heures de passes avec Rika-san, je commençais un peu à perdre en motivation. Mais il a raison, il faut que je fasse de mon mieux. Son sourire me redonne envie de m’appliquer, car après tout, maintenant, il y a ne serait-ce qu’une personne que je ne veux pas décevoir. Il ouvre la grille et je me faufile rapidement, avec un léger frisson. Mes doigts sont vraiment froids à présent. J’attends qu’il me rejoigne, et qu’il referme la porte avant de me remettre en marche. Il semble réfléchir un instant sur la personne avec qui il va passer Noël. Oh, d’accord. C’est un tombeur, en fait. Il collectionne les petites amies. Génial. Il manquait plus que ça. Quelque part je ne suis pas si étonnée que ça, mais on ne dirait pas qu’il se débrouille si bien avec les filles, comme ça… C’est peut être son côté silencieux qui les fait toutes tomber.

Ehh ? Une vieille amie ? Qu’est-ce que ça veut dire ? J’avoue que je suis peut être allée un peu trop vite en besogne. Ça a l’air plus compliqué que je ne pensais. Il a l’air de dire qu’il va passer noël avec sa mère. Donc il n’y a personne ? J’ai du mal à comprendre. Oh, et puis n’importe quoi Misuzu, pourquoi est-ce que ça t’importe tant que ça ? Tu as des choses plus importantes auxquelles penser, vraiment. Comme les examens qui arrivent et le nouvel an et noël et beaucoup d’autres choses. Il explique ne pas trop aimer la compagnie. Est-ce que c’est une manière détournée de me dire que ça l’ennuie d’être avec moi ? Il envoie beaucoup trop de signaux contraires pour que j’arrive à le cerner. Evidemment, toutes ces réflexions sont un peu embarrassantes et je rougis légèrement.

« C’est bien, tu as raison de passer du temps avec elle… Moi je préfère laisser mes parents être lovey-dovey pour Noël, après tout c’est fait pour ça… Je mangerai sûrement du gâteau en regardant la télé. »

J’ai un petit rire, puis je songe un instant à Noël dernier, que j’avais passé en amoureux avec Aki. Ça va être bizarre d’être toute seule en pyjama cette année. Mais bon au pire, c’est ce que j’ai fait toutes les années précédentes. Je pense que ça leur fera du bien de laisser mes parents passer Noël juste tous les deux. Ce n’est pas comme si nous étions chrétiens de toute façon.

Alors que nous sommes à un peu plus de la moitié du chemin, le lacet de ma chaussure se défait. Je m’arrête et m’éloigne un peu sur le côté pour le refaire. Un peu de pluie me tombe dessus mais j’ai peur de me cogner à lui en me relevant si je reste près. Je me redresse et alors que je m’apprête à parcourir la distance qui nous sépare, mon pied droit se pose sur une feuille humide. Comme au ralenti, ou bien comme dans un dessin animé, mon pied glisse, et je m’étale de tout mon long dans l’allée mouillée. Je reste un instant allongée, le visage et tout l’avant du corps s’imbibant lentement d’eau, avant de finalement me redresser, le visage brûlant de honte. Je m’époussette un peu, après tout inutile de me presser pour retourner sous le parapluie alors que je ressemble à un vieux rat d’égoût. Après inspection, je réalise que mon leggings est déchiré au genou gauche, et que le sol légèrement graveleux de l’allée m’a écorché les mains et le bout du nez, du moins je le suppose, étant donné que je ne peux que le toucher du bout des doigts. Mon genou saigne un peu et j’ai mal. J’ai envie de pleurer, mais surtout de honte, pourtant je me retiens. Je renifle, secoue la tête et revient vers lui en boitant légèrement. Je lui souris du mieux que je peux et essaie de me rattraper.

« Au moins t’es plus le seul à être trempé ! »

Ne pleure pas, Misuzu, tu t'es déjà assez ridiculisée.


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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Ven 2 Fév 2018 - 1:27

Sa réponse me laisse perplexe, presque songeur. Totalement songeur. Je manque de m’arrêter plusieurs fois a force que mes idées ne soient absolument plus calqués sur la marche que je dois continuer d’effectuer pour que le parapluie reste au dessus de nos deux têtes. Elle fait donc ça pour laisser ses parents seuls en amoureux. Pendant une seconde, je suis mortellement jaloux. Tellement que j'ai l'impression d'avoir reçu un coup au creux de l’estomac. Je passe le doigt sur la cicatrise que j'ai au coin de la lèvre. La dernière marque que j'ai de mon maître. Celle qui m'avait un jour infligé. Elle semble me faire mal, soudainement, comme si elle s’était lentement enflammée.

C’était ma faute. C’était a cause de moi si ma mère était seule, si elle ne pouvait pas vivre ce que les parents de Misuzu avait désormais prit partis comme étant la normalité. C’était a cause de ma naissance si elle avait arrêté ses études. Si sa famille l'avait totalement abandonné, si elle avait fait passer sa propre vie en seconde position. Si je n'avais pas étais la suite au départ de son premier amour, elle aurait pu reprendre ses études. Elle aurait pu retrouver l'amour. Elle aurait pu passer le soir de noël avec son amoureux, qu'elle aurait rencontré en habitant dans une grande ville, loin de cette campagne ou elle s'est retranché dans l'espoir de m'éloigner de la folie humaine.

Je remarque juste que Misuzu viens de s’arrêter, et je stoppe mon avancée également. J'avais déjà pensé a tout ça. Des dizaines, non, des centaines de fois. Et a chaque fois que je lui avais dis qu'elle devait penser d'avantage a elle même, elle me répondait toujours la même chose. Un grand sourire, un câlin, et un murmure. « Je n'ai pas besoin d'un autre homme, j'ai déjà l'homme de ma vie tout les jours a mes cotés. C'est toi, mon petit homme ». Elle disait peut être la vérité, mais je savais au fond qu’elle voulait simplement que je ne m’inquiète pas.

Alors que j'étais plus ou moins perdu dans mes pensées, tendu comme un idiot au milieu de l'averse, j'entends un bruit sourd. Je redresse la tête pour essayer de voir d’où il provient, et je vois Misuzu étalé dans l'eau, légèrement masqué par l'obscurité ambiante. Le temps de réaliser, la voilà déjà debout, semblant reprendre ses esprits, tout en boitillant vers moi. Bordel Sato, arrêtes de penser a des choses qui n'avanceront pas, et concentre toi sur le moment présent. T u aurais pu empêcher que ca arrive. Je vais directement a sa rencontre, la rejoignant en moins de cinq secondes.

- Watanabe-san, tu vas bien ? Je suis désolé, je pensais a autre chose. Tu n'es pas blé....

Mes yeux descendent le long de son corps pour atteindre son genou visiblement égratigné. Sans doute autant a cause de cette vision que de mes songes précédents, je ne peux empêcher mon visage de se durcir un peu, culpabilisant de mon manque de concentration. Il n'y a rien de grave, sans doute juste une égratignure, un choc musculaire et osseux qui provoquera un bleu et quelques courbatures. Je n'ai bien sur rien pour nettoyer sur le champ et de toute façon nous sommes quasiment arrivés.

- Je sais que ce n'est pas grave, mais tu vas t'appuyer sur moi, histoire de ne pas trop boiter et de forcer sur ton autre jambe. Ça sera plus agréable pour toi.

Même si ce n'est pas une véritable blessure musculaire, avec les années, j'ai beaucoup étudié ce genre de paramétrés pour pouvoir me soigner correctement. Je n'étais pas médecin, mais j'avais assez de connaissance sur les muscles et les blessures en général pour pouvoir l'aider a diminuer la douleur sur la petite distante qu'il nous restait a parcourir. Sans vraiment lui demander son avis, je passais mon bras autour du sien, tout en la recouvrant d'avantage du parapluie que précédemment. Si nous étions deux en dessous, il y avait plus de chance que de l'eau glisse jusqu'à la partie légèrement cramoisie de son genou, autant éviter au maximum. Je survivrais.

La laissant inculquer son rythme a notre démarche plus lente, je la soutiens avec une assurance découlant de l'habitude, et je suis satisfais pendant un instant d'avoir fait du sport toute ces années. Avoir une hygiène de vie combiné a une activités journalière pendant dix ans font qu'aujourd'hui j'avais une musculature et une force plus que satisfaisante. Largement assez pour la porter d'un bras, si il fallait. D'autant qu'il est évident qu'elle est sportive. Malgré son physique en apparence chétive, il est évident qu'elle plus est s athlétique qu'il n'y paraît. Je ne sais même pas pourquoi je suis surpris. Elle ne rate jamais un jour de club, et elle semble s’entraîner en dehors également dans d'autres disciplines. Une fan de base-ball après tout. Elle était assez belle, et avait l’état d'esprit adéquat pour qu'un joueur populaire comme le garçon dont elle m'avait parlé s’intéresse a elle....pourquoi je pense a ça moi... ?

- Si tu veux faire une pause, dis le moi n'hésite pas, on est pas pressés.

Et de toute façon, nous n'étions plus qu'a quelque centaines de mètres.

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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Ven 2 Fév 2018 - 2:13




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Alors que je suis en chemin pour rejoindre Satoshi, il fait quelques pas et a parcouru la distance qui nous sépare en trois enjambées maximum. Evidemment je rougis encore plus de honte lorsqu’il s’enquiert de mon état et s’excuse de nouveau, et je le vois me regarder de haut en bas avant d’arrêter son regard sur mon genou. Avant que j’aie le temps d’expliquer que ce n’est rien de grave, il m’ordonne (parce que oui, au ton qu’il emploie, ça ressemble bien à un ordre) de m’appuyer sur lui. J’ai un petit sourire et m’apprête à reculer, et à dire en riant que ça m’arrive tout le temps et que ça n’est rien, mais avant que j’en aie le temps, il se rapproche de moi et attrape mon bras.

« Eto- Non, mais… »

Sans trop savoir pourquoi, j’ai l’impression que mes molles protestations ne vont avoir aucun effet, et je me retrouve de nouveau à avoir un contact physique avec un garçon que je connais à peine. Ce n’est pas qu’il ne m’est pas sympathique, mais c’est juste étrange d’être comme ça. C’est presque comme si on se tenait la main. Je regarde par terre et essaie d’éviter de rougir, en vain. À vrai dire, ce n’est pas désagréable de sentir que quelqu’un s’occupe de soi. J’aime bien ce côté prévenant qu’il a. Bref, pourquoi je pense à ça ? Je réalise que malgré que je sois trempée, plus une seule goutte d’eau ne tombe sur moi, et lorsque je tourne la tête j’en comprends la raison et mon visage vire au cramoisi. Lui est, du coup, en partie sous l’eau, et il va de nouveau être trempé, et ce par ma faute. De ma main droite, je tire légèrement sur la manche de son sweater, enfin, du sweater que je lui ai prêté.

« Ne- C’est pas la peine, vraiment… C’est très gentil mais tu devrais t’abriter aussi… »

Néanmoins, je fais comme il me dit et évite de mettre trop de poids sur ma jambe blessée, même si je sais pertinemment que ce n’est rien de grave. Des blessures comme ça, je m’en fais tout le temps. Mais quelque part, avec tout les efforts qu’il fait pour que je ne me fasse pas plus mal, je me sentirais un peu nulle de balayer sa prévenance de la main, alors je me contente de me taire et de garder la tête basse. Le bas de la paume de mes mains me fait mal, et je jette un œil à la droite, lâchant ainsi sa manche que je tenais toujours sans y penser. Il n’y qu’un tout petit saignement, là où un gravillon a dû entailler la chair, et sinon la peau s’est juste un peu creusée, mais va certainement se remettre rapidement. En arrivant, il faudra désinfecter tout ça. Et mon nez. Je passe pensivement le bout de l’index dessus et ça picote un peu, mais je ne pense pas qu’il y ait de sang qui coule.

C’est tout moi, ça. Je rencontre un garçon gentil, intéressant, potentiellement sans petite amie, et j’arrive à me ridiculiser deux fois en quelques mois. Il faut que je fasse quelque chose pour tourner ça en dérision, sans quoi il va vraiment penser qu’en plus d’être maladroite, je suis stupide et je n’ai pas d’humour.

« Ara ara… D’abord l’incident du premier cours de cérémonie du thé, et maintenant ça… Tu vas finir par penser qu’il m’arrive tout le temps ce genre d’accident. »

Et tu aurais parfaitement raison. La vérité, c’est que sur mon autre genou, il y a un gros pansement et mes jambes sont pleines de bleus, à force de me cogner partout. J’ai aussi une coupure sur un orteil, après avoir fait tomber mon cutter qui s’est planté dans le tatami de ma chambre juste à côté, mais en entaillant néanmoins mon pied de quelques milimètres. Des anecdotes, j’en aurais des centaines à raconter, mais il ne vaut mieux pas, probablement. Il doit déjà en avoir marre de moi. Misuzu, décidément, tu n’es pas très douée. Si seulement tu avais tout bonnement regardé par terre, tu aurais évité cette feuille et tu aurais pu passer pour une personne normale. Mais bon, passer pour une personne normale, ce n’est malheureusement pas mon fort.

Pendant que je me perds dans mes pensées, nous arrivons en bas des marches qui nous amènent à la résidence. Je soupire un instant. Pour être tout à fait honnête avec moi même, cette balade était très loin d’être désagréable. Mon cœur bat un peu vite et je me sens légèrement essoufflée, mais c’est sûrement d’être tombée. En tout cas, mon bras gauche est tenu bien au chaud, et je ne vais pas m’en plaindre. Mon autre main en revanche, est gelée et j’hésite à la poser aussi sur son bras, mais je me retiens finalement. Non. Pas la peine d’être encore plus inappropriée que cette situation ne l’est déjà.

Nous gravissons les marches doucement, et nous voilà finalement abrités sous le auvent, juste devant la porte. Je lâche le bras de Satoshi, sors les clés et après les avoir faites tinter un moment pour trouver la bonne, j’en introduis une dans la serrure, en la faisant tourner le plus doucement possible pour ne pas faire de bruit. La porte s’ouvre sur le hall désert. Logique qu’il soit désert, il est à peine plus de quatre heures et demie. Je pénètre au sec et retire mes chaussures que je laisse dans le genkan, je secoue un peu mes cheveux et mes vêtements avant de monter sur le parquet que j’essaie de ne pas détremper. Je me tourne vers Satoshi, et d’un air à la fois désolé et coupable, je chuchote :

« Chotto- je crois que je n’ai la clé que de l’aile des filles… »

Je ne crois pas, je sais. Mais je préfère ne pas être trop assertive. Au pire, je peux lui proposer de venir et lui faire un thé. J’espère juste que ma chambre n’est pas trop en bazard.


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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Ven 2 Fév 2018 - 13:53

C'est en marchant que je me rend compte de la stupidité de ce que je viens de faire. Sur le moment, mes idées noires couplés a la surprise de la voir purement et simplement s'écrouler par terre que j'avais sans doute eu une réaction légèrement excessive. Mais on ne savait pas, si jamais elle était tombé sur le front, elle aurait pu avoir une commotion importante. Je n'avais pas pu voir son visage mais il semblait que c’était surtout au niveau des jambes qu'elle avait tapé. Elle devait trouver ça bizarre en fait. Tout est bizarre chez moi, elle n'avait probablement pas eu de mal a s'en rendre compte. Je soupirais a nouveau, les choses allaient en empirant.

Elle avait bien évidemment protesté, mais moins que ce que j'aurais cru. Je veux dire, vu la façon dont elle avait frappé amicalement le garçon précédemment, sois elle n'osait juste pas le faire avec un inconnu, soit cela ne la dérangeait pas. Ou alors je lui avais vraiment fait peur. Et puis, je n'étais pas tant un inconnu que ça, non ? Nous avions déjà dîner ensemble au restaurant, la dernière fois. Ah....En fait si je pense a ça, il est évident que nous nous connaissons un minimum. En même temps, a partir du moment ou tu connais le nom, le prénom, les études, les hobby d'une personne, tu peux dire que tu connais un minimum cette personne, ça paraît logique. Alors que nous atteignions les marches, je laisse échapper d'une petite voix, alors qu'elle se sépare de moi.

- Désolé....j'ai étais un peu brusque.....j’espère que tu n'as pas trop mal.

Elle monte les quelques marches alors que je la suis dans son dos, sans vraiment la regarder. J'étais revenu ici bien plus tôt que prévu, et je ne savais pas exactement ce que j'allais bien pouvoir faire dans ma chambre. Il me restait des épisodes Made in Abyss a regarder, et d’après ce que j'avais lu, les deux derniers épisodes valaient vraiment le coup d’œil. En plus le jump allait bientôt sortir. Je ne pouvais m’empêcher de regarder les review, même si je ne pouvais pas les lire vraiment avant de retourner a la maison, vu que c’était maman qui me les récupérait. J'entendais la clé tourner dans la serrure, alors qu'elle se tournait vers moi, d'un air un peu coupable.

Hum, j'aurais du penser a ce détail. C’était largement logique, d'autant que je ne savais déjà pas par quel miracle elle était parvenue a convaincre Thornberg-san de lui donner un double des clés du bâtiment pour les filles. J'avais du lui tenir la conversation pendant un sacré long moment pour qu'il m'autorise a avoir la clé du bâtiment abandonné, alors même que c’était le vice-directeur en personne qui m'en avait donné l'autorisation. Elle devait avoir quelque chose de divin dans sa voix qui était parvenu a lui montrer la lumière céleste et il avait accepté. Peut être.

Je fouillais dans mes poches. Par chance sur mon trousseau de clé se trouvait également celle du dojo et celle de ma pièce personnelle. Je dois avouer que c’était vraiment une acquisition agréable l'année dernière, mais avec les nouvelles responsabilités, je suis obligé d'aller au dojo tout les jours, et j'ai un peu délaisser cet endroit. Enfin, c'est sans doute le moment de s'en servir.

- Ce n'est pas grave, l'important c'est que toi tu puisses rentrer au sec pour te soigner.

Je remarquais qu'elle s’était aussi un peu égratigné le visage. Le bout du nez, dans la lumière des veilleuses du Hall. C'est bien ce que je pensais, elle avait tapé aussi au niveau de la tête. Cela ne semblait pas méchant cependant, et c’était inutile d'en parler sans passer du stade de psychopathe au stade de lourdingue. Je gardais mes yeux un moment sur sa blessure en question, en songeant encore une fois que c’était ma faute, avant de faire un pas en arrière.

Le prochain tournoi auquel j'allais participer était fin janvier. A peine deux mois et demi avant d'y aller pour combattre. J'avais facilement gagner le premier, c’était plus du loisir pour les participants. La, les choses allaient augmenter d'un cran dans la difficulté. Il y aurait les représentants de nombreuses universités du Japon. Et sans doute d'anciens combattants nationaux du lycée. Ceux que j'aurais du affronter a l'époque si je ne m'étais pas débiné. C'est un peu comme si le temps s'etait arrété a cette époque, et qu'il allait reprendre le jour du tournoi. 28 et 29 Janvier, a Kitakyūshū, dans la préfecture de Fukuoka. C'etait un tournoi a point, pour les prochains événements dans de plus grandes villes. Je ne devais pas faire d'erreur. Je ne pouvais pas perdre, j'avais trop de points de retards. Si je n'arrivais pas au moins en quart de final, je n'aurais aucune chance d'atteindre les autres tournois. C'est pourquoi il fallait que je m’entraîne.

- Je vais te laisser ici alors, et foncer au dojo. Je vais faire quelques échauffements. En tout cas merci d’être rentré avec moi. J'étais pas bien, pour tout avouer. Mais grâce a ta présence, j'ai pu relativiser. Désolé encore pour ta chute.


Même si ce n’était pas ma faute. Je recule d'un pas, en penchant la tête, puis en l’inclinant, pour lui souhaiter une bonne fin de nuit, avant de lui faire un sourire, prêt a partir.

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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Sam 3 Fév 2018 - 23:45




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Une fois à l’intérieur, quand je lui explique que je n’ai que les clés de l’aile des filles, il ne semble pas trop m’en vouloir de l’avoir laissé me raccompagner jusqu’ici alors même que je ne peux pas le faire entrer. Bien sûr, je vais me soigner. Mais c’est étrange d’avoir fait le chemin jusqu’ici et de le laisser poireauter dans le couloir alors même que j’habite à l’étage du dessus… Je l’observe un instant, l’air de rien, et je remarque qu’il me regarde aussi. Je rougis, nous nous toisons un peu en chiens de fusil comme ça pendant un instant, et je détourne le regard. Je crois que j’ai besoin d’un bain pour me détendre, parce que là je suis tendue comme une corde à linge. Par réflexe, ma main vient caresser l’arrière de ma nuque et je cherche quelque chose à dire. J’hésite à lui proposer de réveiller Thornberg-san, mais j’ai cru comprendre qu’ils ne s’entendaient pas forcément bien et je ne veux pas le mettre dans l’embarras.

Dans la lumière tamisée, son visage prend un air un peu moins neutre, et un peu plus triste. C’est sûrement juste l’éclairage mais ça ne m’aide pas à me sentir mieux de le laisser tout seul ici alors qu’il voudrait sûrement être au chaud quelque part. Je m’en veux un peu, mais en même temps, sans les clés, où serait-il allé si nous n’étions pas rentrés ensemble ? Je repense un instant à son visage de l’autre côté du comptoir, dans le konbini, trempé et ruisselant et à sa surprise avant qu’il ne dise mon nom. Je tremble, frigorifiée dans mes vêtements trempés. Comment se fait-il qu’il n’ait pas froid ? Je ne l’ai pas vu ne serait-ce que frissonner depuis que nous sommes partis. Quel garçon étrange. Tout le contraire de ceux que j’ai l’habitude de fréquenter, bruyants, joyeux, parfois grossiers aussi et même quelquefois d’une manière qui n’est pas spécialement drôle. Pourtant il y a comme une énergie qui l’habite, il a des objectifs et quelque chose se dégage de lui, comme s’il avait vécu beaucoup plus de choses qu’il ne veut bien le dire. Peut être que je délire totalement, je n’ai jamais été douée pour cerner les gens, mais les mères célibataires sont une chose plutôt rare au Japon. En tout cas, il a l’air de vouloir prendre soin d’elle, et ça me le rend forcément sympathique. Ça et sa présence rassurante à mes côtés sur le chemin que je remonte généralement à toutes jambes quand je suis seule, mes clés entre les doigts pour me rassurer. Je n’ai jamais eu ce genre de problème et le japon est un endroit plutôt sécurisant, mais on entend toujours des histoires. Encore heureux, je ne travaille pas à Bougu. Je n’ai aucune idée de comment je ferais, sinon, car il n’y a que peu de chances que mes mouvements de taekwondo me soient utiles dans une vraie situation d’urgence.

Je lève les yeux vers lui. Il dit quelque chose à propos d’un entraînement au dojo. À quatre heures trente du matin ? Ce n’est plus de la motivation là, c’est de l’entêtement. Et puis, il va aller jusqu’au dojo sous cette pluie battante, alors qu’il est encore complètement trempé ? Il ajoute qu’il n’était pas bien. Oh, non, je ne peux pas le laisser partir comme ça. Je rougis lorsqu’il insinue que j’ai aidé avec son coup de déprime. Je n’aurais jamais pensé que quelqu’un d’aussi extérieurement serein pourrait en avoir, d’ailleurs. Il s’excuse de nouveau pour ma chute et incline la tête comme s’il allait partir. Je ne peux pas juste le laisser tout seul, parce que je m’inquiète et puis… Je ne sais pas. J’ai envie de passer encore un peu de temps avec lui. Je l’aime bien, je crois. Enfin. Juste bien. Je ne sais pas. Mais il faut réfléchir vite. Sans que j’aie vraiment le temps d’y penser, mon corps agit tout seul. Je me laisse tomber sur le sol, et je pousse un vrai faux cri de douleur.

«Ite- Itai ! »

Mes mains viennent entourer mon genou. Il va forcément penser que je suis la dernière des douillettes, mais au moins ça va lui éviter de se retrouver tout seul au dojo comme ça au milieu de la nuit, et peut être de déprimer à nouveau. Après tout, la moindre des choses c’est de lui offrir une boisson chaude et un endroit où attendre que les portes soient déverrouillées. Bon, je ne peux pas le forcer mais là je lui tends vraiment une perche. Il me suffira de boitiller de manière un peu exagérée et puis ça ira. Ugh… Je suis vraiment stupide. Je préfère ne pas imaginer ce qu’il va penser de moi après ça. Mais bon, au pire, tant pis. Je n’ai pas envie qu’il s’en aille. Je lui jette un regard penaud, surtout coupable d’être malhonnête avec lui, mais qui pourrait passer pour de la douleur, probablement.

« A-Ano- Désolée… »

Je pousse sur ma main et commence à me relever. Je m’en veux un peu de jouer la comédie comme ça, mais je n’ai pas envie de dormir tout de suite, et autant passer les heures qui viennent avant que les portes soient ouvertes avec lui. Une fois debout, je lui fais un petit sourire.

« Tu peux venir si tu veux… Ça me dérange pas. Je te ferai un thé. »

Voilà. C’est toujours un peu plus honnête. Semi honnête, disons. Mais je vais m’en contenter pour le moment. Au pire, s’il vient je considèrerai que c’est de son propre chef. Je me dirige dans le couloir en boitillant un peu plus que nécessaire, à gauche, à droite, puis nous voilà à l’escalier. Je monte les deux-trois premières marches avant de me tourner légèrement vers lui.

« Ne te sens pas obligé… C’est seulement si tu veux. »


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MessageSujet: Re: My great konbini [pv Misuzu ]   Dim 4 Fév 2018 - 1:56

Je me demande bien ce que je devrais travailler en priorité une fois au dojo. Il me semble que j'avais un peu prit du gras au niveau du ventre. Je ne voyais plus mes abdominaux aussi nettement qu'avant. C’était difficile. Les partis du corps qui devaient être travaillés pendant des années, travailles qui pouvait disparaître au bout de quelques semaines de relâchement. Si il y avait attaque aux points vitaux de mon torse, mes muscles seraient la meilleure protection. Bien sur, entre les muscles, il y avait les points de décompressions, la ou peut importe la musculature de quelqu'un, vous faisiez mal. L'emplacement des nerfs, entre autre.

C’était ce genre d'emplacement que l'on apprenait en pencak-silat par exemple. C’était une discipline qui permettait, même sans une condition physique extraordinaire, de se protéger en cas de problème. Et mon art était totalement le contraire. Il faisait parti des points faibles, je dirais même plus, le nemesis. Un art ou l'attaque passe d'abord par la défense. Cela me correspondait bien. Si malgré la musculature, il restait des points faibles, alors il fallait les protéger. C’était comme ça que je combattais. Alors que je me dirigeais vers la sortie, dégoulinant comme une éponge, je songeais que j'avais enfin pris une décision. Durant les cinq prochains jours, j'allais entraîner intensivement la partie inférieur de mon buste.

C’était plus un genre de piaillement étrange qu'un cri de douleur qui vint jusqu'à mes oreilles. Je me retournais pour voir que Misuzu se tenait la jambe avec une grimace sur le visage. Étrange, elle s’était tordue la cheville peut être ? Non, c’était bien son genou...je crois ? J'approche lentement de la ou elle s'est a moitié écroulé, songeur. J'avais pourtant examiné sa blessure avant, il n'y avait rien de musculaire. Elle a peut être fait un faux mouvement ? Ça me paraît cependant assez bizarre qu'elle ai réussit a se refaire mal en marchant lentement. Cependant, l'expression de son visage me paraît plus que convainquant. Quel idiot, pourquoi je doute comme ça de la sincérité des gens ? Je dois au moins l'aider a se relever :

- Ton genou est vraiment douloureux ?

Question stupide, que je balaye de la main aussi rapidement qu'elle est venue. Si je fais par de mes doutes, elle va croire que je me moque d'elle. Elle se relève d'ailleurs difficilement. A défaut d’être extrêmement sur de ses jambes, au moins, elle a du caractère. Rien d'étonnant finalement pour une sportive, mais je me souvenais de toute ces filles en cours de sport qui n'attendaient que le plus petit des prétextes pour pouvoir sécher. Le temps de penser a cette idiotie, que j'avais raté son effort pour boiter jusqu'à l'escalier. Elle commence a ouvrir la bouche, que je la tiens déjà par le bras, comme avant, lui proposant mon bras pour qu'elle s'y accroche :

- Ne dis pas de bêtises, je ne vais pas te laisser te faire tout l'escalier dans cet état sans aide.

Je ne sais pas si c'est du soulagement ou de la surprise que je confond dans sa voix, toujours est il que me voilà en train de l'aider a grimper lentement jusqu'à son appartement. Je n'ai aucune idée de l'étage auquel elle habite, mais je sais une chose, c'est qu'avec une blessure aussi douloureuse, forcer de la sorte n'aurait d'autre résultat que d’aggraver la blessure. Je ne sais pas si je me sentais responsable parce que je l’appréciais, ou si c’était parce que j'étais son senpai. Dans tout les cas, je me faisais maintenant un devoir de ne pas la laisser avant d'etre sur que sa blessure soit bien soignée et qu'elle soit au repos.

- Tu as ce qu'il faut pour te soigner ? Je vais m'occuper de toi. Hum...enfin, de ta jambe, tu avais compris.

Je rougis légèrement, sans me démonter.

- J'ai l'habitude en fait, je m'y connais un peu. Quand j'étais au collège, j'étais le seul membre du club de kung-fu en troisième et quatrième année, du coup quand je me faisais mal, je faisais en sorte de me soigner par moi même. Médecine traditionnelle, Japonaise et même Chinoise, si c'est musculaire, je peux sans doute soulager la douleur. Et ensuite au lycée, il y avait du monde, mais comme je n'aime pas trop être avec les gens, je restais dans mon coin. Et puis j'ai quand même étais jusqu'au nationaux comme ça donc c'est que....euh....je veux dire....oublis ce que je viens de dire tu veux bien ?


Putain de merde, je suis débile ? Qu'est ce que je viens de dire la ? Je viens vraiment de lui parler de la chose que je n'ai même pas inscrit sur mon inscription, ce qui m'a empêché d'avoir une bourse sportive. Je l'ai fait parce que j'avais envie d'oublier ce tournoi, et voilà que je balançais ça a quatre heure du matin dans une cage d'escalier, en train d'aider une blessée a rentrer chez elle. A mesure que cette nuit avance, je me sens de plus en plus débile. Aussi, j'essaye de rectifier les angles.

- Enfin, quand j'ai parlé des nationaux, je parlais en tant qu'aide pour les meilleurs de mon club. Impossible que j'en fasse parti, hein ? Ahahah.

Je crois que je viens juste d'aggraver la situation. Aussi, je préfère simplement me taire, et alors que je ne sais même pas si nous avons monter deux marches ou cent, nous arrivons finalement devant la porte qui semblait etre celle de sa chambre étudiante. Je n'étais jamais rentré dans un appartement de fille, et encore moins de fille de mon age. Enfin si, dans celui de Mika. Mais était-ce vraiment une fille ? Je n'étais pas toujours sur. Toujours est il que je la laisse prendre un peu de distance, alors que je l'avais maintenue bien plus contre moi que sous la pluie précédemment. En fait, a certain moment, et sans y penser, on pouvait presque dire que je l'avais porter. Sans lui laisser le choix, mais je n'avais pas eu l'impression qu'elle m'en ai voulu. A moins que j'avais trop de force et qu'elle n'avait pas pu résister ? Elle va croire que je veux l'agresser ? Non ! Ce n'est pas ça du tout !

Ah, elle prend ses clés pour ouvrir la porte. Ça a l'air d'aller en fait.

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