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 Erreur d'un soir [PV : Jun Aoki]

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Lie Wang
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MessageSujet: Erreur d'un soir [PV : Jun Aoki]    Mer 15 Nov 2017 - 23:33

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''Que de choses il faut ignorer pour agir,,
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Ah... Dire que nous ne sommes que mercredi... Je m’étire doucement, avant que mes membres ne s’engourdissent, faute de rester inerte. Décidément, rien n’est pire qu’attendre sans rien faire…
Bon, ce n’est pas que je souhaite davantage de malade, ou d’accident dans l’académie. Bien au contraire, c’est une bonne chose que ces derniers temps, le travail se fasse rare. Simplement, je ne suis pas très utile, à jouer les statues pendant que les patients s’entassent à l’hôpital. Je serais bien plus utile ailleurs... Ou tout au moins, je trouverais plus facilement à m’occuper. Peut-être que je devrais faire un tour dans le campus, au cas où ?

J’ai bien eu quelques élèves, seulement qui sont venus dans l’espoir de sécher quelques cours, sans rien avoir de sérieux. Ceci dit, ils auraient bien besoin d’apprendre à mieux simuler... Et revoir l’anatomie humaine, pour être plus crédible. Au moins avec eux, la solution miracle est toute trouvée : je sors deux trois aiguilles d’acuponcture, puis je m’approche pour les soulager des maux atroces qui les empêches de suivre leur heure d’études… Et là, miracle, ils n’ont même pas besoins d’être touché que les voilà guéris. Ha lala, qu’est-ce qu’ils sont nombreux, à avoir peur des piqures ! D’un autre côté, ce n’est pas avec ça que je vais améliorer ma réputation…

C’est peut-être pour ça que si peu de monde ose fréquenter l’endroit quand je suis de garde ? L’idée fausse des charlatans chinois jouant les apprentis sorciers dans la médecine...
Nan, je suis sûr que la raison est plutôt d’ordre physique. Et oui, l’infirmière est jolie comme tout, dans son bel uniforme immaculé... Difficile de ne pas fantasmer, surtout pour des étudiants remplis d’hormones. Quitte à se faire ausculter, autant que ce soit par de délicate main, comme je les comprends ! Dommage d’ailleurs que je ne puisse pas être de garde en sa compagnie, je n’aurais pas le temps de m’ennuyer avec elle aux alentours...

Puis même avec n’importe qui d’autre, c’est assez morne d’être seul dans cette pièce remplis de lits vides. Buvant une gorger de mon thé, je sors nonchalamment mon téléphone portable de ma poche. Merci technologie du 21éme siècle, avec ça le temps filera plus vite. Sous mon pouce se déroule la liste de mes contacts, dans la grande majorité appartiennent aux beaux sexes. Créatures somptueuses croisées lors d’une soirée, ou au grès de quelques promenades ici et là...

Qui pourrait être disponible ce soir ? Je n’ai pas envie de dormir seul cette nuit... Ni de passer tout mon week-end en solitaire. Quoi que... Je pourrais en profiter pour m’entrainer davantage. Il y aussi cette conférence, sur la chirurgie cardiaque. N’être que généraliste ne m’interdit pas de garder l’esprit ouvert... Humm, mais tout ça c’est en journée, ou en soirée... Il restera bien assez de temps pour visiter quelques cafés à la recherche d’un peu de compagnie.

En pensant à ça, je devrais retourner au centre-ville... J’y recroiserais peut-être cette beauté anonyme, que j’ai eu le plaisir d’admirer samedi dernier ? Difficile de l’oublier, ce n’est pas courent, au Japon, de croiser des silhouettes aux courbes si féminines ! Elégante et tentatrice, mon regard n’a pas était le seul à se poser sur la peau nacré de la belle, dans ce café presque aussi joliment décoré que sa tenue..
La seule différence avec les autres hommes de la salle, c’est que je ne suis pas d’un naturel à contempler de loin. Les remord très peu pour moi. Comme de coutume, j’ai tenté ma chance et.. Comme ça arrive assez souvent, j’ai eu droit à un refus.  Même si je suis têtu, je ne suis pas lourd quand il s’agit de conter fleurette. Après tout, rien n’est pire qu’un homme qui ne comprend pas que non, ça veut dire non. Je l’ai laissé tranquille, cependant si je la recroise, je n’hésiterais pas à lui proposer un autre verre ~ Qu’importe au final si le résultat est similaire, le plaisir du flirter ce suffit bien souvent à lui-même. Bavarder avec elle était agréable, pourquoi donc devrais-je m’en priver ?

Vraiment, qui n’essaierais pas, ne serait-ce que pour lui offrir un verre, discuter un peu, faire connaissance... Cela ne coute rien et même quant au final, je n’obtiens qu’un non, j’ai au moins passé un bon moment.  Je ne peux pas comprendre ceux qui se montrent timide, de quoi peuvent-ils avoir peur ? Les refus ne sont pas honteux en soi, du moins je n’ai jamais eu honte d’en recevoir. Bon, c’est toujours un peu rageant quand certains vous en font la remarque... Mais s’il faut mille gifles pour une caresse, j’acceptes volontiers !

- « Bonjour. Je vous en prie, entrez et mettez-vous à l’aise. Que me vaut le plaisir de votre visite ? »    

Quelqu’un vient d’entrer. Un peu d’occupation, voilà qui n’est pas pour me déplaire, j’espère que ça ne sera pas simplement pour un mot d’absence... Sinon, tant pis, je l’examine quand même, histoire de m’occuper. Ce sera du donnant donnant, en quelque sorte. Rangeant mon téléphone, je finis ma tasse d’un trait, avant de la reposer sur le bord de mon bureaux, rangeant rapidement mes dossiers .. Sous d’autre dossiers. Non non, je ne vais pas mélanger, je me retrouve sans peine dans mon Bazard. Sourire aux lèvres, je me retourne finalement vers mon « invitée », à sa démarche, je suis déjà un peu près sûr qu’il s’agit d’une jeune femme.

- « …. »  

… D’accord, j’ai souhaité la revoir. Mais surtout pas ici, ni dans cette tenue. C’est une mauvais blague, n’est-ce pas ?.. Je ne me souviens pas d’avoir froissé une divinité pourtant.
Bon.. Au moins cette fois-ci je vais pouvoir connaître son nom...
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Dernière édition par Lie Wang le Mer 29 Nov 2017 - 12:03, édité 1 fois
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Jun Aoki
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MessageSujet: Re: Erreur d'un soir [PV : Jun Aoki]    Jeu 16 Nov 2017 - 20:58

La fin de la matinée se terminait par un cours de sport. À mon plus grand désarroi, c’était du volley. En fait, je trouvais ça plutôt amusant, le sport, de manière général -j’entends bien évidemment à petite dose, car il ne faut pas en abuser- mais je trouvais les cours de sport particulièrement ennuyeux. Les élèves de ma classe étaient bien trop sérieux et il n’y avait personne qui ne soit pas assez douée pour susciter quelques moqueries, ou pour glander avec moi à commenter tout ce qui pouvait se dérouler. Bref, un cours de sport où tout le monde comptait les points, parce qu’ils voulaient bien faire, où tout le monde prenait un plaisir insupportable à être bon et à aimer ça.

Ce n’est pas vraiment par jalousie que je décidais de me retirer, même s’il est vrai que je n’avais pas vraiment le niveau comparé à mes camarades, chose que je refusais d’admettre. Je préférais pencher sur cet aspect nonchalant et je m’en foutiste qui me sied si bien dans ce genre de situation. Après tout, je savais bien que c’était de ma faute : cela faisait un an que je séchais les cours de sport, et je n’en faisais pas particulièrement en dehors.

Cependant, mon attitude déplaisait fortement au professeur, qui me menaçait du regard de m’envoyer chez le directeur, ou de me sanctionner sur mon bulletin. Le pauvre ne savait pas encore que j’étais une habituée concernant ce genre de choses, mais étant donné que nous n’étions encore qu’au début de l’année, que jusqu’ici j’avais au moins fait l’effort de me présenter en cours, je décidais de ne pas lui dévoiler complètement cette facette, et me mit à rejoindre une équipe assez vite. Les équipes n’étant pas mixtes, mes camarades qui étaient en train de perdre, m’adressèrent toutes des sourires complices, sans doute pensaient-elles que j’allais les sortir de cette situation. Elles n’avaient pas encore eu le temps de se rendre compte que j’étais loin d’avoir le niveau. J’hochais la tête vers elles, signe de dire « vous inquiétez pas, je suis là maintenant », et cela commençait à m’amuser finalement. J’admirais mon autodérision.

Finalement, j’eus à peine le temps de retourner la tête, que l’équipe adverse avait déjà envoyé la balle, en me visant, évidemment. Ne vous inquiétez pas que je retiendrais ce visage.
En attendant, le mien s’inondait de sang. Bon, j’exagères peut être légèrement. Quoiqu’il en soit, la balle ne m’avait pas raté, et mon nez saignait. J’allais avoir un bel hématome ou ce genre de chose, enfin, je ne savais pas vraiment. J’en profitais néanmoins pour exagérer ma blessure, afin de pouvoir fuir tous les regards qui étaient alors braqués sur moi. Le professeur m’envoya à l’infirmerie, seule. Je pensais pourtant qu’il était nécessaire que l’on soit accompagnés. Il devait sans doute se réjouir que je ne perturbe pas d’avantage son cours. Je m’y rendais donc volontiers.

Je n’étais pas retournée à l’infirmerie depuis mon retour à l’académie. Cependant elle me paraissait bien éloignée du gymnase, mais ce devait être parce que je m’étais égarée entre temps. J’arrivais donc, en entrouvrant la porte, dans cette salle, qui regroupait plusieurs bureaux : ceux des psychologues et ceux du médecin. Je rentrais sans frapper, visualisant un homme en blouse blanche, de dos. Après tout je n’avais pas vraiment besoin de voir l’infirmière. Un simple pansement histoire de dire que j’étais passée suffirait. L’homme ne m’avait pas encore aperçue, mais semblait m’avoir entendue.

« Bonjour, je vous en prie : mettez-vous à l’aise. Que me vaut le plaisir de votre visite ? »

Il en faisait un peu trop quand même là, non ? Après tout je ne venais pas boire un thé, pas besoin de toutes ces politesses. Néanmoins, je ne l’avais jamais aperçu. Il me semblait que c’était une femme qui s’occupait de l’infirmerie, du moins c’est ce qu’on m’avait dit. Quoiqu’il en soit, je m’exécutais, et me plaça sur le lit d’occultation, enveloppé du papier blanc, pour les règles d’hygiène j’imagines.

Quoiqu’il en soit, mon interlocuteur finit par se retourner. Et nos regards se croisèrent… encore.

En effet, il me semblait bien finalement que cette voix m’était familière. Mais son regard ne put que me le confirmer. Il avait ce visage commun et particulier, qui permet une certaine faciliter quand il s’agit de pouvoir le reconnaître. C’était surtout à cause de ses yeux, si clairs qu’ils faisaient vraiment contraste avec les cheveux épais qui tombaient sur son visage. Je me demandais s’il portait comme moi des lentilles, ou si ses yeux étaient naturels. Mais, la question qui m’accapara d’avantage fut celle que je lui posais, sous le choc, les yeux tout écarquillés.

« Qu…Qu’est ce que tu fais ici ?? »

Cet homme… C’était celui qui m’avait abordé le weekend dernier, alors que je prenais un café, seule, pour échapper à ma vie de l’internat. Il s’était beaucoup intéressé à moi, un peu trop même je dirais. Mais j’avais su me faire désirer, jouer les filles mystérieuses, avait omis de lui donner mon nom, restais très évasive dans mes réponses. Il était plutôt charmant en fait, il était doux, mais il était aussi… un peu plus âgé. Je le relookais finalement, en me remémorant la scène de notre rencontre. Je trouvais quand même ça étrange de le recroiser par ici, dans mon lycée. Je ne l’avais jamais aperçu auparavant. Il n’avait pas le même look en tout cas, mais sa blouse d’infirmier lui donner un air bien plus sérieux. Je commençais alors à émettre des hypothèses assez invraisemblables : c’était peut-être un stalker, il m’avait suivie jusqu’à l’internat et se serait donc fait passer pour un médecin pour intégrer l’académie et me kidnapper ?? Je reculais soudainement sur le lit, un peu gênée. Mon teint virait soudainement à l’écarlate. Finalement, je ne savais pas ce qui était plus gênant : les regards de mes camarades ou le revoir dans mon établissement ?

Je le regardais à nouveau, avec un sourire narquois. Finalement, je n’avais rien fait moi puisque j’avais décliné ses propositions. C’était lui le pervers dans cette histoire. Je pourrais peut-être en tirer quelques avantages… Je repris donc innocemment, alors que je quittais le lit où je m’étais installée, pour me rapprocher de lui.

« Je me suis pris une balle de volley. »

Finalement la matinée ne s’annonçait pas si ennuyante.

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MessageSujet: Re: Erreur d'un soir [PV : Jun Aoki]    Mer 29 Nov 2017 - 14:23

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 Jamais je n’ai été aussi heureux que mes avances soient repoussées !  Difficile d’imaginer, dans la splendide demoiselle rencontrée autour d’un verre, l’une des élèves de l’académie et pourtant, impossible de ne pas la reconnaître. Dans cette tenue, plus austère en quelque sorte, elle me parait plus jeune que dans mes souvenirs...
Bah, ça doit être l’académie qui me fait cet effet. Le rapport élève/médecin est à l’opposer de celui de notre première rencontre après tout… J’ai peut-être tendance à trop infantiliser les élèves ? Qui sait...

Tient tien, j’ai de quoi être flatté, puisqu’elle se souvient de moi. Je ne suis pourtant pas du genre à marquer le souvenir... En faite je n’en sais rien, je ne me pose pas ce type de question et malgré les circonstances, je suis heureux d’avoir retenu son intention. Ou du moins je le serais pleinement si son expression interloquée et gênée n’était pas si saisissante.

La situation est plutôt embarrassante, je l’admets : croiser le Week end un homme qui vous drague et le retrouver quelques jours après dans le blouse d’un docteur, ça doit être choquante pour une étudiante. Surtout à notre époque où des pervers traine à chaque coin de rues...
Après m’être frotter les cheveux, dans un geste nerveux, je retrouve rapidement mon sourire calme et d’un geste de la main l’invite à s’apaiser.

- « Rassure-toi : je suis le médecin scolaire de l’académie, pour la deuxième année consécutive. Tu peux trouver mon nom dans la liste des membres du personnel. Comme je travaille en alternance avec l’infirmière, ça doit expliquer qu’on ne s’est jamais croisé jusqu’à présent. Ça doit aussi vouloir dire que tu es en bonne santé <3 »


Ah, elle sourit ! … Sauf que son expression ne me dit rien qui vaille, on dirait un serpent devant une sourie...  Ceci dit, c’est toujours mieux que de la voir mal à l’aise à cause de la situation. Elle s’approche même de moi, dans un sens ça me soulage : la soigner aurait été difficile si elle s’était montrée méfiante ou craintive.


- « Je vais t’examiner, d’accord ? Assis-toi et garde ton visage penché en avant. »  

Je déplace mon tabouret pour être en face d’elle et enfile une paire de gant avant de m’approche de sa blessure. Doucement, avec une compresse, je nettoie le sang, pour mieux voir et désinfecter d’éventuelle plaie. Par chance, ça ne me semble pas casé... Vu le coup, elle devrait avoir un peu mal, car un bleu ne tardera pas à apparaitre.  


  - « C’est une camarade maladroite qui t’a jeté le ballon au visage ? Ou les beautés du paysages t’on déconcentrées quand tu recevais la balle ? »

Avec doigté, je viens compressez entre mon pouce et mon index les pans de son nez, puis j’attrape l’une de ses mains pour l’inviter à me remplacer, lui montrant le geste à faire.

  - « Garde l’appuie pendant dix minutes, pour que le sang s’arrête, en restant légèrement penchée en avant. Est-ce que tu as mal à la tête, envie de vomir... ? »

Pour ma part, je me relève, histoire d’aller un peu fouiller dans mes affaires. Où cela peut-il bien être ?... L’infirmière et moi rangeons les choses d’une façon bien différente, aussi je mets toujours d temps à m’y retrouver. J’imagine qu’elle doit avoir le même problème quand elle travaille... Et si, j’ai un système de rangement, je ne mets pas tout en pagaille contrairement aux apparences.
Le voici ! Dans le compartiment prévu à cet effet, pour le garder au froid. Tranquillement ? je lui tends l’objet : une poche de glace de petite taille.


  - « Place-le en haut de ton nez, cela aidera à empêcher l’écoulement sanguins. Dis-moi, il y a une question que je me pose depuis ton arrivée...
Pourquoi tu es venu seule ? Normalement, l’une de tes camarades aurait dû t’accompagner. »


Pas parce qu’elle aurait put en profiter pour sécher les cours et flâner dans l’établissement, mais parce qu’elle aurait pu perdre connaissance : il ne faut pas prendre les chocs à la tête à la légère. Son professeur de sport n’a pas dû vouloir se séparer d’une seconde élève, surtout s’ils jouent un match. Ce n’est pas sérieux, comme comportement... Même si je suis plutôt mal placé pour juger vu les circonstances.


- « Cette fois-ci, tu veux bien me donner ton nom ? Et ta classe aussi, je vais en avoir besoin pour ton mot d’absence et pour vérifier dans ton dossier si tu n’as pas de problème particulier : tension, hémophilie, ce genre de choses... D’ailleurs, tu as déjeuner aujourd’hui ? Sinon, je peux te proposer... des onigiris, des pommes… et du thé bien sûr, il est encore chaud. »  

Non, ce n’est pas du favoritisme : je propose toujours en mâtiné à mes patients de manger, s’ils ont sauter le répit déjeuner. Se que font beaucoup de jeunes et qui est mauvais pour leur santé .Surtout quand on a sport le matin et qu’on a perdu une bonne quantité de sang..
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Jun Aoki
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MessageSujet: Re: Erreur d'un soir [PV : Jun Aoki]    Dim 3 Déc 2017 - 1:06

Le médecin avait l’air tout autant -si ce n’est plus- gêné que moi. Après tout, c’était lui fautif dans cette histoire, et je n’avais absolument rien à me reprocher, ce qui me permettait de potentiellement jouir de la situation. Il tentait néanmoins de me rassurer, en m’expliquant qu’il était médecin scolaire, que c’était un professionnel etecéra. Ce n’était pas vraiment nécessaire de le préciser, car je me sentais soudainement parfaitement à l’aise en sa présence, il me paraissait tout à fait inoffensif, surtout depuis que je m’étais persuadée que j’avais désormais le dessus. En fait, son petit discours visait sans doute à se rassurer lui-même, il tentait certainement de se dire qu’il était médecin, que c’était un adulte, il essayait peut être même de me persuader qu’il était en position supérieur car c’était un homme sérieux, en bref, une figure d’autorité. Mais c’était justement de ce rapport hiérarchique dont je comptais profiter à présent, afin de prendre du bon temps en toute impunité. J’avais peut être trouver de quoi peser sur le talon d’Achile du bel étranger.

Il s’adressa à nouveau à moi, alors que je me rapprochais de lui. Il allait m’examiner. Il n’y avait pas grand-chose à voir en fait, ce n’était qu’une question de minute pour que mon nez se décide à cesser de saigner, et je ne présentais aucun symptômes alertant. Je me taisais cependant, et obéissais. Il enfila une paire de gant, tout en se rapprochant de moi. Il prit ensuite une compresse et nettoya le sang qui stagnait depuis quelques instants déjà sur mon visage. Ce n’était pas franchement avantageux comme situation pour le coup, mais je me laissais faire, en serrant les dents : la zone restant assez sensible. Tout en faisant cela, le voilà qui commença à me faire la conversation. Je rétorquais alors, machinalement, tout en détournant le regard, d’une voix plus rauque que la normale.

« Non, un oiseau a pondu un œuf juste au dessus de mon visage. »

Il me paraissait plus avantageux de passer pour une insolente que d’avouer mon manque d’intelligence kinesthésique. Cependant, me voilà qui rougissait instantanément. Je me sentais tout de même un peu idiote et très immature de réagir aussi brutalement, si soudainement, alors qu’il prenait le temps de me soigner. Bon, d’accord, c’était aussi son métier et il ne le faisait certainement pas par plaisir. Je l’observait avec méfiance, tout en m’accaparant de la poche de glace qu’il me tendait.

« Merci… en fait, c’était bien une camarade, mais je suis trop nulle pour que le prof se permette de perdre un autre membre dans ses équipes, d’où mon arrivée solitaire. Mais je m’en fiche, je suis mieux ici, avec vous, qu’en bas avec eux. »

D’un extrême à l’autre, comme à mon habitude, me voilà qui parlait à présent sans filtre. Je m’approchais à nouveau de l’homme qui s’était éloigné, tout en suivant de mon index le nom inscrit sur le badge, au niveau de son torse. Monsieur Wang. Ce nom ne sonnait pas tellement japonais, plutôt chinois. Je me demandais d’où il venait. Je poursuivais finalement, tout en le poignant de mon regard.

« Et puis, c’est moins dangereux. »

Ce jeu m’amusait assez. Je me laissais alors tomber sur le matelas de l’infirmerie. Il voulait connaître mon nom, et je répondis automatiquement.

« Moi c’est… »

Je me coupais soudainement hésitante. Est-ce que j’allais encore emprunter son nom ? Il me poserait certainement tout un tas de questions si je me décidais à le faire, du genre « oh mais je le trouve pas sur ma liste » et ensuite « pourquoi ce nom »… Je poursuivais donc dans un soupir, en me redressant.

« C’est Jun. Jun Aoki. Mais vous pouvez m’appelez par mon prénom, après tout on commence à bien se connaître. C’est quoi le votre, monsieur Wang ? »

Pourquoi ne pas poursuivre où nous en étions restés ? Ce ne pouvait être que le destin qui nous pousse à nous rencontrer à nouveau. Je lui adressais une de mes expressions faciales les plus douces et amicales que je puisse maîtriser, puis le rejoignais à son bureau, afin de m’emparer des divers mets proposés. Il disposait de plus de choix qu’il ne l’avait mentionné, et je voulais être certaine de choisir correctement. Je le trouvais drôlement sympathique soudainement. Peut être essayait-il à nouveau de me séduire, en m’offrant de la nourriture. En tout cas, on peut dire qu’il savait comment s’y prendre : rien ne vaut un repas. Je m’emparais alors de la tasse de thé, dans laquelle je pris une gorgée, ainsi que d’un kaki.

Le kaki… Le fruit national du Japon. Je n’en consommais jamais, pourtant impossible de savoir pourquoi. En tout cas, j’étais bien mieux dans cette salle en compagnie de Monsieur Wang plutôt que sur le terrain de volley. Je croquais dans le kaki, tout en discutant, joyeusement.

« Au fait, vous êtes japonais ? »

Mais voilà que soudainement, mes yeux quittèrent leur orbite. Ma bouche s’asséchait à une vitesse impressionnante, ma gorge durcissait, j’avais tout simplement la sensation de m’étranger. Des difficultés à respirer se firent alors ressentir, je commençais à tousser, le kaki me tombant des mains, je m’écroulais sur le bureau que j’avais à présent complètement dérangé.
Le kaki, fruit national du japon… Je n’en consomme jamais, impossible de me souvenir pourquoi.

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MessageSujet: Re: Erreur d'un soir [PV : Jun Aoki]    Mer 31 Jan 2018 - 21:13

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 Hahaha ! Après un bref instant de surprise, mes yeux se plissent tandis qu’un rire sincère s’écoule de mes lèvres. Un oiseau... elle est bien bonne ! Je n’aimerais pas tomber sur le nid, si ces œufs font ce genre de dégâts. Mieux prendre les événements avec le sourire qu’avec les larmes. Car les soins ne sont pas indolores, je le sais bien.

 - « Tu as un sacré sens de la répartie ! »  

Certes, j’ai conscience de l’insolence de sa réponse... Sauf que je ne suis pas un professeur, ce n’est pas à moi de « faire son éducation » ou de la « guider dans le droit chemin ». Tant que ce n’est pas des insultes, pourquoi devrais-je ne pas m’en amuser ? Puis, on dirait bien qu’elle s’est fait sa propre leçon, si j’en crois la teinte que prend son visage.

Pensif, je l’observe lorsqu’elle se saisit de la poche de glace, écoutant ses explications. Ah... Ce n’est pas fairplay de la part de son professeur d’éducation physique. C’est même complétement inconscient, si elle avait perdu connaissance en chemin, ou si elle avait profité de l’occasion pour trainer ici et là, c’est sur lui que ça serait retombé. Qu’il remercie les kamis que cette jeune demoiselle se soit rendu par ses propres moyens à l’infirmerie. Moi, à l’époque, si une matière ne me plaisait pas, je profitais de l’occasion pour aller m’amuser. Heureusement que les étudiants sont plus sérieux ~
Mes yeux se fondent dans les siens alors que je rétorque avec naturel.  

 - « Ton professeur devrait s’interroger sur son avenir, s’il n’a pas les compétences de simplement gérer une équipe en effectif réduit. »  

Bien que je n’aime pas qualifier ainsi mes collègues, je ne compte pas ravaler mes paroles. C’est trop simple de ne compter que sur les joueurs motivés ou doués. Un bon stratège sait manier même les pièces les plus faible de façon à en tirer tout leur potentiel.  Un bon enseignant est celui qui transmet l’appréciation de sa matière, même aux cancres. Surtout dans le sport, où le principal est de prendre plaisir à se que l’on fait. Enfin... C’est simple pour moi de penser de la sorte, je n’ai pas à donner de cours.
Bah, je finis par sourire dans un hochement d’épaule, ma patiente à bien raison de voir les événements sous cet angle. Doucement, je glisse dans un regard en coin.

 - «  Ce n’est pas moi qui vais te donner tort ~ »

Tiens, elle s’avance si librement vers moi ? Ce n’est pas commun, surtout au Japon, où les « distance de sécurité » sont vaillamment respectées. Non pas que ça me déplaise, au contraire : je suis positivement heureux que les conditions de notre rencontre se soient si vite dissipées. Quoi que, je m’avance peut être un peu trop vite

 - «  C’est sûr qu’ici, un oiseau ne risque pas de confondre tes cheveux avec quelque nids argentée ♥ »  

Une petite plaisanterie, reprenant ses propos de tantôt. Ce serait un comble tout de même, qu’elle soit davantage en danger à l’infirmerie qu’à l’extérieur !  Et non, je ne suis pas un prédateur, voilà pourquoi je n’ai pas relevé ce potentiel sous entendue.
Pourquoi cet arrêt avant de dire son nom ? Machinalement, je pose mes pupilles sur sa silhouette allongée sur le matelas, dans un air bienveillant. Jun Aoki..  

 - « Avec le caractère de « sincère » ? ..  Désolé, je voulais dire « printemps » ?  De « hybiscus » ? Ou alors comme la célèbre chanteuse, Jun Shibata ? ~  »  

Chun est d’origine chinoise, certain réflex ne disparaisse pas j’imagine. Enfin, des Jun Aoki, il y en a plusieurs dans l’établissement !  Par chance, les kanjis sont différents, trouver ne sera pas difficile.
Sa proposition n’est pas tomber dans l’oreille d’un sourd, bien au contraire. Tant de sournoiserie dans une simple phrase si innocence...  Nonchalamment, je l’observe s’approcher de mon bureau, quelques lueurs peinées au fond des iris. Son petit manège ne m’échappe pas, sauf que je tiens tout de même un minimum à mon travail. C’est dommage, mais ce doit être le destin. En plus, je commence à douter qu’elle soit une jeune adulte...   Du doigt, je montre mon badge, où figure mon nom et mon prénom. Sauf que le caractère Lie n’est pas simple à déchiffré, puisqu’il est chinois.

  - «  Tu es plus entreprenante dans ton école dis-moi ~
Voici mon prénom, ça se lie « Lie ».
*soupire*Si ça ne tenait qu’à moi, je serais heureux de t’appeler par ton prénom. Seulement, je serais bien pitoyable si je ne respectais pas un minimum le règlement en face des étudiants.  Alors ce sera Aoki-Chan.. sauf si tu as un autre nom que tu voudrais que j’utilise comme pseudonyme ♥ »


Ou comment lui proposer d’employer un autre nom que celui sur lequel elle semble avoir hésiter. Libre à elle d’en profiter ou non. Des yeux, je l’observe choisir parmi les quelques victuailles proposées, notant que du sang ne coule plus de son nez. Parfait, ce n’était au final qu’un simple coup, même si cela reste douloureux. Avec ça, elle pourrait même regagner son cours, en tant que spectatrice si elle le souhaite. Toutefois, j’adorais profiter davantage de sa présence et je doute qu’elle désire y retourner aussi vite.

Rédigeant son mot d’absence et mettant son dossier à jours, sa question me fait sourire. Une japonaise qui ne sait pas différencier un chinois de ses semblables ? Voilà qui est bien rare ~

 - « Et bien, j’ai parfaitement réussi mon intégration si tu te poses la question ! Comme tu dois t’en douter, je suis à.. »  

Ma voix, légère et gorgé d’amusement, se tarie lorsque je réalise que ma cadette est en train de s’asphyxier. Aussitôt, mon expression change du tout au tout, abordant des traits sérieux.
Serait-ce son coup au niveau du nez, qui s’avère plus grave que prévenu ? Un caillou de sang boucherait-il ses voies pulmonaires ? Non, ce se serait déclenché bien plus tôt. A ses côtés, je l’ausculte en vitesse, cherchant à comprendre l’origine de ses symptômes.
Par chance, elle n’a pas perdu connaissance, ce n’est donc pas un Choc anaphylactique. Je suspecte une réaction allergique de type respiratoire, car son état s’apprête à de l’asthme… Et s’est déclencher dès qu’elle a goûter au Kaki. Un fruit remplis d’excellent composé... Mais, hélas hautement allergène.

 - « Rassure-toi, ça va aller. Je vais m’occuper de toi, fais-moi confiance. »

Facile à dire, mais jamais évidant, surtout si c’est sa première crise. Enfin, je suis médecin, en général ça aide pour que les gens suivent mes directives. Doucement, je l’aide à se redresser partiellement, l’entrainant en position assise sur le sol. Surtout, qu’elle ne se couche pas, cela aggraverait son état. Ses mains entre les miennes, je la fixe avec bienveillance, cherchant par ce geste à l’apaiser. Le plus important est qu’elle se calme, s’angoisser ne fera qu’empirait la crise.

 - « Essaie de respirer, d’accord ? Lentement... Inspire... Expire... Ce n’est pas grave si tu n’y arrive pas tout de suite, vas-y a ton rythme. »  

Dans un sourire paisible, je caresse de ma paume chaleureuse sa joues, avant de remettre une de ses mèches en place. Lorsque je la sens plus calme, je me recule légèrement, en expliquant la suite à donner.

 - «  Ne bouge pas, je reviens dans un instant. Tu vois l’armoire juste derrière-moi ? L’infirmière y range les broncho-dilatateurs. Ce sont des appareils pour aider à respirer. Je m’absente quelque seconde pour aller t’en chercher un, mais je ne quitte pas ton champ de vision. En attendant, continue à respirer profondément. Prend ton temps, d’accord ? »  

Après avoir serré ses mains, pour la rassurer et qui sait, lui transmettre un peu de mon calme, je me relève et, comme annoncé, ne met pas plus d’une minute à revenir avec le précieux objet en main. Avec assurance, je le posse sur ses lèvres, expliquant les instructions simplistes de l’outil.

 - «  Serre bien tes lèvres contre le tube et inspire profondément. Deux à trois bouffés devraient suffire pour que tu arrives à mieux respirer. »  

Du moins, si comme je le pense il s’agit d’une simple allergie. Évidemment, si jamais les choses ne s’améliorent pas, qu’elle n’arrive pas à retrouver son souffle ou que sa peau se met à bleuir, j’agirais en conséquence. Néanmoins, j’espère pour elle que ce n’est pas plus grave que cela.
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Jun Aoki
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MessageSujet: Re: Erreur d'un soir [PV : Jun Aoki]    Ven 2 Fév 2018 - 23:43

Mon interlocuteur semblait apprécier mon insolence, qu’il se mit même à qualifier de « sens de la répartie ». Ce compliment ne pouvait que me faire plaisir, et me voilà qui lui adressait un timide sourire, alors que mes joues s’enflammaient. Je restais néanmoins assez concentrée sur mon personnage et lui avouais la vérité. Toute la vérité, dans le sens où je ne me gênais pas pour souligner l’incompétence de mon cher professeur.

Ce dernier semblait plutôt d’accord avec moi sur ce point, si bien qu’il l’exprima ouvertement. Je ne pouvais alors m’empêcher de m’esclaffer, avant de reprendre, plus énergiquement :

« Bien dit ! »

J’imaginais que ce n’était pas très professionnel de sa part de conforter les étudiants dans leurs idées négatives vis-à-vis de leurs professeurs, mais il faut dire que j’avais mes raisons, et que je n’étais pas du genre à aller cafter ce genre de commentaires, surtout s’ils rejoignaient ma position.

Il tenta alors de détendre à nouveau l’atmosphère, en plaisantant sur mes cheveux. La plupart des adultes trouvaient que mon look était bien trop excentrique pour une jeune fille. Dans la rue encore, on me le pardonnait généralement, pensant que j’avais autour de la vingtaine, et que si je n’osais pas ce genre de choses étant jeune, je ne pourrais plus jamais me le permettre. Je trouvais vraiment que les gens restaient bienveillants, et bien plus tolérants vis-à-vis des looks des universitaires. Je suis persuadée que si j’avais à postuler dans une entreprise, ce ne serait certainement pas la même affaire.
Quoiqu’il en soit, au lycée néanmoins, c’était un peu différent. Cela plaisait moyennement aux proviseurs ou aux professeurs, que « déjà à cet âge on se permette ce genre de tenue ou d’artifices outranciers ! ». Et encore, ils n’avaient pas vu mon piercing.

Je me contentais finalement de rire à sa petite blague. Nous commencions à créer une sorte de complicité, qui pouvait profiter à mes plans.

Je ne le décrochais pas du regard, si bien que je pouvais bien sentir les siens parcourir ma silhouette. Je riais intérieurement de la faiblesse des hommes. Il ne pensait tout de même pas que j’étais sérieuse ? En tout cas, un peu de résistance venant de sa part aurait pu pimenter la chose… Et c’est justement ce qu’il s’apprêtait à faire.

Il refusait de m’appeler par mon nom, parce que le règlement ne le permettait pas. Cependant, un pseudonyme n’était pas interdit.

Je me retins alors d’éclater de rire. J’étais peut-être mauvaise de m’amuser de la situation comme je le faisais, mais cet homme n’était pas très prudent, ou peut être inconscient, de flirter avec une jeune fille de mon âge. J’en étais consciente, et pourtant, je rentrais tout de même dans son jeu.

La première chose à laquelle je pensais fut instantanément Valeska. C’était son nom que je prenais après tout, pour masquer mon identité, pour m’effacer aussi un peu. Pour la faire revivre. J’essayais de la chasser de mon esprit, j’essayais de lutter contre cette pensée permanente qui se tournait vers sa personne, qui pourrissait alors ma vie de ces beaux jours vécus qui n’étaient plus. Je n’avais pas le droit d’être heureuse. C’était ce qui ne cessait de revenir dans mes pensées, mais, inconsciemment, pour une fois, je parvins à chasser ces idées.

Je ne saurais dire pourquoi, mais une certaine connexion entre nos deux personnes se fit alors ressentir, de sorte que, l’espace d’un court temps, l’académie, les rapports hiérarchiques, l’âge, disparurent.

« Quelle est ta fleur préférée ? Donne-moi son nom ♥ »

J’essayais d’imiter sa façon de parler, histoire de rentrer dans la danse.`

Cependant, le petit sourire en coin qui s’était figé sur mon visage s’arrêta net dès la première bouchée que je pris du fameux kaki.

Je n’arrivais tout simplement plus à respirer, et mon interlocuteur ne semblait pas s’en être aperçu. À cela s’ajoutait une sorte de panique, d’effroi, mêlé d’incompréhension, que je tentais de communiquer au jeune docteur.

Ce dernier se précipita alors vers moi, et commença à m’examiner. Je n’y comprenais absolument rien, et tentais tant bien que mal de suivre ses directives. Ma respiration saccadée d’une toux irrépressible, me donnait la sensation que mes poumons allaient se déchirer.
Il tentait de m’apaiser, et me caressa la joue, geste imprévisible, qui me fit aussitôt rougir. Bon, pour l’opération séduction, je crois que je repasserais…

Il me désigna alors une armoire, jusqu’à laquelle il devait se rendre afin de me soigner. Il me prit alors la main, et je serrais la sienne tout en laissant s’écouler quelques larmes sur mes joues.

J’avais peur, je crois.

Mes mains retombèrent sur mes genoux, elles étaient moites, et, alors que ma vision se troublait, il revint, avec l’appareil plus tôt mentionné. Je suivis ses directives.

Trois bouffées.
J’avais l’impression de soudainement revivre. Une sensation de bien-être, mêlée de douleur et de faiblesse, envahie alors tout mon corps. Je restais quelques instants vide, comme paralysée. Toutes ces sensations me paraissaient si étrangères qu’elles restent indescriptibles.

Quoiqu’il en soit, je finis par laisser tomber ma tête sur le torse de mon sauveteur, trop fatiguée pour parvenir à m’exprimer.

Au bout d’un moment, je finis par relever la tête.

Mes yeux devaient être bouffis, mon nez sûrement rougit, et mes lèvres tremblaient sans émettre le moindre son. Puis, finalement, un léger sourire s’esquissait lentement.

« On peut dire que vous êtes sensationnel. »

J’essayais de rire à ce mauvais jeu de mots, mais cela restait assez douloureux au niveau de ma poitrine. Je me contentais donc de sourire, histoire de signaler que j’allais mieux.

Puis, je me repassais la scène intérieurement. Je revoyais ses yeux clairs plonger dans les miens, sa voix calme infiltrer mes tympans, chasser ma panique cérébrale, ses cheveux s’agiter dans tous les sens au rythme de ses gestes salvateurs. Je détournais alors le regard, terriblement gênée et admirative.

Je n’étais finalement pas venue pour rien.

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Erreur d'un soir [PV : Jun Aoki]
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