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 Jamais je n’aurais dû m’y faire prendre [PV Hisaka Rika]

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Edith C. Thompson
♠ Lycée - Troisième année
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MessageSujet: Jamais je n’aurais dû m’y faire prendre [PV Hisaka Rika]   Ven 10 Nov 2017 - 19:03

La fin des cours venait de sonner. Edith aborda, avec le sourire, une de ses camarades de classe, qui lui paraissait plutôt gentille pour lui demander la direction du club de musique. La jeune asiatique lui indiqua rapidement le chemin, avec un petit sourire narquois que la blonde ne décela pas. Elle partit aussitôt pour la salle, à l’autre bout de l’établissement, son étui de violon à la main, par le chemin indiqué. Le dédale de couloirs lui paraissait interminable et elle avait l’impression que jamais elle ne trouverait la salle, même avec les indications. Vraiment, elle n’avait aucun sens de l’orientation, qui lui aurait été plus utile pour trouver le club, que Valeska lui avait indiqué à son arrivée.

Les couloirs été vidés d’élèves, qui avaient pour la plupart d’autres occupations à cette heure-ci. Edith déambulait donc seule, le bruit se ses pas se répercutant contre les murs. L’impression en elle de se perdre, alors qu’elle  suivait exactement le chemin donné par sa camarade, grandissait à une allure folle. Les couloirs se ressemblaient tous pour elle mais pourtant, elle avait l’impression qu’elle n’était pas passée par ici pour se rendre aux clubs lors de sa visite de l’aile.

Elle gravit les escaliers sur la droite, indiqués plus tôt, et se retrouva face à une lourde porte en métal. Là, seulement, elle comprit que la japonaise l’avait roulée dans la farine, qu’elle s’était jouée d’elle. Mais Edith réfléchit, alors qu’elle comptait rebrousser chemin: jamais elle ne s’y retrouver. Et puis sa curiosité prenait petit à petit le dessus et voulait savoir ce qui se cachait derrière cette porte. Sans vraiment en prendre conscience, elle ouvrait la porte.

Une légère brise lui souffla sur le visage : ses cheveux se mouvaient à cause de cette force naturelle incontrôlable. L’air frais de l’extérieur lui faisait du bien. Elle passait plusieurs heures dans la même salle et il était vrai qu’elle ne sortait pas pour se promener beaucoup depuis trois jours par manque de temps. Pourtant, depuis son arrivée, Edith voulait trouver un point calme où elle pourrait jouer du violon ou composer au grand air.

Elle passa ses doigts dans sa chevelure blonde pour dégager son visage et scruta le lieu : c’était le toit, un grande esplanade en béton gris, sans rien d’autre. Elle espéra un instant que personne ne l’y ait vu monter, parce qu’elle savait qu’elle ne devrait pas se trouver en ce lieu. Edith ferma la porte, qui lui échappa tant elle était lourde, et s’avança sur cette étendue, vers le bord. La vue sur la ville était plutôt grandiose en cet automne. Ce mélange de couleur chaude réchauffait les paysages alors que le temps se rafraichissait de plus en plus. La jeune fille avait d’ailleurs déjà ressorti son manteau rose pâle qu’elle affectionne tant et qui lui permettait de se protéger du froid. Elle soupira : aucun ne regret ne lui venait d’avoir quitté une nouvelle fois ses amis pour vivre au Japon maintenant, parce que c’était vraiment un pays qu’elle trouvait agréable. En plus, le mode de vie et l’éducation, bien que différent de celui Français et Américain, était bien plus intéressent à ses yeux.

Ses pensées revinrent peu à peu sur sa camarade nippone, qui s’était fichée d’elle. Naïve comme elle était, elle avait foncée dans le panneau, mais elle n’arrivait pas à se méfier en général de ses camarades, surtout qu’elle n’avait fait de mal à personne. Edith ne s’était même pas rendue compte qu’elle ne l’avait pas envoyée au bonne endroit, mais en même temps, ce n’est pas son sens de l’orientation qui l’aide. Mais étrangement, aucun sentiment de haine ne lui venait, elle ressentait de la pitié pour sa camarade, qui agissait comme ça pour le plaisir, parce qu’elle ne savait pas se comporter agréablement et de honte mêlée, de s’être fait avoir.

« Elle ne m’y prendra pas deux fois celle-là ! » Souffla-t-elle à mi-mots dans la langue de Molière.

Tout en essayant de se remémorer le visage de l’autre, Edith balaya le toit du regard. Alors, enfin finalement, elle remarqua la présence d’une autre personne en ce lieu. Edith déglutit. Il était plus âgé qu’elle, elle en était sûre, et la peur la kidnappa, la peur qu’il la dénonce alors qu’elle n’avait pas à se trouver ici.
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Hisaka Rika
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MessageSujet: Re: Jamais je n’aurais dû m’y faire prendre [PV Hisaka Rika]   Ven 22 Déc 2017 - 22:29



« Ca fera 800 yens. »

Par habitude, je glisse ma main droite dans la poche de ma veste pour attraper mon portefeuille sous le regard impatient de l’employée de la cafétéria. Mon cœur rate un battement quand mes phalanges ne se heurtent à rien d’autre qu’au vide. Ce n’est pas possible. J’émets un faible toussotement, je sens ma peau brûler, mais je continue de m’acharner, fouillant toutes les poches, de la veste au pantalon, déballant presque l’entièreté de mon sac de cours sur le comptoir, toujours mis sous pression par les iris onyx de la femme au guichet. Les secondes paraissent des heures, mais le temps ne résout malheureusement pas mon problème de portefeuille.

Un soupir se fait entendre, je commence à transpirer, comprenant l’agacement des autres personnes dans la file d’attente. Une vision me revient alors, celle de mon portefeuille posé sur mon bureau après les courses d’hier soir. Mécaniquement, je fais un pas en arrière en remballant mes affaires. Comprenant mon impossibilité de gérer cette situation, je cède à la panique et bredouille quelques excuses pathétiques.

« Oublié. Portefeuille dans la classe. Reviens plus tard »

Il ne me faudra pas une seconde de plus pour déserter la cafétéria bondée, l’esprit troublé, le corps bouillant. Il n’est pas question que je revienne ici avant la semaine prochaine, je préfère encore me lever à 5h et préparer mes bentos le matin-même. Mes jambes avancent assez naturellement vers le bout du couloir, prenant la destination inverse de la plupart des étudiants. Mais où aller maintenant ?

(…)

Je prends une grande inspiration, plissant les paupières, appréciant une brise de vent fraîche venue calmer la chaleur de mes joues, rougies par l’embarras.

Inspire, expire. Relâche, souffle.

Une minute plus tard, mon rythme cardiaque semble enfin revenir à la normale, mais les grondements de mon estomac sont toujours présents, mais je n’ai pas d’autres choix que de les écouter, impuissant.

Plus serein désormais, je m’avance vers la rambarde, y pose mes avant-bras puis ma tête, courbant mon dos. Dans ma tête, de multiples scénarios se confrontent, des visions améliorées de moi-même qui auraient trouvé une parade à cette situation. J’aurais dû lui répondre ça…ou ça…ou peut-être ça me dis-je un certain nombre de fois avant de soupirer, bien ennuyé par le fait que l’on ne puisse pas sauvegarder la partie dans ce jeu qu’est la vie quotidienne. Mais aurais-je eu le réflexe de faire un checkpoint juste avant de commander mon repas ?

Probablement pas.

Mais quand on prend de la hauteur, tout semble si évident. Perché sur le toit vide en ce jour frisquet, j’ai l’université toute entière sous mon regard. Que dis-je ? Tout le campus ! Voire une bonne partie de la ville. D’ici, je peux voir la circulation difficile du centre, les groupes de piétons traverser au feu rouge, entendre quelques klaxons sonner , des moteurs gronder au loin et presque sentir l’odeur des pots d’échappement. Les mots d’une certaine rousse résonnent alors dans mon esprit, des mots qui refont surface à chaque fois que je pense à la ville.

« Keimoo et son fascinant chaos.»

Dis-je pour moi-même, l’index appuyé sur la lèvre inférieure, balayant l’horizon d’un simple coup d’œil avant de me retourner, les mains dans les poches. Je pourrais redescendre maintenant que je me suis calmé, mais cela ne ferait pas beaucoup de sens de revenir dans la salle de classe, d’autant plus que je suis sûr que plein de gens y sont en train de manger, de quoi me donner encore plus faim.

Vlan

La porte du toit s’ouvre à la volée, me faisant sursauter au passage. Une silhouette féminine s’en dégage, elle ne semble pas – encore – avoir remarqué ma présence. Je me fige comme si cela allait m’aider à devenir transparent. Ses lèvres bougent, un son s’échappe sans que j’arrive à comprendre ce qu’elle dit. Assez brusquement, elle relève la tête …et nos regards se croisent une demi-seconde. Ses pupilles restent posées sur moi, comme si je faisais l’objet d’une fascination étrange, alors que je tente de la fuir. Hélas, elle se trouve devant l’unique entrée et sortie vers le bâtiment et ne semble pas vouloir en bouger. Ce n’est qu’après un long silence gênant que je décide d’engager la ‘discussion’.

« Euh….Bonjour ? »

Mon ventre émet un grondement sonore comme s’il souhaitait également saluer la jeune femme. Toujours là quand il ne doit pas se faire remarquer, dire que je comptais me réfugier sur mon téléphone et faire semblant d’être occupé pour rentrer à nouveau dans le bâtiment. Un rire nerveux s’échappe d’entre mes lèvres. Je ne sais pas si elle l’a entendu, mais si c’est le cas, je devrais peut-être m’excuser ?

« D-désolé pour ça. »

Et dire que je pensais en avoir terminé avec les situations gênantes pour aujourd’hui : on dirait que les dieux ne sont pas avec moi. Sont-ils en colère parce que j’ai raté l’hatsumode en 2017 ?

« Hm …enfin du coup, tu viens faire quoi ici ? Je veux dire, c’est pas que t’as pas le droit hein… »

Même si elle fait un peu jeune pour être étudiante à l’université et qu’elle n’aurait donc probablement pas le droit d’avoir accès au toit. Enfin, il ne faut pas se fier aux apparences me disait ma mère à l’époque où j’endossais mon tout premier cartable. Mais ce n’est pas comme si c’était mon problème, n’est-ce pas ?

« Je veux dire…il fait…un peu froid ? »



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