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 Parles-moi la langue de Molière [PV: Shiki Katsuragi]

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Lie Wang
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MessageSujet: Parles-moi la langue de Molière [PV: Shiki Katsuragi]   Mer 8 Nov 2017 - 13:25

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''Le destin n'est pas une question de chance, c'est une question de choix,,
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 Le second trimestre s'achève doucement, entre le stress des examens et l'arrivée de l'hiver, je risque d'avoir davantage de visites ! Je me demande si nous aurons de la neige cette année ? Bah, le temps est plutôt clément en ce moment, peu d'élève revêtent déjà leur tenu d'hiver et j'avoue volontiers qu'avec un blouson et un parapluie, sortir reste agréable. Peut-être le mois prochain, si les températures chutent davantage ?

Vivement qu'arrive Shichi-go-san ! J'aime beaucoup cette fête, où pour quelques heures, l'époque Meiji semble envelopper les rues. C'est tellement adorable de voir tous ces enfants déambuler comme des poupées, remplis de fiertés, aux côtés de leurs parents. On voit souvent, à leur manière de marcher que certains revêtent leur costume traditionnel pour la première fois. Un vrai festival de couleurs ! En plus, ce n'est pas rare de voir de ravissantes mères de famille habillées d'élégant kimono pour accompagner leur petit aux temples. Des cheveux impeccablement dresser, ornées de fleurs aux somptueuses couleurs, ne laissant qu'apercevoir la finesse de leur nuque, gracieusement relevé... Sans parler de leur parfum enivrant lorsqu'elles traversent à vos côtés... De quoi ravir les sens ~ Qui sait si je ne trouverais pas, comme l'année dernière, quelque dame désirant profiter du bonheur ambiant pour égayer un peu le quotidien ?
Ha.. Mais tout ça ne sera pas avant plusieurs jours.

- « Quel plaisir de vous voir, mademoiselle Dai ! Dites-moi, vous vous êtes mis en beauté aujourd'hui ~ Cette nouvelle coupe met vraiment en valeur la robe noisette de vos prunelles. Difficile d'échapper à cet éclat de colère qui y brille lorsque vous me foudroyez des yeux. Décidément, sans votre frange, vous êtes encore plus belle ♥
- Vous êtes en retard, Monsieur Wang. »


Si ses yeux étaient des lasers, je ne serais qu'un tas de cendre à l'heure actuelle.
Décidément, elle n'aime vraiment pas devoir attendre ! Pourtant, je n'ai que cinq, dix.. Vingt.. Quand même, oui. Quoi de plus compréhensible qu'elle soit énervée ? Néanmoins, je ne lui ai rien promis, hormis d'essayer d'arriver plus tôt pour qu'on mange ensemble.

Tout au contraire, elle savait qu'il y avait peu de chance que je parvienne à me libérer. Hors de question de laisser des élèves sans soins, ni d'abréger les discussions, je ne suis pas un médecin si mauvais. Déjà qu'ils n'arrivent pas à se confier à leurs parents, si je commence à les envoyer sur les roses au moindre de mes soucis personnels, jamais ils n'auront confiance en moi et sans cela, il n'y a aucune chance qu'ils me parlent de leurs problèmes.
Cela dit, ça ne pardonne en rien mon retard, je le confesse.

Il faudrait que je sois aveugle pour ne pas comprendre qu'elle s'était préparée avec soin pour ce qui devait être à ses yeux un rendez-vous. Même si manger un bento acheté à la va vite, sur son lieu de travail, entre deux coups de fil n'est pas vraiment ce que je considérais comme un rendez-vous galant, tout au plus un repas entre collègue.


- « Laissez-moi me racheter. Demain soir, il y a une exposition d'art contemporain au musée, que diriez-vous d'y aller ensemble et de terminer la soirée chez Mad Burger ? »

En venant prendre la pile de dossier, ma main effleure délicatement la sienne alors que je souffle ses quelques mots à son oreille, œuvrant en toute discrétion. Je sais bien qu'elle n'aimerait pas qu'on pense qu'elle puisse avoir une aventure au travail, par crainte d'être jugé. Tout comme j'ai conscience de toucher un point sensible : non seulement elle ne rate jamais une exposition d'art contemporain, mais elle garde le prospectus de ce restaurant depuis plusieurs jours dans ses affaires.

- « Pas ici. Vous n'aurez qu'à vous y rendre, si vous êtes chanceux j'y serais pour vous laisser une seconde chance. Dans le cas contraire, attendre en vain sera un juste retour des choses. »


Avec une force qu'on ne soupçonnerait pas dans un corps aussi chétif, la secrétaire me colle dans les mains une belle pile de dossiers. L'hôpital ne se désemplie pas à cette saison...
Toutefois, ces mots m'enchantent et je reprends de mon timbre coutumier.

- « Vous me semblez tendu, que diriez-vous de venir à votre pause, dans mon cabinet ? Je connais quelque massage qui sauront apaiser v..
- Allez travailler : vos patients vous attendent. »


Quelle froideur ! Ses mots à peine prononcer que déjà, elle a disparu, surement pour repartir à l'accueil. Sans insister davantage, puisque je ne saurais le fin mot de cette histoire que demain, je me dirige vers ma salle. D'une main, je consulte le premier dossier de ma pile, pendant qu'une infirmière invite un patient à entrer.

--------

Quelle longue journée ! J'ai cru que je n'en verrais jamais le bout. Pourtant, je n'ai pas eu tant de patient que cela au final, ils ont simplement bavardé plus que de coutume. C'est dommage que pour la majorité, je ne les reverrais pas, puisque leur suivi est effectué par leur médecin de famille. Au moins, cela aura eu le mérite de m'orienter dans le choix des médicaments à leur prescrire.

D'ailleurs, je suis pile à l'heure pour mon dernier rendez-vous, la voilà qui arrive, en compagnie de l'infirmière.
Et oui, difficile d'orienter quelqu'un qui ne parle que sa langue natale, sans l'accompagner en personne. Même dans un hôpital habitué aux étrangers, tout le monde ne parle pas couramment l'anglais, alors le français...

Mme Beauregard porte bien son nom, elle est grande, plus encore dans ses chaussures à talon. Son manteau sous le bras, puisque la salle est chauffée, seul un léger t-shirt blanc et un short bleu-clair l'habille, laissant voir ses courbes généreuses. Même si ses longues jambes sont protégées par quelque collant, je doute que cela la protège réellement contre le froid.

Le français est une belle langue et mon niveau des plus correct me suffit en général pour prendre en charge les touristes de ce pays, puisque je le parle couramment sans ennuis. Toutefois, si cela m'a permis de comprendre parfaitement ses remontrances, auquel je prétends ne rien entendre, je suis hélas incapable de vraiment cerner ses problèmes.

En cause son accent et ses expressions, auquel je ne comprends strictement rien.. Comme la vitesse à laquelle elle s'exprime, je n'arrive même pas à décomposer ses mots. Je me trompe peut-être, mais je crois qu'elle vient du sud-ouest de la France et sa manière de donner vie à cette langue, même si c'est mélodieux, ne facilite pas la tâche des autres… Dans tous les cas, la consultation de la veille aurait presque été comique, si le sujet n'avait pas été si sérieux. Et si je n'avais pas eu l'impression d'être pris pour un.. un quoi déjà ? Un enboucan.. Bref, je n'ai pas bien saisie l'expression, mais sa manière de le prononcer, elle, était bien claire : ne pas la comprendre lui fait croire que je suis un imbécile.

Tout comme ne pas être compris, j'imagine. Moi aussi j'ai un accent lorsque je m'exprime, plus encore dans une langue si différente de mon pays natal. Ce qui n'a pas aidé les choses, bien au contraire. Quand j'ai essayé de parler lentement, en articulant aux mieux, elle s'est vexée. Comme quoi, les efforts ne sont pas toujours récompensés. Ceci dit, puisqu'elle est là aujourd'hui, à l'heure du rendez-vous, c'est que le message est passé. Merci téléphone portable avec horloge et calendrier incorporé !

Bon, si je lui ai donné la dernière heure, c'est que je doute que ce soit très important. En fait, elle a ramené une prescription de son médecin, en français bien sûr. Sauf que... Je n'ai que des bases à l'écrit et surtout, c'est un manuscrit, avec de véritables pattes de mouche. Bref, indéchiffrable, donc inutilisable. Et si j'ai cru qu'au début c'était pour un renouvellement, à force de lui parler - enfin d'essayer, j'ai vite compris qu'il ne s'agissait pas de ça. Plutôt d'un mal qu'elle avait avant son voyage, qu'elle croyait guérir avec cette prescription et qui au final, n'avait eu aucun effet. Il ne reste qu'à cerner l'origine de ce mal, sauf que pour ça, il est nécessaire de la comprendre.

Ah ! Et voilà mon sauveur du jour ~
Pile à l'heure, lui aussi. Parfait, tout va finir par s'arranger. Je viens à sa rencontre, l'accueillant avec un plaisir non dissimulé, une main se posant brièvement sur le haut de son épaule.

- « Merci d'être venu, Katsuragi.
Vous me sauvez la mise, en acceptant de me rendre ce service.
Dites-moi, comment allez-vous aujourd'hui ? Votre journée s'est bien passé ? »


Katsuragi Shiki, j'imagine que je ne peux pas vraiment dire que nous sommes amis, je ne le connais pas suffisamment pour ça et le jeune homme n'est pas simple à approcher. Pour tout dire, je n'ai même pas la chance d'avoir son numéro de portable.

Pour lui demander cette faveur, je n'ai eu d'autre choix que de venir, la veille le déranger à son travail. Honnêtement, je ne pensais pas obtenir une réponse positive. Ce n'est pas vraiment bien vu de débarquer à l'improviste pendant ses heures de services, surtout sans avoir de lien concret avec lui...
Qui accepterait de faire le déplacement, gaspiller un peu de son temps libre, pour aider une simple connaissance ?

J'imagine qu'il est ce genre d'homme, à aider autrui sans pour autant désirer s'attacher. Est-ce si naturel d'apporter un coup de mains aux autres ? Ou c'est cette histoire, qui date un peu et qui m'a valu de pouvoir de nouveau brièvement le côtoyer ?
Bah, peu importe. Puisqu'il me faut un prétexte pour le joindre, autant profiter de l'occasion et... Faire le premier pas vers un début d'amitié.

Mine de rien, j'ai eu beaucoup de chance ce soir-là, d'avoir fait la rencontre de la sulfureuse Kristen, une Américaine de passage qui, je l'espère aura gardé un souvenir brulant de son séjour au pays du soleil levant. Moi en tout cas, je ne vais pas oublier de sitôt cette soirée passionnelle, dédiée à la découverte de ses charmes et ses envies libertines... Suffisamment arrosée pour me réveiller en pleine nuit.

Sans ça, je ne serais pas sorti prendre l'air, je ne serais jamais tombé sur cet ancien étudiant... Ni sur les clients tout particuliers qu'il accueillait ce soir-là. Et jamais je n'aurais découvert ses capacités linguistiques remarquables.

Le destin nous joue parfois des tours, d'autres fois il nous offre des opportunités inespérées.
En tout cas, je suis heureux de le revoir aujourd'hui.


- « Permettez que je vous présente Mme Beauregards, la patiente dont je vous ai parlé tantôt. Il m'est difficile de la soigner sans que nous ne sachions nous comprendre. »


Je les laisse se présenter, avant de les inviter à entrer dans mon cabinet de travail. Maintenant, grâce à mon cadet, je devrais pouvoir mieux cerner l'origine de sa venu et ainsi, résoudre ses problèmes.

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Shiki Katsuragi
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MessageSujet: Re: Parles-moi la langue de Molière [PV: Shiki Katsuragi]   Dim 19 Nov 2017 - 18:10

- Shiki, il y a une étrange rumeur qui tourne autour de toi. Les gens pensent vraiment des choses absurdes.
- Ah bon ? Moi qui pensais en avoir fini avec les langues de vipères en quittant l'académie...
- Oh tu sais, on ne se défait pas de ses vieux démons aussi vite.
- Oui, je suppose....
- Faut dire aussi que ton parcours à Keimoo a été des plus particuliers. Je me demande encore ce qui a fait changer d'avis Shiori-sensei. Lorsqu'on renvoit un étudiant pour avoir envoyé un autre à l'hôpital, quand bien même c'était pour une noble raison, on ne revient pas sur sa décision sinon on perd en crédibilité. Notamment pour un dirigeant d'un établissement aussi prestigieux que l'Académie Keimoo.
- Otōsan... *
- A sa place, je ne l'aurais pas fait. Même si c'est juste pour te réintégrer en tant que simple manager d'un club...qu'au final tu auras abandonné aussi.
- S'il te plait... Papa.
- Satori...
- Non non Julie, ne t'en mêle pas. Je parle à mon fils.
- ...
- Shiki, je pense que tu sais à quel point je peux être tolérant. Jusqu'à ce que tu entres à l'université, tu récoltais tous les éloges mais je n'ai jamais été dupe. J'ai bien vu qu'avec ton frère le courant ne passait pas. J'ai remarqué à quel point ton regard pouvait être froid face aux autres, mais tu te cachais subtilement derrière tes bonnes manières. Pourquoi tu ne t'es jamais tourné vers nous ? Nous sommes tes parents bon sang, et nous t'aimons ! Je pense que nous te l'avons fait comprendre lorsque tu nous a enfin avoué ton homosexualité !
- Je ne suis pas homo !!!
- Si tu l'es !!!
- NON !
- Que tu le sois, ça m'est complètement égal !! Le monde évolue, et pourrait être meilleur si des abrutis comme toi cessaient de porter des oeillères ! A ne pas assumer cette partie de toi, tu te rends vulnérable, tu t'isoles ! Mais tu as besoin des autres, et de ta famille en premier lieu.
- Tu ne peux pas comprendre... Tu entres dans "la norme", papa.
- Dans la norme ? Je te rappelle que j'ai épousé une magnifique Française, et non une Japonaise... que mes parents m'avaient imposée.
- ...
- Satori, j'ignorais ce détail !
- A ton avis Julie, pourquoi crois-tu qu'il ont coupé les ponts avec moi ? Pourquoi crois-tu que nous sommes installés en France au début ?
- Je pensais que c'était ma faute...
- Non, c'était la mienne. Parce que j'ai fait le bon choix. Nous sommes heureux, tu m'as donné trois magnifiques enfants...même si l'ainé est un imbécile.
- Et alors quoi papa ? Tu penses que parce que tu tolères ce que j'ai vécu avec Yun-Jin je vais être heureux ? Pourquoi tu ne m'as pas dit tout ça avant ? Qu'on n'est pas obligé de suivre le destin qu'on a tracé pour nous ?
- Tracé pour nous ? Shiki, chacun doit tracer sa propre route.
- Ne crois-tu pas que c'est ce que j'ai fini par faire, au lieu de rester dans ton ombre dans l'espoir de te ressembler ?
- Si, bien sûr. C'est pourquoi j'ai accepté depuis longtemps le fait que tu ne dirigeras pas notre filière hôtellière en France. Surtout que tu ne travailles pas pour n'importe quel concurrent.
- Q... Que veux-tu dire ?
- Tu m'as très bien compris, Shiki.
- Chéri, tu veux bien ne pas m'oublier et éclairer ma lanterne ? J'ai l'impression qu'il y a quelque chose que vous me cachez, tous les deux.
- Et... tu le sais depuis combien de temps, Otōsan ?
- Je ne le savais pas. Tu viens juste de m'apporter la confirmation de cette... fameuse rumeur.
- Tu...
- Oui. Je t'ai piégé. Maintenant, mon fils..., dis-moi la vérité.


HAVE YOU EVER LISTENED TO
the evening wind


"Mon fils, dis-moi la vérité... En fais-tu partie, ou travailles-tu simplement pour eux ?"

- Shiki, tu m'écoutes ?

Le sus-nommé redresse la tête, baguettes en main, le coeur manquant un battement.

- Et bien dis-donc, t'étais parti loin.
- Excusez-moi Kuge-san. Je pensais à... bref. Ça n'a pas d'importance.
- "Satsuki". Je te rappelle qu'Ojisan a toujours cette idée en tête de nous marier. Alors oublions les formalités et essayons d'être amis, tu veux bien ? Si je dois un jour t'épouser, autant que l'ambiance soit bonne dès le départ.
- Je suis navré Kuge-san, ce n'est pas possible. Je...ne veux pas d'amis.
- Pourquoi donc ? Parce que tu as peur des les mettre en danger parce que tu es yakuza ? Haha, c'est trop tard mon bonhomme, je suis dans le milieu depuis que Masa m'a adoptée, alors trouve toi une autre excuse.
- ...

Shiki repose ses baguettes calmement, expire un léger soupir et s'apprête à prendre congé.

- Gochisōsama deshita **
- Comment, tu t'en vas déjà ?
- J'ai un rendez-vous. Et non, je ne fuis pas la conversation. Je dois me rendre à l'hôpital.
- Rien de grave ??
- Ne vous inquiétez pas, je vais juste rendre visite à quelqu'un. On se voit plus tard Kuge-san.

Shiki est passé par le Palace à la demande de son wakagashira. Un de ses subordonnés a été hospitalisé d'urgence à l'hôpital de la ville, ce qui ne convient pas vraiment au numéro deux du clan. C'est pourquoi Shiki a été dépêché pour s'assurer de sa sécurité en obtenant une rapide demande de transfert dans une clinique privée d'Amani, appartenant au groupe. Rien à voir avec celle qui se trouve au sous sol du palace et qui n'est connue que des membres du clan. Une fois arrivé sur place dans une tenue plus décontractée que le costume usuel et qui le renvoie à ses jeunes années, on pourrait encore le prendre pour un étudiant. Pour l'occasion, il ne porte pas ses lentilles révélant ainsi son métissage, porte une chemise par dessus un jean un peu délavé et chausse des sneakers blanches. Son manteau noir cintré à la taille lui arrive un peu en dessous de la ceinture, mais il ne porte pas d'écharpe. Il franchit la porte de l'hôpital d'un pas vif, sans courir et... se fait légèrement percuter par une femme. De sa pile de dossiers, seules quelques feuilles s'en échappent. Les excuses prononcées par les deux partis, Shiki ramasse les quelques documents, et fronce un sourcil devant celui qui ne devrait pas se trouver là. "Mad Burger".

- Je vous conseille d'oublier ce restaurant... Dai-san. Certains serveurs n'hésitent pas laisser des substances douteuses dans certains plats et boissons...

Il le sait de source sûre pour avoir entendu ces propos de la bouche même des employés, après enquête sur la contamination d'un membre du clan. Malgré les menaces, les employés avaient simplement avoué que dans le pire des cas, il leur arrivait de cracher dans certains plats, si les clients se montraient trop hautains.

Après avoir été remercié par ce qui semblait être, à en juger par son badge, une secrétaire de l'hôpital portant le nom de "Dai", Shiki lui a simplement adressé un sourire avant d'incliner la tête pour ensuite se rendre au bureau d'accueil et ainsi tendre au réceptionniste la demande de transfert de son... collègue. Demande soldée par un échec car l'homme avait été transféré aux soins intensifs et qu'aucune visite ni aucun transfert ne peut être effectué tant que le pronostic vital du patient est toujours engagé. Shiki s'incline et s'apprête à quitter l'établissement lorsque son regard se pose sur un écriteau : "Département d'urgences psychiatriques." Peut-il s'autoriser un léger détour pour un simple coup d'œil ? Sa pensée n'est pas raisonnable.

"A ne pas assumer cette partie de toi, tu te rends vulnérable, tu t'isoles ! Mais tu as besoin des autres, et de ta famille en premier lieu."

Il amorce alors quelques pas dans cette direction, et se retrouve dans un couloir présentant des affiches qu'il ne parvient plus à lire et pour cause : au bout du couloir, il aperçoit Yun-Jin en conversation avec une femme portant une blouse blanche. Il reconnait cette façon qu'elle a de joindre les mains, et de regarder le Coréen droit dans les yeux. Quant à lui, il garde une posture droite, en aucun cas répondant au pitoyables signaux de la jeune femme. Ce n'est qu'une conversation professionnelle pour lui, il ne peut en être autrement. Toutefois, Shiki le ressent, ce pincement au cœur. Et surtout... ce mal-être qui l'envahit soudainement. De la colère, née de la jalousie, elle même née d'un certain manque de confiance.

"Qu'est-ce que ça peut te foutre que je me pavane avec une "pouliche dépressive" puisque tu t'enfiles toutes les pétasses et les pédés que tu trouves sur ton chemin ??? Tu es pire un animal en rut, tu me dégoûtes ! Rappelle-toi de ça la prochaine fois que tu voudras t'envoyer en l'air et...

Trouve-toi quelqu'un qui saura s'afficher avec toi."
***

- Je peux vous aider ?

Un léger sursaut et le regard qui quitte le duo plus loin pour se poser sur l'homme qui se tient là... et qu'il connait. L'homme semble le reconnaitre aussi.

- Katsuragi-kun, ça fait longtemps !
- Logan-Sensei...

Décidément, Shiki connait bien trop de personnes dans cet établissement.

- Non, je... Merci. Je crois que je me suis bêtement trompé de niveau. Veuillez-m'excuser.

Il s'incline légèrement et prend congé du père de son...amie. Oui, une autre personne à l'histoire bien sombre et qui a aussi manqué de perdre la vie à plusieurs reprises. Il semblerait toutefois que ça n'a rien à voir avec leur lien, étant donné qu'il n'a plus l'occasion de la revoir depuis que le logement de la jeune femme a été détruit dans un incendie un an plus tôt.

Un dernier coup d'œil en direction de là où se situe le Coréen... Enfin, "se situait". Disparu, et la jeune femme qui l'accompagnait aussi. Il serre le poing et quitte l'hôpital en toute hâte. Il a besoin de prendre un peu le large et pour ça, il décide de rouler loin de la ville pour de revenir qu'en début de soirée, et cette fois dans sa tenue stricte : costume et trench lui arrivant aux dessus des genoux. Retour également des lentilles marron. Madame Dai est là aussi, mais ne semble pas le reconaitre lorsqu'il pénètre à nouveau le hall de l'hôpital. Il sait parfaitement où se rendre, la personne qui l'attend et qui est venu à lui la nuit précédente à la réception de l'hôtel a été précis.

"Merci d'être venu, Katsuragi.
Vous me sauvez la mise, en acceptant de me rendre ce service.
"
- Je vous en prie, Wang-Sensei. Croyez bien que cela ne me dérange aucunement.
"Dites-moi, comment allez-vous aujourd'hui ? Votre journée s'est bien passé ?"
- Je vais bien, merci.

Rien de plus, rien de moins. Mais non, la journée ne s'est pas bien passée pour Shiki qui étouffe sa  colère encore présente en lui, mais il se gardera bien d'en parler. Après tout, il ne s'agit là que politesses que le médecin lui a formulées. Ainsi donc, il lui présente une femme à l'allure typique des occidentales à la classe sociale aisée et provocante à la fois. La noblesse japonaise est bien plus humble que celle de cette prétentieuse. Les deux personnes s'échangent quelques mots en français à l'issue desquels, et grâce à l'ajout de quelques sourires bien placé malgré leur manque de chaleur, la patiente finit par se détendre. A croire que cette arme fonctionne toujours. Finalement, ils entrent tous les trois dans le cabinet du médecin.

- Sensei, j'ai préféré dire à votre patiente que je suis interprète et que, bien évidemment tout ce qui sera dit ici ne sortira pas de ce cabinet. A présent, je suis à votre disposition.


Et que cette fichue journée se termine vite.



* "Papa"
** "C'était un festin", formule de politesse à prononcer après un repas que l'on n'a pas préparé soi-même
*** Cf. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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http://keimoo.forum-actif.net/t7034-shiki-katsuragi-transfert-du-lycee-universite-a-valider#188987 http://keimoo.forum-actif.net/chronologies-f123/once-upon-a-time-t5863.htm#173856
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MessageSujet: Re: Parles-moi la langue de Molière [PV: Shiki Katsuragi]   Mer 29 Nov 2017 - 15:37

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 La politesse japonaise... Que de mot pour ne pas dire grand-chose, de temps perdu en de veines futilités... Et pourtant, quand c’est employé avec sincérité, un simple « comment ça va ? » fait toujours plaisir. Non pas que je doute que venir ici ai déranger mon jeune sauveur : rien ne l’y obligeait et ce n’est pas les prétextes qui aurait put lui manquer pour décliner poliment ma demande. Simplement, il y a parfois des non-dits qui sont plus éloquent que de longs discourt

- « J’imagine qu’une bonne journée ne se terminerait pas dans un hôpital à servir d’interprète au pied levée...
En tout cas, vous êtes fort élégant aujourd’hui encore, Katsuragi. Je suis sûr qu’on ne doit pas vous reconnaître quand vous portez des vêtements plus décontractés ~ »


Un sourire jovial ponctue ma phrase, tandis que je les laisse se présenter. Le français est vraiment une belle langue, mélodieuse et avec son accent, cette jeune femme sait lui donner vie. Quant à Shiki... On pourrait le croire né là-bas, tant il le parle avec aisance. Doté d’un professionnalisme à fleur de peau, je le vois, à l’aide de quelque sourire parfaitement bien placé, à défaut d’être sincères ou chaleureux, parvenir à détendre ma patiente en quelques minutes.
Remarquable... Et pourtant, cette mécanique bien huilée doit être lourde à supporter.

Galamment, j’ouvre la chaise de notre touriste de passage, l’’invitant à s’assoir à mon bureau. Non, je ne vais pas directement l’ausculter, il y a des choses à voir ensemble avant tout ça. S’il ne sait pas déjà assit, j’en fait de même à mon invité, puis je finis par prendre à mon tour, place sur une chaise.  
Mes yeux se posent sur le japonais, avant que je ne souri à ses mots. Le secret médical, effectivement... Si cher au cœur des patients. Même lorsqu’il s’agit d’étranger ne parlant pas la langue et n’ayant pas à craindre que leur petit secret ne s’ébruite une fois rentrer dans leur pays.

- « Quelle chance ! Je ne risque pas de l’oublier ~
Merci d’y avoir pensé.
Pour ma part, que vous vous présentez comme un alien débarquant de la lune ou n’importe quoi d’autre m’irait : j’imagine mal qui que ce soit appeler en France juste pour raconter qu’elle souffre d’une gastro…  Néanmoins, ce doit être rassurant pour elle d’avoir en face une personne aussi sérieuse que vous.
Je m’en remet à vous, Katsuragi : faisons de notre mieux pour laisser un charmant souvenir à cette touriste de passage ♥ »


Mon regard se porte sur ma patiente, l’entrevue peut donc débuter ! Cette fois-ci, je devrais mieux cerner ses problèmes.  

- «  C’est un plaisir de vous revoir,  Mme Beauregard. Vous êtes en meilleur forme qu’hier : des couleurs aiguayent votre visage, cela vous rajeunis !  Est-ce que vous vous êtes fait belle pour notre jeune interprète ? ~ »

De lueurs taquinent luisent dans mes yeux clairs, tandis que je regard en coin l’ancien étudiant. Va-t-il traduire mes paroles telles qu’elles où les retranscrire ? Mes bases en français devraient m’aider à savoir : Shiki ne parle pas avec un accent si notable lorsqu’il s’exprime.

- « Je vois que vous avez pensez à ramener votre ordonnance : vous avez bien fait. Puis-je l’avoir, s’il vous plait ? Merci. »

La patiente tient en effet dans sa main parfaitement manucurée une lettre pliée. Je tends la main, pour l’inviter à me la tendre, avant de l’ouvrir et à mon tour, la présenter à l’interprète improviser de la soirée.

- «  Dites-moi, Katsuragi, parlez-vous le langage des mouches ? Car c’est se que contient se papier : difficile de croire que ces lignes manuscrites soient réellement des lettres... »

Dommage de ne pas utiliser un ordinateur pour écrire ses ordonnances, cela aiderait surement les pharmaciens, qui doivent les déchiffrer. Bon, dans mon cas ça na changerait pas grand-chose, je sais doucement déchiffrer le français écrit. Mais quand je vois ces lignes, je doute que le jeune homme qui m’accompagne parvienne à en tirer quoi que ce soit... Peut-être que j’exagère, à cause de la différence entre les symboles ? Hum... Je n’ai pourtant aucun problème quand il s’agit d’anglais.

Dans tous les cas, j’ai de nombreuses questions à poser à cette jeune femme, avec ou sans ordonnances.

- « Vous m’aviez, difficilement, fait comprendre que vous avez mal au dos. Je crois aussi que vous vomissez assez souvent... Et que vous avez des maux de tête. Je vous écoute, dites-moi où vous avez mal et depuis quand vous en souffrez. Etait-ce avant votre voyage dans ce beau pays ? »

Quelque part c’était comique, car pour la plupart des symptômes, je ne comprenais tellement pas qu’elle a essayé de les mimer... Ce qui a rendu la conversation encore plus difficile. Je doute donc qu’elle puisse voir mal à autant d’endroit, c’est pour ça que je n’ai pas pu avoir la plus petite idée de ce dont elle souffre.  
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