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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Un heureux hasard [Satoshi]

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Jun Aoki
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MessageSujet: Un heureux hasard [Satoshi]   Ven 15 Sep 2017 - 2:47

Il devait être 15 heures. Je m’étais échappée de l’internat, bien trop ennuyant pour un samedi après-midis. Même mes camarades de chambres, que je ne trouvais jusque-là pas d’un grand intérêt, avaient fuient le dortoir, du moins, elles n’étaient pas dans la chambre. Après avoir passé la matinée à squatter mon lit superposé, à griffonner sans la moindre inspiration, une idée me parcourue alors l’esprit. Il fallait bien trouver de quoi s’amuser!

Je me décidais donc à me rendre dans le quartier de Bougu, dont j’avais tant entendu parler, et pas forcément qu’en bien. J’y voyais donc là l’opportunité d’explorer, de me divertir en examinant les lieux, et les personnages qui pourraient s’y trouver.

Une fois sur les lieux, je fus impressionnée par le monde qu’il pouvait y avoir. Ce qu’on racontait était vrai, les gens qui déambulaient arboraient certains styles que je trouvais plutôt… bizarre. Airi se serait sûrement enfuie en courant. Moi, je trouvais ça marrant. J’aurais peut-être pu me fondre dans la masse, avec mon jean destroy, ma cape noire, et mon grand cabas, noir également.

Toute excitée, je commençais à suivre les gens, à les espionner, sans qu’ils ne s’en aperçoivent. Mon but était de pouvoir rentrer dans un bar. J’avais entendu dire que ce n’était pas évident, mais n’ayant pas l’âge de boire, si je me faisais un quelconque ami, il pourrait peut-être m’introduire. C’est ainsi que je raisonnais.

Je cherchais alors à accrocher du regard, toutes les personnes susceptibles d’être des habitués du quartier. Cependant, à force de suivre un homme, qui avançait d’un pas tout à fait déterminé, assuré d’où il se rendait, le paysage autour de moi changea quelque peu. En fait, j’avais l’impression d’être attirée dans un cul de sac. Le passage devenait tellement étroit, et je n’avais aucune idée du lieu où je pouvais bien me trouver. Je continuais néanmoins de le suivre, car il était devenu mon seul repère. Je ne m’étais encore jamais rendu jusque-là. En fait, je pense bien que je n’étais jamais allée dans le quartier de Bougu, qui était loin d’avoir la meilleure réputation. Au moins, j’étais certaine de ne croiser aucun camarade de classe dans les environs, et si par malheur pour ce dernier, cela se produisait, je me réjouissais déjà du reste de l’année que je pourrais passer à le charrier.

Dans la foule, une chevelure me retira de mes pensées. Elle était blonde, d’un blond éclatant, et chaleureux, le genre qui ne laisse pas indifférent. Beaucoup de personnes avaient les cheveux teints, tout comme moi, mais, ce blond était différent. En fait, il me rappelait quelqu’un, mais impossible de me souvenir…

Je vis alors son visage. C’était Satoshi, le sensei de l’autre soir. Celui qui avait soigneusement pris le temps de m’apprendre « les bases » du Kung Fu. J’étais certainement une mauvaise élève, trop distraite, cette séance ne fut ni un succès, ni un échec, mais un échange, qui me parut très intéressant. J’avais beaucoup apprécié la compagnie du jeune garçon, mais je m’étais aussi un peu emporté, et n’avais jamais osée retourner au dojo. Déjà parce que je ne comptais pas m’inscrire dans un nouveau club pour le moment. Non pas que les arts martiaux ne m’intéressent pas, car au contraire, depuis que je connais Satoshi, je les admire, d’une tout autre perspective. Cependant, j’avais peur de le revoir. J’étais en effet, restée sur une bonne impression, que j’aurais eu beaucoup de peine à gâcher, si la seconde rencontre ne fut pas à la hauteur de la première. Une sorte de peur de l’échec j’imagines, c’est assez récurent chez moi.

Je détournais donc rapidement le regard, en espérant qu’il ne m’ai pas aperçue. Puis, je me ressaisie. Il ne devait certainement pas se souvenir de moi. Et puis, j’avais les cheveux détachés. Il m’avait côtoyé alors qu’ils étaient relevés. Ça change tout un visage, je pense.

Mais voilà que perdue dans mes pensées, j’heurtais l’homme que je suivais depuis un moment déjà. Ce dernier se retourna, en fronçant d’abord les sourcils, et m’attrapa le bras. Il me regarda dans les yeux, puis finit par me sourire, en me proposant un « travail ». J’avais beau être naïve, sa proposition était plutôt claire. Bien sûr, j’avais donc vu juste. Il aurait pu me faire rentrer dans un bar. Mais ce n’était pas le type de fréquentation que j’espérais, pour tout avouer.

Je rougissais, affreusement gênée. Je ne parvenais pas à répondre à l’homme, qui continuais de presser mon avant-bras. Je détournais alors le regard, en direction de Satoshi, sans être complétement persuadée que c’était lui.

« SENSEI! Je te cherchais !! »

Je retirais alors mon bras d’entre les mains de l’homme, d’un geste sec, afin de faire un signe à ma connaissance qui, à mon plus grand bonheur, se trouvait à quelques pas.

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Jeu 21 Sep 2017 - 14:09

Ne me demandez pas pourquoi je me retrouvez a Bougu en ce milieu de samedi après-midi, je n'en avais aucune idée non plus. J'avais longuement pesé le pour et le contre avant de sortir de ma chambre ce jour la. D'une part parce qu'il fallait que je commence a réviser, sinon le retard prit ne serait que bien trop important, et comme ma méthode d'apprentissage était basé sur le fait que je ne prenais aucune note en cours, il valait mieux que je m'y prenne a l'avance.

Je me demandais parfois pourquoi je continuais dans cette filière. A vrai dire, la deuxième année m'avait parut lointaine au début, et je m'étais dis que je serais peut être d'avantage motivé. Mais a mesure que j'avançais, je n'avais absolument aucune impression d'amélioration dans mon intérêt pour cette matière. Je le faisais parce que je devais bien faire quelque chose, et c’était tout. Bien lointaine mon envie d'aider les enfants qui avaient vécu des choses similaires a ma vie. C’était un peu ma motivation initiale, mais je l'avais perdue en court de route.

L'autre chose qui m'avait fait hésiter a sortir, était le fait que je n'avais pas vraiment une grande volonté de rencontrer des gens. Je n'avais pas vraiment d'amis a qui aller parler. Naoko etait sans doute avec Haruhiko, vu que c’était le week-end, et je n'avais pas la prétention de vouloir les déranger. J'aurais pu proposer quelque chose a Hisaka, mais je n'avais pas eu la volonté d'attraper mon téléphone, cette fois ci. Il ne me restait plus grand monde, a partir de la.

J'étais sortis, après avoir enfilé une veste et un jean, ainsi que mes baskets noires. Puis j'avais refermé la porte derrière moi. J'avais alors commencé a réfléchir. Pas vraiment envie de faire trois tours du centre-ville. J'avais déjà fais mon footing matinal. Je sortais prendre l'air, pas faire du sport, pour une fois, et je voulais m'y tenir. J'avais traversé extrêmement rapidement le complexe de Keimoo, pour me retrouver dans la rue devant. Pas envie de prendre un transport, mes pieds suffiraient. Je jetais un œil a l'écran de mon téléphone. Quatorze heure. Il me fallait ne pas rentrer trop tard, afin que je puisse réviser un minimum avant de dormir.

Et pourtant, j'avais commencé a penser a tout un tas de chose, sans doute plus inutile les unes que les autres, sans jamais regarder la direction que prenais mes jambes. C'est sans doute comme ça que je finissais a Bougu, encore. C’était finalement l'histoire de ma vie. Quand je me perd, je fini a Bougu. J'en profitais pour penser a ma rencontre avec Shiki-san, et au fait que j'avais toujours son écharpe chez moi. Je décide donc de me mettre en quete de cette fameuse maison, la ou il etait rentré d'un air presque mélancolique, sous le regard de cette jeune femme qui m'avait sourit étrangement. J'avais encore cette impression étrange que je n'arrivais pas a décrire avec des mots et qui me faisait un peu froid dans le dos. Sans compter les deux colosses a l'entrée.

Mais j'avais beau chercher, mon point faible revenait toujours au galop. Aucune idée de la direction a prendre pour retrouver cet endroit. Elle m'avait pourtant semblé être une grande maison difficile a rater, mais le quartier n’était pas si petit. Et je n'avais pas tout le temps que je voulais devant moi. J’étais finalement revenu dans un coin de Bougu ou il y avait un peu plus de monde, et je m’arrêtais dans ma marche. Un instant, je me demandais si il ne fallait pas mieux que j’oublie cette rencontre.

C'est a ce moment que je remarquais que la foule autour de moi ralentir légèrement, comme si quelqu'un s’était arrête brusquement. J’étais un peu plus grand que la moyenne, et j'avais une certaine facilité a regarder au devant pour voir ce qui n'allait pas, mais ce n’était pas vraiment mes affaires. En effet, cela ne l’était pas jusqu'à ce que parviennent a mes oreilles un cri de détresse, qui après analyse, était probablement destiné a ma propre personne. Jun-chan ?

Au bout de deux jours sans nouvelle de cette dernière, j'avais supposé qu'elle avait simplement dit oui pour ma proposition afin de ne pas me froisser, et qu'elle n'avait aucune envie de rentrer dans un des clubs que j'avais sous mon capitanat. Et depuis une ou deux semaines s'etait écoulé et j'avais un peu oublié on existence. Et je la retrouvais dans cet endroit un peu étrange, mal famé, ou une jeune fille de son age n'avait pas vraiment sa place. Qu'est ce qu'elle faisait la ? Et surtout avec un type louche qui semblait lui mener un moment difficile. Je soupire, et je n'ai d'autre choix que d'aider ma cadette. Je n'aurais pas la possibilité de me regarder dans un miroir sinon.

- Oh Jun-chan, fis-je a voix haute pour que tout le monde entendent bien, tout en souriant d'un air rassurant a la jeune fille.

Elle se dégage dans un moment de surprise de l'homme qui a tourné les yeux vers moi, et fait la distance qui nous sépares en quelques pas, alors que l'homme la suit aussitôt d'un air mauvais. Il ressemble presque a l'homme du bar qu'Hibari-san avait assommé d'un coup de chope sur la tête. Et ca faisait déjà plus d'une année que cela etait arrivé. Une autre vie quasiment. J'attrape la fille aux cheveux blancs par les épaules, pour l'attirer vers moi, passant mes bras autour de son cou comme dans un calin improvisé. Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, je reprend la parole vers l'homme :

- Bonjour monsieur, ma petite sœur vous a causé des ennuis ? Je m'excuse si c'est ça, elle est un peu étourdit. Elle ne le refera plus.

Aucune utilité de se battre en pleine rue, je n'ai pas envie de finir blessé ou d'avoir des ennuis. Pire, je n'ai pas envie que mon amie, elle, finisse blessée. Pire, je n'ai pas envie de blesser mon adversaire. Cette grande marque d’affection, je l’espère, sera a même de convaincre l'homme du fait que nous sommes bel et bien proche, et ajouté a ça ma blondeur et mes traits légèrement européen qui finissent de dire que nous ne sommes pas comme tout les Japonais de cette ville. Il lache un grognement, comme une menace, avant de faire un signe de tete et de repartir dans la direction qu'il avait prit a la base. Je garde l'etreinte de mes bras autour de l'adolescente encore un moment, jusqu'à ce qu'il ai disparut, puis je m'écarte un peu d'elle avant de faire en sorte que nous soyons désormais face a face :

- Jun-chan, qu'est ce que tu fou ici ? Tu sais pas ou tu es ? Tu es perdue ? Bougu est vraiment pas un quartier pour les adolescentes.

Et elle venait d'en avoir la preuve.

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Sam 23 Sep 2017 - 23:56

Après avoir suivie cet homme sans me douter un seul instant que c’était ce qu’il s’apprêtait à me demander, j’interpellais le sensei, qui, par le plus grand des hasards, et pour mon plus grand bonheur, passait dans le quartier. Ce dernier comprit aussitôt le rôle que je lui demandais de jouer, et s’empressa de me prendre sous son bras, afin de faire croire que c’était mon grand frère. Je n’ai jamais pu expérimenter ce que cela pouvait bien faire, d’avoir une sœur ou un frère, mais, j’ai longuement jalousé mes camarades étant enfant, car il m’arrivait très souvent de m’ennuyer. À vrai dire, je ne connaissais pas très bien ce Satoshi, mais j’en avais néanmoins l’impression. Je pense que cela ne m’aurait pas déplu, d’avoir un grand frère, qui plus est, qui serait capable de me défendre, comme mon camarade. Après tout, si j’en avais eu un, il ne me serait peut-être jamais arrivé toutes ces histoires…

Je prenais un air désolé, tout en serrant la main du jeune sensei, alors qu’il s’assurait (par politesse et avec insistance), que je n’avais pas embêté l’homme qui venait de m’accoster. Ce dernier reparti, vexé.
Je soupirais, soulagée, quand mon camarade finit par s’écarter de moi, tout en me sermonnant.

« Jun-chan, qu'est ce que tu fou ici ? Tu sais pas ou tu es ? Tu es perdue ? Bougu est vraiment pas un quartier pour les adolescentes. »

J’étais gênée de l’avoir dérangé, et, il faut dire que nous ne nous connaissions qu’à peine. Je n’osais pas lui avouer pourquoi je me trouvais dans ce quartier. J’étais loin d’être perdue, même si légèrement désorienté, j’étais bien consciente que j’étais à Bougu, puisque telle était mon intention. Je pris mon bras gauche de ma main droite, et tout en regardant mes pieds, je lui marmonnais :

« Gomen, oniisan. J’voulais pas t’embêter. Je voulais juste explorer les environs… »

Je venais de lui mentir. Le sang montait alors à ma tête, et une bouffée de chaleur m’envahie. Je n’étais pas fière de moi. Il avait été si gentil, et deux fois que nous nous croisions, deux mensonges que j’établissais. Le premier, c’était que je n’étais jamais revenue le voir. Je m’en voulais parce que j’avais vraiment envie de le connaître davantage. Mais je me doutais bien qu’il ne voudrait pas en apprendre plus sur une gamine, menteuse et étourdie dans mon style. Je m’avançais alors, en m’accrochant à son bras, comme si je comptais le retenir, alors qu’il ne s’apprêtait même pas à partir:

« Non, c’est pas vrai ce que je viens de te dire là. Je suis juste venue dans l’espoir de m’infiltrer dans un bar, histoire d’éviter de passer ma soirée à m’ennuyer. »

Par contre, j'étais vraiment désolée. Je savais bien que cela n’excusait en rien mon comportement inconscient et puéril. Il aurait pu m’arriver bien des choses, et, j’ignore si c’est dû à mes 17 misérables années, mais d’une certaine façon, malgré le danger environnant, j’ai toujours cette sombre et stupide lubie de me croire invincible.

Je interpellais à nouveau, tout en évitant son regard.

« Tu sais, j’ai pas voulu te mentir, mais j’ai pas osé revenir. »

La foule aux alentours semblait ralentir, voir disparaître. Il n’y avait plus que Satoshi, et cette terrible confrontation, qui me mettait mal à l’aise. J’aurais pu tracer ma route, le remercier furtivement, éviter les questions. Mais quand bien même mettre des vents est un art que j’estime maîtriser à la perfection, je ne pouvais pas sortir mes griffes vis-à-vis du jeune homme. Il était décidément vraiment gentil, et me donnait presque envie d’en faire de même.

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Jeu 28 Sep 2017 - 13:43

S'énerver ne changerait rien, après tout elle était libre de faire ce qu'elle voulait de sa vie. Cependant j'avais trop la sensation d'avoir une certaine responsabilité a son égard pour la laisser seule. Quand on y pense, moi même je ne savais pas trop ce que je faisais a Bougu. A la différence qu'il y avait peu de chance de me retrouver poursuivi par un fou furieux qui veux me mettre a la prostitution par ici. Et quand bien même ca serait le cas, je suis presque sur que je serais capable de casser un bras ou deux histoires de dissuader la foule. La prostitution masculine n’était pas qu'une légende, mais j'étais sur et certain que j'étais capable de m'y soustraire.

- Je ne veux pas qu'il t'arrive malheur, tu comprends ?

Elle peux s'excuser, mais explorer Bougu n'est vraiment pas quelque chose a faire. Et encore, elle a eu la bonne idée de le faire en plein jour. Je suis sur qu'elle serait capable de recommencer sa petite escapade de nuit, bien au regard de tout les prédateurs potentiels. Et rien qu'a cette idée, j'ai un frisson qui me parcourt le dos. Elle avait l'air tellement......comment dire. Je penche la tête sur le coté en la regardant. Fragile, physiquement parlant elle n'avait pas grand chose pour faire peur a qui que ce soit. Une qualité qu’apprécierait sans doute quelque maniaque sexuels de ce type. En plus il n'y avait pas grand chose a voir par ici, a par quelque bar a la réputation douteuse. Si elle voulait voir un bar, le centre-ville pouvait très bien lui convenir.

- Je sais que c'est chiant, mais quand une jolie fille comme toi vient par ici, elle devient le centre d'attention de pleins de types mauvais. Je ne peux pas t'ordonner de faire quelque chose, mais si tu voulais bien m'écouter, et ne pas rester toute seule par ici, ca serait vraiment mieux, je te le redis, je n'ai pas envie d'apprendre que tu t'es fais enlevé par je ne sais quel Yakuza.

Je me demande si je n'en fais pas trop. Si je n'ai pas peur pour rien. En plein jour quand même. Mais j'ai entendu assez d'histoire sur cet endroit pour avoir le droit de m’inquiéter. Non, j'en ai vu assez, ce soir la avec Hibari-san, pour savoir que les choses peuvent vite s’accélérer. Et je me trouvais avec un pro, quelqu'un qui connaissait visiblement parfaitement les lieux. Elle ne savait sans doute même pas exactement ou elle se trouvait dans Bougu, elle marchait a l'improvisation, comme moi souvent. On se ressemblait un peu sur ce point la.

Elle m'attrape par le bras, et je suis surprit de la voir rouge comme une tomate. J'ai dis quelque chose ? Ou peux être qu'elle se rend compte de ce qu'elle a fait et qu'elle s'en veux un peu. Elle s'excuse encore sans que je comprenne immédiatement pourquoi, jusqu'à ce qu'elle développe son propos, s'excusant pour le fait de n’être pas revenu me voir. C’était juste pour ça ? J'avais complètement oublié, pour tout avouer. Si elle n'avait pas envie de faire ce club, je n’étais personne pour m'en offusqué. Les clubs de sport particulièrement, avaient besoin d'une certaine motivation pour être intéressant. Si elle ne l'avait pas, c’était inutile.

- Parce que tu crois que je suis en colere contre toi ?

Je n'ai pas exactement comprit pourquoi elle n'avait pas osée revenir, comme elle disait. Je lui avais peut être fait peur avec mon enseignement aussi mauvais que ridicule, ou peut être qu'elle s'en voulait de s’être énervé pour ce qui n’était a mes yeux pas grand chose. Dans tout les cas, difficile de savoir si elle s'en voulait vraiment pour ça, mais je n'allais pas la laisser se morfondre dans cette idée, si c’était le cas. Je jetais un œil par dessus son épaule. L'homme semblait définitivement parti. Tant mieux. Je baisser mon visage pour pouvoir observer ses yeux, et planter mon regard dans le sien, avant de déclarer sereinement :

- Tu sais, je n'ai absolument aucun motif d'énervement a avoir contre toi. Tu as accepté d'essayer, si tu n'as pas aimée, ce n'est pas grave. Il n'y a pas besoin que tu fasses partis d'un club de sport pour que nous soyons amis. Et il n'y a pas a ce que tu te force pour je ne sais quelle raison si tu n'as pas envie. Fait ce qui te semble juste, c'est tout. Si tu est dans un club qui te plait, alors je suis content pour toi, c'est tout.

Je soupire en lui mettant une petite pichenette sur le front. J'ai vraiment l'impression d’être un genre de grand frère dans cette situation, et je ne sais pas si j'en suis vraiment heureux. J'avais eu envie d'avoir une petite sœur, plusieurs fois, mais j'avais la sensation de l'utiliser pour combler ce creux que je n'aurais jamais, familialement parlant. Et je n'aimais pas l'idée de l'utiliser. Aussi, intérieurement, je savais qu'il valait mieux mettre un peu plus de distance. Mais vu comme elle serrait mon bras, c'etait compliqué. Nouveau soupir. Je reprend la parole, toujours en essayant de paraître serein, digne de confiance, histoire qu'elle se sente en sécurité :

- Écoutes, Bougu n'est pas sur toute seule, mais si tu veux, je peux rester avec toi jusqu'à ce que nous soyons rentrés. Je n'ai rien d'autre a faire, je serais heureux de passer un peu de temps avec toi. Je peux t'aider a faire quelque chose, peut être ?

Tant pis pour mes révisions.....

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Jeu 28 Sep 2017 - 20:25

Le jeune homme paraissait se soucier de moi, ce qui me semblait plutôt étrange. Il y avait certes eu une certaine connexion le soir de notre rencontre -si je puis appeler cela ainsi-, mais il avait l’air de prendre son rôle de faux grand frère à cœur. Cela me décrocha tout d’abord un sourire attendri. Ça confortait aussi l’idée première que je me faisais du blondinet : c’était une sorte de guerrier, qui apparemment aujourd’hui, semblait vouloir me protéger. Bon, peut être n'était-ce pas réellement une envie. Il devait tout simplement se sentir obligé, un excès de politesse je parie.

Quoiqu’il en soit, après son discours dans le but de me raisonner, je concluais qu’il avait raison. Tant pis pour les boissons que j’aurais pu me faire offrir. Après tout, j’étais tout de même sortie de l’internat, et m’étais plutôt divertie, même si je ne m’attendais pas vraiment à ce genre de situation. Et puis, je me disais qu’il valait mieux optimiser mes chances de pouvoir rentrer dans un bar une fois majeur, plutôt que de rester dans le quartier -que mon interlocuteur semblait décrire comme étant très dangereux- et de risquer d’y finir. Mon choix était fait.

Après m’être excusée de ne jamais être revenue au club, il tenta de me rassurée. Il se rapprocha de moi, plongea son regard dans le mien, et, tel qu'un père aurait pu le faire, m’expliqua qu’il n’était pas fâché. Ce fut en quelques sorte un soulagement. Il m’expliqua également que je n’avais pas besoin de faire parte du club de combats pour que nous soyons amis. Soyons amis…

Je lui souris, tout en prenant une inspiration, alors qu’il me lança une pichenette sur le front. Par ce geste affectueux, il rentrait à nouveau dans son rôle de grand frère. Je finis par relâcher l’étreinte que j’exerçais sur son bras.

« Écoutes, Bougu n'est pas sur toute seule, mais si tu veux, je peux rester avec toi jusqu'à ce que nous soyons rentrés. Je n'ai rien d'autre à faire, je serais heureux de passer un peu de temps avec toi. Je peux t'aider à faire quelque chose, peut-être ? »

Ces paroles illuminèrent alors mon visage, et, prise d’une énergie soudaine, je lui adressais un de mes plus radieux sourire. Petit chanceux.

« Quel âge as-tu, Satoshi-Kun? »

Après tout, s’il acceptait de me payer un verre, j’aurais réussi à accomplir mes objectifs pour la journée. De toute façon, si ce n’est pas pour faire la fête, ou fréquenter des prostituées, je ne vois pas ce qu’on viendrait faire dans le quartier. Cette pensée résonna alors en moi. Mon regard s’éclaircit, comme si je venais de deviner l’improbable. Après tout, que pouvait faire un garçon sérieux et charmant comme lui, en plein Bougu? Il était certainement venu y faire des choses pas nettes. Peut-être n’était-il pas digne de confiance comme je me laissais porter à le croire. De plus, il était bien aimable, pour un presque-inconnu. Je venais alors à penser qu’il essayait peut-être de m’amadouer, histoire que je ne divulgue pas ses activités illicites. Je le dévisageais alors, un sourcil légèrement surélevé. Puis, d’une voix suspicieuse, sur un ton plus lent, qui me parut savoureux, je repris son bras, tout en marchant :

« Mais dis-moi, mon cher Sensei. Par quel heureux hasard je te trouve dans ce quartier, toi homme honorable, qui me parait si malfamé? Et comment se fait-il que tu paraisses tant t’y connaître? »

Mes doutes avaient beaux être justifiés, je n’y croyais qu’à moitié. Il aurait pu être un véritable délinquant -peut-être même en était-il un-, mais j’étais loin d’être effrayé. Je lui accordais, pour une raison inconnue, une totale confiance.

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Jeu 5 Oct 2017 - 16:05

Puisque mes révisions semblaient maintenant caduque, je réfléchissais le plus vite possible a un moment que j'aurais de disponible afin de combler le retard qui se formait petit a petit dans mon travaille scolaire. Puisqu'il n’était pas possible de travailler quand j'allais a mon job étudiant, et que quand j'avais du temps disponible, je le passais a me perdre dans les rues de Keimoo, l'année allait être de plus en plus compliqué. Il me faudrait probablement oublié pendant un moment de m’entraîner, même si le tournoi était la semaine prochaine. Déja la semaine prochaine ? C'etait trop tôt, et je ne l'avais même pas réalisé.

C’était donc le travaille scolaire que j'allais mettre de coté, au moins jusqu'à ce que le tournoi soit passé. Valentine-sensei m'avait confié le futur du club de kung-fu, en m'accordant un privilège que j'étais le seul a avoir dans tout l'établissement. Je ne pouvais pas perdre un tournoi de seconde zone comme celui auquel j'allais participer......ah, mais il avait peut etre donné cette opportunité a d'autres élèves, en fait. Puisque c'est secret, comment je suis censé le savoir ? Je tourne la tète vers Jun quand elle reprend la parole. Mon age ? Pourquoi cela l’intéresse t'elle tout a coup ? Oh, je pensais pourtant que je lui avais déjà donné cette information.

- J'ai vingt ans. Mais pourquoi est ce que....

J’arrête de parler quand je regarde son visage. Elle me sourit. D'une façon comme je ne l'avais encore jamais vu faire en ma présence. Elle semble vraiment heureuse de ma proposition, et ce sourire me fait instantanément oublier tout ce que j'avais en tête une seconde avant. Au diable les études, au diable le tournoi, ils attendront demain. Je peux bien accorder une après-midi a mon amie. Même si je ne suis pas sur de pourquoi elle m'a posé cette question, je finis par entendre la suite de son raisonnement, et je ne peux m’empêcher de rougir légèrement. Je ne suis pas majeur non plus, et je lui fais des reproches que je ne tiens pas moi même. Bon, moi je suis plus vieux, j'ai presque l'age, et je sais me défendre.

- Ne m'appelle pas comme ça. Je t'ai déjà dis de m’appeler Satoshi. Sensei, je ne mérite pas ce titre.

Tout en la reprenant sur ce petit détail, je m'occupe de réfléchir a la réponse que je vais lui donner. Ce n'est pas la première fois que je vais ici, mais la raison est simple. Ce n'est pas la première fois que je me perd dans la ville, et étrangement, mes pas finissent toujours par me ramener dans le pire quartier possible. A croire que finalement j'y vais inconsciemment. Je pourrais lui expliquer qu'en fait, je cherche quelqu'un qui semble lui avoir de mauvaises fréquentations, mais ce n’était sans doute pas la chose a faire. Je pense a l'écharpe qui se trouve dans le sac de sport que j'ai en bandoulière dans mon dos.

- Disons que j'ai un mauvais sens de l'orientation. Je me promenais sans réfléchir, et j'ai fini par arriver ici.

Et même si dit comme ça ca semble affreusement mensonger, c’était la stricte vérité. Je garde mon regard dans le sien, essayant de la convaincre par l'étincelle de vérité qui, je l’espère, brûle au fond de mes pupilles. En espérant qu'elle ne trouve pas cela, au contraire, trop louche. Je m'écarte un peu plus sur le coté pour laisser passer un groupe d'étudiante semblant elles mêmes connaître bien trop l'endroit pour être innocentes, en soupirant, tout en reprenant :

- Ce n'est pas la première fois que je me perd. Je pourrais te raconter si tu veux. Surtout la premiere fois. Quand j'y repense maintenant, c'etait une sacrée aventure. J'ai bien cru mourir plusieurs fois. Ou alors finir au fond d'une cellule pendant une nuit entière, pour etre allé dans un bar.....mais ce n'est pas comme si je voulais....bref, il faudrait que j'explique depuis le début pour que tu comprennes.

Il n'y a plus qu'a trouver une occupation. Je doute qu'il y ai quelque chose de possible pour nous deux a Bougu, mais une simple promenade m'irait. Cependant j'ai déjà décidé que ce n’était pas a moi de choisir l'activité que nous ferions. Et nous avions énormément de temps jusqu'à couvre-feu des lycéens, aussi, il n'y avait pas a s'en faire de ce coté la. J'enfonçais mes mains dans mes poches en me tournant vers la rue :

- On pourrait aller ailleurs qu'a Bougu, je suis sur qu'il y a des endroits bien plus intéressant qu'ici. Ce n'est pas comme si nous allions aller boire dans un bar, n'est ce pas.

Et je lui dis ça toujours en la regardant, d'une façon un peu plus appuyé que précédemment. Tu n'oserais pas aller dans un bar, n'est ce pas, Jun-chan ?

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Sam 7 Oct 2017 - 4:59

Alors que nous continuons de marcher, mon jeune compagnon d’aventures m’interrompu aussitôt que je l’appelais Sensei. Il prétendait ne pas mériter ce titre, et semblait fâcher de me voir l’employer, malgré ses avertissements. Je fronçais les sourcils, quelques peu en désaccord avec la pensée de jeune homme. Après tout, un sensei enseigne, et même si je n’avais pas été une excellente élève, je pensais qu’il m’avait tout de même transmis quelque chose qui dépasse les mouvements et techniques de l’art -mais je ne veux bien entendu pas trop m’avancer à ce sujet- : la spiritualité. Quoiqu’il en soit, il poursuivit, en m’indiquant son âge. 20 ans… cela contrefaisait mes plans. Mais rien qu’à le regarder, je pouvais lui en donner plus. Après tout, j’étais convaincu qu’il était majeur, avant de le lui demander. Et moi, on me faisait souvent remarquer que j’avais l’air d’avoir 20 ans.

Je continuais de l’écouter, en attendant l’explication que je convoitais tant, quant aux raisons de son apparition dans le quartier. Il semblait un peu ailleurs, sans doute était-il en train de chercher des excuses, afin de ne point entacher l’image qu’il dégageait naturellement, c’est-à-dire mûre, sérieuse.
Il me regarda fixement, puis fini par répondre qu’il s’était perdu. J’éclatais de rire tant la réponse me paraissait facile et absurde. Après tout, nous étions en plein dans un carrefour, à la moindre vue de gens étrangement accoutrés, il aurait quand même pu commencer à se questionner sur les lieux où il se trouvait. J’avais du mal à le croire, et continuais d’esquisser un sourire narguant.

Puis, il évoqua le fait qu’il se perdait souvent -sur quoi je le rejoignais finalement-, et que ce n’était pas sa première fois dans le quartier. J’en oubliais finalement mon objectif premier, puis fut intriguée par ces événements qu’il mentionnait de façon vaporeuse.

Il avait l’art de m’intriguer.

Je plantais mon regard dans le sien, tout en continuant de sourire, afin de ne pas non plus le faire fuir.

« Explique-moi, j’ai tout l’aprèm. »

Je continuais de l’entrainer, d’un pas plutôt enjouée et déterminé, même si je n’avais aucune idée de l’endroit où nous atterririons. Mon camarade me regarda alors avec une insistance qui me mettait presque mal à l’aise, du moins avant qu’il ne s’exprime.

« On pourrait aller ailleurs qu'a Bougu, je suis sûr qu'il y a des endroits bien plus intéressant qu'ici. Ce n'est pas comme si nous allions aller boire dans un bar, n'est-ce pas … »

Je plongeais mes yeux dans les siens, afin de chercher une réponse à ce regard soudain. Ah ! Je ne l’imaginais décidément pas dévergondé comme ça. Il me semblait bien que mon idée lui plaisait, car il était en train de tenter de me manipuler : Moi qui avait oubliée l’idée d’aller dans un bar, ce dernier me la rappela, tout en l’opposant à une idée bien moins excitante pour que je me jette sur la seconde ! Je lui souriais alors, car il commençait à bien m’amuser. Puis, une fois sa phrase terminée, et mon analyse furtive effectuée, je prêtais attention aux sons environnants. Une musique, plutôt détendue, s’empara de mon esprit. Je lâchais alors la main de mon camarade, et enivrée par l’idée qu’il venait de me glisser, je commençais à danser sur le fond sonore. Je prie alors la main du jeune homme, avant même de lui laisser l’occasion de parler, et l’entraînais à suivre mes mouvements, tout en nous dirigeant vers le bar en riant.
Ici semble être un endroit intéressant, Satoshi.

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Dim 8 Oct 2017 - 22:06

J'avais vraiment parlé trop vite. Maintenant que j'y réfléchissais, qu'est ce que les gens pouvaient bien faire dans ce genre de moment ? En ville ? Faire les magasins ? Aller boire un verre dans un café ? Marcher jusqu'à etre fatigué, et finalement tomber sur un banc dans un parc au milieu des arbres ? J'avais l'impression de nager dans l'inconnu. Et encore, l'inconnu avait de cela de bien que si on s'y laissait plonger, on pouvait ne plus avoir a réfléchir. Dans cette situation la, au contraire, il me fallait réfléchir encore plus que d'habitude, chose que je n’appréciais pas particulièrement de faire. Je baisse mon regard vers elle. Je viens de me faire avoir.

Elle commence soudainement a danser, sur un des nombreux fonds sonores qu'il était possible d'entendre dans le quartier Bougu. Nous étions en pleines après midi et il était impossible pour ma blondeur de passer inaperçue, et voilà qu'elle voulait me demander.....de me faire remarquer ? Moi qui avait l'habitude de raser les murs ? Je n'étais pas prêt psychologiquement, encore moins physiquement, et pourtant je suivais ses pas d'un air un peu fermé a son amusement. Je ne voulais pas lui gâcher son plaisir, mais je ne pouvais pas pour autant me détacher du regard des autres comme elle semblait parvenir facilement a le faire.

- Je veux bien te raconter.....mais en bougeant comme ça....

Mon regard tombe sur le bâtiment vers lequel elle m’entraîne. Hum, en fait elle fait exactement tout ce que je pensais qu'elle ne connaissait pas. Je suis naïf, c'est sans doute comme ça que sont les jeunes, ils aiment braver le danger et l'inconnu, et sont attirés par ce genre d'établissement. De jour, cependant, il semblait moins malveillant que la fois ou j'avais du pénétrer dans un de ses semblables en pleine nuit. Merci Takuya-san de m'avoir sauvé de ce calvaire ! Elle me disait que cet endroit avait l'air de faire partis de ceux qui étaient intéressant. Je ne sais pas si elle etait inconsciente ou si elle n'avait vraiment aucune idée des gens de personnes qui fréquentaient ce genre de lieu.

- Tu sais....je suis sur qu'il y a d'autres endroits ou nous pourrions....

Peine perdu, elle avait prit sa décision, et j'étais son garde du corps pour l’après-midi. Je n'avais plus qu'a la suivre a l’intérieur. Elle pousse la porte et je me fige. En fait ce n’était pas juste qu'il ressemblait, c’était le bar ou j'étais venu me perdre un an plus tôt. Je ne l'avais pas reconnu vu que je n'avais aucun souvenir de la devanture, mais je reconnaissais le bar, ainsi que celui qui se tenait derriere et qui, lui, n'avait plus aucune idée de qui j'étais. Ce n'etait pas vraiment étonnant, puisque je n'étais qu'une bagarre parmi tant d'autres :

- On devrait peut etre vraiment aller autre part.


J'avais dis ça d'une manière un peu pittoresque, mais je notais que le bar, lui, avait l'air moins lugubre que dans mon souvenir. La musique était plutôt entraînante, la piece lumineuse, et si jamais nous ne prenions pas d'alcool, il n'y avait aucune raison que nous fassions remarquer. De toute façon, j'aurais l'age requis dans cinq mois tout au plus, je n'aurais probablement qu'une remontrance en cas de contrôle. Je me dirigeais donc vers une table, a l'opposé du coté ou plusieurs hommes largement enivrés malgré l'heure, parlaient de façon forte et désordonnés. Par réflexe, je me mettais entre Jun et eux, comme pour la dissimuler de leurs regards, tout en soupirant.

- Tu vois, par exemple je suis sur que si tu étais venue toute seule, ils t'auraient abordés dans la minute.

Et ce n’était pas qu'une alerte, j'en étais intimement persuadé. Je fais signe au barman de ne pas venir tout de suite, que nous commanderons plus tard, avant de m'asseoir, toujours de façon a ce que Jun ne soit pas vulnérable vis a vis d'eux. J'avais cette impression d'avoir l'air un idiot surprotecteur, mais je me sentais responsable d'elle, dans un sens. Si elle finissait dans un caniveau, ca me retomberait dessus, et en plus je m'en voudrais pour le restant de mes jours. Heureusement, l'homme de la dernière fois ne semblait pas etre la. Il devait s’être remit de ce coup de choppe a bière qu'il avait prit sur la tête. Mais il n’était clairement pas de la clientèle a venir de jour. Il y avait beaucoup plus d'amusement la nuit. Je m'avance au dessus de la table pour qu'elle soit la seule a m'entendre :

- Ce n'etait pas une blague tu sais, je ne pensais vraiment pas que tu appréciais ce genres d'endroits. Si il y a un type qui vient nous parler, on pourrait avoir des ennuis.

Je suis vieux jeu ? Trop prudent ? Pas assez amusant ? Dans tout les cas, tout ce que je voyais actuellement, c'est que nous n'étions pas dans un endroit ou nous avions l'autorisation d'etre. Pourquoi je n'étais pas résté étudier ?

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Lun 9 Oct 2017 - 22:08

Il n’avait pas l’air super amusé par ma danse soudaine, il donnait même l’impression d’être gêné, on aurait dit un piquet que j’essayais de déterré. Peut-être ne savait-il pas danser. Moi, je n’ai jamais été gênée pour ce genre de choses, j’imagines que c’est en parti dû à ma personnalité quelques peu excentrique, mais surtout à l’habitude. Je pense qu’on se rend vite compte que c’est en faisant n’importe quoi que personne ne nous voit. Je ne dis pas que je suis du genre à être oubliée en un instant, à ne pas marquer les esprits, mais il est vrai qu’on ne m’a jamais vraiment fait remarquer que mon comportement était trop extravaguant, quand bien même je suis consciente que parfois, il peut l’être.

Il finit par me dire qu’il allait me raconter son histoire dans le quartier. Je m’imaginais déjà des tas de scénarios improbables, où il aurait eu affaire avec des mafieux, qu’il aurait peut-être même déclencher une bagarre -dans laquelle j’étais intimement convaincue qu’il serait sorti victorieux. Je continuais donc de l’entraîner, afin qu’il me partage tout cela autour d’un pichet.

Une fois les locaux pénétrés, mon camarade n’avait pas l’air de se sentir aussi bien que précédemment. Peut-être avais-je mal interprété ce qu’il me suggérait plus tôt ? Ou non, il devait sans doute être indécis sur ce qu’il allait prendre. Il était vrai que moi-même je n’en avais aucune idée. Premièrement, sans doute un saké bomb, histoire de détendre l’atmosphère. Mais je continuais de me demander ce qui pouvait troubler mon camarade. Peut être se sentait-il anxieux à l’idée de se faire carter. Je lui touchais le bras, un peu au-dessus du coude, en souriant, histoire de le rassurer j’imagines.

Je ne voulais pas le voir comme ça. Mais surtout, je n’imaginais pas qu’il réagirait de la sorte. Je n’avais pas vraiment supposé une quelconque prédiction concernant la réaction de mon camarade, mais j’imaginais qu’il serait plutôt en état de transe concernant la transgression que nous nous apprêtions à commettre. Quoi de plus excitant pour un adolescent ?

Cependant, il n’en était bientôt plus un, peut-être d’ailleurs ne l’avait-il jamais été ? Il se passe quelques fois certaines choses qui vous privent de votre enfance, ou de votre adolescence, qui vous font grandir si vite que vous n’avez plus de temps pour cette inconscience dangereuse qui anime votre quotidien restreint.

Il tentait de me raisonner, en suggérant d’aller ailleurs. Nous nous assîmes pourtant.
Le bar était déjà peuplé et certains hommes semblaient être ivres. Je n’avais encore jamais fréquenté ce genre d’établissement, que je trouvais pour le coup, plutôt étrange. Et cela encore moins en pleine journée. Je m’étais bien entendue habituée aux pubs en Espagne, mais l’atmosphère y était bien différente, plus détendue. Ici, il y avait un esprit presque pathétique, qui venait vous prendre le cœur. Peut être étais-je trop sensible aussi. Les botellons avant les soirées faisaient partis du quotidien à Madrid. Là-bas, pas un seul weekend sans faire la fête. Sinon, on était souvent classés comme étant coincés, pas intéressants. J’aurais peut être aimé voir la vie, du côté des innocents, des pas intéressants, j’aurais certainement jamais eu toutes ces histoires. Sauf que je faisais partie de ces gens qui classaient, sans même s’en apercevoir, les camarades du lycée qui ne sortaient pas de chez eux les samedis soir.

Le jeune garçon semblait ailleurs, puis, après m’avoir désigné de la tête les hommes, situés à l’opposé de notre table, il me fit remarquer que si j’avais été seule, il se seraient certainement empressé de m’aborder, comme des chiens affamés se jetteraient sur un steak. C’est aussi pourquoi je n’étais pas seule, j’étais protégée, en compagnie de Satoshi. J’étais bien évidemment consciente qu’il avait raison, que j’étais susceptibles d’attirer des hommes plus mûrs, et cette idée me répugnais, quand bien même par moment, je me savais capable de la tourner à mon avantage. Ces hommes que j’attire sont bien plus vulnérables au fond, puisque je n’ai qu’à promettre sans ne rien dire, et ils remplissent les conditions de notre pacte imaginaire.

Je regardais Satoshi dans les yeux, puis détournais mon regard. Il allait finir par me mettre mal à l’aise, moi qui souhaitais simplement m’amuser. Il insista à nouveau :

« Ce n'était pas une blague tu sais, je ne pensais vraiment pas que tu appréciais ce genre d'endroits. S’il y a un type qui vient nous parler, on pourrait avoir des ennuis. »

Je serais les poings, impuissante face aux faits. Il avait raison, et je n’avais certainement pas de réponse à cela. Tout ce que je me disais, c’était qu’ils s’amusaient dans leur coin, qu’on ne les dérangeait pas, et qu’il n’y avait pas de raison pour qu’on commence une paranoïa sur ce qui ne s’était pas produit. Mais voilà qu’à force, je n’avais plus envie de m’amuser. Il pouvait partir s’il le souhaitait, après tout je ne l’ai pas invité avec moi pour me bousiller le moral, et gâcher mon après-midi. Je fronçais les sourcils, puis, lui adressais un sourire, faussement esquissé.

« Prends ce que tu veux et prends-moi une pinte. »

Tant pis pour le saké. Nous ne nous ferons pas remarquer aujourd’hui. Je me levais alors, puis me dirigeais vers les toilettes, tout en sentant les regards brûler mes vêtements.

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Sam 14 Oct 2017 - 3:30

Bon sang de bon dieu de bon sang. La situation était critique. Bien plus que ce que j'aurais pu le cauchemarder dans mes moments de délire méditatifs les plus sombres. Dans cette salle, nous n'étions que des proies. Et contrairement a la dernière fois avec Hibari-san, j'étais sans doute celle la plus a même de contrôler la situation. Je ne pouvais me reposer sur personne. En fait, j'étais celui sur lequel elle devait se reposer. Il en allait de ma responsabilité envers elle. Elle était irritée, je le voyais dans son regard. Tu croyais quoi ma belle ? Que j'allais t'aider a transgresser la loi et que je trouverais ça amusant ? Désolé, ce n'est pas du tout mon genre.

C’était même plutôt le contraire, j'étais dans cette catégorie de jeunes plutôt coincés, qui ne savaient pas vraiment m'amuser, qui ne s’étaient en fait jamais amusés tout court. Je n'étais jamais sortis de mon plein gré le soir, avec des amis, pour faire des choses que la loi prohibait. En fait j'allais souvent a l'encontre des règles, mais pas de la façon habituelle des jeunes de mon age. Je ratais tous les soirs le couvre-feu, mais c’était parce que je passais trop de temps a m’entraîner. Je séchais un club, mais c’était parce que je m’entraînais encore d'avantage a la place. Je ne travaillais pas beaucoup, mais c’était pour courir le matin, et méditer le soir. Ouais. En fait je passais mon temps a faire du sport. A faire un sport. A pratiquer mon art.

Je sursaute quand elle se levait soudainement. D'une manière tellement brusque que je manquais de tomber de ma chaise. Elle me lança un regard de braise, entre le défi et l'effronterie. Une pinte ? Rien que ça ? Elle me semblait si fragile, et l'idée de la voir boire ces grosses portions d'alcool aurait pu me faire sourire si je n'avais pas l'habitude de garder mon sang-froid. Elle m'autorise même a prendre ce que je veux. Quel gentil geste. Elle part vers les toilettes, et du coin de l’œil, je vois tout les regards se tourner vers elle. Je n'ai aucun doute sur ce que les trois hommes du fond projetteraient de faire en soirée avec elle.....

Je me lève a mon tour, allant vers le bar. Il n'a pas changé, et je m'attends presque a ce qu'Hibari-san se retourne vers moi, depuis le bar, avec sa barbe de trois jours, son air fatigué et moribond, et son regard agressif. Mais il n'y a personne, et je passe ma commande. Une eau aromatisé a la pomme pour moi, un classique parmi les classiques qui me fait toujours autant frémir de plaisir. Et pour mon amie, une pinte. De jus d'orange. Ça lui ira amplement, je suis sur. En prime, c'est moi qui paye. En comptant que je suis un peu juste en cette fin de mois, le geste est, je l’espère, appréciable.

Alors que je ramène nos verres, une fois servit, l'un des hommes me fait signe a grand renfort d'interjection impossible a comprendre. J'ignore totalement les paroles qui me sont adressés. Sans doute des insultes, des réflexions sur ma couleur de cheveux, pour changer. On me traite souvent d'étranger, alors que la seule chose que je n'ai pas venant de ce pays, c'est sans doute cette couleur de cheveux qui fait la particularité de ses habitants. Enfin, c'est passé, c’était surtout quand j'étais au collège, mais j’étais si doué pour disparaître, que les remarques ne me suivaient pas longtemps.

Une fois de retour a ma place, et alors qu'ils semblaient avoir finit de me parler pour l'instant, je tournais le regard vers les toilettes. J’espère que personne ne l'avait attrapé la. Et si c’était une diversion, plus tot, pendant qu'elle se faisait kidnapper ? Et si des femmes complices l'avait assommés dans une cabine, pour lui faire les pires atrocités ? Calmes toi, Sato, il est 16 heures, il n'y a quasiment rien a craindre.Je ne vais pas débouler dans les toilettes des femmes sur un simple ressentis que je venais d'avoir.

Alors que le temps passe, j'aperçois soudainement un ballon pour enfant rouler a l’intérieur. Le ballon, d'un bleu presque fluo, roule lentement depuis l'entrée, vers le fond de la salle, dans la direction des trois hommes. Je le suivais d'une façon presque hypnotique, alors qu'un bruit de pas me reveilla et me fit me retourner vers la porte a nouveau. Un gamin, de six ou sept ans, l'air un peu pataud, qui rentrait dans le bar, a la poursuite de son bien. Il chercha a droite et a gauche. Perdu. Le ballon avait roulé hors de son champ de vision.

Je lui fis un sourire, tout en lui faisant signe de venir. D'une façon plutôt timide, il s'approcha, dans ma direction, et d'un signe de la main, je lui fis signe de se diriger vers le fond de la salle. Il hocha la tête et dans un sourire, me dépassa. Je retournais a la contemplation de mon verre, tandis que Jun n’était toujours pas revenue. Elle ne devrait plus tarder....je suppose. J'étais quand même la pour elle. Dis comme ça, c’était plutôt étrange.

Je sursaute quand j'entends un bruit de verre brisé venant du fond de la salle. Je me retourne pour voir l'enfant au sol, le visage ensanglanté, fondant en larmes, alors que l'un des trois hommes s'est levé, observant l'enfant, a la fois surprit et agacé. Un verre brisé a la main. Un autre cri d'horreur, une femme qui arrive a son tour, dans l'encadrure de la porte. Sa mère probablement. Comment cette situation a pu tourner de la sorte ? Et surtout, que s'est il passé ? L'un des hommes fustiges le gamin au sol, d'un air agacé, alors qu'il semble que le ballon ai etait le déclencheur de l'accident. Et surtout, je me rend compte qu'ils ont probablement frapper le petit garçon avec ce verre. Par mégarde ou pas, peu importe.

Mon sang ne fait qu'un tour, alors que je superpose l'enfant que j'étais dix ans plus tôt dans cette cuisine, et le gamin qui est quasiment a mes pieds. On ne frappe pas un enfant. Il pourrait porter des séquelles tout sa vie. Voila pourquoi je déteste les bars, les alcooliques. Mon pere aussi. Meme si je ne sais pas pourquoi je mélange tout. Je dois me calmer, avant de faire quelque chose que je pourrais regretter.

J’espère que Jun va vite sortir.

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Dim 15 Oct 2017 - 6:02

J’étais partie dans les toilettes depuis un instant déjà, et après m’être longuement scruté dans un miroir, mon esprit reprit son calme. Après tout ce n’était peut-être pas un jour pour s’amuser avec Satoshi, il devait avoir des choses à faire et me voilà qui le retenait dans un bar, qu’il n’avait pas l’air d’apprécier. Il y avait un tas de gens qui auraient été ravi de s’amuser avec moi ce jour-là, je n’avais pas à le retenir plus longtemps. Cependant ce garçon continuait de m’intriguer, car malgré nos centres d’intérêts différents, je l’aimais bien, moi.
Je décidais d’aller le rejoindre, sans trop savoir ce que je comptais en faire : est-ce que j’allais lui demander de partir, ou est-ce que j’allais rester et lui dire de me laisser... comme à chaque fois, je me projetais aveuglément dans ce qu’on pourrait appeler un feeling. « On verra bien » me murmurais-je alors que je m’apprêtais à pousser la porte.

Mon geste s’arrêta net lorsque j’entendis un verre brisé retentir. Ce devait être le barman qui avait trébuché, ça doit être difficile comme métier tout de même, du moins trop demandant pour que je m’y essaie. Quoiqu’il en soit, j’avais l’âme généreuse, et rien qui pressait. Je poussais donc la porte brusquement, pour aller aider le serveur à ramasser les morceaux -qui sait, cela aurait pu éventuellement me permettre un rabais ? -

Cependant, arrivée dans la salle à nouveau, mon regard frappa celui d’un jeune garçon, au visage ensanglanté. Il était au pied de ces trois hommes, devant lesquels j’étais passée plus tôt. Mon regard affolé croisa celui de Satoshi, et sans trop comprendre quelle énergie m’animait, je me jetais au pied des hommes, pour m’occuper de l’enfant. Tout cela s’était passé tellement vite que je n’avais pas pris le temps de penser à la situation, de me demander ce qui avait bien pu se passer. Pourquoi un jeune enfant serait dans un bar un après-midi ? Est-ce que l’un des trois hommes serait un de ses parents ? Mais surtout... pourquoi est-ce que son visage était ensanglanté au milieu d’un tas de copeaux de verre ?!

Je ne compris que quelques instants plus tard, en regardant l’homme qui se trouvait debout, près du jeune garçon, les reliques de son verre à la main. « Je t’ai reconnu parmi les victimes tu marchais sur les corps un fusil à la main » j’avais lu cette phrase juste avant de m’endormir. Elle fit soudainement échos en moi, alors que le regard de l’homme me brûlait la peau, si intensément que je me retrouvais complètement tétanisée.

J’avais ce petit corps fragile entre mes mains, cette tête que j’avais soigneusement prise sur mes genoux, tant pis pour mes vêtements salis. Et j’avais trois hommes d’âge bien plus mûr que le mien, du genre à ne pas avoir à prier pour ne pas se faire carter, et qui devait peser 200 kilos de muscles à trois. Ce n’était pas avec mes petits bras tout frêles que j’allais les impressionner. Mais j’étais en colère qu’ils aient frappé ce garçon, quand bien même je n’avais aucune idée de la situation, il m’était inconcevable de battre un enfant jusqu’au sang. Le laisser faire équivaudrait à l’accepter, alors je m’apprêtais à me lever, en m’appuyant sur mes bras tremblants. Je n’avais pourtant pas peur, ou du moins je n’en étais pas vraiment consciente. Mais mon entourage semblait l’être davantage.
Un coup de pied dans les côtes, et un petit ricanement. Vous trouvez ça drôle vous, vraiment ? Mon visage plongé dans mes cheveux, je tentais de cacher ma détresse intérieure. Les larmes me montaient parce que j’étais faible, parce que je ne pouvais pas défendre ce garçon, parce que je n’étais pas capable de me défendre moi-même.

J’aurais tellement aimé pouvoir les détruire par la simple force de ma pensée indestructible, mais tout ce qu’il me venait à l’esprit, c’était d’appeler à l’aide.

« Sato... »

Puis je serrais les dents. Je n’avais pas le droit d’embêter ce garçon plus longtemps, j’étais décidément la fille la plus poisseuse de keimoo. La pauvre jeune fille en détresse permanente. D’abord dans la rue, ensuite dans un bar, tout ça à cause de ma spontanéité et de ma débilité. J’étais vraiment stupide, je ne m’amusais pas du tout. Rester à l’internat à glander aurait sans doute été une bien meilleure idée. Je relevais la tête, balayant mes cheveux en arrière, et défiais à nouveau l’homme qui m’avait blessé. Je ne ressentais pas la douleur, et j’ignorais à nouveau si ce regard était de trop, s’il pourrait m’être fatal, ou si à contrario, il saurait l’impressionner. Je me levais avec peine, avant de grommeler :

« Fakku. »

Je n’étais décidément pas une personne maîtrisée, et je n’avais pas l’intention de laisser quelqu’un d’autre que moi le faire.

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Lun 23 Oct 2017 - 19:42

La scène suivante sembla se passer au ralentis. Comme si ce genre d’événements pouvaient vraiment arriver ? Je n'avais aucune idée de quoi faire et je m'étais simplement approché de l'enfant avant que quiconque le fasse. De toute façon il n'y avait personne a part moi, les trois hommes et le barman. C'etait un accident, probablement. Non, sûrement même. Il suffisait d'appeler les urgences, ou de retrouver les parents du petit. Tout ça pour un ballon, c’était un peu gênant. Alors que je faisais un pas de plus, voilà que Jun sortait a ce moment la. Je n'avais aucune idée de ce qui allait se passer, mais sans savoir pourquoi, un soupir s’échappa de ma bouche, incontrôlable. C’était le moins bon timing possible pour son arrivée.

Bien entendu qu'elle allait se précipiter sur le gamin, et bien entendu qu'elle prendrait tout de suite en compte que l'un des hommes était le coupable. C’était probablement vrai en plus, mais rien d'assez fort, aucune preuve assez tangible pour faire un scandale face a trois adultes. Et l'enfant qui pleurait encore et encore, alors qu'elle venait a son chevet. Ce n’était pas si grave, juste impressionnant, une balafre qui ne vaudrait même pas un point de suture. Mais c'etait pour un connaisseur de ce genres de blessures. Pour quelqu'un qui n'y connaissait rien, on pouvait penser que c’était assez grave.

Je n'avais pas eu le temps de parler avant qu'elle ne se relève. Pourquoi tu fais toujours des choses comme ça ? Je n’eus également pas le temps de songer au fait que l'alcool n'allait pas aider a adoucir les mœurs. Mais frapper une adolescente ? A ce point la ? Seule ma main avait bougé vers l'avant au moment ou le coup l'avait atteint. Ce n’était pas très fort, absolument pas maîtrisé. Un geste d'humeur plus large que ce qui était prévu, ou une vraie attaque ? Toujours était il qu'il venait de frapper une adolescente de sans doute trente ans de moins. C’était passible d'une bonne garde a vu, voir d'une amende, voir a de la prison ferme. Coups et blessures volontaires.

Ma main se crispe légèrement, alors que je ne sais plus vraiment quoi faire. Si les jointures de mes phalanges commencent a blanchir, cela ne change pas grand chose a la situation. Je ne peux rien faire. Je reste un peu béat devant cette scène irréelle, tandis que je la vois finalement se redresser encore une fois. Et surtout,je vois le regard de l'homme. Mon sang ne fait qu'un tour et je projette mon corps en avant, pour faire rempart devant la jeune femme. Soudainement, avec un adversaire un petit peu plus rigoureux, l'homme fait un pas en retrait, tandis que les deux autres viennent a son secours. Je soupire en me disant que fracasser trois alcoolique dans un bar ou je ne suis pas censé être, en plein jour, ce n'est pas terrible pour mon cv.

Je me retourne vers Jun en feignant de n'avoir rien a faire de l'homme, que je garde du coin de l’œil. Je passa main main dans ses cheveux en soupirant, histoire de lui montrer que maintenant je suis la. Je ne sais pas quoi faire d'autre, et je ne sais pas la gravité du coup qu'elle a prit. Mais cela pourra attendre. Avant d’être sur qu'elle ne fera rien, je me retourne en la poussant un peu avant l'avant bras pour ne pas qu'elle reste dans la même zone que l'autre, histoire de les séparer. Le barman, quand a lui, a déjà appelé la police et prit en charge le petit garçon, l'éloignant du conflit.

- Jun-chan, on s'en va.

Je dis ces quelques mots sur un ton calme et posé, mais assez concis pour qu'elle comprenne que cela ne souffre d'aucune contestation possible. Elle va m'écouter pour une fois, sinon je compte bien la porter de force jusqu'à l’extérieur. Je la prend par les épaules autant pour la pousser que pour la soutenir. Aucune idée, comme je l'ai déjà dis, de savoir la douleur qu'elle peux ressentir. De cette façon si jamais elle souffre, je pourrais la rattraper. Je m’arrêta au milieu de la rangée et me retourne vers les trois hommes en lançant un regard plutôt équivoque. Puis je reprend ma marche vers l’extérieur.

Une fois sortit, je l'aide toujours a marcher, afin de s'éloigner de cet endroit. Je ne pensais pas qu'il était possible d'avoir un présentement aussi fort que celui que j'avais eu en mettant les pieds dans ces lieux. Toujours est il que ma décision de ne plus jamais y aller était prise, encore plus forte que tout ce que j'avais pu ressentir plus tôt. Je vais jusqu'à un banc ou je la fais asseoir sans lui demander son avis, avant de m'accroupir devant elle :

- Je suis désolé, j'aurais du agir avant le deuxième coup, c'est entièrement ma faute. Je suis vraiment désolé. Tu as mal ? Si oui, laisses moi regarder.


Après tout, je n'étais quasiment bon qu'a ça, moi qui aurait pu sauver mon avis, je m'étais contenté de la regarder se faire frapper avant de faire quoi que ce soit. Je suis sur que dans n'importe quel aventure épique, le héros aurait massacré les trois hommes. J'avais fuis le combat. Par sagesse ou par lâcheté. J'avais déjà assez a faire avec le tournoi qui approchait, sans avoir envie de me battre maintenant, et de me faire arrêter ensuite. J'attendais sa réponse au niveau des douleurs qu'elle pouvait avoir, en la fixant du regard d'un air vraiment affligé.

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Mer 25 Oct 2017 - 2:11

Après qu’il m’ai éloignée du conflit, et que je me sois laissée entraîné docilement (car abrutie de questionnement concernant toute cette histoire, tout ce qu’il venait de se produire), il me plaça sur un banc. Il me traitait avec soin, comme si j’étais malade ou ce genre de chose, ce qui m’amusait légèrement : je n’ai pas vraiment l’habitude qu’on s’occupe de moi, mes rapports maternels étant très limités… Il finit par s’accroupir, face à moi, avant de s’excuser, et de me demander si j’étais blessée.

Je n’avais absolument aucune idée de la façon dont j’étais censée réagir. J’essayais de récapituler la situation intérieurement. Tout d’abord je l’ai dérangé lors de sa petite vadrouille à Bougu ensuite je l’ai entraîné dans un bar où un enfant a été agressé (du moins supposément) et vers lequel je me suis précipitée, en m’opposant donc à trois hommes bien plus âgés, desquels Satoshi s’était senti obligé de me séparer, au risque de se séparer de moi à jamais -quand bien même je me doutais bien qu’il ne comptait pas passer le reste de ses après-midis à me reprendre.

Je le regardais, puis passa ma main dans ses cheveux blonds, tout comme il l’avait fait quelques instants plus tôt. Je lui adressais un sourire, histoire de le rassurer, car le voir préoccupé de la sorte me serrait le cœur. Je restais ainsi un bon moment, instaurant un silence profond.

J’étais tout de même surprise qu’il ne soit pas intervenu plus tôt. Je ne le connaissais finalement pas si bien que ça, mais j’aurais pensé qu’il serait venu en aide au pauvre enfant, qu’il aurait calmé les choses. Je l’avais trouvé au contraire assez inactif, passif, comme s’il était absent.
Après tout, cela était peut-être plus intelligent que mon intervention. Je n’étais personne pour juger…

Je me relevais, lentement, en m’appuyant sur son épaule. Je n’avais rien de casser, sans doute un bel hématome qui apparaîtrait dans la soirée. De quoi me laisser un petit souvenir de cet après-midi tant désiré. Cependant, un milliard de questions trottaient dans ma tête, concernant le jeune garçon, l’inaction de mon camarade, la raison de sa bienveillance envers moi. Mais je ne disais rien. Je marchais, tout en attendant qu’il me suive. Il valait mieux rentrer maintenant, il n’y avait plus rien à faire ni à voir ici. J’étais partie pour une soirée à cogiter dans mon lit trop étroit de l’internat, à surligner un tas de choses inutiles dans ma pile de magasines préférés, et à attendre désespérément que le sommeil m’emporte avec lui.

« Arigato… Gomen. Je sais même pas quoi te dire tu sais. Je crois que je réalise pas trop ce qui viens de se passer, mais tu m’a quand même sauvée plus d’une fois aujourd’hui. Je pense que je pourrais pas vraiment te rendre la pareille, parce que t’as compris que c’est pas vraiment mon genre de rôle je crois. Enfin bref, tout ça pour dire que je suis fatiguée, et que c’est sans doutes un après-midi très étrange, et j’ai pas envie de te laisser dans cet état. »

Par là j’entendais que je ne voulais pas le quitter tout en ayant ce sentiment qui pesait dans ma poitrine, « le cœur lourd » comme on pourrait l’appeler. Je me mis donc à rougir aussitôt, parce que rien que d’évoquer ma situation émotionnelle me gênait fortement. J’oserais encore moins le revoir après cette histoire, mais je ne voulais pas qu’il me laisse seule, je ne voulais pas rentrer, mais je ne savais pas où aller, ni même ce que je pourrais faire. J’étais complètement vidée, dans une inertie totale, le genre qui laisse vite place à la déprime. Et dans ce genre de situation, j’ai toujours été paumée, j’ai jamais su vers qui me tourner, j’ai jamais eu les bonnes fréquentations, je suis même pas certaine d’avoir réellement connu le sentiment d’amitié. Et plus je marchais, plus je m’en apercevais, et plus les larmes venaient inonder mes yeux cernés. Je les chassais du poignet, de sorte à ce que mon senpai ne s’en aperçoive pas. Inutile d’en rajouter.

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Mar 7 Nov 2017 - 0:55

Elle se leva lentement, avec l'air d'avoir toute la misere du monde sur les épaules. Elle ne m'avait meme pas répondue, et ne semblait pas avoir envie de me parler. Elle se contenta de s'appuyer sur mon épaule pour facilité la traction abdominale que ce mouvement lui avait demandé. Un simple détail que j'avais l'habitude de notifier quand je regardais une personne. Une jonction naturelle qui etait aussi habituelle que spéctaculaire pour moi. Le corps humain etait véritablement un mystere, mais un mystere tellement cohérent que je le trouvais fascinant. J'aurais peut etre du faire médecine ? Si je n'étais pas si mauvais en mathématique.

Alors que sa voix finit par rompre le silence, je me redresse a mon tour, et regarde les formes de son corps se mouvoir, de dos, vers un point qui m'est encore inconnu. Elle s'arrete, et parle. D'une voix un peu hachée par l'émotion qui semble la traverser. C'est sans doute ma faute, pour n'avoir rien fait dans la situation qui a etait la notre quelques minutes plus tot. Je n'avais aucunement l'impression de l'avoir sauvée, j'avais juste réagit par reflexe de la façon la plus naturelle qui soit de mon point de vu. Mais ce n'etait pas un moment ou il fallait que je réponde quelque chose comme « je n'ai rien fais », pas besoin d'aggrandir le malaise qui s'installait entre nous. Elle qui pensait m'avoir déçue, moi qui pensait la meme chose. Les relations humaines sont d'une compléxités attroces.

Je lui emboite le pas, laissant la marche a pied la soulager pendant une bonne minute, de meme que l'air frais qui commence a me battre le visage. Il est plus tard que ce que je pensais. La scene qui n'avait semblée durer que quelques minutes, avait probablement, entre le moment ou nous étions entrés et celui ou nous étions ressortis, durée quasiment une heure. Et la, cela faisait facilement cinq ou six minutes que j'avais laissé le silence s'installer. C'etait suffisant, la pression etait sans doute retombé. J'enfouissais mes mains dans mes poches, avant de combler la distance que j'avais laissé se crée entre nous pour lui laisser de l'air. Je la dépasse, et me retourne devant elle, en continuant de marcher en arriere pour lui faire face. En esperant ne pas rencontré quelqu'un. Elle me préviendrait de toute façon, non ?

- Je t'avais dis que j'allais te raconter ce qui m'etait arrivé a Bougu, une fois. En fait, c'etait exactement dans ce bar que cela m'est arrivé.


Je souris en jetant un regard aux alentours. Nous avons quittés Bougu a présent, et nous voilà quelque part dans la ville, que je n'arrive pas a déterminé d'un simple regard. Je songe qu'il est de mon devoir de consoler ma cadette. Puisque c'est la premiere fois que c'est ma fonction, autant essayer de le faire corréctement. Et puis, cela résolvera plusieurs points sur la situation précédente.

- En fait c'etait durant l'été dernier. Je venais d'arriver a Keimoo, je viens de Sendai, a la base. Je me suis perdu le soir dans la ville, et j'ai fini par décider d'entrer dans ce bar pour chercher quelqu'un a qui demander la route du campus. Je suis tomber sur un éléve, un ami a moi maintenant. Hibari Takuya-san. Il m'a demandé de boire avec lui en échange, et j'ai fini par accepter, c'etait mieux que de rester perdu, tu ne crois pas ? Bref, je n'avais pas le droit d'etre dans un bar, et j'ai fini par etre reconnu par un type qui m'a demandé mon age. Il y a eu une échauffouré, on s'est battu, et le type etait inconscient quand on s'est échappés en courant. C'est pour ça que tout a l'heure, j'ai préféré la jouer profil bas. Voila l'histoire.

Long monologue pour au final pas grand chose, a par l'impression que j'essaye simplement de me disculper d'un regard accusateur que j'ai eu la sensation de recevoir très clairement. Et peut etre que c'etait simplement parce que je me sentais vraiment résponsable ? Toujours est il que j'avais reussis a relancer la conversation, et je gardais mon sourire sur le visage, afin de lui faire comprendre que je ne lui en voulais pas le moins du monde. Je me retrouvais de nouveau a coté d'elle, marchant a son rythme. J'avais envie de courir, mais je n'allais pas lancé ce genres de proposition alors qu'elle devait souffrir de sa légére comotion.

- Il va bien, il a etait prit en charge par les autorités, les trois hommes vont sans doute faire un petit passage avec la police si jamais ils sont déjà connus, ce qui est plutot probable au vu du taux d'alcool dans le sang qu'ils devaient avoir a cette heure de l'aprés-midi, et enfin, et c'est la chose la plus importante, tu as fais preuve d'un grand courage et de beaucoup d'abnégation. Ne dit ont pas que c'est la qualité premiere d'un héros de se meler des choses qui ne le concerne pas ?

Je stoppe finalement ma marche non loin de la grande rue de la ville. Nous sommes de retour en centre ville et il doit etre six heures passés. Que faire pour achever de lui remonter le moral ? Que ferait un senpai ? Que ferait un ami ? Qu'est ce que j'ai envie de faire, a présent ? Je me demande si elle aime les anime......et les manga ? Probablement pas. Je ne sais meme pas pourquoi je pense a ça soudainement. Peut etre parce que passer devant la salle d'arcade m'a fait penser a Hisaka-san. Je souris en désignant la rue :

- Comme je t'avais promis une bonne aprés-midi, et qu'elle n'a pas eu lieu, je peux te proposer quelque chose pour me rattraper. Tu choisis un endroit ou on peux acheter a manger a emporter, je paye, et on retourne a mon appart pour regarder un film. Enfin, ma chambre étudiante. Mais c'est mieux que rien, non ? Enfin, sauf si tu as quelque chose de prévu, déjà. Mais manger avec mon amie me ferait plaisir, aprés une aventure pareille.


Je croise les bras, un sourire en coin, sans la regarder a présent, attendant sa réponse avec patience.

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Lun 13 Nov 2017 - 0:36

Il commençait à se faire tard, et à faire frais. Je grelottais alors que mon camarade laissa s’instaurer un silence après mes piètres excuses. Il me répondit finalement, les mains dans les poches, alors qu’il me rattrapait en marche arrière en me rappelant qu’il m’avait promis un récit. Je l’écoutais attentivement, et fut plutôt surprise lorsqu’il m’annonça qu’il était déjà rentré dans ce même bar, un an plus tôt. Je me demandais s’il avait été aussi réticent la première fois. Quoiqu’il en soit, il serait tombé sur un élève de l’académie, avec qui il se serait mis à boire. Finalement, c’était aussi sa façon de s’amuser du coup. S’il n’avait pas accepté de boire avec moi, c’était sans doute parce qu’il me considérait comme une gamine, et sûrement pas parce qu’il n’aimait pas ce genre d’activités. Ces pensées envahirent mon esprit, alors que mon camarade continuait de parler. C’est ce genre de choses que je déteste chez moi. Le genre qui me donne envie de me frapper, de me secouer : pourquoi est-ce que quand mon senpai me raconte un événement qu’il a vécu auparavant, qui m’exclut donc entièrement, je me sens obligée de toujours tout ramener à moi ? Et qui plus est, pour me dénigrer ou me blâmer, du moins, pour y voir du négatif. Ce filtre perceptif qui embaume et entache chacune de mes brèves interaction sociales… J’aimerais ne pas m’en faire pour moi, m’oublier de temps à autre. M’échapper ce serait le rêve, et je ne parvenais vraiment pas à comprendre pourquoi Satoshi ne l’avait toujours pas fait. Cependant, j’essayais de me reconcentrer sur ce qu’il disait, car tout comme il était gentil de rester à mes côtés, c’était la moindre politesse que de l’écouter.

En y repensant, je souriais. C’était quand même un drôle de personnage, à se perdre dans Bougu et à toujours atterrir dans le même bar. C’est alors qu’il m’expliqua qu’il s’était battu avec un type qui avait deviné qu’il n’avait pas l’âge de boire. Je continuais de l’écouter, les yeux grands écarquillés, d’abord parce que je me sentais idiote d’avoir pensé quelques instants plus tôt que le jeune garçon me méprisait -après tout je comprenais qu’il n’ait pas eu envie de retourner dans cet endroit-, mais surtout parce que je l’avais entraîné dans un bar alors qu’il avait eu des problèmes à cause d’un comportement que je lui demandais de reproduire. Néanmoins, je le fusillais aussitôt du regard. Il était peut-être en train de vouloir m’inventer une sorte de morale pour éviter que je réessaie de faire une tournée dans les bars. Et puis, son histoire était assez louche. Le fait qu’il batte ce type en le laissant inconscient ne ressemblait pas à l’image que je pouvais me faire de mon senpai. Avec moi il était doux, et puis même concernant la violence dont nous avions été témoins, il m’avait bien montré à quel point il pouvait se montrer inactif par moment. Il n’était pas intervenu pour aider ce jeune garçon ensanglanté, pourquoi serait-il intervenu pour frapper un inconnu ? Parce que ça le concernait… Je trouvais ça triste, et décevant. Je secouais machinalement la tête, comme pour faire disparaître cette pensée, que je refusais catégoriquement. Il devait avoir ses raisons pour avoir réagi comme il l’a fait, et je me devais simplement de les accepter, tout comme j’espérais qu’il le fasse concernant mes propres réactions.

« Waouh. J’imaginais pas que tu ferais un truc pareil. Je t’aurais plutôt vu jouer les diplomates, ou je sais pas… Surtout que t’étudies en droit non ? Bon, ça a peut être rien à voir… En tout cas ça a du être mouvementé comme soirée, je comprends mieux ta gêne d’il y a quelques instants. »

Je n’en étais pas certaines mais j’avais l’impression que ça le rassurerait, de savoir que « je comprenais », car il crispait un sourire duquel je voulais le délivrer.
Il poursuivit ensuite, en me rassurant vis-à-vis du sort de l’enfant du bar. Il devait avoir raison, du moins je l’espérais. Je souriais finalement, en rougissant légèrement, tout en regardant mes pieds. Il venait de m’attribuer une qualité qui a toujours été perçue comme un défaut chez moi : l’impulsivité. Et ce sourire précédemment effectué s’esquissa davantage quant à sa proposition : il voulait qu’on commande à manger et qu’on regarde un film chez lui, parce que ce sont ce genre de choses que font les amis. Alors… Satoshi était devenu mon ami. J’étais contente, et acceptait aussitôt d’un grand « Ai ! » plein de joie. Je continuais de marcher, la tête pleine de pensées concernant ce que j’allais choisir pour le repas. Je murmurais enfin, tout en m’imaginant déguster ce mets :

« Bakudan Yaki. »

Puis, alors que j’ignorais où nous avions atterris -car je n’avais pas vraiment fait attention au chemin que mes pieds avaient empruntés, sans doute parce que j’espérais que mon camarade l’eut fait ; une goutte perla sur mon front. Je levais les yeux au ciel trop sombre pour que je puisse y déceler les nuages. Néanmoins, il était certain qu’il commençait à pleuvoir. Je protégeais alors mon visage de mes avant-bras tout en jetant un regard à mon camarade.

« On ferait mieux de se dépêcher ! »

Je ne craignais pas vraiment la pluie, mais il ventait assez fort, de quoi se rendre malade. Et puis, j’avais une furieuse envie de courir m’abriter devant un film avec mon nouvel ami.

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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Mer 22 Nov 2017 - 20:42

Je l'écoutais répondre a ma petite histoire, et ses commentaires me firent me demander si elle avait bien comprit que ce n'etait pas du tout moi qui m'était battu. Ou peut etre qu'involontairement j'avais laissé croire le contraire ? Je n'avais pas du tout l'envie de passer pour un mec se battant dans un bar a une heure du matin avec une choppe de biere. Surtout que ce n'etait vraiment pas moi, sur ce coup la. Enfin, pas vraiment, j'étais le fautif, sans doute. Sans doute, oui, vu que je n'avais absolument rien fait d'autre que de me perdre. Encore. Je n'avais plus vraiment d'excuse maintenant, possedant un portable assez moderne pour contenir des choses comme la plus grande invention de ce siecle : Google map.

- Je crois que.....

J'hésitais a répondre et a ajouter des explications. A quoi bon ? De toute maniere ce n'etait qu'une petite histoire parmi d'autres qui m'etaient arrivés. Et puis, etait ce vraiment pour ça que j'avais eu l'air géné ? Au contraire, j'étais très satisfait de moi. Aucune prise de risque. Aucun combat inutile. Un vrai combattant ne se bat que quand c'est necessaire. Ici ce n'etait qu'un risque de se blesser. Ils etaient alcoolisé, mais surtout plus lourd que moi, et a trois. J'avais déjà eu le temps de réfléchir a ma prise du combat. Le premier, celui debout, le neutralisé le temps que les deux autres viennent sur leurs appuies, debout. Un deux contre un etait déjà plus jouable.

Puis ensuite je me serais précipité sur le plus faible. Une tentative de balayage, une feinte, lui casser son bras fort. Suffisant pour le sortir de l'échaufouré. Ne resterait que le dernier, plus lourd d'aprés ce que j'avais pu voir de lui en position assise, mais rien n'etait moins sur pour autant. Sous l'alcool et l'énervement, les gens sont imprévisibles. Adopter une posture défensive, et utiliser son poids contre lui meme, avant de l'achever avec une douleur suffisante pour le faire renoncer. Contre l'homme du bar, l'année précédente, je lui avais brisé le pouce, afin d'aider Hibari-san a s'échapper, mais en définitive, c'est ce dernier qui s'etait lui meme déboité le bras pour me sauver la mise, en quelques sortes. Je devrais aller lui proposer un verre, un de ces quatre. Je revenais a la réalité :

- Oh, du poulpe ? Si ca peux te faire plaisir. Il y en a pas loin je crois.


Cette façon presque dédaigneuse d'appeler le poulpe, me faisait me dire que je devais avoir l'air d'un vieux devant cette adolescente pleine de vie. Nous n'avions que trois ou quatre ans d'écarts non ? J'eu un sourire a cette pensée. Il devait y avoir un fast-food non loin d'ici, maintenant que nous étions en centre-ville. Aussi, je décidais de présser le pas, juste a temps pour sentir les premieres gouttes de la noyade nocturne m'atteindre au niveau de l'arete du nez. Elle partit au meme moment en courant, entre la pluie de plus en plus drue. Comment pouvait elle etre aussi vive ? Un mystere qu'il me faudrait régler plus tard.

- Tu manges beaucoup ?


Je l'avais rattrapé facilement, et en posant ma main sur son épaule, je stoppais sa course pour lui indiquer l'échoppe spécialisé dans ce met que nous recherchions. Essayant tant bien que mal d'éviter de regarder le prix que j'allais devoir dépenser pour accomplir la promesse que je venais de faire, je la laissais commander en premiere avant de prendre le stricte minimum en second. C'etait la technique, si j'avais commencé, elle se serait sans doute sentit obligée de prendre une portion moins grosse, alors que la, elle avait eu le champ libre.

- Tu devrais commencer a réfléchir a un film. Tu aimes quoi, comme genre de films d'ailleurs ? Moi je n'en regarde jamais quasiment, je ne m'y connais pas du tout.

Je crois que je n'avais pas regardé de film depuis plus d'un an, pour dire vrai. Je passais mon temps a regarder des anime, et si un film tiré d'un anime ne me semblait pas vraiment faire partit de cette catégorie, j'étais sans doute le pire cinéphile que cette terre ai jamais portée. Lui laisser le choix me semblait plus sécurisé dans l'optique de trouver quelque chose qui lui plaise. Je n'avais aucun soucis pour m'adapter. Payant la note, je prenais nos commandes avant de me retourner vers la pluie tombante. Je n'avais pas envie de courir, et la pluie ne me genait pas, mais par égard pour elle qui semblait ne pas trop l'apprecier, j'allais faire un effort.

- Allons y, passes devant.

Je n'avais qu'a la suivre en m'adaptant a son rythme, sachant pertinemment que le miens serait bien trop relevé pour elle. Pas le temps de parler, histoire de ne pas perdre le rythme de notre réspiration. Encore une fois, surtout par égard pour elle. L'habitude de faire des footing quotidiens m'avaient donnés, a défaut d'avoir la vitesse, l'endurance d'un marathonien. Aprés tout ce qui etait dur dans le marathon, ce n'etait pas de le faire, mais de le faire le plus rapidement possible. Un enfer pour moi, qui avait toujours eu une pointe de vitesse proche du ridicule. Je n'en avais pas besoin, sur un tatami. Mon explosivité remplacé largement cette vitesse de course a pied.

Nous arrivions finalement en bas de l'immeuble, au milieu du campus. J'ouvrais la porte et la laissa passer pour qu'elle puisse enfin se mettre a l'abris dans le hall. Ma porte d'appartement s'y trouvait, juste un peu plus loin. J'y allais tout droit, tout en sortant mes clés de ma poche. Ouvrant la porte pour découvrir le petit appartement qui etait ma maison depuis presque un an et demi. J'avais eu un colocataire un moment, mais c'etait de l'histoire ancienne. L'endroit ressemblait a tout les appartements, a part le fait qu'il n'y avait pas de lit, que j'avais retiré, et qu'une partie de la moquette etait recouvert d'un tatami.

- Tu devrais prendre une douche avant de manger. Je mettrais tes vetements a secher, et je peux t'en preter a moi. J'ai largement de quoi te dépanner d'un t-shirt et d'un short, pendant que tes affaires sechent devant le radiateur. Enfin, si ca te conviens ?

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