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 Un heureux hasard [Satoshi]

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Jun Aoki
♠ Lycée - Troisième année
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MessageSujet: Un heureux hasard [Satoshi]   Ven 15 Sep 2017 - 2:47

Il devait être 15 heures. Je m’étais échappée de l’internat, bien trop ennuyant pour un samedi après-midis. Même mes camarades de chambres, que je ne trouvais jusque-là pas d’un grand intérêt, avaient fuient le dortoir, du moins, elles n’étaient pas dans la chambre. Après avoir passé la matinée à squatter mon lit superposé, à griffonner sans la moindre inspiration, une idée me parcourue alors l’esprit. Il fallait bien trouver de quoi s’amuser!

Je me décidais donc à me rendre dans le quartier de Bougu, dont j’avais tant entendu parler, et pas forcément qu’en bien. J’y voyais donc là l’opportunité d’explorer, de me divertir en examinant les lieux, et les personnages qui pourraient s’y trouver.

Une fois sur les lieux, je fus impressionnée par le monde qu’il pouvait y avoir. Ce qu’on racontait était vrai, les gens qui déambulaient arboraient certains styles que je trouvais plutôt… bizarre. Airi se serait sûrement enfuie en courant. Moi, je trouvais ça marrant. J’aurais peut-être pu me fondre dans la masse, avec mon jean destroy, ma cape noire, et mon grand cabas, noir également.

Toute excitée, je commençais à suivre les gens, à les espionner, sans qu’ils ne s’en aperçoivent. Mon but était de pouvoir rentrer dans un bar. J’avais entendu dire que ce n’était pas évident, mais n’ayant pas l’âge de boire, si je me faisais un quelconque ami, il pourrait peut-être m’introduire. C’est ainsi que je raisonnais.

Je cherchais alors à accrocher du regard, toutes les personnes susceptibles d’être des habitués du quartier. Cependant, à force de suivre un homme, qui avançait d’un pas tout à fait déterminé, assuré d’où il se rendait, le paysage autour de moi changea quelque peu. En fait, j’avais l’impression d’être attirée dans un cul de sac. Le passage devenait tellement étroit, et je n’avais aucune idée du lieu où je pouvais bien me trouver. Je continuais néanmoins de le suivre, car il était devenu mon seul repère. Je ne m’étais encore jamais rendu jusque-là. En fait, je pense bien que je n’étais jamais allée dans le quartier de Bougu, qui était loin d’avoir la meilleure réputation. Au moins, j’étais certaine de ne croiser aucun camarade de classe dans les environs, et si par malheur pour ce dernier, cela se produisait, je me réjouissais déjà du reste de l’année que je pourrais passer à le charrier.

Dans la foule, une chevelure me retira de mes pensées. Elle était blonde, d’un blond éclatant, et chaleureux, le genre qui ne laisse pas indifférent. Beaucoup de personnes avaient les cheveux teints, tout comme moi, mais, ce blond était différent. En fait, il me rappelait quelqu’un, mais impossible de me souvenir…

Je vis alors son visage. C’était Satoshi, le sensei de l’autre soir. Celui qui avait soigneusement pris le temps de m’apprendre « les bases » du Kung Fu. J’étais certainement une mauvaise élève, trop distraite, cette séance ne fut ni un succès, ni un échec, mais un échange, qui me parut très intéressant. J’avais beaucoup apprécié la compagnie du jeune garçon, mais je m’étais aussi un peu emporté, et n’avais jamais osée retourner au dojo. Déjà parce que je ne comptais pas m’inscrire dans un nouveau club pour le moment. Non pas que les arts martiaux ne m’intéressent pas, car au contraire, depuis que je connais Satoshi, je les admire, d’une tout autre perspective. Cependant, j’avais peur de le revoir. J’étais en effet, restée sur une bonne impression, que j’aurais eu beaucoup de peine à gâcher, si la seconde rencontre ne fut pas à la hauteur de la première. Une sorte de peur de l’échec j’imagines, c’est assez récurent chez moi.

Je détournais donc rapidement le regard, en espérant qu’il ne m’ai pas aperçue. Puis, je me ressaisie. Il ne devait certainement pas se souvenir de moi. Et puis, j’avais les cheveux détachés. Il m’avait côtoyé alors qu’ils étaient relevés. Ça change tout un visage, je pense.

Mais voilà que perdue dans mes pensées, j’heurtais l’homme que je suivais depuis un moment déjà. Ce dernier se retourna, en fronçant d’abord les sourcils, et m’attrapa le bras. Il me regarda dans les yeux, puis finit par me sourire, en me proposant un « travail ». J’avais beau être naïve, sa proposition était plutôt claire. Bien sûr, j’avais donc vu juste. Il aurait pu me faire rentrer dans un bar. Mais ce n’était pas le type de fréquentation que j’espérais, pour tout avouer.

Je rougissais, affreusement gênée. Je ne parvenais pas à répondre à l’homme, qui continuais de presser mon avant-bras. Je détournais alors le regard, en direction de Satoshi, sans être complétement persuadée que c’était lui.

« SENSEI! Je te cherchais !! »

Je retirais alors mon bras d’entre les mains de l’homme, d’un geste sec, afin de faire un signe à ma connaissance qui, à mon plus grand bonheur, se trouvait à quelques pas.

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Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
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KMO
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MessageSujet: Re: Un heureux hasard [Satoshi]   Hier à 14:09

Ne me demandez pas pourquoi je me retrouvez a Bougu en ce milieu de samedi après-midi, je n'en avais aucune idée non plus. J'avais longuement pesé le pour et le contre avant de sortir de ma chambre ce jour la. D'une part parce qu'il fallait que je commence a réviser, sinon le retard prit ne serait que bien trop important, et comme ma méthode d'apprentissage était basé sur le fait que je ne prenais aucune note en cours, il valait mieux que je m'y prenne a l'avance.

Je me demandais parfois pourquoi je continuais dans cette filière. A vrai dire, la deuxième année m'avait parut lointaine au début, et je m'étais dis que je serais peut être d'avantage motivé. Mais a mesure que j'avançais, je n'avais absolument aucune impression d'amélioration dans mon intérêt pour cette matière. Je le faisais parce que je devais bien faire quelque chose, et c’était tout. Bien lointaine mon envie d'aider les enfants qui avaient vécu des choses similaires a ma vie. C’était un peu ma motivation initiale, mais je l'avais perdue en court de route.

L'autre chose qui m'avait fait hésiter a sortir, était le fait que je n'avais pas vraiment une grande volonté de rencontrer des gens. Je n'avais pas vraiment d'amis a qui aller parler. Naoko etait sans doute avec Haruhiko, vu que c’était le week-end, et je n'avais pas la prétention de vouloir les déranger. J'aurais pu proposer quelque chose a Hisaka, mais je n'avais pas eu la volonté d'attraper mon téléphone, cette fois ci. Il ne me restait plus grand monde, a partir de la.

J'étais sortis, après avoir enfilé une veste et un jean, ainsi que mes baskets noires. Puis j'avais refermé la porte derrière moi. J'avais alors commencé a réfléchir. Pas vraiment envie de faire trois tours du centre-ville. J'avais déjà fais mon footing matinal. Je sortais prendre l'air, pas faire du sport, pour une fois, et je voulais m'y tenir. J'avais traversé extrêmement rapidement le complexe de Keimoo, pour me retrouver dans la rue devant. Pas envie de prendre un transport, mes pieds suffiraient. Je jetais un œil a l'écran de mon téléphone. Quatorze heure. Il me fallait ne pas rentrer trop tard, afin que je puisse réviser un minimum avant de dormir.

Et pourtant, j'avais commencé a penser a tout un tas de chose, sans doute plus inutile les unes que les autres, sans jamais regarder la direction que prenais mes jambes. C'est sans doute comme ça que je finissais a Bougu, encore. C’était finalement l'histoire de ma vie. Quand je me perd, je fini a Bougu. J'en profitais pour penser a ma rencontre avec Shiki-san, et au fait que j'avais toujours son écharpe chez moi. Je décide donc de me mettre en quete de cette fameuse maison, la ou il etait rentré d'un air presque mélancolique, sous le regard de cette jeune femme qui m'avait sourit étrangement. J'avais encore cette impression étrange que je n'arrivais pas a décrire avec des mots et qui me faisait un peu froid dans le dos. Sans compter les deux colosses a l'entrée.

Mais j'avais beau chercher, mon point faible revenait toujours au galop. Aucune idée de la direction a prendre pour retrouver cet endroit. Elle m'avait pourtant semblé être une grande maison difficile a rater, mais le quartier n’était pas si petit. Et je n'avais pas tout le temps que je voulais devant moi. J’étais finalement revenu dans un coin de Bougu ou il y avait un peu plus de monde, et je m’arrêtais dans ma marche. Un instant, je me demandais si il ne fallait pas mieux que j’oublie cette rencontre.

C'est a ce moment que je remarquais que la foule autour de moi ralentir légèrement, comme si quelqu'un s’était arrête brusquement. J’étais un peu plus grand que la moyenne, et j'avais une certaine facilité a regarder au devant pour voir ce qui n'allait pas, mais ce n’était pas vraiment mes affaires. En effet, cela ne l’était pas jusqu'à ce que parviennent a mes oreilles un cri de détresse, qui après analyse, était probablement destiné a ma propre personne. Jun-chan ?

Au bout de deux jours sans nouvelle de cette dernière, j'avais supposé qu'elle avait simplement dit oui pour ma proposition afin de ne pas me froisser, et qu'elle n'avait aucune envie de rentrer dans un des clubs que j'avais sous mon capitanat. Et depuis une ou deux semaines s'etait écoulé et j'avais un peu oublié on existence. Et je la retrouvais dans cet endroit un peu étrange, mal famé, ou une jeune fille de son age n'avait pas vraiment sa place. Qu'est ce qu'elle faisait la ? Et surtout avec un type louche qui semblait lui mener un moment difficile. Je soupire, et je n'ai d'autre choix que d'aider ma cadette. Je n'aurais pas la possibilité de me regarder dans un miroir sinon.

- Oh Jun-chan, fis-je a voix haute pour que tout le monde entendent bien, tout en souriant d'un air rassurant a la jeune fille.

Elle se dégage dans un moment de surprise de l'homme qui a tourné les yeux vers moi, et fait la distance qui nous sépares en quelques pas, alors que l'homme la suit aussitôt d'un air mauvais. Il ressemble presque a l'homme du bar qu'Hibari-san avait assommé d'un coup de chope sur la tête. Et ca faisait déjà plus d'une année que cela etait arrivé. Une autre vie quasiment. J'attrape la fille aux cheveux blancs par les épaules, pour l'attirer vers moi, passant mes bras autour de son cou comme dans un calin improvisé. Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, je reprend la parole vers l'homme :

- Bonjour monsieur, ma petite sœur vous a causé des ennuis ? Je m'excuse si c'est ça, elle est un peu étourdit. Elle ne le refera plus.

Aucune utilité de se battre en pleine rue, je n'ai pas envie de finir blessé ou d'avoir des ennuis. Pire, je n'ai pas envie que mon amie, elle, finisse blessée. Pire, je n'ai pas envie de blesser mon adversaire. Cette grande marque d’affection, je l’espère, sera a même de convaincre l'homme du fait que nous sommes bel et bien proche, et ajouté a ça ma blondeur et mes traits légèrement européen qui finissent de dire que nous ne sommes pas comme tout les Japonais de cette ville. Il lache un grognement, comme une menace, avant de faire un signe de tete et de repartir dans la direction qu'il avait prit a la base. Je garde l'etreinte de mes bras autour de l'adolescente encore un moment, jusqu'à ce qu'il ai disparut, puis je m'écarte un peu d'elle avant de faire en sorte que nous soyons désormais face a face :

- Jun-chan, qu'est ce que tu fou ici ? Tu sais pas ou tu es ? Tu es perdue ? Bougu est vraiment pas un quartier pour les adolescentes.

Et elle venait d'en avoir la preuve.

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