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 BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]

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Zakuro Fea
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MessageSujet: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 12 Sep 2017 - 22:38


BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat.



RP LIBRE.

Lundi matin. 8:16. Centre commercial de Keimoo.

La foule abondante se déverse en des flux irréguliers au travers de ce microcosme consomateur. Les néons électriques fatiguent les yeux de ceux qui viennent de se réveiller, excitent les sens et propulsent une ambiance artificielle sur les reliefs de chaque détails des lieux. Il est 8h14, et la catastrophe approche, sans que personne ne soit en mesure de deviner l’ampleur de celle-ci. C’est un monstre d’acier, aux hélices qui frappent le silence d’un matin calme et qui à la manière d’un gigantesque bourdon, fonce en vrombissant.


Toi, tu es là. Tranquille petit être, qui par hasard, a décidé ce matin là de venir faire ton shopping. Acheter une brosse à dent. Du savon. Des crevettes, peu importe. Toujours est-il que tu es là, au mauvais endroit à ce moment mauvais. Tu es probablement japonais, et tu connais le danger des séismes, des inondations. Mais ce qui va arriver, problème humain, ou machine défectueuse, c’est vraiment quelque chose auquel personne ne s’attend, et qui ne s’esquive pas facilement.

Dans quelques jours, une enquête s’ouvrira, bien naturellement. On va découvrir que le pilote a fait un AVC, en plein vol, et que tout naturellement, il a perdu contrôle de son engin. Le problème, le gigantesque problème, c’est que dans sa trajectoire, ce mouvement qu’il engage sans même le percevoir, au moment où sa conscience se dissipe, il y a un gigantesque immeuble, rassemblement de béton et d’humain, de lumière et de vie.

Tu es là, tu es quelque part dans ce centre commercial, quand l’hélicoptère vient s’écraser, ridicule insecte métallisé, et tu vois les murs s’effondrer. Le bruit est impensable, littéralement décalé de la réalité, et si tu n’as pas saisi sur le coup, la masse a compris. Le mouvement se déclenche, la panique naît de la copulation entre majorité et  instinct de survie, puis les lumières s’éteignent. Des cris, en rafale, comme des coups de mitrailleuses, et tout commence à se bousculer. Les gens, les émotions, les étagères qui tombent, et les planchers qui s’ouvrent. C’est à toi de voir, où tu es, ce que tu fais, ce que tu veux. Il est 8h16.

--
Postez à la suite de ce post. Votre personnage peut être à l'intérieur du centre commercial. Peut être blessé. Peut rentrer dans le centre commercial pour aider. Les secours ne sont pas encore arrivés, l'hélicoptère qui vient de heurter avec fracas le magasin a détruit deux étages consécutifs. Des gens ont probablement été écrasés, c'est tout naturellement la panique. Ceci est un rp libre, donc sentez vous libre de répondre ou non. -Même si ce serait chouette qu'il y ait des participants, naturellement.-

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« Le bleu. Tu es le ciel qui surplombe la terre, qui grise le regard des gens en quête de réponses ou d’atmosphère. Tu es l’intemporalité qui veille sur la planète, qui transcende l’existence sans pour autant la manipuler, sans pour autant se l’approprier. » K. J. M


Dernière édition par Zakuro Fea le Mer 13 Sep 2017 - 5:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mer 13 Sep 2017 - 5:47

J’avais besoin d’une nouvelle chemise, car ma chemise fétiche venait de rendre l’âme. Je m’étais donc réveillé expressément tôt, contrairement à mes habitudes, pour me rendre au centre commercial. Nous étions Lundi. Je n’étais pas censée être en ville, mais en cours de math. Mais je n’avais absolument aucun intérêt pour ce cours en particulier. Je m’étais donc éclipsée de l’internat. Après un court trajet pour me rendre au centre-ville, et après avoir essayé toutes les chemises du premier magasin que j’avais aperçu, je commençais à désespérer. C’est toujours le drame, avec moi, le shopping. Je commençais à être agacée, alors que ça devait faire à peine un quart d’heure que j’étais arrivée. Je regardais ma montre. Il était huit heures passées. J’avais encore toute la matinée, avant de devoir rentrer au lycée. L’après-midi, les cours étaient légèrement plus intéressants, même si j’étais encore loin d’être emballée.

Je me promenais dans les allées, entre les magasins, quand tout à coup, le paysage autour de moi se flouta étrangement. Un bruit trop intense pour être entendu me perça les tympans, si bien que je cru perdre l’ouïe un instant. Je sentais le sol tremblé, mes pieds me lâcher, mon corps se propulser, attiré par une énergie si puissante qu’elle me rendit inerte. Je ne comprenais rien à ce qui était en train de se passer. Je ne pouvais que me fixer vainement sur des images, qui ne cessaient de défiler devant moi. Des visages hurlaient sans voix, un enfant baignait dans son sang. Je pâlissais, je sentais mon âme me quitter à la vue de ce désespoir général.

C’était certainement un tremblement de terre. J’essayais de me raisonner, mais je dois avouer que je n’en étais pas capable. Je ne pouvais même pas établir d’hypothèses, je ne faisais que constater, rapporter les faits que les images trop horribles que je pouvais percevoir, me dépeignaient.

Parce que je ne pouvais pas parler, et que je sentais que la situation était bien trop intense pour que je ne puisse m’exprimer, je ramenais mes mains tremblantes à mon visage. Je les dégageais alors, quand je me surpris moi-même, à la vue de mes paumes ensanglantées. Je paniquais alors d’avantage encore. Cela me semblait impossible. Je venais d’être blessée? Pourtant, je ne ressentais rien. J’essayais de me lever, après un long moment prise de vertiges. Je ne parvenais pas à bouger, je demeurais paralysée. Alors, un tas de films parcoururent mon esprit. Et si j’étais devenue tétraplégique?

Par chance, j’étais au rez-de-chaussée quand la chose s’est produite. Je n’ai pas eu le malheur de certaines personnes, qui ont sans doute été tuée sur le coup de leur chute. Mais dans certains cas, je commençais à me demander si ça n’aurait pas été mieux. Je fronçais les sourcils, en secouant la tête. C’était horrible d’être amenée à penser ça.

Après ce bref geste, la douleur m’accapara enfin. J’entendais une sorte de tintillement incessant, qui bourdonnait dans mon cerveau, une sorte d’alarme qui tentait de me préparer à une éventuelle explosion. Comme un naufragé qu’on aurait secouru, je pris une grande inspiration, qui me fit terriblement souffrir. Je m’étais certainement brisé une côte. Je regardais alors un peu au-dessus de moi, alors que je me traînais sur un bras, afin d’éviter de me recevoir les quelques débris du bâtiment qui s’effondrait.

Je me prenais quelques coups de pieds. Les personnes autour de moi, celles qui n’étaient pas trop affaiblis, couraient dans tous les sens, prises de panique. Je m’étonnais à ne pas crier. Je me contentais de pleurer, en silence, et de serrer les dents. Je ne savais toujours pas ce qui venait de se passer. Je cru voir apparaître une hélice, qui tombait. C’était impossible, ce devait être une sorte d’hallucination. Je ne pouvais pas me fier à ce que je voyais ou entendais, mes perceptions devaient certainement être affectées.

Au moins, vu le remue-ménage qui m’environnais, je tentais de me rassurer avec l’idée que les secours seraient là d’un instant à l’autre. Mais, plus j’observais les alentours, et moins j’avais d’espoir. Les gens allaient finir par se tuer s’ils ne se calmaient pas très vite.

Prise dans une sorte de folie générale, je me mis alors à crier, de toute mes forces, afin d'extériorisé ce qui ne pouvait, et ne pourrait peut être jamais l'être. Je cherchais, de mon regard perdu et paniqué, si je ne pouvais pas trouver un visage familier.

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Sam 16 Sep 2017 - 15:39

6h00. La semaine commençait bien, enfin, pas tout à fait. Maya aurait pu dormir une heure de plus si elle avait pensé à changer l’alarme de son téléphone la veille. C’est sur une musique d’un des films d’animation de Miyazaki que la belle ouvrit les yeux en serrant ses draps un peu plus contre elle. Pendant près de 4 douces minutes à écouter Spirited Away – Inochi no Namae, Maya resta là. Les yeux à fixer le vide, sa main caressant machinalement Hoshi, sa petite chienne. On ne saurait dire pourquoi la jeune femme se sentait aussi fade ce matin là. Peu à peu, son nid douillé laissa entrer les premiers rayons du soleil et la poupée s’anima, se prépara et consulta son agenda. C’est avec une pointe d’amertume qu’elle comprit alors qu’en ce lundi, elle était dispensée des cours de théâtre qui devaient commencer à 8h00. Professeur absent. Quel damne ! Assise sur un pouf à même le sol, ses pieds, vêtus de bas fins et sombres, appuyaient contre la baie vitrée. Elle avait revêtue sa tenue d’écolière, nouée ses cheveux en une haute queue de cheval, pour rien finalement…

7h15. Hoshi vint se glisser sous le bras de sa maîtresse pour coller affectueusement son chemisier blanc. Un soupire d’aise souleva la poitrine de l’étudiante, un doux sourire se dessina sur ses lèvres et tous les malheurs du monde semblaient avoir disparu.

« Toi … Heureusement que tu es là. Tu es le seul qui me connait, hein ? Tu me laisseras pas tomber toi … Mmh. Mon chou. Bon. Je vais aller te chercher des croquettes. Je comptai y aller ce soir, mais autant y aller maintenant. Allez ! J’y vais ! »

Joignant le geste à la parole, la jeune femme se leva et chaussa ses souliers et prit son sac. C’est sans trop de mal qu’à et demi elle passa les portes du centre commercial le plus proche pour se rendre au rayon des animaux de compagnie pour prendre les croquettes au poulet et un petit jouer pour son meilleur ami. Elle en profita également pour acheter quelques produits et se laissa séduire par la nouvelle collection de chemisiers situés au rez-de-chaussée.

8h13. La populaire jeune adulte passe dans la cabine d’essayage pour essayer quatre hauts aux tissus délicats. La belle ne se doute pas encore du drame qui va bousculer sa journée. Pimpante devant le long miroir, amusée par quelques clichés photos mignonnes qu’elle prend d’elle dans sa nouvelle tenue, la belle poupée se retrouve brusquement secouée dans sa boite. Son doigt glisse et commence à filmer la scène. Le rideau bouge et dans le reflet du miroir on peut alors apercevoir la scène qui se joue en arrière plan. Les lumières se coupent un instant, grésilles et s’éteignent définitivement. Maya, dans sa cabine tordue est victime de quelques mauvais coups, mais rien de grave. Recroquevillée sur elle-même sous le banc de la cabine elle attend que le silence revienne autour d’elle. À cet instant, paralysée par la peur dans la pénombre, la jeune femme essaye de garder la tête froide. Un tremblement de terre ? Ce n’était pas son premier, probablement pas son dernier non plus… Elle tend l’oreille. Rien. Plus de bruit. Elle commence alors à sortir de dessous le banc et se stop net lorsqu’elle entend des bruits de pas, puis des cris. Son instinct lui dit qu’il faut partir et c’est avec prudence, tel un animal menacé, qu’elle haute son haut, reprend le sien, l’enfile, ramasse ses affaires et sort de sa cabine.

8h17. L’enfer sur terre. Le choc. Maya se fax de la cabine et se laisse glisser le long de la paroi la plus proche. Une fois assise par terre, ses grands yeux bleus détail les lieux. À côté, un film décor de film d’horreur serait plus rassurant. Le sol ne ressemble plus à rien, les débris se mêlent à la chaire, au sang et aux divers accessoires de la boutique chic qui se tenait ici quelques minutes plus tôt. Dans se lot morbide, Maya découvre une silhouette qui s’anime et dont le hurlement déchire son cœur. La jeune femme sent les larmes lui monter. Un frisson d’horreur la fait trembler. Une grimace mêlant dégout, peur et désespoir déforme son visage terrifié. Pour ne pas hurler à son tour, elle bloque sa bouche en joignant ses mains sur sa bouche glosée. Horrifiée par cette fille qui se traine et hurle, Maya n’ose pas bouger et reste là, à trembler et à la regarder les larmes coulant le long de ses joues. Dans d’autres circonstances, si Mlle Masuda était ici avec ses amies, elles auraient probablement fuient ou seraient collées les unes aux autres. Mais là, à cet instant, Maya était seule face à l’horreur du moment et son cœur, bien trop serré, ne pouvait pas laisser passer ça. Après un nouvel hurlement, elle sursauta et marcha à quatre pattes vers cette jeune fille aux cheveux blancs. Elle respira profondément et tenta de mettre ses sentiments de côté pour l’aider. D’une voix étranglée, elle lui parla tout bas, en la suppliant presque.

« Arrête de crier. Il faut… Il faut que tu gardes des forces. Sinon… Je ne vais pas pouvoir t’aider à marcher. Arrête de crier. Allez. Ça va aller… »

Doucement et de façon peu rassurée, la jeune femme lui pose la main sur son épaule et composa le numéro des urgences. Après quatre tonalités, une jeune femme décrocha le téléphone et commença à lui parler.

« All’ Allo ? … Je … Il y a plusieurs victimes au centre commercial au centre ville de Tsukuyomi. Non… Non je sais pas.. Je suis à côté d’une fille… Elle a mal, elle pleure, elle saigne… Ooooh… »

Les larmes remontent, la tristesse revient. L’inquiétude et l’angoisse de ne pas savoir comment faire troublent l’esprit de la jeune étudiante en art. De l’autre côté, l’interlocutrice tente de la rassurer.

« D’accord… On est au rez-de-chaussée, sur la droite, dans la boutique « Le petit Prince ». C’est une boutique de vêtements. Oui. Mon numéro ? C’est le … »

Après un moment terrible. Le moment où on ne sait plus vraiment des choses que d’ordinaire on connait par cœur. Petit à petit les chiffres lui reviennes, elle souffle évite de croiser les yeux de la jeune fille à côté d’elle pour ne pas craquer de nouveau.

« D’accord. On ne bouge pas. Oui… Oui je vais la garder éveillée. Merci… »

Maya ferme les yeux et grimace. La douleur lui laboure le cœur. Elle essaye d’être forte et décolle son oreille du téléphone avant de reporter son attention, difficilement, sur la jeune fille.

« Allez. Tiens bon. Ils vont arriver. Ils étaient déjà en route. On va être évacué. Il ne faut pas que tu bouges ou que tu forces sur tes… Tu t’appelle comment ? »
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Jun Aoki
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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Dim 17 Sep 2017 - 4:34

Je m’étais laissée envahir par la panique, qui était devenue à cet instant, le seul moyen de prouver mon existence, en plus de la souffrance que j’étais en train de subir. Je vis alors une jeune femme, qui semblait tout à fait intacte par rapport au reste de la population présente, s’approcher de moi. Elle était très élégante, ses yeux étaient d’un bleu que je rêverais de posséder, dans lequel je me plongeais, l’espace d’un instant seulement, et qui parvenait presque à m’apaiser. Sa longue chevelure brune me frôla alors qu’elle se pencha vers moi, pour me rassurer. En fait, je dois dire qu’elle n’était pas très convaincante. Sa voix étranglée faisait bien ressentir la panique qui devait l’envahir à cet instant, à la vue de ce bain de sang. Je ne parle évidemment pas du mien, à cet instant. Je devais simplement m’être ouvert la tête, et brisé les côtes, si cela avait été plus grave, il me semble que je l’aurais ressentie davantage encore, bien que je fusse déjà étourdie.

La jeune femme semblait tellement touchée par ma situation, que je me mis à paniquer de nouveau. Je devais être dans un piteux état, pour qu’elle se décide à m’aider moi, parmi tout le monde souffrant qui nous entourait. Elle me demandait d’arrêter de crier. Je remplaçais donc mon agonie sonore par une respiration intense, et accélérée. Elle appela ensuite les urgences, qui semblaient être déjà prévenue. J’étais rassurée, même si j’allais sûrement être une des dernières personnes à être traitée, vu l’état général.

Je souriais enfin à la jeune femme, histoire de la rassurer.

« Merci. Je… vais bien. »

Je ne savais pas trop quoi lui dire. J’avais cette sorte de pression, qui voulait briser le silence (ou plutôt le macabre du fond sonore), mais j’étais un peu trop bouleversée pour converser. Mon interlocutrice semblait d’ailleurs l’être également. Je lui dis alors, tout naturellement :

« J’étais venue acheter une chemise blanche. »

J’essayais de rendre la chose anodine, en tentant d’entamer le genre de discussion probable au quotidien. Mais, soudainement prise de remords, je me mis à penser que je n’aurais jamais dû sécher mes cours. Je n’étais pas censée être là. Et si ma première pensée ai été tout naturellement de me soigner, la deuxième s’adressa à mon professeur. J’espérais qu’il avait fait l’appel. Sinon, il allait avoir des problèmes quand l’école apprendrait qu’une élève ai été victime du… En fait je ne savais toujours pas ce qui s’était passé.

« Était-ce un tremblement de terre? J’ai cru voir une hélice, peut-être ai-je halluciné… »

Je ne pouvais finalement pas me résoudre à discuter normalement dans tout ce brouhaha. Par ailleurs, non loin de nous, une personne semblait s’être disloqué l’épaule. Je ne parvenais pas à voir si c’était un garçon où une fille, et au fur et à mesure que je balayais les environs du regard, je culpabilisais. Cette jeune femme avait un bon cœur, elle avait décidé de me porter secours, mais j’en avais bien moins besoin que d’autres personnes. Elle aurait mieux fait d’aller s’occuper d’eux, si elle voulait vraiment se rendre utile. Certes, sa présence me rassurait tout de même : je me sentais terriblement seule dans cette tragédie, et il me semblait qu’elle aussi.

Je scrutais finalement silencieuse la jeune femme. Elle était vraiment très belle, mais surtout, j’avais l’étrange sensation de l’avoir déjà aperçue. Je jaugeais les courbes de son corps, dignes d’appartenir à un mannequin. Un mannequin… Oui! Il me semblait bien l’avoir aperçue en photo, pour une publicité ou un magazine, lors d’un après-midi d’ennuie quelconque. Mon regard s’illumina alors. J’étais secourue par une star!

Je pris une inspiration profonde. Il ne fallait pas que je m’emballe, comme elle me l’avait dit, il fallait économiser mon énergie. J’hésitais longuement à lui faire une remarque au sujet de ma nouvelle découverte, mais me désistais : je ne voulais pas prendre le risque de l’irriter. Égoïstement, je lançais un regard gênée et coupable à la personne qui s’était disloquée l’épaule. Je ne voulais pas que la jeune femme s’en aille, mais, finalement, je lui lançais :

« Pourquoi moi? »

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Dim 17 Sep 2017 - 23:45

6:02.
Les mains fourrées dans les poches de mon manteau de mi-saison, je traverse paisiblement les rues de la ville à l'aube. Le soleil n'est levé que depuis peu, les rues sont désertes et muettes, et le fond de l'air est frais. L'été se termine, doucement mais sûrement, et ce n'est avec aucun regret que je le laisse partir.
Les fortes chaleurs n'avaient jamais été mon fort, je préférais de loin la froideur de l'hiver, et le confort d'une grosse écharpe tricotée dans laquelle on engouffre son visage jusqu'au ras des yeux. Non, je ne regrette pas l'été, avec ses touristes, ses plages bondées, et ses cheveux collés au front par la sueur.

Après avoir été accablée par la température, je savoure le calme des matinées de septembre, chaque jour, sur le chemin du salon de thé. Aujourd'hui ne fait pas exception à la règle. La vitrine aux rideaux tirés m'accueille, et je déverrouille la porte avec mon jeu de clé personnel, avant de pénétrer dans la salle accompagné du tintement de la clochette. J'ai pris depuis un certain temps l'habitude de faire l'ouverture. Pour la simple et bonne raison que mes responsabilités dans l'équipe avaient peu à peu changée. De simple serveuse, je suis au fur et à mesure passée au statut de pâtissière officielle du salon. Alors, tous les matins, avant le début des cours, je viens commencer les préparations principales, remplir le stock, afin que Yui ou Zakuro ne se retrouve pas en rupture de gâteaux pour accompagner le thé quand je ne suis pas là.

Alors, dans un rituel serein et silencieux, je fais le tour du bâtiment. Je vérifie que tout est à sa place, qu'Éloquence le chat a bien à boire et à manger, que la pompe de l'aquarium fonctionne, puis je fais un rapide inventaire en notant ce qu'il faudra réapprovisionner. Ce n'est qu'une fois tout ça en ordre que je commence le véritable travail de confection. Alors, j'enfile mon tablier, et allume la vieux poste radio perché sur une étagère de la cuisine. Il n'était originalement pas là, mais avec le temps que je passais dans le laboratoire, j'avais réussi à convaincre Yui de m'autoriser à en ramener un. C'est tout de même plus divertissant de pâtisser en musique.

8:21.
Un air de samba grésille tandis que j'essuie le plan de travail de la farine qui le parsème. La radio locale n'est pas mauvaise, en général. Il y passe un peu de tout, et ce n'est pas trop entrecoupé d'émissions ennuyeuses aux présentateurs à la voix irritante. Les airs latinos ne font pas vraiment partis de mes préférences, mais je supporte la diversité, en espérant qu'ils passent quelque chose de différent après. Je souffle, et rabat ma franche vers l'arrière à l'aide de mon poignet. J'ai bien avancé, mais il me reste pas mal de chose à faire. J'entame la préparation de muffins, tout en réfléchissant aux garnitures. Pépites de chocolat. Cœur coulant caramel. Fruits rouges, peut-être ? La samba se tarie, c'est au tour d'une chanson populaire d'un groupe d'idols dont je ne connais pas le nom. Je ne m'en plains pas, l'énergie du titre m'en donne afin de battre la grande quantité de pâte avec mon fouet, à l'ancienne. Soudain, la musique s'arrête.

« Flash spécial. Nous interrompons la programmation pour vous faire part d'une information importante. Hum... »

La voix du présentateur est hésitante, et les grésillements du poste ne cachent pas les coupures d'émotion perceptible.

« Un... objet volant s'est écrasé dans le centre ville. Il semble que... que ça ait eu lieu au niveau du centre commercial. Merde je... Désolé, nous venons de recevoir la nouvelle et nous n'en savons pas plus. »

Je me stoppe nette, pendue au son interféré, et le regard rivé sur la vieille radio grise, comme dans l'attente d'une annonce d'un miracle inespéré. J'ai mal au cœur.

« Nous devons vous faire passer le message d'éviter d'engorger les lignes téléphoniques et de ne pas céder à la panique. Les secours prennent la situation en charge, veillez à ne pas gêner leur travail. Oh, et, évitez autant que possible la zone sinistrée. »

La nouvelle semble irréelle. Le centre ville n'est pas loin, et pourtant, je n'ai rien entendu, comme coupée de ce monde, ici, en sécurité dans la cuisine de mon deuxième chez moi. J'ai presque peur de regarder dehors.

« Je... Je crois que c'est tout. La programmation va reprendre, et nous vous tiendrons au courant lorsque la situation sera plus claire. Prenez soin de vous, avec radio Keimoo. »

Les idols se remettent à chanter, comme si rien ne s'était passé. Et je reste figée. La peur de savoir mes proches blessés commence à monter. Et moi, je commence à gamberger. Où est Haru, en ce moment ? Est-ce qu'Hisaka avait prévu quelque chose dans le centre ville ce matin ? Et Zakuro ne devait-il pas passer dans la matinée ?
Mon téléphone portable, posé sur le comptoir, prend des airs de diable tentateur. Les secours ont expressément demander à ne pas l'utiliser, pour que les lignes restent disponibles. Mais je ne peux pas rester à attendre dans l'espoir d'une nouvelle. Le souvenir du tremblement de terre de 2013 remonte à la surface, et avec, d'anciennes douleurs depuis longtemps cicatrisées. Je ne serais pas tranquille avant de savoir s'ils vont bien.

Alors, emplie de culpabilité, mais surtout d'une angoisse débordante, j'envoie un message groupé à mes contacts keimoosiens. Rares, mais précieux.

Et l'attente.

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La consécration:
 
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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Lun 18 Sep 2017 - 15:25

Maya sentait ses joues tirées par les larmes qu’elle n’avait su retenir. Bien que la jeune fille ne lui ait pas communiqué son nom, elle semblait suffisamment éveillée pour engager un semblant de discutions et cela suffisait largement à la jeune japonaise. Doucement, Maya se redressa un peu pour observer les grandes baies vitrées des magasins. Dehors, un attroupement s’était fait et quelques pans de mur, en plus des débris de verre, semblaient avoir fait une chute violente à l’entrée du centre commercial. Un tremblement de terre aurait tout secoué sans ménagement. Dans cette situation, la zone de dégât semblait tout de même plutôt précise. Serait-il possible que cela soit un … attentat ? Un frison parcouru la jeune femme qui courba de nouveau le dos, comme-ci elle souhaitait se cacher.

« Je ne sais pas. Je ne crois pas que ce soit un tremblement de terre… »

La suite de la tirade de la jeune blessée parlant d’une hélice, inquiéta Maya qui se mit à regarder en l’air. Un trou énorme semblait s’être fait au milieu du plafond du magasin. Au travers de celui-ci, mademoiselle Masuda pouvait clairement voir le troisième étage du centre commercial… Une inquiétude terrifiante vint aussitôt lui serrer le cœur. N’y avait il pas des risques d’incendies ? Une fumée noire brouillait la visibilité du troisième étage, mais est-ce que cela voulait dire que c’était en train de prendre feu ? Maya n’avait jamais été très délicate pour reconnaitre les odeurs et en ce moment, elle avait la tête bien trop occupée pour se concentrer sur celles-ci.

« C’est surement une hélice de ventilation que tu as vu. J’espère que tu étais au moins venue pour t’acheter un chemisier de chez Jun Ashida ou de chez Yohji Yamamoto, car manquer de perdre la vie pour moins que ça, c’est franchement une journée gâchée. »

Triste réalité ou humour étrange ? On ne saura dire lequel des deux trottait dans la tête de notre belle populaire à cet instant. Après un petit temps à regarder dans le vide, écoutant presque religieusement le silence ambiant, malgré quelques pleures et grincements, la nouvelle amie improvisée de Maya posa une question peu pertinente mais qui capta tout de même l’attention de la diva peste qu’elle était au premier abord dans d’autres circonstances. Après un soupir lourd, elle haussa les épaules et plongea ses yeux d’azur dans ceux de la jeune fille à ses côtés.

« Je ne sais pas. Je voulais sortir d’ici en fait. Mais quand j’ai quitté ma cabine d’essayage, la première chose « vivante » que j’ai vu c’était toi. Tu criais si fort… »

Les larmes se mettaient de nouveau à monter et sa gorge se serra de nouveau. Elle de luter contre ses émotions pour poursuivre.

« Tu criais si fort que je ne pouvais pas partir comme une voleuse. Partir et te laisser là, alors que mes yeux se sont posés sur toi en premier, c’était comme renoncer à une vie. Comme fuir lâchement en sachant pertinemment que derrière moi tu serais là à continuer à crier pour vivre. C’est peut être idiot, mais j’ai une sainte horreur de la mort. Imagine… si j’étais vraiment partie, peut être que tu serais venue me hanter ! Je n’aurai jamais pu me pardonner. Fermer les yeux sur quelqu’un qu’on voit si mal, c’est inhumain. »

Un silence gênant s’installa un court instant. Une rafale de notification vint faire vibrer le téléphone de Maya qui le saisit aussitôt pour voir ce qu’il se passait. Par erreur, dans sa précipitation, elle envoya la courte vidéo de son passage en cabine tout droit dans le ventre sans fond d’internet. Elle pesta, soupira de nouveau comme pour éteindre le feu d’angoisse qui enflammait son ventre et voulu lire ses notifications lorsque, par malheur, la batterie de l’appareil cédât. L’écran devint d’un noir profond et Maya pu observer son visage sale, déformé par la peur et la tristesse sans même avoir pu prévenir ses proches. C’est avec une petite moue qu’elle montra l’objet diabolique à la jeune fille.

« Et voilà… Plus de batterie. J’espère qu’ils ne vont plus tarder … »
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Lun 18 Sep 2017 - 19:55

C’était le genre de matinée parfaite, ou je m'étais levé du bon pied, avec une irrésistible envie de faire ce que pourtant je faisais encore et encore tous les jours. L'idée d'aller courir pour me permettre de m'oxygéner le corps et l'esprit était la raison qui me faisait me lever le plus facilement le matin. Si la perspective d'une journée de cours, suivi d'une soirée ou je devais gérer de la paperasse au niveau du club ne me donnait pas véritablement une raison de sortir le nez de mon futon, la perspective d'une possible amélioration, d'une simple progression dans mon art, était tout ce dont j'avais besoin pour me convaincre de passer ma journée a faire toute ces choses qui me donnent envie de me rendormir.

Le temps de s'habiller, et de grignoter quelque chose pour ne pas tomber dans les pommes par manque de sucre, et j'étais partis a la conquête de cette fabuleuse journée qui s'annonçait plus ensoleillée que prévue. Je referme la porte derrière moi, me demandant si c’était vraiment nécessaire de fermer la porte d'une pièce ou il n'y avait rien a voler. Ah si, mon ordinateur portable. Je n'avais pas l'habitude d'avoir ce genre d'outil, et j'avais la fâcheuse tendance a oublier son existence quand je ne m'en servait pas. On ne rattrape pas une vie sans technologie en deux mois, après tout.

Tout était tranquille. J'avais décidé ce matin la de faire un peu plus que mes six kilomètres habituels. Rallonger par le centre-ville de Keimoo qui a cette heure matinale n’était pas bien peuplé, me permettant de courir de tout mon saoul dans les rues sans pour autant être gêne par les passants. C’était quelque chose que j'avais aussi appris a apprécier. Il y a souvent des gens faisant des footing, si bien que les passants ne font plus trop attention, et c'est alors un moment ou personne ne vous regarde et ou vous pouvez être un peu plus libre que d'habitude.

Ça aurait sans doute pu être cette si belle journée que j'avais imaginé en me levant ce matin la. Mais ne dit on pas que c'est en forçant la chance, et en cessant d’être sur ses gardes que les problèmes nous tombes dessus ? D'ailleurs, je crois que je n'aurais pas pu utiliser meilleure métaphore. Les problèmes étaient tombés littéralement du ciel. C’était comme si l'air était devenu étouffant, qu'une force inconnue m'avait frappé en plein cœur. C’était avant la catastrophe. Je n’étais pas a coté, pas très loin non plus. A quelques centaines de mètres. Pas de chance.

L'objet avait jaillit de nul part, a une vitesse de chute effarante. Et le temps s’était arrêté une seconde, moi, les bras tombant, observant l'objet arrêté en plein milieu du ciel, pendant une seconde qui me laissa une éternité de réflexion. Tout d'abord, pourquoi un hélicoptère pouvait tomber du ciel comme cela, en pleine zone civile. Ensuite, a quelle distance du sol était il lors du début de la chute, car au vu de sa vitesse, cela devait être plutôt haut. La seconde d’après, l'explosion, le souffle me fouettant le visage.

Rien de visible pendant un instant, mis a part une énorme couche de fumé, de poussière, de gravas tombant non loin de moi. J'hésite a faire un pas dans la direction, une curiosité morbide me prenant la poitrine. Je ne pourrais rien faire a part regarder, je suppose. Je fais cependant un pas de coté pour avoir un meilleur angle de vu, et je constate que le bâtiment est visiblement écroulé. Une partie en tout cas. Le centre-commercial. Il n’était pas tard, alors les victimes seraient moins importante, mais je me demande pendant une seconde combien de gens viennent de perdre la vie il y a moins d'une minute. Assez pour faire les gros titres sans doute.

Je ne les connais sans doute pas, et je ne dois rien a personne ici. Mes rares amis ne sont probablement pas dans le centre commercial du centre ville de Keimoo a huit heure vingt du matin. Donc je n'ai rien a faire. En vérité je devrais reprendre ma course et faire comme si je n'avais rien vu. Mais d'un autre coté, il y a bien cette loi, comme quoi il est impératif d'aider les gens dans le besoin. Mais également, il est conseillé de ne pas se mettre en danger et d'attendre les professionnels. Mais ou sont ils ? Dans un etat d'urgence pareil, ils devraient etre la en moins de dix minutes. Surtout en plein centre ville.

Mais il n'y a personne, cinq minutes après la catastrophe. J'entends maintenant des cris de panique, je vois des gens filmer la scène avec des téléphones. C'est une belle mentalité. Pourquoi je regarde ça, j'ai de plus en plus envie de.....non, ne fais pas ça, tu va t’attirer des ennuis.....c'est dans l'ordre de ton art martial d'aider les faibles, les bléssés. Tu connais les premiers soins, Sato, et même d'avantage, de la médecine asiatique, tu sais aussi faire en sorte de caler les os brisés en attendant d'avantage de soin. Tu pourrais vraiment être utile la bas.

Mais quelqu'un le ferait pour toi ? Quand je me retourne vers ces paparazzi improvisés, je me dis que eux ne viendraient jamais me sauver. Et combien de gens comme ça sont bloqués la bas ? C'est cruel, mais c'est comme ça que la vie fonctionne et.....je représente l'académie, je suis en plus un chef de club ! Si quelqu'un me voit ne rien faire, ca donnera une mauvaise image....de....mais idiot, tout le monde s'en fou ici. Mais moi aussi, je m'en fou en fait. Tant pis......c'est sans doute la pire décision de ma vie.

Je me précipite en courant. Entrer dans le nuage de poussière qui s'est légèrement éclaircit. Je ne vois rien, je n'entends que des pleures et des gens parler sans que je comprenne tout ce qui se dit. Toujours pas de secours. J'approche d'autres volontaires comme moi, et m'éclaircit la gorge pour paraître sur de moi :

- Je viens aider, par ou on commence ?

La ou on peux.

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 19 Sep 2017 - 19:39

Pas de montre, pas d’horaire, et Zakuro poursuit sa recherche joyeuse, insouciante, de farine, que Lawrence lui a demandé d’aller chercher en entrant dans le centre commercial. Des citrons dans les mains, un cabas sous le coude, il explore les allées commerçantes de la grande surface, en se perdant au travers des étalages de couleurs et de reliefs.  

L’hélicoptère vient s’éclater contre le centre commercial à l’instant où, remplit d’une satisfaction guillerette, Zakuro attrape le sachet de farine sur l’étagère du milieu d’un étal dans le rayon cuisine. Ravi, absolument ravi de n’avoir pas passé les habituelles quarante cinq minutes à chercher ce dont il a besoin, Zakuro tombe avec un sourire sur les lèvres, tombe avec son sachet de farine entre les mains. Dieu sait qu’il ne le lâchera pas.

Son poignet craque, la farine explose dans sa face, dans ses vêtements, dans ses cheveux, et bientôt, c’est un Zakuro qui se tortille sur le sol, dans un nuage blanc, dans un chapelets de jurons saucés. Les citrons ont roulés un peu plus loin, et des gens, dans la même position que Fea, contemplent le plafond, crient un peu, se demandent ce qui se passe. Des étals se sont effondrés, et en se relevant, en grognant, les doigts pressés autour de son poignet cassé, Zakuro observe les alentours, avant de récupérer son portable. La situation s’annonce calme, ce n’est de toutes évidences, pas un séisme. Il attend, pendant deux minutes, un écho au premier impact, histoire de vérifier que le monde ne va pas se bousculer de nouveau. Comme rien ne se passe, mais que des gens se mettent à hurler, Zakuro en déduit que c’est un événement isolé. Il abandonne ses citrons, sa farine explosée, et se met en direction des lieux où il a abandonné ses deux compagnons.

From : Litchi (me)
To :  Lawrence / Chess
8h20

« Wth ? »

De manière simultanée à son message envoyé, son portable vibre, inondé par trois ou quatre textos de personnes différentes.  Naoko, Senta, Kenji et Imade élèvent en des voix pixellisées une inquiétude à la situation. Sur Reddit, des posts sont en train de se partager, et Zakuro apprend qu’un hélicoptère vient de s’encastrer. Accrochée à ses cils, la farine prend le poids de tout un cas de conscience.


From : Litchi (me)
To :  Lawrence / Chess / Sasaki
8h22

« Est-ce que vous allez bien ? »

Gigantesque, couvert de farine et le poignet cassé, Zakuro franchit la foule en fendant le mouvement humain, pour rattraper la distance, et retrouver les deux autres.

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 19 Sep 2017 - 23:38

La jeune inconnue qui m’avait secourue parvint à me faire oublier la situation quelques instants. En la regardant bien, elle avait l’air d’être une jeune fille plutôt riche, assez bourgeoise en fait. Si c’était bien le mannequin que je pensais, cela paraîtrait plutôt anodin. Elle me cita même le nom de grands créateurs, en me faisant une plaisanterie -qui paraissait aussi ne pas vraiment en être une étant donné qu’elle paraissait bien être du genre à porter des vêtements de luxe qui coûtent une fortune. Airi se serait certainement bien entendue avec elle. Pour ma part, je n’étais pas assez fortunée pour me payer de tels vêtements, mais cela ne m’empêchait pas d’admirer le travail de ces créateurs. J’esquissais donc un sourire, avant de lui répondre.

« Jun c’est mon prénom. Il y a mieux comme circonstances de rencontre, mais, enchantée! »

Je me permettais d’omettre de lui communiquer mon nom, et d’être par conséquent un peu plus familière. Après tout, elle avait bien eu l’intention de m’aider, voir de me sauver la vie. Tiraillée par la pitié apparemment, son surmoi lui aurait crié de me secourir, car sa première pensée, tout comme celle des quelques japonais sur place, eut évidemment de se sauver.

Son téléphone la lâcha. Il n’y avait plus qu’à attendre, et espérer, comme elle l’avait bien formulé. Me concernant, je n’avais pas pris mon téléphone. Non pas que je l’avais oublié, mais simplement était-ce une « stratégie », si je peux me permettre de l’appeler ainsi, afin d’éviter d’être tenté de répondre au cas où l’école (ou mes camarades) voudraient savoir où je me trouve. La technologie nous environnant de partout, je préférais me tenir à l’écart de tout cela, afin de me sentir plus libre, de ne pas ressentir cette angoisse permanente du message que vous ne recevrez jamais, de la localisation que vous avez oubliée de désactivée… Ce genre de chose. Par ailleurs, j’étais certaine qu’à cause de ce phénomène d’hyper-connexion, des tas de gens, à ce moment même, étaient en train de se faire un sang d’encre, voir de risquer leur vie en venant vers le centre commercial pour voir si leur proches étaient en vie, alors que peut être, tout comme moi, ils ne s’étaient simplement que briser quelques os. Quoiqu’il en soit, c’était aussi grâce à ces technologies que les secours avaient été prévenus plus tôt, et que les blessés pourraient être traités.

Je regardais à nouveau la jeune femme. Elle semblait être perturbée. Moi aussi je l’étais, mais à vrai dire, je me calmais. Comme si le chaos environnant m’était déjà devenu habituel. C’est étrange à quel point l’esprit est vif quelques fois, quand il s'agit de se protéger. Je commençais néanmoins à douter de ma première hypothèse, soit, celle du tremblement de terre. J’en avais déjà vécu, et cela n’avait pas l’air d’en être un. Et, malgré les tentatives de mon interlocutrice pour me rassurer, j’étais obnubilée par l’hélice. Elle n’avait rien à voir avec celles qu’on pourrait trouver dans les conduits d’aération. Elle était plutôt du genre à vous décapité illico. Elle ressemblait… à celle d’un avion.

« Tu crois que c’est un attentat? »

Cette idée traînait depuis longtemps dans mon cerveau, sans parvenir à faire surface. La chair de poule envahie mon corps tout entier. Cette hypothèse me faisait frissonner, peut-être parce qu’elle paraissait plus réaliste. Je ne pouvais pas me raisonner en me disant qu’au moins, il n’y avait certainement pas eu beaucoup de morts, car le centre commercial était tout de même peu peuplé à cette heure-ci, et que nombreux étaient les simples blessés. Je ne pouvais pas, parce que je faisais partie de ces « simples blessés », et que j’aurais très bien pu être une de ces « quelques morts ».

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Dim 24 Sep 2017 - 18:15

8h05

L’insomnie a encore frappé et une fois encore, je me suis surpris à quitter mon appartement pour errer silencieusement dans les rues de Keimoo. Hélas, cette fois, personne n’a croisé mon chemin pour me tenir compagnie.

J’ai toujours eu du mal à trouver le sommeil la veille du 11 septembre. Enfin, quand je dis toujours, je devrais plutôt dire depuis seize ans, le jour du drame qui a frappé les Etats-Unis en plein cœur à quatre reprises. Assis sur un banc devant les centres commerciaux, je parcours du regard le journal que je viens d’acheter au kiosque du coin. Sans surprise, une rubrique est dédiée aux attentats et leurs conséquences. Immobile, j’absorbe les différents caractères imprimés sur le papier.
Les années passent, mais les mots, les images restent les mêmes. Un soupir s’échappe d’entre mes lèvres alors que mes iris se posent sur la photo du World Trade Center au moment de la tragédie, mon cœur se resserre. Quelque part, dans l’un de ces étages, elle a été privée de son futur. Des milliers d’autres personnes aussi, mais surtout elle.

8h10

Heureusement, je n’ai pas cours ce matin, me dis-je en m’éloignant doucement de la zone commerciale, m’apprêtant à rentrer chez moi. Mais soudain, mon ventre se met à grogner, je me rappelle alors que je n’ai pas encore pris de petit-déjeuner. Avant de rejoindre l’abribus situé à quelques mètres de moi, je fais donc un petit détour pour acheter quelque chose à manger. Quelque chose, n’importe quoi. Je finis par jeter mon dévolu sur une formule économique : un pain au melon et une brique de jus de fruit. Ce n’est qu’après avoir payé que je me souviens que je n’ai jamais aimé les pains au melon.

8h15

J’arrive à l’arrêt de bus, chargé de victuailles, et jette un rapide coup d’œil sur le panneau indiquant les horaires des prochains passages. Dix minutes pour le bus menant au quartier Hiryuu, c’est correct. Repérant une place libre sur le banc de l’abribus, je finis par m’y poser. Il ne reste plus qu’à attendre maintenant.

Si seulement il ne restait plus qu’à attendre.

Quelques secondes avant 8h16, un bruit très désagréable et violent surgit de je-ne-sais où. Cherchant la source du problème, je me relève immédiatement pour scruter les alentours. Mes yeux s’écarquillent, mes épaules s’affaissent et mes genoux tremblent. Dans le ciel, je le vois, la carcasse métallique perd de l’altitude. Je le vois, comme j’ai vu les deux avions s’écraser dans les tours jumelles. Je le vois, cet hélicoptère, mais seize ans après : je ne peux toujours rien faire. Un bruit sourd retentit, une onde de choc se propage, et je ferme les yeux. Le chaos explose.

En l’espace de quelques secondes, la terre s’arrête de tourner, le temps n’affecte plus l’espace. Autour de moi, je sens la foule s’agiter, mais moi je reste immobile, partagé entre le désir de survie et la fatalité. Seize ans plus tôt, ma mère, et aujourd’hui, ce sera moi.

Ce n’est qu’après m’être fait heurter, bousculer une bonne vingtaine de fois que je reprends enfin mes esprits, assez pour commencer à m’inquiéter pour mon frère que j’avais laissé à l’appartement plus tôt. Abandonnant le cynisme, j’attrape mon téléphone et cherche son numéro dans mon répertoire, le tout en me faisant pousser de toute part par des inconnus. Le brouhaha est insupportable et je peine à rester debout, emporté par la foule, destination nowhere.

Bip…Bip…Bip…Crac

Les lignes sont saturées, je ne parviens pas à joindre Chris. A-t-il tenté de m’appeler lui aussi ? Je suppose que je ne le saurais pas avant un bon moment. Tant bien que mal, je range mon téléphone dans la poche de mon pantalon, tentant de ne pas trop me faire marcher sur les pieds.
C’est alors qu’un cri résonne dans mon oreille, un cri de femme en provenance du bâtiment frappé par l’hélicoptère. Je tressaute d’effroi et regarde autour de moi. Personne d’autre ne semble l’avoir remarqué, ou peut-être qu’ils l’ignorent simplement ? Je secoue la tête, aurais-je des hallucinations ? C’est fort probable, mais si quelqu’un a vraiment crié, alors…

8h22

J’ai réussi à m’extirper du bail de foule déchaîné pour me retrouver abandonné sur me côté. Haletant, je regarde derrière moi les derniers témoins s’enfuir à toute jambe. Des cris, des pleurs retentissent de tous les côtés, mais aucun n’est semblable à celui que j’ai pu entendre tout à l’heure. Est-elle au moins encore en vie ? Sans réfléchir, je me mets à courir à contresens par rapport aux fuyards. Si je m’arrête, la peur me paralysera. La peur de mourir, mais aussi la peur de découvrir des morts, la peur de lire l’horreur sur le visage des autres.

8h25

Au milieu des éclats de béton et de ferraille, je repère un groupe qui n’a pas encore déserté les lieux. Certains tiennent un téléphone pour partager les horreurs sur les réseaux sociaux. Je ne trouve pas la force de leur parler et continue mon chemin jusqu’à l’ancienne entrée du centre commercial où je repère un groupe de volontaires qui ne savent pas par où commencer l’exploration.

D’un naturel extraverti, je n’aurais jamais eu de difficulté à approcher des inconnus, mais compte tenu des circonstances, je dois avouer être un peu hésitant. Le pas discret, je traverse un écran de poussière pour rejoindre les supposés volontaires pour aider les victimes avant l’arrivée des secours professionnels. Je repère une tête blonde parmi les autres, j’ignore pourquoi, mais c’est le premier à qui j’adresse la parole.

« Vous avez un…plan ? »

Malheureusement, il y a plusieurs étages et certains ne seront probablement pas accessibles. Devant l’absence de réaction du groupe encore sonné par les événements, je prends les devants.

«  On devrait commencer par fouiller le rez-de-chaussée. Il faut être vigilant car des débris peuvent encore tomber, le bâtiment est très instable. Dans tous les cas, il faut que nous échangions nos numéros de téléphone pour communiquer quand la ligne sera rétablie. »

Quelques personnes acquiescent. A l’extérieur, un enfant se met à pleurer. Je m’efforce de garder mes larmes pour moi, pour le moment, et hausse le ton pour couvrir ses sanglots. Il suffirait d’un instant de faiblesse pour que j’abandonne l’idée de les aider.

« Nous sommes actuellement huit. On peut faire des groupes de deux ou trois personnes pour aller plus vite. Au moins une personne doit rester à l’entrée pour nous prévenir de l’arrivée des pro ou orienter de nouveaux volontaires. Ca…ça vous va ? »

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Ven 6 Oct 2017 - 18:34

La jeune idole haussait les épaules en lâchant un soupir d’inquiétude. Ses grands yeux de biche dévisageaient le paysage en ruine. Elle avait l’impression qu’un poids immense couvrait son dos.

- Je l’ignore Jun, mais ça en a tout l’air… Tu peux m’appeler Maya. D’habitude c’est Masuda, mais aujourd’hui n’est pas un jour ordinaire.


Un fin sourire étirait ses lèvres, ses yeux se plissèrent et elle sentit comme une étrange brûlure autour de ceux-ci. Les larmes et le choc avaient fatigués ses yeux et sa peau. La jeune étudiante en cinéma s’installa un peu plus près de sa nouvelle amie.

- Tu sais quoi Jun… Je crois qu’on a quand même beaucoup de chance. Une fois que ce cauchemar sera terminé, la première chose que je vais faire c’est … d’aller prendre un bain. Un énorme bain avec beaucoup d’eau chaude, beaucoup de mousse et je parfumerais l’eau avec des huiles essentielles… Pas de musique, pas d’écran. Juste mes bougies et mon bain.

La jeune rêveuse se pinça les lèvres dans une moue enfantine avant de reprendre.

- Et toi ? Qu’est ce que tu aurais envie de faire après tout ça ?

Elle écouta sagement la réponse de sa nouvelle amie telle une enfant à qui on conte une histoire. Ses yeux cherchaient leurs sauveurs et pourtant ses oreilles étaient entièrement dévouées à la voix de Jun. Alors que l’espoir semblait leur échapper, un faisceau de lumière blanc éclaira le visage du jeune mannequin qui grimaça avant de se rendre compte qu’on venait enfin les aider. Après un second passage de la lampe sur elle, Maya se redressa puis tendit son bras en l’air avant de serrer le bras de Jun.

- Hé ! Nous sommes là ! Hé !

Hélas, les silhouettes se mirent à courir dans une autre direction et Maya les regarda partir sans oser les suivre.

- HE ! REVENEZ !

Son cri fit trembler sa gorge et l’intérieur de son être. Ses bras se crispèrent et une rage inexplicable monta. La peur et la détresse la faisait trembler. Les larmes remontèrent et s’installèrent aux bords de ses yeux bleu, amère, elle contemplait le corps de l’homme à l’épaule défaite. Il n’avait pas émit un râle depuis longtemps. C’est la voix chevrotante qu’elle tenta de rassurer ses craintes.

- Monsieur ? Monsieur ! Vous m’entendez ?! Ils vont arriver…

L’homme la face contre terre, ne râlait plus de douleur, ne bougeait ni n’émettait le moindre chouinement. Maya relâcha le bras de Jun et s’excusa de lui avoir serré si fort. Elle avait peur de se lever et d’aller constater l’état de cet inconnu non loin d’elles. À voix basse, elle se pencha vers l’oreille de la jeune fille et lui demanda :

- Tu penses qu’il faut que j’aille le voir ? Il ne répond pas…

Au loin, les sirènes de l’ambulances, pompiers et policiers raisonnaient dans une fanfare monstrueuse. Pendant ce temps là, la famille, les amis, les connaissances et fans de la jeune idole avaient eu vent du terrible malheur et une certaine vidéo avait déjà fait un buzz incroyable sur les réseaux sociaux avec plus de  500 partages et un flow incontrôlable de commentaires. Un véritable virus se répandait sur le monde et ne tarderait pas à se glisser dans les journaux télévisé de midi. L’agent de Maya pouvait encore essayer de la joindre, il n’aurait pas le doux réconfort d’entendre sa voix perçante et haut perchée. Ses parents pouvaient encore trembler pour leur petite fille modèle, aucun message rassurant ne viendrait les réconforter. À cet instant, Jun et Maya étaient seules… comme déconnectées du monde des vivants.
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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Dim 8 Oct 2017 - 12:41

Le lundi au soleil
Il est 7 heure du matin lorsque le réveil raisonna dans la chambre de l’étudiant. Le Week-end était terminé, il était temps pour le jeune homme de retourner sur les bancs de la Faculté de Médecine. Une fois qu’il fût assez bien réveillé, il se leva et éteignit l’alarme de son téléphone portable. Après s’être étiré, il alla se préparer pour cette journée qui semble identique à toutes les autres. Son premier cours est l’anatomie et avait lieu à 8 heure, l’heure l’a plus tôt qui ne ravie pas le sommeil des étudiants.

Après sa dernière année de lycée, Akio s’était orienté vers la médecine, il avait beaucoup travaillé pendant sa première année, il voulait mettre toutes les chances de son côté pour passer à l’année supérieur et ses efforts avait payer. Il ne savait plus quand est ce qu’il avait eu envie de prendre ce chemin-là, pour lui, c’était une évidence de tenté la médecine. Il ne le regrettais pas et ça lui plaisait de connaître le corps humain et l’univers de la science. Il lui restait encore pas mal d’année avant de pouvoir être vraiment un médecin. Tout le monde disait que la 2e année et la 3ème était la moins stressante puisqu’il n’y avait pas de concours pendant cette période. Le blond en profitera pour essayer de se détendre un peu, il ne consacrait plus son week-end à travailler encore plus comme en 1re année.

Pour Akio, ce lundi commence normalement, il retrouve ses camarades devant la salle à 7h50 comme d’habitude. Il discute un peu avec eux, leur demandant comment ils vont et ce qu’ils ont fait ce Week-end. Ce petit moment de partage qui semble anodin, mais qui montre toute sa richesse une fois qu’il a disparu.
Le professeur arriva pile à l’heure pour débuter son cours, validant le cliché de la ponctualité des Japonais. Tout se déroula tranquillement, Akio avait bien noté le cours et essayer déjà de l’apprendre pendant qu’il écrivait pour gagner un peu de temps. Le temps s’écoula et personne ne se doutait dans cette pièce que quelques kilomètres plus loin, c’était l’apocalypse. Il était enfermé dans leur bulle, et n’avait aucun contacte vers l’extérieur, couper du monde pendant 60 minutes, concentré sur la composition du cerveau humain.

Ce n’est qu’une fois sortit de l’amphithéâtre que le blondinet comprit que quelque chose n'allait pas, sa mère l’avait appeler 3 fois en apprenant la nouvelle à la télévision. C’est elle qui lui a dit ce qui s’était passé. Dans n’importe quel endroit où il se rendit ensuite, les étudiants parlaient que de ça. C’est dur de ne pas s’inquiéter quand une catastrophe comme ça se produit. Les réseaux sociaux étaient remplis de message de personne recherchant un proche qui était censé être au centre-ville.
Cette situation évoquait de mauvais souvenir à Akio. Notamment le gros séisme qui avait eu lieu. Il se rappelle qu’il avait essayé d’aider sa sœur blessé… Cet événement l’avait assez marqué, et même lorsqu’il reprend le métro aujourd’hui, il s’en souvient. Il s’en passait des catastrophe ici, il en arrivait même à se demander si les Kami n’avaient pas maudit cette ville.
C’est sur cette pensée qu’Akio s’installa pour le cours suivant. Il devait garder son sang-froid même si le monde était en panique. Il ira probablement au temple ensuite pour prier en faveur des gens qu’il connaît.

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Dim 8 Oct 2017 - 20:49

Rejoindre un groupe de volontaires ne fut pas la chose la plus dur. Même si ceux qui étaient sur place n'avait pas forcément l'air vraiment capable de faire quoi que ce soit. C’était plutôt logique, le choc était tel que certains membres de notre petit groupe arrivait a peine a parler. Personne ne prenait la parole, pas de meneur naturel qui ressortait parmi nous. J'hésitais a faire un pas en avant, mais quelque chose me retenait. Probablement la même chose que ce qui retenait tout les autres : Une responsabilité beaucoup trop importante. Je n'avais jamais eu la vie de personne entre mes mains. Pas de cette façon la en tout les cas. Et voilà que soudainement, j'étais dans un batiment en train de s'écrouler, et je devais agir rapidement, avec discernement.

Alors que j'allais finalement faire ce pas au devant des autres, un homme plus âgé que moi approcha a ma gauche. J'avais comme l'impression de l'avoir déjà vu, et je supposais qu'il devait aussi fréquenter l'académie, pour une raison ou une autre. Il me demandait si j'avais un plan. Enfin, il demandait ça a tout le monde, mais vu qu'il me regardait, je prenais la question pour moi directement. Un plan ? Dans cette galère ? Arriver a garder son calme est déjà une belle preuve de sang froid, sans qu'il faille en plus réfléchir. Mais je prend cependant la parole, d'une voix plus ferme que ce que je pensais etre capable de produire :

- La logique serait d'aller dans les parties les plus détruites en premier, cependant nous n'avons pas de materiel, et encore moins d'équipement contre la fumée. Cela ne servirait a rien d'etre intoxiqué, les secours auront déjà bien assez a faire comme ça. Ils sont ou d'ailleurs ?

Je n'ai pas du tout la notion du temps. Mais nous sommes non loin du centre ville, comment est ce possible que des équipes professionnelles ne soient pas déjà sur place en train de secourir les victimes ? Pourquoi des civils comme nous devons avoir cette discussion, déjà ? Nous ne devrions même pas être sur le périmètre. Je tourne la tête vers celui qui avait parlé le premier. Il propose un plan, que j'écoute attentivement. Aucune idée n'est a jeté, il faut agir vite, et le premier plan sera sans doute celui que nous prendrons en compte. Ce séparer en groupe est la chose a faire, il a raison, et son esprit rationnel me rassure un peu quand a nos chances de reussir quelque chose. J'avais eu un moment l'impression d’être ruiné a mes seules pensées, mais les autres aussi réfléchissent. Nous n'avons juste pas encore la tête assez froide pour tous dire ce que l'on pense de la situation.

- Faisons ça, évitons les endroits trop fragiles, et commençons par faire sortir les gens facilement atteignable, ça allégera le boulot des secours qui pourront se concentrer directement sur les taches plus complexes.


D'un commun accord, je me retrouve a faire équipe avec celui qui, avec moi, a prit maladroitement la tete de l'opération. Heureusement, devant notre semblant de confiance, les autres se sont un peu reprit et j'ai l'impression que le groupe est plutot motivé et serein. En esperant ne pas finir piegés a notre tour.....N'ayant aucune idée de la taille exacte de l'endroit que nous pouvons explorés sans etre en danger, nous décidons de partir directement du coté de l'escalier montant vers l'étage supérieur. Il devait y avoir un escalator plus loin, mais le chemin qui y mène n'est pas exactement praticable, nous prendrons le chemin le plus classique.

Alors que nous marchons, je me présente auprés de lui, Satoshi Sakutaro, phrase de base. Meme si cela ne sert a rien, parler me change un peu les idées, et l'entendre me répondre m'aide a garder mon calme. Une discussion tellement banale que j'ai l'impression que nous ne sommes pas au milieu de cet enfer. D'aprés ce que nous pouvons observer de la ou nous sommes, le rez de chaussé est totalement coupé en deux, a cause de l’hélicoptère qui a fait s'écrouler le bâtiment vers le centre. Aussi, il n'est pas possible de passer par le bas pour aller de l'autre coté, uniquement de monter puis de voir si il y a un moyen de rejoindre le coté inaccessible depuis le bas.

Ce n'etait pas notre premier objectif, mais il sembla que la ou nous étions, la plupart des clients ont pu s'échapper par le chemin que nous venions de prendre. Ceux a secourir devaient etre de l'autre coté ou dans les étages supérieurs. Il n'y avait pas trente-six solutions. Il fallait monter.

- Yoshida-san, laissons le reste du groupe s'occuper de cet endroit, l'escalier est tout proche, nous devrions essayer d'aller voir plus haut.


Est ce si raisonnable ? Après tout c'est moi qui ai dit que nous ne devions pas nous mettre en danger pour ne pas rendre la tache des secouristes plus difficile. Mais nous n'avions encore croisés personne, et je n'avais pas envie d’être venue pour rien, pas après toute la difficulté que j'avais eu pour me convaincre de venir dans cet endroit. Dans tous les cas, je commence a monter le premier sans vraiment laisser le loisir de répondre a mon compagnon de sauvetage.

Alors que nous grimpons lentement les marches, un mauvais présentement me parcourt soudainement l'échine. Un peu comme dans ces manga ou le temps du héros s’arrête un instant, alors qu'il déteste inconsciemment un danger. Nous arrivions au palier du premier étage, et dans mon cas, le temps ne s’arrêta pas le moins du monde. Un grincement sinistre, alors que la structure de l'escalier semblait vaciller sous mon corps :

- Attention !

J'attrapais le bras de mon camarade inconsciemment, sautant en avant. Je n'avais pas la sensation de devoir le tirer, signe qu'il avait bougé également. Avant moi, ou quand je l'avais alerté ? Aucune importance, toujours était il que notre chemin venait de s'écrouler quasiment sous nos pieds. J'avais atteins le palier dans mon saut, m'écrasant maladroitement a genoux. Une douleur eclata dans le bas de mon corps, irradiant ma jambe droite. Mais je connaissais les multiples douleurs que mon corps pouvait ressentir. C'etait simplement le choc, rien de cassé, je pense. Je serrais les dents dix secondes supplémentaires, avant de tourner la tete vers celui qui se prénommait Hayden :

- Ca va ? Vous n’êtes pas blessé ?

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 10 Oct 2017 - 0:14

Un triste constat est établi au sein de notre petit groupe de sauveteurs improvisés : pour lutter contre les gaz ou les éboulements, pour prodiguer les premiers soins nous n’avons ni matériel, ni masque. Où sont les professionnels quand on a besoin d’eux ? C’est la question qui nous est posée par le blond juste avant que je ne propose un plan. Pour être honnête, je n’ai absolument aucune idée de pourquoi ils mettent autant de temps à arriver alors que nous sommes en plein centre-ville, dans une zone assez accessible par les véhicules. Cependant, malgré mes doutes, je tente de rassurer les troupes pour ne pas nous laisser dégonfler avant même d’avoir commencé à explorer les lieux.

« Ils ne vont pas tarder à arriver. J’ai cru entendre quelqu’un en parler à l’extérieur. »

Dis-je en croisant les doigts dans le dos. Ce n’est pas un vrai mensonge, ils devraient vraiment être là d’une minute à l’autre. Et quand je vois la mine rassurée de mes équipiers, je me dis que je n’ai pas fait le mauvais choix. Le moral légèrement rehaussé, nous nous hâtons d’échanger nos coordonnées et de nous répartir en groupe de deux à trois individus. Assez naturellement, je me retrouve avec le grand blond, qui prend l’initiative d’explorer une première partie du bâtiment, à savoir l’escalier menant au premier étage, tandis qu’un autre groupe ira dans ce qu’il reste de la galerie de prêt à porter féminin.

Quelques dizaines de pas plus tard, je perds définitivement de vue la seconde troupe et peux désormais me concentrer sur le chemin. Il n’est pas aisé de voir à plusieurs mètres quand poussière et fumée se mélangent encore dans l’atmosphère. Je me surprends même à toussoter plusieurs fois au fur et à mesure que nous avançons dans notre quête. Au fond de moi, la peur de mourir est prête à me paralyser à tout moment, et je dois me faire violence pour ne pas y céder. Moi qui suis d’ordinaire si bavard, il semblerait que j’ai perdu mon enthousiasme et ma confiance habituelle. C’est le garçon qui brise le silence en premier, me dévoilant son nom. Un sourire en coin se forme sur mon visage. Quel drôle de moment pour faire connaissance. Je suppose que ça reste mieux que de psychoter chacun dans son coin.

« Hayden Yoshida. Mais tu peux m’appeler Haru. »

Vue la situation dans laquelle nous nous sommes embarqués, les formalités ne seront pas nécessaires. Ainsi, pour nous rassurer mutuellement, nous continuons la conversation, nous interrogeant sur nos activités favorites, nos occupations, jusqu’à arriver devant les escaliers recouverts de poussière. Hésitants, nous nous arrêtons, le temps de réfléchir à la suite des opérations. Lucide, mon interlocuteur me propose de laisser le rez-de-chaussée à l’autre groupe. Il va falloir monter. Je hoche la tête, pensif. En montant les marches, je ne pense qu’à une seule chose : l’arrivée des secours qui allégera considérablement notre mission.

« Attention ! »

Mes muscles se contractent. Je reprends conscience, mais le sol se dérobe déjà sous mes pieds. Une force extérieure semble m’attirer vers elle, mais mes jambes ont déjà agies sans que je ne m’en rende compte. Instinct de survie, probablement. Agrippé au rebord d’une marche, mon cœur bat la chamade, je vois que mon équipier a déjà atteint le palier supérieur. Dans un rush d’adrénaline, j’escalade les derniers centimètres qui me séparent de Satoshi en me propulsant à la force de mes bras. Haletant, je le rattrape enfin. Grimaçant, il tourne sa tête vers moi pour prendre de mes nouvelles. Je secoue la tête.

« A part quelques égratignures, je n’ai rien. C’est plutôt toi qui a l’air mal. Ca va aller pour la suite ? »

Je nous octroie quelques secondes de répit pour reprendre notre souffle et détendre nos muscles. Ceci fait, je lui tends la main pour l’aider à se relever et éventuellement prendre appui sur moi s’il a besoin de mon aide pour marcher.

« C’était un beau réflexe tout à l’heure. Merci de m’avoir aidé. »

Mes pupilles émeraude balaient l’horizon sinistre, il est temps de retourner à notre mission. Peu soucieux de mon apparence à cet instant, j’essuie mes paumes sur mon pantalon et reprends la marche, rapidement suivi par mon camarade d’infortune. C’est dans ces moments qu’on se rend compte que le centre commercial est immense. Attristé, je jette un œil vers ce qui était jusque là, la boutique de sport où je me rendais depuis mes années lycée.

Un peu plus loin, des bruits me mettent en alerte, je me tourne vers Satoshi pour savoir s’il les entendu aussi, puis je me déplace en direction de la source sonore.

« Il y a…quelqu’un ? »

Au milieu des débris, nous découvrons deux vendeuses dans l’attente des secours. Il est plutôt risqué de les emmener avec nous, mais nous ne pouvons pas non plus garantir que le bâtiment restera stable. Que faire ? Les escaliers ne sont plus utilisables non plus. En pleine réflexion, je sens mon corps vibrer…d’excitation ? de peur ? Non, simplement le vibreur de mon téléphone portable. Les lignes sont enfin rétablies, me dis-je en décrochant. Aussitôt, je reconnais la voix d’un des types de l’autre groupe. Les nouvelles sont bonnes : les secours sont en train de sécuriser l’entrée, ils ne devraient pas tarder à entrer dans le bâtiment.

« Comment ça se passe de votre côté ?
- On est bloqués. Des bouts du plafond nous bloquent le passage. Hé, mais vous êtes où en fait ?
- A l’étage, on vient de trouver deux personnes, mais l’escalier gauche est inutilisable, il s’est effondré quand on a voulu monter.
»

Je crois à une coupure de communication, mais il ne s’agit que d’un silence hésitant de mon interlocuteur. Il finit par me confier une autre mission.

« De l’étage, vous devriez pouvoir accéder à l’escalier droit pour descendre et voir ce qu’il y a derrière l’obstacle qui nous bloque. Dites aux personnes que vous croisez à l’étage de venir à l’escalier gauche, on les attendra en bas et on les aidera à descendre. Les pros iront vérifier les étages supérieurs pendant ce temps, c’est trop dangereux pour nous de monter plus haut.
- Entendu. Je compte sur vous. »

Aussitôt, je mets fin à l’appel et me tourne vers Satoshi pour lui résumer la situation. S’il est d’accord, nous allons finir d’inspecter l’étage pour mener les victimes à l’endroit où l’escalier s’est dérobé, puis nous irons voir ce qu’il se passe de l’autre côté, là où le groupe deux n’a pas pu se rendre.

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 10 Oct 2017 - 1:14

Ma secouriste semblait confirmer mon hypothèse concernant la possibilité d’un attentat. Après, il ne s’agissait à nouveau que de son hypothèse à elle, ainsi j’espérais que nous ayons tord toutes les deux. Elle finit tout de même par me partager son nom. Maya Masuda. Oui, elle semblait bien être celle que je pensais. Wouah, j’étais en train de parler avec une star et je n’étais même pas présentable ! En fait, elle non plus ne l’étais pas vraiment… Et puis je me fichais qu’elle soit renommée ou non, je la trouvais juste agréable. Sa présence m’était agréable, je ne voulais pas qu’elle s’en aille. Elle rentrait dans la conversation, le truc du « on fait genre qu’on se connait, on parle de choses anodines pour passer le temps, désépaissir la situation ».

Elle s’assit à mes côtés, puis me raconta ce qu’elle comptait faire après tout ça. Elle comptait prendre un bon bain chaud, avec plein de mousse qui sent bon. Je l’écoutais émerveillée, en riant légèrement, avant de me rendre compte que cela me faisait affreusement mal aux côtes. Je continuais néanmoins de lui sourire, afin de ne pas l’interrompre. Puis, elle s’interrompit elle-même, en me retournant la question.

Le bain chaud c’était quand même une super idée et j’en avais bien besoin vu le sang qui séchait sur mon visage. Bien sûr, je comptais d’abord me faire soigner, mais j’imaginais qu’elle parlait d’après toutes les procédures concernant cet incident. Après avoir appelé ma mère, tout ça…

« C’est difficile comme question ! Le bain c’est vraiment pas mal, mais je crois que j’irais plutôt manger les meilleurs takoyakis de la ville. Je connais un super resto dans le centre en plus ! Après un évènement comme celui-ci, faut bien reprendre son énergie ! Quoique je changerais peut être de vêtement au préalable, sinon ils me laisserons pas rentrer dans cet état. »

Finalement, on pouvait trouver de quoi tourner la situation en dérision.
Mon estomac commença alors à grogner. Je n’avais rien avalé depuis la veille, et avec ce sang perdu, ce stress, je commençais à ne pas me sentir bien. Je me vidais de toute mon énergie, je me sentais pâlir petit à petit, et mes mains ne cessaient de trembler, mais je n’avais pas peur.

« Moi qui comptait prendre mon petit déjeuner sur les terrasses du centre commercial, je pense que je pourrais repasser. »

Dis-je tout en désignant mon ventre à la jeune femme, afin de couvrir le bruit monstrueux que faisait ce dernier.

Cependant, cette dernière fut distraite par une lumière, et elle cria pour qu’on vienne nous secourir. À sa voix pleine de désespoir, je mêlais la mienne, avant de m’interrompre en toussant. Cela me faisait terriblement souffrir, au niveau des côtes toujours. Je grimaçais, en serrant les dents.

J’entendais des bruits, juste au-dessus de nous, et une voix masculine, à ce même moment, qui cria « Attention », une voix familière. Mais impossible de me souvenir à qui elle pouvait bien appartenir, et de savoir si je n’étais pas tout simplement en train d’halluciner. Ma vision commençait à se flouter étrangement, je ne me sentais pas bien du tout.

Je me retournais vers la jeune mannequin, qui cette fois-ci, interpellait l’homme non loin de nous, à l’épaule disloquée. Il semblait ne plus répondre, et ma camarade ne savait pas s’il était bon d’aller vérifier s’il était encore en vie. Au pire, je me disais, elle sera traumatisée d’avoir touché un mort. Puis, je regardais au dessus de nous. Nous étions protégées par les étages supérieurs, cependant, l’homme se trouvait plus loin, au centre du centre commercial, la partie qui n’est couverte par rien, celle où des tas de débris tombaient, dont la fameuse hélice, depuis l’incident.

Alors que j’avais préalablement acquiescé à la question de ma camarade, signe que oui, tu devrais aller voir, je la retins du bout des doigts, en m’agrippant à son bras.

« En fait je ne suis pas certaine… Bon, ok, on va le tirer à trois, mais on fait vite, d’accord ? Les étages n’ont pas l’air super solides, on pourrait se recevoir des choses. »

Je parlais avec prudence, cela m’étonnait, mais je n’étais plus inquiète. J’avais juste terriblement mal, et tentait de le prendre en patience.

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 12 Déc 2017 - 21:04

INFORMATION FRACTURÉE
Les éclats de l'inconscience


-


8:10
Mes yeux glissent sur les couleurs qui animent l'étalage de fournitures dentaires et j'examine les jeux de textures et de formes qui composent la matérialité d'une diversité de brosses à dents. Celle que j'utilisais préalablement traine sur le plancher de ma chambre, couverte d'une peinture ocre que je n'ai pas envisagé laver. À la place, je suis là, à tranquillement observer le monde, coincé dans une latence matinale que les quelques clients qui défilent autour n'arrivent pas à briser. Mes cheveux sont étirés contre ma tête, ramenés de force en un minuscule balais à l'arrière de mon crâne.

Lawrence, près de moi, glisse ses phalanges sur des cartons de dentifrice, reflet d'une sérénité minutieusement orchestrée. Zakuro est quelque part, suspendu au bord d'une requête ayant émané de la bouche de Swan.

Je pianote contre l'idée de voir si Kojiro travaille, statuesque parmi les sous-vêtements qui remplissent la boutique lui fournissant un salaire et qui se trouve à l'étage inférieur. Mes doigts accrochent une brosse à dent au manche orangé. Lawrence fredonne la chanson d'ouverture d'une série d'animation lambda.

C'est un matin presque trop calme.


From: Joshua
To: Sasaki
Baaaabe. Est-ce que tu bosses ?

-

8:16
Il y a toujours, dans ces moments où mes oreilles se mettent à vrombir sous la férocité d'une catastrophe, cette première seconde où mon corps hurle une inquiétude qui me dépasse.  C'est une constance, depuis le séisme, un grain d'émotivité qui me pousse vers l'humanité tout en m'en dissociant. Je n'ai jamais peur  pour moi-même.

Les fondations de l'immeuble me paraissent être secouées et je bascule vers l'avant, m'accrochant aux épaules d'un Swan qui s'est soudainement rapproché, pour ne pas tomber. Le monde autour de moi  crisse sous le chuintement strident du métal, le craquement assourdissant du béton et un bruit de vent battant que je n'arrive pas tout à fait à intelliger. Je crois d'abord à un autre séisme. Au même moment (une brosse à dents entre les doigts), au même endroit (dans le magasin d'hygiène situé à l'étage. au-dessus de la section vêtements). Les lumières clignotent, des paillettes enflammées - flammèches - déferlent sur nous et de minces colonnes de fumée viennent barbouiller ma vision. Des gravelas nous chutent dessus et là où rien de trop dangereux ne semble, à priori, nous atteindre, des effusions humaines - cris, exclamations, terreur - m'indiquent que tous n'ont pas été aussi chanceux.

J'ai pour réflexe de lever les yeux et, là où je ne heurte pas mon regard à la forme titanesque d'un plafonnier chutant sur moi, le visage de Lawrence est peinturé d'effroi. Ses doigts serrent mes épaules avec une force exagérée, si bien que j'imagine ses jointures blanchies. Ce n'est pas mon cœur que j'entends battre à un rythme disloqué, non, c'est le sien. Que se passe-t-il ?

« Swan. »

Le bruit d'air battant et les crissements métalliques finissent pas s'atténuer, puis cesser, au profit d'une fumée qui gagne en ampleur. Ma gorge se contracte. Quelqu'un nous heurte et je détourne la tête pour voir qu'il s'agit d'une adolescente qui fuit en laissant une trainée de sang derrière elle. Swan hoquète, un bruit mouillé. Il chancelle, ses genoux fléchissent et je passe mes paumes sous ses aisselles pour le retenir.

Je cligne des yeux.

Que se passe-t-il, exactement ? Les secousses ont déjà cessé. Ça ne peut pas être un séisme. Au travers de la fumée, je crois discerner des percées solaires, comme si une part de la toiture avait été dématérialisée.

Pourquoi y a-t-il autant de fumée ? Je cherche la source de l'incendie, promenant mes prunelles autour du paysage chaotique. Quelqu'un est coincé sous un étalage ayant été renversé et si la plupart des individus occupant la petite pharmacie nous contournent hasardeusement, certains, abattus par la panique, sont recroquevillés dans des coins. Je lorgne la folie. Le cœur de Swan palpite frénétiquement sous mes doigts. Il halète.

Et moi, je remarque que les flammes, peu importe leur provenance, lèchent les boîtes de teinture à cheveux situées dans la rangée adjacente à la notre. À côté de ces boîtes s'étendent une variété de produits pour cheveux contenus sous pression. Mes yeux s'écarquillent. Je compte mentalement les secondes qui me séparent de l'inévitable, balançant mon corps à contre-sens de celui de Lawrence pour le forcer à bouger. Il y a des dizaines et des dizaines de bombonnes.

«  Swan. Come on. You have to get out. »

Je ne lâche pas les bombonnes des yeux, tiraillant Swan dans la direction de la sortie. Son regard est habité par un néant effrayé que je n'arrive pas à ébrécher et il progresse dans le chaos à la manière d'un zombie. Une odeur de métal chauffé - sang ? aluminium ? - m'emplit le nez.

Nous n'avançons pas assez vite.

Je fais tourner Swan sur lui-même de sorte à créer un mur entre la réactivité chimique imminente du méthane et son corps. Je le pousse et il flanche à reculons, ses genoux fléchissant et m'imposant la majorité de son poids. Son pouls s'accélère et, maintenant témoin du carambolage humain sévissant à l'intérieur de la pharmacie, il me semble reprendre, à son grand dam, conscience du monde qui l'entoure. Au-delà du choc initial s'étend une catastrophe dont il doit s'extirper. Il entrouvre les lèvres et croasse des paroles que je n’entends qu'à moitié.  

Je glousse.

Et le magasin vole en éclats.

-

8h28
J'ouvre les yeux contre une stridence qui déchire l'arrière de mon crâne. La première chose que je remarque est toute cette fumée qui noie mon regard et qui le laisse se gorger d'eau. Je mets quelques secondes à rassembler mes pensées, à me souvenir du pourquoi, du comment, de cette collision anonyme qui a crevé le toit du bâtiment et qui a déclenché un incendie qui a trop vite flirté avec des fixatifs à cheveux.

Je me redresse sur mes coudes, farfouillant les décombres du regard, débris humains et matériaux se confondant. Je sens un sifflement au niveau de mes côtes et laisse mes phalanges voleter par-dessus, soucieux de saluer une vieille amitié abandonnée dans la calcification des os. Le séisme de 2013 est un souvenir presque trop vif dans mon esprit, une ridule que j'esquisse près de l'autel mnésique que je à Yume.

À ma droite, Lawrence est vraisemblablement déjà éveillé, et bloque d'une main ses voies respiratoires pour ne pas inhaler trop de fumée. Il rampe vers moi, bercé par l'orangé de flammes que je ne peux que trouver magnifiques malgré les circonstances. Il semble avoir retrouvé ses esprits, ou du moins, la mobilité nécessaire à sa survie. Je lui accorde un sourire vaseux, ma vision brouillée me laissant incapable de définir le genre d'expression qu'il m'offre en retour.

«  ... tu es blessé. »

Peut-être, peut-être pas, mais la certitude de me voir dans une condition corporelle moindre le rend plus agentif. Il bouge, trainant auprès de lui un sac noir dont je ne connais la provenance, et entreprend de me faire suivre son mouvement, là où la fumée et les flammes ne seront pas en mesure de nous atteindre. Je n’ai pas mal, mais il semble souffrir pour deux.

À notre droite, un escalier défoncé devient notre havre momentané et j’imagine le linoléum qui le borde se fissurer. Swan fouille dans le sac noir et en extirpe onguent et bandages et je remarque qu’il rechigne à utiliser sa main gauche. Le monde tourne.

Et mon téléphone – miraculé de l’incident – ne cesse de tinter.

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 12 Déc 2017 - 21:33

Suite de l'action !

Veuillez prendre considération des choix de dés, pour la suite de vos aventures. Amusez vous bien. Des bisous sur vos fronts ensanglantés.


Dés :

1- Vous devez prendre en compte l’incendie partie depuis la pharmacie. Notez qu’il y a eu une détonation à cause des feux/bombonnes. Votre perso a pu être touché ou non.
2- Votre personnage se retrouve avec des enfants perdus, qui était en expédition avec leur classe. Des PETITS enfants. Qui pleurent. Qui hurlent. Enjoy.
3- Votre personnage est hêlé par une une grand-mère insupportable, qui a la jambe brisée, et qui ordonne à votre personnage de l’aider.
4- Votre personnage est frappé à la tête par un débris qui s’écroule du plafond.
5- Votre personnage se retrouve face à son professeur détesté du collège, qui est en pleurs, à cause de la souffrance de ses blessures.
6- Votre personnage trouve un chaton, à cause de l’animalerie détruite.

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 12 Déc 2017 - 23:04

Les doigts serrés autour de son poignet brisé, Zakuro cherche au milieu des gravas les repères d’une architecture qui s’est écroulée. Des gens se bousculent, en criant et pleurant, et Zak, sans savoir comment, se retrouve face à un troupeau de bambins éparpillés entre eux. Il s’immobilise au dessus d’eux, ces créatures qui hurlent en pleurant, et remarque près de sa semelle la bouillie rouge et sombre qui écume d’en dessous du rocher qui s’est juxtaposé à la tête de leur probable enseignante. Des petits tas de corps, forment au milieu du troupeau, des tâches rougeoyantes de couleur, et l’un des bambins, moins perspicaces que les autres, essaie de forcer l’un de ses camarades, troué par une poutre, à se relever. Zakuro crache entre ses dents.

« C’est pas vrai ... »

Autour d’eux, c’est la débandade, et le massacre de toddler n’est pas particulièrement remarqué. Les petits corps, à hauteur du nuage de poussière, sont ignorés par les gens encore en vie, qui hurlent et courent dans tous les sens. Zakuro compte six enfants encore vivants, qui braillent dans les volutes de plâtres.

En se penchant doucement, il en saisit deux sous son bras encore valide, et les  gamins, agressifs, enfoncent leurs pieds dans des coups misérables que Zakuro ne soulève pas. L’enfant qui essaie de secouer son petit camarade tué refuse d’être pris dans les bras, et avec un grognement furieux, Zakuro essaie de l’arracher de force pour le récupérer dans ses bras. Il a commencé à remarquer que pèse sur sa poitrine un poids désagréable. Un homme, réalisant ce que l’enfariné essaie de faire, vient à son aide. Mais alors que Zakuro s’écarte pour lui laisser le passage, le plafond s’effondre une seconde fois, et brutalement, il n’y a plus d’enfants qui hurlent. Rien que des amas broyés. Des petits éclats de rouge suintent sous la poussière, et Zakuro, le cœur affolé, tient contre sa poitrine les deux seuls survivants. Les jambes de l’homme, secouées par des spasmes, gigotent un peu dans la poussière. Zak ne cille pas, et se détourne simplement. Dans ses bras, les deux enfants pleurent, et Zak accélère le pas, pour arriver au premier étage. Les premiers groupes de secouristes arrivent, et sans vraiment parvenir à établir un discours sensé, Zakuro délivre au premier intervenant qu’il croise ses petits paquets humains. Il s’éloigne, retournant vers la pharmacie.

-

8h32. Toujours pas de message.
Sur la farine, il y a encore la trace des mains minuscules, ensanglantées, des deux gamins. Zakuro attrape l’indication d’un escalier, et se rue à contre-sens, vers la pharmacie. La fumée qui s’élève de l’étage est une augure disparate, que Zakuro choisit d’ignorer. Il s’agit de Joshua, il s’agit de Lawrence. Ce n’était pas comme s’ils risquaient quoique ce soit. Dans sa poitrine, le poids s’est alourdi depuis qu’il s’est mis à courir, et l’effort physique, en entraînant une accélération de son système respiratoire, commence à rendre douloureux son inspiration. Zakuro ne prend cependant pas vraiment le temps d’appréhender ce détail, et les ténèbres des lieux, l’odeur des corps brûlés et les cris des blessés s’évanouissent quand il attrape des yeux le reliefs de deux corps en particulier, qui se trainent près des débris d’un dernier escalier effondré. Zakuro amène les mains à ses lèvres, et pousse un soupir exhalé. Il savait qu’ils seraient ok. Il le savait.
Un rire d’enfant réjoui étire ses lèvres, et il se rend jusqu’à eux. Il attrape des yeux les détails des blessures : des éclats de sang sur les joues, sur les bras, mais les plaies singulièrement profondes prennent la forme de brûlures sur le flanc de Joshua. Passant sa main sur l’épaule et la gorge de Lawrence, il l’interroge des yeux, du cœur. Clairement, ce n'est pas le Lawrence de l'ascenseur, ce n'est pas le Lawrence de 2013.


« You okay ? »

Le soleil ne peut aider plus qu'en continuant à irradier. Zakuro a envie de le serrer dans ses bras, mais les forces lui manquent, et il se contente d'attraper son crâne, et de plaquer son front contre le sien.


« I am trully sorry. I lost the flour. »

Il tourne ensuite la tête vers Joshua, et lui sourit, le cœur affolé. Tendant les mains, cueillant sa nuque entre ses paumes, il attrape les lèvres de l’autre avec sa bouche, et son souffle fébrile éclate contre la langue de Joshua. Des mèches éparpillées entre ses jointures, il serre fort contre son cou, et s’étouffe avec sa propre salive, ses poumons se tordant dans l’ignorance de sa satisfaction. En s’étranglant, il tombe contre la gorge de Joshua, et des sifflements trop aiguës sortent d’entre ses lèvres, tandis qu’il crache son apnée. Tout va bien.

Il glousse, les fossettes creusées, les poumons bloqués. Ses mains s'accrochent à celles de Joshua.Ce n'est pas 2013, et Zakuro, en s'étouffant, est soulagé.

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Sam 23 Déc 2017 - 20:37

Il y avait eu des blessures musculaires lors de mon entraînement, depuis le collège. Causés par le garçon qui m'enseignait les bases. Causés par mes erreurs qui avaient petit a petit diminués. Des petits incidents ici et la. La plus longue période de pause a laquelle  j'avais du faire face était une pause de deux semaines, quand je m'étais foulé la cheville lors d'un entraînement de tonicité. C’était.....quatre ans auparavant ? Cinq peut être ? Je n'arrivais pas a m'en souvenir. En fait, je n'arrivais pas a me souvenir de grand chose, vu que toute mes pensées étaient focus sur ma jambe dont la douleur lancinante ne parvenait pas a s’atténuer malgré mes tentatives de penser a autre chose.

Ce n’était pas la peine de vouloir sauver des gens, si au contraire j'ajoutais du travaille aux équipes de secours. Après avoir signifié a mon partenaire que ce n’était rien de grave et que je pouvais continuer notre expédition de sauvetage sans soucis. Alors qu'il a décidé de partir un peu devant, je l'entends demander a haute voix si il y a quelqu'un. Le temps de faire le chemin pour le rattraper, il est au téléphone, avec d'autres membres de l'équipe d’après ce qu'il dit. Je me retourne plutôt vers les deux femmes choquées que nous venons donc de trouver. J'approche des deux en posant un genou a terre a coté de celle qui semble un peu endolorit, mais ni l'une ni l'autre n'a la moindre blessure apparente.

- Nous sommes la pour vous aidez, n'ayez crainte, tout va bien se passer.

Je prend l'air le plus ferme qu'il me soit possible d'avoir dans de telles circonstances, essayant de communiquer le calme que m'a fait acquérir le sport. Je pose un instant la main sur les épaules des deux rescapées comme pour les apaiser, en prodiguant quelques conseils de respiration pour qu'elles retrouvent leurs calme complet. Puis je me retourne vers Hayden, alors qu'il range son téléphone, me communiquant ce qu'il vient d'apprendre. Les consignes me semblent correctes. Impossible d'aller plus haut, alors que les étages sont de moins en moins solides a mesure que la hauteur devient plus importante. L'escalier précédent en était un rappel encore douloureux. Nous avons fais ce que nous avons pu. Il ne reste qu'a finir de fouiller cet étage.

- Yoshida-san, occupez vous de ces deux femmes, je vais avancer un peu pour essayer d'établir une première reconnaissance. Pas besoin de perdre notre temps a les emmener tout les deux a l’escalier.

C'est moi qui me suis proposé a la base pour cette opération, je ne vais pas prendre la solution de facilité. Aussi, je me met d'office en avant, autant pour les convaincre de mes compétences que pour m'en convaincre moi même.
Une fois que nous sommes d'accord sur la marche a suivre, nous reculons un peu, avant que je prenne la route vers la partie en avant de la ou nous sommes arrivés. Il fait de plus en plus sombre a mesure que j'avance, puisque les multiples explosions que j'ai entendu plus tôt ont du provoquer des dégâts au système électrique, si ce n'est pas l’hélicoptère. J'avais toujours songé qu'il devait avoir des groupes électrogènes pour prendre le relais, ce n’était a priori pas le cas.

Alors que je me suis un peu éloigné d'Hayden, je parviens a descendre légèrement sur une partie du sol qui s'est affaissé, atteignant un point plus bas qui était normalement atteignable avec un autre escalier. Je dois être dans la partie que nous ne pouvions directement rejoindre depuis le bas. Remonter sera un autre problème, commençons par fouiller cet endroit. Ici les gens ont semblent ils moins eu de chance, même si il n'y a pas énormément de cadavres apparentes, certaines parties humaines dépassants de décombres affaissés suffisent a faire comprendre que le bilan final sera lourd. Je garde assez simplement mon sang froid, totalement concentré sur mon objectif.

Un bruit soudainement me fait sursauter. Des larmes ? Oui, ce sont des pleures, pas vraiment sonores mais audible parfaitement dans le silence alentour. Je suis actuellement totalement seul dans cette partie du centre commerciale, et si Hayden ne doit pas être loin derrière moi, c'est probablement la seule fois de ma vie ou je serais totalement livrée a moi même dans un bâtiment aussi grand. Les circonstances ne sont cependant pas a prêter a rire, et je suis les bruits entendues précédemment, jusqu'à parvenir devant un magasin a la vitrine explosé, totalement obstrué par des décombres. Impossible de dire comment se trouve la pièce a l’intérieur, mais ce qui est certain, c'est que les pleures, reconnaissables comme étant ceux d'un homme, d'un certain age qui plus est, viennent bien de la. Je me retourne, et ma voix résonne contre les murs partiellement détruit, quand j'appelle :

- Yoshida-san, par ici, j'ai trouvé quelqu'un, il me faut de l'aide !

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Lun 25 Déc 2017 - 21:00

La jeune mannequin qui s’était rendue à mon secours quelques instants plus tôt semblait s’être absentée mentalement alors que je lui indiquais ce que nous devrions faire concernant l’homme qui se trouvait plus loin. Elle finit par poser sa main sur mon épaule, et à m’expliquer qu’elle allait revenir, elle allait voir si les secours étaient déjà sur place.

J’avais terriblement peur à cet instant, et toute l’assurance que j’avais amassé plus tôt, lorsque nous échangions des propos anodins pour atténuer la situation, semblait s’être dissipée aussi rapidement que la silhouette de la jeune femme. Je n’avais pas dit un mot, je m’étais contenté d’incliner la tête, lui faisant signe que ça irait, même si au fond de moi, un mauvais présentiment me tracassait. Je scrutais à nouveau l’homme à l’épaule disloquée, à qui nous n’étions finalement pas venu en aide, et qui, tout comme -si ce n’est pire- que moi, devait souffrir. Cependant, je ne l’entendais plus gémir. Je tentais de ramper vers lui, histoire de m’approcher un minimum, consciente pourtant du danger de la zone.

« Vous… vous allez bien ? »

Aucune réponse, du moins, s’il y en eut, elle fut masquée par des tas de gémissements incessants. Des voix… d’enfants.

J’inclinais automatiquement la tête en direction des pleurs, et me retrouvais nez à nez avec un petit garçon qui devait être âgé de 7 ans (j’ai un peu de mal à les situés à cet âge), qui me regardait dépité, implorant presque, dans ces yeux humides, de l’aide. Il était suivi de 5 autres bambins, qui bien plus timides et apeurés, se cachaient derrière lui.

La première chose qui me vient alors en tête, après quelques prières pour que ce bruit infernal ne cesse, fut évidement un tas de questionnement concernant ces êtres si frêles. Il n’y avait donc personne avec eux, aucun adulte ? je scrutais les environs du regard, en vain : les alentours étaient environnés de personnes blessées, voir mortes, et tous ceux qui n’avaient pas été touchés s’étaient enfuis depuis longtemps. Et puis, je ne les avais pas aperçus au début, et malgré leur petite taille, ils ne laissaient pas indifférents : leurs casquettes rouge vif, leur voix aigües et leur démarche désorganisée faisaient en sorte qu’on ne puisse pas les rater.

Mais après ces tas de questionnements que je comptais bien leur posés, me vint tout à coup à l’esprit la raison de leurs pleurs et la situation : nous étions dans un centre commercial qui commençait à se transformer en un bain de sang sans que la raison ne soit clarifiée -même si rien ne pouvait justifier ce désastre. Je m’agenouillais donc, et m’agitais afin de les compter et de m’assurer qu’ils n’étaient pas blessés. La plupart étaient pleins d’égratignures, et mis à part une petite fille qui semblait s’être fracturé le bras, tous allaient bien. Tant mieux, au moins ils pouvaient marcher. Maintenant, il restait à savoir s’ils arriveraient à communiquer, et si moi qui suis complétement irresponsable, je parviendrais à assister une petite troupe de bambins complétement paniqués. Je pris ma tête dans mes mains avant même de leur poser la moindre question lorsque je me rendis compte de ce que cela allait impliquer. Je n’avais aucune idée de l’heure qu’il était, mais cela faisait déjà un moment que le drame avait eu lieu. Les secours arriveraient, c’était certains, je n’avais qu’à les faire assoir dans un lieu sur, et leur raconter des histoires pour leur changer les idées. De plus, vu la douleur que me procuraient mes côtes rien à changer de position, je ne m’imaginais pas leur courir après, qui plus est dans un centre commercial avec un tas de débris pour obstacle.
Je pris le jeune garçon qui s’était approché de moi par les épaules, et plongeais mes yeux dans les siens.

« Comment tu t’appelles ? Qu’est ce que vous faites ici ? »

Je me doutais bien qu’il s’agissait d’une sortie scolaire, et je me demandais bien ce que leurs professeurs avaient bien pu trouver de pédagogique à faire dans un centre commercial aux alentours de 8h du matin. Peut être que les élèves n’étaient même pas censés être ici, peut être qu’ils s’étaient échappés de la sortie scolaire d’origine pour s’acheter des boissons ou faire du shopping… ça me rappelait quelqu’un d’ailleurs. Mais non, ce n’était pas possible, ils n’avaient pas l’âge de penser de la sorte…

Le jeune garçon tenta de me répondre mais sa voix fut couverte par celles de tout ses autres camarades, et ils se mirent tous à me raconter l’histoire en versions différentes en même temps, et je n’y compris absolument rien. Décidément, cela s’annonçait difficile…

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Sam 3 Fév 2018 - 22:41

Des exercices d’évacuation d’urgence, j’en avais fait des dizaines, mettant autant en scène des simulations d’incendie, d’attentats ou encore de tremblements de terre depuis mon arrivée sur le sol nippon. Mais jamais aucun entraînement ne remplacera la dure réalité du terrain. Il n’est pourtant pas encore temps de pleurer les victimes, il faut rester fort. Pour soi-même, et surtout pour les autres, me dis-je en voyant l’étudiant prendre ses responsabilités avec un sang-froid quasi-inébranlable. L’appel téléphonique prend fin, je communique rapidement les directives à mon compagnon de galère qui accepte les ordres sans broncher avant de me présenter deux femmes qu’il a réussi à débusquer au milieu des gravats. Nous n’avons pas de temps à perdre, conclut-il en me laissant la responsabilité d’accompagner les inconnues jusqu’à l’escalier. Je hoche la tête avant de lui tourner le dos, rebroussant chemin vers l’escalier désormais impraticable.

Sur le chemin, je parle de tout et de rien avec les deux femmes. Je commence par leur demander leur nom, leur âge, ce qu’elles font dans la vie, ce qu’elles aiment manger, si elles ont des enfants et des animaux. Autant de questions que possible pour nous occuper l’esprit et éviter de penser au désastre.

Nous atteignons vite l’escalier où un autre groupe de volontaires est déjà présent pour aider les victimes à descendre. La première ne se fait pas prier très longtemps pour rejoindre les secours improvisés, mais la seconde est un peu plus difficile à convaincre. Elle a peur que les débris se dérobent sous ses pieds. Je tente autant que possible de la rassurer, de lui parler doucement, d’être compréhensif même si la tension qui règne m’empêche d’être serein moi-même. Quelque part, je me surprends à ressentir de la colère envers cette personne, mais cette colère ne parvient pas à dépasser ma compassion. Il ne faut pas qu’elle ressente ma propre panique.

« Regardez, il ne peut rien vous arriver, ils vous rattraperont. »

Je glisse ma main dans la sienne et l’accompagne jusqu’aux bords des escaliers, ses doigts se cramponnent à ma paume. Lentement, mais sûrement, elle entreprend une descente. Nos mains finissent par se lâcher, et je la vois rejoindre prudemment le petit groupe avant de se faire évacuer avec l’autre femme. On me demande alors pourquoi je ne descends pas moi-même, ce à quoi je réponds :

« Il doit encore y avoir des gens là-haut. Il faut évacuer un maximum pour que les pros puissent s’occuper des autres étages. »

Car ce n’est pas l’envie de sortir qui manque. Simplement, maintenant que je me suis engagé, hors de question de faire demi-tour. J’adresse un dernier signe de main à l’équipe du bas, leur faisant savoir que nous serons probablement bientôt de retour, puis je retourne à l’endroit où j’ai laissé Sakutaro…sans réussir à le trouver. Je suis sur le point de l’appeler quand je me fais devancer. « Il me faut de l’aide ! » entends-je en tendant l’oreille. On dirait qu’il n’est plus exactement à l’étage. Je me dirige vers la source sonore en espérant retrouver le jeune homme rapidement, mais ce sont bien des pleurs, non…des cris cette fois, qui m’interpellent. Mon rythme cardiaque s’accélère soudainement. Serait-il blessé ?

« Sakutaro-san ! »

Tous mes sens sont en alerte. Et quand j’aperçois enfin la tête blonde, je suis rassuré que ce ne soit pas lui, l’auteur de ces râles. Ainsi, je constate que l’étudiant est descendu au niveau inférieur, sans doute lui aussi intrigué par les gémissements. Sans réfléchir plus longtemps, je me rue dans sa direction, manquant presque de perdre l’équilibre moi-même. Haletant, je fais un rapide examen de la situation. Vitrine explosée, décombres devant l’entrée du magasin, qui sait dans quel état nous allons retrouver la victime.

« C’est dangereux…mais je crois qu’il va falloir déplacer stratégiquement décombres pour pouvoir rentrer. Venez, aidez-moi à déboucher l’entrée, mais faites très attention, ça pourrait nous tomber dessus et nous bloquer aussi. Mais si on s’en sort bien, on devrait pouvoir réutiliser les décombres comme support pour remonter. »

J’accompagne mes paroles d’actes en tirant sur un gros morceau de béton (sans doute un bout de mur) que je laisse tomber au sol, assez lourdement alors que l’autre côté, les cris s’intensifient.

« On arrive ! »

Dis-je en faisant du mieux que je peux pour débarrasser du mieux et du plus vite que je peux, tout en évitant de nous piéger nous-mêmes. A deux, nous sommes plutôt efficaces et à la force de nos bras, nous parvenons à créer une ouverture assez large pour qu’une personne puisse passer après de longues minutes. Je m’engouffre aussitôt dans le trou, mais fais signe au jeune homme de rester en arrière. Que les choses soient claires, je ne veux pas jouer au héros, bien au contraire…

« Attends. Je…Reste ici et continue d’agrandir l’ouverture. Il risque de ne pas être en état de marcher alors il faut qu’on soit larges pour le faire passer. Et puis…s’il m’arrive quelque chose, je compte sur toi pour remonter et prévenir les autres. »

J’adresse un faible sourire à blond avant de me retourner et serrer les poings. Je balaie la surface d’un regard, tentant de localiser la source des pleurs, de trouver quelque chose de vivant au milieu de ces bouts de corps entassés sous les décombres. Si j’écoutais mon cœur, je me serais sans doute mis à pleurer. Pourtant, alors que ma vision commençait à se brouiller, je l’aperçois. Dans un coin de la pièce, la jambe coincée sous un bout de plafond. Je tente de me frayer un chemin sans perdre l’équilibre. Mais les débris craquent sous mes pas et je me retrouve assez vite entouré d’un nuage de poussière.

« Monsieur ! Monsieur ! … »

Plusieurs fois, j’interpelle l’homme pour qu’il relève la tête vers moi. Et mon cœur rate un battement.

« Monsieur…Yamazaki ? »

S’il y a bien une personne qui aurait pu me faire douter de ma vocation d’enseignant, c’est bien Monsieur Yamazaki, le prof que je ne voulais jamais devenir. Se laissant toujours intimider par ses étudiants, il finissait souvent par prendre des décisions injustes et sanctionner les mauvaises personnes afin de ne pas avoir les vrais perturbateurs à dos. A la fois victime et bourreau, Yamazaki-sensei n’a jamais pu retenir ma compassion lorsque j’étais adolescent. Je ne voyais en lui qu’un quarantenaire désabusé, réalisant qu’il n’était pas taillé pour son métier. Souvent, il lui arrivait de ruminer contre nous dans les couloirs. J’en étais arrivé à la conclusion qu’il ne savait rien faire d’autre que se plaindre.

« Quoi ?! On se connait ? »

Je sors brutalement de mes vieux souvenirs et affronte le regard de ce vieil homme à la retraite, usé par la vie et les enfants sur qui il a tenté de veiller. Un faible sourire illumine mon visage alors que je hoche la tête de droite à gauche. Inutile de remuer le passé, nous verrons ça une fois que nous serons sortis d’ici.

« Ne bougez pas. »

Avec autant de douceur que possible, je retire non sans quelques difficultés la première partie des décombres tombée sur la jambe de l’homme, entraînant un cri plus strident que les précédents. Je serre les dents pour ne pas m’arrêter à mi-chemin, mais malgré ses supplications, je n’ai pas d’autre choix que de continuer à riper les morceaux de plâtre et de béton sur sa blessure.

« C’est bientôt fini…Vous… »

Pas le temps de finir ma phrase, toute mon attention étant focalisée sur les derniers débris. L’opération s’achève quelques secondes plus tard. Il aura bien du mal à se tenir debout sans aide…et pour le moment, moi aussi. Essoufflé, le visage rouge, je me laisse retomber à deux mètres de lui.

« Sakutaro ! Tu peux venir m’aider ?! »


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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Sam 10 Fév 2018 - 21:39

Les jeunes bambins que j’avais décidé de prendre sous mon aile étaient intenables. Par chance, l’un d’entre eux, le premier à être venu vers moi, semblait avoir bien plus d’autorité que je n’en aurais certainement jamais, et parvenait à maintenir ses camarades, complètements affolés. J’étais admirative et très impressionnée par le sang froid dont il faisait preuve, même si je comprenais la difficulté que cela lui demandait, lorsque ses sourcils froncés tremblotaient, et que son regard se floutait de larmes, sans ne jamais les laisser couler.

Il finit par me répondre qu’il se prénommait Yuri. A ses côtés se trouvait Ayame, Kimi, Ichiro, Yato et…

« Et toi, comment tu t’appelles ? »

Je m’adressais au dernier garçon, qui ne cessait de pleurer, et qui gardait ses distances. Mon nouveau bras droit, Yuri, répondit à sa place. Il se prénommait Akio, et il affirmait avoir été traumatisé par l’abandon d’une certaine Sakura. N’y comprenant absolument rien, et pourtant plongé dans cette discussion qui ne nous mènerait certainement à rien, Yuri continua de m’expliquer : Les enfants s’étant dispersés, un bloc de débris les avait séparés de leur camarade Sakura, qui était restée coincée et seule à l’étage au-dessus. Trop frêles alors pour dégager la route, ces derniers lui auraient promis d’aller chercher de l’aide pour la sortir de là. Et me voilà, chanceuse comme toujours, comme dernier espoir pour ces enfants qui voyaient peut-être en moi un futur héros.

Je m’arrêtais un instant sur cette annonce, plutôt troublante pour le coup. Il fallait que je reste raisonnable, que je ne laisse pas mon cœur prendre le pas sur mes actions, ce que j’ai toujours trop tendance à faire. Il fallait raisonner.

Si je décidais de monter en haut qui plus est, avec plusieurs gamins sur lesquels je n’avais absolument aucun pouvoir d’autorité, sans oublier mes côtes cassées, qui m’handicaperaient certainement en chemin, je risquais de perdre davantage d’enfants, de ne pas parvenir à dégager les débris pour la petite Sakura, et surtout, de nous exposer à davantage de risques, l’étage étant plus ou moins stable. Après tout, il était vrai que nous n’avions aucune idée de ce qui pouvait bien y avoir à l’étage, et vu les tas de débris qui étaient déjà tombés, j’avais comme l’intuition que ce dernier était en état de décomposition avancée. Il était hors de question que je prenne ce genre de risque, j’étais à présent responsable de ces enfants, et je ne me pardonnerais jamais une perte aussi bête. De plus, la jeune Sakura avait peut être déjà été secourue, ou était peut être morte. Cela entraînerait un plus gros traumatisme encore chez ses camarades s’ils la voyaient dans cet état. Je secouais à tête machinalement, afin de m’ôter les images que ces pensées venaient de susciter en moi.

« Impossible. Écoutez, je suis certaine que Sakura va être prise en charge par des professionnels. Ils sont déjà sur place vous savez, ce n’est qu’une question de temps pour qu’ils vous ramènent chez vous. En attendant, je vous demande juste de coopérer, et de ne surtout pas me quitter. Il faut qu’on reste groupés, sinon, ça pourrait être terrible. »

Du moins, encore plus terrible que jusqu’alors. Nous étions tout de même assez chanceux si nous relativisions, de nous retrouver avec de simples fractures bénignes, alors que certains cadavres gisaient aux alentours.

Cependant, les enfants n’étaient pas tous du même avis, et ce fameux Akio comptait bien se rebeller. Il devait y tenir, à son amie.

Je reprenais donc ma réflexion. Après tout, je ne pouvais pas laisser un enfant en danger, ayant pleine connaissance de son existence et de sa situation. Ce devait être dans le code civile ou ce genre de chose même, un truc du style qu’il faut toujours venir en aide à son prochain quand ce dernier est en péril.

Je prenais une grande inspiration, torturée par ce choix qui s’imposait à moi.

« Bon. Je vais y aller. Je vais la sauver. Mais vous devez d’abord venir avec moi. Je vais vous conduire vers la sortie, il y aura certainement les secours, et je vous promets que j’irais la chercher à l’étage une fois que vous serez pris en charge. »

Peut être que ce rôle de Héros me montait à la tête, mais je me retrouvais éprise d’une sorte de courage et de bonté à laquelle j’étais totalement étrangère. Néanmoins, je tentais de me relever, du mieux que je pouvais, rappelée par ma condition chétive.

Les enfants et moi nous tenions alors tous la main, nous dirigeant lentement mais sûrement vers l’allée de la sortie. Il ne fallait que 10 minutes pour y arriver, du moins en temps normal, car avec tous les obstacles, nous risquions d’en mettre davantage. Cette pensée se confirmait notamment lorsque le chemin se retrouva complétement bloqué par une partie du sol supérieure qui s’était effondrée à nos pieds.

Toussotant, je regroupais les enfants autour de moi. Je ne cessais de prier pour rencontrer à nouveau la jeune Maya, ou n’importe quelle connaissance susceptible de nous venir en aide.

« Changement de plan. On va être obligé de monter à l’étage… »

Je regardais les escaliers, qui étaient juste à côté. Il ne nous fallait que quelques mètres une fois en haut, pour regagner le deuxième escalier, afin de redescendre en bas, juste devant la sortie. De toute évidence, nous n’avions plus le choix.

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 20 Fév 2018 - 14:21

Une fois arrivé, il sembla que Yoshida-san prenait le relais. Je l'observais dans ses manœuvres, sans avoir un seul moment ou j'aurais pu finalement l'aider. Et a mesure que le temps avançait, a mesure que je restais dans l’inactivité, une étrange sensation semblait m'emplir la poitrine. Nous n'avions rien a faire la. Nous n'étions pas des professionnels, nous n'avions aucune formation, aucun savoir faire pour ce genre de situation. Et ce n’était pas l'apprentissage scolaire qui pouvait apprendre a quelqu'un a gérer une situation ou un hélicoptère civil s'écrasait sur un centre commercial. J'avais bien des notions de premiers secours, mais l'homme a terre n'en aurait pas grand chose a faire.

Il semblait être a la retraite. Largement en fait. Et puisque mon acolyte l'appelait par son nom, il semblait le connaître. Cela faciliterais les choses. Je m'éloignais un moment, continuant dans le couloir, autant pour voir si il était possible d'avancer encore que pour recommencer a bouger un minimum afin de ne pas rester trop inactif. Cependant le couloir suivant avait également subit d'important dommages, si bien qu'il était totalement impossible de continuer sans matériel. Et de toute façon, notre rôle était quasiment accomplit. Nous avions réussit a faire sortir plusieurs personnes saines et sauves, ce qui etait, au vu de nos compétences, déjà un exploit en soi. Il fallait maintenant parvenir a sortir pour ne pas ajouter de travail supplémentaire aux équipes de secours. Si les autres avaient eu les mêmes résultats, alors notre petite opération aura était une vraie réussite. Je sursaute quand j'entends Hayden m'appeler. Je reviens en trottinant :

- Oui oui, je suis la, je vais vous aider.


Je m'infiltre par l'ouverture que le professeur de mathématique a créer, afin de les rejoindre. Il avait fait du bon boulot, et avec souplesse, j'arrive sans aucun soucis a parvenir prêt d'eux. Je le laisse se reposer pendant une seconde, en me tournant vers le retraité. Plus de peur que de mal. Des égratignures, des bleus, un choc, surtout. Par chance, ce que je craignais n'a pas eu lieu. Il n'a aucun dommage a la moelle épinière, comme sa position initiale me l'avait fait craindre. Avec du soutiens, il pourra marcher vers la sortie.

- Je pense qu'on va pouvoir rejoindre la sortie, Yoshida-san. Le couloir suivant est bloqué. Nous avons fais tout ce que l'on a pu.


J'aide mon camarade a se redresser, et a nous deux, nous parvenons après quelques minutes de travaille, a faire sortir la victime de la boutique éventrée. De retourne dans le couloir, l’atmosphère claustrophobie de la boutique s'évapore et je reprend une grande bouffée d'air frais. Nous reprenons le chemin vers la sortie, par la ou nous sommes venues. Étant en, globalement, bon état, la route est plus facile qu'a l'aller ou je ne savais pas vraiment ou je m'étais les pieds. A l’extérieur, des sirènes stridentes se font maintenant entendre. Les secours sont la. Il est vraiment tant de se retirer.

Nous l'aidons tant bien que mal a rejoindre la zone principale de l'étage, en nous dirigeant dans la direction ou Hayden avait emmené les femmes que nous avions précédemment trouvé a cet étage. Je manque de pousser un soupir de soulagement. Nous franchissons la moitié de l'endroit, quand soudainement, le bruit abrutissant des sirènes se stoppent pendant un moment. Assez pour qu'un bruit, ou plutot, plusieurs bruits de paroles diverses parviennent a mes oreilles. Je m'arrete pour essayer de voir d'ou cela provient. Avec un peu de chance, de devant, la ou nous nous dirigeons. Oui, c'est sans doute les autres équipes qui attendaient de recevoir les gens que nous avions récupérés.....perdu.

Le bruit vient d'un autre escalier, en mauvais état également. Je fais signe a Hayden que je vais m'y diriger juste pour jeter un œil, en lui laissant le soin d'accompagner le vieux professeur dans les derniers mètres. Alors que je marche vers le dit escaliers, les sens a l’affût, en faisant attention a ce que chacun de mes pas soit bien sur le sol, et pas sur un caillou qui pourrait malencontreusement me faire glisser dans la cage d'escalier.

- Il y a quelqu'un ?


Je penche ma tete au dessus de l'escalier. Contrairement a celui que nous avons empreinté, celui ci donne sur l'autre coté, la partie que nous ne pouvions pas atteindre depuis le rez de chaussé. C'est pas possible, il est gigantesque ce centre commercial. Je ne vois personne, mais le son des paroles se fait plus net. Et enfin, finalement, un groupe d'enfants apparaît dans mon champ de vision...suivi de....

- Aoki-san !

C'etait la fille que j'avais rencontré quelques semaines avant dans le dojo. A qui j'avais montré les rudiments du kung-fu, histoire qu'elle puisse savoir si en fait l’intéresser ou pas. Et voilà qu'elle se retrouvait avec ce groupe d'enfants, a l’étage inférieur du centre commercial. Ils étaient trop nombreux, et sans matériel, c’était impossible pour moi de les faire grimper. L'escalier etait trop friable pour qu'ils s'y engagent. Si Hayden et moi avions la condition physique pour échapper a l'écroulement des marches, eux, ne l'auraient probablement pas.

- Euh....gardez votre calme, on va dire aux secours de commencer par ici. Écartez vous de l'escalier, histoire qu'il tombe pas sur votre tête si il s'écroule.

Et je me retournais finalement. L'endroit ou Hayden faisait déscendre notre précédente trouvaille n'etant pas loin :

- Yoshida-san ! J'ai des enfants par ici !

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MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Sam 17 Mar 2018 - 19:22

Les bras grand écartés, je tentais de construire une barrière de sécurité pour les enfants, afin d’éviter d’en perdre un. Je restais derrière eux, en retrait, essayant tant bien que mal de me concentrer, afin de bien vérifier qu’aucun d’entre eux ne se blessent ou ne se disperse, et d’évaluer comme je pouvais les potentiels dangers environnants.  

J’étais tout de même impressionnée par le calme et le sang froid dont ces enfants faisaient preuve. Malgré leurs gémissements récurrents, ces derniers tentaient de rester le plus silencieux et le plus attentif possible, ils étaient plutôt coopérants, contrairement à notre première rencontre où ils étaient tout déboussolés. J’avais le sentiment qu’ils se sentaient un peu mieux. Peut être, et c’était certainement la raison de cet état d’esprit, me faisaient-ils pleinement confiance. J’étais touchée par la facilité qu’ils démontraient en s’ouvrant à moi, par la grande naïveté qui les poussaient à me faire confiance. Pourtant, ils n’avaient pas tordu. Malgré mes 17 petites années de vie, à cet instant-là, j’étais prête à les protéger quoiqu’il arrive. J’avais étrangement abandonné mon esprit, comme si je m’étais échappée de ce dernier, que je ne comptais plus vraiment. Tout ce qui comptait, c’était les ramener à leurs parents, sains et saufs. C’était confronter ces lumières rouges et blanches de l’ambulance, atteindre ces phares qui contribueraient enfin à abolir ce naufrage.

Je regardais les enfants, une expression à la fois triste et attendrie sur le visage. Ces derniers étaient encore pleins d’énergie, alors que moi, je me sentais faiblir. J’ignorais si j’étais fiévreuse, mais mes membres ne cessaient de trembler devant ces escaliers, qui ne paraissaient pas du tout solides. De plus, j’étais seule pour ces enfants. J’ignorais si j’étais censé monter la première, afin de tester le passage, et de leur éviter des blessures si ce dernier n’était pas abordable. Ou peut être étais-je censée rester derrière, afin de pouvoir les rattraper si l’un d’eux tombait, et de pouvoir rester avec les derniers se trouvant en bas si les escaliers décidaient de se démolir. Je commençais à paniquer à nouveau, ce qui se fit certainement ressentir, puisque l’un d’entre eux me prit par la main. Sa main était si douce et si petite par rapport à la même que cela ne fit qu’accentuer cette pensée qui ne disparaissait plus de ma tête : j’étais responsable de ces êtres si frêles, et incapable d’agir correctement. Je soupirais alors, puis, sans dire un mot, leur fit signe de s’arrêter.

« Bon, on devrait peut-être appeler quelqu’un. Peut être qu’il y a quelqu’un en haut qui pourrait nous aider à tous vous faire passer. Comme ça, je resterais en bas, afin de superviser le trajet… »

Mon incertitude se faisait ressentir, car ma voix ne cessait de trembler. Je regardais alors les enfants, dans l’attente d’une approbation, que ces derniers m’adressèrent timidement, sans doute insécures de me voir hésitante. Néanmoins, nous nous mirent tous à crier en chœur, afin d’appeler à l’aide, et cette dernière ne se fit pas beaucoup attendre.

« Aoki-san ! »

Cette voix m’était familière, et alors que je levais la tête, j’aperçus une chevelure blonde. C’était celle du Sensei, celui que j’avais rencontré quelques semaines plus tôt, après mon cours de cuisine, dans le dojo. Mon regard croisant le sien, je me stoppais un instant, surprise, et terriblement soulagée. Ce n’était pas n’importe qui. Je ne le connaissais pas encore très bien, mais il m’avait eu l’air d’être un garçon tout à fait sérieux, responsable, et surtout, physiquement très fort. Assez pour m’aider à m’occuper de ces enfants. Finalement, les arts martiaux étaient peut-être plus utiles que ce que j’aurais pu penser.

Je me mis aussitôt à fondre en larmes, exprimant enfin les émotions que je m’efforçais de réprimer, afin de ne pas trop inquiéter mes petits camarades.

« Sensei ! Viens nous aider je t’en prie… »

Mes yeux ne cessaient de s’inonder, et le visage de mon camarade se floutait. Il n’y avait plus que sa voix, à laquelle je tentais de m’accrocher. Il m’indiqua alors qu’il ne fallait pas bouger, qu’ils appelleraient les secours pour qu’ils viennent ici en premier. Je secouais la tête, me sentant complétement abandonné.

« Les secours, ça fait des heures qu’ils sont censés arrivés. Maya les a appelés, et ils ne sont jamais venu. J’ai eu le temps de voir un homme crever, d’entendre des discours de gosses affolés, desquels je suis chargée désormais. Alors ne me dit pas qu’ils viendront maintenant, j’y crois plus à ça moi. »

Je me sentais seule, terriblement seule. J’avais la sensation de ne pouvoir compter sur personne, même pas mes prétendues connaissances. J’étais victime d’une galère infernale, qui n’en finissait plus, et tout ce que j’étais supposer faire, c’était patienter, alors que j’étais persuadée qu’à cet instant-même, mon seul espoir, c’était moi-même. Après tout, c’est ce que ces enfants m’avaient fait comprendre, lorsqu’ils s’étaient tous mit à me suivre. J’avais l’impression d’être incomprise au beau milieu d’adultes inactifs, tout ce que je voulais, c’était survivre.

De plus en plus faible cependant, mes membres lâchèrent, et la colère fit place à l’inertie générale. Je m’écroulais par terre.  J’étais incapable d’aider ces mioches, incapable de m’aider moi-même. Et voilà que j’étais trop faible pour continuer à en chercher, de l'aide.

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