₪ Académie Keimoo ₪

The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Zakuro Fea
▼ Université - 4ème Année - Comité des Elèves
▼ Université - 4ème Année - Comité des Elèves
avatar

Genre : Masculin Lion Coq Age : 24
Adresse : 3, rue la Chance, app. 11, quartier Hiryuu
Compteur 1523
Multicompte(s) : Kami Otagame - Emmanuel Kokei

KMO
                                   :

MessageSujet: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 12 Sep 2017 - 22:38


BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat.



RP LIBRE.

Lundi matin. 8:16. Centre commercial de Keimoo.

La foule abondante se déverse en des flux irréguliers au travers de ce microcosme consomateur. Les néons électriques fatiguent les yeux de ceux qui viennent de se réveiller, excitent les sens et propulsent une ambiance artificielle sur les reliefs de chaque détails des lieux. Il est 8h14, et la catastrophe approche, sans que personne ne soit en mesure de deviner l’ampleur de celle-ci. C’est un monstre d’acier, aux hélices qui frappent le silence d’un matin calme et qui à la manière d’un gigantesque bourdon, fonce en vrombissant.


Toi, tu es là. Tranquille petit être, qui par hasard, a décidé ce matin là de venir faire ton shopping. Acheter une brosse à dent. Du savon. Des crevettes, peu importe. Toujours est-il que tu es là, au mauvais endroit à ce moment mauvais. Tu es probablement japonais, et tu connais le danger des séismes, des inondations. Mais ce qui va arriver, problème humain, ou machine défectueuse, c’est vraiment quelque chose auquel personne ne s’attend, et qui ne s’esquive pas facilement.

Dans quelques jours, une enquête s’ouvrira, bien naturellement. On va découvrir que le pilote a fait un AVC, en plein vol, et que tout naturellement, il a perdu contrôle de son engin. Le problème, le gigantesque problème, c’est que dans sa trajectoire, ce mouvement qu’il engage sans même le percevoir, au moment où sa conscience se dissipe, il y a un gigantesque immeuble, rassemblement de béton et d’humain, de lumière et de vie.

Tu es là, tu es quelque part dans ce centre commercial, quand l’hélicoptère vient s’écraser, ridicule insecte métallisé, et tu vois les murs s’effondrer. Le bruit est impensable, littéralement décalé de la réalité, et si tu n’as pas saisi sur le coup, la masse a compris. Le mouvement se déclenche, la panique naît de la copulation entre majorité et  instinct de survie, puis les lumières s’éteignent. Des cris, en rafale, comme des coups de mitrailleuses, et tout commence à se bousculer. Les gens, les émotions, les étagères qui tombent, et les planchers qui s’ouvrent. C’est à toi de voir, où tu es, ce que tu fais, ce que tu veux. Il est 8h16.

--
Postez à la suite de ce post. Votre personnage peut être à l'intérieur du centre commercial. Peut être blessé. Peut rentrer dans le centre commercial pour aider. Les secours ne sont pas encore arrivés, l'hélicoptère qui vient de heurter avec fracas le magasin a détruit deux étages consécutifs. Des gens ont probablement été écrasés, c'est tout naturellement la panique. Ceci est un rp libre, donc sentez vous libre de répondre ou non. -Même si ce serait chouette qu'il y ait des participants, naturellement.-

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

« Le bleu. Tu es le ciel qui surplombe la terre, qui grise le regard des gens en quête de réponses ou d’atmosphère. Tu es l’intemporalité qui veille sur la planète, qui transcende l’existence sans pour autant la manipuler, sans pour autant se l’approprier. » K. J. M


Dernière édition par Zakuro Fea le Mer 13 Sep 2017 - 5:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t9740-zakuro-fea-fiche-2-0-maj?highlight=Zakuro+Fea+2 http://keimoo.forum-actif.net/t8720-zakuro-fea
Jun Aoki
♠ Lycée - Troisième année
avatar

Genre : Féminin Bélier Dragon Age : 17
Adresse : chambre 02, rez-de-chaussée
Compteur 61
Multicompte(s) : Montaro Adkins

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mer 13 Sep 2017 - 5:47

J’avais besoin d’une nouvelle chemise, car ma chemise fétiche venait de rendre l’âme. Je m’étais donc réveillé expressément tôt, contrairement à mes habitudes, pour me rendre au centre commercial. Nous étions Lundi. Je n’étais pas censée être en ville, mais en cours de math. Mais je n’avais absolument aucun intérêt pour ce cours en particulier. Je m’étais donc éclipsée de l’internat. Après un court trajet pour me rendre au centre-ville, et après avoir essayé toutes les chemises du premier magasin que j’avais aperçu, je commençais à désespérer. C’est toujours le drame, avec moi, le shopping. Je commençais à être agacée, alors que ça devait faire à peine un quart d’heure que j’étais arrivée. Je regardais ma montre. Il était huit heures passées. J’avais encore toute la matinée, avant de devoir rentrer au lycée. L’après-midi, les cours étaient légèrement plus intéressants, même si j’étais encore loin d’être emballée.

Je me promenais dans les allées, entre les magasins, quand tout à coup, le paysage autour de moi se flouta étrangement. Un bruit trop intense pour être entendu me perça les tympans, si bien que je cru perdre l’ouïe un instant. Je sentais le sol tremblé, mes pieds me lâcher, mon corps se propulser, attiré par une énergie si puissante qu’elle me rendit inerte. Je ne comprenais rien à ce qui était en train de se passer. Je ne pouvais que me fixer vainement sur des images, qui ne cessaient de défiler devant moi. Des visages hurlaient sans voix, un enfant baignait dans son sang. Je pâlissais, je sentais mon âme me quitter à la vue de ce désespoir général.

C’était certainement un tremblement de terre. J’essayais de me raisonner, mais je dois avouer que je n’en étais pas capable. Je ne pouvais même pas établir d’hypothèses, je ne faisais que constater, rapporter les faits que les images trop horribles que je pouvais percevoir, me dépeignaient.

Parce que je ne pouvais pas parler, et que je sentais que la situation était bien trop intense pour que je ne puisse m’exprimer, je ramenais mes mains tremblantes à mon visage. Je les dégageais alors, quand je me surpris moi-même, à la vue de mes paumes ensanglantées. Je paniquais alors d’avantage encore. Cela me semblait impossible. Je venais d’être blessée? Pourtant, je ne ressentais rien. J’essayais de me lever, après un long moment prise de vertiges. Je ne parvenais pas à bouger, je demeurais paralysée. Alors, un tas de films parcoururent mon esprit. Et si j’étais devenue tétraplégique?

Par chance, j’étais au rez-de-chaussée quand la chose s’est produite. Je n’ai pas eu le malheur de certaines personnes, qui ont sans doute été tuée sur le coup de leur chute. Mais dans certains cas, je commençais à me demander si ça n’aurait pas été mieux. Je fronçais les sourcils, en secouant la tête. C’était horrible d’être amenée à penser ça.

Après ce bref geste, la douleur m’accapara enfin. J’entendais une sorte de tintillement incessant, qui bourdonnait dans mon cerveau, une sorte d’alarme qui tentait de me préparer à une éventuelle explosion. Comme un naufragé qu’on aurait secouru, je pris une grande inspiration, qui me fit terriblement souffrir. Je m’étais certainement brisé une côte. Je regardais alors un peu au-dessus de moi, alors que je me traînais sur un bras, afin d’éviter de me recevoir les quelques débris du bâtiment qui s’effondrait.

Je me prenais quelques coups de pieds. Les personnes autour de moi, celles qui n’étaient pas trop affaiblis, couraient dans tous les sens, prises de panique. Je m’étonnais à ne pas crier. Je me contentais de pleurer, en silence, et de serrer les dents. Je ne savais toujours pas ce qui venait de se passer. Je cru voir apparaître une hélice, qui tombait. C’était impossible, ce devait être une sorte d’hallucination. Je ne pouvais pas me fier à ce que je voyais ou entendais, mes perceptions devaient certainement être affectées.

Au moins, vu le remue-ménage qui m’environnais, je tentais de me rassurer avec l’idée que les secours seraient là d’un instant à l’autre. Mais, plus j’observais les alentours, et moins j’avais d’espoir. Les gens allaient finir par se tuer s’ils ne se calmaient pas très vite.

Prise dans une sorte de folie générale, je me mis alors à crier, de toute mes forces, afin d'extériorisé ce qui ne pouvait, et ne pourrait peut être jamais l'être. Je cherchais, de mon regard perdu et paniqué, si je ne pouvais pas trouver un visage familier.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10934-jun-aoki-en-charge-mei http://keimoo.forumactif.com/t10951-65325oshi-65325oshi http://keimoo.forumactif.com/t10937-livret-scolaire-jun-aoki
Maya Masuda
● Université - 5ème année - Présidente Paranormal - Vice-Présidente Cérémonie du thé
● Université - 5ème année - Présidente Paranormal - Vice-Présidente Cérémonie du thé
avatar

Genre : Féminin Capricorne Singe Age : 24
Adresse : appartement 13 au 5 rue de la Chance, quartier Hiryuu. Immeuble Sakura.
Compteur 52
Multicompte(s) : NADA

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Sam 16 Sep 2017 - 15:39

6h00. La semaine commençait bien, enfin, pas tout à fait. Maya aurait pu dormir une heure de plus si elle avait pensé à changer l’alarme de son téléphone la veille. C’est sur une musique d’un des films d’animation de Miyazaki que la belle ouvrit les yeux en serrant ses draps un peu plus contre elle. Pendant près de 4 douces minutes à écouter Spirited Away – Inochi no Namae, Maya resta là. Les yeux à fixer le vide, sa main caressant machinalement Hoshi, sa petite chienne. On ne saurait dire pourquoi la jeune femme se sentait aussi fade ce matin là. Peu à peu, son nid douillé laissa entrer les premiers rayons du soleil et la poupée s’anima, se prépara et consulta son agenda. C’est avec une pointe d’amertume qu’elle comprit alors qu’en ce lundi, elle était dispensée des cours de théâtre qui devaient commencer à 8h00. Professeur absent. Quel damne ! Assise sur un pouf à même le sol, ses pieds, vêtus de bas fins et sombres, appuyaient contre la baie vitrée. Elle avait revêtue sa tenue d’écolière, nouée ses cheveux en une haute queue de cheval, pour rien finalement…

7h15. Hoshi vint se glisser sous le bras de sa maîtresse pour coller affectueusement son chemisier blanc. Un soupire d’aise souleva la poitrine de l’étudiante, un doux sourire se dessina sur ses lèvres et tous les malheurs du monde semblaient avoir disparu.

« Toi … Heureusement que tu es là. Tu es le seul qui me connait, hein ? Tu me laisseras pas tomber toi … Mmh. Mon chou. Bon. Je vais aller te chercher des croquettes. Je comptai y aller ce soir, mais autant y aller maintenant. Allez ! J’y vais ! »

Joignant le geste à la parole, la jeune femme se leva et chaussa ses souliers et prit son sac. C’est sans trop de mal qu’à et demi elle passa les portes du centre commercial le plus proche pour se rendre au rayon des animaux de compagnie pour prendre les croquettes au poulet et un petit jouer pour son meilleur ami. Elle en profita également pour acheter quelques produits et se laissa séduire par la nouvelle collection de chemisiers situés au rez-de-chaussée.

8h13. La populaire jeune adulte passe dans la cabine d’essayage pour essayer quatre hauts aux tissus délicats. La belle ne se doute pas encore du drame qui va bousculer sa journée. Pimpante devant le long miroir, amusée par quelques clichés photos mignonnes qu’elle prend d’elle dans sa nouvelle tenue, la belle poupée se retrouve brusquement secouée dans sa boite. Son doigt glisse et commence à filmer la scène. Le rideau bouge et dans le reflet du miroir on peut alors apercevoir la scène qui se joue en arrière plan. Les lumières se coupent un instant, grésilles et s’éteignent définitivement. Maya, dans sa cabine tordue est victime de quelques mauvais coups, mais rien de grave. Recroquevillée sur elle-même sous le banc de la cabine elle attend que le silence revienne autour d’elle. À cet instant, paralysée par la peur dans la pénombre, la jeune femme essaye de garder la tête froide. Un tremblement de terre ? Ce n’était pas son premier, probablement pas son dernier non plus… Elle tend l’oreille. Rien. Plus de bruit. Elle commence alors à sortir de dessous le banc et se stop net lorsqu’elle entend des bruits de pas, puis des cris. Son instinct lui dit qu’il faut partir et c’est avec prudence, tel un animal menacé, qu’elle haute son haut, reprend le sien, l’enfile, ramasse ses affaires et sort de sa cabine.

8h17. L’enfer sur terre. Le choc. Maya se fax de la cabine et se laisse glisser le long de la paroi la plus proche. Une fois assise par terre, ses grands yeux bleus détail les lieux. À côté, un film décor de film d’horreur serait plus rassurant. Le sol ne ressemble plus à rien, les débris se mêlent à la chaire, au sang et aux divers accessoires de la boutique chic qui se tenait ici quelques minutes plus tôt. Dans se lot morbide, Maya découvre une silhouette qui s’anime et dont le hurlement déchire son cœur. La jeune femme sent les larmes lui monter. Un frisson d’horreur la fait trembler. Une grimace mêlant dégout, peur et désespoir déforme son visage terrifié. Pour ne pas hurler à son tour, elle bloque sa bouche en joignant ses mains sur sa bouche glosée. Horrifiée par cette fille qui se traine et hurle, Maya n’ose pas bouger et reste là, à trembler et à la regarder les larmes coulant le long de ses joues. Dans d’autres circonstances, si Mlle Masuda était ici avec ses amies, elles auraient probablement fuient ou seraient collées les unes aux autres. Mais là, à cet instant, Maya était seule face à l’horreur du moment et son cœur, bien trop serré, ne pouvait pas laisser passer ça. Après un nouvel hurlement, elle sursauta et marcha à quatre pattes vers cette jeune fille aux cheveux blancs. Elle respira profondément et tenta de mettre ses sentiments de côté pour l’aider. D’une voix étranglée, elle lui parla tout bas, en la suppliant presque.

« Arrête de crier. Il faut… Il faut que tu gardes des forces. Sinon… Je ne vais pas pouvoir t’aider à marcher. Arrête de crier. Allez. Ça va aller… »

Doucement et de façon peu rassurée, la jeune femme lui pose la main sur son épaule et composa le numéro des urgences. Après quatre tonalités, une jeune femme décrocha le téléphone et commença à lui parler.

« All’ Allo ? … Je … Il y a plusieurs victimes au centre commercial au centre ville de Tsukuyomi. Non… Non je sais pas.. Je suis à côté d’une fille… Elle a mal, elle pleure, elle saigne… Ooooh… »

Les larmes remontent, la tristesse revient. L’inquiétude et l’angoisse de ne pas savoir comment faire troublent l’esprit de la jeune étudiante en art. De l’autre côté, l’interlocutrice tente de la rassurer.

« D’accord… On est au rez-de-chaussée, sur la droite, dans la boutique « Le petit Prince ». C’est une boutique de vêtements. Oui. Mon numéro ? C’est le … »

Après un moment terrible. Le moment où on ne sait plus vraiment des choses que d’ordinaire on connait par cœur. Petit à petit les chiffres lui reviennes, elle souffle évite de croiser les yeux de la jeune fille à côté d’elle pour ne pas craquer de nouveau.

« D’accord. On ne bouge pas. Oui… Oui je vais la garder éveillée. Merci… »

Maya ferme les yeux et grimace. La douleur lui laboure le cœur. Elle essaye d’être forte et décolle son oreille du téléphone avant de reporter son attention, difficilement, sur la jeune fille.

« Allez. Tiens bon. Ils vont arriver. Ils étaient déjà en route. On va être évacué. Il ne faut pas que tu bouges ou que tu forces sur tes… Tu t’appelle comment ? »
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10971-vip-bich-mail-maya-masuda#23 http://keimoo.forum-actif.net/t10661-maya-masuda-cursus-cinema http://keimoo.forumactif.com/t10970-maya-masuda-chronologies#233463 http://keimoo.forumactif.com/t10662-livret-scolaire-de-maya-masuda
Jun Aoki
♠ Lycée - Troisième année
avatar

Genre : Féminin Bélier Dragon Age : 17
Adresse : chambre 02, rez-de-chaussée
Compteur 61
Multicompte(s) : Montaro Adkins

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Dim 17 Sep 2017 - 4:34

Je m’étais laissée envahir par la panique, qui était devenue à cet instant, le seul moyen de prouver mon existence, en plus de la souffrance que j’étais en train de subir. Je vis alors une jeune femme, qui semblait tout à fait intacte par rapport au reste de la population présente, s’approcher de moi. Elle était très élégante, ses yeux étaient d’un bleu que je rêverais de posséder, dans lequel je me plongeais, l’espace d’un instant seulement, et qui parvenait presque à m’apaiser. Sa longue chevelure brune me frôla alors qu’elle se pencha vers moi, pour me rassurer. En fait, je dois dire qu’elle n’était pas très convaincante. Sa voix étranglée faisait bien ressentir la panique qui devait l’envahir à cet instant, à la vue de ce bain de sang. Je ne parle évidemment pas du mien, à cet instant. Je devais simplement m’être ouvert la tête, et brisé les côtes, si cela avait été plus grave, il me semble que je l’aurais ressentie davantage encore, bien que je fusse déjà étourdie.

La jeune femme semblait tellement touchée par ma situation, que je me mis à paniquer de nouveau. Je devais être dans un piteux état, pour qu’elle se décide à m’aider moi, parmi tout le monde souffrant qui nous entourait. Elle me demandait d’arrêter de crier. Je remplaçais donc mon agonie sonore par une respiration intense, et accélérée. Elle appela ensuite les urgences, qui semblaient être déjà prévenue. J’étais rassurée, même si j’allais sûrement être une des dernières personnes à être traitée, vu l’état général.

Je souriais enfin à la jeune femme, histoire de la rassurer.

« Merci. Je… vais bien. »

Je ne savais pas trop quoi lui dire. J’avais cette sorte de pression, qui voulait briser le silence (ou plutôt le macabre du fond sonore), mais j’étais un peu trop bouleversée pour converser. Mon interlocutrice semblait d’ailleurs l’être également. Je lui dis alors, tout naturellement :

« J’étais venue acheter une chemise blanche. »

J’essayais de rendre la chose anodine, en tentant d’entamer le genre de discussion probable au quotidien. Mais, soudainement prise de remords, je me mis à penser que je n’aurais jamais dû sécher mes cours. Je n’étais pas censée être là. Et si ma première pensée ai été tout naturellement de me soigner, la deuxième s’adressa à mon professeur. J’espérais qu’il avait fait l’appel. Sinon, il allait avoir des problèmes quand l’école apprendrait qu’une élève ai été victime du… En fait je ne savais toujours pas ce qui s’était passé.

« Était-ce un tremblement de terre? J’ai cru voir une hélice, peut-être ai-je halluciné… »

Je ne pouvais finalement pas me résoudre à discuter normalement dans tout ce brouhaha. Par ailleurs, non loin de nous, une personne semblait s’être disloqué l’épaule. Je ne parvenais pas à voir si c’était un garçon où une fille, et au fur et à mesure que je balayais les environs du regard, je culpabilisais. Cette jeune femme avait un bon cœur, elle avait décidé de me porter secours, mais j’en avais bien moins besoin que d’autres personnes. Elle aurait mieux fait d’aller s’occuper d’eux, si elle voulait vraiment se rendre utile. Certes, sa présence me rassurait tout de même : je me sentais terriblement seule dans cette tragédie, et il me semblait qu’elle aussi.

Je scrutais finalement silencieuse la jeune femme. Elle était vraiment très belle, mais surtout, j’avais l’étrange sensation de l’avoir déjà aperçue. Je jaugeais les courbes de son corps, dignes d’appartenir à un mannequin. Un mannequin… Oui! Il me semblait bien l’avoir aperçue en photo, pour une publicité ou un magazine, lors d’un après-midi d’ennuie quelconque. Mon regard s’illumina alors. J’étais secourue par une star!

Je pris une inspiration profonde. Il ne fallait pas que je m’emballe, comme elle me l’avait dit, il fallait économiser mon énergie. J’hésitais longuement à lui faire une remarque au sujet de ma nouvelle découverte, mais me désistais : je ne voulais pas prendre le risque de l’irriter. Égoïstement, je lançais un regard gênée et coupable à la personne qui s’était disloquée l’épaule. Je ne voulais pas que la jeune femme s’en aille, mais, finalement, je lui lançais :

« Pourquoi moi? »

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10934-jun-aoki-en-charge-mei http://keimoo.forumactif.com/t10951-65325oshi-65325oshi http://keimoo.forumactif.com/t10937-livret-scolaire-jun-aoki
Naoko Tanaka
▼ Université - 2ème année - Vice Présidente Cuisine
▼ Université - 2ème année - Vice Présidente Cuisine
avatar

Genre : Féminin Scorpion Buffle Age : 20
Adresse : 15 Rue du Tatami, Quartier Hebi
Compteur 779

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Dim 17 Sep 2017 - 23:45

6:02.
Les mains fourrées dans les poches de mon manteau de mi-saison, je traverse paisiblement les rues de la ville à l'aube. Le soleil n'est levé que depuis peu, les rues sont désertes et muettes, et le fond de l'air est frais. L'été se termine, doucement mais sûrement, et ce n'est avec aucun regret que je le laisse partir.
Les fortes chaleurs n'avaient jamais été mon fort, je préférais de loin la froideur de l'hiver, et le confort d'une grosse écharpe tricotée dans laquelle on engouffre son visage jusqu'au ras des yeux. Non, je ne regrette pas l'été, avec ses touristes, ses plages bondées, et ses cheveux collés au front par la sueur.

Après avoir été accablée par la température, je savoure le calme des matinées de septembre, chaque jour, sur le chemin du salon de thé. Aujourd'hui ne fait pas exception à la règle. La vitrine aux rideaux tirés m'accueille, et je déverrouille la porte avec mon jeu de clé personnel, avant de pénétrer dans la salle accompagné du tintement de la clochette. J'ai pris depuis un certain temps l'habitude de faire l'ouverture. Pour la simple et bonne raison que mes responsabilités dans l'équipe avaient peu à peu changée. De simple serveuse, je suis au fur et à mesure passée au statut de pâtissière officielle du salon. Alors, tous les matins, avant le début des cours, je viens commencer les préparations principales, remplir le stock, afin que Yui ou Zakuro ne se retrouve pas en rupture de gâteaux pour accompagner le thé quand je ne suis pas là.

Alors, dans un rituel serein et silencieux, je fais le tour du bâtiment. Je vérifie que tout est à sa place, qu'Éloquence le chat a bien à boire et à manger, que la pompe de l'aquarium fonctionne, puis je fais un rapide inventaire en notant ce qu'il faudra réapprovisionner. Ce n'est qu'une fois tout ça en ordre que je commence le véritable travail de confection. Alors, j'enfile mon tablier, et allume la vieux poste radio perché sur une étagère de la cuisine. Il n'était originalement pas là, mais avec le temps que je passais dans le laboratoire, j'avais réussi à convaincre Yui de m'autoriser à en ramener un. C'est tout de même plus divertissant de pâtisser en musique.

8:21.
Un air de samba grésille tandis que j'essuie le plan de travail de la farine qui le parsème. La radio locale n'est pas mauvaise, en général. Il y passe un peu de tout, et ce n'est pas trop entrecoupé d'émissions ennuyeuses aux présentateurs à la voix irritante. Les airs latinos ne font pas vraiment partis de mes préférences, mais je supporte la diversité, en espérant qu'ils passent quelque chose de différent après. Je souffle, et rabat ma franche vers l'arrière à l'aide de mon poignet. J'ai bien avancé, mais il me reste pas mal de chose à faire. J'entame la préparation de muffins, tout en réfléchissant aux garnitures. Pépites de chocolat. Cœur coulant caramel. Fruits rouges, peut-être ? La samba se tarie, c'est au tour d'une chanson populaire d'un groupe d'idols dont je ne connais pas le nom. Je ne m'en plains pas, l'énergie du titre m'en donne afin de battre la grande quantité de pâte avec mon fouet, à l'ancienne. Soudain, la musique s'arrête.

« Flash spécial. Nous interrompons la programmation pour vous faire part d'une information importante. Hum... »

La voix du présentateur est hésitante, et les grésillements du poste ne cachent pas les coupures d'émotion perceptible.

« Un... objet volant s'est écrasé dans le centre ville. Il semble que... que ça ait eu lieu au niveau du centre commercial. Merde je... Désolé, nous venons de recevoir la nouvelle et nous n'en savons pas plus. »

Je me stoppe nette, pendue au son interféré, et le regard rivé sur la vieille radio grise, comme dans l'attente d'une annonce d'un miracle inespéré. J'ai mal au cœur.

« Nous devons vous faire passer le message d'éviter d'engorger les lignes téléphoniques et de ne pas céder à la panique. Les secours prennent la situation en charge, veillez à ne pas gêner leur travail. Oh, et, évitez autant que possible la zone sinistrée. »

La nouvelle semble irréelle. Le centre ville n'est pas loin, et pourtant, je n'ai rien entendu, comme coupée de ce monde, ici, en sécurité dans la cuisine de mon deuxième chez moi. J'ai presque peur de regarder dehors.

« Je... Je crois que c'est tout. La programmation va reprendre, et nous vous tiendrons au courant lorsque la situation sera plus claire. Prenez soin de vous, avec radio Keimoo. »

Les idols se remettent à chanter, comme si rien ne s'était passé. Et je reste figée. La peur de savoir mes proches blessés commence à monter. Et moi, je commence à gamberger. Où est Haru, en ce moment ? Est-ce qu'Hisaka avait prévu quelque chose dans le centre ville ce matin ? Et Zakuro ne devait-il pas passer dans la matinée ?
Mon téléphone portable, posé sur le comptoir, prend des airs de diable tentateur. Les secours ont expressément demander à ne pas l'utiliser, pour que les lignes restent disponibles. Mais je ne peux pas rester à attendre dans l'espoir d'une nouvelle. Le souvenir du tremblement de terre de 2013 remonte à la surface, et avec, d'anciennes douleurs depuis longtemps cicatrisées. Je ne serais pas tranquille avant de savoir s'ils vont bien.

Alors, emplie de culpabilité, mais surtout d'une angoisse débordante, j'envoie un message groupé à mes contacts keimoosiens. Rares, mais précieux.

Et l'attente.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


La consécration:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t8896-pas-d-attroupement-naoko-tanaka-fait-son-entree http://keimoo.forum-actif.net/t9713-boite-a-souvenirs http://keimoo.forum-actif.net/t9675-livret-scolaire-de-naoko-tanaka
Maya Masuda
● Université - 5ème année - Présidente Paranormal - Vice-Présidente Cérémonie du thé
● Université - 5ème année - Présidente Paranormal - Vice-Présidente Cérémonie du thé
avatar

Genre : Féminin Capricorne Singe Age : 24
Adresse : appartement 13 au 5 rue de la Chance, quartier Hiryuu. Immeuble Sakura.
Compteur 52
Multicompte(s) : NADA

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Lun 18 Sep 2017 - 15:25

Maya sentait ses joues tirées par les larmes qu’elle n’avait su retenir. Bien que la jeune fille ne lui ait pas communiqué son nom, elle semblait suffisamment éveillée pour engager un semblant de discutions et cela suffisait largement à la jeune japonaise. Doucement, Maya se redressa un peu pour observer les grandes baies vitrées des magasins. Dehors, un attroupement s’était fait et quelques pans de mur, en plus des débris de verre, semblaient avoir fait une chute violente à l’entrée du centre commercial. Un tremblement de terre aurait tout secoué sans ménagement. Dans cette situation, la zone de dégât semblait tout de même plutôt précise. Serait-il possible que cela soit un … attentat ? Un frison parcouru la jeune femme qui courba de nouveau le dos, comme-ci elle souhaitait se cacher.

« Je ne sais pas. Je ne crois pas que ce soit un tremblement de terre… »

La suite de la tirade de la jeune blessée parlant d’une hélice, inquiéta Maya qui se mit à regarder en l’air. Un trou énorme semblait s’être fait au milieu du plafond du magasin. Au travers de celui-ci, mademoiselle Masuda pouvait clairement voir le troisième étage du centre commercial… Une inquiétude terrifiante vint aussitôt lui serrer le cœur. N’y avait il pas des risques d’incendies ? Une fumée noire brouillait la visibilité du troisième étage, mais est-ce que cela voulait dire que c’était en train de prendre feu ? Maya n’avait jamais été très délicate pour reconnaitre les odeurs et en ce moment, elle avait la tête bien trop occupée pour se concentrer sur celles-ci.

« C’est surement une hélice de ventilation que tu as vu. J’espère que tu étais au moins venue pour t’acheter un chemisier de chez Jun Ashida ou de chez Yohji Yamamoto, car manquer de perdre la vie pour moins que ça, c’est franchement une journée gâchée. »

Triste réalité ou humour étrange ? On ne saura dire lequel des deux trottait dans la tête de notre belle populaire à cet instant. Après un petit temps à regarder dans le vide, écoutant presque religieusement le silence ambiant, malgré quelques pleures et grincements, la nouvelle amie improvisée de Maya posa une question peu pertinente mais qui capta tout de même l’attention de la diva peste qu’elle était au premier abord dans d’autres circonstances. Après un soupir lourd, elle haussa les épaules et plongea ses yeux d’azur dans ceux de la jeune fille à ses côtés.

« Je ne sais pas. Je voulais sortir d’ici en fait. Mais quand j’ai quitté ma cabine d’essayage, la première chose « vivante » que j’ai vu c’était toi. Tu criais si fort… »

Les larmes se mettaient de nouveau à monter et sa gorge se serra de nouveau. Elle de luter contre ses émotions pour poursuivre.

« Tu criais si fort que je ne pouvais pas partir comme une voleuse. Partir et te laisser là, alors que mes yeux se sont posés sur toi en premier, c’était comme renoncer à une vie. Comme fuir lâchement en sachant pertinemment que derrière moi tu serais là à continuer à crier pour vivre. C’est peut être idiot, mais j’ai une sainte horreur de la mort. Imagine… si j’étais vraiment partie, peut être que tu serais venue me hanter ! Je n’aurai jamais pu me pardonner. Fermer les yeux sur quelqu’un qu’on voit si mal, c’est inhumain. »

Un silence gênant s’installa un court instant. Une rafale de notification vint faire vibrer le téléphone de Maya qui le saisit aussitôt pour voir ce qu’il se passait. Par erreur, dans sa précipitation, elle envoya la courte vidéo de son passage en cabine tout droit dans le ventre sans fond d’internet. Elle pesta, soupira de nouveau comme pour éteindre le feu d’angoisse qui enflammait son ventre et voulu lire ses notifications lorsque, par malheur, la batterie de l’appareil cédât. L’écran devint d’un noir profond et Maya pu observer son visage sale, déformé par la peur et la tristesse sans même avoir pu prévenir ses proches. C’est avec une petite moue qu’elle montra l’objet diabolique à la jeune fille.

« Et voilà… Plus de batterie. J’espère qu’ils ne vont plus tarder … »
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10971-vip-bich-mail-maya-masuda#23 http://keimoo.forum-actif.net/t10661-maya-masuda-cursus-cinema http://keimoo.forumactif.com/t10970-maya-masuda-chronologies#233463 http://keimoo.forumactif.com/t10662-livret-scolaire-de-maya-masuda
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 426

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Lun 18 Sep 2017 - 19:55

C’était le genre de matinée parfaite, ou je m'étais levé du bon pied, avec une irrésistible envie de faire ce que pourtant je faisais encore et encore tous les jours. L'idée d'aller courir pour me permettre de m'oxygéner le corps et l'esprit était la raison qui me faisait me lever le plus facilement le matin. Si la perspective d'une journée de cours, suivi d'une soirée ou je devais gérer de la paperasse au niveau du club ne me donnait pas véritablement une raison de sortir le nez de mon futon, la perspective d'une possible amélioration, d'une simple progression dans mon art, était tout ce dont j'avais besoin pour me convaincre de passer ma journée a faire toute ces choses qui me donnent envie de me rendormir.

Le temps de s'habiller, et de grignoter quelque chose pour ne pas tomber dans les pommes par manque de sucre, et j'étais partis a la conquête de cette fabuleuse journée qui s'annonçait plus ensoleillée que prévue. Je referme la porte derrière moi, me demandant si c’était vraiment nécessaire de fermer la porte d'une pièce ou il n'y avait rien a voler. Ah si, mon ordinateur portable. Je n'avais pas l'habitude d'avoir ce genre d'outil, et j'avais la fâcheuse tendance a oublier son existence quand je ne m'en servait pas. On ne rattrape pas une vie sans technologie en deux mois, après tout.

Tout était tranquille. J'avais décidé ce matin la de faire un peu plus que mes six kilomètres habituels. Rallonger par le centre-ville de Keimoo qui a cette heure matinale n’était pas bien peuplé, me permettant de courir de tout mon saoul dans les rues sans pour autant être gêne par les passants. C’était quelque chose que j'avais aussi appris a apprécier. Il y a souvent des gens faisant des footing, si bien que les passants ne font plus trop attention, et c'est alors un moment ou personne ne vous regarde et ou vous pouvez être un peu plus libre que d'habitude.

Ça aurait sans doute pu être cette si belle journée que j'avais imaginé en me levant ce matin la. Mais ne dit on pas que c'est en forçant la chance, et en cessant d’être sur ses gardes que les problèmes nous tombes dessus ? D'ailleurs, je crois que je n'aurais pas pu utiliser meilleure métaphore. Les problèmes étaient tombés littéralement du ciel. C’était comme si l'air était devenu étouffant, qu'une force inconnue m'avait frappé en plein cœur. C’était avant la catastrophe. Je n’étais pas a coté, pas très loin non plus. A quelques centaines de mètres. Pas de chance.

L'objet avait jaillit de nul part, a une vitesse de chute effarante. Et le temps s’était arrêté une seconde, moi, les bras tombant, observant l'objet arrêté en plein milieu du ciel, pendant une seconde qui me laissa une éternité de réflexion. Tout d'abord, pourquoi un hélicoptère pouvait tomber du ciel comme cela, en pleine zone civile. Ensuite, a quelle distance du sol était il lors du début de la chute, car au vu de sa vitesse, cela devait être plutôt haut. La seconde d’après, l'explosion, le souffle me fouettant le visage.

Rien de visible pendant un instant, mis a part une énorme couche de fumé, de poussière, de gravas tombant non loin de moi. J'hésite a faire un pas dans la direction, une curiosité morbide me prenant la poitrine. Je ne pourrais rien faire a part regarder, je suppose. Je fais cependant un pas de coté pour avoir un meilleur angle de vu, et je constate que le bâtiment est visiblement écroulé. Une partie en tout cas. Le centre-commercial. Il n’était pas tard, alors les victimes seraient moins importante, mais je me demande pendant une seconde combien de gens viennent de perdre la vie il y a moins d'une minute. Assez pour faire les gros titres sans doute.

Je ne les connais sans doute pas, et je ne dois rien a personne ici. Mes rares amis ne sont probablement pas dans le centre commercial du centre ville de Keimoo a huit heure vingt du matin. Donc je n'ai rien a faire. En vérité je devrais reprendre ma course et faire comme si je n'avais rien vu. Mais d'un autre coté, il y a bien cette loi, comme quoi il est impératif d'aider les gens dans le besoin. Mais également, il est conseillé de ne pas se mettre en danger et d'attendre les professionnels. Mais ou sont ils ? Dans un etat d'urgence pareil, ils devraient etre la en moins de dix minutes. Surtout en plein centre ville.

Mais il n'y a personne, cinq minutes après la catastrophe. J'entends maintenant des cris de panique, je vois des gens filmer la scène avec des téléphones. C'est une belle mentalité. Pourquoi je regarde ça, j'ai de plus en plus envie de.....non, ne fais pas ça, tu va t’attirer des ennuis.....c'est dans l'ordre de ton art martial d'aider les faibles, les bléssés. Tu connais les premiers soins, Sato, et même d'avantage, de la médecine asiatique, tu sais aussi faire en sorte de caler les os brisés en attendant d'avantage de soin. Tu pourrais vraiment être utile la bas.

Mais quelqu'un le ferait pour toi ? Quand je me retourne vers ces paparazzi improvisés, je me dis que eux ne viendraient jamais me sauver. Et combien de gens comme ça sont bloqués la bas ? C'est cruel, mais c'est comme ça que la vie fonctionne et.....je représente l'académie, je suis en plus un chef de club ! Si quelqu'un me voit ne rien faire, ca donnera une mauvaise image....de....mais idiot, tout le monde s'en fou ici. Mais moi aussi, je m'en fou en fait. Tant pis......c'est sans doute la pire décision de ma vie.

Je me précipite en courant. Entrer dans le nuage de poussière qui s'est légèrement éclaircit. Je ne vois rien, je n'entends que des pleures et des gens parler sans que je comprenne tout ce qui se dit. Toujours pas de secours. J'approche d'autres volontaires comme moi, et m'éclaircit la gorge pour paraître sur de moi :

- Je viens aider, par ou on commence ?

La ou on peux.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Zakuro Fea
▼ Université - 4ème Année - Comité des Elèves
▼ Université - 4ème Année - Comité des Elèves
avatar

Genre : Masculin Lion Coq Age : 24
Adresse : 3, rue la Chance, app. 11, quartier Hiryuu
Compteur 1523
Multicompte(s) : Kami Otagame - Emmanuel Kokei

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 19 Sep 2017 - 19:39

Pas de montre, pas d’horaire, et Zakuro poursuit sa recherche joyeuse, insouciante, de farine, que Lawrence lui a demandé d’aller chercher en entrant dans le centre commercial. Des citrons dans les mains, un cabas sous le coude, il explore les allées commerçantes de la grande surface, en se perdant au travers des étalages de couleurs et de reliefs.  

L’hélicoptère vient s’éclater contre le centre commercial à l’instant où, remplit d’une satisfaction guillerette, Zakuro attrape le sachet de farine sur l’étagère du milieu d’un étal dans le rayon cuisine. Ravi, absolument ravi de n’avoir pas passé les habituelles quarante cinq minutes à chercher ce dont il a besoin, Zakuro tombe avec un sourire sur les lèvres, tombe avec son sachet de farine entre les mains. Dieu sait qu’il ne le lâchera pas.

Son poignet craque, la farine explose dans sa face, dans ses vêtements, dans ses cheveux, et bientôt, c’est un Zakuro qui se tortille sur le sol, dans un nuage blanc, dans un chapelets de jurons saucés. Les citrons ont roulés un peu plus loin, et des gens, dans la même position que Fea, contemplent le plafond, crient un peu, se demandent ce qui se passe. Des étals se sont effondrés, et en se relevant, en grognant, les doigts pressés autour de son poignet cassé, Zakuro observe les alentours, avant de récupérer son portable. La situation s’annonce calme, ce n’est de toutes évidences, pas un séisme. Il attend, pendant deux minutes, un écho au premier impact, histoire de vérifier que le monde ne va pas se bousculer de nouveau. Comme rien ne se passe, mais que des gens se mettent à hurler, Zakuro en déduit que c’est un événement isolé. Il abandonne ses citrons, sa farine explosée, et se met en direction des lieux où il a abandonné ses deux compagnons.

From : Litchi (me)
To :  Lawrence / Chess
8h20

« Wth ? »

De manière simultanée à son message envoyé, son portable vibre, inondé par trois ou quatre textos de personnes différentes.  Naoko, Senta, Kenji et Imade élèvent en des voix pixellisées une inquiétude à la situation. Sur Reddit, des posts sont en train de se partager, et Zakuro apprend qu’un hélicoptère vient de s’encastrer. Accrochée à ses cils, la farine prend le poids de tout un cas de conscience.


From : Litchi (me)
To :  Lawrence / Chess / Sasaki
8h22

« Est-ce que vous allez bien ? »

Gigantesque, couvert de farine et le poignet cassé, Zakuro franchit la foule en fendant le mouvement humain, pour rattraper la distance, et retrouver les deux autres.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

« Le bleu. Tu es le ciel qui surplombe la terre, qui grise le regard des gens en quête de réponses ou d’atmosphère. Tu es l’intemporalité qui veille sur la planète, qui transcende l’existence sans pour autant la manipuler, sans pour autant se l’approprier. » K. J. M
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t9740-zakuro-fea-fiche-2-0-maj?highlight=Zakuro+Fea+2 http://keimoo.forum-actif.net/t8720-zakuro-fea
Jun Aoki
♠ Lycée - Troisième année
avatar

Genre : Féminin Bélier Dragon Age : 17
Adresse : chambre 02, rez-de-chaussée
Compteur 61
Multicompte(s) : Montaro Adkins

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 19 Sep 2017 - 23:38

La jeune inconnue qui m’avait secourue parvint à me faire oublier la situation quelques instants. En la regardant bien, elle avait l’air d’être une jeune fille plutôt riche, assez bourgeoise en fait. Si c’était bien le mannequin que je pensais, cela paraîtrait plutôt anodin. Elle me cita même le nom de grands créateurs, en me faisant une plaisanterie -qui paraissait aussi ne pas vraiment en être une étant donné qu’elle paraissait bien être du genre à porter des vêtements de luxe qui coûtent une fortune. Airi se serait certainement bien entendue avec elle. Pour ma part, je n’étais pas assez fortunée pour me payer de tels vêtements, mais cela ne m’empêchait pas d’admirer le travail de ces créateurs. J’esquissais donc un sourire, avant de lui répondre.

« Jun c’est mon prénom. Il y a mieux comme circonstances de rencontre, mais, enchantée! »

Je me permettais d’omettre de lui communiquer mon nom, et d’être par conséquent un peu plus familière. Après tout, elle avait bien eu l’intention de m’aider, voir de me sauver la vie. Tiraillée par la pitié apparemment, son surmoi lui aurait crié de me secourir, car sa première pensée, tout comme celle des quelques japonais sur place, eut évidemment de se sauver.

Son téléphone la lâcha. Il n’y avait plus qu’à attendre, et espérer, comme elle l’avait bien formulé. Me concernant, je n’avais pas pris mon téléphone. Non pas que je l’avais oublié, mais simplement était-ce une « stratégie », si je peux me permettre de l’appeler ainsi, afin d’éviter d’être tenté de répondre au cas où l’école (ou mes camarades) voudraient savoir où je me trouve. La technologie nous environnant de partout, je préférais me tenir à l’écart de tout cela, afin de me sentir plus libre, de ne pas ressentir cette angoisse permanente du message que vous ne recevrez jamais, de la localisation que vous avez oubliée de désactivée… Ce genre de chose. Par ailleurs, j’étais certaine qu’à cause de ce phénomène d’hyper-connexion, des tas de gens, à ce moment même, étaient en train de se faire un sang d’encre, voir de risquer leur vie en venant vers le centre commercial pour voir si leur proches étaient en vie, alors que peut être, tout comme moi, ils ne s’étaient simplement que briser quelques os. Quoiqu’il en soit, c’était aussi grâce à ces technologies que les secours avaient été prévenus plus tôt, et que les blessés pourraient être traités.

Je regardais à nouveau la jeune femme. Elle semblait être perturbée. Moi aussi je l’étais, mais à vrai dire, je me calmais. Comme si le chaos environnant m’était déjà devenu habituel. C’est étrange à quel point l’esprit est vif quelques fois, quand il s'agit de se protéger. Je commençais néanmoins à douter de ma première hypothèse, soit, celle du tremblement de terre. J’en avais déjà vécu, et cela n’avait pas l’air d’en être un. Et, malgré les tentatives de mon interlocutrice pour me rassurer, j’étais obnubilée par l’hélice. Elle n’avait rien à voir avec celles qu’on pourrait trouver dans les conduits d’aération. Elle était plutôt du genre à vous décapité illico. Elle ressemblait… à celle d’un avion.

« Tu crois que c’est un attentat? »

Cette idée traînait depuis longtemps dans mon cerveau, sans parvenir à faire surface. La chair de poule envahie mon corps tout entier. Cette hypothèse me faisait frissonner, peut-être parce qu’elle paraissait plus réaliste. Je ne pouvais pas me raisonner en me disant qu’au moins, il n’y avait certainement pas eu beaucoup de morts, car le centre commercial était tout de même peu peuplé à cette heure-ci, et que nombreux étaient les simples blessés. Je ne pouvais pas, parce que je faisais partie de ces « simples blessés », et que j’aurais très bien pu être une de ces « quelques morts ».

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10934-jun-aoki-en-charge-mei http://keimoo.forumactif.com/t10951-65325oshi-65325oshi http://keimoo.forumactif.com/t10937-livret-scolaire-jun-aoki
Hayden Yoshida
♥ Professeur de Mathématiques {Lycée}
♥ Professeur de Mathématiques {Lycée}
avatar

Vierge Dragon Age : 29
Adresse : 3 rue de la chance - Apt 22
Compteur 147
Multicompte(s) : Hisaka Rika

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Dim 24 Sep 2017 - 18:15

8h05

L’insomnie a encore frappé et une fois encore, je me suis surpris à quitter mon appartement pour errer silencieusement dans les rues de Keimoo. Hélas, cette fois, personne n’a croisé mon chemin pour me tenir compagnie.

J’ai toujours eu du mal à trouver le sommeil la veille du 11 septembre. Enfin, quand je dis toujours, je devrais plutôt dire depuis seize ans, le jour du drame qui a frappé les Etats-Unis en plein cœur à quatre reprises. Assis sur un banc devant les centres commerciaux, je parcours du regard le journal que je viens d’acheter au kiosque du coin. Sans surprise, une rubrique est dédiée aux attentats et leurs conséquences. Immobile, j’absorbe les différents caractères imprimés sur le papier.
Les années passent, mais les mots, les images restent les mêmes. Un soupir s’échappe d’entre mes lèvres alors que mes iris se posent sur la photo du World Trade Center au moment de la tragédie, mon cœur se resserre. Quelque part, dans l’un de ces étages, elle a été privée de son futur. Des milliers d’autres personnes aussi, mais surtout elle.

8h10

Heureusement, je n’ai pas cours ce matin, me dis-je en m’éloignant doucement de la zone commerciale, m’apprêtant à rentrer chez moi. Mais soudain, mon ventre se met à grogner, je me rappelle alors que je n’ai pas encore pris de petit-déjeuner. Avant de rejoindre l’abribus situé à quelques mètres de moi, je fais donc un petit détour pour acheter quelque chose à manger. Quelque chose, n’importe quoi. Je finis par jeter mon dévolu sur une formule économique : un pain au melon et une brique de jus de fruit. Ce n’est qu’après avoir payé que je me souviens que je n’ai jamais aimé les pains au melon.

8h15

J’arrive à l’arrêt de bus, chargé de victuailles, et jette un rapide coup d’œil sur le panneau indiquant les horaires des prochains passages. Dix minutes pour le bus menant au quartier Hiryuu, c’est correct. Repérant une place libre sur le banc de l’abribus, je finis par m’y poser. Il ne reste plus qu’à attendre maintenant.

Si seulement il ne restait plus qu’à attendre.

Quelques secondes avant 8h16, un bruit très désagréable et violent surgit de je-ne-sais où. Cherchant la source du problème, je me relève immédiatement pour scruter les alentours. Mes yeux s’écarquillent, mes épaules s’affaissent et mes genoux tremblent. Dans le ciel, je le vois, la carcasse métallique perd de l’altitude. Je le vois, comme j’ai vu les deux avions s’écraser dans les tours jumelles. Je le vois, cet hélicoptère, mais seize ans après : je ne peux toujours rien faire. Un bruit sourd retentit, une onde de choc se propage, et je ferme les yeux. Le chaos explose.

En l’espace de quelques secondes, la terre s’arrête de tourner, le temps n’affecte plus l’espace. Autour de moi, je sens la foule s’agiter, mais moi je reste immobile, partagé entre le désir de survie et la fatalité. Seize ans plus tôt, ma mère, et aujourd’hui, ce sera moi.

Ce n’est qu’après m’être fait heurter, bousculer une bonne vingtaine de fois que je reprends enfin mes esprits, assez pour commencer à m’inquiéter pour mon frère que j’avais laissé à l’appartement plus tôt. Abandonnant le cynisme, j’attrape mon téléphone et cherche son numéro dans mon répertoire, le tout en me faisant pousser de toute part par des inconnus. Le brouhaha est insupportable et je peine à rester debout, emporté par la foule, destination nowhere.

Bip…Bip…Bip…Crac

Les lignes sont saturées, je ne parviens pas à joindre Chris. A-t-il tenté de m’appeler lui aussi ? Je suppose que je ne le saurais pas avant un bon moment. Tant bien que mal, je range mon téléphone dans la poche de mon pantalon, tentant de ne pas trop me faire marcher sur les pieds.
C’est alors qu’un cri résonne dans mon oreille, un cri de femme en provenance du bâtiment frappé par l’hélicoptère. Je tressaute d’effroi et regarde autour de moi. Personne d’autre ne semble l’avoir remarqué, ou peut-être qu’ils l’ignorent simplement ? Je secoue la tête, aurais-je des hallucinations ? C’est fort probable, mais si quelqu’un a vraiment crié, alors…

8h22

J’ai réussi à m’extirper du bail de foule déchaîné pour me retrouver abandonné sur me côté. Haletant, je regarde derrière moi les derniers témoins s’enfuir à toute jambe. Des cris, des pleurs retentissent de tous les côtés, mais aucun n’est semblable à celui que j’ai pu entendre tout à l’heure. Est-elle au moins encore en vie ? Sans réfléchir, je me mets à courir à contresens par rapport aux fuyards. Si je m’arrête, la peur me paralysera. La peur de mourir, mais aussi la peur de découvrir des morts, la peur de lire l’horreur sur le visage des autres.

8h25

Au milieu des éclats de béton et de ferraille, je repère un groupe qui n’a pas encore déserté les lieux. Certains tiennent un téléphone pour partager les horreurs sur les réseaux sociaux. Je ne trouve pas la force de leur parler et continue mon chemin jusqu’à l’ancienne entrée du centre commercial où je repère un groupe de volontaires qui ne savent pas par où commencer l’exploration.

D’un naturel extraverti, je n’aurais jamais eu de difficulté à approcher des inconnus, mais compte tenu des circonstances, je dois avouer être un peu hésitant. Le pas discret, je traverse un écran de poussière pour rejoindre les supposés volontaires pour aider les victimes avant l’arrivée des secours professionnels. Je repère une tête blonde parmi les autres, j’ignore pourquoi, mais c’est le premier à qui j’adresse la parole.

« Vous avez un…plan ? »

Malheureusement, il y a plusieurs étages et certains ne seront probablement pas accessibles. Devant l’absence de réaction du groupe encore sonné par les événements, je prends les devants.

«  On devrait commencer par fouiller le rez-de-chaussée. Il faut être vigilant car des débris peuvent encore tomber, le bâtiment est très instable. Dans tous les cas, il faut que nous échangions nos numéros de téléphone pour communiquer quand la ligne sera rétablie. »

Quelques personnes acquiescent. A l’extérieur, un enfant se met à pleurer. Je m’efforce de garder mes larmes pour moi, pour le moment, et hausse le ton pour couvrir ses sanglots. Il suffirait d’un instant de faiblesse pour que j’abandonne l’idée de les aider.

« Nous sommes actuellement huit. On peut faire des groupes de deux ou trois personnes pour aller plus vite. Au moins une personne doit rester à l’entrée pour nous prévenir de l’arrivée des pro ou orienter de nouveaux volontaires. Ca…ça vous va ? »

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Rejoignez le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Maya Masuda
● Université - 5ème année - Présidente Paranormal - Vice-Présidente Cérémonie du thé
● Université - 5ème année - Présidente Paranormal - Vice-Présidente Cérémonie du thé
avatar

Genre : Féminin Capricorne Singe Age : 24
Adresse : appartement 13 au 5 rue de la Chance, quartier Hiryuu. Immeuble Sakura.
Compteur 52
Multicompte(s) : NADA

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Ven 6 Oct 2017 - 18:34

La jeune idole haussait les épaules en lâchant un soupir d’inquiétude. Ses grands yeux de biche dévisageaient le paysage en ruine. Elle avait l’impression qu’un poids immense couvrait son dos.

- Je l’ignore Jun, mais ça en a tout l’air… Tu peux m’appeler Maya. D’habitude c’est Masuda, mais aujourd’hui n’est pas un jour ordinaire.


Un fin sourire étirait ses lèvres, ses yeux se plissèrent et elle sentit comme une étrange brûlure autour de ceux-ci. Les larmes et le choc avaient fatigués ses yeux et sa peau. La jeune étudiante en cinéma s’installa un peu plus près de sa nouvelle amie.

- Tu sais quoi Jun… Je crois qu’on a quand même beaucoup de chance. Une fois que ce cauchemar sera terminé, la première chose que je vais faire c’est … d’aller prendre un bain. Un énorme bain avec beaucoup d’eau chaude, beaucoup de mousse et je parfumerais l’eau avec des huiles essentielles… Pas de musique, pas d’écran. Juste mes bougies et mon bain.

La jeune rêveuse se pinça les lèvres dans une moue enfantine avant de reprendre.

- Et toi ? Qu’est ce que tu aurais envie de faire après tout ça ?

Elle écouta sagement la réponse de sa nouvelle amie telle une enfant à qui on conte une histoire. Ses yeux cherchaient leurs sauveurs et pourtant ses oreilles étaient entièrement dévouées à la voix de Jun. Alors que l’espoir semblait leur échapper, un faisceau de lumière blanc éclaira le visage du jeune mannequin qui grimaça avant de se rendre compte qu’on venait enfin les aider. Après un second passage de la lampe sur elle, Maya se redressa puis tendit son bras en l’air avant de serrer le bras de Jun.

- Hé ! Nous sommes là ! Hé !

Hélas, les silhouettes se mirent à courir dans une autre direction et Maya les regarda partir sans oser les suivre.

- HE ! REVENEZ !

Son cri fit trembler sa gorge et l’intérieur de son être. Ses bras se crispèrent et une rage inexplicable monta. La peur et la détresse la faisait trembler. Les larmes remontèrent et s’installèrent aux bords de ses yeux bleu, amère, elle contemplait le corps de l’homme à l’épaule défaite. Il n’avait pas émit un râle depuis longtemps. C’est la voix chevrotante qu’elle tenta de rassurer ses craintes.

- Monsieur ? Monsieur ! Vous m’entendez ?! Ils vont arriver…

L’homme la face contre terre, ne râlait plus de douleur, ne bougeait ni n’émettait le moindre chouinement. Maya relâcha le bras de Jun et s’excusa de lui avoir serré si fort. Elle avait peur de se lever et d’aller constater l’état de cet inconnu non loin d’elles. À voix basse, elle se pencha vers l’oreille de la jeune fille et lui demanda :

- Tu penses qu’il faut que j’aille le voir ? Il ne répond pas…

Au loin, les sirènes de l’ambulances, pompiers et policiers raisonnaient dans une fanfare monstrueuse. Pendant ce temps là, la famille, les amis, les connaissances et fans de la jeune idole avaient eu vent du terrible malheur et une certaine vidéo avait déjà fait un buzz incroyable sur les réseaux sociaux avec plus de  500 partages et un flow incontrôlable de commentaires. Un véritable virus se répandait sur le monde et ne tarderait pas à se glisser dans les journaux télévisé de midi. L’agent de Maya pouvait encore essayer de la joindre, il n’aurait pas le doux réconfort d’entendre sa voix perçante et haut perchée. Ses parents pouvaient encore trembler pour leur petite fille modèle, aucun message rassurant ne viendrait les réconforter. À cet instant, Jun et Maya étaient seules… comme déconnectées du monde des vivants.
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10971-vip-bich-mail-maya-masuda#23 http://keimoo.forum-actif.net/t10661-maya-masuda-cursus-cinema http://keimoo.forumactif.com/t10970-maya-masuda-chronologies#233463 http://keimoo.forumactif.com/t10662-livret-scolaire-de-maya-masuda
Akio Kimura
♣ Université - 2ème année
avatar

Genre : Masculin Taureau Buffle Age : 20
Adresse : chambre 02 RDC
Compteur 381

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Dim 8 Oct 2017 - 12:41

Le lundi au soleil
Il est 7 heure du matin lorsque le réveil raisonna dans la chambre de l’étudiant. Le Week-end était terminé, il était temps pour le jeune homme de retourner sur les bancs de la Faculté de Médecine. Une fois qu’il fût assez bien réveillé, il se leva et éteignit l’alarme de son téléphone portable. Après s’être étiré, il alla se préparer pour cette journée qui semble identique à toutes les autres. Son premier cours est l’anatomie et avait lieu à 8 heure, l’heure l’a plus tôt qui ne ravie pas le sommeil des étudiants.

Après sa dernière année de lycée, Akio s’était orienté vers la médecine, il avait beaucoup travaillé pendant sa première année, il voulait mettre toutes les chances de son côté pour passer à l’année supérieur et ses efforts avait payer. Il ne savait plus quand est ce qu’il avait eu envie de prendre ce chemin-là, pour lui, c’était une évidence de tenté la médecine. Il ne le regrettais pas et ça lui plaisait de connaître le corps humain et l’univers de la science. Il lui restait encore pas mal d’année avant de pouvoir être vraiment un médecin. Tout le monde disait que la 2e année et la 3ème était la moins stressante puisqu’il n’y avait pas de concours pendant cette période. Le blond en profitera pour essayer de se détendre un peu, il ne consacrait plus son week-end à travailler encore plus comme en 1re année.

Pour Akio, ce lundi commence normalement, il retrouve ses camarades devant la salle à 7h50 comme d’habitude. Il discute un peu avec eux, leur demandant comment ils vont et ce qu’ils ont fait ce Week-end. Ce petit moment de partage qui semble anodin, mais qui montre toute sa richesse une fois qu’il a disparu.
Le professeur arriva pile à l’heure pour débuter son cours, validant le cliché de la ponctualité des Japonais. Tout se déroula tranquillement, Akio avait bien noté le cours et essayer déjà de l’apprendre pendant qu’il écrivait pour gagner un peu de temps. Le temps s’écoula et personne ne se doutait dans cette pièce que quelques kilomètres plus loin, c’était l’apocalypse. Il était enfermé dans leur bulle, et n’avait aucun contacte vers l’extérieur, couper du monde pendant 60 minutes, concentré sur la composition du cerveau humain.

Ce n’est qu’une fois sortit de l’amphithéâtre que le blondinet comprit que quelque chose n'allait pas, sa mère l’avait appeler 3 fois en apprenant la nouvelle à la télévision. C’est elle qui lui a dit ce qui s’était passé. Dans n’importe quel endroit où il se rendit ensuite, les étudiants parlaient que de ça. C’est dur de ne pas s’inquiéter quand une catastrophe comme ça se produit. Les réseaux sociaux étaient remplis de message de personne recherchant un proche qui était censé être au centre-ville.
Cette situation évoquait de mauvais souvenir à Akio. Notamment le gros séisme qui avait eu lieu. Il se rappelle qu’il avait essayé d’aider sa sœur blessé… Cet événement l’avait assez marqué, et même lorsqu’il reprend le métro aujourd’hui, il s’en souvient. Il s’en passait des catastrophe ici, il en arrivait même à se demander si les Kami n’avaient pas maudit cette ville.
C’est sur cette pensée qu’Akio s’installa pour le cours suivant. Il devait garder son sang-froid même si le monde était en panique. Il ira probablement au temple ensuite pour prier en faveur des gens qu’il connaît.

Codage par Libella sur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t8853-akio-kimura-lun#210731 http://keimoo.forum-actif.net/t9557-come-with-me-in-the-magique-world#217932 http://keimoo.forum-actif.net/t9674-livret-scolaire-d-akio-kimura#225327
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 426

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Dim 8 Oct 2017 - 20:49

Rejoindre un groupe de volontaires ne fut pas la chose la plus dur. Même si ceux qui étaient sur place n'avait pas forcément l'air vraiment capable de faire quoi que ce soit. C’était plutôt logique, le choc était tel que certains membres de notre petit groupe arrivait a peine a parler. Personne ne prenait la parole, pas de meneur naturel qui ressortait parmi nous. J'hésitais a faire un pas en avant, mais quelque chose me retenait. Probablement la même chose que ce qui retenait tout les autres : Une responsabilité beaucoup trop importante. Je n'avais jamais eu la vie de personne entre mes mains. Pas de cette façon la en tout les cas. Et voilà que soudainement, j'étais dans un batiment en train de s'écrouler, et je devais agir rapidement, avec discernement.

Alors que j'allais finalement faire ce pas au devant des autres, un homme plus âgé que moi approcha a ma gauche. J'avais comme l'impression de l'avoir déjà vu, et je supposais qu'il devait aussi fréquenter l'académie, pour une raison ou une autre. Il me demandait si j'avais un plan. Enfin, il demandait ça a tout le monde, mais vu qu'il me regardait, je prenais la question pour moi directement. Un plan ? Dans cette galère ? Arriver a garder son calme est déjà une belle preuve de sang froid, sans qu'il faille en plus réfléchir. Mais je prend cependant la parole, d'une voix plus ferme que ce que je pensais etre capable de produire :

- La logique serait d'aller dans les parties les plus détruites en premier, cependant nous n'avons pas de materiel, et encore moins d'équipement contre la fumée. Cela ne servirait a rien d'etre intoxiqué, les secours auront déjà bien assez a faire comme ça. Ils sont ou d'ailleurs ?

Je n'ai pas du tout la notion du temps. Mais nous sommes non loin du centre ville, comment est ce possible que des équipes professionnelles ne soient pas déjà sur place en train de secourir les victimes ? Pourquoi des civils comme nous devons avoir cette discussion, déjà ? Nous ne devrions même pas être sur le périmètre. Je tourne la tête vers celui qui avait parlé le premier. Il propose un plan, que j'écoute attentivement. Aucune idée n'est a jeté, il faut agir vite, et le premier plan sera sans doute celui que nous prendrons en compte. Ce séparer en groupe est la chose a faire, il a raison, et son esprit rationnel me rassure un peu quand a nos chances de reussir quelque chose. J'avais eu un moment l'impression d’être ruiné a mes seules pensées, mais les autres aussi réfléchissent. Nous n'avons juste pas encore la tête assez froide pour tous dire ce que l'on pense de la situation.

- Faisons ça, évitons les endroits trop fragiles, et commençons par faire sortir les gens facilement atteignable, ça allégera le boulot des secours qui pourront se concentrer directement sur les taches plus complexes.


D'un commun accord, je me retrouve a faire équipe avec celui qui, avec moi, a prit maladroitement la tete de l'opération. Heureusement, devant notre semblant de confiance, les autres se sont un peu reprit et j'ai l'impression que le groupe est plutot motivé et serein. En esperant ne pas finir piegés a notre tour.....N'ayant aucune idée de la taille exacte de l'endroit que nous pouvons explorés sans etre en danger, nous décidons de partir directement du coté de l'escalier montant vers l'étage supérieur. Il devait y avoir un escalator plus loin, mais le chemin qui y mène n'est pas exactement praticable, nous prendrons le chemin le plus classique.

Alors que nous marchons, je me présente auprés de lui, Satoshi Sakutaro, phrase de base. Meme si cela ne sert a rien, parler me change un peu les idées, et l'entendre me répondre m'aide a garder mon calme. Une discussion tellement banale que j'ai l'impression que nous ne sommes pas au milieu de cet enfer. D'aprés ce que nous pouvons observer de la ou nous sommes, le rez de chaussé est totalement coupé en deux, a cause de l’hélicoptère qui a fait s'écrouler le bâtiment vers le centre. Aussi, il n'est pas possible de passer par le bas pour aller de l'autre coté, uniquement de monter puis de voir si il y a un moyen de rejoindre le coté inaccessible depuis le bas.

Ce n'etait pas notre premier objectif, mais il sembla que la ou nous étions, la plupart des clients ont pu s'échapper par le chemin que nous venions de prendre. Ceux a secourir devaient etre de l'autre coté ou dans les étages supérieurs. Il n'y avait pas trente-six solutions. Il fallait monter.

- Yoshida-san, laissons le reste du groupe s'occuper de cet endroit, l'escalier est tout proche, nous devrions essayer d'aller voir plus haut.


Est ce si raisonnable ? Après tout c'est moi qui ai dit que nous ne devions pas nous mettre en danger pour ne pas rendre la tache des secouristes plus difficile. Mais nous n'avions encore croisés personne, et je n'avais pas envie d’être venue pour rien, pas après toute la difficulté que j'avais eu pour me convaincre de venir dans cet endroit. Dans tous les cas, je commence a monter le premier sans vraiment laisser le loisir de répondre a mon compagnon de sauvetage.

Alors que nous grimpons lentement les marches, un mauvais présentement me parcourt soudainement l'échine. Un peu comme dans ces manga ou le temps du héros s’arrête un instant, alors qu'il déteste inconsciemment un danger. Nous arrivions au palier du premier étage, et dans mon cas, le temps ne s’arrêta pas le moins du monde. Un grincement sinistre, alors que la structure de l'escalier semblait vaciller sous mon corps :

- Attention !

J'attrapais le bras de mon camarade inconsciemment, sautant en avant. Je n'avais pas la sensation de devoir le tirer, signe qu'il avait bougé également. Avant moi, ou quand je l'avais alerté ? Aucune importance, toujours était il que notre chemin venait de s'écrouler quasiment sous nos pieds. J'avais atteins le palier dans mon saut, m'écrasant maladroitement a genoux. Une douleur eclata dans le bas de mon corps, irradiant ma jambe droite. Mais je connaissais les multiples douleurs que mon corps pouvait ressentir. C'etait simplement le choc, rien de cassé, je pense. Je serrais les dents dix secondes supplémentaires, avant de tourner la tete vers celui qui se prénommait Hayden :

- Ca va ? Vous n’êtes pas blessé ?

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Hayden Yoshida
♥ Professeur de Mathématiques {Lycée}
♥ Professeur de Mathématiques {Lycée}
avatar

Vierge Dragon Age : 29
Adresse : 3 rue de la chance - Apt 22
Compteur 147
Multicompte(s) : Hisaka Rika

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 10 Oct 2017 - 0:14

Un triste constat est établi au sein de notre petit groupe de sauveteurs improvisés : pour lutter contre les gaz ou les éboulements, pour prodiguer les premiers soins nous n’avons ni matériel, ni masque. Où sont les professionnels quand on a besoin d’eux ? C’est la question qui nous est posée par le blond juste avant que je ne propose un plan. Pour être honnête, je n’ai absolument aucune idée de pourquoi ils mettent autant de temps à arriver alors que nous sommes en plein centre-ville, dans une zone assez accessible par les véhicules. Cependant, malgré mes doutes, je tente de rassurer les troupes pour ne pas nous laisser dégonfler avant même d’avoir commencé à explorer les lieux.

« Ils ne vont pas tarder à arriver. J’ai cru entendre quelqu’un en parler à l’extérieur. »

Dis-je en croisant les doigts dans le dos. Ce n’est pas un vrai mensonge, ils devraient vraiment être là d’une minute à l’autre. Et quand je vois la mine rassurée de mes équipiers, je me dis que je n’ai pas fait le mauvais choix. Le moral légèrement rehaussé, nous nous hâtons d’échanger nos coordonnées et de nous répartir en groupe de deux à trois individus. Assez naturellement, je me retrouve avec le grand blond, qui prend l’initiative d’explorer une première partie du bâtiment, à savoir l’escalier menant au premier étage, tandis qu’un autre groupe ira dans ce qu’il reste de la galerie de prêt à porter féminin.

Quelques dizaines de pas plus tard, je perds définitivement de vue la seconde troupe et peux désormais me concentrer sur le chemin. Il n’est pas aisé de voir à plusieurs mètres quand poussière et fumée se mélangent encore dans l’atmosphère. Je me surprends même à toussoter plusieurs fois au fur et à mesure que nous avançons dans notre quête. Au fond de moi, la peur de mourir est prête à me paralyser à tout moment, et je dois me faire violence pour ne pas y céder. Moi qui suis d’ordinaire si bavard, il semblerait que j’ai perdu mon enthousiasme et ma confiance habituelle. C’est le garçon qui brise le silence en premier, me dévoilant son nom. Un sourire en coin se forme sur mon visage. Quel drôle de moment pour faire connaissance. Je suppose que ça reste mieux que de psychoter chacun dans son coin.

« Hayden Yoshida. Mais tu peux m’appeler Haru. »

Vue la situation dans laquelle nous nous sommes embarqués, les formalités ne seront pas nécessaires. Ainsi, pour nous rassurer mutuellement, nous continuons la conversation, nous interrogeant sur nos activités favorites, nos occupations, jusqu’à arriver devant les escaliers recouverts de poussière. Hésitants, nous nous arrêtons, le temps de réfléchir à la suite des opérations. Lucide, mon interlocuteur me propose de laisser le rez-de-chaussée à l’autre groupe. Il va falloir monter. Je hoche la tête, pensif. En montant les marches, je ne pense qu’à une seule chose : l’arrivée des secours qui allégera considérablement notre mission.

« Attention ! »

Mes muscles se contractent. Je reprends conscience, mais le sol se dérobe déjà sous mes pieds. Une force extérieure semble m’attirer vers elle, mais mes jambes ont déjà agies sans que je ne m’en rende compte. Instinct de survie, probablement. Agrippé au rebord d’une marche, mon cœur bat la chamade, je vois que mon équipier a déjà atteint le palier supérieur. Dans un rush d’adrénaline, j’escalade les derniers centimètres qui me séparent de Satoshi en me propulsant à la force de mes bras. Haletant, je le rattrape enfin. Grimaçant, il tourne sa tête vers moi pour prendre de mes nouvelles. Je secoue la tête.

« A part quelques égratignures, je n’ai rien. C’est plutôt toi qui a l’air mal. Ca va aller pour la suite ? »

Je nous octroie quelques secondes de répit pour reprendre notre souffle et détendre nos muscles. Ceci fait, je lui tends la main pour l’aider à se relever et éventuellement prendre appui sur moi s’il a besoin de mon aide pour marcher.

« C’était un beau réflexe tout à l’heure. Merci de m’avoir aidé. »

Mes pupilles émeraude balaient l’horizon sinistre, il est temps de retourner à notre mission. Peu soucieux de mon apparence à cet instant, j’essuie mes paumes sur mon pantalon et reprends la marche, rapidement suivi par mon camarade d’infortune. C’est dans ces moments qu’on se rend compte que le centre commercial est immense. Attristé, je jette un œil vers ce qui était jusque là, la boutique de sport où je me rendais depuis mes années lycée.

Un peu plus loin, des bruits me mettent en alerte, je me tourne vers Satoshi pour savoir s’il les entendu aussi, puis je me déplace en direction de la source sonore.

« Il y a…quelqu’un ? »

Au milieu des débris, nous découvrons deux vendeuses dans l’attente des secours. Il est plutôt risqué de les emmener avec nous, mais nous ne pouvons pas non plus garantir que le bâtiment restera stable. Que faire ? Les escaliers ne sont plus utilisables non plus. En pleine réflexion, je sens mon corps vibrer…d’excitation ? de peur ? Non, simplement le vibreur de mon téléphone portable. Les lignes sont enfin rétablies, me dis-je en décrochant. Aussitôt, je reconnais la voix d’un des types de l’autre groupe. Les nouvelles sont bonnes : les secours sont en train de sécuriser l’entrée, ils ne devraient pas tarder à entrer dans le bâtiment.

« Comment ça se passe de votre côté ?
- On est bloqués. Des bouts du plafond nous bloquent le passage. Hé, mais vous êtes où en fait ?
- A l’étage, on vient de trouver deux personnes, mais l’escalier gauche est inutilisable, il s’est effondré quand on a voulu monter.
»

Je crois à une coupure de communication, mais il ne s’agit que d’un silence hésitant de mon interlocuteur. Il finit par me confier une autre mission.

« De l’étage, vous devriez pouvoir accéder à l’escalier droit pour descendre et voir ce qu’il y a derrière l’obstacle qui nous bloque. Dites aux personnes que vous croisez à l’étage de venir à l’escalier gauche, on les attendra en bas et on les aidera à descendre. Les pros iront vérifier les étages supérieurs pendant ce temps, c’est trop dangereux pour nous de monter plus haut.
- Entendu. Je compte sur vous. »

Aussitôt, je mets fin à l’appel et me tourne vers Satoshi pour lui résumer la situation. S’il est d’accord, nous allons finir d’inspecter l’étage pour mener les victimes à l’endroit où l’escalier s’est dérobé, puis nous irons voir ce qu’il se passe de l’autre côté, là où le groupe deux n’a pas pu se rendre.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Rejoignez le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Jun Aoki
♠ Lycée - Troisième année
avatar

Genre : Féminin Bélier Dragon Age : 17
Adresse : chambre 02, rez-de-chaussée
Compteur 61
Multicompte(s) : Montaro Adkins

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   Mar 10 Oct 2017 - 1:14

Ma secouriste semblait confirmer mon hypothèse concernant la possibilité d’un attentat. Après, il ne s’agissait à nouveau que de son hypothèse à elle, ainsi j’espérais que nous ayons tord toutes les deux. Elle finit tout de même par me partager son nom. Maya Masuda. Oui, elle semblait bien être celle que je pensais. Wouah, j’étais en train de parler avec une star et je n’étais même pas présentable ! En fait, elle non plus ne l’étais pas vraiment… Et puis je me fichais qu’elle soit renommée ou non, je la trouvais juste agréable. Sa présence m’était agréable, je ne voulais pas qu’elle s’en aille. Elle rentrait dans la conversation, le truc du « on fait genre qu’on se connait, on parle de choses anodines pour passer le temps, désépaissir la situation ».

Elle s’assit à mes côtés, puis me raconta ce qu’elle comptait faire après tout ça. Elle comptait prendre un bon bain chaud, avec plein de mousse qui sent bon. Je l’écoutais émerveillée, en riant légèrement, avant de me rendre compte que cela me faisait affreusement mal aux côtes. Je continuais néanmoins de lui sourire, afin de ne pas l’interrompre. Puis, elle s’interrompit elle-même, en me retournant la question.

Le bain chaud c’était quand même une super idée et j’en avais bien besoin vu le sang qui séchait sur mon visage. Bien sûr, je comptais d’abord me faire soigner, mais j’imaginais qu’elle parlait d’après toutes les procédures concernant cet incident. Après avoir appelé ma mère, tout ça…

« C’est difficile comme question ! Le bain c’est vraiment pas mal, mais je crois que j’irais plutôt manger les meilleurs takoyakis de la ville. Je connais un super resto dans le centre en plus ! Après un évènement comme celui-ci, faut bien reprendre son énergie ! Quoique je changerais peut être de vêtement au préalable, sinon ils me laisserons pas rentrer dans cet état. »

Finalement, on pouvait trouver de quoi tourner la situation en dérision.
Mon estomac commença alors à grogner. Je n’avais rien avalé depuis la veille, et avec ce sang perdu, ce stress, je commençais à ne pas me sentir bien. Je me vidais de toute mon énergie, je me sentais pâlir petit à petit, et mes mains ne cessaient de trembler, mais je n’avais pas peur.

« Moi qui comptait prendre mon petit déjeuner sur les terrasses du centre commercial, je pense que je pourrais repasser. »

Dis-je tout en désignant mon ventre à la jeune femme, afin de couvrir le bruit monstrueux que faisait ce dernier.

Cependant, cette dernière fut distraite par une lumière, et elle cria pour qu’on vienne nous secourir. À sa voix pleine de désespoir, je mêlais la mienne, avant de m’interrompre en toussant. Cela me faisait terriblement souffrir, au niveau des côtes toujours. Je grimaçais, en serrant les dents.

J’entendais des bruits, juste au-dessus de nous, et une voix masculine, à ce même moment, qui cria « Attention », une voix familière. Mais impossible de me souvenir à qui elle pouvait bien appartenir, et de savoir si je n’étais pas tout simplement en train d’halluciner. Ma vision commençait à se flouter étrangement, je ne me sentais pas bien du tout.

Je me retournais vers la jeune mannequin, qui cette fois-ci, interpellait l’homme non loin de nous, à l’épaule disloquée. Il semblait ne plus répondre, et ma camarade ne savait pas s’il était bon d’aller vérifier s’il était encore en vie. Au pire, je me disais, elle sera traumatisée d’avoir touché un mort. Puis, je regardais au dessus de nous. Nous étions protégées par les étages supérieurs, cependant, l’homme se trouvait plus loin, au centre du centre commercial, la partie qui n’est couverte par rien, celle où des tas de débris tombaient, dont la fameuse hélice, depuis l’incident.

Alors que j’avais préalablement acquiescé à la question de ma camarade, signe que oui, tu devrais aller voir, je la retins du bout des doigts, en m’agrippant à son bras.

« En fait je ne suis pas certaine… Bon, ok, on va le tirer à trois, mais on fait vite, d’accord ? Les étages n’ont pas l’air super solides, on pourrait se recevoir des choses. »

Je parlais avec prudence, cela m’étonnait, mais je n’étais plus inquiète. J’avais juste terriblement mal, et tentait de le prendre en patience.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10934-jun-aoki-en-charge-mei http://keimoo.forumactif.com/t10951-65325oshi-65325oshi http://keimoo.forumactif.com/t10937-livret-scolaire-jun-aoki
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]   

Revenir en haut Aller en bas
 
BREAKING NEWS. Ta tête qui vole en éclat. [RP libre, ouvert à tous]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Breaking news Dany Tousen fe STROKE
» Breaking News: Latin america Economy
» EWA.com - BREAKING NEWS !!
» WWE Breaking News
» Breaking News : Nos mères ont disparu

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
₪ Académie Keimoo ₪ :: ₪ Keimoo ville et quartiers ₪ :: ► Centre ville: Tsukuyomi Place et Palais impérial :: Les centres commerciaux-
Sauter vers: